J'arrive le 7 janvier à Bangkok et j'ai un billet retour fin Mars (changeable donc retour indéterminé en fait). Je prévois de planifier mon voyage au fil des jours et des rencontres mais j'ai tout de même un itinéraire général que je voudrais suivre:
- Après Bangkok, je descends dans le sud. Je voudrais faire de la plongée sous-marine, du kite-surfing, de la bronzette, de la rando (possible à cet endroit ?). Aussi prendre quelques cours de cuisine Thai (conseil bienvenu). 2 îles que l'on m’a conseillé : Ko Chang, Ko Samet. 3/4 semaines
- Éventuellement passer en Malaisie pour un peu plus de plongée et pour étendre mon visa (quoi faire d’autres sans s’éloigner trop de la frontière ? j’ai déjà été à KL et ne souhaite pas y retourner) – 1/2 semaines
- Remonter vers le Cambodge, visiter Angor Vat, Phnom Penh et descendre dans le sud du Cambodge pour plus de plage et kite-surfing. 2/3 semaines
- Aller au Vietnam vers Ho Chi Minh? (J’ai un visa touristique)
- Remonter vers le nord de la Thailande/sud du Laos pour faire de la nature et rando (région Chiang Rai) – 3/4 semaines
Mode de transport : bus touristique pour les grandes distances (train ?), location de 2 roues une fois sur place
Si vous avez des conseils/commentaires particuliers, idée d’activité, d’endroit où aller/éviter, allez-y. J'aime aussi la bonne bouffe donc vous êtes bienvenu si vous avez des resto un peu haut de gamme à recommander. Le budget ne devrait pas être un problème.
Bonjour,
Je suis cuisinier depuis 3 ans, et très intéressé par la cuisine asiatique, j'aimerais faire un road trip culinaire de 3 mois en Asie du sud est. Je voudrais aller au Cambodge, au Vietnam, Au Laos, et pour finir la Thaïlande.
J'avais comme idée de base de commencer mon voyage a Phnom Penh au Cambogde, de voyager un peu jusqu'au sud vers Kampot suivre la côte a l'ouest vers Sihanouk ville et remonter au nord vers Siem Rap. J'aimerais dans l'idéal me trouver des restaurant sur le chemin, proposer mon aide bénévolement dans les restaurant qui me plaisent et pourquoi pas y faire quelques services (2-3). Ce trip au Cambogde durerait 2-3 semaines.
Ensuite revenir a Phnom-Penh pour prendre un vol jusqu'a Hô-chi Minh-ville, au Vietnam pour descendre jusqu'au sud vers Bac Lieu. et remonter la Cote en transport en commun jusqu'au nord, en s’arrêtant dans les plus grandes villes, et toujours pareil, me dégoter des petits restaurants. La durée serait de 3 semaines.
Aller ensuite jusqu'au Laos, monter au nord, pour redescendre a la capital au Sud. La durée serait de 3 semaines aussi.
Finir par la Thaïlande, à Chiang Maï, prendre un vol en interne jusqu'a Bangkok, Pattaya... La durée serait de 3 semaines aussi.
Donc voila mes questions: -Est il préférable de traverser les pays du nord au sud ou d’atterrir dans une région et d'évoluer autour de celle ci? -Est ce qu'il est réellement possible de proposer ses services en restauration? Les gens sont ils réellement ouvert à cela? (toujours bénévolement, ou contre un logement, un repas) -Est ce que 3 semaines par pays est suffisant? -Auriez vous une petite liste d'adresse sympathique dans ces pays la? (je compte bien sur faire des recherche via les livres lonely planet).
Merci d'avance pour vos réponses.
Donc voila mes questions: -Est il préférable de traverser les pays du nord au sud ou d’atterrir dans une région et d'évoluer autour de celle ci? -Est ce qu'il est réellement possible de proposer ses services en restauration? Les gens sont ils réellement ouvert à cela? (toujours bénévolement, ou contre un logement, un repas) -Est ce que 3 semaines par pays est suffisant? -Auriez vous une petite liste d'adresse sympathique dans ces pays la? (je compte bien sur faire des recherche via les livres lonely planet).
Merci d'avance pour vos réponses.
Je suis en ce moment à Siem Reap depuis quelques jours et aimerai partager mes bonnes adresses avec les voyageurs en route vers cette belle destination. La liste n’est pas exhaustive, juste quelques coins sympas et que j’ai apprécié mais il y a des dizaines de guest house, restaurants, Spa et autre à Siem Reap.
Siem Reap est une super petite ville, très sympa et de laquelle on sort facilement. Il y a des dizaines d’hotels et de guest houses et le choix peut être difficile. J’ai eu de la chance et suis tombé sur d’excellents endroits assez rapidement.
Guest house : Oublions la première nuit dans une guest house « forcée » par le chauffeur de taxi (habitude locale…) mais ensuite, en me promenant, j’ai trouvé la Angkor Park GH à 300m du vieux marché et Pub Street. Parfaitement propre, des belles chambres avec salle de bain et TV pour seulement 6$/nuit et le personnel est plutôt aimable. A quelques mètres seulement de la rivière de Siem Reap en aval du vieux marché. Recommandé..
Restaurant : On pourrait écrire un livre entier mais mon préféré (j’y suis retourné 3 fois !!) est un petit restau sur Pub Street qui s’appelle le Bengal Tiger et sert de la nourriture indienne, locale, européenne et des pizzas au feu de bois (eh oui, tout ca…). Sinon des tas de restaurants dans le quartier du vieux marché, très sympa.
Marchés : Le vieux marché, un peu de tout : nourriture, vêtements, bijoux, souvenirs etc… Le quartier est génial, pas le temps de s’ennuyer.
Loisirs : Après 6 heures de marche dans les temples, un petit massage relaxant… Beaucoup d’endroit mais pas trop propres, j’ai finalement opté pour le SPA à coté de ma guest house, le Lotus Dream SPA (tout un programme… !). Superbe endroit qui a ouvert le mois dernier, parfaitement propre, musique douce, personnel sympa et qualifié, tout ce qu’il faut et j’y suis resté 2 heures ! 5 minutes à pied de Pub Street.
Boites : pas vu grand chose d’intéressant à part pour les discos khmer qui font un bruit assourdissant, on ressort carrément sourd.
Transports : Plein de Tuktuk (sorte de remorques tirés par des motos) en ville pour aller dans les temples ou se balader. 12/15 $ par jour, moyen de transport assez sympa, certains parlent anglais .
Voilà, j’espère que mes petites adresses pourront servir à quelqu’un…
Bernie
salut à tous, nous serons à siem reap pour quelques jours cet été avec nos 2 enfants de 9 et 13 ans.nous ferons les temples bien sur mais que faut il visiter d'autre dans le coin? je ne sais pas encore combien de temps nous resterons aux alentours de siem reap avant de partir ensuite pour l'indonésie.
merci de votre avis.
Bonjour,
Voici notre idée de parcours pour notre voyage au Cambodge fin janvier, en sachant que nous arrivons et repartons de BKK.
Qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas si vous pensez qu'on devrait faire des changements, sauter des étapes ou autres...
Dimanche soir, arrivée à BKK à 22h50. Destination Khao San Road. Avez-vous une guesthouse à nous recommander à BKK?
Lundi, achat du billet (bus) pour Siem Reap et petite visite de BKK
Mardi, Trajet BKK-Siem Reap
Mercredi, jeudi et vendredi, Angkor
Samedi, Mont Phnom-Kulen puis trajet Siem Reap-Battambang
Dimanche, Battambang on aimerait peut-être faire un cours de cuisine d'une 1/2 journée ?
Lundi, Battambang puis trajet Battambang-Phnom Penh
Mardi, Phnom Penh
Mercredi, Phnom Penh puis trajet Phnom Penh-Kampot (ou départ le jeudi matin ???)
Jeudi, Kampot
Vendredi, Kampot et ses alentours
Samedi, Kampot puis trajet Kampot-Sihanoukville
Dimanche, Sihanoukville
Lundi, trajet Sihanoukville-Krong Koh Kong, visite de Krong Koh Kong
Mardi, Krong Koh Kong, on aimerait aller faire une randonnée aux Monts Cardamome ? (avez-vous des conseils ou idées de rando ?)
Mercredi, Krong Koh Kong, excursion île de Koh Kong
Jeudi, trajet Krong Koh Kong-BKK
Vendredi, BKK
Samedi, matin très tôt, vol de retour
Alors, ça vous parait être un bon parcours ? Trop la course ou pas ? Merci pour vos conseils
Voici notre idée de parcours pour notre voyage au Cambodge fin janvier, en sachant que nous arrivons et repartons de BKK.
Qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas si vous pensez qu'on devrait faire des changements, sauter des étapes ou autres...
Dimanche soir, arrivée à BKK à 22h50. Destination Khao San Road. Avez-vous une guesthouse à nous recommander à BKK?
Lundi, achat du billet (bus) pour Siem Reap et petite visite de BKK
Mardi, Trajet BKK-Siem Reap
Mercredi, jeudi et vendredi, Angkor
Samedi, Mont Phnom-Kulen puis trajet Siem Reap-Battambang
Dimanche, Battambang on aimerait peut-être faire un cours de cuisine d'une 1/2 journée ?
Lundi, Battambang puis trajet Battambang-Phnom Penh
Mardi, Phnom Penh
Mercredi, Phnom Penh puis trajet Phnom Penh-Kampot (ou départ le jeudi matin ???)
Jeudi, Kampot
Vendredi, Kampot et ses alentours
Samedi, Kampot puis trajet Kampot-Sihanoukville
Dimanche, Sihanoukville
Lundi, trajet Sihanoukville-Krong Koh Kong, visite de Krong Koh Kong
Mardi, Krong Koh Kong, on aimerait aller faire une randonnée aux Monts Cardamome ? (avez-vous des conseils ou idées de rando ?)
Mercredi, Krong Koh Kong, excursion île de Koh Kong
Jeudi, trajet Krong Koh Kong-BKK
Vendredi, BKK
Samedi, matin très tôt, vol de retour
Alors, ça vous parait être un bon parcours ? Trop la course ou pas ? Merci pour vos conseils
Hello fellow travelers,
I spent 3 weeks in Cambodia this January, and I completely fell in love with this country—especially the Cambodian people. I took my time because it was possible, and it turned out to be a total success. Originally, this trip was planned for 2021 and 2022 with my husband, but COVID and an illness threw everything off. Now traveling solo, I went with Siem Reap à la Carte, a local agency. I can’t recommend Mélanie and Nathalie enough—they helped design the itinerary together with me, and the guides and drivers were top-notch. Since I was alone with them, the connection was incredible.
My itinerary: Phnom Penh (2 nights). I arrived at the airport at 1 PM, and everything went super smoothly—I had my E-visa and E-arrival. I had the afternoon free on arrival, a guide the next morning, and the afternoon free again. Battambang (2 nights) with a local guide for all the visits (temples, the bat flight, bamboo train, the surrounding countryside, markets, etc.). Siem Reap (6 nights). I chose to take the public boat across the Tonlé Sap—8 hours on the water, but it goes by quickly, and the scenery is stunning. Of course, in Siem Reap, it’s all about the Angkor temples—most people come for that—but Nathalie and Mélanie also arranged some unique experiences, like visiting a lacquer workshop (even though this wasn’t my first trip to Asia and I’d seen them before, this one was different). I even tried making incense sticks (I’m not very good at it), and we had lunch at a local’s home. There are, of course, the markets, and I also took a cooking class with a chef at his home, where we ate what we prepared. I also spent another day on a boat visiting a village on the Tonlé Sap. I used my free time for a massage, a stroll around town, and in the evenings, I’d head to Pub Street—guaranteed fun. I also visited the Thousand Lingas River. I won’t list all the temples I saw—you can make your own choices or follow recommendations. Either way, everything is breathtaking. Banlung and Ratanakiri, where I spent 4 nights. Because of that, I didn’t go to Mondulkiri. I loved it—jungle walks, visits to ethnic villages and cemeteries, and for those who want, there are plenty of waterfalls where you can swim. The most tourists I saw at once was 5 (a group of 4 and me a little farther away, so you can have peace and quiet). I also spent time at an elephant sanctuary. I was hesitant at first, but everything had been so perfect up to that point that I went, and I have no regrets. It was just me, the guide, and the rangers—lovely people—and the elephants were living their best lives. Next, I headed to Kratié for 2 nights: temples, the Irrawaddy dolphins, and a half-day on Koh Trong Island by bike, tasting their famous pomelos—a pure delight. No cars on the island, just calm and serenity. On my way to Kep, where I spent 4 nights, I stopped for a night in Kampong Cham, visiting temples, villages, and the bamboo bridge. With this kind of travel style, it’s easy to stop wherever you feel like it. So, I arrived in KEP to taste the famous Kep crabs—don’t miss them! The agency arranged a full-day motorbike tour (I wasn’t the one driving!), exploring the countryside and salt marshes. Of course, you should also visit Kampot, and if you love pepper, make sure to leave room in your luggage to bring some back. A full day of fishing by boat, with lunch on board (the fish we caught—though not by me, I’m terrible at that too). A kayak trip through the mangroves. In short, everything was perfect here too, and I took my time to enjoy the sunsets. Back to Phnom Penh for one last night before returning to France. A sunset cruise on the Mekong, and I visited some places I didn’t have time for when I arrived. This was my first solo trip—I usually travel with someone—but the organization was flawless, and the people were wonderful. I didn’t go to the islands near Sihanoukville, even though that was originally part of the plan. But I truly fell in love with this country. I’m considering Thailand next winter, but I’m also seriously thinking about returning to Siem Reap or even visiting those islands. If you’d like more details, I’m happy to help. Nathalie and Mélanie were incredibly patient with me—I’d been in touch with them since 2020, and in 2021, I had to cancel everything. They’re two French women who’ve lived there for a long time, know the country inside out, and—most importantly—have immense respect for the people they work with (guides, drivers). That’s a value that’s very important to me. Happy travels to all!
I spent 3 weeks in Cambodia this January, and I completely fell in love with this country—especially the Cambodian people. I took my time because it was possible, and it turned out to be a total success. Originally, this trip was planned for 2021 and 2022 with my husband, but COVID and an illness threw everything off. Now traveling solo, I went with Siem Reap à la Carte, a local agency. I can’t recommend Mélanie and Nathalie enough—they helped design the itinerary together with me, and the guides and drivers were top-notch. Since I was alone with them, the connection was incredible.
My itinerary: Phnom Penh (2 nights). I arrived at the airport at 1 PM, and everything went super smoothly—I had my E-visa and E-arrival. I had the afternoon free on arrival, a guide the next morning, and the afternoon free again. Battambang (2 nights) with a local guide for all the visits (temples, the bat flight, bamboo train, the surrounding countryside, markets, etc.). Siem Reap (6 nights). I chose to take the public boat across the Tonlé Sap—8 hours on the water, but it goes by quickly, and the scenery is stunning. Of course, in Siem Reap, it’s all about the Angkor temples—most people come for that—but Nathalie and Mélanie also arranged some unique experiences, like visiting a lacquer workshop (even though this wasn’t my first trip to Asia and I’d seen them before, this one was different). I even tried making incense sticks (I’m not very good at it), and we had lunch at a local’s home. There are, of course, the markets, and I also took a cooking class with a chef at his home, where we ate what we prepared. I also spent another day on a boat visiting a village on the Tonlé Sap. I used my free time for a massage, a stroll around town, and in the evenings, I’d head to Pub Street—guaranteed fun. I also visited the Thousand Lingas River. I won’t list all the temples I saw—you can make your own choices or follow recommendations. Either way, everything is breathtaking. Banlung and Ratanakiri, where I spent 4 nights. Because of that, I didn’t go to Mondulkiri. I loved it—jungle walks, visits to ethnic villages and cemeteries, and for those who want, there are plenty of waterfalls where you can swim. The most tourists I saw at once was 5 (a group of 4 and me a little farther away, so you can have peace and quiet). I also spent time at an elephant sanctuary. I was hesitant at first, but everything had been so perfect up to that point that I went, and I have no regrets. It was just me, the guide, and the rangers—lovely people—and the elephants were living their best lives. Next, I headed to Kratié for 2 nights: temples, the Irrawaddy dolphins, and a half-day on Koh Trong Island by bike, tasting their famous pomelos—a pure delight. No cars on the island, just calm and serenity. On my way to Kep, where I spent 4 nights, I stopped for a night in Kampong Cham, visiting temples, villages, and the bamboo bridge. With this kind of travel style, it’s easy to stop wherever you feel like it. So, I arrived in KEP to taste the famous Kep crabs—don’t miss them! The agency arranged a full-day motorbike tour (I wasn’t the one driving!), exploring the countryside and salt marshes. Of course, you should also visit Kampot, and if you love pepper, make sure to leave room in your luggage to bring some back. A full day of fishing by boat, with lunch on board (the fish we caught—though not by me, I’m terrible at that too). A kayak trip through the mangroves. In short, everything was perfect here too, and I took my time to enjoy the sunsets. Back to Phnom Penh for one last night before returning to France. A sunset cruise on the Mekong, and I visited some places I didn’t have time for when I arrived. This was my first solo trip—I usually travel with someone—but the organization was flawless, and the people were wonderful. I didn’t go to the islands near Sihanoukville, even though that was originally part of the plan. But I truly fell in love with this country. I’m considering Thailand next winter, but I’m also seriously thinking about returning to Siem Reap or even visiting those islands. If you’d like more details, I’m happy to help. Nathalie and Mélanie were incredibly patient with me—I’d been in touch with them since 2020, and in 2021, I had to cancel everything. They’re two French women who’ve lived there for a long time, know the country inside out, and—most importantly—have immense respect for the people they work with (guides, drivers). That’s a value that’s very important to me. Happy travels to all!
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.
La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

