J'ai pensé qu'il serait bien de créer un fil consacré exclusivement aux derniers développements de l’enquête concernant le naufrage du Costa Concordia dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012 :
Vers 21h30 dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012, l’imposant bateau de croisière Costa Concordia a heurté un rocher, au large de l’île de Giglio, dans le sud-est de la Toscane. Selon le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, le rocher s’est «encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes». Le navire s’est peu à peu couché à près de 90 degrés.
Le commandant du bateau - qui a été arrêté et placé en détention - avait dans un premier temps assuré que l’accident s’est déroulé à 300 mètres du rivage. En vérité, le Costa Concordia se trouvait à seulement 150 mètres de la côte, selon les premiers éléments tirés de la boîte noire. Une distance «incroyablement proche», a commenté le procureur.
Le navire aurait voulu se livrer à la tradition de l’inchino , une sorte de grande parade destinée à saluer les habitants du rivage, et se serait trop approché de la côte. Mais selon le journal italien Corriere della serra, le commandant aurait surtout voulu faire plaisir au chef des serveurs du bateau, originaire de l'île de Giglio. L'homme serait monté sur le pont, et aurait alors vu l'île s'approcher dangereusement. «Attention, aurait-il soufflé au commandant, nous sommes très près du rivage.» Trop tard.
Francesco Schettino, 52 ans, a été incarcéré dimanche, accusé notamment d’homicides et d’abandon du navire. Il lui est reproché une mauvaise gestion dans la navigation de son bateau, puis dans l’évacuation des passagers. Selon le procureur de Grosseto, non seulement la route qu’il a choisie «n’était pas la bonne» mais en plus, «il s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio». La compagnie a également incriminé son commandant: «Il semble que (…) ses décisions dans la gestion de l’urgence n’aient pas suivi les procédures de Costa Crociere, qui sont en ligne avec les standards internationaux», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «L'entreprise ne peut cautionner un tel comportement», a renchéri ce lundi midi Pier Liugi Foschi, le PDG de Costa Croisières, affirmant qu'il se «dissossiait de cette conduite».
Autre reproche: le commandant a abandonné son navire très rapidement. Selon des témoins, il se trouvait sur terre ferme vers 23h40 – soit environ deux heures après le choc entre son bateau et le rocher – alors les derniers passagers n’ont été secourus que vers 6h, le lendemain matin. Les garde-côtes lui auraient pourtant demandé à plusieurs reprises de remonter à bord pendant les opérations d’évacuation. L’équipage n’a donné l’alerte qu’une heure après l’accident, assurant précédemment à la capitainerie du port qu’il ne s’agissait que d’un problème électrique et que la situation était sous contrôle. Le personnel a également mis du temps à décider de sortir les chaloupes - certaines d’ailleurs n’ont pu être descendues en raison de la trop grande inclination du bateau. La panique a progressivement gagné les personnes à bord, certaines évoquant des «scènes d’apocalypse»: bousculades pour monter à bord des chaloupes, vols de gilets de sauvetage, sauts dans le vide… «Nous avons été livrés à nous-mêmes, dans une désorganisation totale», s’est plaint auprès de Sud-Ouest un rescapé, qui a annoncé qu’il allait porter plainte contre Costa Croisières.
Le bilan s’élève à l’heure actuelle à six morts. Deux Français figurent parmi les victimes: un retraité de 72 ans, originaire de la région de Toulouse, et un retraité venant de La Rochelle. Les autres personnes décédées sont un membre d’équipage péruvien, un Italien de 86 ans, un Espagnol de 68 ans. Un sixième corps a été retrouvé ce lundi matin dans l’épave du paquebot, mais sa nationalité n’a pas été encore dévoilée. Et les disparus?
Une quinzaine de personnes sont portées disparues. Il s’agit de quatre Français, quatre Italiens, deux Américains, ainsi qu’une personne et des membres d’équipage, dont la nationalité n’a pas été dévoilée. Par ailleurs, quatre Français ne sont pas encore localisés et font l’objet de vérifications, sans toutefois être portés disparus.
Malgré quelques incertitudes possibles , ce résumé nous permet d'avoir un point de départ assez complet pour entamer la suite du topic et nous tenir au courant des futurs développements de l’enquête.
Bonjour
nous avons réservé avec des amis pour une transatlantique de 25 nuits 1J Romana = embarquement 2J Road Town (iles vierges britanique) 3J St John's (St Martin) 4J Fort de France (Martinique) 5J Castrie (StLucie) 6J Point a pitre (Guadeloupe) 7J Roseau >(escale à découvrir) 8J Bridgetown (Barbade) 9J à 14J en mer
15J Funchal Madère ( excursion MSC offerte) 16J en mer 17J Malaga (Espagne) 18J en mer 19J Palma de majorque (Baléares) 20J en mer 21J la Valette Malte (excursion offerte ) 22J Corfou 23J Kotor > (escale à découvrir) 24J Dubrovnik > ( excursion MSC offerte) 25J Koper > (escale à découvrir) 26J Venise = débarquement à 8H
Ayant l'oportunité d'une promo avec MSC (Vol gratuit et Boissons comprises)
nous sommes déjà allé aux Antilles mais il y a quelques escales que nous ne connaissons pas en gras Roseau Kotor Dubrovnik Koper
pour ceux qui connaissent ses escales pouvez vous nous indiquer les bons plans > à visiter
hors excursion MSC ou avec MSC
Merci par avance
nous avons réservé avec des amis pour une transatlantique de 25 nuits 1J Romana = embarquement 2J Road Town (iles vierges britanique) 3J St John's (St Martin) 4J Fort de France (Martinique) 5J Castrie (StLucie) 6J Point a pitre (Guadeloupe) 7J Roseau >(escale à découvrir) 8J Bridgetown (Barbade) 9J à 14J en mer
15J Funchal Madère ( excursion MSC offerte) 16J en mer 17J Malaga (Espagne) 18J en mer 19J Palma de majorque (Baléares) 20J en mer 21J la Valette Malte (excursion offerte ) 22J Corfou 23J Kotor > (escale à découvrir) 24J Dubrovnik > ( excursion MSC offerte) 25J Koper > (escale à découvrir) 26J Venise = débarquement à 8H
Ayant l'oportunité d'une promo avec MSC (Vol gratuit et Boissons comprises)
nous sommes déjà allé aux Antilles mais il y a quelques escales que nous ne connaissons pas en gras Roseau Kotor Dubrovnik Koper
pour ceux qui connaissent ses escales pouvez vous nous indiquer les bons plans > à visiter
hors excursion MSC ou avec MSC
Merci par avance
je démarre une discussion pour la croisière ADRIA du 05 juillet 2015 avec CDF départ Marseille, afin de partager des bons plans, et préparer les excursions pour les villes de Messine, Corfou, Bari, Dubrovnik, Kotor et Ajaccio.
Bienvenue à tous.
Dani.
bonjour à tous
l'ancienne discussion ayant été fermée par voyageforum.com, je relance une nouvelle discussion en joignant le lien vers l'ancienne: http://voyageforum.com/...t_reply;so=ASC;mh=24;
bon courage à tous cordialement
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bon courage à tous cordialement
Hi everyone!!!
I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.
First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.
A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.
Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!
Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.

A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!
Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.

To be continued...
I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.
First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.
A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.
Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!
Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.

A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!
Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.

To be continued...
Bonjour, me voilà de retour après ma première croisière que certains d'entre vous m'ont aidés à préparer (encore un grand merci!😊). Je vous propose donc de faire le compte rendu de ce magnifique voyage dont nous revenons enchantés. 😎
Tout d'abord, une petite présentation de notre maison flottante ( en pensant à ceux qui comme moi sont novices en la matière 😛) puis viendront (si certains sont intéressés) les escales
le Costa Mediterranea : 1.057 cabines soit 2680 passagers (au maximum), 912 membres d’équipage un théâtre sur trois niveaux (où se déroule les spectacles du soir 19h30 et 21h30) un casino et des boutiques (ouvert lors des périodes de navigation) 3 piscines dont une avec verrière amovible avec chacune un bain à bulles + une spéciale enfant du côté du club enfant une discothèque sur deux niveaux salle de sport, spa, bibliothèque avec point internet 12 bars 3 restaurants : Restaurant Degli Argentieri (pont 2 et 3) service à table à la carte Restaurant buffet (pont 9) Perla del Lago - buffet Restaurant payant Club Medusa
Tout d'abord, une petite présentation de notre maison flottante ( en pensant à ceux qui comme moi sont novices en la matière 😛) puis viendront (si certains sont intéressés) les escales
le Costa Mediterranea : 1.057 cabines soit 2680 passagers (au maximum), 912 membres d’équipage un théâtre sur trois niveaux (où se déroule les spectacles du soir 19h30 et 21h30) un casino et des boutiques (ouvert lors des périodes de navigation) 3 piscines dont une avec verrière amovible avec chacune un bain à bulles + une spéciale enfant du côté du club enfant une discothèque sur deux niveaux salle de sport, spa, bibliothèque avec point internet 12 bars 3 restaurants : Restaurant Degli Argentieri (pont 2 et 3) service à table à la carte Restaurant buffet (pont 9) Perla del Lago - buffet Restaurant payant Club Medusa

Nous souhaitions un endroit avec du soleil, une mer à l'eau turquoise et quelques randonnées agréables. En cette fin d'été, la Sardaigne semblait remplir le cahier des charges ! Cependant, nous savions qu'à cette époque de l'année les cours d'eau risquaient d'être à sec mais nous avons préféré privilégier la température de l'eau de la mer, un vrai délice
Pour nous aider dans la préparation de ce voyage nous avons utilisé le Petit Futé et le Rother pour les randonnées.
Au niveau du parcours, nous avons décidé de faire le tour de l'île en privilégiant 4 régions : - 2 jours à Villa San Pietro - 4 jours à Iglesias - 2 jours à Badesi - 8 jours à Lotzorai

En rouge, les randonnées En vert, les baignades En violet, VTT En jaune, Kayak
Au niveau des activités, ca sera 50% de Randonnée, 30% de mer, 10% de VTT et 10% de Kayak !
Samedi 23 Août
Nous avons réservé les vols sur Alitalia avec escale à Rome (460 euros pour deux personnes). Malgré pas mal de retard sur le 1e vol, nous arrivons quand même à prendre notre correspondance et nous sommes à l’aéroport de Cagliari à 18h20.
Direction le loueur de voiture, Goldcar, chez qui nous avons loué uneCclio (440 euros pour 15 jours). Ca va il n’y a pas grand monde à attendre…sauf que cela dure une plombe ! Au final, nous avons attendu 1h15 pour qu’arrive notre tour !
Et on comprend rapidement ce qui a retardé les gens…la commerciale de l’agence tient absolument à ce que nous prenions une assurance complémentaire de rachat de franchise. Il faut dire qu’ils n’y vont pas par le dos de la cuillère : 150 euros facturé pour un pneu ! L’assurance n’est vraiment pas donnée (220 euros) et on préfère refuser. Dans la foulée, elle nous explique qu’il y a énormément de vandalisme sur l’île et nous fait 15% sur le prix de l’assurance ! De plus, il semble qu’à côté de nous un touriste est en train de se prendre la tête avec le loueur qui lui réclame de payer une grosse somme… on finit donc par capituler et prenons l’assurance à 185 euros pour 2 semaines, soit près de 5 000 euros l’année ! On a l’impression d’avoir assuré une Aston Martin à ce prix-là !
En tous cas, la voiture est nickel, rien à dire.
Il est maintenant temps de rejoindre la chambre d’hôte située à Villa San Pietro. Nous longeons la zone humide de Stagno di Cagliari dans laquelle une colonie de flamands roses s’est installée.
Tout le long de la route, une file ininterrompue de voitures. Il est 20h30 et tout Cagliari semble rentrer de la plage !
Nous voici arrivés à la chambre d’hôte et nous sommes accueillis par la grand-mère qui ne parle ni anglais ni français mais qui est d’une gentillesse incroyable !
L’appartement est très grand et super propre. Nickel. Rien à dire.
Nous allons diner à Pula. Nous espérions trouver facilement un restaurant mais c’est la fête ici ! Ca danse, ça mage, tout le monde est de sortie et nous sommes refoulés de tous les restaurants car nous n’avons pas réservé. Nous finissons au kebab du coin.
Dimanche 24 Août
Nous allons ce matin faire une petite balade dans le parc naturel WWF de Monte Arcosu situé dans le massif de Sulcis. Ce parc est surtout connu pour abriter un très grand nombre de cerfs (environ 1 500).
La route d’accès est goudronnée puis se termine en piste plutôt roulante. Pas de soucis pour arriver au parking du gardien du parc. D’ailleurs, il n’y a que lui et nous. Il faut dire qu’Août ne semble pas être la meilleure période pour randonner en Sardaigne. En plus, nous apprenons que le parc est presque intégralement fermé (à 90%) à cause du risque d’incendie. La balade que nous avons prévue passe légèrement dans les parties interdites mais le gardien nous rassure en nous disant qu’il nous verra pas si on y rentre (en faisant un geste où il met sa main devant les yeux 😛 ). Le gardien est super sympa mais ne parle pas un mot de français ou d’anglais…
Nous payons les droits d’entrée qui sont de 5 euros par personne et nous partons en balade. Il est 9 heures.
Pour le chemin, il suffit de suivre ce panneau, ça devrait aller !

Nous passons devant une étrange sculpture qui est composée de pièges de chasseurs ramassés dans la forêt.

Puis nous remontons le lit du Riu Sa Canna qui est complétement à sec. Quel dommage qu’il n’y ait pas d’eau car c’était un des principaux intérêts de cette balade. Au moins, on ne se mouillera pas les pieds !

Nous sommes entourés de rochers granitiques.

Après 2.5 km, nous arrivons au Sa Rocca Lada qui offre un panorama à 360 degrés sur le canyon Sa Canna.

C’est un endroit très agréable pour faire une pause.


Nous rejoignons ensuite la crête par un étroit sentier qui offre une vue sur les vallées voisines du Riu su Porteddu puis du Riu Guttureddu.


Nous franchissons un dernier éboulis puis entamons la descente vers le fond de la vallée.
Ca y est nous voyons nos premiers cerfs ! …. Sauf qu’ils sont à l’intérieur d’un enclos ! Mais bon ca nous ira 🙂



Nous sommes de retour à la voiture après 2h30 et environ 5 km. Voici le parcours effectué :

