Bonjour tous!
Le 4 mai 2006, moi et mon copain partons pour l'Autriche. Nous allons à Innsbruck, ensuite Salzburg, Vienne et finissons avec Nuremberg (Allemagne). Nous avons besoin de votre aide à savoir si quelqu'un a déjà visité ces coins et a fait de belles découvertes, ex: petit village qui vaut le détour, visite d'un lieu qui n'est pas très ''commercialisé'' mais qui en vaut la peine... N'importe quoi en fait nous aiderais! Racontez nous vos belles visites!!!
Merci d'avance! Ju 😊
Bonjour
je pars a vienne au mois de mai 2013
je voudrais voir un opéra
mais les places sont hors de prix
y aurait il des tuyaux pour trouver des places moins cher
Bizoo
Bonjour à Tous,
Je compte partir fin octobre 12 jours en Autriche et j'aimerai avoir un exemple d'itinéraire ainsi qu'une liste de sites à NE SURTOUT PAS MANQUER !!!! Sachant que je ne suis pas très musées mais plus paysage et beaux monuments
Je remercie par avance tout ceux qui pourront m'apporter leur lumière....
Bonsoir à toutes et tous,
Le temps de reprendre mes notes, de trier les photos et voilà le CR de la croisière fluviale que nous venons de faire sur le Danube sous un temps correct, un peu de pluie, beaucoup même le jour du passage des Portes de fer et puis ciel bleu et soleil. Nous sommes satisfaits de cette croisière tant par les visites et excursions que par la vie à bord. Le bateau : VIVALDI - 5 ancres - 176 passagers à bord, autant dire que l'on ne se bouscule pas. Notre cabine, 349 sur le pont supérieur, spacieuse, bien agencée, claire avec une grand baie vitrée, rangements largement suffisants, Salle de douche pas très grande mais suffisante aussi. Déco classique et de bon aloi. Etant à l'arrière du bateau, nous avions craint le bruit : tout au plus un léger ronronnement qui nous a bercés. A côté de notre cabine, joli petit salon avec terrasse, salon pianorama avec musique le soir, mais en Septembre c'était déjà terminé ! Grand salon et salle à manger, belle déco moderne et colorée pour les salons. Les repas, rien à redire, cuisine excellente qui se met au diapason des régions traversées. Petit-déjeuner buffet, des buffets variés et abondants. Pour le Déjeuner et le Dîner, repas servis à table : assiettes copieuses et bien dressées servies par un personnel souriant et attentif. 2 bémols cependant : la wi-fi annoncée n'était pas au rendez-vous, nous n'avons pu nous connecter qu'à 3 reprises !!! l'animation moyenne, exception faite de Lazlo, le pianiste qui nous a enchantés. Les excursions : très bien organisées, avec des guides locaux, nous avons pu ainsi avoir une large idée des 7 pays que nous avons traversés. Très bonne ambiance à bord entre les passagers, ambiance sympathique et chaleureuse.
JOUR 1. Vol airpost au départ de Paris via Strasbourg où nous le prenons, bon, c'est un charter, boeing 737/700, mais pour 2h20 de vol, ça va. Alors que nous attérrissons à Constanta, nous voyons sur le tarmac nombre d'hélicoptères et d'avions de transport US Air Force, nous apprenons que l'aéroport Mihail Kogalniceanu est aussi une base de l'OTAN et à vol d'oiseaux, l'Ukraine n'est pas loin !!! Les bâtiments sont en très mauvais état, même la tour de contrôle ! 3 bus, en bon état, eux, nous attendent pour le transfert à Tulcéa, à 120 kms de là, la guide est sympathique, nous faisons un arrêt à Mamgalia, elle veut nous montrer une station balnéaire de la Mer Noire. Nous nous restaurons et allons faire quelques pas au bord de l'eau...la plage est encombrée de vieilles planches, blocs de ciment de démolition et autres déchets et portant c'est, parait-il, une station chic !!! Bien sûr le pays est pauvre mais rien n'est fait pour en améliorer l'aspect, la suite de nos visites en Roumanie le confirmera. Nous arrivons à Tulcéa où nous attend le VIVALDI, nous sommes très bien accueillis par le Commissaire de bord et une partie de l'équipage. Rendez-vous au Grand salon pour le verre d'accueil et la présentation de l'équipage. Nous nous rendons ensuite à la Salle à manger, notre table est une table ronde de 6 personnes, dans un angle, au fond et près d'une large fenêtre. Nous faisons connaissance avec les autres convives, 2 dames suisses amies et un couple suisse, les 4 dans notre tranche d'âge et qui seront pour nous de très bons compagnons de voyage. Le diner terminé, c'est avec plaisir que nous regagnons notre cabine car nous sommes levés depuis ce matin 5 heures et la journée a été longue. Nous nous retrouverons demain pour la visite du Delta du Danube...
Le temps de reprendre mes notes, de trier les photos et voilà le CR de la croisière fluviale que nous venons de faire sur le Danube sous un temps correct, un peu de pluie, beaucoup même le jour du passage des Portes de fer et puis ciel bleu et soleil. Nous sommes satisfaits de cette croisière tant par les visites et excursions que par la vie à bord. Le bateau : VIVALDI - 5 ancres - 176 passagers à bord, autant dire que l'on ne se bouscule pas. Notre cabine, 349 sur le pont supérieur, spacieuse, bien agencée, claire avec une grand baie vitrée, rangements largement suffisants, Salle de douche pas très grande mais suffisante aussi. Déco classique et de bon aloi. Etant à l'arrière du bateau, nous avions craint le bruit : tout au plus un léger ronronnement qui nous a bercés. A côté de notre cabine, joli petit salon avec terrasse, salon pianorama avec musique le soir, mais en Septembre c'était déjà terminé ! Grand salon et salle à manger, belle déco moderne et colorée pour les salons. Les repas, rien à redire, cuisine excellente qui se met au diapason des régions traversées. Petit-déjeuner buffet, des buffets variés et abondants. Pour le Déjeuner et le Dîner, repas servis à table : assiettes copieuses et bien dressées servies par un personnel souriant et attentif. 2 bémols cependant : la wi-fi annoncée n'était pas au rendez-vous, nous n'avons pu nous connecter qu'à 3 reprises !!! l'animation moyenne, exception faite de Lazlo, le pianiste qui nous a enchantés. Les excursions : très bien organisées, avec des guides locaux, nous avons pu ainsi avoir une large idée des 7 pays que nous avons traversés. Très bonne ambiance à bord entre les passagers, ambiance sympathique et chaleureuse.
JOUR 1. Vol airpost au départ de Paris via Strasbourg où nous le prenons, bon, c'est un charter, boeing 737/700, mais pour 2h20 de vol, ça va. Alors que nous attérrissons à Constanta, nous voyons sur le tarmac nombre d'hélicoptères et d'avions de transport US Air Force, nous apprenons que l'aéroport Mihail Kogalniceanu est aussi une base de l'OTAN et à vol d'oiseaux, l'Ukraine n'est pas loin !!! Les bâtiments sont en très mauvais état, même la tour de contrôle ! 3 bus, en bon état, eux, nous attendent pour le transfert à Tulcéa, à 120 kms de là, la guide est sympathique, nous faisons un arrêt à Mamgalia, elle veut nous montrer une station balnéaire de la Mer Noire. Nous nous restaurons et allons faire quelques pas au bord de l'eau...la plage est encombrée de vieilles planches, blocs de ciment de démolition et autres déchets et portant c'est, parait-il, une station chic !!! Bien sûr le pays est pauvre mais rien n'est fait pour en améliorer l'aspect, la suite de nos visites en Roumanie le confirmera. Nous arrivons à Tulcéa où nous attend le VIVALDI, nous sommes très bien accueillis par le Commissaire de bord et une partie de l'équipage. Rendez-vous au Grand salon pour le verre d'accueil et la présentation de l'équipage. Nous nous rendons ensuite à la Salle à manger, notre table est une table ronde de 6 personnes, dans un angle, au fond et près d'une large fenêtre. Nous faisons connaissance avec les autres convives, 2 dames suisses amies et un couple suisse, les 4 dans notre tranche d'âge et qui seront pour nous de très bons compagnons de voyage. Le diner terminé, c'est avec plaisir que nous regagnons notre cabine car nous sommes levés depuis ce matin 5 heures et la journée a été longue. Nous nous retrouverons demain pour la visite du Delta du Danube...
Je cherche une destination pour mi février, 4 nuits sur place, une escapade en amoureux. Nous avons déjà fait Venise, Rome, Stockholm, Prague, Londres.
Que me conseillez vous ? de plus, nous souhaiterions trouver un hébergement avec du charme, cocooning, et surtout pas de grands hôtels.
Merci de m'aider à organiser notre escapade
Bonjour,
Je pars à Vienne 4 jours le week-end end prochain et je voulais savoir où voir un spectacle ou bal de valses de Vienne. J'ai regardé au Kuzsalon pour la musique de Johan Strauss et la danse mais peut être que vous avez d'autres idées ? Merci beaucoup par avance.
Je souhaite assister a un spectacle de l'Ecole d'Equitation Espagnole de Vienne. Je ne veux pas assister ni a un entrainement ni a une visite guidée.
Peux t'on me confirmer si la mention *Gala Performances* correspoond a un spctacle avec quadrille, pas de deux, etc, avec musique classique. Pour être relativement bien placée, quel budget faut'il prévoir.
Pour la visite du CHATEAU DE SCHONBRUNN peut on me dire si le "Classic Pass" correspond au *GRAND TOUR* avec audio guide et temps de visite à prévoir.
Merci pour tout.Je pars le 10 mai
Pour la visite du CHATEAU DE SCHONBRUNN peut on me dire si le "Classic Pass" correspond au *GRAND TOUR* avec audio guide et temps de visite à prévoir.
Merci pour tout.Je pars le 10 mai
Y-a-t-il parmi vous des gens qui ont assister à une démonstration de l'école espagnole de dressage de Vienne? Est- ce que ça vaut le coût pour des gens n'y connaissant rien au dressage? Ns sommes des gens curieux de nature et ns avons vu très souvent des reportages sur ces chevaux, merci
Bonsoir,
Je vais 4 jours à Vienne avec mon conjoint pdt les vacances de fin d'année. Je me suis renseignée sur la destination et je connais à peu près les monuments incontournables à voir. A part ca, je me tourne vers vous pour savoir s'il y'a aussi d'autres choses sympas à faire pendant cette période.
Merci pour vos infos 🙂
Je vais 4 jours à Vienne avec mon conjoint pdt les vacances de fin d'année. Je me suis renseignée sur la destination et je connais à peu près les monuments incontournables à voir. A part ca, je me tourne vers vous pour savoir s'il y'a aussi d'autres choses sympas à faire pendant cette période.
Merci pour vos infos 🙂
Bonjour,
Je voudrais passer quelques jours vers Vienne pendant ces vacances. Ne connaissant pas du tout ce pays j'aurais voulu savoir les endroits sympas à visiter dans Vienne et aux alentours de Vienne aussi car nous avons la voiture donc on peut facilement se déplacer. Merci beaucoup
Je voudrais passer quelques jours vers Vienne pendant ces vacances. Ne connaissant pas du tout ce pays j'aurais voulu savoir les endroits sympas à visiter dans Vienne et aux alentours de Vienne aussi car nous avons la voiture donc on peut facilement se déplacer. Merci beaucoup
Bonjour a tous,
Nous souhaitons effectuer un voyage de 3 jours en février, nous hésitons entre vienne et dublin
Pouvez vous nous éclaircir sur ce choix là
Merci de nous aider
Nous souhaitons effectuer un voyage de 3 jours en février, nous hésitons entre vienne et dublin
Pouvez vous nous éclaircir sur ce choix là
Merci de nous aider
bonjour à tous!!
Au mois d'août je pars 1 semaine en vacances à Vienne. Connaissant très peu la ville (Mozart, la sacher torte et le chocolat viennois), j'aimerais que l'on me donne des idées de choses à voir et à faire là-bas. Et autre question: est-ce faisable, en étant à Vienne, de partir visiter Prague pendant 1 journée, pour être de retour le soir même? Je vous remercie d'avance de vos conseils. 😉
Au mois d'août je pars 1 semaine en vacances à Vienne. Connaissant très peu la ville (Mozart, la sacher torte et le chocolat viennois), j'aimerais que l'on me donne des idées de choses à voir et à faire là-bas. Et autre question: est-ce faisable, en étant à Vienne, de partir visiter Prague pendant 1 journée, pour être de retour le soir même? Je vous remercie d'avance de vos conseils. 😉
Bonjour à tous. Voici le récit de mon dernier voyage qui s’est déroulé du 16 juillet au 4 aout 2016. Comme d’habitude, je suis partie en solo et en voiture car j’adore conduire, et comme souvent, j’ai fait une partie « nature » avec de nombreuses randos et une partie « culture » avec des visites de musées. Pour le côté nature, cette année j’ai choisi la région d’Innsbruck et pour la culture, j’ai choisi d’aller découvrir Vienne. Et comme d’habitude, le fait de voyager en solo m’a permis de faire quelques belles rencontres. A titre indicatif, j'indique le kilométrage parcouru par déplacement en voiture.
SAMEDI 16 JUILLET 2016 :
Reims-Wingen-Saint Louis lès Bitches- Hochfelden : 356 km
7 h 30 : C’est parti. Direction l’Alsace. Pas de bouchons sur la route. J’arrive à Wingem sur Moder peu après ma pause de midi et je vais visiter le musée Lalique. Le musée présente les objets emblématiques qui ont fait la réputation de la maison. C’est très varié et c’est vraiment intéressant. Dommage qu’il n’y ait pas plus de vidéos explicatives sur les techniques de travail.



