Bonjour,
Je planifie d'aller dans le Vermont avec mes filles de 10 et 7 ans cet été...
Avez vous des suggestions de villes incontournables, des activités et hébergements...
J'aimerais tellement passer une nuit dans une ferme avec les filles... Si vous en avez une a me référer ! Être proche de la nature 😉
Merci !
Bonjour à tous,
Je prévois de passer 2 semaines entre le Québec et le nord des Etats Unis cet été.
Connaissant déjà bien les alentours de Québec nous envisageons (sous les conseils d'amis) de nous rendre dans le Vermont et le Maine or à la lecture de certains posts et sites web je ne parviens à identifier des sites incontournables et suffisamment dépaysants pour justifier plusieurs étapes et autant de km dans ce coin des US.
Qu'en pensez-vous ? est-ce que je m'y prend mal ou la différence entre le Canada et le nord des US est telle qu'il vaut autant rester au Canada ?
Nous recherchons avant tout de beaux paysages (sauvages) avec la possibilité de randonner et de pratiquer des activités de plein air. Nos enfants sont agés de 11 et 5 ans et nous prévoyons d'embarquer le matériel pour bivouaquer ...
Merci pour vos avis, recommandations et partages d'expérience.
A bientôt
Cédric
Je prévois de passer 2 semaines entre le Québec et le nord des Etats Unis cet été.
Connaissant déjà bien les alentours de Québec nous envisageons (sous les conseils d'amis) de nous rendre dans le Vermont et le Maine or à la lecture de certains posts et sites web je ne parviens à identifier des sites incontournables et suffisamment dépaysants pour justifier plusieurs étapes et autant de km dans ce coin des US.
Qu'en pensez-vous ? est-ce que je m'y prend mal ou la différence entre le Canada et le nord des US est telle qu'il vaut autant rester au Canada ?
Nous recherchons avant tout de beaux paysages (sauvages) avec la possibilité de randonner et de pratiquer des activités de plein air. Nos enfants sont agés de 11 et 5 ans et nous prévoyons d'embarquer le matériel pour bivouaquer ...
Merci pour vos avis, recommandations et partages d'expérience.
A bientôt
Cédric
Bonjour à tous,
Nous voudrions faire un circuit de 15 jours début juillet au départ de Montréal et faire donc une boucle en descendant vers la Nouvelle Angleterre.
J'ai beaucoup de mal à trouver des infos sur cette région .. hier j'ai acheté à la Fnac (J'habite en France) le routard côte est mais il n'est vraiment pas complet ..
Arrivée Montréal 2 nuits puis Québec 1 nuit et descendre vers le parc Acadie (faut il faire une halte ?) - longer la côte jusqu'à Boston puis remonter (par le Vermont ?) mais à partir de là je suis perdue ..
Pouvez vous m'indiquer les étapes à ne pas manquer pour ces 6 états que représente la Nouvelle Angleterre ? nous adorons la nature ... le Vermont a l'air d'être très joli
Et dernière question svp : en camping car, ce circuit est il possible ? nous repartirions de Montréal également
Merci beaucoup de m'aider Isabelle
Nous voudrions faire un circuit de 15 jours début juillet au départ de Montréal et faire donc une boucle en descendant vers la Nouvelle Angleterre.
J'ai beaucoup de mal à trouver des infos sur cette région .. hier j'ai acheté à la Fnac (J'habite en France) le routard côte est mais il n'est vraiment pas complet ..
Arrivée Montréal 2 nuits puis Québec 1 nuit et descendre vers le parc Acadie (faut il faire une halte ?) - longer la côte jusqu'à Boston puis remonter (par le Vermont ?) mais à partir de là je suis perdue ..
Pouvez vous m'indiquer les étapes à ne pas manquer pour ces 6 états que représente la Nouvelle Angleterre ? nous adorons la nature ... le Vermont a l'air d'être très joli
Et dernière question svp : en camping car, ce circuit est il possible ? nous repartirions de Montréal également
Merci beaucoup de m'aider Isabelle
Bonjour!
Je compte aller à N-Y dans la fds du 15 août avec une amie ou 2. Nous partirons de Montréal. Je voulais savoir ce qui coûte le moins cher pour s'y rendre et y loger: compagnie de bus la moins chère + auberge de jeunesse ou voyage organisé promotionnel (entre 200 et 300$ je crois) ... Nous n'avons jamais été aux États-Unis! Y a t il une compagnie de bus vraiment pas chère?
Quelles activités ou sortie le soir à ne pas manquer (toujours selon des petits budgets). Nous n'allons pas là pour magasiner c'est clair, mais pour sentir le poul de la ville ou voir des choses hors de l'ordinaire!
Merci pour tous vos bons conseils :)
Amelie
Quelles activités ou sortie le soir à ne pas manquer (toujours selon des petits budgets). Nous n'allons pas là pour magasiner c'est clair, mais pour sentir le poul de la ville ou voir des choses hors de l'ordinaire!
Merci pour tous vos bons conseils :)
Amelie
Nous devons remonter en novembre de boston à Rimouski (prés de Mont Joli) au Canada -estuaire du St Laurent.
Merci de me donner votre avis sur un itinéraire par le Maine (la côte) ou par le Vermont. Dans tous les cas on compte passer par Montréal au retour ou à l'aller (nous repartons de l'aéroport de Montréal).
Contre d'intérêts : gastronomie, paysages, parcs nationnaux, villes et villages.....
Merci
Bonjour, nous allons passer 1 semaine à cape May NJ en juillet et puisque nous voulons faire la route avec une escale nous pensons que par la 87 Via la colle ce sera plate. Nous voulions nous arrêter après 7 ou 8 hrs de route et franchement il n'y a pas l'air d'avoir grand chose à faire au delà de Lake Georges sur la 87. L'alternative serait de passer via l'estrie et prendre la 91 mais est-ce beaucoup plus long tenant compte du trafic? ( nous ne roulons pas la nuit) Est-ce difficile de traverser New York Via le Connecticut? Est-ce que vous croyez que revenir de cape May par Philadelphie est envisageable si nous souhaitions passer une journée dans cette ville? C'est quand même très gros Philly et nous ne souhaitons pas rester pris 2 heures et plus dans le trafic. Toutes vos idées ou conseils sont les bienvenues.
Hello à tous,
J'ai un trip prévu avec départ fin juin dans le sud des USA.
Quelqu'un aurait-il des infos pratiques sur la sortie et l'entrée à l'aéroport d'Atlanta avec un vélo?
J'envisage une nuit dans un hôtel de la périphérie avant d'enfourcher la monture.
D'avance un grand merci 😉
J'ai un trip prévu avec départ fin juin dans le sud des USA.
Quelqu'un aurait-il des infos pratiques sur la sortie et l'entrée à l'aéroport d'Atlanta avec un vélo?
J'envisage une nuit dans un hôtel de la périphérie avant d'enfourcher la monture.
D'avance un grand merci 😉
Plusieurs mois ont passé depuis notre retour du Nord-Ouest américain, et cette période un peu particulière est l’occasion rêvée de me consacrer enfin à la rédaction de ce carnet de voyage !
Quatrième roadtrip aux USA. C’est en Août 2019 que nous décollons pour Seattle. Cette fois, nous explorons la partie Nord-Ouest des USA, ce pays qui nous passionne depuis le premier roadtrip en 2014. 27 jours de voyage, au travers le Washington, l’Idaho, le Montana, le Wyoming et l’Oregon…ça promet encore de magnifiques découvertes 🙂 Cette année, certains grands parcs sont au programme comme Glacier NP ou encore Yellowstone (non, on ne s’en lassera jamais !), mais nous avons aussi mis sur notre parcours des State Park bien moins touristiques et des petits endroits isolés mais magnifiques comme on adore !
JOUR 1
Ma maman et mon frère sont arrivés chez moi la veille car ils vivent en province, et ce matin pas question d’avoir du retard. C’est le grand jour ! Celui qu’on prépare depuis un an !
Vers 5h du matin, nous recevons un mail de la compagnie aérienne qui nous indique 1h de retard au décollage, on se laisse donc 1h de sommeil supplémentaire.
Porte K49 - 11h10 l’avion décolle. Nous avons choisi à nouveau de voler avec Delta Airlines, et mis à part ce retard de 50min, nous n’avons, comme d’habitude rien à signaler. Les services sont au rendez-vous.
Cette année, nous avons un peu moins de chance que les voyages passés, en ce qui concerne la météo. Nous n’avons pas la chance de voir le Groenland, les côtes canadiennes.

Nous atterrissons à Seattle en début d’après-midi. Il fait gris, et froid ! On attend un moment près du hangar Alaska Airlines, et ben, étant donné la météo, on pourrait se croire en Alaska 😉

On arrive à la douane, ils nous séparent pour nous interroger un par un. Seul problème, maman parle très mal anglais, voire pas du tout ! Ce qu’on signale immédiatement, mais ils tiennent absolument à ce qu’elle réponse par elle-même aux questions. Ce qui après unpeu d’angoisse nous laisse un souvenir mémorable lorsque le douanier demande si elle a de la nourriture avec elle, sa réponse : « oui bonbonsss » 😄
Tout ça derrière nous, on se dirige vers le bâtiment qui regroupe tous les loueurs de voiture. Tout est très bien fléché dans l’aéroport de Seattle. Nous savons qu’il nous faut prendre un shuttle. Il y a la queue, et nous sommes sous la pluie ! Welcome !

Arrivé au guichet Hertz, pas d’attente. Nous sommes plutôt satisfaits de notre réservation car quelques jours avant le départ, je me reconnecte sur leur site pour vérifier que tout est en ordre. Je réalise alors que les tarifs pour notre catégorie de véhicule ont bien changé et qu’ils sont plus intéressants que lors de notre réservation il y a plusieurs mois. J’appelle Hertz qui constate également, modifie la réservation et s’engage immédiatement à rembourser les 400€ d’écart. Au guichet nous avons également une discussion concernant les assurances des passagers de la voiture. Et la personne est très à l’écoute, se renseigne plusieurs fois à notre demande, pour finalement nous éviter un surcoût, très peu courant chez les loueurs américains ça !!!
C’est donc de bonne humeur que nous descendons au parking, retrouver le véhicule qui nous est attribué. C’est un Chevrolet TAHOE. Maman fait quelques pas en arrière, stupéfaite. « Mais je ne pourrais jamais conduire cet engin !!! ». Avec mon frère Raphaël, nous, nous sommes ravis ! Après les contrôles d’usage, rayures, essuie-glace, niveaux, roue de secours… cette fois EN ROUTE !

On ne change pas les bonnes habitudes, premier arrêt, Walmart ! Il est à peine à 10min de l’aéroport. Nous arrivons sous une pluie battante, 30 secondes dehors pour rejoindre le magasin suffisent à nous tremper ! Nous sommes fatigués du voyage donc la liste de courses préparée à l’avance est bien utile. Seul petit problème, impossible de trouver une bombonne de gaz pour notre réchaud, et ce malgré l’aide d’un vendeur. Cette année, nous avons amené avec nous les barres de céréales pour les randos, on avait un mauvais souvenir des versions américaines et on a bien fait ! On arrive à la voiture, on se dit comme dans la pub, on va utiliser le pied pour ouvrir le coffre car nous sommes chargés et il pleut toujours. Mais rien ne fonctionne. La clé nous permet d’ouvrir chaque porte, chaque fenêtre, mais on ne trouve pas dans la précipitation comment ouvrir le coffre 😕 Quelques minutes plus tard, problème résolu, courses rangées… mais nous sommes trempés comme des soupes 😎

Maintenant, direction REI. C’est certainement notre seule occasion d’y faire un tour pendant ce voyage. Et puis, on a toujours besoin de gaz pour le réchaud. 25min plus tard, on arrive au parking sous-terrain, il est gratuit pendant 1h puis 2$ pour 3h. On a adoré ce magasin ! Et on a trouvé les quelques articles qui nous manquaient. Mais il est temps de partir. Nous avons décidé de ne pas dormir à Seattle, pour économiser un peu. Résultat, encore un peu de route.

Après 30min, nous arrivons au Best Value Inn de Lynnwood. Petit motel sans prétention, mais propre, personnel accueillant. Parfait pour une nuit d’après voyage. Une fois les bagages déchargés, on range les courses dans les glacières. Et on ne se fait pas prier pour se mettre au lit !
Quatrième roadtrip aux USA. C’est en Août 2019 que nous décollons pour Seattle. Cette fois, nous explorons la partie Nord-Ouest des USA, ce pays qui nous passionne depuis le premier roadtrip en 2014. 27 jours de voyage, au travers le Washington, l’Idaho, le Montana, le Wyoming et l’Oregon…ça promet encore de magnifiques découvertes 🙂 Cette année, certains grands parcs sont au programme comme Glacier NP ou encore Yellowstone (non, on ne s’en lassera jamais !), mais nous avons aussi mis sur notre parcours des State Park bien moins touristiques et des petits endroits isolés mais magnifiques comme on adore !
JOUR 1
Ma maman et mon frère sont arrivés chez moi la veille car ils vivent en province, et ce matin pas question d’avoir du retard. C’est le grand jour ! Celui qu’on prépare depuis un an !
Vers 5h du matin, nous recevons un mail de la compagnie aérienne qui nous indique 1h de retard au décollage, on se laisse donc 1h de sommeil supplémentaire.
Porte K49 - 11h10 l’avion décolle. Nous avons choisi à nouveau de voler avec Delta Airlines, et mis à part ce retard de 50min, nous n’avons, comme d’habitude rien à signaler. Les services sont au rendez-vous.
Cette année, nous avons un peu moins de chance que les voyages passés, en ce qui concerne la météo. Nous n’avons pas la chance de voir le Groenland, les côtes canadiennes.

Nous atterrissons à Seattle en début d’après-midi. Il fait gris, et froid ! On attend un moment près du hangar Alaska Airlines, et ben, étant donné la météo, on pourrait se croire en Alaska 😉

On arrive à la douane, ils nous séparent pour nous interroger un par un. Seul problème, maman parle très mal anglais, voire pas du tout ! Ce qu’on signale immédiatement, mais ils tiennent absolument à ce qu’elle réponse par elle-même aux questions. Ce qui après unpeu d’angoisse nous laisse un souvenir mémorable lorsque le douanier demande si elle a de la nourriture avec elle, sa réponse : « oui bonbonsss » 😄
Tout ça derrière nous, on se dirige vers le bâtiment qui regroupe tous les loueurs de voiture. Tout est très bien fléché dans l’aéroport de Seattle. Nous savons qu’il nous faut prendre un shuttle. Il y a la queue, et nous sommes sous la pluie ! Welcome !

Arrivé au guichet Hertz, pas d’attente. Nous sommes plutôt satisfaits de notre réservation car quelques jours avant le départ, je me reconnecte sur leur site pour vérifier que tout est en ordre. Je réalise alors que les tarifs pour notre catégorie de véhicule ont bien changé et qu’ils sont plus intéressants que lors de notre réservation il y a plusieurs mois. J’appelle Hertz qui constate également, modifie la réservation et s’engage immédiatement à rembourser les 400€ d’écart. Au guichet nous avons également une discussion concernant les assurances des passagers de la voiture. Et la personne est très à l’écoute, se renseigne plusieurs fois à notre demande, pour finalement nous éviter un surcoût, très peu courant chez les loueurs américains ça !!!
C’est donc de bonne humeur que nous descendons au parking, retrouver le véhicule qui nous est attribué. C’est un Chevrolet TAHOE. Maman fait quelques pas en arrière, stupéfaite. « Mais je ne pourrais jamais conduire cet engin !!! ». Avec mon frère Raphaël, nous, nous sommes ravis ! Après les contrôles d’usage, rayures, essuie-glace, niveaux, roue de secours… cette fois EN ROUTE !

On ne change pas les bonnes habitudes, premier arrêt, Walmart ! Il est à peine à 10min de l’aéroport. Nous arrivons sous une pluie battante, 30 secondes dehors pour rejoindre le magasin suffisent à nous tremper ! Nous sommes fatigués du voyage donc la liste de courses préparée à l’avance est bien utile. Seul petit problème, impossible de trouver une bombonne de gaz pour notre réchaud, et ce malgré l’aide d’un vendeur. Cette année, nous avons amené avec nous les barres de céréales pour les randos, on avait un mauvais souvenir des versions américaines et on a bien fait ! On arrive à la voiture, on se dit comme dans la pub, on va utiliser le pied pour ouvrir le coffre car nous sommes chargés et il pleut toujours. Mais rien ne fonctionne. La clé nous permet d’ouvrir chaque porte, chaque fenêtre, mais on ne trouve pas dans la précipitation comment ouvrir le coffre 😕 Quelques minutes plus tard, problème résolu, courses rangées… mais nous sommes trempés comme des soupes 😎

Maintenant, direction REI. C’est certainement notre seule occasion d’y faire un tour pendant ce voyage. Et puis, on a toujours besoin de gaz pour le réchaud. 25min plus tard, on arrive au parking sous-terrain, il est gratuit pendant 1h puis 2$ pour 3h. On a adoré ce magasin ! Et on a trouvé les quelques articles qui nous manquaient. Mais il est temps de partir. Nous avons décidé de ne pas dormir à Seattle, pour économiser un peu. Résultat, encore un peu de route.