Que dire de cette balade ? Sympa mais pas exceptionnelle, loin de là. Notre jugement est surtout perturbé par le fait qu’il n’y avait absolument plus d’eau et que les animaux étaient aux abonnés absents ! Il semble que la meilleure période soit en Avril/Mai.
je reviens de croisière de MSC Orchestra
parking à Villefranche, 70 euros la semaine, votre voiture est surveillée, chouette
embarquement à l'heure,
SURPRISE : la carte avec les 250 euros imposés pour la semaine, pour le forfait dépense à bord
(notamment l'eau à acheter, 2,50 la bouteille !!! et autres achats)
EXCURSIONS hyper coûteuses, les préparer avant le départ, grâce aux divers forums sur le NET
excellent accueil, superbe cabine, très propre
les lieux sont beaux, très beaux,
le personnel accueillant, (la cuisine, les serveurs, le personnel du ménage, les animateurs, les artistes, tout est PARFAIT)
L'inconvénient est que vous achetez votre voyage en France, et que l'on ne vous parle pas vraiment français sur le bateau, les français sont oubliés, mauvaise organisation pour la diffusion de l'info notamment pour l'exercice de sécurité,
bateau entièrement italien, incivisme des italiens majoritairement représentés sur le bateau, et cela le vendeur français ne vous le dit pas...spectacle présenté en italien en détail, les cours de danse en italien, le bruit des italiens, le bruit des italiens, le BRUIT DES ITALIENS, LE BRUIT DES ITALIENS... LE BRUIT DES ITALIENS et le BRUIT DES ITALIENS, la migraine vous envahit le matin au pont 13 pour le buffet du petit déj... il vaut mieux vous réveiller et le prendre au salon Borghèse avant 9h00... ....
le soirées avec les petits orchestres au calme, sans les bruits des italiens tous en boîte de nuit réservée pour eux, sont au calme heureusement, car ils n'aiment peut être pas, le rythme latino, le rythme danse de salon... Le voyagiste ne vous dit pas cela, peut être ont-ils un meilleur tarif que nous ????? aller savoir ,
mais j'essaierai le produit vers la Caraïbes, par là on est moins bruyant et on danse TOUTES LES DANSES, et on fait la queue dans le respect...
et pourtant j'ai aimé la croisière, si on met les Italiens à l'eau, tout va bien, vous les posez à Ibiza et tout va bien, c'est le calme plat....
ah la surprise l'euro par semaine et par personne appelé Unicef
et les 7 euros par jour et par personne appelés Services
et les taxes supplémentaires pour le service de restauration,
toutes ces surprises sont à reprocher aux vendeurs français, car nous français nous n'avons pas accès en tout respect au buffet des pancakes, gaufres, pizzas, pont piscine, piscines, bains à remous, chaises longues, les italiens prennent tout l'espace en plus de leurs cris à longueur de journée : quel dommage... ...
pourtant le concept est bien...
Mcie
LE BRUIT DES ITALIENS !!!!!
Bonjour,
Je me lance dans un C/R de cette magnifique croisière sur ce magnifique bateau, avec un peu de retard, Alexandre867 et Minouche10 en avais déjà fait un, celui-ci sera un peu différent puisque nous n'avons pris aucunes excursions Costa.
Mon épouse Florence en avais envie depuis longtemps de Dubaï et du canal de Suez, alors je surveillais sur le site Costa le remplissage du bateau et juste après l'accident de l'Europa (qui faisait le même trajet) ça c'est rempli à vitesse grand V, alors vite nous avons commandée à notre agence préférée le 1 mars, en promo : 3027,50€ pour 2 en cabine B1 avec balcon "garantie" du port de Dubaï à Nice, nous avons bien fait, le soir même il n'y avait plus de promo et en consultant le site "déja réservé" je m'aperçois que nous sommes surclasser en mini-suite à la poupe du bateau pont 8. Nous avons commandé l'avion par internet chez "Go Voyage" nous partirons 2 jours avant soit le 8 avril par la compagnie Austrian = Lyon Vienne Dubaï pour 920€ A/R pour 2, le retour nous ne l'utiliserons pas car de prendre juste l'aller revenais 2 fois plus cher ( ça se sont les mystères commerciaux de l'aviation !!! ) nous recevrons le billet électronique par e-mail le soir même, pas besoin de monter à Paris d'ou économie TGV, hôtel et stress!. Sur le site Français "accor" nous réservons l'hôtel "Ibis All Rigga" dans le vieux Dubaï 106€ TTC pour 2 nuits frais bancaire internationnaux compris. Nous voilà parrer plus que 5 semaines et demie à attendre !
jeudi 8 avril Départ de l'avion 10h30 nous nous présentons 1h30 avant, choix des places jusqu'a Dubaï sur une borne interactive, enregistrement des bagages, arrivé a Vienne 12h20transfert facile, départ de Vienne 13h55 dans un 747, arrivé a Dubaï 21h20 ( 2h de décalage en plus ) dans une immense salle, passage de la police, avec beaucoup de guichets mais aussi beaucoup de monde pendant les 3/4h d'attente nous nous apercevons que le horloges de l'aéroport sont de marque Rollex !, petit coup de tampon sur le passeport aucune fiche à remplir ça se fait tout par scanner et ordinateur, nous récupérons nos valises, faisons un peu de change : 1€ = 4,75AED, à la sortie une bonne centaine de taxis de couleur beige avec toit rouge, jaune, bleu, vert etc.. tous équipés de compteurs bien visibles ( en théorie pas d'arnaques possibles), un "régulateur" nous indique celui que l'on doit prendre, la prise en charge à l'aéroport et au port 20AED le jour, 25AED la nuit, ailleurs dans la ville c'est 3AED, en plus évidemment les kms, il est 22h30, donc tarif de nuit, pour aller jusqu'a notre hôtel 15/20mn de trajet 40,50AED (pas cher 8,50€). Très bel hôtel Ibis tout neuf, réception immense, chambre meublée identique à la France mais un peu plus grande, le directeur parlant Français nous indique qu'ils peuvent garder nos bagages le dernier jour puisque l'embarquement est prévu à 20h et que nous devons libérer la chambre à midi au plus tard, journée pas trop pénible : Bonne nuit.
vendredi 9 avril Après un petit déj. continental abondant (un peu cher 55AEDpp 11,60€) nous prenons un taxi 10AED 2,10€ (ils sont très nombreux à circuler comme à New York) pour aller au "center City" pour prendre le "Big Bus" à impérial 220AEDpp (46€) pour 24h ou 285AEDpp (60€) pour 48h circulant de 9 à 17h dans ce prix il y le tour rouge (vieux Dubaï), le tour bleu (plages et centres commerciaux), visite du musée,1h de bateau Arabe sur le canal Creek et bien d'autres choses indiquées sur le dépliant carte que l'on vous donne en langue Française et vous avez des écouteurs qui vous traduisent dans toutes les langues, il y en à toutes les 20mn, on descends et on peut reprendre le prochain. Nous prenons 48h, on fait les 2 tours (5h) pour voir l'emsemble en descendant seulement à "Atlantis on the palm" les fameuses îles en forme de palmier avec l'hôtel Atlantis grand luxe de 1000 chambres (il y en a 3 identiques au monde : Bahamas et Afrique du sud), dans le centre commercial immense aquarium, "adventure park" (entrée payante) avec plage, attractions aquatiques diverses, on peut nager avec les dauphins mais il faudrait y rester la journée donc on a juste regardé, à côté il y a le métro aérien nous sommes montés à la station par les escalateurs juste pour voir aussi, reprenons le bus et rentrons en taxi, le soir diner dans un des nombreux fast food, il y a beaucoup d'anination sur les boulevards et même une fête foraine, un peu fatigués par la chaleur de la journée (30/35°) retour à l'hôtel.
la suite plus tard...peut être quelques photos si j'y arrive !!
jeudi 8 avril Départ de l'avion 10h30 nous nous présentons 1h30 avant, choix des places jusqu'a Dubaï sur une borne interactive, enregistrement des bagages, arrivé a Vienne 12h20transfert facile, départ de Vienne 13h55 dans un 747, arrivé a Dubaï 21h20 ( 2h de décalage en plus ) dans une immense salle, passage de la police, avec beaucoup de guichets mais aussi beaucoup de monde pendant les 3/4h d'attente nous nous apercevons que le horloges de l'aéroport sont de marque Rollex !, petit coup de tampon sur le passeport aucune fiche à remplir ça se fait tout par scanner et ordinateur, nous récupérons nos valises, faisons un peu de change : 1€ = 4,75AED, à la sortie une bonne centaine de taxis de couleur beige avec toit rouge, jaune, bleu, vert etc.. tous équipés de compteurs bien visibles ( en théorie pas d'arnaques possibles), un "régulateur" nous indique celui que l'on doit prendre, la prise en charge à l'aéroport et au port 20AED le jour, 25AED la nuit, ailleurs dans la ville c'est 3AED, en plus évidemment les kms, il est 22h30, donc tarif de nuit, pour aller jusqu'a notre hôtel 15/20mn de trajet 40,50AED (pas cher 8,50€). Très bel hôtel Ibis tout neuf, réception immense, chambre meublée identique à la France mais un peu plus grande, le directeur parlant Français nous indique qu'ils peuvent garder nos bagages le dernier jour puisque l'embarquement est prévu à 20h et que nous devons libérer la chambre à midi au plus tard, journée pas trop pénible : Bonne nuit.
vendredi 9 avril Après un petit déj. continental abondant (un peu cher 55AEDpp 11,60€) nous prenons un taxi 10AED 2,10€ (ils sont très nombreux à circuler comme à New York) pour aller au "center City" pour prendre le "Big Bus" à impérial 220AEDpp (46€) pour 24h ou 285AEDpp (60€) pour 48h circulant de 9 à 17h dans ce prix il y le tour rouge (vieux Dubaï), le tour bleu (plages et centres commerciaux), visite du musée,1h de bateau Arabe sur le canal Creek et bien d'autres choses indiquées sur le dépliant carte que l'on vous donne en langue Française et vous avez des écouteurs qui vous traduisent dans toutes les langues, il y en à toutes les 20mn, on descends et on peut reprendre le prochain. Nous prenons 48h, on fait les 2 tours (5h) pour voir l'emsemble en descendant seulement à "Atlantis on the palm" les fameuses îles en forme de palmier avec l'hôtel Atlantis grand luxe de 1000 chambres (il y en a 3 identiques au monde : Bahamas et Afrique du sud), dans le centre commercial immense aquarium, "adventure park" (entrée payante) avec plage, attractions aquatiques diverses, on peut nager avec les dauphins mais il faudrait y rester la journée donc on a juste regardé, à côté il y a le métro aérien nous sommes montés à la station par les escalateurs juste pour voir aussi, reprenons le bus et rentrons en taxi, le soir diner dans un des nombreux fast food, il y a beaucoup d'anination sur les boulevards et même une fête foraine, un peu fatigués par la chaleur de la journée (30/35°) retour à l'hôtel.
la suite plus tard...peut être quelques photos si j'y arrive !!
Semble-t-il que le Costa Corcordia s'est échoué près de l'Ile Giglio au sud de la Toscane, les passagers et l'équipage ont été évacués.
Bonjour à toutes et tous !
Bon comme je n'arrive pas à trouver d'info sur un hotel (même sur Trip Advisor), je viens donc demander votre aide.
Je viens de réserver un séjour pour le mois de septembre en passant par le Tour Opérateur MARMARA qui me proposais un super tarif pour une nouvelle destination qu'il ouvre au public : la Sardaigne
Le nom de cet hotel est : Hotel Club Sardegna.
Je n'arrive pas à trouver d'infos sur cet hotel. Alors de deux choses l'une, ou bien cet hotel est tout neuf et je ne trouverais pas forcément d'infos ou bien MARMARA a racheté un hotel qui existait déjà mais sous un autre nom.
Quelqu'un aurais-il des infos sur cet hotel ?
Merci de votre aide !!
Bon comme je n'arrive pas à trouver d'info sur un hotel (même sur Trip Advisor), je viens donc demander votre aide.
Je viens de réserver un séjour pour le mois de septembre en passant par le Tour Opérateur MARMARA qui me proposais un super tarif pour une nouvelle destination qu'il ouvre au public : la Sardaigne
Le nom de cet hotel est : Hotel Club Sardegna.
Je n'arrive pas à trouver d'infos sur cet hotel. Alors de deux choses l'une, ou bien cet hotel est tout neuf et je ne trouverais pas forcément d'infos ou bien MARMARA a racheté un hotel qui existait déjà mais sous un autre nom.
Quelqu'un aurais-il des infos sur cet hotel ?
Merci de votre aide !!
bonsoir à tous.
Je me permet donc d'ouvrir le fil de cette croisière qui sera surement passionnante en rencontres puisque nous sommes déjà plusieurs inscrits. Nous avons beaucoup de temps pour la préparer , mais c'est déjà du "bon" temps car cela fera durer le plaisir!
Je me permet donc d'ouvrir le fil de cette croisière qui sera surement passionnante en rencontres puisque nous sommes déjà plusieurs inscrits. Nous avons beaucoup de temps pour la préparer , mais c'est déjà du "bon" temps car cela fera durer le plaisir!
🙁 On a échappé à la rébellion des passagers, prévue au port de Civitavecchia. Beaucoup d'ennuis sur ce bateau vétuste. Problèmes d'hygiène, manque de personnel, des retards considérables, enfin...très grosse déception ! Attention aussi aux légendes des cabines sur là brochure de CDF. Fausses ! J'étais séparée de mon mari pendant toute là croisière ! Cabine 9063 trois lits individuels...
Bonjour,
Nous partons à deux couples sur cette Croisière et aimerions connaître les excursions valables pour Bari - Rhodes et surtout Haifa . Qui a déjà visité Jérusalem à partir de l'escale Haifa et que faire comme excursion le 2ème jour ? Merci pour votre aide
Nous partons à deux couples sur cette Croisière et aimerions connaître les excursions valables pour Bari - Rhodes et surtout Haifa . Qui a déjà visité Jérusalem à partir de l'escale Haifa et que faire comme excursion le 2ème jour ? Merci pour votre aide
Bonjour tout le monde,
Pour finir de préparer nos aventures .... cette ouverture du " tome 2 " .
J' évite de présenter en premier post notre Bottin Marin, pour ne pas le retrouver dans les titres généraux.
Je saute au post suivant 😛
Pour finir de préparer nos aventures .... cette ouverture du " tome 2 " .
J' évite de présenter en premier post notre Bottin Marin, pour ne pas le retrouver dans les titres généraux.
Je saute au post suivant 😛
Bonsoir,
Comme d’habitude un retour progressif sur notre dernière croisière.
Au programme cette fois-ci, embarquement à Gênes et escales à Civitavecchia (Rome), Istanbul, Yalta, Odessa, Le Pirée (Athènes) et Sorrente avant de revenir à Gênes avec le MSC Lirica.
Vous trouverez les préparatifs de cette croisière ici :
http://voyageforum.com/...=henri%2021%20lirica
Un autre compte-rendu de cette croisière est en cours ici :
http://voyageforum.com/...tobre_2012_D5641369/
Logement à Nice
Nous sommes arrivés la veille sur Nice par le train et avons pris comme hôtel Le National (Ancienne classification hôtelière : 3 étoiles) à 300 mètres à gauche de la gare (près de la station de tramway). L’inconvénient en restant à côté de la gare, il y a toujours énormément de circulation et beaucoup de bruit (un peu la zone le soir et la nuit à proximité du tramway).
L’Hôtel national est correct sans plus, douche pas très large. Fenêtres isolées phoniquement. Nous avons payé 72 € avec le petit-déjeuner car nous n’étions pas en période estivale.
Pour comparaison, nous avions pris l’Hôtel Berne en septembre (à 200 mètres à gauche en sortant de la gare, avant la station de tramway). Nous avions payé 60 € pour 2 avec petit-déjeuner continental. Chambre correcte sans plus, baignoire sabot mais pas isolée phoniquement, une horreur pour dormir.
La suite prochainement...
Comme d’habitude un retour progressif sur notre dernière croisière.
Au programme cette fois-ci, embarquement à Gênes et escales à Civitavecchia (Rome), Istanbul, Yalta, Odessa, Le Pirée (Athènes) et Sorrente avant de revenir à Gênes avec le MSC Lirica.
Vous trouverez les préparatifs de cette croisière ici :
http://voyageforum.com/...=henri%2021%20lirica
Un autre compte-rendu de cette croisière est en cours ici :
http://voyageforum.com/...tobre_2012_D5641369/
Logement à Nice
Nous sommes arrivés la veille sur Nice par le train et avons pris comme hôtel Le National (Ancienne classification hôtelière : 3 étoiles) à 300 mètres à gauche de la gare (près de la station de tramway). L’inconvénient en restant à côté de la gare, il y a toujours énormément de circulation et beaucoup de bruit (un peu la zone le soir et la nuit à proximité du tramway).
L’Hôtel national est correct sans plus, douche pas très large. Fenêtres isolées phoniquement. Nous avons payé 72 € avec le petit-déjeuner car nous n’étions pas en période estivale.
Pour comparaison, nous avions pris l’Hôtel Berne en septembre (à 200 mètres à gauche en sortant de la gare, avant la station de tramway). Nous avions payé 60 € pour 2 avec petit-déjeuner continental. Chambre correcte sans plus, baignoire sabot mais pas isolée phoniquement, une horreur pour dormir.
La suite prochainement...
Bonjour à toutes et à tous, Nous avons tout juste réservé pour la croisière Azzura à bord du bateau Horizon, départ le 14 avril 2013 de Marseille.
Escales : Tunis - La valette - Messina - Civitavecchia > Rome - Ajaccio
J'aimerais avoir des avis récents concernant la vie sur le bateau, car la majorité des messages que j'ai pu lire relatent les mésaventures de ses débuts, je suppose que ça a évolué depuis.
J'aimerais également avoir des conseils sur les excursions à faire selon les escales, comme c'est une croisière du catalogue 2013 je ne trouve pas beaucoup d'informations mis à part les escales communes à d'autres croisières. Mais surtout j'aimerais savoir quelle est généralement la météo à cette époque de l'année dans ces différentes régions.
Nous avons choisi de partir en avril 2013 plutôt qu'en octobre/novembre 2012 par peur de trop de fraîcheur, mais en voyant certains commentaires je m'inquiète un peu 😕
J'ai vu quelqu'un écrire qu'à cette époque de l'année il n'est même pas envisageable d'aller à la piscine sur le bateau car l'eau est très froide et pas chauffée. J'ai vu évoquer beaucoup de vent aussi, avec impossibilité de manger en extérieur... Nous partons avec nos deux enfants de 13 et 2 ans, pour nous ce sera les vacances scolaires.
Je me pose plein de questions, de nature inquiète je pense notamment à la sécurité sur le bateau si jamais notre petit loulou échappait un instant à notre attention (ce n'est jamais arrivé mais on n'est à l'abri de rien).
Pour le change de la monnaie que me conseillez-vous ? Prévoir avant le départ ou service de change sur le bateau ? Je n'ai pas voyagé à l'étranger depuis plus de 15 ans, de plus c'est notre toute première croisière, je me sens perdue 🤪 Ah oui un dernier point, avez-vous des bons plans pour un acheminement vers Marseille à moindre prix ? Nous habitons le Pas de Calais. Lorsqu'on arrive en train ou en avion, comment se déplacer facilement jusqu'au port ? (A 4 avec les bagages)
Nous aurions voulu emmener la poussette du petit mais je ne sais même pas si on peut prendre une poussette en avion, est-ce que c'est embêtant pendant les excursions ? Sur le bateau ?J'aurai sûrement encore plein d'autres questions plus tard, je viendrai poster au fur et à mesure 😉 Merci pour votre aide et pour vos réponses.
J'aimerais avoir des avis récents concernant la vie sur le bateau, car la majorité des messages que j'ai pu lire relatent les mésaventures de ses débuts, je suppose que ça a évolué depuis.
J'aimerais également avoir des conseils sur les excursions à faire selon les escales, comme c'est une croisière du catalogue 2013 je ne trouve pas beaucoup d'informations mis à part les escales communes à d'autres croisières. Mais surtout j'aimerais savoir quelle est généralement la météo à cette époque de l'année dans ces différentes régions.
Nous avons choisi de partir en avril 2013 plutôt qu'en octobre/novembre 2012 par peur de trop de fraîcheur, mais en voyant certains commentaires je m'inquiète un peu 😕
J'ai vu quelqu'un écrire qu'à cette époque de l'année il n'est même pas envisageable d'aller à la piscine sur le bateau car l'eau est très froide et pas chauffée. J'ai vu évoquer beaucoup de vent aussi, avec impossibilité de manger en extérieur... Nous partons avec nos deux enfants de 13 et 2 ans, pour nous ce sera les vacances scolaires.
Je me pose plein de questions, de nature inquiète je pense notamment à la sécurité sur le bateau si jamais notre petit loulou échappait un instant à notre attention (ce n'est jamais arrivé mais on n'est à l'abri de rien).
Pour le change de la monnaie que me conseillez-vous ? Prévoir avant le départ ou service de change sur le bateau ? Je n'ai pas voyagé à l'étranger depuis plus de 15 ans, de plus c'est notre toute première croisière, je me sens perdue 🤪 Ah oui un dernier point, avez-vous des bons plans pour un acheminement vers Marseille à moindre prix ? Nous habitons le Pas de Calais. Lorsqu'on arrive en train ou en avion, comment se déplacer facilement jusqu'au port ? (A 4 avec les bagages)
Nous aurions voulu emmener la poussette du petit mais je ne sais même pas si on peut prendre une poussette en avion, est-ce que c'est embêtant pendant les excursions ? Sur le bateau ?J'aurai sûrement encore plein d'autres questions plus tard, je viendrai poster au fur et à mesure 😉 Merci pour votre aide et pour vos réponses.
Montpellier- Paris-Milan-Côme-Milan-Parme-Bussetto-Parme-Bologne-Pistoïa-
Florence-Naples-Sorrente-Amalfi-Palerme-Barcelone-Montpellier.
De la princesse Carlotta à Giovanni Falcone.......
Ma parenthèse enchantée 2012.
L'Italie du nord au sud.........................j'en rêvais...................je l'ai fait......
http://www.tripadvisor.fr/LocationPhotos-g635626-d528348-w2-Villa_Carlotta-
Tremezzo_Lake_Como_Lombardy.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Chapel_of_the_family_Falcone.jpg
(Préalable : attendre un peu pour que les photos s'ouvrent à vous).
6 mai
Je quitte mon hâvre de paix occitane sous de bonnes augures.
A suivre...ya de l'Espoir !
7 mai- 8 mai
Aïe...ma valise qui a connu tant d'expéditions et de soutes aériennes, me lâche.A remplacer
d'urgence. Je la vide en un clin d'oeil dans le hall de l'hotel pour remplir un sac tout neuf et fleuri.
Aléas du parcours. Faux frais qui sont plus vrais que vrais. Comme la fortune que j'ai laissée au
taxi en arrivant, vu que le quartier Bastille était bouché par la police dés 17 heures !
Mais la joie inaltérable de mes départs ne transporte plus et mieux que tout.
9 mai 9 heures
Navette Orly à partir de Montparnasse: erreur, elle mettra trois quart d'heure à rejoindre la Porte
d'Orléans où j'aurais dû aller la prendre en métro. Qu'on se le dise !
Regard sur tableau des départs, qui me font toujours rêver d'ailleurs.
Ligne low coast..parfaite et sans retard. Durée vol une heure 30.
Aeroport Lineate , surprise : dans les kiosques Carla Bruni en couverture avec la mention :
" Carla: addio Eliseo ! "...On me félicitera plusieurs fois pour mon vôte.
Rejoindre mon hotel et mon quartier préféré: Galleria, Scala....et tutti quanti...
A moi Milan, l'hotel Vecchia Milano, le hérisson de marbre ( duomo) , Verdi et la scaloppina !
Comme j'ai été satisfaite de mes hotels, bon rapport qualité prix et prés du centre historique, j'en
donne les adresses :
http://www.hotelvecchiamilan.com/
La façade du hérisson de marbre est irisée par le soleil couchant.
Je paie une fortune un cappuccino au café face à lui pour déguster les premiers émois de mon
itinéraire.
10 mai matin
Musée de la Scala. Costumes de scène, affiches anciennes, Verdi est en grande partie responsable
de mon Amour pour ce pays, tant pour sa musique que ce qu'il représente dans la lutte pour la
Liberté.
" Avec NABUCCO, VERDI commence à s’intégrer au RISORGIMENTO et à payer de sa personne
pour l’unité italienne et la libération des provinces encore sous le joug étranger. On sait que le
principal personnage de NABUCCO est en réalité le peuple juif en exil à Babylone, et qui chante
la patrie perdue en des termes qui pouvaient fort bien convenir à la situation des Milanais
soumis à la domination autrichienne. VERDI, dès lors, devient tout naturellement l’un des
personnages de la mythologie de la "Résistance" VA, PENSIERO... devient tout de suite le symbole
de la patrie réduite en esclavage et qui attend sa libération. "
Je reviens encore et encore devant l'Hotel où il a terminé ses jours, via Manzoni chambre 11...en
attendant de le célébrer plus intensément à Bussetto sa ville natale, prés de Parme.
Retrouvé un article de l'époque :
" Verdi meurt le 27 janvier 1901 à Milan. Ses funérailles durent douze heures, tandis que
Toscanini dirige un des airs les plus bouleversants du disparu : " Va pensiero ".
Le jour des funérailles du maestro, la Piazza Duomo et les rues adjacentes sont recouvertes de
paille pour que le vacarme des fiacres ne vienne pas troubler son repos. Ses funérailles sont
immenses. 250 000 personnes sont présentes pour rendre un dernier hommage à l’une des plus
importantes figures de la musique italienne. Lorsque son corps est transféré du cimetière à la
Casa di riposo, un choeur de 820 chanteurs dirigé par Arturo Toscanini interprète le Va pensiero
et le Miserere. "
Dans le nord, je trouverai autant de statues et bustes de Verdi, Toscanini que de Garibaldi.
Mais romantisme étant ami de gourmandises...je me régale de parmigiano et de prosciutto, surtout
à Parme, servis ensemble à profusion sur des tablettes de bois.
10 mai de Milan au Lacs
Départ pour Côme, ce lac dont j'entend parler et que je ne connais pas. La saison est la meilleure
pour l'éclosion de la nature. Une demi-heure depuis Milan.
Avant, quelques mots sur la prestigieuse gare de Milan-Garibaldi ou Milano-Centrale
ENORME, Monumentale tels les édifices construits du temps de Mussolini. Trés spacieuse en
hauteur sous des verrières qui éclairent les statues ( comme au Grand palais) et, miracle, des
employés pour renseigner, des bancs pour s'asseoir et des pentes à la place des escaliers pour les
valises. Viva Italia !
Je ne résiste pas aux images à vous transmettre :
ano Centrale
L'image monumentale a été soutenue par l'ornementation lourde composée de couronnes, festton et
des motifs géométriques abstraits. La portée libre de l'arc principal mesure 72 mètres, le plus grand
en Italie, et les auvents s'étendent sur une longueur de 341 mètres, couvrant une superficie de
66500 m2. La station a finalement été ouverte en mai 1931.
Dans le train je suis à côté d'une jeune femme sympathique, ayant envie de discuter avec moi mais
ne parlant qu'Italien. Elle engage un dialogue qui deviendra vite, hélas, un monologue sur nos
élections. Félicitation pour mon vote, Carla S. ne semble pas être unanimement aimée dans son
pays d'origine.
J'ai pourtant bûché mon italien, mais pas assez et ne peut suivre non plus le dialogue qu'elle
entretiendra avec deux bonnes soeurs voilées face à nous, qui riaient de bon coeur en se servant
constamment de leurs portables. J'écoute la musique des mots et observe la gestuelle foisonnante
pour saisir le sens....
Il fait beau.
Arrivée en gare de Côme, un peu de mal à trouver mon hotel " In riva al lago " où il faut être
spécialement souple pour voir le lac depuis la fenêtre...des WC.
Ma chambre pas prête, qu'importe...Je laisse bagage et vais déjeuner au bord du lac, puis prend le
funiculaire pour monter voir la vue sublime depuis Comobrunate...
.
Au retour surprise, il n'y avait plus de chambre et le gérant me loge dans un grand appartement
pour moi toute seule... de quoi loger une famille nombreuse. Vieille maison, murs trés hauts et trés
épais. Folklore. J'adore.
Je file à l'office du tourisme pour organiser mon lendemain. On m'apprend qu'il y aura grêve des
marins dont j'accompagnerai le défilé le lendemain, mais j'ai le temps de faire une grande balade
en bateau le soir même.
Course du centre au port où j'embarque pour 2 heures.
Le temps est idéal, trés peu de touristes, tous italiens...tout me va, les vues sont splendides.
J'aurai même le temps de descendre à Tremezzo visiter la Villa Carlotta et ses jardins.
Merveille des merveilles où je passerais sous une tonnelle croûlante sous les citrons.
La villa elle-même est habitée de délicieuses statues de marbre dont une me posera question sur les
latin-lovers....( "Psyché ranimée par le baiser de l'amour" ..Eros n'est pas si ranimé que ça..j'ai
vérifié..) Voir à :[/ihttp://musee.louvre.fr/oal/psyche/psyche_acc_fr_FR.html"]]musee.louvre.fr/oal/psyche/psyche_acc_fr_FR.html
Comme sur la Piazza della signoria à Florence où le gabarit du magistral Neptune laisse croire à
sa virilité sauf ....l'essentiel .....style miniature.
A moins que cela ait changé avec les siècles ou que ma mémoire ne me trahisse.
Attendre ouverture de la photo :
Villa Carlotta :
Voir photos ci-dessous bien plus belles que si prises par moi.
La villa Carlotta
(Tremezzo)
Sur l'autre rive du lac de Côme, à Tremezzo en face de Bellagio, se trouve la villa Carlotta, un
petit palais de style néoclassique .
Elle a été construite en 1690 pour le marquis marquis Giorgio Clerici, un riche banquier milanais.
En 1843, le domaine a été acheté par la princesse Marianne de Nassau(épouse du prince Albert de
Russie) qui l'a offert un peu plus tard à sa fille Carlotta pour son mariage avec le duc Georges de
Saxe-Meiningen. Elle meurt jeune, mais Giorgio Clerici s'attache aux lieux .
La villa est alors baptisée Villa Carlotta et agrémentée à partir de 1856 d'un somptueux parc de
type jardin anglais avec escaliers de marbre, trois terrasses, bassins, et collection de plus de 500
espèces botaniques arborescentes dont des camellias de grandes dimensions, grottes de verdure,
forêts de bambous, pergolas d'orangers, tonnelles d’agrumes, palmiers, arborescentes australes,
glycines géantes, myrrhes en cascades, tulipiers démesurés, collections de fougères, cactus,
conifères d’espèces rares et autres espèces tropicales, rhododendrons, azalées rares...
Depuis le jardin on peut admirer le centre du lac, Bellagio, la chaîne montagneuse des « Grignes »
et le Monte Legnone.
Je ne résiste pas à vous offrir le plaisir, comme moi en direct, des vues que je me
suis offertes :
Le monsieur au pied de l'arbre n'est pas à moi..... Un régal cette balade aller bateau retour bus en corniche. A la hauteur de mes rêves y compris le temps clair et ensoleillé. Le lendemain 11 mai, j'aurais tout mon temps pour faire une grande promenade à pied le long du lac, avec toujours la chance qui témoigne du bien-fondé de mon voyage : Expo Brueghel un de mes peintres préféré à la Villa Olmo au bord de l'eau. Toute la famille Brueghel y est représentée et ça fait du monde.... www.grandimostrecomo.it/la-mostra-in-corso Je découvre aussi dans un jardin, la statue d'Alessandro Volta qui inventa la pile ici en..1800. Je quitterai Côme le soir même pour Milan, juste en transit avant de filer sur Parme, une de mes villes préférées. Une paire de chaussures refusera de me suivre, ce que je comprends vu les beautés du lac. J'en découvrirai l'absence le lendemain, ça me fait plaisir d'avoir laissé un peu de moi et ma valise s'en trouve allégée...... Question : Dans le nord de l'Italie, alors que je m'applique à dire le mieux possible " Buongiorno " on m'accueille à l'hotel avec un " Bonjour "... 1: qu'est-ce qui dit que je suis française ? 2: mon accent est-il nul à ce point ? A partir de Florence, je devrai faire appel à toutes mes bribes de langues étrangères pour me faire comprendre : anglais, italien, allemand.... Du coup, je prépare sur mon carnet de notes les phrases indispensables et quotidiennes : – " Bisogno un taxi .Pottrebe chiamare ? " – -" Pottrebe mi aiutare à scendere ma mia valiglia " ( Orthographe non garantie..) 12 mai. Milan-Parme-Bussetto Trois quart d'heure de train jusqu'à Parme où j'ai réservé mon hotel, puis une petite heure jusqu'à la "ville" natale de Verdi, petit bourg bien calme en cette saison, où je flânerai sur les traces de l'artiste, et déplacerai les guides éventuels qui voudront bien ouvrir les portes des lieux pour moi seule. Aucun touriste, la vraie vie parmesane.C'est dimanche, les femmes sont apparemment à la messe, les hommes aux bistrots, où je m'immisce discrètement. On me sert une énorme planchette de Parme et Prosciutto et un verre de vin du coin. Tout ce que j'aime; entourée de brouhaha et fumée...à l'italienne. "C’est la ville d'origine du chef d’orchestre Arturo Toscanini et du peintre Parmigianino ; le compositeur Giuseppe Verdi a grandi à Busseto dans la province de Parme et occupe encore aujourd'hui une place importante dans la vie musicale parmesane ." J'ai tout vu de l'Itinéraire " Verdien " La maison natale à Roncole et l’église San Michele Archangelo où Verdi fut baptisé et où il prit ses premières leçons d’orgue. La Casa Barezzi : la demeure de son beau- père où Verdi rencontra sa première femme, puis avec celle du palais Orlandi acquis par Verdi en 1845 et où séjourna Toscanini. Le monument à Giuseppe Verdi érigé en 1913 sur la place Verdi à Bussetto. La villa Verdi : l’ultime demeure du Maître, qu’il acquit en 1848, et qui est toujours la propriété privée de ses héritiers, les Carrara- Verdi.( pas eu le temps....). Soirée et nuit à Parme 12 mai Parme Hotel Villa Toscanini. L'hotel est de classe, son nom m'a séduite à distance. Classique, sobre, mélange que j'aime de design actuel et de meubles et oeuvres anciennes. Comme souvent quand on arrive à l'hotel, important de vérifier immédiatement l'état de la télévision qui m'aide à m'acclimater au pays, et de la climatisation dont je ne suis pas fan, mais utile parfois. On dirait souvent que les précédents passagers se sont ingéniés à tout détraquer.... Ce qui fut le cas et j'appelais le garçon d'étage pour la clim. Délicieux brun aux yeux bleus..miam miam..que je dus rappeler sans arrière pensée....pour la télévison un peu plus tard. Charmant. Et là me vient à l'idée un flash que je ne me pardonne pas..mais en suis je responsable ? DSK m'apparut sous un autre jour....Misère ! J'erre et je dîne en fin de journée place principale sous les yeux de Garibaldi., quand les couleurs du soir donnent à l'Italie la lumière qui lui va si bien, "La place Garibaldi, située sur le site de l’ancien forum, est aujourd'hui coeur de la ville, entourée du Palazzo Finardi, de l'église San Pietro Apostolo néoclassique, du Palazzo del Comune construit en 1627 et du Palazzo del Governatore édifié en 1283. " Puis je me rend sur les lieux du palais de Marie-Louise, ex de Napoléon, régente du duché durant quelques années avec son amant le comte de Neipperg... Une pensée pour mon petit frère trés connaisseur de l'époque napoléonienne. Je n'irai pas cette fois çi voir l'extraordinaire Théatre Farnèse, du XVIIème siècle dont le décor en trompe l'oeil figure dansle film de Losey : Don Giovanni ". Mais je le recommande. (Spettacolare, grande, sfarzoso, e acusticamente impeccabile. Supera di gran lunga il Teatro Regio per bellezza, ma non ditelo a chi vive a Parma ). - " Le Théâtre Farnèse, à Parme, était le théâtre de la cour des ducs de Parme. En 2009, il est intégré dans le parcours de la galerie nationale de Parme. " Soirée. Délicieux repas en terrasse, ambiance parmesane, pas un touriste, c'est parfait. J'ai bien choisi ma saison. 13 mai Parme- Bologne Bologne. Mon hotel sympa: Albergo centrale (piazza maggiore) Nadia vient me chercher à l'hotel en fin d'après midi et me fait la surprise de m'amener à une exposition dans un jardin, qui fait penser à celui de Trénet et aux fontaines de Niki de Saint-Phalle: "C´est un jardin extraordinaire Il y a des canards qui parlent anglais Je leur donne du pain ils remuent leur derrière En m´disant " Thank you very much Monsieur Trenet " On y voit aussi des statues Qui se tiennent tranquilles tout le jour dit-on Mais moi je sais que dès la nuit venue Elles s´en vont danser sur le gazon Papa, c´est un jardin extraordinaire Il y a des oiseaux qui tiennent un buffet Ils vendent du grain des petits morceaux de gruyère " Sculptures en trouvailles insolites, parmi plantes et arbres magiques et surtout le jasmin que je découvre pour la première fois en buisson foisonnant. De la joie partout.... Merci Nadia qui ensuite nous concoctera, à son amoureux et à moi, la pasta à la façon Bolognaise. Un régal aussi. Leur appartement leur ressemble avec un beau parfum d'harmonie.On refait le monde....La soirée se finira trés tard. Le lendemain Nadia me fait visiter sa ville qu'elle aime tant, c'est évident, je n'ai jamais eu meilleur guide. A remarquer les kilomètres d'arcades. Bon déjeuner et dîner dans des coins sympas connus par eux. Visité aussi le lieu de répétition théatre d'Alain qui me transporte dans mes années de théatre . Rien ne vaut mieux que de découvrir une ville, un pays avec ses habitants, surtout quand ils sont aussi cools et agréables à fréquenter. Avant de partir, je me régalerai d'un chocolat chaud au sein de Bologne, unique en son genre. Et Alain me confiera un livre délicieux sur Palerme. Pour info: Bologne chef-lieu de la région d'Émilie-Romagne. Très ancienne ville universitaire (qui fut officiellement créée en 1088), elle accueille toujours beaucoup d'étudiants, lui confèrant son animation culturelle et sociale. Plus vieille et turbulente université d'Europe, bien avant la Sorbonne. Des femmes y enseignaient bien avant que d'autres universités s'y mettent... Célèbre pour ses tours et ses portiques en arches (plus de 38 Km dans le centre historique), dont le plus long au monde (Portique de San Luca, 3.500 m pour 666 arches), elle possède le centre historique médiéval le plus grand d'Europe après celui de Venise. 15 mai Vers le sud : Florence, Pistoïa et Franco Franco m'attend à la gare, on se reconnaît tout de suite après 20 ans d'éloignement.... Il me propose une visite de Florence, je viens de visiter plusieurs villes, je préfère admirer la Toscane verte en traversant avec lui la campagne jusqu'à sa ville: Pistoïa. Je suis trés gâtée, mon ami m'avait demandé par mail ce que j'aimais notamment au petit déjeuner et je dois dire que je n'ai jamais dégusté un aussi bon Tiramisu...Et bien sûr aussi la pasta. Avec au réveil, une table garnie des meilleurs mets de la région. Excellent guide que Franco qui, comme Nadia, aime sa ville natale.J'en ferais le tour avec lui, connaisseur en architecture et me faisant découvrir les détails des pierres et monuments d'époques où je note là comme ailleurs, que plusieurs architectes et périodes ont fait des églises un amoncellement d'arts différents et successifs harmonisés dans une rivalité probable de talents. Trés gourmet et excellent cuisinier, je comprends que ce serait lui faire injure que de lui proposer un restaurant qui n'aurait pas les saveurs de ses préparations. Le lendemain je découvre avec lui une proprieté immense d'oliviers et une ferme en colocation où des gens charmants nous accueillent. Vue du haut de la colline sur ces arbres précieux et la Toscane. Expérience intéressante entre personnes autonomes pouvant ou pas, se retrouver autour d'une table commune quand ils le souhaitent. Rien de mieux pour moi que de m'efforcer de comprendre la langue parlée par les autochtones. Si on ne comprend pas tous les mots, l'italien permet de se fier aux musiques, aux sons et aux gestes qui les accompagnent. On échange beaucoup sur la vie, la musiqueet l'amour qu'on lui porte et nos intensités. Trés belle étape. Merci Belami Franco pour tes attentions et connaissances. Le 17 mai, je regagne Florence et un B and B ( Bed and Breakfast) dont l'accueil me surprendra. Seul moment du voyage où j'ai fulminé.... Arrivant avec chaleur et lourde valise en début d'aprés midi à " Le Seggiole " dont le site internet indiquait un ancien palais tout proche du centre historique...je trouve porte close. Je sonne, re-sonne, et découvre un petit mot mal écrit avec un N° de téléphone.... Au fil, une personne de langue anglaise, avec qui je me débrouille en charabia 3 langues.....pour lui dire mon étonnement ( euphémisme). Elle me répond qu'elle a eu un empêchement et m'envoie quelqu'un avec la clef.... Contrairement à ce que j'avais vécu ailleurs dans des B and B, celui-ci n'était pas habité par la proprietaire mais " tenu " par une jeune étudiante américaine.La clientèle était exclusivement américaine et je constaterai vite que les rues de Florence sont envahies par cette population d'outre-atlantique. Du mal avec ces troupeaux menés par un parapluie hissé au dessus de la foule. Les asiatiques font pâle et rare figure parmi eux. Aux petits déjeuners, la jeune femme ne savait que faire pour se faire pardonner et deux "vieilles " américaines de mon âge, style miss Marpple, s'ébrouaient, s'esclaffaient, s'adressaient à moi comme si je comprenais tout de leur liesse.... J'avais prévu 2 jours sur place pour redonner chance à Florence de me plaire, mes précédents voyages m'ayant déçue, vu les foules de touristes et le peu de recul sur la piazza pour admirer Duomo et Baptistère. Je n'avais pas noté que c'était le week-end de l'ascension....d'où embouteillages humains partout. Et dans ce centre historique, je préférais encore une fois et de loin, la piazza Signoria où je restais longuement attablée le soir au son d'un petit orchestre face à la superbe Loggia dei Lanzi. http://fr.wikipedia.org/wiki/Loggia_dei_Lanzi et deux vidéos une amateur et une plus élaborée ( un peu bruyante, taire le son): http://www.youtube.com/watch?v=iWkf8gCBLBM&feature=related http://www.youtube.com/watch?v=jo047KzCd3A Inutile ce jour, d'essayer de visiter le palais Pitti...dont la file d'attente au soleil me fait fuir vers les arbres et les plantes. Heureusement qu'il y a le jardin Boboli....nettement moins fréquenté. Dans cet espace de verdure avec fontaines, statues, massifs de fleurs et allées de cyprés, juste une belge aimant comme moi nature et solitude.Je ne sais pourquoi elle m'appela " une française pas comme les autres"..... http://www.youtube.com/watch?v=uKaLnhAMjcM&feature=related Remarquable aussi la vue de la Piazzale Michelangiolo ( il est partout ...) vue le matin dont sans trop de monde. Le lendemain, je tente avec bonheur, une balade en bus vers les hauteurs de Florence et Fiesole. On y grimpe en lacets parmi oliveraies , somptueux jardins et enfilades de cyprés. Enchantement.....et miracle, autobus presque vide avec vue sur les collines qui laisse croire qu'on est quelques sièces en arrière sans immeubles ni antennes. Réconciliation avec la ville vue d'en haut. Voici le site où vous pourrez découvrir et participer à mon émerveillement : www.cityzeum.com/...iesole/photo/1#photo Imprudente mais chanceuse : J'avais cru bon de laisser la date du 19 sans réservation d'hotel, pensant passer cette journée à Sienne... Pas noté que c'était le pont de l'ascension...Ce qui fait que j'ai erré plusieurs heures tard le soir dans Florence, pour dégotter un hotel.J'aurais dormi n'importe où sauf dans la rue...même au pied de Michel- Ange. J'aime l'imprévu, j'avais garé ma valise pour aller à la recherche de ma chambre et j'ai visité tous les hotels ** et ***. Ne pouvant m'en prendre qu'à moi ( que j'aime bien..), je pris cela légèrement surtout quand au bout d'une vingtaine de gîtes sans place, je trouvais enfin le mien, prés de la gare et..bruyant. Seul détail sympathique: il est via Panzani...qui n'est pas un musicien, ni italien...comme beaucoup d'artistes ayant laissé trace et nom dans l'art culinaire... On ne risque rien de s'instruire : - "À peine démobilisé suite à la débâcle, Giovanni Panzani, qui s'appelle Jean depuis sa naturalisation, retourne dans sa famille à Niort, des Italiens tenant une boutique de pâtes et de produits italiens. Finalement, ce retour va vite se transformer en opportunité car tous les producteurs de pâtes en France sont établis en zone Libre (historiquement, les régions de l'immigration italienne d'avant-guerre telles que la Savoie, la vallée du Rhône, ou la Provence...). ". Ouf....Je serai plus proche demain de mon train pour Napoli ! 20 mai grand départ vers le Sud Si jusqu'ici, j'ai fait de petits trajets en train, me voilà partie pour un long parcours: Florence-Naples. Quatre heures de train sans encombres et à l'heure en fin d'après-midi . Je n'aurais sur tout le périple que 20 minutes de retard..rien à dire quand on lit les récriminations de beaucoup de voyageurs concernant Trenitalia. Napoli Le taxi me dépose à distance de la place Plebiscito car impossible d'y accéder en voiture. Dimanche soir et grandes manifestations à cet endroit réputé pour cela depuis des siècles. Je marchais difficilement jusqu'à ma rue avec mon lourd sac roulant; la place entière était couverte de monde et de drapeaux rouges (?), bannières etc....scandés par des refrains repris en hauts parleurs.. Etant coupée des infos depuis plusieurs jours, je pensais d'abord à un évènement politique important .... alors qu'il s'agissait d'une victoire de Naples au football... Me voilà projetée, précipitée dans l'ambiance en croisant aussi des processions menées par des curés en soutanes et dentelles chantant à tue-tête....J'ignore s'il s'agit de remercier Dieu pour cette victoire ou de fêter la journée dominicale... La« Place du plébiscite ») est la plus importante place de Naples. Située au choeur de la ville elle a une superficie de 25 000 m2 bordée par la Basilique San Francesco di Paola, le Palais Royal, le Palazzo Salerno et le Palazzo della Prefettura. Son nom est issu du plébiscite du 2 octobre 1860 intervenu dans le cadre de l'unification italienne. J'ai encore trés bien choisi, à distance, mon emplacement. Vive le net ! L'hotel que j'ai réservé faisait mon bonheur à l'avance. Situé à cent mètres de la place Plebiscito et de Santa Lucia, à deux pas de l'opèra San Carlo, dans la longue et montante rue Chiaia, du même nom, il était dit ancien Palais et je me voyais déja dansant au rythme du " Guépard..." dans les bras de Burt... Voir le beau document : lecoindesmemeres.com/photosnaples.html qui...remet les pendules à l'heure ! L'entrée est trés ordinaire, entre deux boutiques, grand porche, petite portière.Cour intérieure pavée où deux petits magasins bruyants dont on ne sait ce qu'ils vendent...restent ouverts nuit et jour.. L'entrée est au fond, muni d'un somptueux escalier en pierres à deux directions que j'ai retrouvé comme pièce unique dans un beau reportage sur Naples.. La réceptionniste vient m'accueillir. Premier étage trés élevé, les plafonds des palais sont hauts. Quand la porte du palier s'ouvre je découvre l'entrée d'un palace, salons, meubles précieux, toiles anciennes. Je vous laisse jouir de la traduction sur leur site : "L’hôtel, naît de la restructuration de l’appartement où le marquis Nicola Lecaldano Sasso la Terza habitat vers la fin du I8ème et le début du 19, au premier étage noble de l’immeuble du 216 de Via Chiaja, à 20 mètres seulement de Piazza du Plebiscito et de Piazza San Ferdinando (aujourd’hui Piazza Trieste e Trento), coeur de la ville de Naples." Accueil sympa, je m'installe dans une chambre trés cosy donnant sur une étroite cour intérieure ( il y en a trois, chacune entourée de passerelles, balcons et plantes vertes diverses). J'ai donc un balcon... donnant sur une passerelle ornée de plantes exotiques et faisant le tour de la cour.... Des tentures, une ambiance un peu sombre et calme. Nous sommes dimanche. En sortant de ma chambre pour explorer Napoli, pas fière du tout, vu la liesse envahissante des alentours, je croise dans les couloirs, un groupe d'italiens mené par un guide..... Je m'enquiers à la réception de cette animation surprenante. Et j'apprends que je suis logée dans un Casino ( bordel de luxe) célèbre au 19ème siècle et bien connu des aristocrates napolitains de l'époque... Je remarquais ensuite au virage d'un couloir un.......... bidet trés élégant sur pieds sculptés...qui avait dû voir du pays ...Une relique ! Ma chambre n'étant pas des plus fastueuses, n'aura pas droit à la visite des touristes... C'est à mon retour que je trouverais sur Google la mention discrète suivante : Hotel de charme....Chiaia Je sors pleine d'audace, et affronte la foule....en cherchant avec peine une place dans une trattoria . Au coin de ma rue je découvre la patisserie la plus célèbre de Naples : le Gran Caffe Gambrinus : - "Gambrinus est le café -pâtisserie historique de Naples où de célèbres et nombreuses figures telles que Verdi, Wilde ou Sartre y ont dégusté des fines pâtisseries locales légèrement relevées de zestes confits, accompagnées d’apéritifs sucrés ou de ristretti cardiotoniques servis par des camerieri en queue de pie virevoltant dans ses salons dorés. Le Caffè Gambrinus est fondé en 1860 par l'entrepreneur Vincenzo Apuzzo qui sait s'entourer des meilleurs brigades de pâtissiers et glaciers de l'époque. Dès lors, le Gambrinus obtient immédiatement un énorme succès. Décoré de peintures, stucs dorés, larges glaces, il a été défini par les critiques de l’époque comme «une authentique galerie d’art». -" De grandes personnalités y sont venues, dont Verdi, et le café Gambrinus est devenu, depuis l’unité italienne, le lieu de référence des chefs d’état, politiciens et intellectuels. Parmi les personnalités les plus célèbres, on compte Gabrielle d’Annunzio, Oscar Wilde ou Edorado De Filippo, qui ont tous contribué, par une poésie, une photo ou une dédicace, à l’immortalité du lieu. Aujourd’hui encore, les personnalités les plus connues, dont Odile Lamourère....., :-) ne manquent pas de s’y arrêter pour boire un café (délicieux) et déguster des pâtisseries. Comme souvent par ici, il faut faire deux fois la queue, une fois à la caisse pour prendre un ticket en donnant le nom de la gourmandise souhaitée ( ce que j'aurais du mal à faire...) et ensuite pour se faire délivrer le gateau... Franco m'avait recommandé de goûter la " pastiera " que je dégusterai avec délice le lendemain. Pour gourmands et cuisiniers : www.undejeunerdesoleil.com/2012/03/lamythique- pastiera-napoletana-typique.html Je trouve une table libre au premier étage du restaurant Rosati en face, devant fenêtre donnant sur la place animée dont les clameurs baissent avec la nuit. Délicieux repas fin de spécialités légères. Je prendrai une pizza demain, ce qui sera une expérience savoureuse obligeant à constater que nos pizzas n'ont rien à voir avec la vraie...napolitaine. A deux pas de la monumentale piazza del Plebiscito, un appartement bourgeois et un ancien bordel, ou premier étage d'un palazzo, ont été transformés en un hotel de charme à la forte personnalité. Accueil convivial, une trentaine de chambres aménagées avec gout, bar et salon confortables. A savoir : pour vingt euros on fait un repas dans un restaurant classe. Et où que l'on achète la bouteille d'eau minérale, elle est partout à un euro ! Avis à nos eaux de TGV...et d'ailleurs, au coût trés variable, atteignant chez nous parfois deux euros cinquante.. Je garde un excellent souvenir de mon passage à Naples. Tout m'a plu, depuis l'originalité de mon logis et son emplacement, jusqu'à la balade à travers la ville en bus et les jardins foisonnants. Je visite l'opéra San Carlo..un de mes grands rêves dans cette épopée. www.tripadvisor.fr/...-Teatro_di_San_Carlo- Naples_Province_of_Naples_Campania.html Avec moi un couple de français BCBG peu aimable et se plaignant qu'il n'y a pas de visite en français alors que je me régale sans tout comprendre, de visiter un lieu superbe et célèbre dans sa propre langue. Et avec un petit groupe de lycéens italiens dont le comportement d'un jeune m'attendrit. Il est amoureux-fou d'une des lycéennes trés mignonne et n'a d'yeux que pour elle.Lui aussi a bcp de charme avec ses 17 ans... Mais hélas..elle n'en veut pas et n'arrête pas de repousser ses avances comme Carmen avec José.... Opéra dans l'Opéra... Je suis aussi à côté du Chateau Castel Nuovo, forteresse ayant vu passer des rois de plusieurs nationalités depuis..1279....y compris des français ( angevins )www.naples-napoli.org/chateauneuf_info.html C'est fou le nombre de pays qui ont tenté de posséder Naples et ont géré la province en y laissant belles traces même si leur passage n'est pas fait que de bons souvenirs . Pour en savoir plus :www.naples-passion.com/histoire.html Je découvrirai la résidence de Rossini à Naples et pourrai me cultiver un peu plus sur ce bon vivant : -"C’est à Naples, à partir de 1815, que Rossini a le mieux exploité le versant dramatique de sa fabuleuse richesse d’inspiration. Cela peut sembler paradoxal lorsqu’on sait que la ville passe alors pour la capitale de l’opéra buffa. C’est là que l’impresario Serino fit jouer en 1706 la première oeuvre baptisée « opera buffa », la Cilla de Faggioli, donnée en dialecte napolitain. Toutefois on se tromperait si l’on croyait à une Naples vouée exclusivement à cette tradition séculaire. Ce sont les compositeurs « napolitains » eux-mêmes tels Paisiello et Cimarosa qui ont amorcé le rapprochement de l’opéra seria et de l’opéra buffa qui culmine, avec Cenerentola. Le Barbiere di Siviglia de Paisiello, en 1782, et Il matrimonio segreto de Cimarosa. C’est bien un extraordinaire appétit d’expériences nouvelles qui caractérise la Naples du début du XIX siècle. On y présente désormais les opéras de Gluck, de Spontini, de Sacchini et pas seulement par opportunisme face au conquérant Napoléon Bonaparte qui les adorait. " Le dernier soir j'aborderai, place Plebiscito, une femme la quarantaine, en lui disant spontanément : " Vous êtes française "...et elle, un peu inquiète : " Comment le savez vous ? ". Intuition. Elle vient d'arriver et voyage comme moi en solo. Je lui dis qu'il me semble qu'il y a longtemps que je n'ai pas parlé français et comme elle cherche un restaurant, nous dînons ensemble.Toulousaine sympa, elle a loué un appart dans les Pouilles pour les jours qui suivent. Pour éviter toute ambiguité, je lui parlerai...des hommes et de mon amour pour eux. Bonne soirée de confidences échangées sans réticences comme dans toute rencontre éphémère. Aprés coup, je pense qu'il aurait été encore plus savoureux que cette rencontre fut masculine... Aucune crainte dans Naples le soir, je me sens bien dans cette ville, trés vite à l'aise après l'affolement su premier soir.Seul petit problème : ici on parle Napolitain ..et si je commençais à saisir quelques phrases autour de moi, il me semble avoir changé de pays. J'ai beaucoup circulé à pied et en bus et commence à peiner. Heureusement le temps est délicieux, un printemps frais et ensoleillé. 22 mai Côte Amalfitaine et Sorrente ! Temps légèrement pluvieux pour gagner Sorrente par la mer. Toujours pas de touristes sur le bateau sauf un couple allemand dont l'homme trés bavard me rappelera mes jeunes années dans son pays... en me faisant faire des efforts dans sa langue. www.europeportreviews.com/Naples4.ht Tout le monde se réfugie à l'intérieur sauf moi, d'abord parce que je perçois que la mer va secouer et que j'aime ça. Et aussi parce qu'il est peu agréable de s'agglutiner au chaud en risquant mal d'estomac voire pire... ceux des voisins. Je me glisse dehors avec les marins et le couple allemand. Je sors mon k-way et me régale.... Je ne sais pourquoi le tangage et le roulis poussent à rire, sans doute à cause de l'équilibre fragile dés qu'on veut changer de place mais je retrouve des réflexes et sensations d'enfant. Et cela créé une belle complicité éphémère... Avec le vent, les embruns et toujours ces douces secousses lentes qui font surfer le bateau sur les hautes vagues. A Sorrente le temps se lève, on accoste comme dans une île, tel un village corse ou grec. Mon hotel a un joli nom : Désirée. Un taxi m'y amène. C'est la haut sur la falaise couverte de végétation florissante. Accueil sympa et émerveillement en ouvrant ma chambre. Sa terrasse donne sur un a-pic de 200 mètres au dessus de la mer. Site enchanteur, retenez-l'adresse. Je m'installe, impossible de descendre à pied sur la petite crique en bas, un ascenseur y accéde. Je passe un moment à contempler ce que j'avais imaginé en rêve. A mes pieds et au large, la baie de Naples et en face, le Vésuve..... Si on ouvre les photos on voit exactement les vues de ma chambre...terrasse : www.desireehotelsorrento.com/photogallery.php La pluie reprend, seul jour au temps morose, mais je suis ko et m'allonge face à la vue, grande baie ouverte à mes pieds. Je savais que j'aurais à marcher jusqu'au village et restaurants mais la réceptionniste trés serviable me téléphone pour me dire que vue le temps, ils mettent un chauffeur gratuitement à ma disposition pour m'amener à un restaurant plus haut encore....."Il Borgo" que je recommande à qui aura le bonheur de faire ce périple. Que ce soit Eole ou Vénus....les dieux sont avec moi surtout ce soir grace à "Gigi l'amoroso " ..... www.youtube.com/watch?v=yfVZYFbB1uY D'abord parce ce jeune chauffeur bien sapé me dira rapidement qu'il s'apelle Gigi, ensuite parce que c'est un beau garçon brun , tout ce que j'aime, qui me donnait envie de chanter : - " L´histoire d´un p´tit village près de Napoli ..........tous ceux qui venaient C´était pour écouter Celui qui faisait battre tous les coeurs Et quand il arrivait La foule s´écriait : Arriva, Gigi l´Amoroso Croqueur d´amour, l´oeil de velours comme une caresse Gigi l´Amoroso Toujours vainqueur, parfois sans coeur Mais jamais sans tendresse Partout, c´était la fête quand il chantait Zaza, luna caprese, o sole mio " Quand il me demande mon prénom et ...si j'étais seule...je perd 30 ans d'un coup. Le fait qu'il ne parle pas un mot de français ni d'anglais mais le napolitain freine notre dialogue, à moins que cela n'induise plus de mystère...Bien joli sourire. Eentre Edouard Bear et Bixente Lizarazu...le folklore et mon imaginaire en plus.. Au retour, il était évident que ce n'était pas le dialogue qu'il avait envie de privilégier.... Je me régalais d'un plaisir dépassé qui complétait parfaitement le repas délicieusement gastronomique avec large vue sur les lumières de Naples. Soirée enchanteresse, retour charmant, sourire complice et Adieu Jeunesse ! Qui a dit: " Gai comme un italien quand il sait (croit) qu'il y aura de l'amour et du bon vin"... Ma nuit au bord des étoiles fut belle et le soleil me réveilla. Je déboulais la route pour attraper l'autobus régional longeant la côte amalfitaine. Merveille des merveilles...avec à l' arrivée à Amalfi applaudissements pour le chauffeur ! Belles émotions lors de voitures en face et vues-surprises à chaque virage entre villages et mer. Positano, Praiano, Conca, Ravello...des noms qui chantent à l'italienne. Encore une journée de rêve, un cadeau prestigieux.... En passant à Positano, une pensée pour Pablo Néruda et le film émouvant " Il Postino" qui se passe là. Amalfi place avec sa curieuse cathédrale www.coteamalfitaine.net/amalfi-cathedrale.html et ruelles en escaliers. Je m'installe pour déjeuner sur la petite place face à l'édifice religieux où plusieurs styles et plusieurs siècles depuis 1182....en ont fait une curiosité. Le retour en bus sera aussi périlleux mais avec des vues différentes de l'aller, bien que sur la même route; il n'y en a qu'une. On ne voit pas les mêmes choses, du même côté, et la lumière sur les villages, les a-pics et la mer est différente entre matin et soir. Je découvre des champs de coquelicots ramassés les uns contre les autres comme un grand tissu de satin rouge, ( Salerne) puis des vergers immenses de citronniers et orangers couverts de fruits. Dans ces bus, pas un touriste....le rêve.Seulement des villageois totalement indifférents aux paysages qu'ils côtoient depuis qu'ils y sont nés. Et ma présence ne les gêne nullement, sont tous trés gentils quand je me renseigne sur les horaires etc... Le soir je dîne sur ma terrasse, avec quelques délices italiens achetés à Sorrente. On dit " Voir Naples et Mourir".......( mais on ne dit pas que c'est urgent). Moi, je l'ai vue dans ses ruelles et de loin au delà de la mer, brillante comme un bijou au fond de sa rade-écrin. Dernier soir : j'ai attendu que mes yeux n'en puissent plus de s'émerveiller pour aller dormir. L'Ephémère est toujours fascinant et plus fort en plaisir. Peut-être n'y reviendrais-je plus ? Mais le souvenir en est brûlant comme un soleil... 24 mai Sorrente- Naples- Palerme La grande traversée.... Grande journée, 9 heures de train que je redoute un peu...mais l'avion entre Naples et Palerme gréverait sérieusement mon budget. Quant au bateau il n'existe que de nuit, et je n'aime pa la navigation enfermée en cabine avec co-habitation non choisie. Et puis, j'ai un joli souvenir d'un aller Milan Naples en train avec des voyageurs cocasses, prosciutto et parmiggiano largement étalés sur les sièges. Sorrente-Naples en train, on longe la côte, autres vues que lors de la traversée mer. Des villas alternent avec les quartiers populaires. Et des tunnels....diable que l'Italie aime les tunnels ! Puis je me prépare à mon trajet train...en prévoyant juste un petit sandwich... Bizarre mais un "serveur" passera une seule fois vendre ce qu'il a dans deux poches en plastique.. et rien d'autre, ni bar..Heureusement que nous sommes un jour de joli printemps frais. Bonne chose : seconde classe trés confortable au niveau des sièges uniquement en compartiment. Je serai avec un couple mûr qui ne se parle pas et un monsieur plus âgé qui nous gate de ses ronflements ( en italien) de Naples à Palerme.... Dans les couloirs je croiserai un couple de râleurs...français... Mon romantisme en prend un coup. Je sors une tonne de documents sur la Sicile et plusieurs pages de mots croisés. Traversée mer : animation, distraction quand on arrive au détroit de Messine où l'on met le train sur le bateau... Manoeuvres bruyantes et sourdes. Nous sommes dans la câle. Hélas je ne comprend pas le sicilien...et impossible de savoir combien de temps va durer la traversée. Certains voyageurs quittent le train et montent sur les passerelles. Je crains bêtement de ne pas comprendre l'heure où il faudra regagner le compartiment et mon seul regret : ne pas être montée sur le pont surtout quand je lis maintenant que ce passage est trés périlleux et agité en mer. L'importance des manoeuvres et les bruits insolites donnent l'impression de passer dans un autre monde. On coupe le train en deux pour le caser, on entre et on sort en deux parties, durée du passage: une bonne heure pour 3 kilomètres mais une belle expérience insolite de plus. Et voilà une autre terre entre Messine et Palerme...Ouf..arrivée en fin de journée en bon état. Palermo 24 25 mai Ca sent la fin d'un voyage extraordinaire et unique, rêvé depuis longtemps dont Palerme est l'aboutissement. Il faut finir en beauté et je m'y emploie.... Je rêve depuis longtemps d'un hotel ancien palais dénommé " Grand Hotel et des Palmes " dont déja le nom surprend, et les photos que j'en ai vu m'enchantent comme toute l'époque où il a été construit et visité par des rois et princes, bien avant la jetset.. en 1874-1891. Je vous livre la traduction trés aléatoire de Google : - "Le Grand Hôtel et des Palmes était à la maison à de nombreux événements qui ont marqué l'histoire de la Sicile. En 1881, Richard Wagner a composé son «Parsifal» en 1882 Francesco Crispi a donné des leçons dans la vie politique, également, est le fameux 12-souper servi dans Vittorio Emanuele Orlando qu'il est fréquemment visité ses voyages alors. L'écrivain français Raymond Roussel y vécut jusqu'à sa mort, au cours de la Seconde Guerre mondiale, le général Charles Poletti a déménagé son siège là-bas, et le dernier, le baron Giuseppe Di Stefano a «choisi» d'y rester emprisonné jusqu'à la mort. " Quelle histoire ! Et encore plus cocasse et proche de nous : www.touristie.com/...-Hotel-des-Palmes-16 Pourquoi ai-je choisi son voisin aussi luxueux : l'Hotel Wagner ? Sans doute pour son célibre lustre...et Wagner, Rossini, Verdi : -" Bienvenu au majestueux Grand Hôtel Wagner de Palerme, hôtel historique de Sicile et hommage vivant au compositeur allemand de renommée mondiale Richard Wagner. C'est ici que se trouve le lustre qui apparaît dans la fameuse scène du bal du Guépard de L. Visconti, au dessus de vos têtes dans le hall d'accueil! Les intérieurs de cet hôtel sont décorés de fresques étonnantes, de tapis et marbres précieux, et, dans le hall principal, on y trouve également une splendide cheminée antique. Au quatrième étage, une immense terrasse panoramique vous attend pour des cocktails exclusifs et des soirées chics, de même que les salles Verdi et Rossini pour vos réunions ou conférences. " Wagner me semble moins sympathique que ses congénères italiens mais il est passé partout à Palerme et y a laissé trace , rue, place, maisons etc.... Superbe entrée de cet hotel, j'ai fait au mieux pour mon dernier jour. Tapis, meubles anciens, toiles, calme, statues bien disposées et marbres partout. Sans oublier les lustres magistraux les tableaux du I8ème, le paravent en bronze sculpté du bar et les plafonds peints. Le balcon de ma chambre est en marbre....mais je verrai dans les églises que les marbres de toutes teintes sont partout dans cette ville. Tout proche de la côte et des anciens palaces sur mer faisant ressembler la côte à Nice en plus vaste et plus long. Le quartier est onéreux, et je dîne en arrivant dans un restaurant de luxe, bon mais sans le floklore que j'attendais. Ni maffia, ni ordures sur le trottoir...Le petit livre d'Alain m'a fait prévoir le pire mais avec beaucoup d'humour et ( carte bleue et papiers dans pochette-slip...) je ne crains personne. Je m'écroule, vannée d'émotions et de trépidations. Bizarre comme en train, on reste assis et cependant comme cela peut fatiguer....mais je n'ai pas chômé depuis Milan.... Il n'y a que dans les palaces qu'on peut se faire monter le petite déjeuner dans sa chambre; et je ne m'en priverais pas. Et quel petit déjeuner ! J'y gouterais des fruits savoureux, mûrs à point et toutes les patisseries siciliennes, sans oublier mon dernier Cappuccino ! Le tout servi sur un vaste plateau d'argent...( ou presque)... Le lendemain je cherche les Citysightseeing car je n'ai qu'une journée et demi pour visiter cette superbe et immense ville aux aspects multiples. Ces bus peu fréquentés en cette saison et qui nous font sourire à Paris....sont trés bien agencés. Les écouteurs sont en bon français et les commentaires fort intéressants pour une ignare comme moi. Deux heures permettent de noter les endroits qu'on souhaite revoir. Et que je reverrai dans une autre vie....comme le quattro Canti: - Quattro Canti: place aussi appelée le «théâtre du soleil», car elle est éclairée par les rayons du soleil de l'aube au crépuscule. Les quatre bâtiments qui composent les Quattro Canti ont des sculptures sur leur façade illustrant différents thèmes comme les quatre saisons, entre autres. Curieuse cette place entourée de 4 immeubles dont la façade est garnie de statues. Je reviendrai Via Principe Belmonte, allée-cafés foisonnante d'arbres trés feuillus dont je trouverai le nom plus tard : micoucouliers. Je reviendrai flâner parmi les arbres de la villa Guilia. Et le Giardino Inglese et la villa Malfitano ....et le parc de la Favorita et l'église du Gesu.... Je reviendra pour visiter le théatre Massimo www.azurever.com/...icile/palermetheatro- mazzara.php3 où se déroule la scène finale du Parrain III. Dans un piteux état pendant 25 ans puis rénové, la production du film a pu y tourner sa dernière (et tragique) scène. - " A ce propos, ceux qui partent en Sicile sans avoir vu le Parrain, n'auront jamais bien compris le passé (et aussi le présent) mafieux de cette île. Ce théâtre est l'un des plus grand d'Europe. A l'intérieur, il faut surtout lever la tête. De somptueux lampadaires en verre de Murano ornent des plafonds fleuris. A part ça pas grand chose à y voir si ce n'est la salle Pompeienne, la dernière salle de la visite qui grâce à sa rondeur présente la meilleure acoustique du théâtre." Je reviendrai visiter le palais du Guépard, ( attendre ouverture photo) uniquement sur rendez-vous... pour y danser la valse dans les bras de l'actuel maître des lieux, avec la crinoline de Claudia..... - La famille Vanni Calvello a fait et continue de faire partie de l'aristocratie palermitaine. Son palais est donc tel qu'il a toujours été, avec ses meubles, peintures, porcelaines, verreries, etc... C'est l'un des plus beaux bijoux de Palerme. Il appartient au Prince Vanni Calvello Mantegne di Gangi. C'est ici, dans la salle de bal, que Visconti tourna une scène du Guépard. Trés belle gallerie des glaces. Dommage que la visite, chère, ne soit autorisée qu'aux groupes. Le temps raccourçit et mes jambes préfèrent l'autobus...mais je m'arrête au célèbre jardin botanique dont les arbres magistraux impressionnent autant que leurs immenses et robustes racines tentaculaires. Dernier matin : Avant de m'envoler de Trapani jusqu'à Barcelone et après un bon sommeil, je repars en goguette quelques heures. Les églises en Italie sont rarement ouvertes quand j'y passe tant il y a d'offices....durant lesquels elles sont réservées aux fidèles. Je suis surprise de tant de confessionals remplis et pas seulement par des bigottes mémères. Un gardien suveille l'entrée et décide qui est fidèle et qui ne l'est pas ( touriste)... Malgré ma tenue sage et mon âge certain + déclaration que je viens pour prier , on décide toujours que je ne peux avoir accés àl'intérieur. GGGGGGGRRRRRRRRRRRRRR Enfin, j'arrive à la bonne heure à San Domenico que vous découvrirez ici : www.palerme-palermo.net/eglises_palerme.html et là : www.routard.com/..._di_san_domenico.htm Joyaux baroque aux autels incrustés de marbres verts, bleus, roses, blancs et noirs. Eglise comme je les aime car on y imagine mieux une opérette qu'une messe. Panthéon de la Sicile dit-on mais où mes connaissance ne me font reconnaître personne. Les autels sont incrustés de marbres de toutes couleurs, jamais vu autant de teintes différentes. Lisant ensuite que cette église est " incontournable " je serais ravie de ne pas l'avoir contournée et qu'on ait bien voulu m'ouvrir ses portes... Juste à côté le Museo del Risorgimento qui retrace avec souvenirs et costumes d'époque la guerre Nord Sud en Italie reprise dans Le Guépard. Casquettes et chassures de " partisans " et de Garibaldi.. Il en est le maître de maison, photos et statues, puis Victor Emannuel et je dois demander où est représenté Verdi plus célèbre à Milan et à Parme mais brillant acteur de la libération. Un peu d'histoire : Napoléon III : la France aide le Piémont qui cède Nice et la Savoie. 1859 : bataille de Magenta entre l’Autriche et le Piémont. Les alliés progressent jusqu’à Milan. Bataille de Solferino : 400000 morts mais le Piémont récupère la Lombardie. Les régions de l’Italie centrale se prononcent par plébiscite pour un ralliement au Piémont. En Sicile, François II succède à Ferdinand ; le 4 avril : insurrection palermitaine et marche sur Messine de Rosalino Pilo. 1860 : entrée en scène de Garibaldi : débarquement des mille à Marsala le 11 mai ; il se proclame dictateur de l’île au nom de Victor-Emmanuel et marche sur Calatafimi (15 mai), occupe Palerme et gagne la bataille de Milazzo. Retour en Calabre : débarquement de 20000 hommes. Garibaldi remonte la péninsule, est le 7 septembre à Naples et défait François II à Gaete. Mais Napoléon III craint que marche jusqu’à Rome. Victor-Emmanuel intervient pour arrêter Garibaldi : entrevue de Teano. 21 octobre : rattachement au Piémont des Deux-Siciles par plébiscite (sans doute truqué). Rome reste au Pape. Loi du 17 mars 1861 : Victor-Emmanuel prend titre de Roi d’Italie ; Turin devient capitale. 1862 : Garibaldi prévoit expédition contre Rome mais les volontaires se heurtent à l’armée piémontaise à Aspromonte (Calabre ; 29 août 1862). 1865 : capitale transférée à Florence. 1866 : nouvelle guerre contre l’Autriche. Le Piémont est à nouveau battu à Custoza mais les Provinces autrichiennes votent par plébiscite le rattachement à l’Italie, en profitant de affaiblissement de l’Autriche vaincue par les Prussiens à Sadowa. Triste et Trente restent autrichiens. 1867 : Garibaldi tente à nouveau de libérer Rome mais l’Italie doit attendre la défaite de Napoléon III à Sedan contre la Prusse pour s’emparer de la ville (septembre 1870). 1871 : la capitale est transférée à Rome. Finale....sniff..... Trop court une journée et demi pour Palerme quand on est un peu k.o après un itinéraire mouvementé Nord Sud mais j'y reviendrai... Bus aéroport, vol sans histoire vers l' Espagne....mais pas envie de laisser aussi vite fuir l'Italie; tant pis pour Barcelone, je reste le soir à l'hotel avant de prendre le train du matin pour Montpellier... Addio Palermo ! Viva Italia ! www.youtube.com/watch?v=the9_fs1Za0 www.youtube.com/watch?v=KK-qFN3i2S8 Sans oublier à qui je dois aussi ce délicieux périple : Merci amis Christine, Yves, Christiane, Babeth , Elisabeth, Lysliane et frère dont les textos m'ont accompagnée quand mon coeur était si plein d'émotions qu'il me fallait en partager l'instant. Merci Nadia, Alain, Franco dont l'accueil chaleureux et leur amour des lieux m'ont fait aimer encore plus ce pays. Pour vous cette écriture maladroite et spontanée, afin de ne jamais oublier des journées depuis longtemps rêvées et que j'ai pu m'offrir avant que les plaisirs/souvenirs des sens ne s'échappent.... Mais des rêves italiens............j'en aurai toujours ! Merci de bien vouloir excuser fautes et maladresses..la belle intention y est...