Au magasin, je craque pour un petit poisson emblématique de Lalique du plus bel effet destiné à compléter mon aquarium en cristal commencé il y a quelques années avec les nautiles et les étoiles de mer de chez Baccarat.

Comme aujourd’hui j’avais envie de découvrir les Vosges du Nord et le patrimoine industriel, après Lalique, je me rends à Saint-Louis-Lès-Bitches pour visiter la cristallerie Saint Louis. Certes, le bâtiment du musée ne paye pas de mine car c’est un bâtiment d’usine à l’inverse du musée Lalique qui est un bâtiment d’architecte, mais l’exposition permanente est super intéressante.

Les différentes techniques de fabrication du verre sont expliquées par de nombreuses petites vidéos qui passent en boucle tout le long du parcours. J’ai eu le sentiment d’avoir appris plus de choses que chez Lalique.


Chez Saint Louis, le billet d’entrée donne droit à une réduction de 5 % au magasin du musée qui propose des pièces réformées car elles ont des petits défauts que seuls un expert peut déceler. De ce fait, les prix de beaucoup d’objets sont donc inférieurs de 40 % par rapport aux prix du marché. 45 % au total, c’est vraiment très intéressant si on veut se faire plaisir ou faire un petit cadeau. Voilà pour le bon plan du jour.
C’est par les petites routes que je rejoins Hochfelden, un petit village situé à une trentaine de km au nord de Strasbourg, en fin d’après-midi pour loger en chambre d’hôte à la Villa Béatrice. Béatrice et Michel proposent 3 chambres d’hôte très coquettes avec salle de bain privative. Ils sont super adorables et m’accueillent comme un membre de la famille. La maison est entourée d’un beau jardin qui comprend une piscine dans laquelle je me délasse sitôt mon sac posé. Un vrai bonheur que de nager toute seule au calme en cette belle fin de journée avant de passer une bonne nuit. Pour demain j’ai prévu un programme « nature ».
SAMEDI 16 JUILLET 2016 :
Reims-Wingen-Saint Louis lès Bitches- Hochfelden : 356 km
7 h 30 : C’est parti. Direction l’Alsace. Pas de bouchons sur la route. J’arrive à Wingem sur Moder peu après ma pause de midi et je vais visiter le musée Lalique. Le musée présente les objets emblématiques qui ont fait la réputation de la maison. C’est très varié et c’est vraiment intéressant. Dommage qu’il n’y ait pas plus de vidéos explicatives sur les techniques de travail.



Au magasin, je craque pour un petit poisson emblématique de Lalique du plus bel effet destiné à compléter mon aquarium en cristal commencé il y a quelques années avec les nautiles et les étoiles de mer de chez Baccarat.

Comme aujourd’hui j’avais envie de découvrir les Vosges du Nord et le patrimoine industriel, après Lalique, je me rends à Saint-Louis-Lès-Bitches pour visiter la cristallerie Saint Louis. Certes, le bâtiment du musée ne paye pas de mine car c’est un bâtiment d’usine à l’inverse du musée Lalique qui est un bâtiment d’architecte, mais l’exposition permanente est super intéressante.

Les différentes techniques de fabrication du verre sont expliquées par de nombreuses petites vidéos qui passent en boucle tout le long du parcours. J’ai eu le sentiment d’avoir appris plus de choses que chez Lalique.


