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Apprendre le bambara (Mali)
Bonjour, je compte aller durant un mois l'année prochaine vagabonder à travers le mali. Par soucis de mieux entrer en relation avec la population, il me semble important de connaitre un tant soi peu le langue locale? Y aurait il quelqu'un succeptible de me renseigner sur de bons bouquins pour apprendre le Bambara?

Merci
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Vivre à Gao au Mali
Salut a tous,

On me propose un poste a Gao au Mali avec des passages sur Kidal!

Donc les questions d'usages, je ne connais pas du tout le Mali, j'aimerai connaitre les conditions de vie de Gao surtout, population, alimentation, chaleur etc!!

Nous partirons avec mon mari (qui cherchera un travail sur place ou éventuellement faire de la formation en charpente) et notre fille de 6 mois....

Je n'ai pas encore dis oui, ni non plein de détails sont a régler... Alors si certain d'entre vous on des conseils et des bon plans sur la région ca me ferait plaisir de savoir!

Merci a l'avance
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Correction d'un petit texte en bambara
Bonjour à tous! Je suis métisse. J'essaie d'apprendre le bambara pour essayer de communiquer avec ma famille au Mali. J'ai quelques difficultés surtout pour la prononciation. Voilà j'ai écrit un petit texte. Est ce quelqu'un pourrait me le corriger et m'indiquer la prononciation pour les mots que l'on ne prononce pas comme en français. Merci d'avance

" I ni sogoma I ka kéné ? Né Maïté Sanogo don. Né bila a da la né bamana dege. "

Aussi j'ai une question, qu'est ce que l'on répond à i ka kéné ?
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Voyage au Mali: vos conseils pour visiter le pays dogon et San?
Bonjour à tous,

Je prépare un voyage au mois de novembre pour 3 semaines au Mali. Pour le moment, nous nous prévoyons un circuit, histoire de savoir où l'on va, un fil d'Ariane pour nous guider (et nous rassurer 😉 ), mais au jour le jour on verra sur place selon les envies. Les nombreux topics de la section Mali du forum m'ont déjà bien guidée, merci à leurs participants. C'est d'ailleurs toujours amusant de voir des avis divergents systématiquement sur les différentes villes (notamment Mopti, Djenné, Sikasso) ... autant d'opinions que d'êtres humains en fait ! J'irai donc voir de mes propres yeux 😛.

J'ai tout de même deux questions bien différentes à vous poser :

- La visite du pays Dogon (pour une excursion de 4/5 jours) : J'ai lu à différentes reprises deux possibilités : se rendre directement à Bandiagara ou bien à Shanga, et depuis l'un ou l'autre village, trouver un guide pour l'excursion. Que me conseillez-vous ? Est-ce très différent ? Cela implique t'il de voir des choses différentes ? Je n'ai pas l'ambition de tout voir du pays Dogon, mais de bien le voir !

- Trajet Sikasso-Djenné : La région de Sikasso m'attire beaucoup (ce pourrait être notre première étape). J'envisageais ensuite de remonter vers le pays Dogon et Djenné par San. D'après mes recherches, cette route est rarement citée, elle m'intéresse d'autant plus ! Est-ce que quelqu'un aurait des conseils à nous faire partager sur ce trajet ? Nous voyagerons en transport en commun, donc nos escapades en dehors des grandes routes seront malheureusement limitées.

Merci d'avance à tous.
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Trajet de deux semaines au Mali avec une fillette de 3 ans et demi?
bonjour à tous, Notre petite famille part 6 mois en voyage dont 2 petites semaines au Mali en novembre. nous voulons en profiter au maximum en ne prenant aucun risque pour notre fille qui n'a pas encore 4 ans. Elle a l'habitude de voyager, est née et vit à Mayotte mais on ne peut s'empêcher d'être un peu inquiets...notamment pour le palu et les autres maladies. Nous comptons aller en pays Dogon. Pouvez-vous nous conseiller, nous rassurer ?! Qu'en est-il des hôpitaux ou dispensaires dans ce coin reculé ? Nath
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Hôtel pour un séjour express au Mali?
Salut,

nous partons en juin une petite semaine au Mali, juste histoire de changer d'air. C'est très court mais nous ne pouvons pas partir plus lomgtemps.

Nous ne sommes jamais allés sur le territoire africain donc je m'interroge sur le Mali. Nous séjournerons essentiellement à bamako. Y'a t'il un danger quelquonque? je ne pense pas mais quand je suis allée sur le site du ministère des affaires étrangères, j'ai trouvé leur discours un peu alarmiste ( groupes armés, combats intracommunautaires, et j'en passe....)

je suis à la recherche d'un hotel sympa...On a un budget de 50-70 € par nuit donc je pense que c'est correct.

Sinon, on veut aussi faire une excursion de 2 jours. Que me conseillez vous?

Encore une fois, je sais que vous allez me dire que c'est trop court car je pense que le Mali regorge de coins magnifiques et que 3 semaines serait un minimum mais ce n'est pas possible de partir plus! On va donc en faire le maximum en un minimum de temps !:)
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Festival de marionnettes au Burkina Faso ou au Mali?
Quelqu' un aurait il des infos de toutes natures ( encore mieux une expérience) des festivals de marionettes existant au mali ( bankass, markala) ou au burkina ( pouni par exemple). les sites web que j' ai pu trouvé sont manifestement en stand by depuis un ou meme deux ans donc...🤪 merci
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Itinéraire adéquat pour six semaines au Mali en juillet avec un enfant de 6 ans?
Nous partons mon mari, mon fils de 6 ans et moi pour un bon 6 semaines au Mali. Notre fils a l'haitude de voyager hors des sentiers battus et a l'habitude de longues marches à la chaleur dans la jungle humide... N'ayant jamais été en Afrique, j'aimerais avoir l'avis de gens ayant voyagé au Mali. Nous voyageaons dans le but de découvrir le pays et surtout les gens qui l'habitent. Comme nous le faisons d'habitude, nous prévoyons contribuer dans la mesure du possible (souvent, nous enseignons l'hypnose au médecins et sage-femmes des villages afin qu'ils puissent traiter des blessures, anesthésier sans médicament, etc., nous donnons des médicaments, des fournitures scolaires, etc.) Ne connaissant pas le Mali, nous aviserons sur place comment nous pourrons contribuer (nous prévoyons poer nos pénates au moins deux semaines en pays Dogon pour ce faire) Nous avons plusieurs questions... - Nous apporterons au moins un sac-à-dos ou une valise en supplément pour les choses que nous laisserons aux gens sur place. Si nous arrivons à Bamako, est ce que vous croyez que ce sera problématique d'avoir à trimballer ces valises dans les autobus et autres jusqu'au pays Dogon? - Avez-vous des suggestions de choses en particulier qui seraientappréciés sur place (médicaments spécifiques, matériel comme des poulies, matériel scolaire, vêtements, etc) Bien sûr nous donnerons les choses aux dispensaires écoles ou à tout autres responsable dans le village qui sera en mesure d'en faire une distribution adéquate) - Savez-vous si notre fils pourra être accepté des enfants et jouer avec eux dans le village ou nous arrêterons ou sera-t-il traité comme un étranger (le voyage risque d'être long pour lui s'il ne doit demeurer qu'avec nous sans jouer avec d'autres enfants!!!) (nous commencons à nous familiariser avec le Bambara; il devrait pouvoir baragouinner un minimum à son arrivée là-bas) - Nous partons en juillet... Connaissez-vous la température approxiamtive à cette préiode de l'année en pays Dogon? Voici notre itinéraire préléminaire (nous partons de Montréal, arrétons à PAris une semaine pour donner un cours d'hypnose, puis prévoyons atterrir à Bamako (peut-être devrions-nous atterir à Mopti... Ce serait peut-être plus simple avec les bagages supplémentaires... Est ce beaucoup plus cher?), j'aimerais avoir votre avis sur la faisabilité de cet itinéraire en juillet (évidemment, si nous arrivons par Mopti, l'ordre des villes sera changée, mais pas la boucle effectuée:

1 semaine Bamako Ségou Ké macina Mopti

2 semaines Pays Dogon (ou nous prévoyons avoir un guide)

1 semaine de transport et de visite (comment voyager en juillet? sur l'eau?) et visite des villages entre le pays Dogon et ces villes Tombouctou Gao (dunes roses) (y a-t-il du danger à aller là-bas avec notre enfant?)

1 semaine entre Gao et Bamako (Visite et transport) Douentza Mopti Djenné San Bla Ségou Bamako

Plus environs une semaine de jeu au cas où...

Le transport entre Gao et Bamako au retour est-il long et pénible?