Bonjour à tous,
Me voilà dans le hall d'aéroport en direction du Cambodge et je viens à mon tour soumettre mon itinéraire de 3 semaines à vos précieux conseils avisés.
J'atterrirai le 1er novembre au soir à Siem Reap et compte sortir du territoire par la frontière terrestre vers le Laos le 21 novembre. Bien évidemment que je souhaiterais avoir le temps de tout pouvoir découvrir... Mais ce n'est pas le cas et je me suis donc concentrée sur ce qui me plairait le plus :
Jour 1: arrivée à Siem Reap le soir, dodo! Jour 2 à 4: temples d'Angkor Jour 5 et 6: alentours de Siem Reap (notamment Me Chrey avec kayaking) puis bus de nuit vers Sihanoukville le 6 au soir. Jour7: arrivée tôt le matin à Sihanoukville puis bus vers Andoung Tuek + bateau vers Chi-Phat et les Cardamoms Mountains. Jour 8 à 10: trek de 3 jours et 2 nuit à Chi Phat (ou 2 jours et 1 nuit + autre activité sur place) Jour 11: trajet vers Phnom Penh avec arrivée en fin d'aprém je suppose. Petit tour en ville. Jour 12 et 13: Phnom Penh Jour 13 au soir ou jour 14 au matin: bus direction Sen Monorom (Mondulkiri) --> Est-ce que vous savez s'il existe un bus de nuit pour faire ce trajet de 8h? Dans le LP, ils ne parlent que d'un bus partant à 7h30 ce qui fait donc perdre une journée :-(.
Jour 14: Arrivée à Sen Monorom. Jours 15 à 18 : trek de 3 ou 4jours Jour 19 tôt le matin: bus vers Kratie + premières découvertes du Mekong Jour 20: Kampi et dauphins Jour 21: direction la frontière terrestre et le Laos.
Je orends avec plaisir vos conseils et commentaires. Et non, pas de plage pour moi cette fois-ci :-)
Sophie
Me voilà dans le hall d'aéroport en direction du Cambodge et je viens à mon tour soumettre mon itinéraire de 3 semaines à vos précieux conseils avisés.
J'atterrirai le 1er novembre au soir à Siem Reap et compte sortir du territoire par la frontière terrestre vers le Laos le 21 novembre. Bien évidemment que je souhaiterais avoir le temps de tout pouvoir découvrir... Mais ce n'est pas le cas et je me suis donc concentrée sur ce qui me plairait le plus :
Jour 1: arrivée à Siem Reap le soir, dodo! Jour 2 à 4: temples d'Angkor Jour 5 et 6: alentours de Siem Reap (notamment Me Chrey avec kayaking) puis bus de nuit vers Sihanoukville le 6 au soir. Jour7: arrivée tôt le matin à Sihanoukville puis bus vers Andoung Tuek + bateau vers Chi-Phat et les Cardamoms Mountains. Jour 8 à 10: trek de 3 jours et 2 nuit à Chi Phat (ou 2 jours et 1 nuit + autre activité sur place) Jour 11: trajet vers Phnom Penh avec arrivée en fin d'aprém je suppose. Petit tour en ville. Jour 12 et 13: Phnom Penh Jour 13 au soir ou jour 14 au matin: bus direction Sen Monorom (Mondulkiri) --> Est-ce que vous savez s'il existe un bus de nuit pour faire ce trajet de 8h? Dans le LP, ils ne parlent que d'un bus partant à 7h30 ce qui fait donc perdre une journée :-(.
Jour 14: Arrivée à Sen Monorom. Jours 15 à 18 : trek de 3 ou 4jours Jour 19 tôt le matin: bus vers Kratie + premières découvertes du Mekong Jour 20: Kampi et dauphins Jour 21: direction la frontière terrestre et le Laos.
Je orends avec plaisir vos conseils et commentaires. Et non, pas de plage pour moi cette fois-ci :-)
Sophie
Oyé oyé futurs backpakers,
Je prends le temps de vous raconter brièvement mon périple Cambodgien, en 12 jours, c'est possible, avec de bonnes jambes, un bon moral, beaucoup beaucoup d'heures de bus et un minimum d'organisation ;-)
Voici mon itinéraire (en sachant que j'ai atterri à Phnom Penh) :
Phnom Penh --> bus pour Siem Riep
Siem Riep : 4 jours, pour faire le tour des temples d'Angkor, c'est suffisant, en sachant que le 1er jours j'ai fais le grand tour en vélo (40km env) avec un beau soleil, je suis sportive, donc pas de soucis. Et d'autres temples à l'extérieur, et balade dans la ville de Siem Riep.
Siem Reap --> bus de nuit Phnom Penh
Phnom Penh --> Kep, pas grand chose à faire, à part se retrouver au calme et se balader au parc national. 8km de marche, compter 2h en prenant bien votre temps pour admirer la nature ;-) et faire le bord de mer avec le marché aux crabes. Une nuit sur place suffit, 2 si vous souhaitez aller à Kampot.
Kep--> Sianoukville (faites une escale à Kampot, c'était prévu dans mon périple, je n'ai pas fait, à regret).
Sianoukville --> je n'ai pas du tout aimé cet endroit. Rien à voir, rien faire, rien à acheter... bref, rien !! Les plages ? oui, et bien, arrivez les yeux fermés, ouvrez, et ne tournez plus la tête, car tout est sale, très sale. Des bars, du bruits ... tout ce que je n'aime pas... Bref, je ne recommande pas du tout. J'y suis restée 2 nuits. Une aurait suffit.
Sianoukville --> bateau pour l'ile de Koh Rong Samloem --> MON île, comme je l'appelle depuis... Cet endroit est magique... tout à fait ce dont je recherchais, la jungle, le calme, la plénitude, le côté désertique de la côte ouest où je me trouvais. J'y suis restée 3 nuits, dans un Bungalows sommaire, (parfait pour moi) à l'orée de la jungle et au bord de la plage, avec pour seul bruit, la brise qui vient résonner dans la jungle. Il faut aimer le calme, moi ça me correspond ;-)
Ile de koh rong --> bateau Sianoukville --> bus Phnom Penh
Dernier jour : visite de Phnom Penh. c'est sure qu'en arrivant d'une ile déserte, le choc était prévisible !! ça reste une grande ville, j'ai préféré Siem Riep. Restée 2 nuits, une aurait suffit.
N'hésitez pas si vous souhaitez des adresses d'hôtels, de restaus, de bus, de conseils etc ....
@ bientôt Ludi
Je prends le temps de vous raconter brièvement mon périple Cambodgien, en 12 jours, c'est possible, avec de bonnes jambes, un bon moral, beaucoup beaucoup d'heures de bus et un minimum d'organisation ;-)
Voici mon itinéraire (en sachant que j'ai atterri à Phnom Penh) :
Phnom Penh --> bus pour Siem Riep
Siem Riep : 4 jours, pour faire le tour des temples d'Angkor, c'est suffisant, en sachant que le 1er jours j'ai fais le grand tour en vélo (40km env) avec un beau soleil, je suis sportive, donc pas de soucis. Et d'autres temples à l'extérieur, et balade dans la ville de Siem Riep.
Siem Reap --> bus de nuit Phnom Penh
Phnom Penh --> Kep, pas grand chose à faire, à part se retrouver au calme et se balader au parc national. 8km de marche, compter 2h en prenant bien votre temps pour admirer la nature ;-) et faire le bord de mer avec le marché aux crabes. Une nuit sur place suffit, 2 si vous souhaitez aller à Kampot.
Kep--> Sianoukville (faites une escale à Kampot, c'était prévu dans mon périple, je n'ai pas fait, à regret).
Sianoukville --> je n'ai pas du tout aimé cet endroit. Rien à voir, rien faire, rien à acheter... bref, rien !! Les plages ? oui, et bien, arrivez les yeux fermés, ouvrez, et ne tournez plus la tête, car tout est sale, très sale. Des bars, du bruits ... tout ce que je n'aime pas... Bref, je ne recommande pas du tout. J'y suis restée 2 nuits. Une aurait suffit.
Sianoukville --> bateau pour l'ile de Koh Rong Samloem --> MON île, comme je l'appelle depuis... Cet endroit est magique... tout à fait ce dont je recherchais, la jungle, le calme, la plénitude, le côté désertique de la côte ouest où je me trouvais. J'y suis restée 3 nuits, dans un Bungalows sommaire, (parfait pour moi) à l'orée de la jungle et au bord de la plage, avec pour seul bruit, la brise qui vient résonner dans la jungle. Il faut aimer le calme, moi ça me correspond ;-)
Ile de koh rong --> bateau Sianoukville --> bus Phnom Penh
Dernier jour : visite de Phnom Penh. c'est sure qu'en arrivant d'une ile déserte, le choc était prévisible !! ça reste une grande ville, j'ai préféré Siem Riep. Restée 2 nuits, une aurait suffit.
N'hésitez pas si vous souhaitez des adresses d'hôtels, de restaus, de bus, de conseils etc ....
@ bientôt Ludi
bonjour a tous
envie de connaitre la thailande j ai besoin de repere pour construire mon itineraire je voudrais passer par le Laos vietnam et camboge.... je serais seule et sac a dos. qu elles sont les itineraires sympas a faire a bientot nathalie
envie de connaitre la thailande j ai besoin de repere pour construire mon itineraire je voudrais passer par le Laos vietnam et camboge.... je serais seule et sac a dos. qu elles sont les itineraires sympas a faire a bientot nathalie
Bonjour
Nous partons pour 15 jours au Vietnam en atterrissant à ho chi min ville.
Pouvez vous me donner votre avis sur cet itineraire ( oublis d incontournable ou trop ambitieux ) en sachant que nous voulons absolument faire les temples d'Angkor , la baie d Halong , le delta du Mékong et deux jours de farniente:
Arrive à 12 h a Ho chi minh ville le 16 mars
1-Phu quoc
Nuit du 16 mars à Phu quoc 17 mars journée à phu quoc
2- delta du Mékong
18 mars delta du Mékong 19 mars delta du Mékong avion pour angkor
3- angkor
20 mars angkor 21 mars angkor 22 mars angkor marche flottant
4 HUE siemp reap hué 23-24 mars hué
5-Baie d Along
25 -26 Along
6-SAPA 27-28: sapa
29-30 MUI NE
Nuit du 30 à HCMV .
En vous remerciant par avance,
1-Phu quoc
Nuit du 16 mars à Phu quoc 17 mars journée à phu quoc
2- delta du Mékong
18 mars delta du Mékong 19 mars delta du Mékong avion pour angkor
3- angkor
20 mars angkor 21 mars angkor 22 mars angkor marche flottant
4 HUE siemp reap hué 23-24 mars hué
5-Baie d Along
25 -26 Along
6-SAPA 27-28: sapa
29-30 MUI NE
Nuit du 30 à HCMV .
En vous remerciant par avance,
Bonjour à tous,
Pour un prochain voyage à Angkor (février), nous souhaitons utiliser comme moyen de locomotion le vélo. J'ai lu passablement de discussions à ce sujet mais j'ai beaucoup de peine à me rendre compte du temps nécessaire aux visites.
Nous aurons 3 jours plein sur place (+ un demi journée ou je souhaite me rendre à vélo dans la campagne au sud de Siem Reap). Le 3ème jour, pas de vélo mais un tuk-tuk pour aller jusqu'à Bantay Srei et kbal spean.
Reste donc 2 jours pour faire les petits et grands circuits. Sachant qu'il faut compter environ 2h30 par jour pour les trajets, pensez-vous qu'il est réalisable de faire ces circuits et ayant le temps de voir la majorité des temples ? Nous ne sommes pas de grands sportives mais avons l'habitude de faire fréquemment du sport.
Merci beaucoup pour vos expériences.
Pour un prochain voyage à Angkor (février), nous souhaitons utiliser comme moyen de locomotion le vélo. J'ai lu passablement de discussions à ce sujet mais j'ai beaucoup de peine à me rendre compte du temps nécessaire aux visites.
Nous aurons 3 jours plein sur place (+ un demi journée ou je souhaite me rendre à vélo dans la campagne au sud de Siem Reap). Le 3ème jour, pas de vélo mais un tuk-tuk pour aller jusqu'à Bantay Srei et kbal spean.
Reste donc 2 jours pour faire les petits et grands circuits. Sachant qu'il faut compter environ 2h30 par jour pour les trajets, pensez-vous qu'il est réalisable de faire ces circuits et ayant le temps de voir la majorité des temples ? Nous ne sommes pas de grands sportives mais avons l'habitude de faire fréquemment du sport.
Merci beaucoup pour vos expériences.
Nous sommes rentrés depuis quelques temps d’un périple de 5 mois en Asie (Cambodge, Laos et Vietnam) et déjà nous rêvons d’y repartir. Afin de nous remémorer quelques bons souvenirs et de vous faire partager une destination dont on n’entend pas très souvent parler, voici le récit de trois jours merveilleux passés sur l’île de Koh Dach au Cambodge.
5 janvier 2014 :
Notre voyage a débuté à Phnom Penh et aujourd'hui, après quelques jours à vivre au milieu de l’effervescence de cette capitale attachante, nous faisons un tour au marché Russe et une dernière balade sur le quai du Mékong avant de partir pour l’île de Koh Dach (l’île de la soie). Cette île, qui fait une dizaine de kilomètres de longueur, est située à 10/15 kilomètres de Phnom Penh, sur le fleuve Mékong. On y accède facilement en tuk-tuk en empruntant le Pont Japonais (au nord de Phnom Penh) pour rejoindre la presqu’île de Chrouy Changvar puis par ferry.

Rassurez-vous, c’est très facile d’y venir, tous les chauffeurs de tuk-tuk de Phnom Penh connaissent. Après une petite heure de voyage notre chauffeur nous dépose devant la Villa Koh Dach (http://villakohdach.free.fr/), une charmante guesthouse où nous allons résider pendant trois jours. Nous y sommes accueillis chaleureusement par les propriétaires de la Villa : Meng et son épouse Bô. Nous prenons possession de notre immense chambre (qui vient d’être refaite) et sans plus attendre nous partons à la découverte de Koh Dach.
Nous partons au hasard, plein nord. Fini l’agitation et le vacarme incessant de Phnom Penh. Ici nous sommes à la campagne. Nous ne rencontrons pas une seule voiture, tout le monde se déplace à vélo ou à moto. Sur notre chemin nous croisons beaucoup d’enfants. A chaque fois nous avons droit à de grands sourires et à un « Hello », généralement suivi de « What’s your name ? ». Les gamins adorent être photographiés et sont morts de rire quand ils se voient sur l’écran.


Quelques centaines de mètres après notre guesthouse nous faisons un petit détour jusqu’à un joli temple embelli par la patine du temps.

Nous balade nous permet de découvrir l’habitat rural du Cambodge. De jolies maisons où, en dehors des toits, tout est fait avec des matériaux naturels.



Nous poursuivons notre balade en direction de la pointe nord de l’île. Rapidement nous arrivons à un barrage. Un mariage s’est installé en plein milieu de la voie et il ne reste plus qu’un petit passage sur un côté qui permet de transiter à pied, en vélo ou en moto. C’est dire qu’il ne doit pas y avoir souvent une voiture qui passe dans le coin.

Tout au bout de la piste nous arrivons à la seule plage de l’île de Koh Dach. Nous y passons un long moment au milieu des familles qui sont venues ici pour la journée. Pendant que les enfants s’amusent dans l’eau ou sur le sable, les parents se détendent sous des petites paillottes dont certaines ont les pieds dans l’eau. Ce n’est peut-être pas le paradis, mais cela commence à y ressembler.



L’après-midi est bien avancé, il est temps de rejoindre notre guesthouse. Sur le chemin du retour nous passons à nouveau à hauteur du mariage. La mariée a troqué sa belle robe rouge pour une tenue argentée du plus bel effet.

Pour notre premier dîner à la guesthouse, Bô a fait des miracles. En plat principal nous dégustons un poulet avec une sauce à base de mangue qui est tout simplement divin ! Soyons francs, nous ne mangerons pas toujours aussi bien au Cambodge et à plusieurs reprises les petits plats de Bô nous manquerons beaucoup.
Après une longue soirée pleine de discussion avec nos hôtes, Roger (le beau-père de Bô, un retraité passionnant originaire du sud-ouest de la France) et un couple de français en voyage de noces, nous profitons d’une bonne nuit de repos. C’est notre première nuit calme depuis notre arrivée au Cambodge. Pas de circulation, pas de coups de klaxon, pas de motos qui pétaradent, pas de vendeurs de rue qui apostrophent les passants dès les premières lueurs du jour, … Les nuits de Koh Dach sont d’une douceur incroyable pour nos oreilles fatiguées par la vie trépidante de Phnom Penh.
à suivre …
plus d’infos sur notre séjour sur http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/
5 janvier 2014 :
Notre voyage a débuté à Phnom Penh et aujourd'hui, après quelques jours à vivre au milieu de l’effervescence de cette capitale attachante, nous faisons un tour au marché Russe et une dernière balade sur le quai du Mékong avant de partir pour l’île de Koh Dach (l’île de la soie). Cette île, qui fait une dizaine de kilomètres de longueur, est située à 10/15 kilomètres de Phnom Penh, sur le fleuve Mékong. On y accède facilement en tuk-tuk en empruntant le Pont Japonais (au nord de Phnom Penh) pour rejoindre la presqu’île de Chrouy Changvar puis par ferry.

Rassurez-vous, c’est très facile d’y venir, tous les chauffeurs de tuk-tuk de Phnom Penh connaissent. Après une petite heure de voyage notre chauffeur nous dépose devant la Villa Koh Dach (http://villakohdach.free.fr/), une charmante guesthouse où nous allons résider pendant trois jours. Nous y sommes accueillis chaleureusement par les propriétaires de la Villa : Meng et son épouse Bô. Nous prenons possession de notre immense chambre (qui vient d’être refaite) et sans plus attendre nous partons à la découverte de Koh Dach.
Nous partons au hasard, plein nord. Fini l’agitation et le vacarme incessant de Phnom Penh. Ici nous sommes à la campagne. Nous ne rencontrons pas une seule voiture, tout le monde se déplace à vélo ou à moto. Sur notre chemin nous croisons beaucoup d’enfants. A chaque fois nous avons droit à de grands sourires et à un « Hello », généralement suivi de « What’s your name ? ». Les gamins adorent être photographiés et sont morts de rire quand ils se voient sur l’écran.


Quelques centaines de mètres après notre guesthouse nous faisons un petit détour jusqu’à un joli temple embelli par la patine du temps.

Nous balade nous permet de découvrir l’habitat rural du Cambodge. De jolies maisons où, en dehors des toits, tout est fait avec des matériaux naturels.



Nous poursuivons notre balade en direction de la pointe nord de l’île. Rapidement nous arrivons à un barrage. Un mariage s’est installé en plein milieu de la voie et il ne reste plus qu’un petit passage sur un côté qui permet de transiter à pied, en vélo ou en moto. C’est dire qu’il ne doit pas y avoir souvent une voiture qui passe dans le coin.

Tout au bout de la piste nous arrivons à la seule plage de l’île de Koh Dach. Nous y passons un long moment au milieu des familles qui sont venues ici pour la journée. Pendant que les enfants s’amusent dans l’eau ou sur le sable, les parents se détendent sous des petites paillottes dont certaines ont les pieds dans l’eau. Ce n’est peut-être pas le paradis, mais cela commence à y ressembler.



L’après-midi est bien avancé, il est temps de rejoindre notre guesthouse. Sur le chemin du retour nous passons à nouveau à hauteur du mariage. La mariée a troqué sa belle robe rouge pour une tenue argentée du plus bel effet.

Pour notre premier dîner à la guesthouse, Bô a fait des miracles. En plat principal nous dégustons un poulet avec une sauce à base de mangue qui est tout simplement divin ! Soyons francs, nous ne mangerons pas toujours aussi bien au Cambodge et à plusieurs reprises les petits plats de Bô nous manquerons beaucoup.
Après une longue soirée pleine de discussion avec nos hôtes, Roger (le beau-père de Bô, un retraité passionnant originaire du sud-ouest de la France) et un couple de français en voyage de noces, nous profitons d’une bonne nuit de repos. C’est notre première nuit calme depuis notre arrivée au Cambodge. Pas de circulation, pas de coups de klaxon, pas de motos qui pétaradent, pas de vendeurs de rue qui apostrophent les passants dès les premières lueurs du jour, … Les nuits de Koh Dach sont d’une douceur incroyable pour nos oreilles fatiguées par la vie trépidante de Phnom Penh.
à suivre …
plus d’infos sur notre séjour sur http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/
Coucou les voyageurs !
Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏
Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!
Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!
Par contre le Mekong,

les temples,

le lac Tonlé Sap,

la campagne rurale

les iles paradisiaques

et évidement les habitants

nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !
Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.
Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen. Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!
Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !
Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??

Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏
Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!
Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!
Par contre le Mekong,

les temples,

le lac Tonlé Sap,

la campagne rurale

les iles paradisiaques

et évidement les habitants

nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !
Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.
Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen. Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!
Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !
Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??

