Discussions similar to: rayonner Bucovine
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Bucovine et/ou Maramures en Roumanie: louer un vélo?
Bonjour,

Je pars en Roumanie cet été et ce qui me plait c'est la randonnée sous toutes ses formes (pied, vélo, kayak...).

J'avais prévu de me faire quelques marches entre les différents monastères en Bucovine et soudain nouvelle idée: je me disais pourquoi ne pas les rallier à vélo ? Est ce possible, est ce que ça vaut le coup et surtout :où puis-je louer un bicloo (non je ne le mets pas dans l'avion) ?

Ma seconde question est pour les Maramures, je ne savais pas comment visiter cette petite région en transports en commun et là je me suis dit vive le vélo : les distances ont l'air réduites et faire le tour des villages doit être sympa. Qu'en dites vous et aussi où louer mon petit bicloo ?

Merci de vos conseils.

A bientôt.

cat
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Hébergements Maramures et Bucovine en famille (Roumanie)
Bonjour à tous,

Nous préparons un voyage en famille (toutes générations confondues : 10-15 personnes) de 15jours. Nous prévoyons de passer 10 jours entre maramures et bucovine en hébergement en gîte (si le concept existe là bas) ou chez l'habitant.

Nos budgets sont très variables (étudiants / retraités ...) et nous aimerions autant que possible loger au même endroit (même village au pire). Pour le confort, les jeunes sont pas contre le camping et les plus petits (4 ans) ont besoin de sanitaires propres (accessibles qu'aux membres de la famille si possible).

Le hic c'est que les tarifs semblent très variable d'une source à l'autre et nous sommes un peu perdus.

Grosso modo par personne en demi-pension (petit déj + repas du soir) avec sanitaires communs ou privé ça tourne autour de 16-18€ ou 25-50€ (ou les deux !) ? Si les 2 existent, qu'est-ce qui fait la différence ? Je vous dit cela car entre internet, les guides et les contacts pris avec les agences locales (sérieuses) les écarts sont de cette importance. 😕 D'ailleurs, peut être que certaines infos ne sont absolument pas à jour ...

Alors, pour pouvoir faire un budget et réserver nos hébergements en connaissance de cause, je me tourne vers vous, chers voyageurs, pour savoir quels sont les tarifs et pour quel niveau de prestation.

Une fois que j'aurai tiré cela au clair (si c'est possible🤪 !) j'aurai plein de questions un peu moins triviales 😏.

Merci à vous ! 😊
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Seize nuits en Roumanie avec enfants en août
Bonsoir les voyageurs,

Nous partons pour la Roumanie à 4 avec ma chérie et ses 2 filles (13 & 17) en août pour 16 nuits au total, en transports en commun uniquement (train, bus, bateau, pédalo, vélo-camping, ...).

Mes questions sont multiples donc je vais tenter de les synthétiser ici :

1- Combien de nuits idéalement sur la Transylvanie pour rayonner autour des cités saxonnes ? L'articulation ci-dessous conviendrait-elle ? 2- Le maramur vaut-il vraiment le coup ? J'ai beaucoup lu autour de cet endroit comme bucolique et plutôt campagne, ce qui ne branche pas trop la petite famille. 3- Quel est le meilleur moyen de rejoindre la bucovine depuis la transylvanie ? Train ? Bus ? Par quelle ville (Brazov, Sibiu, Sighisorara ? Faut-il nécessairement passer par le maramur pour y parvenir 4- Existerait-il des visites simples et pas chères pour les monastères peints ? 5- Quelle stratégie sympa et ne coûtant pas un bras pour visite du delta du Danube, sachant que nous voudrions à la suite nous rapprocher du bord de mer depuis Tulcea toujours pour un instant baignade même si court ? 5- Où est-il nécessaire de réserver à l'avance parmi tous ces endroits ?

Le voyage s'articule globalement ainsi jusqu'ici :

Arrivée 07/08 matin : Bucarest Transport train ou bus jusqu'à Brazov en suivant.

3 nuits à Brazov (du 07/08 au 09/08) avec entre autres Sinaïa Bran et Rasnov sur une journée.

2 nuits sur Sibiu (du 10/08 au 11/08)

1 nuit sur Sighisoara le 12/08.

2 nuits à Cluj Napoka si passage plus simple pour la bucovine (13/08 & 14/08).

2 nuits dans la Bucovine pour les monastères peints (15/08 & 16/08) : point d'attache à déterminer mais j'ai lu Gura Humoroliu de préférence.

2 nuits dans le delta du Danube (17/08 au 18/08) depuis Tulcea encore à déterminer.

1 à 2 nuits au bord de la Mer Noire (19/08 & 20/08) lieu restant à déterminer, si possible joignable depuis Tulcea.