Merci infiniment de votre aide! Cat
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Mali: où le vent nous portera
Pendant les travaux de la grande pinasse, nous nous étions installé sur une plage près de Mopti, par mis les nomades du fleuve les Bozos, . La plupart bougent au gré du niveau du fleuve et donc, du comportement des poissons. Début mars, l’harmattan c’est calmé, mais un vent qui change fréquemment de direction souffle régulièrement. C’est a cette saison, que les pécheurs passent a Mopti pour vendrent leurs stocks poissons séché ou fumé. En tant que voisin je préfère quand il est sec, mais pour le riz gras, le fumé est succulent. Ils débarquent a toutes heure sur les plages qui entourent mopti a la saison basse, pour parfois monter leurs tente a un mètre de votre pirogue, alors que la plage d’environ milles mètre carré est vide (sa sent le vécu ça !, non ?). Venir en ville c’est l’occasion de retrouver la famille et les amis (les retrouvailles sont a mon avis le meilleur moment de la vie de nomad) d’acheter un nouveaux téléphone cellulaire ou une télévision, réparer ou renouveler le matériel, réparer les filets, et surtout pécher, toujours pêcher. Et un jour, a nouveau sans aucun signe, la famille bozo démonte la tente pour retrouver leurs coins pêche situé du lac Débo à Ségou. La tente du bozo est généralement constituée d’une ossature de bois léger, des nattes et, ou une bâche plastique Il est fréquent a cette période, de voir des pirogues d’une quinzaine de mètres charger de bric et broc, certains voyage avec un petit buffet ou un lit, mais plus régulièrement des poulets, pintades ou canards, mouton, riz, mil, poissons ou les caisses vide mais toujours odorantes, les deux ou trois unique plat et marmite scintillants au soleil, les filets. Et un tas d’autres choses sans noms. Ajouter a cela le père de familles et ses deux ou trois épouses, ces xxx enfants et un ou deux anciens. C’est évident, certains perdent du matériel en route, c’est au raz de l’eau ! (Encore du vécu ça !) Pour compléter ce magnifique tableau l’embarcation est tirée par une voile qui peut être la natte, ou la bâche qui servait d’abri sur la plage, ou une couverture si ce n’est les sacs de riz cousus. Bref tout ce qui est susceptible de prendre le vent et de faire avancer l’affaire, Ces convois filant au vent sont toujours émouvant et me donne envie moi aussi de tirer la corde -et non pas le bout-. Trois possibilité s’offre a nous, mais le Niger est a mon avis trop large pour une pirogue comme la notre, notre pirogue est pourtant arriver de Bamako par le fleuve et cette année encore une rencontre avec deux canadiennes qui voyageaient avec l’équivalent, mon dit avoir plus tirer que pagayer. Les blancs que j’ai eu à croiser voyageant sur des embarcations de cette taille n’avais, je pense, pas conscience de la taille et la puissance de ce fleuve. Donc la route principale des bozos Mopti Tombouctou ou Mopti Ségou, est proscrite, nous partirons donc sur le Bani, comprenez en langue Bambara, fleuve, petit. En effet ce fleuve est beaucoup moins large que le Niger je dirai, plus intime. Notre pirogue de sept mètres, superbement relookée par MAD DOG de Marseille -descendu avec la troupe d’artiste EXOBUS- est maintenant équipée d’une voile et d’une planche pour percher. Nous somme quatre pour ce voyage, moi, ma chérie, le petit qui pousse en elle depuis cinq mois, et ma fidèle compagne canine – déjà huit année de vie partagé- j’ai nommé, gamelle, je m’occupe de leur confort en installant un toi amovible qui se démontera en cas de vent contraire et un matelas, qui finalement nous servira d’ombrelle afin qu’il ne trempe pas dans l’eau de la pirogue et passer la nuit au sec, moi je serai essentiellement au bout de la pirogue a pagayer, gouverner ou perché donc je ne prend pas de place, au soleil bronzage assuré. Le chargement des bagages est donc restreint mais il n’est pas nécessaire de promener trop de matériel ou nourritures Je sais que je trouverais toujours des épices, des féculents et quelques légumes même si les jardins sont assez rares sur cet itinéraire, le bois et le charbon se négocient en route dans les pirogues qui le transportent à Mopti. L’huile de bonne qualité, les épices et deux gamelles, trois avec le chien ! Un petit fourneau, de l’eau minérale pour souhade et le petit et de l’eau de ville pour moi plus un tas d’autre truc pas indispensable mais qui serve quand même. Mais surtout une tente ou nous dormirons en sécurité, tout sa dans a peut près deux mètre carré. Quant aux poissons nous le trouverons sans problème car le Bozo pêche, pêche encore et toujours comme s’il avait pour mission de vider le fleuve de tous ses poissons. Quasiment toujours au travail les pécheurs qui voit beaucoup plus rarement des étrangers passer dans leurs quartier que sur le Niger, sont très heureux de nous vendent ou nous offrir leur prisses, essentiellement des silures dépassant rarement le mètre, et des carpes, que je comparerais plutôt a la perche. Je n’ai pas oublier l’huile, indispensable pour frire et déguster les carpes et la plupart des poissons qui sont bourrer d’arrête. Gaver de poisson frit, en sauce ou encore mouler dans la glaise, d’œuf poché dans une soupe de choux. Un poulet au citron et aubergine était même au menu. Nous pourrions presque nommé ce voyage, « de balade culinaire » mais l’amour était plus fort encore… alors le vent ! Emporte nous. Le voyage est sans but si ce n’est, une ballade familiale de quelques jours. Le jour du départ nous quittons les plages de Mopti devenu notre lieu d’habitation, pour garer la grande pirogue maintenant bien aménagée au port, mon petit frère Mouta s’en occupera. Nous tirons la voile faite d’une bâche et la magie de la nature fait le reste, l’eau et le vent nous arrache de Mopti, qui défile sous nos yeux jusqu’a se désertifier. Rapidement, le vent tourne, mais c’est en fait plus souvent le fleuve qui a tourné. Les repères ne sont pas évidents sur l’eau avec souvent un horizon a perte de vue. La perche remédie au vent contraire ou absent. Je connais la navigation a la perche pour l’avoir pratiquer durant de nombreux année lorsque j’amenais mon père pêché sur la rivière translucide et très froide en bas de chez nous. Mais on ne naviguais pas avec des pirogues sur la Conie, mais a barque conçu pour ramer. C’est donc sur le trajet que je compléterais mon apprentissage. L’apprentissage de quelques heures une nuit de pleine lune était magique et inoubliable. De nombreux îlots d’herbe verte dégager par le faible niveaux de l’eau nous accueillent pour les bivouacs mais ils créent a force du courant des tourbillons très dur voir impossible pour l’apprenti que je suis a remonter, . Nous faisons donc la connaissance de Ibrahim Maïga, nous arrangeons d’une somme et c’est lui qui en bave avec le « bocala mousso » (perche de fille) que j’ai choisi pour le voyage. Cette perche cassera d’ailleurs plus tard. Et c’est encore Ibrahim qui au retour me cédera la sienne. Un cadeaux précieux car on en trouve difficilement avant Mopti. Malgré quelques coup de vent qui bouscule parfois notre coquille, les risque de couler son minime puisque la profondeur ne dépasse que rarement notre taille, ce qui permet de tiré le convois en cas de difficultés. Il ne faut pas négliger l’amarrage des bagages, qui en cas de coulage quitterait le bateau pour suivre le courant (encore du vécu !). Les ballades dans les villages sont agréables même si nous sommes toujours assaillir par une colonie de petits (vidé le fleuve et faire des enfants, c’est ça la mission ?), il n’est pas toujours évident de rester maître de la situation surtout avec gamelle qui attire particulièrement l’attention par sa petite taille, ces villageois non pour la plupart jamais vu un chien nain, et qui obéi au doit et a l’oeil. Heureusement je gère maintenant beaucoup mieux, à Tombouctou une trentaine de petits nous jetaient des pierres. Les quelques mots maintenant acquis en bambara sont bien sur très utile dans ces moments mais surtout très apprécier, même si le village est peul ou bozo les habitants parle très souvent la langue bambara, et j’ai toujours mes nouvelles fiche pour progresser sur cette langue finalement beaucoup plus simple que nos langues francophone. Les nombreux milans et corbeau qui ne sont pas farouche, nous attrape les cheveux et font quelques frayeurs à gamelle, et quelques hippopotames se font remarquer du bout du nez. C’est le lait cailler acheter au peul qui va me coucher et gâcher une journée entière. J’aurais tout juste la force de traverser et trouver l’endroit le plus agréable du coin Le lendemain encourager par un bon vent contraire, et une amis qui prend le départ pour la France, nous déciderons de faire demis tour. En une semaine, nous aurons a peine effectué la moitié du chemin pour Djenné, tant mieux la suite nous reste a découvrir. Le vent et quelques heures de perche, cette fois ci dans le sens du courant, et nous arrivons au port ou nous retrouvons notre pinasse. Nous rentrons bien reposer, bronzé, bien nourris et de jolies images pour Souhade. Un arbre magnifique a reçu l’empreinte de notre amour. Lorsque j’ai planté la lame pour y graver un cœur, j’ai fait couler une sève rouge vif qui teinte nos initiales. Que cet arbre centenaire soit un témoin de notre amour éternel. Pour conclure je vous dirais que ces deux fleuves sont très différent sur leurs aspects, la vie et les activités qui si passent, sur la navigation et sur le comportement de la population. Les deux méritent vraiment votre visite.

