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À la poursuite d’Indiana Jones en Jordanie
Ah! Oui, les films classiques qui nous appellent vers la Jordanie. Après Lawrence d’Arabie dans le désert, Indiana Jones a fait parler de lui à Petra. Mon mari rêve d’y aller depuis et voilà nous y sommes...🙂

Lorsque nous avons réservé nos vacances en Jordanie, mon mari était très fatigué. Donc pour éviter un stress supplémentaire, une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas louer de voiture pour réaliser notre circuit mais avons utilisé les services d’un chauffeur. Pour cela, nous sommes passés par l’agence locale Enjoy Jordan. Cette agence a un très bon commentaire dans le guide PF. Hossam, avec qui j’étais en contact lors de la préparation, parle très bien français, ce qui est un véritable plus. Nous avons donc établi le circuit suivant, du 100% classique pour une première fois dans ce beau pays.

Jour 1: Vols Lyon/Francfort/Amman Jour 2: Amman - Châteaux du désert Jour 3: Jerash - Ajlun Jour 4: Madaba - Route des rois - Kerak Jour 5: Petra Jour 6: Petra - Little Petra Jour 7: Wadi Rum Jour 8: Mer morte - Amman Jour 9: Vols Amman/Francfort/Lyon

Lorsque mon mari a émis l’idée de la Jordanie comme destination de voyage, je suis tombée sur le carnet de Pboulard qui m’a définitivement conquis. D’autres carnets comme celui de Grisemote, Citronate, ... n’ont fait que de me conforter dans l’idée que ce pays a beaucoup à offrir. Pour moi, la Jordanie se résumait à Petra, eh bien non, il nous a même manqué de jour pour réaliser tout ce que je souhaitais voir. Tant pis, nous reviendrons...😉

Pour vous donner un peu envie de nous suivre, je ne résiste pas à vous montrer nos deux coups de cœur de ce voyage : Petra et le Wadi Rum





Samedi 27 Octobre : Lyon - Amman

Ce jour de départ, il fait gris et il pleut sur Grenoble, un vrai temps d’automne mais cela ne nous mine pas le moral car nous finissons de boucler les valises et partons de la maison à 10h30 pour l’aéroport de Lyon Saint Exupéry. Le parking de l’aéroport de Lyon est très pratique car il est possible de réserver jusqu’à 3 mois avant le départ sa place à un tarif réduit. L’entrée est très facile, il suffit d'indiquer sa plaque d’immatriculation lors de la réservation et hop ! lorsqu’on arrive les barrières s’ouvrent devant nous. De plus, une place disponible est garantie même lorsque le parking est complet comme lors des vacances d’été 😎.

A midi trente, nous avons déjà passé la sécurité et prenons un petit repas dans le nouveau terminal 1 de l’aéroport. Aucun vol direct de Lyon pour Amman, nous prenons la compagnie Lufthansa et avons donc un stop à Francfort. L’avion part avec 20 minutes de retard, pas de stress car nous avons 5h d’attente à Francfort.

Il est tout juste 16h que la longue attente à Frankfort pour Amman débute. Nous trouvons, au terminal 1B, un endroit calme et sympa avec des fauteuils où on peut s’allonger. Mon mari en profite pour travailler car accès wifi gratuit et il peut recharger son PC.

Décollage pour Amman à 21h arrivée à 1h30, c’est cool, il n’y a pas de décalage horaire. A l’aéroport nous sommes attendu par un agent de l’agence Enjoy Jordan, il s’occupe des formalités pour le visa. Nous retirons de l’argent et achetons un carte SIM car mon mari a besoin de se connecter en journée pour son travail. Pour 16 dinar, on a 10 Go de data avec l’opérateur @zaïn.

Les formalités ont été très rapides et il est 2h lorsque nous sortons de l’aéroport et rejoignons notre voiture et monsieur Logan, notre chauffeur qui nous promènera toute la semaine.

Nous somnolons dans la voiture qui nous amène au Larsa Hôtel où nous resterons pour 3 nuits. Il est situé à 45 km au nord de l’aéroport dans la périphérie de Amman.

Nous arrivons donc bien fatigué et posons nos valises pour nous retrouver aussitôt dans les bras de Morphée 😉.

Le Larsa Hôtel est tout à fait correct, les chambres sont spacieuses, mais les sanitaires manquent un peu de nettoyage. Par contre, le cadre de l’hôtel est vraiment sympa et les repas buffet que ce soit petit déjeuner ou dîner sont très bons.





Sinon au niveau de la situation, ce n’est pas le top, pas de restaurant à côté, il est situé dans une zone d’habitation, rien à visiter aux alentours. Chaque matin à 4h, l’appel à la prière de la mosquée, sert de réveil.

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Jordanie, sur les traces de Lawrence d'Arabie
Bonjour à tous les voyage-forumeurs,

Avec un peu de retard, je poste ces souvenirs de mon trek dans le sud jordanien. En effet, je suis parti là-bas du 2 au 12 décembre 2017 afin de réaliser un rêve de gosse. J'avais 11 ans en mars 1963 lorsque j'ai découvert avec mes parents ce film mythique et son héros de légende Lawrence d'Arabie.



Voici l'affiche originale du film. Thomas Edward Lawrence (1888 - 1935) officier britannique a catalysé et conduit la révolte arabe contre l'empire ottoman de 1916 à 1918. Son rêve était de participer à la création d'une nation arabe indépendante. Le film aux sept oscars retrace ses faits de guerre (la guérilla des tribus bédouines) contre les Turcs. Il révèle un jeune acteur exceptionnel venu du théâtre classique londonien, Peter O'Toole. Dès les premiers plans en cinémascope, la beauté du Wadi Rum, le désert de Lawrence, me saute aux yeux et m'envoute. Depuis j'ai tout lu et tout regardé sur ce personnage fascinant et son histoire avec les Bédouins. Et en ce jour de décembre, j'allais enfin rencontrer ces hommes du désert et vivre quelques jours avec eux et comme eux.

Après 5 heures d'un vol sans histoire avec Jordanian airlines, j'atterris à Amman vers 23 h. Je ne verrai rien de la capitale du pays, un taxi me conduit à Madaba, hôtel Dalila, lieu de départ le lendemain à 6 h pour le Wadi Rum.

Dimanche 3 décembre Après 400 kms d'une longue ligne droite traversant les vallées fertiles du nord puis l'aride Wadi Arabia, le minibus stoppe à l'entrée du désert.

À l'instar des parcs américain, le désert du Wadi Rum (la vallée rouge) nécessite un pass payant. Indépendamment des devises qu'il rapporte, tout comme l'autre icône de Jordanie, Pétra, le Wadi Rum est fragile et comme nombre de sites majeurs de part le vaste monde, victime de son (récent) succès. Il n'est pas immense ( 70 kms de long par 30 de large) et l'on ne s'y déplace plus qu'en 4x4. (certes des ballades à dos de dromadaire ou encore de cheval sont possibles...) Au village, notre chauffeur nous attend dans son vieux Nissan délabré pour nous conduire en 3/4 d'heure environ à travers les pistes vers notre premier bivouac.



Au menu du jour, l'escalade de l'arche de Burdha. 45 mètres de haut. Nous l'atteindrons après deux heures de grimpette, parfois délicate mais finalement à la portée du plus grand nombre. Non sans quelques pauses pour admirer la beauté sauvage du désert à nos pieds, au fur à mesure que nous grimpons.



Ah, au fait, l'homme en noir s'appelle Ryad et il est policier de son état ( police touristique jordanienne). Lui et son Smith et Wesson calibre .9 nous accompagneront tout au long du séjour comme le veut son employeur, l'état jordanien. Un très agréable flic que je salue ici. Le royaume hachémite ne plaisante pas avec la sécurité de ses touristes. J'en profite pour dire que mes appréhensions au sujet de la sécurité en relation avec la géopolitique de la région se sont vite évanouies. D'autant que dans le Wadi Rum, nous étions seuls au monde pendant cinq jours !













Au bivouac du premier soir nous attendait le traditionnel thé noir à la sauge et cardamone. Un vrai plaisir... dont j'abuserai et qui finira par m’empêcher de dormir.



Le soir autour du feu de camp Aouad, notre cuisinier, avait préparé le mansaf, un plat typiquement jordanien, considéré comme le plat national. Préparé avec des morceaux d'agneau cuits dans une sauce au yaourt fermenté et séché appelé le jamid, il était servi avec du riz. Un délice ! Premier festin, la nuit est tombée depuis une heure, il est sept heures et devant un thé nous écoutons les Bédouins nous conter des légendes du désert...

Lundi 4 décembre Mauvaise nuit dans la minuscule tente. Entortillé dans mon duvet-sarcophage, je n'ai pas fermé l’œil de la nuit. À cause du vent probablement qui faisait claquer l'auvent ; le bas de la tente feulait, on aurait dit un animal rodant autour. Après un robuste p'tit dej, on attaque le premier trek de la semaine. Une belle journée ensoleillée s'annonce. Rashed notre guide bédouin nous informe que nous allons rallier la seconde arche prévue au programme, Um Fruth.



Celle-ci fait une quinzaine de mètres de hauteur et aller faire le zouave sur ce pont de roche rouge que les vents de sable ont mis quelques millions d'années à éroder est un jeu d'enfant.



Nous reprenons notre trek. Marcher dans le sable mou n'est pas de tout repos. Heureusement que la chaleur est supportable. Je songe à tous ceux qui marchent ici en été, cela doit être intenable. Nous nous enfonçons au sud du Wadi Rum dans la direction de la frontière avec l'Arabie Saoudite. Le désert est sublime. Je ne sais pas si les photos lui rendent justice car il faut ajouter aux couleurs chatoyantes une dimension : le silence. Il offre au marcheur les conditions pour se retrouver avec soi-même et méditer. Où vais-je ? Dans quelle étagère ? Toussa, quoi. Ce sont des instants que j'apprécie particulièrement.



Vers la fin de l'après-midi nous nous rendons au Wadi Nuqra, une autre vallée de grès bleu, rose et blanc. Ici le sable est d'une blancheur de poudre d'os.



Rashed nous promet un coucher de soleil inoubliable. Il ne nous ment pas.







Mardi 5 décembre Je dors toujours aussi peu la nuit. Pourtant les bivouacs dans le désert sont ce qui se fait de mieux pour passer de bonnes nuits, bercé par le chant des grillons. Mes amis bédouins dorment eux dehors, sous un buisson épars, à même le sable, roulés dans leurs manteaux en poils de chameau. Je mets ça sur le compte des litres de thé que j'ingurgite. Ici, le thé est partout. Tu croises un berger avec ses chèvres, il t'offre le thé. Et tu ne dois pas refuser. Tu arrives au déjeuner, la théière est sur le feu de bois. Rebelote le soir au bivouac. Je vais calmer le jeu...