2 nuits sur Bucarest (21/08 & 22/08). Départ le 23/08 le matin très tôt.

Mille mercis pour votre aide et belle journée,
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Découvrir une autre partie de la Roumanie et de la Moldavie
Bonjour, L'année dernière, j'ai fait toute la Transylvanie de long en large. Cette année (septembre), je voudrais faire une autre partie : le Maramures, la Bucovine et la Moldavie. Je compte démarrer à Clij Napoca et faire un circuit en boucle. J'aimerais faire le circuit en train ou bus SI possible, sinon il faudra bien louer une voiture. Je n'ai encore aucune idée des villes intéressantes. Pouvez-vous m'aider à lancer mon projet au niveau des villes et sur les hébergements. Merci d'avance Marie
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Roumanie de Bucarest à Cluj en août: delta du Danube - monts Fagaras?
Bonjour,

Nous partons à 2 fin juillet pour 3 semaines en Roumanie, arrivée à Bucarest, retour de Cluj.

On a envie pour l'arrivée de trouver un lieu agréable pour se poser qulques jours avant de partir à la découverte du pays en sac à dos. On a pensé au delta du Danube. Mais est-ce très fréquenté en aout? et y a t'il des moustiques comme ici en camargue?

Une autre envie est de monter dans les montagnes, d'y trouver un endroit pour randonner, rencontrer les habitants, et rayonner autour d'un point pour ne pas porter le sac tous les jours.

Si il y a des expérimentés du Delta du danube, des Monts Fagaras, de la Bucovine et des Maramures, merci de donner quelques pistes dans ce grand pays!

Merci de vos échanges

alex
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Voyage en Roumanie
Nous sommes 2 et souhaitons découvrir la Roumanie authentique, loin des lieux touristique. Auriez vous des suggestions à nous faire. Louer une voiture, prendre un guide roumain ?

Quels sont les régions où il est possible de rencontrer les habitants ?

Merci pour vos renseignements. Brigitte.
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Questions sur la route Transfagarasan en Roumanie
bonjour! je jongle quelque peu avec mon itinéraire pour la Roumanie et j'aimerais savoir si quelqu'un saurait me conseiller... Après avoir visité Bucarest et Sinaia, je pensais me diriger vers Brasov... Là ou j'ai de la difficulté à planifier, c'est que j'aimerais savoir de quelle ville je devrais partir pour louer une voiture et faire un bout de la route Trafagarasan, pour ensuite visiter Bucovine et Maramures, et ultimement me diriger vers Tokaj, en Hongrie? Et combien peut coûter la location d'une petite voiture pour 4 ou 5 jours? Merci beaucoup!! ;-)
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Voyage Bosnie et Monténégro ou Roumanie?
Bonjour à tous :),

Mon chum et moi prévoyons un voyage de 3 semaines du 24 juillet au 14 août dans les Balkans. Nous hésitons entre le Roumanie ou La Bosnie combinée au Monténégro. Nous recherchons un pays où le peuple est accueillant et sympathique. De plus, nous aimerions visiter un pays où le coût de la vie est abordable et où il y a à la fois de belles randonnées pédestres, de charmantes villes à découvrir et de belles plages. Nous aimons également bien manger :)! Pouvez-vous nous aider à faire un choix?? Merci beaucoup!! Issa
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Circuit en Roumanie: quel est le bon ordre?
Bonjour, Mon circuit en Roumanie est pour dans quinze jours.

J'avais prévu en première partie de circuit: - Bucarest, Curtéa de Arges, Sibiu, Sinaia, Brasov, Sighisoara (598 km)

- D'après map google, le moins long serait Bucarest, Sinaia, Brasov, Curtéa, Sibiu, Sighisoara (537 km)

- Et maintenant, une copine me dit : Bucarest, Curtéa de Arges, Bran, Sinaia, Brasov, Sibiu, Sighisoara (693 km)

Je suppose que tout cela doit dépendre de l'état des routes, de la montagne, etc...

La seconde partie du circuit continuera sur Sacel, Baie Sprie, Sapinta, Cluj Napoca.

Merci de m'éclairer POUR METTRE TOUT CELA dans le bon ordre. Cordialement Marie
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Circuit Roumanie
Bonjour à tous,

J'envisage une petite balade en Roumanie d'ici une semaine ( départ 29-30-31 mai ) Date de retour impérative en France le 28 juin au plus tard. Donc j'adapte mon temps sur place selon ce qu'il y a à faire.

Je voulais vos avis d'experts du pays sur le parcours que j'ai défini. N'hésitez pas à le critiquer en n'y ajoutant ou en n'y supprimant des choses. Je l'ai fait selon les infos que j'ai pu glaner ça et là.

Autre précision, j'ai ma propre voiture et je suis autonome si il faut dormir et manger dehors.