Après 30min, nous arrivons au Best Value Inn de Lynnwood. Petit motel sans prétention, mais propre, personnel accueillant. Parfait pour une nuit d’après voyage. Une fois les bagages déchargés, on range les courses dans les glacières. Et on ne se fait pas prier pour se mettre au lit !
Après avoir lu quelques retours des uns et des autres sur cette région , je me décide enfin à écrire ce carnet de voyage qui s’est déroulé du 18 Juillet au 8 Août 2017.
Merci à ceux qui ont eu le courage de faire des carnets dans lesquels j’ai pu piocher des idées de parcours et de centres d’interêt, j’espere Qu’ils se reconnaîtront vu qu’il n’y en a pas beaucoup 😐 et c’est aussi pour cette raison que je vais essayer d’apporter ma pierre à cet édifice 😛
On a décidé de prendre un aller-retour Paris Montréal pour une question de budget -615 € le billet X 4 personnes, billets achetés début Mars.
Les voyageurs : mon mari, notre fille 21 ans , le petit dernier 18 ans à l'époque et moi même.
La voiture a été réservée dans une agence Avis dans le quartier d’Outremont : Jeep Grand Cherokee pour 920 €.
Les hôtels ont été réservés soit sur des sites de voyage bien connus soit directement , avec un mélange de chaînes et de petits hôtels - motels.
En gros : 2 jours Montréal 2 jours Québec 6 jours entre Acadia NP et Boston 2 jours Boston 2 jours Cape Cod 6 jours pour rallier Montréal 2 jours Montréal
J1 Paris-Montréal par Air Canada . Avion à l’heure , arrivée à l’heure , repas comme dans un avion , beaucoup de film ... nickel .
Arrivée à 12h, achat des tickets de bus sur une borne dans l’espace des arrivées internationales .
L'arrêt de la navette 747 est bien indiqué.Par contre les arrêts ne sont pas indiqués , il faut guetter !! Facile quand on connaît pas la ville . Bref on rate notre arrêt mais le chauffeur bien sympathique nous a déposés quelques mètres plus loin.
L’ hôtel choisi en Mars est le Comfort Suite Downtown, il ne casse pas trois pattes à un canard mais il est super bien placé : navette , métro, rue Sainte Catherine , rue Crescent .
Chambre pour 4 , 2 nuits , petit déjeuner compris : 335 €.
Pose des bagages et départ pour la rue Ste Catherine et ses boutiques ´ enfin Sa boutique : Victoria S...eh oui le paradis pour ma fille et une interminable attente pour les deux garçons 😂😂. Puis « errance » à travers la ville : la gare Windsor, la basilique Marie Reine du Monde, l’esplanade des Canadiens de Montréal, la place Ville Marie, un peu dans la ville souterraine...
Retour à l’hôtel vers 18h30-petite pause des petons puis direction un restaurant à 3 mn à pieds, rue Crescent : le Dundees Deli bar et grill. Bien posés en terrasse à regarder les kékés faire des aller-retour avec leurs voitures. Dodo à 21h comme des bébés














En gros : 2 jours Montréal 2 jours Québec 6 jours entre Acadia NP et Boston 2 jours Boston 2 jours Cape Cod 6 jours pour rallier Montréal 2 jours Montréal
J1 Paris-Montréal par Air Canada . Avion à l’heure , arrivée à l’heure , repas comme dans un avion , beaucoup de film ... nickel .
Arrivée à 12h, achat des tickets de bus sur une borne dans l’espace des arrivées internationales .
L'arrêt de la navette 747 est bien indiqué.Par contre les arrêts ne sont pas indiqués , il faut guetter !! Facile quand on connaît pas la ville . Bref on rate notre arrêt mais le chauffeur bien sympathique nous a déposés quelques mètres plus loin.
L’ hôtel choisi en Mars est le Comfort Suite Downtown, il ne casse pas trois pattes à un canard mais il est super bien placé : navette , métro, rue Sainte Catherine , rue Crescent .
Chambre pour 4 , 2 nuits , petit déjeuner compris : 335 €.Pose des bagages et départ pour la rue Ste Catherine et ses boutiques ´ enfin Sa boutique : Victoria S...eh oui le paradis pour ma fille et une interminable attente pour les deux garçons 😂😂. Puis « errance » à travers la ville : la gare Windsor, la basilique Marie Reine du Monde, l’esplanade des Canadiens de Montréal, la place Ville Marie, un peu dans la ville souterraine...
Retour à l’hôtel vers 18h30-petite pause des petons puis direction un restaurant à 3 mn à pieds, rue Crescent : le Dundees Deli bar et grill. Bien posés en terrasse à regarder les kékés faire des aller-retour avec leurs voitures. Dodo à 21h comme des bébés














Bonjour tout le monde sans exception (je fais partie de la secte de ceux qui disent bonjour, je suis un insecte!).
QUI aurait l'extrême amabilité (bla bla) de m'indiquer une petite ville des US où je puisse rester et me loger à un prix raisonnable?
Je suis un Vieux Gamin de 68 ans qui veut voyager le plus possible avant de prendre le dernier ticket qui vous conduit vers l'au delà, (je préfère l'eau de là mais bon!). J'aimerai donc vivre trois mois (le temps de mon visa ) dans un endroit à visage z'humain où je puisse avoir l'occasion de pratiquer mon Anglais qui est le challenge (en Anglais "challinge") de la fin de mon inestimable existence.
Voici donc les données de mon problème...un petit bled (non pardon on est pas au Maghreb!) un petit endroit typiquement témoin de l'Amérique profonde où je puisse rencontrer des gens, lier, pourquoi pas, quelques amitiés, et aussi peut être (soyons fous) , louer une chambre chez l'habitant qui serait plus sympa que l'hôtel.
Rassurez vous je n'ai pas pris d'amphétamines et je ne suis pas particulièrement speed, j'essaye simplement de donner un tour sympa à ma retraite en faisant des trucs qu'on fait normalement à l'âge de 20 dents, je fais tout à l'envers mais c'est plus marrant que de rester devant sa télé à boire des bières et commenter les penalty!
Que la bonne Âme qui voudra m'indiquer le "bon endroit" soit assurée de toute ma gratitude jusqu'à la fin des temps. Merci
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Bonjour,Voici un aperçu de notre voyage en Floride , Road trip au mois d' Aout 2014. Durée : 16 jours. Novice sur les forums , je n'ai aucun lien vers aucun blog. Mais une bonne envie de vous partager mon voyage 🙂 Permier carnet de voyage, merci d' être indulgent.
1er voyage de couple pour nous 2, 1ere fois aux USA pour moi. Lui était déjà venu en Floride plusieurs fois.
Itinéraire réalisé :

Préparation :
A "l' arrache totale" ... Fouillage de google, blogs , forums & cie et repérage des choses à voir et à faire trois semaines avant de partir . Réservation des billets une semaine avant. ESTA fait in extremis ... impressions de e-tickets, tickets de réduction, info utiles etc un jour avant le départ ... idem pour nos bagages .. Planification très moyenne , nous partons avec : - un billet d' avion en poche , - des valises vides ( outlets NOUS VOILAAAA !!) , - un appareil photo en oubliant le cable usb pour le charger ... euh ... oui vous avez bien lu ..... ( no comment )...(donc oui, uniquement un appareil photo bas de gamme avec, uniquement un batterie pleine... ) , - un ordi portable qui sera trèèès utile sur place, - nos documents ESTA + passeports biométriques - une réservation de voiture chez Alamo + l' adresse de notre 1er hotel aux States
Bref ... ( Note pour moi-même --> toujours préparer son voyage à l' avance )
( à l' avance --> ce n'est pas 1 semaine avant !😇 )
Départ :
Aucune envie de monter sur Paris en train , prendre le métro pour se perdre et ne jamais arriver à temps à l' aéroport. Nous partons donc d' un aéroport de province poche de chez nous jusqu' à Frankfort International . Puis 2eme vol Frankort à Charlotte ( Douglas ) 3eme vol de Charlotte à Orlando International Airport.