Le temps de terminer ce récit deux événements se sont produit. Gamelle nous a quitter des gros chien l’on tuer dans un combat très irrégulier, et notre petit garçon est né dans la case au bord du fleuve, il a été baptisé Isa-Igjé, (traduisez l'enfant du fleuve, en sonraïl) mohamed, Maïga.

Willynomad 🙂
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Certificat d'hébergement obligatoire pour le Mali pour l'obtention du visa?
Bonjour, je pars à Bamako au Mali le 12 aout 2008. Je logerai chez un ami la bas.. j'aimerai donc savoir si le certificat d'hébergement est vraiment nécessaire pour l'obtention du visa. je n'ai pas encore fait ma demande de visa, mais je sais que il faut au moins un mois pour envoyer le dossier, je suis donc limitée dans le temps. je compte donc envoyer cette demande avant le 12juillet. j'ai donc prevenu mon ami aujourd'hui meme pour faire ce certificat... sachant que la poste est très longue, j'espere l'obtenir a temps. le courrier met une 15aine de jours, mais on a bien des surprises parfois... existe-t-il un autre moyen plus rapide que la poste ?... je commence a beaucoup stresser a ce niveau.. et je me demande si ce certificat est si nécessaire... merci vraiment a vous Pour couronner le tout, je suis obliger de faire toutes ces demarches via l'Angleterre ou je reside actuellement. et ca complique encore plus les choses. mais bon, never mind ! ca va le faire ! Oh et puis, tant que j'y suis, j'aimerai savoir ce que veut dire ceci dans la demande de visa : De quelles manières les frais de séjour du requérant sont-ils assurés ? qu'est ce que cela veut dire ? bye !
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Vieux Kanté: un trésor retrouvé parmi la richesse musicale du Mali
"I asked him if there was a ghost in his kamalengoni, because I knew other guitar, kora and ngoni players, but I had never met anyone like Vieux" (Kabadjan Diakité)

Une révélation musicale

Le Mali a produit des instrumentistes remarquables, du guitariste Ali Farka Touré au joueur de kora Toumani Diabaté, du balafoniste Kélétigi Diabaté à la star de ngoni Bassékou Kouyaté. Le musicien aveugle Vieux Kanté mérite d’être ajouté à cette liste. Considéré comme l’un des musiciens les plus dynamiques, accomplis et novateurs de son pays, il enregistre, juste avant son décès en 2005, une K7 qui n’est jamais sortie…

Vieux Kanté, de son vrai nom Noumoussa Soumaoro, dit Moussa Kanté, est né en 1974 à Niesmala, dans la région de Sikasso. Aveugle de naissance, le jeune Noumoussa s’imprègne des sons qu’il entend au Mali à la radio et dans les fêtes locales. Très vite, il se distingue toutefois des autres par son talent indéniable, et se met à emprunter le luth à six cordes de ses frères, le kamalengoni*.

Inventé seulement dans les années 1960, cet instrument échappe aux secrets et tabous souvent au cœur de la culture de la confrérie des chasseurs (donsoya). Mais en quelques années seulement, le kamalengoni a suscité un réel engouement et a pris une place centrale dans la vie des villages à travers le Wassoulou (Wasulu), région située dans la partie sud du Mali à la frontière de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. C’est donc dans ce cadre d’enthousiasme populaire intense que Vieux est érigé comme l’un des espoirs les plus prometteurs.

Vers la fin des années 1990, il se rend en Europe et enregistre avec le saxophoniste néerlandais Hans Dulfer. De plus, il tourne avec le bigband Fra Fra Sound (style cross-over) et fais alors une brève apparition sur leur album "Mali Jazz" (1999).

De retour à Bamako, il se lance dans des expérimentations musicales avec son instrument qui, depuis 2000, se compose de douze cordes : il explore la musique hors des gammes classiques, utilise son instrument comme une guitare, une basse ou une percussion, et incorpore magistralement une variété d’effets et de styles non-locaux dans son jeu. ΄Les Inrocks΄ résume : "Vieux Kanté a tellement révolutionné cet instrument et sa pratique que son aura est devenue légendaire. Génie aveugle, il ne cessait d’ajouter de nouvelles cordes à son luth-harpe afin d’étendre sa musicalité à tous les domaines et de réaliser de stupéfiantes déferlantes d’harmoniques et glissandi".

À cette époque, le bruit court sur l’enregistrement d’une cassette de Vieux Kanté avec son groupe (avec deux kamalengonis, une guitare basse, une batterie, un djembé et deux chanteurs), mais elle reste inconnue du grand public. Réédité plus de dix ans plus tard, ce trésor inestimable parvient enfin sous le titre "The Young Man’s Harp" (le titre est une traduction anglaise de "kamalengoni"). Tout l’album est impressionnant (faut écouter surtout les titres "Sans Commentaire" et "Nafolo", grandiose !!!) et a sa place parmi les plus beaux enregistrements de musique malienne.

Peu de temps après, en 2005, Vieux meurt à la suite d’une maladie soudaine (crise de paludisme). La perte précoce d’un tel talent est une double tragédie : on ne peut qu’imaginer où il aurait pu emmener sa musique aujourd’hui. Nous, les mélomanes de musique malienne, pouvons être reconnaissants que cet enregistrement vibrant ait vu le jour pour nous donner un aperçu...

*en bambara : kámalennkɔnin, n.compl., /jeune homme-luth/, luth à six cordes, surtout joué dans le Wassoulou.

Le disque :

Vieux Kanté (2016) The Young Man’s Harp. Sterns Music. (44 mn)

Hery



Vidéo 1 (The Young Man’s Harp) :

https://www.youtube.com/watch?v=6NWjgcW1P-w

Vidéo 2 (Mariage à Bamako) :

https://www.youtube.com/watch?v=zsVkRMJjFa8
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Sécurité actuelle au Mali? (fin août 2010)
Hello à tous,

Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.

Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.

Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.

Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.

Un tout grand merci.
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Mali
Echange universitaire au Mali pour trois étudiantes françaises; étudiantes en tourisme. Etudiantes touristes? Pérégrinations et découvertes en Terres Africaines. Impressions et anecdotes d'une année entre bonheur et p'tits désagréments sur fond de choc culturel. Au programme: cours à l'université de Bamako et stages au sein d'entreprises culturelles.

Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.

On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru ��tait en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !

Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’était formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…

Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !
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Ségou (Mali): la communauté des flageurs, capitale des buveurs de bière et autres spiritueux
Et bien voili voilou, Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou. Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté. Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards. L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long... La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur! Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait).. je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer.. Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite. L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu.. bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier. Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !! Allez Tchinnnn,
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Voyage tranquille au Mali
Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres… Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !

Vendredi 21 novembre 2008

Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !

Samedi 22 :

Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
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Transports au Mali
Bonjour à tous,

je voudrai savoir s'il est possible de partir de Bamako ou de ses environs en pirogues jusqu'à Baurem ou Gao en faisant des haltes dans les villages qui bordent le fleuve Niger et comment, par la suite, aller à Kidal et Tessalit, sinon quels autres moyens de transports peut-on trouver sur place. Les tarifs sont-ils raisonnables ? Je voudrai aussi savoir si en septembre la saison des pluies commence à s'atténuer ou si c'est toujours les grosses pluies. Merci d'avance pour les renseignements.

Mél.
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Alerte de sécurité sur le nord du Mali (fin janvier 2011)
Bonsoir 2 fois en qq jours qu il y a des alertes sécurité sérieuses de l Ambassade de France sur le Nord Mali. Menaces d enlevement de ressortissants francais en particulier des touristes et visiteurs de passage. Ca recoupe les infos qu on a pu partager avec certains collegues recemment.

"La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a confirmé que les services français avaient reçu "une alerte" sur un risque d'enlèvement de "quelqu'un" au nord-Mali, dans le "moment sensible" des festivals se déroulant en cette saison dans la région. S'exprimant sur la chaîne d'informations en continu LCI, Mme Alliot-Marie est revenue sur la mise en garde d'"un risque imminent" dans cette région, qu'elle avait lancée mercredi lors de ses voeux à la presse diplomatique.

"Nous avons cette alerte depuis plusieurs jours par nos services", a-t-elle dit. Elle est venue, a-t-elle précisé, "d'un renseignement disant qu'on voulait enlever quelqu'un. Comme c'est une période où il y a tous les festivals culturels du nord-Mali, il est évident que c'est un moment sensible". "C'est la raison pour laquelle nous avons fait venir il y a déjà quelques jours les agences de voyage pour les dissuader" de s'y rendre, a-t-elle expliqué.

"Mais vous avez toujours des gens qui vont à titre individuel (en voyage dans cette région) et qui parfois ne se rendent pas compte du risque qu'ils prennent", a-t-elle ajouté. Un responsable du ministère malien du Tourisme, réagissant à cette mise en garde, avait "garanti" mercredi que "toutes les mesures nécessaires avaient été prises pour la sécurité des touristes".

