Bonjour à tous!
Je suis métisse. J'essaie d'apprendre le bambara pour essayer de communiquer avec ma famille au Mali. J'ai quelques difficultés surtout pour la prononciation.
Voilà j'ai écrit un petit texte. Est ce quelqu'un pourrait me le corriger et m'indiquer la prononciation pour les mots que l'on ne prononce pas comme en français.
Merci d'avance
" I ni sogoma
I ka kéné ? Né Maïté Sanogo don. Né bila a da la né bamana dege. "
Aussi j'ai une question, qu'est ce que l'on répond à i ka kéné ?
en fait avec plusieurs ouvrages je me suis fait une méthode avec le principe de conjugaisons, de la grammaire, de la mise en relief. Ensuite j'essaie de faire des phrases pour apprendre le vocabulaire. Le hic de ma méthoe c'est que phonétiquement j'ai besoin que quelqu'un m'aide et pour vérifier que cela est bon. Si j'ai le temps, je vais faire un fichier pdf des conjugaisons et tout et je vous enverrais cela.
dans la linguistique, « conjugaison » veut dire la marque morphologique du verbe (c.à.d. de son radical) relativement aux catégories grammaticales verbales comme a) la personne, b) le nombre, c) le temps, d) le mode (indicatif, impératif/obligatif, subjonctif, ...), e) le genus verbi (actif, passif, ...), et f) l’aspect (si grammaticalisé). Pour comprendre, un exemple du français :
Ils mangent du pain
« mang » est le radical du verbe « manger », « -ent » la terminaison qui indique des diverses catégories grammaticales du verbe : a) 3e personne, b) pluriel, c) présent, d) indicatif, e) actif.
Tout ça n’existe pas de cette manière (!!!) en bamana, à une exception près : dans des constructions intransitives, la marque de l’accompli affirmatif (!!!) –ra (à des variantes –la et -na) est suffixée au verbe. Exemple :
(ka) taa « aller, partir » : Mògòw taara sugu la. « Les gens sont allés au marché. »
Sinon, la conjugaison du bamana se produit par des marques d’énoncé (ou marqueurs prédicatifs) étant un ensemble d’élements grammaticaux simples ou complexes, qui constituent avec le verbe le prédicat verbal : bè, tè, ma, ka, ye, kana, na, bèna, tèna, bè ka, bè la, Ø*, -ra ... Elles sont placées dans tous les cas (sauf celui de –ra) devant le verbe, séparées de lui par l’object dans des constructions transitives. Les diverses marques d’énoncé expriment de diverses valeurs aspecto-temporelles (accompli, inaccompli, injonctif, progressif, habituel, ...), des modes, l’affirmation/négation, etc. Exemples :
(ka) taa « aller, partir (intransitif) » :
Musa bè taa. « Musa part. »
Musa tè taa. « Musa ne part pas. »
Musa ka taa. « Que Musa parte ! »
Taa ! « Pars ! »
A ye taa ! « Partez ! »
Musa kana taa. « Que Musa ne parte pas ! »
Musa na taa. « Musa partira. »
Musa bèna taa. « Musa va partir. »
Musa tèna taa. « Musa ne partira pas. »
Musa ma taa. « Musa n’est pas parti. »
Musa taara. « Musa est parti. »..
(ka) a dun « manger qqc (transitif) »
Musa bè buuru dun. « Musa mange du pain. »
Musa tè buuru dun. « Musa ne mange pas de pain. »
Musa bè buurudun la. « Musa est en train de manger du pain. »
Musa ka buuru dun. « Que Musa mange du pain ! »
Buuru dun ! « Mange du pain ! »
A ye buuru dun ! « Mangez du pain ! »
Musa kana buuru dun. « Que Musa ne mange pas de pain ! »
Musa na buuru dun. « Musa mangera du pain. »
Musa bèna buuru dun. « Musa va manger du pain. »
Musa tèna buuru dun. « Musa ne mangera pas de pain. »
Musa ye buuru dun. « Musa a mangé du pain. »
Musa ma buuru dun. « Musa n’a pas mangé du pain. »
Musa dunna (waraba ye). « Musa a été mangé (par un lion). »**
Musa ma dun (waraba ye). « Musa n’a pas été mangé (par un lion). »**
Vous voyez ! Le verbe ne change jamais (sauf au cas de -ra) quel que soit la valeur aspecto-temporelle, la personne et le nombre (du sujet), le mode, le genus verbi ...
Bon courage pour apprendre cette magnifique langue !
VIVE LE MALI !!!
hgb
* Ici, Ø veut dire morphème zéro. Ce morphème est utilisé pour l’impératif affirmatif singulier dans des constructions intransitives (!!!). Exemples : bò yen ! « va-t’en ! », na ! « viens ! », taa so ! « pars à la maison ! ».
* * Dans ces deux dernières phrases, la perte de l’objet (buuru « pain ») a le changement du genus verbi pour conséquence, c.à.d. la phrase indicative active se transforme en une passive. Musa, dont le rôle sémantique est le agens (auteur/responsable d’une action) dans les phrases actives, est devenu patiens (concerné d’une action) dans ces deux phrases passives. Vous voyez, même dans la linguistique, la vie n’est pas sans danger !
dites-moi en français ce que vous voulez dire en bamana ... C'est surtout Maïté qui n'est pas du tout compréhensible pour moi ! Quant au reste, pas de problème !
Si vous voulez, je vous explique la prononciation du bamana et aussi I ka kènè. Sans problème !
pour exprimer son identité, à savoir « Je suis Maïté Sanogo », on dit
a) Ne ye Maïté Sanogo ye.
Ici, il s’agit d’un énoncé équatif (modèle : N1 + ye/tè + N2 + ye)*, qui exprime une identité (affirmative : X est Y, ou négative : X n’est pas Y) ; les deux groupes nominaux (N1 = sujet, N2 = complément) sont liés par une marque d’énoncé complexe : ye ... ye à l’affirmatif, tè ... ye au négatif.
b) Maïté Sanogo ye ne ye. « Maïté Sanogo, c’est moi. »
Dans un énoncé équatif dont le N1 est tògò « nom » (ou « prénom » pour une personne) ou jamu « nom de famille, patronyme », la marque d’énoncé se réduit en ye à l’affirmatif (et peut être même supprimée ; voir ex. d.) et en tè au négatif :
c) Ne tògò ye Maïté Sanogo. « Je m’appelle Maïté Sanogo. »
d) Ne tògò Maïté Sanogo. « Je m’appelle Maïté Sanogo. »
e) Ne tògò tè Hawa Ba, ne tògò Maïté Sanogo. « Je ne suis pas Hawa Ba, mais Maïté Sanogo. »
Autre possibilité :
e) Ne tògò ko Maïté Sanogo. « Mon nom est Maïté Sanogo. »
En cas de ko, il ne s’agit pas d’une marque d’énoncé mais d’un verbe défectif « se dire, dire que ; que ; si ».
C’est à se demander si Ne Maïté Sanogo don est correct. Je doute. En tout cas, vous pouvez dire ...
Ne don. « C’est moi. »
ou
Maïté Sanogo don. « C’est Maïté Sanogo. »
Ce type d’énoncé, le plus simple en bamana, est un énoncé présentatif (modèle : N + don/tè).
I ka kéné ?
Littéralement, cette phrase interrogative veut dire « es-tu en bonne santé ? », « es-tu en pleine forme ? » ou tout simplement « tu vas bien ? », « ça va ? » On y répond :
a) Nba (hommes) ; nse (femmes). « Merci ! »
b) Nba, ne ka kènè (hommes) ; nse, ne ka kènè (femmes). « Merci, je vais bien. »
c) Hèrè. « Merci bien. »
d) Hèrè don.« Merci bien. »
e) Tòòrò tè. « Pas de mal. »
f) Tòòrò si tè. « Pas de mal. »
g) Tòòrò tè n na. « Pas de mal à moi. »
...
I ka kènè ? Somògòw bè di ?! « ça va ? et la famille ? » sont les questions les plus posées au Mali. Si une personne vous trouve 10 fois par jour, il vous pose ces deux questions 10 fois, en soyez sûre ! Donc, il vaut la peine d’y avoir une réponse ... Merci !
Né bila a da la ne bamana dege.
Cette phrase n’est pas correct. Voici ...
N b’a fè k’a lajè ka bamanankan kalan. « Je veux essayer d’apprendre le bamana. »
VIVE LE MALI !!!