WELCOME TO USA 😉

... les photos sont rares durant les trois premier jours ....
Le contexte du voyage :
un héritage imprévu et nous avons décidé de nous faire plaisir ...Je ne serai pas de bon conseil pour les billets d’avion car pris au dernier moment (2 mois avant), gloups ,1300 euros/personne (Tlse/Ny Air France, A380 vraiment top niveau bruit et stabilité !). Je me suis aussi « lâchée » pour l’hôtel (300 euros/nuit/ch un « late check out » à 200 euros pour une chambre le dernier jour...) , rien à redire, parfait (emplacement , confort , aucun bruit extérieur en chambre « avec vue » 24ième étage) : http://timessquare.hyatt.com/en/hotel/our-hotel.... Le budget reste ensuite trés personnel mais évidemment il est quand même conséquent :comptez une moyenne de 25 euros/jour pour la nourriture /personne , ensuite il y a les transports , les visites... ! A savoir les taxes et les pourboires ne sont pas compris dans les prix annoncés , vous trouverez pleins d’infos à ce sujet sur les forums et les liens ci-dessous.
Nous étions 4 (couple et 2 ados –ma fille et une amie- de 16 ans) , c’est notre 3ième « grand » voyage (aprés la Thaïlande et Bali) et j’adore préparer (un grand merci à tous les blogueurs , forumeurs...sans qui , comme pour les précédents voyages , je n’aurais pu me débrouiller seule !).Je vous livre ici mon topo en espérant qu’il serve à préparer e votre voyage. J’ai essayé de mettre des infos pratiques et j’ai opté pour un « classement thématique » pour que ce soit plus lisible . Nous sommes partis du 19 au 28 août soit 8 nuits sur place et avons eu une météo plus que clémente (4 jours un peu gris mais sans pluie et température autour de 25°, 4 jours de grand beau et très chaud -plus de 30°- seulement les 2 derniers jours).
les préparatifs : -passeport (le notre date de 2009, pas eu à le refaire) et demande d’esta obligatoire (14$/personne) ici : https://esta.cbp.dhs.gov/....html?execution=e1s1 Attention : certaines personnes se voient refuser l’esta sans aucune raison .Faites d’abord votre demande avant de prendre vos billets d’avion (ou d’engager d’autres frais) -une bonne paire de basket : INDISPENSABLE -un assortiment de médocs , ils sont hors de prix !Une prière pour ne pas avoir de pépins de santé car idem pour les toubibs... -un adaptateur de prise (mais on peut l’acheter sur place) -changer des euros en dollars (nous l’avons fait ici : http://www.yes-change.com/vente/index.php , parfait mais 21 euros de frais d’envoi) - prévenir sa banque du voyage (parfois ils bloquent la carte quand il y a des retraits importants à l’étranger), prévoir l’utilisation de son téléphone (pass usa par exemple), se créer une adresse mail facilement consultable et y mettre toutes les photocopies des docs et n° de tél importants (passeport , opposition carte...)
Pour préparer :
A emporter: cartoville new york (gallimard) Plans par secteur , plan du bus et du métro de Manhattan Pratique à trimballer et consulter J’y ai noté restos, magasins par des points de couleurs, surligné les itinéraires...Je ne me suis servi que de ça sur place
Guides : « new york » guide VOIR , Hachette (j’en ai consulté d’autres mais celui là est très complet et illustré)
Sur le net : forums : http://voyageforum.com/forum/"]http://http://voyageforum.com/forum/"]http://]http://voyageforum.com/forum/états-unis/ (voir aussi la rubrique « carnets de voyage ») http://www.routard.com/forum/new_york/223.htm (avec la spécialiste « souris grise ») sites : http://www.bons-plans-voyage-new-york.com/ http://www.partir-a-new-york.com/ http://www.visiter-newyork.com/ http://sejour-newyork.fr/ http://www.nycgo.com/ http://newyorkmonamour.fr/ http://www.cnewyork.net/ http://newyorkattractionsguide.com/ http://www.timeout.com/newyork/things-to-do en anglais http://www.curiosites-futilites-new-york.com/ cartes : pour se repérer ou imprimer des endroits précis : http://www.hot-map.com/fr/nyc http://www.citidex.com/map/ http://www.vazyvite.com/.../newyork/ny_plan.htm http://www.citimaps.com/...manhattan-area-maps/ -architecture , art http://skyscraperpage.com/ carte de tous les gratte ciel http://newyorkitecture.com/ http://chelseagallerymap.com/ carte des galleries d’art de chelsea http://romain-in-ny.over-blog.com/page-211079.html blog , page sur les musées gratuits http://apops.mas.org/find-a-pops/ :des places , des sculptures... météo Essentielle pour programmer l’hélico , les montées aux gratte ciel , les musées (à faire plutôt s’il pleut !)...En croisant les doigts pour être chanceux car une chaleur épouvantable ou plusieurs jours de pluie et l’on ne fait pas le même voyage ! http://www.tameteo.com/...ew+York-11290-7.html http://www.wunderground.com/...000046, -73.98000336 Transports :
Aéroport JFK
-à l’aller Limousine 8 places (120 euros) réservée de France http://www.nycrichlimo.com/ Choisi car tarif explicite (contrairement à d’autres sites) tout compris (sauf le pourboire ,20 euros), choix de la voiture , finalement un peu déçue (bagages sur un siège , pas de musique , pas de proposition de boisson), paiement par carte ou liquide à l’arrivée mais n° de carte donnée à l’avance pour garantir la réservation (d’ailleurs je me suis trompée en donnant ma date d’arrivée -1 jour plus tôt- et la carte a été débitée 2 fois , le chauffeur s’étant déplacé la veille !J’avais plusieurs appels , mails à l’arrivée , j’ai passé un coup de fil et le temps de passer la douane le chauffeur était là) -au retour : Taxi type 4/4 à cause des bagages - 4 grosses valises et 4 sacs cabine- réservé par l’hotel, comptez une bonne heure de trajet (à 17h il y avait énormément d’embouteillages mais le chauffeur a pris des chemins de traverse) , 90 euros (pas de pourboire même si le chauffeur a demandé mais l’hôtel nous a annoncé un tarif l’incluant , paiement par carte ou liquide) Les taxis
Pratique quand on n’a pas une ligne de métro ou de bus sous la main ou pour descendre quelques blocs quand on n’en peut plus! Pas très cher -7 euros pour une dizaine de rues par exemple- (pourboire non inclus dans le prix de la course ,10%) mais suivant l’endroit pas très rapide car beaucoup de circulation , de feux...Il suffit de se mettre au bord de la rue , lever la main (comme dans les films quoi !) et être chanceux (car malgré le nombre ils sont pris continuellement).On a toujours payé en liquide mais ils acceptent la carte. Petit écran tactile à l’arrière , en tapant « citymap » on suit son trajet en temps réel. A 4, une personne monte à côté du chauffeur. Les bus http://en.wikipedia.org/..._routes_in_ManhattanA utiliser en complément du métro pour certaines destinations , la métrocard (voir métro) fonctionne , on la poinçonne à l’avant à côté du chauffeur. Le bus s’arrêtent toutes les 2/3 rues (poteaux sur le trottoir avec n° du bus et plan du trajet) Perso nous avons utilisé : Lignes 1(sf week end), 2, 3, 4 : elles remontent Madison Avenue et descendent la 5ième Avenue , pratique pour le MET , le Guggenheim , le Whitney muséum Ligne 42 (sur la 42 iéme rue) ou 50 (sur la 50ième rue) pour rejoindre le départ de la « circle line » ou l’Intrepid museum Ligne 34 ou 34A (fait un détour mais même terminus) sur la 34ième rue , permettent de rejoindre le départ de l’east river ferry. Attention pour ces 2 lignes il faut composter la métrocard à la machine qui se trouve sur le trottoir à l’arrêt du bus. Le métro http://www.mta.info/nyct (site officiel) http://www.visiter-newyork.com/...2009/09/nysubw... (plan pratique sur lequel on peut zoomer) Nous avons pris la métrocard , valable 7 jours dans le métro et les bus , 30$. La machine parle français , on paie en liquide ou par carte , quand elle demande le « zip code » c’est 99999. Pour se repérer : -savoir si on veut aller « updown » (en gros vers le nord ) ou « downtown »(le sud) c’est indiqué sur les panneaux. Certaines petites stations ne proposent pas les 2 directions, il faut alors traverser la rue et prendre la bouche de métro en face. -connaitre son numéro de ligne (indiqué par une lettre ou un n°) car sur le même quai passent 2 ou 3 lignes (et en général d’un côté du quai pour aller updown et de l’autre downtown , c’est indiqué) , le n° est annoncé par des panneaux lumineux et est inscrit sur la rame - pour choisir sa ligne, connaitre sa destination et savoir si la rame choisie s’y arrête :il y a des rames « express » (elles s’arrêtent à quelques stations indiquées par un rond blanc sur le plan) et locales (elles s’arrêtent à toutes les stations , ronds blancs et noirs sur le plan) Ainsi si vous prenez le métro à une station « blanche » et que vous descendez à une station « blanche » vous pouvez prendre n’importe quelle rame (choisissez express ça va plus vite !) si vous descendez à une station « noire » repérez sur le plan le n° de ligne qui s’y arrête (inscrite à côté du rond noir) afin de ne pas vous tromper, si vous prenez le métro à une station « noire » pas de problème de choix. Ce n’est sans doute pas trés clair mais on s’y fait vite ! Petit truc : si vous hésitez entre plusieurs hôtels choisissez celui qui se trouve à proximité d’une station « blanche » , vous aurez beaucoup plus de choix de lignes pour vous déplacer. Le bateau Un moyen super sympa de se déplacer tout en profitant de superbes panoramas Nous avons fait le « staten island ferry », la « croisière » comprise dans le pass et l’ « east river ferry » (voir plus loin pour ces 3 activités) mais il y en a d’autres : Un lien pour accéder à l’ensemble des ferry : http://www.nyc.gov/...rybus/ferintro.shtml et notamment cette compagnie : http://www.nywaterway.com/ Shopping
Pas forcément notre truc mais nos ados ont arpenté : -Times Square (Hard rock café , American eagle , Aeropostale , pas cher pour les filles Forever 21), -Broadway de Canal Street à West Houston street (Adidas notamment), -Nike (57ième entre la 5av et Madison), -Abercrombie (5 av et 56 ième ou , moins bondé, Pearl st et Fulton st à côté du Brooklyn Bridge. Attention l’homme dénudé -avec lequel on peut prendre une photo- n’est pas toujours présent !). - A Union square les chaussures valent le coup à DSW (à l’angle de la 14 st et de University place, au dessous du magasin Burlington). -Pas eu le courage de farfouiller chez Century 21(Church st et Cortland st à côté du mémorial Ground Zero), ni d’aller chez Macy’s (34ième et Broadway). -Pour les petits souvenirs kitch (tee shirt I love NY...) grand magasin sur Broadway ( en remontant vers Central Park à partir de Times square) et petit magasin un peu moins cher à l’angle de la 33ième et 5 av derrière l’Empire State) . -Sinon pour le fun: M&M’s et Disney à Times square , Apple et FAO (jouets) 5 av et 58 st , beau magasin de musique Guitar Center sur la 42th à côté du musée Mme Tussauds. LA « SUPERETTE » que l’on trouve partout qui fait tabac, pharmacie... ouverte 24h/24 :DUANE READE (adaptateur de prise à 5$) Restos
Là aussi pas notre truc , j’avais pourtant repéré pleins d’endroits mais nous avons privilégié les visites et mangé là où nous étions quand nous avions faim et le soir , crevés, nous mangions à côté de l’hotel !
Notre cantine du soir (et parfois du midi quand nous repassions par l’hotel): Cranberry Café sur la 45 th (entre Broadway et la 6 av) à côté de notre hôtel, ouvert 24h/24 . Super choix :des comptoirs où l’on peut acheter des pizzas (à la part ou entières) , des variétés de sandwichs , paninis..., des frigos/congélateurs avec boissons , desserts... et le top, un buffet avec toutes sortes de plats , de salades , de fruits frais (on prend une barquette , on se sert ce que l’on veut , on paye au poids à la caisse).Pour le déj café, muffins, cookies...Comptez environ 10 euros pour plat/boisson/dessert. Il y a une grande salle à l’étage bien « typique »(basse de plafond , éclairée au néon, dans les tons marronasses !) où le soir beaucoup de clients se retrouvent pour des jeux de société.
Sinon pleins de camions dans les rues vendent viennoiseries/café pour le dèj ou hamburgers, hot dog...(excellent fallafel en face du MET!) Deux restos que nous avons bien aimés (mais comptez 20 à 25 euros pour un plat et une boisson avec le pourboire) : -Junior’s (45th entre la 8 av et broadway) , service impeccable -Ellen’s stardust (où les serveurs chantent ) sur Broadway et la 51 st; la queue mais ça va vite , très sympa Pas eu le courage de faire la queue à un Shake shak (« meilleur hamburger de NY »)...d’autant qu’au 3ième hamburger j’étais déjà un peu écoeurée (oui je suis plutôt courgette !)
Une déception (relative) :le 230 fifth (5 av et 27 st) C’est un bar sur un toit terrasse (interdit aux ados –c’est à dire jusqu’à 21 ans !- comme tous les endroits qui vendent de l’alcool ) , toujours cité sur les forums. On peut cependant y prendre un brunch le samedi et le dimanche de 11h à 16h . Nous y sommes donc allés pour le brunch un dimanche.La vue est sympa (sur l’empire state), sans plus car une palissade bouche le point de vue. Il y a un monde fou et vous êtes placés d’office (à moins de dédaigner le brunch pour commander à la carte) sur des tables basses (qui vous obligent à vous plier en 2 pour manger) minuscules , à 10 cm de vos voisins, et avez accès au buffet (un dèj amélioré et une boisson) pour 29$/personne (pourboire non compris , en fait 110$ à 4). Bruyant , bondé, on a pas vraiment apprécié... VISITES
Les pass
Pour un premier voyage 2 possibilités : http://www.newyorkpass.com/Fr/: le plus complet, mais honnêtement même sur 7 jours vous ne ferez pas le quart des possibilités offertes et le prix est quand même élevé. J’ai longtemps hésité et finalement ne regrette pas le choix n°2 http://fr.citypass.com/new-york : les 6 grandes activités « classiques » et un prix intéressant pour les ados (jusqu’à 17 ans).Vous imprimez votre preuve d’achat et l’échangez contre un carnet de tickets à votre première visite. Il existe aussi un new york explorer pass et un go select pass , à choisir pour un prochain voyage. Les visites du pass (toutes les infos sur les horaires, l’accés....peuvent être imprimées sur le site d’achat)L’Empire state building : 2 visites dans la même journée, la 2ième après 22h. Personnellement nous n’avons pas eu de monde (mais quand on voit le dispositif prévu pour les files d’attente ça fait peur !).Y aller tôt et surtout avec de bonnes conditions météo. Top of the rock (au choix avec le Guggenheim , si vous souhaitez faire les 2 , comme nous, payez l’entrée au musée, moins chère): l’heure de visite peut être réservée à l’avance (donc pas d’attente) .Attention pas forcément indiqué , il y a 3 niveaux de plateforme d’observation (reliés pas des escaliers) Croisière : il y a le choix entre 4 types de croisières : nous avons été EMBALLES (nos ados étaient enchantés !) par « the beast » , bateau hyper rapide , vue d’enfer , arrêt au pied de la statue de la liberté .On est un peu aspergés et pas possible de faire des photos sur le trajet (ça secoue trop) mais vraiment génial et en 1h c’est plié ! Le MET et Le Musée d’histoire naturelle : immenses . J’ai imprimé le plan des 2 musées à l’avance pour faire ma sélection (et ce qui m’intéressait moins au pas de course) comptez quand même un minimum de 3h chacun. Coupe file avec le pass (même si tout le monde a le pass ! Bon j’exagère...) Toit terrasse (rooftop) à faire pour la jolie vue au MET (http://www.metmuseum.org/...ings/2014/dan-graham) Rose planet center à voir au AMNH (http://www.amnh.org/...teractive-floor-plan) Le Guggenheim : http://www.guggenheim.org/new-york l’expo ne nous intéressait pas mais l’architecture est à voir. Peu de monde en arrivant ¼ avant l’ouverture. Le MOMA : http://www.moma.org/ venir un peu avant l’ouverture , joli jardin qui ouvre 1/2h avant les salles , coupe file avec le pass .Perso je suis fan d’art modernedonc j’ai beaucoup aimé... Visites réservées à l’avance
-l’hélicoptère compagnie choisie (elles partent toutes du même endroit , un quai à la pointe sud-est, pour y accéder à pied attention on ne peut pas traverser l’autoroute qui longe la rivière n’importe où :partir soit de la pointe sud , soit du pont de brooklyn en longeant la rivière) http://www.heliny.com/ L’hélico est top pour la vision (même si l’on est au milieu,6 places dont une à côté du pilote mais vous ne choisissez pas car le placement se fait en fonction du poids) ce qui n’est pas le cas de tous les hélicos que j’ai pu voir sur la piste.Vous réservez une date et un créneau horaire (début d’aprem bien pour la position du soleil) mais j’ai pu changer la veille (par mail) pour avoir des conditions météo favorables. -un match de basket au Madison Square Garden (USA/Porto Rico) réservé par ticketmaster (http://www.ticketmaster.com/...etmaster_logo_top...) Sur le site toute la programmation (sport , spectacles, concerts...).Vous choisissez votre place sur un plan interactif. Salle impressionnante, show à l’américaine, boissons et nourriture sur place (arriver un peu à l’avance si vous voulez manger car beaucoup de monde et ça commence à l’heure !).Si vous devez prendre le métro à la sortie ne trainez pas ou prévoyez d’être patient ! -un concert au Barclays Center à Brooklyn (Arcade Fire) réservé par ticketmaster Même topo qu’au Madison (superbe salle , nourriture/boisson et même salon de coiffure dans la coursive ) -J’ai hésité à réserver une comédie musicale et me suis dit qu’on verrait sur place. Finalement la fatigue (en se levant très tôt-décalage horaire oblige-et en marchant 8h par jour , le soir nous étions claqués !) , notre piètre anglais , la file d’attente au guichet tkts (sur times square , à côté de l’escalier rouge , prix réduits pour un spectacle le soir même. Attention « Le Roi Lion » n’est pas proposé) ...on a laissé tomber. 2 autres tkts moins bondés sans doute : the TKTS South Street Seaport Booth, at the corner of Front and John Streets, or TKTS Downtown Brooklyn, at One MetroTech Center on the corner of Jay Street and Myrtle Avenue Les vues
Après l’hélico le premier jour on se dit que l’on sera déçu par le reste...Et bien pas du tout ! Tous les « panoramas » de la ville s’avèrent très différents et tous fantastiques !
-l’hélico donc (chance, nous étions 4 et les 2 autres personnes avaient réservé un tour de 20 mn!5mn supplémentaires gratuites pour nous !) : vue époustouflante ! Pas donné (140$ par personne) mais c’est une fois dans la vie ? Pas de crainte à avoir, c’est vraiment trés doux et tranquille comme sensation
-l’empire state : à faire de jour et de nuit http://www.esbnyc.com/fr
-le top of the rock: le faire de jour pour la vue sur central park http://www.topoftherocknyc.com/
-le bateau (« croisière »): on longe la « skyline » côté ouest , splendide, jusqu’à la statue de la liberté (et vue sur la pointe de Manhattan) http://www.circleline42.com/...se-details.aspx?i...
-le ferry gratuit de Staten Island : à faire en premier pour une découverte tranquille de la pointe de Manhattan et de la Statue de la liberté (comptez 1h30 l’aller / retour , il faut descendre et reprendre un autre ferry au retour. Beaucoup de monde il faut « courir » pour être bien placés à l’extérieur, à droite à l’aller , à gauche au retour.) Pour l’accés en métro la station la plus proche est « south ferry » :attention le quai est court donc seuls les wagons de tête vous permettent de descendre (pas d’inquiétude cependant vous pourrez descendre et remonter dans un autre wagon à 2 stations de l’arrêt , il y a une annonce et on vous laisse le temps de faire le changement !).Ensuite c’est un trés grand bâtiment « whitehall terminal » http://www.siferry.com/SIFerry_Schedulesaspx
-le pont de Brooklyn :magique , à faire de jour ET de nuit en partant de Brooklyn vers Manhattan.L’accés par un escalier sur le pont est trés mal indiqué , bien le repérer sur un plan d’abord sinon on galère un peu (surtout de nuit !). http://www.transalt.org/...f/map_brooklyn_b.gif Un moyen trés sympa d’y aller est de prendre l’east river ferry
-east river ferry: http://www.eastriverferry.com/ En 30mn on rejoint Dumbo (au pied du pont de Brooklyn) à partir de la 34st avec un panorama superbe sur la skyline côté est. On peut poursuivre jusqu’au quartier de Wall Street ou même jusqu’ à Governors island l’été(voir le plan sur le site). Pour accéder au ponton au bout de la 34st on peut prendre le bus (voir transport) il y a un guichet « humain » mais le ticket (4$) se prend obligatoirement à la machine (ou en ligne , à télécharger sur son smartphone), c’est ensuite le ponton de gauche (à droite une autre compagnie). - gantry plaza state park ( hunters point) , Queens http://nysparks.com/parks/149/details.aspx A une station de métro de Manhattan à partir de Grand Central (ligne 7, descendre à Vernon,300 m à pied par la 50 av. direction le fleuve) .Nous y sommes allés vers 19h jusqu’à 21h pour profiter du coucher de soleil et des premières lumières...Trés bien aménagé , trés beaux points de vue avec les structures métalliques qui ont été conservées et plus loin le panneau pepsi cola , so kitch !
-Tramway aérien :roosevelt island tram http://rioc.ny.gov/tramtransportation.htm (horaires) Au croisement de la 2 av.et 60 st (metro lexington av/59st , marcher 1 bloc vers le fleuve et prendre l’escalier qui accéde à la station) , on poinçonne sa métrocard avant de monter (idem au retour) . Il faut changer de tram pour le retour. En 20 mn c’est fait et encore une fois vue superbe ! Itinéraire au jour le jour
Mon planning initial a d’entrée été obsolète car il a fallu tenir compte des conditions méteo , de la fatigue et du temps de « préparation » des filles (sans commentaire!) , bref j’ai réadapté au jour le jour en essayant d’avoir un peu de cohérence pour limiter les déplacements en tous sens. La situation de l’hôtel nous a permis de faire de belles balades matinales à pied . Finalement des regrets forcément : être passé trop rapidement dans plusieurs quartiers (greenwich , soho...), ne pas avoir fait Chelsea , Battery Park city, le Lower east side...Il faudra revenir !
Jour 1(mercredi) :manhattan sud
-Petit repérage du quartier autour de l’hotel , on perd du temps pour l’achat de baskets (skechers) pour une des filles... -métro:FERRY STATEN ISLAND -repas (resto rapide) -13h30 :hélico -balade dans le « FINANCIAL DISTRICT »(un peu au hasard :Broadway, Pine st., Cedar st., Wall st.Beaver st., ruelles autour de Fraunces tavern...) : sur Broadway av. « Bowling Green »(sculpture du taureau) et « Red Cube »(sculpture d’Isamu Noguchi , au croisement avec Cedar st), sur Wall st. sculpture de Dubuffet (esplanade de la Chase Manhattan Bank entre Nassau st et William st). -SOUTH ST SEAPORT : http://www.southstreetseaport.com/ (Abercrombie au 199 Water st ), « esplanade » suspendue qui permet d’observer les vieux bateaux et le pont de Brooklyn , retour métro -soirée Times square (les policiers acceptent volontiers les photos!)