- Entrée en Roumanie par Nadlac - Chiscau ( Pestera Ursilor ) - Ghetarul subteran de scarisoara - Alba Lulia - Sibiu - Transfagarasan - Fagaras ( rando sur le point culminant de la Roumanie, le Moldoveanu ) - Brasov - Rupea, Sighisoara, Biertan - Sinaia ( montagnes du Bucegi ) - Bucarest ( Combien de jours ???, que voir ?? ) - Constanta, Bord de la Mer Noire - Delta du Danube ( Il me faut des infos pour aller au coeur du delta, vous pouvez m'aider ? ) - Galati ( balade à pied le long du Danube, Malul Dunarii ) - Buzau ( Vulcanii Noroiosi ) - Slanic ( Mine de sel et lac salé. Je ne sais pas encore si je le fais à la descente vers Bucarest ou lors de la remontée sur Brasov, Ca dépend si l'arrêt à Sinaia vaut le coup ou pas) - Tazlau, Piatra Nemt, Gorges du Bicaz, Lac Bicaz - Monastère Neamt et Secu - Sucevita - Monastère de Dragomirna et Patrauti - Vallée de l' Iza ( Vous avez des infos sur l'endroit ? ) - Viseu de Sus, Leud, Rozalvea... - Sighetu Marmateï, Sapanta, Desesti... - Sortie du pays par Satu Mare

A vos claviers !!

Merci par avance

Xav.
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Location voiture et hébergement en Roumanie
Nous aimerions visiter la Roumanie, nous avons 14 jours de vacances. Quel est le meilleur circuit ? Est il facile de louer un véhicule ? Et pour l'herbegement, y a t il comme en France des chambres d'hotes chez l'habitant, merci de votre aide.
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Les incontournables de la Roumanie
Bonjour à tous.

Je pars cet été une dizaine de jours en Roumanie et à dire vrai, je ne sais pas encore dans le détail mon itinéraire.

Je viens donc chercher vos conseils. J'arrive et repars de Bucarest.

Transport: pour visiter le pays, est-il pratique de prendre les trains et bus ou vaut-il mieux louer une voiture?

Lieux à visiter: Mis à part Bucarest, quels sont les lieux à visiter? Je cherche surtout des visites culturelles (musées, villes à l'architecture intéressante, châteaux!...). Et bien évidemment, je souhaite visiter la Transylvanie et les Carpates.

Hotels/pensions/chambres d'hôtes: Avez-vous des recommandations pour le logement? Des lieux différents? NOus voyageons avec le sac à dos et nos dépensent principales ne seront pas des hôtels 5*. Un bon lit et un endroit propre est tout ce qu'on demande.

Nourriture: quels sont les plats typiques à goûter? Avez-vous des recommandations de restaurant?

Conseil aux voyageurs: comme dans tous les pays, il y a des choses que les touristes doivent savoir faute de quoi il peut y avoir des surprises... Quels sont vos conseils?

Langues: parler roumain est-il indispensable pour se faire comprendre en dehors de Bucarest?

Merci d'avance pour vos réponses.

Baguette
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Voyage en Roumanie
Bonjour à tous !

J' envisage de partir en vacances tout seul dans les pays de l' est et pourquoi pas en roumanie ? J' aimerais avoir l' avis de personnes qui connaissent la région: Quels sont les bons plans ? Les choses à éviter ou à ne pas manquer ? bref tout ce que vous savez à propos de la roumanie !

Merci d' avance ! 😎
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Roumanie du 17 septembre au 15 octobre 2012: la cibi?
Bonjour tout le monde ,

Ma compagne et moi avons décider d'aller en Roumanie tout les voyages que nous effectuons se fond en caravane donc comme vous le devinner nous sommes caravaniers et CIBISTE ( et oui nous avons tout les défaus 😏)

ma question est la suivante pour la Cibi je n'ais rien trouvé a ce sujet donc je ne connais pas le réglementation j'ai même contacter plusieur organisme officiel et rien , je me suis tourné vers l'Ambassade de ROUMANIE à PARIS , rien ;le consulat parreille .

Alors si il y a des Roumains qui pourrais me renseigner je leur dit merci d'avance .

Joël
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Découvrir la Roumanie et la Bulgarie en été 2015
Bonjour,

Nous avons décidé de partir en Roumanie l'été prochain avec nos 2 enfants qui auront 8 et 11 ans. Nous en sommes au tout début de notre projet. Nous avons 2 semaines pour vadrouiller en Roumanie soit en transports locaux, soit en voiture de location si nécessaire. Je pense plutôt orienter notre voyage sur la Translvanie et le Delta du Danube. Nous recherchons le dépaysement, le contact avec les roumains, la découverte de la nature et de la faune, des activités sportives. Je souhaite notamment contacter Carpathian Nature Tours pour pouvoir observer les ours et séjourner dans leur guesthouse. Avez-vous des retours sur cette agence qui figure dans le Lonely ?