Le monsieur au pied de l'arbre n'est pas à moi..... Un régal cette balade aller bateau retour bus en corniche. A la hauteur de mes rêves y compris le temps clair et ensoleillé. Le lendemain 11 mai, j'aurais tout mon temps pour faire une grande promenade à pied le long du lac, avec toujours la chance qui témoigne du bien-fondé de mon voyage : Expo Brueghel un de mes peintres préféré à la Villa Olmo au bord de l'eau. Toute la famille Brueghel y est représentée et ça fait du monde.... www.grandimostrecomo.it/la-mostra-in-corso Je découvre aussi dans un jardin, la statue d'Alessandro Volta qui inventa la pile ici en..1800. Je quitterai Côme le soir même pour Milan, juste en transit avant de filer sur Parme, une de mes villes préférées. Une paire de chaussures refusera de me suivre, ce que je comprends vu les beautés du lac. J'en découvrirai l'absence le lendemain, ça me fait plaisir d'avoir laissé un peu de moi et ma valise s'en trouve allégée...... Question : Dans le nord de l'Italie, alors que je m'applique à dire le mieux possible " Buongiorno " on m'accueille à l'hotel avec un " Bonjour "... 1: qu'est-ce qui dit que je suis française ? 2: mon accent est-il nul à ce point ? A partir de Florence, je devrai faire appel à toutes mes bribes de langues étrangères pour me faire comprendre : anglais, italien, allemand.... Du coup, je prépare sur mon carnet de notes les phrases indispensables et quotidiennes : – " Bisogno un taxi .Pottrebe chiamare ? " – -" Pottrebe mi aiutare à scendere ma mia valiglia " ( Orthographe non garantie..) 12 mai. Milan-Parme-Bussetto Trois quart d'heure de train jusqu'à Parme où j'ai réservé mon hotel, puis une petite heure jusqu'à la "ville" natale de Verdi, petit bourg bien calme en cette saison, où je flânerai sur les traces de l'artiste, et déplacerai les guides éventuels qui voudront bien ouvrir les portes des lieux pour moi seule. Aucun touriste, la vraie vie parmesane.C'est dimanche, les femmes sont apparemment à la messe, les hommes aux bistrots, où je m'immisce discrètement. On me sert une énorme planchette de Parme et Prosciutto et un verre de vin du coin. Tout ce que j'aime; entourée de brouhaha et fumée...à l'italienne. "C’est la ville d'origine du chef d’orchestre Arturo Toscanini et du peintre Parmigianino ; le compositeur Giuseppe Verdi a grandi à Busseto dans la province de Parme et occupe encore aujourd'hui une place importante dans la vie musicale parmesane ." J'ai tout vu de l'Itinéraire " Verdien " La maison natale à Roncole et l’église San Michele Archangelo où Verdi fut baptisé et où il prit ses premières leçons d’orgue. La Casa Barezzi : la demeure de son beau- père où Verdi rencontra sa première femme, puis avec celle du palais Orlandi acquis par Verdi en 1845 et où séjourna Toscanini. Le monument à Giuseppe Verdi érigé en 1913 sur la place Verdi à Bussetto. La villa Verdi : l’ultime demeure du Maître, qu’il acquit en 1848, et qui est toujours la propriété privée de ses héritiers, les Carrara- Verdi.( pas eu le temps....). Soirée et nuit à Parme 12 mai Parme Hotel Villa Toscanini. L'hotel est de classe, son nom m'a séduite à distance. Classique, sobre, mélange que j'aime de design actuel et de meubles et oeuvres anciennes. Comme souvent quand on arrive à l'hotel, important de vérifier immédiatement l'état de la télévision qui m'aide à m'acclimater au pays, et de la climatisation dont je ne suis pas fan, mais utile parfois. On dirait souvent que les précédents passagers se sont ingéniés à tout détraquer.... Ce qui fut le cas et j'appelais le garçon d'étage pour la clim. Délicieux brun aux yeux bleus..miam miam..que je dus rappeler sans arrière pensée....pour la télévison un peu plus tard. Charmant. Et là me vient à l'idée un flash que je ne me pardonne pas..mais en suis je responsable ? DSK m'apparut sous un autre jour....Misère ! J'erre et je dîne en fin de journée place principale sous les yeux de Garibaldi., quand les couleurs du soir donnent à l'Italie la lumière qui lui va si bien, "La place Garibaldi, située sur le site de l’ancien forum, est aujourd'hui coeur de la ville, entourée du Palazzo Finardi, de l'église San Pietro Apostolo néoclassique, du Palazzo del Comune construit en 1627 et du Palazzo del Governatore édifié en 1283. " Puis je me rend sur les lieux du palais de Marie-Louise, ex de Napoléon, régente du duché durant quelques années avec son amant le comte de Neipperg... Une pensée pour mon petit frère trés connaisseur de l'époque napoléonienne. Je n'irai pas cette fois çi voir l'extraordinaire Théatre Farnèse, du XVIIème siècle dont le décor en trompe l'oeil figure dansle film de Losey : Don Giovanni ". Mais je le recommande. (Spettacolare, grande, sfarzoso, e acusticamente impeccabile. Supera di gran lunga il Teatro Regio per bellezza, ma non ditelo a chi vive a Parma ). - " Le Théâtre Farnèse, à Parme, était le théâtre de la cour des ducs de Parme. En 2009, il est intégré dans le parcours de la galerie nationale de Parme. " Soirée. Délicieux repas en terrasse, ambiance parmesane, pas un touriste, c'est parfait. J'ai bien choisi ma saison. 13 mai Parme- Bologne Bologne. Mon hotel sympa: Albergo centrale (piazza maggiore) Nadia vient me chercher à l'hotel en fin d'après midi et me fait la surprise de m'amener à une exposition dans un jardin, qui fait penser à celui de Trénet et aux fontaines de Niki de Saint-Phalle: "C´est un jardin extraordinaire Il y a des canards qui parlent anglais Je leur donne du pain ils remuent leur derrière En m´disant " Thank you very much Monsieur Trenet " On y voit aussi des statues Qui se tiennent tranquilles tout le jour dit-on Mais moi je sais que dès la nuit venue Elles s´en vont danser sur le gazon Papa, c´est un jardin extraordinaire Il y a des oiseaux qui tiennent un buffet Ils vendent du grain des petits morceaux de gruyère " Sculptures en trouvailles insolites, parmi plantes et arbres magiques et surtout le jasmin que je découvre pour la première fois en buisson foisonnant. De la joie partout.... Merci Nadia qui ensuite nous concoctera, à son amoureux et à moi, la pasta à la façon Bolognaise. Un régal aussi. Leur appartement leur ressemble avec un beau parfum d'harmonie.On refait le monde....La soirée se finira trés tard. Le lendemain Nadia me fait visiter sa ville qu'elle aime tant, c'est évident, je n'ai jamais eu meilleur guide. A remarquer les kilomètres d'arcades. Bon déjeuner et dîner dans des coins sympas connus par eux. Visité aussi le lieu de répétition théatre d'Alain qui me transporte dans mes années de théatre . Rien ne vaut mieux que de découvrir une ville, un pays avec ses habitants, surtout quand ils sont aussi cools et agréables à fréquenter. Avant de partir, je me régalerai d'un chocolat chaud au sein de Bologne, unique en son genre. Et Alain me confiera un livre délicieux sur Palerme. Pour info: Bologne chef-lieu de la région d'Émilie-Romagne. Très ancienne ville universitaire (qui fut officiellement créée en 1088), elle accueille toujours beaucoup d'étudiants, lui confèrant son animation culturelle et sociale. Plus vieille et turbulente université d'Europe, bien avant la Sorbonne. Des femmes y enseignaient bien avant que d'autres universités s'y mettent... Célèbre pour ses tours et ses portiques en arches (plus de 38 Km dans le centre historique), dont le plus long au monde (Portique de San Luca, 3.500 m pour 666 arches), elle possède le centre historique médiéval le plus grand d'Europe après celui de Venise. 15 mai Vers le sud : Florence, Pistoïa et Franco Franco m'attend à la gare, on se reconnaît tout de suite après 20 ans d'éloignement.... Il me propose une visite de Florence, je viens de visiter plusieurs villes, je préfère admirer la Toscane verte en traversant avec lui la campagne jusqu'à sa ville: Pistoïa. Je suis trés gâtée, mon ami m'avait demandé par mail ce que j'aimais notamment au petit déjeuner et je dois dire que je n'ai jamais dégusté un aussi bon Tiramisu...Et bien sûr aussi la pasta. Avec au réveil, une table garnie des meilleurs mets de la région. Excellent guide que Franco qui, comme Nadia, aime sa ville natale.J'en ferais le tour avec lui, connaisseur en architecture et me faisant découvrir les détails des pierres et monuments d'époques où je note là comme ailleurs, que plusieurs architectes et périodes ont fait des églises un amoncellement d'arts différents et successifs harmonisés dans une rivalité probable de talents. Trés gourmet et excellent cuisinier, je comprends que ce serait lui faire injure que de lui proposer un restaurant qui n'aurait pas les saveurs de ses préparations. Le lendemain je découvre avec lui une proprieté immense d'oliviers et une ferme en colocation où des gens charmants nous accueillent. Vue du haut de la colline sur ces arbres précieux et la Toscane. Expérience intéressante entre personnes autonomes pouvant ou pas, se retrouver autour d'une table commune quand ils le souhaitent. Rien de mieux pour moi que de m'efforcer de comprendre la langue parlée par les autochtones. Si on ne comprend pas tous les mots, l'italien permet de se fier aux musiques, aux sons et aux gestes qui les accompagnent. On échange beaucoup sur la vie, la musiqueet l'amour qu'on lui porte et nos intensités. Trés belle étape. Merci Belami Franco pour tes attentions et connaissances. Le 17 mai, je regagne Florence et un B and B ( Bed and Breakfast) dont l'accueil me surprendra. Seul moment du voyage où j'ai fulminé.... Arrivant avec chaleur et lourde valise en début d'aprés midi à " Le Seggiole " dont le site internet indiquait un ancien palais tout proche du centre historique...je trouve porte close. Je sonne, re-sonne, et découvre un petit mot mal écrit avec un N° de téléphone.... Au fil, une personne de langue anglaise, avec qui je me débrouille en charabia 3 langues.....pour lui dire mon étonnement ( euphémisme). Elle me répond qu'elle a eu un empêchement et m'envoie quelqu'un avec la clef.... Contrairement à ce que j'avais vécu ailleurs dans des B and B, celui-ci n'était pas habité par la proprietaire mais " tenu " par une jeune étudiante américaine.La clientèle était exclusivement américaine et je constaterai vite que les rues de Florence sont envahies par cette population d'outre-atlantique. Du mal avec ces troupeaux menés par un parapluie hissé au dessus de la foule. Les asiatiques font pâle et rare figure parmi eux. Aux petits déjeuners, la jeune femme ne savait que faire pour se faire pardonner et deux "vieilles " américaines de mon âge, style miss Marpple, s'ébrouaient, s'esclaffaient, s'adressaient à moi comme si je comprenais tout de leur liesse.... J'avais prévu 2 jours sur place pour redonner chance à Florence de me plaire, mes précédents voyages m'ayant déçue, vu les foules de touristes et le peu de recul sur la piazza pour admirer Duomo et Baptistère. Je n'avais pas noté que c'était le week-end de l'ascension....d'où embouteillages humains partout. Et dans ce centre historique, je préférais encore une fois et de loin, la piazza Signoria où je restais longuement attablée le soir au son d'un petit orchestre face à la superbe Loggia dei Lanzi. http://fr.wikipedia.org/wiki/Loggia_dei_Lanzi et deux vidéos une amateur et une plus élaborée ( un peu bruyante, taire le son): http://www.youtube.com/watch?v=iWkf8gCBLBM&feature=related http://www.youtube.com/watch?v=jo047KzCd3A Inutile ce jour, d'essayer de visiter le palais Pitti...dont la file d'attente au soleil me fait fuir vers les arbres et les plantes. Heureusement qu'il y a le jardin Boboli....nettement moins fréquenté. Dans cet espace de verdure avec fontaines, statues, massifs de fleurs et allées de cyprés, juste une belge aimant comme moi nature et solitude.Je ne sais pourquoi elle m'appela " une française pas comme les autres"..... http://www.youtube.com/watch?v=uKaLnhAMjcM&feature=related Remarquable aussi la vue de la Piazzale Michelangiolo ( il est partout ...) vue le matin dont sans trop de monde. Le lendemain, je tente avec bonheur, une balade en bus vers les hauteurs de Florence et Fiesole. On y grimpe en lacets parmi oliveraies , somptueux jardins et enfilades de cyprés. Enchantement.....et miracle, autobus presque vide avec vue sur les collines qui laisse croire qu'on est quelques sièces en arrière sans immeubles ni antennes. Réconciliation avec la ville vue d'en haut. Voici le site où vous pourrez découvrir et participer à mon émerveillement : www.cityzeum.com/...iesole/photo/1#photo Imprudente mais chanceuse : J'avais cru bon de laisser la date du 19 sans réservation d'hotel, pensant passer cette journée à Sienne... Pas noté que c'était le pont de l'ascension...Ce qui fait que j'ai erré plusieurs heures tard le soir dans Florence, pour dégotter un hotel.J'aurais dormi n'importe où sauf dans la rue...même au pied de Michel- Ange. J'aime l'imprévu, j'avais garé ma valise pour aller à la recherche de ma chambre et j'ai visité tous les hotels ** et ***. Ne pouvant m'en prendre qu'à moi ( que j'aime bien..), je pris cela légèrement surtout quand au bout d'une vingtaine de gîtes sans place, je trouvais enfin le mien, prés de la gare et..bruyant. Seul détail sympathique: il est via Panzani...qui n'est pas un musicien, ni italien...comme beaucoup d'artistes ayant laissé trace et nom dans l'art culinaire... On ne risque rien de s'instruire : - "À peine démobilisé suite à la débâcle, Giovanni Panzani, qui s'appelle Jean depuis sa naturalisation, retourne dans sa famille à Niort, des Italiens tenant une boutique de pâtes et de produits italiens. Finalement, ce retour va vite se transformer en opportunité car tous les producteurs de pâtes en France sont établis en zone Libre (historiquement, les régions de l'immigration italienne d'avant-guerre telles que la Savoie, la vallée du Rhône, ou la Provence...). ". Ouf....Je serai plus proche demain de mon train pour Napoli ! 20 mai grand départ vers le Sud Si jusqu'ici, j'ai fait de petits trajets en train, me voilà partie pour un long parcours: Florence-Naples. Quatre heures de train sans encombres et à l'heure en fin d'après-midi . Je n'aurais sur tout le périple que 20 minutes de retard..rien à dire quand on lit les récriminations de beaucoup de voyageurs concernant Trenitalia. Napoli Le taxi me dépose à distance de la place Plebiscito car impossible d'y accéder en voiture. Dimanche soir et grandes manifestations à cet endroit réputé pour cela depuis des siècles. Je marchais difficilement jusqu'à ma rue avec mon lourd sac roulant; la place entière était couverte de monde et de drapeaux rouges (?), bannières etc....scandés par des refrains repris en hauts parleurs.. Etant coupée des infos depuis plusieurs jours, je pensais d'abord à un évènement politique important .... alors qu'il s'agissait d'une victoire de Naples au football... Me voilà projetée, précipitée dans l'ambiance en croisant aussi des processions menées par des curés en soutanes et dentelles chantant à tue-tête....J'ignore s'il s'agit de remercier Dieu pour cette victoire ou de fêter la journée dominicale... La« Place du plébiscite ») est la plus importante place de Naples. Située au choeur de la ville elle a une superficie de 25 000 m2 bordée par la Basilique San Francesco di Paola, le Palais Royal, le Palazzo Salerno et le Palazzo della Prefettura. Son nom est issu du plébiscite du 2 octobre 1860 intervenu dans le cadre de l'unification italienne. J'ai encore trés bien choisi, à distance, mon emplacement. Vive le net ! L'hotel que j'ai réservé faisait mon bonheur à l'avance. Situé à cent mètres de la place Plebiscito et de Santa Lucia, à deux pas de l'opèra San Carlo, dans la longue et montante rue Chiaia, du même nom, il était dit ancien Palais et je me voyais déja dansant au rythme du " Guépard..." dans les bras de Burt... Voir le beau document : lecoindesmemeres.com/photosnaples.html qui...remet les pendules à l'heure ! L'entrée est trés ordinaire, entre deux boutiques, grand porche, petite portière.Cour intérieure pavée où deux petits magasins bruyants dont on ne sait ce qu'ils vendent...restent ouverts nuit et jour.. L'entrée est au fond, muni d'un somptueux escalier en pierres à deux directions que j'ai retrouvé comme pièce unique dans un beau reportage sur Naples.. La réceptionniste vient m'accueillir. Premier étage trés élevé, les plafonds des palais sont hauts. Quand la porte du palier s'ouvre je découvre l'entrée d'un palace, salons, meubles précieux, toiles anciennes. Je vous laisse jouir de la traduction sur leur site : "L’hôtel, naît de la restructuration de l’appartement où le marquis Nicola Lecaldano Sasso la Terza habitat vers la fin du I8ème et le début du 19, au premier étage noble de l’immeuble du 216 de Via Chiaja, à 20 mètres seulement de Piazza du Plebiscito et de Piazza San Ferdinando (aujourd’hui Piazza Trieste e Trento), coeur de la ville de Naples." Accueil sympa, je m'installe dans une chambre trés cosy donnant sur une étroite cour intérieure ( il y en a trois, chacune entourée de passerelles, balcons et plantes vertes diverses). J'ai donc un balcon... donnant sur une passerelle ornée de plantes exotiques et faisant le tour de la cour.... Des tentures, une ambiance un peu sombre et calme. Nous sommes dimanche. En sortant de ma chambre pour explorer Napoli, pas fière du tout, vu la liesse envahissante des alentours, je croise dans les couloirs, un groupe d'italiens mené par un guide..... Je m'enquiers à la réception de cette animation surprenante. Et j'apprends que je suis logée dans un Casino ( bordel de luxe) célèbre au 19ème siècle et bien connu des aristocrates napolitains de l'époque... Je remarquais ensuite au virage d'un couloir un.......... bidet trés élégant sur pieds sculptés...qui avait dû voir du pays ...Une relique ! Ma chambre n'étant pas des plus fastueuses, n'aura pas droit à la visite des touristes... C'est à mon retour que je trouverais sur Google la mention discrète suivante : Hotel de charme....Chiaia Je sors pleine d'audace, et affronte la foule....en cherchant avec peine une place dans une trattoria . Au coin de ma rue je découvre la patisserie la plus célèbre de Naples : le Gran Caffe Gambrinus : - "Gambrinus est le café -pâtisserie historique de Naples où de célèbres et nombreuses figures telles que Verdi, Wilde ou Sartre y ont dégusté des fines pâtisseries locales légèrement relevées de zestes confits, accompagnées d’apéritifs sucrés ou de ristretti cardiotoniques servis par des camerieri en queue de pie virevoltant dans ses salons dorés. Le Caffè Gambrinus est fondé en 1860 par l'entrepreneur Vincenzo Apuzzo qui sait s'entourer des meilleurs brigades de pâtissiers et glaciers de l'époque. Dès lors, le Gambrinus obtient immédiatement un énorme succès. Décoré de peintures, stucs dorés, larges glaces, il a été défini par les critiques de l’époque comme «une authentique galerie d’art». -" De grandes personnalités y sont venues, dont Verdi, et le café Gambrinus est devenu, depuis l’unité italienne, le lieu de référence des chefs d’état, politiciens et intellectuels. Parmi les personnalités les plus célèbres, on compte Gabrielle d’Annunzio, Oscar Wilde ou Edorado De Filippo, qui ont tous contribué, par une poésie, une photo ou une dédicace, à l’immortalité du lieu. Aujourd’hui encore, les personnalités les plus connues, dont Odile Lamourère....., :-) ne manquent pas de s’y arrêter pour boire un café (délicieux) et déguster des pâtisseries. Comme souvent par ici, il faut faire deux fois la queue, une fois à la caisse pour prendre un ticket en donnant le nom de la gourmandise souhaitée ( ce que j'aurais du mal à faire...) et ensuite pour se faire délivrer le gateau... Franco m'avait recommandé de goûter la " pastiera " que je dégusterai avec délice le lendemain. Pour gourmands et cuisiniers : www.undejeunerdesoleil.com/2012/03/lamythique- pastiera-napoletana-typique.html Je trouve une table libre au premier étage du restaurant Rosati en face, devant fenêtre donnant sur la place animée dont les clameurs baissent avec la nuit. Délicieux repas fin de spécialités légères. Je prendrai une pizza demain, ce qui sera une expérience savoureuse obligeant à constater que nos pizzas n'ont rien à voir avec la vraie...napolitaine. A deux pas de la monumentale piazza del Plebiscito, un appartement bourgeois et un ancien bordel, ou premier étage d'un palazzo, ont été transformés en un hotel de charme à la forte personnalité. Accueil convivial, une trentaine de chambres aménagées avec gout, bar et salon confortables. A savoir : pour vingt euros on fait un repas dans un restaurant classe. Et où que l'on achète la bouteille d'eau minérale, elle est partout à un euro ! Avis à nos eaux de TGV...et d'ailleurs, au coût trés variable, atteignant chez nous parfois deux euros cinquante.. Je garde un excellent souvenir de mon passage à Naples. Tout m'a plu, depuis l'originalité de mon logis et son emplacement, jusqu'à la balade à travers la ville en bus et les jardins foisonnants. Je visite l'opéra San Carlo..un de mes grands rêves dans cette épopée. www.tripadvisor.fr/...-Teatro_di_San_Carlo- Naples_Province_of_Naples_Campania.html Avec moi un couple de français BCBG peu aimable et se plaignant qu'il n'y a pas de visite en français alors que je me régale sans tout comprendre, de visiter un lieu superbe et célèbre dans sa propre langue. Et avec un petit groupe de lycéens italiens dont le comportement d'un jeune m'attendrit. Il est amoureux-fou d'une des lycéennes trés mignonne et n'a d'yeux que pour elle.Lui aussi a bcp de charme avec ses 17 ans... Mais hélas..elle n'en veut pas et n'arrête pas de repousser ses avances comme Carmen avec José.... Opéra dans l'Opéra... Je suis aussi à côté du Chateau Castel Nuovo, forteresse ayant vu passer des rois de plusieurs nationalités depuis..1279....y compris des français ( angevins )www.naples-napoli.org/chateauneuf_info.html C'est fou le nombre de pays qui ont tenté de posséder Naples et ont géré la province en y laissant belles traces même si leur passage n'est pas fait que de bons souvenirs . Pour en savoir plus :www.naples-passion.com/histoire.html Je découvrirai la résidence de Rossini à Naples et pourrai me cultiver un peu plus sur ce bon vivant : -"C’est à Naples, à partir de 1815, que Rossini a le mieux exploité le versant dramatique de sa fabuleuse richesse d’inspiration. Cela peut sembler paradoxal lorsqu’on sait que la ville passe alors pour la capitale de l’opéra buffa. C’est là que l’impresario Serino fit jouer en 1706 la première oeuvre baptisée « opera buffa », la Cilla de Faggioli, donnée en dialecte napolitain. Toutefois on se tromperait si l’on croyait à une Naples vouée exclusivement à cette tradition séculaire. Ce sont les compositeurs « napolitains » eux-mêmes tels Paisiello et Cimarosa qui ont amorcé le rapprochement de l’opéra seria et de l’opéra buffa qui culmine, avec Cenerentola. Le Barbiere di Siviglia de Paisiello, en 1782, et Il matrimonio segreto de Cimarosa. C’est bien un extraordinaire appétit d’expériences nouvelles qui caractérise la Naples du début du XIX siècle. On y présente désormais les opéras de Gluck, de Spontini, de Sacchini et pas seulement par opportunisme face au conquérant Napoléon Bonaparte qui les adorait. " Le dernier soir j'aborderai, place Plebiscito, une femme la quarantaine, en lui disant spontanément : " Vous êtes française "...et elle, un peu inquiète : " Comment le savez vous ? ". Intuition. Elle vient d'arriver et voyage comme moi en solo. Je lui dis qu'il me semble qu'il y a longtemps que je n'ai pas parlé français et comme elle cherche un restaurant, nous dînons ensemble.Toulousaine sympa, elle a loué un appart dans les Pouilles pour les jours qui suivent. Pour éviter toute ambiguité, je lui parlerai...des hommes et de mon amour pour eux. Bonne soirée de confidences échangées sans réticences comme dans toute rencontre éphémère. Aprés coup, je pense qu'il aurait été encore plus savoureux que cette rencontre fut masculine... Aucune crainte dans Naples le soir, je me sens bien dans cette ville, trés vite à l'aise après l'affolement su premier soir.Seul petit problème : ici on parle Napolitain ..et si je commençais à saisir quelques phrases autour de moi, il me semble avoir changé de pays. J'ai beaucoup circulé à pied et en bus et commence à peiner. Heureusement le temps est délicieux, un printemps frais et ensoleillé. 22 mai Côte Amalfitaine et Sorrente ! Temps légèrement pluvieux pour gagner Sorrente par la mer. Toujours pas de touristes sur le bateau sauf un couple allemand dont l'homme trés bavard me rappelera mes jeunes années dans son pays... en me faisant faire des efforts dans sa langue. www.europeportreviews.com/Naples4.ht Tout le monde se réfugie à l'intérieur sauf moi, d'abord parce que je perçois que la mer va secouer et que j'aime ça. Et aussi parce qu'il est peu agréable de s'agglutiner au chaud en risquant mal d'estomac voire pire... ceux des voisins. Je me glisse dehors avec les marins et le couple allemand. Je sors mon k-way et me régale.... Je ne sais pourquoi le tangage et le roulis poussent à rire, sans doute à cause de l'équilibre fragile dés qu'on veut changer de place mais je retrouve des réflexes et sensations d'enfant. Et cela créé une belle complicité éphémère... Avec le vent, les embruns et toujours ces douces secousses lentes qui font surfer le bateau sur les hautes vagues. A Sorrente le temps se lève, on accoste comme dans une île, tel un village corse ou grec. Mon hotel a un joli nom : Désirée. Un taxi m'y amène. C'est la haut sur la falaise couverte de végétation florissante. Accueil sympa et émerveillement en ouvrant ma chambre. Sa terrasse donne sur un a-pic de 200 mètres au dessus de la mer. Site enchanteur, retenez-l'adresse. Je m'installe, impossible de descendre à pied sur la petite crique en bas, un ascenseur y accéde. Je passe un moment à contempler ce que j'avais imaginé en rêve. A mes pieds et au large, la baie de Naples et en face, le Vésuve..... Si on ouvre les photos on voit exactement les vues de ma chambre...terrasse : www.desireehotelsorrento.com/photogallery.php La pluie reprend, seul jour au temps morose, mais je suis ko et m'allonge face à la vue, grande baie ouverte à mes pieds. Je savais que j'aurais à marcher jusqu'au village et restaurants mais la réceptionniste trés serviable me téléphone pour me dire que vue le temps, ils mettent un chauffeur gratuitement à ma disposition pour m'amener à un restaurant plus haut encore....."Il Borgo" que je recommande à qui aura le bonheur de faire ce périple. Que ce soit Eole ou Vénus....les dieux sont avec moi surtout ce soir grace à "Gigi l'amoroso " ..... www.youtube.com/watch?v=yfVZYFbB1uY D'abord parce ce jeune chauffeur bien sapé me dira rapidement qu'il s'apelle Gigi, ensuite parce que c'est un beau garçon brun , tout ce que j'aime, qui me donnait envie de chanter : - " L´histoire d´un p´tit village près de Napoli ..........tous ceux qui venaient C´était pour écouter Celui qui faisait battre tous les coeurs Et quand il arrivait La foule s´écriait : Arriva, Gigi l´Amoroso Croqueur d´amour, l´oeil de velours comme une caresse Gigi l´Amoroso Toujours vainqueur, parfois sans coeur Mais jamais sans tendresse Partout, c´était la fête quand il chantait Zaza, luna caprese, o sole mio " Quand il me demande mon prénom et ...si j'étais seule...je perd 30 ans d'un coup. Le fait qu'il ne parle pas un mot de français ni d'anglais mais le napolitain freine notre dialogue, à moins que cela n'induise plus de mystère...Bien joli sourire. Eentre Edouard Bear et Bixente Lizarazu...le folklore et mon imaginaire en plus.. Au retour, il était évident que ce n'était pas le dialogue qu'il avait envie de privilégier.... Je me régalais d'un plaisir dépassé qui complétait parfaitement le repas délicieusement gastronomique avec large vue sur les lumières de Naples. Soirée enchanteresse, retour charmant, sourire complice et Adieu Jeunesse ! Qui a dit: " Gai comme un italien quand il sait (croit) qu'il y aura de l'amour et du bon vin"... Ma nuit au bord des étoiles fut belle et le soleil me réveilla. Je déboulais la route pour attraper l'autobus régional longeant la côte amalfitaine. Merveille des merveilles...avec à l' arrivée à Amalfi applaudissements pour le chauffeur ! Belles émotions lors de voitures en face et vues-surprises à chaque virage entre villages et mer. Positano, Praiano, Conca, Ravello...des noms qui chantent à l'italienne. Encore une journée de rêve, un cadeau prestigieux.... En passant à Positano, une pensée pour Pablo Néruda et le film émouvant " Il Postino" qui se passe là. Amalfi place avec sa curieuse cathédrale www.coteamalfitaine.net/amalfi-cathedrale.html et ruelles en escaliers. Je m'installe pour déjeuner sur la petite place face à l'édifice religieux où plusieurs styles et plusieurs siècles depuis 1182....en ont fait une curiosité. Le retour en bus sera aussi périlleux mais avec des vues différentes de l'aller, bien que sur la même route; il n'y en a qu'une. On ne voit pas les mêmes choses, du même côté, et la lumière sur les villages, les a-pics et la mer est différente entre matin et soir. Je découvre des champs de coquelicots ramassés les uns contre les autres comme un grand tissu de satin rouge, ( Salerne) puis des vergers immenses de citronniers et orangers couverts de fruits. Dans ces bus, pas un touriste....le rêve.Seulement des villageois totalement indifférents aux paysages qu'ils côtoient depuis qu'ils y sont nés. Et ma présence ne les gêne nullement, sont tous trés gentils quand je me renseigne sur les horaires etc... Le soir je dîne sur ma terrasse, avec quelques délices italiens achetés à Sorrente. On dit " Voir Naples et Mourir".......( mais on ne dit pas que c'est urgent). Moi, je l'ai vue dans ses ruelles et de loin au delà de la mer, brillante comme un bijou au fond de sa rade-écrin. Dernier soir : j'ai attendu que mes yeux n'en puissent plus de s'émerveiller pour aller dormir. L'Ephémère est toujours fascinant et plus fort en plaisir. Peut-être n'y reviendrais-je plus ? Mais le souvenir en est brûlant comme un soleil... 24 mai Sorrente- Naples- Palerme La grande traversée.... Grande journée, 9 heures de train que je redoute un peu...mais l'avion entre Naples et Palerme gréverait sérieusement mon budget. Quant au bateau il n'existe que de nuit, et je n'aime pa la navigation enfermée en cabine avec co-habitation non choisie. Et puis, j'ai un joli souvenir d'un aller Milan Naples en train avec des voyageurs cocasses, prosciutto et parmiggiano largement étalés sur les sièges. Sorrente-Naples en train, on longe la côte, autres vues que lors de la traversée mer. Des villas alternent avec les quartiers populaires. Et des tunnels....diable que l'Italie aime les tunnels ! Puis je me prépare à mon trajet train...en prévoyant juste un petit sandwich... Bizarre mais un "serveur" passera une seule fois vendre ce qu'il a dans deux poches en plastique.. et rien d'autre, ni bar..Heureusement que nous sommes un jour de joli printemps frais. Bonne chose : seconde classe trés confortable au niveau des sièges uniquement en compartiment. Je serai avec un couple mûr qui ne se parle pas et un monsieur plus âgé qui nous gate de ses ronflements ( en italien) de Naples à Palerme.... Dans les couloirs je croiserai un couple de râleurs...français... Mon romantisme en prend un coup. Je sors une tonne de documents sur la Sicile et plusieurs pages de mots croisés. Traversée mer : animation, distraction quand on arrive au détroit de Messine où l'on met le train sur le bateau... Manoeuvres bruyantes et sourdes. Nous sommes dans la câle. Hélas je ne comprend pas le sicilien...et impossible de savoir combien de temps va durer la traversée. Certains voyageurs quittent le train et montent sur les passerelles. Je crains bêtement de ne pas comprendre l'heure où il faudra regagner le compartiment et mon seul regret : ne pas être montée sur le pont surtout quand je lis maintenant que ce passage est trés périlleux et agité en mer. L'importance des manoeuvres et les bruits insolites donnent l'impression de passer dans un autre monde. On coupe le train en deux pour le caser, on entre et on sort en deux parties, durée du passage: une bonne heure pour 3 kilomètres mais une belle expérience insolite de plus. Et voilà une autre terre entre Messine et Palerme...Ouf..arrivée en fin de journée en bon état. Palermo 24 25 mai Ca sent la fin d'un voyage extraordinaire et unique, rêvé depuis longtemps dont Palerme est l'aboutissement. Il faut finir en beauté et je m'y emploie.... Je rêve depuis longtemps d'un hotel ancien palais dénommé " Grand Hotel et des Palmes " dont déja le nom surprend, et les photos que j'en ai vu m'enchantent comme toute l'époque où il a été construit et visité par des rois et princes, bien avant la jetset.. en 1874-1891. Je vous livre la traduction trés aléatoire de Google : - "Le Grand Hôtel et des Palmes était à la maison à de nombreux événements qui ont marqué l'histoire de la Sicile. En 1881, Richard Wagner a composé son «Parsifal» en 1882 Francesco Crispi a donné des leçons dans la vie politique, également, est le fameux 12-souper servi dans Vittorio Emanuele Orlando qu'il est fréquemment visité ses voyages alors. L'écrivain français Raymond Roussel y vécut jusqu'à sa mort, au cours de la Seconde Guerre mondiale, le général Charles Poletti a déménagé son siège là-bas, et le dernier, le baron Giuseppe Di Stefano a «choisi» d'y rester emprisonné jusqu'à la mort. " Quelle histoire ! Et encore plus cocasse et proche de nous : www.touristie.com/...-Hotel-des-Palmes-16 Pourquoi ai-je choisi son voisin aussi luxueux : l'Hotel Wagner ? Sans doute pour son célibre lustre...et Wagner, Rossini, Verdi : -" Bienvenu au majestueux Grand Hôtel Wagner de Palerme, hôtel historique de Sicile et hommage vivant au compositeur allemand de renommée mondiale Richard Wagner. C'est ici que se trouve le lustre qui apparaît dans la fameuse scène du bal du Guépard de L. Visconti, au dessus de vos têtes dans le hall d'accueil! Les intérieurs de cet hôtel sont décorés de fresques étonnantes, de tapis et marbres précieux, et, dans le hall principal, on y trouve également une splendide cheminée antique. Au quatrième étage, une immense terrasse panoramique vous attend pour des cocktails exclusifs et des soirées chics, de même que les salles Verdi et Rossini pour vos réunions ou conférences. " Wagner me semble moins sympathique que ses congénères italiens mais il est passé partout à Palerme et y a laissé trace , rue, place, maisons etc.... Superbe entrée de cet hotel, j'ai fait au mieux pour mon dernier jour. Tapis, meubles anciens, toiles, calme, statues bien disposées et marbres partout. Sans oublier les lustres magistraux les tableaux du I8ème, le paravent en bronze sculpté du bar et les plafonds peints. Le balcon de ma chambre est en marbre....mais je verrai dans les églises que les marbres de toutes teintes sont partout dans cette ville. Tout proche de la côte et des anciens palaces sur mer faisant ressembler la côte à Nice en plus vaste et plus long. Le quartier est onéreux, et je dîne en arrivant dans un restaurant de luxe, bon mais sans le floklore que j'attendais. Ni maffia, ni ordures sur le trottoir...Le petit livre d'Alain m'a fait prévoir le pire mais avec beaucoup d'humour et ( carte bleue et papiers dans pochette-slip...) je ne crains personne. Je m'écroule, vannée d'émotions et de trépidations. Bizarre comme en train, on reste assis et cependant comme cela peut fatiguer....mais je n'ai pas chômé depuis Milan.... Il n'y a que dans les palaces qu'on peut se faire monter le petite déjeuner dans sa chambre; et je ne m'en priverais pas. Et quel petit déjeuner ! J'y gouterais des fruits savoureux, mûrs à point et toutes les patisseries siciliennes, sans oublier mon dernier Cappuccino ! Le tout servi sur un vaste plateau d'argent...( ou presque)... Le lendemain je cherche les Citysightseeing car je n'ai qu'une journée et demi pour visiter cette superbe et immense ville aux aspects multiples. Ces bus peu fréquentés en cette saison et qui nous font sourire à Paris....sont trés bien agencés. Les écouteurs sont en bon français et les commentaires fort intéressants pour une ignare comme moi. Deux heures permettent de noter les endroits qu'on souhaite revoir. Et que je reverrai dans une autre vie....comme le quattro Canti: - Quattro Canti: place aussi appelée le «théâtre du soleil», car elle est éclairée par les rayons du soleil de l'aube au crépuscule. Les quatre bâtiments qui composent les Quattro Canti ont des sculptures sur leur façade illustrant différents thèmes comme les quatre saisons, entre autres. Curieuse cette place entourée de 4 immeubles dont la façade est garnie de statues. Je reviendrai Via Principe Belmonte, allée-cafés foisonnante d'arbres trés feuillus dont je trouverai le nom plus tard : micoucouliers. Je reviendrai flâner parmi les arbres de la villa Guilia. Et le Giardino Inglese et la villa Malfitano ....et le parc de la Favorita et l'église du Gesu.... Je reviendra pour visiter le théatre Massimo www.azurever.com/...icile/palermetheatro- mazzara.php3 où se déroule la scène finale du Parrain III. Dans un piteux état pendant 25 ans puis rénové, la production du film a pu y tourner sa dernière (et tragique) scène. - " A ce propos, ceux qui partent en Sicile sans avoir vu le Parrain, n'auront jamais bien compris le passé (et aussi le présent) mafieux de cette île. Ce théâtre est l'un des plus grand d'Europe. A l'intérieur, il faut surtout lever la tête. De somptueux lampadaires en verre de Murano ornent des plafonds fleuris. A part ça pas grand chose à y voir si ce n'est la salle Pompeienne, la dernière salle de la visite qui grâce à sa rondeur présente la meilleure acoustique du théâtre." Je reviendrai visiter le palais du Guépard, ( attendre ouverture photo) uniquement sur rendez-vous... pour y danser la valse dans les bras de l'actuel maître des lieux, avec la crinoline de Claudia..... - La famille Vanni Calvello a fait et continue de faire partie de l'aristocratie palermitaine. Son palais est donc tel qu'il a toujours été, avec ses meubles, peintures, porcelaines, verreries, etc... C'est l'un des plus beaux bijoux de Palerme. Il appartient au Prince Vanni Calvello Mantegne di Gangi. C'est ici, dans la salle de bal, que Visconti tourna une scène du Guépard. Trés belle gallerie des glaces. Dommage que la visite, chère, ne soit autorisée qu'aux groupes. Le temps raccourçit et mes jambes préfèrent l'autobus...mais je m'arrête au célèbre jardin botanique dont les arbres magistraux impressionnent autant que leurs immenses et robustes racines tentaculaires. Dernier matin : Avant de m'envoler de Trapani jusqu'à Barcelone et après un bon sommeil, je repars en goguette quelques heures. Les églises en Italie sont rarement ouvertes quand j'y passe tant il y a d'offices....durant lesquels elles sont réservées aux fidèles. Je suis surprise de tant de confessionals remplis et pas seulement par des bigottes mémères. Un gardien suveille l'entrée et décide qui est fidèle et qui ne l'est pas ( touriste)... Malgré ma tenue sage et mon âge certain + déclaration que je viens pour prier , on décide toujours que je ne peux avoir accés àl'intérieur. GGGGGGGRRRRRRRRRRRRRR Enfin, j'arrive à la bonne heure à San Domenico que vous découvrirez ici : www.palerme-palermo.net/eglises_palerme.html et là : www.routard.com/..._di_san_domenico.htm Joyaux baroque aux autels incrustés de marbres verts, bleus, roses, blancs et noirs. Eglise comme je les aime car on y imagine mieux une opérette qu'une messe. Panthéon de la Sicile dit-on mais où mes connaissance ne me font reconnaître personne. Les autels sont incrustés de marbres de toutes couleurs, jamais vu autant de teintes différentes. Lisant ensuite que cette église est " incontournable " je serais ravie de ne pas l'avoir contournée et qu'on ait bien voulu m'ouvrir ses portes... Juste à côté le Museo del Risorgimento qui retrace avec souvenirs et costumes d'époque la guerre Nord Sud en Italie reprise dans Le Guépard. Casquettes et chassures de " partisans " et de Garibaldi.. Il en est le maître de maison, photos et statues, puis Victor Emannuel et je dois demander où est représenté Verdi plus célèbre à Milan et à Parme mais brillant acteur de la libération. Un peu d'histoire : Napoléon III : la France aide le Piémont qui cède Nice et la Savoie. 1859 : bataille de Magenta entre l’Autriche et le Piémont. Les alliés progressent jusqu’à Milan. Bataille de Solferino : 400000 morts mais le Piémont récupère la Lombardie. Les régions de l’Italie centrale se prononcent par plébiscite pour un ralliement au Piémont. En Sicile, François II succède à Ferdinand ; le 4 avril : insurrection palermitaine et marche sur Messine de Rosalino Pilo. 1860 : entrée en scène de Garibaldi : débarquement des mille à Marsala le 11 mai ; il se proclame dictateur de l’île au nom de Victor-Emmanuel et marche sur Calatafimi (15 mai), occupe Palerme et gagne la bataille de Milazzo. Retour en Calabre : débarquement de 20000 hommes. Garibaldi remonte la péninsule, est le 7 septembre à Naples et défait François II à Gaete. Mais Napoléon III craint que marche jusqu’à Rome. Victor-Emmanuel intervient pour arrêter Garibaldi : entrevue de Teano. 21 octobre : rattachement au Piémont des Deux-Siciles par plébiscite (sans doute truqué). Rome reste au Pape. Loi du 17 mars 1861 : Victor-Emmanuel prend titre de Roi d’Italie ; Turin devient capitale. 1862 : Garibaldi prévoit expédition contre Rome mais les volontaires se heurtent à l’armée piémontaise à Aspromonte (Calabre ; 29 août 1862). 1865 : capitale transférée à Florence. 1866 : nouvelle guerre contre l’Autriche. Le Piémont est à nouveau battu à Custoza mais les Provinces autrichiennes votent par plébiscite le rattachement à l’Italie, en profitant de affaiblissement de l’Autriche vaincue par les Prussiens à Sadowa. Triste et Trente restent autrichiens. 1867 : Garibaldi tente à nouveau de libérer Rome mais l’Italie doit attendre la défaite de Napoléon III à Sedan contre la Prusse pour s’emparer de la ville (septembre 1870). 1871 : la capitale est transférée à Rome. Finale....sniff..... Trop court une journée et demi pour Palerme quand on est un peu k.o après un itinéraire mouvementé Nord Sud mais j'y reviendrai... Bus aéroport, vol sans histoire vers l' Espagne....mais pas envie de laisser aussi vite fuir l'Italie; tant pis pour Barcelone, je reste le soir à l'hotel avant de prendre le train du matin pour Montpellier... Addio Palermo ! Viva Italia ! www.youtube.com/watch?v=the9_fs1Za0 www.youtube.com/watch?v=KK-qFN3i2S8 Sans oublier à qui je dois aussi ce délicieux périple : Merci amis Christine, Yves, Christiane, Babeth , Elisabeth, Lysliane et frère dont les textos m'ont accompagnée quand mon coeur était si plein d'émotions qu'il me fallait en partager l'instant. Merci Nadia, Alain, Franco dont l'accueil chaleureux et leur amour des lieux m'ont fait aimer encore plus ce pays. Pour vous cette écriture maladroite et spontanée, afin de ne jamais oublier des journées depuis longtemps rêvées et que j'ai pu m'offrir avant que les plaisirs/souvenirs des sens ne s'échappent.... Mais des rêves italiens............j'en aurai toujours ! Merci de bien vouloir excuser fautes et maladresses..la belle intention y est...
bonjour
çà y est de retour à la réalité après 1 semaine de rêve. beaucoup de personnes m'ont aidé pour préparer ce voyage à présent je poste cette discusion pour donner des bons plans à ceux qui partent prochainement n'hésitez pas à me poser des questions. déjà aux niveaux escales : costa donne un mini plan de chaque ville : certains sont corrects d'autres peu détaillés
savone : nous arrivons près du centre : nous avons fait le choix de visiter la ville qui a de jolis sites (ce n'est pas rome ou florence mais c'est sympa) et le dimanche çà ne grouille pas. à voir : le priamar grande forteresse à 500m à gauche du port avec un site archéologique et un musée , entrez dans la forteresse : belle vue et coin ombragé (de cette chaleur c'est appréciable); la torretta, la cathédrale et la chapelle sixtine (bien sur rien à voir avec le vatican) style roccoco: on y rentre en donnant une pièce mais des guides vous sautent dessus j'imagine pour leur donner qques choses. joli tout de même. rue principale avec petit marché bio.
rome : navette gratuite costa jusqu'à civitavecchia ensuite à 300m à droite la gare : billet au guichet 12euros par personne même prix pour les enfanspour la journée comprenant train AR, bus et métro. train toutes les 1/2 heures. nous avons eu celui de 9H10. arrivée gare termini 10h30 la gare est très grande prendre direction métro B arrêt le colisée : on arrive juste devant. faites attention à votre sac. visite extèrieur du colisée, arc de constantin , les forum il fallait faire la queue pour payer (il faut faire un choix : comme nous voulions aussi voir la basilique du vatican nous avons préféré ne pas rentrer dans le forum) nous sommes passés par la droite vers une impasse où on peut entrevoir le site direction ensuite la place où est situé le grand momumnent blanc dédié au roi victor emmanuel II et ensuite fontaine de trevi, panthéon (où on a mangé une bonne glace artisanale) et la place d'espagne ! il était déjà 13h métro A direction le vatican arrêt à san pietro 10minutes de marche queue mais rapide car c'est juste pour la sécurité . la basilique grandiose attention pas de short court ni de décolté ! après avoir fait la queue on vous dit de ne pas entrer. retour par le bus n°64 jusque la gare san pietro train 16h30 retour bateau 17h30 journée crevante : prévoyer eau, chapeau voir évantail
olbia : nous avions déjà fait cette escale où nous avions loué un minibus avec d'autres français pour faire la côte d'émeraude. on s'est contenté de faire du shopping, trop crevé de la veille sinon il ya la navette gratuite costa pour le centre ville (peu de choses à voir) il ya un point info pour les plages et des taxis qui proposent des excursions
ibiza : navette costa payante 6€ le mercredi, 9 €le jeudi par personne. nous avons marché 15 minutes et nous avons trouvé un bus le 12B au 1er rond point pour le centre prix : 1.5€par personne l'aller attention les horaires ne sont pas indiqués : c'est marqué toutes les heures mais on ne sait pas quand !!!!!!! à l'aller on a eu de la chance d'en avoir un ! mais au retour non don 40 minutes de marche pour revenir (on élimine tous les plats !!!) visiter dalt villa le centre d'ibiza c'est super beau : prenez un plan à l'office de tourisme à gauche et en bas du village l'après midi nous avons eu le temps de faire la partie gauche et quelques boutiques à t shirts !!!!!! c'en est plein ! retour 20h self service du costa ouvert jusque 21h30
lendemain à pied à l'aller ! l'autre partie de dalt villa jusqu'en haut et les bastions on peut meme voir les moulins et de magnifiques vues
je vous recommande d'écrire à l'ot d'ibiza qui vous envoie par mail les itinéraires dans le village super sympa avec des ruelles typiques. retour en bus à 12h25
l'avantage de revenir l'aprem c'est qu'il y a peu de personnes sur le bateau tout le monde est à la plage toboggan, piscine, jaccuzi à volonté! la plage la plus proche est à je crois 30 minutes à pied talamanta
palma : le bus n°1 est devant le port et s'arrête à 10 minutes de la cathédrale demandez l'arrêt au chauffeur bus tous les 10minutes ! c'est mieux 1.5€ par personne l'aller le palais (payant, nous ne sommes pas allés)) la cathédrale 6euros par personne pour tout le monde se balader dans les ruelles. bains arabes 2€ gratuit pour les enfants : un très beau jardin et les vestiges des bains arabes
restau conseillé par un français de l'office de tourisme : restaurant popé (qui veut dire popeye) 10€ : entrée plat dessert du jour et boissons comprises sauf café . on a mangé une soupe de poissons maison, un gaspacho.... pas loin de la cathédrale on voulait monter au chateau mais l'office de tourisme nous l'a déconseillé vu la chaleur il fallait prendre un bus +30minutes de marche possibilité aussi : bus rouge touristique pour ceux qui n'aiment pas marché 15 euros (à rome c'est 20euros)
les baléares sont très verdoyants avec une belle végétation dans les rues c'est fort agréable
pour le bateau je confirme qu'il est inutile d'acheter des bouteilles , l'eau en carafe est donnée à volonté sauf si vous n'aimez pas le goût on peut acheter les bouteilles d'eau pendant les excursions moi je prenais des 1l et çà passe sans problème
le vin minimum 22€ la bouteille plus surprise 15% de service donc 25.6 les forfaits boissons à 19.9 par personne et par jour doivent être pris pour toute la cabine à vous de voir. un jus de fruit à la carte c'est 3.9€. nous on a préféré les boires aux escales moins chers !
les repas : si on veut on mange presque toute la journée ! entre le petit déj, le repas jusqu'à 16h , le thé à 16h et ses accompagnements le repas du soir, la pizzeria ouverte de 12 à16 et de 21 à 22h30, les en cas de minuit !!!!!!
sachez que pour les spectacles le 1er service qui mange à 19h a son spectacle à 21h45 et ceux du 2ème service qui mangent à 21h30 ont le spectacle avant !
voilà si vous avez des questions n'hésitez pas
sinon c'était ma première croisière costa je n'avais fait que des petits bateaux j'avais peur du brouhaha, il n'y en a que vers la piscine du pont 9 et parfois au self surtout le jour du débarquement à marseille c'est la folie préférez le restau quand il y a trop de monde au self çà repose ! y'a peu de monde les cabines sont très biens même au 1er pont le forfait de 7euros par jour et par personne comprend bien les pourboires voilà bonnes vacances
çà y est de retour à la réalité après 1 semaine de rêve. beaucoup de personnes m'ont aidé pour préparer ce voyage à présent je poste cette discusion pour donner des bons plans à ceux qui partent prochainement n'hésitez pas à me poser des questions. déjà aux niveaux escales : costa donne un mini plan de chaque ville : certains sont corrects d'autres peu détaillés
savone : nous arrivons près du centre : nous avons fait le choix de visiter la ville qui a de jolis sites (ce n'est pas rome ou florence mais c'est sympa) et le dimanche çà ne grouille pas. à voir : le priamar grande forteresse à 500m à gauche du port avec un site archéologique et un musée , entrez dans la forteresse : belle vue et coin ombragé (de cette chaleur c'est appréciable); la torretta, la cathédrale et la chapelle sixtine (bien sur rien à voir avec le vatican) style roccoco: on y rentre en donnant une pièce mais des guides vous sautent dessus j'imagine pour leur donner qques choses. joli tout de même. rue principale avec petit marché bio.
rome : navette gratuite costa jusqu'à civitavecchia ensuite à 300m à droite la gare : billet au guichet 12euros par personne même prix pour les enfanspour la journée comprenant train AR, bus et métro. train toutes les 1/2 heures. nous avons eu celui de 9H10. arrivée gare termini 10h30 la gare est très grande prendre direction métro B arrêt le colisée : on arrive juste devant. faites attention à votre sac. visite extèrieur du colisée, arc de constantin , les forum il fallait faire la queue pour payer (il faut faire un choix : comme nous voulions aussi voir la basilique du vatican nous avons préféré ne pas rentrer dans le forum) nous sommes passés par la droite vers une impasse où on peut entrevoir le site direction ensuite la place où est situé le grand momumnent blanc dédié au roi victor emmanuel II et ensuite fontaine de trevi, panthéon (où on a mangé une bonne glace artisanale) et la place d'espagne ! il était déjà 13h métro A direction le vatican arrêt à san pietro 10minutes de marche queue mais rapide car c'est juste pour la sécurité . la basilique grandiose attention pas de short court ni de décolté ! après avoir fait la queue on vous dit de ne pas entrer. retour par le bus n°64 jusque la gare san pietro train 16h30 retour bateau 17h30 journée crevante : prévoyer eau, chapeau voir évantail
olbia : nous avions déjà fait cette escale où nous avions loué un minibus avec d'autres français pour faire la côte d'émeraude. on s'est contenté de faire du shopping, trop crevé de la veille sinon il ya la navette gratuite costa pour le centre ville (peu de choses à voir) il ya un point info pour les plages et des taxis qui proposent des excursions
ibiza : navette costa payante 6€ le mercredi, 9 €le jeudi par personne. nous avons marché 15 minutes et nous avons trouvé un bus le 12B au 1er rond point pour le centre prix : 1.5€par personne l'aller attention les horaires ne sont pas indiqués : c'est marqué toutes les heures mais on ne sait pas quand !!!!!!! à l'aller on a eu de la chance d'en avoir un ! mais au retour non don 40 minutes de marche pour revenir (on élimine tous les plats !!!) visiter dalt villa le centre d'ibiza c'est super beau : prenez un plan à l'office de tourisme à gauche et en bas du village l'après midi nous avons eu le temps de faire la partie gauche et quelques boutiques à t shirts !!!!!! c'en est plein ! retour 20h self service du costa ouvert jusque 21h30
lendemain à pied à l'aller ! l'autre partie de dalt villa jusqu'en haut et les bastions on peut meme voir les moulins et de magnifiques vues
je vous recommande d'écrire à l'ot d'ibiza qui vous envoie par mail les itinéraires dans le village super sympa avec des ruelles typiques. retour en bus à 12h25
l'avantage de revenir l'aprem c'est qu'il y a peu de personnes sur le bateau tout le monde est à la plage toboggan, piscine, jaccuzi à volonté! la plage la plus proche est à je crois 30 minutes à pied talamanta
palma : le bus n°1 est devant le port et s'arrête à 10 minutes de la cathédrale demandez l'arrêt au chauffeur bus tous les 10minutes ! c'est mieux 1.5€ par personne l'aller le palais (payant, nous ne sommes pas allés)) la cathédrale 6euros par personne pour tout le monde se balader dans les ruelles. bains arabes 2€ gratuit pour les enfants : un très beau jardin et les vestiges des bains arabes
restau conseillé par un français de l'office de tourisme : restaurant popé (qui veut dire popeye) 10€ : entrée plat dessert du jour et boissons comprises sauf café . on a mangé une soupe de poissons maison, un gaspacho.... pas loin de la cathédrale on voulait monter au chateau mais l'office de tourisme nous l'a déconseillé vu la chaleur il fallait prendre un bus +30minutes de marche possibilité aussi : bus rouge touristique pour ceux qui n'aiment pas marché 15 euros (à rome c'est 20euros)
les baléares sont très verdoyants avec une belle végétation dans les rues c'est fort agréable
pour le bateau je confirme qu'il est inutile d'acheter des bouteilles , l'eau en carafe est donnée à volonté sauf si vous n'aimez pas le goût on peut acheter les bouteilles d'eau pendant les excursions moi je prenais des 1l et çà passe sans problème
le vin minimum 22€ la bouteille plus surprise 15% de service donc 25.6 les forfaits boissons à 19.9 par personne et par jour doivent être pris pour toute la cabine à vous de voir. un jus de fruit à la carte c'est 3.9€. nous on a préféré les boires aux escales moins chers !
les repas : si on veut on mange presque toute la journée ! entre le petit déj, le repas jusqu'à 16h , le thé à 16h et ses accompagnements le repas du soir, la pizzeria ouverte de 12 à16 et de 21 à 22h30, les en cas de minuit !!!!!!
sachez que pour les spectacles le 1er service qui mange à 19h a son spectacle à 21h45 et ceux du 2ème service qui mangent à 21h30 ont le spectacle avant !
voilà si vous avez des questions n'hésitez pas
sinon c'était ma première croisière costa je n'avais fait que des petits bateaux j'avais peur du brouhaha, il n'y en a que vers la piscine du pont 9 et parfois au self surtout le jour du débarquement à marseille c'est la folie préférez le restau quand il y a trop de monde au self çà repose ! y'a peu de monde les cabines sont très biens même au 1er pont le forfait de 7euros par jour et par personne comprend bien les pourboires voilà bonnes vacances
Bonjour à tous !
j'ai actuellement 17ans et je me prépare à partir en Italie durant les prochaines grandes vacances (2011-2012). Bien sûr je partirai en vélo mais comme j'aime bien les défis, j'ai décidé de faire ce voyage en pignon fixe ! (je suis très sportif ça devrait aller ! )
J'ai donc un cadre de piste LEJEUNE des années 90 en très bon état avec des pattes horizontales, sans oeillets... juste le strict minimum. Je ne trouve donc aucun portes bagages (types tubus cargo) que je puisse fixer à mon vélo, auriez-vous des idées ou connaissez-vous des produits qui sont adaptables? J'ai déjà un système pour fixer le porte bagage sur le hauban en dessous de la selle mais au niveau de la roue, rien trouvé !
J'ai pensé aussi à une remorque AEVON se fixant sur la tige de selle, plus pratique que fixer au niveau de la roue dû au pignon fixe, l'avez vous testé? vous convient-elle ? et niveau vol?
Êtes-vous plutôt remorques ou portes bagages?
Je ne compte pas m'arrêter là en terme de voyage, j'ai l'objectif de faire le tour du monde, un peu plus tard... donc je suis prêt à investir pour de la bonne qualité
Je suis preneur sur toutes sortes d'anecdotes et conseils concernant vos voyages !
merci à tous pour vos précieux conseils !!
Preamble
June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.

