Nous envisageons de faire une randonnée chamelière de 15 jours environs dans le désert en Libye ou en Mauritanie ( nous venons de faire le sud de l'Algérie). Nous voudrions avoir des avis sur les deux destinations et les coordonnées d'un organisateur ou un guide fiable, pour effectuer ce parcours. Nous sommes de récents seniors prêts à nous joindre à d'autres personnes. Merci
Si vous vous intéressez à la Mauritanie, voici l’adresse du site de l’association « Liberté par Les Chamelles » http://libertechamelles.free.fr
Vous y trouverez des infos sur les jardins d’enfants. L’association fournit ces crèches ( garçons et filles de 1 à 5 ans) en denrées alimentaires de base.
Avec 20 euros nous fournissons une bouillie à un enfant pendant 150 jours. Pour la plupart de ces enfants, cette bolée nutritive est dans leur journée le seul repas de valeur : vitamines, calories, quantité et qualité. Si vous nous y aidez d’autres enfants rempliront leur petit ventre… Grâce à l’expérience, les contacts et l’organisation mise en place par l’instigateur de l’association, qui va là-bas depuis 1983, nous sommes certains que 100% des dons sont convertis en sacs de farine (mil ou blé entier), de sucre, de sel iodé et d’arachide, et sont livrés au local fermant à clef des jardins d’enfants. Les femmes responsables de ces jardins connaissent les quantités dont elles ont besoin pour leurs petits, et que nous leur faisons livrer par des personnes de confiance. De plus chaque maire des oasis concernés est au courant.
Pour nous aider voir sur le site.
Anne l'Ardéchoise membre actif et webmaster de l'asso.
Voici la 4ème de couverture, rédigée par l'éditeur du livre "Mauritanie, la caravane humanitaire" :
L'Adrar Mauritanien est un territoire fascinant. Lysiane Pradines s'est ensablée avec délectation dans cet univers saharien où vivent encore des grands nomades. Mais elle est lucide sur la terrible difficulté de leur quotidien. Leur rusticité leur permet d'extraire leur survie de ce désert impitoyable, mais à quel prix ?
Avec une poignée de soignants et autres généreux, et dans les pas de Zaïdane lui-même nomade, elle se lance à l'assaut de la misère. Transportant tout sur les animaux de bât, les méharées totalement humanitaires sillonnent l'Adrar chaque hiver pour aller au secours des grands "oubliés" de la planète.
Celle qui oeuvre tant pour soulager leurs douleurs et leur dénuement nous livre dans ce recueil un panaché d'histoires vécues dans les campements nomades les plus reculés, au hasard des rencontres du chemin. Tout l'interpelle : les regards, la noblesse des bergers, les rides des Anciens, le courage des hommes...
Entre rires et larmes, avec un immense respect suintant dans chaque ligne, Lysiane nous emmène au-delà des pistes et des guelbs, là-bas, aux franges de l'Ouarane, sous les tentes de laine où naissent les enfants et où meurent les vieillards.
Fiévreuse et passionnée, elle a trempé sa plume dans son coeur pour nous dire avec les mots justes tout son attachement au Peuple du Désert.
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Ce livre a été écrit par Lysiane, l'infirmière qui a créé l'asso "Liberté par les Chamelles", c'est un recueil d'histoire qu'elle a vécu dans le désert de l'Adrar depuis 1984.
De plus en commandant ce livre (par une librairie, maison de la presse ou FNAC), vous participerez au financement de la bouillie de nos jardins d'enfants. Voir les pages du site (http://libertechamelles.free.fr) pour en savoir plus sur notre association, connaître le prix ou la composition de la bouillie des petits enfants... Car Lysiane reverse la totalité de ses droits d'auteur à l'asso.
Editions BELLIER
41 cours Richard Vitton
69003 Lyon
(18 euros – format 16x22 - 60 pages + 8 de photos couleurs)
La Mauritanie fait partie des pays les plus pauvres du monde, l’Adrar en est une région désertique très pauvre, et la sècheresse qui y sévissait depuis 4 ans (ruinant les bergers-nomades), s’est finie par des tornades qui ont ruiné des jardiniers en détruisant leur palmeraie.
Ca ne s'est guère bousculé pour répondre à ma demande il y a une dizaine de jours : quelqu'un peut il me faire part de son expérience de l'Adrar fin avril ?