J aimerai bien passer quelques jours à Kep à la fin de mon sejour au Cambodge
Comment m'y rendre depuis Phnom Penh ?
Connaissez vous des lieux d'hebergements sympa ?
Et autres bons plans ?
merci de votre aide
Bonjour,
Je suis en train de préparer un périple de 2 mois Laos - Angkor - Vietnam (le Nooooord) Ma connaissance de ces pays se limite à quelques discussions de salon, à quelques lectures et à quelques recherches sur VF. Comme nous partons dans 2 mois, si quelques forumeurs pouvaient m'éclairer de leurs connaissances...
Voici la trame de notre programme. Je compte sur vous pour exercer vos yeux avertis sur ce programme pour m'aider à le finaliser.
Paris / Luang Prabang 29 avril
1jour / 2 nuits à Luang Prabang REPOS parce que les longues heures d'avion, moi ça m'épuise ! Alors je me suis trouvé un bel hôtel avec un beau jardin sur les bords du Mékkong le Thongbay Guesthouse. J'espère qu'ils seront à la hauteur de leur réputation. Et pendant que je bullerai Le Grand ira en repérage 😉
BoucleNord : Bateau en remontant le Mékong jusqu'à Pakbeng Bus jusqu'à Oudomxai Bus jusqu'à Muang Khua Bateau en descendant la Nam Ou jusqu'à Nong Khiaw Arrêt 2 jours à Nong Khiaw pour faire une belle balade dans ce petit paradis Retour à Luang Prabang (en bateau ? pas sûr, il y a des travaux actuellement etnous ne savons pas s'ils seront terminés - Dommage)
3 jours à Luang Prabang Nos incontournables : - chutes de Kuang Shi (un petit Havasupai, paraît-il, mais sans la remontée lol) - chutes de Tad Saé - le «plus beau Vat du Laos» datant de 1560 : Vat XiengThong
puis au choix : - Musée National et/ou - le Vat May et/ou - Vat Xieng Mouane et/ou - La Maison du Patrimoine et/ou - Musée Ethnologique et/ou - le marché Phousi Et se balader dans cette ville dont tout le monde tombe amoureux apparemment
Luang Prabang > Ventiane BUS On fera le trajet de jour pour admirer les paysages réputés superbes mais Je ne sais pas si on pourra s'arrêter pour prendre quelques photos 😕
Etape : 1 nuit à Vang Vieng parce qu'il faut bien se reposer un peu, on est en vacances quand même 😉
Vientiane
2 jours : Phou Khao Khouay Parc National – trek (easy) avec la Ferme des Orchidées
Retour à Vientiane 2 jours : Je n'ai pas encore identifiés d'« incontournables » je compte sur vous
Vientiane > Paské (Bus de nuit)
A Paské Pas encore d'incontournables non plus, mais Prévoir de monter sur la colline du Vat In Pang pour un coucher de soleil (après une journée pas trop chargée). Vue impressionnante sur leMékong, mais attention 380 marches à monter et à redescendre.
4000 îles. L'île deDon Khone - 3 jours / 2 nuits Les« incontournables » : Chutes de Li Phi, Chutes de Phapheng (oui oui on aime bien les chutes d'eau, les cascades, etc) prendre un bateau pour aller voir les dauphins. ne rater aucun lever ou coucher sur soleil partout sur l'île ou en bateau +++
Circuit de 2 jours ou 3 jours sur le Plateau des Bolovens (Voiture avec chauffeur ? Moto ? Ça risque d'être comique ! 😉) Chutes de Tad Fan et de Tat Nuang, Tad Pasuam (2km de marche entre les 2) Chutes de Tad Champee sur la route de Salavane Cascade de Nam Tok Katamtok, Chutes de Tad Lo (cf. plus haut), Visite d'une plantation de café ? (retrouver le Hollandais qui fait le« meilleur café du monde ») aller de Sekong à Attapeu en bateau sur la rivière Kong (SUPERBE) Pour une petite leçon d'histoire aller voir la Piste de Ho Chi Minh localiser les Chutes de Tad Fane
Retourà Paské - Vat Phou « Temple Montagne » (A 8 km de Champassak) On peut y passer la journée à visiter et à se balader. Très bel endroit, paisible, entouré de verdure et de pièces d'eau couvertes de lotus. Ancien sanctuaire khmer à 1 400m d'altitude, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Du haut de la terrasse supérieure, la vue sur le Mékong et les environs est magnifique. Petit musée.
CAMBODGE Bus pour le Cambodge – Choisir un bus TRES confortable – Trajet très long 7 heures au moins, en général plutôt 9, jusqu'à Kratie mais il paraît que c'est beau. A faire de jour ?
J'avais prévu une étape à Kratie mais je lis tellement de choses peu sympathiques sur cette ville, qu'on va peut être aller directement à Siem Reap 20 heures de bus (ouille mon dos!)
SiemReap de 5 à 7 jours
A voir Pagode Wat Bo, peintures anciennes Balade sur la digue du Baray jusqu'au bassin royal de Srah Sang.
Restau Curry Wallah cuisine indienne – Délicieux Green Star perdu au fond d'un quartier excentré – service chaleureux etnourriture excellente Khmer Kitchen cuisine khmer très bon
Angkor
Les« incontournables »
Pour les photos ne pas oublier qu'à midi le soleil est presque à la verticale (on est pratiquement sur l'équateur) donc heures des photos exclusivement de 7h30 à 9h30 puis à partir de 15h30 jusqu'à 18 h.
1jour Temples de PreahKhan etde TaProhm. En milieu/fin d'après midi visiter Phnom Bakheng (mais fuir avant le coucher du soleil quand la horde débarque). Coucher du soleil à Angkor Vat (Rechercher le meilleur endroit)
1 jour à vélo ou en tuk-tuk Bantey Srei En théorie, une grosse matinée en partant tôt. En théorie parcequ'en réalité, il y a tellement de choses à voir en route que lesarrêts sont nombreux.
1 jour Temples Roluos, situé à environ 15km à l'est de Siem Reap (c'est aussi faisable à vélo mais il y a pas mal de circulation sur la route)
1jour : (tuk tuk ou voiture avec chauffeur?) A 40 km au nord de Siem Reap (à vérifier) Temple de Beng Melea. A une dizaine de km visiter Kbal Spean Site archéologique, spectaculaire lit de rivière sculpté.
1jour Lever de soleil sur Angkor Vat MAIS les gens se pressent à l'intérieur de l'enceinte du temple alors que si on reste sur la gauche du pont à l'entrée, on sera tranquille et reflets sur l'étendue d'eau qui entoure le temple +++ Angkor Thom : Bayon temple principal du carré Angkor Thom, Baphuon antérieur à Angkor Thom (XIe siècle), Phimeanakas temple du Xe siècle (donc antérieur à la cité AngkorThom). La vue, à partir du sommet, est très jolie. (attention àl'heure pour les photos), Terrasse des Eléphants, Terrasse du Roi Lépreux.
1jour ANGKOR VAT - ANGKOR VAT - ANGKOR VAT VIETNAM(1 mois environ)
SIEM REAP > Da Nang (rien à faire à Da Nang on file sur Hoi An)
Hoi An - 3 jours Hôtel Hao Binh Hotel très sympat Morning Glory Restau +++
Visite de My Son 69 km ausud-ouest de Da Nang,
Hoi An > Hué (120 km – env 5 heures en fonction des arrêts et des visites) ne pas hésiter à prendre une voiture avec chauffeur route superbe on a envie de s'arrêter tout le temps (Col des nuages entre autres) Si on est en forme (parce la visite est fatigante) Montagnes de marbre
HUE Hotel Huenino – très agréable, propre Resto Chez Ovi ++ grignoter à la Boulangerie Française – produits fabriqués dans un orphelinat
2 jours - pour visiter un peu Hué (prendre contact avec un guide pour une ½ journée au moins)
3 jours - Organiser une balade dans le Parc National de Ke Bang (Grottes de Phong Nha). (Par exemple : Voir avec l'Agence Hue Touriste à Hué organise des excursions sympa(parlent français) sinon Jimmy ?
1 jour - Les tunnels de Vinh Moc
Hué→ Hanoi (Train de nuit)
Hanoi : Retrouver l'adresse du restau de rue où l'on mange les meilleurs Bo Bun de laterre !
Temple de la littérature Le Lac de l'Epée ??
Ninh Binh 1 jour / 2 nuits (éviter absolument le week end) Grottes de Trang An (env 12 km de Ninh Binh). Prendre un tuk tuk. 3 h de balade sur une rivière et 9 grottes. Ce site est manifestement plus beau que Tam Coc et surtout moins envahi de touristes et de vendeuses à la sauvette
Boucle Nord 10 jours au moins de Hanoi à Sa Pa « Route desPhotographes » Route 32 Puis Ha Giang - Hanoi. 1ere étape Hanoi > Nghia LO (201 km) 1 nuit à Nghia Lo - Guesthouse chez Luat et Phong. Belle maison thaï à flanc de colline un peu à l'extérieur de Nghai Lo. Lits doubles séparés par des cloisons. Cuisine excellente.Dîner très copieux et succulent
2ième étape Nghia Lo > Mu Cang Chai (via le col Khau Pha 80 km environ) des cols – des points de vue +++ le plus beau étant celui de Khau Pha (à voir le soir au crépuscule ?? ou le matin au lever du soleil ?? ... si on est courageux) Village de La Pan Tan (rizières réputées les plus belles du Vietnam – Classées au Patrimoine Mondial) une 20taine de Km avant Mu Cang Chai après le Col de Khau Pha Maison d'Hôte de Monsieur Tu' (prononcer Teu). Dîner excellent pas de français ni d'anglais « on parle avec les mains ». Sur le bord de la rizière en direction du village de Om Khoumtourner à gauche au bout du petit pont. La maison est sur la droite. Visite sympa à faire : le village h'mong de Mo Ré 10 km AR sur une bonne piste qui prend à l'angle de l'hôtel Suoi Mo (une horreur en béton repérable de loin). Traverser le village et continuer à monter. Une piste raide prend à gauche, un grand virage à gauche et de là une très belle vue. En redescendant prendre le petit chemin qui longe la rivière (pilon a riz hydraulique) puis on arrive à une piscine naturelle. Très sympa.
3ième étape Mu Cang Chai > Tan Yuen 60 km environ Avoir le matin : le marché ! Très sympa toutes les ethnies du coin se retrouvent dans leur costume traditionnels. Vraiment +++
4ième étape Tan Yuen > Ha Giang (Entre Tan Yuen et Sa Pa partie de la route la plus belle qui lui vaut son surnom de Route des photographes. On a envie de s'arrêter tout le temps. Le must le Col de Tram Lo avant d'arriver à Sa Pa)
Puis Ha Giang – Dong Van – Meo Vac - Cao Bang – Lac Ba Bé – Hanoi (pas encore eu le temps de disséquer cette partie mais ce sera grosso modo le parcours de Mathieu. Il est parfait (le parcours, pas Mathieu 😛)
Croisière dans la Baie de Tu Long avec Indochina-Junk 3 jours/2 nuits. Dragon Pearl
Prévoir avant ou après la Baie d'Along 1 journée sur l'Ile de Cat Bat Très belles randonnées à faire dans le Parc National
Et le 27 juin en fin de journée Airport > Plane > Airport > Maison parce qu'il faut bien revenir un jour...
Merci de vos conseils, Amicalement Ninou
Je suis en train de préparer un périple de 2 mois Laos - Angkor - Vietnam (le Nooooord) Ma connaissance de ces pays se limite à quelques discussions de salon, à quelques lectures et à quelques recherches sur VF. Comme nous partons dans 2 mois, si quelques forumeurs pouvaient m'éclairer de leurs connaissances...
Voici la trame de notre programme. Je compte sur vous pour exercer vos yeux avertis sur ce programme pour m'aider à le finaliser.
Paris / Luang Prabang 29 avril
1jour / 2 nuits à Luang Prabang REPOS parce que les longues heures d'avion, moi ça m'épuise ! Alors je me suis trouvé un bel hôtel avec un beau jardin sur les bords du Mékkong le Thongbay Guesthouse. J'espère qu'ils seront à la hauteur de leur réputation. Et pendant que je bullerai Le Grand ira en repérage 😉
BoucleNord : Bateau en remontant le Mékong jusqu'à Pakbeng Bus jusqu'à Oudomxai Bus jusqu'à Muang Khua Bateau en descendant la Nam Ou jusqu'à Nong Khiaw Arrêt 2 jours à Nong Khiaw pour faire une belle balade dans ce petit paradis Retour à Luang Prabang (en bateau ? pas sûr, il y a des travaux actuellement etnous ne savons pas s'ils seront terminés - Dommage)
3 jours à Luang Prabang Nos incontournables : - chutes de Kuang Shi (un petit Havasupai, paraît-il, mais sans la remontée lol) - chutes de Tad Saé - le «plus beau Vat du Laos» datant de 1560 : Vat XiengThong
puis au choix : - Musée National et/ou - le Vat May et/ou - Vat Xieng Mouane et/ou - La Maison du Patrimoine et/ou - Musée Ethnologique et/ou - le marché Phousi Et se balader dans cette ville dont tout le monde tombe amoureux apparemment
Luang Prabang > Ventiane BUS On fera le trajet de jour pour admirer les paysages réputés superbes mais Je ne sais pas si on pourra s'arrêter pour prendre quelques photos 😕
Etape : 1 nuit à Vang Vieng parce qu'il faut bien se reposer un peu, on est en vacances quand même 😉
Vientiane
2 jours : Phou Khao Khouay Parc National – trek (easy) avec la Ferme des Orchidées
Retour à Vientiane 2 jours : Je n'ai pas encore identifiés d'« incontournables » je compte sur vous
Vientiane > Paské (Bus de nuit)
A Paské Pas encore d'incontournables non plus, mais Prévoir de monter sur la colline du Vat In Pang pour un coucher de soleil (après une journée pas trop chargée). Vue impressionnante sur leMékong, mais attention 380 marches à monter et à redescendre.
4000 îles. L'île deDon Khone - 3 jours / 2 nuits Les« incontournables » : Chutes de Li Phi, Chutes de Phapheng (oui oui on aime bien les chutes d'eau, les cascades, etc) prendre un bateau pour aller voir les dauphins. ne rater aucun lever ou coucher sur soleil partout sur l'île ou en bateau +++
Circuit de 2 jours ou 3 jours sur le Plateau des Bolovens (Voiture avec chauffeur ? Moto ? Ça risque d'être comique ! 😉) Chutes de Tad Fan et de Tat Nuang, Tad Pasuam (2km de marche entre les 2) Chutes de Tad Champee sur la route de Salavane Cascade de Nam Tok Katamtok, Chutes de Tad Lo (cf. plus haut), Visite d'une plantation de café ? (retrouver le Hollandais qui fait le« meilleur café du monde ») aller de Sekong à Attapeu en bateau sur la rivière Kong (SUPERBE) Pour une petite leçon d'histoire aller voir la Piste de Ho Chi Minh localiser les Chutes de Tad Fane
Retourà Paské - Vat Phou « Temple Montagne » (A 8 km de Champassak) On peut y passer la journée à visiter et à se balader. Très bel endroit, paisible, entouré de verdure et de pièces d'eau couvertes de lotus. Ancien sanctuaire khmer à 1 400m d'altitude, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Du haut de la terrasse supérieure, la vue sur le Mékong et les environs est magnifique. Petit musée.
CAMBODGE Bus pour le Cambodge – Choisir un bus TRES confortable – Trajet très long 7 heures au moins, en général plutôt 9, jusqu'à Kratie mais il paraît que c'est beau. A faire de jour ?
J'avais prévu une étape à Kratie mais je lis tellement de choses peu sympathiques sur cette ville, qu'on va peut être aller directement à Siem Reap 20 heures de bus (ouille mon dos!)
SiemReap de 5 à 7 jours
A voir Pagode Wat Bo, peintures anciennes Balade sur la digue du Baray jusqu'au bassin royal de Srah Sang.
Restau Curry Wallah cuisine indienne – Délicieux Green Star perdu au fond d'un quartier excentré – service chaleureux etnourriture excellente Khmer Kitchen cuisine khmer très bon
Angkor
Les« incontournables »
Pour les photos ne pas oublier qu'à midi le soleil est presque à la verticale (on est pratiquement sur l'équateur) donc heures des photos exclusivement de 7h30 à 9h30 puis à partir de 15h30 jusqu'à 18 h.
1jour Temples de PreahKhan etde TaProhm. En milieu/fin d'après midi visiter Phnom Bakheng (mais fuir avant le coucher du soleil quand la horde débarque). Coucher du soleil à Angkor Vat (Rechercher le meilleur endroit)
1 jour à vélo ou en tuk-tuk Bantey Srei En théorie, une grosse matinée en partant tôt. En théorie parcequ'en réalité, il y a tellement de choses à voir en route que lesarrêts sont nombreux.
1 jour Temples Roluos, situé à environ 15km à l'est de Siem Reap (c'est aussi faisable à vélo mais il y a pas mal de circulation sur la route)
1jour : (tuk tuk ou voiture avec chauffeur?) A 40 km au nord de Siem Reap (à vérifier) Temple de Beng Melea. A une dizaine de km visiter Kbal Spean Site archéologique, spectaculaire lit de rivière sculpté.
1jour Lever de soleil sur Angkor Vat MAIS les gens se pressent à l'intérieur de l'enceinte du temple alors que si on reste sur la gauche du pont à l'entrée, on sera tranquille et reflets sur l'étendue d'eau qui entoure le temple +++ Angkor Thom : Bayon temple principal du carré Angkor Thom, Baphuon antérieur à Angkor Thom (XIe siècle), Phimeanakas temple du Xe siècle (donc antérieur à la cité AngkorThom). La vue, à partir du sommet, est très jolie. (attention àl'heure pour les photos), Terrasse des Eléphants, Terrasse du Roi Lépreux.
1jour ANGKOR VAT - ANGKOR VAT - ANGKOR VAT VIETNAM(1 mois environ)
SIEM REAP > Da Nang (rien à faire à Da Nang on file sur Hoi An)
Hoi An - 3 jours Hôtel Hao Binh Hotel très sympat Morning Glory Restau +++
Visite de My Son 69 km ausud-ouest de Da Nang,
Hoi An > Hué (120 km – env 5 heures en fonction des arrêts et des visites) ne pas hésiter à prendre une voiture avec chauffeur route superbe on a envie de s'arrêter tout le temps (Col des nuages entre autres) Si on est en forme (parce la visite est fatigante) Montagnes de marbre
HUE Hotel Huenino – très agréable, propre Resto Chez Ovi ++ grignoter à la Boulangerie Française – produits fabriqués dans un orphelinat
2 jours - pour visiter un peu Hué (prendre contact avec un guide pour une ½ journée au moins)
3 jours - Organiser une balade dans le Parc National de Ke Bang (Grottes de Phong Nha). (Par exemple : Voir avec l'Agence Hue Touriste à Hué organise des excursions sympa(parlent français) sinon Jimmy ?
1 jour - Les tunnels de Vinh Moc
Hué→ Hanoi (Train de nuit)
Hanoi : Retrouver l'adresse du restau de rue où l'on mange les meilleurs Bo Bun de laterre !
Temple de la littérature Le Lac de l'Epée ??
Ninh Binh 1 jour / 2 nuits (éviter absolument le week end) Grottes de Trang An (env 12 km de Ninh Binh). Prendre un tuk tuk. 3 h de balade sur une rivière et 9 grottes. Ce site est manifestement plus beau que Tam Coc et surtout moins envahi de touristes et de vendeuses à la sauvette
Boucle Nord 10 jours au moins de Hanoi à Sa Pa « Route desPhotographes » Route 32 Puis Ha Giang - Hanoi. 1ere étape Hanoi > Nghia LO (201 km) 1 nuit à Nghia Lo - Guesthouse chez Luat et Phong. Belle maison thaï à flanc de colline un peu à l'extérieur de Nghai Lo. Lits doubles séparés par des cloisons. Cuisine excellente.Dîner très copieux et succulent
2ième étape Nghia Lo > Mu Cang Chai (via le col Khau Pha 80 km environ) des cols – des points de vue +++ le plus beau étant celui de Khau Pha (à voir le soir au crépuscule ?? ou le matin au lever du soleil ?? ... si on est courageux) Village de La Pan Tan (rizières réputées les plus belles du Vietnam – Classées au Patrimoine Mondial) une 20taine de Km avant Mu Cang Chai après le Col de Khau Pha Maison d'Hôte de Monsieur Tu' (prononcer Teu). Dîner excellent pas de français ni d'anglais « on parle avec les mains ». Sur le bord de la rizière en direction du village de Om Khoumtourner à gauche au bout du petit pont. La maison est sur la droite. Visite sympa à faire : le village h'mong de Mo Ré 10 km AR sur une bonne piste qui prend à l'angle de l'hôtel Suoi Mo (une horreur en béton repérable de loin). Traverser le village et continuer à monter. Une piste raide prend à gauche, un grand virage à gauche et de là une très belle vue. En redescendant prendre le petit chemin qui longe la rivière (pilon a riz hydraulique) puis on arrive à une piscine naturelle. Très sympa.
3ième étape Mu Cang Chai > Tan Yuen 60 km environ Avoir le matin : le marché ! Très sympa toutes les ethnies du coin se retrouvent dans leur costume traditionnels. Vraiment +++
4ième étape Tan Yuen > Ha Giang (Entre Tan Yuen et Sa Pa partie de la route la plus belle qui lui vaut son surnom de Route des photographes. On a envie de s'arrêter tout le temps. Le must le Col de Tram Lo avant d'arriver à Sa Pa)
Puis Ha Giang – Dong Van – Meo Vac - Cao Bang – Lac Ba Bé – Hanoi (pas encore eu le temps de disséquer cette partie mais ce sera grosso modo le parcours de Mathieu. Il est parfait (le parcours, pas Mathieu 😛)
Croisière dans la Baie de Tu Long avec Indochina-Junk 3 jours/2 nuits. Dragon Pearl
Prévoir avant ou après la Baie d'Along 1 journée sur l'Ile de Cat Bat Très belles randonnées à faire dans le Parc National
Et le 27 juin en fin de journée Airport > Plane > Airport > Maison parce qu'il faut bien revenir un jour...
Merci de vos conseils, Amicalement Ninou
L hotel imprevu dont a souvent parle ici, est agreable et d un rapport qualite prix plus que correct. Situe a 7 km de PP et non 15 comme lu sur VF, il dispose d une belle piscine et d un bassin pour les enfants recemment construit, le tout dans un splendide jardin et...au calme!
La nouvelle direction, deux francais, dont un seul vit sur place, ne semble pas avoir encore pris ses marques mais le personnel est adorable, en particulier le directeur, Sna, qui apres huit mois de cours a l alliance francaise, parle tres bien le francais et aussi l anglais. La cuisine est bonne mais a dominante francaise. Quelques plats cambodgiens cependant.
Compter 13 dollars pour un bungalow(eau chaude et clim), une moyenne de plats entre 4 et 6 usd et le petit dej a 3usd. Une navette gratuite le matin pour aller en ville et un retour, pour l instant, par vos propres moyens, 5 usd en tuk tuk> Attention tard le soir, il vous faudra vous rabattre sur un taxi car les chauffeurs de moto et tuk tuk refusent souvent le trajet si tard.
Pleins de possibilites aussi de prendre ses repas autour de l hotel dans les petites echoppes.
Un bon compromis pour celui qui veut le calme et l eau chaude de la piscine. Pour 18 usd (chambre plus retour de PP) je n ai pas trouve d equivalent sur PP.
PS, je suis seule dans l hotel actuellement, sauf depuis ce matin une ou deux familles d expat avec leurs enfants.
En resume donc, les routard seront frustres de rencontres, on est loin de l’ atmosphere de la Okay ghesthouse et les cambodgiens ne frequentent pas non plus etablissement.
Mais pour qq jours a l arrivee, c est cool.
A ceux qui recommandait les jardins de l oasis, une petite info ; le patron a augmenter ses prix, 18 a 20 usd aujourdhui ce qui m a paru excessif compte tenu des prestations. Cordialement
A ceux qui recommandait les jardins de l oasis, une petite info ; le patron a augmenter ses prix, 18 a 20 usd aujourdhui ce qui m a paru excessif compte tenu des prestations. Cordialement
Nous sommes partis un mois au Laos et au Cambodge en janvier 2006. Voici le récit de notre voyage au Cambodge et quelques informations qui vous aideront peut-être pour un futur voyage. N’hésitez pas à me demander des précisions, je m’efforcerai de répondre.
La partie Laos du voyage est là : http://voyageforum.com/v.f?post=462746
Budget et préparatifs : Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Visa Cambodge payé 20$ à l’arrivée à Siem Reap; Vol Phnom Penh-Bangkok acheté 50 € sur le site Internet de Airasia. Retour Paris : vol GULFAIR Bangkok -Paris (avec une escale à Bahrein) acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 €..
Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars, plus une carte VISA. Change sur place d’environ 4 000 riels pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars).
En fait, les riels ne servent pas à grand chose et le change dans la monnaie locale est inutile, voire désavantageux; ici le dollar est roi et les riels servent souvent de petite monnaie pour les sommes inférieures à un dollar.
Hors budget avion, hors visa, et hors “galère” de fin de voyage, nous avons dépensé sur place 850 $ pour deux personnes pendant 18 jours, y compris les cadeaux.
Guide :
On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet.
Santé :
On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En presque trois semaines au Cambodge, on n’a jamais vu beaucoup de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués.
Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Cambodge. On peut aussi utiliser la carte FranceTélécom au Cambodge.
Journal :
Vendredi 20. Arrivée au Cambodge
Décollage de Paksé au Laos à 7 h 40. 50 minutes plus tard, nous sommes déjà au Cambodge, à Siem Reap. Les formalités de visa sont aussi simples qu’au Laos. Nous prenons un taxi avec un américain désargenté qui se joint à nous pour partager les frais (5$ pour aller en ville).
Sur notre route, nous verrons de très beaux hôtels. Nous avions choisi et réservé par mail le Red Lodge (Réf. GR). Il est situé près du vieux marché, mais légèrement en retrait, ce qui sera beaucoup moins bruyant. C’est une grande bâtisse d’un étage, type maison bourgeoise, avec un petit patio sur le côté pour y prendre le petit dej. Nous choisirons finalement une chambre avec air conditionné au premier étage (12 $ avec petit dej).
On change nos dollars en riels dans une banque (3 9 00 riels pour un dollar). On trouvera mieux par la suite. Premier repas près du marché.
D’emblée, ce qui frappe, c’est la circulation assez dense et plutôt anarchique. Beaucoup de deux roues, des voitures, et des tuk-tuks. Autour du marché, beaucoup de cafés-internet, d’agences de voyage, de bars et restos pour touristes.
Nous y achetons le fameux livre de Maurice Glaize sur Angkor (5$) ainsi que “Le portail” de François Bizot sur le génocide des khmers rouges. Ces deux livres sont en fait des photocopies. Avec toutes les pages!! Jusqu’ où va se nicher l’univers du “faux”.
Notre chauffeur-guide Meas (connu sur le forum ) nous attend comme convenu à notre hôtel. Nous discutons avec lui de notre programme pour trois jours. Et sans plus tarder nous partons avec son tuk-tuk pour notre première visite.
Temple de WATBO. Magnifiques peintures murales que nous découvrons quand le moine ouvre les volets du sanctuaire. Temple de ATVEA : Deux ados qui vivent chez les moines se proposent de nous guider dans ce temple. L’un des deux avait commencé à étudier le français, mais il a dû arrêter car il ne pouvait plus payer 5$ par mois.
Musée d’une fondation pour l’enfance crée par l’ONG Krousar Thmey, (sur la route des temples côté droit après l’hôpital Jayarvamanmi). Cette fondation scolarise des enfants des rues, des orphelins, des enfants sourds, et leur assure une formation professionnelle. Présentation très didactique du Cambodge dans ce musée, En une heure de visite, on a un aperçu du pays que l’on visite, de ses ressources, de ses capacités, de ses difficultés. Idem sur leur site Internet (http://www.myfriend.org/krousar-thmey/cambodge.htm).
Achat des pass pour trois jours de visite des temples (40$ + une photo). Attention, ils sont en vente à partir de 17 heures seulement pour le lendemain. Par contre, on peut les utiliser dès le jour même (on gagne une soirée).
Et première visite d’Angkor What.
Les qualificatifs vont me manquer, mes commentaires pouvant être vite redondants, voire inutiles, je m’abstiendrai donc à propos des temples. Et je ne peux que recommander encore un fois la lecture sur place du livre de Maurice Glaize. Les descriptions des temples sont très détaillées et fort intéressantes.
Première soirée à Siem Reap. Dans les rues, on croise beaucoup de personnes estropiées, amputées des jambes et parfois des bras ou des mains à cause des mines anti-personnelles. Beaucoup d’enfants des rues errent pieds nus, certains “travaillent” à ramasser les canettes de coca qu’ils iront revendre pour une poignée de riz. On savait tout cela, mais le voir est encore plus terrible.
Le plus terrible est sans doute de voir deux mondes, deux planètes se croiser sur le même trottoir et s’ignorer. Les mendiants, les enfants des rues sont comme transparents; ils paraissent invisibles aux yeux de beaucoup de touristes ( un peu comme les SDF chez nous ?).
Samedi 21 janvier. Angkor
Journée avec Meas pour visiter les temples. Meas est chauffeur de tuk-tuk et parle français ( ainsi que l’anglais et le russe). En écoutant travailler les guides et en lisant, il a appris les bases sur chaque temple. Ensuite nous lirons les détails sur place avec le livre de Glaize. Dans cette journée, nous aurons visité :PRASAT KRAVAN, BANMEY KDEY, TA PHROM TA KEO, THOMMANON, BAYON, BATHUON, le Palais Royal, la Terrasse des éléphants.
Le midi, nous mangeons dans une petite échoppe en face d’un temple. Nous y goûtons une spécialité khmère : l ’amok. C’est du poisson coupé menu, cuit dans un wok avec un légume vert qui a de très grandes feuilles un peu comme les épinards, le tout arrosé de lait concentré sucré et de lait de coco. Délicieux.
Mireille profite une fois de plus de la proximité immédiate de la cuisine pour prendre une leçon avec la patronne qui se plie volontiers à sa demande.
Après le repas, Meas nous racontera très pudiquement que son père qui était médecin et sa mère sage-femme ont été tués par les Khmers rouges. Pour échapper au même sort, il a dû déménager dans une autre ville. Et raconter qu’il était orphelin, qu’il n’avait jamais connu ses parents et qu’il était obligé de vivre chez les moines car sans aucune ressource. En se faisant passer pour illettré - quand les Khmers rouges l’ont “testé”, il a saisi le stylo de la main gauche pour rendre son geste plus maladroit - il a pu sauver sa peau!
Le soir ballade dans le vieux marché. Manque de chance pour nous, les rues sont complètement défoncées pour cause de gros travaux. Dans de profondes et larges tranchées parfois nauséabondes, des hommes, des femmes aussi travaillent à installer de grosses canalisations. Quelques uns sont les pieds nus.
Dimanche 22 janvier. Angkor
Encore une journée à visiter d’autres temples avec notre guide. Cette façon de visiter nous convient parfaitement : nous restons dans les temples le temps que nous voulons, nous nous déplaçons sur les sites sans chercher notre chemin et la compagnie de Meas, toujours très rieur est très agréable. Nous profitons des pause-repas pour discuter avec lui de la vie actuelle au Cambodge.
Nous verrons aussi des touristes visiter les temples à vélo, ou sur des vélos électriques loués sur le site. D’autres encore avec des moto-taxis.
Temples visités ; PHNOM BAKHENG, BAKSEI CHAM KRONG, PREAH KHAN, NEAK PEAN, MEBON ORIENTAL, TA SUM;
Ballade du soir dans les rues à restos et bars pour touristes : une de ces rues (“rue de la soif”) est interdite le soir à la circulation; à chaque extrémité un policier y interdit l’entrée aux tuk-tuks, enfants des rues et aux mendiants. On n’est pas loin de la “réserve”, ou du ghetto pour touristes hyper protégés! Malaise....
Ici, la rue, c’est avant tout le bruit. Et surtout celui des motos et des tuk-tuks pétaradants. C’est le bruit principal de la rue sur lequel s’accordent les autres, celui des voitures, des camions et de quelques klaxons. Quand on marche à pied, il faut ajouter à cette musique de fond assez forte les appels de chauffeurs de tuk-tuks “hello sir, tuk-tuk ?”, hello papa, tuk-tuk ?”, sans oublier les voix des jeunes filles qui accrochent le client à l’entrée des restos “Good food here, very cheap”.
Lundi 23 janvier. Angkor
Journée grand circuit avec Meas. Comme le ciel est couvert de nuages et que nous essuyons même quelques gouttes, la température a chuté d’au moins dix degrés, ce qui n’est pas plus mal pour la longue journée de tuk-tuk qui nous attend (Meas propose aussi ce circuit en voiture).
Avant de prendre la route, nous nous arrêtons à une échoppe qui vend des billets de bateau. Grâce à Meas, nous payons 22$ pour la traversée Siem Reap-Ventiane avec transfert depuis l’hôtel au lieu des 23 $ proposés par notre GH.
Arrêt ensuite à une “cabine téléphonique” : c’est en fait quelqu’un qui fait payer l’utilisation de son portable. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, notre chambre à Phnom Penh est réservée.
Visite des temples de PRE RUP, BATEAY SREI, BANTEY SAMRE, GROUPE DES RULOS.
Les déplacements pour les temples sont assez propices pour observer la campagne, l’architecture des villages avec les maisons sur pilotis, les plus pauvres en palmes tressées, d’autres en bois.
Comme nous sommes en janvier, nous ne verrons presque jamais le vert si tendre et si particulier des rizières. Au contraire, les parcelles ne sont que champs de paille coupée et très seiche où viennent paître les buffles et les vaches en général assez maigres.
Dans les villages, toujours beaucoup de volailles en liberté ainsi que des petits chiens qui font l’adoration des enfants. La végétation est vraiment luxuriante : beaucoup de cocotiers, des manguiers en fleurs (dans un mois ce sera la pleine saison), des papayers, des arbres à noix de cajou, des jujubiers, des longaniers et bien d’autres arbres que nous ne saurons pas identifier.
On verra aussi la récolte des fruits de certains palmiers, leur pressage pour en obtenir un jus, la cuisson de ce jus qui donnera le fameux sucre de palme.
Sur les routes, les petites motos sont toujours les plus nombreuses. Elles sont toutes japonaises et valent ici entre 1 100$ et 1 300$. Elles sont très robustes puisqu’elles peuvent transporter jusque trois adultes qui se serrent sur la longue selle. Ou bien une famille avec deux enfants : un enfant assis devant le papa les mains sur le guidon, un autre enfant entre le papa et la maman. Sans oublier la variante papa devant, maman derrière assise en amazone avec bébé dans les bras.
Les motos servent aussi à transporter des marchandises. Nous en croiserons une qui transportait au moins vingt canars accrochés par les pattes à des morceaux de bambous fixés sur la selle. Et une autre avec deux cochons vivants, le dos attaché en travers de la moto, les pattes en l’air.
Et quand on ajoute une remorque derrière la moto, l’éventail des marchandises, leur volume transporté s’en trouve décuplé.
L’essence, très chère dans les stations service (presque 1$ le litre) est vendue aussi par des revendeurs d’essence de contrebande venant de Thaïlande; sous un abri de fortune, s’entassent au bord de la route des bouteilles en plastique ou en verre remplies d’essence.
Nous faisons nos adieux à Meas et le remercions pour ces trois jours passés avec lui.
Publicité gratuite : Meas THOEUN measthoeun@yahoo.com Tél. : 855 16 862 117
Mardi 24 janvier. Journée tranquille à Siem Reap
Petite ballade à vélo empruntés à la GH dans les rues animées de notre quartier.
Ici beaucoup d’activités sont effectuées dehors. Les maisons construites en retrait de la rue possèdent un jardin ou une courette. Et cet espace sert souvent de cuisine, de salle à manger; on y accroche le hamac pour la sieste. On y fait la lessive, on y lave les enfants dans une cuvette. Une table en bois, quelques chaises en plastique, et voilà un salon pour causer, bavarder avec ses voisins.
Idem pour les petits commerçants qui utilisent le “trottoir” davant leur échoppe : selon la nature du commerce, on y cuisine, on répare les motos, on les lave à grand jet d’eau, on y coupe les cheveux, on y manucure, on y pédicure...
Apparemment l’intérieur des maisons semble réservé au sommeil et à la nuit.