Bonne soirée, hgb
* N = nominal ; è et ò sont d’anciens orthographes des e et o ouverts. Selon l’orthographe valable du bamana, è s’écrit par epsilon, ò par c inversé (non pas disponibles sur le clavier).
Merci beaucoup. Est ce que vous connaissez un manuel de bambara mais surtout un livre d'exercices. Merci beaucoup pour votre aide.
Et pour la prononciation Comment prononce t-on "don" ?
Le n final indique la nasalité de la voyelle précédente, le o ...
Vous connaissez bien ce phénomème (quant à la prononciation) en français :
mon, ton, son, bouillon, voyons, camion ...
Le d du bamana correspond à celui du français !
Moi, je connais le manuel "Grundkurs Bambara (mit Texten)" de Raimund Kastenholz. Mais ce manuel est écrit en allemand et utilisé aux universités allemandes. Ce livre est superbe. Malheureusement, je ne connais aucun livre apte à apprendre le bamana en français. "J'apprends le Bambara" (Morales) ne convient pas pour une novice. Je trouve même que "Parlons Bambara" (Maiga) n'est pas idéal mais est utilisé à l'INALCO, Paris.
Je suis moi-même en train d'écrire un manuel bamana.
tu réponds : torrocité, et oum sé quand on te dit bonjour car tu es une femme, les hommes répondent oum baa
moi aussi j'essaie d'apprendre le bambara je rentre du mali, bamako, et surtout la brousse, bancoumana somonosso au bord du fleuve niger
si tu veux on peut correspondre mes amis maliens m'apprennent le bambara via internet.
NADINE
Constructions possessives (aliénable/inaliéable)
Enoncés simples II (énoncé équatif)
Pronom possessif en ta
Leçon 5 :
Verbes statifs
Diminutif/Augmentatif
Enoncés simples III (énoncé situatif)
Postpositions
Leçon 6 :
Interrogatifs wa et min
Enoncés simples IV (énoncé descriptif)
« Avoir » et « vouloir » en bamana
Adjectifs démonstratifs
Morphème tun en phrases non-verbales
Enoncés simples VI (énoncé processif transitif)
Accompli (ye, -ra)
Numéraux ordinaux 1 – 10
Adjectifs et verbes statifs
Suffixes dérivatifs ( –li, –ya)
Auxiliaires TAM
Leçon 9 :
Futur
Morphème tun en phrases verbales
Particle de
Verbe ko
Leçon 10 :
Autres adjectifs
Compléments (locaux, temporels, ...)
Adverbiaux simples
Leçon 11 :
Autres interrogatifs (min, mun, jòn)
Morphème ka (citation des verbes)
Numéraux cardinaux 11 –
Impératif/obligatif
Autres suffixes dérivatifs (-lan, -bali, -ma)
Nomina Agentis (-la, -baga)
Bonjour,
bien votre message sur ce site, je suis formateur de langue bambara du mali et je donne des cours en ligne et sur place à bamako .
je pourrais bien vous former en ligne et vous serez capable de comminuquer
Voici une courte représentation des communications de base (salutations) en bamana :
Ka a ta fajiri waati la fo ka na se midi waati ma :
Dans la matinée (du 5h au midi) :
A. : I ni sògòma, Madu !
A. : Bonjour, Madu !
M. : Nba, i ni sògòma, Ali !
M. : Bonjour, Ali !
A. : Hèrè sira (wa) ?
A. : Bien dormi ?
M. : Hèrè (dòròn) !
M. : Oui, j'ai bien dormi !
A. : I ka kènè ?
A. : Ça va ?
M. : Tòòrò tè !
M. : Pas de mal.
A. : Somògòw bè di ?
A. : ... et la famille ?
M. : Tòòrò t’u la !
M. : Pas de problème, tous sont bien !
Ka a ta midi waati la fo ka na se lansara waati ma :
L'après-midi (à partir du midi jusqu'à 15h) :
H. : I ni tile, Bintu !
H. : Bonjour, Bintu !
B. : Nse, i ni tile, Hawa !
B. : Bonjour, Hawa !
H. : Nse, denmisènw ka kènè (wa) ?
H. : (Merci), les enfants sont en bonne santé ?
B. : Tòòrò t’u la !
B. : Pas de problème !
H. : Ayiwa, ne taara !
H. : Bon, je, continue ... au revoir !
B. : Ko n bè somògòw fo !
B. : Salue la famille de ma part !
H. : U na a mèn !
H. : Eux l'entendront. Adieu !
Ka a ta lansara waati la fo ka na se fitirida waati ma :
En fin d'après-midi (à partir de 15h jusqu'au coucher du soleil) :
I. : I ni wula, Amadu !
I. : Bonjour, Amadu !
A. : Nba, i ni wula, Isa !
A. : Bonjour, Isa !
I. : Hèrè tilenna wa ?
I. : As-tu passé ce jour en paix ?
A. : Hèrè !
A. : Oui, en paix !
I. : Somògòw tilenna di ?
I. : Comment la famille a-t-elle passé la journée d’aujourd’hui ?
A. : Utilenna hèrè la !
A. : Tous les membres de famille l’ont passée en paix !
I. : Ayiwa !
I. : Eh bien !
A. : Ne taara !
A. : Au revoir !
I. : Ala ka tile tò hèrè caya !
I. : Que Dieu te donne le bonheur pour le reste de la journée !
A. : Amiina !
A. : Ainsi soit-il !
Ka a ta fitirida waati la fo ka na se fajiri waati ma :
Le soir (à partir de 19h jusqu'au 5h du lendemain) :
A. : I ni su, Rokia !
A. : Bonsoir, Rokia !
R. : Nse, i ni su, Aïssata !
R. : Bonsoir, Aïssata !
A. : Hèrè tilenna (wa) ?
A. : Tu as passé le jour en paix ?
R. : Hèrè !
R. : Oui, en paix !
A. : Ayiwa ! K'an si hèrè !
A. : Bonne nuit !
R. : Amiina ! K'an kelen kelen wuli !
R. : Ainsi soit-il ! Bonne nuit !
A. : Amiina ! Ala ka su hèrè caya !
A. : Que Dieu augmente le bonheur de la nuit !
R. : Amiina ! K'an bèn sòònin !
R. : A bientôt !
A. : Amiina !
A. : Ainsi soit-il !
Voilà, c'est tout. Soyez bienvenu(e) dans la société bamana ... !!!
1.2 Demandes, ordres, autres expressions
an ka taa ! "partons !" ou "on continue !"
i ka kènè ? "ça va ?" (litt.: "Es-tu en bonne santé ?")
ka sira diya ! "bon voyage !" (litt.: "Que la route rende agréable !")
an ka baara kè ! "au travail !"
bò n kòrò ! "va-t'en !"
a dabila ! "arrête !"
hakè to ! "pardon !"
a ni ce ! "salut ! (litt. : vous et le travail !)"
i ni ce ! "merci !"
i ni baara ! "salut ! (litt. : toi et le travail !)"
i ni fama ! "salut !"
i nyèdon ! "courage !"
i ka hakili ! "fais attention !"
i ka hòn ! "prends !"
a to tan ! "ça suffit !"
tinyè don ! "c'est vrai !"
tinyè tè ! "c'est pas vrai !"
k'an bèn ! "au revoir !" ou "à la prochaine !"
e bè taa min ? "tu vas où ?"
e bè mun kè ? "tu fais quoi ?"
ni Ala sònna ! "s’il plaît à Dieu !"
i de ! "tais-toi !"
i bòra min ? "d'où viens-tu ?"
na dumuni na ! "viens manger !"
1.3 Interjections et particules
Les interjections les plus courantes sont :
awò "oui !"
ayi "non !"
ònhòn "oui !"
bisimila "bienvenue !"
pati "hélas !"
saafurulayi "pardon !"
abarika, abarka "Merci à Dieu !"
naamu "oui !" ou "c'est ça !" (assentiment)
èè "eh !" (étonnement)
waayi"aïe !" (douleur, problème)
kaari "pas du tout !"
amiina "ainsi soit-il !" (réponse aux souhaits et bénédictions)
hatè "parfaitement !"
jaati "exactement !" (syn. de hatè)
aa "ah !" (surprise)
maanu "oh la la !" (marque l'étonnement, l'appréhension)
bugè "bien sûr !"
nba "(réponse masculine à toute salutation)"
nsè, nse "(réponse féminine à toute salutation)"
ayiwa "eh bien !"
walayi, walaahi "au nom de Dieu !"
payi "parfaitement !
layila "mon Dieu !"
yaaladeyi "au secours !"
han "... n’est-ce pas ?"
heyi "hola !"