Jour 2: -balade matinale 7h/9h (sans ados!):42th jusqu’à Grand Central, Park av. jusqu’à la 52st , Lexington av. jusqu’à la 57st., retour par Madison av. jusqu’à la 45st. -5av. jusqu’à la 59th (à partir de la 45st.) , rockfeller plaza, apple store , FAO (jouets) -CENTRAL PARK (jusqu’à « Bethesda Fountain » par « the pond », « sheep meadows » , « literary walk » puis traversée jusqu’à « stawberry fields » et sortie au Dakota building) , super show de rap sur le trajet . Un plan trés complet :http://vazivite.free.fr/...central_park_800.gif -repas sur Columbus av. -MUSEE D’HISTOIRE NATURELLE (amnh), retour métro -repas Junior’s


Jour 3 : -balade matinale (grass’mat et repérage shopping pour les ados sur Times square) :Broadway de la 45st. à Columbus circus (Times warner building), 57st. jusqu’à la 5av. « Love sculpture »(Robert Indiana) au croisement de la 6av. et de la 55st. -MOMA -repas -HIGH LINE (accés en taxi) : http://www.thehighline.org/about/park-information Tout est sur le site, préférer la semaine au week end , déjà pas mal de monde, super ! -GREENWICH village (à peu prés cet itinéraire : http://www.travellovers.fr/...illage-new-york.html) , retour métro (station West 4th :nous sommes restés un moment à regarder les joueurs de basket sur le terrain au pied de la station) -Match au Madison Square Garden (19h) http://www.thegarden.com/ , aller/retour en métro

POUR LA SUITE :je suis contrainte de créer 2 autres pages (limite de téléchargement de photos) , même titre part 2 et 3
un héritage imprévu et nous avons décidé de nous faire plaisir ...Je ne serai pas de bon conseil pour les billets d’avion car pris au dernier moment (2 mois avant), gloups ,1300 euros/personne (Tlse/Ny Air France, A380 vraiment top niveau bruit et stabilité !). Je me suis aussi « lâchée » pour l’hôtel (300 euros/nuit/ch un « late check out » à 200 euros pour une chambre le dernier jour...) , rien à redire, parfait (emplacement , confort , aucun bruit extérieur en chambre « avec vue » 24ième étage) : http://timessquare.hyatt.com/en/hotel/our-hotel.... Le budget reste ensuite trés personnel mais évidemment il est quand même conséquent :comptez une moyenne de 25 euros/jour pour la nourriture /personne , ensuite il y a les transports , les visites... ! A savoir les taxes et les pourboires ne sont pas compris dans les prix annoncés , vous trouverez pleins d’infos à ce sujet sur les forums et les liens ci-dessous.
Nous étions 4 (couple et 2 ados –ma fille et une amie- de 16 ans) , c’est notre 3ième « grand » voyage (aprés la Thaïlande et Bali) et j’adore préparer (un grand merci à tous les blogueurs , forumeurs...sans qui , comme pour les précédents voyages , je n’aurais pu me débrouiller seule !).Je vous livre ici mon topo en espérant qu’il serve à préparer e votre voyage. J’ai essayé de mettre des infos pratiques et j’ai opté pour un « classement thématique » pour que ce soit plus lisible . Nous sommes partis du 19 au 28 août soit 8 nuits sur place et avons eu une météo plus que clémente (4 jours un peu gris mais sans pluie et température autour de 25°, 4 jours de grand beau et très chaud -plus de 30°- seulement les 2 derniers jours).
les préparatifs : -passeport (le notre date de 2009, pas eu à le refaire) et demande d’esta obligatoire (14$/personne) ici : https://esta.cbp.dhs.gov/....html?execution=e1s1 Attention : certaines personnes se voient refuser l’esta sans aucune raison .Faites d’abord votre demande avant de prendre vos billets d’avion (ou d’engager d’autres frais) -une bonne paire de basket : INDISPENSABLE -un assortiment de médocs , ils sont hors de prix !Une prière pour ne pas avoir de pépins de santé car idem pour les toubibs... -un adaptateur de prise (mais on peut l’acheter sur place) -changer des euros en dollars (nous l’avons fait ici : http://www.yes-change.com/vente/index.php , parfait mais 21 euros de frais d’envoi) - prévenir sa banque du voyage (parfois ils bloquent la carte quand il y a des retraits importants à l’étranger), prévoir l’utilisation de son téléphone (pass usa par exemple), se créer une adresse mail facilement consultable et y mettre toutes les photocopies des docs et n° de tél importants (passeport , opposition carte...)
Pour préparer :
A emporter: cartoville new york (gallimard) Plans par secteur , plan du bus et du métro de Manhattan Pratique à trimballer et consulter J’y ai noté restos, magasins par des points de couleurs, surligné les itinéraires...Je ne me suis servi que de ça sur place
Guides : « new york » guide VOIR , Hachette (j’en ai consulté d’autres mais celui là est très complet et illustré)
Sur le net : forums : http://voyageforum.com/forum/"]http://http://voyageforum.com/forum/"]http://]http://voyageforum.com/forum/états-unis/ (voir aussi la rubrique « carnets de voyage ») http://www.routard.com/forum/new_york/223.htm (avec la spécialiste « souris grise ») sites : http://www.bons-plans-voyage-new-york.com/ http://www.partir-a-new-york.com/ http://www.visiter-newyork.com/ http://sejour-newyork.fr/ http://www.nycgo.com/ http://newyorkmonamour.fr/ http://www.cnewyork.net/ http://newyorkattractionsguide.com/ http://www.timeout.com/newyork/things-to-do en anglais http://www.curiosites-futilites-new-york.com/ cartes : pour se repérer ou imprimer des endroits précis : http://www.hot-map.com/fr/nyc http://www.citidex.com/map/ http://www.vazyvite.com/.../newyork/ny_plan.htm http://www.citimaps.com/...manhattan-area-maps/ -architecture , art http://skyscraperpage.com/ carte de tous les gratte ciel http://newyorkitecture.com/ http://chelseagallerymap.com/ carte des galleries d’art de chelsea http://romain-in-ny.over-blog.com/page-211079.html blog , page sur les musées gratuits http://apops.mas.org/find-a-pops/ :des places , des sculptures... météo Essentielle pour programmer l’hélico , les montées aux gratte ciel , les musées (à faire plutôt s’il pleut !)...En croisant les doigts pour être chanceux car une chaleur épouvantable ou plusieurs jours de pluie et l’on ne fait pas le même voyage ! http://www.tameteo.com/...ew+York-11290-7.html http://www.wunderground.com/...000046, -73.98000336 Transports :
Aéroport JFK
-à l’aller Limousine 8 places (120 euros) réservée de France http://www.nycrichlimo.com/ Choisi car tarif explicite (contrairement à d’autres sites) tout compris (sauf le pourboire ,20 euros), choix de la voiture , finalement un peu déçue (bagages sur un siège , pas de musique , pas de proposition de boisson), paiement par carte ou liquide à l’arrivée mais n° de carte donnée à l’avance pour garantir la réservation (d’ailleurs je me suis trompée en donnant ma date d’arrivée -1 jour plus tôt- et la carte a été débitée 2 fois , le chauffeur s’étant déplacé la veille !J’avais plusieurs appels , mails à l’arrivée , j’ai passé un coup de fil et le temps de passer la douane le chauffeur était là) -au retour : Taxi type 4/4 à cause des bagages - 4 grosses valises et 4 sacs cabine- réservé par l’hotel, comptez une bonne heure de trajet (à 17h il y avait énormément d’embouteillages mais le chauffeur a pris des chemins de traverse) , 90 euros (pas de pourboire même si le chauffeur a demandé mais l’hôtel nous a annoncé un tarif l’incluant , paiement par carte ou liquide) Les taxis
Pratique quand on n’a pas une ligne de métro ou de bus sous la main ou pour descendre quelques blocs quand on n’en peut plus! Pas très cher -7 euros pour une dizaine de rues par exemple- (pourboire non inclus dans le prix de la course ,10%) mais suivant l’endroit pas très rapide car beaucoup de circulation , de feux...Il suffit de se mettre au bord de la rue , lever la main (comme dans les films quoi !) et être chanceux (car malgré le nombre ils sont pris continuellement).On a toujours payé en liquide mais ils acceptent la carte. Petit écran tactile à l’arrière , en tapant « citymap » on suit son trajet en temps réel. A 4, une personne monte à côté du chauffeur. Les bus http://en.wikipedia.org/..._routes_in_ManhattanA utiliser en complément du métro pour certaines destinations , la métrocard (voir métro) fonctionne , on la poinçonne à l’avant à côté du chauffeur. Le bus s’arrêtent toutes les 2/3 rues (poteaux sur le trottoir avec n° du bus et plan du trajet) Perso nous avons utilisé : Lignes 1(sf week end), 2, 3, 4 : elles remontent Madison Avenue et descendent la 5ième Avenue , pratique pour le MET , le Guggenheim , le Whitney muséum Ligne 42 (sur la 42 iéme rue) ou 50 (sur la 50ième rue) pour rejoindre le départ de la « circle line » ou l’Intrepid museum Ligne 34 ou 34A (fait un détour mais même terminus) sur la 34ième rue , permettent de rejoindre le départ de l’east river ferry. Attention pour ces 2 lignes il faut composter la métrocard à la machine qui se trouve sur le trottoir à l’arrêt du bus. Le métro http://www.mta.info/nyct (site officiel) http://www.visiter-newyork.com/...2009/09/nysubw... (plan pratique sur lequel on peut zoomer) Nous avons pris la métrocard , valable 7 jours dans le métro et les bus , 30$. La machine parle français , on paie en liquide ou par carte , quand elle demande le « zip code » c’est 99999. Pour se repérer : -savoir si on veut aller « updown » (en gros vers le nord ) ou « downtown »(le sud) c’est indiqué sur les panneaux. Certaines petites stations ne proposent pas les 2 directions, il faut alors traverser la rue et prendre la bouche de métro en face. -connaitre son numéro de ligne (indiqué par une lettre ou un n°) car sur le même quai passent 2 ou 3 lignes (et en général d’un côté du quai pour aller updown et de l’autre downtown , c’est indiqué) , le n° est annoncé par des panneaux lumineux et est inscrit sur la rame - pour choisir sa ligne, connaitre sa destination et savoir si la rame choisie s’y arrête :il y a des rames « express » (elles s’arrêtent à quelques stations indiquées par un rond blanc sur le plan) et locales (elles s’arrêtent à toutes les stations , ronds blancs et noirs sur le plan) Ainsi si vous prenez le métro à une station « blanche » et que vous descendez à une station « blanche » vous pouvez prendre n’importe quelle rame (choisissez express ça va plus vite !) si vous descendez à une station « noire » repérez sur le plan le n° de ligne qui s’y arrête (inscrite à côté du rond noir) afin de ne pas vous tromper, si vous prenez le métro à une station « noire » pas de problème de choix. Ce n’est sans doute pas trés clair mais on s’y fait vite ! Petit truc : si vous hésitez entre plusieurs hôtels choisissez celui qui se trouve à proximité d’une station « blanche » , vous aurez beaucoup plus de choix de lignes pour vous déplacer. Le bateau Un moyen super sympa de se déplacer tout en profitant de superbes panoramas Nous avons fait le « staten island ferry », la « croisière » comprise dans le pass et l’ « east river ferry » (voir plus loin pour ces 3 activités) mais il y en a d’autres : Un lien pour accéder à l’ensemble des ferry : http://www.nyc.gov/...rybus/ferintro.shtml et notamment cette compagnie : http://www.nywaterway.com/ Shopping
Pas forcément notre truc mais nos ados ont arpenté : -Times Square (Hard rock café , American eagle , Aeropostale , pas cher pour les filles Forever 21), -Broadway de Canal Street à West Houston street (Adidas notamment), -Nike (57ième entre la 5av et Madison), -Abercrombie (5 av et 56 ième ou , moins bondé, Pearl st et Fulton st à côté du Brooklyn Bridge. Attention l’homme dénudé -avec lequel on peut prendre une photo- n’est pas toujours présent !). - A Union square les chaussures valent le coup à DSW (à l’angle de la 14 st et de University place, au dessous du magasin Burlington). -Pas eu le courage de farfouiller chez Century 21(Church st et Cortland st à côté du mémorial Ground Zero), ni d’aller chez Macy’s (34ième et Broadway). -Pour les petits souvenirs kitch (tee shirt I love NY...) grand magasin sur Broadway ( en remontant vers Central Park à partir de Times square) et petit magasin un peu moins cher à l’angle de la 33ième et 5 av derrière l’Empire State) . -Sinon pour le fun: M&M’s et Disney à Times square , Apple et FAO (jouets) 5 av et 58 st , beau magasin de musique Guitar Center sur la 42th à côté du musée Mme Tussauds. LA « SUPERETTE » que l’on trouve partout qui fait tabac, pharmacie... ouverte 24h/24 :DUANE READE (adaptateur de prise à 5$) Restos
Là aussi pas notre truc , j’avais pourtant repéré pleins d’endroits mais nous avons privilégié les visites et mangé là où nous étions quand nous avions faim et le soir , crevés, nous mangions à côté de l’hotel !
Notre cantine du soir (et parfois du midi quand nous repassions par l’hotel): Cranberry Café sur la 45 th (entre Broadway et la 6 av) à côté de notre hôtel, ouvert 24h/24 . Super choix :des comptoirs où l’on peut acheter des pizzas (à la part ou entières) , des variétés de sandwichs , paninis..., des frigos/congélateurs avec boissons , desserts... et le top, un buffet avec toutes sortes de plats , de salades , de fruits frais (on prend une barquette , on se sert ce que l’on veut , on paye au poids à la caisse).Pour le déj café, muffins, cookies...Comptez environ 10 euros pour plat/boisson/dessert. Il y a une grande salle à l’étage bien « typique »(basse de plafond , éclairée au néon, dans les tons marronasses !) où le soir beaucoup de clients se retrouvent pour des jeux de société.
Sinon pleins de camions dans les rues vendent viennoiseries/café pour le dèj ou hamburgers, hot dog...(excellent fallafel en face du MET!) Deux restos que nous avons bien aimés (mais comptez 20 à 25 euros pour un plat et une boisson avec le pourboire) : -Junior’s (45th entre la 8 av et broadway) , service impeccable -Ellen’s stardust (où les serveurs chantent ) sur Broadway et la 51 st; la queue mais ça va vite , très sympa Pas eu le courage de faire la queue à un Shake shak (« meilleur hamburger de NY »)...d’autant qu’au 3ième hamburger j’étais déjà un peu écoeurée (oui je suis plutôt courgette !)
Une déception (relative) :le 230 fifth (5 av et 27 st) C’est un bar sur un toit terrasse (interdit aux ados –c’est à dire jusqu’à 21 ans !- comme tous les endroits qui vendent de l’alcool ) , toujours cité sur les forums. On peut cependant y prendre un brunch le samedi et le dimanche de 11h à 16h . Nous y sommes donc allés pour le brunch un dimanche.La vue est sympa (sur l’empire state), sans plus car une palissade bouche le point de vue. Il y a un monde fou et vous êtes placés d’office (à moins de dédaigner le brunch pour commander à la carte) sur des tables basses (qui vous obligent à vous plier en 2 pour manger) minuscules , à 10 cm de vos voisins, et avez accès au buffet (un dèj amélioré et une boisson) pour 29$/personne (pourboire non compris , en fait 110$ à 4). Bruyant , bondé, on a pas vraiment apprécié... VISITES
Les pass
Pour un premier voyage 2 possibilités : http://www.newyorkpass.com/Fr/: le plus complet, mais honnêtement même sur 7 jours vous ne ferez pas le quart des possibilités offertes et le prix est quand même élevé. J’ai longtemps hésité et finalement ne regrette pas le choix n°2 http://fr.citypass.com/new-york : les 6 grandes activités « classiques » et un prix intéressant pour les ados (jusqu’à 17 ans).Vous imprimez votre preuve d’achat et l’échangez contre un carnet de tickets à votre première visite. Il existe aussi un new york explorer pass et un go select pass , à choisir pour un prochain voyage. Les visites du pass (toutes les infos sur les horaires, l’accés....peuvent être imprimées sur le site d’achat)L’Empire state building : 2 visites dans la même journée, la 2ième après 22h. Personnellement nous n’avons pas eu de monde (mais quand on voit le dispositif prévu pour les files d’attente ça fait peur !).Y aller tôt et surtout avec de bonnes conditions météo. Top of the rock (au choix avec le Guggenheim , si vous souhaitez faire les 2 , comme nous, payez l’entrée au musée, moins chère): l’heure de visite peut être réservée à l’avance (donc pas d’attente) .Attention pas forcément indiqué , il y a 3 niveaux de plateforme d’observation (reliés pas des escaliers) Croisière : il y a le choix entre 4 types de croisières : nous avons été EMBALLES (nos ados étaient enchantés !) par « the beast » , bateau hyper rapide , vue d’enfer , arrêt au pied de la statue de la liberté .On est un peu aspergés et pas possible de faire des photos sur le trajet (ça secoue trop) mais vraiment génial et en 1h c’est plié ! Le MET et Le Musée d’histoire naturelle : immenses . J’ai imprimé le plan des 2 musées à l’avance pour faire ma sélection (et ce qui m’intéressait moins au pas de course) comptez quand même un minimum de 3h chacun. Coupe file avec le pass (même si tout le monde a le pass ! Bon j’exagère...) Toit terrasse (rooftop) à faire pour la jolie vue au MET (http://www.metmuseum.org/...ings/2014/dan-graham) Rose planet center à voir au AMNH (http://www.amnh.org/...teractive-floor-plan) Le Guggenheim : http://www.guggenheim.org/new-york l’expo ne nous intéressait pas mais l’architecture est à voir. Peu de monde en arrivant ¼ avant l’ouverture. Le MOMA : http://www.moma.org/ venir un peu avant l’ouverture , joli jardin qui ouvre 1/2h avant les salles , coupe file avec le pass .Perso je suis fan d’art modernedonc j’ai beaucoup aimé... Visites réservées à l’avance
-l’hélicoptère compagnie choisie (elles partent toutes du même endroit , un quai à la pointe sud-est, pour y accéder à pied attention on ne peut pas traverser l’autoroute qui longe la rivière n’importe où :partir soit de la pointe sud , soit du pont de brooklyn en longeant la rivière) http://www.heliny.com/ L’hélico est top pour la vision (même si l’on est au milieu,6 places dont une à côté du pilote mais vous ne choisissez pas car le placement se fait en fonction du poids) ce qui n’est pas le cas de tous les hélicos que j’ai pu voir sur la piste.Vous réservez une date et un créneau horaire (début d’aprem bien pour la position du soleil) mais j’ai pu changer la veille (par mail) pour avoir des conditions météo favorables. -un match de basket au Madison Square Garden (USA/Porto Rico) réservé par ticketmaster (http://www.ticketmaster.com/...etmaster_logo_top...) Sur le site toute la programmation (sport , spectacles, concerts...).Vous choisissez votre place sur un plan interactif. Salle impressionnante, show à l’américaine, boissons et nourriture sur place (arriver un peu à l’avance si vous voulez manger car beaucoup de monde et ça commence à l’heure !).Si vous devez prendre le métro à la sortie ne trainez pas ou prévoyez d’être patient ! -un concert au Barclays Center à Brooklyn (Arcade Fire) réservé par ticketmaster Même topo qu’au Madison (superbe salle , nourriture/boisson et même salon de coiffure dans la coursive ) -J’ai hésité à réserver une comédie musicale et me suis dit qu’on verrait sur place. Finalement la fatigue (en se levant très tôt-décalage horaire oblige-et en marchant 8h par jour , le soir nous étions claqués !) , notre piètre anglais , la file d’attente au guichet tkts (sur times square , à côté de l’escalier rouge , prix réduits pour un spectacle le soir même. Attention « Le Roi Lion » n’est pas proposé) ...on a laissé tomber. 2 autres tkts moins bondés sans doute : the TKTS South Street Seaport Booth, at the corner of Front and John Streets, or TKTS Downtown Brooklyn, at One MetroTech Center on the corner of Jay Street and Myrtle Avenue Les vues
Après l’hélico le premier jour on se dit que l’on sera déçu par le reste...Et bien pas du tout ! Tous les « panoramas » de la ville s’avèrent très différents et tous fantastiques !
-l’hélico donc (chance, nous étions 4 et les 2 autres personnes avaient réservé un tour de 20 mn!5mn supplémentaires gratuites pour nous !) : vue époustouflante ! Pas donné (140$ par personne) mais c’est une fois dans la vie ? Pas de crainte à avoir, c’est vraiment trés doux et tranquille comme sensation
-l’empire state : à faire de jour et de nuit http://www.esbnyc.com/fr
-le top of the rock: le faire de jour pour la vue sur central park http://www.topoftherocknyc.com/
-le bateau (« croisière »): on longe la « skyline » côté ouest , splendide, jusqu’à la statue de la liberté (et vue sur la pointe de Manhattan) http://www.circleline42.com/...se-details.aspx?i...
-le ferry gratuit de Staten Island : à faire en premier pour une découverte tranquille de la pointe de Manhattan et de la Statue de la liberté (comptez 1h30 l’aller / retour , il faut descendre et reprendre un autre ferry au retour. Beaucoup de monde il faut « courir » pour être bien placés à l’extérieur, à droite à l’aller , à gauche au retour.) Pour l’accés en métro la station la plus proche est « south ferry » :attention le quai est court donc seuls les wagons de tête vous permettent de descendre (pas d’inquiétude cependant vous pourrez descendre et remonter dans un autre wagon à 2 stations de l’arrêt , il y a une annonce et on vous laisse le temps de faire le changement !).Ensuite c’est un trés grand bâtiment « whitehall terminal » http://www.siferry.com/SIFerry_Schedulesaspx
-le pont de Brooklyn :magique , à faire de jour ET de nuit en partant de Brooklyn vers Manhattan.L’accés par un escalier sur le pont est trés mal indiqué , bien le repérer sur un plan d’abord sinon on galère un peu (surtout de nuit !). http://www.transalt.org/...f/map_brooklyn_b.gif Un moyen trés sympa d’y aller est de prendre l’east river ferry
-east river ferry: http://www.eastriverferry.com/ En 30mn on rejoint Dumbo (au pied du pont de Brooklyn) à partir de la 34st avec un panorama superbe sur la skyline côté est. On peut poursuivre jusqu’au quartier de Wall Street ou même jusqu’ à Governors island l’été(voir le plan sur le site). Pour accéder au ponton au bout de la 34st on peut prendre le bus (voir transport) il y a un guichet « humain » mais le ticket (4$) se prend obligatoirement à la machine (ou en ligne , à télécharger sur son smartphone), c’est ensuite le ponton de gauche (à droite une autre compagnie). - gantry plaza state park ( hunters point) , Queens http://nysparks.com/parks/149/details.aspx A une station de métro de Manhattan à partir de Grand Central (ligne 7, descendre à Vernon,300 m à pied par la 50 av. direction le fleuve) .Nous y sommes allés vers 19h jusqu’à 21h pour profiter du coucher de soleil et des premières lumières...Trés bien aménagé , trés beaux points de vue avec les structures métalliques qui ont été conservées et plus loin le panneau pepsi cola , so kitch !
-Tramway aérien :roosevelt island tram http://rioc.ny.gov/tramtransportation.htm (horaires) Au croisement de la 2 av.et 60 st (metro lexington av/59st , marcher 1 bloc vers le fleuve et prendre l’escalier qui accéde à la station) , on poinçonne sa métrocard avant de monter (idem au retour) . Il faut changer de tram pour le retour. En 20 mn c’est fait et encore une fois vue superbe ! Itinéraire au jour le jour
Mon planning initial a d’entrée été obsolète car il a fallu tenir compte des conditions méteo , de la fatigue et du temps de « préparation » des filles (sans commentaire!) , bref j’ai réadapté au jour le jour en essayant d’avoir un peu de cohérence pour limiter les déplacements en tous sens. La situation de l’hôtel nous a permis de faire de belles balades matinales à pied . Finalement des regrets forcément : être passé trop rapidement dans plusieurs quartiers (greenwich , soho...), ne pas avoir fait Chelsea , Battery Park city, le Lower east side...Il faudra revenir !
Jour 1(mercredi) :manhattan sud
-Petit repérage du quartier autour de l’hotel , on perd du temps pour l’achat de baskets (skechers) pour une des filles... -métro:FERRY STATEN ISLAND -repas (resto rapide) -13h30 :hélico -balade dans le « FINANCIAL DISTRICT »(un peu au hasard :Broadway, Pine st., Cedar st., Wall st.Beaver st., ruelles autour de Fraunces tavern...) : sur Broadway av. « Bowling Green »(sculpture du taureau) et « Red Cube »(sculpture d’Isamu Noguchi , au croisement avec Cedar st), sur Wall st. sculpture de Dubuffet (esplanade de la Chase Manhattan Bank entre Nassau st et William st). -SOUTH ST SEAPORT : http://www.southstreetseaport.com/ (Abercrombie au 199 Water st ), « esplanade » suspendue qui permet d’observer les vieux bateaux et le pont de Brooklyn , retour métro -soirée Times square (les policiers acceptent volontiers les photos!)