Maintenant que chacun en fasse ce qu'il souhaite. Je vais recevoir les sempiternelles memes invectives et je m en contrebalance. Si je n ai pas plus de légitimité que d autres, je n en ai pas moins non plus.

Venir et se ballader au Mali, pourquoi pas mais il est tt de meme pas impossible de juste eviter le Nord. Au moins pour le temps que ca chauffe vraiment.

Bonne soiree
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Rencontre dans la brousse de Mopti (Mali) le 21 Janvier 2006
Après avoir organisé une rencontre (très sypma) en Auvergne, pourquoi pas en faire une autre, et pour corser un peu la chose cette fois, au Mali. J'y serai grosso modo du 1er janvier jusqu'au 15 février prochain, et souhaiterais retrouver des Maliens, voyageurs ou non, et des voyageurs, Maliens ou non (!) Je ne connais et n'ai pas immaginé tous les détails, mais un petit coin au bord du Niger, pas trop loin de BKO pourrait ombrager quelques refections du monde. De plus c'est le début de la saison des mangues !

Y aurait il des partants ????
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Le Mali souffre: pas de touristes ni de voyage!
il faudrait que cette guerre cesse car il faut qu'on voyage tranquillement partout au mali. les touristes se fond rare maintenant au mali c'est pas normal. ILS FAUT LA PAIX AU MALI POUR QU'ON PUISSE ÊTRE HEUREUX
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Retour du Mali: synthèse de quatre semaines
Salut,

Nous avons voyagé en couple au Mali de fin juillet à fin août, et nous voudrions vous faire part de notre périple, d’un point de vue pratique, à la manière de Gerpy dans ce post : http://voyageforum.com/v.f?post=688183 Nous avons imprimé son post et l'avons emmené avec nous, il nous a servi quelques fois. En espérant que celui-ci puisse aussi vous servir !

Tout d'abord quelques conseils d'ordre général :

Argent : change : il est difficile de changer de l’argent au Mali. Si vous êtes en rade, voyez avec les hôtels. Nous avons changé avec un taux de 1€ pour 640 CFA, mais en fait les touristes qu’on rencontraient ont changé à 1€ pour 650 CFA. carte bleue : un distributeur à Bko, vous pourrez aussi retirer à Mopti avec un système d’empreinte : vérifiez que votre carte est en relief (pour les numéros). Quelques fois, ça ne marche pas, sans raison précise, ou vous ne pourrez retirer que 150 €, le banquier vous disant que le compte est bloqué. Bref, essayez de ne pas compter dessus. nous avons été surpris par le coût de la vie : c’est bien plus cher qu’en Asie ou en Amérique centrale. Alors que je vivais avec 250 € par mois en Inde, 350 € en thaïlande, il faut compter au minimum 450 € au Mali (sans compter les 300 € qu‘on s‘est fait piquer dans notre sac à Hombori). Et encore, de tous les touristes rencontrés nous sommes les seuls à avoir dépensé aussi peu. En général, pour un voyage « routard », compter 650 € par mois, à quoi il faut encore rajouter les souvenirs.

Santé : paludisme : le Mali est une zone 2 de résistance du Plasmodium, donc il faut de la Savarine ou de la Malarone.Nous avions emporté une moustiquaire, qui nous a peu servie dans les hôtels : la plupart en ont. Néanmoins, certaines comportent des trous, et la moustiquaire est indispensable lorque l’on dort dans les villages. répulsif : nous avions du 5/5, mais qui ne semble pas très efficace au Mali. Préférez Insect Ecran. prenez de l’Imodium (lopéramide = anti-diarrhéique) en quantité. si vous avez besoin de médicaments, vous pouvez en trouver dans les pharmacies. Néanmoins, demandez toujours un médicaments « de marque » (par exemple Augmentin au lieu de amoxi-acide clavulanique), les autres viennent les plus souvent du Nigeria et ne comportent pas de principe actif ( = c’est du sucre ou de la farine !) le mieux est donc d’emportez tout ce dont vous aurez besoin. voici le minimum : lopéramide contre la diarrhée Arnica montana 9 CH, ou quelques doses : 5 granules (ou une dose) en cas de choc (évite les bleus et surtout la douleur) à prendre immédiatement. Apis mellifica 9 CH : 5 granules si vous vous faites piquer par une guêpe, un scorpion, etc... Paracétamol (antalgique)

Vous pouvez aussi acheter des médicaments dans les pharmacies avant de partir dans la brousse, les gens des villages sont complètement démunis et vous en demanderont. Les plus nécessaires sont les antalgiques et les antibiotiques. !!! Mais ne donnez jamais rien si vous n’avez pas de connaissance médicale !!! Et prudence avec les bébés !

Rabatteurs Quand vous arrivez à une gare routière, ne demandez pas où se trouve le guichet pour telle destination. Demandez directement au guichetier. Si un malien s’interpose entre vous et le guichetier, dites que vous ne connaissez pas cette personne. Sinon vous aurez une majoration du prix du billet, qui comprendra la commission pour le rabatteur. A priori, si personne ne connaît votre destination avant que vous ne preniez le billet, vous ne devriez pas avoir de problème. Pareil pour les taxis, le temps que vous traversiez la rue un malien se mettra entre vous et le taxi pour toucher une commission : dites que vous ne le connaissez pas.

Bus Évitez la compagnie Bittar : les bus sont lents, et les employés peu sympathiques. (je viens de découvrir ce post qui en dit plus long : http://voyageforum.com/v.f?post=1241060; ! )

Livres Les maliens, même les plus érudits, ne lisent jamais : leur culture est orale. Vous ne trouverez aucun roman au Mali, sauf dans de rares hôtels, mais ne comptez pas dessus, et peut-être à Bamako. Nous avons fait toutes les librairies de Mopti, et à part des manuels scolaires (et une improbable étude sur l’agriculture malienne) et un livre en néerlandais nous n’avons trouvé aucun roman. Vous trouverez des magazines au cybercafé de la Venise à Mopti, dont des mots fléchés, etc… et une excellente revue hebdomadaire qui s’appelle Jeune Afrique, qui traite de l’actualité africaine. Passionnante !

Internet : Il y a des cybercafés dans les grandes villes du mali, et les plus petites comme Bandiagara. Si la connexion est lente, vous paierez 1500 CFA par heure. Paradoxalement, si c’est plus rapide, c’est moins cher : Entre 500 et 1000 CFA / h

Photos Vous pourrez sauvegarder vos photos sur CD à Mopti et (probablement) Bamako. Les gens sont à peu près indifférents au fait que vous les preniez en photos, mais le Mali n’est pas un zoo non plus…

Arnaques dont nous avons été victimes (ou pas) payer deux fois la chambre : quand nous avons dormi chez l'habitant à Djenné, en partant le lendemain matin la maison était vide. Nous avons décidé de trouver une chambre dans un hôtel et de revenir payer plus tard. Un malien (connu ? inconnu ? difficile à dire, au sortir du lit rien ne ressemble plus à un malien qu'un autre malien :))nous a abordé devant la maison en nous demandant de payer. Nous donnons les 4000 CFA comme convenu. Puis dans la matinée le malien qui nous avait emmené dans sa famille nous a retrouvé à l'hôtel, en nous demandant les sous pour la nuit... nous lui avons expliqué l'affaire, il parut sincèrement énervé que nous nous soyons fait escroqué. Il a mis tout ses amis sur le coup pour retrouver celui qui nous avais pris les sous le matin, sans succès. On a du repayer la nuit. Étaient-ils de mèche ? Nous ne saurons jamais. Nous avons payé un guide à Bamako pour la journée du lendemain à Siby, le forfait comprenait le guidage, la jeep, les repas, la nuit. Après avoir passé une demi journée aux alentours de Siby (au lieu de la journée prévue), il nous lâché dans une auberge, en "oubliant" de payer la nuit... Et de nous rembourser quelques milliers de CFA qu'il nous devait ! Il se fait appeler "Manu Chao", et le gérant de l'auberge nous a avoué avoir déjà eu affaire à lui pour une raison similaire. Quant à son ami ""Bozo, guide réputé, lui aussi nous devait des sous, qu'il ne nous a jamais remboursé. Et il n'hésite pas à faire payer 200 € par jour ses "parents adoptifs" (généreux belges qui lui ont payé sa scolarité) pour les emmener à Siby en jeep... Bref, si vous les croisez, évitez-les ! une autre arnaque répandue qu'on nous a rapportée : un homme vous aborde dans la rue, vous parle de Genève (ou une autre ville européenne), vous dit qu'il y habite, en vous citant des noms de rues que vous connaissez, et vous explique qu'il doit se faire envoyer de l'argent par Western Union : il vous montre un reçu de la banque, tout à fait authentique semble t-il, et il ne lui manque qu'un code pour pouvoir retirer de l'argent. Malheureusement il est fauché et ne peut pas appeler sa famille en suisse pour qu'elle lui communique le numéro. Il vous demande donc de l'accompagner dans une cabine téléphonique, téléphone en Suisse, vous dit des chiffres à noter sur le reçu Western union et vous payez la communication. Puis allez ensemble à la banque, qui est fermée, vous demande encore des sous pour sa nuit d'hôtel ou autre chose, et RDV demain pour qu'il vous rembourse avec l'argent reçu. Sauf que : il fait semblant de téléphoner en suisse, il est malien, et en 3 heures de temps vous lui donner 20 000 CFA sans douter un seul instant de sa bonne foi. Et vous ne le reverrez sans doute jamais. Des touristes pas du tout crédules se sont fait avoir, alors méfiez-vous !