Des unités rattachées peuvent jouer le rôle d'interjections (si utilisées seules, et à fin d’expressivité ou de communication) même si elles appartiennent, en principe, à d'autres catégories :
Ala "mon Dieu !" ("Dieu")
cè "mon vieux !" ("homme")
abada "en aucun cas !" ("toujours; jamais")
jaati "absolument !" ou "exactement !" (joie)
mais aussi des formes complexes, qui sont autant de locutions interjectives :
n tè ! "je dis non !" ("je" + m. nég.)
dinyè na ! "jamais de la vie !" ("monde" + pp)
baasi tè ! "d'accord !" ("mal" + m. nég.)
abarka Ala ye ! "Merci à Dieu !" (remerciement, après le repas)
tòòrò tè ! "pas de mal !"
d’abord, je suis très désolé d’avoir complètement oublié ce livre à vous recommander dans cette discussion. Ce Cours pratique de bambara de Charles Bailleul*, réédité en septembre 2000 aux Editions Donniya (Bamako), s’adresse à tous les francophones qui désirent apprendre la langue bamana.
Père Charles Bailleul :
Cours pratique de bambara
Sons - Types de phrases – Tons
ISBN : 2-911741-36-6
260 pages
Bamako : Editions Donniya, 2000.
Prix Mali : 5.000 Fcfa ; prix Europe : 15–20 Euro.
A acheter ou commander dans toute librairie** à Bamako. De plus, je recommande d’aller à la presbytère de la cathédrale à Bamako ; là, vous trouvez des matériels scolaires bamana, dont beaucoup de choses de Charles Bailleul (du moins à l’époque. J’y étais plusieurs fois pour aller chercher des matériels bamana).
VIVE LE MALI !!!
Mes souhaits ardents à tous ceux qui se serviront de ce livre pour une meilleure connaissance de la langue bamana. Bonne chance, hgb
* Le Révérend Père Charles Bailleul (www.chbailleul@yahoo.fr), des « Pères Blancs », est auteur des Dictionnaire Bambara–Français (réed. 2000) et Dictionnaire Français–Bambara (rééd. 2006), les meilleurs dictionnaires bamana qui existent (à part revus, corrigés et augmentés par le Prof. Gérard Dumestre/INALCO, Paris, et le Père Michel Lagarde/PISAI, Rome). Aujourd’hui, il est retraité à Bamako-Korofina Nord (Mali).
* * A recommander la librairie « Terre des Mots », BP E 4809, Bamako-Hippodrome, Tél. +223 674 36 78, Fax +223 221 02 42, Email : terredesmots@yahoo.fr . Contactez Mme Marie Wakim.
Je suis très contente et ravie de te revoir. Merci pour la référence de ton livre. j'étais rentrée en contact avec Mr Bailleul quelques jours avant, un gentil homme pleins d'attention. Voici son message pour ma demande: Nadia, Merci pour les voeux de bonne fête de Noël. A vous aussi joyeuse fête ! Dans deux heures avec une nièce en visite nous serons à la messe célébrée en français à la cathédrale de Bamako. Je réponds à vos questions supposant que vous avez trouvé mon adresse sur notre site bamanan.org. Pour une personne désirant prendre racine au Mali, apprendre la langue bambara est une excellente chose, surtout si votre ami est malien. S'il l'est, il doit sans doute parler cette langue avec aisance et il devrait pouvoir vous aider à la pratiquer ne serait-ce que pour vous faire plaisir. Cela vous éviterait de prendre un professeur rémunéré. Le mieux serait pour vous de travailler le 'Cours pratique de bambara' qui vous dévoilerait les petits mystères de cette langue, spécialement tous les types de phrases que l'on met un cerain temps à maîtriser faute d'équivalent en français. Quand vous viendrez au Mali, si vous utilisez un ordinateur ou si vous avez un lecteur de CD, vous pourriez aussi acheter les cinq CD associés à ce livre, soit chez nous à Korofinna-Nord, soit à la librairie du grand hôtel à Bamako. Le bambara fait partie des langues à tons et il vaut mieux reproduire la même 'musique'. Pour ce qui est de vous suggérer des pistes concernant un travail, nous sommes mal placés pour le faire et les diplômés maliens (maliennes) chômeurs (chômeuses) sont légions. Là encore, votre premier recours devrait être votre ami. Je reste à votre disposition pour toute autre question. Bon courage ! P.Charles Bailleul Très sympatique de sa part, vraiment des personnes de valeurs.
si tu as l'amour pour les gens, les gens auront de l'amour pour toi.
bonjour hery,
Oum sè et oum baa C'est ce que j'ai appris à Bancoumana dans le mandé cette année, mais peut-être que j'ai mal compris.
merci de toutes les infos que vous donnez, mais j'aimerais vraiement trouvé méthode audio, y a rien de mieux pr apprendre une langue que d'écouter et répeter même si au début on ne comprend pas tout.
Je travaille de cette façon avec les jeunes somonos, trois d'entre eux ont pu venir l'été dernier dans le jura pour passer dipl^me de moniteur de kayak pr le projet de la base nautique de somonosso sur lequel je travaille en bénévolat avec eux.
J'ai appris l'arabe assez rapidement il y a un certain nombre d'année parcequ j'étais immergée dedans pdt plusieurs mois, malheureusement pr le moment je ne peux aller au mali au mieux 2 fois par an, c'est pourquoi en attendant je cherche méthode audio mais vos connaissances sont une source précieuse
merci
nadine
un GROS MERCI à toi pour m’avoir laissé regarder dans ton post privé pour lire M. le Père Charles Bailleul en version originale ... Ses deux dictionnaires me sont des « accompagnateurs utiles » depuis plus d‘une dizaine d’années ...
Le Révérend Père Charles Bailleul est arrivé de France au Mali en fin décembre 1965. Après les six mois traditionnels au Centre d’Etude de la Langue (C.E.L.), il fut nommé vicaire à la paroisse de Falajè* qui héberge le dit Centre. Vite, son charisme linguistique se manifesta. [...] C’est en raison de son don en question que les Supérieurs de sa famille apostolique l’ont envoyé parfaire sa formation linguistique à l’Université de Dakar. A son retour et jusqu’en juin 1970, il poursuivit son ministère dans la même paroisse. Depuis, et jusqu’aujourd’hui, il a la direction du C.E.L. (Luc Sangare ; extrait de la préface de son Dictionnaire Français – Bambara, 2006)
Les mérites de M. le Père Charles Bailleul en matière de la langue bamana sont inestimables. Vraiment un homme de valeur. Je le tiens en haute estime !
(As-tu su que M. Bailleul était un excellent joueur balafon ?!)
Connais-tu ce lexique sur le net (Lexique Pro : bambara - français - anglais) ?! (je te conseille de l'installer sur ton ordinateur). Pas mal ! Voici ...
je viens de relire votre message. A sa première lecture, je n'ai pas su exactement où se trouvait le village de Bankumana ...
1. Je suppose que nous parlions du même Bankumana, village se situant au bord du fleuve Niger au sud de Bamako, entre la capitale malienne et Kangaba. Il faut dire que ce Bankumana se trouve en zone linguistique du manden-maninka et pas du tout en zone bamana. Entre Bamako et Kangaba, le fleuve constitue une barrière linguistique entre ce deux variantes manding : le maninka à l'ouest, le bamana à l'est. Voir ma carte attachée ! Donc, il serait possible ou même probable que vous avez écouté le maninka et non pas le bamana ... Et pourtant, même en maninka, je ne veux pas croire qu'un /n/ prénasalisé est prononcé ou même mais comme en bamana également.
2. Je lis que vous y travaillez avec des Somono. C.à.d. il y a des Somono à Bankumana. Savez-vous de plus de ces Somono ?! Ils parlent quelle langue (maninka, bamana, variante bozo, autre ?!) ?! Quelle est la part des somono de la population à Bankumana ?! Ils exercisent exclusivement la pêche ?! Ils viennent d'où ?!
Merc d'avance pour votre réponse. BONNE ANNEE 2009 à vous !
bonjour,
merci de partager vos connaissances !
les somonos vivent au bord du fleuve niger, à somonosso exactement à 7kms de bancoumana, visiblement ils parlent le maninka, qu'elle est la part qu'ils représentent dans la population, je n'en sais rien.