Là où notre itinéraire se complique, c'est que nous aimerions coupler la Roumanie avec un autre pays où nous pourrions profiter des plaisirs balnéaires pendant quelques jours 🙂 Et après la lecture du Lonely, j'ai pensé à la Bulgarie où nous pourrions peut-être aller à partir de Vama veche ? Sozopol m'attire particulièrement ... Mais comment est l'ambiance ? J'imagine qu'il y a beaucoup de monde mais si l'ambiance est bon enfant, cela ne nous dérange pas trop. J'ai un peu tout lu sur le web : certains regrettent d'y être allé après la Roumanie, Dans le doute, nous retournerions bien en Turquie à partir de Bucarest, pays que nous apprécions beaucoup ...

Bref, si vous pouviez me donner des conseils pour découvrir la Roumanie avec des enfants (coins sauvages et sympas, activités) et me dire ce que vous pensez de la suite de notre itinéraire en Bulgarie .... Cela nous aiderait à cibler aussi nos aéroports d'arrivée et de départ car pour l'instant, je suis perdue ! 🏴‍☠️

Merci par avance !
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Partir en Roumanie avec sa voiture?
Bonjour à tous !

Nous partons cet été en Roumanie. Nous avons besoin d'avoir des avis sur le fait de prendre sa voiture ou pas pour s'y rendre. Evidemment, nous faisons appel à tous le monde pour nous éclairer nos lanternes. Les critiques des personne ayant visiter le pays par les transport en commun et à pieds sont les bienvenus !!! Est-ce que cela vaut le coup ? ou pas ;)

A la prochaine,

CaroBen
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Séjour à Constanta: location de voiture et logement? (Roumanie)
salut, je souhaiterais voyager en roumanie, pendant le mois de juillet, dans la ville de constanta, donc j'aimerais connaitre un peu la somme necessaire pour m'assurer un bon sejour, ce sera mon premier voyage donc je ne connais pas toutes les difficultes qui pourront me surprendre.je voudrais cependant effectuer un sejour en hotel puis en location vacance, j'ai trouve quelques sites mais j'aimerais avoir des retours d'experience concernant la location de voiture et de logement. je voudrais voyager essentiellement pour maitriser la langue, toutefois je voudrais connaitres les endroits a ne pas manquer dans ce beau pays le plus près possible de la population, dans les forets, les villes medivales. est ce accessible en voiture? l'achat d'un guide est il conseiller?

merci

le site de location et hotel www.tourist-paradise.com/fr/
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Retour sur un voyage en famille en Roumanie en 2019
Bonjour à tous

Mieux vaut tard que jamais: je me lance dans le récit de notre voyage en Roumanie de l'an dernier.

Avant de démarrer, j'ai un historique personnel avec ce pays: j'y ai habité en 2004 pendant trois mois et demi pendant un stage étudiant. J'y ai gardé des amis et de bonnes notions de roumain. Ca aide. Mais surtout un attachement à ce pays. C'est pas volé. Il le rend bien. Mais du coup, quand j'en parle, peut-être qu'en voyageant, je vois autre chose que quelqu'un pour qui le pays est inconnu.

C'était mon troisième voyage en Roumanie. Cette fois, j'y amenais mon épouse, et mes deux filles. Depuis des années que je voulais faire ce voyage en famille, cette fois c'était la bonne. Ma femme n'était pas très motivée. Et ce pendant des années. Mais elle a adoré et nous y retournerons ensemble. Pour nos filles de 6 ans et 8 ans, ce voyage a été très intéressant par de nombreux aspects: les visites, l'explication du communisme, d'un régime totalitaire, les tziganes, les religions qui cohabitent, les minorités saxes...

Nous avons atterri à Bucarest en Juillet l'an dernier. Nous avons passé deux semaines et demi dans ce pays. Nous avons décollé de Toulouse très tôt le matin, et étions à l'aéroport de Bucarest vers 12/13h. Nous avons voyagé avec Lufthansa parce que c'est une bonne compagnie et la moins chère que nous ayons trouvée.

Nous avons loué une voiture. Je ne me souviens pas du nom de l'agence. Mais on s'est fait avoir, parce qu'on avait pris l'assurance avec Booking et qu'en arrivant sur place, nous ne pouvions pas faire d'impression de carte bancaire. La raison est que nous disposons de cartes de débit et pas crédit (ou l'inverse) et que dans ce cas nous ne pouvions pas prendre la voiture sans prendre l'assurance sur place. C'était écrit, en petit, et je l'avais lu, mais je pensais bien naïvement qu'avec une carte gold ça ferait l'affaire. Du coup, obligé de prendre une assurance supplémentaire. En fait en gros on a mis 120€ d'assurances à booking par la fenêtre. En tous cas on avait une dacia logan et ça a été comme sur des roulettes tout le séjour.

