Discussions similar to: Sécurité Baltistan
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Trek Pakistan - Gondorogo
J'envisage fortement de faire un trek au Pakistant en juillet 2008. Pour l'instant j'ai retenu le parcours suivant : Skardu Thongal Camp de base du Shipton Spire Concordia Camp de base du K2 Camp de base des Gasherbraum Col du Gondorogo Sommet du Gondorogo Camp de base du K6 Hushe Skardu

Quelqu'un aurait-il fait tout ou partie de ce parcours ? Toutes les infos sont les bienvenues, je n'ai pas trouvé grand chose sur les forums.
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Sécurité au Pakistan et sur le secteur du Shimshal?
On me propose de rejoindre un groupe de trekkeurs et alpinistes pour un trek + ascension dans le massif de l'hindu kush au Pakistan cet été. Je fais du parapente et il serait envisageable d'y voler. L'organisateur connaît bien la zone pour s'y être rendu 7 ou 8 fois en montagne, notamment le col du shimshall. Je me pose beaucoup de questions quant à la sécurité sur le pays et notamment sur ce secteur. Je n'ai pas envie de ce genre de risque... Auriez-vous des renseignement sur ces aspects de sécurité dans le pays? Merci
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Sécurité au Pakistan?
bonjour à tous, planifiant un voyage pour en camion cet été ( traversée du pakistan ), et suite à une nouvelle série d'enlevement ces derniers jours ( 3 humanitaires ), nous réellement en train de remettre en question notre projet. Comme il est toujour difficle de se faire un avis sur la sécurté d'un pays à distance et seulement en lisant la presse, j'aimerai avoir des avis de personne qui connaissent bien le pays ou qui sont sur place. ( merci d'éviter les réponses du genre "voyager au pakistan est irresponsable"... et les discours moralisateurs qui n'enrichissent pas la discution ).
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Traverser le Gilgit-Baltistan (Pakistan) pour rejoindre l'Inde
Bonjour,

Depuis Vendredi j'hésite de poser cette question au risque de passer pour un illuminé , mais comme le ridicule ne tue pas :

Est-ce qu'il vous parait possible de traverser en Camping-car ( non pas en 4x4 ) le pays Gilgit Balistan du Nord au Sud pour rejoindre l'Inde ?

Je n'ai pas trouvé d'information précise topographique du comment sont les pistes ni la hauteur des cols

Merci

PS: Pas sur la tête 🏴‍☠️
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Visa pour le Pakistan à l'ambassade de Paris
Bonjour à tous,

Je voudrais aller dans le nord du Pakistan cet été, quelqu'un a-t-il obtenu récemment un visa touriste à l'ambassade à Paris ? Si oui comment avez vous présenter les choses ? Avez vous réussi à avoir plus de 30 jours (j'aimerai bien avoir 45 jours) ?

Il y a 2 ans je n'avais pas réussi à l'obtenir (l'ambassade qui me demande un trekking permit du Gilgit Baltistan council - peut-être parce que je n'avais pas de LOI - ce dernier qui me dit que je n'en ai pas besoin, etc... bref : impasse). Je connais des gens là bas dont deux qui tiennent une agence donc je peux avoir une LOI sans problème cette fois ci.

Merci,

- A

PS : je cherche juste des retours d'expérience récents sur l'obtention de visa à l'ambassade à Paris, pas sur la sécurité dans cette partie du monde.
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Peut-on envisager le Pakistan cet été 2013?
bonjour,

Savez vous quel est reellement l etat de tension actuel au Pakistan? On pense y aller cet ete pour faire un trek dans le nord mais est ce raisonnable?

Si c est possible connaissez vous des agences locales pour organiser un trek?

merci
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Randonnée au Pakistan
Bonjour

Je suis a la recherche d une rando de6/8 jours avec une agence locale pour le Nord du Pakistan. Dans le Nord, quel coin me conseillez vous ? Est il facile de traverser dans un sens comme dans l autre la frontiere par voie terrestre avec l 'Inde ?

Merci
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Carnet de voyage: Kashgar et nord Pakistan en été 2011
Ce carnet de voyage décrira mon voyage avec ma compagne dans cette région du monde injustement délaissée voire méprisée. Je le dis d’emblée, le Pakistan qui était le cœur du voyage nous a véritablement fascinés et nous voulons déjà y retourner !

Pourquoi le Pakistan ? Question qui nous a été posée des centaines de fois aussi bien en France qu’au Pakistan. C’est une question de feeling. Certains sont fascinés par l’Amérique latine, d’autres ne jurent que par l’Asie du sud est ou l’Afrique des Grands Lacs. Nous avons visité une partie de l’Asie centrale anciennement soviétique il y a deux ans et nous avons été sous le charme surtout du Tadjikistan. Nous sommes tous deux historiens et le passé de cette région nous a toujours beaucoup plu. Les paysages grandioses de montagnes du Pamir nous ayant conquis, ceux de du Karakoram et de l’Hindu Kuch ne pouvaient nous échapper plus longtemps. De plus, les contacts établis avec les habitants ont été si riches, bien plus qu’en Amérique latine, que nous voulions approfondir ce territoire. Les gens les plus adorables que nous ayons rencontrés furent les Ismaéliens. Le nord du Pakistan possède une des plus grandes communautés de l’Agha Khan du monde ! Tous ses ingrédients se trouvaient réunis pour faire un voyage extraordinaire. Et nous ne furent pas déçus. Bien sûr, il y aura toujours les indécrottables râleurs, les sceptiques et les obscurantistes. Je fus l’un d’entre eux donc je peux comprendre… Mais à partir du moment où nous avons décidé de nous engager dans ce périple, les pressions (dont le chantage, insultes et mensonges) que nous avons subies de la part de certains de nos proches furent insupportables. Certains se permettaient de critiquer en ne connaissant STRICTEMENT RIEN du Pakistan et n’écoutant pas nos arguments. Je pense que dès que nous nous sommes engagés dans cette aventure, nous aurions pu bénéficier d’un peu de soutien et de confiance. De plus, ce n’est pas notre premier voyage « bizarre », nous étions fortement documentés, ouverts d’esprit mais prudents et preneurs de toutes information sur la situation quitte à changer notre itinéraire. Je laisse la morale de l’histoire à un Pakistanais de Gilgit : il rencontre un Tchèque à Kashgar qui lui dit « T’es Pakistanais ? T’es un terroriste ! » Réponse : « Tu connais le Pakistan ? » « Non » ; « Je peux très bien dire que la République tchèque est un pays de terroriste, ça te fera plaisir ? » « Non » « Alors au lieu de dire n’importe quoi, viens avec moi, je te fais visiter mon pays et tu verras par toi-même ! ». Le Tchèque déclina l’invitation piteusement.