Nous traversons des djebels incroyables, d'une taille peu commune, en tout cas un relief que je ne m'attendais pas à rencontrer dans ce désert. Wadi Rum c'est aussi ça. Des parois rocheuses d'un rouge sang s'élèvent de par et d'autre de notre route à des hauteurs vertigineuses. Plus de 900 m parfois ! Des parois trouées d'innombrables niches, un paradis pour les varappeurs parait-il. Ils viennent du monde entier. Aujourd'hui, comme tous les autres jours, nous ne croiserons personne dans le Wadi Sabet.

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Enjoy Jordan: 3 semaines inoubliables
Je vais me lancer dans un énième carnet sur cette fabuleuse destination. Je ne prétends pas égaler le style humoristique de certaines ou certains (ils se reconnaîtront !). Je vais juste essayer de vous faire vivre ou revivre quelques-uns de nos beaux souvenirs en ces temps où l'on ne sait plus vraiment quand nous pourrons refaire nos bagages et pour quelle destination. Allez c'est parti, embarquement immédiat ! Mi-octobre 2019, mon épouse et moi sommes revenus d'un beau voyage de 3 semaines en Jordanie et 3,5 jours à Jérusalem. Mais pourquoi 3 semaines dans un aussi petit pays où la plupart des touristes en 'font le tour' en 8/10 jours ? Parce que... C'est la meilleure réponse... Surtout parce que nous le pouvons (pas de vacances en juillet/août) et que nous aimons prendre notre temps, visiter des sites moins connus, faire des activités parfois surprenante à nos âges. Nous avons parcouru la Jordanie de Madaba et des rives de la Mer Morte à Jerash en passant par les châteaux du désert, de Jerash à Dana en passant par Kerak, de Dana au sublime Wadi Rum en passant par la merveilleuse Petra. Pour terminer, je vous proposerai de flâner dans la vieille ville d'Aman. Et au bout du bout, je pourrai éventuellement vous raconter nos derniers jours de ce périple passés à Jérusalem. Etape 1 : Madaba



L’objectif de cette étape était de visiter tranquillement la ville et de voir les nombreuses mosaïques sur ses différents sites. Mais aussi de passer une journée au bord de la Mer Morte (objectif : repos dans un cadre sympa), de visiter quelques sites, villes ou villages tout autour et d’aller tenter le canyoning dans le wadi Mujib, nous qui n’avons jamais fait de canyoning ! Etape 2 : Jerash



Etape à 100% culturelle avec au programme les châteaux du désert (petit détour pour relier Madaba à Jerash), les sites romains de Jerash, Um Qais et Pella, mais aussi le château médiéval d’Ajlun. Etape 3 : Kerak par la route du roi.



Nous ne passerons qu’une nuit à Kerak. Une demi-journée pour visiter le château, c’est très largement suffisant (même pour nous !) et donc cela va nous laisser du temps pour aller se balader dans des wadis faciles d’accès. Etape 4 : Dana



Ici aussi nous ne passerons qu’une nuit alors qu’au départ j’envisageai de passer plusieurs jours dans la réserve. Cela a été a priori un bon choix car si les randonnées y sont probablement très belles, Justine aurait eu beaucoup de mal compte-tenu du dénivelé. Et puis derrière, il y a Pétra et le trek dans le Wadi Rum. Il fallait donc se garder un peu d’énergie. Etape 5 : Pétra



Que dire de cette étape ? Mon projet est de visiter le site en 4 journées complètes sans savoir si on pourra y rentrer 4 jours avec un Jordan Pass de 3 jours à Pétra. Si pas possible, on improvisera ! Etape 6 : Wadi Rum



Nous allons y fêter notre anniversaire de mariage. Un trek de 3 jours, des camps itinérants et les nuits à la belle étoile. Et le jour de note anniversaire, le survol du désert au lever du soleil en montgolfière… projet sympa non ? Mais chut, c'est une surprise pour mon épouse ! Etape 7 : Amman



Dernière étape en Jordanie avant de traverser la frontière et terminer notre voyage à Jérusalem Etape 8 : Jérusalem



On ne présente plus cette destination : la vieille ville avec ses souks et les 4 quartiers (arabe, juif, chrétien et arménien), le Mont des Oliviers, le Mur des Lamentations, l’Esplanade des Mosquées. Mais aussi le mémorial de la Shoah.
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Itinéraire de dix jours en Jordanie votre avis?
Bonjour à tous,

Je pars en Jordanie avec ma famille du 30 mars au 10 avril 2012. Ne connaissant pas le pays, j'ai établi l'itinéraire suivant avec les infos que j'ai pu trouver dans les guides et sur ce forum. Pourriez-vous me donner votre avis ?

Nuit du 30 mars au 31 mars Arrivée à 1h50 du matin à Amman. Récupération de la voiture de location Départ vers Madaba pour dormir

Jour 1 (31 mars) Visite de Madaba - Mon Nébo - Béthanie du Jourdain Retour à Madaba en soirée pour dormir.

Jour 2 (1 avril) Route vers la panorama de la mer morte - baignade dans la mer morte, route vers Kerak Logement à Kerak

Jour 3 (2 avril) Visite de Kerak Départ vers la réserve de Dana Logement près (dans ?) la réserve de Dana

Jour 4 (3 avril) Randonnée dans la réserve de Dana Logement près (dans ?) la réserve de Dana

Jour 5 (4 avril) Visite de Shobak - Arrivée à Litle Petra le soir Logement à Little Petra

Jour 6 (5 avril) Visite de Petra Logement à Little Petra

Jour 7 (6 avril) Randonné de little Petra au monastère de Petra Départ le soir pour le Wadi Rum Logement le soir près (dans ?) le Wadi Rum

Jour 8 (7 avril) Randonnée dans le Wadi Rum Logement en campement dans le Wadi Rum

Jour 9 (8 avril) Fin randonnée dans le Wadi Rum + Ascension Djebel Burdah ? Départ vers Aquaba en fin de journée Logement à Aquaba

Jour 10 (9 avril) Journée plage-Snorkeling à Aquaba Retour à Madaba en soirée Logement à Madaba

Jour 11 (10 avril) Avion pour Bruxelles à 6h40 du matin

Qu'en pensez-vous ? Les trajets/visites/randonnées sont-elles bien réparties ? Ce trajet est-il faisable dans le timing proposé ?

Un tout grand merci pour vos réponses.

Benoît
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info jordanie
bonjour,

je vais en jordanie en septembre et je me pose 3 questions combien de temps pour visiter ce pays et en voir les lieux les plus intéressants (15 jours ? 3 semaines ?) est-il facile d'obtenir une prolongation de visa ou mieux vaut-il demander un visa à entrées multiples (ce qui suppose en sortir) est-il facile d'organiser un trek dans le desert (pour rejoindre petra, par exemple), avec un groupe déjà constitué et un guide local ?merci par avance pour les infos

bises - calou
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Off to explore Jordan!
Well, since the lockdown is dragging on, I’m starting a new travel journal following the one I finished publishing yesterday: https://voyageforum.com/discussion/voyage-pays-perles-voyage-dans-ouest-americain-d9943984/ This time, after the U.S., we’re heading to the Middle East—Jordan! And we’re keeping up the good habits: one day’s entry published every day at 5:30 PM! Happy reading, and feel free to leave a comment, question, or remark...

Franck
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Jordanie, entre Nature et Histoire


Je ne saurai que trop vous conseiller de lire le texte avec l'intégralité des photos et dans sa globalité: sites.google.com/...nienatureethistoire/

Grisemote, levée du pied droit, un matin de printemps ensoleillé, je m’souviens c’était un samedi : « Petite devinette pour trouver notre prochaine destination de vacances : Mes voisins sont turbulents (et c’est rien de le dire) Chez moi on est libre de circuler partout et en toute sécurité Si la chaleur te fait peur passe ton chemin Je regorge de points d’intérêt tant naturels qu’archéologiques Je sais, l’Egypte ? Tu chauffes, mais c’est plus serein en ce moment La Turquie ? Non, c’est plus petit et un poil plus loin L’Iran ? Non, c’est grand et parait-il accueillant, mais il me semble que tu n’es pas vraiment libre de tes mouvements Bigre, Israël alors ? Allez, c’est la Jordanie ! Certes, de très mauvaises langues diront que les frontières avec la Syrie et l’Irak ne sont pas engageantes, mais d’après mes infos, c’est une destination superbe et qui semble sûre. Entre Petra, la mer morte et le désert, pas de quoi s’ennuyer. Pour la chaleur, la majorité du pays est en altitude ce qui le rend chaud mais supportable en juillet. » Comme généralement les billets sont soit déjà pris soit sur le point de l’être, je sais d’avance que toute résistance par rapport à la destination est vaine. Franchement, vu la configuration du pays, j’avoue que je ne m’y serais pas aventuré. Faisons confiance au guide .

C’est par un vol Lufthansa de 4 heures1/2 à partir de Francfort, que nous franchissons allègrement la méditerranée pour atterrir à Amman. Dans ce moyen-courrier, pas d’écran donc pas de film, pas de supers appui-tête. Ça rappelle notre TER SNCF comme confort mais à l’heure, ce qui fait une belle différence vu que nous touchons le sol vers 2 heures du matin. Un taxi nous attend, un grand sourire aux lèvres pour nous amener au Mariam Hotel à Madaba , ville la plus proche de l’aéroport.

Le premier contact est plutôt sympathique avec nos différents interlocuteurs. Il fait chaud mais ce n’est pas la fournaise en pleine nuit. Le changement culturel se vit rapidement dans ce qui nous reste de nuit, avec le chant à gorge déployée du muezzin qui, insomniaque, nous fait partager sa joie de vivre. Heureusement, il n’est pas seul, d’autres aux alentours prennent le relais pour ne pas faire retomber l’ambiance. Pas de doute, même dans cette ville « chrétienne », nous sommes bien en pays musulman. Bah, c’est ça aussi l’exotisme pour nous, même s’il faut bien avouer que ça ne joue pas vraiment le rôle d’un somnifère.

Après le p’tit dej local qui lui aussi transporte nos papilles dans un tout autre univers que celui de nos saveurs européennes, nous prenons possession de notre voiture, pas très grande, mais largement suffisante pour ce que nous avons à faire, c’est à dire de la route (pas de piste au programme cette fois). Elle possède un toit ouvrant du meilleur effet, mais que nous ne pourrons ouvrir que le soir comme nous l’apprendrons dès la première utilisation. Bien entendu, le ciel est bleu et à 8h00, le soleil montre déjà une belle vigueur.