Notre périple en gros: - Aéroport Bucarest => Sinaia => Brasov - Brasov => Viscri => Shighishoara => Sovata - Sovata => Gorges de Bicaz => Iasi - Iasi => Bucarest

Sinaia Nous sommes partis pour démarrer à Sinaia, dans les Carpates. Ancien endroit de la villégiature roumaine à l'âge d'or de la Roumanie. Endroit très sympa où l'on peut faire de belles randonnées. Les montagnes sont très belles avec de grands sapins. Il y a de beaux bâtiments, de vieilles maisons, c'est très joli. Nous avons pris le téléphérique pour monter au sommet (n'ayant pas le temps de le faire à pieds avec les enfants). Ancien téléphérique des années 60, en deux tronçons. (il y a aussi des télésièges débrayables). Belle vue au sommet. Puis château de Peles. Monument à voir.

Puis route pour Brasov Nous avons dormi dans une maison chez l'habitant, dans le village de Purcareni (15mn de Brasov en voiture) grâce à une association nommée " l'arbre de joie". Nous y avons passé qq jours. L'asso a été fondée par une française dans les années 90, et monte de projets locaux. Dans une famille hongroise. Le prix était d'environ 90€ par jour, les repas du matin et du soir inclus. La dame parlait un peu français, la fille de 16 ans très bien l'anglais. Nous avons beaucoup échangé. Cette famille vit comme une famille française: elle travaille dans une clinique, lui dans une usine. Ils ont une voiture et un petit chalet dans les montagnes environnantes. Depuis Purcareni, nous avons rayonné et avons: - Visité Bran le château emblématique. Il y a davantage de cabanes à touristes que lors de ma première venue en 2004. Il en demeure que ce château est charmant et à faire. - Visite de la réserve d'ours de Zarnesti: c'est intéressant on apprend plein de choses sur les ours. Mais c'est cher et ça fait de la peine de voir ces beaux animaux. - Visite de la Citadelle de Rasnov: c'est tout près de Zarnesti. Nous avons fait l'an dernier Bran les ours et cette citadelle dans la même journée. C'est joli, on y monte à pieds par un sentier. C'est chouette, la vue est magnifique, mais l'endroit est un peu laissé à l'abandon. Ou pas encore tout à fait restauré. On aime ou on aime pas, mais au moins c'est authentique et ce n'est pas Dysneyland avec des baraques à frites partout. - Visite de la ville de Brasov: oui forcément! Nous y sommes allés deux fois. Très beau. Très peu comme on imagine la Roumanie. Nous sommes montés à pied au sommet de la colline qui domine la ville. Je dirais 45 à 60minutes pour y monter avec les enfants. La vue au sommet est très belle, sur les montagnes environnantes mais surtout sur les toits de la ville médiévale. Vraiment j'y croyais pas trop, je m'attendais à avoir la vue sur des bâtiments délabrés, mais la ville "nouvelle" est construite plus loin sur la droite et on ne la voit que très peu. - Un jour, nous sommes partis avec nos hôtes en calèche (truc à touriste pour faire plaisir aux enfants) dans leur résidence secondaire. C'était néanmoins très sympa. C'est très sauvage (à seulement une dizaine de km ou deux du village, si près de la ville de Brasov. En tous cas, chez eux nous avons très bien mangé. La cuisine traditionnelle roumaine se déguste chez les gens, pas dans les restaurants. Du coup je recommande de manger le plus souvent possible dans les petites pensions, ou chez l'habitant.

Puis route pour Viscri. Aucune étape. J'ai retrouvé Viscri comme je l'avais laissé en 2004. Peut être un poil plus de touristes, peut être un restaurant ou deux ont ouvert. La route n'est toujours pas asphaltée dans le village. Viscri est mon coup de coeur de la Roumanie. Un village en toute simplicité, aux maisons colorées. Nous avons trouvé un airbnb pas trop cher, et avons passé une soirée très sympa avec nos hôtes. Des gens très intéressants avec qui nous avons parlé Roumanie, minorités saxes, Europe.. Au matin je suis parti courir et ai trouvé dans la forêt environnante un sentier que j'ai suivi longtemps avant de faire demi tour. Visite de l'église fortifiée.

Sighishoara J'avais été là en 2004. J'avais été ni très touché, ni très impressionné. J'en ai gardé le même sentiment en 2019. Mais c'est notre ressenti.