Le Pakistan est il un pays dangereux ? Non si on ne fait pas n’importe quoi. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, jamais. Le nord, donc la région Gilgit Baltistan est tranquille. Les habitants sont extrêmement accueillants, les rencontres et les tasses de thé sont innombrables. La Khyber Pachtoukhwa est sûre dans le district de Chitral mais est plus problématique vers Peshawar. Même si la ville elle-même était à peu près sûre l’été 2011, on nous a déconseillé d’y aller surtout pour un couple. Un homme, habillé en pakistanais, peut s’y balader sans souci mais une femme sans burqua, même avec le voile attire trop l’attention et le risque d’enlèvement est possible. Pas à Peshawar même, je le répète, mais autour et pour y arriver. Plusieurs Pakistanais nous l’ont répété. La mort dans l’âme, nous avons privilégié la sécurité. Islamabad, Rawalpindi et Lahore sont des grandes villes où nous nous sommes sentis parfaitement bien. Attention cependant à la circulation : beaucoup roulent comme des malades et les accidents sont légion. Je me souviens du vol plané d’une femme à Gilgit… Mais c’est la même chose en Inde.

Une femme au Pakistan ? Etre en couple aide énormément. La plupart des Pakistanais n’hésitent pas à parler directement à la femme, parfois à lui serrer la main à condition qu’elle soit accompagnée. Les Ismaéliens sont beaucoup plus ouverts. Nous avons rencontré une Américaine seule qu’un Ismaélien avait pris sous son aile et lui faisait découvrir les montages. Ne pas hésiter à s’inventer une vie car les Pakistanais ne comprennent pas que nous ne soyons pas mariés ou sans enfants. « Mais si vous avez des enfants, pourquoi ne sont ils pas avec vous ??? » Alors pour éviter les questions parfois pesantes, nous avons raconté que nous étions jeunes mariés en lune de miel ! Et tout le monde était ravi ! Une femme occidentale n’est pas toujours obligée d’aller à l’avant du bus, peut rester avec les hommes à condition d’être coincée entre la vitre et son compagnon. Bien sûr c’est l’homme qui doit payer ! Le voile n’est pas obligatoire. Un Balti nous l’a bien dit et affirmé. De nombreuses femmes à Lahore sont tête nue. Cependant, je conseillerais quand même de le porter : en effet c’est le meilleur moyen de passer un peu inaperçu et surtout de respecter les gens et les femmes. Plusieurs Pakistanaises ont dit à ma compagne qu’elles étaient ravies qu’elle s’habille comme elles. Au marché de Upal, près de Kashgar, le regard a changé du tout au tout une fois qu’elle a acheté un voile et l’a porté.

Des barbus islamistes ? Certaines régions sont plus religieuses et conservatrices que d’autres. Les Pachtounes le sont 100 fois plus que les habitants du Gilgit Baltistan. Forcement nous discutions moins (mais un peu quand même !) avec les barbus mais nous n’avons pas senti de haine à notre égard. Une indifférence au pire. La société s’islamise certes, mais nombreux sont ceux qui ne respectent pas le ramadan, mais pas en public et ceux qui aiment l’alcool essaient de s’approvisionner : à Sost (frontière avec la Chine) et Chitral (proximité avec les kalash non musulmans) c’est plus facile !

Transport et patience Un réseau de bus relativement bien développé, mais lent avec des routes parfois dans un état catastrophique. Les inondations de 2010 n’ont pas aidé. Sinon, il y a des Jeep et des taxis un peu partout mais plus chers bien sûr. L’avion peut être une bonne alternative aux longs trajets en bus. Mais il peut être souvent annulé pour mauvais temps. Ainsi au bout de deux tentatives à Chitral, nous avons rejoint Pindi en voiture. Le Pakistan est un pays où la patience est un maître mot. Mais le temps n’a pas la même signification ici.

Langue et conversation Parler quelques mots d’Urdu aide bien sûr. Mais l’anglais est généralement parlé et nous avons réussi à nous faire comprendre même au fin fond du Baltistan. Suivant l’interlocuteur (mais les masques tombent vite), on peut parler de tout : religion, politique, terrorisme, Ben Laden, famille. Pour les hommes comme pour les femmes, porter le shalwar kamiz est confortable et permet d’avoir des contacts faciles. Avec souvent la phrase « Are you muslim ? » « No » « OK. No problem ! ». Where are you come from ? France ? Very good ! »

La meilleure réponse qu’on peut donner aux sceptiques se trouve dans ces lignes et les suivantes. Sinon, en résumé : nous sommes revenus vivants ! Et nous avons adoré ce pays. C’est pour lui rendre justice ainsi qu’à ses merveilleux habitants que nous déclarons solennellement : Le Pakistan n’est pas un pays terroriste, au contraire c’est un pays extraordinaire.
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Voyage Iran-Pakistan en septembre-octobre 2011
Bonjour à vous!

Nous sommes un couple d'étudiants de Sciences Po, actuellement en 5e année. Nous projetons l'année prochaine de prendre une année sabbatique et partir à la découvert d'une partie de l'Asie. Passionnés par le Moyen-Orient, nous projetons de passer par l'Iran et le Pakistan.

Malheureusement, étant donné les évènements qui secouent actuellement ces deux pays (je pense particulièrement à l'Iran), nous nous posons beaucoup de questions concernant la dangerosité de ces pays -pour des étudiants de Sciences Po notamment...

Nous n'avons évidemment aucune volonté de participer (ni de prendre des photos) aux mouvements d'opposition au régime iranien. Aussi, c'est notre premier véritable "long" voyage.

Que nous conseillez-vous? Comment passer de l'Iran au Pakistan?

Aussi, si nous cherchons plus d'informations: y-a-t-il des associations d'iraniens et de pakistanais en France qui pourraient nous apporter des renseignements supplémentaires?

Merci à vous!

Alice et Thibaud
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Carnet de voyage Trekking Shimshal Pakistan
Je souhaiterais partager avec les membres de voyageforum un bref compte rendu de voyage d'un trekking réalisé avec Pierre Neyret à Shimshal, dans le Gojal Pakistanais en octobre 2011. Pourquoi si tard? Je ne suis pas adepte de comptes rendus de voyage, mais il me semble nécessaire de prendre du temps de vanter la beauté des paysages du Karakoram, de l'hospitalité légendaire des pakistanais et de l'ouverture d'esprit exceptionnelle des Ismaéliens, au vu de la tournure géopolitique actuelle. Disons que les évènements du Nanga Parbat ne font qu'empirer la situation médiatique déjà ô combien compliquée.

Pour ma part, je souffre pour mes amis Hunzakuts et Shimshalis qui essayent tant bien que mal de vivre du tourisme. Un peuple passionnant, incroyable, et si isolé. Non pas seulement géographiquement, mais également sans droit de vote du fait du triste conflit sur le Cachemire.