Nous partons pour notre première escapade dans la ville. Dire que nous sommes vus comme des anonymes serait mentir, mais nous ne sommes pas sollicités de toutes parts et si certains commerçants s’adressent plus particulièrement à nous, ce n’est jamais avec insistance. Grisemote est habillée à la mode locale, donc plutôt couverte mais sans excès Nous croisons de nombreuses femmes auxquelles même la couleur des yeux n’est pas accessible à notre regard, mais pour la majorité, c’est plutôt un simple voile. L’ambiance locale est celle d’une ville animée avec de nombreux commerces. Nous visitons quelques lieux « chrétiens » puisque c’est une des particularités de la ville. Les mosaïques qui y ont été retrouvées sont des pièces archéologiques de grand intérêt, notamment la carte de Palestine datant du VIème siècle et qui retrace les différents lieux bibliques de l’époque.

Le soir, nous tentons notre premier restau. Bien sous tous rapports, tant pour l’accueil que pour le contenu de l’assiette, pléthorique d’ailleurs et agrémenté d’une bière locale (boisson qui ne se trouve pas partout mais pas de façon exceptionnelle non plus sur les lieux touristiques).



Nous nous lançons dès le lendemain sur la route du Roi, route ancestrale mais dont l’origine du nom n’est pas bien définie. Le désert aride est aux portes de la ville. La route est de bonne qualité, en général non piégeuse (gare quand même aux animaux, notamment les troupeaux de moutons ou de chèvres). L’herbe grillée partage son territoire avec de la roche et quelques arbres, mais peu de cultures. Ici, c’est plutôt l’élevage qui domine, mais pas de bovins qui ont besoin de plus d’eau. (La Jordanie fait partie des quatre pays au monde les plus pauvres en eau.)

Les paysages s’enchaînent, vallonnés, secs, arides, désolés et en même temps photogéniques. Se ravitailler est simple dans les petites échoppes des villages le long de la route. Les prix sont divisés par deux à trois par rapport aux lieux touristiques et les mets locaux sont plutôt bons et de qualité. Mention spéciale pour le pain local, sous forme de galette de taille souvent plus que respectable pour un prix très modique. La langue commune étant souvent le mime, cela limite les conversations au strict minimum en dehors de bonjour, au revoir et merci. Nous nous y mettrons.



De villages en villages, nous arrivons à Machéronte, haut lieu de sacrifice, celui de Salomé la douce qui demanda la tête de Jean Baptiste en échange de sa fameuse danse des sept voiles. Cela demande quand même un poil d’imagination, car en fait, il ne reste que quelques pierres en haut d’une colline protégée par un soleil agressif et habitée par des chèvres. La vue en revanche est plutôt agréable vers l’horizon sur la mer morte et Israël. La route du Roi s’aventure dans des canyons profonds (il faut dire qu’il n’y a pas le choix), qui nous montrent à quel point l’altitude est un atout pour la température : en passant de 33° à 900 m sur le plateau à plus de 40° aux alentours de 200 m.



Nous enchaînons par une petite visite à feu le croisé Renaud de Châtillon au château de Kérak, sinistre personnage à priori s’étant distingué par des massacres de locaux pour laisser une trace dans l’histoire lors des croisades ( Pour les cinéphiles, gros méchant dans « Kingdom of heaven »). C’est réussi ! Le château est au milieu de la ville, fort animée et plutôt commerçante. Compte tenu du chemin qui reste à faire, nous optons pour la recherche d’un point de vue externe sur les remparts, assez bien conservés, sans visiter la forteresse.



La voiture en fin de journée atteint enfin le secteur de Dana notre destination. Bien entendu, ce qui manquait à notre tableau de chasse de la journée, c’est de se perdre, ce qui fut fait avec brio pendant les derniers kilomètres sur une piste. Dans tout chemin il y a une aventure pour qui sait la trouver aurait pu dire un prophète. La nôtre fut modeste, avec l’attaque en règle d’un troupeau de chèvres et de moutons dévalant une colline, accompagné par des bergers hilares. Nous atteignons la réserve naturelle de Dana dans la soirée. Nous avons opté pour la Dana Guesthouse, car les autres logements, en juillet, pouvaient être étouffants. Celle-ci est en dehors de la réserve, mais offre une vue imprenable. Au début nous passons par le petit village de Dana qui semble morne et un peu désolé. Puis au balcon de l’hôtel, crack - la mâchoire se décroche : « Ah oui, quand même ! » Une grosse envie de se prendre pour un oiseau et de survoler cette vallée immense et absolument magnifique aux couleurs du coucher de soleil.

L’hôtel est vide et la chaleur n’explique pas tout. Les touristes ne sont plus légion dans le secteur. La guerre aux portes des frontières y serait pour quelque chose ? En tout cas, pour nous, l’endroit est enchanteur avec une chambre coquette (mais avec les sanitaires sur le palier, ce qui n’est pas grave puisque nous sommes seuls) qui donne sur un très large balcon qui surplombe THE vallée. On nous fait un briefing des activités et treks alentours, afin que nous nous organisions en fonction de nos attentes sur les trois jours prévus. Cependant, comme nous sommes les seuls, il nous faudra payer la rando accompagnée (obligatoire pour la plupart) pour quatre personnes, GLOUPS ! Du coup, on va revoir nos randos prévues à la baisse, surtout que pour certaines, il faut également payer la navette pour s’y rendre…Ce n’est pas fait pour encourager le peu de touristes qui fréquentent actuellement le pays. Très dommage tout ça !

Le repas n’ayant pas été commandé « à temps » à l’hôtel, nous recherchons un restaurant vers le village. Pas foule. Normal, le hameau est abandonné, mais commence à reprendre vie, grâce à l’office des parcs nationaux qui offre une aide à ceux qui s’y installent. Il faut dire que l’hiver, il y fait très froid car nous sommes à plus de 1000 mètres, et le village se retrouve coupé de tout. Nous entrons donc dans le premier endroit ressemblant à un restau qui se présente. « Il y a quelqu’un ? » résonne dans le hall d’entrée.Notre hôte nous accueille, visiblement content de rencontrer des touristes.

Ici pas de carte, le patron parle l’anglais et propose ce qu’il a ( de toute façon toujours une base de houmous et de mtabbal, préparation d'aubergines) et qu’il nous sert en terrasse avec vue sur le village dont au moins la moitié des maisons sont délabrées. Vers 5h30, j’ouvre un œil et gagne le balcon. Le soleil baille encore et ne dissipe qu’une faible lumière douce et chaude sur la vallée encore sans ombre. Les oiseaux en profitent pour faire leurs courses avant le cagnard qui va les clouer au nid. Quel privilège cette vue, depuis la chambre.

Après un p’tit dej plus que copieux et un service irréprochable, nous partons au Rummana Campsite à quelques kilomètres de voiture



Début du trek du tour du camp » vers 11H00. Chapeau, crème et vêtements pour protéger nos peaux sensibles obligatoires. Nous décidons d'enchainer Dana village trail et cave trail qui sont deux balades assez courtes. Grisemote repère rapidement sur le parcours des lézards bleus vifs, le sujet phare du jour, dans un décor tout en rondeurs. Ayant eu la maladresse de m’approcher trop près d’une des cibles, je suis banni pour le reste des temps à rester à distance. Le camping de Rummana est extraordinaire, au coeur de la réserve naturelle. En logeant à la Dana Guesthouse, nous n'étions pas au sein de la réserve, donc soumis aux horaires d'ouverture (et en plus de navette, car nous ne pouvons pas atteindre le campsite avec notre propre voiture), trop tard pour voir des animaux. Par contre, en juillet la chaleur est éprouvante, nous ne nous sentions pas de dormir sous la tente! Finalement à part les lézards nous n'avons pas croisé d'animaux.



Le lendemain, le trek prévu est Al-Shaq Al Reef, avec un guide extra : Salem. Ancien militaire plutôt bien gradé, il connait le pays comme sa poche et sait le faire partager. Le parcours est très attrayant avec comme point d’orgue la montée d’un canyon qui nous amène à un sommet idéalement placé pour voir toute la beauté du site. Arrivés au sommet, sous une arche, il dégaine une bouilloire et fait un de ces thés magiques de Jordanie, plutôt sucré comme cela se pratique, mais tellement bon. A ce moment, nous sommes les rois du monde. Salem nous explique tout le long du chemin les propriétés de certaines plantes dont il se sert à titre médicinal. Le désert est une richesse pour celui qui le connait et un espace assez dangereux et épineux pour les autres. A notre guesthouse, des touristes omanais viennent admirer la vue. Nous sommes invités à partager le thé.



La dernière journée est consacrée à descendre le canyon en faisant un tout petit bout du Feynan Trail. Ce trek est long de 16 kilomètres, et presque sans ombre tout du long. Au mois de juillet, c’est pas forcément une bonne idée.Levés à 6h00, avant le soleil pour éviter la chaleur, avec pour objectif de descendre deux heures uniquement puis de faire demi tour. Au petit matin, les oiseaux s’affairent à leurs emplettes en le faisant savoir à qui est déjà levé. Les premiers kilomètres sont ternes, sur une piste qui peut être empruntée par des voitures. Puis le chemin devient plus intéressant. Les flans du canyon s’éclairent de rouge et de jaune. Les objectifs de nos appareils photo essaient de capter cette atmosphère si particulière qu’il y a dans un endroit isolé et grandiose. La remontée sera nettement plus pénible, d’abord parce que par définition elle demande plus d’effort, et ensuite parce que la chaleur monte vite et fait des ravages sur les organismes. En contrepartie, vider nos bouteilles d’eau nous rend plus léger.



Ce n’est pas sans un dernier regard déjà nostalgique de cet endroit magique que nous quittons la vue surplombante de l’hôtel. Direction Pétra. Sur la route, nous passons par Shobak, le château construit par Baudouin 1er premier roi de Jérusalem. L’approche de la forteresse est très attrayante avec ses petits villages en pierre, dans un environnement calcaire qui fait penser à un paysage de neige. Nous visitons les ruines et prenons quelques clichés des murs encore vaillants qui le constituent. Ils savaient construire solide à cette époque là. Et maintenant, en route, Pétra on arrive ! Le temps de s’installer au Petra Palace Hotel, dans une chambre avec vue sur la piscine, et de remarquer que nous sommes seuls à l’étage de ce très grand hôtel (ici comme ailleurs les touristes se font rares), et nous voilà à déambuler dans la rue au gré des boutiques de souvenirs et des artistes « peintres » de bouteilles de sable. Un bon restau oriental et au lit, demain nous devons nous lever tôt.

