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Le Cap Nord à vélo
Bonjour à tous: qques chtites questions pour ceux qui ont fait le cap nord à vélo

Nous voudrions savoir la distance moyenne entre Oslo et le Cap Nord, avant de trouver une carte correcte, et le temps que cela vous a pris. En effet, nous recherchons les aéroports les plus proches (et facilement utilisables) du Cap car nous pensons qu'elle est un peu grande pour trois semaines. Nous sommes deux francs camarades de jeu ayant l'habitude de prendre les plus petits chemins possibles à vélo, et dans les discussions que j'ai vu, on a bcp citer la route N je n'sais quoi y allant directement.

Donc à ceux qui ont compris le message, parce que je suis un peu crevé et j'ai du mal à m'exprimer, un gros merci d'avance !!!!
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Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.

Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/

Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/

Et celui de 2016 est ici :

sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !



============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.

Présentation

En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !

Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.

Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.

A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.

Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.

Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.

Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !

Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.

En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)

Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen

J1 : Jeudi 9 juin 2016

En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.

Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.

Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.

J2 : Vendredi 10 juin 2016

A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.

Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.

Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.

Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.

Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.

Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.

Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(

Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.

Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.

Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.

Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.

Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.

Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.

Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.

La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.

C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.

Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.

Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.

En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.

Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.

Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.

Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.

Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.

Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.

Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.

Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.

En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.

Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)

J3 : Samedi 11 juin 2016

Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !

Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.

Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.

Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.

Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !

Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.

Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.

Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.

Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.

Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.

Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.

Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.

Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !

A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.

Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !

Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.

A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.

Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.

Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.

Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.

Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.

Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.

Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.

Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.

Vallée de Steindalen J4 : Dimanche 12 juin 2016

Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.

Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.

Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.

Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.

Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.

Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.

L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.

Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.

9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.

Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.

A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.

Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.

La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.

Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !

La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.

Fin de la randonnée vers 12 h 30.

Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.

Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.

En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.

A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)

Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.

Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.

Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.

Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.

Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.

C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !

Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)

J5 : Lundi 13 juin 2016

A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.

Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.

Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.

Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.

Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.

A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.

Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.

Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.

Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.

Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.

Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.

C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?

C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.

C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.

C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.

Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.

Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !

Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.

En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.

En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)

A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.

Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.

Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016

Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.

Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.

Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.

Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.

Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.

Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.

Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.

La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.

Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.

Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.

La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.

En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.

Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.

Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.

Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.

Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !

Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.

En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.

Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !

Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres

Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables

J7 : Mercredi 15 juin 2016

Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !

Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !

Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.

Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.

Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?

Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.

Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.

Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.

D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.

Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard

Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.

Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.

L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.

Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !

Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.

Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.

En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)

Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.

Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.

Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.

Ils ont plutôt une bonne bouille !

Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.

C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.

Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.

Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.

Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.

Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.

Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !

Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.

Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.

En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !

En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.

Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres

Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger

J8 : Jeudi 16 juin 2016

Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !

Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.

Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.

Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?

Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).

Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.

Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.

Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.

Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.

En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.

Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.

Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.

Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.

A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.

Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.

Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.

Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.

Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.

A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.

Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.

Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.

Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.

A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !

Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.

Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.

Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !

Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !

Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.

Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.

Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.

Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016

Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.

Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.

Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.

Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !

Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…

Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.

Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)

Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.

Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.

A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.

Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.

Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…

Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.

Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.

Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.

Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.

La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.

Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)

Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.

Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !

A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.

Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !

Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.

Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale

J10 : Samedi 18 juin 2016

Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !

Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.

Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.

L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.

Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !

La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.

Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.

Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!

Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !

Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !

Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.

Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)

Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)

Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !

Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !

A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.

Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.

Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.

Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.

La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.

Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.

Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.

Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.

Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.

En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !

Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !

Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.

Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.

Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.

C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.

Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !

Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !

Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.

Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari

J11 : Dimanche 19 juin 2016

Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.

A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?

Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.

Ben… allons-y !

Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.

A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?

Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.

Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !

Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !

A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !

Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.

A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.

A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.

Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.

D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.

Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.

Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.

A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.

C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.

A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)

Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.

Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !

Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.

Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !

Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)

Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !

Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés

Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres

Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016

La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !

Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.

Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.

A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.

Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.

Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos

Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)

A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.

Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.

Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.

Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.

D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.

Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.

Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.

Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !

Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.

A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.

Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.

Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac

J13 : Mardi 21 juin 2015

Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.

A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.

Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.

La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !

Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.

Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.

Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.

Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.

Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.

De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.

Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)

L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.

Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.

Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.

En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.

Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.

Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.

L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.

Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.

Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.

Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.

Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.

Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.

Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.

A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.

Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.

Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.

Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.

Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.

Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !

Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.

Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !

Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).

Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.

Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.

Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero

J14 : Mercredi 22 juin 2016

Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.

C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)

Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.

Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?

Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.

Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.

Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !

… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !

Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !

… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.

Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.

Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…

Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.

Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.

La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.

Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.

Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.

Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.

Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.

Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.

Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.

A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)

Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016

Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.

Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.

En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.

Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.

Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.

L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.

Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.

C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.

Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.

La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.

A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.

Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.

Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.

Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.

L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.

A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !

Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !

En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".

Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.

Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.

Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.

La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.

Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.

Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.

Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.

Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.

Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)

Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres

Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak

J16 : Vendredi 24 juin 2016

Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.

Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.

Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.

Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.

La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)

Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.

A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.

A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.

Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.

Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.

Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.

Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.

Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.

Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.

Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?

Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !

Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !

Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.

Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.

Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.

Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.

Hum, on voulait du piquant ?

Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.

Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)

Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.

En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.

Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !

Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.

Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.

Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta

J17 : Samedi 25 juin 2016

Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.

Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.

Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.

Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.

Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".

Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.

De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.

Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.

Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.

Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.

Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.

Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.

Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.

Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.

Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.

Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.

Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.

Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.

Voilà qui fait notre affaire !

Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.

Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.

Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.

Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.

Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.

A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.

Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.

L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.

Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !

Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.

Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.

Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !

Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).

De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.

Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.

A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.

Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.

Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.

L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.

Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.

Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko

J18 : Dimanche 26 juin 2016

Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.

C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.

Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.

C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.

Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)

Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !

Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?

10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.

Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.

Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !

Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.

Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !

Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.

Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.

Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.

En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.

Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.

Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.

Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.

A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".

Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.

La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)

Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.

Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.

Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !

A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.

Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !

La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !

Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.

Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön

J19 : Lundi 27 juin 2016

Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !

Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.

Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.

Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.

A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.

Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.

Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.

A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.

Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !

Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.

Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.

Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !

Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.

En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.

Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.

l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande

Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.

Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.

Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.

Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.

Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.

Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.

Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.

Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.

Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.

Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.

L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)

Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.

Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
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Préparation premier voyage en voiture "aménagée" France - Norvège
Salut à tous , Moi c'est Ivory, rêveur depuis que je suis tout petit je voyage dans ma tête , maintenant j'ai décidé de voyager physiquement ;) c'est mieux . bref j'ai envie d'aller en Norvège en voiture , pour dormir je compte squatter mon coffre , pour la durée du voyage disons que j'ai tout mon temps , j'aime la pêche , les cultures Nordique et surtout la nature ! Alors voilà je me pose plein de question voir même trop ! concernant "l'amenagement de ma voiture , la nourriture , l'itineraire (péage , ferrie ...) , où dormir ? , etc etc ... je ne sais pas par où commencer ... J'ai envie d'être le plus libre possible mais je suis un éternel angoissé donc mon corps ne permet pas de partir à l'arrache c'est pour cela que je fait appel à vous ... je prend le moindre conseil , récit ou même remarque ou critique ... je vous remercie d'avance pour vos réponses :)
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Partir vers le Cap Nord à moto: hébergements?
Bonjour à tous et à toutes

Nous avons discuté de nos voyages au Cap Nord. Départ dans 29 jours.

Un point pourtant reste à éclaircir. Le couchage. Nous partons avec tente et duvets, mais ma femme n'est pas très emballée de ne faire que du camping. On va dire que c'est pour le cas où on sera coincé. Nous avons l'intention de profiter au maximum de ces petites cabanes qui fleurissent parait-il un peu partout et que l'on peut louer pour une nuit ou plus.

Ma question est de savoir s'il est facile, à partir du moment où on a décidé de faire une halte pour la nuit (enfin la nuit...) de trouver comment faire pour rencontrer les propriétaires ! Le téléphone est-il marqué. Y a-t-il des endroits dans les villes proches où sont recensées ces cabanes etc...

Quelqu'un pourrait-il me donner des précisions sur ce sujet concernant la Suède, la Norvège (lofoten et + haut) et la Finlande.

D'avance merci.
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Cap Nord à moto
Bonjour à tous,

Je suis en train de préparer mon futur circuit de 3 semaines à moto pour le Cap-Nord en juin juillet 2015. Pour l'aller la côte ouest de la Norvège pas de problème, Mais par contre, je ne sais pas, par ou redescendre, Finlande, Suède ou Norvège ? Et surtout quels sites intéressants à visiter. Merci pour votre aide.