Attirance pour les hautes vallées du Pakistan

Bref, j'ai toujours été attiré par les montagnes du Karakoram, un monde sauvage aux vallées mythiques reculées, au pied de grands sommets inhospitaliers au pied duquel se déverse les plus grands glaciers de montagne du monde. Parmi les coins les plus attractif, le fameux Snow Lake, un haut plateau glaciaire dans un massif de haut sommets de 7000 mètres, qui permet de réjoindre les vallées d'Askole (par le glacier de Biafo), porte d'accès du Baltoro, la fameuse oasis de Hunza, en descendant le long glacier d'Hispar au pied de la spectaculaire chaîne de l'Hispar Sar, et la vallée aride de Wusum, en descendant le le glacier de Braldu, tout proche de la frontière avec le Turkestan chinois, et ses vallées perdues de Sarpo Laggo et de Saksgam, autrefois propriété des Shimshalis. Autres motif d'intérêt: le fameux Baltoro pour découvrir les plus hauts sommets du Karakoram et la Mecque de l'Himalayisme: le K2, second plus haut sommet du globe. L'envers du décor, avec les coins de Hushe et Kaphlu, au pied du col du Gondogoro, et du K12. Il y a aussi la région du Nanga Parbat avec la merveilleuse vallée de Fairy Meadows, le versant Diamir et l’impressionnant versant Rupal. Les vallées Kalashes et le massif de l'Hindu Kush qui s'étire jusqu'au Tirch Mir. La vallée du glacier de Batura, zone de pâturage et point de vue sublime sur les chaîne des Batura, au dessus du village de Passu. Les vallées autour de Hunza, avec des treks courts vers le camp de base du Rakaposhi, vers Ultar Meadows, vers Rash Lake. La vallée de Chapursan proche du corridor de Wakkhan, autre coin mythique. Et le massif du Khunjerab, entre Pamir et Karakoram, dans lequel s'insère la vallée reculée de Shimshal, but de mon voyage. La liste est bien sur non exhaustive, ce sont en tout cas les sites qui m'attirent inexorablement, qui me font rêver. Des projets de voyage futurs, sans nul doutes...

Origine du Voyage

Depuis plusieurs mois en 2010-2011, je passais du temps sur les sites francophones des hautes vallées pakistanaises: Blank on the Map, Trekking au Pakistan, Karakoram Ski Expedition, le site de Pierre Neyret, dernier guide amoureux des hautes vallées, qui continue années après années d'organiser des voyages pour démontrer la factibilité de voyager en sécurité en ces temps troubles pour la nation pakistanaise, post 09-11. http://blankonthemap.free.fr/ http://www.trekking-au-pakistan.com/ http://www.karakoram-ski-expedition.com/

Je vous propose également de consulter le site magnifique de Matthieu Paley, avec de très beaux clichés du petit Pamir Afghan, juste de l'autre côté de la frontière, dans la région de Wakkhan, en compagnie des familles de berges kirghizes. http://www.pamirbook.com/LeLivre.html

Mathieu Paley est aussi l'auteur du site Pamir Knot et de guides descriptifs de divers endroits du Gojal: http://www.pamirknot.com/

http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_hussaini.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khunjerab_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khyber.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_passu.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_gulkin_ghul.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_chapursan_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_misgar.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_shimshal.pdf

Le fond Snow Leopard Trust développe des projets actuellement dans la vallée de Chapursan et dans le Parc National de Chitral Gol au Pakistan, ainsi que depuis peu dans le Wakkhan Afghan. Le fond espère qu'il ne perdra pas tout son travail à la fin du projet, avec le départ des forces américaines synonyme de fin des finnancements. http://www.snowleopard.org/...-e072cc97ce-92736429

Il y a aussi des travaux de conservation importants dans le Gojal Pakistanais, que ce soit sur Shimshal ou aupres de la Khunjerab Village Organization, rassemblants les villages limitrophes du parc national de Khunjerab: http://snowleopardconservancy.org/conservation-gojal/

Les terres ancestrales et en particulier les pâturages de Shimshal étant situées a l'intérieur des frontieres du Parc National dont le plan de management et les limites furent définies sans concertation avec la communauté, les Shimshalis rejettent catégoriquement le Parc et ont développé le Shimshal Nature Trust, qui a pour but de concilier développement économique de la communauté et conservation. http://www.snt.org.pk/ http://www.brocku.ca/webfm_send/13297

Et des sites d'expé et de trekkings à Wakkhan: http://www.noshaq.com/equipe-noshaq.php http://www.juldu.com/index.html

J'avais toujours pensé - à tort - qu'il me serait impossible de visiter les magnifiques paysages, pour ne pas dire mythiques, de la KKH. Mais un voyage proposé par Pierre Neyret m'a mis la puce à l'oreille, un voyage unique: suivre le Kutch des Shimshalis. Pierre Neyret a pendant longtemps accompagné des voyages pour le compte d'allibert au Pakistan, et organisé de grandes traversées glaciaires au caractère partiellement exploratoire sur le Snow Lake depuis plus d'une quinzaine d'années. En ce sens il est un précurseur de cet itinéraire devenu mythique, et est à la fois un moteur pour le tourisme dans la zone. Il faut bien essayer de sauver les meubles après tant de propagande erronée, globalisant le problème taliban à l'ensemble d'un pays hétéroclite dont les frontière furent édifiées seulement par des enjeux géopolitiques, durant la percée Russe en Asie Centrale à la fin du XIXème siècle. Heureusement que Pierre est encore là pour montrer la face réelle du Pakistan, l'hospitalité des peuples dardes, rappeler la beauté des vallées, et la sauvagerie de ces paysages du bout du monde, pour qu'ils ne tombent pas dans l'oublie.

Je me suis convaincu petit à petit de la nécessité de participer à cette aventure, en raison de son caractère unique, et bien sur de connaître ces paysages qui m’attiraient tant.

Contexte

Le village de Shimshal se trouve dans le Gojal Pakistanais, à 3 heures en jeep depuis Passu en remontant la vallée éponyme de Shimshal, le long des gorges autrefois inaccessibles de la Shimshal River. La rivière se faufile tant bien que mal entre le massif du Khunjerab et du sommet Karun Koh (7164mètres), au Nord, et la chaîne impressionnante de l'Hispar Muztagh, culminant à plus de 7885 mètres avec le Distaghil Sar, au Sud. Au bout de la vallée, après avoir traversé le glacier de Malanguti et ses sources chaudes au pied duquel se distinguent les plus haut sommet de la chaîne, se trouve le village reculé de Shimshal, un village Wakhi peuplé d’ismaéliens. Aujourd'hui relié par une route impressionnante, creusée à la main au prix de la sueur des Shimshalis durant 18 années de pénibles efforts, le village était autrefois à 3 jours de marche de Passu, avec le franchissement du col Qarun reliant la haute vallée de Shimshal de la vallée de Boibar, évitant ainsi les gorges infranchissables.