C’est le grand jour ! Depuis le temps que l’on attend cela. Nous avons pris des billets pour une visite de 3 jours. Avec le Jordanian Pass, c’est vite amorti, car Pétra est le site dont l’entrée est la plus chère au monde. Trois jours, c’est bien, mais c’est encore peu face à l’immensité du site. Levés tôt, petit dej expédié, nous nous présentons à l’entrée du fameux site. Le but du jeu, c’est d’arriver pour voir le lever du soleil se déclarer sur le Khazneh (le trésor). Les premiers pas commencent par un chemin d’approche banal de deux bons kilomètres (le siq extérieur), où nous sommes sollicités fréquemment par des rabatteurs un peu collants (ce qui est rare en Jordanie) pour nous proposer la selle confortable de leurs chevaux jusqu’à l’entrée , ce que nous déclinons.



Ensuite débute le Siq, un canyon profond de roches rouges étroit et sinueux. Il est tôt, les touristes ne sont peut-être pas encore levés, et nous sommes presque seuls au milieu de cette pure beauté de la nature.

Des équipes avec des grimpeurs nettoient la paroi pour que des blocs ne s'effondrent pas sur les touristes et autochtones qui empruntent le défilé du siq.

Au bout du défilé, apparait d’un coup dans toute sa splendeur le « trésor », bien connu de tous les fans des « Aventuriers de l’arche perdue ». Contrairement au film, le Graal peut se trouver facilement dans toutes bonnes échoppes alentours qui vendent d’authentiques pièces de tout ce dont vous pouvez rêver. Pour ce qui est de l’immortalité, en revanche, les vendeurs restent un peu vagues, donc méfiance sur les effets quand même. Compte tenu du prix, ils doivent être limités de toute façon. Les dromadaires qui mâchouillent on ne sait quoi puisqu‘il n’y a pas d’herbe, regardent toute cette activité humaine de toute leur hauteur méprisante, en attendant que le bédouin chargé de leur trouver un cavalier s’acquitte de sa tâche. Il est huit heures environ, le soleil commence à s’exprimer avec insistance, on sent que la journée sera dure. Heureusement, nous avons deux litres d’eau par personne, ce qui est au final plutôt juste. Dans un environnement aussi touristique, autant dire que ce n’est pas un problème d’en trouver. Nous continuons donc notre découverte vers le théâtre, plutôt bien conservé en empruntant la rue des façades, riche de bâtiments creusés directement dans la roche (grès ou sable fossilisé). Les dessins formés par les couleurs des différentes couches donnent un cachet particulier à l’ensemble.



Les aléas dans un voyage: la narration de Gilles

Une divergence de route aura vite fait de désunir l’équipe. Le plus indiscipliné des deux, qui a pris l’initiative de ne pas suivre le parcours prévu, se voit distancé sévèrement de l’autre partie du groupe (c’est-à-dire Grisemote). C’est avec un peu de retard qu'il entame une longue marche sous une chaleur accablante, qui monte impitoyablement en haut de la falaise, dans l’espoir de retrouver l’autre moitié. Certes la vue est belle sur le site, mais il faut la gagner. Arrivé en haut, pas de trace de Grisemote malgré le chemin unique. Fâcheux ! Le sillon longeant la falaise, il suffit de le suivre. Au bout d’un temps certain, une nouvelle falaise marque la fin de l’aventure avec une belle surprise. Nous sommes en haut du siq avec une vue absolument imprenable sur le « Trésor ». A cet endroit improbable, Salem nous accueille dans son nid d’aigle douillet où il sert un thé délicieux à l’ombre pour 1 JOD ce qui me fait oublier quelques instants que Grisemote manque toujours à l’appel. C’était comment avant, quand il n’y avait pas de téléphone portable ? Simple, on se cherchait pendant des heures. Le mien étant à l’hôtel, nous allons faire un saut dans le passé. En parlant de saut, n’ayant pas envie de refaire l’intégralité du trek pour le retour sous l’écrasante chaleur du soleil, Salem m’indique son raccourci : une dangereuse descente à pic dans les rochers et le sable à première vue, mais faisable pour qui est patient et bien chaussé. Il permet de revenir tout simplement au Trésor, à l’ombre. Le plancher des chameaux atteint, je repars à la recherche de la Grisemote perdue, une paille dans une botte de foin…. Les kilomètres s’enchaînent et l’heure tourne. Perdu pour perdu, je fais grincer les mollets vers 14H00 dans l’abrupte montée du Monastère. Tous les 100 mètres, un stand tenu souvent par des femmes qui nous veulent du bien ponctue le chemin d’arrêts plus ou moins longs. Négociateur minable d’habitude, comme j’ai envie d’écourter au maximum sans être désagréable les transactions commerciales dont je n’ai pas envie, je donne des prix plancher à toutes mes interlocutrices de façon à les dégoûter de discuter avec moi. Rien n’ y fait, je remporte assez souvent la mise (pas assez bas les prix mon fils) . Du coup, le sac continue de se remplir de bracelets en argent pur, de colliers en os de chameaux finement ciselés, de cristaux probablement proches du diamant et autres babioles indiscutablement authentiques qui pourraient néanmoins plaire à Grisemote si je la retrouve un jour. De nombreux touristes optent eux pour la montée en âne. Si pour des petites japonaises l’âne trottine presque, pour de bons gros européens ou américains nourris au hamburger, j’ai mal pour eux, surtout vu le taux de grimpette. Arrivé en haut du Monastère, (qui vaut le coup d’œil), le chemin continue vers un sommet qui devrait logiquement offrir un point de vue idéal. Va pour le pic. Sans aucune surprise, le sommet est habité d’un nid douillet où deux bédouins au large sourire te proposent du thé pour 1 JOD, jouent de la guitare et chantent, très bien d’ailleurs, histoire de te mettre à l’aise. Ton regard commence un 360 ° pour admirer un paysage à couper le souffle. Et là, sans que tu t’en rendes compte, la deuxième lame s’abat sur toi. Au milieu du 360°, ton regard tombe sur un étal de bracelets qui te tendent la main. M’enfin ! Ici, ils sont bien travaillés, mais pour un prix moins modique que d’habitude. Le piège se referme sur moi. Je me dis « tiens, ça plairait bien à Grisemote – mais au fait, où est-elle ? ». D’un coup, la culpabilité me prend et j’achète le plus beau du lot, histoire d’adoucir ma peine, que je sois coupable ou non. Donc, je déconseille formellement le pic pour toute âme sensible, voyageur solitaire mélancolique ou plus simplement homme qui a perdu sa femme (la réciproque ne me semble pas vraie). La poésie du lieu ne me fait pas oublier qu’il doit me rester entre deux et trois bonnes heures pour rentrer à l’hôtel. Le soleil se fait moins chaud. Signe qui ne trompe pas, les étals de la descente sont souvent vides, désertés de leurs occupantes, ce qui me simplifie la tâche. Ceci dit, sans les plaindre particulièrement, le contexte touristique très dégradé plus la chaleur de l’été ne les aident pas à gagner leur vie. Clopin, clopan (rien à voir avec la cigarette), pas après pas, je retourne au trésor, presque sans un regard. Les jambes commencent à accuser sérieusement le coup après un nombre significatif d’heures de marche. Dans le siq circulent des carrioles transportant des fainéants … que j’envie, mais le désir de tout faire à pied est plus fort. Les deux derniers kilomètres sont éreintants, ainsi que l’escalier de l’hôtel, du haut de ses quatre marches. Alors, l’épisode « recherche Grisemote désespérément » va-t-il prendre fin ? Il y a comme un flottement dans la chambre lorsque j’entrouvre la porte. On sent dès la première seconde, que le bracelet ciselé ne suffira pas … Une bière au Cave bar, une grosse heure plus tard, permettra de mettre au point une stratégie puissante pour le lendemain, un système infaillible pour se retrouver : prendre tous les deux notre mobile !

Les aléas dans un voyage: la narration de Sylvie

De mon côté, c'est tout de suite moins lyrique. Absorbée par la recherche des multiples lézards multicolores et guidée par mon sens de l'orientation inexistant, je suis le seul chemin improbable. Joli, certes, mais quand même très escarpé, voire dangereux. Etant seule au monde (normal, puisque ce n'est pas le bon parcours), je décide de faire demi-tour, ayant eu une superbe vue sur le théâtre et ses alentours, mais point de Khazneh! Je regagne le plancher des vaches, ou pour être plus exacte , celui des chèvres ou des moutons, et déambule au milieu des tombes royales, du grand temple et autre. Je me pose ici et là pour boire un coca fort bien venu. Malgré l'altitude de 800 mètres, en été, il fait quand même très chaud.

Je m'attarde un long moment au niveau du Trésor, (Khazneh). Quand nous arrivons le matin, tôt, c'est quasiment vide. Il y a beaucoup plus de bédouins qui déambulent à leurs petites affaires que de touristes. D'ailleurs dire que nous avons eu Pétra pour nous tous seuls n'est pas très loin de la vérité. Il paraît qu'habituellement ça grouille de monde, là c'est plus que raisonnable....

Donc, au milieu de la journée, le quartier du trésor est méconnaissable, c'est une ville dans la ville. Dromadaires côtoient chevaux avec ou sans calèche, ânes, chiens, chats, lézards.... Bédouins de toutes parts essayant d'appâter le chaland pour une balade à dos d'animal, ou pour vendre de tout et de rien, groupes de touristes avec leurs guides qui se succèdent devant la façade du Khazneh. Et tout cela au milieu d'un nuage de poussière omniprésent. Je croise également à plusieurs reprises des hommes de très belle allure, leur poignard à la hanche, c'est la police bédouine de Pétra. Il n'est pas rare non plus de rencontrer des gladiateurs, qui regagnent le lieu où ils vont poser pour une photo "authentique" au milieu des édifices antiques. Je note quand même, ombre au tableau, la présence de nombreux enfants, parfois très très jeunes qui travaillent sur le site. Il paraît que le gouvernement a interdit le travail des enfants, mais visiblement cela n'a pas eu beaucoup d'impact ici! Deuxième ombre au tableau, le traitement de certains bédouins sur les animaux. Nous sommes intervenus une fois sur un homme qui jetait des pierres énormes en pleine tête d'un pauvre cheval. Il existe à l'entrée, une fondation britannique qui s'occupe de soigner les animaux qui travaillent ici.