J'avoue que je ne me suis pas posé la question, ayant pour mes deux voyages eu bcp de choses à faire en peu de temps, je n'ai pas encore cherché à savoir ce genre de choses.
ils vivent principalement de la pêche et extraction du gravier, j'ai eu la chance de passer une semaine avec eux au bord du fleuve à manger du capitaine midi et soir, et méditer devant des levers et couchers de soleil fabuleux.
Vous pouvez voir le site de l'asso sur internet: www.calaoasso.org et naviguer pr voir nos activités.
Nadine
j'ai votre message que vous voudriez apprendre à parler le bambara avec la famille , je suis proffeseur de bambara , je donne des cours à Bamako et sur le net la pronociation sur skype .
prix : 70 euros par mois
Merci , kambè
abdoul.keita@afrik.com
Heri,
merci pour toutes ces connaissances que tu nous apportes.
Cest plutot impressionnant.
Comme plusieurs autres personnes, j aimerai commencer a apprendre le bamana et/ou maninka.
Mais je me pose juste une question :
mon mari etant ivoirien du nord, et parlant le dioula-malinke-maninka (deja, quel est le vrai terme ?? je pense que le maninka est le plus correcte, etant donné que dioula est à la base une profession et non une langue.. et malinke, cest comme faire la difference entre bambara et bamana), la difference entre le maninka et bamana est elle tres importante ???
Aussi je ne pense pas qu il est aussi facile de trouver des livres pour apprendre le maninka que le bamana... je veux qu il y a moins de livres concernant le maninka.
Quand je suis allée au Mali, j avais emmené avec moi quelques mots et expressions trouvées sur le net, écrites en dioula, selon les termes du site que j ai trouvé. Et la bas, aillant parle longuement avec une jeune fille, elle me rectifiait les termes en bamana. Au final, est ce deux langues totalement differentes ? ou pas ?
je pense qu il y a une certaine racine commune, peut etre comparable au francais et espagnol et italien ??
Je me rappelle mon mari galérer un peu parfois entre sa langue et le bamana parlé a Bamako (on etait dans la capitale)...
« Je leur parle en khassonké, mais ils répondent en bambara. » (un père de famille, Kayes/Mali)
Bonjour Caroline,
laissez-moi d’abord présenter un petit exposé qui répond autant que possible à toutes vos questions posées ... :
Le mandingue (manding) et les langues mandé :
Le manding(ue) fait partie de la famille des langues mandé, elle-même rattachée au phylum Niger-Congo dans la classification de Joseph Greenberg (> The Languages of Africa, 1963).
Les variétés locales du mandingue résultent d’un processus de différenciation ne remontant pas à plus de quelques siècles et constituent un continuum dialectal plutôt qu’un groupe de langues apparentées. Même entre les parlers les plus éloignés, les pourcentages de lexique commun calculé sur la base de la liste de 100 mots de Maurice Swadesh ou d’autres listes analogues restent très élevés (bien au-dessus de 90%), et l’intercompréhension peut seulement se trouver perturbée par des évolutions phonétiques, parfois très divergentes, qui de prime abord peuvent gêner la reconnaissance des variantes locales d’un même terme. Par contre, les langues mandé, comptant entre 60 et 70 en tout, constituent une famille de langues dont l’unité originelle peut être établi par les méthodes de la linguistique comparative, mais dont la séparation remonte à plusieurs millénaires.
Le manding(ue) constitue l’un des éléments de la branche Ouest du sous-groupe du Centre. Par ce terme de manding(ue), on désigne un ensemble de parlers regroupés en continuum linguistique ; le même s’étend de l’embouchure du Fleuve Gambie à l’Ouest jusqu’à la région de Dédougou (Burkina Faso) à l’Est. Les limites au Nord vont de Kayes à Bankass au Mali, tandis que celles au Sud vont de Dabola (Guinée) à Mankono (Côte d’Ivoire) en passant par Macenta (Guinée). Ce continuum comprend une trentaine de variétés qui sont surtout connues sous leur désignation locale respective, chose qui intensifie l’impression de grande hétérogénéité linguistique.
Et le bamana, le jula (dioula, dyula, ...) (1) et le maninka sont les variantes les plus connues et les plus répandues de ce continuum dialectal.
La communauté linguistique mandingue :
Les régions traditionnellement occupées par des populations dont la langue première est l’une des variantes du mandingue constituent une proportion plus ou moins importante du territoire des pays suivants : Sénégal, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire. La prédominance du mandingue est particulièrement marquée au Mali. Des populations de langue mandingue se rencontrent aussi, mais plus marginalement, en Sierra Leone et au Liberia. Sur le nombre de locuteurs du mandingue, en l’absence de données statistiques fiables, on peut estimer que le nombre de personnes ayant comme langue première l‘une des variantes du mandingue n’est certainement pas inférieur à 15 millions (et est peut-être nettement plus élevé). Il conviendrait d’ajouter à ce chiffre un nombre encore plus difficile à estimer de locuteurs d’autres langues utilisant à divers degrés un parler mandingue comme langue de communication inter-ethnique. En effet, dans certaines régions comme l’ouest du Burkina Faso ou le nord de la Côte d’Ivoire, l’utilisation du mandingue comme langue de communication inter-ethnique est générale y compris dans des zones où des divers groupe de locuteurs manding ne représentent qu’une faible proportion de la population.
La désignation des parlers mandingue :
La désignation originelle du terme "mandingue" peut être reconstruite comme *"manden-ka-kan" (-ka = habitant de ; kan = langue), donc la "langue des gens du Manden" .... Le mandingue est donc un terme collectif ne désignant pas une langue ou variante seule ; selon les endroits, les variantes locales du manding peuvent être désignés :
- ou bien par des termes qui sont la forme prise localement par le terme ancien *manden-ka-kan : mandinka(kan), maninka(kan), manenka(kan) ou maninkamori(kan), marika(kan), mèèka(kan), maninkaxanwo, maninkaa, etc. etc.
- ou bien par des termes faisant référence à une région particulière : xasonka(kan) "langue des gens du Khaso" (à l’ouest de Kayes/Mali), fuladugukakan "langue des gens du Fouladougou", maukakan "langue des gens du Maou/CdI", woroduguka(kan) "langue des gens de Worodougou", wojènè(kan) "langue des gens du Wojènè/CdI), kitamaninka(kan) "langue mandingue des gens de Kita", wasulunka(kan) "langue des gens du Wasoulou, etc. etc.
- ou bien par des termes se référant à un groupe ethnique : bamana(kan) ou bamanan(kan) "langue des Bamana(n) ou Bambara"(2), jula(kan) "langue des Dioula"(2), koyaga(kan) "langue des Koyaga", kakolo ou kagoro "langue des Kagoro", koro(kan) "langue des Koro", jaxana ou diakhanke "langue des Diakhanke" (Guinée, Sénégal), le konyaka(kan) "langue des Konya" (Guinée), etc. etc.
- ou bien ou non (?) par d’autres termes (que je ne sais classer clairement, par manque de connaissance, dans un des trois groupes précédents) : maniya(kan) (Liberia), nyoxolonkan (Sénégal), bolon ou bo(ka) (Burkina Faso).
Lectures à recommander : Galtier, Gérard 1980. Problèmes dialectologiques et phonographématiques des parlers mandingues. Thèse du doctorat de 3e cycle de linguistique. Universités Paris III et VII. Vydrine, Valentin F. 1994. « Who speaks ‚Mandekan"? A note on current use of Mande ethnonyms and linguonyms », dans : Mande Studies Association (MANSA) Newsletter 29: 6-9.
Le Mandé et le Mali :
Les deux termes de Mandé et Mali sont à l’origine deux variantes du même terme (empire Manden ou empire du Mali), et je tiens encore une fois à y faire attention pour éviter des confusions.