Cordialement

Laurent
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La Norvège à moto: hébergements, ferry, routes...
Bonjour

Après avoir fait la Norvège en camping car avec mon père, nous souhaitons partir en mai 2020 pour cette fois ci faire le pays et en passant par les fjord en moto pour 22jours 1200gs adventure F800r équipe route ( est t-elle fiable pour ce trip)

Nous aimerions avoir des retours d'expérience de motards qui on déjà fait ce voyage

Des conseils sur l'hébergement ( type d'hébergement et tarif) la météo en mai sur le pays, l'organisation de la nourriture car midi et soir au restaurant on sait que cela coupe très chère

Les traverses en ferry, l'état des routes etc

Également, avoir des retours d'expérience de vos trip organisé par des organismes spécialisé ou même des aventuriers prêt à nous suivre 😉

Merci de vos retours et à bientôt

Romain & Daniel

Voici un lien avec notre itinéraire en norvege Nous partirions de Tours https://goo.gl/maps/84z18C6mpYUUaehi9
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La traversée des Alpes Lyngen à ski
La traversée des Alpes Lyngen à ski de randonnée



Un projet que nous avons depuis longtemps et que nous avons enfin réalisé : 224km et 10'500m de dénivellé pour rallier Russelv à Nordksjosbotn en y incluant quelques ascensions de sommets, le tout en 13 jours en autonomie partielle et en dormant sous tente.

En plus de récit de voyage, je vous propose de vous rendre sur mon blog pour avoir accès à plus de photos, aux informations pratiques, aux données GPS, aux détails des étapes etc.

Présentation du voyage : Pour cette partie, nous allons simplement nous servir de l'article paru dans le journal local, le Versoix Région : Etudiants en géographie à l’Université de Genève, nous partons, en cette fin du mois d’avril, pour une expédition à ski de randonnée aux confins de l’Europe: nous traversons les Alpes Lyngen en autonomie ! Cette péninsule escarpée, de 100 kilomètres de long, avec des sommets culminants à près de 2000 mètres, s’étend dans la mer de Norvège à 70° Nord. Cette traversée d’une vingtaine de jours est un véritable défi et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, nous évoluerons en quasi autonomie; ce qui implique des sacs lourds, près de 25kg, pour porter notre matériel (tente, réchaud, habits, nourriture etc.). Effectivement, ce massif nous oblige à évoluer en autonomie puisque seuls de rares villages de pêcheurs sont accrochés aux flancs des montagnes sur les côtes. L’intérieur est, quant à lui, vide de toute présence humaine. De plus, le relief alpin nous contraint à affronter des dénivelés conséquents et parcourir d’importantes distances. Nous devrons donc être en excellente condition physique pour réussir ce défi sportif. Pour finir, le froid risque d’être un de nos pires ennemis puisque nous camperons dans la neige en pleine nature, entourés de sommets enneigés. Nous pouvons nous attendre à combattre des températures inférieures à -10°C pendant la nuit ! Une des raisons du choix de cette destination est l’alliance mer-montagne. En effet, la Norvège est connue pour ses innombrables fjords qui dessinent le contour de ses côtes et skier face à la mer, avec les fjords à nos pieds, sera sans doute un souvenir inoubliable. En outre, notre espoir d’observer des aurores boréales lors des courtes heures de nuit, depuis notre tente, renforce encore plus notre motivation.

Les impressions à chaud, écrit quelques heures après notre arrivée à Nordksjosbotn :Me voilà à Tromsø pour la 3e fois en 18 mois... mais cette fois cela veut surtout dire que la traversée des Alpes Lyngen est terminée et réussie ! Beau défi physique (sac de 24kg pour parcourir à ski 228km et 10'485 de montée en 13 jours) mais surtout mentale (un seul jour sans précipitation, très peu de beau temps et beaucoup de vent... pas le top pour camper dans la neige) ... ce sac beaucoup trop lourd qui tuent les épaules, du départ du Russelvfjellet à l'arrivée à Nordksjosbotn, la sensation d'être toujours aussi chargé, .. cette lutte contre le froid qui devenait quasi permanente sur la fin, .. cette p*** de falaise à 20m du fjord qui nous barrait le passage alors qu'on croyait en avoir enfin terminer de ce maudit vallon de Gjevdbevági, .. ces galères dans les forets denses de bouleaux: Flatsteinfjellet, Stuorrariidi, Hœńggajohka, Huldberget, Døaresvàggi, Virrànjhøhka; vous êtes toutes en courses pour le prix de la plus compliquée à skier, .. cette après-midi passé sous le perron de la Coop de Lakselvkbut fermée, à attendre désespérément le lendemain pour se ravitailler; z'ont qu'à travailler le lundi de Pâques ces faignasse de norvegiens ! .. cette journée pris dans la tempête à naviguer au GPS et à la boussole, complètement perdu sur le plateau d'Unggajàvriit à chercher dans un épais brouillard le col deMåsedalen-Skàvlevæggi, .. cette neige qui colle sous les peaux et qui nous fait d'énormes sabots.. ce samedi 19 avril 2014 que je n'oublierais jamais, peut-être le plus difficile de ma vie. Et portant toutes ses difficultés s'effacent quand nous nous rappelons la grande beauté des paysages par les rares moments de ciel bleu ! Une expérience inoubliable

Forme de rédaction et mise en garde : Si vous êtes des habitués de mon blog, vous avez certainement dû être un peu étonné du format de cette page. Effectivement, j'ai l'habitude de ne pas trop parler de moi et de mes voyages. Le récit de voyage, pourtant un choix fait par la majorité des bloggueurs, n'est pas la forme de rédaction que je trouve le plus intéressant. Je préfère axer mes articles sur des informations pratiques : descriptions d'itinéraires, topos, informations pratiques, conseils, données GPS, photos, etc. Hormis cette page, ce site fonctionne plutôt comme un modeste guide de voyage destiné à aider les futurs randonneurs. Pourtant, ici, j'ai changé exceptionellement de format en proposant un court récit de voyage. Comme il s'agit d'une aventure, il faut savoir que cette traversée n'est pas une expérience que tout le monde peut entreprendre. Ce n'est pas un exploit que nous accomplissons, mais pour s'y lancer, nous devions être sur de bien connaître ce sport, de savoir évaluer le danger d'avalanche, de préparer son projet convenablement, de maîtriser les appareils d'orientations (indispensable quand on se fait surprendre par le mauvais temps et qu'on y voit plus rien du tout), d'être conscient des risques d'été et surtout d'hiver en montagne, d'être bien équipés, d'être en bonne condition physique etc. Ce n'est donc pas comme les treks d'été que j'ai décrit, il y a un caractère bien plus avantureux et dangereux à ce voyage. Bref, c'est mon premier voyage de ce type, et il n'a rien à voir avec les autres treks que je décris sur ce blog; par conséquent, je ne peux pas vous le présenter de la même manière.

Les photos : Vous en retrouverez plus sur mon blog : http://trek.uniterre.com/AlpesLyngen/

Le récit du voyage :

11 avril : Ça y est, c'est le départ pour ce voyage tant attendu ! Après une nuit passé à l'aéroport de Zurich, nous embarquons pour Tromsø via Oslo. L'arrivée à Tromsø se fait sous la pluie. Les prévisions pour la suite ne sont guère plus optimistes. Nous achetons deux bouteilles de gaz et prenons le bus pour Russelv à 16h. Après une traversée en ferry et deux changements, le bus nous pose à 18h30 à Russelv. La pluie a cessé. Quel beau lieu de départ : des airs de bout du monde. Nous bivouaquons après un petit kilomètre abrité du vent violent par un immense rocher. Superbe spot de lumière sur le fjord. La neige n'est pas très abondante; un peu inquiets pour le ski jusqu'à la mer.