J'ai également croisé à plusieurs reprises, des "Jack Sparrow", répliques bédouines de Johnny Depp dans "Pirates des Caraïbes". Ceux-là sont beaucoup moins glorieux que notre séduisant pirate, puisqu'ils sillonnent le site à la recherche de femmes esseulées (moi en l'occurrence), pour vendre leurs charmes. Pour ma part, je vais me contenter de goûter au coca!!!

Fatiguée, je regagne par le siq, notre hôtel en vue d'une détente dans la piscine, fourbue, déçue d'avoir perdu Gilles, mais satisfaite tout de même de cette journée bien remplie.

JOUR 2

Reprenons donc le cours de notre récit au deuxième jour, avec la montée à El Khubthah (2 ème essai pour certaine, 2ème fois pour d'autre), Wadi Es-Siyaggh et le monastère (2ème pour Gilles!).Nous avons tenté d'entrer sur le site par une rando parallèle au siq (wadi Al-Mudhlim), nous devons être normalement accompagnés, mais nous nous sommes fait repérer et avons donc abandonné l'idée, et rejoint le trésor, puis la rue des façades à nouveau par le siq.



Rapidement, à force de regarder les étals qui jalonnent le parcours, nous nous embarquons dans la négociation d’authentiques pièces historiques de musée qui nous deviennent sur le coup indispensables compte tenu du prix affiché au début et du prix obtenu. Pas de quoi se ruiner non plus, mais le sac se remplit et une fois l’affaire conclue, on peut se demander si nous en avions réellement besoin … Comme maintenant je connais le chemin par cœur, je pilote en maître l’équipage jusqu’à Salem et sa flûte et la prodigieuse vue sur le « trésor ». A la demande, Salem montre tous ses talents de musicien à la flûte et sur une sorte de violon local (le rababah). L’acoustique est phénoménale et la dextérité de notre hôte en fait un moment d’apaisement total. Je guide enfin Grisemote lors de la descente aventureuse qui nous ramène au Khazneh. Assez sportif, mais cela nous a évité de refaire tout le chemin en sens inverse, très, très long!



Nous déambulons au milieu des tombes, église, temple. Prenons le temps de partager un thé avec une famille bédouine (sans oublier de leur acheter un souvenir). Nous grignotons nos paniers pique nique, et le soleil est désormais au zénith. Nulle envie d'entamer la grimpette jusqu'au monastère, surtout que celui-ci est au soleil pas avant le milieu de l'après-midi.



Lors de notre pause thé, nous regardons avec amusement et empathie, un pauvre gars qui court en permanence derrière son âne monté par une japonaise qui veut faire tout Pétra au pas de course. Nous le retouvons quelques temps après, dégoulinant, et échangeons quelques mots sur sa condition physique!!! Il s'appelle Souleyman. Nous sympathisons, et il nous indique un wadi où l'on peut se rafraîchir, d'ailleurs il y va de ce pas avec son âne Jacques. C'est ainsi qu'après une boisson fraîche, nous décidons de le rejoindre avant la montée au monastère et nous nous engageons dans Wadi es- Siyaggh. Au bout du chemin nous retrouvons Souleyman qui nous invite avec ses compagnons à partager leur thé. Au terme du voyage, nous ne compterons plus le nombre de thés que nous avons sirotés à toute occasion. Les jordaniens sont très conviviaux et gentils. Ne pas offrir le thé serait un manque à leur hospitalité, et le refuser, un manque de courtoisie. Le thé jordanien est non pas à base de menthe, mais de diverses herbes dont essentiellement la sauge qui lui donne un goût très particulier. Sans oublier bien entendu, l'énorme quantité de sucre qui l'accompagne! En tous cas, sucre ou sauge, c'est la seule chose qui nous a vraiment désaltéré. Puis Souleyman propose de faire le retour (gracieusement) sur son âne. Pourquoi pas, Grisemote c'est elle qui s'y colle, et elle adore ça, et derrière la rando du monastère nous attend en plein cagnard, et ce n'est pas rien!



Je retrouve avec plaisir mes petites marchandes du monastère, remplace le collier en os de chameau que Grisemote a déjà cassé, mais évite soigneusement le pic du 360°. Bref, la routine quoi. Il y a le monastère en lui-même, superbe, avec son petit café en face où nous prendrons un citron pressé, mais aussi plusieurs belvédères que l'on atteint après une courte marche . Cela en rajoute encore dans les patounes, mais ça vaut le coup, les vues sont superbes. De façon plus qu'improbable, au fin fond du bout du monde, à chaque nid d'aigle, nous tombons sur une cahute dans laquelle on peut boire un thé, ou parfois écouter les talents de musicien de l'occupant bédouin. Sur le chemin du retour, nous croisons de nouveau Souleyman et lui proposons de lui louer ses services à la fin de la descente pour nous ramener à dos d'âne jusqu'au trésor. Après nos diverses randos du jour, nous sommes rincés! La surprise fut que nous voulions faire travailler Souleyman pour le remercier, mais il avait délégué le service à une maîtresse femme de fort tempérament, propriétaire d'un cheptel d'ânes et qui emploie des hommes pour conduire les bêtes. Nous négocions ferme, mais elle a juste omis de nous dire que le conducteur des ânes devait être rétribué par nos soins à l'arrivée sous forme d'un pourboire généreux. C'est ainsi que nous partons avec Mohamed et les ânes. Nous empruntons l'allée principale, le soleil se couche sur les tombes royales, la lumière et les couleurs de la roche sont fabuleuses. Comme nous avons bien traîné, nous sommes certainement les seuls touristes restants sur le site. On nous a d'ailleurs proposé de rester pour voir la pleine lune sur Pétra, car il n'y a pas d'obligation d'heure de sortie, mais là on n'en peut plus! Par contre, c'est l'heure où tous les bédouins vaquent à leurs propres activités. Pour les enfants, c'est judo. Et tous à la même heure se dirigent en kimono vers le tatami qui les attend. C'est assez amusant de voir cette petite vie sans touristes. Les ânes nous déposent au Khazneh, ils n'ont pas le droit d'aller plus loin. Nous empruntons donc le siq à pieds une nouvelle fois. A la sortie, il nous reste encore tout le siq extérieur à parcourir, presque 1 kilomètre. Là, ce sont les chevaux qui nous tendent les bras (ou plutôt les jambes). Le retour à dos de cheval est compris dans le prix du ticket d'entrée, cependant il faudra s'acquitter d'un pourboire suffisant pour le conducteur des canassons. On n'en peut plus! Nous ne savons même pas si nos pieds sont encore présents ou si nous avançons sur des moignons de pieds érodés par la marche non stop de la journée. A cheval donc.... En plus, Grisemote adore ça.



C'est notre dernière étape à Pétra, avant de prendre la route pour le Wadi Rum où nous sommes attendus en fin d'après-midi. L'objectif du jour, c'est encore une belle rando: le haut lieu des sacrifices. Cette fois-ci nous n'empruntons pas le siq. Nous venons faire tamponner nos tickets au visitor center, puis nous prenons un taxi qui nous mène à Umm Sayhoun, village de la seconde entrée du site.



Le sentier qui grimpe, qui grimpe débute juste à côté du théâtre. Là encore le paysage est splendide, et plusieurs belvédères sont disséminés de part et d'autre. Il n'est pas toujours facile de se repérer au milieu du paysage désertique dans lequel nous sommes d'ailleurs seuls. Grâce au GPS du téléphone nous retrouvons notre chemin aisément. Là encore le chemin est jalonné de vendeuses qui espèrent toutes qu'on s'arrête à leur stand. On essaye de faire plaisir aux unes et aux autres et on doit batailler ferme... Nous n'avons jamais lésiné sur les pourboires (peut-être le plus gros budget de notre voyage), ni sur l'achat de souvenirs, thé ou autre. Nous sommes pleinement conscients de la détresse dans laquelle sont les jordaniens à l'heure actuelle. Sous-développés en eau, pas de ressources énergétiques ou peu (ils en achetaient 80% à l'Egypte avant le printemps arabe, des réfugiés à leurs frontières, et là-dessus on rajoute des touristes maintenant inexistants (à part ceux du Moyen Orient). Alors notre contribution ce sera celle-là, et notre visite de ce pays pourtant fabuleux mais boudé actuellement. Combien de fois dans la rue est-on venu nous serrer la main en nous remerciant d'être là. C'est très triste, et nous souhaitons que le pays retrouve ses touristes comme il le mérite. Au milieu des roches, au milieu de rien, l'échoppe de Mohamed chez qui nous prendrons un thé salvateur.
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Un routard en Jordanie, trains, logement, itinéraire...?
Bonjour à tous,

Je potasse mon guide et ma carte de Jordanie en vue de m'y rendre en mai. Mais rien ne remplace la visu du terrain, alors je me permet ces quelques questions:Existe t-il des trains en Jordanie, on trouve des informations sur une ligne qui partirais du sud pour le transport de marchandises, mais seulement marchandises ? On lit par ailleurs également le ré ouverture d'une ligne nord ....Je vais très certainement faire un vol Lyon / Amman puis dans la foulée ou peut être que le lendemain un vol Amman / Aqaba. Y'a t-il de quoi se loger à proximité de l'aéroport international ou faut t-il systématiquement rentré sur la capitale ?Concernant l'itinéraire, je compte remonter sur Amman au départ de Aqaba, mais ça vous l'aviez compris ! Y'a t-il des choses à ne pas manquer hormis les Wadi Rum, Pétra, Nebo, Mer Morte ... les classiques des guides ?Est ce que le stop fonctionne bien en Jordanie malgré un réseau de bus à priori assez complet ?D'autres questions viendront, en tout cas merci de vos réponses ...

Sakkados.
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Jordanie: circuit Amman - mer Morte - Petra - Amman
Salut,

Peut on realiser le circuit suivant en 2 jours : Amman-mer Morte-Petra-Amman Le 1er jour peut on partir tôt pour la mer Morte et ensuite decoller l'apres midi pour Petra, passer la nuit sur place et ensuite rentrer sur Amman ?

Merci A+
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Location de camping-car et périple jusqu'en Jordanie
Bonjour à tous,

Nous allons réaliser en famille avec nos deux enfants un tour du monde d'ici 2-3 ans. Nous souhaitons commencer notre périple en camping car de location et faire une grande boucle de 3 à 4 mois du sud de la France à la Turquie. Nous souhaitions aller jusqu'en Iran puis redescendre par les pays du golfe et aller jusqu'en Jordanie (voir impérativement Petra) et Israel. Apparemment les loueurs des grandes enseignes comme hertz, n'acceptent pas de louer pour aller au delà de la Turquie. Alors je pose deux questions : - est-ce que quelqu'un connaîtrait un loueur de camping car qui accepterait que l'on traverse ces pays? - sinon je pensais ne pas dépasser la Turquie, aller jusqu’à Chypre en CC, le laisser quelques jours sur l'ile et aller en bateau jusqu'en Israel, louer une voiture sur place pour aller à Petra ?