Le premier élément de confort, après l’électricité est bien sûr la télé, captée par des antennes râteau hissées en haut d’un immense bambou.
L’eau courante est plus rare, ou sous la forme d’une pompe à main dans le jardin. Sinon, il faut aller la chercher. La cuisine se fait souvent au feu de bois ou au charbon et l’on voit souvent des paysans ou leurs enfants partir chercher à vélo le précieux fagot. En ville à Siem Reap nous verrons aussi quelques dépôts de bouteilles de gaz.
L’assainissement et le traitement des ordures ménagères sont assurément deux problèmes énormes qui restent entiers. Certes en ville, nous croiserons plusieurs fois des hommes et des femmes juchés sur d’énormes camion-bennes malodorants; le visage protégé par un large foulard ils y entassent les sacs d’ordures que leur lancent leurs collègues depuis le trottoir.
A la campagne, et aussi en ville les habitants font aussi brûler les ordures sur le trottoir. Tous ces efforts réels sont encore très loin d’empêcher les décharges sauvages, les tas d’ordures dans les fossés, les égouts à ciel ouvert et les millions de sacs plastique sur les routes ou dans les rivières.
Dès qu’ils travaillent les jeunes veulent acheter un téléphone portable ou une moto. Ils sont nombreux dans les cafés Internet à “chatter”. Et si l’école est en théorie obligatoire et gratuite, beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés.
Déjeuner au “Sala Baï” (Réf. GR), resto d’application d’une école hôtelière gratuite et destinée à des jeunes défavorisés. Cette école a été créée par l’ONG française “Agir pour le Cambodge”. L’école sélectionne sur dossier et sur entretien une centaine d’élèves de plus de 17 ans, dont 70% de filles, sur 500 candidats. Pendant 10 mois dont pratiquement la moitié en stages d’entreprises, ces jeunes vont apprendre les métiers de la cuisine et de l’hôtellerie, avec leurs profs cambodgiens et deux français expatriés. Ils trouveront du travail à la sortie de l’école.
La salle de resto est joliment décorée et nous avons été servis par des élèves, sous l’oeil vigilant mais pas toujours sympathique d’un professeur. Le repas y est excellent : poisson vapeur et porc sauté aux légumes, servi dans de belles assiettes bien décorées. Café expresso et tarte au citron pas très locale pour la gourmandise.
Le Cambodge est dit-on le pays où il y a le plus d’ONG. Personnellement nous y avons vu des écoles, centres de santé, orphelinats, centres pour enfants aveugles ou sourds, Enfants du Mékong, Agir pour le Cambodge, et d’autres ONG cambodgiennes qui luttent contre la prostitution forcée d’enfants et de femmes. Nous avons même vu un médecin d’une ONG faire des consultations en ULM!
Mercredi 25 janvier. Phnom Penh
Les chants et la musique de la mosquée voisine, ceux des coqs et le stridulement des premières cigales ont eu raison de notre sommeil bien avant que notre réveil ne sonne à cinq heures.
Nous avalons rapidement un petit dej dans la cour de notre GH afin d’être fin prêts pour notre départ en voiture, direction l’embarcadère, programmé à six heures.
6h 05, 6h 10, 15, 20... Alors que nous étions prêts à partir avec un tuk-tuk que j’étais aller chercher, notre minibus arrive finalement à 6h 30. Il s’arrête encore au pied de trois hôtels pour d’autres touristes. Au dernier arrêt, cinq allemands et leur guide local se demandent, perplexes, comment ils vont pouvoir monter tous à bord. Finalement les deux plus corpulents ( c’est un euphémisme...) s’installent à côté du chauffeur et les trois autres sur les strapontins restés libres. Reste sur le trottoir le guide qui s’apprête à prendre une moto-taxi; mais finalement les occupants de la banquette arrière lui proposent de les rejoindre. La fenêtre s’ouvre, le temps que le guide se faufile dans le véhicule; no problem.
Sans doute en retard sur son horaire, le chauffeur avale les kilomètres jusqu’au débarcadère à grande vitesse, avec force coups de klaxon pour contraindre vélos et motos à se ranger devant notre passage.
Une piste cabossée, défoncée a remplacé la route. De chaque côté, d’infâmes cabanes ou vivent dans une crasse immonde des familles de pêcheurs. Plus nous approchons, plus l’odeur devient insoutenable : le poisson est entassé à même le sol dans des caisses en bois, prêt à être chargé dans des pick-up. Quelques caisses seulement sont recouvertes de glace.
Au milieu de ce fatras, et assaillis par des femmes qui vendent de la “Vache qui rit” et du pain, nous nous faufilons jusqu’ à l’embarcadère. Une planche étroite y fait office de passerelle. Sitôt montés à bord du bateau déjà bondé, aussi bien à l’intérieur que sur le pont, nous comprenons vite qu’il nous faut renoncer à nos places numérotées (on avait même choisi le bon côté par rapport au soleil!!) et nous sommes bien contents de trouver deux sièges.
Mireille voyage au milieu d’un groupe de nantais avec qui elle sympathise. Je me contenterai de la proximité de hongrois qui ne parlent pas un mot d’anglais ni de français.
Traversée du lac Tonlé sans grand intérêt : rien à voir, on se croirait en pleine mer, sans les vagues. Puis nous rejoignons le fleuve pendant trois heures. Nous serons finalement déçus de ce voyage assez cher. Mieux aurait-il valu prendre un bus VIP.
A l’arrivée à Phnom Penh, nous sommes happés par la foule des chauffeurs de taxis et de tuk-tuk qui se ruent sur nous malgré la présence des policiers, matraque à la main. Rapide négociation sur le prix (2$) du tuk-tuk et nous voilà en route.
La GH, le Cafe Freedom and Lodge (Réf GR) est au bord du grand lac au nord de la ville, le Boeng kak. On y accède par une ruelle en terre battue bordée d’agences de voyage, de cafés Internet et de petits restos. Nous sommes dans le quartier favori des routards.
En fait notre GH est un ponton flottant aménagé pour moitié en terrasse couverte pour y prendre un verre, et pour l’autre moitié de huit chambres aux parois en bois. Grand lit avec moustiquaire. Matelas usé, salle de bains avec eau froide. Clientèle de routards très amateurs de “cigarettes” très fortes... Le patron est écossais, très maigre, speed et très bavard.
Le soir, dîner sympa avec deux français, Patrick et Michèle en voyage pour deux mois.
Jeudi 26 janvier. Phnom Penh
Nous inaugurons un nouveau moyen de transport, très prisé à Phnom Penh, le moto-taxi. Nous voilà donc sur cette moto, serrés l’un contre l’autre et derrière notre chauffeur. Dans la circulation assez dense de la capitale, voyager ainsi est plutôt rapide. Bien sûr, nous aurons quelques frayeurs, notamment quand il s’agira de tourner à gauche à un carrefour.
La méthode cambodgienne est assez originale. Il faut couper la route à gauche le plus tôt possible, sans se soucier du flot de véhicules qui vous arrivent dessus et qui doivent vous éviter. Une fois franchi ce premier obstacle, vous êtes avec de la chance dans la bonne voie de la bonne rue; ou alors dans la bonne rue mais sur la chaussée inverse. N’hésitez pas, roulez à contresens jusqu’à ce qu’ un creux dans le trafic ne vous permette de vous rabattre dans la bonne file. C’est tout simple!
Notre première visite est consacrée au S 21, ou Tuol Sleng, véritable antichambre de la mort installée par les Khmers Rouges dans un ancien lycée.
Ici, 15 000 prisonniers ont été photographiés, fichés, torturés, et pendus sur place ou bien envoyés dans d’autres camps pour y être exterminés.
Visite terrifiante à travers les salles de cours transformées pour les interrogatoires ou en cellules, le mémorial avec des photos de détenus arrêtés en famille avec leurs enfants ainsi que celles de leurs geôliers et de leur chef Douch. On reste sans voix.
A la sortie, quelques mendiants dont un homme au visage complètement brûlé se mêlent aux tuk-tuks et aux motos pour réclamer une aumône.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce sujet, Internet et notamment Wikipédia sont de bonnes sources. Je recommande encore une fois la lecture du livre de François Bizot, le Portail.
La visite du musée national, installé dans un magnifique bâtiment cernant un jardin fleuri et construit par des français dans le respect de l’architecture khmère nous offre un réconfort bien mérité après cette première visite : même si on perçoit le peu de moyens dont dispose ce musée, on est réellement subjugué par la beauté des trésors exposés.
Déjeuner juste à côté du musée dans un resto d’une école hôtelière “Friends” fondée par une ONG locale, Mith Samlanh qui s’adresse aux jeunes qui sortent de la rue. Ici le style est délibérément occidental, la déco jaune et bleue branchée. Les jeunes serveurs portent un jean avec un polo aux couleurs de leur école. Ils ont l’air joyeux et font leur travail dans la bonne humeur. Nous y mangeons entre autre une excellente salade de papaye.
Vendredi 27 janvier. Phnom Penh
Deux soirées très bruyantes dans notre GH ont raison de notre patience! Nous déménageons sans regret pour le New Lodge GH dans la même rue. Nous choisissons un petit bungalow en dur, éloigné des terrasses, qui nous coûtera 5$.
Le patron de la GH, très dynamique, nous emmène en tuk-tuk au marché russe à l’autre bout de la ville.
On y trouve tout ce qu’on veut, depuis les produits frais en grands nombres jusqu’aux bijoux en or, aux statues en pierre, en passant par les vêtements, les ustensiles de cuisine, les jouets, les DVD, etc. ...
Demain commence le Nouvel An chinois et les étals vendant des guirlandes rouge et or font le plein de clients. On y vend aussi beaucoup d’arbustes qui seront décorés dans les maisons comme nos “sapins de Noël”.
Grande ballade à pied dans le centre de la capitale. On aime bien cette ville. L’ambiance y est sympa, avec beaucoup de verdure et l’architecture est assez plaisante. Ville visiblement assez jeune.
En nous promenant le soir, nous serons surpris d’apercevoir une mitraillette dans le coffre d’un 4 x 4 que son chauffeur avait laissé ouvert. Anecdotique ? Peut-être. Mais tous les chauffeurs de tuk-tuk nous ont recommandé de bien tenir en main nos sacs afin d’éviter les vols à l’arraché. Et beaucoup de villas, de commerces sont gardés en permanence par des vigiles. Reste qu’à aucun moment nous n’avons ressenti une quelconque insécurité. A notre égard, pas un geste ni un regard équivoques.
Samedi 28 janvier. Sihanoukville
Voyage en car climatisé pour Sihanoukville, au bord de la mer à 230 km au sud de la capitale. Le car mettra quatre heures sur une belle route pour atteindre sa destination. Arrêt à mi-parcours pour de détendre les jambes et se restaurer : les occidentaux jettent leur dévolu sur les ananas ou les mangues; les khmers préfèrent la noddle soup ou le riz gluant avec les légumes.
Sihanoukville, principale lieu de villégiature du pays est noire de monde ce week-end pour cause de Nouvel an chinois. Ici on fête le premier janvier, le nouvel An chinois et le Nouvel An cambodgien à la mi-avril. Un français qui vit ici nous raconte que les cambodgiens ont 60 jours fériés.
Notre Gh, Lovely GH ( réservée par l’intermédiaire du red Lodge) est située deux rues derrière la plage des orchidées. Nous y logeons dans une grande chambre avec fan, TV (on peut voir TV5), salle de bain carrelée pour 6$. On y mange assez bien (moins cher qu’à PP) et on y louera une moto pour 4$ par jour.
Dimanche 29 janvier. Sihanoukville
Avec la moto, nous longeons la plage des orchidées jusqu’à une petite colline où un hôtel propose de jolis bungalows en bois, sous les arbres et ouverts sur la mer. Puis nous choisissons au hasard une des nombreuses paillotes installées entre la route côtière et la plage. On peut y manger, y boire un verre, s’y prélasser sur des chaises longues à l’ombre d’un parasol.
Bien qu’elle soit tenue par un couple de français, le public est cambodgien à 99, 9%. Depuis le matin, les voitures, les motos, les pick-up, les minibus, les camions, bref tout ce qui peut rouler est rempli au maximum et afflue sur les plages. On y vient en famille, entre amis pour la journée du Nouvel An chinois. La plupart des gens ont amené le pique-nique dans d’énormes glacières et s’installent dans les restaurants qui proposent des “pool table”, grandes tables collectives pour les familles.
Un joyeux brouhaha s’élève de cette foule, à peine couvert par le bruit d’un jet ski qui tire mollement un grand canoë gonflable où ont pris place une dizaine de personnes harnachées de gilet de sauvetage orange et vert fluo.
La mer, très chaude et sans aucune vague accueille tout le monde. Mais ici les marchands de maillots de bain ne font pas recette : on se baigne tout habillé, en robe, en jean ou en pantalon, avec une chemise ou un T-shirt. Seuls les enfants en très bas âge sont nus ou en slip. Quelques ados osent le torse nu. Beaucoup, enfants ou adultes barbotent pendant des heures à quelques mètres du bord sur de grosses chambres à air.
Des photographes ambulants proposent aux familles d’immortaliser ce moment. Un autre marchand vend des animaux gonflables qu’il a accrochés sur son vélo. Des femmes portent sur la tête un grand plateau circulaire en émail rempli de beignets, de chips ou d’ananas. D’autres, sur un balancier traditionnel en bambou ont installé un petit barbecue pour y cuire des crabes et de grosses langoustines. D’autres enfin proposent des soins de manucure, de pédicure ou d’épilation. Le matériel tient dans un panier en plastique. Tout ce commerce se déroule dans la bonne humeur, sans aucune animosité quand on refuse poliment d’acheter.
Les enfants ne sont pas exemptés de travail. Sur des cintres en métal, ils ont accroché des colliers et des bracelets en coquillages. Une association expose sur la plage des dessins très colorés réalisés par eux sur des planchettes de bois. Les plus pauvres déambulent le long des plages, sac de jute sur le dos à la recherche des canettes en alu.
Comme sur toutes les plages, on y joue aussi au foot, on s’éclabousse, on se pousse dans l’eau. Les ados se promènent en petit groupe, les garçons entre eux, les filles de leur côté.
Le soir les touristes se retrouvent pour prendre un verre ou envoyer un mail dans les cafés-restos de la plage un peu plus chics.
Les cambodgiens fêteront le Nouvel An sur la plage ou dans de grands restos en ville et s’époumoneront tard dans la nuit à chanter des tubes sirupeux sur la musique du karaoké.
Lundi 30 janvier. Sihanoukville
Vers 7 h 30, deux jeunes moines bouddhistes, crâne rasé, vêtus de leur tenue safran et portant chacun une large ombrelle jaune s‘arrêtent à la porte de notre GH, comme ils venaient de le faire à la porte de la maison voisine. Dans les deux cas, ce sont les enfants qui amènent un petit sachet de nourriture pour leur aumône. Ils restent quelques instants à prier, accroupis devant les moines qui rapidement y mettent fin et les renvoient à leurs jeux.
Un tour en moto sur les autres plages nous conforte dans notre choix de la plage des orchidées. A notre goût, c’est la plus sympa, la plus animée, la plus vivante.
Sur la plage, les festivités continuent. Comme le Nouvel An est cette année un dimanche, le lundi est férié aussi. Et on dirait qu’il y a encore plus de monde sur la plage qu’hier. C’est une vraie fourmilière. Toujours les pétards que les enfants font claquer; toujours les karaokés et toujours les feux d’artifice.
Mardi 31 janvier. Sihanoukville
Les congés du Nouvel An continuent encore aujourd’hui au vu du flot incessant de véhicules qui arrivent encore sur la plage.
Ce matin, nous partons visiter la réserve naturelle de Ream à une vingtaine de km (réservé par notre GH pour 15$ par personne). Nos compagnons sont deux jeunes lituaniens, un américain, et deux canadiens vivant à Hong-kong et venus passer ici le Nouvel An. Après une demi-heure de voiture, nous arrivons déjà à l’entrée du parc. Le reste du trajet aura lieu en bateau, dans une grande barque à moteur qui longera pendant 90 minutes la foret de mangrove.
Étrange végétation que ces arbres, essentiellement des palétuviers qui plongent leurs racines aériennes dans l’eau. La densité est telle qu’il semble impossible d’y pénétrer.
Le chauffeur de voiture, également guide, donne quelques explications sur le Parc, beaucoup trop succinctes à notre goût. Nous croisons quelques pécheurs et rejoignons finalement la côte pour une halte sur une petite plage de sable blanc.
Notre chauffeur-guide est également cuisinier et mitonne sur un barbecue dans le sable des papillotes de barracuda. Un vrai régal pour qui peut oublier les étals de poissons sur le marché.
Belle ballade à pied dans la forêt tropicale. La moiteur intense, la chaleur extrême nous laisseront KO au moment de remonter dans le bateau.
La route du retour est encombrée par les nombreux véhicules qui quittent Sihanoukville ainsi que par les camions qui vont ou reviennent au port pour le transport des conteneurs. Nous croisons également une moto qui pulvérise le record de tout ce que nous avons vu : 4 enfants et deux adultes sur la moto!
Mercredi 1er et jeudi 2 février. Sihanoukville
Ce matin, la plage est presque déserte en comparaison des jours précédents, mis à part les touristes et quelques cambodgiens qui prolongent leur week-end.
Restent aussi hélas les ordures jetées par terre. On ne compte plus les sacs en plastique, les barquettes en polystyrène, les gobelets en carton qui jonchent le sol. Quelques rares restos de plage ont fait le ménage devant leur commerce. Il faut aussi préciser qu’il n’y a aucune poubelle sur la plage et que le ramassage des ordures est vraiment succinct. La propreté a un coût encore inaccessible pour le Cambodge. Et les marchands de sacs en plastique continuent d’y faire de bonnes affaires.
Sur la route de la plage, des affiches publicitaires rappellent que l’exploitation sexuelle des enfants et le “tourisme sexuel” sont des crimes. Trois ou quatre touristes croisés sur la plages n’en sont visiblement pas convaincus...
Ce soir, c’est la nouvelle lune et le minuscule croissant bien dessiné n’est pas à la même place que dans nos contrées.
En regardant des enfants jouer aux billes sur le sable, je m’amuse à comparer la façon dont ils propulsent la bille avec leurs doigts : rien à voir avec les gestes de nos cours de récréation! Tout comme la façon de compter sur les doigts est différente : ici pour montrer “1”, on ne met pas le pouce en l’air; au contraire, on le cache à l’intérieur des autres doigts et on tend l’index. De même, on ne se serre pas la main pour se saluer, mais on joint les mains au niveau du cœur. Pour appeler quelqu’un par un geste, la paume de la main est tournée vers le sol.
“Quand le bâtiment va, tout va”. Si ce proverbe s’applique au Cambodge, l’économie devrait y être prospère. Dans toutes les rues, surtout près de la mer, on construit ou on agrandit. Le tourisme est le nouvel eldorado, alors pour espérer une part du gâteau, on construit des GH et des restos.
Dernière ballade sur la plage, on croise les enfants vendeurs de colliers qui s’accordent une pause en plaisantant avec un jeune américain. Vont-ils à l’école ? Pas sûr. Certains ont les yeux pétillants d’intelligence, d’autres pleins de tristesse malgré leur très jeune âge. Où habitent-ils, que font leurs parents, autant de questions sans réponse.
Vendredi 3 février : Grosse galère à Phnom Penh
Voyage en car VIP pour la capitale. Seulement 3, 5$ par personne. Tuk-tuk jusqu’à notre GH le red Lodge réservé par téléphone.
Et après le déjeuner, catastrophe : Mireille n’a plus sa pochette avec le passeport, le billet d’avion, la carte Visa !
Bien sûr, on fouille dix fois dans le sac en question; on vérifie si par hasard, elle n’est pas dans un autre bagage. On téléphone à la GH de Sihanoukville pour qu’ils fouillent dans notre chambre. Rien. Il faut se rendre à l’évidence, on nous l’a volée. Pourtant, on ne l’a jamais quittée des yeux. ! Un vrai mystère. Et surtout une catastrophe, car nous devons prendre l’avion dimanche matin pour Bangkok et lundi soir pour Paris, avec des billets non échangeables et non modifiables. Nous sommes vendredi et il est 15 h.
Première destination, l’ambassade de France où nous sommes reçus immédiatement. La collaboratrice du consul nous explique les démarches à suivre : tout d’abord elle peut nous établir un laissez-passer provisoire, grâce à la photocopie du passeport que nous avons avec nous.
Elle aurait pu aussi nous faire un vrai passeport provisoire, si la Préfecture du Gard, émettrice du passeport avait répondu à temps à sa demande.
Nous partons donc à moto-taxi faire des photos d’identité. Muni des recommandations du consulat, nous expliquons que la proportion du visage dans la photo doit être au moins de 70 %. “OK, no problem”.
En attendant les photos, je téléphone à notre banque pour faire opposition à la carte Visa. J’explique qu’on est au Cambodge, qu’on nous a volé la carte, etc. Réponse : “OK, la carte est annulée; mais vous devez sans faute passer à l’agence lundi pour signer un formulaire”. Il vaut mieux en rire, rester calme et réexpliquer calmement qu’on est en Asie, qu’on ne sait pas quand on va pouvoir rentrer en France, et que le formulaire devra attendre.
Une demi-heure plus tard, les photos arrivent enfin : elles ne sont pas du tout cadrées comme on voulait. Compte tenu de l’heure, on décide de ne pas refaire les photos.
On fonce avec la moto chez Exotissimo, (http://www.exotissimo.com) une agence de voyage dirigée par une française, Karine. On lui explique le problème. Et sans tarder, elle envoie à Gulfair Bangkok la copie du billet d’avion perdu. Attente de la réponse; Mireille repart toute seule au consulat; moi, j’attends pour en savoir davantage. Gulfair répond qu’il faut l’accord de l’agence de Paris qui a émis le billet, l’accord de Gulfair à Bahreïn, qu’ on est vendredi et que la réponse arrivera lundi.
Je rejoins Mireille au consulat pour y apprendre qu’il nous faudra deux ou trois jours pour obtenir le visa de sortie des autorités cambodgiennes. Autrement dit, vous ne pouvez pas partir dimanche matin pour Bangkok.
J’explique à nouveau que nos billets ne sont ni modifiables ni échangeables et demande, faussement naïf si il n’y pas un moyen d’obtenir ce visa en dix minutes.
L’éclat de rire en guise de réponse attire heureusement l’attention du consul qui travaille dans le bureau voisin. Il écoute notre histoire et passe un coup de téléphone. “Vous avez peut-être de la chance; on doit me rappeler.” Deux minutes plus tard, son portable sonne : il a le sourire, c’est bon signe. Dimanche matin, à l’aéroport, nous devrons nous présenter de sa part au commandant Bouna, de la police des étrangers, qui nous délivrera le visa sur place. Et nous avons son numéro de portable, au cas où. De ce côté ça avance.
En une heure de temps et deux appels téléphoniques en France, nous recevons le code qui nous permet de retirer de l’argent chez Western Union. Il est 21 h mais au Naga world hôtel, le guichet de Western Union est ouvert 7 jours sur 7, 24 h/24. Petite anecdote, Western Union est installée dans la salle du casino de l’hôtel, au milieu des machines à sous. L’employé qui nous y a reçu voulait à tout prix nous offrir à manger ou à boire et surtout nous faire jouer! Le plus heureux a été le chauffeur de moto-taxi qui est reparti avec les deux canettes de coca offert par le casino.
Samedi 4 février. Attente à Phnom Penh
Retour chez Exotissimo pour n’y rien apprendre de neuf. Nous devrons patienter jusque lundi.
Retour au consulat . On paye le laissez-passer 28$. On demande les coordonnés du consulat à Bangkok, car avec ce laissez-passer, nous ne pourrons pas sortir de l’aéroport à Bangkok et devrons attendre 36 heures dans la salle de transit. Joyeuse perspective.
Après-midi et soirée longues : on essaye de penser à autre chose, de parler d’autre chose. Dernière belle ballade au centre-ville, le long des quais. Et dernier repas, on l’espère au Cambodge.
Dimanche 5 février. Bangkok
6 heures 30: Arrivée à l’aéroport où nous croisons le fameux commandant Bouna au pied d’un escalator. Dans un charabia anglais encore plus mauvais que d’habitude, je lui explique noter situation, le consul, le visa. A notre grand soulagement, il est effectivement au courant et nous demande d’aller enregistrer nos bagages avant de le rejoindre.
Encore une petite négociation à l’enregistrement du vol Airasia pour Bangkok, car le laissez-passer est au nom de jeune fille de Mireille et le billet électronique à notre nom marital. On exhibe encore une fois la photocopie du passeport, on se recommande du commandant Bouna et ça passe.
Le commandant Bouna qui nous attend bien au contrôle de police donne les instructions nécessaires pour le visa, nous fait payer 30$ avec un reçu et nous voilà prêts à décoller pour Bangkok. On n’est pas au bout de nos peines mais on a franchi une étape.
Arrivés à Bangkok, on décide de tenter une sortie avec le fameux laissez-passer. J’explique au policier notre petite mésaventure. Il sort un formulaire, y met trois coups de tampon et nous voilà, contre toute attente, sortis de l’aéroport. Incroyable!
Nous prenons le bus pour rejoindre notre hôtel le Manhattan sur Sukhumvit, réservé par Internet. Le plus bel hôtel de notre voyage, avec piscine, buffet petit dej, eau chaude, vraie salle de bains, confort à l’occidental.
Après-midi au MBK, l ‘immense marché de Bangkok ouvert le week-end. On ne sait plus où donner de la tête au milieu de ces 15 000 échoppes. Trop grand pour nous, ou alors, il faudrait des indications.
De retour à l'hôtel on profite un peu de la piscine pour se reposer.
Lundi 7 février. Décollage de Bangkok
Dernière épreuve à affronter : GULFAIR pour le billet Bangkok-Paris perdu. Nous y sommes accueillis par une femme pas très aimable. On lui montre les mails envoyés par Karine depuis Phnom Penh, on donne le nom de M. Tin qui lui avait répondu et finalement tout se règle en quelques minutes, le temps de remplir un formulaire de perte, de payer 30 $ pour les frais de dossier et d’éditer à nouveau le fameux billet. Notre départ ce soir à 18 h se précise.
Dernière formalité : on décide d’aller au consulat de France pour faire ajouter le nom marital sur le laissez-passer afin d’éviter le même problème qu’à Phnom Penh. Deux heures d’attente . Et une ligne manuscrite avec un tampon officiel. Ce coup-ci, c’est certain, on décolle ce soir pour Paris.
Après trois jours de silence radio, on envoie un mail général pour raconter nos péripéties. Dernier repas thaïlandais. Taxi pour l’aéroport. Enregistrement des bagages, Taxe de 500 bahts, enfin la routine.
Conclusion sur le Cambodge :
on a bien sûr beaucoup aimé Siem Reap pour les temples d’Angkor. Pour qui aime l’histoire et les vieilles pierres, y passer trois jours est un minimum. Mais il faut savoir que ces trois jours coûtent assez cher, quand on ajoute le pass, le guide, et les autres frais habituels.
On a bien aimé la capitale pour son ambiance de grande ville d’Asie pas trop stressée. Et pas polluée comme Bangkok. On voulait terminer notre séjour au bord de la mer : d’où le choix de Sihanoukville assez sympa, surtout avec le Nouvel an chinois.
Bien sûr nos trois derniers jours ont été assez galère. Mais nous avons eu beaucoup de chance de rencontrer plusieurs personnes qui se sont “décarcassées” pour nous. Encore un grand merci à M. Martial, consul de France à Phnom Penh et à sa collaboratrice, à Karine de Exotissimo, au commandant Bouna et au policier de Bangkok qui ne s’est pas posé de questions à propos de notre laissez-passer.
Et bien sûr merci à VoyageForum qui conseille de photocopier ses papiers, de les mettre en sécurité sur Internet, ainsi qu’ à tous ceux qui nous donné de bons conseils pour notre voyage.
Pub : Pour en savoir plus sur le bruit au Cambodge lire l’excellent article publié dans Gavroche : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=18
Pour ceux qui auraient du mal à suivre mes explications sur la circulation, voici un article très détaillé sur la question : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=4
La partie Laos du voyage est là : http://voyageforum.com/v.f?post=462746
Budget et préparatifs : Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Visa Cambodge payé 20$ à l’arrivée à Siem Reap; Vol Phnom Penh-Bangkok acheté 50 € sur le site Internet de Airasia. Retour Paris : vol GULFAIR Bangkok -Paris (avec une escale à Bahrein) acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 €..
Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars, plus une carte VISA. Change sur place d’environ 4 000 riels pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars).
En fait, les riels ne servent pas à grand chose et le change dans la monnaie locale est inutile, voire désavantageux; ici le dollar est roi et les riels servent souvent de petite monnaie pour les sommes inférieures à un dollar.
Hors budget avion, hors visa, et hors “galère” de fin de voyage, nous avons dépensé sur place 850 $ pour deux personnes pendant 18 jours, y compris les cadeaux.
Guide :
On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet.
Santé :
On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En presque trois semaines au Cambodge, on n’a jamais vu beaucoup de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués.
Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Cambodge. On peut aussi utiliser la carte FranceTélécom au Cambodge.
Journal :
Vendredi 20. Arrivée au Cambodge
Décollage de Paksé au Laos à 7 h 40. 50 minutes plus tard, nous sommes déjà au Cambodge, à Siem Reap. Les formalités de visa sont aussi simples qu’au Laos. Nous prenons un taxi avec un américain désargenté qui se joint à nous pour partager les frais (5$ pour aller en ville).
Sur notre route, nous verrons de très beaux hôtels. Nous avions choisi et réservé par mail le Red Lodge (Réf. GR). Il est situé près du vieux marché, mais légèrement en retrait, ce qui sera beaucoup moins bruyant. C’est une grande bâtisse d’un étage, type maison bourgeoise, avec un petit patio sur le côté pour y prendre le petit dej. Nous choisirons finalement une chambre avec air conditionné au premier étage (12 $ avec petit dej).
On change nos dollars en riels dans une banque (3 9 00 riels pour un dollar). On trouvera mieux par la suite. Premier repas près du marché.
D’emblée, ce qui frappe, c’est la circulation assez dense et plutôt anarchique. Beaucoup de deux roues, des voitures, et des tuk-tuks. Autour du marché, beaucoup de cafés-internet, d’agences de voyage, de bars et restos pour touristes.
Nous y achetons le fameux livre de Maurice Glaize sur Angkor (5$) ainsi que “Le portail” de François Bizot sur le génocide des khmers rouges. Ces deux livres sont en fait des photocopies. Avec toutes les pages!! Jusqu’ où va se nicher l’univers du “faux”.
Notre chauffeur-guide Meas (connu sur le forum ) nous attend comme convenu à notre hôtel. Nous discutons avec lui de notre programme pour trois jours. Et sans plus tarder nous partons avec son tuk-tuk pour notre première visite.
Temple de WATBO. Magnifiques peintures murales que nous découvrons quand le moine ouvre les volets du sanctuaire. Temple de ATVEA : Deux ados qui vivent chez les moines se proposent de nous guider dans ce temple. L’un des deux avait commencé à étudier le français, mais il a dû arrêter car il ne pouvait plus payer 5$ par mois.
Musée d’une fondation pour l’enfance crée par l’ONG Krousar Thmey, (sur la route des temples côté droit après l’hôpital Jayarvamanmi). Cette fondation scolarise des enfants des rues, des orphelins, des enfants sourds, et leur assure une formation professionnelle. Présentation très didactique du Cambodge dans ce musée, En une heure de visite, on a un aperçu du pays que l’on visite, de ses ressources, de ses capacités, de ses difficultés. Idem sur leur site Internet (http://www.myfriend.org/krousar-thmey/cambodge.htm).
Achat des pass pour trois jours de visite des temples (40$ + une photo). Attention, ils sont en vente à partir de 17 heures seulement pour le lendemain. Par contre, on peut les utiliser dès le jour même (on gagne une soirée).
Et première visite d’Angkor What.
Les qualificatifs vont me manquer, mes commentaires pouvant être vite redondants, voire inutiles, je m’abstiendrai donc à propos des temples. Et je ne peux que recommander encore un fois la lecture sur place du livre de Maurice Glaize. Les descriptions des temples sont très détaillées et fort intéressantes.
Première soirée à Siem Reap. Dans les rues, on croise beaucoup de personnes estropiées, amputées des jambes et parfois des bras ou des mains à cause des mines anti-personnelles. Beaucoup d’enfants des rues errent pieds nus, certains “travaillent” à ramasser les canettes de coca qu’ils iront revendre pour une poignée de riz. On savait tout cela, mais le voir est encore plus terrible.
Le plus terrible est sans doute de voir deux mondes, deux planètes se croiser sur le même trottoir et s’ignorer. Les mendiants, les enfants des rues sont comme transparents; ils paraissent invisibles aux yeux de beaucoup de touristes ( un peu comme les SDF chez nous ?).
Samedi 21 janvier. Angkor
Journée avec Meas pour visiter les temples. Meas est chauffeur de tuk-tuk et parle français ( ainsi que l’anglais et le russe). En écoutant travailler les guides et en lisant, il a appris les bases sur chaque temple. Ensuite nous lirons les détails sur place avec le livre de Glaize. Dans cette journée, nous aurons visité :PRASAT KRAVAN, BANMEY KDEY, TA PHROM TA KEO, THOMMANON, BAYON, BATHUON, le Palais Royal, la Terrasse des éléphants.
Le midi, nous mangeons dans une petite échoppe en face d’un temple. Nous y goûtons une spécialité khmère : l ’amok. C’est du poisson coupé menu, cuit dans un wok avec un légume vert qui a de très grandes feuilles un peu comme les épinards, le tout arrosé de lait concentré sucré et de lait de coco. Délicieux.
Mireille profite une fois de plus de la proximité immédiate de la cuisine pour prendre une leçon avec la patronne qui se plie volontiers à sa demande.