Le terme de Manden ou Mandé est fondamentalement un terme géographique désignant la haute vallée du Niger, de part et d‘autre de l’actuelle frontière entre le Mali et la Guinée. Mali est à l’origine une simple variante de ce terme, usitée dans les langues de peuples voisins des "Mandingues" mais pas par les "Mandingues" eux-mêmes. Cette région au sud de l’actuelle capitale du Mali, Bamako, a été au 12e siècle le centre à partir duquel s’est développé un empire, que les "Mandingues" eux-mêmes désignent du même terme de Manden, mais qui est généralement désigné par les historiens comme empire du Mali. Aujourd’hui, les termes Mandé/Manden et Mali ont une signification primaire géopolitique qui désignent, selon le contexte, ou l’actuelle République du Mali ou l’empire du Mali (ou l’empire du Manden) à son apogée au 14e siècle. La signification du dernier terme recoupe celle de l’aire culturelle Mandé qui est toutefois moins limitée dans le temps.
Les linguistes pour leur part on repris le terme de Mandé pour désigner la famille linguistique, au sens génétique du terme, dont fait partie le manding(ue). Dans cette acception, ce terme s’applique argitrairement à une famille comprenant des langues qui, du point de vue historique et géographique, n’ont rien à voir avec le Mandé ou Mali au sens géographique ou historique du terme. La séparation des langues mandé remonte en effet à plusieurs millénaires, et rien ne permet de localiser leur ancêtre commun dans lan région où s’est développé il y a quelques siècles l’empire du Mali.
D’ailleurs, au moment des indépendances en Afrique, le terme de Mali, a été repris pour désigner ce qui était à l’époque coloniale le Soudain Français. Il s’agit là d’une désignation plutôt symbolique, car le territoire de l’actuel Mali n’est absolument pas identique avec celui de l’empire du Mali à l’époque ; il n’englobe qu’une partie de l’ancien empire, et englobe par contre des territoires qui n’ont jamais fait partie de lui.
..... c’est bien beau, tout ça ..........................
Caroline, je crois (et espère) que cet exposé susmentionné a répondu essentiellement à vos questions posées.
La différence entre le maninka et le bambara ainsi qu’entre le jula et le bambara est réelle, surtout sur le plan phonologique (p.ex. le maninka de Kita a 5 voyelles, le bambara en a 7, de plus, le maninka a perdu une opposition de longueur vocalique propre au bambara) et aussi sur le plan lexical (autant que je sache, le vocabulaire du jula comprend plus de mots empruntés que le bambara, surtout des mots français quoiqu’il existe des pendants mandingues. Le fait que le jula a beaucoup emprunté est dû, je pense, à la grande mobilité d’un grand nombre de ses locuteurs), en fait, mais un locuteur maninka ou jula et un locuteur bambara peuvent se comprendre l’un à l’autre. Sans problème.
Vous dites "je ne pense pas qu il est aussi facile de trouver des livres pour apprendre le maninka que le bamana" ... C’est sûr. Moi, je ne connais qu’un seul manuel maninka mais il y a plusieurs en bamana. Le bamana est la langue la plus étudiée et la plus connue de toutes les langues mandé. Donc, il y a aussi beaucoup de matériel.
Si vous aimez apprendre le jula, il y a un très bon manuel et aussi une description du jula de la région de Kong, présentée dans la thèse d’Aby Sangaré :
Dumestre, Gérard 1974. Kó dì? Cours de dioula. Abidjan : CERAV, 308pp. (presque entièrement en jula)
Sangaré, Aby 1984. Dioula de Kong (Côte d'Ivoire) : Phonologie, Grammaire, Lexique et Textes. Vol.1-3. Université de Grenoble. Thèse de doctorat de 3e cycle.
Quant au maninka, je ne connais qu'un seul manuel et depuis peu une description détaillée du kitamaninka :
Friedländer, Marianne 1992. Lehrbuch des Malinke. Leipzig : Langenscheidt und Verlag Enzyklopädie. (en allemand)
Creissels, Denis 2009. Le malinké de Kita. Un parler mandingue de l'ouest du Mali. Köln : Köppe.
Petite remarque aux ouvrages mentionnés : je crains que c’est très difficile à les recevoir (sauf Creissels). De plus, sans connaissances linguistiques, les ouvrages de Sangaré et de Creissels ne vous servent à rien, et Dumestre est plutôt pour les Ivoiriens (Dumestre a longtemps enseigné à l’Université d’Abidjan). Je crains qu’aucun de ces livres-ci ne vous convient pour apprendre le jula ou le maninka.
Finalement, moi je vous recommande en aucun doute d’apprendre le bambara. Il y a des manuels en français, en anglais et en allemand. Voici les plus importants ouvrages (manuels, dictionnaires, grammaires) en français :
Bailleul, Charles 2007. Dictionnaire Bambara-Français. 3e édition. Bamako : Donniya, 476pp.
Bailleul, Charles 2006. Dictionnaire Français-Bambara. Réimpression. Bamako : Donniya, 378pp.
Bailleul, Charles 2005. Cours pratique de Bambara. Bamako : Donniya, 316pp.
Dumestre, Gérard 1992. Le bambara du Mali : Essai de description linguistique. 2 tomes. Paris : Linguistique Africaine.
Dumestre, Gérard 2003. Grammaire fondamentale du bambara. Paris : Karthala, 422pp.
Tous ces ouvrages sont bien disponibles : les dictionnaires de Charles Bailleul représentent aujourd’hui en principe "le! dictionnaire standard" du bamana. Pour apprendre la langue, il faut le Cours pratique de Bambara. Quant aux livres de Dumestre, il faut dire qu’ils ne sont forcément pas nécessaires pour l'apprentissage (mais sont dûs d’abord pour linguistes).
VIVE LE MALI !!!
Bon week-end à vous, hgb
(1) Le terme dioula provient du mot mandingue jula qui veut dire "marchand, colporteur (ambulant)" (voir aussi Bailleul 2007). Cela reflète une réalité historique (et aussi moderne) : la pénétration des "Mandingues" au nord de la Côte d’Ivoire, puis à l’ouest du Burkina Faso, se passait sous forme d’une expansion commerciale ; ces commerçants ont dominé pendant des siècles le commerce d’or, du sel, des noix de cola etc. entre la savane et la forêt tropicale. Venant d‘empires du Ghana et du Mali, ils ont emigré aux plusieurs régions de l’Afrique de l’Ouest. Jusqu’à aujourd’hui, leurs descendants sont connus sous les noms de Dioula, Wangara, Yarse, Marka et Dafing. Même aujourd’hui, les Dioula occupent la niche sociale des marchands et financiers, mais aussi des artisans. Cependant, il y a bien sûr des Dioula dans d’autres domaines professionnels, tels que l‘agriculture, le trafic (taxi), le garage, l‘armée ...
Donc, votre affirmation que le dioula "est à la base une profession et non une langue", n’est pas du tout correcte. Le jula est tout à fait une langue ainsi qu’un groupe ethnique qui est premièrement et essentiellement associé à ses activités commerciales, comme les Bozo sont associés à "pêcheurs". De tels classements sont le plus souvent de grandes généralisations qui ne correspondent entièrement pas à la réalité ... Souvent, on qualifie le jula (véhiculaire) de "langue des marchés". Donc, le terme jula comprend en fait une profession mais le terme d’un groupe professionnel s’est transformé en un ethnonym et linguonym ... Il faut ajouter encore que le jula n’a pas de bonne image comparée au bamana et autres langues mandingues.
Le terme linguistique jula couvre plusieurs entités différentes : d’abord, il s’agit du jula comme langue véhiculaire en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, parlée par 3 à 4 millions de personnes au Burkina Faso et 5 à 7 millions en Côte d’Ivoire. Secundo, jula est le nom commun des variétés mandingues locales dans le Burkina Faso, très limité dans le Mali , mais surtout en Côte d’Ivoire, où leur nombre dépasse 25. Les représenants des plus essentielles variétés de jula sont le jula parlé autour de Sikasso (Mali), le jula au Burkina Faso (1 million de locuteurs), celui de Kong et Bondougou (en Côte d’Ivoire), et celui d’Odienne (aussi qualifié de wojènèkan, en Côte d‘Ivoire). En troisième lieu, le terme jula (dioula) est, dans ces pays, à peu près synonyme de mandingue : tout Maninka ou Bambara venant dans ces pays est considéré comme un Jula (Dioula).