Pour info en terme de prix Hertz me propose 9.000 euros pour 4 mois de loc (capucine 6 places) tout compris. Nous ne souhaitons pas acquérir de CC pour faire notre TDM car tout compte fait ça coûte très très cher à équiper, faire traverser les océans en cargo, sans compter les pannes, les frais de camping inévitables dans certains pays.... Notre projet est de faire un tiers en CC de ramener le CC en France et continuer en avion + location de voiture + camping.

je vous remercie d'avance, toutes les idées et retours d'expériences sont les bienvenus. Bon vent à tous, Lorenzo (montpellier)
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Voyage à pied/stop, seule, Israël, Jordanie, Egypte
Bonjour à tous!!

Voilà ça fait quelques temps que je cherche une solution à mon probleme, plutot un moyen de realiser mon voyage qui se fera maintenant dans qq jours.

Je prendrai l'avion pour Israel samedi (petit prix bien que je ne sois pas totalement d'accord avec ce pays..bref! ) et ensuite un probleme se pose. Le "but" ensuite serai de rejoindre la Turquie mais j'aimerai avant ça voir la Jordanie ou l'Egypte ( ou bien les deux dans le meilleure des cas ) je suis à pied donc mon moyen de transport sera le pouce. Ne pouvant pas passer par la Syrie ou l'Irak pour le moment... le soucis c'est de savoir ou est-il possible de prendre le bateau pour la Turquie. En Egypte, Israel ou Jordanie ? ou aucun ?? Et si par chance il y en a, est-ce que les prix sont raisonnable ? Car je pars avec trèès peu d'argent... Ca m’embêterai d'être bloquer là bas sans pouvoir passer nul part et de devoir rentrer par la Libye, l’Algérie etc....^^

Bref et si des personnes ont déjà fait ça, le stop pour une fille n'est il pas trop dangereux en Jordanie ou en Egypte ?

Et derniere question enfin, si je suis en Israel, est-ce que ça va poser des problèmes d'aller en Egypte ou en Jordanie ( j'imagine qu'ils doivent pas être très copains...) ou non ?

Merci beaucoup de vos réponses qui vont m'être très util car le voyage est quand même dans moins d'une semaine!!

Bonne journée à tous.
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Préparation d'un voyage en Syrie et en Jordanie, à la rencontre des bédouins
Bonjour ! J’ai 20 ans et je prépare actuellement un projet de voyage que je souhaite réaliser dans le cadre fixé par l’association Zellidja. Cette dernière accorde des bourses à des jeunes partant seuls dans le pays de leur choix afin d’y étudier un thème particulier, qui servira de fil conducteur à leur voyage. Je suis partie l’année dernière en Ouzbékistan et ce que j’ai vécu là-bas a été tellement extraordinaire que, quand j’ai appris que je pouvais présenter un second projet, je n’ai pas hésité une seconde. Cette année, direction la Syrie et la Jordanie avec l’envie de m’intéresser à l’identité bédouine. J’envisage de partir au moins 3 mois (de juin à septembre) afin de prendre vraiment le temps de découvrir ces deux pays et d’aller à la rencontre des gens. Je voyagerai seule, avec un très petit budget et au maximum hors des sentiers battus. Je suis donc à la recherche de contacts (bédouins, ce serait l’idéal, mais ce n’est pas non plus une exigence) qui pourraient m’aider dans la réalisation de cette nouvelle aventure ! J’ai lu quelque part qu’il était assez facile d’aller à la rencontre des Bédouins, en s’arrêtant au hasard des campements. Est-ce toujours d’actualité ? Certains ont-ils des témoignages à ce sujet ? Je suis également toute ouïe pour des conseils en tout genre concernant ces deux pays. Merci d’avance pour votre aide, Maud
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De Jordanie en Syrie
Bonjour,

à l'occasion d'un voyage en Jordanie, j'aurai souhaité en profiter pour faire le sud de la Syrie, le Hauran. Passer en voiture de Jordanie en Syrie revient cher. Pouvez-vous me dire quels sont les meilleurs moyens pour réaliser cette incursion syrienne?

Sylvie
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Transports Pétra - Wadi Rum et excursion
Bonjour

Je voudrais faire un excursion d une journée au wadi rum au départ de Pétra .

y a t il des agences à Petra qui s occupent de tout , voyage A/R plus tour dans le désert ? il y a un bus de Pétra pour le wadi rum à 9h30 je pense , mais ou va t il ? à Ram village ? à diseh village ? ou même jusque l entrée du parc? qui se trouve à 5km des villages .

De ram village ou De dishet village , y a t il des agences qui m emmènent alors jusque l entrée du parc ? et propose alors une journée de dromadaire ? je suppose qu il faut prendre alors un hotel pour la nuit et le lendemain repartir pour pétra ? y a t il beaucoup de bus ? ( je ne tiens pas à dormir dans le désert )

merci
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Passage des frontières Israël-Jordanie: location de voiture et visas
Bonjour tout le monde,

je pars en aout pour un voyage en Israel/Jordanie de 2 semaine et souhaiterai visiter ces 2 pays. Mon billet d'avion correspond à un aller retour par Tel aviv.

Je souhaiterai donc passer la frontière dans le sud à Eilat (poste frontiere Yitzhak Rabin / Wadi araba) pour me rendre en jordanie, puis revenir sur le teritoire israélien quelques jours plus tard en passant cette fois-ci par Irbid (poste frontiere Jourdain / Sheikh Hussein).

Les voitures de location ne pouvant pas traverser ces frontières, il faudrait louer une voiture en israel à tel aviv et la restituer à Eilat (possible selon les agences), en louer une seconde en jordanie à Aqaba et la restituer le plus proche possible du poste frontiere nord, c'est là que les choses se compliquent en effet les agences se trouvent uniquement à Amman à ma connaissance. D'où ma première question connaissez vous une agence permettant de louer une voiture à Aqaba puis de la restituer à Irbid ou dans les environs? Dans le cas contraire que me conseillez vous de faire?

Je souhaiterai si possible passer par le poste frontière Nord pour ensuite terminer le séjour en passant par le lac de tibériade.

Quels sont les visas dont j'ai besoin pour réaliser ce trajet et surtout lesquels faut il obtenir à l'avance?

Voilà je crois avoir bien exposer le problème, j'ai trouvé d'autres messages sur le forum dans ce thème mais qui ne m'ont pas permis à répondre à ces questions.

Je vous remercie par avance.
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Méharée de 6 jours en Jordanie
Bonjour à toute et à tous,

Je suis actuellement à la recherche d'une éclaircie bienvenue dans le blizzard du quotidien. Juste le temps de m'arrêter et regarder l'horizon, avant de repartir affronter le froid mordant...

Une période ? Mars ou Avril. Une durée ? Courte, à savoir 8-12 jours. Une destination ? Non définie encore... Je regardais du côté du Kirghizistan pour une randonnée au côté des Khan, mais la saison n'a malheureusement pas l'air de s'y prêter. Je regardais aussi du côté de la Jordanie pour une méharée au côté de Thomas Edward Lawrence...

La saison a l'air idéale en Avril sur la Jordanie... mais je crains un peu la foule et la machine touristique, à la lecture de certains posts ici. Après, l'exagération est peut être au rendez-vous ?

Seul, je souhaiterai me rendre directement au désert de Wadi Ramm, en passant tout de même par une visite lente de Pétra. J'ai lu de nombreuses discussions sur ce forum au sujet de randonnées de quelques jours (généralement deux nuits maxi), dans des camps en durs...

D'où ma question : est-il possible de réaliser une méharée plus longue (à cheval, ça le fait aussi ! ;), à savoir de 5 ou 6 nuits (à la belle étoile ou sous tente, mais idéalement sans kagibi béton) ? Je souhaiterai prendre le temps de voir cette vallée de la lune, de respirer son ciel, de sentir son sable... bref, glander de manière méditative sous un soleil mordant...

Et si vous avez des idées sur la question, peut-être aurez-vous aussi des indications bassement budgétaires à me communiquer, s'il vous plaît (moi, il me plairait !) ?

D'avance, un très grand merci pour votre aide.
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Circuit sud de l'Israël - Égypte - Jordanie: qu'une semaine!
Coucou les amis! Cela fait deja huit mois que nous sommes rentré de notre grand voyage de l'amérique du sud! Nous voulons maintenant repartir mais on a pas beaucoup de temps... On arrive le lundi 21 Décembre et on a jusqu'à vendredi pour faire un petit tour dans le sud du pays. On arrive a tel aviv et on pense louer une voiture. L'itineraire auquel on pense est le suivant: - tlv - beer sheba - mitzpe ramon - eilat - taba - retour a jérusalem le vendredi!!!

Voila on sait que les distances sont pas tres grandes en israel donc théoriquement c'est faisable... Mais OU EST CE QU'ON PEUT DORMIR? Quels sont les endroits ou ca vaut la peine de s'arreter plus d'une journée?