12 avril : Nous quittons notre rocher pour monter un pierrier raide jusqu'à un col. Ce sera notre point le plus au Nord où nous irons; les dernières centaines de mètres étant sans neige, ils ne sont pas intéressants pour nous. Les sacs sont vraiment très lourds : 24 kilos plus les skis et les chaussures sous nos pieds. Le portage est plus lourd que pour un trek estival : plus d'habits chauds, tente plus technique, pelle/sonde/ARVA, plus de gaz pour faire fondre la neige etc. Nous avons emporté huit jours de nourriture puisque nous avons l'obligation d'être autonomes jusqu'à Lyngseidet, le milieu de la presqu'île. Nous contournons le Russelvfjellet qui offre une vue magnifique malgré le temps gris et les nuages bas. On fini par ne plus savoir ce qui est terre, île ou presqu'île. Soudain, le beau temps arrive d'un coup. Le sommet est dégagé et grosse surprise : il y a au moins vingt personnes qui y montent. Le mythe des "Lyngen/seul au monde " s'ébranle. Nous passons un col à 500m avant de couper à flanc de coteaux des pentes raides. A nouveau : plein de monde, pour le Storgalten cette fois ! Le mythe s'écroule alors totalement. Nous plantons notre tente sur une butte; les eaux du gjords sintillant 400m plus bas. 17h ! Il est encore temps de gravir un sommet avec des sacs légers cette fois. Nous optons pour le Lillegalten. Qu'est ce que l'on avance quand on est plus léger ! Une superbe vue nous attend au sommet : un pic rappelant le majestueux Ama Dablam himalayen, avec la mer tout autour de soi. Une belle soirée à contempler le paysage depuis notre tente pour terminer cette convaincante première journée.

13 avril : Nous nous réveillons sous la neige, mais le message de Fabian, chargé de nous envoyer chaque soir les prévisions et le bulletin avalanche par SMS, nous donne espoir. Nous descendons en bas du fjord et empruntons un pont à pied. Le bout du fjord gelé ne nous inspire pas confiance. Nous suivons un moment une piste de ski-doo. Le soleil fait son apparition et le ciel bleu apparaît peu à peu. De nouvelles montagnes plaquées de neige, comme on m'en voit pas dans nos Alpes, nous entourent. Nous montons en t-shirt dans un forêt de bouleaux. Plus loin, nous tombons sur le terrain de jeu des ski-doo : des traces partout, le sentiment de pleine nature en prend un nouveau coup. Nous installons notre tente au sommet du Rundfjellet. Il fait maintenant grand beau. Quel spot pour planter sa tente : c'est joli de partout. Je profite jusqu'à tard de cette soirée que je rêvais de vivre depuis si longtemps. Le soleil prend un temps fou pour se coucher, laissant un paysage aux couleurs féeriques. Que de bonheur !

14 avril : Le temps a complètement changé : un épais nuage nous empêche de voir quoi que ce soit. Nous descendons presque à l'aveugle. Expérience difficile avec des sacs lourds et des chaussures de randos, mais heureusement, la neige est facile à skier. Nous remplissons nos bouteilles dans une rivière. Nous ne pensions pas que l'eau coulerait, permettant ainsi des économies de gaz non négligeables. S'en suit une longue galère pas très aventureuse : six kilomètres le long de la route à avancer ski au pied à moins d'un mètre de la route goudronée. Ensuite, nous traversons une grande pleine. Nous sommes instantanément plus motivé. Puis, nous avançons sur un grand lac gelé. Nous ne sommes pas très rassurés au début, mais nous voyons qu'un ski-foo fait de même. Nous posons la tente devant la cabane fermée, tenu par la DNT. Son occupant arrive : nous profitons d'y entrer pour faire sécher mes peaux qui ne collent plus du tout aux skis. Nous ressortons dormir au froid dans notre tente. Une journée pas très agréable s'achève.

15 avril : C'est par un vent violent que nous avançons sur le lac gelé: la neige volant de partout ! Le vent de dos, nous avançons vite. Nous faisons un petit détour pour laisser passer la tempête en se mettant à l'abri dans la cabane glaciale de Trollhytta. Le temps se decouvre; il va faire beau. A 16h, nous partons nous engagé dans la grande vallée d'Est en Ouest. Une ambiance d'infinie, fantastique. Le soleil derrière nous, les montagnes abruptes nous encerclant et le profil du col au loin : seuls au monde... pour une fois ! Les séracs d'un glacier nous invitent à une petite halte au col, malgré l'heure tardive. Nous nous laissons glisser jusqu'au bas de la vallée où nous plantons notre tente vers 22h. Une longue journée : rude au début mais largement compensée par l'atmosphère de cette vallée sauvage.

16 avril : A notre grande surprise, c'est sur un pont de neige par dessus une rivière que nous avons campé. Nous parcourons les deux kilomètres qui nous séparent de Fastdalshytta. Le temps change vite : le vent se lève et la visibilité baisse. Nous tentons quand même l'ascension du Fastdaltinden en se délestant des gros sacs, mais nous sommes contraints d'abandonner rapidement. Un après-midi de repos dans cette confortable cabane nous attend.

17 avril : Nous reprenons notre traversée. Il ne nous reste plus de nourriture et les magasins seront fermés demain (vendredi de Pâques), il nous faut donc atteindre Lyngseidet. Nous rencontrons beaucoup de monde montant par ce temps très mitigé au Fastdaltinden. Quel contraste avec la traversée isolée de la vallée de l'avant-veille. Le ciel commence à se dégager et le soleil pointe le bout de son nez pour éclairer le magnifique fjord qui coupe la péninsule en deux. Une mauvaise surprise nous attend à Lyngseidet : les magasins ferment eux aussi le jeudi avant Pâques. Nous achetons deux ou trois aliments à prix d'or à la station service. Nous sommes contraints de changer nos plans. Nous décidons de rester jusqu'à samedi matin en attendant l'ouverture du supermarché. Ce n'est pas si mal, il fait un beau temps norvégien (comprendre : beaucoup de nuages et quelques rares rayons de soleil), nous pourrons donc en profiter pour skier un peu en gravissant des sommets sans sacs. Nous montons dans les forêts de bouleaux et établissons le camp sur une butte avec une vue dégagée sur la mer. Tout de suite après, nous partons à l'assaut du Rønestinden (1041m). La montée sans les gros sacs est très facile. La vue au sommet est splendide avec le fjord étriqué au Sud et la mer à l'Est. La descente dans une pente intéressante avec de l'excellante neige est un pur bonheur.

18 avril : Nous montons déposer nos sacs à Skihytta et partons gravir le fameux Kavringtinden (1289m). Sa forme volcanique est ses pentes assez raidse le rendent très populaire; nous ne sommes pas vraiment seuls aujoud'hui encore. Un nuage accroché au sommet gâche un peu la course. Nous descendons une fois encore dans la neige poudreuse. Nous enchaînons en refaisant le sommet de la veille pour le bon ski qu'il propose. Ensuite, nous dormons bien au chaud dans la petite cabane.

19 avril : A 9h, nous nous pointons devant la porte du Coop. Affamés, nous prenons un copieux petit déjeuner. Nous l'attendions depuis un moment ! Nous remontons à la cabane avec notre réserve de vivres pour cinq jours d'autonomie. Nos sacs sont à nouveau très lourds. Il pleuvine dehors quand, vers midi, nous partons pour ce qui s'avèra être une des journées les plus éprouvantes de notre vie. Bien que la météo annonce une amélioration pour l'après-midi, il va s'avérer en être tout autrement. Nous montons un moment avant d'arriver sur un plateau où un vent chargé de pluie nous acceuille. Nous descendons dans une vallée, en-bas une pente courte mais raide (45 degrés) nous attend. Dans cette neige lourde et avec les gros sacs, ce n'est pas évident. Bastien tombe : la neige humide et la pluie trempe ses vêtements et ses gants. Nous remontons péniblement de l'autre côté. La neige colle de plus en plus sous nos peaux, nous avançons comme nous le pouvons. Soudain, les nuages descendent et nous nous retrouvons pris dedans. J'essaie de tirer plein Sud. La pluie s'est transformée en neige et la puissance du vent donne une affreuse sensation de froid. Puis, nous nous retrouvons face à de grosses falaises. J'ai perdu le cap et nous sommes perdus. Un point GPS nous donnent nos coordonnés. Nous tirons quatre azimutes que nous reportons sur le GPS. Les points sont éloignés de 500 à 800m. Après cette manoeuvre, nos doigts sont gelés. Bastien sort sa bousolle et je me met devant pour qu'il surveille le cap que je prend. Nous montons, descendons, tombant sans y voir à plus de dix mètres. Tout est blanc, nous ne distinguons rien du relief. Difficile de descendre avec les peaux sous les skis, le gros sac et en tenant les appareils d'orientation. Nous procédons comne ça jusqu'au troisième point. Bastien casse la calle de son ski en tombant. Une trouée dans le brouillard nous laisse quelques secondes pour repérer le col à 900m qui nous permettra de quitter ce haut plateau. Arrivés là-haut, nous enlevons les peaux et réglons les skis en mode descente. Le vent est encore plus fort, nous ne commandons plus nos doigts. Nous descendons dans une neige infame : du carton gelé. Les chutes sont nombreuses. En descendant, la visibilité commence petit à petit à devenir acceptable. Nous descendons dans une gorge avec la peur de tomber sur un ressaut de la rivière infranchissable. Nous devons déchausser deux fois pour contourner des cascades. Il n'y a pas d'échappatoire, en cas de falaise, nous devrons presque tout remonter. Soudain, nous apercevons enfin le fin de la vallée. Je m'enfonce dans de la neige lourde. Il me faut la pelle pour me dégager. Arrivés en bas, nous posons érintés notre tente. Bastien est transi par le froid. Il me reste encore un peu de courage pour m'occuper du camp. A 22h, nous terminons enfin cette journée terrible.