Sovata: A Sovata, nous avons voyagé comme j'aime: nous sommes arrivés sans avoir rien réservé, vers 17h, et avons trouvé un logement. En demandant par ci par là, chez l'habitant. Nous avons dormi deux nuits de cette façon. Nous sommes bien tombés les deux nuits. Station balnéaire thermale hongro-roumaine. L'endroit est joli sans plus, sauf quand on se rapproche (mais pas trop près) des complexes de thermalisme. On trouve alors de belles demeures et hôtels du début du XIXe siècle. C'est touristique, mais il n'y a que des roumains. Les thermes: nous sommes allés dans un lac d'eau chaude. C'était sympa plus pour le folklore, l'eau n'est pas hyper appétissante. Apparemment plus haut il y a un autre lac, tellement salé que l'on y flotte. Mais nous n'y sommes pas allés. Sur l'après midi, nous sommes montés dans le train à vapeur touristique (mocanita en roumain). C'était très sympa, et avons pas mal papoté avec les gens dans le wagon. C'était sympa et intéressant de voir comment ça fonctionne. Le train fait une vingtaine de kilomètres, arrive à un endroit où il fait demi tour (la locomotive, à l'ancienne, fait un demi tour et revient s'accrocher). à cet endroit là tout le monde descend. Il y des gens qui vous préparent des épis de maïs grillés rôtis sur un barbecue. Puis le train repart dans l'autre sens. Les paysages ne sont pas à couper le souffle, mais les champs étaient garnis de fleurs et la ballade était très sympa.

Vers les gorges de Bicaz Le lendemain, nous partons pour les gorges de Bicaz et le massif de Celhau, dans le Neamti (prononcer Neamts). Nous passons par Korund, un village réputé pour faire de l'artisanat local. Est ce que c'est fait sur place ou non... éternel débat dans cette société où l'on triche un peu partout. Mais en tous cas on a trouvé des beaux plats, assiettes, et cadeaux souvenirs divers pour rentrer à la maison. Pour l'anecdote, en discutant avec une jeune vendeuse, en roumain, j'ai été plus que surpris de constater qu'elle ne me comprenait pas, non pas parce que je parlais pas bien, mais parce qu'elle ne parlait pas du tout roumain. Elle ne parlait que hongrois. Trop surprenant : t'es roumaine et tu parles pas roumain. Nous passons une première montagne ou grosse colline avant de déboucher sur la plaine de Gheorgheni, petite ville enclavée dans les montagnes, qui donne un air de bout du monde. Dans toute cette grande plaine, était-ce la saison? Nous avons vu des cigognes en quantités incroyables, et de très près. C'était très mignon.

Gorges de Bicaz: Nous nous arrêtons au "lacul rosu" faire une ballade en barque avec les enfants. (et bien oui on en a fait des trucs qu'on n'a pas l'habitude! mais faut bien intéresser tout le monde! et c'est peut être pour ça qu'elles en gardent un super souvenir). Puis les gorges de Bicaz qui sont un endroit que j'adore. Nous dormons à la Pension Paleu, à Bicazu Ardelean. Une adresse que je connaissais déjà. Je crois que le prix pour quatre, en demi pension (cuisine familiale délicieuse) est dans les 90€/jour. Les chambres sont propres, et simples. Il y a un grand jardin, avec jardin potager, vache, cochon. On dirait que la plupart des produits servis viennent du potager.

L’après midi, après maintes hésitations, nous partons pour le Parc National des Monts Celhau. Environ 1/2h de voiture, on rentre dans le parc (après avoir discuté avec le garde du parc qui sent la gniole et qu’on a réveillé de la sieste). On roule jusqu’au bout, et ensuite, tous les quatre, nous parvenons contre toute attente à atteindre le sommet du Pic Toaca. Ce pic domine toutes les montagnes alentour. C’était une belle randonnée, parce qu’elle démarre dans les forêts des sapins des Carpates, ensuite il y a une grande partie sur un plateau qui était, à la mi juillet, garni de fleurs. On s’est arrêté prendre un verre à la Cabana Dochia, avant de monter au sommet. Sommet un peu original, parce qu’ils ont mis en place un grand escalier de métal. C’est raide par endroit. C’est tout droit et à mon avis il ne faut pas tomber. Il y a une bonne rambarde. Même si la « voie normale » ne semble pas si difficile. La vue au sommet est magnifique : elle porte sur toute une région des Carpates avec de grandes forêts, c’est très vert, avec le lac Bicaz que l’on voit très bien en dessous.