Nous connaissons cette région en janvier-février, on devrait même être en ce moment en train de traîner un chameau quelque part entre Ouadane et Chinguetti, mais le voyageur propose et Allah dispose... on voudrait bien rattraper le coup à Pâques mais avant de nous décider on aimerait savoir si c'est encore praticable question météo.
Alors, ami lecteur, si tu est allé dans cette région à cette époque, ou si tu y vis (veinard), fais nous profiter de ton expérience.
D'avance merci, et salut à tous.
J'envisage un trekking en janvier en Mauritanie.
Après quelques recherches, j'ai sélectionné: Du massif de l'Adrar aux dunes de Chinguetti. Club Aventure
ou les osais de l'Adrar - Allibert
Vu qu'en fonction des destinations, les prestations de ces agences peuvent différer, j'aurai aimer avoir l'avis direct de personnes ayant fait ces 2 trekkings.
Ca m'aiderait à choisir!
Certains d’entre-vous connaissent-ils les Extraits Foliaires de Luzerne ?
Pour ceux qui ne connaissent pas et qui luttent contre la malnutrition voir (impérativement !) http://www.nutrition-luzerne.org
C’est un EXCELLENT complément alimentaire pour qui veut lutter contre la malnutrition (ne pas confondre avec sous-nutrition). De surcroît les EFL sont disponibles en France et il en faut seulement 10g par enfant et par jour ! Il y a eu des reportages sur TF1 et A2 (disponible sur DVD) expliquant la fabrication et l’utilisation du produit.
Les EFL contiennent des protéines, du fer, du calcium, des vitamines (A et E en particulier)…
Nous allons en ajouter à la bouillie des enfants que nous aidons en Mauritanie : voir le site http://libertechamelles.free.fr. Une tonne d'EFL partira cet été dans notre contener.
Merci de me transmettre les infos que vous pourriez avoir sur le sujet, en particulier l’utilisation dans le sahara.
En Avril 1984, nous découvrions la Mauritanie. 37 % de la population était nomade. Les seuls véhicules, de marque Peugeot essentiellement, se cantonnaient dans les quelques très grosses villes dont Atar ne faisait pas partie. Nous avons connu la piste d’atterrissage de Nouadhibou ( ! ), le train minéralier qui nous acheminait à Choum à travers 460 kilomètres de désert, l’ambiance « bourgade » d’Atar où ne circulaient que les charrettes à âne.
A l’époque, nous aurions presque pu partir d’Atar-même en selle sur nos chameaux car les passes (et non pas encore les pistes) qui menaient sur les plateaux de l’Adrar étaient encore des voies caravanières ! Ah ! Nous pouvons nous réjouir d’avoir connu l’Authentique que tellement de touristes croient saisir aujourd’hui… C’était l’époque où Atar, donc, ne connaissait ni bitume, ni voiture, ni téléphone (qui fonctionnait à peine à Nouakchott !), ni vol international… Nous arrivions presque d’une autre planète et étions fortement conscients de la réserve que nous devions avoir dans nos comportements de chaque instant. C’est ainsi que nous avons eu des exigences qui soulèveraient aujourd’hui des mutineries, et qui n’étaient pourtant que l’indispensable recette du « passage sans pollution ». Pas un seul d’entre nous ne portait de lunettes de soleil ou une montre. PAS UN SEUL. Le chech était de rigueur, ainsi que les vêtements de brousse du pays que nous portions non pas comme cache-misère, mais cache-richesse, par-dessus nos vêtements européens. Nous faisions vraiment le maximum pour ne pas choquer, à tel point que l’année où arrivèrent les premiers touristes, nous furent pris ( et filmés ! ) pour des bergers nomades ! Mais ces attentions avaient un prix : nos intendances étaient extrêmement spartiates avec des menus répétitifs et souvent à l’opposé de nos envies ! Les bagages transportés devaient rester discrets (enfournés dans des sacs de jute) et « tolérables » puisque les chameliers nous accompagnant les manipulaient ; de nombreux articles n’ont donc jamais vu la bosse de nos chameaux, à commencer par le plus insignifiant des matelas de randonneur… Nous nous sommes « autorisé » l’usage des « vaches à eau » après avoir vu certains nomades connaître, voire utiliser les tonnelets de 50 litres. Mais notre baptême méhariste avait été une longue descente aux enfers abreuvée avec l’unique eau des guerbas en peau de chèvre lors de la 7ème année consécutive de grande sécheresse : autant dire que la « bouillie » des guerbas calmait bien des appétits…
En 2004, après le passage de plusieurs années de Progrès que nous ne pouvons refuser (il faut lui reconnaître certains avantages), beaucoup de choses ont changé évidemment. Le progrès, c’est le début de la fin, on en reçoit tout ou rien, sans tri possible.