Le terme ethnique de dioula est difficile à expliquer car il a changé au cours de l’histoire, à partir d’une catégorie socio-professionnelle (commerçant musulman) via une catégorie peu nuancée (Nordiste) jusqu’au spectre d’une idéologie nationaliste de l’Ivoirité aujourd’hui, c.à.d. depuis 1995 (peuple dioula suspecté de ne pas être de vrais Ivoiriens mais d’être des migrants des pays voisins comme le Mali, la Guinée et le Burkina Faso). Les plaies du colonialisme s‘y sont ravivées de nouveau : des identités situationnelles ont durci par des processus coloniaux et postcoloniaux. On a "construit" des ethnies par des habitants d’une région, par un groupe professionnel, par des adeptes d’une religion, etc. qui se comprennent aujourd’hui elles-mêmes en tant que telles, et se démarquent d’autres ethnies. De certains intérêts et constellations politiques ainsi que l‘intentionnelle propagation de l’hostilité peuvent avoir pour résultat que ces "nouveaux" groupes deviennent des ennemies mortels. Un scénario qui se joue toujours et encore en Afrique ...
(2) Bamana(n) est le terme par lequel s’auto-désignent les membres de ce groupe ethnique, le plus grand au Mali d’aujourd‘hui. Le terme de Bambara (Banbara), consacré par l’administration coloniale, est une variante utilisée par d’autres peuples (p.ex. les Fulbe) pour désigner l’ethnie en question et sa langue. Très probablement, la forme de Bambara est originelle, parce que celle de bamana (bámàná, à une suite de tons haut-bas-haut) se dérive de banbara d’une façon tout à fait régulière : d’abord la simplification de la combinaison consonantique *-nb- > -m-, puis la nasalisation de la consonne de la syllabe finale *-r- > -n- en raison de la précédente syllabe nasale (-ma-). Sans doute, les Bambara portent ce nom depuis l’époque de l’établissement des empires guerriers de Ségou et du Kaarta (depuis la fin du 17e au 19e siècle). La formation du groupe ethnique bambara s’est passée dans le cadre de ces empires, dans une opposition farouche aux peuples voisins musulmans, et son sémantisme comporte donc une idée de l’opposition à l’islam. (voir un autre message de moi sur ce forum : http://voyageforum.com/v.f?post=1896324;search_string=bamana). Aujourd’hui, le bamana est la langue la plus importante au Mali, et est souvent considéré par la population du Mali comme "la! langue malienne" par excellence. En dehors de plus de 3 millions de Bambara, il est utilisé comme langue véhiculaire par la majorité des autres Maliens et Maliennes. De plus, le bamana est, en quelque sorte, la seconde langue du pouvoir car, lorsque les hommes politiques ne s’expriment pas en français, ils utilisent le bamana pour se faire comprendre de tous. Sans oublier que le bamana en tant que langue véhiculaire est parlé au Sénégal le long du chemin de fer Dakar-Bamako, et partout dans le monde dans les milieux de la diaspora malienne. Le bamana existe sous différentes formes : d’abord, il s’agit du "bamana standard" dont la base est la variante de la capitale du pays, Bamako (cette forme se répand de plus en plus partout au Mali), où se sont mélangés tous les parlers bamana du Mali, avec en plus des influences manenka et manding-ouest. Puis, ce sont les dialectes locaux, parfois fort différents du "bamana standard". Quant au statut des langues au Mali, telles que le bamana, le français (langue de l’ancien colonisateur), et autres langues locales, il faut dire qu’il n’est pas identique et plutôt que de parler de diglossie (langue nationale / le français), il est à préférer de parler de "diglossies enchâssées" (Calvet 1987), entre le français et la langue locale dominante, le bamana, ou le français et les autres langues locales d’une part, et entre le bamana et les autres langues locales d’autre part. Sur ce point, le Mali appartient bel et bien à la catégorie des pays où s’organise selon les termes de Calvet (1987) un "plurilinguisme à langue dominante minoritaire".
j ai toujours eu un grand intéret a la culture Mande depuis que je connais mon mari (2002) mais maintenant j ai vraiment l intention de me documenter plus serieusement sur l histoire du Manden, sa culture, et ses langues.
Dans un precedent post ou je parlais du ngoni, tu m avais conseillé le livre "mande music : traditional and modern music of the Maninka and Mandinka of western Africa" d Eric Charry.
Je l ai commandé sur le net depuis, et devrais le recevoir d un jour a l autre.
Dans un meme temps j ai aussi acheté deux courtes versions de l epopée de Sunjata regroupées dans un meme livre de ledition anglaise Penguin classic. http://www.amazon.co.uk/...267987860&sr=8-1
l histoire est a l etat brut sans aucune explication historique ni rien du tout. donc je ne le recommanderai pas a quiconque qui ne connait pas vraiment l histoire de cette épopée (mais cetait £2.49 !!!)
autrement plus tard, je compte me procurer "Sunjata:a west african epic of the Mande peoples" (http://www.amazon.co.uk/...267987860&sr=8-2 )
L auteur explique de facon assez precise le contexte de cette épopée (on peut lire toute l introduction en cherchant ce livre dans la fonction livres de google)..
Le prix est abordable et je pense que generalement les auteurs des livres en anglais ecrivent de facon mieux correcte les vrais termes (Sunjata au lieu de Soundiata, Manden, Maninka et j en passe).
Bref, cest juste une idée pour ceux qui sont a l aise avec la langue anglaise.
Par contre, il est vrai que plus tard, je compte me procurer le livre "Kuyaté, la force du serment" car beaucoup de forumeurs ici semblent recommander ce livre (et Heri en premier !).
Bref, et pour l apprentissage de la langue, oui, j avais noté que tu recommandais les livres de Bailleul, surtout son cours pratique.
Mon seul probleme est que je ne peux les avoir tous en meme temps etant donné que je suis limitée niveau argent (le smic anglais n a rien a voir au niveau smic francais, et ma premiere priorité avant tout est d enfin arriver a vivre avec mon mari, toujours coincé en Cote d Ivoire pour le moment, immigration laws...). Cest pour cela que je dois faire une grande selection dans mes choix de livres en conciliant le serieux des auteurs et les prix.
Mais d un autre coté, j ai trop hate de les lire tous en meme temps et de m y mettre enfin serieusement au bamana (oui finalement, je suis ton conseil Heri, d apprendre le bamana avant tout).
Enfin, cest un post plutot personnel. mais je tiens vraiment a remercier Heri pour toutes les precisions qu il nous apporte concernant le Mali et toute la culture qui va avec. Un vrai passionné comme ca, cest super.
Tu as bien compris ... Pour comprendre, il faut connaître l'épopée de Sunjata ! Le livre qu tu aimes recommander, je ne le connais pas mais je connais bien David C. Conrad, même personnellement (rencontré à une conférence au Pays-Bas). Lui est un des historiens les plus renommés de l'histoire du Mandé. Donc, je te le recommande moi aussi ... Choisir Conrad, tu me manques pas du tout (il y a un grand nombre d'Américains qui se sont plongés dans l'histoire du Mandé.
Bon, Eric Charry est un must si l'on s'intéresse à la musique du Mandé. Un ouvrage magnifique !
Quant au bambara, oui, ce sont avant tout Bailleul et Dumestre ...
Ton mari est d'où en Côte d'Ivoire ?! Quelle ville ?!
Bonne semaine à venir, hgb
P.s. : Si tu as des questions, n'hésite à les poser ! Si tu veux, en privé ...
bonsoir,
cest drole ca, car au moment meme ou tu me demandais les origines de mon mari, je t écris un message privé sur cela juste avant de lire ton message !!
j ai recu aujourd hui le book d Eric Charry, et cest vrai que cest massif !!
Moi aussi je le recommande vraiment a tous ceux qui s interessent a la musique mandé.
Je pense que je vais me procurer le livre de Conrad d ici peu. car meme Charry parle de lui dans son livre.
Si tu aimes avoir une bibliographie de David C. Conrad, fais signe !
Petite question, tu maîtrises allemand ?! Mon ami a écrit un magnifique livre ethnomusicologue (une thèse) sur les jenbefòlikèlaw de Bolibana et Badialan à Bamako :
Non je connais pas l allemand.
Par contre je serais interessée davoir la biographie de Conrad.
Sinon j ai une ou deux questions.
En fait, on dit que l Afrique en general est terre ou cest la tradition oral qui prevaut sur l ecriture.
Vrai mais est ce vrai dans tous les pays, cultures africaines ?
L Afrique australe est bien differente de l Afrique du Nord, et l Afrique de l ouest par rapport a l est.
J en suis sure qu l Est a un grand passé concernant l ecriture (je pense aux ethiopiens avec leurs vieux textes en amharique).
L Afrique du nord est influencé par la religion musulmane et donc l ecriture de l arabe.