Jour 2: -balade matinale 7h/9h (sans ados!):42th jusqu’à Grand Central, Park av. jusqu’à la 52st , Lexington av. jusqu’à la 57st., retour par Madison av. jusqu’à la 45st. -5av. jusqu’à la 59th (à partir de la 45st.) , rockfeller plaza, apple store , FAO (jouets) -CENTRAL PARK (jusqu’à « Bethesda Fountain » par « the pond », « sheep meadows » , « literary walk » puis traversée jusqu’à « stawberry fields » et sortie au Dakota building) , super show de rap sur le trajet . Un plan trés complet :http://vazivite.free.fr/...central_park_800.gif -repas sur Columbus av. -MUSEE D’HISTOIRE NATURELLE (amnh), retour métro -repas Junior’s


Jour 3 : -balade matinale (grass’mat et repérage shopping pour les ados sur Times square) :Broadway de la 45st. à Columbus circus (Times warner building), 57st. jusqu’à la 5av. « Love sculpture »(Robert Indiana) au croisement de la 6av. et de la 55st. -MOMA -repas -HIGH LINE (accés en taxi) : http://www.thehighline.org/about/park-information Tout est sur le site, préférer la semaine au week end , déjà pas mal de monde, super ! -GREENWICH village (à peu prés cet itinéraire : http://www.travellovers.fr/...illage-new-york.html) , retour métro (station West 4th :nous sommes restés un moment à regarder les joueurs de basket sur le terrain au pied de la station) -Match au Madison Square Garden (19h) http://www.thegarden.com/ , aller/retour en métro

POUR LA SUITE :je suis contrainte de créer 2 autres pages (limite de téléchargement de photos) , même titre part 2 et 3
Voici mon itinéraire, j'aimerais vos avis.
Les billets ne sont pas encore achetés, j'hésite avec la ville d'arrivée et de départ. De base, je pars le 1er juin de Burlington et retour le 13 juin. 1 ou 2 jours max peuvent être ajoutés.
J1 :1 juin : Arrivée à Los Angeles J2 : Los Angeles J3 : Journée complète à Magic Mountain (parc d'attraction) J4 : LA-LV, soirée sur le strip J5 : Zion, Bryce J6 : Bryce et route vers Page J7 : Antelope Canyon, Horseshoe bend, route pour Monument Valley J8 : Lever soleil sur Monument Valley et remonter sur Mexican Hat pour revenir sur MV avec la superbe vue. Quelque chose à voir à Mexican Hat? Route vers Grand Canyon. J9 : Grand Canyon (lever et coucher soleil) J10 : Hoover dam et LV J11 : LV J12 : LV et spectacle de O J13 : Retour
J'aurais bien aimé aller à Sequoia NP et Death Valley. Est-ce que ça serait faisable et à quel moment?
La route ne nous dérange pas du tout. Nous sommes 2 et nous avons l'habitude des longs trajets.
Avez-vous des hôtels à conseiller? Je ne réserve rien à l'avance pour vivre au jour le jour, mais j'aimerais avoir des suggestions.
Merci de me conseiller.
Les billets ne sont pas encore achetés, j'hésite avec la ville d'arrivée et de départ. De base, je pars le 1er juin de Burlington et retour le 13 juin. 1 ou 2 jours max peuvent être ajoutés.
J1 :1 juin : Arrivée à Los Angeles J2 : Los Angeles J3 : Journée complète à Magic Mountain (parc d'attraction) J4 : LA-LV, soirée sur le strip J5 : Zion, Bryce J6 : Bryce et route vers Page J7 : Antelope Canyon, Horseshoe bend, route pour Monument Valley J8 : Lever soleil sur Monument Valley et remonter sur Mexican Hat pour revenir sur MV avec la superbe vue. Quelque chose à voir à Mexican Hat? Route vers Grand Canyon. J9 : Grand Canyon (lever et coucher soleil) J10 : Hoover dam et LV J11 : LV J12 : LV et spectacle de O J13 : Retour
J'aurais bien aimé aller à Sequoia NP et Death Valley. Est-ce que ça serait faisable et à quel moment?
La route ne nous dérange pas du tout. Nous sommes 2 et nous avons l'habitude des longs trajets.
Avez-vous des hôtels à conseiller? Je ne réserve rien à l'avance pour vivre au jour le jour, mais j'aimerais avoir des suggestions.
Merci de me conseiller.
Bonjour à tous, comme beaucoup d’entre vous, je me retrouve en repos forcé, ça va être très difficile.. J’ai beaucoup consulté ce forum, et beaucoup d’entre vous m’ont persuadé sans le savoir de voyager. Je vous en remercie. Comme j’ai du temps je me lance à mon tour dans la rédaction d’un carnet de voyage. Pour les photos, je ne suis pas un pro, il y en a de très belles sur de nombreux sites, je souhaitais juste quelques souvenirs et ne pas passer mon temps à mitrailler pour profiter. Avec le souhait que cela donne envie à d’autres de faire leurs valises.

Je me présente : Laurent, 44 ans, j’habite La Rochelle où j’aiguille les trains. Je vis dehors en permanence : natation en mer, vélo, marche, cafés et pique-niques entre amis au bord de mer je ne suis pas fan de shopping, musées et parcs d’attractions. Je suis parti dans l’ouest américain en septembre 2019 : Californie, Arizona, Utah, Nevada. C’est un voyage qui me trottait dans la tête depuis un petit moment. J’ai hésité à partir seul j’avais tendu des perches qui n’ont pas été saisies. En fait cela ne m’inquiétait pas de partir seul et je pourrai aller à mon rythme selon mes envies. J’avais besoin de faire une pause. En février 2019 je suis sur Skyscanner sans savoir que 10mn plus tard ce serait parti pour un road-trip aux USA de 18 jours.
Je tombe sur un vol AR United Airlines Paris – San-Francisco à 415 euros, sans escale avec bagage. J’hésite (pas longtemps) et hop billet pris. En 48 h j’affine le parcours et là : Frustration (pas désagréable) ! Il devient évident que d’autres voyages seront nécessaires : il y a le budget (je pars seul donc ce sera cher), le temps, et surtout les concessions : il y a trop de choses à voir et à faire je le verrai pendant les six mois de préparation. Ce qui est magique en fait !!!

Jour 0 : 17 septembre La Rochelle – Paris Je me retrouve donc sur le quai de la gare de La Rochelle, deux amies m’ont accompagné, avec une valise pas trop lourde (16kgs) et un sac à dos. Je pars peu en vacances, je ne réalise pas, je flotte. Je n’ai aucune inquiétude. Je dormirai chez mes parents en banlieue ce soir. Tout se passe bien.
Jour 1 : 18 Septembre Une longue et belle journée Paris – San-Francisco
Départ pour Roissy à 5h00 avant les bouchons, tout s’enchaîne super bien, pas d’attente, pas de stress, je change la carte Sim de mon téléphone, embarquement, installation et décollage à l’heure 9h15. Je suis assis au hublot, 15mn après on survole Boulogne-sur-Mer, en 3mn c’est Folkestone. Le voyage a vraiment commencé. Les nuages s’effaceront au dessus du Groenland puis au bout de 11h, voilà enfin l’Océan Pacifique avec les forêts de l’Oregon. Puis c’est la descente vers l’aéroport. Dommage le temps est un peu nuageux. Il est 11h30, je débarque à San-Francisco en Californie en 15 mn je passe la douane, je récupère ma valise et je me retrouve sur le quai du BART (le RER de San Francisco). Nous sommes plusieurs français dubitatifs devant le distributeur de billets. Explication : sur le ticket, il n’y a pas de destination mais un prix. On regarde sur un tableau sa destination, et on sélectionne un ticket au prix correspondant, si on n’a pas payé assez on ne peut pas sortir.
Je descends à la station « 16th Street Mission », je monte l’escalier et je me retrouve dans la série « Les Rues de San Francisco ». De vieux immeubles typiques, le drapeau américain, des sdf avec leurs cabats, une odeur de marijuana, des voitures de police. C’est sûr je suis aux USA mais tout est tranquille, il n’y aucune agressivité. Je trouve mon bus pour « Van Ness Avenue et Bay Street » le 49.

San-Francisco, ça monte et ça descend, à l’avant des bus il y a des supports où les gens peuvent installer leur vélo, je n’en reviens pas. Après 20mn, la baie de San-Francisco apparait. Je descends, j’ai 10mn de marche jusqu’à l’auberge de jeunesse « HI San Francisco Fisherman’s Warf Hostel » de Fort-Mason. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, il fait doux, ce n’est pas la même ambiance qu’à la sortie du BART. Sur la droite, il y a une plage avec des gradins, l’Ile d’Alcatraz est à sa place, je monte une côte dans une rue piétonne et arborée et je me retrouve face au Golden-Gate. C’est surréaliste
Je ne suis jamais allé en auberge de jeunesse. Un copain qui me connait bien m’avait mis en garde, « Ce n’est pas pour toi !». Je garde un souvenir amusé mais il avait raison, nous en reparlerons.
J’arrive donc à l’auberge de jeunesse, accueil super sympa, chambre sommaire mais propre, quatre lits qui semblent confortables. Il est à peine 13h30 j’ai le temps de profiter de l’après-midi. Je vais prendre une douche et là, premiers doutes. Une grande pièce avec trois WC fermés ni en haut, ni en bas, une rangée de lavabos et une douche au fond seulement fermée par un rideau… A cette heure pas de soucis, il n’y a personne.
Je prends des renseignements pour louer un vélo le lendemain et je pars découvrir Fisherman’s Warf. 4h de promenade, je ne vois pas le temps passer. Plusieurs jetées, la vue sur Alcatraz, les otaries qui se prélassent, Lombard Street avec ses lacets. Une petite déception, le cable-car est en maintenance depuis deux semaines et pour encore 3 jours et je serai parti. Vers 17h je commence sérieusement à avoir faim, pas très original mais pour le premier soir ce sera pizza face à la mer. La fatigue commence à se faire sentir mais le temps s’est dégagé et je vais pouvoir profiter d’un beau coucher de soleil sur le Golden-Gate et les anciens docks.