20 avril : Nous nous réveillons sous la neige : 10e jour aux Lyngen et toujours pas un sans précipitation. Usés par la journée éprouvante de la veille, nous partons péniblement. Nous gagnons l'entrée de la vallée avec un détour causé par un mauvais choix d'itinéraire. Comme hier, la neige colle sous les peaux; ces sabots obligent à soulever le ski à chaque pas : un gros effort en plus, d'autant que ce sabot allourdit énormément le ski. Une fois dans la vallée, un sentiment d'infini nous envahi. Cette plaine toute plate, entourée de pentes raides... magique ! Heureusement que le risque d'avalanche est faible car la vallée est très exposée aux avalanches. Au col, nous nous croyons sur une autre planète : glacier et beaux séracs, lacs gelés, pics accérés et ses fameux sommets plaqués de neige comme nous n'en avons jamais vu dans les Alpes. Nous descendons à flanc de coteaux pour éviter de pousse, de toute façon la neige est trop gelée pour être agréable à skier. Tout à coup, la mer apparaît. Au premier plan, d'énormes rochers. Le ciel devient de plus en plus bleu : sublime ! Toutes les difficultés de la veille s'oublient. Nous campons entourés de ce décor de rêve à 360 degrés : glaciers, séracs, fjords, montagnes himalayennes et crètes rocheuses aux formes étranges... Il fait un froid glacial et le vent ne contribue pas à améliorer la sensation. Que c'est beau la Norvège lors de ses rares monents de beau temps ! Ces deux jours étaient rudes physiquement : on se lève, on se change, on enlève la tente, on fait nos sacs, on marche toute la journée sans grande pause, on plante la tente, on l'ancre comme on peut, on se fait à manger puis on se couche... on est épuisés et dormons 10 à 12h chaque nuit. Comparé à mes treks estivaux, il fait trop froid (et trop mauvais) pour passer la fin de la journée à se reposer en contemplant le paysage depuis le camp... cette absence de moments de pauses, obligeant aux longues journées de marche, est vraiment une difficulté physique supplémentaire.

21 avril : Le temps a évidemment changé ce matin : très nuageux. Nous descendons dans la vallée avant de remonter par une pente raide pour passer une épaule. Il pleuvine. La vue au sommet est belle, mais le ciel gris ne rend pas très photogénique ce fjord. Nous amorçons la descente sur Lakselvbukt. La mauvaise neige et la densité élevée de la forêt de bouleaux rend le ski assez technique, sans oublier le petit passage raide (45°) imprévu. A 14h, nous nous posons sur le perron de la Coop fermée. La pluie devenue soutenue ne nous motive pas à avancer. Le temps file alors que nous ne faisons rien. Nous bravons notre courage pour monter cent mètres plus haut pour planter notre tente.

22 avril : La pluie a laissé place à de gros flocons. Nous faisons nos provisions pour trois petits jours d'autonomie. La route enneigée nous permet d'avancer ski au pied, sans peau mais en mode "walk". Nous avançons vite. Heureusement, nous croisons très peu de voitures. Malgré l'absence de wilderness, il y a une atmosphère sympa, avec le cri des mouettes et la mer à côté. Ce n'est pas déprimant comme nos six kilomètres passés sur la route sur la partie Nord. Ensuite, nous montons dans une neige fraîche mais lourde dans une forêt. La neige cesse enfin et laisse apparaître la forme du soleil. Le vent prend le relais. Nous passons un plateau. En montant ces quatre cents mètres, nous sommes passés dans les nuages. La visiiblité est quasimenet inéxistante. Le vent de plus en plus soutenu. Nous campons dans une grande pleine, prêt d'un bosquet d'arbre. La neige fait son retour.

23 avril : Une toute petite montée nous attend sous un ciel toujours aussi triste et un vent soutenu. La descente se révèle compliquée : nous devons passer d'un côté à l'autre de la rivière par des ponts de neiges. Nous devons remettre les peaux pour sortir d'une gorge. La fin est raide et une falaise de quize mètres nous barre le passage. Nous descendons à pied, en se passant les sacs et skis à la chaîne. C'est presque de la grimpe. Sur la fin, nous ne passons plus de cette matière. Nous lançons donc nos sacs en bas de la parroie. Nous finissons par réussir à descendre. Nous nous retournons : cent mètres plus loin, il y avait un passage bien plus évident. Nous marchons trois kilomètres le long de la route, ski au pied sur un restant de neige. Nous prenons un bon pic-nic à la Coop d'Oteren, se chargeons de deux jours de nourriture. Les sacs ne sont donc pas si lourds que ça quand nous reprenons la route pour attaquer la dernière heure d'effort de la journée.

24 avril : Nous montons au sommet du Lille Rastinden : le vent nous empêche presque de nous tenir de bout. La vue au sommet n'est pas exceptionnelle : l'absence de vue sur le fjord rend le paysage un peu banal. Par contre, les deux sommets qui se dressent à l'Ouest sont splendides. Les trouées de ciel bleu, dans ce ciel où les nuages passent à toute vitesse, font de cette matinée, la moins pire que nous avons connue. En effet, au cours de la journée, le temps s'améliorait souvent. Nous passons sous ce sommet avec ses aires de Cervin et avançons jusqu'au Storvatn. Nous y laissons nos sacs et partons à la conquête di deuxième sommet de la journée : le Perstinden. Après une montée facile, le Graal nous attend : une fin mémorable. La lumière y est magique. Le ciel est dégagé au-dessus du fjord. Le paradis ! Nous voilà au point le plus au Sud de notre traversée. Notons qu'il s'agit de la première journée sans précipitations depuis notre arrivée en Norvège.

25 avril : La descente sur Nordksjosbotn est facile malgré la piètre qualité de la neige. Il est 10h quand nous arrivons à destination : nous avons réalisé notre obectif : la traversée des Alpes Lyngen !

Epilogue : Epuisés, nous passons l'après-midi et le samedi à nous reposer à Tromsø. Nous campons la première nuit dans la forêts de Tromsdalen et la deuxième devant l'aéroport sous une pluie battante... on n'est plus à ça près ! Une superbe aventure, rêvée et préparée depuis longtemps s'achève. Malgré les moments difficiles, nous avons apprécié cette aventure : les moments de beau temps étaient si extraordinaires que l'on ne peut qu'oublier nos galères. Vu la météo, nous n'aurions pas pu faire plus de sommets : les cimes étaient toujours dans les nuages les jours où nous avons décidé de ne pas en faire. Nous avions un peu peur de regretter d'avoir choisi cette façon de découvrir les Lyngen : nous aurions pu être frustrés d'avancer

N'hésitez pas à consulter la page de mon blog si vous voulez voir ce récit de voyage illustré d'une cinquantaine de photos. Les informations (météo, ravitaillement, transport, avalanche, étapes, traces GPS, cartes) pourraient aussi vous intéresser.





































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15 à 20 jours de vélo été 2017: où aller?
Bonsoir, j'aurais 23 ans l'été 2017.

Je n'arrive pas à me décider sur la destination à prendre pour 2017!