La ville de Iasi. J’ai vécu à Iasi. Nous avons dormi chez mon maître de stage et sa famille. Ce n’est pas la première fois qu’on débarque chez les uns, chez les autres. A Iasi, nous avons visité : - L’opéra : très bel édifice construit au début du XXe si je ne me trompe pas. Nous l’avons visité grâce à nos amis qui ont demandé aux pompiers de nous ouvrir et nous ont fait faire la visite. C’était amusant - La « salle des pas perdus » : on entre dans une salle immense, avec de splendides décorations en bois. C’est une immense bibliothèque universitaire, où se trouve la bagatelle d’environ un million de livres. L’ensemble est décoré, léché… En visitant cette salle, on se demande comment on peut avoir une telle image de la Roumanie. Ce pays, à son âge d’or, a eu aussi des universités, des penseurs. Quand on a érigé un tel édifice pour le savoir, les connaissances, les sciences, c’est qu’on est allé loin dans l’évolution. - Le Palais de la Culture : Ce bâtiment, complètement défraichi en 2004, a été complètement rénové. S’il était naguère gris, triste et sale, aujourd’hui il est resplendissant au soleil. C’est magnifique.

Outre ces trois visites, à Iasi, nous avons été dans des parcs, visité la ville, été faire de l’accrobranches… profité des amis. C’est vrai, Iasi est complètement à l’est sur une carte de la Roumanie, mais cela mérite le détour.

Après, Iasi, nous avons repris le chemin du retour.

En conclusion, en gros, nous avons passé trois semaines en Roumanie. Les différentes dépenses sont les suivantes (en €TTC) - Billet d’avion : 660€ - Location de voiture pour 2,5 semaines: 250€ - Et tout le reste du voyage, tout compris : environ 1500€

Globalement, ça fait pas cadeau le voyage : environ 2500-2800 euros pour tout le voyage. Mais bon on a bien profité, c’est le principal.

Bon j'avais plein de belles photos, je voulais en mettre quelques unes, mais impossible. Dons si d'aventure quelqu'un est motivé je peux en transmettre.
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Improvisation Nomade (3) (Roumanie-Bulgarie)
Oradea

La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad

Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes

Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova

Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.

Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.

Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.

Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.

Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !

Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.

Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !

La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.

Omar Khayyâm.
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Quel village pour rayonner dans les Maramures? (Roumanie)
Bonjour,

Je suis en train de préparer mon voyage en Roumanie cet été et je me posais donc la question : Quel village pour rayonner dans les maramures ? Il est vrai que ce choix risque fortement de changer au fil des rencontres mais bon.. Mon idée est de trouver un village d'où je puisse rayonner facilement avec mes petits pieds (ou un éventuel vélo que j'aurais pu dégoter) et donc de minimiser les transports. J'entends (enfin je lis surtout) parler de Breb, Ieud, Botiza.... et j'avoue que je m'y perds un peu.

J'attends donc vos suggestions.

Merci d'avance.
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Itinéraire de Budapest à Sighetu (Maramures)
Bonjour à tous! -Quel itinéraire et quel moyen de transport me conseillerez vous, sachant que je suis seule et que je ne désire pas louer une voiture? J'avais pensé prendre le bus et faire les stops suivant: Oradea, Cluj, Baia Mare, Sighetu..... -Est ce que certain d'entre vous ont expérimenté WIZZ AIR? -Avez vous une adresse à me conseiller à Sighetu? -Sans moyen de locomotion, me sera-t-il facile de rayonner à partir de cette ville? Merci pour votre aide
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Itinéraire conseillé delta du Danube (Roumanie)
Bonjour

Nous partons la semaine prochaine en Roumanie pour 15 jours.

Nous souhaiterions découvrir le delta la 2ème semaine après un séjour dans les Carpates.

Combien de jours préconisez-vous d’y rester ?

Il y a beaucoup d’options pour le découvrir : · Extrémités des bras : Sulina ou Sfantu Gheorghe · Villages intérieurs en bateau : Mila 23 ou Crisan · Villages accessibles par la route : Mahmudia, Murighiol ou Dunavatu de Jos…

Que recommanderiez-vous ?

Pensez-vous qu’il y soit possible d’allier découverte du delta avec « farniente plage » ?

Merci pour vos conseils éclairés.

Cordialement

Arthur
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Plus jolie randonnée dans les Carpates roumaines
Bonjour!

Avec une amie nous pensons partir en Roumanie (fin juillet) Nous envisageons une randonnée dans les Carpates. Nous pourrions nous lancer dans un itinéraire (nous n'avons pas de durée limite si ce n'est la durée de nos vacances (12 jours)... nous partons aussi ac des minis budgets... Enfin, nous ne sommes pas de très grandes sportives, mais nous avons tout de même l'habitude de marcher. Je me permets donc ce post afin de recueillir votre avis sur le chemin qui serait les plus sympas au vu de ces indications!

Sinon le delta du Danube semble valoir le détour, on ne peut pas comparer l'incomparable mais si on devait essayer, quel coin de la Roumanie offre les plus jolis paysages?