L’automobile a pénétré la brousse au fur et à mesure que des pistes s’aménageaient (et ce n’est pas fini), les moyens de communication de toutes sortes ont littéralement explosé et imbibé partie du pays. L’enseignement touche de plus en plus d’enfants, la santé et la possibilité de l’influencer est une notion qui évolue dans les esprits. Avec l’arrivée de quelques facilités matérielles pour la population (qui existent mais ne sont pas forcément accessibles pour des raisons de coût), la vie mauritanienne s’est un peu décolorée en cachant son bronzage saharien derrière du goudron, des Toyota, des lunettes de soleil, des auberges, des enseignes ronflantes de commerce en tout genre… en échangeant la sandale des sables (qui a pourtant une bonne raison d’exister) contre les chaussures de marche, le « Tassoufra » des grands nomades contre le sac-à dos des guides ( ! ) pour Tour Operator, la guerba contre la gourde isotherme…
Tout cela a coûté son prix car tout se paie : augmentation du prix du pain, du riz, de la farine, apparition de la délinquance, dévaluation de l’Ouguya, disparition presque totale à ce jour des vrais nomades, ceux qui furent parmi les meilleurs éleveurs de camélidés de la planète. « Hier », Louis Chardon suppliait les hommes français qui nous accompagnaient de se mettre accroupis pour uriner, comme les Mauritaniens, et de ne pas offrir nos cigarettes d’importation à ces bergers qui ne connaissaient encore que leur pipe (souvent un simple os creux de chèvre) et leur tabac en poudre.
Aujourd’hui, nous passerions sans doute pour des illuminés en tenant un tel discours, de toute façon obsolète. Car nous sommes en 2004. Vingt années sont passées sur nos premières empreintes dans les dunes roses et blanches de l’Ouarane. Notre amour pour ce désert d’il y a 20 ans nous conduit peut-être aux portes du fanatisme quand nous évoquons, tels des « vieux schnocks », cette grande époque. Il faut nous pardonner ces élans et comprendre que nous sommes à jamais en manque d’un trésor perdu.
Nous savons que des choses sont encore inchangées, certaines pour l’éternité peut-être, d’autres… allez savoir. Mais lorsque nous observons l’évolution de la Mauritanie au cours de ces 20 dernières années, nous avons souvent l’impression que le Progrès a raté sa cible, qu’il n’a pas changé ce qui avait besoin de l’être pour le bien de l’humanité. Car l’idée, puis la certitude (apportées par la télévision d’abord, puis par les Touristes) qu’ « on » peut vivre autrement ont fait leur chemin. Nous pouvons nous incliner alors devant l’esprit brillant d’Albert Einstein, décédé en 1955, mais qui avait toutefois eu le temps d’écrire :
« Cette explosion de la matière est la plus faible des trois explosions auxquelles l’humanité sera nécessairement confrontée. Avec les progrès de la médecine, l’humanité va bientôt assister à l’explosion de la vie qui apportera plus de bouleversements que celle de la matière. Mais l’explosion la plus lourde de conséquences pour l’humanité sera celle de l’information. D’ici peu, par toutes sortes de techniques, les plus pauvres, les plus malheureux auront connaissance de ce que l’humanité est capable de faire et des moyens qui pourraient les sortir de la misère, de leur détresse. Partout sur la planète et pour la première fois de son histoire, l’homme saura l’absurdité de sa souffrance et donc souffrira de savoir qu’il souffre. L’humanité se trouvera ainsi acculée, sans dérobade possible, à de nouveaux partages. »
Croyez, toutes et tous, à mes meilleurs sentiments.
Lysiane Pradines.
Vous pourrez retrouver ce texte, avec d'autres infos, dans la circulaire d'avril 2004 qui est dans le site Internet de l'association Liberté par les Chamelles, dont Lysiane est la présidente : http://libertechamelles.free.fr
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions.
Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle
Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins.
Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir...
Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine.
Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Quel sont les differences et les specificités du desert de Namibie par rapport au sahara algérien ?
Lequel des deux deserts presente les paysages les plus beaux et les plus grandioses ?
Toute experience est la bienvenue.