Chez Saint Louis, le billet d’entrée donne droit à une réduction de 5 % au magasin du musée qui propose des pièces réformées car elles ont des petits défauts que seuls un expert peut déceler. De ce fait, les prix de beaucoup d’objets sont donc inférieurs de 40 % par rapport aux prix du marché. 45 % au total, c’est vraiment très intéressant si on veut se faire plaisir ou faire un petit cadeau. Voilà pour le bon plan du jour.
C’est par les petites routes que je rejoins Hochfelden, un petit village situé à une trentaine de km au nord de Strasbourg, en fin d’après-midi pour loger en chambre d’hôte à la Villa Béatrice. Béatrice et Michel proposent 3 chambres d’hôte très coquettes avec salle de bain privative. Ils sont super adorables et m’accueillent comme un membre de la famille. La maison est entourée d’un beau jardin qui comprend une piscine dans laquelle je me délasse sitôt mon sac posé. Un vrai bonheur que de nager toute seule au calme en cette belle fin de journée avant de passer une bonne nuit. Pour demain j’ai prévu un programme « nature ».
Bonjour,
Mon mari, ma fille de 4 ans et moi partons pour 2 semaines à la fin juin pour Autriche et la rep Tchèque.
Nous allons passer 5 jours ma fille et moi à Viennes, car mon mari à une conférence, puis nous planfions partir toute la famille pour Prague.
Avez-vous des "must see or do", des trucs, des conseils
Merci
Bonjour,
Nous avons l'intention d'aller visiter l'Autriche entre Noel et Jour de l'An.
Evidemment, nous nous posons des questions sur le temps : y aura-t-il obligatoirement la neige ? et quoi faire si le temps est vraiment mauvais ?
Nous pensons aller surtout à Vienne où il y a tant de monuments à voir... mais aussi d'autres villes...
Où nous conseillez-vous de nous arrêter sur la route entre Nice et Vienne, par exemple ? (nous pensons passer par l'italie : Milan, et puis ? continuer plutôt vers Venise et monter sur Vienne ? ou plutôt passer directement par le Tyrol ? car nous comptons nous arrêter un peu partout où c'est beau, entre Milan et Vienne...
Bref, tous vos conseils sont les bienvenus ! (où s'arrêter ? quoi voir, quoi faire ? en cette période d'hiver... je précise que nous ne skiions pas...)
merci d'avance
Nous avons l'intention d'aller visiter l'Autriche entre Noel et Jour de l'An.
Evidemment, nous nous posons des questions sur le temps : y aura-t-il obligatoirement la neige ? et quoi faire si le temps est vraiment mauvais ?
Nous pensons aller surtout à Vienne où il y a tant de monuments à voir... mais aussi d'autres villes...
Où nous conseillez-vous de nous arrêter sur la route entre Nice et Vienne, par exemple ? (nous pensons passer par l'italie : Milan, et puis ? continuer plutôt vers Venise et monter sur Vienne ? ou plutôt passer directement par le Tyrol ? car nous comptons nous arrêter un peu partout où c'est beau, entre Milan et Vienne...
Bref, tous vos conseils sont les bienvenus ! (où s'arrêter ? quoi voir, quoi faire ? en cette période d'hiver... je précise que nous ne skiions pas...)
merci d'avance
Bonjour les aventuriers!
J'ai besoin de vous car je suis coincée!
Je recherche des places pour le nouvel an 2012/2013 a vienne avec danses viennoises et belles musiques. Mais pas le célèbre concert qui coute mega cher!
juste un spectacle quelque part avec bonne ambiance pour le réveillon du jour de l'an....
avez vous des infos? faut il passer par un hôtel? une agence? car l'office de tourisme je sais pas ne m'apporte pas grand chose!
merci à vous
Bonne journée
Lily😇
merci à vous
Bonne journée
Lily😇
Bonjour,
J'envisage de visiter l'Autriche en mai et je souhaite savoir s'il existe des liaisons ferroviaires entre les grandes villes suivantes : Brastislava - Vienne - Salzburg - Graz - Innsbruck ? Dans l'affirmative, combien de temps de transport faut-il compter et combien coûte approximativement chaque trajet ? Ces gares sont-elles situées en centre ville ou faut-il prévoir un taxi ?
Merci à tous pour vos réponses !!
Une apprentie aventurière...
us,
C’est en lisant des carnets de voyage sur ce forum que j'ai construit peu à peu mon séjour et je remercie les forumeurs qui ont répondu à mes questions.
J’ai pris l’habitude de partir en SOLO. « Voyager seul au féminin », j’avoue y avoir pris gout. Ce qui ne m’empêche pas de m’éclater.
Malheureusement, sur 15 jours, je n’ai eu que 6 vrais jours de beau temps. Pour le reste, ce fut une alternance de pluies diluviennes et d’éclaircies. Je devais poursuivre par quelques jours dans le Tyrol, mais la météo ne s’annonçant pas meilleure, j’ai préféré rentrer. Pas grave ; ce sera pour la prochaine fois, car il y en aura forcément une ...
Bon : pas de bla bla et en route ….
VENDREDI 11 JUILLET
N’étant qu’à 3 heures de route de Strasbourg et de la frontière allemande, je pars de chez moi tranquillement vers 10 h. La météo est pourrie, et la circulation est dense, mais ça roule pas mal.
Je n’arrive à destination que peu après 22 h car je passe plus de 3 heures dans les bouchons : une fois à cause d’un gros accident qui nécessite la fermeture d’un tronçon d’autoroute peu avant Strasbourg, et le reste à cause de gros travaux en Allemagne entre Karlsruhe et Stuttgart. Une fois passé ces maudits travaux, j’adopte l’habitude allemande sur l’autoroute et j’affiche une petite vitesse de croisière à 160-170 km/h. C’est trop le pied de conduire comme ça. Je peux ainsi combler mon retard et à 22 h tapantes, j’arrive enfin à l’hôtel.
L’hôtel : Hardung’s Dorf (http://www.hartungs-hoteldorf.de/) : l'hôtel situé en haut d'une côte assez raide, domine le lac de Hopfen am See. Le cadre est superbe comme en témoigne cette photo que j'ai faite entre deux averses.

Il n'y a que 15 kilomètres pour rejoindre le village de Schwangau dominé par le célèbre château de Neuschwanstein.
SAMEDI 12 JUILLET
Comme j’aime me rendre sur les sites à l’heure de leur ouverture afin de bien en profiter et d’éviter la foule, je me lève pour prendre mon petit-déjeuner à 7 h 30. Je mange copieusement avant de filer à Füssen pour ma première visite des châteaux.
La météo est maussade et je prends une petite bruine en route. Voilà qui commence bien… Et voici comment le château de Neuschwanstein m’apparaît depuis la route : nimbé de nuages, flottant au dessus des arbres. Vision irréelle…

J’arrive sur place pour 9 h. Je me gare au premier parking que je trouve, pas trop loin de l’entrée du site. 5 euros pour la journée.
Vu que ça vient d’ouvrir, il n’y a pas grand monde aux caisses. J’en profite alors pour prendre un pass qui me permettra d’accéder librement aux monuments publics de la Bavière durant 2 semaines. On m’en remet la liste avec la carte. Ce pass n’est malheureusement pas en vente sur Internet. Uniquement aux caisses des châteaux (n’importe lesquels). Il m’en coûte 24 € qui seront vite amortis, compte tenu du prix des visites qui sont assez élevés.

Mais le pass ne marche pas pour le château de Hohenschwangau qui est un château privé qui appartient toujours à la famille royale de Bavière qui vient y séjourner de temps en temps. Eh oui, il faut le savoir… Je n’en prends pas moins mon billet, car c’est par celui-là que je souhaite commencer.
Petit mode d’emploi : A la caisse, on vous attribue un numéro de groupe et un horaire de visite suivant la langue que vous souhaitez. Les visites sont soit animées par un conférencier, soit audio guidées. A noter que les visites en français ne sont pas très nombreuses. Comme je ne suis pas très patiente et que j’ai la chance d’être bilingue français-anglais, je choisis la visite dans cette dernière langue. J’ai rendez-vous à 10 h 25.

En sortant du guichet, je papote un peu avec des américains qui me racontent leurs aventures. Et c’est ensemble que nous prenons une calèche collective pour monter au château. C’est seulement arrivé au terminus et après avoir fait une petite grimpette à pied que je me rends compte que je me suis trompé de château. Je ne suis pas à Hohenschwangau, mais au château d’en face et ma visite est dans 20 minutes. Je redescends presque en courant pour aller attraper la bonne calèche. J’espère ne pas avoir à repayer pour la visite.

Quand j’arrive en bas, il y a une queue monstrueuse aux caisses. Le panneau indique au moins 50 minutes d’attente avant d’obtenir les précieux sésames.

bon courage …
Je reprends une calèche (la bonne cette fois !) pour monter à Hohenschwangau. Arrivé là, je vais me renseigner à la boutique de souvenirs pour voir si malgré mon numéro périmé, je peux malgré tout rejoindre un groupe en anglais. L’une des dames qui tient la boutique est charmante et parle un excellent français et me trouve un créneau, en me disant que je ne suis pas la première à qui cela arrive.


C’est ainsi que je me retrouve dans un petit groupe international, guidé par un conférencier qui connait son affaire. Comme nous ne sommes pas nombreux, il a le temps de répondre à quelques questions qu’on lui pose. Le château est intéressant Les pièces sont plutôt petites. C’est très intimiste. Par les fenêtres, on a quelques belles vues sur les alentours. J’aime beaucoup et je passe un excellent moment.
Pour info : tarif des calèches : - pour Neuschwanstein : 6 € par trajet - pour Hohenschwangau : 4.50 € par trajet On ressort par un petit jardin tout mignon. Le soleil a fini par se montrer. Il fait un peu chaud. Pourvu que ça dure.

Demain, je reviens sur le site pour visiter Neuschwanstein. En attendant, je rentre à l’hôtel pour faire une petite pause avant de reprendre la route pour Füssen.
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C’est en lisant des carnets de voyage sur ce forum que j'ai construit peu à peu mon séjour et je remercie les forumeurs qui ont répondu à mes questions.
J’ai pris l’habitude de partir en SOLO. « Voyager seul au féminin », j’avoue y avoir pris gout. Ce qui ne m’empêche pas de m’éclater.
Malheureusement, sur 15 jours, je n’ai eu que 6 vrais jours de beau temps. Pour le reste, ce fut une alternance de pluies diluviennes et d’éclaircies. Je devais poursuivre par quelques jours dans le Tyrol, mais la météo ne s’annonçant pas meilleure, j’ai préféré rentrer. Pas grave ; ce sera pour la prochaine fois, car il y en aura forcément une ...
Bon : pas de bla bla et en route ….
VENDREDI 11 JUILLET
N’étant qu’à 3 heures de route de Strasbourg et de la frontière allemande, je pars de chez moi tranquillement vers 10 h. La météo est pourrie, et la circulation est dense, mais ça roule pas mal.
Je n’arrive à destination que peu après 22 h car je passe plus de 3 heures dans les bouchons : une fois à cause d’un gros accident qui nécessite la fermeture d’un tronçon d’autoroute peu avant Strasbourg, et le reste à cause de gros travaux en Allemagne entre Karlsruhe et Stuttgart. Une fois passé ces maudits travaux, j’adopte l’habitude allemande sur l’autoroute et j’affiche une petite vitesse de croisière à 160-170 km/h. C’est trop le pied de conduire comme ça. Je peux ainsi combler mon retard et à 22 h tapantes, j’arrive enfin à l’hôtel.
L’hôtel : Hardung’s Dorf (http://www.hartungs-hoteldorf.de/) : l'hôtel situé en haut d'une côte assez raide, domine le lac de Hopfen am See. Le cadre est superbe comme en témoigne cette photo que j'ai faite entre deux averses.