In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.

In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

Les grands projets se préparent, et souvent bien en avance. Plus le temps du départ approche, plus les doutes se font prégnants. Est-ce possible, est-ce que je ne tire pas trop sur la ficelle ? Mais d’expérience on sait que lorsque l’action est engagée, l’esprit se libère quelque peu, et les incertitudes reléguées au second plan, fournissent le piment de l’aventure.
Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.
Volcan Tuzgle
Volcan San Francisco
Volcan Socompa
Cette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !
Itinéraire de ces 9 jours
Dans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.
Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.
Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.
Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.
Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.
Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.
Quiquillon d'Orpierre
A 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.
La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.
Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.
Pic de Bure
Crête des Bergers
Avec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.
mon vélo pour pays "civilisés"
Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.
Dévoluy, massif calcaire
Nous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.
Col de Rioupes
Dans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !
Pilier Desmaison Pic de Bure
Un signe du passé
L’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.

Nous y sommes
Une descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.
Le Drac
Nous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.
Premier bivouac
Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.
Volcan Tuzgle
Volcan San Francisco
Volcan SocompaCette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !
Itinéraire de ces 9 joursDans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.
Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.
Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.
Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.
Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.
Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.
Quiquillon d'OrpierreA 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.
La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.
Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.
Pic de Bure
Crête des BergersAvec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.
mon vélo pour pays "civilisés"Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.

Dévoluy, massif calcaireNous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.
Col de RioupesDans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !
Pilier Desmaison Pic de Bure
Un signe du passéL’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.