Merci à vous !
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Transylvanie: où rester et que voir?
Bonsoir ! L'été prochain je planifie un voyage InterRail en Europe de l'est avec ma meilleure amie, qui nous emmènera de Varsovie à Istanbul. Nous aimerions notamment visiter la Transylvanie, mais je trouve assez peu d'information sur le net, j'ai donc quelques questions. Déjà, où rester ? N'ayant pas encore le permis il nous est impossible de louer une voiture pour aller de village en village, il nous faudrait donc prendre une ville comme point d'ancrage pour pouvoir visiter la région. Quelle serait la ville la plus appropriée ? Et, pour la même raison, y a-t-il un bon réseau de bus, ou bien ne pas avoir de voiture est-il vraiment trop handicapant ? Je pensais rester dans la région quatre nuits, est-ce trop/pas assez ? Je ne suis qu'au début de mes recherches (il faut dire que j'ai le temps), et pour l'instant le château de Bran, Sighisoara, le château Corvin ont retenu mon attention, et je suis preneuse de toute suggestion.

J'hésite également à visiter Bucarest ou pas. Etant donné que l'on aura déjà visité plusieurs grandes villes des pays alentours, je préférerais me reposer un peu en campagne, mais la capitale vaut-elle le coût tout de même ?

Merci d'avance, et bonne soirée ! :)
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Frontière Ukraine - Roumanie et Maramures
Bonjour à chacun,

En venant par les transports en communs (lesquels?) de IVAN FRANKIVSK je vais passer la frontière entre l 'Ukraine et la Roumanie pour arriver à SIGHETU MARMATEI (=SIGHET)

Après avoir potasser LP et internet je me pose certaines questions: -comment changer pour obtenir des lei....la seule banque de SIGHET est fermée le week end .Y a-t-il d'autres solutions ?

-logement chez l 'habitant à SIGHET : ceux répertoriés sur internet sont onéreux (je suis seule) je me demande s'il en existe d'autres sans réservation avec simplement une pancarte devant la porte....prix approximatif par nuitée?

-je compte explorer la région de Maramures sans voiture de location mais pas en longue randonnée (je n 'ai plus l'âge de parcourir monts et vaux!!!) .Je voudrais voir les monastères classés à l'Unesco, le cimetière joyeux de Sapenta, quelques marchés hebdomadaires , le 15 août à MOISEI et le festival de PRISLOP le 18 août..Je vais disposer d'environ d'une bonne dizaine de jours, quels seraient donc le ou les meilleurs points de base pour me poser avec une chambre chez l 'habitant ? Quels sont aussi les moyens de transports: maxi taxis , stop?

Je remercie tous les spécialistes de la région et des infos qu'ils pourraient m'apporter. Carassou
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Camping sauvage dans les zones rurales de la Roumanie: risques d'encéphalite à tique?
Bonjour à tous !

Je pars dans quelques jours en Roumanie pour 3 semaines avec dans l'idée de faire du camping sauvage dans les zones rurales. Honte sur moi, je ne m'étais pas suffisement inquiété des vaccins nécessaires et je me rend compte que j'ai omis le problème de l'encéphalite à tique... 😕

J'ai vu qu'il fallait au minimum 3 semaines pour que le vaccin soit effectif (donc tout juste mon temps de voyage)... Dois-je être très inquiêt ? Dois-je tout de même me faire une première injection de vaccin ? Dois-je renoncer à mon idée de camping sauvage ?

Merci d'avance pour vos réponses
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Partir en Transylvanie depuis Bucarest et dormir chez l'habitant? (Roumanie)
bonjour, nous sommes deux étudiants en école d'éducateur spécialisé à patir en Roumanie du 21 au 29 juin.

J'ai réussi à avoir des contacts sur Bucarest, nous allons rencontrer l'association parada. Et si c'est possible un centre pour personnes autiste.

Cela dit, nous partons pour une semaine et ce qui compte pour moi c'est de visiter un peu le pays, écouter la musique roumaine, discuter dans les bistro avec les gens qui y vienvent etc...

Le seul hic c'est que j'aimerai vraiment sortir de Bucarest et me rendre en Transylvanie, or je n'ai pas de contact, et je ne sais pas du tout où me rendre en Transylvanie.

Je souhaiterais un coin pas touristique et aller dormir chez l'habitant. Si vous avez des contacts merci de me contacter.

Mounia et Marc.
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Voyage en Roumanie à dos de mobylette
bonjour a tous ! alors voila, avec un ami, nous désirons partir en Roumanie au mois de juilette prochain. Une fois la bas, nous avons comme projet de s acheter 2 mobylettes et de voyager avec a travers ce pays ainsi qu a travers la Moldavie. Savez vous si il est facile d y trouver de tels montures et a quel prix a peu près on pourrait les acheter ? je précise qu un minimum de mécanique ne nous fait pas peur.... Merci d avance
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