Merci de vos conseils!
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Retour de voyage Israël-Jordanie: informations
Bonjour à tous. Je viens d'effectuer en solo un voyage en Israël et en Jordanie (dix jours, du 15 au 24 octobre 2007, soit huit jours "pleins") à partir de Nice. Voici quelques tuyaux pour ceux que cela intéresse.- Conditions du voyage : type semi-routard, c'est-à-dire : transports : le plus "authentique" et le moins cher possible. nourriture : essentiellement sur les étals et dans les gargottes (mais jamais le ventre creux !). logement : hôtels modestes mais impérativement propres, type auberge de jeunesse avec une chambre indépendante (quitte à payer pour une chambre double) et douche et WC indépendants impératifs. Prix total absolument tout compris (avion, hôtels, transports, nourriture, excursions, musées, sites, visas, taxes diverses, etc...) : 1100 euros. Mon objectif était de réaliser le voyage avec 999 euros maximum, mais, un problème rencontré lors de ma première tentative de franchissement de frontière entre les deux pays, a grévé mon budget. Sans cela, l'objectif aurait été réalisé.-- Circuit : 1er jour voyage avion. 2e jour (premier jour "plein"). Visite Jérusalem pour première approche globale. 3e. Excursion journée complète à Massada et Mer Morte (bains de boue et bain dans la flotte). 4e. Tentative de passage en Jordanie : échec, car stoppé au Pont d'Allenby (voir plus loin pourquoi). Solution de remplacement : retour sur Jérusalem et descente sur Eilat en bus par le désert du Neguev. 5e. passage en Jordanie par la frontière du bas (Aqaba) puis petite incursion dans le Wadi Rum et arrivée Pétra vers 14 heures. Découverte du site de Pétra. 6e. Visite détaillée de Pétra (8 heures sur le site). 7e. Retour vers Israël par le passage du Pont d'Allemby (départ en bus à.... 3 h 30 de Pétra ; arrivée à Amman vers 7 heures ; franchissement du Pont Allenby vers 9 heures ; arrivée à Jérusalem avant midi). Après-midi : visite de Jérusalem. 8e. Excursion Lac de Tibériade (journée complète). 9e. (soir le huitième et dernier jour "plein") : visite Jérusalem et coucher de soleil au Mont des Oliviers. 10e jour : lever du soleil au Mont des Oliviers et retour sur Nice.-- TRÈS IMPORTANT : Pour aller d'Israël et Jordanie (ou vice versa) il n'y a que trois possibilités : soit par la FRONTIÈRE du nord (que je n'ai pas empruntée, mais dont les formalités sont identiques à celles de la frontière du sud). soit par le PASSAGE du Pont d'Allenby (qui permet de rallier Jérusalem à Amman, ou vice versa). soit par la FRONTIÈRE du sud (par Eilat et Aqaba). Le passage du Pont d'Allenby n'est pas une frontière. C'est un passage qui ne délivre en aucun cas de visa jordanien. C'est-à-dire que pour franchir ce passage, il faut IMPÉRATIVEMENT DISPOSER D'UN VISA JORDANIEN. Seules les frontières (celle du nord et celle du sud délivrent le visa jordanien). Personnellement, comptant me rendre en Jordanie par ce passage, mais ne disposant pas de visa jordanien je me suis fait (très gentiment) refouler au Pont Allenby. Ce qui explique mon retour à Jérusalem (voir plus haut le 4e jour) et ma descente le même jour sur Eilat (où j'ai pu ensuite franchir le lendemain la frontière grâce au visa que celle-ci délivre). Ensuite j'ai pu retourner en Israël par le Pont d'Allenby puisque, c ette fois, j'étais muni d'un visa jordanien.-- Pour tout renseignement complémentaire (noms des hôtels, nourriture, monnaie, frais divers de sortie du territoire, etc...) vous pouvez me contacter à l'adresse suivante : patrickcasavecchia@free.fr
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Egypte & Petra 2001 - 3 semaines en solo
Salut à tous,

Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)

SAMEDI 18 AOUT 2001

Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...

Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !

Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !

Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !

Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !

Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.

C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...

Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...

DIMANCHE 19 AOUT

Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...

Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...

Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...

Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??

Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bondé que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...

Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !

«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...

Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !

Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.

Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l’entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !

Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...

Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...

Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...

Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….

J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...

D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !

Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...

6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !

Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !

Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...

Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)

Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !

Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

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Votre avis sur notre itinéraire de 15 jours en Jordanie en mars
Bonjour à toutes et à tous,

Nous partons à deux en Jordanie la dernière quinzaine du mois de mars, nous envisageons de louer une voiture, probablement avec Montecarlo. Les premiers et derniers jours sont volontairement "légers". De plus, nous avons choisi d'éviter Aqaba et souhaitons passer au moins une journée à Amman. Est-ce que vous pourriez me dire ce que vous pensez de notre itinéraire ?

Jour 1 (dimanche 11) : arrivée à 20h30 à Amman - taxi pour Madaba - nuit à Madaba

Jour 2 (lundi 12) : visite de Madaba - nuit à Madaba

Jour 3 (mardi 13) : jrécupérer la voiture de location - journée spa à la mer morte en passant par le Mont Nebo - nuit à Madaba

Jour 4 (mercredi 14) : Jerash puis Salt et/ou Aljoun (peut-être rando dans la réserve) - retour par la vallée du jourdain - nuit à Madaba

Jour 5 (jeudi 15) : randonnée dans le Wadi Mujib en passant par la route de Ma'in - nuit à Madaba ou nuit aux chalets du Wadi Mujib

Jour 6 (vendredi 16) : première partie de la route des rois de Madaba en passant par Karak - visite du village - nuit à Dana

Jour 7 (samedi 17) : randonnée à Dana - nuit à Dana

Jour 8 (dimanche 18 ) : deuxième partie de la route des rois en passant par Shobak et Little Petra - arrivée à Petra dans l'après-midi - nuit à Petra

Jour 9 (lundi 19) : Petra - peut-être Petra by night - nuit à Petra

Jour 10 (mardi 20) : Petra - nuit à Petra

Jour 11 (mercredi 21) : trajet Petra Wadi Rum - visite Wadi Rum (agence pas encore choisie) - nuit dans le Wadi Rum

Jour 12 (jeudi 22) : Wadi Rum - nuit dans le Wadi Rum

Jour 13 (vendredi 23) : trajet Wadi Rum Amman - nuit à Amman - rendre la voiture de location

Jour 14 (samedi 24) : journée à Amman ou excursion organisée (châteaux du désert ?) - nuit à Amman

Jour 15 (dimanche 25) : journée à Amman - avion à minuit

Mon plus gros problème est ma journée 5, nous comptions faire le siq trail mais je viens de réaliser qu'il sera fermé à cette période. Est-ce que cela vaut le coup de balader à pieds dans la réserve ? Sinon est-ce que ça ne serait pas mieux de passer une nuit de moins à Madaba et une de plus à Petra pour faire trois jours complets ? Ou alors peut-être avez-vous d'autres idées d'activités intéressantes à faire aux alentours de Madaba ?

Sinon, s'agissant du panorama de la mer mort sur la route de Ma'in et du mont Nebo, selon vous, pour avoir la meilleur vue est-ce qu'il vaut mieux y être le matin ou le soir ?

Enfin, est-ce qu'il y a un "resort" que vous conseillez pour faire une journée spa au bord de la mer morte ?

Merci par avance de toute l'aide que vous pourrez m'apporter, le forum m'a déjà été très utile dans la préparation de ce voyage 🙂
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Jordanie: psoriasis Mer Morte et petit budget
Je cherche à organiser un voyage de 3 semaines en mer morte côté jordanien, dans l'espoir d'améliorer mon psoriasis. N'étant pas du tout fortunée je cherche les bons plans pour pouvoir effectuer mon voyage à moindre coût (notamment en ce qui concerne l'hébergement). Or j'ai constaté que tout ce qui se trouve à proximité de la mer morte est très cher... Si je dois reculer dans les terres pour me loger, quelle est la meilleure façon de me déplacer : vélo, voiture, bus, taxi ? Merci d'avance pour vos réponses.
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Jérusalem - Pétra: quelle est la situation en 2015?
Bonjour à toutes et à tous,

j'ai lu beaucoup de choses à propos des transferts Jérusalem-Petra (notamment le passage au Nord par le Pont Allenby/King Hussein), puis l'arrivée à Amman, la location de voiture jusqu'à Pétra, mais aussi le passage par la frontière à Eilat. Malheureusement, ces posts sont un petit peu trop "vieux" car je pars fin août et j'aurais souhaité savoir si parmi vous, certains avaient voyagé en Israël et en Jordanie ces derniers mois. Ce qui m'intéresse surtout c'est la situation géopolitique, si passer par Amman et traverser la Jordanie est actuellement dangereux, si des alternatives existent... Je n'ai pas envie de gâcher mes précieux jours de voyage à Eilat, je préférerais éviter de devoir y faire un stop en allant et en retournant de Petra. Savez-vous si il est possible de passer la frontière à Eilat en fin d'après-midi?

Je vous remercie tous et toutes d'avance,

Valérie
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Sauver le Wadi Rum
Bonjour à tous et toutes,

Je reviens d'un voyage en Jordanie et de deux jours dans le Wadi Rum. Expérience unique et splendide mais qui m'a poussée également à vous écrire quelques mots. Je pensais trouver un Wadi Rum respecté, sauvegardé, un désert dans lequel tout le monde ne faisait pas n'importe quoi... 1° J'ai eu un mal de fou à trouver un groupe qui accepte un véritable concept de nomadisme; toutes les adresses trouvées sur les guides et envoyant à des "tours Bedouins" me renvoyaient à des camps fixes où l'on se retrouve tous (et on peut être nombreux) autour d'un feu entre dix marabouts... 2° Lorsque vous rentrez dans le Wadi, durant des kilomètres, vous ne pouvez échapper aux camps en question, à flanc de falaises, qui alignent les marabouts aux toiles noires. Lorsque vous soulevez la toile... des parpaings. Pas grave me direz vous. Sauf que ces camps pullulent, sont pour plus de la moitié illégaux (j'ai fait des recherches) et ne respectent absolument pas les coutumes de protection du Wadi Rum...

Mais rassurez vous. J'ai trouvé la perle rare. Durant deux jours, j'ai fait de la piste, de la marche, hors des sentiers battus, avec de véritables amoureux du Rum et nous dormions dans les rochers, dans le sable, toujours en bivouac, en ramassant nos poubelles et en brûlant nos papiers toilette... ça existe. Mais dur dur de trouver. Ne voulant pas faire de pub, je me tiens à la dispo de ceux ou celles que cela intéresse; Simplement, faites attention. Les bédouins ne sont pas toujours ceux que l'on croit et si l'on peut comprendre qu'ils aient, comme tout le monde, envie de faire des affaires, ils ne le font pas tous de façon correcte. Faites passer le message sans quoi, dans moins de 10 ans, le Wadi Rum ne sera plus qu'une grande autoroute où l'on se croisera difficilement et où les dromadaires devront apprendre le code de la route !!

Cordialement Caroline
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Logement à petit prix à Petra
Bonjour,

Je suis une jeune belge de 24 ans, passionnée par le Moyen-Orient. Je suis venue pour la première fois en Jordanie en mars 2012, accompagnée du guide du Routard, pour mon mémoire universitaire. Ayant énormément apprécié le pays et ses habitants – particulièrement les Bédouins - j’ai décidé de venir y habiter afin d’apprendre l’arabe et d’approfondir mes connaissance au niveau de la culture. J’habite donc actuellement dans le village Bédouin, situé à juste quelques kilomètres de Pétra.