Nous y sommesUne descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.
Le DracNous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.
Premier bivouacBonjour tout le monde 🙂,
Je me propose de vous raconter un mon périple balkanique de cet été. Nous sommes partis 30 jours à deux, avec mon véhicule de tourisme, sièges arrière démontés pour le charger un peu de tout le nécessaire de voyage et tant pis pour les auto-stoppeurs !
Comme à mon habitude, j'ai tenu un journal de bord, dont je reprendrai ici l'essence, mais en le réinterprétant avec le recul et en tenant compte de tous les documents ramenés (brochures, tickets de caisse, etc.)
L'ensemble du récit pouvant être long voire fastidieux, je vais procéder par étape, donc par pays. Je vais insérer une partie pratique à la fin de chaque étape (prix des restos, de l'essence, etc.)
Nous sommes partis du Sud de la Sarthe (Le Mans, France, précision à destination des Québécois 😉) le 17 juillet, 10 jours après m'être rendu à Berlin en voiture pour la finale de la Coupe du monde de football (ce qui obéra quelque peu mon budget vacances, on le comprend). On s'est arrêté à Rome, Bari, en Albanie, en Macédoine, on a traversé le nord de la Grèce avec une pause à Alexandroupolis, puis on a continué jusqu'à Istambul. Le trajet de l'Albanie (arrivée à Durres) à Istambul (ancienne Constantinople, d'où le titre de mon récit) a repris celui de l'antique Via Egnatia, voie romaine qui eut un rôle d'axe routier essentiel pendant des siècles et des siècles, reliant l'Europe occidentale à l'Orient. Nous sommes revenus par la Bulgarie, la Serbie (avec divers arrêts), la Croatie, la Slovénie, l'Italie avec une pause à Venise, puis trajet d'une traite jusqu'à Paris.
Je propose de raconter mon périple ainsi : I De la France à Rome et à Bari II L'Albanie III La Macédoine IV Le Nord de la Grèce V La Turquie d'Europe et Istambul VI La Bulgarie VII La Serbie VIII La Croatie et la Slovénie IX Venise X Retour en France et conclusion
Le programme est ambitieux, il me faudra pas mal de temps pour le concrétiser, je compte sur votre soutien moral ! 🙂
Je propose de ''sauter'' pour le moment la première étape pour passer tout de suite à une destination européenne ''exotique'', l'Albanie.
A bientôt !
PS : je suis ouvert à toutes vos suggestions, avant que je commence réellement ce récit...
Je me propose de vous raconter un mon périple balkanique de cet été. Nous sommes partis 30 jours à deux, avec mon véhicule de tourisme, sièges arrière démontés pour le charger un peu de tout le nécessaire de voyage et tant pis pour les auto-stoppeurs !
Comme à mon habitude, j'ai tenu un journal de bord, dont je reprendrai ici l'essence, mais en le réinterprétant avec le recul et en tenant compte de tous les documents ramenés (brochures, tickets de caisse, etc.)
L'ensemble du récit pouvant être long voire fastidieux, je vais procéder par étape, donc par pays. Je vais insérer une partie pratique à la fin de chaque étape (prix des restos, de l'essence, etc.)
Nous sommes partis du Sud de la Sarthe (Le Mans, France, précision à destination des Québécois 😉) le 17 juillet, 10 jours après m'être rendu à Berlin en voiture pour la finale de la Coupe du monde de football (ce qui obéra quelque peu mon budget vacances, on le comprend). On s'est arrêté à Rome, Bari, en Albanie, en Macédoine, on a traversé le nord de la Grèce avec une pause à Alexandroupolis, puis on a continué jusqu'à Istambul. Le trajet de l'Albanie (arrivée à Durres) à Istambul (ancienne Constantinople, d'où le titre de mon récit) a repris celui de l'antique Via Egnatia, voie romaine qui eut un rôle d'axe routier essentiel pendant des siècles et des siècles, reliant l'Europe occidentale à l'Orient. Nous sommes revenus par la Bulgarie, la Serbie (avec divers arrêts), la Croatie, la Slovénie, l'Italie avec une pause à Venise, puis trajet d'une traite jusqu'à Paris.
Je propose de raconter mon périple ainsi : I De la France à Rome et à Bari II L'Albanie III La Macédoine IV Le Nord de la Grèce V La Turquie d'Europe et Istambul VI La Bulgarie VII La Serbie VIII La Croatie et la Slovénie IX Venise X Retour en France et conclusion
Le programme est ambitieux, il me faudra pas mal de temps pour le concrétiser, je compte sur votre soutien moral ! 🙂
Je propose de ''sauter'' pour le moment la première étape pour passer tout de suite à une destination européenne ''exotique'', l'Albanie.
A bientôt !
PS : je suis ouvert à toutes vos suggestions, avant que je commence réellement ce récit...
Je reviens d'une nouvelle semaine dans cette ville fascinante qu'est Naples !
J'avais déjà eu l'occasion de découvrir cette ville, ainsi que Pompéi et Herculanum, en avril dernier, et j'avais très envie d'y retourner pour approfondir un peu.
Vous trouverez mon premier carnet ici :
voyageforum.com/...herculanum-d8093050/
Et des articles plus détaillés sur mon blog, avec plus de photos :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/naples/
Pour résumer, l'an dernier nous avions parcouru un peu la vieille ville et quelques églises, le bord de mer à Chiaia et Mergellina, avions visité la Chartreuse et son musée, le musée archéologique, la via Toledo et les quartiers espagnols.
À la base nous voulions y retourner à la même période, en avril, mais les billets d'avion étant très chers à cette période (Pâques et vacances scolaires...) nous avons donc du changer nos plans, et trouvé un AR à 60€ avec Easy jet pour tout début mars. Vu la saison, nous avons un peu hésité, mais au final on s'est dit que connaissant déjà la ville, s'il ne faisait pas toujours beau, ce ne serait pas très grave et il y avait de quoi s'occuper.
Bon, au final, on a vraiment joué de malchance car nous n'avons eu qu'un seul jour de beau temps sur les 6 🤪 Et deux journées vraiment gâchées par la pluie...
J'aurais aimé visiter la Reggia di Caserta et voir l'île de Procida, mais par ce temps, ce n'était pas vraiment possible 😕 Séjour donc un peu gâché, mais pas de regrets pour autant, nous avons tout de même vu des choses intéressantes, et on a bien mangé, ça compense 😛 Il nous faudra de toute façon revenir tant il y a à voir dans la région...
En ce qui concerne l'hébergement, nous avions trouvé un petit studio dans le quartier assez chic de Chiaia, vers le bord de mer, et à 10 mn à pied de la Piazza Amedeo et la ligne 2 du "métro" (plutôt un RER en fait). L'année d'avant nous étions à 15 mn de la gare principale, dans un quartier très populaire, on va dire que le cadre changeait vraiment, cela nous a permis de découvrir différents aspects de la ville. Pour 215€/semaine, cela valait le coup !
Vous trouverez mon premier carnet ici :
voyageforum.com/...herculanum-d8093050/
Et des articles plus détaillés sur mon blog, avec plus de photos :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/naples/
Pour résumer, l'an dernier nous avions parcouru un peu la vieille ville et quelques églises, le bord de mer à Chiaia et Mergellina, avions visité la Chartreuse et son musée, le musée archéologique, la via Toledo et les quartiers espagnols.
À la base nous voulions y retourner à la même période, en avril, mais les billets d'avion étant très chers à cette période (Pâques et vacances scolaires...) nous avons donc du changer nos plans, et trouvé un AR à 60€ avec Easy jet pour tout début mars. Vu la saison, nous avons un peu hésité, mais au final on s'est dit que connaissant déjà la ville, s'il ne faisait pas toujours beau, ce ne serait pas très grave et il y avait de quoi s'occuper.
Bon, au final, on a vraiment joué de malchance car nous n'avons eu qu'un seul jour de beau temps sur les 6 🤪 Et deux journées vraiment gâchées par la pluie...
J'aurais aimé visiter la Reggia di Caserta et voir l'île de Procida, mais par ce temps, ce n'était pas vraiment possible 😕 Séjour donc un peu gâché, mais pas de regrets pour autant, nous avons tout de même vu des choses intéressantes, et on a bien mangé, ça compense 😛 Il nous faudra de toute façon revenir tant il y a à voir dans la région...
En ce qui concerne l'hébergement, nous avions trouvé un petit studio dans le quartier assez chic de Chiaia, vers le bord de mer, et à 10 mn à pied de la Piazza Amedeo et la ligne 2 du "métro" (plutôt un RER en fait). L'année d'avant nous étions à 15 mn de la gare principale, dans un quartier très populaire, on va dire que le cadre changeait vraiment, cela nous a permis de découvrir différents aspects de la ville. Pour 215€/semaine, cela valait le coup !
Bonjour, je vive à Sienne dans le centre historique et dans ces jours d'août je vois la ville saturée de touristes de tous les pays, notamment France et Pays-Bas. Chaque jour je rencontre dans les rues de la vieille ville et aussi dans les rues étroites des voitures avec des plaques d'immatriculation étrangère qui entrent dans la ZTL. Même ce matin je voyais un grand camper, qui avait du mal à marcher dans les rues étroites et remplies de gens qui apportent dans la Piazza del Campo.
Chaque fois je tente de bloquer les voitures et d'expliquer qu'ils ont tort, ce matin je l'ai fait avec une couple de Français en disant de revenir en arrière parce qu'il y avait la police. Ils m'ont répondu "Je ne peux pas aller? Oh, d'accord" et ont continué en dépit de mon avertissement. Il est difficile de croire chaque fois qu'il est des gens inconscients et de bonne foi, en particulier pour ceux qui envisagent d'arriver sur la place d'une ville médiévale comme Sienne avec un grand campeur 😕
C'est possible que les touristes ne peuvent pas lire sur internet, avant de partir, quel genre de ville ils doivent visiter? Le camper où il projette de se garer... sur la place au dessous de la "Tour del Mangia"? Incroyable, ce matin, nous étions plusieurs personnes à regarder avec incrédulité le campeur qui essayait de manœuvrer dans les rues étroites comme les nôtres 🏴☠️.
VENISE
18 avril 2010 Satolas 16h25 Venise Marco Polo 17h45
22 avril 2010 Venise Marco Polo 15h40 Satolas 17h45
http://www.e-venise.com/marine-commerce-venise.htm
Voici les infos dont je me suis servi pour cette escapade à Venise tout loin s'en faut n'est pas des moi...
Déjà nuage oblige ça a été Voiture Lyon Mestre 7h50, puis parking en face de la gare des trains 45E les 5 jours et train juqu'à Venise...Je laisse les infos aéroport qui peuvent aider.
D18 Arrivé à l’aéroport Marco Polo, Venise est à 12 km. Le bus vous dépose à la Piazzale Roma, au nord de Venise et il ne vous reste alors plus qu'à prendre le Vaporetto pour vous rendre à votre hôtel ou marcher si ce n'est pas trop loin. Deux compagnies de transport par autobus sont disponibles pour vous rendre de l'aéroport Marco Polo à Venise: Les Bus ACTV
Si vous utilisez la compagnie ACTV, il faut prendre la ligne N° 5. Le prix du billet par personne est de 1 euro. Par contre, si vous avez une Venice Card, le prix du bus y est déjà inclus. Le billet peut s'acheter directement auprès du chauffeur. Le trajet dure de 30 minutes.
Arrêt des Bus ACTV et ATVO Piazzale Roma à Venise
Les Dimanches et Jours fériés : Depuis l'Aéroport Marco Polo en direction de la Piazzale Roma à Venise 17h40 - 18h10 - 18h40 - 19h10 - 19h40 - 20h10 - 20h40
Pour les Bus ATVO Il vous faut prendre la Ligne 35. Le billet coûte 3 euros, bagages inclus, et s'achète au distributeur situé à l'arrêt des bus ATVO, à la sortie de l'aéroport. (5,5 euros pour le billet aller-retour). Si vous n'avez pas de monnaie, vous pourrez l'acheter directement au chauffeur.
Depuis l'Aéroport Marco Polo en direction de la Piazzale Roma à Venise 17h50 - 18h20 - 18h50 - 19h20 - 20h00 - 20h40.
Puis, prendre le vaporetto 1ou 2 et descendre à l’arrêt San Zaccaria. Remonter vers le nord 500m jusqu’à l’hotel : N32 E3 Foresteria Chiesa Valdese Calle Lunga Maria Formosa CASRELLO Tel 041 528 67 97 P116. http://www.foresteriavenezia.it/foresteria/index.htm
C’est un ancien palais qui appartient à l’église méthodiste de Suisse. Aucun prosélytisme, c’est un hôtel « classique ». Bon hôtel, bon confort, 80E la chambre avec wc/sdb et petit dèj. Copieux et à volonté. La chambre 14 a des peintures au plafond et est à 92E la première nuit et 84E les suivantes.
L19 Sachez qu'il existe une Museum Card à 12 € pour les Musées de la place Saint Marc (valable 3 mois) qui comprend la visite du Palais des Doges, le musée Correr, la Bibliothèque Marciana et le Musée Archéologique. Cette possibilité est offerte du 2 novembre au 31 mars. Du 1er avril au 1er novembre, et pour un euro de plus, soit 13 € au total, la Museum Card devient Carte San Marco Museum Plus, et, en sus des musées accessible par la carte Museum Card à 12 €, vous pourrez en sus visiter un autre des musées Municipaux de Venise, au choix : La Cà Rezzonico, le Palazzo Mocenigo, la Maison de Goldoni, la Cà Pesaro ou le musée du Verre de Murano.
Musée Correr 9h pour être seul.
Le lion de saint Marc
Marc et son attribut, le lion, Chroniques de Nuremberg, 1493
Saint Marc est symbolisé par un lion d'après l'un des premiers versets de son évangile :
« Une voix rugit dans le désert... » — Mc 1,3
Les quatre évangélistes sont représentés sous formes allégoriques du tétramorphe : l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean, le taureau pour saint Luc et le lion pour saint Marc. Cette représentation est inspirée par une vision du prophète de l'Ancien Testament Ezéchiel et par la description des quatre Vivants de l'Apocalypse selon saint Jean.
Le lion symbolisant saint Marc est généralement ailé, ce qui le distingue du lion de saint Jérôme[4].Il faut signaler que le Lion, dit "de" Saint-Marc, fut l'emblème de la République de Venise.
En 828, afin de remplacer saint Théodore, le 11e Doge de la ville chrétienne de Venise, Giustiniano Participazio, se cherche un nouveau puissant protecteur céleste pour protéger la ville. Celui-ci doit rivaliser avec Rome et son saint patron saint Pierre. Deux marchands vénitiens se débrouillent pour aller voler les reliques sacrées de saint Marc l'évangéliste dans la petite chapelle du petit port de pêche de Bucoles proche d'Alexandrie en Égypte où il avait souffert le martyre. La basilique Saint-Marc est alors spécialement construite pour l'occasion, pour abriter ses reliques auxquelles l'église catholique prêtait à l'époque des pouvoirs divins et il devient ainsi le Saint Patron de la ville avec son lion comme symbole (Tétramorphe), au même titre que l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean et le taureau pour saint Luc. Marc était venu évangéliser la région au Ier siècle par bateau et avait fait naufrage dans la lagune qui allait donner naissance en 452 à la Sérénissime. Un ange lui aurait apparu et lui avait alors dit ces mots : « Paix sur toi Marc mon évangéliste, tu trouveras ici le repos ».
Si elle a aujourd'hui un intérêt avant tout historique, architectural et touristique, elle fut dans le passé le centre politique, religieux et économique de la république de Venise. Elle est surnommée par Napoléon Bonaparte « le plus élégant salon d'Europe ». Biographie de Saint Marc
Un des quatre évangélistes de la religion chrétienne. Né Jean, ses facultés d'helléniste lui ont valu le nom de Marcus. Converti par l'apôtre Pierre, il partit prêcher avec Saint Paul en Asie Mineure (Antioche, Perga), puis avec Barnabé sur l'île de Chypre. Saint Marc aurait rédigé le second 'Évangile' à Rome aux alentours de 60 après J.-C. durant la captivité de Saint Paul. La tradition chrétienne lui attribut par la suite l'évangélisation d'Alexandrie dont il aurait été le premier évêque. Il y aurait été martyrisé en 67 après J.-C. Son corps fut, selon la tradition, ramené par deux marchands vénitiens dans la cité lagunaire en 828, dont il devint le patron.
Voici ce que le presbytre disait : Marc, qui avait été l'interprète de Pierre, écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l'ordre de ce que le Seigneur avait dit ou fait, car il n'avait pas entendu le Seigneur et n'avait pas été son disciple, mais bien plus tard, comme je disais, celui de Pierre. Celui-ci donnait son enseignement selon les besoins, sans se proposer de mettre en ordre les discours du Seigneur. De sorte que Marc ne fut pas en faute, ayant écrit certaines choses selon qu'il se les rappelait. Il ne se souciait que d'une chose : ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et ne rien rapporter que de véritable.
Le saint patron de Venise était Saint Théodore. Le saint grec témoignait de l'influence byzantine sur Venise. Quand en 828, le corps de Saint Marc fut ramené d'Alexandrie par 2 marchands vénitiens Buono de Malamocco et Rustico de Torcello, il devint le Saint patron de la ville. On lui construisit une petite chapelle, dans le Palais des Doges, qui n'était à l'époque qu'un château fort. En 832, on termina, non loin du palais des Doges, une petite église mausolée, incendiée en 976. Reconstruite en 978, elle sera de nouveau abattue. En 1063, on construisit un sanctuaire inspiré de la Basilique des Saints Apotres et de la Basilique de Sainte Sophie à Constantinople. Edifice en croix grecque, elle est assez trapue, possède déjà des coupoles basses et sa façade est de briques rouges. La Basilique fut consacrée en 1094. Peu à peu, la façade de l'austère basilique se pare de revêtements de marbre et de portiques profonds, soutenus d'une double rangée de colonnettes. La brique disparait sous le marbre. Le grand portail est orné de bas-relief représentant les métiers et les signes du zodiaque. Flèches, bas-reliefs, arcs, chapiteaux, du 11e au 15e siècle, elle intègre différents styles, assimilant les arts de l'Orient et ceux de l'Occident. Elle les assimile tellement qu'une partie des ornements provient directement d'Orient, comme le groupe des Tétrarques en porphyre rouge syro-égyptien, ou les célèbres chevaux de Saint Marc. Nous y reviendrons.
Outre les coupoles, ce sont surtout les magnifiques mosaïques sur fond d'or, couvrant entièrement les parois de la Basilique, qui rattachent cette basilique chrétienne, à l'art oriental.
A l'intérieur, ces mosaïques constituent une véritable Bible illustrée, servant à l'édification des croyants. A l'origine, ces figures sont toutes de type oriental, en aplat, sans mouvement, elles apparaissent souvent rigides, sans mise en scène. Elles ont été exécutées par des artisans orientaux ou vénitiens, mais toujours dans un style oriental caractéristique des icônes. On discerne ainsi différentes figures du Christ (11e et 16e siècle), dans l'abside et la première coupole. Egalement, la Pentecôte (12e siècle), dés la première coupole de la nef, représentant la descente de l'Esprit sain sur les 12 apotres. MAis l'art de la mosaïque évolue avec le temps et le développement des arts. La mosaïque introduit plus tard des notions nouvelles, comme le relief et la perspective. Dans le baptistère, observez bien la Danse de Salomé (du 14e siècle), toute émouvante et lascive, face au roi rigide, traité à la manière byzantine. On entre alors dans les principes picturaux du gothique, surtout en usage au 15e siècle.
Les mosaïques de la basilique San Marco sont ainsi une véritable école d'art, depuis les premiers aplats byzantins jusqu'à des mises en scène en perspective. Mais le trésor des trésors de la Basilique San Marco, c'est sa Pala d'oro. L'un des plus beaux chefs d'oeuvres d'orfèvrerie qui soit permis d'admirer. Ce rétable d'or date du 14e siècle. 3000 pierres précieuses et 80 émaux sont enchassés, à la gloire des fêtes chrétiennes (registre supérieur), tandis que le Christ apparait au centre, entouré de 4 prophètes et dominant l'impératrice Irène, le Doge Ordelaffo Falier et la Vierge. Sur les côtés, ont pris place les apôtres et autres prophètes.
Ensuite balade Campo de santa maria formosa P199, Campo della fava, Camposanti giovanni e paolo P210. Puis, Chiesa dei gesuiti P194.
Attention aux heures d’ouverture des églises !
CHIESA DEI GESUITI
Il y a quatre statues de chaque côté de la porte qui représentent St. James Major, St. Peter, St. Paul, St. Matthew l’évangéliste. Il tutto è sovrastato dall'opera di Giuseppe Torretti L'Assunzione della Vergine Maria , posta sopra il timpano . L'ensemble est dominé par le travail de Giuseppe Torretti “ L'Assomption de la Vierge Marie”, placée au-dessus du tympan. In tempi recenti è andato persa l'opera di Francesco Bonazza .
La pianta della chiesa è tipica delle chiese dei Gesuiti, a croce latina , con tre cappelle per parte nel braccio più lungo. Transetto e presbiterio a fondo piatto affiancati da due altre cappelle. Le plan de l'église est typique de l'église des Jésuites, une croix latine avec trois chapelles de chaque côté dans le bras plus long. Transept et le chœur avec un fond plat soutenu par deux autres chapelles. Le sei cappelle ai lati della navata sono fra loro separate in piccoli ambienti, una volta dedicati alle confessioni . Les six chapelles de chaque côté de la nef sont séparées. Fra la seconda e la terza cappella, il notevole pulpito di Francesco Bonazza , e lungo tutto il corridoio i "corretti", grate da cui si affacciavano gli ospiti del convento.Entre la chapelle deuxième et troisième, la chaire grand de Francis Bonazza, et le long du corridor qui est bordée par des croyants reconnaissants du couvent. La navata della chiesa si restringe di fronte l' altare , dedicato alla Santissima Trinità , grazie alla presenza di quattro pilastri che sorreggono la volta a crociera . La nef de l'église est dédiée à la Trinité bienheureuse, et quatre piliers soutiennent la voûte en croisée. Del 1725 - 1731 a decorazione a due colori, bianco e verde, dei marmi e dei pavimenti . On peut dater de 1725 e - 1731 la décoration en deux couleurs, le marbre blanc et vert et étages.
Decorano i soffitti gli affreschi di Ludovico Dorigni , Angeli musicanti in gloria , datato 1720 nel presbiterio , Il trionfo nel nome di Gesù , del 1732 , nel soffitto a crociera; di Francesco Fontebasso Abramo che adora i tre angeli , e la Visione di San Giovanni Evangelista , sul soffitto della navata , del 1734 . Au plafond des peintures de Ludovico Dorigni, jouant “Angels in Glory”, daté 1720 dans le chœur, le triomphe, au nom de Jésus de 1732, le plafond à Francesco Fontebasso Abraham et la Vision de saint Jean Evangelista. Il presbiterio è circondato da statue di cherubini , angioletti, angeli e arcangeli di Giuseppe Torretti . Le sanctuaire est entouré par des statues de chérubins, des anges, des anges et archanges de Giuseppe Torretti. Di Giuseppe Pozzo è l' altare , in esso si notano dieci colonne sormontate da una cupola bianca e verde.
Puis marche jusqu’à l’égilse Madonna dell’orto P191.
CHIESA DELLA MADONNA DELL’ORTO
Pour arriver au but qu'il se proposait, Tintoret, ne négligea aucune étude. Pendant plusieurs années, sans relâche, de jour et de nuit, il travaille d'après les moulages de Michel-Ange, le modèle vivant, le cadavre disséqué, le mannequin drapé, le mannequin articulé et suspendu au plafond, en plein air ou à l'intérieur, à la clarté du soleil ou à la lueur des lanternes et des torches; il modèle, en terre ou en cire, ses figurines avant de les dessiner; il fréquente tous les gens qui peignent, aussi bien les simples badigeonneurs que les artistes en renom, ne négligeant rien pour s'approprier toutes les ressources du métier, pour se faire une manière « forte et résolue ». En même temps, il saisit toutes les occasions de se produire, répand des fresques sur toutes les murailles qu'on met à sa disposition, montre ses toiles partout où il peut; quelques belles décorations de façades, son portrait et celui de son frère, avec effets de nuit, exposés dans la Merceria, le firent bientôt connaître. Vers 1546, il offre aux prêtres de l'église Madonna dell' Orto de leur peindre, contre remboursement de ses frais matériels, deux compositions immenses (15 m de hauteur sur 6 m de largeur). L'offre est acceptée pour 100 ducats. Ces deux toiles, encore en place, l'Adoration du veau d'or et le Jugement dernier, où les figures accumulées, dans un pèle mêle tumultueux de nudités, de draperies, d'accessoires, sous les contrastes et les agitations les plus bizarres de la lumière, gesticulent et se tortillent à l'envi, devaient rester, dans son oeuvre, l'une de ses improvisations les plus incohérentes et les plus scandaleusement inégales. Le jeune homme voulait étonner, il y avait réussi. Dès qu'il eut stupéfié ses rivaux par cette extraordinaire virtuosité, il se hâta, d'ailleurs, de montrer, dans la même église, qu'il savait, lorsqu'il le voulait, rester plus calme et plus pondéré. La Présentation de la Vierge, la Sainte Agnès ressuscitant le fils du Préfet, le Saint Pierre adorant la croix, le Martyre de saint Paul, y représentent l'artiste savant et fort avec toutes ses qualités de metteur en scène et en lumière, de dessinateur hardi et sûr, de coloriste vigoureux et vibrant.
Puis visite du ghettoP189.
En 1527, un décret ordonna aux Juifs de déménager dans la zone du Cannaregio, où se trouvaient les anciennes fonderies à canons. Le Premier Ghetto Le mot ghetto vient du mot italien geto (fusion). La prononciation gutturale de geto en ghetto s'expliquerait par l'accent des Juifs ashkénazes originaires d'Allemagne et d'Europe centrale. Sachez aussi que la municipalité de Venise, dans son souçi de vénétianiser les noms en supprimant quasi-systématiquement les doubles consonnes, a transformé tous les panneaux et inscriptions liés au Ghetto en “Gheto” avec un seul “t”. Pour en revenir à l'origine du mot, Ghetto pourrait aussi être un jeu de mots synthétisant geto avec le terme talmudique ghet (séparation)... le “quartier” de la fusion était bien celui de la séparation, puisque tous les Juifs devaient être hébergés dans Le ghetto. Chaque soir on fermait les portes du ghetto. Aucun juif ne devait plus circuler dans la ville. Mais, à la même époque, la même chose était aussi vraie pour les Vénitiens qui habitaient dans le quartier des étrangers à Alexandrie en Egypte. On les enfermait même ne pleine journée, pendant les offices religieux de la mosquée.
Un “geto” des ConnaissancesLà, se rassemblèrent tous les Juifs de la diaspora : Sépharades réfugiés d'Espagne et du Portugal, Ashkénazes venus d'Allemagne et d'Europe centrale, Levantins réfugiés de Constantinople... On y parlait diverses langues et dialectes, on comparait les divers contes et récits secrets rapportés en héritage. Il y avait des thalmudistes, mais aussi des kabbalistes, des gnostiques, des alchimistes. Tout cela stimulait la réflexion et la dispute.
Un signe Distinctif. Les Juifs du ghetto devaient se signaler en portant une rouelle (petite roue) jaune sur la poitrine, puis par un béret ou un chapeau jaune (Au Moyen-Âge, le jaune était la couleur infâmante de la folie et du crime). Celui qui ne portait pas son chapeau jaune devait payer une amende de 50 ducas et faire un mois de prison.
De la même manière, les Vénitiens avaient peur que les juifs puissent empoisonner leur puits et la Sérénissime avait décrété qu'ils n'avaient pas le droit d'utiliser les puits publics de la ville. Ils ne pouvaient donc utiliser que les seuls puits situés à l'intérieur du Ghetto pour puiser de l'eau. Cette interdiction dura jusqu'en 1703. Les puits actuels ne datent sans doute pas de l'époque de la création du Ghetto car les sculptures et armoiries qui s'y trouvent sont d'origine plus récente, ce qui fait penser que les puits d'origine ont dû être déplacés et ont été remplacés par ceux-ci.
Et Chiesa san marcuola P192. CHIESA SAN MARCULA
Il sera interessant de comparer cette cène peinte alors qu’il n’avait que 29 ans à celle peinte à la fin de sa vie à l’église San Cassiano.
Puis casino d’hiver qui est un palais P192. Traverser en trajetto. Arrivé Muséo di storia naturale P183.
LA CA’PESARO P181
C’est un imposant palais baroque de marbre faisant face au Grand Canal de Venise. Les plans initiaux en sont dus à Baldassare Longhena au milieu du XVIIe siècle, mais la construction a été terminée par Gian Antonio Gaspari de 1703 à 1710. L'utilisation massive de colonnes contraste avec le palais plus élégant qu'est la Ca' Rezzonico, également œuvre de Longhena.
C'est aujourd'hui le Musée d'art moderne de la ville de Venise. Il contient des peintures ou des œuvres de Klimt (sa Salomé), Bonnard, Chagall, Kandinsky, Klee, Rouault, Matisse, Moore, Morandi, De Chirico, Boccioni et d'autres.
L'étage supérieur est consacré au Museo d'Arte Orientale, qui contient quelques 30 000 objets, provenant principalement du Japon (armures, sabres, inro, netsuke, palanquin, ainsi que des peintures de Koryusai, Harunobu, Hokusai, etc.), mais également de Chine et d'Indonésie. Cette importante collection d'objets orientaux a été rapporté d'un voyage en Asie effectué de 1887 à 1889 par Henri de Bourbon-Parme, comte de Bardi.
EGLISE SAN CASINO P181
Cette toile, peinte vers 1592-94, ce serait la dernière version de la Cène par Le Tintoret.
Une grande pièce d'un intérieur vénitien éclairée par une lampe, dont la forme rappelle celle d'un oiseau.
Sa lumière rayonne d'une manière irréelle et sa fumée se confond avec des ectoplasmes d'anges qui flottent au-dessus des convives. La luminosité de l'auréole du Christ s'oppose et complète en même temps cette lumière suffisamment puissante pour bien marquer les ombres bizarres des convives, et pour intensifier les couleurs. Comme dans La Cène de la Scuola di San Rocco, la perspective défie ici encore les lois de la physique : la longue table pivote pour bien montrer les attitudes des apôtres au cours du dernier repas partagé avec Jésus, quand il leur annonce que l'un d'entre eux va bientôt le trahir.
Onze apôtres sont alignés du même côté de la table que Jésus ; en face d'eux un homme seul, habillé de rouge et sans auréole, ne semble pas très à l'aise. A cela s'ajoute le réalisme et le naturel des attitudes des protagonistes : les domestiques s'activent et s'empressent autour des convives qui discutent et qui s'interrogent avec animation. On se déplace, on se tourne, les bras et les mains travaillent, pendant que les Apôtres ne s'intéressent plus aux mets déposés sur la table. Ce subtil mélange de réalisme et d'imaginaire pictural nous montre l'irruption du domaine métaphysique et religieux avec son lot d'interrogations et de doutes, dans le monde réel connu et familier, où tout semble assuré.
Puis pont di rialto P180.
M 20 Palais des doges Le Palais des Doges palazzo ducale P146
Le Palais des Doges et la Piazzetta
Centre du pouvoir politique à Venise depuis le IXe siècle, une visite au Palais des Doges est incontournable lorsque l'on visite Venise et si l'on veut comprendre et voir ce qu'était la toute puissance de Venise pendant des Siècles. Vous pourrez voir la salle très impressionnante du Grand Conseil ainsi que de magnifiques peintures du Titien et de Véronèse, entre autres.
Puis tragetto en D3 Santa maria della salute P161. Musée, Galleria del’académia P163. Faire un aller-retour sur le pont de l’acdémia P166. Puis Squaro San tréviso P167 traverser le quartier Dorsoduro juqu’à la Chiesa san nocolo dei mendicoli qui devrait être fermée P170 (ouverture 10H 12H) et remonter le long du canal jusqu’à la place del Carmini.
Enfin Campo san Barnaba P167. Poursuivre jusqu’au Campo santa margherita P169
Chiesa san pantalon P176.
La Crucifixion du Tintoret à la SCULA DI SAN ROCCO P177 POUR MOI, LE TOP!
Façade principale de La Scuola Grande di San Rocco En suivant l'ordre chronologique de son travail pour San Rocco, Le Tintoret a commencé par l'Albergo en juin 1564, puis il la Salle du Chapitre pour terminer avec la Salle du Rez-de-chaussée en 1588. Il est conseillé de visiter San Rocco selon cet ordre, afin de mieux apprécier ces 24 ans de création qui révèlent l'inquiétude existentielle d'un artiste qui a su exploiter la force dramatique de la lumière et le rôle catalyseur des couleurs et du trait.
Ou “La Sixtine du Tintoret”, avec toutes ses dorures, ses plafonds et ses murs entièrement décorés par de splendides toiles du Tintoret, San Rocco est la plus opulente des Scuole. Son décor originel étant heureusement resté intact (c'est aussi le cas de la Scuola di San Giorgio), elle nous donne une magnifique idée de ce que pouvait être vraiment une Scuola Grande : une confraternité aussi prestigieuse que charitable. Charitable, parce que la Scuola di San Rocco (légalement reconnue en 1474) s'appliquait à secourir les malades, et particulièrement les victimes de la peste de 1576, suivant l'exemple de Saint Roch (né en 1295 à Montpellier et miraculeusement guéri de la peste, dont le corps fut transporté à Venise en 1485 et déposé dans l'église de la Confrérie en 1520). San Rocco, fut proclamé Patron de Venise après la peste de 1576 et son église devint ainsi le lieu d'un pèlerinage annuel du Doge et de la Signoria. On célèbre toujours solennellement la fête du 16 août sur la place, devant l'Eglise et la Scuola di San Rocco, où l'on dresse un baldaquin ou “Tendon del Doge”. Prestigieuse, parce que toute cette richesse, toute cette splendeur intérieure fut l'achèvement d'une construction longue et coûteuse, en rivalité avec celle de la Scuola della Misericordia. La Misericordia et San Rocco : une lutte de prestige... Quatre architectes se succédèrent pour la mener à bien :De 1516 à 1524 ce fut l'auteur du projet, Bartolomeo Bon, qui dirigea les travaux de construction du rez-de-chaussée de style renaissance, jusqu'à son départ à cause d'un désaccord avec la Confrérie sur la forme de l'escalier en 1524. Sante Lombardo poursuivit les travaux pendant deux ans et donna son caractère définitif à la façade sur le rio. Le défi avec la Scuola della Misericordia ira assez loin, pour qu'en 1545 San Rocco fasse démolir le grand escalier à deux volées édifié par “il celesto”. On le remplacera par un escalier de style impérial dessiné par Antonio Scarpargnino qui avait repris les travaux de 1526 à 1548 en construisant l'étage noble (premier étage où se réunissaient les membres de la Confrérie). Et quand la Misericordia dut renoncer pour des raisons financières à mettre des colonnes isolées sur sa façade, San Rocco voulait que deux séries de colonnes isolées de style corinthien décorent sa propre façade… achevée, après la mort de Scarpagnino, par Gian Giacomo De' Grigi de 1549 à 1560. 47.000 ducats pour 44 ans de travaux
La richesse de la Scuola di San Rocco ne cessa de s'accroître grâce aux nombreux donateurs qui comptaient sur San Rocco pour les protéger des nombreuses épidémies qui sévissaient à l'époque. Elle pouvait donc se permettre de faire appel aux plus grands peintres pour décorer l'intérieur du bâtiment dont la construction avait duré 44 ans et aurait coûté 47.000 ducats.Les murs longeant le grand escalier de Scarpagnino seront décorés par des œuvres commandées après la terrible épidémie de peste de 1630, qui fit d'innombrables victimes à Venise. A gauche : L'Intercession de St Roch, de St Sébastien et de St Marc pour que cesse l'épidémie de peste, et après le pilier, La Vierge sauve Venise de la peste peintes en 1673 par Pietro Negri.A droite : La Vierge apparaît aux victimes de la peste peinte en 1666 par Antonio Zanchi.
Chacune de ces œuvres est composée de deux toiles aux dimensions impressionnantes : (5,55m x 3,55m) pour la partie du bas de l'escalier et (7,05m x 6,35m) pour la partie du haut. Ces œuvres, fortement influencées par le style du Tintoret, commémorent cette peste de 1630 à l'issue de laquelle fut construite l'église de la Salute. Cet escalier digne d'un palais conduit aux salles du premier étage, où se réunissent toujours les membres de la Confrérie de San Rocco : la grande Salle du Chapitre, la petite Salle de la Chancellerie dont l'entrée se trouve tout de suite à droite de l'autel de la Salle du Chapitre et enfin l'Albergo, au fond à gauche. Rivalités entre peintres… Il faudra 18 ans pour se décider à commencer la décoration intérieure : rivalités entre peintres… Dès 1546 la Scuola di San Rocco avait voté la décision de faire décorer la Sala dell'Albergo, sans aucune suite. En septembre 1553, Le Titien proposa de réaliser une grande toile qui couvrirait tout le mur face à l'entrée de la salle de l'Albergo ; cette proposition initialement acceptée à l'unanimité demeura sans suite également, car ce n'est qu'en janvier 1557 qu'on prit la décision ferme et définitive d'entreprendre la décoration de l'Albergo en réservant 200 ducats par an pour cela. En mai 1564, 37 conseillers de la Banca de San Rocco s'engagent enfin à prendre en charge les frais de la première toile destinée à occuper le centre du plafond… Au cours de la séance l'un d'eux offrait personnellement une contribution de 15 ducats, à condition que l'ouvrage ne fût pas confié au Tintoretto ! Le 31 mai 1564, San Rocco décide d'ouvrir un concours d'esquisses auquel devaient participer les plus grands peintres de Venise : G. Salviati, F. Zuccari, A. Schiavone, Paul Véronèse.
Or c'est le célèbre Jacopo Robusti, surnommé “il Tintoretto” parce qu'il était fils d'un teinturier, qui fera tout pour pouvoir décorer la Scuola en sachant convaincre et séduire les membres de la Confrérie par ses talents de peintre et de négociateur : non seulement il était capable de prendre les autres concurrents de vitesse en présentant son tableau avant eux, mais en plus il n'hésitait pas à baisser ses tarifs au moment des concours, allant jusqu'à proposer de peindre “à la manière” des autres artistes et ce pour un prix moins élevé… Le Tintoret prend ses concurrents de vitesse en présentant une œuvre achevée !!! Au lieu de préparer ses œuvres avec des esquisses sur papier, Le Tintoret préférait travailler directement sur la toile en traçant quelques croquis de ses personnages et en fixant son idée par quelques points de repères graphiques. Ensuite il peignait : peinture et dessin ne faisant plus qu'un dans son esprit. Sa puissance créatrice lui accordait cette grande liberté et cette extraordinaire rapidité d'exécution qui caractérise le génie artistique. C'est ainsi que dès le 22 juin 1564, son Saint Roch en gloire étant achevé avant le concours, il se débrouilla pour le faire installer au plafond de l'Albergo.
Pour calmer certains responsables de San Rocco qui voyaient là une façon de les mettre devant le fait accompli, il en fit cadeau à la Scuola en signe de dévotion au Saint ! Et il peint gratuitement les 16 autres toiles du plafond de l'Albergo ayant pour thèmes essentiels la morale et la religion, pendant l'été et l'automne 1564 ! On y voit les Vertus de la Foi, de l'Espérance, de la Vérité et de la Bonté, ainsi que les allégories des cinq autres Scuole Grande qui les pratiquent : San Giovanni Evangelista, la Misericordia, San Marco, San Teodoro, et la Scuola della Carità représent��e par une magnifique jeune femme volant au secours de deux enfants qu'elle emporte affectueusement dans ses bras. Les Deux Figures Féminines, les mains pieusement croisées sur la poitrine, semblent se promener librement entre les nuages en toute sérénité. Et Le Bonheur est représenté par… une femme calmement assise avec les jambes légèrement repliées et le bras gauche tendu, dans une attitude proche de celle de La Foi qui elle, tient un calice qui l'irradie de sa lumière. La Vérité, plus inquiète, tourne le buste en découvrant son sein, comme si elle était en quête d'une positon plus confortable ; alors que L'Espérance, les bras légèrement écartés le long du corps, tout son être flotte en extase devant l'objet de sa contemplation. Le Tintoret élu membre de la Confrérie de San Rocco Malgré l'opposition de nombreux membres de la Scuola qui n'avaient pas apprécié sa désinvolture, Le Tintoret fut élu Confratello, c'est-à-dire membre de la Confrérie, et se vit confier la décoration de toute la salle.
La Crucifixion du Tintoret Scuola Grande di San Rocco du Tintoret
En 1565 Le Tintoret peint l'immense Crucifixion : 5 mètres de haut et 12 mètres de large ! La Crucifixion est une œuvre extraordinaire qui occupe tout le mur face à l'entrée de l'Albergo, exactement là où le Titien avait proposé de mettre un de ses tableaux!
Le corps auréolé de lumière du Christ crucifié se dresse seul au milieu d'un ciel sombre et bas, et domine entièrement la scène toute en horizontalité qui se déroule autour de lui.
Sa tête est inclinée vers le groupe éploré au pied de sa croix : un jeune homme et deux femmes lèvent la tête et le fixent intensément, impuissants et pleins d'amour pour celui qu'ils accompagnent jusqu'à son dernier souffle, pendant que les autres entourent la Vierge Marie pour la réconforter.
Ils sont bien seuls au milieu de gens complètement indifférents à leur souffrance et très occupés par leurs besognes respectives : l'un trempe une éponge dans un récipient de vinaigre que lui tend un comparse, tandis qu'à leur droite, deux soldats jouent aux dés et un autre creuse activement le trou où l'on plantera la croix du larron qui se laisse attacher par trois autres hommes.
Le Tintoret, par lui-même dans la Crucifixion
Le personnage barbu accoudé sur le muret juste au-dessus de l'homme qui creuse, c'est le Tintoret lui-même qui observe tout cela très attentivement. A gauche, ceux qui tirent d'un côté et qui poussent de l'autre pour redresser la croix où le premier larron est déjà attaché, le visage tourné vers le Christ.
Toute une foule à pied et à cheval assiste au spectacle, entourant les groupes d'hommes affairés autour des deux larrons. Au premier plan et à gauche du tableau, sur un destrier blanc un cavalier en armure montre le Christ du doigt, tandis que les autres regardent les suppliciés avec plus ou moins de curiosité.
Les autres cavaliers observent tranquillement les évènements, prêts à tourner bride dès que le travail sera terminé, laissant les trois condamnés à leur agonie…
Nous sommes au moment où la force barbare encercle ses victimes et pèse de tout son poids, sans leur laisser la moindre issue. Incompréhension et indifférence aveugles ou bien désespoir et soif de justice sur la terre, amour et espérance pour ceux qui lèvent la tête et se tournent vers la lumière.
Cette œuvre sera étudiée de très près par de nombreux peintres, notamment par les peintres flamands Rubens et Van Dyck.
Théophile Gautier qualifiait Le Tintoret de “terrible abatteur de besogne”. Voici comment il nous décrit La Crucifixion, qu'il considère comme “le chef-d'œuvre de cet artiste si fécond et si inégal, qui va du sublime au détestable avec une facilité prodigieuse” : “Ce tableau immense représente dans un grand développement tout le drame sanglant du Calvaire. Il occupe à lui seul le fond d'une grande salle. Le ciel, peint sans doute avec cette cendre bleue d'Egypte qui a joué de si mauvais tours aux artistes de ce temps-là, a des tons faux et louches désagréables à l'oeil, qu'il ne devait pas offrir avant la carbonisation de cette couleur trompeuse, qui a si bizarrement noirci les fonds des Pèlerins d'Emmaüs, de Paul Véronèse ; mais cette imperfection est bien vite oubliée, tant les groupes des premiers plans s'emparent victorieusement du spectateur au bout de quelques minutes de contemplation.
Les saintes femmes forment auprès de la croix le trio le plus profondément désespéré que puisse rêver la douleur humaine ; l'une d'elles, entièrement couverte de son manteau, gît à terre et sanglote dans une prostration désolée de l'effet le plus pathétique.
Un nègre, pour dresser la croix d'un des larrons, se tient debout sur la pointe du pied, avec un mouvement contourné et strapassé qui manque de naturel ; mais il est peint, comme tout le reste du tableau, d'une brosse si véhémente et si furieuse, qu'on ne peut s'empêcher de l'admirer. Jamais Rubens, jamais Rembrandt, jamais Géricault, jamais Delacroix, dans leurs plus fiévreuses et leurs plus turbulentes esquisses, ne sont arrivés à cet emportement, à cette rage, et cette férocité.
Cette fois, Tintoret a justifié pleinement son nom de Robusti; la vigueur ne saurait aller plus loin; cela est violent, exagéré, mélodramatique, mais revêtu d'une qualité suprême : la force.” Théophile Gautier - Italia 1855. La Crucifixion eut un succès immédiat.Après l'avoir payée 250 ducats, la Confrérie demanda aussitôt au Tintoret de terminer la décoration de l'Albergo avec des scènes de la passion du Christ. C'est ainsi que de 1566 à 1567, Le Tintoret illustrera trois moments-clés de la passion du Christ.
Tintoret Le Christ devant Pilate Scuola San Rocco
La haute stature de Jésus qui se tient droit et calme dans son manteau blanc plein de lumière tranche avec un Pilate qui n'ose pas le regarder en face pendant qu'il se lave les mains, tout en prononçant lâchement la sentence attendue impatiemment par la foule sombre derrière le dos de Jésus. Le Christ accepte dignement la sentence opportuniste et décisive du gouverneur assis en haut de l'escalier de son palais. Le secrétaire de Pilate écoute attentivement toutes les paroles avant de les noter avec l'empressement et le sérieux d'un bon fonctionnaire!
Ecce Homo le couronnement d'épines Tintoret
Également dénommée “Le Couronnement d'épines”, cette toile est placée au-dessus de la porte d'entrée de l'Albergo. (2,60 m x 3,90 m).
Le calvaire de Jésus a commencé tout de suite après la sentence prononcée par Pilate. Pilate le remet maintenant à la foule après qu'il eût été flagellé et humilié. Le voici assis sur les marches, le corps épuisé par la souffrance appuyé contre le manteau maculé de son sang, la tête couronnée d'épines et le visage plein d'une tristesse infinie.
La lumière qui vient de la gauche du tableau inonde de reflets colorés l'acier de l'armure du soldat, intensifie les rouges des vêtements de Pilate et de l'homme qui tient le manteau blanc derrière le corps du Christ. Mais par contraste, cette lumière intensifie aussi la vulnérabilité et la souffrance du corps nu et ensanglanté posé là en face du spectateur, suscitant sa compassion douloureuse.
Tintoret La Montée au Calvaire Scuola San Rocco
Le cortège des condamnés s'étire sur le sentier sinueux et raide qui mène au Golgotha et qui divise le tableau en deux parties : La partie inférieure, très sombre, où peinent les deux bandits à demi nus et la corde au cou, portant leurs croix, aidés par des hommes dont les vêtements apportent quelques touches colorées.
L'un d'eux s'est arrêté, pour se reposer ou pour protester, peut-être les deux à la fois ; il regarde l'homme qui aide son compagnon d'infortune à porter cette maudite croix qui lui meurtrit le dos et qui l'écrase. Ils sont précédés de leurs bourreaux, l'un tire sur la corde pour qu'ils ne traînent pas, l'autre porte un marteau à sa ceinture et marche d'un pas décidé, prêt à accomplir sa tâche.
En suivant le mouvement en zig-zag du sentier, on atteint la partie supérieure en pleine lumière, où la foule désordonnée avance lentement, suivant un homme qui se dresse en brandissant un étendard, le visage levé vers le ciel où s'accumulent de sombres nuages. Il pourrait annoncer le cortège triomphal des nombreux fidèles à venir, et donner une touche d'espoir à la douleur humaine du Christ. Ils suivent Simon de Cyrène qui aide le Christ sur le point de s'affaisser sous le poids de la croix. Un second homme est venu pour aider Jésus à bout de forces, à côté d'eux un cavalier suit attentivement leurs efforts.
Une longue corde est nouée autour du cou de Jésus, mené comme un animal par un garde gigantesque qui ouvre la marche en se retournant, plein de force et d'impatience : nous sommes à la veille d'un jour de fête, le temps passe et le ciel s'assombrit… C'est ainsi que nous suivons et accompagnons les malheureux condamnés sur le chemin de leur supplice : le mouvement sinueux de notre regard fait de nous des témoins de la marche pénible qui se déroule devant nous. Mais le drame de la passion du Christ représenté par ces trois œuvres atteint son point culminant avec La Crucifixion, où la question existentielle de la foi est posée dans sa dure réalité par le paradoxe du Dieu incarné qui accepte les pires souffrances humaines et la mort, pour le rachat de l'Humanité. En trois ans, de 1564 à 1567, Le Tintoret avait peint les vingt-trois toiles de l'Albergo.
La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Avant l'intervention du Tintoret, la salle du chapitre était décorée de “canevazze” c'est à dire de peintures sur toiles qui étaient louées à l'année pour décorer la salle lors de la grande fête de San Rocco. La Scuola di San Rocco avait finalement acheté ces toiles en 1542, mais elles s'étaient passablement dégradées avec le temps… et par la lumière. A ce propos, les œuvres du Tintoret qui les remplaceront en souffriront également, la petite toile des Trois pommes (58 cm x 25 cm) en témoigne : ce fragment de la frise qui fait le tour de l'Albergo sous la corniche en bois du plafond était replié sous une autre partie de la frise, et ne fut redécouvert qu'en 1905… Ces 340 ans de “mise à l'abri” ont préservé l'intensité des couleurs. Le rouge est extraordinairement lumineux, et on admire, on s'étonne de la vivacité et de l'aisance du pinceau qui pourrait être celles d'un peintre moderne ! Et l'on ne peut que constater l'altération des pigments en voyant que les couleurs ont perdu leur éclat sur les autres toiles : le rouge est devenu rose, le bleu a viré au gris, le vert au brun... Tout cela modifie les accords chromatiques d'un tableau. Les volets de l'Albergo et de la Salle du Chapitre sont maintenant baissés pour les protéger de la lumière naturelle. Le Tintoret voulant absolument continuer à décorer “sa” Scuola, offre de peindre gratuitement la toile qui devra marquer le centre du plafond de la grande salle du Chapitre et de décorer le reste du plafond en ne faisant payer que les frais de matériel… C'est ce qui s'appelle payer de sa personne, sachant les dimensions de cette salle !!!
Le Tintoret : Membre dévoué et Peintre Officiel de la Scuola di San Rocco
Le 6 mai 1574, on décida d'entreprendre la rénovation de la décoration du plafond de la Salle du Chapitre.
Alors que les travaux de menuiserie étaient à peine terminés, dès le 2 juillet 1575 Le Tintoret se proposait de réaliser gratuitement le grand tableau du centre du plafond et de le livrer pour le 16 août, fête de San Rocco. Il s'agit du Miracle du Serpent de Bronze. Puis, en janvier 1577 la Scuola accepta sa proposition de réaliser les deux autres grandes toiles du plafond contre simple remboursement des frais de matériel, auquel s'ajouterait un salaire librement décidé par les trésoriers de San Rocco. Le Tintoret était entrain de peindre La Récolte de la Manne et Moïse faisant jaillir l'eau du Rocher, lorsque le 25 mars 1577 il proposa de peindre toutes les autres toiles qui décoreraient le plafond dans les mêmes conditions financières… Marché conclu ! Mais sa passion pour ce travail titanesque l'amena à se dévouer à un tel point qu'en novembre 1577, Le Tintoret s'engageait : - à décorer toute la Scuola San Rocco ainsi que le plafond de l'église San Rocco, - à fournir toute autre peinture qui leur serait destinée, - à livrer chaque année, à la fête de Saint Roch, trois grandes toiles sans faire payer les frais des couleurs. Seule contrepartie à cette offre étonnante : Le Tintoret demande que, à dater de la fin des travaux de la salle capitulaire, la Scuola lui garantisse un versement annuel de 100 ducats jusqu'à la fin de ses jours au cas où il tomberait malade. Client et artiste tinrent leurs engagements : Le Tintoret termina son travail en 1588, et la Scuola versa la rente de 100 ducats à sa veuve après son décès survenu le 31 mai 1594, à l'âge de 75 ans.
Le Symbole de la Confrérie de San Rocco et sa couronne d'épines à clous !
La Salle du Chapitre Tintoret Le Serpent de Bronze (airain)
De 1575 à 1581 Le Tintoret se consacra à la production des œuvres qui occupent le plafond et les murs de l'immense salle capitulaire de San Rocco.Le plaisir esthétique n'était pas le seul but de toutes ces œuvres magnifiques. Elles rappelaient aussi leur devoir de charité envers les pauvres et les malades aux membres de la Confrérie de San Rocco qui se réunissaient régulièrement dans cette salle.
L'autel est décoré par La vision de Saint Roch. Les 21 toiles du plafond relatent les épisodes clés de l'Ancien Testament : le péché originel, le sacrifice d'Abraham, la vision de Jacob, la Pâque des Hébreux qui marque le début de leur Exode, les miracles accomplis par Moïse, et les miracles touchant les différents prophètes d'Israël. Les 13 toiles ornant les murs relatent des épisodes du Nouveau Testament, qui sont en correspondance avec l'Ancien Testament : la Pâque avec l'Eucharistie ; les épreuves de l'Exode engendrant les révoltes des Hébreux contre Moïse et leurs doutes concernant Yahvé, avec la tentation du Christ dans le Désert.
Moïse est un libérateur, Jésus est un sauveur.Jésus multiplie les pains et les poissons, tout comme Elisée avait multiplié les pains pour nourrir tous ceux qui le suivaient.La foi en Yahvé, Dieu unique, doit se manifester par l'obéissance et le respect de sa Loi ; la foi en Dieu est Amour de Dieu, qui doit se manifester par la charité envers son prochain. Dans les deux cas, la vraie Foi est attachement à Dieu, dont la sincérité se manifeste par une pratique
Ce tableau retrace un épisode de l'Ancien Testament cité dans l'Evangile de Jean, chapitre III verset 14, pour le rapprocher de la mission du Christ :14 “Moïse haussa le serpent dans le désert, et le fils de l'homme doit aussi être haussé 15 pour que quiconque se fie ait par lui la vie éternelle.17 Car Dieu a aimé le monde jusqu'à lui donner son fils unique pour que quiconque se fie à lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.”Cet épisode se trouve dans Nombres, chapitre 21 verset 4, où le peuple hébreux se plaint une nouvelle fois des difficultés et des souffrances imposées par Moïse (et par Yahvé) avant d'atteindre la terre promise, alors “Yahvé envoya contre le peuple les serpents brûlants (allusion à la douleur ?) qui mordirent le peuple, et il en mourut beaucoup du peuple d'Israël”.
Le peuple se repend, et Moïse intercède auprès de Yahvé qui lui dit : “Fais-toi un serpent brûlant et mets-le sur une hampe; quiconque aura été mordu et le regardera, restera en vie.”Moïse fit une effigie en bronze de ce serpent, et les victimes qui regardaient le serpent de bronze restaient en vie.Le Serpent de Bronze, peint en 1575-76, fait clairement allusion à l'épidémie de peste qui sévissait alors à Venise, qui pouvait être aussi une malédiction divine !
La moitié inférieure du tableau est occupée par une foule de gens à demi nus, assaillis par les serpents et agonisants à même le sol. Certains corps couleur de craie et complètement relâchés, sont déjà morts ; les autres essaient de se débarrasser des serpents, et tentent de lever les yeux vers le serpent ailé en bronze avec une tête de dragon (allusion à son caractère céleste ?) accroché à la croix que Moïse leur montre en pleine lumière.
La moitié supérieure du tableau est réservée à la nuée, où plane Yahvé représenté par un robuste vieillard entouré de nombreux anges qui semblent accrochés à lui. Par l'assistance de ceux qui ont la foi (Moïse et San Rocco), cette œuvre apparaissait comme un message d'apaisement
Moïse faisant jaillir l'eau du rocher
Cette œuvre suivit immédiatement Le Miracle du Serpent de Bronze, elle illustre un des plus célèbres épisodes de l'Exode (chapitre 17) qui se déroule dans le désert, au pied du Sinaï. Il n'y a pas d'eau et le peuple a soif. Suivant la recommandation de Yahvé, Moïse frappe le rocher avec son bâton. Le bâton par lequel il avait déjà accompli des prodiges en Égypte.
Et voici qu'un véritable torrent d'eau jaillit du rocher, au pied duquel se presse le peuple assoiffé qui tend des récipients pour recueillir le précieux liquide. Yahvé, dans la nuée, assiste Moïse qui se tient en pleine lumière, frappant le rocher d'un geste sûr. La force de son bras, qui lève bien haut le bâton de Dieu, soutient aussi les Hébreux dans leur combat contre Amaleq : derrière lui, on aperçoit une scène de bataille sous la lumière. Moïse est le pilier central qui ramène toujours le regard vers lui.
Sa silhouette et son attitude sont pratiquement les mêmes que celles de Jésus de L'Ascension, peinte dix ans après.
Tintoret la Cueillette de la Manne
Autre moment fort de l'Exode (chapitre 16), où le peuple manque de nourriture durant la traversée du désert de Sîn et regrette d'avoir quitté l'Égypte si opulente. Yahvé intervient auprès de Moïse en lui promettant de fournir des cailles le soir même, et de leur donner leur pain quotidien : 4 “Voici que du ciel je vais faire pleuvoir pour vous du pain. Le peuple sortira et ramassera chaque jour ce qu'il faut pour le jour.”13 “Or, le soir, montèrent les cailles, qui couvrirent le camp, et le matin il y avait une couche de rosée autour du camp. Lorsque la couche de rosée se fut élevée, voici qu'à la surface du désert il y avait quelque chose de menu, de granuleux, de menu comme le givre, sur la terre. A cette vue, les fils d'Israël se dirent l'un à l'autre : “Mân hou ?” (qu'est-ce que cela ?) Car ils ne savaient pas ce que c'était.”
Le Tintoret l'a représentée sous la forme d'hosties blanches qui tombent du ciel, où l'on aperçoit Yahvé penché vers le peuple qui a tendu une grande nappe pour les recueillir. Sous cette nappe, des hommes allongés sur le sol auprès de leur bétail, le visage tourné vers le ciel. Tous les autres ramassent la manne, ou tendent leur corbeille vers le ciel.
Au premier plan, l'homme qui lève sa corbeille à gauche et Moïse qui montre la manne à droite, guident notre regard et nous font participer à la scène : on lève à nouveau les yeux vers la manne… qui tombe du ciel où se trouve Yahvé.En nous faisant passer habilement d'une vision rapprochée à des visions plus lointaines, Le Tintoret donne du mouvement à la scène qui se déroule sous nos yeux. Ainsi, le phénomène se répète et continue sans cesse, comme il a continué durant toute l'Exode, et comme il s'est répété au moment de la Cène avec Jésus.
Le Tintoret nous rappelle ces évènements extraordinaires de l'intervention divine dans l'histoire de l'humanité, en les illustrant par des oeuvres pleines de vie. On dirait des “arrêts sur image” qui saisissent l'instant surnaturel où l'éternel entre en contact avec le temporel, où l'Esprit éclaire et nourrit la vie de l'Homme pour le soutenir dans sa quête du salut depuis que le péché originel l'a chassé du Paradis
La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Le Péché Originel
Le récit yahviste de la Genèse (chapitre 2) nous dit : 7 “Yahvé Dieu façonna l'homme, poussière tirée du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie, et l'homme devint un être vivant.” 8 “Yahvé Dieu planta le jardin en Eden, à l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait façonné.”Mais Dieu pose une restriction à ce pouvoir et à cette libre jouissance : 16 “De tous les arbres du jardin tu peux manger, mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas ; car le jour où tu en mangeras, tu mourras sûrement.”
La scène du Péché Originel nous montre le moment précis où le couple primordial est sur le point de céder à la tentation de transgresser l'interdiction divine. Adam et Eve sont nus, assis sous un arbre ; la lumière éclaire le visage et le corps d'Eve qui tend le fruit défendu à Adam dont toute la moitié gauche du corps est déjà dans l'ombre, et dont l'attitude semble traduire l'hésitation et l'angoisse. L'aiguillon de la curiosité et le vertige de l'angoisse sont présents à l'instant même où ils décident de perdre leur innocence et de défier Dieu ; et cette décision est un acte de la volonté qui amorce la chute : ils sont entrain de perdre leur innocence en prenant conscience de la gravité de leur geste.
L'ombre de la mauvaise conscience envahit le corps d'Adam pendant l'action qui se déroule sous nos yeux.
Désormais ils savent que par la connaissance du bien et du mal, ils seront autonomes et libres, mais entièrement responsables de leurs actes.Le premier péché est à l'origine de la chute dans un monde hostile où l'insouciance de l'innocence a disparu : à partir de cet instant l'homme est seul juge, mais il devra assumer toutes les conséquences de ses choix. Ainsi commence l'histoire des hommes, où les justes se sépareront des pécheurs qui choisissent le mal et qui seront punis !
Cette œuvre apparaît bien comme une introduction au programme de décoration de San Rocco illustrant la quête du salut de l'Humanité.
Le sacrifice d'Isaac
“Puis Abraham étendit la main et prit le couteau pour immoler son fils…” (Genèse 22, verset 10) C'est l'affreux moment où Abraham s'apprête à tuer son fils Isaac pour prouver sa foi en Dieu : Abraham domine la scène de toute sa puissante stature, ayant posé sa main gauche sur les épaules de son fils qu'il maintient plié en deux sur le tas de bois de l'holocauste, quand l'Ange intervient juste à temps pour empêcher le geste de son bras qui tient un couteau. Telle fut la terrible épreuve de la foi pour un homme qui se trouva dans la situation la plus absurde et la plus cruelle que l'on puisse imaginer : Dieu lui demandait de sacrifier l'être qu'il aimait le plus au monde, son fils que Dieu lui avait donné ! Le Tintoret semble bien avoir fait la relation entre Abraham, qui était prêt à sacrifier son fils pour l'amour de Dieu, et le Christ qui s'est sacrifié pour l'amour des hommes.
L'échelle de Jacob
Jacob se repose après une longue journée de marche : Genèse chapitre 28.“Prenant une des pierres du lieu, il en fit son chevet et se coucha en ce lieu.Il eut un songe : voilà qu'une échelle était dressée à terre et son sommet touchait le ciel, et voilà que des anges montaient et descendaient. Et voilà que Yahvé se tenait debout près de lui.” Jacob est endormi, son bâton de pèlerin à la main et une joue appuyée sur le rocher qu'il a trouvé pour se reposer. Derrière cet homme qui dort bien inconfortablement dans ce lieu sans nom, s'ouvre la porte du ciel : un immense escalier occupé par des êtres célestes monte à l'infini dans la lumière, jusqu'à la lointaine et minuscule silhouette de Yahvé. Le Tintoret nous présente l'irruption du surnaturel dans la banalité. En forçant sur la perspective, il nous donne une vision de l'infini qui sépare l'homme du Dieu omniprésent qui veille sur lui et qui lui offre
L'adoration des bergers
Voici qu'une étable et sa réserve à foin placée au-dessus des animaux se trouve remplie de gens venus de toute la campagne. C'est ici que selon les indications de l'Ange, ils ont trouvé le nouveau-né, le Christ sauveur ! En bas, l'activité des personnes du premier plan tranche avec la quiétude indifférente des animaux domestiques qui occupent l'entresol du fond.Un coq picore dans la paille devant une vache couchée, un paon est perché sur le manche d'une fourche accrochée au mur. Pendant ce temps, les bergers visiteurs déballent joyeusement leurs présents qu'ils transmettent aux deux femmes au-dessus d'eux, pieusement agenouillées devant la Vierge qui leur dévoile l'enfant. En bas, la lumière naturelle qui pénètre par l'entrée souligne les belles couleurs du coq et du paon ainsi que celles des vêtements des bergers pleins de vie. En haut, une lumière surnaturelle tombe directement du ciel à travers les poutres du toit sur Marie et son bébé, sur le visage de Joseph assis près de Marie, et sur les deux jeunes femmes aux paupières baissées. Par une audacieuse superposition, cette œuvre magnifique illustre un évènement exceptionnel et incroyable : la naissance du divin enfant dans la plus grande simplicité.
La Tentation du Christ
Le Tintoret a choisi de montrer la première tentative du diable pour détourner le Christ de sa mission d'homme de Dieu : Après son baptême, Jésus s'était retiré dans le désert, tout comme Moïse était resté quarante jours et quarante nuits sur la montagne. “Et après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, finalement il eut faim. Et, s'avançant, le tentateur lui dit: "Si tu es le fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains.” Répondant, il dit : “Il est écrit que ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort par la bouche de Dieu.” Evangiles de : Luc 4 ; Matthieu 4 La scène représente Jésus en haut et à droite du tableau, assis sous un abri de planches, entrain de se pencher vers la gauche pour répondre au démon au visage tendre qui le regarde si gentiment et qui lui tend deux belles pierres, rondes comme des pains. Il offre ses cailloux comme le ferait un enfant innocent à un magicien. Le visage émacié entouré de lumière et l'attitude sereine de Jésus, illustrent en même temps sa fatigue physique et sa force spirituelle face à la tentation. Tentation offerte par ce bel hermaphrodite aux biceps ornés de bracelets et dont le vêtement, assorti à ses ailes roses, ne couvre plus que les hanches et les cuisses. La malice du démon invente toutes les ruses pour exploiter la moindre faiblesse, dès qu'elle se manifeste. Le mal peut se déguiser en sollicitude. Pourtant, c'était les miracles accomplis par Jésus qui avaient convaincu la foule qui le suivait, et qui voyait en lui l'Elu de Dieu capable de la soulager de tous les maux.
La Multiplication des Pains et des Poissons
Evangiles selon : Jean 6, v. 1-13. Et : Marc 6, v. 31-34. Luc 9, v. 10-17. Matt. 14, v. 15-21. En bas du tableau, les corps épuisés et affamés des nombreux fidèles qui suivent Jésus comme un troupeau suit son berger. A leur droite, au pied de la colline, un homme apitoyé (Le Tintoret ?) les observe. De là, il nous guide en suivant la ligne sombre de la colline ; et nous voyons des femmes qui allaitent parmi la foule colorée des fidèles confiants. Tous attendent calmement sous la lumière jusqu'au sommet, où se trouvent Jésus et ses disciples. Deux d'entre eux sont en pleine conversation, sans doute ceux qui conseillèrent à Jésus de renvoyer ces gens afin qu'ils achètent leur nourriture dans les villages voisins ! Entre Jésus et André, le jeune homme avec la corbeille contenant les cinq pains et les deux poissons qui vont miraculeusement rassasier une foule de cinq mille personnes. La Multiplication des pains est sans doute un modèle de partage et de charité pour les membres de la Confrérie de San Rocco.
La Piscine Probatique
Cette œuvre illustre une des nombreuses guérisons de malades accomplies par le Christ. Ici il s'agit de la guérison d'un malade à la piscine de Jérusalem, un jour de sabbat. Jean 5, v. 1-8 Autour du bassin, un grand nombre d'hommes et de femmes à demi nus attendent le bouillonnement de l'eau. Ils sont prêts à s'y jeter dès qu'elle sera agitée par l'Ange du Seigneur pour être guéris, comme il est dit dans l'Evangile : “Or il est à Jérusalem, près de la porte des Brebis, une piscine appelée en hébreu Bézatha, qui a cinq portiques. Sous ceux-ci gisaient une multitude de malades, d'aveugles, de boiteux, de perclus qui attendaient le bouillonnement de l'eau.” Au premier plan, un homme emporte dans ses bras une sorte de matelas roulé.
Il s'agit du paralytique que personne n'aidait à se jeter en premier dans l'eau, afin qu'il puisse guérir lui aussi. Jésus a remarqué sa détresse et lui a dit : “Lève-toi ! Emporte ton grabat et marche.”Et voici qu'il s'empresse de faire ce que Jésus lui demande. Derrière cet homme, des femmes. Allongée sur les genoux de sa mère qui sollicite l'aide du Christ, une jeune malade souffre terriblement. Il se penche vers elles, plein de douceur et de bienveillance, et la jeune femme sera guérie ! Tout ceci se déroule à l'ombre d'une treille qui apporte du naturel et de la sérénité à la scène présente. Mais juste derrière le portique, au fond du tableau, on aperçoit un groupe d'hommes qui observent Jésus : il s'agit des Juifs qui témoigneront contre lui en disant qu'il a transgressé les interdits du Sabbat, qui doit être un jour de repos absolu. Ce miracle, accompli un jour de Sabbat, fera partie des chefs d'accusation de l'impiété de Jésus, pour le condamner à mort.
Tintoret la Dernière Cène
Ici Le Tintoret a procédé de la même manière que dans “l'échelle de Jacob” : il a amplifié la perspective pour augmenter considérablement la profondeur de la pièce, où Jésus partage son dernier repas avec ses disciples. Au premier plan, deux pauvres ayant reçu l'aumône sont assis devant les deux marches de l'entrée. Le chien reste fidèlement entre ses deux pauvres maîtres tout en surveillant les convives, espérant sans doute qu'on lui donne encore quelque chose à manger. Derrière eux, un intérieur immense : la grande salle occupée par les convives, suivie d'un escalier qui donne accès à d'autres pièces au fond, où s'activent les domestiques du maître de maison. La scène du premier plan est plutôt naturelle et réaliste. De même pour les serviteurs qui s'affairent dans les cuisines. Et s'ils paraissent bien empressés, c'est parce qu'il s'agit d'un repas de fête, celui de la Pâque juive. La lumière pénètre dans l'immense demeure en deux endroits à la fois : par l'entrée au premier plan, et par le fond à droite de l'escalier qui sépare les convives des serviteurs.
Entre les deux, le clair obscur de la salle à manger, dont la diagonale de la perspective poussée à l'extrême allonge considérablement la table rectangulaire et la présente de trois quarts. Ainsi, même si la taille des convives diminue rapidement, nous pouvons bien voir l'attitude de chacun d'entre eux. A l'extrémité la plus proche le plus grand des apôtres est à genoux, et son vêtement rouge entièrement éclairé souligne son attitude perplexe : Jésus vient d'annoncer que l'un d'eux, ici présents, le trahira ! Les autres s'interrogent, se regardent, et discutent entre eux. Inquiétude, tristesse et consternation… A l'autre extrémité, au fond, Jésus paraît minuscule. Mais on le reconnaît immédiatement par la lumière intense autour de la tête de celui qui donne le pain en disant : “Ceci est mon corps”. La Pâque de la Dernière Cène est entièrement nouvelle : elle ne commémore pas seulement le dernier repas avant la libération de l'esclavage en Egypte, et l'Alliance avec Jahvé ; elle annonce la rémission de tous les péchés et le salut par le sacrifice de Jésus, et la Nouvelle Alliance de la foi chrétienne. Elle ouvre ainsi une nouvelle perspective, qui ne sera pas admise par tout le monde ! La profondeur du mystère de l'Eucharistie est habilement révélée par cette perspective irréelle et surprenante.
La Prière dans le Jardin des Oliviers
En bas à gauche du tableau, une colonne de soldats guidés par Judas s'approche furtivement pour arrêter Jésus, pendant que ses disciples dorment profondément au lieu de veiller et de prier pour ne pas céder à la tentation d'abandonner leur maître. Au dessus d'eux, Jésus transpire le sang et implore son père de lui épargner les souffrances qui l'attendent. Elles sont symbolisées par la coupe d'amertume que lui tend l'ange venu l'assister. Derrière l'ange, le feu d'une lumière quasi solaire éclaire la coupe, touche la tête du Christ et tombe sur les disciples endormis.