Guide de voyage : nous avions le routard, qui ne nous a vraiment pas plu : Aucun plan de ville (excepté Bamako), des infos périmées, peu de villes traitées. Apparemment le petit futé est plus apprécié, mais les hôtels les moins chers n'y sont pas tous répertoriés. Le Lonely planet contient plus de plans de ville.

Notre Trajet :

Bamako : A notre arrivée à l’aéroport, des faux taximen se sont jetés sur nous pour nous emmener dans un hôtel. Dites que vous avez réservé, négociez ferme (compter 4000-5000 pour aller à Badalabougou), et éviter les faux taxis : vous serez bons pour écouter les conseils avisés d’un faux guide qui essaiera de vous planifier votre voyage pour le mois pour des prix exorbitants. Le notre, voyant notre peu d’empressement à satisfaire ses demandes, nous a donné RDV pour le surlendemain à l’auberge : impossible de s’en défaire le jour dit, il voulait absolument qu’on lui donne des sous, et nous culpabilisait de ne rien faire pour lui(« j’ai dépensé de l’essence pour venir vous voir, vous m’aviez donné RDV, vous devez me donner un petit quelque chose ») ! Nous avons logé à l’auberge Jatiguiya, quartier Badalabougou, rue 108. Très sympa, calme, une grande cour ombragée. On peut dormir sur le toit même quand il pleut, pour 2500 CFA, chambre à 7000, il y a aussi un dortoir. Il y a un petit resto juste à côté, mais l’hygiène des plats est parfois douteuse. Nous avons aussi dormi à la mission catholique dans le centre, il y a peu de lits et c’est entre 4000 et 5000 CFA en dortoir. Il vaut mieux réserver à l’avance. Le resto en face est cher pour a qualité servie, il vaut mieux manger dans la rue. Nous avons aussi testé l’hôtel Séguéré, à Torokorobougou. Pour 12000 CFA, on a eu droit à une chambre aux draps propres, mais qui sentait le moisi, et à côté des sanitaires. La patronne n’est pas franchement gentille, nous avons été bien déçu. Il y a une piscine, un jardin agréable, et du pain grillé au petit dèj, mais ceci ne compense pas la mauvaise impression que cet hôtel nous a laissé. Les taxis à Bamako coûtent cher, compter 1000-1500 CFA pour faire le trajet Badalabougou-centre ville. Il vaut mieux prendre les Sotrama, ces minibus verts qui sillonnent la ville. Repérez un arrêt (il y en a beaucoup), et dites où vous voulez allez, on vous indiquera lequel prendre. Prix : 125 ou 150 CFA par trajet. Nous avons testé le snack-bar Amandine, c'est moyen, mais ça fait du bien de manger un copieux cheeseburger après un mois de riz-spaguetti-tô ! Les restaurant la Méditerranéenne et la Pirogue ne fonctionne plus (la Pirogue a brûlé semble t-il)

Djenné : Pour y aller, prendre un bus depuis Bamako, descendre au carrefour de Djenné (comptez 10 heures de route, et non pas 5 comme annoncé...) puis prendre un taxi brousse jusqu’à Djenné. Vous paierez une taxe touristique au carrefour de 1000 (ou 1500 ?) CFA. Évitez d’arriver le dimanche soir, tous les hôtels sont pleins, le marché ayant lieu le lendemain. Nous avons dormi chez l’habitant le premier soir, car tout était complet, puis à Kita Kourou (6000 CFA la double ventilée). Les guides, charretiers et autres vendeurs de colliers sont omniprésents dans tous les hôtels, et très envahissants ! La ville pue les eaux usées. Les toilettes à l'étage sont typiques de la ville, de plus on ne peut pas mettre d'eau du fait des maisons en banco et c'est vraiment dommage : ça empeste ! jusque dans les chambres des hôtels ! Pour avoir une idée des prix des guides, des charrettes, etc… il faut passer à l’office de tourisme, le monsieur qui s’en occupe est honnête et de bon conseil. La mosquée ne se visite pas si vous n’êtes pas musulman, mais le fils du muezzin peut passer outre l’interdiction moyennant finance, seulement en 2007 parait-il… Le restaurant le Fleuve, en bas de la rue principale, indiqué dans tous les guides, nous a laissé un mauvais souvenir : presque 2 heures d’attente, pour des plats pas vraiment bons, avec en prime des scarabées dans les frites ! N’hésitez pas à vous perdre dans les petites rues, c’est très joli. Au final, nous avons passé 3 jours à Djenné et on a bien aimé.

Nous avons ensuite pris un guide pour rejoindre Mopti par la campagne, en charrette, puis en pinasse, pendant 3 jours. Trajet : Djenné - Manga (via Gagna) - Kouakourou, puis Mopti en pinasse publique, pas très confortable. Les berges du Niger sont jolies, mais sans plus. Par contre la campagne et la traversée des villages est vraiment belle. Cela nous a coûté 110 000 CFA pour 3 personnes, pour 3 jours, tout compris, visite de Djenné inclue. Nous avons aussi apporté des noix de kola (2500 CFA le kilo maximum). En trois jours nous en avons donné 250g tout au plus.

Sévaré : Nous avons dormi à l'hôtel Via-Via, sur le toit pour 3000 CFA/personne. Hôtel classe, mais le toit est une dalle peu accueillante, les 3000 CFA n'étaient pas vraiment justifiés. Il se situe juste à côté de la gare routière. Cybercafé à la Sotelma, rapide et pas cher. Sévaré n'a aucun charme, c'est un carrefour pour Bandiagara sur la route bko-gao.

Bandiagara et pays dogon : le pont sur la route Sévaré - Bandiagara a été emporté par une crue en juin, les travaux de réparation tardent un peu. Du coup, il faut prendre un premier taxi brousse jusqu'au pont, traverser la rivière (à pied, en charrette ou en pirogue, selon la hauteur d'eau et l'envie de se mouiller les pieds ou non), puis reprendre un taxi après le pont. Les taxi ne partent que lorsqu'ils sont pleins, et le premier était une 404 (9 places), le second un mini bus (20 places) : nous avons attendu 2 heures après le pont, à l'ombre d'un manguier, qu'il y ait suffisamment de clients pour que le taxi veuille bien partir... Nous avons logé à l'auberge Kansaye, à 15min à pied de l'hôtel de la Falaise. 3000 CFA sur le toit, 8000 la double. La vue sur la rivière est splendide. l'hôtel le Village est à 4000 CFA la double, moins joli. hôtel la Falaise est plus cher, dortoir à 4000 je crois, on y a dormi à 2500/pers en négociant. Il abrite l'association des guides, demandez Baba Napo, c'est le responsable, il vous trouvera un guide pour le pays dogon pour pas cher. On mange très bien dans la rue, pour 250 CFA le plat ! Demandez du "niébé", sorte de flageolets ("cho" en bambara), ou du fonio, une céréale succulente !

Nous sommes partis 5 jours dans le pays dogon à 13500 CFA/ jour / personne, tout compris (dont l'aller retour en jeep à la falaise). Ce n'est pas cher, mais la communication avec le guide était limitée, et il ne nous a rien appris sur les coutumes des dogons. Nous avons fait Djiguibombo --> Sangha. Certaines journées étaient vraiment longues, 4 h de marche le matin, et 2 h le soir. Repartir après être resté qq heures à flâner, alors qu'il fait encore chaud, c'est parfois vraiment dur ! En tout cas, c'est vraiment joli, notamment la vue depuis Begnemato. Nous avons goûté la bière de mil à Begnemato : elle a un fort goût de fumée, on a laissé notre guide finir le litre 1/2 avec ses amis dogons. Des touristes ont payé pour voir une cérémonie des masques, nous devions y assister, mais les danseurs nous demandaient 10000 CFA par personne, et cela nous faisait trop cher. Nous avions apporté des noix de kola (ne les payez pas plus de 2500 CFA le kilo), mais au final nous ne les avons jamais sorties. Peut-être faut-il en emporter avec soi, mais je ne pense pas qu'il faille en prendre plus de 500 g.

Douentza : A 2 heures de Mopti en minibus. Essayez plutôt de prendre un bus pour Gao et de descendre à Douentza : nous avons attendu 6 heures que le minibus se remplisse, si vous n'y allez pas un jour de marché, vous serez probablement les seuls à vouloir vous y rendre. Arrivés tard le soir, on s'est laissé guider jusqu'au campement Hogon, calme, sympathique. Le proprio est charmant, bavard et serviable. Pour manger dans la rue, c'est un peu problématique : vous trouverez des petits snacks près de la gare routière, mais ce n'est pas franchement bon. Si vous prenez une omelette, demandez-la expressement non huileuse...