Les Shimshalis se sont installés dans une vallée aride, que seule l'irrigation à permis de rendre quelques terres fertiles, qui ne permettent pas d'assurer pour autant l'autarcie du village. D'origine nomades comme le sont leur voisins de Chapursan ou de Wakkhan, ils possèdent le plus grand cheptel d'ovins, de caprins et de yaks du Karakoram, qu'ils emmènent chaque été paître sur les pâturages verdoyants et fleuris du Shimshal Pass. Ce col marque exactement la ligne de partage des eaux: un goutte de pluie tombée côté ouest se déversera vers le Golfe d'Oman, une autre tombé un peu plus à l'Est arrivera dans la dépression du Lob Nord, après avoir traversée le désert du Taklamakan. Le but du voyage est justement de découvrir les paysages de "pamirs" du col, et la vie quotidienne des bergères qui gardent les troupeaux jusqu'à l'arrivée des premières neiges, puis de les accompagner dans leur grande transhumance d'automne - le Kutch - pour suivre les 7000 animaux revenir au village à travers de magnifiques gorges et de hauts cols face à la chaîne de l'Hispar Muztagh.

Sécurité

Je ne peux vous cacher que jusque dans le vol Paris-Islamabad, je me demandais encore ce que je "foutais" là! La réflexion fut longue, mais les faits statistiques, historiques, montrent qu'il est plus sûr de voyager dans les hautes vallées du Pakistan qu'en France même. Les faits sont bien là: aucun attentat à l'encontre de touristes dans les Northern Areas depuis 2001, aucun problème à l'encontre des membres des expéditions depuis cette même date. Seul point de doute: le passage d'Islamabad, où je considère important d'éviter de résider dans les quartiers ministériels et de représentation du pouvoir de l'armée, qui sont malheureusement des cibles d’attentats terroristes. Il n'y a aucune possibilité d'attentat dans la région du Baltistan et de Hunza-Gojal, étant peuplée très majoritairement par des peuples ismaéliens ou soufis, qui développent une haine profonde pour les fanatiques talibans qui ont ruiné toute perspective de développement du tourisme dans leurs vallées bénies par la nature. Gilgit en elle même est très sure, même si on ne peu négliger les possibles conflits ethniques. Quant à la région Chilasi, c'est belle et bien devenue un problème suite à l'attentat du Nanga Parbat perpétré par des terroristes talibanais, sans doutes soutenus par quelques membres des communautés les plus fanatiques de la vallée.

Plus aucun doute: je peux partir tranquillement dans le Karakoram!

Récit d'un voyage incroyable

Après un vol très scénique au dessus du Pir Panjal, de l'Himalaya et du Karakoram, nous arrivons à Gilgit comme prévu. Pas de retard sur le programme, du tout bon pour nous! Il est vrai que les aléas du climat oblige quelques réserves en cas qu'il soit nécessaire de se rendre par bus à Gilgit, à travers les magnifiques gorges de l'Indus dans le Kohistan et les vallées Chilasies. Nous avons pu admirer les sommets nord du Pir Panjal au niveau des vertes vallées Kaghan, les beaux lacs glaciaires et les sommets enneigées du Saran et Malika Parbat. Une fois passé le Babusar Pass, voici le géant Nanga Parbat, Pilier Ouest de la chaîne de l'Himalaya, un sommet de 8000 mètres véritablement imposant. C'est aussi la plus grande différence de dénivelé au monde: on passe de 1250 mètres au niveau de la KKH à 8125 mètres au sommet de la "Montagne Nue". On aperçoit rapidement nos premier grands 7000 du Karakoram, les Haramosh Peaks, et nous arrivons dans la vaste plaine bien verte de l'oasis de Gilgit, un point de convergence de nombreuses ethnies dardes qui parlent les langues khowar, Shinas, Baltis, Wakkhi et Burushaski. Petit arrêt dans le jardin de notre hôtel, déjeuner et départ pour la KKH vers le Nord, le long de la rivière Hunza à destination de Karimabad. Les gorges contournent le massif du géant des lieux, l'immense Rakaposhi qui écrase littéralement le paysage de la vallée.

Nous prenons le temps de découvrir la luxuriante vallée le lendemain matin, avec tout d'abord la visite du fort de Baltit à l'architecture intéressante, très proche des palais Laddhakis. La forteresse récemment restaurée par la fondation de l'Aga Khan, domine le village en terrasse de Karimabad, où poussent de très nombreux arbres fruitiers - abricotiers et pommiers étant les principaux produits d'exportation vers le Punjab et assurant l'économie de la vallée. Nous visitons aussi les canaux du village depuis le Eagle Nest ou nous déjeunons, perché sur un éperon dominant la vallée. Nous pouvons y apercevoir les sommets du Spantik et du Diran au Sud, et la flèche du Lady Finger et l'Hunza Peak au Nord, deux très belles montagnes dont les glaciers sont la source d'eau du village nécessaire pour l'irrigation des cultures.

Départ vers Passu le lendemain matin, après quelques heures de plus à glaner au village. Nous passons au pied du fort d'Altit. Je suis frappé par le bleu électrique de la rivière Hunza. Nous croisons le fantastique lac Attabad, résultat de l'effondrement d'un pan entier de la montagne au niveau du village éponyme, qui a submergé complètement ou partiellement plusieurs villages dont Gulmit, préfecture du district du Gojal. Les lumières sont magnifiques, le bleu du lac irréel, on distingue le sommet du Shispar à l'Ouest juste avant l'arrivée à l'embarcadère. L'activité y est frénétique, mais moindre que du côté aval du lac où se bousculent des dizaines de tracteurs et de camions pour décharger les provisions en provenance de la Chine. Il est encore tant d'en profiter. D'ici un mois tout au plus, le col du Khunjerab sera fermé, et le Gojal sera coupé du monde, le lac Attabad en aval étant gelé durant les longs mois d'hiver.

Nous arrivons juste pour le coucher de soleil sur les très esthétiques flèches du Passu Peak ou Tupopdan Sar sur les berges de la rivière Khunjerab, après avoir croisé en chemin de magnifiques points de vue sur la rivière a Hussaini et le glacier Passu dévalant plus de 4500 mètres de dénivelée. La matinée suivante, nous partirons vers Shimshal!

La traversée des gorges est vraiment impressionnante, il faut penser qu'il y a plus de 5500 mètres au dessus de nos tête. La route a souvent été creusé dans la roche, coupé dans les falaises ua pied du Karun Koh. La vallée s'élargit ensuite, nous découvrons le Col de Karun, traversons la rivière sur un pont suspendu au dessus de 150 mètres, puis continuons sur une route perchée jusqu'au glacier de Malanguti, descendant des sommets de 7000 mètres de l'Hispar. Il y a des sources tièdes au dénommé Kuh dans lesquels nous nous baignerons au retour, et beaucoup de menthe sauvage donnant une ambiance rafraichissante.