Il n'y a que 15 kilomètres pour rejoindre le village de Schwangau dominé par le célèbre château de Neuschwanstein.
SAMEDI 12 JUILLET
Comme j’aime me rendre sur les sites à l’heure de leur ouverture afin de bien en profiter et d’éviter la foule, je me lève pour prendre mon petit-déjeuner à 7 h 30. Je mange copieusement avant de filer à Füssen pour ma première visite des châteaux.
La météo est maussade et je prends une petite bruine en route. Voilà qui commence bien… Et voici comment le château de Neuschwanstein m’apparaît depuis la route : nimbé de nuages, flottant au dessus des arbres. Vision irréelle…

J’arrive sur place pour 9 h. Je me gare au premier parking que je trouve, pas trop loin de l’entrée du site. 5 euros pour la journée.
Vu que ça vient d’ouvrir, il n’y a pas grand monde aux caisses. J’en profite alors pour prendre un pass qui me permettra d’accéder librement aux monuments publics de la Bavière durant 2 semaines. On m’en remet la liste avec la carte. Ce pass n’est malheureusement pas en vente sur Internet. Uniquement aux caisses des châteaux (n’importe lesquels). Il m’en coûte 24 € qui seront vite amortis, compte tenu du prix des visites qui sont assez élevés.

Mais le pass ne marche pas pour le château de Hohenschwangau qui est un château privé qui appartient toujours à la famille royale de Bavière qui vient y séjourner de temps en temps. Eh oui, il faut le savoir… Je n’en prends pas moins mon billet, car c’est par celui-là que je souhaite commencer.
Petit mode d’emploi : A la caisse, on vous attribue un numéro de groupe et un horaire de visite suivant la langue que vous souhaitez. Les visites sont soit animées par un conférencier, soit audio guidées. A noter que les visites en français ne sont pas très nombreuses. Comme je ne suis pas très patiente et que j’ai la chance d’être bilingue français-anglais, je choisis la visite dans cette dernière langue. J’ai rendez-vous à 10 h 25.

En sortant du guichet, je papote un peu avec des américains qui me racontent leurs aventures. Et c’est ensemble que nous prenons une calèche collective pour monter au château. C’est seulement arrivé au terminus et après avoir fait une petite grimpette à pied que je me rends compte que je me suis trompé de château. Je ne suis pas à Hohenschwangau, mais au château d’en face et ma visite est dans 20 minutes. Je redescends presque en courant pour aller attraper la bonne calèche. J’espère ne pas avoir à repayer pour la visite.

Quand j’arrive en bas, il y a une queue monstrueuse aux caisses. Le panneau indique au moins 50 minutes d’attente avant d’obtenir les précieux sésames.

bon courage …
Je reprends une calèche (la bonne cette fois !) pour monter à Hohenschwangau. Arrivé là, je vais me renseigner à la boutique de souvenirs pour voir si malgré mon numéro périmé, je peux malgré tout rejoindre un groupe en anglais. L’une des dames qui tient la boutique est charmante et parle un excellent français et me trouve un créneau, en me disant que je ne suis pas la première à qui cela arrive.


C’est ainsi que je me retrouve dans un petit groupe international, guidé par un conférencier qui connait son affaire. Comme nous ne sommes pas nombreux, il a le temps de répondre à quelques questions qu’on lui pose. Le château est intéressant Les pièces sont plutôt petites. C’est très intimiste. Par les fenêtres, on a quelques belles vues sur les alentours. J’aime beaucoup et je passe un excellent moment.
Pour info : tarif des calèches : - pour Neuschwanstein : 6 € par trajet - pour Hohenschwangau : 4.50 € par trajet On ressort par un petit jardin tout mignon. Le soleil a fini par se montrer. Il fait un peu chaud. Pourvu que ça dure.