Alors je sias pas, est ce seulement en Afrique de l ouest (ou meme seulement chez les peuples Mandé) que le concept de griot existe ? Et le jembé, je ne peux pas croire que le jembe est seulement originaire d Afrique de l ouest. Cest bien connu qu on utilise cet instrument d un village a l autre pour se dire les nouvelles.
Et transmettre l histoire oralement ne peut etre qu un concept mandé (griot oui en tant que tel que cest un metier bien defini sous une caste bien définie) ?
a+
bonne soirée a tous
il faut que je commence a lire mandé music de toute facon !!
Voici un extrait de la bibliographie de David C. Conrad (Oswego University, New York) :
- 1981. The Role of Oral Artists in the History of Mali. London.
- 1985. „Islam in the Oral Traditions of Mali: Bilali and Surakata", Journal of African History 26: 33-49.
- 1990. A State of Intrigue: The Epic of Bamana Segou According to Tayiru Banbera. Oxford.
- 1992. „Searching for History in the Sunjata Epic: The Case of Fakoli", History of Africa 19: 147-200.
- & Barbara E. Frank, eds. 1995. Status and Identity in West Africa: Nyamakalaw of Mande. Bloomington and Indianapolis.
- 1999. Epic Ancestors of the Sunjata Era : Oral tradition from the Maninka of Guinea. Madison.
- 1999. „Mooning Armies and Mothering Heroes: Female Power in Mande Epic Tradition", in R.A. Austen (ed). In Search of Sunjata: The Mande Oral Epic as History, Literature, and Performance. Bloomington and Indianapolis.
- 2001. „Reconstructing Oral tradition: Souleymane Kante’s Approach to Writing Mande History", Mande Studies 3: 147-201.
- 2002. Somono Bala of the Upper Niger: River People, Charismatic Bards, and Mischievous Music in a West African Culture. Leiden.
Autres historien(ne)s du Mandé : Akare John Aden, Jean-Loup Amselle, Noemie Arazi, Laura Arntson, Catherine Ash, Ralph A. Austen, Alpha Bah, Maladho Siddy Balde, Boubacar Barry, Ismaël Barry, Jean Bazin, Rogier Bedaux, Stephen Belcher, Alice Bellagamba, Robert Bellinger, Manuel Braga, Stephan Buehnen, Stephen Bulman, Brahima Camara, Seydou Camara, Larry Childs, Youssouf Tata Cissé, Victoria B. Coifman, Graeme Counsel, Brandon County, Mary Y. Curtis, Paulo F. de Moraes Farias, Mamadou Dian Cherif Diallo, Eduardo Costa Dias, Mamadou Diawara, Armelle Fauré, Edda Fields-Black, Barbara Frank, Daouda Gary, Tim Geysbeek, Cornelia Giesing, Odile Goerg, Thomas Hale, Biaby Boubacar Hama, Walter Hawthorne, Christopher Hayden, David Henige, Eugenia Herbert, Nicolas Hockin, J.F.P. Hopkins, Jose da Silva Horta, Allen Howard, Pascal Imperato, Gordon Innes, Jan Jansen, John W. Johnson, Lansine Kaba, Wa Kamissoko, Allaye Karambe, Richard Kuba, Susan Keech McIntosh, Roderick J. McIntosh, Martin A. Klein, Alpha Oumar Konaré, Y.F. Koné, Theodore L. Konkouris, Lancei Kouyaté, Dierk Lange, Baz Lecocq, Nehemia Levtzion, Carlos Lopez, Gregory Mann, Cheick Oumar Mara, Pekka Masonen, Claude Meillassoux, Mohamed S. N’Daou, Bocar N’Diaye, Djibril Tamsir Niane, Kjell Nyland, Emily Lynn Osborn, Yves Person, David Robinson, David Skinner, Moussa Sow, Jeanne Toungara, Aboubacar Toure, Konrad Tuchscherer, Susan Vogel ...
En fait, l’oralité prévaut sur l’écriture, et pourtant, l’oralité joue toujours un rôle important en Afrique, malgré l’existence des écritures de nos jours : la littérature orale n’est pas du tout une littérature morte (voir la jeliya au Mali qui est pratiquée toujours). Sinon, quant aux différentes écritures africaines, lis les deux articles ci-dessous ...
Et le jembé, je ne peux pas croire que le jembe est seulement originaire d Afrique de l ouest. Cest bien connu qu on utilise cet instrument d un village a l autre pour se dire les nouvelles.
Lis Charry ! D’abord, le jenbe n’est pas le seul tambour en Afrique. Secundo, c’est vrai, l’origine du jenbe n’est pas de toute évidence ; on le trouve au Mali, en Côte d’Ivoire, en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Mais la parenté typologique (forme, grandeur, cordage), le voisinage régional, des processus de migration depuis le 13e siècle laissent supposer que les Maninka resp. les commerçants mandingues et, dans la moindre mesure, les Wasulunka l‘ont diffusé ...
Mon père jouait de plusieurs instruments.
Il jouait le tama, comme j’ai dit. Il a beaucoup joué le ngoni, c’est un instrument à trois cordes, qui a le même accord que la guitare. Il jouait le tchoung, qui est un instrument typiquement de la région de Ségou, au Mali, le bonglolo, un petit tambour joué avec une baguette et une main, et le jembé. Il a appris à jouer le jembé dans son voyage au Mali.
Moi, j’ai choisi le jembé parce que ça me plaisait, quoi.
Mon métier-même, c’est le jembé. Le jembé, ce n’est pas un instrument dafing – on n’a jamais vu un mariage dafing avec un jembé ! – c’est un instrument mandingue : je suis un jembé-fola malinké. (Dramé/Senn-Borloz 1992: 165)*
Bon week-end, hgb
* Dramé, Adama/Arlette Senn-Borloz 1992. Jeliya: Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. (ouvrage à recommander !!!)
oui j ai commencé Charry et je viens de decouvrir que le jembé n est juste qu un type de tambour !!
Je lis ce book lentement pour bien comprendre, surtout la partie historique, a relire et relire !!!
bientot je vais commencer a attaquer le chapitre sur la musique des chasseurs...
mais jusque la je suis plus que satisfaite sur la qualité de ce livre !!
Je suis très désolé de ne pas avoir réussi à accrocher les deux scripts pdf (systèmes d'écritures africains)* comme avisé dans mon message ... Je ne sais pourquoi (peut-être que ce n'est pas possible de les accrocher du tout) : si j'ai choisi le document et tape sur "Télécharger l'image", on me dit "Proxy Error". Je ne comprends pas ça !
Bon dimanche, hgb
* African scripts et Competing Scripts: Autochthonous African writing systems and Roman Orthographies.
J'aimerais avoir une petite traduction en malien le plus rapidement possible svp. Message: Désolée pour tout Niaki tu sais que je tiens beaucoup à toi et que…
Encore, encore... mes enfants t'en réclament... des contes en bambara si t u en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance Bonsoir Anusara, voici…
Devinettes bambara De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont…
LA GÉOGRAPHIE DU MALI MBAALAANDI LEYDI MAALI Le présent petit texte parle un peu, tout un peu, de la géographie du Mali, en maasinankoore, le fulfulde du Mali,…
"I created the African Languages Universe for a proud, playful, and accessible reclaiming of our languages in homes and imaginations, from ages 7 to 77" (Diaddou Cissé, founder of Univers des Langues Africaines)
A bridge between generations, continents, and languages
Since its beginnings, Univers des Langues Africaines, an independent publishing house, has had a simple yet powerful dream: to bring African languages to life in homes, schools, games, and everyday conversations. This dream grows with every word passed on, every language rediscovered, every child who speaks their first words in Soninke, Lingala, Bambara, Wolof, Pulaar...
Today, Univers des Langues Africaines has become:
an educational, accessible, and multilingual publishing house,
a brand committed to intergenerational transmission,
a lively, playful, and reality-connected learning space.
Children of the African diaspora, regardless of their level in Soninke, Wolof, Bambara, Lingala..., all face the same issue: the lack of books in their heritage languages tailored to them. Univers des Langues Africaines was born to fill this gap by offering simple and fun books and supporting them in learning African languages. Whether you're a minor, an adult beginner, a parent wanting to pass on their language to their child, or an African language enthusiast, Univers des Langues Africaines has a program suited to your needs!