Après le repas, Meas nous racontera très pudiquement que son père qui était médecin et sa mère sage-femme ont été tués par les Khmers rouges. Pour échapper au même sort, il a dû déménager dans une autre ville. Et raconter qu’il était orphelin, qu’il n’avait jamais connu ses parents et qu’il était obligé de vivre chez les moines car sans aucune ressource. En se faisant passer pour illettré - quand les Khmers rouges l’ont “testé”, il a saisi le stylo de la main gauche pour rendre son geste plus maladroit - il a pu sauver sa peau!
Le soir ballade dans le vieux marché. Manque de chance pour nous, les rues sont complètement défoncées pour cause de gros travaux. Dans de profondes et larges tranchées parfois nauséabondes, des hommes, des femmes aussi travaillent à installer de grosses canalisations. Quelques uns sont les pieds nus.
Dimanche 22 janvier. Angkor
Encore une journée à visiter d’autres temples avec notre guide. Cette façon de visiter nous convient parfaitement : nous restons dans les temples le temps que nous voulons, nous nous déplaçons sur les sites sans chercher notre chemin et la compagnie de Meas, toujours très rieur est très agréable. Nous profitons des pause-repas pour discuter avec lui de la vie actuelle au Cambodge.
Nous verrons aussi des touristes visiter les temples à vélo, ou sur des vélos électriques loués sur le site. D’autres encore avec des moto-taxis.
Temples visités ; PHNOM BAKHENG, BAKSEI CHAM KRONG, PREAH KHAN, NEAK PEAN, MEBON ORIENTAL, TA SUM;
Ballade du soir dans les rues à restos et bars pour touristes : une de ces rues (“rue de la soif”) est interdite le soir à la circulation; à chaque extrémité un policier y interdit l’entrée aux tuk-tuks, enfants des rues et aux mendiants. On n’est pas loin de la “réserve”, ou du ghetto pour touristes hyper protégés! Malaise....
Ici, la rue, c’est avant tout le bruit. Et surtout celui des motos et des tuk-tuks pétaradants. C’est le bruit principal de la rue sur lequel s’accordent les autres, celui des voitures, des camions et de quelques klaxons. Quand on marche à pied, il faut ajouter à cette musique de fond assez forte les appels de chauffeurs de tuk-tuks “hello sir, tuk-tuk ?”, hello papa, tuk-tuk ?”, sans oublier les voix des jeunes filles qui accrochent le client à l’entrée des restos “Good food here, very cheap”.
Lundi 23 janvier. Angkor
Journée grand circuit avec Meas. Comme le ciel est couvert de nuages et que nous essuyons même quelques gouttes, la température a chuté d’au moins dix degrés, ce qui n’est pas plus mal pour la longue journée de tuk-tuk qui nous attend (Meas propose aussi ce circuit en voiture).
Avant de prendre la route, nous nous arrêtons à une échoppe qui vend des billets de bateau. Grâce à Meas, nous payons 22$ pour la traversée Siem Reap-Ventiane avec transfert depuis l’hôtel au lieu des 23 $ proposés par notre GH.
Arrêt ensuite à une “cabine téléphonique” : c’est en fait quelqu’un qui fait payer l’utilisation de son portable. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, notre chambre à Phnom Penh est réservée.
Visite des temples de PRE RUP, BATEAY SREI, BANTEY SAMRE, GROUPE DES RULOS.
Les déplacements pour les temples sont assez propices pour observer la campagne, l’architecture des villages avec les maisons sur pilotis, les plus pauvres en palmes tressées, d’autres en bois.
Comme nous sommes en janvier, nous ne verrons presque jamais le vert si tendre et si particulier des rizières. Au contraire, les parcelles ne sont que champs de paille coupée et très seiche où viennent paître les buffles et les vaches en général assez maigres.
Dans les villages, toujours beaucoup de volailles en liberté ainsi que des petits chiens qui font l’adoration des enfants. La végétation est vraiment luxuriante : beaucoup de cocotiers, des manguiers en fleurs (dans un mois ce sera la pleine saison), des papayers, des arbres à noix de cajou, des jujubiers, des longaniers et bien d’autres arbres que nous ne saurons pas identifier.
On verra aussi la récolte des fruits de certains palmiers, leur pressage pour en obtenir un jus, la cuisson de ce jus qui donnera le fameux sucre de palme.
Sur les routes, les petites motos sont toujours les plus nombreuses. Elles sont toutes japonaises et valent ici entre 1 100$ et 1 300$. Elles sont très robustes puisqu’elles peuvent transporter jusque trois adultes qui se serrent sur la longue selle. Ou bien une famille avec deux enfants : un enfant assis devant le papa les mains sur le guidon, un autre enfant entre le papa et la maman. Sans oublier la variante papa devant, maman derrière assise en amazone avec bébé dans les bras.
Les motos servent aussi à transporter des marchandises. Nous en croiserons une qui transportait au moins vingt canars accrochés par les pattes à des morceaux de bambous fixés sur la selle. Et une autre avec deux cochons vivants, le dos attaché en travers de la moto, les pattes en l’air.
Et quand on ajoute une remorque derrière la moto, l’éventail des marchandises, leur volume transporté s’en trouve décuplé.
L’essence, très chère dans les stations service (presque 1$ le litre) est vendue aussi par des revendeurs d’essence de contrebande venant de Thaïlande; sous un abri de fortune, s’entassent au bord de la route des bouteilles en plastique ou en verre remplies d’essence.
Nous faisons nos adieux à Meas et le remercions pour ces trois jours passés avec lui.
Publicité gratuite : Meas THOEUN measthoeun@yahoo.com Tél. : 855 16 862 117
Mardi 24 janvier. Journée tranquille à Siem Reap
Petite ballade à vélo empruntés à la GH dans les rues animées de notre quartier.
Ici beaucoup d’activités sont effectuées dehors. Les maisons construites en retrait de la rue possèdent un jardin ou une courette. Et cet espace sert souvent de cuisine, de salle à manger; on y accroche le hamac pour la sieste. On y fait la lessive, on y lave les enfants dans une cuvette. Une table en bois, quelques chaises en plastique, et voilà un salon pour causer, bavarder avec ses voisins.
Idem pour les petits commerçants qui utilisent le “trottoir” davant leur échoppe : selon la nature du commerce, on y cuisine, on répare les motos, on les lave à grand jet d’eau, on y coupe les cheveux, on y manucure, on y pédicure...
Apparemment l’intérieur des maisons semble réservé au sommeil et à la nuit.
Le premier élément de confort, après l’électricité est bien sûr la télé, captée par des antennes râteau hissées en haut d’un immense bambou.
L’eau courante est plus rare, ou sous la forme d’une pompe à main dans le jardin. Sinon, il faut aller la chercher. La cuisine se fait souvent au feu de bois ou au charbon et l’on voit souvent des paysans ou leurs enfants partir chercher à vélo le précieux fagot. En ville à Siem Reap nous verrons aussi quelques dépôts de bouteilles de gaz.
L’assainissement et le traitement des ordures ménagères sont assurément deux problèmes énormes qui restent entiers. Certes en ville, nous croiserons plusieurs fois des hommes et des femmes juchés sur d’énormes camion-bennes malodorants; le visage protégé par un large foulard ils y entassent les sacs d’ordures que leur lancent leurs collègues depuis le trottoir.
A la campagne, et aussi en ville les habitants font aussi brûler les ordures sur le trottoir. Tous ces efforts réels sont encore très loin d’empêcher les décharges sauvages, les tas d’ordures dans les fossés, les égouts à ciel ouvert et les millions de sacs plastique sur les routes ou dans les rivières.
Dès qu’ils travaillent les jeunes veulent acheter un téléphone portable ou une moto. Ils sont nombreux dans les cafés Internet à “chatter”. Et si l’école est en théorie obligatoire et gratuite, beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés.
Déjeuner au “Sala Baï” (Réf. GR), resto d’application d’une école hôtelière gratuite et destinée à des jeunes défavorisés. Cette école a été créée par l’ONG française “Agir pour le Cambodge”. L’école sélectionne sur dossier et sur entretien une centaine d’élèves de plus de 17 ans, dont 70% de filles, sur 500 candidats. Pendant 10 mois dont pratiquement la moitié en stages d’entreprises, ces jeunes vont apprendre les métiers de la cuisine et de l’hôtellerie, avec leurs profs cambodgiens et deux français expatriés. Ils trouveront du travail à la sortie de l’école.
La salle de resto est joliment décorée et nous avons été servis par des élèves, sous l’oeil vigilant mais pas toujours sympathique d’un professeur. Le repas y est excellent : poisson vapeur et porc sauté aux légumes, servi dans de belles assiettes bien décorées. Café expresso et tarte au citron pas très locale pour la gourmandise.
Le Cambodge est dit-on le pays où il y a le plus d’ONG. Personnellement nous y avons vu des écoles, centres de santé, orphelinats, centres pour enfants aveugles ou sourds, Enfants du Mékong, Agir pour le Cambodge, et d’autres ONG cambodgiennes qui luttent contre la prostitution forcée d’enfants et de femmes. Nous avons même vu un médecin d’une ONG faire des consultations en ULM!
Mercredi 25 janvier. Phnom Penh
Les chants et la musique de la mosquée voisine, ceux des coqs et le stridulement des premières cigales ont eu raison de notre sommeil bien avant que notre réveil ne sonne à cinq heures.
Nous avalons rapidement un petit dej dans la cour de notre GH afin d’être fin prêts pour notre départ en voiture, direction l’embarcadère, programmé à six heures.
6h 05, 6h 10, 15, 20... Alors que nous étions prêts à partir avec un tuk-tuk que j’étais aller chercher, notre minibus arrive finalement à 6h 30. Il s’arrête encore au pied de trois hôtels pour d’autres touristes. Au dernier arrêt, cinq allemands et leur guide local se demandent, perplexes, comment ils vont pouvoir monter tous à bord. Finalement les deux plus corpulents ( c’est un euphémisme...) s’installent à côté du chauffeur et les trois autres sur les strapontins restés libres. Reste sur le trottoir le guide qui s’apprête à prendre une moto-taxi; mais finalement les occupants de la banquette arrière lui proposent de les rejoindre. La fenêtre s’ouvre, le temps que le guide se faufile dans le véhicule; no problem.
Sans doute en retard sur son horaire, le chauffeur avale les kilomètres jusqu’au débarcadère à grande vitesse, avec force coups de klaxon pour contraindre vélos et motos à se ranger devant notre passage.
Une piste cabossée, défoncée a remplacé la route. De chaque côté, d’infâmes cabanes ou vivent dans une crasse immonde des familles de pêcheurs. Plus nous approchons, plus l’odeur devient insoutenable : le poisson est entassé à même le sol dans des caisses en bois, prêt à être chargé dans des pick-up. Quelques caisses seulement sont recouvertes de glace.
Au milieu de ce fatras, et assaillis par des femmes qui vendent de la “Vache qui rit” et du pain, nous nous faufilons jusqu’ à l’embarcadère. Une planche étroite y fait office de passerelle. Sitôt montés à bord du bateau déjà bondé, aussi bien à l’intérieur que sur le pont, nous comprenons vite qu’il nous faut renoncer à nos places numérotées (on avait même choisi le bon côté par rapport au soleil!!) et nous sommes bien contents de trouver deux sièges.
Mireille voyage au milieu d’un groupe de nantais avec qui elle sympathise. Je me contenterai de la proximité de hongrois qui ne parlent pas un mot d’anglais ni de français.
Traversée du lac Tonlé sans grand intérêt : rien à voir, on se croirait en pleine mer, sans les vagues. Puis nous rejoignons le fleuve pendant trois heures. Nous serons finalement déçus de ce voyage assez cher. Mieux aurait-il valu prendre un bus VIP.
A l’arrivée à Phnom Penh, nous sommes happés par la foule des chauffeurs de taxis et de tuk-tuk qui se ruent sur nous malgré la présence des policiers, matraque à la main. Rapide négociation sur le prix (2$) du tuk-tuk et nous voilà en route.
La GH, le Cafe Freedom and Lodge (Réf GR) est au bord du grand lac au nord de la ville, le Boeng kak. On y accède par une ruelle en terre battue bordée d’agences de voyage, de cafés Internet et de petits restos. Nous sommes dans le quartier favori des routards.
En fait notre GH est un ponton flottant aménagé pour moitié en terrasse couverte pour y prendre un verre, et pour l’autre moitié de huit chambres aux parois en bois. Grand lit avec moustiquaire. Matelas usé, salle de bains avec eau froide. Clientèle de routards très amateurs de “cigarettes” très fortes... Le patron est écossais, très maigre, speed et très bavard.
Le soir, dîner sympa avec deux français, Patrick et Michèle en voyage pour deux mois.
Jeudi 26 janvier. Phnom Penh
Nous inaugurons un nouveau moyen de transport, très prisé à Phnom Penh, le moto-taxi. Nous voilà donc sur cette moto, serrés l’un contre l’autre et derrière notre chauffeur. Dans la circulation assez dense de la capitale, voyager ainsi est plutôt rapide. Bien sûr, nous aurons quelques frayeurs, notamment quand il s’agira de tourner à gauche à un carrefour.
La méthode cambodgienne est assez originale. Il faut couper la route à gauche le plus tôt possible, sans se soucier du flot de véhicules qui vous arrivent dessus et qui doivent vous éviter. Une fois franchi ce premier obstacle, vous êtes avec de la chance dans la bonne voie de la bonne rue; ou alors dans la bonne rue mais sur la chaussée inverse. N’hésitez pas, roulez à contresens jusqu’à ce qu’ un creux dans le trafic ne vous permette de vous rabattre dans la bonne file. C’est tout simple!
Notre première visite est consacrée au S 21, ou Tuol Sleng, véritable antichambre de la mort installée par les Khmers Rouges dans un ancien lycée.
Ici, 15 000 prisonniers ont été photographiés, fichés, torturés, et pendus sur place ou bien envoyés dans d’autres camps pour y être exterminés.
Visite terrifiante à travers les salles de cours transformées pour les interrogatoires ou en cellules, le mémorial avec des photos de détenus arrêtés en famille avec leurs enfants ainsi que celles de leurs geôliers et de leur chef Douch. On reste sans voix.
A la sortie, quelques mendiants dont un homme au visage complètement brûlé se mêlent aux tuk-tuks et aux motos pour réclamer une aumône.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce sujet, Internet et notamment Wikipédia sont de bonnes sources. Je recommande encore une fois la lecture du livre de François Bizot, le Portail.
La visite du musée national, installé dans un magnifique bâtiment cernant un jardin fleuri et construit par des français dans le respect de l’architecture khmère nous offre un réconfort bien mérité après cette première visite : même si on perçoit le peu de moyens dont dispose ce musée, on est réellement subjugué par la beauté des trésors exposés.
Déjeuner juste à côté du musée dans un resto d’une école hôtelière “Friends” fondée par une ONG locale, Mith Samlanh qui s’adresse aux jeunes qui sortent de la rue. Ici le style est délibérément occidental, la déco jaune et bleue branchée. Les jeunes serveurs portent un jean avec un polo aux couleurs de leur école. Ils ont l’air joyeux et font leur travail dans la bonne humeur. Nous y mangeons entre autre une excellente salade de papaye.
Vendredi 27 janvier. Phnom Penh
Deux soirées très bruyantes dans notre GH ont raison de notre patience! Nous déménageons sans regret pour le New Lodge GH dans la même rue. Nous choisissons un petit bungalow en dur, éloigné des terrasses, qui nous coûtera 5$.
Le patron de la GH, très dynamique, nous emmène en tuk-tuk au marché russe à l’autre bout de la ville.
On y trouve tout ce qu’on veut, depuis les produits frais en grands nombres jusqu’aux bijoux en or, aux statues en pierre, en passant par les vêtements, les ustensiles de cuisine, les jouets, les DVD, etc. ...
Demain commence le Nouvel An chinois et les étals vendant des guirlandes rouge et or font le plein de clients. On y vend aussi beaucoup d’arbustes qui seront décorés dans les maisons comme nos “sapins de Noël”.
Grande ballade à pied dans le centre de la capitale. On aime bien cette ville. L’ambiance y est sympa, avec beaucoup de verdure et l’architecture est assez plaisante. Ville visiblement assez jeune.
En nous promenant le soir, nous serons surpris d’apercevoir une mitraillette dans le coffre d’un 4 x 4 que son chauffeur avait laissé ouvert. Anecdotique ? Peut-être. Mais tous les chauffeurs de tuk-tuk nous ont recommandé de bien tenir en main nos sacs afin d’éviter les vols à l’arraché. Et beaucoup de villas, de commerces sont gardés en permanence par des vigiles. Reste qu’à aucun moment nous n’avons ressenti une quelconque insécurité. A notre égard, pas un geste ni un regard équivoques.
Samedi 28 janvier. Sihanoukville
Voyage en car climatisé pour Sihanoukville, au bord de la mer à 230 km au sud de la capitale. Le car mettra quatre heures sur une belle route pour atteindre sa destination. Arrêt à mi-parcours pour de détendre les jambes et se restaurer : les occidentaux jettent leur dévolu sur les ananas ou les mangues; les khmers préfèrent la noddle soup ou le riz gluant avec les légumes.
Sihanoukville, principale lieu de villégiature du pays est noire de monde ce week-end pour cause de Nouvel an chinois. Ici on fête le premier janvier, le nouvel An chinois et le Nouvel An cambodgien à la mi-avril. Un français qui vit ici nous raconte que les cambodgiens ont 60 jours fériés.
Notre Gh, Lovely GH ( réservée par l’intermédiaire du red Lodge) est située deux rues derrière la plage des orchidées. Nous y logeons dans une grande chambre avec fan, TV (on peut voir TV5), salle de bain carrelée pour 6$. On y mange assez bien (moins cher qu’à PP) et on y louera une moto pour 4$ par jour.
Dimanche 29 janvier. Sihanoukville
Avec la moto, nous longeons la plage des orchidées jusqu’à une petite colline où un hôtel propose de jolis bungalows en bois, sous les arbres et ouverts sur la mer. Puis nous choisissons au hasard une des nombreuses paillotes installées entre la route côtière et la plage. On peut y manger, y boire un verre, s’y prélasser sur des chaises longues à l’ombre d’un parasol.
Bien qu’elle soit tenue par un couple de français, le public est cambodgien à 99, 9%. Depuis le matin, les voitures, les motos, les pick-up, les minibus, les camions, bref tout ce qui peut rouler est rempli au maximum et afflue sur les plages. On y vient en famille, entre amis pour la journée du Nouvel An chinois. La plupart des gens ont amené le pique-nique dans d’énormes glacières et s’installent dans les restaurants qui proposent des “pool table”, grandes tables collectives pour les familles.
Un joyeux brouhaha s’élève de cette foule, à peine couvert par le bruit d’un jet ski qui tire mollement un grand canoë gonflable où ont pris place une dizaine de personnes harnachées de gilet de sauvetage orange et vert fluo.
La mer, très chaude et sans aucune vague accueille tout le monde. Mais ici les marchands de maillots de bain ne font pas recette : on se baigne tout habillé, en robe, en jean ou en pantalon, avec une chemise ou un T-shirt. Seuls les enfants en très bas âge sont nus ou en slip. Quelques ados osent le torse nu. Beaucoup, enfants ou adultes barbotent pendant des heures à quelques mètres du bord sur de grosses chambres à air.
Des photographes ambulants proposent aux familles d’immortaliser ce moment. Un autre marchand vend des animaux gonflables qu’il a accrochés sur son vélo. Des femmes portent sur la tête un grand plateau circulaire en émail rempli de beignets, de chips ou d’ananas. D’autres, sur un balancier traditionnel en bambou ont installé un petit barbecue pour y cuire des crabes et de grosses langoustines. D’autres enfin proposent des soins de manucure, de pédicure ou d’épilation. Le matériel tient dans un panier en plastique. Tout ce commerce se déroule dans la bonne humeur, sans aucune animosité quand on refuse poliment d’acheter.
Les enfants ne sont pas exemptés de travail. Sur des cintres en métal, ils ont accroché des colliers et des bracelets en coquillages. Une association expose sur la plage des dessins très colorés réalisés par eux sur des planchettes de bois. Les plus pauvres déambulent le long des plages, sac de jute sur le dos à la recherche des canettes en alu.
Comme sur toutes les plages, on y joue aussi au foot, on s’éclabousse, on se pousse dans l’eau. Les ados se promènent en petit groupe, les garçons entre eux, les filles de leur côté.
Le soir les touristes se retrouvent pour prendre un verre ou envoyer un mail dans les cafés-restos de la plage un peu plus chics.
Les cambodgiens fêteront le Nouvel An sur la plage ou dans de grands restos en ville et s’époumoneront tard dans la nuit à chanter des tubes sirupeux sur la musique du karaoké.
Lundi 30 janvier. Sihanoukville
Vers 7 h 30, deux jeunes moines bouddhistes, crâne rasé, vêtus de leur tenue safran et portant chacun une large ombrelle jaune s‘arrêtent à la porte de notre GH, comme ils venaient de le faire à la porte de la maison voisine. Dans les deux cas, ce sont les enfants qui amènent un petit sachet de nourriture pour leur aumône. Ils restent quelques instants à prier, accroupis devant les moines qui rapidement y mettent fin et les renvoient à leurs jeux.
Un tour en moto sur les autres plages nous conforte dans notre choix de la plage des orchidées. A notre goût, c’est la plus sympa, la plus animée, la plus vivante.
Sur la plage, les festivités continuent. Comme le Nouvel An est cette année un dimanche, le lundi est férié aussi. Et on dirait qu’il y a encore plus de monde sur la plage qu’hier. C’est une vraie fourmilière. Toujours les pétards que les enfants font claquer; toujours les karaokés et toujours les feux d’artifice.
Mardi 31 janvier. Sihanoukville
Les congés du Nouvel An continuent encore aujourd’hui au vu du flot incessant de véhicules qui arrivent encore sur la plage.
Ce matin, nous partons visiter la réserve naturelle de Ream à une vingtaine de km (réservé par notre GH pour 15$ par personne). Nos compagnons sont deux jeunes lituaniens, un américain, et deux canadiens vivant à Hong-kong et venus passer ici le Nouvel An. Après une demi-heure de voiture, nous arrivons déjà à l’entrée du parc. Le reste du trajet aura lieu en bateau, dans une grande barque à moteur qui longera pendant 90 minutes la foret de mangrove.
Étrange végétation que ces arbres, essentiellement des palétuviers qui plongent leurs racines aériennes dans l’eau. La densité est telle qu’il semble impossible d’y pénétrer.
Le chauffeur de voiture, également guide, donne quelques explications sur le Parc, beaucoup trop succinctes à notre goût. Nous croisons quelques pécheurs et rejoignons finalement la côte pour une halte sur une petite plage de sable blanc.
Notre chauffeur-guide est également cuisinier et mitonne sur un barbecue dans le sable des papillotes de barracuda. Un vrai régal pour qui peut oublier les étals de poissons sur le marché.
Belle ballade à pied dans la forêt tropicale. La moiteur intense, la chaleur extrême nous laisseront KO au moment de remonter dans le bateau.
La route du retour est encombrée par les nombreux véhicules qui quittent Sihanoukville ainsi que par les camions qui vont ou reviennent au port pour le transport des conteneurs. Nous croisons également une moto qui pulvérise le record de tout ce que nous avons vu : 4 enfants et deux adultes sur la moto!
Mercredi 1er et jeudi 2 février. Sihanoukville
Ce matin, la plage est presque déserte en comparaison des jours précédents, mis à part les touristes et quelques cambodgiens qui prolongent leur week-end.
Restent aussi hélas les ordures jetées par terre. On ne compte plus les sacs en plastique, les barquettes en polystyrène, les gobelets en carton qui jonchent le sol. Quelques rares restos de plage ont fait le ménage devant leur commerce. Il faut aussi préciser qu’il n’y a aucune poubelle sur la plage et que le ramassage des ordures est vraiment succinct. La propreté a un coût encore inaccessible pour le Cambodge. Et les marchands de sacs en plastique continuent d’y faire de bonnes affaires.
Sur la route de la plage, des affiches publicitaires rappellent que l’exploitation sexuelle des enfants et le “tourisme sexuel” sont des crimes. Trois ou quatre touristes croisés sur la plages n’en sont visiblement pas convaincus...
Ce soir, c’est la nouvelle lune et le minuscule croissant bien dessiné n’est pas à la même place que dans nos contrées.
En regardant des enfants jouer aux billes sur le sable, je m’amuse à comparer la façon dont ils propulsent la bille avec leurs doigts : rien à voir avec les gestes de nos cours de récréation! Tout comme la façon de compter sur les doigts est différente : ici pour montrer “1”, on ne met pas le pouce en l’air; au contraire, on le cache à l’intérieur des autres doigts et on tend l’index. De même, on ne se serre pas la main pour se saluer, mais on joint les mains au niveau du cœur. Pour appeler quelqu’un par un geste, la paume de la main est tournée vers le sol.
“Quand le bâtiment va, tout va”. Si ce proverbe s’applique au Cambodge, l’économie devrait y être prospère. Dans toutes les rues, surtout près de la mer, on construit ou on agrandit. Le tourisme est le nouvel eldorado, alors pour espérer une part du gâteau, on construit des GH et des restos.
Dernière ballade sur la plage, on croise les enfants vendeurs de colliers qui s’accordent une pause en plaisantant avec un jeune américain. Vont-ils à l’école ? Pas sûr. Certains ont les yeux pétillants d’intelligence, d’autres pleins de tristesse malgré leur très jeune âge. Où habitent-ils, que font leurs parents, autant de questions sans réponse.
Vendredi 3 février : Grosse galère à Phnom Penh
Voyage en car VIP pour la capitale. Seulement 3, 5$ par personne. Tuk-tuk jusqu’à notre GH le red Lodge réservé par téléphone.
Et après le déjeuner, catastrophe : Mireille n’a plus sa pochette avec le passeport, le billet d’avion, la carte Visa !
Bien sûr, on fouille dix fois dans le sac en question; on vérifie si par hasard, elle n’est pas dans un autre bagage. On téléphone à la GH de Sihanoukville pour qu’ils fouillent dans notre chambre. Rien. Il faut se rendre à l’évidence, on nous l’a volée. Pourtant, on ne l’a jamais quittée des yeux. ! Un vrai mystère. Et surtout une catastrophe, car nous devons prendre l’avion dimanche matin pour Bangkok et lundi soir pour Paris, avec des billets non échangeables et non modifiables. Nous sommes vendredi et il est 15 h.
Première destination, l’ambassade de France où nous sommes reçus immédiatement. La collaboratrice du consul nous explique les démarches à suivre : tout d’abord elle peut nous établir un laissez-passer provisoire, grâce à la photocopie du passeport que nous avons avec nous.
Elle aurait pu aussi nous faire un vrai passeport provisoire, si la Préfecture du Gard, émettrice du passeport avait répondu à temps à sa demande.
Nous partons donc à moto-taxi faire des photos d’identité. Muni des recommandations du consulat, nous expliquons que la proportion du visage dans la photo doit être au moins de 70 %. “OK, no problem”.
En attendant les photos, je téléphone à notre banque pour faire opposition à la carte Visa. J’explique qu’on est au Cambodge, qu’on nous a volé la carte, etc. Réponse : “OK, la carte est annulée; mais vous devez sans faute passer à l’agence lundi pour signer un formulaire”. Il vaut mieux en rire, rester calme et réexpliquer calmement qu’on est en Asie, qu’on ne sait pas quand on va pouvoir rentrer en France, et que le formulaire devra attendre.
Une demi-heure plus tard, les photos arrivent enfin : elles ne sont pas du tout cadrées comme on voulait. Compte tenu de l’heure, on décide de ne pas refaire les photos.
On fonce avec la moto chez Exotissimo, (http://www.exotissimo.com) une agence de voyage dirigée par une française, Karine. On lui explique le problème. Et sans tarder, elle envoie à Gulfair Bangkok la copie du billet d’avion perdu. Attente de la réponse; Mireille repart toute seule au consulat; moi, j’attends pour en savoir davantage. Gulfair répond qu’il faut l’accord de l’agence de Paris qui a émis le billet, l’accord de Gulfair à Bahreïn, qu’ on est vendredi et que la réponse arrivera lundi.
Je rejoins Mireille au consulat pour y apprendre qu’il nous faudra deux ou trois jours pour obtenir le visa de sortie des autorités cambodgiennes. Autrement dit, vous ne pouvez pas partir dimanche matin pour Bangkok.
J’explique à nouveau que nos billets ne sont ni modifiables ni échangeables et demande, faussement naïf si il n’y pas un moyen d’obtenir ce visa en dix minutes.
L’éclat de rire en guise de réponse attire heureusement l’attention du consul qui travaille dans le bureau voisin. Il écoute notre histoire et passe un coup de téléphone. “Vous avez peut-être de la chance; on doit me rappeler.” Deux minutes plus tard, son portable sonne : il a le sourire, c’est bon signe. Dimanche matin, à l’aéroport, nous devrons nous présenter de sa part au commandant Bouna, de la police des étrangers, qui nous délivrera le visa sur place. Et nous avons son numéro de portable, au cas où. De ce côté ça avance.
En une heure de temps et deux appels téléphoniques en France, nous recevons le code qui nous permet de retirer de l’argent chez Western Union. Il est 21 h mais au Naga world hôtel, le guichet de Western Union est ouvert 7 jours sur 7, 24 h/24. Petite anecdote, Western Union est installée dans la salle du casino de l’hôtel, au milieu des machines à sous. L’employé qui nous y a reçu voulait à tout prix nous offrir à manger ou à boire et surtout nous faire jouer! Le plus heureux a été le chauffeur de moto-taxi qui est reparti avec les deux canettes de coca offert par le casino.
Samedi 4 février. Attente à Phnom Penh
Retour chez Exotissimo pour n’y rien apprendre de neuf. Nous devrons patienter jusque lundi.
Retour au consulat . On paye le laissez-passer 28$. On demande les coordonnés du consulat à Bangkok, car avec ce laissez-passer, nous ne pourrons pas sortir de l’aéroport à Bangkok et devrons attendre 36 heures dans la salle de transit. Joyeuse perspective.
Après-midi et soirée longues : on essaye de penser à autre chose, de parler d’autre chose. Dernière belle ballade au centre-ville, le long des quais. Et dernier repas, on l’espère au Cambodge.
Dimanche 5 février. Bangkok
6 heures 30: Arrivée à l’aéroport où nous croisons le fameux commandant Bouna au pied d’un escalator. Dans un charabia anglais encore plus mauvais que d’habitude, je lui explique noter situation, le consul, le visa. A notre grand soulagement, il est effectivement au courant et nous demande d’aller enregistrer nos bagages avant de le rejoindre.
Encore une petite négociation à l’enregistrement du vol Airasia pour Bangkok, car le laissez-passer est au nom de jeune fille de Mireille et le billet électronique à notre nom marital. On exhibe encore une fois la photocopie du passeport, on se recommande du commandant Bouna et ça passe.
Le commandant Bouna qui nous attend bien au contrôle de police donne les instructions nécessaires pour le visa, nous fait payer 30$ avec un reçu et nous voilà prêts à décoller pour Bangkok. On n’est pas au bout de nos peines mais on a franchi une étape.
Arrivés à Bangkok, on décide de tenter une sortie avec le fameux laissez-passer. J’explique au policier notre petite mésaventure. Il sort un formulaire, y met trois coups de tampon et nous voilà, contre toute attente, sortis de l’aéroport. Incroyable!
Nous prenons le bus pour rejoindre notre hôtel le Manhattan sur Sukhumvit, réservé par Internet. Le plus bel hôtel de notre voyage, avec piscine, buffet petit dej, eau chaude, vraie salle de bains, confort à l’occidental.
Après-midi au MBK, l ‘immense marché de Bangkok ouvert le week-end. On ne sait plus où donner de la tête au milieu de ces 15 000 échoppes. Trop grand pour nous, ou alors, il faudrait des indications.
De retour à l'hôtel on profite un peu de la piscine pour se reposer.
Lundi 7 février. Décollage de Bangkok
Dernière épreuve à affronter : GULFAIR pour le billet Bangkok-Paris perdu. Nous y sommes accueillis par une femme pas très aimable. On lui montre les mails envoyés par Karine depuis Phnom Penh, on donne le nom de M. Tin qui lui avait répondu et finalement tout se règle en quelques minutes, le temps de remplir un formulaire de perte, de payer 30 $ pour les frais de dossier et d’éditer à nouveau le fameux billet. Notre départ ce soir à 18 h se précise.
Dernière formalité : on décide d’aller au consulat de France pour faire ajouter le nom marital sur le laissez-passer afin d’éviter le même problème qu’à Phnom Penh. Deux heures d’attente . Et une ligne manuscrite avec un tampon officiel. Ce coup-ci, c’est certain, on décolle ce soir pour Paris.
Après trois jours de silence radio, on envoie un mail général pour raconter nos péripéties. Dernier repas thaïlandais. Taxi pour l’aéroport. Enregistrement des bagages, Taxe de 500 bahts, enfin la routine.
Conclusion sur le Cambodge :
on a bien sûr beaucoup aimé Siem Reap pour les temples d’Angkor. Pour qui aime l’histoire et les vieilles pierres, y passer trois jours est un minimum. Mais il faut savoir que ces trois jours coûtent assez cher, quand on ajoute le pass, le guide, et les autres frais habituels.
On a bien aimé la capitale pour son ambiance de grande ville d’Asie pas trop stressée. Et pas polluée comme Bangkok. On voulait terminer notre séjour au bord de la mer : d’où le choix de Sihanoukville assez sympa, surtout avec le Nouvel an chinois.
Bien sûr nos trois derniers jours ont été assez galère. Mais nous avons eu beaucoup de chance de rencontrer plusieurs personnes qui se sont “décarcassées” pour nous. Encore un grand merci à M. Martial, consul de France à Phnom Penh et à sa collaboratrice, à Karine de Exotissimo, au commandant Bouna et au policier de Bangkok qui ne s’est pas posé de questions à propos de notre laissez-passer.
Et bien sûr merci à VoyageForum qui conseille de photocopier ses papiers, de les mettre en sécurité sur Internet, ainsi qu’ à tous ceux qui nous donné de bons conseils pour notre voyage.
Pub : Pour en savoir plus sur le bruit au Cambodge lire l’excellent article publié dans Gavroche : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=18
Pour ceux qui auraient du mal à suivre mes explications sur la circulation, voici un article très détaillé sur la question : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=4
CAMBODGE
D'Angkor la Mythique aux perles des îles cambodgiennes
Siem Reap et sa région - Angkor - Battambang - Koh Rong - Phnom Penh