Demain, je reviens sur le site pour visiter Neuschwanstein. En attendant, je rentre à l’hôtel pour faire une petite pause avant de reprendre la route pour Füssen.
...
hi there
A group of friends and I are going on a CroisiEurope cruise along the Danube in September, from Vienna to Bucharest.
The excursions are optional and, in my opinion, pricey. I’m convinced we can manage on our own...
* In Vienna, is it easy to visit the city and Schönbrunn Palace in one day? (Since we only have a day, is it better to explore the palace grounds or the interior?) ...97 €
* In Bratislava, is visiting the castle and hiking in the Little Carpathians worth it? ...79 €
* Budapest: Széchenyi Baths ...119 € and the Great Market Hall ...84 €
* Kalocsa: the Puszta nature reserve and a horseback riding show ...76 €
* Novi Sad: a panoramic bus tour followed by a walk to Petrovaradin Fortress ...41 €
* Ruse: visiting the Rusenski Lom Valley ...43 €
For all these cities, can we get around on our own? If so, should we take a bus, a taxi, or is it enough to be good walkers? (Share all your tips!)
Thanks in advance for your feedback.
Best regards
bonsoir, quel temps fait il à vienne début décembre nous partons pour 5 jours du 9 au 14 décembre , les autrichiens sont ils agréables? nous ne parlons pas un mot d'allemand j'ai un peu peur ...
Bonjour,
Je souhaite faire un beau cadeau de noël à ma copine en l'ammenant à Vienne pour le nouvel an.
Avez vous des bons plans, type hotel et ou resto à des prix correct et sympa.
Et des petits trucs à faire absolument pour que cette semaine lui soit inoubliable!
J'ai vu que le vol depuis Paris est correct.
Merci de vos aides si possbible.
Je souhaite faire un beau cadeau de noël à ma copine en l'ammenant à Vienne pour le nouvel an.
Avez vous des bons plans, type hotel et ou resto à des prix correct et sympa.
Et des petits trucs à faire absolument pour que cette semaine lui soit inoubliable!
J'ai vu que le vol depuis Paris est correct.
Merci de vos aides si possbible.
Tout d'abord, un grand merci à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce superbe voyage. Merci beaucoup.
DIMANCHE 20 Aout : Départ par Marignane pour Vienne à 16h50 via Volotea. Arrivée à Vienne, prise du "Vienna Airport Bus", juste à la sortie. Arrivée à la Westbanhof, tout près de notre pension (Hargita) dans une rue perpendiculaire à la Mariahilferstrasse, Andreasgasse, avec le métro station Zieglergasse, au pied de l'hôtel. Je ressors le soir avec ma fille de 19 ans pour marcher et visiter la Mariahilferstarsse, acheter mac do et prendre 3 tickets "semaine" à 16.20€ l'unité pour les transports en commun (nous n'utiliserons que le métro pour cette semaine en fait. Pour info, il suffit de poinçonner une seule fois et on a accès à tous les transports en commun. Je note que nous n'avons pas été contrôlé une seule fois, et même je n'ai vu aucun contrôleur de la semaine...)
LUNDI 21 : Petit-dej à l'hôtel (vraiment pas terrible donc ce sera les derniers), et direction l'Office de tourisme pour prendre plans et bons plans. Nous enchaînons avec le Big Bus Tour (67.50€ pour 3, journée entière) pour une visite complète (2 circuits) de tout ce qu'il y a à voir à Vienne. J'étais hésitant mais finalement c'était plutôt pas mal. Nous visitons à pied tout le centre-ville (Innere Stadt) et en fin de journée nous visitons le superbe Belvédère, sans toutefois vister ses musées, nous ne sommes pas férus d'art pictural. Nous faisons aussi la balade préconisée dans le guide acheté pour l'occasion.
MARDI 22 : Direction Salzbourg ! Nous prenons le train à la Westbanhof, compagnie WestBahn, pour 159€ à 3 A/R. Départ 07h30 et c'est parti pour 2h30 de train qui nous permettent de contempler la campagne autrichienne, superbe, tranquille, mais assez uniforme. La journée à Salzbourg est magnifique, les jardins Mirabell, ses ruelles, les maisons de Mozart, ses jolies places, ses ponts, ses vues.... et surtout son château Hohensalzbourg (39€ pour 3). Nous quittons cette ville à 17h50 pour rentrer sur Vienne.
MERCREDI 23 : Nous visitons le quartier et le Palais de la Hofburg. J'avais acheté 3 pass "Sissi" pour 89.70€, comprenant les appartements impériaux, le musée Sissi, la collection d'argenterie (impressionant), et les entrées pour Schonbrunn et le musée du meuble autrichien "Hofmobiliendepot". La Hofburg est somptueuse et nous y passons pas mal de temps. Nous déambulons ensuite dans la ville, au Graben notamment. Dans l'après-midi, direction le Prater et son superbe parc d'attractions. Nous n'y faisons aucun manège, mais le seul fait d'en contempler certains est impressionnant ! En soirée, nous allons passer un bon moment au (petit) quartier étonnant Hundertwasser, ambiance décontractée et amicale.
JEUDI 24 : C'est le jour du chateau et du parc de Schonbrunn. Nous sortons par la station Hietzig sur les conseils -avisés- de Miriam. Cela nous permet d'attaquer par la visite de la partie Est du Parc, très bien entretenu, fleuri et magnifique. Nous visitons le chateau en lui-même grâce au pass Sissi, il y a quelques redondances avec l'audioguide de la Hofburg, mais, enfin, nous pouvons voir une salle de bal autrichien ! Nous continuons ensuite à visiter l'ensemble du parc, avec notamment la mythique montée à la Gloriette où la vue est somptueuse sur le chateau et Vienne au loin. Mes petites femmes voulant faire du shopping, nous passons quelques petites heures au centre commercial de Kagran (immense !!!!). Le soir, nous nous rendons (plus de 2 heures à l'avance, ce qui fut complètement inutile...) à la Rathausplatz pour avoir de bonnes places afin de voir le film du ballet du Lac des Cygnes de l'Opéra viennois. J'ai adoré cette place, son ambiance et son atmosphère. A tel point que nous y retrournerons manger le samedi, un de mes endroits préférés de Vienne pour l'ambiance cosmopolite, simple et enjouée.
VENDREDI 25 : Nous nous rendons à Bratislava, à à peine 1h de Vienne en bus (Flixbus, station Erdeberg, 33€ pour 3 A/R). On sent la différence de niveau de vie avec Vienne et l'Europe "occidentale". Si la ville (nous n'avons fait que le centre historique, donc pas de jugement hâtif, mais quand même) est charmante, elle n'est vraiment pas assez ni entretenue, ni mise en valeur, faute de moyens sûrement, quel dommage. Par contre, la vie est nettement moins chère, nous nous sommes fait un petit resto dans une des rues touristiques pour 30€ à 3, et nous n'avions plus faim ! Nous avions réservé une petite visite en minibus ouvert pour 30€, et ensuite nous avons tout fait à pied, le chateau et l'Eglise Bleue compris. Le soir, nous avons passé plus d'une heure à regarder des joueurs d'échec avec échiquier au sol de 7m sur 7, et un petit spectacle d'une école de danse irlandaise. Belle ambiance, belle atmosphère, beau temps, que demander de plus ! Retour par le bus de 19h50, puis dodo !
SAMEDI 26 : Dernier jour plein à Vienne, direction le MuseumQuartier que nous faisons tranquillement en regardant la beauté de nombreux édifices, tous superbes et empreints d'Histoire. Après une balade proche de la Karlplatz, nous passons ensuite un moment au Naschmarket, grouillant de monde, d'activités et de commerçants. Nous allons ensuite en début d'après-midi à la Rathausplatz où nous mangeons et buvons sous une chaleur torride mais avec grand plaisir. Puis nous allons de nouveau faire un peu de lèche-vitrine et du shopping à la Mariahilferstasse. En fin de journée, je pars seul à Hûtteldorf pour voir un match de bundesliga du Rapid de Vienne, quel bon moment !
DIMANCHE 27 : Nos valises faites, la chambre libérée, nous nous rendons au Hofmobiliendepot, le musée se trouvant dans la même rue que notre hôtel. Une belle découverte d'ailleurs ce musée, et assez pléthorique qui plus est. Avant de repartir, nous déambulons une dernière fois dans les environs, Neubaugasse et autres, les vacances sont terminées... Nous nous rendons à l'aéroport via Vienna Airport Bus, tout se passe bien, nous y sommes même beaucoup trop en avance, mais je vis avec une épouse qui a peur de beaucoup de choses, l'avion entre autre, mais aussi le ratage d'avion... ;)
DIMANCHE 20 Aout : Départ par Marignane pour Vienne à 16h50 via Volotea. Arrivée à Vienne, prise du "Vienna Airport Bus", juste à la sortie. Arrivée à la Westbanhof, tout près de notre pension (Hargita) dans une rue perpendiculaire à la Mariahilferstrasse, Andreasgasse, avec le métro station Zieglergasse, au pied de l'hôtel. Je ressors le soir avec ma fille de 19 ans pour marcher et visiter la Mariahilferstarsse, acheter mac do et prendre 3 tickets "semaine" à 16.20€ l'unité pour les transports en commun (nous n'utiliserons que le métro pour cette semaine en fait. Pour info, il suffit de poinçonner une seule fois et on a accès à tous les transports en commun. Je note que nous n'avons pas été contrôlé une seule fois, et même je n'ai vu aucun contrôleur de la semaine...)
LUNDI 21 : Petit-dej à l'hôtel (vraiment pas terrible donc ce sera les derniers), et direction l'Office de tourisme pour prendre plans et bons plans. Nous enchaînons avec le Big Bus Tour (67.50€ pour 3, journée entière) pour une visite complète (2 circuits) de tout ce qu'il y a à voir à Vienne. J'étais hésitant mais finalement c'était plutôt pas mal. Nous visitons à pied tout le centre-ville (Innere Stadt) et en fin de journée nous visitons le superbe Belvédère, sans toutefois vister ses musées, nous ne sommes pas férus d'art pictural. Nous faisons aussi la balade préconisée dans le guide acheté pour l'occasion.
MARDI 22 : Direction Salzbourg ! Nous prenons le train à la Westbanhof, compagnie WestBahn, pour 159€ à 3 A/R. Départ 07h30 et c'est parti pour 2h30 de train qui nous permettent de contempler la campagne autrichienne, superbe, tranquille, mais assez uniforme. La journée à Salzbourg est magnifique, les jardins Mirabell, ses ruelles, les maisons de Mozart, ses jolies places, ses ponts, ses vues.... et surtout son château Hohensalzbourg (39€ pour 3). Nous quittons cette ville à 17h50 pour rentrer sur Vienne.
MERCREDI 23 : Nous visitons le quartier et le Palais de la Hofburg. J'avais acheté 3 pass "Sissi" pour 89.70€, comprenant les appartements impériaux, le musée Sissi, la collection d'argenterie (impressionant), et les entrées pour Schonbrunn et le musée du meuble autrichien "Hofmobiliendepot". La Hofburg est somptueuse et nous y passons pas mal de temps. Nous déambulons ensuite dans la ville, au Graben notamment. Dans l'après-midi, direction le Prater et son superbe parc d'attractions. Nous n'y faisons aucun manège, mais le seul fait d'en contempler certains est impressionnant ! En soirée, nous allons passer un bon moment au (petit) quartier étonnant Hundertwasser, ambiance décontractée et amicale.
JEUDI 24 : C'est le jour du chateau et du parc de Schonbrunn. Nous sortons par la station Hietzig sur les conseils -avisés- de Miriam. Cela nous permet d'attaquer par la visite de la partie Est du Parc, très bien entretenu, fleuri et magnifique. Nous visitons le chateau en lui-même grâce au pass Sissi, il y a quelques redondances avec l'audioguide de la Hofburg, mais, enfin, nous pouvons voir une salle de bal autrichien ! Nous continuons ensuite à visiter l'ensemble du parc, avec notamment la mythique montée à la Gloriette où la vue est somptueuse sur le chateau et Vienne au loin. Mes petites femmes voulant faire du shopping, nous passons quelques petites heures au centre commercial de Kagran (immense !!!!). Le soir, nous nous rendons (plus de 2 heures à l'avance, ce qui fut complètement inutile...) à la Rathausplatz pour avoir de bonnes places afin de voir le film du ballet du Lac des Cygnes de l'Opéra viennois. J'ai adoré cette place, son ambiance et son atmosphère. A tel point que nous y retrournerons manger le samedi, un de mes endroits préférés de Vienne pour l'ambiance cosmopolite, simple et enjouée.
VENDREDI 25 : Nous nous rendons à Bratislava, à à peine 1h de Vienne en bus (Flixbus, station Erdeberg, 33€ pour 3 A/R). On sent la différence de niveau de vie avec Vienne et l'Europe "occidentale". Si la ville (nous n'avons fait que le centre historique, donc pas de jugement hâtif, mais quand même) est charmante, elle n'est vraiment pas assez ni entretenue, ni mise en valeur, faute de moyens sûrement, quel dommage. Par contre, la vie est nettement moins chère, nous nous sommes fait un petit resto dans une des rues touristiques pour 30€ à 3, et nous n'avions plus faim ! Nous avions réservé une petite visite en minibus ouvert pour 30€, et ensuite nous avons tout fait à pied, le chateau et l'Eglise Bleue compris. Le soir, nous avons passé plus d'une heure à regarder des joueurs d'échec avec échiquier au sol de 7m sur 7, et un petit spectacle d'une école de danse irlandaise. Belle ambiance, belle atmosphère, beau temps, que demander de plus ! Retour par le bus de 19h50, puis dodo !
SAMEDI 26 : Dernier jour plein à Vienne, direction le MuseumQuartier que nous faisons tranquillement en regardant la beauté de nombreux édifices, tous superbes et empreints d'Histoire. Après une balade proche de la Karlplatz, nous passons ensuite un moment au Naschmarket, grouillant de monde, d'activités et de commerçants. Nous allons ensuite en début d'après-midi à la Rathausplatz où nous mangeons et buvons sous une chaleur torride mais avec grand plaisir. Puis nous allons de nouveau faire un peu de lèche-vitrine et du shopping à la Mariahilferstasse. En fin de journée, je pars seul à Hûtteldorf pour voir un match de bundesliga du Rapid de Vienne, quel bon moment !
DIMANCHE 27 : Nos valises faites, la chambre libérée, nous nous rendons au Hofmobiliendepot, le musée se trouvant dans la même rue que notre hôtel. Une belle découverte d'ailleurs ce musée, et assez pléthorique qui plus est. Avant de repartir, nous déambulons une dernière fois dans les environs, Neubaugasse et autres, les vacances sont terminées... Nous nous rendons à l'aéroport via Vienna Airport Bus, tout se passe bien, nous y sommes même beaucoup trop en avance, mais je vis avec une épouse qui a peur de beaucoup de choses, l'avion entre autre, mais aussi le ratage d'avion... ;)
Bonjour,
On va partir en Autriche le 28 janvier jusqu’au 8 février pour mon anniversaire ( mon mari et moi + mes parents). Je voudrais avoir vos avis sur notre itinéraire, svp. Est qu’il nous permet de voir les principaux villes et monuments historiques ?
28, 29, 30, 31, 1- vienne ( 31 – Burgenland, 1 – Melk, Krems et Durnsten )
2, 3, 4, 5, - Graz (, L’Abbaye de Rein, abbaye de Pollau et de Vorau, Riegensburg, Seckau , Herberstein :
6, 7 - Salzbourg
8- Départ pour Paris
Combien de temps faut-il pour découvrir et profiter de Salzbourg ? Deux jours sont-ils suffisants ?
Merci !!!
On va partir en Autriche le 28 janvier jusqu’au 8 février pour mon anniversaire ( mon mari et moi + mes parents). Je voudrais avoir vos avis sur notre itinéraire, svp. Est qu’il nous permet de voir les principaux villes et monuments historiques ?
28, 29, 30, 31, 1- vienne ( 31 – Burgenland, 1 – Melk, Krems et Durnsten )
2, 3, 4, 5, - Graz (, L’Abbaye de Rein, abbaye de Pollau et de Vorau, Riegensburg, Seckau , Herberstein :
6, 7 - Salzbourg
8- Départ pour Paris
Combien de temps faut-il pour découvrir et profiter de Salzbourg ? Deux jours sont-ils suffisants ?
Merci !!!
Autriche 3 août 6 août 400km
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Bonjour je ferai un voyage en Autriche au début du mois d'octobre 2008 et j'aimerais connaître la température qu'il y fait environ pour ce temps de l'année. Je visiterai Vienne - Budapest et Prague. Alors j'aimerais savoir quoi apporter dans ma valise. Merci à l'avance pour les informations.
Mes deux premiers séjours à Vienne (Autriche) remontent aux années 80'. De l'eau bleue a depuis coulé sous les ponts du canal du Danube et de la Wien et ma mémoire ne conserve plus guère de souvenirs et mes tiroirs aucunes photos. Il s'agissait à l'époque d'une voyage d'études urbaines avec rencontres d'architectes (Rob Krier entre autres) et d'urbanistes.
C'est sous la pluie que j'arrive, ce lundi 2 septembre 2019, en train depuis Bruxelles (départ à 10h25) à la gare centrale (Hauptbanhof - Südtiroler Platz). Il est environ 23h00 alors que l'horaire prévoyait une arrivée à 20h45 mais des problèmes sur le réseau ferroviaire allemand m'ont contraint à modifier mon horaire.
Prix du trajet en train aller/retour : 149,70 Euro. Temps de voyage : aller, 10h20 dont 50' de changement à Frankfurt; retour, 12h20 dont 2h50 de changement à Frankfurt.
Je loge à l'hôtel Motel One juste à côté de la gare, côté Sud, pour 70,78 Euro la nuit. Hautement recommandé.
Dés le lendemain matin, la découverte depuis la fenêtre de ma chambre du paysage urbain sous le soleil me motive à partir à la découverte de la ville.