Cette puissante lumière tranche avec la lueur blafarde qui révèle la proximité des silhouettes fantomatiques des soldats, qui se cachent dans les ténèbres. L'irréalité d'un tel voisinage traduit l'absolue différence entre la pureté du Christ incarnant parfaitement l'amour du prochain, et l'imperfection naturelle des hommes. C'est une superposition de deux mondes radicalement différents. Cette œuvre souligne l'intensité du combat intérieur et la solitude totale du Christ qui doit se sacrifier pour sceller la Nouvelle Alliance entre Dieu et les hommes. On y retrouve les éléments de l'Evangile de Luc 22, versets 41 à 47.
La Résurrection du Christ
“Et voilà qu'il y eut une grande secousse ; car l'Ange du Seigneur était descendu du ciel et, s'avançant, avait roulé la pierre, et il était assis dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Dans la crainte qu'ils en eurent, les gardes furent secoués et devinrent comme morts.” Évangile selon St. Matthieu, ch.28, 1-8. Le Christ jaillit d'un feu si intense, qu'on le croirait poussé hors de terre par un volcan ! La secousse est ici telle que les quatre anges semblent retenir la pierre tombale qu'ils commençaient à retirer. Le corps glorieux du Christ apparaît, calme et serein, la main gauche tenant un étendard et la main droite prête à donner la bénédiction. Ce corps, à la fois puissant et léger, s'oppose aux corps lourds de sommeil des gardes couchés dans les ténèbres. Le feu de l'Esprit divin est montré comme une force capable de bousculer la sombre inertie de la matière terrestre.A gauche du tableau, on remarque les deux femmes qui s'approchent en discutant sous le ciel de l'aube ; elles auront la surprise de découvrir le tombeau vide gardé par l'Ange chargé de leur annoncer la bonne nouvelle.
Pianta le Jeune - La Fureur
Les Sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune (Francesco Pianta il Giovane)
Le travail titanesque du Tintoret ne doit pas nous faire oublier les superbes sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune qui décorent la partie inférieure des murs de la Salle du Chapitre. Elles font référence à l'Iconologia de Cesare Ripa, publiée en 1593, qui inspira les artistes baroques. Le travail de Pianta Le Jeune date de 1665. A droite du grand escalier, on aperçoit une statue de Mercure tenant un rouleau de parchemin où sont inscrits les thèmes des sculptures qui décorent les murs de la Salle du Chapitre.
Mercure le messager nous présente la liste des vices et des vertus, auxquels s'ajoutent les arts libéraux comme la sculpture, la peinture, la musique, la rhétorique et la poésie… Et nous invite à la méditation par l'observation attentive des sculptures de Pianta Le Jeune.
A gauche du grand escalier quatre caryatides entourent deux à deux leur mère l'Abondance, que Pianta a représentée ironiquement sous la forme d'un vieil homme décharné, la bouche entrouverte et le torse nu, avec une ficelle nouée autour de la taille et des fruits sur le bas du ventre.
En se déplaçant à partir de la droite de la porte d'entrée de la salle de l'Albergo, on découvrira toute la série des sculptures qui longent les murs : La Ruse. Un guerrier casqué plein de courage, avec une chaîne sur la poitrine (siège du cœur, et donc de l'amour et du courage chez les anciens), signifiant que le courage n'est rien sans l'intelligence et la ruse du stratège.
Un guerrier regarde son voisin (Ruse). Un serpent s'enroule autour de son torse, lui mord la poitrine et l'empoisonne. D'où la perversité de ses sentiments : jalousie et méchanceté, accompagnées de la médisance.
Sous les deux fenêtres, les trois vertus théologales :
La Foi, jeune femme voilée portant un calice, L'Espérance entourée de feuilles de pêcher (qui symboliserait l'immortalité), et La Charité avec un enfant dans les bras et un autre agrippé à ses jupes.
Entre les deux fenêtres, on aperçoit l'incarnation même de la Force : Hercule, le demi dieu.
La Mélancolie. Un homme sans âge au regard vide, avec les mots suivants : “In ogni suo pensier, rimira il fine”, c'est-à-dire : il scrute le fond de chacune de ses pensées.
A ses pieds, un soufflet pour attiser la flamme qui brûle dans une vasque : le mélancolique attise lui-même la flamme qui le consume.
L'Honneur. Un jeune homme torse nu, avec pour tout vêtement une chaîne et une couronne de lauriers. On peut lire le proverbe suivant : “Chi per honor impresta il suo denaro, di corona trofei altro son chiaro”.
L'Avarice. Un homme avec son encrier, ses livres de comptes et son argent. L'avarice, ou le désir effréné de possession.
L'Ignorance. Un homme aux traits grossiers et le crâne rasé, avec un sac (sans doute plein d'erreurs, de superstitions et de préjugés), et une tête d'âne à ses pieds.
La Science. Un vieux savant plongé dans sa lecture, entouré de livres.
La Colère. Un jeune homme aux yeux bandés et au visage crispé, entouré d'armes.
Scandale et Scrupule. Un homme partagé, qui ne sait s'il pourra révéler ce qu'il sait, ou faire quelque chose de grave, sans regretter d'avoir provoqué un scandale.
Le tamis. Pour trier le bien du mal, le pour du contre, et sa main gauche amputée, tels sont ses handicaps pour passer à l'acte.
Plaisirs honnêtes. Ou les loisirs de “l'honnête homme” plein de science et de raison, amateur de musique et de bon vin : in vino veritas ! A ne pas manquer:
Pianta le Jeune - Le Peintre (Tintoret)
La Bibliothèque.Véritable chef-d'œuvre d'imitation, à tel point qu'on serait tenté d'extraire l'un de ses livres pour le consulter. La plume et l'encrier dans le petit réduit donnent l'impression qu'ils servent encore. Parfaite illusion !
La Curiosité ou l'espion.Un Anonyme caché sous sa cape avec un chapeau aux larges bords rabattu sur son visage, affublé d'objets qui symbolisent son efficacité et sa vivacité pour savoir ce qui se passe partout, à toute heure du jour et de la nuit. L'espion vénitien du XVIIe siècle ! Le Peintre. Ce serait un portrait de Jacopo Tintoretto, il est placé juste en face du grand escalier. Il observe son sujet et paraît extrêmement concentré, écartant le pouce et l'index de sa main droite posée sur une feuille. Les pinceaux et les couleurs du maître sont déjà prêts. A côté de l'autel deux tableaux du Titien : Dieu et les anges et surtout L'Annonciation. Ainsi que Le Christ portant la croix, qui fut attribué à Giorgione. Dès 1582, Le Tintoret s'était déjà remis au travail pour réaliser les grandes compositions sur toile destinées au cycle marial de la salle du rez-de-chaussée. La première serait L'Adoration des Rois Mages, et la dernière installée fut La Circoncision.La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Tintoret L'Annonciation. La salle du rez-de-chaussee
“Et, entrant chez elle, il dit : “Salut, comblée de grâce ! Le Seigneur est avec toi.”A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. Et l'Ange lui dit: "Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et voici que tu concevras et tu enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.” […] Marie dit : “Je suis l'esclave du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole !” Evangile selon Luc I, 26-38. La Vierge Marie, absorbée par ses travaux domestiques, est à la fois surprise et effrayée par l'ange Gabriel et ce tourbillon de chérubins précédés d'une colombe (symbole du Saint Esprit) qui fondent sur elle comme un courant d'air !
La lumière et la force de l'Esprit pénètrent comme par effraction dans cette maison dominée par le calme et la sérénité : dehors, des outils de menuiserie accrochés au mur, et Joseph absorbé par son travail qui ne voit pas ce qui se passe chez lui.
Chaque élément de la scène est représenté avec beaucoup de réalisme, pourtant elle est pleine de poésie, parce qu'elle est purement imaginaire : avec sa colonne en brique à moitié en ruine, la maison du simple menuisier étonne par son mélange de luxe et de pauvreté. La corbeille et la chaise en paille à moitié usée, le sol carrelé et la table contrastent avec le grand lit à baldaquin et le plafond dignes d'un palais ; mais il faut se rappeler que Joseph est un descendant du roi David !
L'Adoration des Rois Mages
“A la vue de l'étoile, ils se réjouirent d'une très grande joie.Et, entrés dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère et tombèrent, prosternés, devant lui. Et, ouvrant leurs trésors, les lui offrirent en dons de l'or, de l'encens et de la myrrhe.”Evangile selon St. Matthieu ch.2, 10-12.Au premier plan à gauche du tableau, Joseph est debout au pied de l'estrade et regarde la scène. Près de lui, une jeune femme à genoux dont le visage ne dépasse pas le niveau du plancher au pied de Marie, attend humblement avec son panier près duquel on aperçoit un couple de colombes.
Par un subtil mélange de somptuosité et de simplicité, Le Tintoret nous offre une très belle mise en scène de l'hommage rendu par les rois mages à l'enfant Jésus. Un intérieur modeste visité par des têtes couronnées apportant de riches cadeaux à l'enfant de la maison. Mais ces rois sages ont reconnu en lui leur pair et leur supérieur spirituel. Tout près de Jésus, un roi plein de noblesse portant un magnifique turban d'où pointe une couronne d'or, s'incline respectueusement en donnant son offrande.
Un autre, à genoux et vêtu d'un long manteau d'apparat, a déposé sa couronne sur le plancher de l'espèce de rehaussement où Marie et Jésus sont installés. Derrière eux, un roi noir s'approche pour honorer Jésus avec la même ferveur que ses deux prédécesseurs. Son visage est tourné vers l'extérieur plein de lumière, où on aperçoit un cortège de cavaliers en armes qui bougent et qui piaffent au rythme des coups de pinceaux de leur créateur, Jacopo Tintoretto !
La Fuite en Egypte
“Quand ils se furent retirés, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et dit : Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte, et restes-y jusqu'à ce que je te le dise ; car Hérode va chercher l'enfant pour le faire périr.”Ev. Selon St. Matthieu ch. 2, 13-14. Joseph et Marie fuient la colère d'Hérode en évitant les zones habitées. Ils font une halte dans un endroit boisé qui les dissimule aux éventuels regards.
Et, en dépit de la beauté lyrique de ce paysage qui nous montre tout le charme de la vie campagnarde, ces personnages vaquant si tranquillement à leurs occupations pourraient renseigner leurs poursuivants.
Une douce lumière éclaire une succession de plans, et révèle ainsi une grande profondeur de champ qui souligne la solitude et la vulnérabilité de cette famille menacée. La lumière met aussi en évidence le sérieux et le sens des responsabilités de Joseph, qui paraît âgé avec son crâne chauve et sa barbe blanche entourant son visage de patriarche. Et la jeune Marie, portant une belle robe rouge sous son grand manteau, est assise sur le dos de l'âne fatigué et tient dans ses bras son précieux bébé qu'elle contemple avec amour. Par terre à côté d'eux, un bâton de pèlerin avec un simple baluchon et une gourde de voyage pour tout bagage.
Le Massacre des Innocents
Voyant que les mages s'étaient bien gardés de lui faire savoir où se trouvait Jésus, Hérode envoya tuer tous les enfants âgés de deux ans et en dessous qui vivaient dans son royaume, pour être sûr de ne pas manquer le roi des Juifs. Le massacre des innocents est montré ici dans toute son ampleur et toute son horreur par cet enchevêtrement de corps qui se tordent et se débattent dans tous les sens. Toutes ces femmes, qui protègent leurs petits en les serrant dans leurs bras et en luttant de toutes leurs forces contre la férocité des bourreaux qui les pourchassent de partout, ne pourront malheureusement pas les soustraire à leur funeste destin. Comme ces malheureuses, le regard espère vainement trouver un endroit échappant à cette fureur mortelle, hélas, il est piégé ! Par cette violence qui se déchaîne sur la place, où s'accumulent ses nombreuses victimes, sur le rempart, sous le portique, et jusqu'aux portes de la ville, où la traque continue sous la forme de silhouettes très animées. Aucun enfant ne pourra échapper à un tel fléau. Ici encore, l'exagération de la perspective agrandit la scène et lui donne la dimension d'un combat épique contre le Mal qui tue les innocents.
Tintoret La Circoncision - Détail
Comme tous les enfants juifs, Jésus fut circoncis huit jours après sa naissance : la circoncision est le signe de l'alliance avec Dieu depuis l'époque d'Abraham, (Genèse, II, 17). La Circoncision, livrée en 1587 par le Tintoret, est sa dernière œuvre pour la Salle du Rez-de-chaussée. Les critiques s'accordent pour dire que Domenico, le fils du Tintoret, et les peintres travaillant dans son atelier auraient participé à sa réalisation. Ce qui lui aurait fait perdre la vivacité du trait et l'éclat des couleurs qui caractérisent le travail du maître. Cependant, le caractère solennel de ce sacrement est bien rendu par les attitudes des personnages, un peu trop figés dans leurs rôles respectifs. La richesse des vêtements du vieux prêtre entouré de ses assistants pleins de respect, ainsi que la dignité des nombreux témoins donnent l'impression d'assister à un baptême royal.
Bien évidemment, nous n'avons pas décrit toutes les œuvres présentes à la Scuola di San Rocco qui n'est pas un simple musée, puisque cette Confrérie est toujours en activité.
A droite de l'entrée de la salle du rez-de-chaussée, vous apercevrez la Salle du Guardian da Matin, où se trouve la précieuse Mariegola avec sa belle couverture rouge ornée d'une gravure dorée représentant deux Frères priant à genoux aux pieds de San Rocco. La Mariegola est la Charte de la Scuola qui contient les règles auxquelles doivent obéir tous les membres de la Confrérie, qui compte aussi des femmes. La Confrérie compte des Frères de Dévotion et de Discipline et des Frères Capitulaires. Les quinze membres de la Chancellerie sont sélectionnés parmi les Frères Capitulaires. La chancellerie se réunit dans la petite salle à droite du chœur de la Salle du Chapitre, sous la présidence du Guardian Grande, assisté du Guardian da Matin. Les Frères occupant les six premiers postes de la Chancellerie dirigent la Banca, qui se réunit dans la Sala dell'Albergo.
Puis retour par le pont RIALTO.
M 21 Place saint Marc et basilique.
Remonter en direction du Campo santa maria formoza P199. Puis le Campo santi giovanni e paolo P201. La basilique est à voir :
Dans la chapelle del Rosario, une oeuvre de Véronèse, l'Annonciation (1565-1571) et la Crucifixion, du Tintoret. Au plafond, une multitude de sculptures. En 1867 on y ajouta le Martyre de Saint Pierre, du Titien, qui était l'oeuvre la plus précieuse de l'église. Mais détruite par un incendie, elle est remplacée par une excellente copie. En 1913, on y transféra également une oeuvre de Véronèse provenant d'une église détruite, afin d'augmenter les richesses de ce superbe exemple d'une grande église de la Renaissance.
Les relations des Dominicains avec le gouvernement vénitien étant des plus étroites, et les contacts avec les représentants du pouvoir étant les meilleurs, l'église San Giovanni e Paolo devint le lieu officiel de sépulture des Doges. Vingt cinq Doges y reposent pour l'éternité. C'est un véritable Panthéon. Les mausolées, les sarcophages, sont l'oeuvre de grands artistes sculpteurs.
Les bas-reliefs, les ciselures, expriment tous les styles gothiques et Renaissance les plus talentueux.
Puis le couvant San francisco della vigna P203. Le musée naval est gratuit avec la carte musée P205. Ballade via Garibaldi P206. Et visite des deux petites îles San pietro di castello et Sant’elena.
Retour par Campo bandiera e moro o san giovanni della bragora P205.
Chiesa santa maria della pietà et Chiesa san zaccaria.
Palazzo Danielli P204.
Riva degli schiavoni P203.
Retraverser la place Saint Marc puis Chiesa Santa maria dell Fava P152 puis Fondation dei Todeshi P152 qui est vers le pont Rialto puis aller le quartier de La Fenice P152.
Chiesa San Stefano P154, Campo San Maurizio, Théatro la Fenice et enfin Chiesa Moise P152.
Le Titien - Tiziano Veccellio : L'Assomption de la Vierge
L'une des œuvres les plus magnifiques et les plus connues du Titien est L'Assomption de la Vierge, qui inspira à Richard Wagner ses “Maîtres Chanteurs”, tant la vue du tableau l'avait bouleversé.
C'est le 19 mai 1518 qu'est installé le retable de l'Assomption de la Vierge dans l'église des Frari.
Ce tableau est une véritable révolution religieuse : L'assomption est un tableau qui éclate de couleurs, de vie, loin des poncifs jusque là respectés en matière de peinture religieuse : oubliées les références à la mort et à tous les tombeaux et autres lamentations en tout genre !C'est une Vierge joyeuse, entourée d'anges émerveillés et devant des apôtres tout aussi remués que la Vierge monte vers Dieu en tant que reine du ciel.
La portion supérieure, qui est cintrée, représente le paradis, la gloire, pour parler comme les Espagnols dans leur langage ascétique; des collerettes d'anges, noyés et perdus dans un flot de lumière à d'incalculables profondeurs, étoiles scintillantes sur la flamme, pétillements plus vifs du jour éternel, forment l'auréole du Père qui arrive du fond de l'infini, avec un mouvement d'aigle planant, accompagné d'un archange et d'un séraphin dont les mains soutiennent la couronne et le nimbe. [...]
Une puissance sans borne, une jeunesse impérissable font rayonner cette face à barbe blanche qui n'a qu'à se secouer pour en faire tomber la neige des éternités: depuis le Jupiter olympien de Phidias, jamais le maître du ciel n'a été représenté plus dignement. Le milieu du tableau est occupé par la Vierge Marie, qui soulève, ou plutôt qu'entoure une guirlande d'anges et d'âmes bienheureuses, car elle n'a pas besoin d'aides pour monter au ciel; elle s'enlève par le jaillissement de sa foi robuste, par la pureté de son âme, plus légère que l'éther le plus lumineux. Il y a vraiment dans cette figure une force d'ascension inouïe, et, pour obtenir cet effet, Titien n'a pas eu recours à des formes grêles, à des draperies fuselées, des couleurs transparentes. Sa Madone est une femme très-vraie, très-vivante, très-réelle, d'une beauté solide comme la Vénus de Milo ou la Femme couchée de la Tribune de Florence. Une draperie ample, étoffée, voltige autour d'elle à plis nombreux; ses larges flancs ont pu contenir un Dieu. […] Et pourtant, rien n'est plus célestement beau que cette grande et forte figure dans sa tunique rose et son manteau d'azur; malgré la volupté puissante du corps, le regard étincelle de la plus pure virginité. Dans le bas du tableau, les apôtres se groupent en diverses attitudes de ravissement et de surprise habilement contrastées. Deux ou trois petits anges, qui les relient à la zone intermédiaire de la composition, semblent leur expliquer le miracle qui se passe. Les têtes d'apôtres, d'âges et de caractères variés, sont peintes avec une force de vie et une réalité surprenantes.Les draperies ont cette largeur et ce jet abondant qui caractérise en Titien le peintre à la fois le plus riche et le plus simple. […]
Les cheminées de Venise
Les cheminées de Venise les plus spécifiques sont dites "à cloche renversée", c'est-à-dire qu'elles se terminent en tronc de cône inversé. Certaines ne sont plus coniques, mais + ou - parallépipédiques. Elles fonctionnent selon le même principe. Autrefois, on se chauffait au bois ou au charbon. Les étincelles et escarbilles montaient facilement par la cheminée et retombaient sur les maisons ou les toits. Et les incendies étaient nombreux et souvent dévastateurs. D'où cette forme particulière de cheminée, dont le système interne entravait et refroidissait les étincelles et escarbilles. C'est d'ailleurs le même principe qui fonctionnait sur les vieilles cheminées de train à charbon. Venise comptait de trés nombreuses cheminées typiques, le cône était souvent décoré de fresques ou de frises, et qui ont malheureusement étaient détruites en grand nombre et remplacées par des édifices plus communs. Elles sont typiques de Venise même, bien qu'on en trouve quelques autres en Vénétie, là où les riches vénitiens avaient fait construire leurs demeures.
La forcola
La forcola est une pièce de bois aux formes torses, faites de 8 échancrures, plantée à tribord de la gondole et qui reçoit la rame. Elle est constituée de noyer, cerisier poirier, pommier ou érable. Les "morsi", les 8 échancrures arrondies, sont utilisés chacun pour une manœuvre précise (poussée avant, poussée arrière, frein, virage, rotation sur place). Les "forcole" sont taillées sur mesure par rapport au gabarit du gondolier.
Elles ont des formes trés diverses, selon la nature de la barque et sa distination.
Domenico Selvo, doge de Venise, avait épousé en 1077 Teodora, sœur d'Alessio, empereur d'Orient. C'est la dogaresse qui introduisit l'usage de la fourchette, car elle ne portait jamais la nourriture à sa bouche avec les doigts. La fourchette était alors en or. Hélas pour elle, ce ne fut pas sa seule excentricité. Ce n'est que plus tard que l'usage de la fourchette conquit Florence et seulement vers 1379 qu'elle fût introduite en France.
Le Titien Tiziano Vecellio (ou Tiziano Vecelli) 1488-1576
Titien dont le véritable nom était Tiziano Vecelli, a illuminé l'art italien de la Renaissance. Peintre de génie qui qualifiait ses peintures de “poèmes”. Et quels poèmes, quel artiste ! Portraits profonds, Venus émouvantes et Vierges déifiées, lumière et couleur, rouge de préférence pour cet artiste qui a aussi bien représenté la chair que l'âme. Titien : Le Peintre de la Vie Universelle.
Toute la peinture de Titien est là, après elle toute la peinture de Venise, après la peinture de Venise toutes les peintures vivantes qui verront les couleurs se pénétrer, les reflets jouer sur les surfaces, les ombres transparentes se colorer, un ton ne se répéter jamais identique à lui-même, mais imposer sa domination par des rappels discrets qui éveillent dans l'oeil des vibrations voisines, la vie lumineuse du monde faire une symphonie spontanée où pas une palpitation ne naîtra de sa substance sans qu'on puisse en trouver la cause et en chercher l'effet dans toute son étendue. »
A Venise, il habitait Campo del Tiziano, aux numéros 5181/5182.
Titien le retable de Saint Marc
Le retable de Saint Marc à Santa Maria della Salute. Titien peint en 1510 le retable de “Saint Marc entouré de Saint Côme et Saint Damien, Saint Roch et Saint Sébastien” qui se trouve aujourd'hui dans l'église Santa Maria della Salute. Cette commande fait suite à la grande épidémie de peste afin de célébrer l'aide apportée par les institutions religieuses mais aussi le gouvernement vénitien dans cette difficile période de l'histoire de Venise. C'est l'un de ses premiers retables.
Élève de Giovanni et Gentile Bellini mais aussi de Giorgione
Titien a lui-même appris et enrichi sa palette auprès de l'un plus grands peintres vénitiens de l'époque : Il se forme dans les ateliers de Giovanni et de Gentile Bellini dans sa jeunesse puis avec Giorgione, avec lequel, en tant qu'élève… surdoué, il réalisera la composition de la fresque du “Miracle du Nouveau Né” de la Scuola di Sant'Antonio de Padoue en 1511. Mais par rapport à Giorgione, Titien est le maître de la lumière, de la clarté chromatique, Titien chasse l'ombre si présente dans les tableaux de Giorgione. Finis les volumes ombrés.
Titien ne payait pas d'impôts !
En 1513, Titien est chargé par la Sérénissime de peindre la “Bataille de Spolète” suite à l'incendie qui avait détruit la toile qui commémorait ce haut fait guerrier, réalisée au XIVe siècle par Guariento.
25 ans plus tard, en 1538, la toile est livrée. Titien était-il si lent ? Que nenni, Titien était surtout malin car en échange de la réalisation de cette toile, la Sérénissime s'était engagée à conférer à Titien la charge de “Sensaria” au Fondaco dei Tedeschi. Cette charge était une charge de médiateur qui garantissait des revenus à son bénéficiaire.La fonction consistait essentiellement à l'obligation de superviser la décoration du palais des Doges mais aussi de peindre les portraits officiels ainsi que le tableaux votif de tout nouveau doge.Mais comme ladite charge est encore détenue par le déjà âgé Giovanni Bellini au moment où Titien commence sa toile… il commence donc par prendre son temps pour réaliser sa toile et s'assurer d'être récompensé comme promis ! Pour bien comprendre ce côté malicieux de Titien, il faut savoir que le bougre réussira même par la suite à être définitivement exonéré… d'impôts. De quoi faire rêver nombre d'entre nous ! Mais cela n'explique pas tout puisque Bellini meurt en 1516 et Titien devient alors le peintre officiel de la République. La véritable raison est ailleurs, Titien est en fait plutôt prolifique et peint plusieurs œuvres à la fois : portraits, officiels et privés, venus profanes et vierges sacrées…
Un Bon Vivant
On imagine facilement Titien comme un maître regardant l'humanité du haut du piédestal que ses contemporains lui avaient élevé, mais c'est aussi un homme qui aime la vie et... la bonne chair.
Jacopo Robusti dit Le Tintoret ou Tintoretto (1519-1594)
Tintoret : Le Peintre du Mouvement.
Jacopo Robusti naquit à Venise en 1519. On le surnomma “il Tintoretto”, le petit teinturier, parce que son père était teinturier sur tissus de soie et de velours dans le quartier marchand de la Merceria. Et, si le petit Jacopo admirait les belles couleurs qu'il voyait dans l'atelier de son père, il ne pensait pas pour autant à teindre des tissus de luxe, mais plutôt à peindre de belles fresques sur les murs, comme celles peintes par Le Titien et Giorgione sur les murs du Fondaco dei Tedeschi. Le père ne voulut pas contrarier la vocation de son fils pour le dessin et la peinture. Aussi, après avoir appris le dessin, il fut admis dès l'âge de quinze ans dans l'atelier du célèbre Titien, qui lui promettait un bel avenir. Mais le génie du jeune homme se révéla tel, que le maître finit par le considérer comme un rival ; il le renvoya donc, en lui disant qu'il n'avait plus rien à apprendre de lui.
Tintoret, autoportrait - Le Miracle de Saint Marc délivrant l'esclave.
Si un tel renvoi équivalait à un véritable brevet de maîtrise, il signifiait aussi la privation d'un emploi dans l'atelier d'un maître célèbre où les commandes affluaient. Ainsi, Jacopo Robusti se retrouvait seul avec son talent. Monsieur Robusti père, dont la qualité du travail lui assurait de solides revenus, se sentit piqué au vif par “ce maître orgueilleux qui s'imagine qu'on ne peut pas se passer de lui”. Puisque son fils sait peindre, il lui donnera un atelier avec tout le matériel nécessaire, “et une pension si ronde, que pas un artiste n'aura débuté de la sorte.”
Quelques jours plus tard, Jacopo s'installait à San Luca dans un vaste atelier bien équipé et décoré par lui-même. Délivré de tout souci matériel et entièrement dégagé des obligations envers une école, il était prêt à affronter le défi lancé par Le Titien. Et il se mit aussitôt à l'ouvrage, travaillant la couleur et le dessin, en imitant Le Titien et en s'inspirant de Michel Ange dans une suite d'études sérieuses.
« Il chercha, au contraire, à se faire chef d'une nouvelle école qui perfectionnât celle du Titien et joignit à sa manière ce qui lui manquait. Idée vaste, où l'on reconnaît une grande âme, qui redoubla de courage pour avoir été chassé de chez le Titien, au lieu de le perdre. Forcé par sa fortune actuelle à habiter une chambre extrêmement simple, il y écrivit : “le dessin de Michel-Ange et le coloris du Titien”. Il copiait sans cesse les ouvrages de ce dernier. II s'était procuré, avec une dépense très considérable, les plâtres des statues de Michel-Ange qui sont à Florence ; il les étudiait jour et nuit. Il y ajouta les plâtres de beaucoup de statues et de bas reliefs antiques. Souvent, il dessinait ses modèles à la lumière d'un flambeau pour se procurer des ombres fortes et s'accoutumer ainsi à un grand clair-obscur.
C'est dans le même dessein qu'il faisait des modèles en cire et en terre et qu'après les avoir recouverts de vêtements, avec grand soin, il les plaçait dans de petites maisons qu'il construisait avec des morceaux de carton et des règles de bois. Il plaçait en dehors de sa petite maison une lampe dont la clarté y pénétrait par les fenêtres. Il observait ainsi, en variant la position de ses petits modèles les différents effets de la lumière du soleil. Il suspendait ces mêmes modèles au plafond de sa chambre dans différentes attitudes et il les dessinait ainsi sous divers points de vue pour acquérir la connaissance du sotto-in-su, dans lequel l'Ecole vénitienne était beaucoup moins forte que la Lombarde. Il n'oubliait point l'anatomie et saisissait avidement toute les occasions de dessiner des figures nues dans diverses positions et sous divers raccourcis, pour pouvoir donner un jour à ses compositions la variété de la nature. C'est ainsi que privé de maître, il n'en suivit pas moins la meilleure méthode d'apprendre à dessiner. Il commençait par dessiner les formes de l'antique et l'imagination pleine de ces beaux contours, il dessinait le nu et cherchait à en corriger les défauts.
Le Tintoret joignait à cette excellente méthode d'étudier ce que les historiens appellent le génie le plus terrible qu'ait jamais eu la peinture, une imagination toujours riche en nouvelles idées, un feu qui lui faisait concevoir les plus forts caractères des passions et qui ne le quittait que quand il les avait exprimés sur la toile jusque dans leurs moindres détails. » Stendhal - École de peinture de Venise Au début, Tintoret se fit connaître en exécutant des portraits à la manière du Titien. Il sut aussi se faire apprécier en distribuant ses croquis à ses amis, et en n'hésitant pas à inviter ceux dont le visage lui plaisait à venir poser pour se faire faire gratuitement un portrait ! Cette libéralité lui fit sa publicité, car on se mit à parler de plus en plus de celui que l'on surnommait il Tintoretto. Et on s'aperçut aussi qu'il maîtrisait le style du Titien à un point tel, que certains s'y trompaient… Mais ce n'était là qu'une simple étape dans le travail de cet homme, pour qui vivre et peindre ne faisaient qu'un dans son élan passionné et généreux de création.
Pendant sa jeunesse, son énergie et son besoin de perfectionner sans cesse son art ne se satisfaisaient pas du seul travail en atelier, pourtant considérable. Les moyens et les plaisirs de peindre sous toutes les formes que son atelier ne pouvait lui offrir, il les trouva ailleurs.
Parfois, il aidait les peintres qui peignaient et décoraient les meubles. Ainsi la Suzanne de la maison Barbarigo, où figurent dans un petit espace un grand nombre de petits animaux et toutes les choses qui rendaient un endroit charmant, révèle ses talents de peintre en miniature.
Il lui arrivait également de suivre des maçons qu'il connaissait bien sur leur chantier en “terre ferme”, pour peindre des fresques sur les murs nouvellement construits, sans recevoir aucun salaire. C'était une excellente manière de s'exercer à peindre sur de grandes dimensions.
Les couleurs de Schiavone
Il travaillait aussi avec Schiavone, peintre capable d'imiter magnifiquement les couleurs naturelles, qui lui apprit beaucoup et qu'il considérait comme un grand coloriste.
Cependant, il ajoutait : « Les peintres devraient imiter la couleur de Schiavone, mais ils auraient grand tort de ne pas mieux dessiner que lui. » Il l'imita si bien avec sa Circoncision à l'église des Carmini, que certains l'attribuèrent à Schiavone ! Plus tard, Le Tintoret ne manqua jamais de proposer les services de Schiavone, quand celui-ci ne réussissait pas à obtenir de commandes.
Quand le Tintoret se sentit enfin capable de produire des tableaux de grande dimension répondant à ses exigences artistiques dignes d'un ancien élève du Titien, il offrit ses services aux curés contre le simple remboursement des frais matériels (échafaudage, toile et couleurs).
Sa réputation ne fit que grandir et les commandes affluèrent, si bien qu'à vingt-huit ans il avait peint une trentaine d'œuvres pour les monuments publics et le double de tableaux de dimensions plus modestes, auxquels s'ajoutaient d'innombrables portraits !
Du Mouvement et de la Vivacité. Même dans ses œuvres illustrant des sujets sérieux ou sacrés, on retrouve les visages et les attitudes de ses modèles appartenant au peuple de sa patrie.
Antonio Vivaldi
S'il est une musique qui est à même de révéler toute la magie de Venise, c'est bien celle d'Antonio Vivaldi, riche et débordante de vie, de puissance, de joie aussi. Dénommé le prêtre roux du fait de la couleur de ses cheveux, Vivaldi, comme ce surnom l'indique était prêtre, tout comme Claudio Monteverdi, qui le devint au cours de sa vie et est l'autre "grand" musicien de Venise.
Sublimé et... oublié ! Vivaldi est né à Venise le 4 mars 1678 et mort à Vienne en 1741.
Il avait aussi été directeur artistique du conservatoire de Santa Maria della Pieta, sur la Riva degli Schiavoni, au numéro 4148 dans le sestiere de Castello et sa musique nous enchante encore autant, plus de trois siècles après sa composition. Mais si Vivaldi est le génie aujourd'hui reconnu dans le monde entier, l'un des plus beaux ambassadeurs de Venise, sa musique avait totalement disparu jusqu'en 1933, époque où Olga Rudge, aidée par Ezra Pound, permettra la renaissance de cette musique “ailée”.
Antonio Vivaldi
Et l'oeuvre de résurrection n'était pas une mince affaire : Vivaldi a composé plus de 450 concerts dont le plus fameux, “Les 4 Saisons”, qu'il faut absolument écouter dans l'une des scuole de Venise, soirées magiques au mileu de musiciens en costume d'époque et dans un palais vénitien.
C'est à l'Ospedali de La Piéta à Venise que Vivaldi passa l'essentiel de sa vie musicale en y étant tour à tour violoniste et maître de concert de 1703 à 1740, un an avant sa mort.
Il faut par contre savoir que l'église actuelle de la Pietà n'est pas celle dans laquelle Vivaldi a connu. L'église précédente a en effet été rasée et totalement reconstruite, postérieurement à la mort d'Antonio Vivaldi. Vivaldi a su embrasser la nature d'un regard, d'un souffle musical, enrobant la beauté de la nature d'une envoutante magie.Pour cela, il a crée, avec Haendel et Bach, le concerto à trois mouvements.
Dans son Printemps, on sent la nature renaître, et avec elle, tous les animaux qui respirent, se réjouissent au son du violon. Son Eté est composé d'une musique fertile qui annonce une moisson abondante. Dans son Automne, il fait tomber les feuilles des arbres, pour m'exprimer ainsi, à coups d'archet. Dans l'Hiver son auditoire frissonne, il meurt de froid. Voilà les véritables principes de l'harmonie instrumentale que doit rendre un sujet quelconque ».
A faire aussi les iles une prochaine fois.
A éviter manger vers la place ST Marc.
Faire les musée et le palais dès l'ouverture.
Manger des glaces...
Prendre les tragetto "la gondole du pauvre" mais si pratique!
Bonne visite, bonne balade,
Olivier
http://www.e-venise.com/marine-commerce-venise.htm
Voici les infos dont je me suis servi pour cette escapade à Venise tout loin s'en faut n'est pas des moi...
Déjà nuage oblige ça a été Voiture Lyon Mestre 7h50, puis parking en face de la gare des trains 45E les 5 jours et train juqu'à Venise...Je laisse les infos aéroport qui peuvent aider.
D18 Arrivé à l’aéroport Marco Polo, Venise est à 12 km. Le bus vous dépose à la Piazzale Roma, au nord de Venise et il ne vous reste alors plus qu'à prendre le Vaporetto pour vous rendre à votre hôtel ou marcher si ce n'est pas trop loin. Deux compagnies de transport par autobus sont disponibles pour vous rendre de l'aéroport Marco Polo à Venise: Les Bus ACTV
Si vous utilisez la compagnie ACTV, il faut prendre la ligne N° 5. Le prix du billet par personne est de 1 euro. Par contre, si vous avez une Venice Card, le prix du bus y est déjà inclus. Le billet peut s'acheter directement auprès du chauffeur. Le trajet dure de 30 minutes.
Arrêt des Bus ACTV et ATVO Piazzale Roma à Venise
Les Dimanches et Jours fériés : Depuis l'Aéroport Marco Polo en direction de la Piazzale Roma à Venise 17h40 - 18h10 - 18h40 - 19h10 - 19h40 - 20h10 - 20h40
Pour les Bus ATVO Il vous faut prendre la Ligne 35. Le billet coûte 3 euros, bagages inclus, et s'achète au distributeur situé à l'arrêt des bus ATVO, à la sortie de l'aéroport. (5,5 euros pour le billet aller-retour). Si vous n'avez pas de monnaie, vous pourrez l'acheter directement au chauffeur.
Depuis l'Aéroport Marco Polo en direction de la Piazzale Roma à Venise 17h50 - 18h20 - 18h50 - 19h20 - 20h00 - 20h40.
Puis, prendre le vaporetto 1ou 2 et descendre à l’arrêt San Zaccaria. Remonter vers le nord 500m jusqu’à l’hotel : N32 E3 Foresteria Chiesa Valdese Calle Lunga Maria Formosa CASRELLO Tel 041 528 67 97 P116. http://www.foresteriavenezia.it/foresteria/index.htm
C’est un ancien palais qui appartient à l’église méthodiste de Suisse. Aucun prosélytisme, c’est un hôtel « classique ». Bon hôtel, bon confort, 80E la chambre avec wc/sdb et petit dèj. Copieux et à volonté. La chambre 14 a des peintures au plafond et est à 92E la première nuit et 84E les suivantes.
L19 Sachez qu'il existe une Museum Card à 12 € pour les Musées de la place Saint Marc (valable 3 mois) qui comprend la visite du Palais des Doges, le musée Correr, la Bibliothèque Marciana et le Musée Archéologique. Cette possibilité est offerte du 2 novembre au 31 mars. Du 1er avril au 1er novembre, et pour un euro de plus, soit 13 € au total, la Museum Card devient Carte San Marco Museum Plus, et, en sus des musées accessible par la carte Museum Card à 12 €, vous pourrez en sus visiter un autre des musées Municipaux de Venise, au choix : La Cà Rezzonico, le Palazzo Mocenigo, la Maison de Goldoni, la Cà Pesaro ou le musée du Verre de Murano.
Musée Correr 9h pour être seul.
Le lion de saint Marc
Marc et son attribut, le lion, Chroniques de Nuremberg, 1493
Saint Marc est symbolisé par un lion d'après l'un des premiers versets de son évangile :
« Une voix rugit dans le désert... » — Mc 1,3
Les quatre évangélistes sont représentés sous formes allégoriques du tétramorphe : l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean, le taureau pour saint Luc et le lion pour saint Marc. Cette représentation est inspirée par une vision du prophète de l'Ancien Testament Ezéchiel et par la description des quatre Vivants de l'Apocalypse selon saint Jean.
Le lion symbolisant saint Marc est généralement ailé, ce qui le distingue du lion de saint Jérôme[4].Il faut signaler que le Lion, dit "de" Saint-Marc, fut l'emblème de la République de Venise.
En 828, afin de remplacer saint Théodore, le 11e Doge de la ville chrétienne de Venise, Giustiniano Participazio, se cherche un nouveau puissant protecteur céleste pour protéger la ville. Celui-ci doit rivaliser avec Rome et son saint patron saint Pierre. Deux marchands vénitiens se débrouillent pour aller voler les reliques sacrées de saint Marc l'évangéliste dans la petite chapelle du petit port de pêche de Bucoles proche d'Alexandrie en Égypte où il avait souffert le martyre. La basilique Saint-Marc est alors spécialement construite pour l'occasion, pour abriter ses reliques auxquelles l'église catholique prêtait à l'époque des pouvoirs divins et il devient ainsi le Saint Patron de la ville avec son lion comme symbole (Tétramorphe), au même titre que l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean et le taureau pour saint Luc. Marc était venu évangéliser la région au Ier siècle par bateau et avait fait naufrage dans la lagune qui allait donner naissance en 452 à la Sérénissime. Un ange lui aurait apparu et lui avait alors dit ces mots : « Paix sur toi Marc mon évangéliste, tu trouveras ici le repos ».
Si elle a aujourd'hui un intérêt avant tout historique, architectural et touristique, elle fut dans le passé le centre politique, religieux et économique de la république de Venise. Elle est surnommée par Napoléon Bonaparte « le plus élégant salon d'Europe ». Biographie de Saint Marc
Un des quatre évangélistes de la religion chrétienne. Né Jean, ses facultés d'helléniste lui ont valu le nom de Marcus. Converti par l'apôtre Pierre, il partit prêcher avec Saint Paul en Asie Mineure (Antioche, Perga), puis avec Barnabé sur l'île de Chypre. Saint Marc aurait rédigé le second 'Évangile' à Rome aux alentours de 60 après J.-C. durant la captivité de Saint Paul. La tradition chrétienne lui attribut par la suite l'évangélisation d'Alexandrie dont il aurait été le premier évêque. Il y aurait été martyrisé en 67 après J.-C. Son corps fut, selon la tradition, ramené par deux marchands vénitiens dans la cité lagunaire en 828, dont il devint le patron.
Voici ce que le presbytre disait : Marc, qui avait été l'interprète de Pierre, écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l'ordre de ce que le Seigneur avait dit ou fait, car il n'avait pas entendu le Seigneur et n'avait pas été son disciple, mais bien plus tard, comme je disais, celui de Pierre. Celui-ci donnait son enseignement selon les besoins, sans se proposer de mettre en ordre les discours du Seigneur. De sorte que Marc ne fut pas en faute, ayant écrit certaines choses selon qu'il se les rappelait. Il ne se souciait que d'une chose : ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et ne rien rapporter que de véritable.
Le saint patron de Venise était Saint Théodore. Le saint grec témoignait de l'influence byzantine sur Venise. Quand en 828, le corps de Saint Marc fut ramené d'Alexandrie par 2 marchands vénitiens Buono de Malamocco et Rustico de Torcello, il devint le Saint patron de la ville. On lui construisit une petite chapelle, dans le Palais des Doges, qui n'était à l'époque qu'un château fort. En 832, on termina, non loin du palais des Doges, une petite église mausolée, incendiée en 976. Reconstruite en 978, elle sera de nouveau abattue. En 1063, on construisit un sanctuaire inspiré de la Basilique des Saints Apotres et de la Basilique de Sainte Sophie à Constantinople. Edifice en croix grecque, elle est assez trapue, possède déjà des coupoles basses et sa façade est de briques rouges. La Basilique fut consacrée en 1094. Peu à peu, la façade de l'austère basilique se pare de revêtements de marbre et de portiques profonds, soutenus d'une double rangée de colonnettes. La brique disparait sous le marbre. Le grand portail est orné de bas-relief représentant les métiers et les signes du zodiaque. Flèches, bas-reliefs, arcs, chapiteaux, du 11e au 15e siècle, elle intègre différents styles, assimilant les arts de l'Orient et ceux de l'Occident. Elle les assimile tellement qu'une partie des ornements provient directement d'Orient, comme le groupe des Tétrarques en porphyre rouge syro-égyptien, ou les célèbres chevaux de Saint Marc. Nous y reviendrons.
Outre les coupoles, ce sont surtout les magnifiques mosaïques sur fond d'or, couvrant entièrement les parois de la Basilique, qui rattachent cette basilique chrétienne, à l'art oriental.
A l'intérieur, ces mosaïques constituent une véritable Bible illustrée, servant à l'édification des croyants. A l'origine, ces figures sont toutes de type oriental, en aplat, sans mouvement, elles apparaissent souvent rigides, sans mise en scène. Elles ont été exécutées par des artisans orientaux ou vénitiens, mais toujours dans un style oriental caractéristique des icônes. On discerne ainsi différentes figures du Christ (11e et 16e siècle), dans l'abside et la première coupole. Egalement, la Pentecôte (12e siècle), dés la première coupole de la nef, représentant la descente de l'Esprit sain sur les 12 apotres. MAis l'art de la mosaïque évolue avec le temps et le développement des arts. La mosaïque introduit plus tard des notions nouvelles, comme le relief et la perspective. Dans le baptistère, observez bien la Danse de Salomé (du 14e siècle), toute émouvante et lascive, face au roi rigide, traité à la manière byzantine. On entre alors dans les principes picturaux du gothique, surtout en usage au 15e siècle.
Les mosaïques de la basilique San Marco sont ainsi une véritable école d'art, depuis les premiers aplats byzantins jusqu'à des mises en scène en perspective. Mais le trésor des trésors de la Basilique San Marco, c'est sa Pala d'oro. L'un des plus beaux chefs d'oeuvres d'orfèvrerie qui soit permis d'admirer. Ce rétable d'or date du 14e siècle. 3000 pierres précieuses et 80 émaux sont enchassés, à la gloire des fêtes chrétiennes (registre supérieur), tandis que le Christ apparait au centre, entouré de 4 prophètes et dominant l'impératrice Irène, le Doge Ordelaffo Falier et la Vierge. Sur les côtés, ont pris place les apôtres et autres prophètes.
Ensuite balade Campo de santa maria formosa P199, Campo della fava, Camposanti giovanni e paolo P210. Puis, Chiesa dei gesuiti P194.
Attention aux heures d’ouverture des églises !
CHIESA DEI GESUITI
Il y a quatre statues de chaque côté de la porte qui représentent St. James Major, St. Peter, St. Paul, St. Matthew l’évangéliste. Il tutto è sovrastato dall'opera di Giuseppe Torretti L'Assunzione della Vergine Maria , posta sopra il timpano . L'ensemble est dominé par le travail de Giuseppe Torretti “ L'Assomption de la Vierge Marie”, placée au-dessus du tympan. In tempi recenti è andato persa l'opera di Francesco Bonazza .
La pianta della chiesa è tipica delle chiese dei Gesuiti, a croce latina , con tre cappelle per parte nel braccio più lungo. Transetto e presbiterio a fondo piatto affiancati da due altre cappelle. Le plan de l'église est typique de l'église des Jésuites, une croix latine avec trois chapelles de chaque côté dans le bras plus long. Transept et le chœur avec un fond plat soutenu par deux autres chapelles. Le sei cappelle ai lati della navata sono fra loro separate in piccoli ambienti, una volta dedicati alle confessioni . Les six chapelles de chaque côté de la nef sont séparées. Fra la seconda e la terza cappella, il notevole pulpito di Francesco Bonazza , e lungo tutto il corridoio i "corretti", grate da cui si affacciavano gli ospiti del convento.Entre la chapelle deuxième et troisième, la chaire grand de Francis Bonazza, et le long du corridor qui est bordée par des croyants reconnaissants du couvent. La navata della chiesa si restringe di fronte l' altare , dedicato alla Santissima Trinità , grazie alla presenza di quattro pilastri che sorreggono la volta a crociera . La nef de l'église est dédiée à la Trinité bienheureuse, et quatre piliers soutiennent la voûte en croisée. Del 1725 - 1731 a decorazione a due colori, bianco e verde, dei marmi e dei pavimenti . On peut dater de 1725 e - 1731 la décoration en deux couleurs, le marbre blanc et vert et étages.
Decorano i soffitti gli affreschi di Ludovico Dorigni , Angeli musicanti in gloria , datato 1720 nel presbiterio , Il trionfo nel nome di Gesù , del 1732 , nel soffitto a crociera; di Francesco Fontebasso Abramo che adora i tre angeli , e la Visione di San Giovanni Evangelista , sul soffitto della navata , del 1734 . Au plafond des peintures de Ludovico Dorigni, jouant “Angels in Glory”, daté 1720 dans le chœur, le triomphe, au nom de Jésus de 1732, le plafond à Francesco Fontebasso Abraham et la Vision de saint Jean Evangelista. Il presbiterio è circondato da statue di cherubini , angioletti, angeli e arcangeli di Giuseppe Torretti . Le sanctuaire est entouré par des statues de chérubins, des anges, des anges et archanges de Giuseppe Torretti. Di Giuseppe Pozzo è l' altare , in esso si notano dieci colonne sormontate da una cupola bianca e verde.
Puis marche jusqu’à l’égilse Madonna dell’orto P191.
CHIESA DELLA MADONNA DELL’ORTO
Pour arriver au but qu'il se proposait, Tintoret, ne négligea aucune étude. Pendant plusieurs années, sans relâche, de jour et de nuit, il travaille d'après les moulages de Michel-Ange, le modèle vivant, le cadavre disséqué, le mannequin drapé, le mannequin articulé et suspendu au plafond, en plein air ou à l'intérieur, à la clarté du soleil ou à la lueur des lanternes et des torches; il modèle, en terre ou en cire, ses figurines avant de les dessiner; il fréquente tous les gens qui peignent, aussi bien les simples badigeonneurs que les artistes en renom, ne négligeant rien pour s'approprier toutes les ressources du métier, pour se faire une manière « forte et résolue ». En même temps, il saisit toutes les occasions de se produire, répand des fresques sur toutes les murailles qu'on met à sa disposition, montre ses toiles partout où il peut; quelques belles décorations de façades, son portrait et celui de son frère, avec effets de nuit, exposés dans la Merceria, le firent bientôt connaître. Vers 1546, il offre aux prêtres de l'église Madonna dell' Orto de leur peindre, contre remboursement de ses frais matériels, deux compositions immenses (15 m de hauteur sur 6 m de largeur). L'offre est acceptée pour 100 ducats. Ces deux toiles, encore en place, l'Adoration du veau d'or et le Jugement dernier, où les figures accumulées, dans un pèle mêle tumultueux de nudités, de draperies, d'accessoires, sous les contrastes et les agitations les plus bizarres de la lumière, gesticulent et se tortillent à l'envi, devaient rester, dans son oeuvre, l'une de ses improvisations les plus incohérentes et les plus scandaleusement inégales. Le jeune homme voulait étonner, il y avait réussi. Dès qu'il eut stupéfié ses rivaux par cette extraordinaire virtuosité, il se hâta, d'ailleurs, de montrer, dans la même église, qu'il savait, lorsqu'il le voulait, rester plus calme et plus pondéré. La Présentation de la Vierge, la Sainte Agnès ressuscitant le fils du Préfet, le Saint Pierre adorant la croix, le Martyre de saint Paul, y représentent l'artiste savant et fort avec toutes ses qualités de metteur en scène et en lumière, de dessinateur hardi et sûr, de coloriste vigoureux et vibrant.
Puis visite du ghettoP189.
En 1527, un décret ordonna aux Juifs de déménager dans la zone du Cannaregio, où se trouvaient les anciennes fonderies à canons. Le Premier Ghetto Le mot ghetto vient du mot italien geto (fusion). La prononciation gutturale de geto en ghetto s'expliquerait par l'accent des Juifs ashkénazes originaires d'Allemagne et d'Europe centrale. Sachez aussi que la municipalité de Venise, dans son souçi de vénétianiser les noms en supprimant quasi-systématiquement les doubles consonnes, a transformé tous les panneaux et inscriptions liés au Ghetto en “Gheto” avec un seul “t”. Pour en revenir à l'origine du mot, Ghetto pourrait aussi être un jeu de mots synthétisant geto avec le terme talmudique ghet (séparation)... le “quartier” de la fusion était bien celui de la séparation, puisque tous les Juifs devaient être hébergés dans Le ghetto. Chaque soir on fermait les portes du ghetto. Aucun juif ne devait plus circuler dans la ville. Mais, à la même époque, la même chose était aussi vraie pour les Vénitiens qui habitaient dans le quartier des étrangers à Alexandrie en Egypte. On les enfermait même ne pleine journée, pendant les offices religieux de la mosquée.
Un “geto” des ConnaissancesLà, se rassemblèrent tous les Juifs de la diaspora : Sépharades réfugiés d'Espagne et du Portugal, Ashkénazes venus d'Allemagne et d'Europe centrale, Levantins réfugiés de Constantinople... On y parlait diverses langues et dialectes, on comparait les divers contes et récits secrets rapportés en héritage. Il y avait des thalmudistes, mais aussi des kabbalistes, des gnostiques, des alchimistes. Tout cela stimulait la réflexion et la dispute.
Un signe Distinctif. Les Juifs du ghetto devaient se signaler en portant une rouelle (petite roue) jaune sur la poitrine, puis par un béret ou un chapeau jaune (Au Moyen-Âge, le jaune était la couleur infâmante de la folie et du crime). Celui qui ne portait pas son chapeau jaune devait payer une amende de 50 ducas et faire un mois de prison.
De la même manière, les Vénitiens avaient peur que les juifs puissent empoisonner leur puits et la Sérénissime avait décrété qu'ils n'avaient pas le droit d'utiliser les puits publics de la ville. Ils ne pouvaient donc utiliser que les seuls puits situés à l'intérieur du Ghetto pour puiser de l'eau. Cette interdiction dura jusqu'en 1703. Les puits actuels ne datent sans doute pas de l'époque de la création du Ghetto car les sculptures et armoiries qui s'y trouvent sont d'origine plus récente, ce qui fait penser que les puits d'origine ont dû être déplacés et ont été remplacés par ceux-ci.
Et Chiesa san marcuola P192. CHIESA SAN MARCULA
Il sera interessant de comparer cette cène peinte alors qu’il n’avait que 29 ans à celle peinte à la fin de sa vie à l’église San Cassiano.
Puis casino d’hiver qui est un palais P192. Traverser en trajetto. Arrivé Muséo di storia naturale P183.
LA CA’PESARO P181
C’est un imposant palais baroque de marbre faisant face au Grand Canal de Venise. Les plans initiaux en sont dus à Baldassare Longhena au milieu du XVIIe siècle, mais la construction a été terminée par Gian Antonio Gaspari de 1703 à 1710. L'utilisation massive de colonnes contraste avec le palais plus élégant qu'est la Ca' Rezzonico, également œuvre de Longhena.
C'est aujourd'hui le Musée d'art moderne de la ville de Venise. Il contient des peintures ou des œuvres de Klimt (sa Salomé), Bonnard, Chagall, Kandinsky, Klee, Rouault, Matisse, Moore, Morandi, De Chirico, Boccioni et d'autres.
L'étage supérieur est consacré au Museo d'Arte Orientale, qui contient quelques 30 000 objets, provenant principalement du Japon (armures, sabres, inro, netsuke, palanquin, ainsi que des peintures de Koryusai, Harunobu, Hokusai, etc.), mais également de Chine et d'Indonésie. Cette importante collection d'objets orientaux a été rapporté d'un voyage en Asie effectué de 1887 à 1889 par Henri de Bourbon-Parme, comte de Bardi.
EGLISE SAN CASINO P181
Cette toile, peinte vers 1592-94, ce serait la dernière version de la Cène par Le Tintoret.
Une grande pièce d'un intérieur vénitien éclairée par une lampe, dont la forme rappelle celle d'un oiseau.
Sa lumière rayonne d'une manière irréelle et sa fumée se confond avec des ectoplasmes d'anges qui flottent au-dessus des convives. La luminosité de l'auréole du Christ s'oppose et complète en même temps cette lumière suffisamment puissante pour bien marquer les ombres bizarres des convives, et pour intensifier les couleurs. Comme dans La Cène de la Scuola di San Rocco, la perspective défie ici encore les lois de la physique : la longue table pivote pour bien montrer les attitudes des apôtres au cours du dernier repas partagé avec Jésus, quand il leur annonce que l'un d'entre eux va bientôt le trahir.
Onze apôtres sont alignés du même côté de la table que Jésus ; en face d'eux un homme seul, habillé de rouge et sans auréole, ne semble pas très à l'aise. A cela s'ajoute le réalisme et le naturel des attitudes des protagonistes : les domestiques s'activent et s'empressent autour des convives qui discutent et qui s'interrogent avec animation. On se déplace, on se tourne, les bras et les mains travaillent, pendant que les Apôtres ne s'intéressent plus aux mets déposés sur la table. Ce subtil mélange de réalisme et d'imaginaire pictural nous montre l'irruption du domaine métaphysique et religieux avec son lot d'interrogations et de doutes, dans le monde réel connu et familier, où tout semble assuré.
Puis pont di rialto P180.
M 20 Palais des doges Le Palais des Doges palazzo ducale P146
Le Palais des Doges et la Piazzetta
Centre du pouvoir politique à Venise depuis le IXe siècle, une visite au Palais des Doges est incontournable lorsque l'on visite Venise et si l'on veut comprendre et voir ce qu'était la toute puissance de Venise pendant des Siècles. Vous pourrez voir la salle très impressionnante du Grand Conseil ainsi que de magnifiques peintures du Titien et de Véronèse, entre autres.
Puis tragetto en D3 Santa maria della salute P161. Musée, Galleria del’académia P163. Faire un aller-retour sur le pont de l’acdémia P166. Puis Squaro San tréviso P167 traverser le quartier Dorsoduro juqu’à la Chiesa san nocolo dei mendicoli qui devrait être fermée P170 (ouverture 10H 12H) et remonter le long du canal jusqu’à la place del Carmini.
Enfin Campo san Barnaba P167. Poursuivre jusqu’au Campo santa margherita P169
Chiesa san pantalon P176.
La Crucifixion du Tintoret à la SCULA DI SAN ROCCO P177 POUR MOI, LE TOP!
Façade principale de La Scuola Grande di San Rocco En suivant l'ordre chronologique de son travail pour San Rocco, Le Tintoret a commencé par l'Albergo en juin 1564, puis il la Salle du Chapitre pour terminer avec la Salle du Rez-de-chaussée en 1588. Il est conseillé de visiter San Rocco selon cet ordre, afin de mieux apprécier ces 24 ans de création qui révèlent l'inquiétude existentielle d'un artiste qui a su exploiter la force dramatique de la lumière et le rôle catalyseur des couleurs et du trait.
Ou “La Sixtine du Tintoret”, avec toutes ses dorures, ses plafonds et ses murs entièrement décorés par de splendides toiles du Tintoret, San Rocco est la plus opulente des Scuole. Son décor originel étant heureusement resté intact (c'est aussi le cas de la Scuola di San Giorgio), elle nous donne une magnifique idée de ce que pouvait être vraiment une Scuola Grande : une confraternité aussi prestigieuse que charitable. Charitable, parce que la Scuola di San Rocco (légalement reconnue en 1474) s'appliquait à secourir les malades, et particulièrement les victimes de la peste de 1576, suivant l'exemple de Saint Roch (né en 1295 à Montpellier et miraculeusement guéri de la peste, dont le corps fut transporté à Venise en 1485 et déposé dans l'église de la Confrérie en 1520). San Rocco, fut proclamé Patron de Venise après la peste de 1576 et son église devint ainsi le lieu d'un pèlerinage annuel du Doge et de la Signoria. On célèbre toujours solennellement la fête du 16 août sur la place, devant l'Eglise et la Scuola di San Rocco, où l'on dresse un baldaquin ou “Tendon del Doge”. Prestigieuse, parce que toute cette richesse, toute cette splendeur intérieure fut l'achèvement d'une construction longue et coûteuse, en rivalité avec celle de la Scuola della Misericordia. La Misericordia et San Rocco : une lutte de prestige... Quatre architectes se succédèrent pour la mener à bien :De 1516 à 1524 ce fut l'auteur du projet, Bartolomeo Bon, qui dirigea les travaux de construction du rez-de-chaussée de style renaissance, jusqu'à son départ à cause d'un désaccord avec la Confrérie sur la forme de l'escalier en 1524. Sante Lombardo poursuivit les travaux pendant deux ans et donna son caractère définitif à la façade sur le rio. Le défi avec la Scuola della Misericordia ira assez loin, pour qu'en 1545 San Rocco fasse démolir le grand escalier à deux volées édifié par “il celesto”. On le remplacera par un escalier de style impérial dessiné par Antonio Scarpargnino qui avait repris les travaux de 1526 à 1548 en construisant l'étage noble (premier étage où se réunissaient les membres de la Confrérie). Et quand la Misericordia dut renoncer pour des raisons financières à mettre des colonnes isolées sur sa façade, San Rocco voulait que deux séries de colonnes isolées de style corinthien décorent sa propre façade… achevée, après la mort de Scarpagnino, par Gian Giacomo De' Grigi de 1549 à 1560. 47.000 ducats pour 44 ans de travaux
La richesse de la Scuola di San Rocco ne cessa de s'accroître grâce aux nombreux donateurs qui comptaient sur San Rocco pour les protéger des nombreuses épidémies qui sévissaient à l'époque. Elle pouvait donc se permettre de faire appel aux plus grands peintres pour décorer l'intérieur du bâtiment dont la construction avait duré 44 ans et aurait coûté 47.000 ducats.Les murs longeant le grand escalier de Scarpagnino seront décorés par des œuvres commandées après la terrible épidémie de peste de 1630, qui fit d'innombrables victimes à Venise. A gauche : L'Intercession de St Roch, de St Sébastien et de St Marc pour que cesse l'épidémie de peste, et après le pilier, La Vierge sauve Venise de la peste peintes en 1673 par Pietro Negri.A droite : La Vierge apparaît aux victimes de la peste peinte en 1666 par Antonio Zanchi.
Chacune de ces œuvres est composée de deux toiles aux dimensions impressionnantes : (5,55m x 3,55m) pour la partie du bas de l'escalier et (7,05m x 6,35m) pour la partie du haut. Ces œuvres, fortement influencées par le style du Tintoret, commémorent cette peste de 1630 à l'issue de laquelle fut construite l'église de la Salute. Cet escalier digne d'un palais conduit aux salles du premier étage, où se réunissent toujours les membres de la Confrérie de San Rocco : la grande Salle du Chapitre, la petite Salle de la Chancellerie dont l'entrée se trouve tout de suite à droite de l'autel de la Salle du Chapitre et enfin l'Albergo, au fond à gauche. Rivalités entre peintres… Il faudra 18 ans pour se décider à commencer la décoration intérieure : rivalités entre peintres… Dès 1546 la Scuola di San Rocco avait voté la décision de faire décorer la Sala dell'Albergo, sans aucune suite. En septembre 1553, Le Titien proposa de réaliser une grande toile qui couvrirait tout le mur face à l'entrée de la salle de l'Albergo ; cette proposition initialement acceptée à l'unanimité demeura sans suite également, car ce n'est qu'en janvier 1557 qu'on prit la décision ferme et définitive d'entreprendre la décoration de l'Albergo en réservant 200 ducats par an pour cela. En mai 1564, 37 conseillers de la Banca de San Rocco s'engagent enfin à prendre en charge les frais de la première toile destinée à occuper le centre du plafond… Au cours de la séance l'un d'eux offrait personnellement une contribution de 15 ducats, à condition que l'ouvrage ne fût pas confié au Tintoretto ! Le 31 mai 1564, San Rocco décide d'ouvrir un concours d'esquisses auquel devaient participer les plus grands peintres de Venise : G. Salviati, F. Zuccari, A. Schiavone, Paul Véronèse.
Or c'est le célèbre Jacopo Robusti, surnommé “il Tintoretto” parce qu'il était fils d'un teinturier, qui fera tout pour pouvoir décorer la Scuola en sachant convaincre et séduire les membres de la Confrérie par ses talents de peintre et de négociateur : non seulement il était capable de prendre les autres concurrents de vitesse en présentant son tableau avant eux, mais en plus il n'hésitait pas à baisser ses tarifs au moment des concours, allant jusqu'à proposer de peindre “à la manière” des autres artistes et ce pour un prix moins élevé… Le Tintoret prend ses concurrents de vitesse en présentant une œuvre achevée !!! Au lieu de préparer ses œuvres avec des esquisses sur papier, Le Tintoret préférait travailler directement sur la toile en traçant quelques croquis de ses personnages et en fixant son idée par quelques points de repères graphiques. Ensuite il peignait : peinture et dessin ne faisant plus qu'un dans son esprit. Sa puissance créatrice lui accordait cette grande liberté et cette extraordinaire rapidité d'exécution qui caractérise le génie artistique. C'est ainsi que dès le 22 juin 1564, son Saint Roch en gloire étant achevé avant le concours, il se débrouilla pour le faire installer au plafond de l'Albergo.
Pour calmer certains responsables de San Rocco qui voyaient là une façon de les mettre devant le fait accompli, il en fit cadeau à la Scuola en signe de dévotion au Saint ! Et il peint gratuitement les 16 autres toiles du plafond de l'Albergo ayant pour thèmes essentiels la morale et la religion, pendant l'été et l'automne 1564 ! On y voit les Vertus de la Foi, de l'Espérance, de la Vérité et de la Bonté, ainsi que les allégories des cinq autres Scuole Grande qui les pratiquent : San Giovanni Evangelista, la Misericordia, San Marco, San Teodoro, et la Scuola della Carità représent��e par une magnifique jeune femme volant au secours de deux enfants qu'elle emporte affectueusement dans ses bras. Les Deux Figures Féminines, les mains pieusement croisées sur la poitrine, semblent se promener librement entre les nuages en toute sérénité. Et Le Bonheur est représenté par… une femme calmement assise avec les jambes légèrement repliées et le bras gauche tendu, dans une attitude proche de celle de La Foi qui elle, tient un calice qui l'irradie de sa lumière. La Vérité, plus inquiète, tourne le buste en découvrant son sein, comme si elle était en quête d'une positon plus confortable ; alors que L'Espérance, les bras légèrement écartés le long du corps, tout son être flotte en extase devant l'objet de sa contemplation. Le Tintoret élu membre de la Confrérie de San Rocco Malgré l'opposition de nombreux membres de la Scuola qui n'avaient pas apprécié sa désinvolture, Le Tintoret fut élu Confratello, c'est-à-dire membre de la Confrérie, et se vit confier la décoration de toute la salle.
La Crucifixion du Tintoret Scuola Grande di San Rocco du Tintoret
En 1565 Le Tintoret peint l'immense Crucifixion : 5 mètres de haut et 12 mètres de large ! La Crucifixion est une œuvre extraordinaire qui occupe tout le mur face à l'entrée de l'Albergo, exactement là où le Titien avait proposé de mettre un de ses tableaux!
Le corps auréolé de lumière du Christ crucifié se dresse seul au milieu d'un ciel sombre et bas, et domine entièrement la scène toute en horizontalité qui se déroule autour de lui.
Sa tête est inclinée vers le groupe éploré au pied de sa croix : un jeune homme et deux femmes lèvent la tête et le fixent intensément, impuissants et pleins d'amour pour celui qu'ils accompagnent jusqu'à son dernier souffle, pendant que les autres entourent la Vierge Marie pour la réconforter.
Ils sont bien seuls au milieu de gens complètement indifférents à leur souffrance et très occupés par leurs besognes respectives : l'un trempe une éponge dans un récipient de vinaigre que lui tend un comparse, tandis qu'à leur droite, deux soldats jouent aux dés et un autre creuse activement le trou où l'on plantera la croix du larron qui se laisse attacher par trois autres hommes.
Le Tintoret, par lui-même dans la Crucifixion
Le personnage barbu accoudé sur le muret juste au-dessus de l'homme qui creuse, c'est le Tintoret lui-même qui observe tout cela très attentivement. A gauche, ceux qui tirent d'un côté et qui poussent de l'autre pour redresser la croix où le premier larron est déjà attaché, le visage tourné vers le Christ.
Toute une foule à pied et à cheval assiste au spectacle, entourant les groupes d'hommes affairés autour des deux larrons. Au premier plan et à gauche du tableau, sur un destrier blanc un cavalier en armure montre le Christ du doigt, tandis que les autres regardent les suppliciés avec plus ou moins de curiosité.
Les autres cavaliers observent tranquillement les évènements, prêts à tourner bride dès que le travail sera terminé, laissant les trois condamnés à leur agonie…
Nous sommes au moment où la force barbare encercle ses victimes et pèse de tout son poids, sans leur laisser la moindre issue. Incompréhension et indifférence aveugles ou bien désespoir et soif de justice sur la terre, amour et espérance pour ceux qui lèvent la tête et se tournent vers la lumière.
Cette œuvre sera étudiée de très près par de nombreux peintres, notamment par les peintres flamands Rubens et Van Dyck.
Théophile Gautier qualifiait Le Tintoret de “terrible abatteur de besogne”. Voici comment il nous décrit La Crucifixion, qu'il considère comme “le chef-d'œuvre de cet artiste si fécond et si inégal, qui va du sublime au détestable avec une facilité prodigieuse” : “Ce tableau immense représente dans un grand développement tout le drame sanglant du Calvaire. Il occupe à lui seul le fond d'une grande salle. Le ciel, peint sans doute avec cette cendre bleue d'Egypte qui a joué de si mauvais tours aux artistes de ce temps-là, a des tons faux et louches désagréables à l'oeil, qu'il ne devait pas offrir avant la carbonisation de cette couleur trompeuse, qui a si bizarrement noirci les fonds des Pèlerins d'Emmaüs, de Paul Véronèse ; mais cette imperfection est bien vite oubliée, tant les groupes des premiers plans s'emparent victorieusement du spectateur au bout de quelques minutes de contemplation.
Les saintes femmes forment auprès de la croix le trio le plus profondément désespéré que puisse rêver la douleur humaine ; l'une d'elles, entièrement couverte de son manteau, gît à terre et sanglote dans une prostration désolée de l'effet le plus pathétique.
Un nègre, pour dresser la croix d'un des larrons, se tient debout sur la pointe du pied, avec un mouvement contourné et strapassé qui manque de naturel ; mais il est peint, comme tout le reste du tableau, d'une brosse si véhémente et si furieuse, qu'on ne peut s'empêcher de l'admirer. Jamais Rubens, jamais Rembrandt, jamais Géricault, jamais Delacroix, dans leurs plus fiévreuses et leurs plus turbulentes esquisses, ne sont arrivés à cet emportement, à cette rage, et cette férocité.
Cette fois, Tintoret a justifié pleinement son nom de Robusti; la vigueur ne saurait aller plus loin; cela est violent, exagéré, mélodramatique, mais revêtu d'une qualité suprême : la force.” Théophile Gautier - Italia 1855. La Crucifixion eut un succès immédiat.Après l'avoir payée 250 ducats, la Confrérie demanda aussitôt au Tintoret de terminer la décoration de l'Albergo avec des scènes de la passion du Christ. C'est ainsi que de 1566 à 1567, Le Tintoret illustrera trois moments-clés de la passion du Christ.
Tintoret Le Christ devant Pilate Scuola San Rocco
La haute stature de Jésus qui se tient droit et calme dans son manteau blanc plein de lumière tranche avec un Pilate qui n'ose pas le regarder en face pendant qu'il se lave les mains, tout en prononçant lâchement la sentence attendue impatiemment par la foule sombre derrière le dos de Jésus. Le Christ accepte dignement la sentence opportuniste et décisive du gouverneur assis en haut de l'escalier de son palais. Le secrétaire de Pilate écoute attentivement toutes les paroles avant de les noter avec l'empressement et le sérieux d'un bon fonctionnaire!
Ecce Homo le couronnement d'épines Tintoret
Également dénommée “Le Couronnement d'épines”, cette toile est placée au-dessus de la porte d'entrée de l'Albergo. (2,60 m x 3,90 m).
Le calvaire de Jésus a commencé tout de suite après la sentence prononcée par Pilate. Pilate le remet maintenant à la foule après qu'il eût été flagellé et humilié. Le voici assis sur les marches, le corps épuisé par la souffrance appuyé contre le manteau maculé de son sang, la tête couronnée d'épines et le visage plein d'une tristesse infinie.
La lumière qui vient de la gauche du tableau inonde de reflets colorés l'acier de l'armure du soldat, intensifie les rouges des vêtements de Pilate et de l'homme qui tient le manteau blanc derrière le corps du Christ. Mais par contraste, cette lumière intensifie aussi la vulnérabilité et la souffrance du corps nu et ensanglanté posé là en face du spectateur, suscitant sa compassion douloureuse.