Après une année chargée qui a occasionné un certain retard sur la publication de ce post et la mise à jour du blog, je reviens sur cette partie du forum pour livrer notre carnet de voyage sur notre séjour au Cambodge, dont la préparation avait débuté ici : http://voyageforum.com/discussion/mars-cambodge-niveau-eau-cours-eau-d6743820/
Je remercie ceux et celles qui apportent régulièrement ici même (et sur leurs propres blogs et sites web) leurs contributions et leurs précieux conseils. Je me mets moi-même à disposition si vous avez des questions quant à l’organisation de votre voyage. N’hésitez pas, ce sera avec plaisir ! 😉
Vous retrouverez le détail de l’ensemble des journées, photos et informations pratiques précises sur mon blog : http://www.deloinenlarge.com/2015/11/cambodge-2015-introduction-au-voyage-et.html
Maintenant… En route ! 😎 Fab http://www.deloinenlarge.com/
PS : désolé pour les quelques soucis de mise en page^^
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Introduction au voyage
Mercredi 4 mars 2015
Quelque part à près de 12km (39000 pieds) au dessus de la Russie. 16h30 heure française. Là où nous sommes... je le ne sais pas. Près de 5h que nous volons. Nous sommes calés sur l'heure chinoise : à Canton il est 23h30. Alors bien sûr dans notre avion de la China Southern c'est la pénombre : nous avons rejoint la nuit.
Nous sommes partis hier soir d'Avignon et avons passé la nuit sur Paris : plus sûr, plus tranquille aussi, et ça permet de voir la famille. Ce matin, nous avons fait comme les parisiens qui courent dans le métro et avons sauté dans le RER B direction Charles de Gaulle. Les formalités d'enregistrement ont été rapides : arrivés vers 10h à l'aéroport, à 10h30 nos 2 sacs à dos étaient enregistrés, à 11h nous passions la police des frontières et avons même eu le temps de boire un café avant d'embarquer. Notre Airbus A330 quittait le tarmac de Roissy à l'heure prévue : 11h45, direction Canton à l'extrême est de la Chine. Là un court transit de 2 heures nous attend entre 6h40 et 8h45 avant que nous repartions pour Siem Reap toujours avec la China Southern. Nous devrions arriver vers 10h30 sur les terres khmères des Temples d'Angkor.
C'est la première fois que nous sommes aussi détendus pour un voyage lointain. En réalité tout s'est fait en souplesse depuis le départ. Je pense que l'on est rodés. Après quelques hésitations en décembre sur la destination , on décidait un itinéraire assez simple pour 15 jours et 15 nuits sur place : - 6 nuits sur Siem Reap, notre camp de base pour visiter l'ensemble des temples d'Angkor sans courir, profiter de l'arrière-pays, découvrir la vie sur Lac Tonlé Sap - 2 nuits sur Battambang pour voir une autre facette du Cambodge, et une ambiance plus rurale, moins touristique peut-être - 1 nuit sur Sihanoukville en transition pour les îles - 4 nuits en “Robinson Crusoé” soit sur Koh Rong, soit sur Koh Rong Samloem, 2 petites îles situées à 3 ou 4h de bateau de Sianoukville. Nous nous déciderons une fois sur place pour l'une ou pour l'autre mais dans tous les cas ça sent le sable chaud sur fond émeraude et cabanes dans la jungle - 2 nuits sur Phnom Penh avant le vol retour.
Le vol avec une arrivée à Siem Reap est pour nous une très bonne option (sans surcoût par rapport à un A/R Phnom Penh) : nous gagnons ainsi du temps en transfert et sur 15 jours c'est précieux. Nous nous déplacerons ensuite par les transports en commun : les villes principales sont bien desservies par quelques compagnies de bus régulières, sûres, et plutôt bon marché. Nous avons réservé des petites guesthouses tranquilles, et les nombreux échanges avec Iza, qui tient la "Serenité Guesthouse" où nous serons hébergés sur Siem Reap nous ont permis de bien réfléchir nos visites sur Angkor et organiser notre circuit. Au top cette Iza, mais on y reviendra certainement. On part avec une centaine d'euros en poche, histoire de ne pas partir à vide. Nous retirerons des dollars directement à l'arrivée sur Siem Reap (ça nous coûtera moins cher) et obtiendrons des Riels en retour de monnaie pour les petites dépenses du quotidien. Pour accompagner notre guide papier (LP), une amie nous a prêté un beau bouquin : Angkor, de Maurice Glaize. Un livre de passionné (il fut le conservateur d’Angkor de 1936 à 1946), avec de belles photos en noir et blanc. Cet homme ne présente pas seulement les temples, il les vit, il les raconte avec romantisme, poésie, et surtout la passion de celui qui découvre et qui aime partager. Je suis content d'avoir glissé le petit pavé dans mon sac photo. Restent plusieurs heures pour nous imprégner "sur papier" de cette civilisation, de ce pays, de son histoire. Pour mieux comprendre ceux qui y vivent et découvrir les yeux ouverts. Tenter d'être plus intelligents et plus riches au retour qu'à l'aller. Un chauffeur de tuk-tuk nous attend à notre sortie de l'aéroport, et je sais déjà que nous allons bien l'aimer.
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Feuille de route
(cliquez sur les liens pour accéder au détail des journées)
Jour 1 : Siem Reap - premières pagodes et l'émotion d'un coucher de soleil sur Angkor Vat
Arrivée au Cambodge et à la Sérénité Guesthouse Premiers pas dans Siem Reap : Wat Damnak*, Wat Bo*… Angkor Vat : coucher de soleil mythique***