Nous visitons le village de Shimshal dans l'après-midi: visite des classes de l'école, des champs, et des plantations de boulots pour le bois de construction et d'épineux que les habitants entretiennent pour le feu de la cuisine. Les enfants jouent au cerf-volant. Le village est constitué de quatre hameaux où les maisons sont réparties au milieu des parcelles cultivées. Le blé vient juste d'être moissonné, il reste quelques fardeaux de paille pour les animaux l'hiver ci et là, et les derniers fruits séchés (des pommes) pour passer l'hiver. Nous passons encore du temps dans le village le lendemain matin, puis c'est le départ pour un trekking d'une dizaine de jours vers les pamirs de Shimshal, à travers les gorges sauvages de la Pamir-i-Tang sur des chemins acrobatiques. Les "pamirs" sont des plaines d'altitude caractéristiques du massif situé un peu plus au Nord. Le Khunjerab fait toujours géographiquement parti de la chaîne du Karakoram, mais il s'agit bien d'une zone de transition dans lequel vivent les rares moutons de Marco Polo, très menacés, des bharals, des ibex, des ours, des loups (ces deux derniers étant rares dans la région et passagers, venant sans doute depuis la vallée de Sarpo Laggo), et des léopards des neiges. Concernant ces derniers, un groupe de scientifiques pakistanais nous montrera a notre retour de magnifiques clichés d'un couple dans le secteur de Yazghil photographiés avec des pièges photographiques.

Nous campons le premier jour après seulement 2 heures de marche en bas des gorges, en face du glacier de Yazghil. Comme tous les soirs, je pars marcher durant 2 heures dans les alentours pour découvrir des points de vue et m'isoler un peu pour profiter du silence et de l'immensité des montagnes, de la beauté des paysages. Seconde journée jusqu'au lieu Furzeen (qui veut dire genévrier si mes souvenirs sont bons). Nous marchons maintenant sur les sentiers très aériens de la Tang, 1000 mètres au dessus du vide, à travers des gorges époustouflantes. Les paysages sont très minéraux, les sommets s'arrondissent un peu, nous arrivons petit à petit dans le Pamir. Troisième journée de trek, jusqu'à Ardab Purien, un site au roches mauves rougeâtres très esthétiques, avec une vue splendide sur un petit 6000, le Chart Pirt. il y a quelques yaks blancs qui paissent dans les rares épineux en fleurs. Dernière journée pour atteindre les estives d'été de Shimshal de Shujerab, un magnifique petit village saisonnier de pierre très rude mais très charmant, au pied du col de Shimshal. Des femmes de chaque familles passent l'été dans les estives avec les bêtes pour la confection du fromage et du beurre, et protéger les bêtes des possibles prédateurs. Il n'y a généralement pas d'hommes dans les estives l'été, ils sont occupés dans les champs au village. Mais pas de machisme pour autant, puisque quelques uns d'entre eux ont la dure tâche de passer l'hiver coupés du monde, de l'autre côté du col enneigé dans les pâturages de Sherelik, en compagnie des yaks les plus forts dans les vallées de Wusum et de Sarpo Laggo, très proche de la frontière chinoise. Des provisions de blé sont déposées durant l'été dans les refuges pour assurer la substance des hommes pour les 7 longs mois d'hiver. En effet, côté Shimshal, il n'y a pas de pâturages suffisant pour les yaks, seuls les jeunes yaks et les femelles steriles y sont descendus puisque trop faibles, ils ne survivrait pas l'hiver en altitude. Cette situation difficile est également le résultat de la redéfinition des frontières chino-pakistanaise, qui a privé Shimshal de ses grands territoires de la Shaksgam et de la Sarpo Laggo.

Nous passons les trois prochains jours dans les estives, pour connaître la vie de bergers et partager un petit bout de chemin avec les Shimshalies, assister à la traite des 9000 bêtes, du gardiennage des jeunes yaks, de la confection des fromages. C'est aussi l'occasion pour moi de visiter les alentours. Une première journée est consacrée à la visite du col où il ne reste plus d'herbe. Nous sommes au pied du Minglik Sar, un sommet de 6000 mètres glaciaires facile, très bel objectif pour les alpinistes modestes qui souhaitent réaliser une ascension dans des paysages magnifiques et découvrir la réalité d'un village Wakkhi. Nous atteignons l'autre estive de Shuwart, de l'autre côté du col, ou les bergères vivent une partie de l'été, afin d'assurer la rénovation des pâturages versant Shujerab. Les 1000 yaks sont tous localisés sur le col, il y a des grands mâles peu commodes et très intimidants, sur les berges des lacs certainement d'origine glaciaire. une chute de neige au retour assurent une ambiance agréable. Nous revenons tout juste pour assister au retour des bêtes dans l'enclot de pierre, qui franchissent un petit pont sur la rivière, et assister à la traite fastidieuse que les femmes réalisent à l'aube et au crépuscule. Pour la deuxième journée, nous nous rendons de nouveau sur le col, pour tenter l’ascension d'un sommet de 5500 mètres au dessus du village sans crampons. Nous terminons sur un petit glacier puis sur l'arrête trop enneigée, qui nous empêche de continuer jusqu'au sommet pour cette fois. Très beau point du vue sur l'ensemble du massif du Khunjerab et la destination de demain. Retour au village pour partager un moment avec les Shimshalis et manger un délicieux ragout de mouton préparé par la sœur d'Imtiaz, mon guide Shimshali. Pour la dernière journée aux estives, nous allons au fond de la vallée, jusqu'à un glacier présentant des très belles stalactites de glaces. Paysages désolés et glaciers suspendus sur les sommets des alentours. Le départ du Kutch a été décidé pour le lendemain matin, pour trois jours de descente jusqu'à Shimshal, empruntant un chemin différent que celui emprunté à l'aller avec le franchissement successifs des cols de Shashmirk et Ulzeen, deux très beaux balcons sur la chaîne des Hispar.

Malheureusement, le programme devra être changé aux aurores suite à un incident malheureux survenu dans notre groupe. Les Shimshalis nous montrent leur soutiens les plus exemplaires, leur générosité et leur ouverture d'esprit spectaculaire pour nous aider à surmonter un tragique accident pour l'un des membres de notre groupe.

Le retour s'effectuera donc par le même chemin qu'à l'aller, sur la "Parmir Highway". Retour à Shimshal en trois jours, puis sur Passu après une longue discussion avec Doulat Amin, un homme extraordinaire, premier professeur de l'école de Shimshal, d'une extrême sagesse. Nous rentrons ensuite à Passu puis Hunza où nous restons une journée pour profiter de la douceur des lieux. Nous en profitons pour visiter les champs, et tenter de monter aux pâturages de l'Ultar. Bien dommage car nous ne trouvons pas le chemin, alors que nous pensions suivre les canaux taillés dans la falaises, ceux-ci semblent bien trop dangereux à notre goût. Les couleurs d'automne se sont installées, la vallée s'est parée de magnifiques couleurs jaunes et rouges, c'est un spectacle fantastique.