Tintoret La Montée au Calvaire Scuola San Rocco
Le cortège des condamnés s'étire sur le sentier sinueux et raide qui mène au Golgotha et qui divise le tableau en deux parties : La partie inférieure, très sombre, où peinent les deux bandits à demi nus et la corde au cou, portant leurs croix, aidés par des hommes dont les vêtements apportent quelques touches colorées.
L'un d'eux s'est arrêté, pour se reposer ou pour protester, peut-être les deux à la fois ; il regarde l'homme qui aide son compagnon d'infortune à porter cette maudite croix qui lui meurtrit le dos et qui l'écrase. Ils sont précédés de leurs bourreaux, l'un tire sur la corde pour qu'ils ne traînent pas, l'autre porte un marteau à sa ceinture et marche d'un pas décidé, prêt à accomplir sa tâche.
En suivant le mouvement en zig-zag du sentier, on atteint la partie supérieure en pleine lumière, où la foule désordonnée avance lentement, suivant un homme qui se dresse en brandissant un étendard, le visage levé vers le ciel où s'accumulent de sombres nuages. Il pourrait annoncer le cortège triomphal des nombreux fidèles à venir, et donner une touche d'espoir à la douleur humaine du Christ. Ils suivent Simon de Cyrène qui aide le Christ sur le point de s'affaisser sous le poids de la croix. Un second homme est venu pour aider Jésus à bout de forces, à côté d'eux un cavalier suit attentivement leurs efforts.
Une longue corde est nouée autour du cou de Jésus, mené comme un animal par un garde gigantesque qui ouvre la marche en se retournant, plein de force et d'impatience : nous sommes à la veille d'un jour de fête, le temps passe et le ciel s'assombrit… C'est ainsi que nous suivons et accompagnons les malheureux condamnés sur le chemin de leur supplice : le mouvement sinueux de notre regard fait de nous des témoins de la marche pénible qui se déroule devant nous. Mais le drame de la passion du Christ représenté par ces trois œuvres atteint son point culminant avec La Crucifixion, où la question existentielle de la foi est posée dans sa dure réalité par le paradoxe du Dieu incarné qui accepte les pires souffrances humaines et la mort, pour le rachat de l'Humanité. En trois ans, de 1564 à 1567, Le Tintoret avait peint les vingt-trois toiles de l'Albergo.
La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Avant l'intervention du Tintoret, la salle du chapitre était décorée de “canevazze” c'est à dire de peintures sur toiles qui étaient louées à l'année pour décorer la salle lors de la grande fête de San Rocco. La Scuola di San Rocco avait finalement acheté ces toiles en 1542, mais elles s'étaient passablement dégradées avec le temps… et par la lumière. A ce propos, les œuvres du Tintoret qui les remplaceront en souffriront également, la petite toile des Trois pommes (58 cm x 25 cm) en témoigne : ce fragment de la frise qui fait le tour de l'Albergo sous la corniche en bois du plafond était replié sous une autre partie de la frise, et ne fut redécouvert qu'en 1905… Ces 340 ans de “mise à l'abri” ont préservé l'intensité des couleurs. Le rouge est extraordinairement lumineux, et on admire, on s'étonne de la vivacité et de l'aisance du pinceau qui pourrait être celles d'un peintre moderne ! Et l'on ne peut que constater l'altération des pigments en voyant que les couleurs ont perdu leur éclat sur les autres toiles : le rouge est devenu rose, le bleu a viré au gris, le vert au brun... Tout cela modifie les accords chromatiques d'un tableau. Les volets de l'Albergo et de la Salle du Chapitre sont maintenant baissés pour les protéger de la lumière naturelle. Le Tintoret voulant absolument continuer à décorer “sa” Scuola, offre de peindre gratuitement la toile qui devra marquer le centre du plafond de la grande salle du Chapitre et de décorer le reste du plafond en ne faisant payer que les frais de matériel… C'est ce qui s'appelle payer de sa personne, sachant les dimensions de cette salle !!!
Le Tintoret : Membre dévoué et Peintre Officiel de la Scuola di San Rocco
Le 6 mai 1574, on décida d'entreprendre la rénovation de la décoration du plafond de la Salle du Chapitre.
Alors que les travaux de menuiserie étaient à peine terminés, dès le 2 juillet 1575 Le Tintoret se proposait de réaliser gratuitement le grand tableau du centre du plafond et de le livrer pour le 16 août, fête de San Rocco. Il s'agit du Miracle du Serpent de Bronze. Puis, en janvier 1577 la Scuola accepta sa proposition de réaliser les deux autres grandes toiles du plafond contre simple remboursement des frais de matériel, auquel s'ajouterait un salaire librement décidé par les trésoriers de San Rocco. Le Tintoret était entrain de peindre La Récolte de la Manne et Moïse faisant jaillir l'eau du Rocher, lorsque le 25 mars 1577 il proposa de peindre toutes les autres toiles qui décoreraient le plafond dans les mêmes conditions financières… Marché conclu ! Mais sa passion pour ce travail titanesque l'amena à se dévouer à un tel point qu'en novembre 1577, Le Tintoret s'engageait : - à décorer toute la Scuola San Rocco ainsi que le plafond de l'église San Rocco, - à fournir toute autre peinture qui leur serait destinée, - à livrer chaque année, à la fête de Saint Roch, trois grandes toiles sans faire payer les frais des couleurs. Seule contrepartie à cette offre étonnante : Le Tintoret demande que, à dater de la fin des travaux de la salle capitulaire, la Scuola lui garantisse un versement annuel de 100 ducats jusqu'à la fin de ses jours au cas où il tomberait malade. Client et artiste tinrent leurs engagements : Le Tintoret termina son travail en 1588, et la Scuola versa la rente de 100 ducats à sa veuve après son décès survenu le 31 mai 1594, à l'âge de 75 ans.
Le Symbole de la Confrérie de San Rocco et sa couronne d'épines à clous !
La Salle du Chapitre Tintoret Le Serpent de Bronze (airain)
De 1575 à 1581 Le Tintoret se consacra à la production des œuvres qui occupent le plafond et les murs de l'immense salle capitulaire de San Rocco.Le plaisir esthétique n'était pas le seul but de toutes ces œuvres magnifiques. Elles rappelaient aussi leur devoir de charité envers les pauvres et les malades aux membres de la Confrérie de San Rocco qui se réunissaient régulièrement dans cette salle.
L'autel est décoré par La vision de Saint Roch. Les 21 toiles du plafond relatent les épisodes clés de l'Ancien Testament : le péché originel, le sacrifice d'Abraham, la vision de Jacob, la Pâque des Hébreux qui marque le début de leur Exode, les miracles accomplis par Moïse, et les miracles touchant les différents prophètes d'Israël. Les 13 toiles ornant les murs relatent des épisodes du Nouveau Testament, qui sont en correspondance avec l'Ancien Testament : la Pâque avec l'Eucharistie ; les épreuves de l'Exode engendrant les révoltes des Hébreux contre Moïse et leurs doutes concernant Yahvé, avec la tentation du Christ dans le Désert.
Moïse est un libérateur, Jésus est un sauveur.Jésus multiplie les pains et les poissons, tout comme Elisée avait multiplié les pains pour nourrir tous ceux qui le suivaient.La foi en Yahvé, Dieu unique, doit se manifester par l'obéissance et le respect de sa Loi ; la foi en Dieu est Amour de Dieu, qui doit se manifester par la charité envers son prochain. Dans les deux cas, la vraie Foi est attachement à Dieu, dont la sincérité se manifeste par une pratique
Ce tableau retrace un épisode de l'Ancien Testament cité dans l'Evangile de Jean, chapitre III verset 14, pour le rapprocher de la mission du Christ :14 “Moïse haussa le serpent dans le désert, et le fils de l'homme doit aussi être haussé 15 pour que quiconque se fie ait par lui la vie éternelle.17 Car Dieu a aimé le monde jusqu'à lui donner son fils unique pour que quiconque se fie à lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.”Cet épisode se trouve dans Nombres, chapitre 21 verset 4, où le peuple hébreux se plaint une nouvelle fois des difficultés et des souffrances imposées par Moïse (et par Yahvé) avant d'atteindre la terre promise, alors “Yahvé envoya contre le peuple les serpents brûlants (allusion à la douleur ?) qui mordirent le peuple, et il en mourut beaucoup du peuple d'Israël”.
Le peuple se repend, et Moïse intercède auprès de Yahvé qui lui dit : “Fais-toi un serpent brûlant et mets-le sur une hampe; quiconque aura été mordu et le regardera, restera en vie.”Moïse fit une effigie en bronze de ce serpent, et les victimes qui regardaient le serpent de bronze restaient en vie.Le Serpent de Bronze, peint en 1575-76, fait clairement allusion à l'épidémie de peste qui sévissait alors à Venise, qui pouvait être aussi une malédiction divine !
La moitié inférieure du tableau est occupée par une foule de gens à demi nus, assaillis par les serpents et agonisants à même le sol. Certains corps couleur de craie et complètement relâchés, sont déjà morts ; les autres essaient de se débarrasser des serpents, et tentent de lever les yeux vers le serpent ailé en bronze avec une tête de dragon (allusion à son caractère céleste ?) accroché à la croix que Moïse leur montre en pleine lumière.
La moitié supérieure du tableau est réservée à la nuée, où plane Yahvé représenté par un robuste vieillard entouré de nombreux anges qui semblent accrochés à lui. Par l'assistance de ceux qui ont la foi (Moïse et San Rocco), cette œuvre apparaissait comme un message d'apaisement
Moïse faisant jaillir l'eau du rocher
Cette œuvre suivit immédiatement Le Miracle du Serpent de Bronze, elle illustre un des plus célèbres épisodes de l'Exode (chapitre 17) qui se déroule dans le désert, au pied du Sinaï. Il n'y a pas d'eau et le peuple a soif. Suivant la recommandation de Yahvé, Moïse frappe le rocher avec son bâton. Le bâton par lequel il avait déjà accompli des prodiges en Égypte.
Et voici qu'un véritable torrent d'eau jaillit du rocher, au pied duquel se presse le peuple assoiffé qui tend des récipients pour recueillir le précieux liquide. Yahvé, dans la nuée, assiste Moïse qui se tient en pleine lumière, frappant le rocher d'un geste sûr. La force de son bras, qui lève bien haut le bâton de Dieu, soutient aussi les Hébreux dans leur combat contre Amaleq : derrière lui, on aperçoit une scène de bataille sous la lumière. Moïse est le pilier central qui ramène toujours le regard vers lui.
Sa silhouette et son attitude sont pratiquement les mêmes que celles de Jésus de L'Ascension, peinte dix ans après.
Tintoret la Cueillette de la Manne
Autre moment fort de l'Exode (chapitre 16), où le peuple manque de nourriture durant la traversée du désert de Sîn et regrette d'avoir quitté l'Égypte si opulente. Yahvé intervient auprès de Moïse en lui promettant de fournir des cailles le soir même, et de leur donner leur pain quotidien : 4 “Voici que du ciel je vais faire pleuvoir pour vous du pain. Le peuple sortira et ramassera chaque jour ce qu'il faut pour le jour.”13 “Or, le soir, montèrent les cailles, qui couvrirent le camp, et le matin il y avait une couche de rosée autour du camp. Lorsque la couche de rosée se fut élevée, voici qu'à la surface du désert il y avait quelque chose de menu, de granuleux, de menu comme le givre, sur la terre. A cette vue, les fils d'Israël se dirent l'un à l'autre : “Mân hou ?” (qu'est-ce que cela ?) Car ils ne savaient pas ce que c'était.”
Le Tintoret l'a représentée sous la forme d'hosties blanches qui tombent du ciel, où l'on aperçoit Yahvé penché vers le peuple qui a tendu une grande nappe pour les recueillir. Sous cette nappe, des hommes allongés sur le sol auprès de leur bétail, le visage tourné vers le ciel. Tous les autres ramassent la manne, ou tendent leur corbeille vers le ciel.
Au premier plan, l'homme qui lève sa corbeille à gauche et Moïse qui montre la manne à droite, guident notre regard et nous font participer à la scène : on lève à nouveau les yeux vers la manne… qui tombe du ciel où se trouve Yahvé.En nous faisant passer habilement d'une vision rapprochée à des visions plus lointaines, Le Tintoret donne du mouvement à la scène qui se déroule sous nos yeux. Ainsi, le phénomène se répète et continue sans cesse, comme il a continué durant toute l'Exode, et comme il s'est répété au moment de la Cène avec Jésus.
Le Tintoret nous rappelle ces évènements extraordinaires de l'intervention divine dans l'histoire de l'humanité, en les illustrant par des oeuvres pleines de vie. On dirait des “arrêts sur image” qui saisissent l'instant surnaturel où l'éternel entre en contact avec le temporel, où l'Esprit éclaire et nourrit la vie de l'Homme pour le soutenir dans sa quête du salut depuis que le péché originel l'a chassé du Paradis
La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Le Péché Originel
Le récit yahviste de la Genèse (chapitre 2) nous dit : 7 “Yahvé Dieu façonna l'homme, poussière tirée du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie, et l'homme devint un être vivant.” 8 “Yahvé Dieu planta le jardin en Eden, à l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait façonné.”Mais Dieu pose une restriction à ce pouvoir et à cette libre jouissance : 16 “De tous les arbres du jardin tu peux manger, mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas ; car le jour où tu en mangeras, tu mourras sûrement.”
La scène du Péché Originel nous montre le moment précis où le couple primordial est sur le point de céder à la tentation de transgresser l'interdiction divine. Adam et Eve sont nus, assis sous un arbre ; la lumière éclaire le visage et le corps d'Eve qui tend le fruit défendu à Adam dont toute la moitié gauche du corps est déjà dans l'ombre, et dont l'attitude semble traduire l'hésitation et l'angoisse. L'aiguillon de la curiosité et le vertige de l'angoisse sont présents à l'instant même où ils décident de perdre leur innocence et de défier Dieu ; et cette décision est un acte de la volonté qui amorce la chute : ils sont entrain de perdre leur innocence en prenant conscience de la gravité de leur geste.
L'ombre de la mauvaise conscience envahit le corps d'Adam pendant l'action qui se déroule sous nos yeux.
Désormais ils savent que par la connaissance du bien et du mal, ils seront autonomes et libres, mais entièrement responsables de leurs actes.Le premier péché est à l'origine de la chute dans un monde hostile où l'insouciance de l'innocence a disparu : à partir de cet instant l'homme est seul juge, mais il devra assumer toutes les conséquences de ses choix. Ainsi commence l'histoire des hommes, où les justes se sépareront des pécheurs qui choisissent le mal et qui seront punis !
Cette œuvre apparaît bien comme une introduction au programme de décoration de San Rocco illustrant la quête du salut de l'Humanité.
Le sacrifice d'Isaac
“Puis Abraham étendit la main et prit le couteau pour immoler son fils…” (Genèse 22, verset 10) C'est l'affreux moment où Abraham s'apprête à tuer son fils Isaac pour prouver sa foi en Dieu : Abraham domine la scène de toute sa puissante stature, ayant posé sa main gauche sur les épaules de son fils qu'il maintient plié en deux sur le tas de bois de l'holocauste, quand l'Ange intervient juste à temps pour empêcher le geste de son bras qui tient un couteau. Telle fut la terrible épreuve de la foi pour un homme qui se trouva dans la situation la plus absurde et la plus cruelle que l'on puisse imaginer : Dieu lui demandait de sacrifier l'être qu'il aimait le plus au monde, son fils que Dieu lui avait donné ! Le Tintoret semble bien avoir fait la relation entre Abraham, qui était prêt à sacrifier son fils pour l'amour de Dieu, et le Christ qui s'est sacrifié pour l'amour des hommes.
L'échelle de Jacob
Jacob se repose après une longue journée de marche : Genèse chapitre 28.“Prenant une des pierres du lieu, il en fit son chevet et se coucha en ce lieu.Il eut un songe : voilà qu'une échelle était dressée à terre et son sommet touchait le ciel, et voilà que des anges montaient et descendaient. Et voilà que Yahvé se tenait debout près de lui.” Jacob est endormi, son bâton de pèlerin à la main et une joue appuyée sur le rocher qu'il a trouvé pour se reposer. Derrière cet homme qui dort bien inconfortablement dans ce lieu sans nom, s'ouvre la porte du ciel : un immense escalier occupé par des êtres célestes monte à l'infini dans la lumière, jusqu'à la lointaine et minuscule silhouette de Yahvé. Le Tintoret nous présente l'irruption du surnaturel dans la banalité. En forçant sur la perspective, il nous donne une vision de l'infini qui sépare l'homme du Dieu omniprésent qui veille sur lui et qui lui offre
L'adoration des bergers
Voici qu'une étable et sa réserve à foin placée au-dessus des animaux se trouve remplie de gens venus de toute la campagne. C'est ici que selon les indications de l'Ange, ils ont trouvé le nouveau-né, le Christ sauveur ! En bas, l'activité des personnes du premier plan tranche avec la quiétude indifférente des animaux domestiques qui occupent l'entresol du fond.Un coq picore dans la paille devant une vache couchée, un paon est perché sur le manche d'une fourche accrochée au mur. Pendant ce temps, les bergers visiteurs déballent joyeusement leurs présents qu'ils transmettent aux deux femmes au-dessus d'eux, pieusement agenouillées devant la Vierge qui leur dévoile l'enfant. En bas, la lumière naturelle qui pénètre par l'entrée souligne les belles couleurs du coq et du paon ainsi que celles des vêtements des bergers pleins de vie. En haut, une lumière surnaturelle tombe directement du ciel à travers les poutres du toit sur Marie et son bébé, sur le visage de Joseph assis près de Marie, et sur les deux jeunes femmes aux paupières baissées. Par une audacieuse superposition, cette œuvre magnifique illustre un évènement exceptionnel et incroyable : la naissance du divin enfant dans la plus grande simplicité.
La Tentation du Christ
Le Tintoret a choisi de montrer la première tentative du diable pour détourner le Christ de sa mission d'homme de Dieu : Après son baptême, Jésus s'était retiré dans le désert, tout comme Moïse était resté quarante jours et quarante nuits sur la montagne. “Et après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, finalement il eut faim. Et, s'avançant, le tentateur lui dit: "Si tu es le fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains.” Répondant, il dit : “Il est écrit que ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort par la bouche de Dieu.” Evangiles de : Luc 4 ; Matthieu 4 La scène représente Jésus en haut et à droite du tableau, assis sous un abri de planches, entrain de se pencher vers la gauche pour répondre au démon au visage tendre qui le regarde si gentiment et qui lui tend deux belles pierres, rondes comme des pains. Il offre ses cailloux comme le ferait un enfant innocent à un magicien. Le visage émacié entouré de lumière et l'attitude sereine de Jésus, illustrent en même temps sa fatigue physique et sa force spirituelle face à la tentation. Tentation offerte par ce bel hermaphrodite aux biceps ornés de bracelets et dont le vêtement, assorti à ses ailes roses, ne couvre plus que les hanches et les cuisses. La malice du démon invente toutes les ruses pour exploiter la moindre faiblesse, dès qu'elle se manifeste. Le mal peut se déguiser en sollicitude. Pourtant, c'était les miracles accomplis par Jésus qui avaient convaincu la foule qui le suivait, et qui voyait en lui l'Elu de Dieu capable de la soulager de tous les maux.
La Multiplication des Pains et des Poissons
Evangiles selon : Jean 6, v. 1-13. Et : Marc 6, v. 31-34. Luc 9, v. 10-17. Matt. 14, v. 15-21. En bas du tableau, les corps épuisés et affamés des nombreux fidèles qui suivent Jésus comme un troupeau suit son berger. A leur droite, au pied de la colline, un homme apitoyé (Le Tintoret ?) les observe. De là, il nous guide en suivant la ligne sombre de la colline ; et nous voyons des femmes qui allaitent parmi la foule colorée des fidèles confiants. Tous attendent calmement sous la lumière jusqu'au sommet, où se trouvent Jésus et ses disciples. Deux d'entre eux sont en pleine conversation, sans doute ceux qui conseillèrent à Jésus de renvoyer ces gens afin qu'ils achètent leur nourriture dans les villages voisins ! Entre Jésus et André, le jeune homme avec la corbeille contenant les cinq pains et les deux poissons qui vont miraculeusement rassasier une foule de cinq mille personnes. La Multiplication des pains est sans doute un modèle de partage et de charité pour les membres de la Confrérie de San Rocco.
La Piscine Probatique
Cette œuvre illustre une des nombreuses guérisons de malades accomplies par le Christ. Ici il s'agit de la guérison d'un malade à la piscine de Jérusalem, un jour de sabbat. Jean 5, v. 1-8 Autour du bassin, un grand nombre d'hommes et de femmes à demi nus attendent le bouillonnement de l'eau. Ils sont prêts à s'y jeter dès qu'elle sera agitée par l'Ange du Seigneur pour être guéris, comme il est dit dans l'Evangile : “Or il est à Jérusalem, près de la porte des Brebis, une piscine appelée en hébreu Bézatha, qui a cinq portiques. Sous ceux-ci gisaient une multitude de malades, d'aveugles, de boiteux, de perclus qui attendaient le bouillonnement de l'eau.” Au premier plan, un homme emporte dans ses bras une sorte de matelas roulé.
Il s'agit du paralytique que personne n'aidait à se jeter en premier dans l'eau, afin qu'il puisse guérir lui aussi. Jésus a remarqué sa détresse et lui a dit : “Lève-toi ! Emporte ton grabat et marche.”Et voici qu'il s'empresse de faire ce que Jésus lui demande. Derrière cet homme, des femmes. Allongée sur les genoux de sa mère qui sollicite l'aide du Christ, une jeune malade souffre terriblement. Il se penche vers elles, plein de douceur et de bienveillance, et la jeune femme sera guérie ! Tout ceci se déroule à l'ombre d'une treille qui apporte du naturel et de la sérénité à la scène présente. Mais juste derrière le portique, au fond du tableau, on aperçoit un groupe d'hommes qui observent Jésus : il s'agit des Juifs qui témoigneront contre lui en disant qu'il a transgressé les interdits du Sabbat, qui doit être un jour de repos absolu. Ce miracle, accompli un jour de Sabbat, fera partie des chefs d'accusation de l'impiété de Jésus, pour le condamner à mort.
Tintoret la Dernière Cène
Ici Le Tintoret a procédé de la même manière que dans “l'échelle de Jacob” : il a amplifié la perspective pour augmenter considérablement la profondeur de la pièce, où Jésus partage son dernier repas avec ses disciples. Au premier plan, deux pauvres ayant reçu l'aumône sont assis devant les deux marches de l'entrée. Le chien reste fidèlement entre ses deux pauvres maîtres tout en surveillant les convives, espérant sans doute qu'on lui donne encore quelque chose à manger. Derrière eux, un intérieur immense : la grande salle occupée par les convives, suivie d'un escalier qui donne accès à d'autres pièces au fond, où s'activent les domestiques du maître de maison. La scène du premier plan est plutôt naturelle et réaliste. De même pour les serviteurs qui s'affairent dans les cuisines. Et s'ils paraissent bien empressés, c'est parce qu'il s'agit d'un repas de fête, celui de la Pâque juive. La lumière pénètre dans l'immense demeure en deux endroits à la fois : par l'entrée au premier plan, et par le fond à droite de l'escalier qui sépare les convives des serviteurs.
Entre les deux, le clair obscur de la salle à manger, dont la diagonale de la perspective poussée à l'extrême allonge considérablement la table rectangulaire et la présente de trois quarts. Ainsi, même si la taille des convives diminue rapidement, nous pouvons bien voir l'attitude de chacun d'entre eux. A l'extrémité la plus proche le plus grand des apôtres est à genoux, et son vêtement rouge entièrement éclairé souligne son attitude perplexe : Jésus vient d'annoncer que l'un d'eux, ici présents, le trahira ! Les autres s'interrogent, se regardent, et discutent entre eux. Inquiétude, tristesse et consternation… A l'autre extrémité, au fond, Jésus paraît minuscule. Mais on le reconnaît immédiatement par la lumière intense autour de la tête de celui qui donne le pain en disant : “Ceci est mon corps”. La Pâque de la Dernière Cène est entièrement nouvelle : elle ne commémore pas seulement le dernier repas avant la libération de l'esclavage en Egypte, et l'Alliance avec Jahvé ; elle annonce la rémission de tous les péchés et le salut par le sacrifice de Jésus, et la Nouvelle Alliance de la foi chrétienne. Elle ouvre ainsi une nouvelle perspective, qui ne sera pas admise par tout le monde ! La profondeur du mystère de l'Eucharistie est habilement révélée par cette perspective irréelle et surprenante.
La Prière dans le Jardin des Oliviers
En bas à gauche du tableau, une colonne de soldats guidés par Judas s'approche furtivement pour arrêter Jésus, pendant que ses disciples dorment profondément au lieu de veiller et de prier pour ne pas céder à la tentation d'abandonner leur maître. Au dessus d'eux, Jésus transpire le sang et implore son père de lui épargner les souffrances qui l'attendent. Elles sont symbolisées par la coupe d'amertume que lui tend l'ange venu l'assister. Derrière l'ange, le feu d'une lumière quasi solaire éclaire la coupe, touche la tête du Christ et tombe sur les disciples endormis.
Cette puissante lumière tranche avec la lueur blafarde qui révèle la proximité des silhouettes fantomatiques des soldats, qui se cachent dans les ténèbres. L'irréalité d'un tel voisinage traduit l'absolue différence entre la pureté du Christ incarnant parfaitement l'amour du prochain, et l'imperfection naturelle des hommes. C'est une superposition de deux mondes radicalement différents. Cette œuvre souligne l'intensité du combat intérieur et la solitude totale du Christ qui doit se sacrifier pour sceller la Nouvelle Alliance entre Dieu et les hommes. On y retrouve les éléments de l'Evangile de Luc 22, versets 41 à 47.
La Résurrection du Christ
“Et voilà qu'il y eut une grande secousse ; car l'Ange du Seigneur était descendu du ciel et, s'avançant, avait roulé la pierre, et il était assis dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Dans la crainte qu'ils en eurent, les gardes furent secoués et devinrent comme morts.” Évangile selon St. Matthieu, ch.28, 1-8. Le Christ jaillit d'un feu si intense, qu'on le croirait poussé hors de terre par un volcan ! La secousse est ici telle que les quatre anges semblent retenir la pierre tombale qu'ils commençaient à retirer. Le corps glorieux du Christ apparaît, calme et serein, la main gauche tenant un étendard et la main droite prête à donner la bénédiction. Ce corps, à la fois puissant et léger, s'oppose aux corps lourds de sommeil des gardes couchés dans les ténèbres. Le feu de l'Esprit divin est montré comme une force capable de bousculer la sombre inertie de la matière terrestre.A gauche du tableau, on remarque les deux femmes qui s'approchent en discutant sous le ciel de l'aube ; elles auront la surprise de découvrir le tombeau vide gardé par l'Ange chargé de leur annoncer la bonne nouvelle.
Pianta le Jeune - La Fureur
Les Sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune (Francesco Pianta il Giovane)
Le travail titanesque du Tintoret ne doit pas nous faire oublier les superbes sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune qui décorent la partie inférieure des murs de la Salle du Chapitre. Elles font référence à l'Iconologia de Cesare Ripa, publiée en 1593, qui inspira les artistes baroques. Le travail de Pianta Le Jeune date de 1665. A droite du grand escalier, on aperçoit une statue de Mercure tenant un rouleau de parchemin où sont inscrits les thèmes des sculptures qui décorent les murs de la Salle du Chapitre.
Mercure le messager nous présente la liste des vices et des vertus, auxquels s'ajoutent les arts libéraux comme la sculpture, la peinture, la musique, la rhétorique et la poésie… Et nous invite à la méditation par l'observation attentive des sculptures de Pianta Le Jeune.
A gauche du grand escalier quatre caryatides entourent deux à deux leur mère l'Abondance, que Pianta a représentée ironiquement sous la forme d'un vieil homme décharné, la bouche entrouverte et le torse nu, avec une ficelle nouée autour de la taille et des fruits sur le bas du ventre.
En se déplaçant à partir de la droite de la porte d'entrée de la salle de l'Albergo, on découvrira toute la série des sculptures qui longent les murs : La Ruse. Un guerrier casqué plein de courage, avec une chaîne sur la poitrine (siège du cœur, et donc de l'amour et du courage chez les anciens), signifiant que le courage n'est rien sans l'intelligence et la ruse du stratège.
Un guerrier regarde son voisin (Ruse). Un serpent s'enroule autour de son torse, lui mord la poitrine et l'empoisonne. D'où la perversité de ses sentiments : jalousie et méchanceté, accompagnées de la médisance.
Sous les deux fenêtres, les trois vertus théologales :
La Foi, jeune femme voilée portant un calice, L'Espérance entourée de feuilles de pêcher (qui symboliserait l'immortalité), et La Charité avec un enfant dans les bras et un autre agrippé à ses jupes.
Entre les deux fenêtres, on aperçoit l'incarnation même de la Force : Hercule, le demi dieu.
La Mélancolie. Un homme sans âge au regard vide, avec les mots suivants : “In ogni suo pensier, rimira il fine”, c'est-à-dire : il scrute le fond de chacune de ses pensées.
A ses pieds, un soufflet pour attiser la flamme qui brûle dans une vasque : le mélancolique attise lui-même la flamme qui le consume.
L'Honneur. Un jeune homme torse nu, avec pour tout vêtement une chaîne et une couronne de lauriers. On peut lire le proverbe suivant : “Chi per honor impresta il suo denaro, di corona trofei altro son chiaro”.
L'Avarice. Un homme avec son encrier, ses livres de comptes et son argent. L'avarice, ou le désir effréné de possession.
L'Ignorance. Un homme aux traits grossiers et le crâne rasé, avec un sac (sans doute plein d'erreurs, de superstitions et de préjugés), et une tête d'âne à ses pieds.
La Science. Un vieux savant plongé dans sa lecture, entouré de livres.
La Colère. Un jeune homme aux yeux bandés et au visage crispé, entouré d'armes.
Scandale et Scrupule. Un homme partagé, qui ne sait s'il pourra révéler ce qu'il sait, ou faire quelque chose de grave, sans regretter d'avoir provoqué un scandale.
Le tamis. Pour trier le bien du mal, le pour du contre, et sa main gauche amputée, tels sont ses handicaps pour passer à l'acte.
Plaisirs honnêtes. Ou les loisirs de “l'honnête homme” plein de science et de raison, amateur de musique et de bon vin : in vino veritas ! A ne pas manquer:
Pianta le Jeune - Le Peintre (Tintoret)
La Bibliothèque.Véritable chef-d'œuvre d'imitation, à tel point qu'on serait tenté d'extraire l'un de ses livres pour le consulter. La plume et l'encrier dans le petit réduit donnent l'impression qu'ils servent encore. Parfaite illusion !
La Curiosité ou l'espion.Un Anonyme caché sous sa cape avec un chapeau aux larges bords rabattu sur son visage, affublé d'objets qui symbolisent son efficacité et sa vivacité pour savoir ce qui se passe partout, à toute heure du jour et de la nuit. L'espion vénitien du XVIIe siècle ! Le Peintre. Ce serait un portrait de Jacopo Tintoretto, il est placé juste en face du grand escalier. Il observe son sujet et paraît extrêmement concentré, écartant le pouce et l'index de sa main droite posée sur une feuille. Les pinceaux et les couleurs du maître sont déjà prêts. A côté de l'autel deux tableaux du Titien : Dieu et les anges et surtout L'Annonciation. Ainsi que Le Christ portant la croix, qui fut attribué à Giorgione. Dès 1582, Le Tintoret s'était déjà remis au travail pour réaliser les grandes compositions sur toile destinées au cycle marial de la salle du rez-de-chaussée. La première serait L'Adoration des Rois Mages, et la dernière installée fut La Circoncision.La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Tintoret L'Annonciation. La salle du rez-de-chaussee
“Et, entrant chez elle, il dit : “Salut, comblée de grâce ! Le Seigneur est avec toi.”A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. Et l'Ange lui dit: "Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et voici que tu concevras et tu enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.” […] Marie dit : “Je suis l'esclave du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole !” Evangile selon Luc I, 26-38. La Vierge Marie, absorbée par ses travaux domestiques, est à la fois surprise et effrayée par l'ange Gabriel et ce tourbillon de chérubins précédés d'une colombe (symbole du Saint Esprit) qui fondent sur elle comme un courant d'air !
La lumière et la force de l'Esprit pénètrent comme par effraction dans cette maison dominée par le calme et la sérénité : dehors, des outils de menuiserie accrochés au mur, et Joseph absorbé par son travail qui ne voit pas ce qui se passe chez lui.
Chaque élément de la scène est représenté avec beaucoup de réalisme, pourtant elle est pleine de poésie, parce qu'elle est purement imaginaire : avec sa colonne en brique à moitié en ruine, la maison du simple menuisier étonne par son mélange de luxe et de pauvreté. La corbeille et la chaise en paille à moitié usée, le sol carrelé et la table contrastent avec le grand lit à baldaquin et le plafond dignes d'un palais ; mais il faut se rappeler que Joseph est un descendant du roi David !
L'Adoration des Rois Mages
“A la vue de l'étoile, ils se réjouirent d'une très grande joie.Et, entrés dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère et tombèrent, prosternés, devant lui. Et, ouvrant leurs trésors, les lui offrirent en dons de l'or, de l'encens et de la myrrhe.”Evangile selon St. Matthieu ch.2, 10-12.Au premier plan à gauche du tableau, Joseph est debout au pied de l'estrade et regarde la scène. Près de lui, une jeune femme à genoux dont le visage ne dépasse pas le niveau du plancher au pied de Marie, attend humblement avec son panier près duquel on aperçoit un couple de colombes.
Par un subtil mélange de somptuosité et de simplicité, Le Tintoret nous offre une très belle mise en scène de l'hommage rendu par les rois mages à l'enfant Jésus. Un intérieur modeste visité par des têtes couronnées apportant de riches cadeaux à l'enfant de la maison. Mais ces rois sages ont reconnu en lui leur pair et leur supérieur spirituel. Tout près de Jésus, un roi plein de noblesse portant un magnifique turban d'où pointe une couronne d'or, s'incline respectueusement en donnant son offrande.
Un autre, à genoux et vêtu d'un long manteau d'apparat, a déposé sa couronne sur le plancher de l'espèce de rehaussement où Marie et Jésus sont installés. Derrière eux, un roi noir s'approche pour honorer Jésus avec la même ferveur que ses deux prédécesseurs. Son visage est tourné vers l'extérieur plein de lumière, où on aperçoit un cortège de cavaliers en armes qui bougent et qui piaffent au rythme des coups de pinceaux de leur créateur, Jacopo Tintoretto !
La Fuite en Egypte
“Quand ils se furent retirés, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et dit : Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte, et restes-y jusqu'à ce que je te le dise ; car Hérode va chercher l'enfant pour le faire périr.”Ev. Selon St. Matthieu ch. 2, 13-14. Joseph et Marie fuient la colère d'Hérode en évitant les zones habitées. Ils font une halte dans un endroit boisé qui les dissimule aux éventuels regards.
Et, en dépit de la beauté lyrique de ce paysage qui nous montre tout le charme de la vie campagnarde, ces personnages vaquant si tranquillement à leurs occupations pourraient renseigner leurs poursuivants.
Une douce lumière éclaire une succession de plans, et révèle ainsi une grande profondeur de champ qui souligne la solitude et la vulnérabilité de cette famille menacée. La lumière met aussi en évidence le sérieux et le sens des responsabilités de Joseph, qui paraît âgé avec son crâne chauve et sa barbe blanche entourant son visage de patriarche. Et la jeune Marie, portant une belle robe rouge sous son grand manteau, est assise sur le dos de l'âne fatigué et tient dans ses bras son précieux bébé qu'elle contemple avec amour. Par terre à côté d'eux, un bâton de pèlerin avec un simple baluchon et une gourde de voyage pour tout bagage.
Le Massacre des Innocents
Voyant que les mages s'étaient bien gardés de lui faire savoir où se trouvait Jésus, Hérode envoya tuer tous les enfants âgés de deux ans et en dessous qui vivaient dans son royaume, pour être sûr de ne pas manquer le roi des Juifs. Le massacre des innocents est montré ici dans toute son ampleur et toute son horreur par cet enchevêtrement de corps qui se tordent et se débattent dans tous les sens. Toutes ces femmes, qui protègent leurs petits en les serrant dans leurs bras et en luttant de toutes leurs forces contre la férocité des bourreaux qui les pourchassent de partout, ne pourront malheureusement pas les soustraire à leur funeste destin. Comme ces malheureuses, le regard espère vainement trouver un endroit échappant à cette fureur mortelle, hélas, il est piégé ! Par cette violence qui se déchaîne sur la place, où s'accumulent ses nombreuses victimes, sur le rempart, sous le portique, et jusqu'aux portes de la ville, où la traque continue sous la forme de silhouettes très animées. Aucun enfant ne pourra échapper à un tel fléau. Ici encore, l'exagération de la perspective agrandit la scène et lui donne la dimension d'un combat épique contre le Mal qui tue les innocents.
Tintoret La Circoncision - Détail
Comme tous les enfants juifs, Jésus fut circoncis huit jours après sa naissance : la circoncision est le signe de l'alliance avec Dieu depuis l'époque d'Abraham, (Genèse, II, 17). La Circoncision, livrée en 1587 par le Tintoret, est sa dernière œuvre pour la Salle du Rez-de-chaussée. Les critiques s'accordent pour dire que Domenico, le fils du Tintoret, et les peintres travaillant dans son atelier auraient participé à sa réalisation. Ce qui lui aurait fait perdre la vivacité du trait et l'éclat des couleurs qui caractérisent le travail du maître. Cependant, le caractère solennel de ce sacrement est bien rendu par les attitudes des personnages, un peu trop figés dans leurs rôles respectifs. La richesse des vêtements du vieux prêtre entouré de ses assistants pleins de respect, ainsi que la dignité des nombreux témoins donnent l'impression d'assister à un baptême royal.
Bien évidemment, nous n'avons pas décrit toutes les œuvres présentes à la Scuola di San Rocco qui n'est pas un simple musée, puisque cette Confrérie est toujours en activité.
A droite de l'entrée de la salle du rez-de-chaussée, vous apercevrez la Salle du Guardian da Matin, où se trouve la précieuse Mariegola avec sa belle couverture rouge ornée d'une gravure dorée représentant deux Frères priant à genoux aux pieds de San Rocco. La Mariegola est la Charte de la Scuola qui contient les règles auxquelles doivent obéir tous les membres de la Confrérie, qui compte aussi des femmes. La Confrérie compte des Frères de Dévotion et de Discipline et des Frères Capitulaires. Les quinze membres de la Chancellerie sont sélectionnés parmi les Frères Capitulaires. La chancellerie se réunit dans la petite salle à droite du chœur de la Salle du Chapitre, sous la présidence du Guardian Grande, assisté du Guardian da Matin. Les Frères occupant les six premiers postes de la Chancellerie dirigent la Banca, qui se réunit dans la Sala dell'Albergo.
Puis retour par le pont RIALTO.
M 21 Place saint Marc et basilique.
Remonter en direction du Campo santa maria formoza P199. Puis le Campo santi giovanni e paolo P201. La basilique est à voir :
Dans la chapelle del Rosario, une oeuvre de Véronèse, l'Annonciation (1565-1571) et la Crucifixion, du Tintoret. Au plafond, une multitude de sculptures. En 1867 on y ajouta le Martyre de Saint Pierre, du Titien, qui était l'oeuvre la plus précieuse de l'église. Mais détruite par un incendie, elle est remplacée par une excellente copie. En 1913, on y transféra également une oeuvre de Véronèse provenant d'une église détruite, afin d'augmenter les richesses de ce superbe exemple d'une grande église de la Renaissance.
Les relations des Dominicains avec le gouvernement vénitien étant des plus étroites, et les contacts avec les représentants du pouvoir étant les meilleurs, l'église San Giovanni e Paolo devint le lieu officiel de sépulture des Doges. Vingt cinq Doges y reposent pour l'éternité. C'est un véritable Panthéon. Les mausolées, les sarcophages, sont l'oeuvre de grands artistes sculpteurs.
Les bas-reliefs, les ciselures, expriment tous les styles gothiques et Renaissance les plus talentueux.
Puis le couvant San francisco della vigna P203. Le musée naval est gratuit avec la carte musée P205. Ballade via Garibaldi P206. Et visite des deux petites îles San pietro di castello et Sant’elena.
Retour par Campo bandiera e moro o san giovanni della bragora P205.
Chiesa santa maria della pietà et Chiesa san zaccaria.
Palazzo Danielli P204.
Riva degli schiavoni P203.
Retraverser la place Saint Marc puis Chiesa Santa maria dell Fava P152 puis Fondation dei Todeshi P152 qui est vers le pont Rialto puis aller le quartier de La Fenice P152.
Chiesa San Stefano P154, Campo San Maurizio, Théatro la Fenice et enfin Chiesa Moise P152.
Le Titien - Tiziano Veccellio : L'Assomption de la Vierge
L'une des œuvres les plus magnifiques et les plus connues du Titien est L'Assomption de la Vierge, qui inspira à Richard Wagner ses “Maîtres Chanteurs”, tant la vue du tableau l'avait bouleversé.
C'est le 19 mai 1518 qu'est installé le retable de l'Assomption de la Vierge dans l'église des Frari.
Ce tableau est une véritable révolution religieuse : L'assomption est un tableau qui éclate de couleurs, de vie, loin des poncifs jusque là respectés en matière de peinture religieuse : oubliées les références à la mort et à tous les tombeaux et autres lamentations en tout genre !C'est une Vierge joyeuse, entourée d'anges émerveillés et devant des apôtres tout aussi remués que la Vierge monte vers Dieu en tant que reine du ciel.
La portion supérieure, qui est cintrée, représente le paradis, la gloire, pour parler comme les Espagnols dans leur langage ascétique; des collerettes d'anges, noyés et perdus dans un flot de lumière à d'incalculables profondeurs, étoiles scintillantes sur la flamme, pétillements plus vifs du jour éternel, forment l'auréole du Père qui arrive du fond de l'infini, avec un mouvement d'aigle planant, accompagné d'un archange et d'un séraphin dont les mains soutiennent la couronne et le nimbe. [...]
Une puissance sans borne, une jeunesse impérissable font rayonner cette face à barbe blanche qui n'a qu'à se secouer pour en faire tomber la neige des éternités: depuis le Jupiter olympien de Phidias, jamais le maître du ciel n'a été représenté plus dignement. Le milieu du tableau est occupé par la Vierge Marie, qui soulève, ou plutôt qu'entoure une guirlande d'anges et d'âmes bienheureuses, car elle n'a pas besoin d'aides pour monter au ciel; elle s'enlève par le jaillissement de sa foi robuste, par la pureté de son âme, plus légère que l'éther le plus lumineux. Il y a vraiment dans cette figure une force d'ascension inouïe, et, pour obtenir cet effet, Titien n'a pas eu recours à des formes grêles, à des draperies fuselées, des couleurs transparentes. Sa Madone est une femme très-vraie, très-vivante, très-réelle, d'une beauté solide comme la Vénus de Milo ou la Femme couchée de la Tribune de Florence. Une draperie ample, étoffée, voltige autour d'elle à plis nombreux; ses larges flancs ont pu contenir un Dieu. […] Et pourtant, rien n'est plus célestement beau que cette grande et forte figure dans sa tunique rose et son manteau d'azur; malgré la volupté puissante du corps, le regard étincelle de la plus pure virginité. Dans le bas du tableau, les apôtres se groupent en diverses attitudes de ravissement et de surprise habilement contrastées. Deux ou trois petits anges, qui les relient à la zone intermédiaire de la composition, semblent leur expliquer le miracle qui se passe. Les têtes d'apôtres, d'âges et de caractères variés, sont peintes avec une force de vie et une réalité surprenantes.Les draperies ont cette largeur et ce jet abondant qui caractérise en Titien le peintre à la fois le plus riche et le plus simple. […]
Les cheminées de Venise
Les cheminées de Venise les plus spécifiques sont dites "à cloche renversée", c'est-à-dire qu'elles se terminent en tronc de cône inversé. Certaines ne sont plus coniques, mais + ou - parallépipédiques. Elles fonctionnent selon le même principe. Autrefois, on se chauffait au bois ou au charbon. Les étincelles et escarbilles montaient facilement par la cheminée et retombaient sur les maisons ou les toits. Et les incendies étaient nombreux et souvent dévastateurs. D'où cette forme particulière de cheminée, dont le système interne entravait et refroidissait les étincelles et escarbilles. C'est d'ailleurs le même principe qui fonctionnait sur les vieilles cheminées de train à charbon. Venise comptait de trés nombreuses cheminées typiques, le cône était souvent décoré de fresques ou de frises, et qui ont malheureusement étaient détruites en grand nombre et remplacées par des édifices plus communs. Elles sont typiques de Venise même, bien qu'on en trouve quelques autres en Vénétie, là où les riches vénitiens avaient fait construire leurs demeures.
La forcola
La forcola est une pièce de bois aux formes torses, faites de 8 échancrures, plantée à tribord de la gondole et qui reçoit la rame. Elle est constituée de noyer, cerisier poirier, pommier ou érable. Les "morsi", les 8 échancrures arrondies, sont utilisés chacun pour une manœuvre précise (poussée avant, poussée arrière, frein, virage, rotation sur place). Les "forcole" sont taillées sur mesure par rapport au gabarit du gondolier.
Elles ont des formes trés diverses, selon la nature de la barque et sa distination.
Domenico Selvo, doge de Venise, avait épousé en 1077 Teodora, sœur d'Alessio, empereur d'Orient. C'est la dogaresse qui introduisit l'usage de la fourchette, car elle ne portait jamais la nourriture à sa bouche avec les doigts. La fourchette était alors en or. Hélas pour elle, ce ne fut pas sa seule excentricité. Ce n'est que plus tard que l'usage de la fourchette conquit Florence et seulement vers 1379 qu'elle fût introduite en France.
Le Titien Tiziano Vecellio (ou Tiziano Vecelli) 1488-1576
Titien dont le véritable nom était Tiziano Vecelli, a illuminé l'art italien de la Renaissance. Peintre de génie qui qualifiait ses peintures de “poèmes”. Et quels poèmes, quel artiste ! Portraits profonds, Venus émouvantes et Vierges déifiées, lumière et couleur, rouge de préférence pour cet artiste qui a aussi bien représenté la chair que l'âme. Titien : Le Peintre de la Vie Universelle.
Toute la peinture de Titien est là, après elle toute la peinture de Venise, après la peinture de Venise toutes les peintures vivantes qui verront les couleurs se pénétrer, les reflets jouer sur les surfaces, les ombres transparentes se colorer, un ton ne se répéter jamais identique à lui-même, mais imposer sa domination par des rappels discrets qui éveillent dans l'oeil des vibrations voisines, la vie lumineuse du monde faire une symphonie spontanée où pas une palpitation ne naîtra de sa substance sans qu'on puisse en trouver la cause et en chercher l'effet dans toute son étendue. »
A Venise, il habitait Campo del Tiziano, aux numéros 5181/5182.
Titien le retable de Saint Marc
Le retable de Saint Marc à Santa Maria della Salute. Titien peint en 1510 le retable de “Saint Marc entouré de Saint Côme et Saint Damien, Saint Roch et Saint Sébastien” qui se trouve aujourd'hui dans l'église Santa Maria della Salute. Cette commande fait suite à la grande épidémie de peste afin de célébrer l'aide apportée par les institutions religieuses mais aussi le gouvernement vénitien dans cette difficile période de l'histoire de Venise. C'est l'un de ses premiers retables.
Élève de Giovanni et Gentile Bellini mais aussi de Giorgione
Titien a lui-même appris et enrichi sa palette auprès de l'un plus grands peintres vénitiens de l'époque : Il se forme dans les ateliers de Giovanni et de Gentile Bellini dans sa jeunesse puis avec Giorgione, avec lequel, en tant qu'élève… surdoué, il réalisera la composition de la fresque du “Miracle du Nouveau Né” de la Scuola di Sant'Antonio de Padoue en 1511. Mais par rapport à Giorgione, Titien est le maître de la lumière, de la clarté chromatique, Titien chasse l'ombre si présente dans les tableaux de Giorgione. Finis les volumes ombrés.
Titien ne payait pas d'impôts !
En 1513, Titien est chargé par la Sérénissime de peindre la “Bataille de Spolète” suite à l'incendie qui avait détruit la toile qui commémorait ce haut fait guerrier, réalisée au XIVe siècle par Guariento.
25 ans plus tard, en 1538, la toile est livrée. Titien était-il si lent ? Que nenni, Titien était surtout malin car en échange de la réalisation de cette toile, la Sérénissime s'était engagée à conférer à Titien la charge de “Sensaria” au Fondaco dei Tedeschi. Cette charge était une charge de médiateur qui garantissait des revenus à son bénéficiaire.La fonction consistait essentiellement à l'obligation de superviser la décoration du palais des Doges mais aussi de peindre les portraits officiels ainsi que le tableaux votif de tout nouveau doge.Mais comme ladite charge est encore détenue par le déjà âgé Giovanni Bellini au moment où Titien commence sa toile… il commence donc par prendre son temps pour réaliser sa toile et s'assurer d'être récompensé comme promis ! Pour bien comprendre ce côté malicieux de Titien, il faut savoir que le bougre réussira même par la suite à être définitivement exonéré… d'impôts. De quoi faire rêver nombre d'entre nous ! Mais cela n'explique pas tout puisque Bellini meurt en 1516 et Titien devient alors le peintre officiel de la République. La véritable raison est ailleurs, Titien est en fait plutôt prolifique et peint plusieurs œuvres à la fois : portraits, officiels et privés, venus profanes et vierges sacrées…
Un Bon Vivant
On imagine facilement Titien comme un maître regardant l'humanité du haut du piédestal que ses contemporains lui avaient élevé, mais c'est aussi un homme qui aime la vie et... la bonne chair.
Jacopo Robusti dit Le Tintoret ou Tintoretto (1519-1594)
Tintoret : Le Peintre du Mouvement.
Jacopo Robusti naquit à Venise en 1519. On le surnomma “il Tintoretto”, le petit teinturier, parce que son père était teinturier sur tissus de soie et de velours dans le quartier marchand de la Merceria. Et, si le petit Jacopo admirait les belles couleurs qu'il voyait dans l'atelier de son père, il ne pensait pas pour autant à teindre des tissus de luxe, mais plutôt à peindre de belles fresques sur les murs, comme celles peintes par Le Titien et Giorgione sur les murs du Fondaco dei Tedeschi. Le père ne voulut pas contrarier la vocation de son fils pour le dessin et la peinture. Aussi, après avoir appris le dessin, il fut admis dès l'âge de quinze ans dans l'atelier du célèbre Titien, qui lui promettait un bel avenir. Mais le génie du jeune homme se révéla tel, que le maître finit par le considérer comme un rival ; il le renvoya donc, en lui disant qu'il n'avait plus rien à apprendre de lui.
Tintoret, autoportrait - Le Miracle de Saint Marc délivrant l'esclave.
Si un tel renvoi équivalait à un véritable brevet de maîtrise, il signifiait aussi la privation d'un emploi dans l'atelier d'un maître célèbre où les commandes affluaient. Ainsi, Jacopo Robusti se retrouvait seul avec son talent. Monsieur Robusti père, dont la qualité du travail lui assurait de solides revenus, se sentit piqué au vif par “ce maître orgueilleux qui s'imagine qu'on ne peut pas se passer de lui”. Puisque son fils sait peindre, il lui donnera un atelier avec tout le matériel nécessaire, “et une pension si ronde, que pas un artiste n'aura débuté de la sorte.”
Quelques jours plus tard, Jacopo s'installait à San Luca dans un vaste atelier bien équipé et décoré par lui-même. Délivré de tout souci matériel et entièrement dégagé des obligations envers une école, il était prêt à affronter le défi lancé par Le Titien. Et il se mit aussitôt à l'ouvrage, travaillant la couleur et le dessin, en imitant Le Titien et en s'inspirant de Michel Ange dans une suite d'études sérieuses.
« Il chercha, au contraire, à se faire chef d'une nouvelle école qui perfectionnât celle du Titien et joignit à sa manière ce qui lui manquait. Idée vaste, où l'on reconnaît une grande âme, qui redoubla de courage pour avoir été chassé de chez le Titien, au lieu de le perdre. Forcé par sa fortune actuelle à habiter une chambre extrêmement simple, il y écrivit : “le dessin de Michel-Ange et le coloris du Titien”. Il copiait sans cesse les ouvrages de ce dernier. II s'était procuré, avec une dépense très considérable, les plâtres des statues de Michel-Ange qui sont à Florence ; il les étudiait jour et nuit. Il y ajouta les plâtres de beaucoup de statues et de bas reliefs antiques. Souvent, il dessinait ses modèles à la lumière d'un flambeau pour se procurer des ombres fortes et s'accoutumer ainsi à un grand clair-obscur.
C'est dans le même dessein qu'il faisait des modèles en cire et en terre et qu'après les avoir recouverts de vêtements, avec grand soin, il les plaçait dans de petites maisons qu'il construisait avec des morceaux de carton et des règles de bois. Il plaçait en dehors de sa petite maison une lampe dont la clarté y pénétrait par les fenêtres. Il observait ainsi, en variant la position de ses petits modèles les différents effets de la lumière du soleil. Il suspendait ces mêmes modèles au plafond de sa chambre dans différentes attitudes et il les dessinait ainsi sous divers points de vue pour acquérir la connaissance du sotto-in-su, dans lequel l'Ecole vénitienne était beaucoup moins forte que la Lombarde. Il n'oubliait point l'anatomie et saisissait avidement toute les occasions de dessiner des figures nues dans diverses positions et sous divers raccourcis, pour pouvoir donner un jour à ses compositions la variété de la nature. C'est ainsi que privé de maître, il n'en suivit pas moins la meilleure méthode d'apprendre à dessiner. Il commençait par dessiner les formes de l'antique et l'imagination pleine de ces beaux contours, il dessinait le nu et cherchait à en corriger les défauts.
Le Tintoret joignait à cette excellente méthode d'étudier ce que les historiens appellent le génie le plus terrible qu'ait jamais eu la peinture, une imagination toujours riche en nouvelles idées, un feu qui lui faisait concevoir les plus forts caractères des passions et qui ne le quittait que quand il les avait exprimés sur la toile jusque dans leurs moindres détails. » Stendhal - École de peinture de Venise Au début, Tintoret se fit connaître en exécutant des portraits à la manière du Titien. Il sut aussi se faire apprécier en distribuant ses croquis à ses amis, et en n'hésitant pas à inviter ceux dont le visage lui plaisait à venir poser pour se faire faire gratuitement un portrait ! Cette libéralité lui fit sa publicité, car on se mit à parler de plus en plus de celui que l'on surnommait il Tintoretto. Et on s'aperçut aussi qu'il maîtrisait le style du Titien à un point tel, que certains s'y trompaient… Mais ce n'était là qu'une simple étape dans le travail de cet homme, pour qui vivre et peindre ne faisaient qu'un dans son élan passionné et généreux de création.
Pendant sa jeunesse, son énergie et son besoin de perfectionner sans cesse son art ne se satisfaisaient pas du seul travail en atelier, pourtant considérable. Les moyens et les plaisirs de peindre sous toutes les formes que son atelier ne pouvait lui offrir, il les trouva ailleurs.
Parfois, il aidait les peintres qui peignaient et décoraient les meubles. Ainsi la Suzanne de la maison Barbarigo, où figurent dans un petit espace un grand nombre de petits animaux et toutes les choses qui rendaient un endroit charmant, révèle ses talents de peintre en miniature.
Il lui arrivait également de suivre des maçons qu'il connaissait bien sur leur chantier en “terre ferme”, pour peindre des fresques sur les murs nouvellement construits, sans recevoir aucun salaire. C'était une excellente manière de s'exercer à peindre sur de grandes dimensions.
Les couleurs de Schiavone
Il travaillait aussi avec Schiavone, peintre capable d'imiter magnifiquement les couleurs naturelles, qui lui apprit beaucoup et qu'il considérait comme un grand coloriste.
Cependant, il ajoutait : « Les peintres devraient imiter la couleur de Schiavone, mais ils auraient grand tort de ne pas mieux dessiner que lui. » Il l'imita si bien avec sa Circoncision à l'église des Carmini, que certains l'attribuèrent à Schiavone ! Plus tard, Le Tintoret ne manqua jamais de proposer les services de Schiavone, quand celui-ci ne réussissait pas à obtenir de commandes.
Quand le Tintoret se sentit enfin capable de produire des tableaux de grande dimension répondant à ses exigences artistiques dignes d'un ancien élève du Titien, il offrit ses services aux curés contre le simple remboursement des frais matériels (échafaudage, toile et couleurs).
Sa réputation ne fit que grandir et les commandes affluèrent, si bien qu'à vingt-huit ans il avait peint une trentaine d'œuvres pour les monuments publics et le double de tableaux de dimensions plus modestes, auxquels s'ajoutaient d'innombrables portraits !
Du Mouvement et de la Vivacité. Même dans ses œuvres illustrant des sujets sérieux ou sacrés, on retrouve les visages et les attitudes de ses modèles appartenant au peuple de sa patrie.
Antonio Vivaldi
S'il est une musique qui est à même de révéler toute la magie de Venise, c'est bien celle d'Antonio Vivaldi, riche et débordante de vie, de puissance, de joie aussi. Dénommé le prêtre roux du fait de la couleur de ses cheveux, Vivaldi, comme ce surnom l'indique était prêtre, tout comme Claudio Monteverdi, qui le devint au cours de sa vie et est l'autre "grand" musicien de Venise.
Sublimé et... oublié ! Vivaldi est né à Venise le 4 mars 1678 et mort à Vienne en 1741.
Il avait aussi été directeur artistique du conservatoire de Santa Maria della Pieta, sur la Riva degli Schiavoni, au numéro 4148 dans le sestiere de Castello et sa musique nous enchante encore autant, plus de trois siècles après sa composition. Mais si Vivaldi est le génie aujourd'hui reconnu dans le monde entier, l'un des plus beaux ambassadeurs de Venise, sa musique avait totalement disparu jusqu'en 1933, époque où Olga Rudge, aidée par Ezra Pound, permettra la renaissance de cette musique “ailée”.
Antonio Vivaldi
Et l'oeuvre de résurrection n'était pas une mince affaire : Vivaldi a composé plus de 450 concerts dont le plus fameux, “Les 4 Saisons”, qu'il faut absolument écouter dans l'une des scuole de Venise, soirées magiques au mileu de musiciens en costume d'époque et dans un palais vénitien.
C'est à l'Ospedali de La Piéta à Venise que Vivaldi passa l'essentiel de sa vie musicale en y étant tour à tour violoniste et maître de concert de 1703 à 1740, un an avant sa mort.
Il faut par contre savoir que l'église actuelle de la Pietà n'est pas celle dans laquelle Vivaldi a connu. L'église précédente a en effet été rasée et totalement reconstruite, postérieurement à la mort d'Antonio Vivaldi. Vivaldi a su embrasser la nature d'un regard, d'un souffle musical, enrobant la beauté de la nature d'une envoutante magie.Pour cela, il a crée, avec Haendel et Bach, le concerto à trois mouvements.
Dans son Printemps, on sent la nature renaître, et avec elle, tous les animaux qui respirent, se réjouissent au son du violon. Son Eté est composé d'une musique fertile qui annonce une moisson abondante. Dans son Automne, il fait tomber les feuilles des arbres, pour m'exprimer ainsi, à coups d'archet. Dans l'Hiver son auditoire frissonne, il meurt de froid. Voilà les véritables principes de l'harmonie instrumentale que doit rendre un sujet quelconque ».
A faire aussi les iles une prochaine fois.
A éviter manger vers la place ST Marc.
Faire les musée et le palais dès l'ouverture.
Manger des glaces...
Prendre les tragetto "la gondole du pauvre" mais si pratique!
Bonne visite, bonne balade,
Olivier
Même si je ne m'étendrais pas trop sur cette affaire dont on n e sait pas tout, je souhaiterais avoir votre avis sur cette jeune française dont on parle dans l'actualité et qui est retenue par la justice mexicaine (condamnation à 'xx" années de prison pour raison obscure). Comme d'autres jeunes (et moins jeunes) touristes qui se font avoir, peut-on se poser la question sur les limites de la naiveté quand on voyage. Tout n'étant pas forcément rose quand on voyage, les touristes sont parfois les 1ères victimes des arnaques de ce genre dans certains pays.
Je pense également à ceux qui acceptent de prendre (ou se font avoir souvent à leur insu) un sac bourré de drogue.
Bonjour à tous,
Nous voila de retour sur la terre ferme après 18 jours de croisières à bord du Costa Luminosa du 10 au 28 avril 2010.
Croisière du 10 avril au 28 avril 2010 / Départ de Genève-Dubai
9 avril 2010 - la veille
Remise des bagages la veille à 18h (cela a duré 23 minutes parcage compris) au guichet multiple compagnie aérienne, mais la notre est Lufthansa avec 2 bagages pour un poids total de 48 kg. La personne prend en compte notre demande d’être l’un à côté de l’autre dans l’avion de Genève à Frankort (car pas de réservation possible de siège), la réservation de siège faite dans le 747 il y a quelques semaines étaient pris en compte.
Vol pris avec Costa car Costa garanti le départ en cas de grève!
Le 10 avril 2010 - Départ de l’aéroport de Genève à 9h
· A notre arrivée à Genève, nous passons la douane, contrôle des bagages, Marie achète une cartouche de cigarette, on va boire un coca (prix 4.50 le 50cl) et rejoindre la porte A3, il y a des 2 bureaux pour mettre à charger les pc, nous attendons jusqu’à 10h35, début d’embarquement qui a été à l’heure, il contrôle les passeports et nous rentrons dans l’avion, le décollage à l’heure. On reçoit pendant le vol un demi sandwich (mais pas de second possible) et des boissons.
· Une fois le débarquement de l’avion, on traverse se très grand aéroport où l’on se fait contrôler et par hasard on croise 2 hôtesses Costa devant la douane de l’aéroport de Frankfort, on demande si nous sommes au bon endroit pour prendre l’avion pour Dubai, elle répond que OUI.
· Passage de la douane avec 2 heures de file d'attente pour être super contrôler, Minouche se fait vider son sac à main et rejoindre la porte d’embarquement du 747, porte C1, il y a une commerçante avec des sandwichs et des boissons, on achète 3 sandwichs qui était bon pour l’endroit à 4€ pièce. L’embarquement commence à 13h55 et à l’heure, on nous contrôle les passeports, comme je portais les 2 bagages à mains, l’hôtesse voulait m’en prendre un, comme l’autre bagage était à Minouche, je le garde.
· Dans le 747, il y a pour chaque passager un coussin et une couverture ainsi qu’un casque, après le décollage, on nous donne a boire et un peu plus tard le repas du soir, on a le choix entre du poisson ou du ragout de bœuf, on prend tous les deux du bœuf, sur le plateau il y a une salade, un pain, le ragout avec des légumes et du riz, un gâteau, un morceau de camembert, plateau correcte pour de l’avion, il y a des passagers qui prennent/profitent que le vin et alcool fort sont gratuits pour en prendre beaucoup.
· Une fois débarqué à Dubai de l’avion, on doit passer la douane où il y a beaucoup de monde, les passeports sont scannés et le douanier demande d’où on vient et dans quel hôtel on va. On va attendre les bagages et il y a des hôtesses costa, on passe la douane pour les bagages et un Monsieur nous dirige vers les bus pour le transfert vers le bateau, on nous demande de laisser les bagages vers beaucoup d’autres, un monsieur voit qu’il y a les étiquettes prioritaire, nos bagages passent devant tous les autres, au bout de 35 minutes de car on arrive au bateau pour l’enregistrement où il y a beaucoup de monde, Minouche va voir pour l’embarquement prioritaire et on passe devant tout le monde car il y avait bien deux heures de queue (un passager râle ), au bout de 10 minutes que nous smmes dans le terminal et à minuit on est à bord, on va à la cabine poser les affaires et après aller manger au buffet.
· Les documents sont en allemand, le today aussi, cabine prête avec toutes les cartes. Au retour de manger, nous trouvons les deux valises abimées derrière la porte de la cabine avec une étiquette jaune qui dit que nous allons être contactez par la réception pour que les valises soient réparées par costa. Nous recevons peut de temps plus tard les autres documents et today en français.
Nous étions très content d'être à bord et de ne pas faire la queue pour le chekin car la journée a été longue, nous visitons un peu le bateau mais nous aurons le temps le lendemain.
Nous voila de retour sur la terre ferme après 18 jours de croisières à bord du Costa Luminosa du 10 au 28 avril 2010.
Croisière du 10 avril au 28 avril 2010 / Départ de Genève-Dubai
9 avril 2010 - la veille
Remise des bagages la veille à 18h (cela a duré 23 minutes parcage compris) au guichet multiple compagnie aérienne, mais la notre est Lufthansa avec 2 bagages pour un poids total de 48 kg. La personne prend en compte notre demande d’être l’un à côté de l’autre dans l’avion de Genève à Frankort (car pas de réservation possible de siège), la réservation de siège faite dans le 747 il y a quelques semaines étaient pris en compte.
Vol pris avec Costa car Costa garanti le départ en cas de grève!
Le 10 avril 2010 - Départ de l’aéroport de Genève à 9h
· A notre arrivée à Genève, nous passons la douane, contrôle des bagages, Marie achète une cartouche de cigarette, on va boire un coca (prix 4.50 le 50cl) et rejoindre la porte A3, il y a des 2 bureaux pour mettre à charger les pc, nous attendons jusqu’à 10h35, début d’embarquement qui a été à l’heure, il contrôle les passeports et nous rentrons dans l’avion, le décollage à l’heure. On reçoit pendant le vol un demi sandwich (mais pas de second possible) et des boissons.
· Une fois le débarquement de l’avion, on traverse se très grand aéroport où l’on se fait contrôler et par hasard on croise 2 hôtesses Costa devant la douane de l’aéroport de Frankfort, on demande si nous sommes au bon endroit pour prendre l’avion pour Dubai, elle répond que OUI.
· Passage de la douane avec 2 heures de file d'attente pour être super contrôler, Minouche se fait vider son sac à main et rejoindre la porte d’embarquement du 747, porte C1, il y a une commerçante avec des sandwichs et des boissons, on achète 3 sandwichs qui était bon pour l’endroit à 4€ pièce. L’embarquement commence à 13h55 et à l’heure, on nous contrôle les passeports, comme je portais les 2 bagages à mains, l’hôtesse voulait m’en prendre un, comme l’autre bagage était à Minouche, je le garde.
· Dans le 747, il y a pour chaque passager un coussin et une couverture ainsi qu’un casque, après le décollage, on nous donne a boire et un peu plus tard le repas du soir, on a le choix entre du poisson ou du ragout de bœuf, on prend tous les deux du bœuf, sur le plateau il y a une salade, un pain, le ragout avec des légumes et du riz, un gâteau, un morceau de camembert, plateau correcte pour de l’avion, il y a des passagers qui prennent/profitent que le vin et alcool fort sont gratuits pour en prendre beaucoup.
· Une fois débarqué à Dubai de l’avion, on doit passer la douane où il y a beaucoup de monde, les passeports sont scannés et le douanier demande d’où on vient et dans quel hôtel on va. On va attendre les bagages et il y a des hôtesses costa, on passe la douane pour les bagages et un Monsieur nous dirige vers les bus pour le transfert vers le bateau, on nous demande de laisser les bagages vers beaucoup d’autres, un monsieur voit qu’il y a les étiquettes prioritaire, nos bagages passent devant tous les autres, au bout de 35 minutes de car on arrive au bateau pour l’enregistrement où il y a beaucoup de monde, Minouche va voir pour l’embarquement prioritaire et on passe devant tout le monde car il y avait bien deux heures de queue (un passager râle ), au bout de 10 minutes que nous smmes dans le terminal et à minuit on est à bord, on va à la cabine poser les affaires et après aller manger au buffet.
· Les documents sont en allemand, le today aussi, cabine prête avec toutes les cartes. Au retour de manger, nous trouvons les deux valises abimées derrière la porte de la cabine avec une étiquette jaune qui dit que nous allons être contactez par la réception pour que les valises soient réparées par costa. Nous recevons peut de temps plus tard les autres documents et today en français.
Nous étions très content d'être à bord et de ne pas faire la queue pour le chekin car la journée a été longue, nous visitons un peu le bateau mais nous aurons le temps le lendemain.
Jour1 : dimanche 25 août 2019
Introduction
J'avais pensé appeler ce carnet "l'Abruzzo, une région qui gagne à être connue", mais ce titre est déjà pris par un carnet sur la région voisine "les Marches" (le Marche) rédigé il y a quelques années ; ce sera donc "l'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte".
L'Abruzzo, nous n'en entendons parler que quand un malheur (tremblement de terre) est arrivé. C'est une région d'Italie centrale avec une façade sur l'Adriatique, la région où l'Apennin est le plus haut.
J'y ai voyagé du 25 août 2019 (arrivée dans la région) au 28 septembre 2019 (départ de la région) en caravane.
Pour les personnes tentées par le voyage de septembre en camping, il y a une seule précaution à prendre ; les campings commencent à fermer dès les premiers jours de septembre, peu sont ouverts après le 15 Septembre. Renseignez-vous sur les dates de fermeture de façon à bien savoir ce qui sera ouvert la seconde quinzaine du mois.
Je n'établis pas de programme journalier à l'avance ; je prépare le voyage à l'aide d'internet en constituant une liste de points d'intérêt ; sur place, je vais dans les offices de tourisme (IAT : Informazioni e Accoglienza Turistiche), en général assez bien signalés en Italie, pour me documenter. Je décide le soir le programme du lendemain (forme d'improvisation).
Première demi-journée Je suis la "via adriatica" (SS16) qui longe toute la côte et je vais aller jusqu'à Pineto (20 kms au nord de Pescara) au camping "Pineto beach" (un nom pas très italien). J'arrive juste à temps pour m'installer avant l'heure de la sieste, moment de la journée pendant lequel il est interdit de s'installer sur les emplacements. Ayant beaucoup roulé, ce sera une demi-journée de récupération. Je vais trouver la piscine,