Je rejoins l’auberge de jeunesse, dans la chambre un italien, qui part randonner et faire du paddle au Lac Tahoe (une bonne idée) . Nous engageons la conversation. Je parle anglais comme une clef à molette mais j’arrive à bien comprendre. La fatigue arrive, ça fait 35h que je suis réveillé. Lavage de dents et joies de l’auberge, un gars est en train de caguer bruyamment. Pas très glop. Puis la nuit sera courte 2h se sommeil au maximum malgré les bouchons d’oreilles et le masque de nuit. Le décalage horaire, un ronfleur et un japonais qui se lèvera quinze fois. On m’avait prévenu…
Jour 2: 19 septembre Une journée en plein air à San-Francisco
Mon manque de sommeil n'entame pas ma bonne humeur ce matin, il fait un temps magnifique, je vais en profiter. Le petit déjeuner de l'auberge tarde et je décide de le prendre sur le Warf. Il sera très copieux au Boudin Bakery Cafe.
Puis je me rends chez Blazing Saddles Bikes où je loue un VTC , j'ai une réduction par l'intermédiaire de l'AJ (c'est déjà ça) et un retour en bac depuis l'autre côté de la baie. C'est donc parti pour une cinquantaine de kilomètres. Je suis habitué du vélo à La Rochelle et dans le Marais Poitevin où les dénivelés sont proches de "0 "mais à SF c'est un peu différent, ça compte double😉😉😉.
Je prends le chemin du Golden-Gate, sur des pistes cyclables le long du "Marina Blvd" il n'y a pas grand monde, il fait doux, beaucoup d'espace verts. J'arrive jusqu'au pied du pont, mais j'y passerai plus tard. je continue le long de la côte en direction d'"Ocean Beach" , une plage immense très sauvage aux portes de la ville. Il y a surtout des surfers. Ce n'est pas conseillé de se baigner car il y a beaucoup de rouleaux. Mais je ne résiste pas longtemps à tremper mes pieds dans l'Océan Pacifique!!!
Après ce bon bol d'air je file dans le Golden Gate Park et je rejoins le Golden Gate par le Presidio. Par moment on se croit en Provence ou en Bretagne, on ne sent pas en ville, il y a plusieurs points de vue sur la baie et le large.
Il est temps de franchir le Golden Gate, cela prendra une dizaine de minutes, c'est très sympa malgré le vacarme des voitures. Ensuite je décide de rejoindre Sausalito et Tiburon pour faire la balade complète. Je m'attendais à un peu mieux car la piste n'est jamais très loin de l'autoroute et Sausalito n'est qu'une Marina avec des restaurants. En arrivant à l'embarcadère de Tiburon, il fait chaud, un Coca sera le bienvenue. La traversée est la récompense du trajet en vélo. Il y a peu de personnes au départ de Tiburon mais à Sausalito le bac se remplit. je peux contempler Angel's Island et Alcatraz.
C'est très content de cette promenade que je rends le vélo. le matin j'avais discuté avec des triathlètes voyant quelques nageurs à la plage près de Fort-Mason, l'eau y est à 17°, on me dit quand même de venir avec le strict minimum pour éviter les vols. une grand-mère qui tricote sur les gradins me gardera mes affaires. Je nage 30mn, ça fait vraiment du bien. A 30m de la plage deux jeunes otaries s'amusent .
Je terminerai la soirée en allant vers la "Coit Tower" déjà fermée puis en profitant d'un nouveau merveilleux coucher de soleil. Je passe au Safeway faire quelques courses pour le voyage de demain. Ce soir, j'ai changé de chambre, je la partage avec un australien, un italien et un américain. La salle de bain n'est pas la même, il y a plusieurs douches séparées par un simple rideau. Ce n'est vraiment pas pour moi. Mais à l'extinction des feux, miracle, pas un bruit...
Ce ne sera que de courte durée, deux personnes parlent dans le couloir. Et cela durera une bonne partie de la nuit. vers 3h je sors, il s'agit de deux jeunes (un gars une fille)de 20 ans qui discutent. En fait je ne leur dirait rien, cela me fait rire, de toute manière je me lève à 5h. La nuit est fichue...

Je me présente : Laurent, 44 ans, j’habite La Rochelle où j’aiguille les trains. Je vis dehors en permanence : natation en mer, vélo, marche, cafés et pique-niques entre amis au bord de mer je ne suis pas fan de shopping, musées et parcs d’attractions. Je suis parti dans l’ouest américain en septembre 2019 : Californie, Arizona, Utah, Nevada. C’est un voyage qui me trottait dans la tête depuis un petit moment. J’ai hésité à partir seul j’avais tendu des perches qui n’ont pas été saisies. En fait cela ne m’inquiétait pas de partir seul et je pourrai aller à mon rythme selon mes envies. J’avais besoin de faire une pause. En février 2019 je suis sur Skyscanner sans savoir que 10mn plus tard ce serait parti pour un road-trip aux USA de 18 jours.
Je tombe sur un vol AR United Airlines Paris – San-Francisco à 415 euros, sans escale avec bagage. J’hésite (pas longtemps) et hop billet pris. En 48 h j’affine le parcours et là : Frustration (pas désagréable) ! Il devient évident que d’autres voyages seront nécessaires : il y a le budget (je pars seul donc ce sera cher), le temps, et surtout les concessions : il y a trop de choses à voir et à faire je le verrai pendant les six mois de préparation. Ce qui est magique en fait !!!

Jour 0 : 17 septembre La Rochelle – Paris Je me retrouve donc sur le quai de la gare de La Rochelle, deux amies m’ont accompagné, avec une valise pas trop lourde (16kgs) et un sac à dos. Je pars peu en vacances, je ne réalise pas, je flotte. Je n’ai aucune inquiétude. Je dormirai chez mes parents en banlieue ce soir. Tout se passe bien.
Jour 1 : 18 Septembre Une longue et belle journée Paris – San-Francisco
Départ pour Roissy à 5h00 avant les bouchons, tout s’enchaîne super bien, pas d’attente, pas de stress, je change la carte Sim de mon téléphone, embarquement, installation et décollage à l’heure 9h15. Je suis assis au hublot, 15mn après on survole Boulogne-sur-Mer, en 3mn c’est Folkestone. Le voyage a vraiment commencé. Les nuages s’effaceront au dessus du Groenland puis au bout de 11h, voilà enfin l’Océan Pacifique avec les forêts de l’Oregon. Puis c’est la descente vers l’aéroport. Dommage le temps est un peu nuageux. Il est 11h30, je débarque à San-Francisco en Californie en 15 mn je passe la douane, je récupère ma valise et je me retrouve sur le quai du BART (le RER de San Francisco). Nous sommes plusieurs français dubitatifs devant le distributeur de billets. Explication : sur le ticket, il n’y a pas de destination mais un prix. On regarde sur un tableau sa destination, et on sélectionne un ticket au prix correspondant, si on n’a pas payé assez on ne peut pas sortir.
Je descends à la station « 16th Street Mission », je monte l’escalier et je me retrouve dans la série « Les Rues de San Francisco ». De vieux immeubles typiques, le drapeau américain, des sdf avec leurs cabats, une odeur de marijuana, des voitures de police. C’est sûr je suis aux USA mais tout est tranquille, il n’y aucune agressivité. Je trouve mon bus pour « Van Ness Avenue et Bay Street » le 49.
San-Francisco, ça monte et ça descend, à l’avant des bus il y a des supports où les gens peuvent installer leur vélo, je n’en reviens pas. Après 20mn, la baie de San-Francisco apparait. Je descends, j’ai 10mn de marche jusqu’à l’auberge de jeunesse « HI San Francisco Fisherman’s Warf Hostel » de Fort-Mason. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, il fait doux, ce n’est pas la même ambiance qu’à la sortie du BART. Sur la droite, il y a une plage avec des gradins, l’Ile d’Alcatraz est à sa place, je monte une côte dans une rue piétonne et arborée et je me retrouve face au Golden-Gate. C’est surréaliste
Je ne suis jamais allé en auberge de jeunesse. Un copain qui me connait bien m’avait mis en garde, « Ce n’est pas pour toi !». Je garde un souvenir amusé mais il avait raison, nous en reparlerons.
J’arrive donc à l’auberge de jeunesse, accueil super sympa, chambre sommaire mais propre, quatre lits qui semblent confortables. Il est à peine 13h30 j’ai le temps de profiter de l’après-midi. Je vais prendre une douche et là, premiers doutes. Une grande pièce avec trois WC fermés ni en haut, ni en bas, une rangée de lavabos et une douche au fond seulement fermée par un rideau… A cette heure pas de soucis, il n’y a personne.
Je prends des renseignements pour louer un vélo le lendemain et je pars découvrir Fisherman’s Warf. 4h de promenade, je ne vois pas le temps passer. Plusieurs jetées, la vue sur Alcatraz, les otaries qui se prélassent, Lombard Street avec ses lacets. Une petite déception, le cable-car est en maintenance depuis deux semaines et pour encore 3 jours et je serai parti. Vers 17h je commence sérieusement à avoir faim, pas très original mais pour le premier soir ce sera pizza face à la mer. La fatigue commence à se faire sentir mais le temps s’est dégagé et je vais pouvoir profiter d’un beau coucher de soleil sur le Golden-Gate et les anciens docks.


Je rejoins l’auberge de jeunesse, dans la chambre un italien, qui part randonner et faire du paddle au Lac Tahoe (une bonne idée) . Nous engageons la conversation. Je parle anglais comme une clef à molette mais j’arrive à bien comprendre. La fatigue arrive, ça fait 35h que je suis réveillé. Lavage de dents et joies de l’auberge, un gars est en train de caguer bruyamment. Pas très glop. Puis la nuit sera courte 2h se sommeil au maximum malgré les bouchons d’oreilles et le masque de nuit. Le décalage horaire, un ronfleur et un japonais qui se lèvera quinze fois. On m’avait prévenu…
Jour 2: 19 septembre Une journée en plein air à San-Francisco
Mon manque de sommeil n'entame pas ma bonne humeur ce matin, il fait un temps magnifique, je vais en profiter. Le petit déjeuner de l'auberge tarde et je décide de le prendre sur le Warf. Il sera très copieux au Boudin Bakery Cafe.
Puis je me rends chez Blazing Saddles Bikes où je loue un VTC , j'ai une réduction par l'intermédiaire de l'AJ (c'est déjà ça) et un retour en bac depuis l'autre côté de la baie. C'est donc parti pour une cinquantaine de kilomètres. Je suis habitué du vélo à La Rochelle et dans le Marais Poitevin où les dénivelés sont proches de "0 "mais à SF c'est un peu différent, ça compte double😉😉😉.
Je prends le chemin du Golden-Gate, sur des pistes cyclables le long du "Marina Blvd" il n'y a pas grand monde, il fait doux, beaucoup d'espace verts. J'arrive jusqu'au pied du pont, mais j'y passerai plus tard. je continue le long de la côte en direction d'"Ocean Beach" , une plage immense très sauvage aux portes de la ville. Il y a surtout des surfers. Ce n'est pas conseillé de se baigner car il y a beaucoup de rouleaux. Mais je ne résiste pas longtemps à tremper mes pieds dans l'Océan Pacifique!!!
Après ce bon bol d'air je file dans le Golden Gate Park et je rejoins le Golden Gate par le Presidio. Par moment on se croit en Provence ou en Bretagne, on ne sent pas en ville, il y a plusieurs points de vue sur la baie et le large.
Il est temps de franchir le Golden Gate, cela prendra une dizaine de minutes, c'est très sympa malgré le vacarme des voitures. Ensuite je décide de rejoindre Sausalito et Tiburon pour faire la balade complète. Je m'attendais à un peu mieux car la piste n'est jamais très loin de l'autoroute et Sausalito n'est qu'une Marina avec des restaurants. En arrivant à l'embarcadère de Tiburon, il fait chaud, un Coca sera le bienvenue. La traversée est la récompense du trajet en vélo. Il y a peu de personnes au départ de Tiburon mais à Sausalito le bac se remplit. je peux contempler Angel's Island et Alcatraz.
C'est très content de cette promenade que je rends le vélo. le matin j'avais discuté avec des triathlètes voyant quelques nageurs à la plage près de Fort-Mason, l'eau y est à 17°, on me dit quand même de venir avec le strict minimum pour éviter les vols. une grand-mère qui tricote sur les gradins me gardera mes affaires. Je nage 30mn, ça fait vraiment du bien. A 30m de la plage deux jeunes otaries s'amusent .
Je terminerai la soirée en allant vers la "Coit Tower" déjà fermée puis en profitant d'un nouveau merveilleux coucher de soleil. Je passe au Safeway faire quelques courses pour le voyage de demain. Ce soir, j'ai changé de chambre, je la partage avec un australien, un italien et un américain. La salle de bain n'est pas la même, il y a plusieurs douches séparées par un simple rideau. Ce n'est vraiment pas pour moi. Mais à l'extinction des feux, miracle, pas un bruit...
Ce ne sera que de courte durée, deux personnes parlent dans le couloir. Et cela durera une bonne partie de la nuit. vers 3h je sors, il s'agit de deux jeunes (un gars une fille)de 20 ans qui discutent. En fait je ne leur dirait rien, cela me fait rire, de toute manière je me lève à 5h. La nuit est fichue...Lors de l’étude de l’avant projet de notre voyage dans le Nord Est, je suis tombé sur le site ci-dessous qui ne semble plus accessible depuis peu (début février 2015). Il existe malgré tout un compte facebook.
http://www.roadsideonline.com/ https://www.facebook.com/RoadsideOnline
Sachant que la Nouvelle Angleterre connait la plus grande concentration des Etats Unis de ce type d’établissements de restauration typiquement américain, il ne m’en a pas fallu plus pour essayer d’inclure ceux-ci dans mon road book et d’y consacrer un peu de temps et dans les préparatifs et dans leur visite.
Il en existe même qui sont inscrits « landsmark registred » (classé aux monuments historiques).
Donc voici un post spécifique à ceux visités durant notre périple.
Pour ceux qui veulent faire des connaissances et échanger avec les américains c’est un lieu de prédilection, les propriétaires, employés, ou clients sont toujours prêt a entamer la conversation, ou à parler de leur établissement.
Carte d'une partie d'entre eux en Nouvelle Angleterre

Première rencontre dans le city market de Philly

L’intérieur d'un diner sans charme extérieur à Princeton NJ

Premier Diner rencontré par hasard MillBrook NY 3266 Franklin Ave, Millbrook, NY 12545, États-Unis+1 845-677-5319


A Brattelboro VT 487 Marlboro Rd, West Brattleboro, VT 05301, États-Unis http://www.chelsearoyaldiner.com/


A Bennington VT 314 North St, Bennington, VT 05201, États-Unis+1 802-442-5140


A Burlington VT 189 Bank St, Burlington, VT 05401, États-Unis+1 802-497-1668 http://www.cortijovt.com/

http://www.roadsideonline.com/ https://www.facebook.com/RoadsideOnline
Sachant que la Nouvelle Angleterre connait la plus grande concentration des Etats Unis de ce type d’établissements de restauration typiquement américain, il ne m’en a pas fallu plus pour essayer d’inclure ceux-ci dans mon road book et d’y consacrer un peu de temps et dans les préparatifs et dans leur visite.
Il en existe même qui sont inscrits « landsmark registred » (classé aux monuments historiques).
Donc voici un post spécifique à ceux visités durant notre périple.
Pour ceux qui veulent faire des connaissances et échanger avec les américains c’est un lieu de prédilection, les propriétaires, employés, ou clients sont toujours prêt a entamer la conversation, ou à parler de leur établissement.
Carte d'une partie d'entre eux en Nouvelle Angleterre

Première rencontre dans le city market de Philly

L’intérieur d'un diner sans charme extérieur à Princeton NJ

Premier Diner rencontré par hasard MillBrook NY 3266 Franklin Ave, Millbrook, NY 12545, États-Unis+1 845-677-5319