Le retour à Islamabad en avion ne sera finalement pas possible du fait du mauvais temps, nous décidons donc d'emprunter la Karakoram Highway pour une longue descente de deux jours des gorges de l'Indus jusqu'aux plaines du Punjab. Nous quittons donc l'oasis de Gilgit et nous enfonçons dans le désert de Chilas, une vallée très aride sur les berges de l'Indus, mais parée de forêts d'altitudes sur ses hauteurs surement plus arrosées. Nous passons au pied du Nanga Parbat, tout aussi imposant depuis le sol que depuis les airs vingt jours plus tôt. Les femmes se font de plus en plus absentes lors de la descente, les chilasis étant plus conservateurs que les autres peuples dardes des hautes vallées. C'est d'ailleurs d'ici que furent entraîner les moudjahidines pour envahir le Cachemire sous la dictature du général Zia, sans nuls doutes une des raisons pour essayer de comprendre aujourd'hui l'appui de quelques Chilasis aux talibans qui ont lâchement exécuté les alpinistes au camp de base du Diamir un peu plus tôt cette année. Le Pakistan souffre aujourd'hui du fait de décision géopolitiques attisant les extrémismes. Nous passons auparavant à la confluence de la Hunza River et de l'Indus, qui marque surtout le point de suture des plaques indienne et eurasienne. Elle délimite également la chaîne de l'Himalaya (Est - Sud), des chaînes du Karakoram (Nord) et de l'Hindu raj (Oest), contrefort de l'Hindu Kuch. La végétation fait petit à petit son apparition, nous trouvons maintenant des arbres, sur les hauteurs, très loin, de grandes forêts de cèdres de l’Himalaya, nous arrivons au Kohistan, terre des Pastounes. L'activité économiques y est quasiment inexistante, seule ressource exploitée à outrance, l'activité forestière. Nous découvrons des troncs de cèdres sur les bords des routes et dans de nombreux camions à destination de la fournaise du Punjab. La région montre encore les séquelles des tremblements de terre dévastateurs qui frappent souvent la région, le dernier ayant survenu en 2009 il me semble. Les gorges sont maintenant très profondes, les routes aériennes, la vallée beaucoup plus verte, de nombreuses cascades dévalent les pentes des contreforts du Pir Panjal (l’Himalaya étant situé un peu plus à l'Est, de l'autre côté du Babusar Pass). De grands villages sont disposés sur les pentes, au milieu de champs en terrasse. Nous arrivons dans la nuit à Besham, après avoir traversé Dassu puis Pathan. Le lendemain matin, nous traversons un dernière fois l'Indus peu après Takhot et remontons dans les piémonts à travers les rizières. Le buffle fait également son apparition. Nous traversons bientôt des forêts de pins de l'Himalaya, les troupeaux des bergers Gujars sont nombreux sur les bords de la route. Le température est fraiche, nous sommes sur un plateau. Il faut encore traverser Mansehra puis Abbotabad où nous déjeunerons, une ville où l'élite militaire a installé ses meilleurs académies pour certainement chercher la douceur du climat (et où se cachait Ben Laden surement sous l'auspice de l'ISI voire de l'armée elle-même), avant de plonger vers la plaine du Punjab. Nous dormons sur Islamabad. Demain, je prends un vol au dessus du Karakoram pour des Monts Célestes pour Urumqi puis Pékin avant d'entreprendre un voyage d'un mois et demi au Tibet.

Un très beau voyage, un groupe génial, une paire de guides pakistanais très pros et vraiment sympas, une super organisation pour des projets toujours aussi incroyable du côté de Pierre Neyret, mais surtout une expérience mémorable, et un grande leçon de vie de connaître les particularités de cette partie du Pakistan, au peuple si hospitalier, si ouvert, si généreux. Un grande rétrospection sur notre propre société ignorante et hautaine.

Et une envie folle d'y retourner pour visiter de très nombreux coins tout aussi magnifiques.

Je vous invite à visiter le Pakistan en compagnie de Pierre que vous pouvez contacter sur: http://www.karakoram-ski-expedition.com/

Ou bien directement Jahangeer qui organisera à merveille la logistique de votre voyage encadré au Pakistan: http://www.visitagp.com/

Pour ma part, je vous propose de consulter quelques clichés du voyage sur mon site flickr, en cliquant sur le lien ci-dessous: http://www.flickr.com/...s/40746420@N03/sets/

N'hésitez pas à me demander des conseils en MP si vous souhaitez recevoir des retours sur ce voyage, sur la sécurité au Pakistan. Je ne peux que vous inciter a visitez mes amis Hunzakuts et Shimshalis et les paysages des vallées qu'ils habitent, ils vous recevront de la meilleure des façons, selon les traditions de l'hospitalité légendaire propre à la région!

A bientôt !

Jérémie
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Traversée de l'Afghanistan et du Pakistan en camping-car?
Bonjour à tous!

Nous sommes en train d'organiser notre voyage en camion jusqu'en Inde avec notre camion, départ au mois d'octobre...

Etant donné qu'il nous sera très difficile de passer par la Chine, quelqu'un est-il récemment passé par l'Afghanistan et le Pakistan??

Je sais que le visa pakistanais se procure en france, que des escortes se font pour les voyageurs,

quelqu'un a t-il plus d'info à ce sujet??Les risques (ou pas..), les tarifs etc..!

Merci à vous et vive la route!!
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Situation au Pakistan (septembre 2009)
Bonjour,

Est-ce qu'un voyageur de ce forum aurait été au Pakistan récemment et pourrait nous donner des nouvelles?? La région qui m'intéresse est la KKH et de Gilgit à Islamabad et Lahore.

Merci d'avance. Ce n'est pas évident de trouver des infos en dehors des voyageurs qui reviennent.
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Un mois dans le nord du Pakistan
1 mois au Pakistan, C’était GÉNIAL !

Un pays où le tourisme chinois, coréen et japonais est florissant. Du côté européen, 1 groupe de trekkeurs, et 2 individuels. C’est tout !

Nous étions 2 copines. Début janvier, achat du billet d’avion pour le Pakistan pour y passer un mois. Départ 31 juillet, retour 27 août avec une arrivée à Lahore et un départ d’Islamabad. Objectif : le nord du Pakistan.

Le visa : Pour entrer au Pakistan, il faut une invitation d’un pakistanais ou d’une agence française ou locale. Pour profiter au mieux de paysages et pouvoir s’arrêter où nous voulions, nous avions décidé de louer une voiture. Recherche de loueurs : nous n’avons pas trouvé de location sans chauffeur. Et j’ai envie de dire, avec du recul, aucun regret : notre chauffeur étant super, avec une parfaite connaissance du circuit que nous voulions faire. De plus, les routes sont souvent catastrophiques (en dehors des grands axes) et seules, nous aurions certainement renoncé à une bonne partie du périple !

Arrivée à Lahore où nous y avons passé 2 jours. Grande ville, bruyante à cause des motos mais avec une vieille ville très authentique. Pas de souci pour y passer 2 jours sans s’ennuyer (pourquoi pas 3). Et la population est accueillante, souriante. Une entrée en matière dans le pays très intéressante.

Puis nous avons pris un bus pour Islamabad. Nous n’avons pas du tout apprécié cette ville qui n’a aucune âme. Tracé au carré, avec des grands boulevards. Au centre de chaque quartier un centre commercial. Le seul intérêt : la mosquée.