3 semaines en Norvège ??me semblent être le plus sur (niveau sécurité, facilité logement/camping, nourriture, moins d'arnaques, et vols)

3 semaines au Kirghizistan?? ça me tente, car une autre culture, autre type de montagnes et paysage, et j'aimerais trop voir les chevaux. Mais niveau sécurité ??vous pouvez me rassurer? et est ce facile de trouver de la nourriture en boite ou fraiche tout les 60/70km minimum??

3 semaines en Inde (dont 10j pour faire Manali-Lhe, 500km sur la plus haute route du monde)?? niveau sécurité en inde ça craint tout seul? je suis très fin, je ne suis pas baraque donc voila quoi! Il y a pas des arnaques avec des policiers et visas etc?

Cet été j'ai fait l'Islande à vélo en solo et camping. 1300km en 12j + 2 journées de marche/trek/visites C'était mon premier voyage à vélo en solo, et quel expérience!! dur, et très rude!! Mais je'etais très bien équipé, et vu que je suis très sportif et avec un passé dans le vélo.. j'ai eu des moments inoubliables .. bref

J'ai fait une video: https://www.youtube.com/watch?v=g-e9_bLDKro

Dans tout cas j'irais faire une de ces 3 destinations je pense... avec mon velo de cyclo cross/ gravel avec des pneus de 35cc (en gros c'est un velo de route avec des pneus un peu plus larges) Specialized Diverge Sport.

Voila en bas 2 photos du type d'équipement, et la 2eme photo a été prise quelque part en Inde (sur la plus haute route du monde)(les photos ne sont pas à moi)

J





Merci de répondre à question... je ne sais plus quoi penser sur l'Inde et Kirghizstan!!

Merci
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Bergen: hébergement bon marché
Changement de destination pour mon fils qui veut se rendre à Bergen. Il etait d'abord tenté par les lotofen... il a un petit budget, aimerait decouvrir les fjords en kayak et avoir des lieux d' hebergements surs et bon marché. Avez vous des conseils? Merci d'avance.
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Petit guide pratique: Que voir et où randonner en Norvège?
Bonjour à tous, Vous n'avez pas encore choisi votre destination de voyage pour cet été ? Vous aimez les fjords, les glaciers, les lacs, les jolis petits villages, les paysages magnifiques, la nature ? Alors la Norvège est faite pour vous ! La beauté de ces paysages naturels est exceptionnelle et le meilleur moyen de la découvrir est d'y randonner et de camper dans des lieux magnifiques. Vous retrouverez sur mon blog une sélection de mes 30 photos préférées prises en Norvège.

Coût de la vie et budget Le coût de la vie en Norvège vous paraît un obstacle ? Alors lisez mon paragraphe "Un pays cher où on peut voyager pour pas cher... !" En effet, grâce à l'autorisation du camping sauvage (lois de libre accès à la nature : "allemannsretten") en Scandinavie (hormis le Danemark), vous pourrez camper presque n'importe où et gratuitement ! Votre budget en sera fortement réduit et vous pourrez profiter au mieux des paysages norvégiens. Mon premier voyage en Norvège, de 28 jours, m'aura coûté au total un peu moins de 800€ ! Tout inclus : nourriture, transport interne, vol pour y aller, ferry, hébergement, musée, carte de rando, Guide du Routard etc. !

Déplacement internes Comment se déplacer ? Auto-stop, train, bus, vélo, à pied, voiture personnelle, voiture de location, avion, bateau ? Les ferry et les péages sont-ils nombreux et chers ? Quel est le prix de l'essence ? Toutes les réponses ici : http://trek.uniterre.com/norvege

Que voir ? Les endroits à ne pas manquer : - Les fjords : de Stavanger à Trondheim, les glaciers ont creusé des fjords grandioses. A parcourir en voiture, mais sans oublier de vous arrêter pour randonner. Si vous optez pour des balades à la journée, vous trouverez des informations sur mon blog en téléchargement le PDF "Dans les fjords" : Kjerargbolten, Preikstolen, Trolltunga, Glacier de Buer, Kinsarvik, Kvasshovden, Bakkanosi, Skala, Skagfla et Romsdalseggen sont des balades qui vous permettront de découvrir au mieux les fjords avec des vues spectaculaires. Toutes ces balades sont décrites en détail sur mon site, vous pourrez aussi télécharger l'itinéraire GPS.



- Les îles Lofoten : pas de mot pour décrire la beauté de cet archipel : 150km d'îles, de montagnes, de fjords, de plage de sable fin et de villages de rorbuer, ces maisons de pêcheurs rouges. Des pics acérés baignant dans la mer... à découvrir également à pied. Je vous propose 17 balades dans cet archipel : Geitgalien, Hermanstalstinden, Munkan, Helvete, Reinebringen, Himmelstalstinden, Moltinden, Haen, Nonstinden, Festvagtinden, Buneset, Matmora, Hovden, Tindstinden, Kongstinden, Kvalvika, Nusjorf-Nelsand. Pour toutes ces balades, je donne une petite description pour vous aider à trouver votre chemin, la trace GPS, une évaluation de la difficulté (vert, bleu, rouge et noir) et de l'intérêt (0 à 5 étoiles).





Si vous disposez d'un peu de temps, aller jusqu'à Vaeroy : cette petite île est magnifique. On peut y faire une marche sympa.



- Les Alpes Lyngen : vous ne connaissez pas ? Normal, ce massif situé dans le Troms est oublié des touristes et des guides de voyages. Pourtant, ses glaciers, sa faune, ses montagnes aux pics acérés et ses rorbuers méritent plus qu'un simple détour. Je décris deux randonnées dans ce massif sauvage : les glaciers de la Lyngsdalen, une rando facile au départ de Furuflaten et une balade plus difficile : Rundvatnent au départ de Gudvalen.



- L'île de Senja : plus connu que les Alpes Lyngen, l'île de Senja reste très peu touristique. Le Glaervatnent au départ de Gryllefjord, le Kneipen et le Segla au départ de Fjordgard sont des randonnées peu fréquentées et pourtant aussi belles que celles que l'on peut trouver dans les îles Lofoten.



- Le Télémark : une région sur la route des fjords pour ceux qui voudraient rejoindre Stavanger depuis Oslo. Lardalstingen, Hileknuten et le Gausatoppen sont des idées de balades. Le mauvais temps que j'ai eu dans cette région, m'a empêché de parcourir vraiment ces randonnées. Je vous conseille de passer par Rjukan et Dalen avant de rejoindre Lysebotn dans le Lysefjord.

- Les Parcs Nationaux se prêtent parfaitement aux treks itinérants sur plusieurs jours.

Le Jotunheimen Sans doute, le parc le plus fréquenté de Norvège. C’est aussi le plus beau. Beaucoup de gens ne font que la fameuse crête de Besseggen et reviennent en bateau. Toutefois, les randonneurs plus expérimentés pourront faire un trek d’une petite semaine : nombreuses variantes possibles : une boucle, une traversée en largeur, en longueur etc. ! “Walking and trekking in Norway” propose trois treks différents dans le parc.

L’Hardangervidda Il s’agit d’un grand plateau d’altitude : des grands espaces naturels, loin de la civilisation. Paysages moins spectaculaires que le Jotunheimen, et donc moins fréquenté. Une rando classique est celle partant de Kinsarvik. J’ai décrit la première étape dans le PDF “Fjord”. Ensuite, on atteint Stavali, puis après... à vous de laisser jouer votre inspiration : Heldo, Vivelid, Torehytten !

La Rondane Traversée du parc entre Stavali et Hjerkinn ou boucle autour de Rondvassvbu ? A vous de choisir ! Un massif pas trop fréquenté qui est réputé pour sa météo plus clémente et sa grande population de rennes sauvages. On peux enchainer la traversée de la Rondane avec celle du Dovre. Hjerkinn et Kongsvoll n’étant qu’à 10km.

Le Dovrefjell La traversée du massif de Kongsvoll à Gjøra est assez prisée. Cependant, on peut opter pour une boucle comme nous l’avons fait; la plus belle partie étant celle du Snøhytta. En plus, c’est là où vous aurez des chances d'apercevoir un troupeau de boeufs musqués. On en a vu deux fois, ce n’est donc pas si rare que ça. Retrouver une idée d'itinéraire de 4 jours sur mon blog :http://trek.uniterre.com/Norvege/

- La Route de l'Atlantique (F17) et les îles au large comme Lovund ou Traena. Vous pourrez aussi y voir des macareux !