Suite a l assassinat des touristes francais ce lundi ds la région de Aleg, pensez- vous qu il y aura des conséquences pour passage à la frontière ou autres?
bjr je reviens du sahara algerien circuit tassilli essendilene
quelqu un a til ete dans cette region et pourrais me donner ces impressions j ai ete surprise de ne pas voir bcp de sable mais bcp de roches de gres les paysages lunaire sont impressionant on se croirait sur mars ou sur la lune surtout le matin quand la lumière jaune eclaire a peine les roches
a tililline les dunes de sable sont tres belle ainsi que sur l erg admer
c est pltot la que j aurai aime bivouaquer mais il y a peu de circuit qui vont sur les dunes
merci de me donner aussi vos impressions
Je souhaite acquérir un vélo pour partir un an faire le tour de l'afrique. Je recherche un vélo en acier sans fourche téléscopique et à un prix très bas. Donc j'ai pu voir sur go sport un vélo a 130 euros qui est en acier et qui je pense pourrais faire l'affaire. En changeant les roues et en rajoutant des porte bagage arrière et avant plus d'autres modifications pensé vous que se genre de vélo puisse faire l'affaire?? J'aimerai avoir des discours de gens avec des vélo a petit prix et qui ont fait de veritable vélo de rando. merci
Beaucoup de touristes donnent des chewing-gums bonbons ou autres sucreries aux enfants or ils n’ont pas de brosse à dents, de plus cela les transforme en mendiants.
En mars 2003, lors de ma 2ème mission humanitaire en Mauritanie c’est dans un village sur le passage des touristes se rendant à Tergit que j’ai vu le plus d’enfants avec des caries, 2 à 3 fois plus que dans les oasis isolées ! C’est là aussi qu’on a vu le plus de mains tendues… Personne n’y a voulu de nos cours de jardinage ni de ceux d’hygiène, par contre ils voulaient bien se faire soigner par les 2 dentistes et les 2 infirmières, ou que nous leur donnions de l’argent ce que l’on ne fait JAMAIS.
Autre problème lié aux touristes : les stylos, ce sont des bouts de plastique qui finiront dans le désert ! A la rigueur des crayons à papier ou de couleur (bois= biodégradable), mais remettez les à un enseignant qui les donnera aux élèves les plus nécessiteux, tjs pour ne pas les inciter à mendier.
Donner du savon c’est une bonne idée, mais il faut se limiter au savon type « de Marseille », afin de ne pas créer un besoin inutile avec des savonnettes parfumées… On peut en acheter sur place, et garder la place en fret pour des médicaments... que l’on pourra remettre sur place à un dispensaire.
Pensez-vous qu’un jour nous puissions passer dans des lieux pauvres et touristiques sans être suivi par des enfants répétant « cadeaux, bonbons, stylos » ? Votre expérience m’intéresse.
Anne l’Ardéchoise webmestre de l’association «Liberté par les Chamelles ».
Je serais bien tenté par un trek dans le desert Mauritanien, j'ai vu que Point Voyage avait des tarifs plutôt sympa par rapport a D'autres agences.
J'aimerais savoir si cette agence est fiable et de bonne qualité aussi bien pour le client que pour les personnes qu'elle fait travailler?
Quelqu'un est t'il parti avec eux?
ils se font une bonne pub, business is business 😐 mais grâce à eux, certains villages espèrent des miracles et en plus ils font la pub pour St Ex mais n'apportent pas de livres aux enfants... (la version hassanya est sortie l'an dernier, au Maroc)
bref, ils sont de retour (mais je m'abstiens de tout commentaire, puisque je ramasse leurs poubelles dans les dunes, surtout les paquets de clopes )😊
wait and see surtout Pierre Rabhi en espérant que son état de santé ne se dégrade pas.
Un immense et sincère merci à Maurice Freund and co pour ta générosité, et ton engagement et ta fidélité à l'Afrique, c'était chouette mais trop court cette rencontre à Maaden.
Bonne chance à Taha qui va bientôt s'envoler en France pour quelques semaines loin de ses dunes natales.
Les horaires du consulat mauritanien à Rabat mis en place durant la période du Ramadan ... fonctionnent encore !!! Malgré la fin du Ramadan ... Prévoyez donc 48 heures d'attente. A ce compte-là, il est presque plus pertinent d'effectuer sa demande de visa en France. Même s'il est deux fois plus cher.
N'hésitez pas à me contacter pour un certificat d'hébergement.