A Brattelboro VT 487 Marlboro Rd, West Brattleboro, VT 05301, États-Unis http://www.chelsearoyaldiner.com/


A Bennington VT 314 North St, Bennington, VT 05201, États-Unis+1 802-442-5140


A Burlington VT 189 Bank St, Burlington, VT 05401, États-Unis+1 802-497-1668 http://www.cortijovt.com/

Hello tout le monde,
Je vais probablement bientôt partir à NY pour plusieurs semaines et je suis en pleine recherche d'un studio sur airbnb. J'y vais avant tout pour le boulot mais j'ai également envie de bouger bcp, faire des activités, sortir le soir dans les bars, suivre des cours de langues, me ballader, etc. Pour l'instant l'Upper East Side a ma préférence car il se situe près de central park et n'est pas trop loin du centre, tout en étant calme. Le côté bourgeois du quartier me plaît assez. Sur Google Maps, je le trouve sympa (avec Chelsea, UWS, Greenwich et Times Square) Mais est-ce qu'il y a quand même des restos, des bars, des trucs à faire ? J'ai lu que c'était surtout résidentiel. Mais je compte bien bouger le soir ! Alors qu'est ce que vous pensez de l'upper east side pour un voyage de plusieurs semaines, mi business, mi sorties/activités.
Merci pour vos réponses,
Sébastien.
Je vais probablement bientôt partir à NY pour plusieurs semaines et je suis en pleine recherche d'un studio sur airbnb. J'y vais avant tout pour le boulot mais j'ai également envie de bouger bcp, faire des activités, sortir le soir dans les bars, suivre des cours de langues, me ballader, etc. Pour l'instant l'Upper East Side a ma préférence car il se situe près de central park et n'est pas trop loin du centre, tout en étant calme. Le côté bourgeois du quartier me plaît assez. Sur Google Maps, je le trouve sympa (avec Chelsea, UWS, Greenwich et Times Square) Mais est-ce qu'il y a quand même des restos, des bars, des trucs à faire ? J'ai lu que c'était surtout résidentiel. Mais je compte bien bouger le soir ! Alors qu'est ce que vous pensez de l'upper east side pour un voyage de plusieurs semaines, mi business, mi sorties/activités.
Merci pour vos réponses,
Sébastien.
bonjour,
on a decide de partir a orlando ( walt-disney) de montreal a orlando mais en auto , on a deux enfants (4ans et 8ans).je voudrai savoir vos commentaires, par qu'elle route la 95 ou la 81.
on a prevus de s'arreter pour deux nuits alors qu'elles sont les villes ou on doit s'arretter pour couper le chemin genre 1000km et 1000km et 300km a peut pres .
j'attends vos comentaires . sans oublier les endroits a ne pas ratter.
merci 🙂
Bonjour, alors voilà je me lance. Nous sommes une famille de 5 personnes ( papa 33ans , maman (moi, 30ans ), Léa 11ans, Lucas 9ans et Noé 6ans. Cette année, on fêtera nos 10 ans de mariage, pour fêter cela, on a décidé de renouveler nos voeux à Las Vegas avec les enfants. Et on en profitera pour faire un road trip.
Après avoir fait de nombreuses recherches sur le net, j'ai établi un planning. Pour le moment, j'hésite à partir du 25 juin 2018 au 14 juillet 2018 (19 jours) ou alors du 10 août 2018 au 28 août 2018 (18 jours). Dates choisies par rapport au prix des billets d'avion.
Voici l'itinéraire prévue :
J1 : Départ Paris / Los Angeles, nuit à l’hôtel (Hollywood premiere hotel)
J2 : Visite Los Angeles : Hollywood Boulevard, Beverly Hills , Coucher du soleil au Griffith Observatory, nuit à l’hôtel
J3 : Journée à Universal Studio, nuit à l’hôtel
J4 : Visite de Los Angeles : Venice Beach et Santa Monica, nuit à l’hôtel
J5 : Los Angeles -> Joshua Tree -> Kingman, nuit à l’hotel (Tri state inn)
J6 : Kingman -> Oatman -> Seligman-> Grand Canyon, nuit en camping ( Mather campground)
J7 : Lever du soleil Grand Canyon -> Horseshoe Bend -> Barrage de Glenn Canyon -> Wahweap Overlook -> Lone Rock Beach, nuit au camping (wahweap rv & campground)
J8 : Camping -> Lower Antelope Canyon -> Navajo National Monument ->
Monument Valley, nuit au camping ( goulding campground)
J9 : Monument Valley -> Mexican Hat -> Bluff -> Brice Valley, nuit en
camping dans un tipi ( Ruby's rv park & campground)
J10 : Brice Valley-> Las Vegas, nuit à l'hôtel ( Hotel Stratosphere)
J11 : Visite de Las Vegas + Renouvellement de Voeux
J12 : Barrage Hoover + Visite de Las Vegas
J13 : Las Vegas -> Death Valley (Badwater, Devil’s golf course, Artist palette, Zabriskie Point, Dante view -> Lone Pine, nuit à l’hôtel , (best western)
J14 : Lone Pine -> Point de vue Mono Lake -> Bodie -> Tuolomne Meadows (Soda Springs and Parsons Lodge) -> Point de vue Lac Tenaya -> point de vue Olmstead view -> Mirror Lake, nuit en camping (?)
J15 : 4 mile trail -> Glacier point -> panorama trail-> retour a la voiture
J16 : Yosemite Valley -> Mariposa Groove -> San Francisco, (Balmy Alley, Twin Peaks), nuit à l’hôtel ( Europa hotel & hostel)
J17 : San Francisco (Japanese Tea Garden, Haight Ashbury, Point de vue GGB, Pier 39, visite d’alcatraz), nuit à l’hotel
J18 : San Francisco -> Aéroport Oakland / Paris CDG
Voilà ce qui est prévue. Si on part en juin juillet, je souhaiterai rajouter un journée entre j9 et j10 mais je ne sais pas où aller. On arrivera à Paris avec notre voiture qu'on laissera au parking Hollyday's Park. Je pense louer un hyundai sante fe ou similaire chez hertz a Los Angeles et rendre la voiture à San Francisco. Ce sera notre premier voyage en dehors de la France. Ce sera aussi la première fois que nous prendrons l'avion. Je prendrai en compte tous les conseils que vous me donnerai J'aimerai avoir votre avis sur l'itinéraire, ce qu'on doit à faire ou ne pas faire. Que mettre ou ne pas mettre dans la valise. Est ce qu'on prend le nécessaire camping ou on achète sur place.
J'espère que vous pourrez m'aider.
A bientôt 🙂
Après avoir fait de nombreuses recherches sur le net, j'ai établi un planning. Pour le moment, j'hésite à partir du 25 juin 2018 au 14 juillet 2018 (19 jours) ou alors du 10 août 2018 au 28 août 2018 (18 jours). Dates choisies par rapport au prix des billets d'avion.
Voici l'itinéraire prévue :
J1 : Départ Paris / Los Angeles, nuit à l’hôtel (Hollywood premiere hotel)
J2 : Visite Los Angeles : Hollywood Boulevard, Beverly Hills , Coucher du soleil au Griffith Observatory, nuit à l’hôtel
J3 : Journée à Universal Studio, nuit à l’hôtel
J4 : Visite de Los Angeles : Venice Beach et Santa Monica, nuit à l’hôtel
J5 : Los Angeles -> Joshua Tree -> Kingman, nuit à l’hotel (Tri state inn)
J6 : Kingman -> Oatman -> Seligman-> Grand Canyon, nuit en camping ( Mather campground)
J7 : Lever du soleil Grand Canyon -> Horseshoe Bend -> Barrage de Glenn Canyon -> Wahweap Overlook -> Lone Rock Beach, nuit au camping (wahweap rv & campground)
J8 : Camping -> Lower Antelope Canyon -> Navajo National Monument ->
Monument Valley, nuit au camping ( goulding campground)
J9 : Monument Valley -> Mexican Hat -> Bluff -> Brice Valley, nuit en
camping dans un tipi ( Ruby's rv park & campground)
J10 : Brice Valley-> Las Vegas, nuit à l'hôtel ( Hotel Stratosphere)
J11 : Visite de Las Vegas + Renouvellement de Voeux
J12 : Barrage Hoover + Visite de Las Vegas
J13 : Las Vegas -> Death Valley (Badwater, Devil’s golf course, Artist palette, Zabriskie Point, Dante view -> Lone Pine, nuit à l’hôtel , (best western)
J14 : Lone Pine -> Point de vue Mono Lake -> Bodie -> Tuolomne Meadows (Soda Springs and Parsons Lodge) -> Point de vue Lac Tenaya -> point de vue Olmstead view -> Mirror Lake, nuit en camping (?)
J15 : 4 mile trail -> Glacier point -> panorama trail-> retour a la voiture
J16 : Yosemite Valley -> Mariposa Groove -> San Francisco, (Balmy Alley, Twin Peaks), nuit à l’hôtel ( Europa hotel & hostel)
J17 : San Francisco (Japanese Tea Garden, Haight Ashbury, Point de vue GGB, Pier 39, visite d’alcatraz), nuit à l’hotel
J18 : San Francisco -> Aéroport Oakland / Paris CDG
Voilà ce qui est prévue. Si on part en juin juillet, je souhaiterai rajouter un journée entre j9 et j10 mais je ne sais pas où aller. On arrivera à Paris avec notre voiture qu'on laissera au parking Hollyday's Park. Je pense louer un hyundai sante fe ou similaire chez hertz a Los Angeles et rendre la voiture à San Francisco. Ce sera notre premier voyage en dehors de la France. Ce sera aussi la première fois que nous prendrons l'avion. Je prendrai en compte tous les conseils que vous me donnerai J'aimerai avoir votre avis sur l'itinéraire, ce qu'on doit à faire ou ne pas faire. Que mettre ou ne pas mettre dans la valise. Est ce qu'on prend le nécessaire camping ou on achète sur place.
J'espère que vous pourrez m'aider.
A bientôt 🙂
Bonjour,
Je continue toujours mes préparatifs et mon planning pour mon circuit dans l'ouest des Etats-unis du 24.03.14 au 10.04.14.
Sachant que je rends 2 jours avant la voiture de location à las Vegas car pour la fin on n'en aura pas besoin pour rester à las vegas. Nous logerons à l'hôtel TREASURE ISALAND à L.V sur le strip. Nous n'avons pas fait de réservations pour le transfert de l'hôtel à l'aéroport.
J'aimerais savoir s'il y a des navettes ou bus qui partent de l'aéroport vers les hôtels du strip L.V. Car nous rendont la voiture à l'aéroport avant 14h et nous reviendrons après à l'hôtel là on aura pas les valises. Et pour le départ définitif le matin de l'hôtel treasure island vers l'aéroport de vegas on décolle à 10h15. Si c'est possible m'indiquer comment faire, si c'est abordable pour le prix je pense moins cher que le taxi.
S'il n'hésite pas de ligne directe par bus on prendra un taxi, s'il vous savez combien sa coûte environ un trajet pour 2 personnes.
Pour 2 jours à Las Vegas sachant que l'on va visiter tout les hôtels qui a des bons plans pour restos, activités, sorties, visites à pieds.
Merci pour vos réponses.
Bonjour à tous !
Alors voilà j'ai 18 ans , et je suis actuellement en terminal L .
Une fois mon bac en poche , j'aimerais partir aux USA ( la ville m'importe peu , bien que j'ai quelques préférences ) , pour bien entendue améliorer grandement mon anglais , et aussi pour faire un break !
Après quelques recherche , j'ai trouvé par exemple a peu près ça : 9 mois à San Fransico , logé dans une famille et 28 heures de cours par semaine. Le tout pour a peu près 10 000 euros
http://www.ef.com.fr/aya/programmes/language-programmes/general/
Voici le lien du site !
Je crois que le plus gros problème c'est mes parents ! Comment leur dire que je ne veux pas faire des études ou un métier tout de suite après le bac ? Et l'argent aussi ?
Bref j'espère que vous allez me donner quelques conseils , astuces etc...
Merci à tous ! 🙂
Alors voilà j'ai 18 ans , et je suis actuellement en terminal L .
Une fois mon bac en poche , j'aimerais partir aux USA ( la ville m'importe peu , bien que j'ai quelques préférences ) , pour bien entendue améliorer grandement mon anglais , et aussi pour faire un break !
Après quelques recherche , j'ai trouvé par exemple a peu près ça : 9 mois à San Fransico , logé dans une famille et 28 heures de cours par semaine. Le tout pour a peu près 10 000 euros
http://www.ef.com.fr/aya/programmes/language-programmes/general/
Voici le lien du site !
Je crois que le plus gros problème c'est mes parents ! Comment leur dire que je ne veux pas faire des études ou un métier tout de suite après le bac ? Et l'argent aussi ?
Bref j'espère que vous allez me donner quelques conseils , astuces etc...
Merci à tous ! 🙂
Bonjour , j'aimerais partir avec EF en direction de Santa Barbara . Pas besoin desce cacher que le prix est assez élévé . J'ai lu plusieurs critiques qui m'ont fait douter de cet organisme et vite perdre l'enthousiasme que j'avais en regardant leurs brochures . J'aimerais donc avoir les avis des personne qui sont partis a Santa Barbara avec EF .
Ps ( J'ai 16 ans donc j'aimerais avoir des avis de tout le monde mais surtout des mineurs comme moi qui sont partit labas )
merci d'avance.
Bonsoir tout le monde !
Je devais partir en janvier 2013 pour une durée de six mois avec une amie a San Francisco, mais me rendant compte de la somme enorme qu'il me fait Je préfère si possible partir cette été pendant une durée de trois mois.... seule. Evidement j'y vais pour parfaire mon anglais qui est trés trés médiocre j'espere que le séjour m'aidera.
J'ai pas mal peur je dois l'avouer, je me demande si vous aussi vous avez deja fait ce genre de voyage seul, si vous vous etes fait des amis facilement et rapidement avec qui bouger les WE et meme la semaine aprés les cours. Si arrivé a l'aéroport c'est "facile" de pouvoir se déplacer sans pour autant parler parfaitement l'anglais.
Et j'aimerai savoir aussi a combien revient un vol A/R sans escale... dj'ai regardé sur go voyage mais rien trouvé.
Si vous avez des adresses, astuces etc n'hesitez pas ! Oh et je suis à l'école st gilles normalement, il faut que je refasse mon inscription en éspèrant que le nombre de places ne soit pas epuisé.
Merci d'avance :) !
Je devais partir en janvier 2013 pour une durée de six mois avec une amie a San Francisco, mais me rendant compte de la somme enorme qu'il me fait Je préfère si possible partir cette été pendant une durée de trois mois.... seule. Evidement j'y vais pour parfaire mon anglais qui est trés trés médiocre j'espere que le séjour m'aidera.
J'ai pas mal peur je dois l'avouer, je me demande si vous aussi vous avez deja fait ce genre de voyage seul, si vous vous etes fait des amis facilement et rapidement avec qui bouger les WE et meme la semaine aprés les cours. Si arrivé a l'aéroport c'est "facile" de pouvoir se déplacer sans pour autant parler parfaitement l'anglais.
Et j'aimerai savoir aussi a combien revient un vol A/R sans escale... dj'ai regardé sur go voyage mais rien trouvé.
Si vous avez des adresses, astuces etc n'hesitez pas ! Oh et je suis à l'école st gilles normalement, il faut que je refasse mon inscription en éspèrant que le nombre de places ne soit pas epuisé.
Merci d'avance :) !
Bonjour,
Nous désirons parcourir la côte Ouest américaine durant 2 semaines, en juillet 2012, avec nos 2 enfants de 2 et 5 ans. Auriez-vous vous des suggestions quand aux attraits principaux à visiter lors de ce séjour? Je pensais visiter 2-3 jours la ville de San Francisco qui est apparemment sublime. Ensuite, en descendant la côte, il y a un aquarium qui est aussi à voir. Rendu à Los Angeles, je ne voulais pas trop m'y attarder (1-2 jours), simplement pour voir les endroits importants comme Hollywood boulevard, Beverlhy hills, Hollywood walk of fame, Kodak theater, etc. Et finalement, je souhaitais arrêter 1 journée sur une plage entre Los Angeles et San diego et terminer le tout à San diego pour visiter le zoo et Legoland.
Aussi, croyez-vous que 2 semaines sont amplement suffisant pour faire ce voyage, et ce, sans constamment courrir ou faire de la voiture? Autre question, j'ai lu quelque part qu'il ne serait pas utile de louer une voiture à San Francisco. Est-ce vrai, car nous pourrions économiser sur le budget. Et finalement, si vous avez des propositions pour des hôtels, je les prendrais volontier.
Merci à l'avance pour ceux et celles qui prendront le temps de me répondre... Mélodie :o)
Nous désirons parcourir la côte Ouest américaine durant 2 semaines, en juillet 2012, avec nos 2 enfants de 2 et 5 ans. Auriez-vous vous des suggestions quand aux attraits principaux à visiter lors de ce séjour? Je pensais visiter 2-3 jours la ville de San Francisco qui est apparemment sublime. Ensuite, en descendant la côte, il y a un aquarium qui est aussi à voir. Rendu à Los Angeles, je ne voulais pas trop m'y attarder (1-2 jours), simplement pour voir les endroits importants comme Hollywood boulevard, Beverlhy hills, Hollywood walk of fame, Kodak theater, etc. Et finalement, je souhaitais arrêter 1 journée sur une plage entre Los Angeles et San diego et terminer le tout à San diego pour visiter le zoo et Legoland.