Hombori : A 2 heures de Douentza, entre 1000 et 2000 CFA le trajet. nous avons dormi chez M. Lélélé, dans une paillote (4000 CFA à deux). Son auberge est charmante, mais le proprio m'a laissé une drôle d'impression : on le sentait faux et hypocrite. Il n'est pas du tout apprécié par les autres gérants des hôtels. En plus on s'est fait piquer 300 euros à Hombori, et on a des doutes sur le voleur... On mange très bien et pas trop cher au campement, à deux pas. Nous avons pris un guide pour faire 3 jours de rando autour de Hombori (8000CFA/pers/j tout compris, difficile de faire mieux): Hombori - main de Fatma - Kelmé - Hombori, avec la via ferrata qui monte au sommet du mont hombori (simplissime, peu de gaz, peu athlétique, sauf si vous vous prenez la pluie/tempête comme nous...la descente ressemblait à une patinoire...). Notre guide Amadou Bocoum est très sympa, il l'un des deux seuls habilités à faire la via ferrata, il est aussi grimpeur : il y a de nombreuses voies d'escalade à la main de Fatma (Salvador, espagnol marié à une malienne, en ouvert plus de 110 !), et quelques unes sur le mont Hombori. Pour la via ferrata, il est possible de louer des baudriers et des longes. Pour la grimpe, il vaut mieux apporter son matos, mais il est possible d'en louer, exceptés les chaussons. Pour repartir sur Mopti, il faut se poster tôt le matin (6h30) au bord du goudron et arrêter les bus qui passent. Certains sont déjà pleins.

Mopti : L'hébergement à Mopti est cher. L'hôtel Y'a pas de problème est le plus connu, tous les touristes qu'on a rencontré étaient allés dormir là-bas. Et c'est vrai qu'il est pas mal, avec une piscine. Dodo sur le toit pour 3500 CFA, le dortoir est à 4500, les chambres plus onéreuses. Mais les guides et piroguiers sont parfois un peu envahissants. L'un des meilleurs guides que nous ayons rencontré s'appelle Baba Cissé, frère de "feu Dramane Cissé, un jeune talent du pays prématurément disparu" 'd'après un guide sur la Mali fait par des maliens). Ancien gérant du Tam-Tam café. Il parle un français excellent, est très gentil, sensible, et semble compétent. Il vous renseignera sur à peu près tout. Nous avons fait deux heures de pirogue au coucher du soleil, c'est vraiment joli. Nous avons demandé de ne pas visiter les villages, du coup on a fait 2 heures pleines sur la pirogue. Comptez 1500-2000 CFA / pers / heure. La pâtisserie le Dogon, en face du cyber la Venise, est bonne, notamment leur crème pâtissière. Nous avons préféré y aller le matin, présumant que les pâtisseries ayant passé la journée à la chaleur seraient un peu moins digestes le soir ;) Le cybercafé de la Venise est très lent, cher, et le proprio est antipathique. Il y en a un autre, un peu plus au nord dans la même rue avec une connexion rapide, et moins cher. Le marché de l'artisanat, provisoirement installé au bout de la digue (vers le bar le Bozo), n'est pas comme on pourrait s'y attendre un lieu où travaillent des artisans, mais un marché pour touristes. Insupportable ! Par contre le marché aux poissons qui se tient juste à côté est très vivant. Goûtez sans peur au poisson fumé (entre 300 et 600CFA le poisson selon la taille), mais ne mangez pas la peau ;)

Ségou : A 6 heures de Mopti en bus. Contrairement à ce que racontait Gerpy, il y a TOUJOURS de la place à la mission catholique ! Avec plus de 70 lits, vous n'auriez vraiment pas de chance si c'était effectivement plein. Par contre le gardien, de mèche avec votre guide, vous dira que c'est plein, pour que vous preniez une chambre ailleurs, et toucher ainsi une petite commission... Le malien qui nous a gentiment guidé jusque là-bas fut fort vexé que nous découvrions le pot aux roses (je suis discrètement allé faire le tour de la propriété, et beaucoup de chambres et dortoirs étaient libres...), et nous a demandé des sous en contrepartie, arguant qu'il ne nous avait pas guidé gratuitement. Une vive altercation eut lieu entre nous, heureusement qu'il y avait d'autres maliens autour pour le calmer ! Vous pourrez manger pour pas cher en face de la Sotelma ("cafétéria" ), et boire du yaourt (lait caillé sucré en sachet) en face du terrain de foot. Nous avons mangé à l'hôtel de l'esplanade, derrière la marché, au bord du Niger. La carpe grillée aux bananes plantains est excellente, et copieuse. Comptez entre 2000 et 4000 CFA pour un plat. Mais ça vaut le coup. Peut-être aurez-vous la chance d'apercevoir comme nous des milliers (!) de chauves-souris à la tombée de la nuit descendant le Niger (pour aller où ?). Nous avons aussi mangé à l'hôtel Djoliba, cher et pas top. Les taxis coûtent 500 CFA la course. Le change d'euros est problématique à Ségou : seule la BNDA change les euros, à la sortie de la ville, mais le responsable est rarement là, ou malade. Le plus simple est de changer dans les hôtels, 1€ pour 640 CFA. Pas grand chose à faire à Ségou, à part visiter les villages de potiers, mais nous étions à la fin de notre voyage, nous avions déjà vu pas mal de choses au Mali et on nous a déconseillé de le faire : aucune nouveauté pour nous.

Siby : petit village à 1h30 de route de Bko en sotrama (1000 CFA), nous avons profité d'une jeep payée par des touristes fortunés pour aller voir l'arche de Kamadjan (bof bof) et une cascade où on peut se baigner, à 15 bornes de Siby : l'endroit est sympathique, on y serait bien resté la journée. Malheureusement, il est impossible d'y accéder sans véhicule motorisé (jeep ou mobylette), ou alors en charrette depuis Siby, avec un arrêt pour la nuit dans un village à mi-chemin de la cascade. Nous avons dormi chez Douala Dawara, à l'entrée du village sur la gauche (il enlève le panneau pendant la saison des pluies, pour ne pas que la peinture parte :)). Demandez, tout le monde le connait. Cela vous coûtera 2500 CFA la paillote (deux places). Il peut vous fournir à manger pour quelques CFA (plats locaux). Nous sommes aussi allés manger au campement Kamadjan, c'est un peu cher et pas très bon. On peut faire de l'escalade dans le coin (cotations du 4 au 8b), l'association des guides (à côté du campement kamadjan) vous renseignera. Le responsable à été formé en France, et possède un bon niveau. Matos à louer sur place. Il y aussi une via ferrata et une via corda.

Voilà, bon voyage à vous.

Julien et Sylvie
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Températures au Mali en mars et avril?
Bonjour, J'envisage de me rendre au Mali pour 2 mois en Mars et Avril 2008 pour visiter ce Pays et n'ayant pas le choix pour la période, je voudrais savoir si ce n'est pas trop difficile de résister aux températures élevées, car apparemment c'est la période la plus chaude et on m'a déconseillé de m'y rendre à cette période.
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Equipement pour voyage au Mali en août
Bonjour à tous,

Je viens de m'inscrire sur le site et ne suis pas sûre de ne pas poser une question redondante...

Je pars avec des amis au Mali pendant deux semaines et demi au mois d'août. Nous allons de Bamako à Mopti par nos propres moyens. N'ayant jamais fait ce type de voyage, je ne sais pas trop quels chaussures emmener pour visiter la région, sachant que c'est la saison des pluies. J'hésite entre prendre des chaussures de randonnée, des baskets, des chaussures en toile... D'autre part, entre la slavaquine et la malarone, savez-vous s'il y a un traitement plus efficace que l'autre? Merci d'avance pour vos réponses. Valérie
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Tarif d'un guide au Mali
Bonjour,

Je lance ce sujet indépendamment de ma demande d'infos sur la Mali car je me pose beaucoup de questions sur les tarifs rééls des guides au Mali.

En me basant sur les posts des autre VFistes :

ici Oliverte : "Dix journées guidées + hebergement + bouffe + ... en pays Dogon 125000 CFA" (février 2005)

ici Mayalassa : "Nous sommes allées 5 jours dans les pays Dogon c'est super, vraiment surprenant. Nous avons payé 40000 francs CFA pour le séjour et par personne." (aout 2003) - Ici, c'est vrai que ce n'est pas très clair ! Fredochat : "5 jour au Pays Dogon (quel bonheur!) et avons payé 25.000 FCFA par jour pour 2 personnes tout compris à partir de Bandiagara" (décembre 2005)

J'ai estimé que je pouvais obtenir un "trek" de 5 jours en pays Dogon pour environ 30 000 FCFA / jour pour 2. Soit un budget de 1500 FF. En ajoutant les frais d'hotel à Mopti et le transport pour Sangha (aller -retour), j'ai pensé m'en tiré au maximum à 2 500 FF tout compris pour 2. Soit 250 000 FCFA. J'ai donc envoyé des demandes de devis à divers guides

Voici la première réponse reçue :--

300 euros / personne pour faire : Mopti -> Sangha 4, 5 jours en pays Dogon Retour à Mopti

Soit, environ 5 jours pleins. Ce qui fait 200 000 FCFA par personne. Si on enlève 10 000 FCFA pour le transport aller-retour Mopti-Sangha (un aller en bus Mopti-Djenné coutant 2 000 FCFA), cela fait 190 000 FCFA tout compris pour le trek lui-même

Soit 38 000 FCFA / jour / personne.