At Univers des Langues Africaines, we offer:
conversation manuals or guides (Bambara, Lingala, Soninke, Wolof, Pulaar...); the books consist of lessons accessible to everyone, with exercises, reviews, and audio to easily speak the language.
games for children; tools adapted for kids to gently discover African languages.
online language courses, tailored for adults and children, interactive and immersive; they allow you to master an African language while discovering its cultural richness.
In short: manuals, games, and online courses—everything you need to learn (or relearn) an African language, at any age and at your own pace.
LAfrican languages deserve more than just a memory: they deserve to be lived, spoken, and loved.
A real gem for those who want to connect with their roots or discover an African language. The explanations are simple, and I really appreciated the cultural examples included in the book. Highly recommended. (Fatoumata T)
Manual: "Bambara in 30 Days"
Bambara in 30 Days is a manual and conversation guide specifically designed to help learners communicate in many everyday situations. This educational tool is aimed at anyone wanting to learn Bambara (bamanankan), regardless of their level: from beginners to advanced speakers looking to improve.
Several themes are covered: greetings, how to introduce yourself and apologize, family, numbers from 1 to 100, meals, emotions, transportation, currency, shopping, parts of the human body, days of the week, how to ask a question, how to ask for the price or age, how to count money, other types of questions, colors, traveling, blessing formulas for Muslim holidays: e.g., Tabaski (seliba) or Korité (selifiitinin or selidennin), and family events: e.g., birth (bangeli), marriage (furu), death (saya or fatuli)... ultimately, tools needed to communicate in many everyday situations.
The lessons (kalansen) are organized by theme, ranging from the alphabet to common expressions. All lessons include corrections (jaabi) to reinforce learning and correct mistakes. They cover various topics like greetings, numbers, family, etc. (see above) and are designed to be progressive, allowing for skill development. Each lesson is accompanied by practical exercises to apply the knowledge. After every set of 5 lessons, there’s a review (seginkanni) to consolidate what’s been learned.
In summary, the manual consists of...
30 lessons with 6 reviews
Over 50 audio files available online
Over 100 exercises (baarakɛ) with answer keys
A small vocabulary section in each lesson
Blank "notes" page at the end of every lesson
The audio files help facilitate learning. They are accessible via a specific link that should only be used by the manual’s purchaser.
African languages, like Bambara, play a crucial role in the culture and identity of African peoples. Learning them helps preserve traditions and local knowledge. Bambara is the most widely spoken language in Mali and a key lingua franca for communication in West Africa. It’s rich in idiomatic expressions and proverbs, reflecting the wisdom and culture of the Manding peoples. Moreover, it’s taught in schools and used in local media (to learn more, see here). In general, linguistic diversity in Africa is immense, with thousands of languages spoken across the continent.
Hi everyone,
I’m thinking about going on a language trip in the next few months and I’m wondering how to prepare well before leaving.
I feel like going without at least some basics can be frustrating at first, especially for speaking.
So, I have a few questions:
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method?
What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)?
Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊
Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Salut,
voila je vais partir tout seul en passant par la Chine je voudrais y rester un bon bout de temps (environ un an, vous croyez que ca serait suffisant pour baragouiner un peu la langue????) .
Je voudrais donc savoir s'il y a un site internet, ou si qlq1 peut m'aider en live, qui donne les bases de la langue :
pour comprendre l'alphabet et les signes.
pour comprendre comment se forme une phrase.
enfin voila quoi juste des bases "toutes bête"
Merci pour votre aide ^o^
PS: mon but sera de parler un tout petit peu pas d'écrir ni rien, mais quand même de pouvoir lire un minimum aussi...
Hi everyone!
I’m Tina, and I’ve organized French group trips to China for over 10 years. Over the years, I’ve noticed that the language barrier is the biggest stress for travelers—especially when ordering food, asking for directions, or negotiating in markets!
Today, I want to share 5 essential Chinese phrases I’ve taught my travelers—they’re simple, easy to pronounce, and work in 90% of travel situations:
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors).
谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother.
多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!).
请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works!
我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free.
Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help!
Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
Hi everyone, and thanks in advance for your help! I know this forum is really great, and I feel a bit awkward posting this request... I speak a little Polish, but not that well, especially when it comes to slang or colloquial speech... Someone said to me the other day: "kurwa ty kurwa". Of course, I know what the word "kurwa" means, but when someone is really angry, I’m not sure how to interpret this phrase. Could you please help me by giving the French equivalent? I’m really sorry for this somewhat unusual request, but it’s very important to me. Thanks!
Hi everyone, my partner is Malian and I’d love to be able to say sweet things to him in Bambara, as well as learn some polite phrases. Thanks for your help! 😊
Here are a few examples:
I love you
My love
My heart
My life
You’re the man of my life
I care about you
I want to live with you
Kiss me
I miss you
Thank you
Please
Hello
See you soon
Je vais partir en octobre pour 1 mois en Géorgie. Je suis actuellement à le recherche d'un assimil de Géorgien, or il semble qu'il ne soit plus édité. J'ai fouillé un peu le net mais pas moyen d'en trouver un d'occasion. Mes questions sont donc :
- Savez-vous si je peux en trouver un d'occasion quelque part ?
- Connaissez-vous un équivalent sympa à l'assimil pour le Géorgien ?
C'est juste histoire d'avoir quelques légères bases, pouvoir lire quelques panneaux etc, parce que parlant uniquement anglais et français ça risque d'être parfois un peu short je pense.
Hi there! I’m currently working on a project and came across a text that seems to be in Khmer. Would anyone know how to translate it or at least point out the main themes/info it contains? There are a lot of "garbage" characters in it. Thanks!
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ?
Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise.
Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန်
Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère.
https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos
Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans.
https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase :
--> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau "
J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है
Est-ce exact ?
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma.
Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò.
A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò.
U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un garçon qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour.
Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn."
Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou."
Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna.
Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan.
Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan.
Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye:
– Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye.
– Ko haan ?
– Ko awò.
– Ayiwa, ko baasi tè !
Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko :
– E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ?
A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle.
Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi :
– Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène.
– Quoi ?
– Parfaitement !
Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme.
– N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ?
Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo.
Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la.
Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait.
Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents.
Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte.
Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko :
– Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye.
Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit :
– Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle !
Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait.
Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit :
– C'est bien !
Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse.
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò :
– Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan !
Sanyò sinna k'i jò, ko :
– E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ?
A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko :
– Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ?
A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko :
– I kana to i ka n tòn ci dè !
A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò :
– I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè !
Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko :
– Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan !
A bolila ka se o ma, a ko :
– Cè, e dun bolikun ?
– Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè !
Cè ko :
– Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ?
Bo ko :
– K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so.
N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna :
– Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné !
Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement :
– Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ?
Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors :
– Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ?
L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha :
– Eh toi, ne va pas me briser la nuque !
Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient :
– Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela !
Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent :
– Mais ne nous écrase pas comme cela !
L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin.
– Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ?
– Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser !
L'ami se mit à rire :
– Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ?
Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac :
– Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ?
Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè.
Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux.
Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte.
C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe.
Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit.
Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage !
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Lors de mon dernier voyage à vélo, jai acheté un t-shirt sur un marché de vêtements d'occasions en Thaïlande.
Le texte du t-shirt a bien fait maré les Thaïs😂. De ce que j'ai compris de leur anglais (mauvais) grâce à mon anglais (mauvais) et après avoir essayé quelques traducteurs : c'est ta femme qui commande, tu fais le ménage, tu fais la vaisselle et si tu sors, ce n'est pas pour boire avec tes amis mais pour faire les courses.
L'essence du message est là je crois, mais si quelqu'un pouvait m'apporter des précisions. Merci pour votre aide 😀
De plus, trouvant les motifs sympas et ne connaissant pas la signification ...
... Je me le suis fait tatouer dans le dos ...😬
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait?
J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction.
लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Bonjour,
Je cherche à savoir quel est le sens d'une expression employée par feue ma grand-mère vietnamienne quand elle était énervée :"Baanotia ! ".Merci pour votre aide.
Bonjour, je souhaiterais connaître la signification de cette écriture que je trouve très belle et me la faire tatouer lors d'un futur voyage en Thaïlande 😊 ( vu le contexte actuel j'ai encore du temps devant moi )
Merci pour votre aide.
Bonjour a Tous,
Pour toute personne voulant traduire des messages de l'arabe académique ou dialect Nord Africain en franacais ou en anglais dans la mésure du possible et vis versa , je suis disponible a vous apportez de l'aide .
Bonne Journée
Salutations