Aussi, croyez-vous que 2 semaines sont amplement suffisant pour faire ce voyage, et ce, sans constamment courrir ou faire de la voiture? Autre question, j'ai lu quelque part qu'il ne serait pas utile de louer une voiture à San Francisco. Est-ce vrai, car nous pourrions économiser sur le budget. Et finalement, si vous avez des propositions pour des hôtels, je les prendrais volontier.
Merci à l'avance pour ceux et celles qui prendront le temps de me répondre... Mélodie :o)
Hello les amis voyageurs !
J'ai enfin effectué toutes les réservations pour mon circuit "West Usa". Je part tout seul, comme un grand 😎. Mais j'ai encore quelques questions malgré tout: 1) Commençons par le commencement, tout d'abord, est-ce qu'il possible de se doucher à Charles de Gaule ?
2) A mon arrivé à Philadelphia j'ai une escale de 6h45min avant de repartir a San Francisco, est ce qu'on peut bien s'occuper dans cette aeroport ? où sinon je peux faire un petit tour vite fait dans la ville ? D'après ce que j'ai vu sur Google Map l’aéroport n'est pas très loin de la ville.
3) J'arrive a 23h54 a SFO, et de là je dois me rendre au centre ville ( près de la Little Italy ). Est ce qu'à mon heure d'arrivée, il est facile de trouver un moyen de transport ( autre que le taxi ) ? Si oui à Quel prix environ ?
4) Comme je suis jeun(22ans) et que je voyage seul, je pensais a aller dans des auberges de jeunesses, qu'en pensez vous ? Au départ je voulais prendre des hôtels mais un ami qui a été dans une auberge Miami, ma fortement conseillé d'opter pour cette option. Et question budget je gagne 285€ en prenant des auberges. Généralement il est y a une bonne ambiance dans ce type d'hébergement j'ai cru comprendre non ?
5) Concernant le nightlife là bas, je n'aurais pas de soucis vu que j'ai plus 21ans, mise à part cette règle, dois-je connaitre autre chose ( style vestimentaire, prix boisson etc etc... ) ?
6) A LA, est ce que c'est intéressant de visiter les alentours, comme par exemple, Pasadena, Westwood, Long Beach, surtout Joshua Tree etc... ? PS: Bon je sais que je vais me faire haïr par tous les puristes mais je tiens à le préciser quand même 😛, attention.............................. : je n'aurais pas de voiture sur place.
7) Des avis sur Greyhound, pour le trajet SF à LA ( la route, les paysages, les passagers d'une façon générale ) ?
8) A San Francisco, il est facile de faire une visite à l'université de Stanford, avec les transport en commun. Berkeley est pas loin d'après mes recherche à 30min tram, mais Stanford qui est plus impressionant est plus loin 🏴☠️
9) C'est vrai que le café est dégueulasse là bas ?
10) C'est possible d'aller a l'endroit de ma photo de profil pour prendre des photos ? ( la vue est splendide ! ), toujours avec les photos, un endroit pas trop difficile d'accès pour avoir le Hollywood Sign en photo ?
Voilà merci d'avoir consacrer un peu de temps,
J'ai enfin effectué toutes les réservations pour mon circuit "West Usa". Je part tout seul, comme un grand 😎. Mais j'ai encore quelques questions malgré tout: 1) Commençons par le commencement, tout d'abord, est-ce qu'il possible de se doucher à Charles de Gaule ?
2) A mon arrivé à Philadelphia j'ai une escale de 6h45min avant de repartir a San Francisco, est ce qu'on peut bien s'occuper dans cette aeroport ? où sinon je peux faire un petit tour vite fait dans la ville ? D'après ce que j'ai vu sur Google Map l’aéroport n'est pas très loin de la ville.
3) J'arrive a 23h54 a SFO, et de là je dois me rendre au centre ville ( près de la Little Italy ). Est ce qu'à mon heure d'arrivée, il est facile de trouver un moyen de transport ( autre que le taxi ) ? Si oui à Quel prix environ ?
4) Comme je suis jeun(22ans) et que je voyage seul, je pensais a aller dans des auberges de jeunesses, qu'en pensez vous ? Au départ je voulais prendre des hôtels mais un ami qui a été dans une auberge Miami, ma fortement conseillé d'opter pour cette option. Et question budget je gagne 285€ en prenant des auberges. Généralement il est y a une bonne ambiance dans ce type d'hébergement j'ai cru comprendre non ?
5) Concernant le nightlife là bas, je n'aurais pas de soucis vu que j'ai plus 21ans, mise à part cette règle, dois-je connaitre autre chose ( style vestimentaire, prix boisson etc etc... ) ?
6) A LA, est ce que c'est intéressant de visiter les alentours, comme par exemple, Pasadena, Westwood, Long Beach, surtout Joshua Tree etc... ? PS: Bon je sais que je vais me faire haïr par tous les puristes mais je tiens à le préciser quand même 😛, attention.............................. : je n'aurais pas de voiture sur place.
7) Des avis sur Greyhound, pour le trajet SF à LA ( la route, les paysages, les passagers d'une façon générale ) ?
8) A San Francisco, il est facile de faire une visite à l'université de Stanford, avec les transport en commun. Berkeley est pas loin d'après mes recherche à 30min tram, mais Stanford qui est plus impressionant est plus loin 🏴☠️
9) C'est vrai que le café est dégueulasse là bas ?
10) C'est possible d'aller a l'endroit de ma photo de profil pour prendre des photos ? ( la vue est splendide ! ), toujours avec les photos, un endroit pas trop difficile d'accès pour avoir le Hollywood Sign en photo ?
Voilà merci d'avoir consacrer un peu de temps,
Bonjour,
Nous découvrirons l'Ouest américain pour 24 jours à partir du 21 juillet 2009. Voyage famillial (Enfants 6, 5 et 10 ans). Nous voyagons d'habitude en camping ou chambre d'hôte (en Europe). C'est le premier grand voyage que l'on fait avec les enfants en dehors de l'Europe.
On atterit le 31/7 à San Francisco vers 19H30. On compte rester 3 nuits 2 journées completes sur place.
Mes questions: conseillez-vous de louer une voiture directement à l'aéroport le soir de notre arrivée pour être totalement mobile dans SFO, ou bien uniquement pour quitter SFO 2 jours ? On économiserait 2 jours de location et sans doute un peu de sueur à découvrir une ville par la voiture, le soir de notre arrivée (décallage horaire etc....)transport en commun très facile et économique pour visiter SFO ?Quel serait le meilleur endroit pour loger ? Pas trop excentré mais suffisament calme. Avez-vous des bonnes adresses à partager ? J'ai trouvé des hotels près de l'aéroport, mais bof bof....
en vous remerciant
Thomas
Nous découvrirons l'Ouest américain pour 24 jours à partir du 21 juillet 2009. Voyage famillial (Enfants 6, 5 et 10 ans). Nous voyagons d'habitude en camping ou chambre d'hôte (en Europe). C'est le premier grand voyage que l'on fait avec les enfants en dehors de l'Europe.
On atterit le 31/7 à San Francisco vers 19H30. On compte rester 3 nuits 2 journées completes sur place.
Mes questions: conseillez-vous de louer une voiture directement à l'aéroport le soir de notre arrivée pour être totalement mobile dans SFO, ou bien uniquement pour quitter SFO 2 jours ? On économiserait 2 jours de location et sans doute un peu de sueur à découvrir une ville par la voiture, le soir de notre arrivée (décallage horaire etc....)transport en commun très facile et économique pour visiter SFO ?Quel serait le meilleur endroit pour loger ? Pas trop excentré mais suffisament calme. Avez-vous des bonnes adresses à partager ? J'ai trouvé des hotels près de l'aéroport, mais bof bof....
en vous remerciant
Thomas
Bonjour,
Je demande donc cela sur un nouveau sujet. Nous partons en septembre aux Etats-unis et nous passerons 3 ou 4 jours à Yosemite. Fans du rafting, nous aimerions en pratiquer sur place.
J'aimerais donc savoir si cela est possible en septembre d'une part; et si quelqu'un en a déjà pratiquer là bas et pouvait me donner son retour... Si quelqu'un connait également où se situent les départs, et eventuellement quelle(s) société(s) solliciter. Ce serait pour une descente d'une demi journée voire une journée.
Sur internet, j'ai plus trouver des sites de sociétés de raft que des infos sur le rafting dans cette région. Peut etre ai-je mal chercher.
Merci d'avance
Je demande donc cela sur un nouveau sujet. Nous partons en septembre aux Etats-unis et nous passerons 3 ou 4 jours à Yosemite. Fans du rafting, nous aimerions en pratiquer sur place.
J'aimerais donc savoir si cela est possible en septembre d'une part; et si quelqu'un en a déjà pratiquer là bas et pouvait me donner son retour... Si quelqu'un connait également où se situent les départs, et eventuellement quelle(s) société(s) solliciter. Ce serait pour une descente d'une demi journée voire une journée.
Sur internet, j'ai plus trouver des sites de sociétés de raft que des infos sur le rafting dans cette région. Peut etre ai-je mal chercher.
Merci d'avance
Bonjour à tous, tout d'abord j'aimerais remercier toutes les personnes qui prennent la peine de répondre aux questions, je commence peu à peu à m'impliquer aussi et j'espère pouvoir répondre plus souvent à vos questions après avoir voyager un peu plus!
J'ai chercher un peu sur le forum les diverses activités à faire à Las Vegas et aux alentours. J'ai un billet aller-retour du 18 au 25 janvier 2010 pour LAS. Maintenant, arrivée là-bas, j'ai envisagé plusieurs itinéraires possibles et j'aimerais avoir votre avis pour pouvoir les compléter ou me proposer la meilleure solution. Vu la courte durée de mon séjour, je comprends que je ne puisses pas tout faire!
Possibilité #1 - Arrivée sur place, coucher 2 nuits au South Point - Louer une voiture pour 2 jours - Une nuit à Los Angeles - Une nuit à San Diego - Retour à Las Vegas Choix d'un National Park pour une journée et nuit possible : Death Valley? Grand Canyon? Zion? Est-ce une meilleure idée de louer une voiture pour y aller ou est-ce mieux de partir en Autocar du genre «Tour organisé»?
Possibilité #2 - Arrivée sur place, coucher 1 ou 2 nuits au South Point - Réserver un ticket de bus pour GreyHound et partir soit pour Los Angeles ou SF. - 2 Nuits dans la ville choisie (vos suggestions? près de la plage?) - Retour à Las Vegas pour une activité du genre partir en avion et passer la nuit au Grand Canyon (est-ce que ça en vaut la peine?)
Dites-moi ce que vous en pensez! Propositions!?
Merci!
J'ai chercher un peu sur le forum les diverses activités à faire à Las Vegas et aux alentours. J'ai un billet aller-retour du 18 au 25 janvier 2010 pour LAS. Maintenant, arrivée là-bas, j'ai envisagé plusieurs itinéraires possibles et j'aimerais avoir votre avis pour pouvoir les compléter ou me proposer la meilleure solution. Vu la courte durée de mon séjour, je comprends que je ne puisses pas tout faire!
Possibilité #1 - Arrivée sur place, coucher 2 nuits au South Point - Louer une voiture pour 2 jours - Une nuit à Los Angeles - Une nuit à San Diego - Retour à Las Vegas Choix d'un National Park pour une journée et nuit possible : Death Valley? Grand Canyon? Zion? Est-ce une meilleure idée de louer une voiture pour y aller ou est-ce mieux de partir en Autocar du genre «Tour organisé»?
Possibilité #2 - Arrivée sur place, coucher 1 ou 2 nuits au South Point - Réserver un ticket de bus pour GreyHound et partir soit pour Los Angeles ou SF. - 2 Nuits dans la ville choisie (vos suggestions? près de la plage?) - Retour à Las Vegas pour une activité du genre partir en avion et passer la nuit au Grand Canyon (est-ce que ça en vaut la peine?)
Dites-moi ce que vous en pensez! Propositions!?
Merci!
Bonjour!
Dans une semaine je partirai une semaine en voyage, soit 5 jours à Chicago et 2 jours à Milwaukee.
Je n'ai pas encore travailler sur mon itinéraire même que j'ai réservé mon vol de retour seulement hier! 🤪
Je me demandais si vous pouviez me partager vos coups de coeurs/incontournables dans l'une ou l'autre des villes, ce qui est à ne pas manquer ou encore une proposition d'itinéraire. Comme par exemple, qu'est ce que je peux combiner dans la même journée pour maximiser mon temps? Exemple, en une journée je pourrais faire Art Institute et Aquarium et une autre un tour de Bateau et Hancock Tower (exemples pris aux hasard).
Pour Chicago j'ai en tête de visiter le Hancock ou le Sears Tower (laquelle me recommandez-vous?) Art Institute Aquarium Tour de ville en bateau. J'ai entendu dire qu'il y a des tours de ville en bateau, dont le SEADOG qui serait un tour en speedboat. Ou encore est-ce que le tour de bateau de visite touristique soit le "Chicago architecture foundation river cruise". Préférable au speedboat selon vous? - Promenade près des grands lacs
Quoi d'autre?
Je me demande si ça vaut la peine de faire tour de bus "Hop on Hop Off." Je l'avais fais à San Francisco car j'y était pour seulement 2 jour donc c'était la seule façon efficace de faire un tour de ville mais là comme je suis 5 jours à Chicago je me demande si ça peut valoir la peine.
Pour nous déplacer nous comptons le faire en autobus et metro. Serait-il plus avantageux de prendre une passe de transports pour 1 semaine?
Pour Milwaukee ça je ne sais trop quoi visiter, on y va surtout car mon conjoint rejoint un ami là bas. J'ai entendu dire qu'il y avait un Biodôme 3 fois gros comme celui de Montréal qui peut être chouette à visiter et sinon plusieurs brasseries. ;)
Notez que je suis aussi preneuse pour des propositions de restos pour bien manger! :) Même chose pour les sorties à faire le soir/spectacles à voir.
MERCI!!!
Dans une semaine je partirai une semaine en voyage, soit 5 jours à Chicago et 2 jours à Milwaukee.
Je n'ai pas encore travailler sur mon itinéraire même que j'ai réservé mon vol de retour seulement hier! 🤪
Je me demandais si vous pouviez me partager vos coups de coeurs/incontournables dans l'une ou l'autre des villes, ce qui est à ne pas manquer ou encore une proposition d'itinéraire. Comme par exemple, qu'est ce que je peux combiner dans la même journée pour maximiser mon temps? Exemple, en une journée je pourrais faire Art Institute et Aquarium et une autre un tour de Bateau et Hancock Tower (exemples pris aux hasard).
Pour Chicago j'ai en tête de visiter le Hancock ou le Sears Tower (laquelle me recommandez-vous?) Art Institute Aquarium Tour de ville en bateau. J'ai entendu dire qu'il y a des tours de ville en bateau, dont le SEADOG qui serait un tour en speedboat. Ou encore est-ce que le tour de bateau de visite touristique soit le "Chicago architecture foundation river cruise". Préférable au speedboat selon vous? - Promenade près des grands lacs
Quoi d'autre?
Je me demande si ça vaut la peine de faire tour de bus "Hop on Hop Off." Je l'avais fais à San Francisco car j'y était pour seulement 2 jour donc c'était la seule façon efficace de faire un tour de ville mais là comme je suis 5 jours à Chicago je me demande si ça peut valoir la peine.
Pour nous déplacer nous comptons le faire en autobus et metro. Serait-il plus avantageux de prendre une passe de transports pour 1 semaine?
Pour Milwaukee ça je ne sais trop quoi visiter, on y va surtout car mon conjoint rejoint un ami là bas. J'ai entendu dire qu'il y avait un Biodôme 3 fois gros comme celui de Montréal qui peut être chouette à visiter et sinon plusieurs brasseries. ;)
Notez que je suis aussi preneuse pour des propositions de restos pour bien manger! :) Même chose pour les sorties à faire le soir/spectacles à voir.
MERCI!!!