- Le glacier Svartisen : jolie balade également... et le glacier est vraiment impressionnant !



- Les villes : J'ai visité Stavanger, Trondheim et Tromsø... ne pas trop s'y attarder : pour moi, l'intérêt de la Norvège vient beaucoup plus de la beauté incomparable de sa nature plutôt que de ces villes. Tromsø reste ma préférée : on se sent très proche de la nature sur cette île. La montée sur la colline à l'Est est vraiment sympa. Le téléphérique coutant cher, mieux vaut y monter à pied. Il est possible de monter par le chemin raide qui part entre les maisons de Tromsdalen et de redescendre par l'autre chemin qui fait un grand détour et arrive au départ du téléphérique.

Voilà tout, n'hésitez pas si vous avez des questions pour préparer votre voyage ou vos treks, balades, randonnées en Norvège !

Julien http://trek.uniterre.com/
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Où trouver des recharges pour petit réchaud de camping en Norvège?
Toujours aucune information à ce sujet. Nous partons camper en juin en Norvège et aimerions savoir si l'on trouve et à quel endroits des petites recharges de gaz por petits réchaud de camping. Nous avons un réchud de type" Bleuet" de marque Camping Gaz et un autre de marque Coleman(utilisé au Canada et USA) Merci d'avance car on aimerait bien manger chaud sous notre petite tente...
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Campingaz ou Primus en Islande et Norvège?
Bonjour,

Je dois acheter un réchaud. A Décathlon, ils proposent deux marques, Campingaz et Primus. Ce réchaud sera utilisé en Islande et en Norvège. Sachant qu'on ne peut pas transporter de bonbonnes dans les avions, il faudra en acheter sur place. Peut-on trouver des bonbonnes de ces deux marques ou compatibles dans les magasins islandais et norvégiens.

Merci ! Bonne journée, Fab
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Recherche matériel éthique pour un voyage à vélo vers le cap Nord
Bonjour préparant un voyage vers le cap nord en tricycle. Je cherche du matériel produit de façon raisonnable si possible fabriquer en France ou en Europe afin de minimisé la pollution engendré par la production et le transport. Mais aussi fabriqué avec des matériaux qui sont durable...

Je recherche un peu tout type de matériel.

Connaissez vous une marque, un magasin ou un site internet ?

Par exemple je vais sûrement partir avec des coûteux fabriqué à Nontron car j'habite la Dordogne.

Concernant la tente je penche pour l'instant pour une Vaude ( Hogan XT, car on est 2) car il me semble qu'elle est construite en Allemagne et qu'elle aura une durée de vie plus longue qu'une tente classique.

Comme réchaud principal je pense prendre un réchaud à bois de fabrication Suisse.

Merci a +
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Transporter gaz et allumettes en bagage en soute
Bonjour, Nous partons randonner 1 semaine début juillet dans les Lofoten. Comme nous prévoyons faire du camping sauvage j'aimerais savoir si nous pouvons emporter en avion une recharge de 200 g d'isobuthane et des allumettes pour le réchaud à gaz de camping. J'ai tenté d'obtenir une réponse dans un magasin spécialisé mais en vain.

Merci,
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Trajet de Tromso à Kirkenes? (Norvège)
Bonjour à tous, Je voudrais vous solliciter car j'ai une petite question (peut etre plus...😉) Cet été nous nous rendons dans le nord de la Norvège (arrivée a Tromso), et ensuite direction la Russie depuis la Norvège. Savez vous donc si il est possible de rejoindre Kirkenes directement de Tromso par le bus? Ou il esxiste aussi de liaisons entre Tromso et Alta mais savez vous si il en existe antre Alta et Kirkenes? Un dernier aspect pratique, pour le rechaud, un de type Colemen ou msr fera il l'affaire niveau recharges..?Sont elles facilent à trouver? Merci de votre précieuse aide

Paka
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Itinéraire Norvège en un mois (juillet 2015)
Bonjour tout le monde.

1. Présentation

Je m'appelle Adrien, j'ai 20 ans et suis étudiant à Strasbourg. Je suis un grand amoureux de la montagne et de ses activités, VTT, escalade, ski... Je pratique régulièrement la randonnée à pieds ou à vélo dans les Vosges et plus occasionnellement dans les Alpes (le plus beau paysage que j'ai pu voir jusqu'à présent, de la pure magie !)

2. Mon projet

J'ai pour objectif de parcourir la Norvège durant un mois cet été, mon projet n'est pas encore précisément défini mais voici comment il se construirait :

- Arrivée à Oslo en avion - 2 ou 3 jours à Oslo pour visiter les environs - Fameux train Oslo-Bergen, très réputé apparemment pour les paysages qu'il offre - 1 jour à Bergen pour visiter - Amorcer la descente vers le Fjord au sud de Bergen, faire le Trolltunga, Preikestolen, Kjeragstolen... - Finir par Stavanger - Remonter jusqu'à Trondheim (itinéraire flou, des idées ?) - Objectif parfait serait d'avoir le temps d'aller à Tromso et au Cap Nord, pensez-vous que ce soit réalisable ? - Redescendre sur Oslo en passant par Littlehammer - Avion retour en France

3. Détails techniques (hébergement, nourriture)

Concernant l'hébergement, je privilégierais le camping sauvage, que j'ai vu comme étant totalement légal en Norvège, ou le couchsurfing dans les villes telles qu'Oslo ou Bergen.

Sur le plan de la nourriture, ça sera principalement du riz ou des pâtes cuisiné au réchaud, bref un truc pas cher et simple. Je suis pas difficile !

4. Méthodes de transport

Je veux principalement faire mon voyage à pieds, mais vu les grandes distances à couvrir, j'utiliserais également le train et le bus pour faciliter mon avancée.

5. Équipement

Tente ultra-légère type tunnel, sac de couchage, tapis de sol, réchaud... Le matériel de camping, mais réduit à son minimum et le moins encombrant/lourd possible.

Matériel photo également, Nikon D700 + 50mm 1.8 + grand angle + trépied (environ 3kg le total)

Concernant l'habillement... 3 teeshirts techniques, deux pantalons convertibles en short, un maillot de bain, 4/5 sous-vêtements techniques, 3 paires de chaussette, un duvet compressible, chaud et léger, une veste coupe vent/coupe pluie, une paire de gants légers.

6. Mon budget

Je n'en ai pas. J'essaye simplement de réduire au minimum mais si obligation est de prendre le train ou le bus, payer n'est pas un problème.

7. Mes questions

Voici donc la partie où je vous demande service, à savoir :Pensez-vous que mon itinéraire est cohérent ?Pensez-vous que le cap nord est à envisager ou est-ce vraiment trop loin dans le laps de temps que j'aurais ?Où s'approvisionner en eau potable, autrement qu'aux robinets ? L'eau naturelle est-elle potable ? Faut-il utiliser des purificateurs d'eau ?Connaitriez vous le prix moyen d'1kg de riz pour avoir une idée comparative ?Avez-vous des idées d'endroits à voir absolument autres que ceux déjà cités, notamment dans le trajet vers Trondheim et le retour sur Oslo ?Je vous remercie d'avance pour votre lecture,

Adrien
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Norvège pour vingt jours en camping sauvage: pêche, coins, sac de couchage, etc?
Bonjour tout le monde et merci d'avance pour vos réponses !

Je pars avec un pote en Aout faire du camping sauvage pendant 20 jours autours d'Oslo; on n'a pas encore vraiment de trajets de prévu mais on veut juste bouger quand on en a envie et dormir quasiment qu'en tente ! Donc j'ai quelque questions?

- J'ai lu sur le site qu'il fallait mieux prendre un sac de couchage de 0 mais j'voudrais savoir si cela pose problème si j'en prend un à 10° ou 15° (la 15° est super légère et peu encombrante et étant donné que je compte dormir avec un pull..)? - On voudrait également se nourrir avec la pêche, j'ai vu d'après les avis sur le site que ça mordait bien, mais niveau matos j'ai ça : http://www.caperlan-fishing.com/FR/set-4x4-tele-180-54679140/ je ne suis pas un expert en pêche donc pensez vous que cela tiendra pour la pêche en mer (sur les rochers) et en rivière? - Niveau "cuisine" on a pensé au réchaud apparemment (encore selon les différentes discussions du site) il vaut mieux prendre des réchauds MSR; est ce bien ça? - Niveau tente on n'a encore rien acheté donc si vous avez des conseils ;) - J'ai déjà vu un peu les coins à voir "près" d'Oslo mais si vous avez des conseils je suis preneur bien sur !