tester la plage.

Puis je vais aller en vélo jusqu'au pays (Pineto) pour une promenade (plage : "lidi", "Via D'Annunzio" : la rue commerçante) et des courses ; ce sera tout pour la journée. Je posterai un message par jour de voyage ; j'utiliserai beaucoup la fonction "modifier" pour ne pas perdre, pour compléter et pour corriger ce que j'aurai fait. Les photos seront celles prises le jour du récit ; je tricherai pour quelques unes (endroits où je suis allé plusieurs fois, meilleures conditions). Exemple : les 2 photos ci-dessus prises un matin quelques jours plus tard.
Première demi-journée Je suis la "via adriatica" (SS16) qui longe toute la côte et je vais aller jusqu'à Pineto (20 kms au nord de Pescara) au camping "Pineto beach" (un nom pas très italien). J'arrive juste à temps pour m'installer avant l'heure de la sieste, moment de la journée pendant lequel il est interdit de s'installer sur les emplacements. Ayant beaucoup roulé, ce sera une demi-journée de récupération. Je vais trouver la piscine,

tester la plage.

Puis je vais aller en vélo jusqu'au pays (Pineto) pour une promenade (plage : "lidi", "Via D'Annunzio" : la rue commerçante) et des courses ; ce sera tout pour la journée. Je posterai un message par jour de voyage ; j'utiliserai beaucoup la fonction "modifier" pour ne pas perdre, pour compléter et pour corriger ce que j'aurai fait. Les photos seront celles prises le jour du récit ; je tricherai pour quelques unes (endroits où je suis allé plusieurs fois, meilleures conditions). Exemple : les 2 photos ci-dessus prises un matin quelques jours plus tard.