Jour 2 : Siem Reap - Temples d'Angkor - Le grand circuit
Srah Srang Banteay Kdei*** Prè Rup* Mebong Oriental Ta Som** Neak Pean Preah Khan* Coucher de soleil au Bayon**

Jour 3 : Angkor - Le Petit circuit
Ta Phrom** Ta Nei** Ta Keo Chau Say Tevoda** Thommanon* Porte de la Victoire** d’Angkor Thom Angkor Thom Bayon** Terrasse des Éléphants Baphuon* Phimeanakas* Preah Palilay** Terrasse du Roi Lépreux Coucher de soleil depuis le Phnom Bakheng Restaurant Amok**

Jour 4 : Autour du Tonlé Sap - plongée au coeur de la vie cambodgienne
Siem Reap : Marché de Phsar Leu** Kompong Khleang, village sur pilotis et village flottant** Siem Reap : Wat Po Banteaychey* Campagne cambodgienne* Village et rizières au pied de Phnom Krom*** Siem Reap : route 60*


Jour 5 : Beng Mealea, artisanat et fin de journée “off”
Beng Mealea** Visite des Artisans d’Angkor* Fin d'après-midi et soirée chez Kanell*

Jour 6 : Nouvelles merveilles pour ce dernier jour à Angkor
Angkor Vat** Prasat Kravan* Pause dans un petit village Khmer Banteay Samré** Banteay Srei***


Jour 7 : De Siem Reap à Battambang - changement d'ambiance
Route vers Battambang Arrivée à la Sangker Villa Vat Peapahd* Vat Damrey Sar* Vat Kandal* Temple et village de Vat Kor* En campagne autour de Battambang*

Jour 8 : Cambodge multifacette, multicolore, dans la campagne de Battambang
Marché Phsar Boeung Chloeuk* Wat Somrong Knong et le mémorial de Choeng Ek (killing field)** Artisans locaux** Wat Ek Phnom* Vie rurale Prasat Banan** Phnom Sampeau** Rivières de chauves-souris, coucher de soleil superbe et inédit ***


Jour 9 : De Battambang à Sihanoukville
Trajet bus + taxi de Battambang à Sihanoukville Soirée zen à la Sunset Lounge Gueshouse*
Jour 10 : Sihanoukville - Koh Rong - So Lonely !
Tranquilles... entre Occheuteal et Otres Beach Traversée vers Koh Rong : en route pour le paradis ! Notre cabane de Robinson* Baignade sur Lonely Beach** Coucher de soleil sublime*** Planctons luminescents*

Jour 11 : Koh Rong - Rando sur l'île et snorkeling
Balade jusqu’à Prek Svay, le village* Traversée de l’île est-ouest* Snorkeling* Feu de camp en soirée

Jour 12 : Koh Rong - Seuls au monde
Jungle trek* Farniente sur une plage déserte aux allures de lagon*** Coucher de soleil flamboyant**

Jour 13 : Koh Rong - le temps en suspens...
Piverts et calaos Mode transats et repos*** Atelier tressage et bijoux au naturel** Snorkeling* Dernier coucher de soleil d’exception sur Koh Rong***

Jour 14 : De Koh Rong à Phnom Penh
Trajet bateau + bus vers Phnom Penh Arrivée au Tea House Hotel** Premier contact avec Phnom Penh, en nocturne
Jour 15 : Découverte de Phnom Penh - horreurs et bonheurs
Psar Tuol Tom Pong (Marché russe)** Musée Tuol Seng (S21)*** Wat Langka** Restaurant caritatif Friends** Palais Royal et Pagode d'argent** Vat Phnom Repos en Croisière sur le Mekong Restaurant Sovanna, typique**

Jour 16 : Phnom Penh - retour et conclusion
Dernier tour au marché russe Baignade au Teahouse Retour en France Impressions et conclusion
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Conclusions du voyage…
Évidemment nous serions restés 3 semaines, un mois, 6 mois…. Nous avons trouvé au Cambodge beaucoup plus que ce que nous pensions découvrir. Les temples d’Angkor restent toujours mythiques, les paysages sont magnifiques de simplicité et d’authenticité. Notre séjour sur Koh Rong réfère aux paradis tropicaux. Mais encore plus beaux, ce sont les gens. Ces sourires, ces visages nous ont marqué. Le dénuement appelle l’humanité. Un pays chargé d’histoire, un passé douloureux qui contraste avec cette beauté si éclatante. Nous sommes rentrés avec une seule envie. Y retourner. Le plus vite possible.

D’un point de vue plus terre à terre, les “plus” :
Une population adorable et attachante Un passé riche Des paysages superbes La saisonnalité du Tonlé Sap qui modèle le paysages et la vie des habitants Une campagne authentique Des marchés colorés et éclectiques Une cuisine délicieuse et parfumée Koh Rong, magnifique du côté de Lonely Beach Nos super chauffeurs de tuk-tuk Budget maîtrisé Et…. évidemment les temples d’Angkor, merveilles du monde
Les “moins”..... euuuuh…. bon ok :
Temps de parcours un peu longs Fonds marins pas très riches La foule sur Angkor (mais contournable !) Sihanoukville, ça ne donne pas envie Peu de vie locale sur Koh Rong

-- Les hébergements
Serenité Guesthouse - SIEM REAP 6 nuits - 40$ /nuit en chambre double (ventilateur + clim), petit déjeuner inclus. Petite guesthouse francophone (2 chambres : Réserver à l'avance !) Nous sommes accueillis par Patrick, Iza nous rejoindra le dernier jour car elle a dû retourner pour quelques jours en Belgique. Autour d'un verre de thé glacé et d'une assiette de fruits frais, Patrick nous donne toutes les informations nécessaires quant à l'organisation de notre séjour. Notre chambre est bien décorée (comme sur les photos) et propre, salle de bain simple mais tout y est. Léger bémol sur l'état de la plomberie (pression et chasse d'eau bof bof) mais nous avons été d'emblée prévenus et c'est franchement acceptable. L'ambiance est très conviviale, on se sent vraiment reçus en amis. Sans en faire trop, Patrick est aux petits soins avec nous (bouteilles d'eau et thés glacés régulièrement offerts). Il prend en charge volontiers divers services, comme la réservation de nos tickets de bus pour Battambang, ou la coordination avec les chauffeurs de tuk-tuk (à ce sujet, super chauffeur Monsieur KONG - voir ses coordonnées sur notre blog - jour 1). Patrick nous fait volontiers profiter de sa connaissance du Cambodge, de la région, de ses habitants, des bons plans de restaurants, d'artisans. Vraiment intéressant. Iza que nous avons moins vue (arrivée à la fin de notre séjour) s'est montrée tout aussi gentille et attachante. Les petits déjeuners sont très copieux (fruits frais, produits du petit boulanger du quartier, jus de fruit, café....), appréciable avant d'entamer une bonne journée de balades. Le lit est fait et les serviettes changées chaque jour. Cachée derrière un beau bougainvillier, la GH est située à 5/10 minutes à pied du centre de Siem Reap. Elle est située dans un quartier agréable, populaire, vivant mais plutôt calme, où vivent des cambodgiens et ça fait du bien... Possible de laisser son linge pour la laverie pour 1,5$/kg (pas de surcoût par rapport aux prix en direct). En résumé un excellent séjour, très agréable, avec des personnes que l'on n'oublie pas.
-- Sangker Villa - BATTAMBANG
2 nuits - 49$/nuit en chambre "deluxe", petits déjeuner inclus. Ventilateur et clim. Accueil agréable de Caroline et Thibault, les nouveaux propriétaires français originaires de la région parisienne, qui ont repris l'affaire -auparavant tenue par des suisses- il y a 5/6 mois. Assis sur la terrasse devant la petite piscine et rafraîchis d'un thé glacé offert par la maison, nous profitons des conseils et informations pratiques communiqués par Caroline. La guesthouse (ou plutôt ce petit hôtel) est située dans une petite impasse au calme à 10/15mn à pied du centre ville de Battambang (il faut traverser la rivière) mais la distance reste raisonnable. La chambre, dont la décoration manque un peu de caractère, est grande et confortable, comme la salle de bain (super douche). Tout est très propre et le linge de toilette est de qualité. Les petits déjeuners servis sur la terrasse sont très agréables (salade de fruits frais, pain et confiture faits maison...). La piscine est très sympa après une bonne journée de trajet ou de visite, et les serviettes sont fournies. Thibault s'est lancé dans la confection et le commerce de sorbets artisanaux : nous n'avons pas goûté mais ils semblent délicieux d'après ce que nous avons pu entendre. Possibilité de passer par les chauffeurs de tuk-tuk qui travaillent avec la guesthouse pour visiter la région, en demi-journée ou journée complète. Nous avons eu affaire à Nani, génial, attentif et touchant, qui connaît très bien la région et son histoire. Ne pas hésiter à faire appel à lui (son tel : +855 089 603 536). Service de laverie possible, pratique mais un peu cher (3$/kg au lieu de 1,5$ pour les prix pratiqués "dans la rue") Caroline et Thibault ne vivent pas sur place (c'est qui fait hésiter entre le petit hôtel et la guesthouse, soyons clairs) mais l'un ou l'autre reste présent en journée. Le personnel est très agréable. En résumé : un bon choix sur Battambang.
-- SunsetLounge Guestouse - SIHANOUKVILLE
1 nuit - 18€/nuit en chambre double (hors petits déjeuners) La GH est située sur un petit bout de plage de sable blanc, à l'écart de l'agitation, à l'extrémité sud d'Occheuteal Beach. Accueil tout en douceur par Kati, chambre simple mais grande et super propre, ventilo et clim. Les chambres (une dizaine à peu près) sont alignées dans un petit bâtiment, toutes séparées de plantes vertes, mobilier en rotin, hamac pour tout le monde, pare-soleil en tissu coloré. Le bâtiment qui accueille les chambres est situé à proximité du bâtiment principal qui fait face à la mer et où sont réunis le restaurant/le bar et l'espace d'accueil, sorte de grande varangue agréable et aérée. En face, une jolie plage de sable blanc, très propre (nettoyée tous les jours), grand espace de détente "pieds dans le sable" avec ses transats, cocotiers, hamacs... Franchement top ! Dîner : ambiance détendue, musique électro tout en douceur, on sirote nos verres de blanc en se régalant de calamars sautés à l'excellent poivre de Kampot, et terminons cette soirée tranquille avec une assiette de fruits frais, installés dans les fauteuils sur la terrasse. Petit déjeuner très complet sous la varangue, à prix corrects. Vraiment super ce coin, simple mais très sympa, bien conçu et parfaitement entretenu. Un sans faute !
-- Lonely beach - KOH RONG
4 nuits - 30$/nuit en bungalow double - pas de clim, pas de ventilo, moustiquaire en bon état. Nous arrivons à Lonely beach en fin d’après-midi avec le bateau de la maison (traversée facturée en sup. 20$ A/R/pax). Le bateau s'arrête à une centaine de mètres du rivage et une petite annexe vient assurer notre accostage. Le cadre est superbe, paisible... Une jolie plage de carte postale, très ouverte, bordée de cocotiers, eau pure et chaude... Nous sommes chaleureusement accueillis par Nils qui nous accompagne jusqu'à notre bungalow, le n°8, le dernier, isolé à la droite du petit “resort”. C'est une cabane en bois posée sur pilotis au milieu de la végétation, entourée de cocotiers. Une petite terrasse avec 2 chaises en rotin, 2 hamacs, une grande "chambre" dotée d'un lit relativement confortable et d'une grande moustiquaire en assez bon état, de quelques bouts de bois pour faire sécher les serviettes. Les volets ferment comme ils peuvent, mais ils ferment. L’absence de clim, et même de ventilateur, n’est pas un problème, la chaleur la nuit est largement supportable. La "salle de bain" est ouverte sur la forêt. Elle ne comporte qu'un wc, un grand bac de béton rempli d'eau et une casserole en plastique rouge, pour la douche et toilette "à la khmère". Le “resort” ne comporte pas l'eau courante. Elle est puisée et filtrée, mais n'est pas potable en l'état. Donc brossage de dents à l’eau en bouteille. C'est insolite, dépaysant, ça bouleverse nos repères... Génial pour nous : c'est ce que nous sommes venus chercher. L'électricité du bungalow est assurée en 12 volts, produite par un panneau solaire qui assure l'éclairage juste nécessaire du soir au petit matin. Pour le chargement des appareils électriques, ça se passe en journée sous la grande varangue qui sert de salle de restaurant, bar, comptoir d'accueil... où se concentre la vie en "collectivité" sur le resort. Côté nourriture, les repas sont corrects, sans plus. De même pour les petits déjeuners (crêpes et pancakes très bons). Le soir, la mer est éclairée de planctons luminescents, et nous avons de la chance car ils sont très visibles à cette période : lune discrète donc nuit noire. C'est une expérience magique ! Quelques petites balades à pied au départ du site. Un regret : pas d’activités proposées, le tableau noir prévu à cet effet est resté vide tout le séjour (on aurait aimé au moins une petite balade en bateau pour voir d’autres plages et voir d’autres spots de snorkeling). Dany, l’autre propriétaire de Lonely Beach, est très sympa et n’hésite pas à engager la conversation. Le resort ferme 2 jours après notre départ, temporairement réquisitionné par l’équipe de production d’une nouvelle saison de Survivor ;) En résumé : un bel endroit, très nature, propice à la déconnexion !
-- Tea House hôtel - Phnom Penh
2 nuits - 40$/nuit - clim - dej inclus. Très beau boutique-hôtel au cœur de Phnom Penh, au rapport qualité/prix excellent. Accueil professionnel et aimable, service de grande qualité. Très bon thé glacé lors du check-in. Belle décoration générale, sobre, design, colorée, avec beaucoup de végétal, ambiance zen. Chambre très spacieuse (nous avons été surclassés en chambre sup), propreté impeccable, simple, agréable, à l’image de l’hôtel. Lit moelleux immense, la clim fonctionne parfaitement. La salle de bain n’est pas très grande mais bien équipée et la douche est super. Le petit déjeuner est excellent, très complet, varié, et la salle agréable est ouverte sur la piscine. L’emplacement est idéal, dans une rue au calme et néanmoins à proximité des sites majeurs (accessibles à pied). Un excellent choix sur Phnom Penh, on recommande !
Siem Reap et sa région - Angkor - Battambang - Koh Rong - Phnom Penh