Quelques infos en vrac à destination de ceux qui envisagent de s'y rendre. J'ai voyagé en solo un mois de Marrakech à Dakar via la Gambie en utilisant les transports publics et avec un budget limité. Le rythme était plus soutenu que celui que j'adopte généralement en voyage mais ne pensant pas avoir l'occasion de revenir dans le coin, j'ai voulu voir le plus de lieux possibles à défaut de les découvrir en profondeur. Je ne suis resté que 10 jours en Mauritanie en passant par Nouadhibou, Atar, Chinguetti et Nouakchott.
Sécurité : Je n'ai jamais ressenti de sentiment d'insécurité. Les checkpoints de la gendarmerie sont très nombreux (8-9 sur la route entre Nouakchott et Atar). La dernière chose que les mauritaniens souhaitent est qu'il arrive un incident grave à un touriste. En transports publics mieux vaut se munir d'une bonne pile de photocopies de son passeport pour ne pas faire attendre les autres passagers et inciter le chauffeur à rouler trop vite pour rattraper le retard.
Il n'est jusqu'à présent jamais rien arrivé à un touriste voyageant dans l'Adrar. Atar abrite une base de l'armée mauritanienne. Et les sanctuaires d'Aqmi et autres groupes islamistes sont assez éloignés dans les zones montagneuses entre Niger, Mali et Algérie.
Pour ces raisons, ça n'engage que moi, je pense que l'Adrar est une région sûre. Pas plus dangereuse en tout cas que de nombreuses grandes villes à travers le monde ou chaque années des touristes disparaissent sans qu'il soit pour autant question de les classer en "zone rouge".
Climat : Fin Octobre-début Novembre, j'ai eu 35° en journée sur la côté et environ 40° dans l'Adrar. Il fait chaud mais c'est supportable. La nuit est agréable à Atar. A Chinguetti il peut faire un peu frais au milieu de la nuit (j'ai dormi en pull).
Les Mauritaniens et les touristes : Les mauritaniens sont des gens de prime abord plutôt réservés mais très accueillants. Les invitations à boire le thé sont nombreuses. Les derniers vendeurs de souvenirs ne sont pas pressant mais un peu insistants. Difficile de leur en vouloir quant on sait que la fréquentation touristique n'est plus que de 10% de ce qu'elle était avant (j'ai croisé une demi douzaine de touristes en 6 jours dans l'Adrar). La région qui avait tout misé sur le tourisme est désormais économiquement sinistrée et nombreux sont ses habitants, désabusés, qui la quittent pour Nouakchott ou Zouerat ou leur vie ne sera pas beaucoup plus facile.
Train minéralier Nouadhibou-Choum-Zouerat : Juste après la fête de l'Aid, le train était moins rempli que d'habitude mais tout le monde n'a pas eu de place. En tant normal il parait qu'il est impossible de bouger tellement c'est plein.
A Nouadhibou certains attendent le train de l'autre côté de la voie. Je les ai imité ce qui ma permis de rentrer plus rapidement dans le wagon et d'avoir une place près de la fenêtre (en fait une planche en bois posée sur l'armature des défuntes banquettes). La partie basse des vitres est recouverte d'une couche permanente de poussière mais en m'asseyant sur mon sac j'ai pu voir le paysage défiler. A posteriori je ne vois pas l’intérêt de faire le trajet dans les wagons à minerais et le nuage de poussière qui va avec. La majeure partie du voyage se fait de nuit et il est intéressant de discuter avec les voyageurs se rendant à Zouerat.
On arrive à Choum au milieu de la nuit. Des pick-up attendent les passagers pour les emmener à Atar. Je me suis retrouvé à l'arrière de l'un d'eux assis sur la montagne de bagages ce qui ne m'a pas trop rassuré au départ. Mais heureusement les chauffeurs connaissaient parfaitement bien la route et il n'y a pas d'à coup. En approchant d'Atar, grâce à la pleine lune, j'ai pu entrevoir des paysages à couper le souffle.
En sortant rapidement du train, il y a sûrement moyen de s'approprier une place à l'intérieur des pick-up.
Hébergement :
A Atar, j'ai logé à l'Auberge Bab-Sahara tenu par un couple Hollandais-Allemand présent dans la région depuis 13 ans et qui la connaissent sur le bout des doigts. Sous une grande tente la nuit est à 5 euros. Repas du soir bien plus cher que celui du midi mais on mange bien. Il y a des hamac et un bassin dont l'eau est régulièrement changée ce qui est bien agréable pour se rafraichir. Bonne adresse pour recharger les batteries.