C’est à Islamabad que nous avons été pris en charge par notre chauffeur. L’enjeu était de taille : il fallait s’entendre avec lui parce que 27 jours, cela peut être long avec quelqu’un avec qui il n’y a pas de complicité ! il nous a rapidement dit que nous étions des touristes « un peu spéciale » mais il s’est très vite adapté à nos attentes et à notre rythme. Le circuit avait été établi auparavant. Il a été respecté mais nous avons parfois modifié les étapes où nous avons dormi. Il faut le dire, c’est grâce à sa capacité d’adaptation, notre voyage a été formidable

cela commence mal, j'ai oublié les photos ! et maintenant, je ne sais pas les mettre en grand !

ISLAMABAD / CHILAS Journée longue. On a mis 5 h d’Islamabad pour arriver à l’intersection qui nous fasse rentrer dans la vallée de Kaghan. Route encombrée de voitures, camions… bruit, passage de villes sans intérêt. La vallée jusque Naran, je n’y ai pas trouvé d’intérêt, rien d’exceptionnel à mes yeux. Vallée fréquentée par les pakistanais qui viennent chercher la fraicheur et de Naran, faire la randonnée jusqu’au Glacier de Nanga Parbat. Après Naran, village touristique au milieu de la vallée, les paysages sont plus beaux. (Alors attention, à mes yeux car personnellement, je préfère les paysages arides. Donc sur mes photos, beaucoup de paysages arides. Ce qui ne veut pas dire que dans certains endroits il n’y a pas d’arbres mais comme je prends des photos pour me faire plaisir, de ce que j’aime, je fais peu de photos des paysages plus verts !) Au total, 12 h 30 de route !



Nous n’avons connu de Chilas que la rue principale le soir, pas vraiment animée, car nous sommes reparties le lendemain matin pour traverser le plateau de Diosai. Avec du recul, nous aurions dû prendre le temps le matin de marcher dans la petite ville et profiter de l’environnement).



CHILAS /ASTORE La vallée de Chilas, jusque l’embranchement d’Astore est superbe. Après, c’est une vallée très resserrée.





c'est l'occasion de voir nos premiers trucks pakistanais







Astore : une rue principale avec le bazar. Du monde le matin. Peu de contact et on fait vite le tour ! Mais en même temps, l’occasion d’observer la vie, les tenues. Et aucun touriste de quelques nationalités qu’ils soient.







Dans l’après-midi, nous sommes allés dans la vallée de Rama (c’est vert !). Quelques familles y vivent, l’occasion de belles rencontres.







à suivre....
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Visa pour le Pakistan et situation à Gilgit? (avril 2012)
Salut !

Je suis allée porter ma demande de visa ce matin au consulat de Montréal et l'agent m'a gentiment conseillé d'enlever Gilgit de ma demande, à cause de la situation actuelle. Impossible pour les touristes d'avoir accès à la région et de rejoindre la Chine par la route.

Sans Gilgit, visa accordée en 48h. Sinon, demande envoyée à Islamabad (et qui sera refusée dans son entièreté).

Il y a possibilité de demander permission au Ministère de l'Intérieur à Islamabad et j'ose croire qu'en juillet, la situation sera réglée ! Point névralgique pour le tourisme !

Même situation en Europe ?

C
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Problème pour l'obtention du visa pakistanais
Bonjour,

Au mois d'aout prochain je compte passer du temps à Lahore au cours d'un séjour dans le nord de l'Inde. Le visa indien est à multiple entrées, mais une fois que l'on est sorti, il faut attendre 60 jours avant de pouvoir revenir. Il est possible de demander un visa a DOUBLE entrée mais pour cela, il faut justifier d'un billet d'avion qui prouve qu'on part tel jour et qu'on revient tel jour apparement. Seulement, je comptais passer par la terre, le poste frontière de wagah, comme beaucoup de monde je suppose. Impossible de justifier quel jour je ferai le trajet aller comme le trajet retour. Quant au visa pakistanais, le faire à Paris, ça n'a pas l'air de la tarte.... Des solutions?

Merci à vous.
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Sécurité, trajet nord Pakistan en août/septembre?
Salut a tous,

je pense rejoindre l inde au depart de Kashgar a velo donc en passant par le pakistan cet été. je me demandais si il y avait des routes sympas a faire a velo en dehors de la karakorum highway, notamment en partant de gilgit vers skardar. evidemment apres se posent des questions de securité, a savoir quels sont les coins craignos en ce moment.

deuxieme question a 20 kopeks: y a t il un point de passage entre le pakistan et l inde situé plus au nord que celui au niveau de Lahore? j ai bien cru entendre qu il y avait un checkpoint ds le cachemire mais vu la situation ca m etonnerait qu ils laissent passer les touristes....

merci pr tt tuyaux de date fraiche!

tibo
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Traverser le Pakistan à pied: possible ou pas?
Bonjour,

Dans le cadre de mon tour du monde j'envisage après l'inde de passer au Paksitan. Ce ne sera pas avant 3 ans je pense (je viens d'arriver au Laos et j'ai encore beaucoup d'asie du sud-est à faire, notamment l'Indonésie). Cependant je me préoccupe maintenant car en fonction je modifierais mon itinéraire ultérieur.

Je marche à pieds le long des routes moi. Pour des raisons de sécurité j'envisage plutôt de longer la frontière Inde Paksitan de Lahore à Karachi, c'est à dire me limiter au Punjab et au Sindh. Le reste du Pays (Quetta au nord et Baloucistan à l'Ouest) semble vraiment trop dangereux/trop enquiquinant administrativement.

Cependant j'aiemrais savori si la chose est possible. Ca ne m'intéresse pas si à chaque fois que je croise une voiture de police ils décident de m'embarquer de force quelquepart.

Ensuite j'ai cru comprendre qu'il 'yavait des zones interdites mais j'ai pas trouvé lesquelles. Pouvez vous me renseigner?

Merci d'avance.
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Sécurité au Pakistan (randonneur)
Bonjour,

Il y a peu d'information récente concernant le Pakistan et pourtant il y a de magnifiques montagnes. J'aimerais beaucoup aller dans la région du K2 (camp de base) sans prendre d'agence, seulement en matière de sécurité le pays n'avance pas beaucoup. J'aurais voulu avoir des retours si des personnes y sont allés récemment. Est il possible d'y aller par la Chine également (visa compliqué aussi mais possible).

Merci pour vos retours.

Francois
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Sécurité au Pakistan
bonjour je serais assez tenté d'aller au pakistan pour voir l'art du gandhara dans les musées suivants lahore museum peshawar museum swat museum karachi museum quelqu'un peut-il me dire si c'est faisable et surout quels problèmes de sécurité cela pose? peut on faire des photos dans ces musées? merci
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Sécurité à Lahore? (fin mai 2011)
Bonjour,

Je prévois de me rendre quelques jours à Lahore (depuis Amristar) au mois d'aout prochain. Est-il possible d'avoir des infos (les plus actuelles possibles) sur les conditions de sécurité là-bas? Est-il vraiment risqué de séjourner dans ce secteur? (ce n'est pas Karachi ou peshawar tout de même...!?) Je suppose qu'il faut contacter l'ambassade française dès que l'on entre sur le territoire pour signaler notre présence?