Si un hébergement au plus près de l’habitant vous intéresse, je peux vous proposer la chambre que je loue dans ma maison, située dans le village bédouin à 5 kilomètres de Petra, à petit prix avec petit-déj et diner inclus, car il n'y a pas de restaurant dans le village. Ce n’est pas le Moevenpick Hotel, mais c’est simple, local et sympathique. Les hôtels à Wadi Musa, ville touristique a cote de Petra, ont souvent des prix élèves (surtout en haute saison) et les restaurants affichent les prix sans y ajouter les taxes (qui s’élèvent souvent 16%) – surprise lors de l’addition. Si vous êtes intéressés, voici mon adresse mail, voici mon adresse email : annesophiefayt@hotmail.com

Pour ce qui est du diner, je prépare avec l’aide d’amis du village des repas typiques tels qu’un mansaf ou une maqlouba. Je peux également, si vous le désirez, vous faire dormir dans une grotte dans les alentours de Petra.

Je serais heureuse de vous aider pour toutes les questions relatives à votre voyage en Jordanie, vous donner de bons pistons, des conseils sur les prix/ les hébergements, … J’ai plus de connaissances concernant le sud de la Jordanie (Pétra, Wadi Rum, Wadi Araba, Aqaba…). Ceci dit, étant sur place, j’ai un accès direct à toutes les informations dont vous pourriez avoir besoin pour réaliser au mieux votre voyage dans ce magnifique pays. N’hésitez donc pas si vous avez des questions.

En espérant vous voir en Jordanie,

Anne-Sophie.
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Tourisme responsable dans le Wadi Rum
Bonjour a tous et a toutes,

Je m'adresse ici a toutes celles et tous ceux qui, partant bientot en Jordanie, se posent la question de savoir comment et avec qui visiter le desert de Wadi Rum.

Ce post est un peu long, mais il est necessaire.

Alors que l'on croit que c'est un parc Naturel, une Reserve, protegee par le gouvernement (le somptueux - assez joliment construit, il faut en convenir - Visitor Center semble l'attester), le Wadi Rum est en realite, depuis quelques annees, en danger d'etouffer sous les installations d'hebergement touristiques qui s'y multiplient sans controle aucun, se toujours plus loin, comme une gangrene.. des zones entieres sont aujourd'hui totalement deteriorees.

Etonnant, non ?

Il existe heureusement quelques bedouins, peu nombreux helas, a considerer Wadi Rum comme autre chose qu'un moyen de faire du fric. Ceux-la aiment le desert, et oui, gagnent de l'argent tout en utilisant les ressources naturelles et sans abimer l'environnement ! Car c'est tout a fait possible. Refuser le beton dans Wadi Rum n'est pas empecher les locaux de gagner (tres bien) leur vie, bien au contraire. Ces bedouins l'ont tres bien compris, dont les parents vivent encore dans le desert pour la plupart.

Mais les autres... Les autres n'ont qu'une idee en tete : construire leur propre "hotel" dans le desert, afin de s'enrichir vite, en attirant les particuliers mais surtout les agences et tour operateurs !

Bien sur, cela n'est pas dit ni dans les guides (a part l'un d'eux), ni a l'entree, ni sur les luxueux sites internet qui vendent le desert. Quel desert ?

Un "produit" qui au fil du temps s'est reduit a un pauvre "tour", ou l'on aligne des sites, et retour soit au village, soit a l'hotel. Un hotel "deguise" en machin bedouin, La verite est que comme souvent l'information est totalement faussee sur Wadi Rum, du fait de ceux-la meme qui le deteriorent !

J'entends d'ici les les "hoteliers" et leurs protestations vehementes : "Mais ou fera-t-on dormir nos touristes ?"

Si l'on sait (et fait savoir) que ce desert regorge de creux de rochers profonds et abrites, ou l'on est bien plus au chaud l'hiver que dans ces affreux complexes touristiques glacials, ca change un peu la donne, non ? De plus, la vraie tente bedouine, tissee a la main (et vantee ehontement sur les sites vendant le beton !), si belle avec ses courbes gracieuses et s'inscrivant de toute eternite dans ces paysages de sables et de roches est toujours la, pour y trouver refuge les mois d'hiver ! Dans les annees 90, pas un bloc de beton dans le Wadi Rum.. uniquement des tentes, piquets en bois et cordes; et cela n'a pas empeche les bedouins de gagner pas mal d'argent ! Et non, la tente ne s'ecroule pas si elle est plantee correctement, au bon endroit, par un bedouin possedant le savoir-faire ancestral. Les jeunes ne savent plus trop ? Une occasion revee de faire participer les anciens au tourisme !

En fait, on ne fait que mentir aux touristes. A vous, a qui on vend du "bedouin" a longueur de website, alors que baptiser campements (rechercher la definition..) bedouins ces infrastructures d'hebergement est un mensonge tristement comique. Ce sont bel et bien des hotels en plein desert, construits en blocs de beton pour les cuisines, toilettes et parties basses des salles a manger et salon, flanques de bungalows en poutrelles d'acier. Plus un materiau (tres laid) fait en usine fait de grossieres rayures noires et blanches,

Tout a fait bedouin ! Je n'ai rien contre les infrastructures en tant que telles, ceci dit. Il en faut, en effet. Tout depend ou. La vraie question n'est pas "quoi ?" La question est "ou ?" Les hebergements "tout confort" ont aussi leur place, c'est evident. Mais pas au milieu de quelque chose appele desert et "vendu" (a 5 JD l'entree) comme tel.

L'hotellerie, meme rebaptisee "campement permanent", tant qu'elle est en dur, doit rester localisee sur le pourtour de ce qui est un Parc Naturel en theorie, pas au milieu ! Etant donne les dimensions reduites de ce "Parc", 720 km2 de superficie totale (n'en deplaise a l'auteur d'un post precedent, le document de l'UNESCO, dont je possede une copie, l'atteste), c'est tres facile a realiser. Les amateurs de confort, et je les res[pecte tout a fait, peuvent trouver celui-ci a la limite meme du Wadi Rum, et en 3 minutes de 4x4, ils seront au coeur du Wadi Rum.

Ce systeme serait la gestion ideale du Wadi Rum.

Et un reglement que la totalite des touristes admettrait tres volontiers. Personne n'exigerait de l'hebergement confort dans le desert si la regle en enoncait clairement l'interdiction. Une protection reelle offrirait aux amoureux du desert et aux randonneurs la possibilite, le droit (aussi legitime que celui de dormir dans un lt !) de savourer la beaute d'un desert vierge, tel qu'on le reve ! Chose que les amateurs de confort apprecieraient aussi, meme si cela leur demande de dormir juste a l'exterieur.

Aneantir le Wadi Rum, le betonner sans controle, c'est de toutes manieres le ruiner dans l'avenir, et y aneantir le tourisme a moyen terme. Les coupables ?

Les locaux et agences, qui veulent faire de l'hotellerie en plein desert dans l'idee de gagner encore plus.

Je suis, pour ma part, degoutee et certains jours decouragee, tant la lutte est inegale, pour tenter de sauver ce lieu unique et merveilleux, que ceux qui en sont originaires n'hesitent pas a deteriorer par gout de l'argent facile, au mepris de toute idee de tourisme durable.

L'admission au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en juin 2011 a laisse esperer un changement, un semblant de controle, la mise en place d'une autorite pouvant sur place stopper les degats, c'est-a-dire les constructions. Mettre en place un programme d'education des jeunes, sur place, afin de les sensibiliser a la richeese de leur environnement et son necessaire respect.. Etc.. Mais rien. Il ne s'est rien passe, et le desert reste comme auparavant livre aux mains des batisseurs.

Les responsables se succedent a Aqaba, viennent faire un petit tour, tres court, et repartent dans leurs bureau. Surtout, eviter la "prise de tete" que representerait l'application des regles que l'on a cesse d'appliquer depuis des annees. Une politique de l'autruche en quelque sorte. Comme si, en niant le probleme ou en se contentant de declarer que le resoudre serait impossible ou bien extremement difficile, on le supprimait.. Et pendant ce temps, on betonne, on betonne, toujours plus loin, toujours plus avant, en plein "wilderness". Puisque personne ne dit rien...

C'est "loin", on ment aux touristes en leur donnant cette "carte" notifiant une vingtaine de campements permanents alors qu'il y en a presque une centaine. et que les dimensions d'un bon nombre depassent de loin les normes autorisees, les locaux sont bien sur complices (ou simplement passifs, car ils sont tout de meme cousins, et qu'on ne va pas faire "des problemes" tout de meme, et le tour est joue.

Il faut le savoir : Une majorite des sites internets cites sur ce forum et sur d'autres, et que l'on trouve en premiere page sur Google, ou en publicite, font reference a des installations non autorisees, depourvues de licence, parfaitement illegales.

Mes propos choquent ?

Ils vont certainement choquer les proprietaires de ces sites, provoquer des reactions, des deni. C'est pourtant la stricte verite.

Le seul moyen de sauver Wadi Rum est, pour vous visiteurs, de refuser categoriquement de dormir dans un des ces hotels (legaux ou non) du desert, et de choisir le bivouac au creux du rocher (on appelle cela des tors) ! ou de passer la nuit chez une famille bedouine du desert, une tres belle experience aussi, sous une vraie tente bedouine et non pas un ersatz en beton et materiau fait en usine ! Avec un repas prepare par un bedouin, pas un egyptien comme dans les hotels ! Pour vous ce sera incomparablement plus plaisant.

Et par ailleurs un vrai acte de tourisme responsable.

Vous pourrez choisir un des bedouins travaillant en respect de l'environnement (leurs sites sont sur internet, en cherchant un peu on trouve..), ou (et c'est tres utile aussi), exiger de votre prestataire quel qu'il soit de dormir loin de son campement. Des refus repetes, des affirmations venant des touristes, disant que ces machins leurs plaisent pa du tout, ne manquera pas de faire reflechir ces batisseurs, qui ne font en fait que s'imiter les uns les autres.

Par aillieurs, si vous preferez un confort "classique", faites le geste de choisir un des nombreux hebergements exterieurs au perimetre classe, ils sont tout proches, juste en bordure pour la plupart.

Creer un reel mouvement de boycott est tres important. Un refus du beton a l'interieur du desert. En l'absence totale de protection par l'autorite, votre choix est essentiel, et seul un choix responsable peut sauver le Wadi Rum.

Merci d'avance a chacun, a chacune d'entre vous. Wadi Rum est trop beau pour le laisser mourir sous le beton !
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Liaison en bateau Sharm el-Sheikh (Égypte) - Aqaba (Jordanie)?
Je recherche des infos récentes (j'ai retrouvé des infos datant de 2007) sur la liaison Sharm-Aqaba (bateau(x), temps de traversée, coût voire... horaires ?! ), dans le but de visiter Petra ... Si cette option a été choisie par l'un d'entre vous, avec location de voiture à Aquaba, histoire d'être zen et autonome, j'attends impatiemment vos avis et vos conseils...
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