Sur les conseils de Just du Bab-Sahara, je suis allé à l'Auberge Menara dans la vieille ville de Chinguetti (demandez chez Limame puisqu'il n'y plus de pancarte). 4 euros pour un matelas que j'ai posé sur le toit. Repas du soir également bien plus cher que ceux du midi. Nourriture passable (pas beaucoup de légume dans le coin) mais Limame est un hôte très sympathique et avec qui on peut avoir des discussions intéressantes.
Les ruelles de Chinguetti bordées par les dunes donnent vraiment une impression de bout du monde assez saisissante.
Escapade dans le Désert : A Chinguetti, je me suis adressé à Abdou de l'Auberge Zarga. Pour 27 euros tout compris, il m'a trouvé un chamelier qui ne connaissait que quelques mot de français pour une escapade vers l'oasis de Legueila ou on a passé les heures les plus chaudes de la journée avant de camper sur les dunes et de rentrer en fin de matinée suivante à Chinguetti. S'il avait fait un peu plus frais, il aurait été possible de faire l'excursion en une seule journée. Mais se réveiller dans le désert est vraiment magique.
Limame connait un chamelier censé parler un peu le français mais il n'était pas dispo ce jour là.
Pour conclure l'Adrar est vraiment une région dépaysante avec des paysages magnifiques et pas mal de possibilités d'excursions. En 10 jours au départ de Paris, il y a vraiment de quoi faire pour se changer les idées et de se couper de la grisaille hivernale. C'est aussi le moyen d'apporter une aide, aussi minime soit elle, à une région qui en a bien besoin.
Salut
Je voulais connaitre l'intéret de ces villes mauritaniennes. J'ai fait 2 voyages dans l'adrar et j'aimerais éventuellement visiter le tagant et descendre jusqu'à ces villes dont j'ai vu des photos tentantes. Qu'en pensez-vous ?
Combien de temps faut-il compter pour faire tichit / oualata puis nema et intéret de la route ou de la piste ?
Merci
Bonjour.J'ai appris que le poste frontalier algero-mauritanien Mostafa Ben Boulaid à été ouvert et j'aimerais connaître l'état de la route de Tindouf(Algérie ) à Nouakchott , car je projette de traverser cette route par voiture en été. Est-il possible de la faire par une dacia duster, 4×4?.Y a t- il des hôtels ou des auberges le long de cette route .Merci pour le renseigner
je me demande si il est risqué d'emmener avec soi son appareil photo (sachant que c'est un reflex).
Mon souci c'est que je me dit que c'est l'occasion ou jamais mais je ne voudrais pas non plus attirer les convoitises, ou me sentir toujours observé car je possède un appareil un peu plus évolué qu'un simple numérique.
Enfin est il mal vu de prendre des photos au Maroc ou en Mauritanie?
Je cherche des renseignements concernant ce fameux train minéralier.
"Maur" m'a gentilment renseigné sur les horaires et les prix, ainsi que sur la piste Choum Atar.
Je recherche maintenant plus précisément quelqu'un qui à embarqué effectivement un véhicule sur le train ... sachant que nous voulons faire le trajet avec une moto...
A savoir : conditions d'embarquement à Nouadhibou, débarquement à Choum, précision des horaires de départ (tu rêves!!)...et conditions de voyage ( spartiates ok, l'orient express est loin...on le sait et tant mieux!)
Merci de votre interêt!
FRED!
Nb: pourquoi le train? pour éviter de passer par la capitale...et économiser temps, forces et Km!!!
Depuis Nouakchott où nous restons 15 jours, nous aimerions faire un circuit de 3 ou 4 jours avec nuit sous tente ( Akjoujt - nuit à Oasis de Terjit - Chinguetti - retour par la passe d'Amogjar puis retour Atar - Nouakchott ). j'ai entendu parler de l'oasis de Berbera est-ce sur la route ?
1°) est-ce réalisable ?
2°) quel est le circuit idéal ?
3°) quels campements ?
4°) un guide et/ ou est-il indispensable : si oui à qui s'adresser?
5°) équipements necéssaires et quel quantité eau à emporter ou possibilité d'acheter ?
5°) de Nouakchott quels autres lieux incontournables peut-on visiter sur une journée
Je sais, j'abuse avec ce tas de questions mais nous sommes de super débutants