Merci pour vos réponses.
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Sécurité au Rajasthan suite au conflit au Pakistan?
Bonjour

Nous partons pour le Rajasthan (pour la 1ere fois) le 7 janvier pour 1 mois et je commence à m'inquiéter suite au conflit au Pakistan. Plusieurs de nos proche nous deconseille d'y aller et a vrai dire, nous commencons a hesiter. Que pensez vous de ce conflit? Peut il deborder sur l'inde? Faut t'il annuler notre voyage et attendre que ca se calme?

Merci d'avance
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Sécurité au Pakistan?
salut je suis actuellement a Istanbul pour faire les visas pour l İran et le Pakistan nous pédalons de Strasbourg a Bangkok j ai bien lu tous les post sur le sujet et je reste perplexe devant les informations si contradictoires entre voyageurs et les recommandations de diplomatie.gouv qq un sur place peut il nous renseigner sur la situation continue t elle a se degrader au Pakistan? est il possible ou raisonnable de pédaler ds ce pays en evitant les gardes du corps policiers? bref y aller ou pas? et si qq un a des infos encore plus recentes que celles tres precises de début 2006 concernant les demandes de visa pour le pakistan en depuis l İran... merci d avance
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Sécurité actuelle au Pakistan (mi-juillet 2007) (urgent)
Bonjour,

Je pars demain matin au Pakistan faire un treck dans le nord, en individuel. La situation en matière se sécurité semble se détériorer. Sur le site du ministère des affaires étrangères, tout le nord est passé en rouge. Avez-vous des infos toutes fraiches ?

Merci Emmanuel
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Sécurité au Pakistan
J'ai lu un article du nouvel observateur sur le Pakistan et l'influence de la Mosquée rouge dans ce pays. C'est assez alarmant de constater les relation entre le gouvernement et les fanatiques proches d'Al Qaida... Je ne connaissais pas non plus les arrosage à l'acide ou attaques au vitriol des femmes qui ne respectent pas la charia comme il faut...

Ressent on cette ambiance dans le pays en tant que touriste lambda ? Voyager quand on est une femme impure est il possible dans un tel contexte politique ?
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Sécurité à Quetta (Pakistan)
Quelqu'un s'est rendu récemment à Quetta, Pakistan? La population est-elle hostile aux voyageurs étrangers? Y a-t-il de forts risques sécuritaires?

Je projette de faire des balades dans la région autour de Quetta, donc mêmes questions sur les faubourgs et la région autour de Quetta...? :)
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Sécurité dans la région de Balouchestan (Iran et Pakistan)
Bonjours à tous,

Je suis en train de réfléchir à un voyage Paris - Calcutta utilisant les transports en commun terrestre. J'ai lu pas mal de réaction sur des gens qui avaient emprunté cette route la, mais en étant motorisé. Mes préoccupation actuelle se pose sur la région qui relie l'Iran et le Pakistan. Dans la plupart des témoignages ils étaient motorisé et escorté par l'armé. J'aimerai avoir vos témoignages en ce qui concerne la sécurité pour un voyageur seul qui fréquente les transports publiques, car j'ai cru comprendre que c'était assez chaud à cause du gros business d'héroïne: que la plupart étaient armés et avaient la gâchette facile. J'aimerai en fait savoir si je prends un risque considérable car je ne me rends pas trop compte de ce qui pourrait m'arriver : je suis pris entre les avis contradictoire des médias et des carnets de voyages que je peux lire.... Pouvez vous m'éclaircir un peu sur cette région mystérieuse!!! Merci d'avance!!!

VIncent
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Sécurité sur le trajet Iran-Pakistan-Inde
Bonjour,

Je suis actuellement a Istanbul... Je vais obtenir mon visa iranien d ici 10j si y a pas de probleme et filer en Iran... Mon objectif est de finir mon voyage en Inde...

Pour relier l' Inde, je voudrais prendre la voie terrestre donc passer par le pakistan mais je m interroge beaucoup sur ce pays... mais aussi sur la ville de Zahedan en Iran...

Cette region connait beaucoup de difficulte liee a la drogue et par consequent il y a beaucoup d affrontement...

Je ne tiens pas aller au casse-pipe je sais qu il y a un risque... mais je voudrais reussir a comprendre dans quelle mesure le risque est grand?

Par ailleurs, je m interroge si le pakistan ne doit etre qu un pays de transit pour l inde car a la bas e je pense faire le visa indien a Karashi? mais c possible de le faire en Iran simplement

Pour finir je tiens a preciser que je suis seul et que je pense faire mon visa pakistanais en iran? je v essayer de recuperer une lettre de recommendation en turquie

Bon en fonction de vos remarques je prendrais soit la route par le paki, l avion ou le bateau....

Merci pour votre aide
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Sécurité à Gilgit: passe de Khunjerab au Pakistan?
Bonjour,

Voici une question assez urgente, sur la situation politique au Pakistan, dans les Territoires du Nord.

En effet, je compte partir en septembre avec un ami, et marcher entre Gilgit et la passe de Khunjerab. Les billets sont réservés, notre guide sur place (Ikram Beg) également : tout devrait donc être réglé.

Malheureusement, nous faisons face à une attaque en règle de la part de nos familles et amis respectifs, qui nous répètent que la situation locale s'est aggravée depuis 2005 et qu'il est irresponsable d'y partir maintenant. Contacté, un ami diplomate à Islamabad a renchéri en nous disant, je cite : "Pas très chaud pour ce projet : certes, la vallée Hunza, peuplée à 100 % d'Ismaëliens, n'est pas réputée hostile aux étrangers, mais l'ambiance dans l'ensemble des régions du Nord est détestable depuis plusieurs années, en raison de tensions persistentes, largement entretenues par des sunnites extrémistes. Les affrontements se concentrent le long de la route du Karakoram, à partir de son entrée dans le Kohistan (après l'arrivée sur l'Indus), du côté de Chilas en particulier, avec bus mitraillés au passage, etc (comme les victimes sont des Pakistanais, le reste du monde n'en est pas informé, mais les incidents sont fréquents). La ville de Gilgit, d'autre part, est pratiquement en état de siège, et lourdement occupée par l'Armée, ce qui n'empêche nullement assassinats et représailles. Cela doit faire deux ans qu'aucun établissement d'enseignement n'y a fonctionné normalement (problème des cours de religion, avec des manuels rédigés pour les sunnites, et considérés comme insultants par les autres).".

Je cherche donc quelqu'un qui puisse me donner des infos fiables sur le trajet - i.e., autre chose que la Pravda du Quai d'Orsay - et me dire en toute franchise ce qu'il en est : et si, depuis le tremblement de terre de 2005, il est encore réaliste de vouloir partir là-bas...

Merci d'avance,

Gabriel
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