A deux pas et au Nord-Est de la gare centrale, après avoir traversé un large boulevard, le Gurtel - deuxième périphérique parallèle au célèbre Ring qui ceinture la vieille ville de Vienne, ...



- se trouve le Belvédère et c'est par lui que j'entame mon itinéraire de ce Mardi 3 Septembre.
La porte d'entrée au Sud du Belvédère Supérieur

Le bâtiment vu depuis l'entrée Sud


Vues intérieures


Le Baiser de Klimt est au Belvédère ce que la Joconde de Da Vinci est au Louvre.

Aimez-vous Klimt ?



D'autres artistes sont également présents :
Egon Schiele




Oskar Kokoschka
O.K. (oublié d'en photographier 🤪)
Jacques-Louis David, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard

et même un Van Gogh

C'est sous la pluie que j'arrive, ce lundi 2 septembre 2019, en train depuis Bruxelles (départ à 10h25) à la gare centrale (Hauptbanhof - Südtiroler Platz). Il est environ 23h00 alors que l'horaire prévoyait une arrivée à 20h45 mais des problèmes sur le réseau ferroviaire allemand m'ont contraint à modifier mon horaire.
Prix du trajet en train aller/retour : 149,70 Euro. Temps de voyage : aller, 10h20 dont 50' de changement à Frankfurt; retour, 12h20 dont 2h50 de changement à Frankfurt.
Je loge à l'hôtel Motel One juste à côté de la gare, côté Sud, pour 70,78 Euro la nuit. Hautement recommandé.
Dés le lendemain matin, la découverte depuis la fenêtre de ma chambre du paysage urbain sous le soleil me motive à partir à la découverte de la ville.

A deux pas et au Nord-Est de la gare centrale, après avoir traversé un large boulevard, le Gurtel - deuxième périphérique parallèle au célèbre Ring qui ceinture la vieille ville de Vienne, ...



- se trouve le Belvédère et c'est par lui que j'entame mon itinéraire de ce Mardi 3 Septembre.La porte d'entrée au Sud du Belvédère Supérieur

Le bâtiment vu depuis l'entrée Sud


Vues intérieures


Le Baiser de Klimt est au Belvédère ce que la Joconde de Da Vinci est au Louvre.

Aimez-vous Klimt ?



D'autres artistes sont également présents :
Egon Schiele




Oskar Kokoschka
O.K. (oublié d'en photographier 🤪)
Jacques-Louis David, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard

et même un Van Gogh

Bonjour à tous,
Voici un bref compte-rendu de ma dernière croisière... fluviale. Je n'ai pas le talent nécessaire, comme certains autres participants (et participantes) pour faire un récit vivant et plein d'intérêt, ce sera donc plutôt un résumé qui pourra peut-être être utile à des forumeurs.
-1ere partie-
Dimanche 10 nov. Comme il s'agit d'une croisière de cinq jours (voyage inclus), je n'emporte qu'une valise moyenne, et un sac de voyage à moitiè plein... notre avion part à une heure tout à fait agréable (13 h.) avec une Compagnie connue (Austrian Airlines) et pas low-cost... heureusement, car avec celle-ci il faut partir à l'aube et rentrer en pleine nuit !
C'est un « petit » avion d'une centaine de places (Fokker). De mon siège, je jette un coup-d'oeil : il est plein à ras-bord, pas une place de vide. Un vent assez fort balaie l'aéroport, mais notre avion très vite prend de l'attitude, et passe au dessus de la zône de turbulence. 1 hrs 30 plus tard, nous atterissons à Vienne, sous un ciel très sombre et couvert. Je vais au tapis roulant récupérer ma valise, et je remarque cinq ou six personnes qui ont également des étiquettes « Croisi-Europe » sur les poignées de leurs valises.
Je sors dans le hall de l'aéroport, et là surprise : une quinzaine de guides brandissent des pancartes avec des noms divers d'Agences... mais personne avec la nôtre. J'erre de long en large dans le hall, quand 8 à 10 minutes plus tard, un jeune homme essouflé semble chercher ses voyageurs, il a en mains un petite pancarte, écrite à la main Croisi-Europe... il ne l'a brandi pas au dessus de sa tête (comme chez Costa)... je ne comprends pas pourquoi ce croisièriste ne fournit pas à ses transporteurs habituels une pancarte professionnelle ! Je lui fais signe... il s'approche et me demande en anglais si je fais bien partie des gens à récupérer, je lui réponds en français... il ne parle pas notre langue !! Deuxième erreur ! Toujours chez Costa, à l'accueil ou au départ, les guides parlent français.
Il me dit qu'il doit récupérer 10 personnes, et si je peux l'aider à les retrouver... trois couples nous ont rejoint en apercevant la pancarte qu'il tient si mal... je lui indique de loin, deux dames agées qui semblent, ne le trouvant pas, assez embêtées... voilà nous sommes neuf. Il réfléchit et me dit, que peut-être ce n'était que neuf et pas dix personnes qu'il doit prendre ! Quel manque de professionnalisme...
Nous allons à son mini-bus de... 7 places (étonnant pour quelqu'un qui doit emmener 9 personnes) un taxi va venir chercher le couple en rade.
../.......... à suivre
Voici un bref compte-rendu de ma dernière croisière... fluviale. Je n'ai pas le talent nécessaire, comme certains autres participants (et participantes) pour faire un récit vivant et plein d'intérêt, ce sera donc plutôt un résumé qui pourra peut-être être utile à des forumeurs.
-1ere partie-
Dimanche 10 nov. Comme il s'agit d'une croisière de cinq jours (voyage inclus), je n'emporte qu'une valise moyenne, et un sac de voyage à moitiè plein... notre avion part à une heure tout à fait agréable (13 h.) avec une Compagnie connue (Austrian Airlines) et pas low-cost... heureusement, car avec celle-ci il faut partir à l'aube et rentrer en pleine nuit !
C'est un « petit » avion d'une centaine de places (Fokker). De mon siège, je jette un coup-d'oeil : il est plein à ras-bord, pas une place de vide. Un vent assez fort balaie l'aéroport, mais notre avion très vite prend de l'attitude, et passe au dessus de la zône de turbulence. 1 hrs 30 plus tard, nous atterissons à Vienne, sous un ciel très sombre et couvert. Je vais au tapis roulant récupérer ma valise, et je remarque cinq ou six personnes qui ont également des étiquettes « Croisi-Europe » sur les poignées de leurs valises.
Je sors dans le hall de l'aéroport, et là surprise : une quinzaine de guides brandissent des pancartes avec des noms divers d'Agences... mais personne avec la nôtre. J'erre de long en large dans le hall, quand 8 à 10 minutes plus tard, un jeune homme essouflé semble chercher ses voyageurs, il a en mains un petite pancarte, écrite à la main Croisi-Europe... il ne l'a brandi pas au dessus de sa tête (comme chez Costa)... je ne comprends pas pourquoi ce croisièriste ne fournit pas à ses transporteurs habituels une pancarte professionnelle ! Je lui fais signe... il s'approche et me demande en anglais si je fais bien partie des gens à récupérer, je lui réponds en français... il ne parle pas notre langue !! Deuxième erreur ! Toujours chez Costa, à l'accueil ou au départ, les guides parlent français.
Il me dit qu'il doit récupérer 10 personnes, et si je peux l'aider à les retrouver... trois couples nous ont rejoint en apercevant la pancarte qu'il tient si mal... je lui indique de loin, deux dames agées qui semblent, ne le trouvant pas, assez embêtées... voilà nous sommes neuf. Il réfléchit et me dit, que peut-être ce n'était que neuf et pas dix personnes qu'il doit prendre ! Quel manque de professionnalisme...
Nous allons à son mini-bus de... 7 places (étonnant pour quelqu'un qui doit emmener 9 personnes) un taxi va venir chercher le couple en rade.
../.......... à suivre
Bonjour à tous,
J'envisage de passer 5 jours "pleins" à Salsbourg en septembre prochain. Comme j'aimerais faire des activités en dehors (balade autour des lacs, circuit vélo, les mines de sel ....), pensez-vous que c'est suffisant ou bien que je dois prolonger un peu ?
(Auparavant je passerai 4 jours pleins à Mutters, près d'Innsbrück, d'où je me rendrai pour visiter les châteaux de Linderhof et de Neueschwantein et ensuite j'irai à Salsbourg en passant par le château de Herrenschiemsee - je partirai de Nancy avec ma voiture).
Merci de votre réponse.
J'envisage de passer 5 jours "pleins" à Salsbourg en septembre prochain. Comme j'aimerais faire des activités en dehors (balade autour des lacs, circuit vélo, les mines de sel ....), pensez-vous que c'est suffisant ou bien que je dois prolonger un peu ?
(Auparavant je passerai 4 jours pleins à Mutters, près d'Innsbrück, d'où je me rendrai pour visiter les châteaux de Linderhof et de Neueschwantein et ensuite j'irai à Salsbourg en passant par le château de Herrenschiemsee - je partirai de Nancy avec ma voiture).
Merci de votre réponse.
Voici le récit de notre voyage de 2 semaines en Autriche du 5 au 22 juillet 2012.
5 Juillet.Nous partons de Montréal à l'heure prévue sur les ailes de Lufthansa. Seul petit désagrément, on nous dit qu'il est impossible d'avoir des sièges co-latéraux mon copain et moi. À l'embarquement, on vérifie mon billet et on effectue le changement souhaité. J'aurai donc le bonheur de vivre mes 7 heures de vol avec mon copain.
6 juillet Munich. Nous atterrissons à Munich. Nous prenons le train vers le centre historique, puis le métro. En sortant de celui-ci nous arrivons sur Marienplatz. Sublime et grandiose malgré qu'on restaure une partie du bâtiment. Nous partons vers la vieille ville à la recherche de la Hofbraühaus, la célèbre taverne de Munich datant de 1896. Mon copain s'initie à la bière allemande et à la choucroute. J'opte pour un plat qui me semble délicieux sur la table d'à côté. Il s'avère décevant car il s'agit d'une pomme de terre panée accompagnée de quelques légumes. Nous marchons au gré de nos instincts dans Munich avant d'aller prendre le train pour Passau. Avant d'arriver au comptoir, il y a un commis qui interroge les gens sur leur destination et les guide et conseille vers le bon comptoir. Sa gentillesse est remarquable et drôlement appréciée. Nous arrivons à Passau 2 heures plus tard environ. L'hôtel est situé à environ 2 km, ce que nous pourrions marcher en temps normal, mais mon copain n'est pas équipé pour marcher avec ses bagages. C 'est donc le taxi qui nous amène à l'hôtel am-jesuitenschlessl.de ( 65 euros). Nous nous rendons vite compte qu'ils ont l'habitude d'accueillir les cyclistes qui y sont nombreux. En soirée, nous allons marcher le long de l'Inn. Il y a une légère brume qui recouvre la ville, c'est d'un romantisme incroyable.
7 juillet Passau: Nous poursuivons la découverte de Passau qui fut un gros coup de coeur pour nous. Je ne suis pas une artiste, mais il me semble que cette ville doit inspirer les aquarellistes. En après-midi, nous prenons possession de nos vélos que nous avons réservés depuis décembre. Nous sommes fiers de monter nos bécanes qui roulent superbement bien à la grande surprise de mon copain, nous qui sommes habitués de rouler sur des vélos de route. La piste cyclable longe vraiment le Danube, nous nous en éloignons qu'en de rares exceptions. Le Québec aurait avantage à s'inspirer de l'Allemagne et l'Autriche dans la conception et l'entretien de cette piste cyclable. Nous trippons littéralement pour ces premiers 30 km. Nous nous arrêtons à Waldkirchen au B&B Privatzimmer Felke www.oberoesterreich.at au coût de 50e. Le proprio qui ne parle que l'allemand nous montre la chambre située au 2e étage. Dans le corridor, ça sent l'humidité, nous sommes un peu inquiets, mais finalement la chambre est propre et sent bon. Nous avons une vue sur la petite église du village. Nous allons manger sur une terrasse à 2 coins de rue. Je cogne des clous en attendant d'être servis. On se rendra compte par la suite qu'en Autriche, ils s'empressent de nous demander ce que l'on veut boire et que nous avons peu de temps pour se décider à choisir sur le menu (nous qui essayons de faire des liens avec l'anglais afin d'avoir une petite idée de ce que nous allons manger). Par contre, il est très difficile de recevoir l'addition, ils ont toujours mieux à faire!!!
8 juillet: Réveil à 6 h au son des cloches. On dirait que nous dormions dans le clocher! Nous pédalons en direction de Linz (59 km). La route est toujours aussi belle. À un certain moment, nous devons quitter la piste cyclable pour ne plus la retrouver avant un long moment. Je souhaitais vraiment accéder au point de vue à Schlogen afin de contempler le Danube qui y effectue un ''u-turn''. Nous n'avons pas vu l'accès et nous avons perdu le Danube de vue. Nous nous sommes retrouvés sur la route avec les automobilistes qui heureusement étaient très reŝpectueux. Nous avons croisés quelques cyclistes, mais seulement des vélos de route, une seule vélo-touriste. Mon copain souhaitant me faire plaisir suggère d'emprunter une route privée afin d'accéder au point de vue. Il s'agit d'une pente à 15 degrés qui monte sur 1,5 km. Je mets le pied à terre avant le 1er km et je n'arrive plus à remonter sur ma bécanne. Le poids des bagages tirant le vélo vers l'arrière. On cache donc les vélos dans la forêt et nous poursuivons à pied. Nous ne voyons pas le Danube, mais nous marchons à travers des fermes nichées dans les vallons. C'est absolument superbe. Nous reprenons nos vélos et nous devons monter une pente pendant environ 4 km, je m'ennuie un peu de mon vélo de route et je passe quelques fois ''dans le beurre'' avec ma pédale gauche puisque je ne suis pas clipée! Nous prenons une petite pause avant de descendre et de finalement retrouvé notre piste cyclable. Nous arrivons dans un village bondé car il y a une fête folklorique. Nous arrivons à Linz en milieu d'après-midi. C'est la déception de notre voyage. Cette ville est le symblole du ''kitch'' pour nous. L'harmonisation entre l'ancien et le nouveau n'y est pas du tout. Nous allons manger sur le quai d'un bateau-terrasse. Un peu dispendieux, le dessert glacé est surdimensionné mais tellement bon que je l'ai tout mangé!!! Hôtel Kolping 79e. Correct sans plus. www.hotel-kolping.at