- --

Je trouve ça un peu cher même avec un guide à 15 000 FCFA / jour. Cela quadruple le budget initial et double quasiment le budget total.

Qu'en pensez-vous ?
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Livre: "Kuyatè, la force du serment" (Mali)
« On dirait qu’une faculté qui nous semblait inaliénable, la mieux assurée de toutes venait de nous faire défaut : la faculté d’échanger nos expériences. » (Walter Benjamin, Le Narrateur)

Drissa Diakité : Kuyatè, La Force du Serment. Aux origines du griot mandingue. L’Harmattan, Paris / La Sahélienne, Bamako. 2009.

Kuyatè, la force du serment repose opportunément la problématique de la tradition orale comme source de l’histoire africaine. Au moment où les fétichistes de l’écriture reviennent à la charge, arguant que le passé lointain de l’Afrique est absent du fait de la non-existence de document écrit (sic), Kuyatè, la force du serment apporte la magistrale démonstration que la parole ancienne est en pays mandingue un merveilleux réservoir de connaissances historiques, de savoir-faire et de savoir-être.

Le titre Kuyatè réfère aux griots (jeli, en bamana), ces détenteurs par excellence de la mémoire historique chez les peuples mandingues ; les Kuyatè (Kouyaté) sont les tout premiers à exercer la jeliya, « fonction de griots » : dans la plupart des versions de l’épopée de Soundiata, le jeune héros est en compagnie de son jeli qui recevra plus tard le patronyme de Kuyatè. L’histoire suggère que de tous les temps, les sociétés Mande on eu des jeli. Drissa Diakité nous donne à lire un récit captivant relatant les principaux événements qui ont conduit à l’avènement de l’empire du Mali au XIIIe siècle. Il met en scène plusieurs figures historiques : Soundiata Keïta, Soumaworo Kanté, l’adversaire de et vaincu par Soundiata, Tiramagan Traoré, l’un des généraux de Soundjata, Fakoli Kourouma, Kamadian Kamara, etc. et porte un éclairage nouveau sur le rôle des grands clans constitutifs du Manden.

Avec force, Kuyatè retrace en quelque sorte la genèse des héros fondateurs de l’empire du Mali au XIIIe siècle. Au cours des siècles qui suivirent, d’autres personnalités emblématiques poursuivront cette grande aventure humaine jusqu’au-delà des limites du continent africain.

A recommander vivement à tous ceux et celles qui s’intéressent à l’aire culturelle Mande en général, ainsi qu’au Mali et son histoire glorieuse en spécial.

Drissa DIAKITÉ est historien, professeur à l’ÉNSup de Bamako de 1982 à 1996, ancien doyen de la faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Bamako. Il a publié de nombreux travaux consacrés à l’histoire de l’Afrique et du Mali (dont une contribution pour l’ouvrage actuel, Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy, réponse au révoltant discours politique du Président français, tenu à l’Université Cheikh-Anta-Diop/Dakar, à l’occasion de sa première visite officielle en Afrique).
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Camisole ou T-shirt au Mali?
Bonjour,

hé oui, encore moi, mais je prépare mon voyage et je suis tellement emballée que j'ai 26 000 questions et je me dis que vous êtes les mieux placés pour me répondre. 😉

Je sais que quelqu'un a déjà écrit quelque chose sur le sujet de l'habillement chez une fille, mais je voulais savoir précisémment si le port de la camisole est mal vu? Je ne voudrais pas du tout être regardé de travers ou choqué les gens. Je sais toutefois que la cuisse doit être cachée en tout temps. Mais je voulais savoir si les épaules doivent être cachées également, car je partais dans l'idée de mettre des bretelles considérant la chaleur intense...mais je veux être bien renseignée!

Alors j'aimerais beaucoup avoir vos suggestions afin de bien m'imprègner la culture Malienne et non pas me la mettre à dos pour une simple camisole qui me ferait énormément de tort...si c'est le cas.

Merci de vos bons conseils!
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Circuits de deux semaines au Mali
Cet été, début juillet, je pars en voyage au Mali, avec 2 amies durant deux semaines. J'aurai plusieurs questions : pour l'istant, le choix de l'itinéraire est à peine bouclé : Et se déroule comme suit : 1er jour ;arrivée à Bamako 2ème jour : Ségou 3ème jour : Djenné 4ème jour :Mopti Ensuite, nous pensions nous diriger vers le PAYS DOGON mais nous ne savons pour quel itinéraire opter.Il en va de même pour la fin du séjour Gao ou Tombouctou ou les 2? Merci de bien vouloir répondre à nos interrogations.
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Retour du Mali et conseils
Bonjour à tous,

Dans un précédent post (http://voyageforum.com/v.f?post=626472), je demandais des conseils. Je reviens maintenant du Mali où j'ai fait du tourisme 3 semaines. C'était ma première fois au Mali et en Afrique en général. Je remercie les membres de ce forum qui m'ont aidé, et en particulier Herbert, dont les conseils avisés m'ont été très utiles. Je suis parti au début de la saison des pluies (fin juillet-début aout). Par pluies, il faut entendre une bonne pluie de quelques minutes tous les 2/3 jours.

D'une manière générale, c'était un voyage assez fatiguant mais très intéressant. Je ne peux bien sûr pas prétendre connaître le Mali mais je me permet d'écrire ici quelques commentaires qui pourraient être utiles à d'autres. Si je me trompe, n'hésitez pas à me houspiller. Dans l'ordre, j'ai donc fait :

Bamako :

J'ai logé à l'auberge de Fatime et Mariétou à Badalabougou. On apprécie d'être dans un quartier tranquille comme ça plutôt qu'au centre. Autour du marché, c'est invivable de bruit, de sollicitations de coxers et autres. A Badala, au moins, on respire et on peut prendre le temps. Mariétou et Youssouf (qui s'occupent de l'auberge) sont très accueillants et de bon conseil. Les chambres mériteraient parfois un petit coup de peinture mais au moins, c'est d'une propreté irréprochable, ce qui n'est pas le cas partout au Mali. De Badala au centre, le taxi se négocie à 1000 FCFA. De l'aéroport à l'auberge, 4000 est un bon prix. On peut aussi prendre les Sotrama mais au début, ça intimide un peu !

Ségou :

J'y suis resté quelques jours et je n'ai pas regretté : Ségou est très sympa et très reposante. On n'est pas embêté par des coxers. Je devais loger à la Mission mais finalement il n'y avait pas de chambres dispos. Je me suis donc rabattu sur du plus cher. J'ai passé une nuit à l'hôtel Djoliba : rien à dire c'est impeccable. C'est un peu cher mais ça vaut le prix. Le bâtiment est bien conçu et même en ventilée il ne fait pas trop chaud. Comme c'était un peu cher quand même, j'ai ensuite passé 2 nuits à l'Auberge, où on a un peu l'impression d'être confrontés à une mafia libanaise. En ventilée, il fait très chaud. Heureusement qu'une bonne pluie bien longue m'a sauvé la mise. Ce n'est pas très propre et finalement, cet hôtel laisse une impression de "tape à l'oeil" assez creux, et je crois que le rapport qualité/prix du Djoliba est beaucoup plus intéressant (une ventilée au Djoliba est d'ailleurs moins chère qu'une climatisée à l'Auberge, et il n'y a pas photo). A Ségou, on mange très bien au Soleil de minuit. Tous les lieux cités sont dans le même coin, au centre commercial (et touristique). N'hésitez pas à parcourir Ségou de long en large. Allez notamment au quartier de la mission au petit soir pour rencontrer les catholiques qui semblent affirmer leur identité cultuelle au travers de la Bière de Mil et de la consommation de cochon. Vous rencontrerez aussi quelques musulmans qui viennent ripailler en douce ;) Si vous venez à Ségou en bus, préférez la compagnie Somatra dont la gare routière est plus proche du centre commercial. Evitez l'hôtel de l'Indépendance tenu par les mêmes personnes que l'Auberge : c'est si loin qu'une fois là bas, vous n'en bougerez plus ou alors en taxi, ce qui est moins sympa qu'à pied. Pour aller à Kalabougou (le village de pêcheurs), vous pouvez voir avec l'association des pinassiers pour partir en groupe (moins cher). La ballade est sympa. Je suis tombé avec des maniaques de la photo qui se croyaient au zoo et prenaient tous les spécimens en photo : un peu désagréable mais bon, la visite vaut le coup quand même. J'y suis allé samedi, jour de cuisson.