Voilà j'ai fait le tour je crois !
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France - Norvège à vélo: avant le départ
Bonjour a tous ! Avec des amis nous prévoyons de partir cet été en Norvège a vélo

Bien sur avant de se lancer tête baissé dans ce voyage nous avons des listes de ce qu'il faudra sur place , prévue un itinéraire. Tout est presque bon mais il reste une ( très ) grosse question Nous avons prévue une remorque pour transporter le nécessaire et voyager au plus agréable possible ( sans gros sac lourd dans le dos ) . Cependant j'ai vite chercher des remorques sur un site d'annonce entre particulier et rien de vraiment intéressant , donc pas d'autre choix que d'en construire une ( Ca ne me fait pas peur et j'ai ce qu'il faut ) . La remorque devras contenir les tentes , sac de couchage , vêtement , trousse de secours , réserve de nourriture ( on achèteras l'essentiel sur place ) , barbecue , réchaud , casserole, et affaire de toilette ... Voila les question dont je n'ai actuellement pas de réponse :

1 Quel doit être la taille maximal de la remorque ? ( Longueur , largeur , hauteur , poids ) 2 Nous partons de Mulhouse donc l'essentiel du voyage se passeras en Allemagne , il y a une réglementation particulière sur les vélos avec et sans remorque ? Pareil pour le Danemark et la Norvège

3 Nous ne roulerons pas de nuit , question de sécurité . As-t'on le droit de camper pour une nuit en lisière de foret ou même dans les bois en Allemagne et au Danemark ? Bien sur nous avons prévue des sac poubelle. L'arrêt se ferais vers les 19 / 20 h et le départ a 8 / 9 h

4 Et enfin pour nos montures , personne n'auras de vélos pro super perfectionné et tout , voila une photo du miens , tout le monde auras a peu prés dans le même style , en plus des chambres a air ( 2 paires par personne ) que faut'il prévoir d'autre au cas ou ?

5 Hors sujet : Nous voulons réaliser une sorte de film a l'issue de ce voyage , des conseil pour des bonnes cameras ? Le nombre de carte SD a prévoir ?

Voila , j'espère ne pas m'être trompée d'endroit Merci pour vos réponses et bonne soirée
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Randonnée en Norvège en août
Bonjour, je (le gars en orange sur la photo de profil) prépare un voyage (seul) en Norvège pour août prochain. Le but est de faire de la rando à quatre endroits différents en remontant vers le cap nord: - autour de Bergen - iles lofoten - alpes de Lyngen - cap nord

Je prévois d'arriver directement à Bergen en avion depuis Paris et de faire les liaisons en bus/train.

Plusieurs questions:

- je ne suis pas véhiculé (ni permis), aussi, est-ce réalisable en 2 semaines ? je sais que les distances sont grandes et les trajets peuvent être très longs en car ou train... sinon je partirai 3 semaines si c'est plus confortable J'ai regardé aussi les liaisons bateaux mais tout ce que j'ai trouvé ressemblait plus à de la croisière qu'à un transport en commun avec des prix... exorbitant. Vous confirmez ou alors j'ai cherché au mauvais endroits ?

- au niveau des cartes est-ce que vous savez où je peux en trouver sur Paris ou région parisienne ? Je préfèrerai les avoir physiquement entre mes mains avant de les acheter! On m'a conseillé un magasin où je vais aller aujourd'hui: Ulysse Peut-être le vieux campeur aussi. Également ce site pour les lofotens qui est super: http://rando-lofoten.net/ d'autres pistes ?

- possible de rejoindre les alpes de lyngen depuis les lofotens en randonnée ?

- concernant le camping, j'ai vu qu'il était assez facile de planter sa tente où bon nous semble mais pour le feu j'ai un peu tout vu, tout entendu, est-ce qu'il y en a qui y sont allé et qui pourrai me dire concrètement comment ca se passe ? complètement interdit ou plus ou moins autorisé ? Si pas possible, des alternatives au butagaz ? c'est un peu chiant a trimballer... mais si y'a pas le choix..

- pour les réservations de trains et cars, à partir de quand faut-il s'y prendre?

Je pense avoir fini avec mes questions pour le moment, merci d'avance pour ceux qui m’aideront :)

Charles.
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Voyage InterRail en Europe
Bonjour à tous merci d'avance pour vos réponses, je vais essayer d'être succinct :)

Je suis un jeune homme de 20 ans vivant comme mon pseudo l'indique sur la côte d'azur, plus précisément sur Nice dans les Alpes-Maritimes. Lassé et extremement déçu de la mentalité de la région, et ce depuis pas mal d'années, je prépare actuellement un départ pour une nouvelle vie ; changement de région, voir même de pays qui sait :) Bref, j'ai toujours été aventurier dans l'âme, j'adore voyager, découvrir de nouveaux endroits, paysages et civilisation. Je souhaiterai partir ( beaucoup de problèmes persos ces derniers temps) pour souffler le temps d'une ou deux semaines alors je me renseigne, épluchent les offres go voyages en avion tousa tousa... puis miracle ! je tombe sur le site Interrail. Ca me semble une bonne expérience (je n'ai jamais voyagé a l'étranger) pour une premiere et je souhaiterai me lancer. Je n'ai pas un gros budget, cela dit je suis prêt a dormir dans une tente, auberge de jeunesse, à la belle étoile... la vraie vie quoi :) Alors un pays qui me tient tout particulièrement à coeur serait... la Norvège ! Oui, la Norvège ce pays qui m'attire depuis ma tendre enfance, les fjords, les forêts, la nature quoi :) l'Irlande aussi pourquoi pas serait à inclure dans mon voyage pis même si je me retrouve dans des pays carrément différents en Europe de l'est par exemple ce n'est pas un problème, en gros ce que je veux c'est voyager ! En contrepartie je souhaite absolument faire une escale en Norvège, les autres pays m'importent peu. Je précise que je partirai seul, pour la période je dirais mi- décembre serait le top pour un passe de 5 jour sur 10 ; pour une première je pense que c'est déjà pas mal, pour "tater le terrain" disons :) et pis ça revient pas trop chère ce passe. A la limite voir même prendre un pass 10 jours sur 22 pour 85E de plus je pense que ça peu être pas mal je réfléchis encore Le problème vient du niveau du budget ; je dispose d'un grand maximum de 500 euros a tout casser, transport logement nourriture et loisir compris J'aimerai des avis de personne qui ont franchis le cap et qui sont partis avec un petit budget pour savoir si mon projet et potable ou pas. Ce que je veux c'est VOYAGER, les imprévus tousa tousa je m'en fou ça fait partit du jeu, et c'est même excitant c'est de la que la vie prend tout son sens, ne pas se poser de question sur le futur vivre l'instant présent :) Maintenant voila, j'attends des témoignages, bon comme mauvais, et savoir si du haut de mes 500 euros mon projet peu tenir la route ou pas sans oublier que la Norvège est quasi obligatoire a inclure dans mon trajet.

Je remercie d'avance les personnes qui auront pris le temps de me lire, et ceux qui me répondront . Merci a vous amis voyageurs :)
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Randonnée en Norvège: Hardangervidda ou Jotunheimen?
Hello à tous, je pars cet été en Norvège début juillet, nous serons trois. Nous avons 15 jours environ pour faire une randonnée, et nous hésitons encore entre le hardangervidda (qui nus permet de voir un fjord) ou le jotunheimen. Connaissez vous des randonnées sympa à faire dans ces deux coins pour ceux qui sont allés en Norvège ? Où même d'autres idées (nous sommes encore ouverts, rien n'est fixé !). On est preneurs de toutes les infos possibles. Merci beaucoup ! :)
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Norvège en train: InterRail ou Scanrail?
Bonjour,

Voyage en Norvège prévu fin juin 2007 pour une durée de 10 jours.