9 juillet: Nous nous dirigeons vers Grein (60 km). Tout se passe bien, je m'exclame constamment en découvrant les villages encaissés dans les vallées. Le flux du Danube nous impressionne, nous compenons pourquoi on y a bâtit autant de barrages. On fait un arrêt à Enns où l'on monte dans le beffroi. Puis, direction du camp de concentration de Mauthausen. La visite commentée en anglais par audio-guide est un peu longue, mais vaut vraiment le détour. Il est important de se rappeler ces événements et de comprendre toute l'atrocité vécue par des milliers de gens afin d'éviter que l'histoire se répète. La visite est peu coûteuse, nous avons apprécié le fait qu'il ne profite pas de cette partie de l' histoire mondiale pour faire des sous. Nous arrivons à l'heure du souper dans le charmant village de Grein où nous mangerons sur une terrasse et dormirons à l'hôtel Haus Kloibhoter (68e). Difficile à trouver. La gentille dame était inquiète de notre arrivée tardive. Accueil chaleureux. Le lendemain, elle nous conseille de rouler sur l'autre rive.
10 juillet: Il y a un peu plus de cyclistes sur la route. Nous faisons un arrêt à Melk afin de visiter le monastère qui est absolument magnifique. Le coût de la visite est très élevé et il n'y a pas possibilité de se procurer des audios-guides. Nous devons retraverser le Danube car notre hôtel est situé dans le magnifique petit village d'Emmersdof. Hôtel avec piscine, mais nous sommes fatigués, alors nous prenons une douche et relaxation sur la terrasse. Zum Schwarzen Bären (62 e) Vraiment très joli. 11 juillet: C'est aujourd'hui mon anniversaire et je suis vraiment gâtée par les paysages qui m'attendent. Nous entrons dans la région de la Wachau. Les rives du Danube sont parsemées de vignobles, d'arbres fruitiers et de cultures en plateaux. L'euro-vélo 6 nous fait circuler au coeur de dédales de petits villages tous aussi magnifiques les uns que les autres. Ce fut pour moi , ma plus belle journée de vélo et pourtant j'adorais tout ce que j'avais vu depuis le début de mon voyage. Seulement 55 km de vélo, nous arrivons tôt à Krems und Stein. Surprise, on nous avait réservé une suite. On ne s'est pas pourquoi, mais c'était luxueux avec une vue magnifique sur la ville, pourtant la façade ne payait pas de mine! Hôtel Frühstückspension Zum golden engel (84e)
12 juillet: On prévoit de la pluie pour toute la journée. On ''abrille'' nos vélos et on revêt nos impers. 90 km env. vent dans le dos. On longe le Danube, mais contrairement à la journée précédente parcours très monotone. On franchit les 90 km en 4h, on arrive donc à midi à Vienne. Les derniers km sont difficiles car à 15 km , la piste n'est pas bien indiquée, tous les cyclistes se rendent à l'info touristique pour s'assurer de la route à suivre. Aucune goutte de pluie pour cette journée nuageuse. Enfin, Vienne la magnifique! Nous dînons sur une terrasse au milieu de gens d'affaires puis nous , nous rendons à notre appartement situé sur la Lindengasse dans le quartier commercial de la ville, mais à 15 minutes à pied du centre historique, que nous irons visiter en soirée. Au cours de notre ballade, un vendeur nous propose un spectacle d'initiation aux arts de la ville (opéra, symphonie et danse). Spectacle très amusant qui nous donne une excellente première impression de ce qui nous attend au cours des prochains jours. Dodo à l'appartement Rosa-Linde comfort B&B.Le déjeuner n'est pas inclus, 187e pour 3 nuits. Excellent rapport qualité-prix.
2e partie- à venir
5 Juillet.Nous partons de Montréal à l'heure prévue sur les ailes de Lufthansa. Seul petit désagrément, on nous dit qu'il est impossible d'avoir des sièges co-latéraux mon copain et moi. À l'embarquement, on vérifie mon billet et on effectue le changement souhaité. J'aurai donc le bonheur de vivre mes 7 heures de vol avec mon copain.
6 juillet Munich. Nous atterrissons à Munich. Nous prenons le train vers le centre historique, puis le métro. En sortant de celui-ci nous arrivons sur Marienplatz. Sublime et grandiose malgré qu'on restaure une partie du bâtiment. Nous partons vers la vieille ville à la recherche de la Hofbraühaus, la célèbre taverne de Munich datant de 1896. Mon copain s'initie à la bière allemande et à la choucroute. J'opte pour un plat qui me semble délicieux sur la table d'à côté. Il s'avère décevant car il s'agit d'une pomme de terre panée accompagnée de quelques légumes. Nous marchons au gré de nos instincts dans Munich avant d'aller prendre le train pour Passau. Avant d'arriver au comptoir, il y a un commis qui interroge les gens sur leur destination et les guide et conseille vers le bon comptoir. Sa gentillesse est remarquable et drôlement appréciée. Nous arrivons à Passau 2 heures plus tard environ. L'hôtel est situé à environ 2 km, ce que nous pourrions marcher en temps normal, mais mon copain n'est pas équipé pour marcher avec ses bagages. C 'est donc le taxi qui nous amène à l'hôtel am-jesuitenschlessl.de ( 65 euros). Nous nous rendons vite compte qu'ils ont l'habitude d'accueillir les cyclistes qui y sont nombreux. En soirée, nous allons marcher le long de l'Inn. Il y a une légère brume qui recouvre la ville, c'est d'un romantisme incroyable.
7 juillet Passau: Nous poursuivons la découverte de Passau qui fut un gros coup de coeur pour nous. Je ne suis pas une artiste, mais il me semble que cette ville doit inspirer les aquarellistes. En après-midi, nous prenons possession de nos vélos que nous avons réservés depuis décembre. Nous sommes fiers de monter nos bécanes qui roulent superbement bien à la grande surprise de mon copain, nous qui sommes habitués de rouler sur des vélos de route. La piste cyclable longe vraiment le Danube, nous nous en éloignons qu'en de rares exceptions. Le Québec aurait avantage à s'inspirer de l'Allemagne et l'Autriche dans la conception et l'entretien de cette piste cyclable. Nous trippons littéralement pour ces premiers 30 km. Nous nous arrêtons à Waldkirchen au B&B Privatzimmer Felke www.oberoesterreich.at au coût de 50e. Le proprio qui ne parle que l'allemand nous montre la chambre située au 2e étage. Dans le corridor, ça sent l'humidité, nous sommes un peu inquiets, mais finalement la chambre est propre et sent bon. Nous avons une vue sur la petite église du village. Nous allons manger sur une terrasse à 2 coins de rue. Je cogne des clous en attendant d'être servis. On se rendra compte par la suite qu'en Autriche, ils s'empressent de nous demander ce que l'on veut boire et que nous avons peu de temps pour se décider à choisir sur le menu (nous qui essayons de faire des liens avec l'anglais afin d'avoir une petite idée de ce que nous allons manger). Par contre, il est très difficile de recevoir l'addition, ils ont toujours mieux à faire!!!
8 juillet: Réveil à 6 h au son des cloches. On dirait que nous dormions dans le clocher! Nous pédalons en direction de Linz (59 km). La route est toujours aussi belle. À un certain moment, nous devons quitter la piste cyclable pour ne plus la retrouver avant un long moment. Je souhaitais vraiment accéder au point de vue à Schlogen afin de contempler le Danube qui y effectue un ''u-turn''. Nous n'avons pas vu l'accès et nous avons perdu le Danube de vue. Nous nous sommes retrouvés sur la route avec les automobilistes qui heureusement étaient très reŝpectueux. Nous avons croisés quelques cyclistes, mais seulement des vélos de route, une seule vélo-touriste. Mon copain souhaitant me faire plaisir suggère d'emprunter une route privée afin d'accéder au point de vue. Il s'agit d'une pente à 15 degrés qui monte sur 1,5 km. Je mets le pied à terre avant le 1er km et je n'arrive plus à remonter sur ma bécanne. Le poids des bagages tirant le vélo vers l'arrière. On cache donc les vélos dans la forêt et nous poursuivons à pied. Nous ne voyons pas le Danube, mais nous marchons à travers des fermes nichées dans les vallons. C'est absolument superbe. Nous reprenons nos vélos et nous devons monter une pente pendant environ 4 km, je m'ennuie un peu de mon vélo de route et je passe quelques fois ''dans le beurre'' avec ma pédale gauche puisque je ne suis pas clipée! Nous prenons une petite pause avant de descendre et de finalement retrouvé notre piste cyclable. Nous arrivons dans un village bondé car il y a une fête folklorique. Nous arrivons à Linz en milieu d'après-midi. C'est la déception de notre voyage. Cette ville est le symblole du ''kitch'' pour nous. L'harmonisation entre l'ancien et le nouveau n'y est pas du tout. Nous allons manger sur le quai d'un bateau-terrasse. Un peu dispendieux, le dessert glacé est surdimensionné mais tellement bon que je l'ai tout mangé!!! Hôtel Kolping 79e. Correct sans plus. www.hotel-kolping.at
9 juillet: Nous nous dirigeons vers Grein (60 km). Tout se passe bien, je m'exclame constamment en découvrant les villages encaissés dans les vallées. Le flux du Danube nous impressionne, nous compenons pourquoi on y a bâtit autant de barrages. On fait un arrêt à Enns où l'on monte dans le beffroi. Puis, direction du camp de concentration de Mauthausen. La visite commentée en anglais par audio-guide est un peu longue, mais vaut vraiment le détour. Il est important de se rappeler ces événements et de comprendre toute l'atrocité vécue par des milliers de gens afin d'éviter que l'histoire se répète. La visite est peu coûteuse, nous avons apprécié le fait qu'il ne profite pas de cette partie de l' histoire mondiale pour faire des sous. Nous arrivons à l'heure du souper dans le charmant village de Grein où nous mangerons sur une terrasse et dormirons à l'hôtel Haus Kloibhoter (68e). Difficile à trouver. La gentille dame était inquiète de notre arrivée tardive. Accueil chaleureux. Le lendemain, elle nous conseille de rouler sur l'autre rive.
10 juillet: Il y a un peu plus de cyclistes sur la route. Nous faisons un arrêt à Melk afin de visiter le monastère qui est absolument magnifique. Le coût de la visite est très élevé et il n'y a pas possibilité de se procurer des audios-guides. Nous devons retraverser le Danube car notre hôtel est situé dans le magnifique petit village d'Emmersdof. Hôtel avec piscine, mais nous sommes fatigués, alors nous prenons une douche et relaxation sur la terrasse. Zum Schwarzen Bären (62 e) Vraiment très joli. 11 juillet: C'est aujourd'hui mon anniversaire et je suis vraiment gâtée par les paysages qui m'attendent. Nous entrons dans la région de la Wachau. Les rives du Danube sont parsemées de vignobles, d'arbres fruitiers et de cultures en plateaux. L'euro-vélo 6 nous fait circuler au coeur de dédales de petits villages tous aussi magnifiques les uns que les autres. Ce fut pour moi , ma plus belle journée de vélo et pourtant j'adorais tout ce que j'avais vu depuis le début de mon voyage. Seulement 55 km de vélo, nous arrivons tôt à Krems und Stein. Surprise, on nous avait réservé une suite. On ne s'est pas pourquoi, mais c'était luxueux avec une vue magnifique sur la ville, pourtant la façade ne payait pas de mine! Hôtel Frühstückspension Zum golden engel (84e)
12 juillet: On prévoit de la pluie pour toute la journée. On ''abrille'' nos vélos et on revêt nos impers. 90 km env. vent dans le dos. On longe le Danube, mais contrairement à la journée précédente parcours très monotone. On franchit les 90 km en 4h, on arrive donc à midi à Vienne. Les derniers km sont difficiles car à 15 km , la piste n'est pas bien indiquée, tous les cyclistes se rendent à l'info touristique pour s'assurer de la route à suivre. Aucune goutte de pluie pour cette journée nuageuse. Enfin, Vienne la magnifique! Nous dînons sur une terrasse au milieu de gens d'affaires puis nous , nous rendons à notre appartement situé sur la Lindengasse dans le quartier commercial de la ville, mais à 15 minutes à pied du centre historique, que nous irons visiter en soirée. Au cours de notre ballade, un vendeur nous propose un spectacle d'initiation aux arts de la ville (opéra, symphonie et danse). Spectacle très amusant qui nous donne une excellente première impression de ce qui nous attend au cours des prochains jours. Dodo à l'appartement Rosa-Linde comfort B&B.Le déjeuner n'est pas inclus, 187e pour 3 nuits. Excellent rapport qualité-prix.
2e partie- à venir