Sévaré/Mopti :

J'ai logé à Sévaré. C'est pas terrible, Sévaré mais on a au moins la paix sauf avec les gamins qui deviennent ici plus envahissants avec les toubabous qu'à Bamako ou Ségou. J'ai logé à l'hôtel Oasis qui est correct et propre, mais sans charme aucun. La nourriture n'y pas pas excellente et on préférera aller au MankanTe : très bonne nourriture et cadre très agréable et reposant. J'ai pas trop aimé Mopti non plus même si j'ai été surpris de ne pas me faire harceler plus que ça. Il faut dire que j'y suis allé le jour de marché de Djenné. C'était peut-être plus tranquille.

Pays Dogon :

Je m'étais mis d'accord avec un guide avant de partir mais comme je n'arrivais plus à le joindre une fois à Ségou et que comme nous n'étions qu'un groupe de deux, j'avais un peu peur qu'il nous préfère un groupe de cinq au dernier moment. A Ségou, j'ai rencontré Mohamed Sacko (Aventures Sarakolé) avec qui j'ai un peu discuté et qui m'a présenté un guide avec qui il travaillait : Ibrahim Touré. Le courant est bien passé et nous avons fait affaire en passant pas l'agence de Mohamed (avec des contrats écrits, des tampons et tout et tout). Nous nous sommes revus à Sévaré et avons été pris en charge à ce point et retour à Sévaré. Nous avons fait Sévaré-Bandiagara en taxi-brousse et Bandiagara-Sangha en petite voiture individuelle. Je ne regrette pas d'avoir pris la prestation à partir de Sévaré. Pour le Dogon proprement dit, nous avons fait Banani->Dourou en 4 jours/3 nuits (avec les transports jusqu'à Sévaré dans les quatre jours). Ca se fait bien mais un peu plus de temps pour flâner n'aurait pas non plus été du luxe. Prévoyez un boîte de pâté ou de n'importe quoi qui vous fasse plaisir quand vous allez en brousse : après quelques jours de spaghettis/riz à la dogonaise, le moral culinaire baisse un peu. Je n'ai rencontré que trois ou quatre blancs pendant tout mon séjour au Dogon. Moi qui m'attendais à un truc bondé de touristes, j'ai dû avoir de la chance. En tous cas, le Dogon, ça déchire : et je suis content d'avoir fait ça pendant les pluies (c'est tout vert), même si parfois, on a de l'eau jusqu'à la taille et que j'ai une fois été surpris par la pluie alors que je dormais sur un toit.

Djénné :

Je devais y aller mais finalement j'ai zappé. On m'avais dit que c'était très sale (plus que Mopti encore) et qu'en dehors des jours de marché, il n'y avait que la mosquée à voir et encore, c'était pas aussi extra que sur les cartes postales. J'ai préféré retourner à Bamako pour aller voir le pays Mandingue. Pour Djénné, on m'avait quand même dit qu'en venant de Sévaré, le mieux était d'attendre les bus Mopti>Bamako du matin sur la grande route de Sévaré, et de descendre au carrefour de Djenné. De là, Taxi-brousse jusqu'à Djenné. Pour quitter Djenné vers Bamako, pareil : partez le matin vers le carrefour et prenez les bus qui passent. Il gardent toujours des places.

Kangaba :

Dans le pays Mandingue, derrière Sibi. Nous y sommes allés avec un autre couple de français sympas rencontrés à Sévaré et qui revenaient sur Bamako comme nous. Nous nous sommes faits accompagner par notre guide Dogon : Ibrahim. J'ai bien aimé Ibrahim parce qu'il nous fait bien partager son vécu propre de "broussard" musulman, et la manière dont il accommode sa tradition animiste avec l'islam. Il est bien calé en histoire. Très intéressant. Nous sommes donc repartis avec lui au pays mandingue. J'ai logé à l'hotel Mande : nous étions seuls. L'hôtel est très correct même si la nourriture est un peu "dogonnaise". En fait, en brousse, je crois qu'il est inutile de chercher à manger de la viande correcte. J'ai été malade là bas (grosse dysenterie avec près de 40 de fièvre) alors je n'ai pas vu grand chose sauf l'hotel. Ma petite amie a trouvé ça formidable. les villages alentours sont très accueillants, c'est encore peu touristique. Bref, que du bonheur. Pour aller là bas : transport collectif Sotrama (camionnettes vertes) au départ de Bamako. Il y en a pour 100km. Le trajet aller a été pour nous une expérience forte : il a commencé à pleuvoir très fort au début du voyage et ça a continué des heures. Nous avons fait le trajet en roulant de 20/30 cm d'eau, à 15 à l'heure. Nous avons mis 6 heures à 20 dans le Sotrama qui fuyait de partout. Epique ! En teps normal, on nous a dit que ça faisait 1h30 (la piste est bonne) : comptez donc 2h/2h30.

Sinon concernant les recommandations d'ordre général : J'ai pris des répulsifs moustiques 5/5 (durée 8h) pour la nuit et de l'Insect Ecran (5h) pour le soir et le matin. Je n'ai pas été piqué. Je suppose que je n'ai pas la palu mais je continue bien à prendre ma Savarine Prenez bien tous les médicaments dont vous pourriez avoir besoin, en particulier contre la tourista : vous risquez de ne pas y échapper Les coxers (rabatteurs) : c'est un peu une plaie mais c'est aussi normal : vous êtes blancs et si vous allez au Mali, c'est que vous ne faites pas non plus partie des français les plus pauvres (rien que le billet d'avion...). Vous êtes donc bien plus riches que la plupart des gens là bas. Le rapports sont donc forcément faussés. On vous sollicitera souvent. Parfois sans (trop d') arrières pensées, parfois avec. Quelqu'un vient vous voir avec un grand sourire : "Les maliens sont accueillants, j'adore les blancs !" : c'est un coxer ! Les Maliens ne sont pas des extraterrestres mais des gens comme vous : iriez-vous spontanément et insisteriez-vous avec obstination envers quelqu'un qui est occupé à autre chose juste pour discuter ? Non, vous ne le ferez que si vous êtes intéressés. Et quand vous vous adressez à quelqu'un juste comme ça, tententez-vous de le mettre particulièrement en confiance ? Les gens au Mali sont accueillants quand même mais ça se manifeste autrement. Si vous habitez même juste quelques jours dans un quartier, vous croiserez souvent les mêmes personnes et à force de dire bonjour vous discuterez un peu plus. Ce processus normal est assez rapide au Mali et c'est ici que je situe l'"accueil". Mais ne misez pas un copek sur les gens qui vous abordent. Souvent, et c'est normal aussi, les rapports les plus "authentiques" ont souvent lieu avec des gens à l'abri du besoin. Autre plaie aussi : le taxi est en face, on se dirige vers lui et un coxer se met entre pour faire l'intermédiaire et prendre sa commission : dites au taxi que vous ne connaissez pas le type en question et traitez directement avec lui. Pareil avec les marchands... La tenue vestimentaire : surtout si vous comptez rester un peu à Bamako, prévoyez une tenue un peu classe et des chaussures chouettes. Si vous sortez ou que l'on vous invite manger, vous serez moins mal à l'aise. Sinon, pas de vêtements blancs (très salissant et on se salit vite au Mali) Préparez-vous un peu à voir la misère côtoyer le luxe et le luxe s'afficher au milieu des ordures. La société Malienne, derrière la sympathie, la bonhomie et les thés partagés, est très dure et les inégalités sont énormes, surtout en ville. Il y a un esclavage encore manifeste (des noirs en réduisent d'autres en esclavage), il n'y a de fait qu'un vrai parti, la corruption est érigée en système, l'argent compte beaucoup dans les rapports humains et ce qui permet au système de tenir, c'est en grande partie une soumission (parfois un peu tartuffe) à l'Islam. Donc c'est pas tout rose et ne vous attendez pas à un compte de fées où les gens sont tous sympas en jouant du tam tam : le Mali EST un pays du tiers monde, ne vous trompez pas de voyage. Je m'attendais à ça et je n'ai pas été détrompé. Bien sûr, ça n'enlève rien aux bons côtés, mais il faut – par moments – savoir faire abstraction de certaines choses. Quand on se promène un peu, on reste aussi abasourdi de la richesse culturelle, du potentiel économique du pays et du peu de parti quien est tiré. Les Maliens ne font rien de tout ça. Alors le côté SystèmeD/bricolage omniprésent est sympa par moments mais des fois cette improductivité agace aussi quand on met en perspective le potentiel du pays et la pauvreté des gens.

En espérant que ça profitera à quelqu'un.
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Recherche d'hébergement pas cher sur Bamako (Mali)
Bonjour :-))

Nous sommes 5 ti toubabs à debarquer au Mali le 1er janvier 2009 pour 15 jours :-))) On recherche des adresses sympas (type pension, hebergement chez l'habitant, foyer d'acceuil...) et pas trop cheres pour nos 2 premieres nuits sur Bamako. On avait vu l'adresse des soeurs blanches, mais apparemment le n° de tel ne fonctionne plus :-( Quelqu'un peut nous aider???? Merci d'avance et bonne journée à tous :-))

Caroline
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