On souhaite utilise le train pour se déplacer et donc profiter d'un des pass "Interrail" ou "Scanrail" qui proposent des pass 5 ou 8 jours. Les prix entre ces 2 pass semblent quasi identiques d'après ce que j'ai pu voir sur leurs sites respectifs donc j'aurais aimer savoir si quelqu'un sur ce forum avait déjà utilisé l'un de ces pass et m'indiquer éventuellement l'avantage de l'un par rapport à l'autre. Par exemple est-ce qu'on peut obtenir des réductions sur des bateaux pour visiter les Fjords, ou bien des réductions aussi sur les Bus, sachant qu'on ne pourra pas tout faire en train pour visiter les Fjords.

Merci pour vos réponses.
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Bouteille de gaz en Norvège
Bonjour

Je pars en Norvege en juin avec retour par la Suede et j'ai des questions sur les bouteilles de gaz. Trouve-t-on des bouteilles de la taille de nos twiny ? en propane ? en butane ? Les trouve-t-on facilement ? Y -a -t-il plusieurs marques comme en france ? Et en Suede ? Est-ce compatibles ? Les memes ? Et le bouteille de gaz genre grosse camping-gaz : en trouve-t-on ?

Qui aurait un detendeur a me vendre d'occaze ?

Cordialement A.
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Camping sauvage en Norvège
Bonjour à tous, Je me permet de créer ce sujet car je souhaite partir en vacances en Norvège avec 3 amis. Nous n'avons que 18 est étant jeunes et "pauvres" nous souhaitons voyager pour le moins cher possible et de façon aventureuse, nous avons donc opté pour le camping sauvage. Nous souhaitons surtout découvrir et vivre les Îles de Lofoten car elles nous semblent magnifique ! Je vous préviens juste que ce message risque d'être assez long car j'ai beaucoup de chose à demander. En effet nous sommes novices en camping et un voyage ça ne s'improvise pas

Tout d'abord, parlons du trajet :). Nous venons de Bayonne (Pays Basque), par conséquent après avoir regardé les prix il me semble être judicieux de faire :

Bayonne - Paris en Ouibus (environ 25€)

Paris - Oslo en avion (les prix varient mais environ 100€ je crois)

Oslo - Bodo en train (j'ai noté 40€ avec minipris mais dite moi si je me trompe)

Bodo - Moskenes en ferry (environ 20€ il me semble)

Voilà ce que nous avons prévu mais n'hésitez pas à me faire savoir si vous connaissez moins cher ou moins long. J'ai tout de même une ou deux petite question : sur le site de réservation du ferry on ne peut pas reservé sans véhicule. Est-ce obligatoire ? Dans ce qu'à pouvons nous, lors de la réservation mentir en disant que nous avons un scooter par exemple ? De plus est ce que vous savez s'il faut prendre une navette entre l'aéroport d'Oslo et la gare ? Enfin, comment se déplacer sur et entre les Îles Lofoten ?

Ensuite, pour ce qui est du camping sauvage, n'étant pas vraiment initiés à cette activité je voulais savoir si quelqu'un pouvez nous donner la liste des éléments indispensables ou très utiles pour camper. Pour l'instant j'ai listé :

Tentes

Sac de couchage (très chaud ? Quels sont les minimals de température en été en Norvège ?)

Canne à pêche (Apparement pas besoin de permis et nous aimons beaucoup ça !)

Réchaud ?

GPS ? (J'en ai entendu parlé dans un site mais peut-être que le portable suffit ?)

Matelas gonflable ? (peut-être un peu lourd mais si on peut éviter de dormir sur le sol)

un sac de lessive ? (pour laver les habits j'en ai entendu parlé)

Chargeur de portable solaire ?

Voila, même chose que pour le trajet n'hésitez pas à compléter la liste ! Petite question tout de même : comment fait-on pour passer un couteau si l'on a que des bagages à main ?

Je crois avoir fait le tour, finalement ce n'est pas très long ! Juste avez vous des endroits à nous conseiller dans les îles ou à Oslo et Bodo ?

Merci beaucoup d'avoir lu ce message et pour vos réponses à venir ! Arnaud
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Tente pour températures hivernales
Bonjour,

Nous partons à 2 en voiture en Norvège et Finlande au mois de Février et Mars, dans les endroits où nous voulons aller il fait entre 0 et -26 en moyenne à cette époque.

Nous souhaitons faire du camping dans la mesure du possible (ou dormir dans la voiture si c'est trop dur)

Comme beaucoup ici j'ai beaucoup de question sur mon prochain voyage mais ma principale question est : Est-ce que cette tente dont j'ai fait l'achat pendant l'été serait adapté à de telle température ?

Il va de soit qu'un bon duvet peut venir s'ajouter au package.

http://www.decathlon.fr/tente-2-places-quickhiker-ultralight-id_8245650.html

En vous remerciant par avance
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Norvège: camping sauvage un peu, beaucoup ou pas du tout?
Bonjour

Je souhaite voyager en Norvége et plus généralement en Scandinavie cette été. Comme vous le savez, les prix sont vraiment très élevés, je suis effaré quand je vois les tarifs d'une simple nuit en camping. Malgré tout, je ne voudrais pas renoncer à ce voyage. J'ai lu que l'on pouvait faire du camping sauvage du moment que l'on suit quelques règles (de bon sens pour moi) : c'est le droit de "l'accès à la nature". Je pensais voyager avec un mini-van aménagé (je n'ai jamais essayé ça avant) mais me pose la question de savoir si le camping sauvage est quelque chose à utiliser avec parcimonie ou si vraiment on peut envisager de faire tout son voyage comme cela ?

- peut on facilement trouver de la place aux abords des villes ? - peut on facilement trouver de la place aux abords des routes qui remonte vers le nord ? Il me semble que la Norvège a une géographie pas facile où beaucoup de routes sont à flancs de montagnes donc pour s'arrêter, il faut peut être le prévoir à l'avance. - comment faire pour les questions pratiques quotidiennes ? Pour les WC (je pense pas que ce soit autorisé en pleine nature), pour faire la cuisine (le feu est interdit dans l'accès à la nature) ? - je sais qu'on peut utiliser les douches de campings sans prendre une nuit en payant juste les jetons mais il y a t'il un meilleur moyen ?

Le dernier point qui m'inquiète un peu, c'est celui de l'image que l'on peut renvoyer. Dormir un peu en camping sauvage ça fait "homme libre en communion avec la nature" mais un touriste qui fait ça en permanence ça fait un peu "clochard radin qui ne vie pas comme les locaux et qui gratte chaque centime". Quand je vois certains commentaires disant que les français sont vu comme des "Italiens" (matcho, radin, entubeur si j'ai bien compris le sens du mot quand cela a été utilisé) qui vient en Scandinavie pour "goûter" aux blondes habitantes, je n'aimerais pas promouvoir cette idée. Quand je vois la réputation (pas toujours à tord) que l'on peux avoir, nous Français, dans certain pays, j'aime pas ça.

Voilà pour mes doutes Cordialement à vous

Sébastien
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Faire un trek en Norvège
Bjr

je viens à la rencontre de trekkeur ayant pratiquer la norvége, ses fjords, les iles de lofoten ... Toutes les agences de trek proposent les iles lofoten qui ont l'air magnifique mais qui ont l'air aussi surpeuplé en période de rando ! pouvez vous me donner de infos sur cet itinéraire, les agences qui organisent les treks, et toutes autres infos qui me permettront de préparer un bon séjour au pays des vikings !! Merci à vous

Stef
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La Norvège à petit prix
Bonjour à tous !

Pour les 30 ans de mon compagnon, j'ai décidé de concrétiser un de ces rêves : visiter la Norvège (du moins une petite partie). Le budget est limité donc pour l'instant on fera juste Oslo et Bergen. Quelle meilleure période pour acheter les billets d'avions : Paris-Oslo ? On m'a dit janvier ? Est-ce pertinent ? (Je regarde régulièrement toutefois). Pour ceux qui ont voyagé récemment là-bas, quels sont les bons plans niveau hébergement et transports ? Je sais aussi qu'il existe un Oslo Pass et un Bergen Pass, cela vaut-il vraiment le coup ? Ca me semble onéreux malgré les avantages.

Voilà mes questions pour l'instant. Je vous remercie d'avance pour vos réponses ! 🙂
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