Après une année chargée qui a occasionné un certain retard sur la publication de ce post et la mise à jour du blog, je reviens sur cette partie du forum pour livrer notre carnet de voyage sur notre séjour au Cambodge, dont la préparation avait débuté ici : http://voyageforum.com/discussion/mars-cambodge-niveau-eau-cours-eau-d6743820/
Je remercie ceux et celles qui apportent régulièrement ici même (et sur leurs propres blogs et sites web) leurs contributions et leurs précieux conseils. Je me mets moi-même à disposition si vous avez des questions quant à l’organisation de votre voyage. N’hésitez pas, ce sera avec plaisir ! 😉
Vous retrouverez le détail de l’ensemble des journées, photos et informations pratiques précises sur mon blog : http://www.deloinenlarge.com/2015/11/cambodge-2015-introduction-au-voyage-et.html
Maintenant… En route ! 😎 Fab http://www.deloinenlarge.com/
PS : désolé pour les quelques soucis de mise en page^^
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Introduction au voyage
Mercredi 4 mars 2015
Quelque part à près de 12km (39000 pieds) au dessus de la Russie. 16h30 heure française. Là où nous sommes... je le ne sais pas. Près de 5h que nous volons. Nous sommes calés sur l'heure chinoise : à Canton il est 23h30. Alors bien sûr dans notre avion de la China Southern c'est la pénombre : nous avons rejoint la nuit.
Nous sommes partis hier soir d'Avignon et avons passé la nuit sur Paris : plus sûr, plus tranquille aussi, et ça permet de voir la famille. Ce matin, nous avons fait comme les parisiens qui courent dans le métro et avons sauté dans le RER B direction Charles de Gaulle. Les formalités d'enregistrement ont été rapides : arrivés vers 10h à l'aéroport, à 10h30 nos 2 sacs à dos étaient enregistrés, à 11h nous passions la police des frontières et avons même eu le temps de boire un café avant d'embarquer. Notre Airbus A330 quittait le tarmac de Roissy à l'heure prévue : 11h45, direction Canton à l'extrême est de la Chine. Là un court transit de 2 heures nous attend entre 6h40 et 8h45 avant que nous repartions pour Siem Reap toujours avec la China Southern. Nous devrions arriver vers 10h30 sur les terres khmères des Temples d'Angkor.
C'est la première fois que nous sommes aussi détendus pour un voyage lointain. En réalité tout s'est fait en souplesse depuis le départ. Je pense que l'on est rodés. Après quelques hésitations en décembre sur la destination , on décidait un itinéraire assez simple pour 15 jours et 15 nuits sur place : - 6 nuits sur Siem Reap, notre camp de base pour visiter l'ensemble des temples d'Angkor sans courir, profiter de l'arrière-pays, découvrir la vie sur Lac Tonlé Sap - 2 nuits sur Battambang pour voir une autre facette du Cambodge, et une ambiance plus rurale, moins touristique peut-être - 1 nuit sur Sihanoukville en transition pour les îles - 4 nuits en “Robinson Crusoé” soit sur Koh Rong, soit sur Koh Rong Samloem, 2 petites îles situées à 3 ou 4h de bateau de Sianoukville. Nous nous déciderons une fois sur place pour l'une ou pour l'autre mais dans tous les cas ça sent le sable chaud sur fond émeraude et cabanes dans la jungle - 2 nuits sur Phnom Penh avant le vol retour.
Le vol avec une arrivée à Siem Reap est pour nous une très bonne option (sans surcoût par rapport à un A/R Phnom Penh) : nous gagnons ainsi du temps en transfert et sur 15 jours c'est précieux. Nous nous déplacerons ensuite par les transports en commun : les villes principales sont bien desservies par quelques compagnies de bus régulières, sûres, et plutôt bon marché. Nous avons réservé des petites guesthouses tranquilles, et les nombreux échanges avec Iza, qui tient la "Serenité Guesthouse" où nous serons hébergés sur Siem Reap nous ont permis de bien réfléchir nos visites sur Angkor et organiser notre circuit. Au top cette Iza, mais on y reviendra certainement. On part avec une centaine d'euros en poche, histoire de ne pas partir à vide. Nous retirerons des dollars directement à l'arrivée sur Siem Reap (ça nous coûtera moins cher) et obtiendrons des Riels en retour de monnaie pour les petites dépenses du quotidien. Pour accompagner notre guide papier (LP), une amie nous a prêté un beau bouquin : Angkor, de Maurice Glaize. Un livre de passionné (il fut le conservateur d’Angkor de 1936 à 1946), avec de belles photos en noir et blanc. Cet homme ne présente pas seulement les temples, il les vit, il les raconte avec romantisme, poésie, et surtout la passion de celui qui découvre et qui aime partager. Je suis content d'avoir glissé le petit pavé dans mon sac photo. Restent plusieurs heures pour nous imprégner "sur papier" de cette civilisation, de ce pays, de son histoire. Pour mieux comprendre ceux qui y vivent et découvrir les yeux ouverts. Tenter d'être plus intelligents et plus riches au retour qu'à l'aller. Un chauffeur de tuk-tuk nous attend à notre sortie de l'aéroport, et je sais déjà que nous allons bien l'aimer.
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Feuille de route
(cliquez sur les liens pour accéder au détail des journées)
Jour 1 : Siem Reap - premières pagodes et l'émotion d'un coucher de soleil sur Angkor Vat
Arrivée au Cambodge et à la Sérénité Guesthouse Premiers pas dans Siem Reap : Wat Damnak*, Wat Bo*… Angkor Vat : coucher de soleil mythique***


Jour 2 : Siem Reap - Temples d'Angkor - Le grand circuit
Srah Srang Banteay Kdei*** Prè Rup* Mebong Oriental Ta Som** Neak Pean Preah Khan* Coucher de soleil au Bayon**

Jour 3 : Angkor - Le Petit circuit
Ta Phrom** Ta Nei** Ta Keo Chau Say Tevoda** Thommanon* Porte de la Victoire** d’Angkor Thom Angkor Thom Bayon** Terrasse des Éléphants Baphuon* Phimeanakas* Preah Palilay** Terrasse du Roi Lépreux Coucher de soleil depuis le Phnom Bakheng Restaurant Amok**

Jour 4 : Autour du Tonlé Sap - plongée au coeur de la vie cambodgienne
Siem Reap : Marché de Phsar Leu** Kompong Khleang, village sur pilotis et village flottant** Siem Reap : Wat Po Banteaychey* Campagne cambodgienne* Village et rizières au pied de Phnom Krom*** Siem Reap : route 60*


Jour 5 : Beng Mealea, artisanat et fin de journée “off”
Beng Mealea** Visite des Artisans d’Angkor* Fin d'après-midi et soirée chez Kanell*

Jour 6 : Nouvelles merveilles pour ce dernier jour à Angkor
Angkor Vat** Prasat Kravan* Pause dans un petit village Khmer Banteay Samré** Banteay Srei***


Jour 7 : De Siem Reap à Battambang - changement d'ambiance
Route vers Battambang Arrivée à la Sangker Villa Vat Peapahd* Vat Damrey Sar* Vat Kandal* Temple et village de Vat Kor* En campagne autour de Battambang*

Jour 8 : Cambodge multifacette, multicolore, dans la campagne de Battambang
Marché Phsar Boeung Chloeuk* Wat Somrong Knong et le mémorial de Choeng Ek (killing field)** Artisans locaux** Wat Ek Phnom* Vie rurale Prasat Banan** Phnom Sampeau** Rivières de chauves-souris, coucher de soleil superbe et inédit ***


Jour 9 : De Battambang à Sihanoukville
Trajet bus + taxi de Battambang à Sihanoukville Soirée zen à la Sunset Lounge Gueshouse*
Jour 10 : Sihanoukville - Koh Rong - So Lonely !
Tranquilles... entre Occheuteal et Otres Beach Traversée vers Koh Rong : en route pour le paradis ! Notre cabane de Robinson* Baignade sur Lonely Beach** Coucher de soleil sublime*** Planctons luminescents*

Jour 11 : Koh Rong - Rando sur l'île et snorkeling
Balade jusqu’à Prek Svay, le village* Traversée de l’île est-ouest* Snorkeling* Feu de camp en soirée

Jour 12 : Koh Rong - Seuls au monde
Jungle trek* Farniente sur une plage déserte aux allures de lagon*** Coucher de soleil flamboyant**

Jour 13 : Koh Rong - le temps en suspens...
Piverts et calaos Mode transats et repos*** Atelier tressage et bijoux au naturel** Snorkeling* Dernier coucher de soleil d’exception sur Koh Rong***

Jour 14 : De Koh Rong à Phnom Penh
Trajet bateau + bus vers Phnom Penh Arrivée au Tea House Hotel** Premier contact avec Phnom Penh, en nocturne
Jour 15 : Découverte de Phnom Penh - horreurs et bonheurs
Psar Tuol Tom Pong (Marché russe)** Musée Tuol Seng (S21)*** Wat Langka** Restaurant caritatif Friends** Palais Royal et Pagode d'argent** Vat Phnom Repos en Croisière sur le Mekong Restaurant Sovanna, typique**

Jour 16 : Phnom Penh - retour et conclusion
Dernier tour au marché russe Baignade au Teahouse Retour en France Impressions et conclusion
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Conclusions du voyage…
Évidemment nous serions restés 3 semaines, un mois, 6 mois…. Nous avons trouvé au Cambodge beaucoup plus que ce que nous pensions découvrir. Les temples d’Angkor restent toujours mythiques, les paysages sont magnifiques de simplicité et d’authenticité. Notre séjour sur Koh Rong réfère aux paradis tropicaux. Mais encore plus beaux, ce sont les gens. Ces sourires, ces visages nous ont marqué. Le dénuement appelle l’humanité. Un pays chargé d’histoire, un passé douloureux qui contraste avec cette beauté si éclatante. Nous sommes rentrés avec une seule envie. Y retourner. Le plus vite possible.

D’un point de vue plus terre à terre, les “plus” :
Une population adorable et attachante Un passé riche Des paysages superbes La saisonnalité du Tonlé Sap qui modèle le paysages et la vie des habitants Une campagne authentique Des marchés colorés et éclectiques Une cuisine délicieuse et parfumée Koh Rong, magnifique du côté de Lonely Beach Nos super chauffeurs de tuk-tuk Budget maîtrisé Et…. évidemment les temples d’Angkor, merveilles du monde
Les “moins”..... euuuuh…. bon ok :
Temps de parcours un peu longs Fonds marins pas très riches La foule sur Angkor (mais contournable !) Sihanoukville, ça ne donne pas envie Peu de vie locale sur Koh Rong

-- Les hébergements
Serenité Guesthouse - SIEM REAP 6 nuits - 40$ /nuit en chambre double (ventilateur + clim), petit déjeuner inclus. Petite guesthouse francophone (2 chambres : Réserver à l'avance !) Nous sommes accueillis par Patrick, Iza nous rejoindra le dernier jour car elle a dû retourner pour quelques jours en Belgique. Autour d'un verre de thé glacé et d'une assiette de fruits frais, Patrick nous donne toutes les informations nécessaires quant à l'organisation de notre séjour. Notre chambre est bien décorée (comme sur les photos) et propre, salle de bain simple mais tout y est. Léger bémol sur l'état de la plomberie (pression et chasse d'eau bof bof) mais nous avons été d'emblée prévenus et c'est franchement acceptable. L'ambiance est très conviviale, on se sent vraiment reçus en amis. Sans en faire trop, Patrick est aux petits soins avec nous (bouteilles d'eau et thés glacés régulièrement offerts). Il prend en charge volontiers divers services, comme la réservation de nos tickets de bus pour Battambang, ou la coordination avec les chauffeurs de tuk-tuk (à ce sujet, super chauffeur Monsieur KONG - voir ses coordonnées sur notre blog - jour 1). Patrick nous fait volontiers profiter de sa connaissance du Cambodge, de la région, de ses habitants, des bons plans de restaurants, d'artisans. Vraiment intéressant. Iza que nous avons moins vue (arrivée à la fin de notre séjour) s'est montrée tout aussi gentille et attachante. Les petits déjeuners sont très copieux (fruits frais, produits du petit boulanger du quartier, jus de fruit, café....), appréciable avant d'entamer une bonne journée de balades. Le lit est fait et les serviettes changées chaque jour. Cachée derrière un beau bougainvillier, la GH est située à 5/10 minutes à pied du centre de Siem Reap. Elle est située dans un quartier agréable, populaire, vivant mais plutôt calme, où vivent des cambodgiens et ça fait du bien... Possible de laisser son linge pour la laverie pour 1,5$/kg (pas de surcoût par rapport aux prix en direct). En résumé un excellent séjour, très agréable, avec des personnes que l'on n'oublie pas.
-- Sangker Villa - BATTAMBANG
2 nuits - 49$/nuit en chambre "deluxe", petits déjeuner inclus. Ventilateur et clim. Accueil agréable de Caroline et Thibault, les nouveaux propriétaires français originaires de la région parisienne, qui ont repris l'affaire -auparavant tenue par des suisses- il y a 5/6 mois. Assis sur la terrasse devant la petite piscine et rafraîchis d'un thé glacé offert par la maison, nous profitons des conseils et informations pratiques communiqués par Caroline. La guesthouse (ou plutôt ce petit hôtel) est située dans une petite impasse au calme à 10/15mn à pied du centre ville de Battambang (il faut traverser la rivière) mais la distance reste raisonnable. La chambre, dont la décoration manque un peu de caractère, est grande et confortable, comme la salle de bain (super douche). Tout est très propre et le linge de toilette est de qualité. Les petits déjeuners servis sur la terrasse sont très agréables (salade de fruits frais, pain et confiture faits maison...). La piscine est très sympa après une bonne journée de trajet ou de visite, et les serviettes sont fournies. Thibault s'est lancé dans la confection et le commerce de sorbets artisanaux : nous n'avons pas goûté mais ils semblent délicieux d'après ce que nous avons pu entendre. Possibilité de passer par les chauffeurs de tuk-tuk qui travaillent avec la guesthouse pour visiter la région, en demi-journée ou journée complète. Nous avons eu affaire à Nani, génial, attentif et touchant, qui connaît très bien la région et son histoire. Ne pas hésiter à faire appel à lui (son tel : +855 089 603 536). Service de laverie possible, pratique mais un peu cher (3$/kg au lieu de 1,5$ pour les prix pratiqués "dans la rue") Caroline et Thibault ne vivent pas sur place (c'est qui fait hésiter entre le petit hôtel et la guesthouse, soyons clairs) mais l'un ou l'autre reste présent en journée. Le personnel est très agréable. En résumé : un bon choix sur Battambang.
-- SunsetLounge Guestouse - SIHANOUKVILLE
1 nuit - 18€/nuit en chambre double (hors petits déjeuners) La GH est située sur un petit bout de plage de sable blanc, à l'écart de l'agitation, à l'extrémité sud d'Occheuteal Beach. Accueil tout en douceur par Kati, chambre simple mais grande et super propre, ventilo et clim. Les chambres (une dizaine à peu près) sont alignées dans un petit bâtiment, toutes séparées de plantes vertes, mobilier en rotin, hamac pour tout le monde, pare-soleil en tissu coloré. Le bâtiment qui accueille les chambres est situé à proximité du bâtiment principal qui fait face à la mer et où sont réunis le restaurant/le bar et l'espace d'accueil, sorte de grande varangue agréable et aérée. En face, une jolie plage de sable blanc, très propre (nettoyée tous les jours), grand espace de détente "pieds dans le sable" avec ses transats, cocotiers, hamacs... Franchement top ! Dîner : ambiance détendue, musique électro tout en douceur, on sirote nos verres de blanc en se régalant de calamars sautés à l'excellent poivre de Kampot, et terminons cette soirée tranquille avec une assiette de fruits frais, installés dans les fauteuils sur la terrasse. Petit déjeuner très complet sous la varangue, à prix corrects. Vraiment super ce coin, simple mais très sympa, bien conçu et parfaitement entretenu. Un sans faute !
-- Lonely beach - KOH RONG
4 nuits - 30$/nuit en bungalow double - pas de clim, pas de ventilo, moustiquaire en bon état. Nous arrivons à Lonely beach en fin d’après-midi avec le bateau de la maison (traversée facturée en sup. 20$ A/R/pax). Le bateau s'arrête à une centaine de mètres du rivage et une petite annexe vient assurer notre accostage. Le cadre est superbe, paisible... Une jolie plage de carte postale, très ouverte, bordée de cocotiers, eau pure et chaude... Nous sommes chaleureusement accueillis par Nils qui nous accompagne jusqu'à notre bungalow, le n°8, le dernier, isolé à la droite du petit “resort”. C'est une cabane en bois posée sur pilotis au milieu de la végétation, entourée de cocotiers. Une petite terrasse avec 2 chaises en rotin, 2 hamacs, une grande "chambre" dotée d'un lit relativement confortable et d'une grande moustiquaire en assez bon état, de quelques bouts de bois pour faire sécher les serviettes. Les volets ferment comme ils peuvent, mais ils ferment. L’absence de clim, et même de ventilateur, n’est pas un problème, la chaleur la nuit est largement supportable. La "salle de bain" est ouverte sur la forêt. Elle ne comporte qu'un wc, un grand bac de béton rempli d'eau et une casserole en plastique rouge, pour la douche et toilette "à la khmère". Le “resort” ne comporte pas l'eau courante. Elle est puisée et filtrée, mais n'est pas potable en l'état. Donc brossage de dents à l’eau en bouteille. C'est insolite, dépaysant, ça bouleverse nos repères... Génial pour nous : c'est ce que nous sommes venus chercher. L'électricité du bungalow est assurée en 12 volts, produite par un panneau solaire qui assure l'éclairage juste nécessaire du soir au petit matin. Pour le chargement des appareils électriques, ça se passe en journée sous la grande varangue qui sert de salle de restaurant, bar, comptoir d'accueil... où se concentre la vie en "collectivité" sur le resort. Côté nourriture, les repas sont corrects, sans plus. De même pour les petits déjeuners (crêpes et pancakes très bons). Le soir, la mer est éclairée de planctons luminescents, et nous avons de la chance car ils sont très visibles à cette période : lune discrète donc nuit noire. C'est une expérience magique ! Quelques petites balades à pied au départ du site. Un regret : pas d’activités proposées, le tableau noir prévu à cet effet est resté vide tout le séjour (on aurait aimé au moins une petite balade en bateau pour voir d’autres plages et voir d’autres spots de snorkeling). Dany, l’autre propriétaire de Lonely Beach, est très sympa et n’hésite pas à engager la conversation. Le resort ferme 2 jours après notre départ, temporairement réquisitionné par l’équipe de production d’une nouvelle saison de Survivor ;) En résumé : un bel endroit, très nature, propice à la déconnexion !
-- Tea House hôtel - Phnom Penh
2 nuits - 40$/nuit - clim - dej inclus. Très beau boutique-hôtel au cœur de Phnom Penh, au rapport qualité/prix excellent. Accueil professionnel et aimable, service de grande qualité. Très bon thé glacé lors du check-in. Belle décoration générale, sobre, design, colorée, avec beaucoup de végétal, ambiance zen. Chambre très spacieuse (nous avons été surclassés en chambre sup), propreté impeccable, simple, agréable, à l’image de l’hôtel. Lit moelleux immense, la clim fonctionne parfaitement. La salle de bain n’est pas très grande mais bien équipée et la douche est super. Le petit déjeuner est excellent, très complet, varié, et la salle agréable est ouverte sur la piscine. L’emplacement est idéal, dans une rue au calme et néanmoins à proximité des sites majeurs (accessibles à pied). Un excellent choix sur Phnom Penh, on recommande !
Après son histoire chaotique et dramatique, le Cambodge ouvre maintenant ses bras au monde et nous avons très vite succombé à la magie de ce pays charmant et passionnant. Nous étions éblouis et saisis d’émotion par les temples majestueux, séduits par sa capitale fascinante et pleine de vie. Nous avons parcouru la campagne cambodgienne et ses paysages de rizières éblouissantes et nous avons pris le temps de flâner dans les provinces. Nous avons longé et navigué sur ses cours d’eau et ses lacs, rejoints les villages des minorités ethniques et admirés la beauté du Nord Est. Nous avons gouté et savouré la cuisine khmère à la fois subtile et épicée. Surtout, nous avons découvert un peuple chaleureux, souriant, serviable et heureux de nous recevoir : c’est la plus grande richesse de ce pays. Notre voyage dans le royaume Khmer nous a tout simplement ravis.
Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.
Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples
Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !
Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !
Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.
Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.
Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.
On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!
Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.
Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !
Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.
Battambang, la petite ville au milieu de la campagne
La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.
Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !
Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !
A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…
A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.
Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!
Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !
Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.
Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!
Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.
Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !
Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.
Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !
Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.
A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !
Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.
Ban Lung : le pays de la Terre Rouge
La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !
J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.
Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.
Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.
A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.
Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.
Kratie : les dauphins d’eau douce
On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.
Là encore quelques belles rencontres.
Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.
Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.
Phnom Penh : La renaissance d’une capitale
Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,
blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.
La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.
Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.
Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».
Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.
Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!
Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !
Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.
Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.
Février/Mars 2010
Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.
Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples
Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !
Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !
Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.
Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.
Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.
On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!
Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.
Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !
Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.
Battambang, la petite ville au milieu de la campagne
La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.
Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !
Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !
A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…
A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.
Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!
Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !
Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.
Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!
Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.
Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !
Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.
Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !
Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.
A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !
Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.
Ban Lung : le pays de la Terre Rouge
La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !
J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.
Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.
Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.
A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.
Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.
Kratie : les dauphins d’eau douce
On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.
Là encore quelques belles rencontres.
Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.
Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.
Phnom Penh : La renaissance d’une capitale
Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,
blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.
La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.
Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.
Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».
Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.
Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!
Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !
Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.
Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.
Février/Mars 2010
Bonjour à tous,
Je suis à la recherche d'une agence locale Cambodgienne qui pourrait me concocter un circuit "aventure/découverte" sur 18 jours environs. J'ai déjà fait quelques recherches mais les devis que j'ai reçus (hors vols internationaux) sont presque aussi chers que certains forfaits (avec vols) au départ de Paris.
En vous remerciant
Nomade14
Je suis à la recherche d'une agence locale Cambodgienne qui pourrait me concocter un circuit "aventure/découverte" sur 18 jours environs. J'ai déjà fait quelques recherches mais les devis que j'ai reçus (hors vols internationaux) sont presque aussi chers que certains forfaits (avec vols) au départ de Paris.
En vous remerciant
Nomade14
Retour en Asie. Cette fois nous prévoyons de traverser le Laos du sud vers le nord en prenant le temps de flâner au gré de nos envies sans programme précis. Avant de rejoindre le Laos nous passons quelques jours à Siem Reap pour découvrir les temples d'Angkor et aussi quelques villages du lac Tonle Sap
01/01 : le temps est complètement couvert et nuageux sur Bangkok mais la température de 24° à 7h du matin nous surprend un peu. A l'atterrissage il nous reste 30 minutes pour rejoindre notre vol vers Siem Reap : autant dire que nous n'avons pas flâné durant la traversée interminable des halls de l’aéroport Nous soufflons enfin à la porte d'embarquement où nous arrivons 5 minutes avant l'heure de départ, non sans quelques inquiétudes sur le suivi de nos bagages compte tenu du délai de transfert. Après un vol rapide qui nous laisse à peine le temps d'avaler la collation complète qui nous est servie nous découvrons le paysage plat et marécageux des environs de Siem Reap. À l'arrivée dans l'aérogare la délivrance des visas est très rapide : il faut dire qu'un bataillon d'une dizaine de policiers alignés comme pour une parade derrière leur comptoir s'occupe du sujet. Il en va de même pour le contrôle des passeports. Nous sommes à peine surpris de ne pas trouver nos bagages sur les tapis de livraison. Un agent souriant nous affirme après vérification qu'ils sont restés à Bangkok et qu'ils nous seront livrés dans la journée sans faute à notre hôtel. C'est donc d'un pas léger que nous affrontons l'atmosphère chaude et humide du parvis de l'aérogare où nous attend le chauffeur réservé par internet auprès de notre hôtel « villa Siem Reap ». Il nous conduit rapidement et le courant d'air dans le tuk tuk nous rafraîchit agréablement. Nous retrouvons avec plaisir l'ambiance des villes asiatiques avec une circulation où se côtoient voitures de luxe, motos, tuk tuk, vélos dans une atmosphère bon enfant. Vu l'heure matinale la chambre réservée n'est pas encore prête et nous entamons donc sans tarder un petit tour d'orientation dans la ville.

Après une courte sieste réparatrice nous partons acheter les billets pour la visite des temples le lendemain et terminons la journée autour d'Angkor Vat en espérant que les nuages voudront bien s'effilocher pour que le spectacle du coucher de soleil soit à la hauteur de sa réputation.

Las, les nuages ne se décident pas à se dissoudre et les reflets orangés dans les bassins nous laissent un peu sur notre faim.

Il fait quasiment nuit quand nous rejoignons l'entrée ouest où nous cherchons désespérément notre chauffeur... après avoir tourné un long moment avant que la nuit noire ne recouvre les lieux nous décidons de faire appel à un autre conducteur et après une petite négociation en position défavorable compte tenu de l'heure et du peu de tuk tuk restants nous rentrons à notre hôtel non sans quelques errements du chauffeur qui ne connaît pas bien l'emplacement des hôtels.
02/01 : à 8h nous retrouvons notre chauffeur qui nous explique qu'il nous a attendu hier soir jusque 20h. On n'a pas vraiment compris où ??? Nous prenons la route de Bantey Srei. L'allure du tuk tuk est agréable pour observer la vie au bord de route.

Nous traversons de nombreuses zones habitées et beaucoup de petites boutiques bordent la route. Si ce n'était la poussière qui fouette parfois notre visage le moyen de transport est idéal pour la découverte. Nous poursuivons vers le site de Kbal Spean, appelé aussi « rivière aux mille lingam ». Il fait déjà relativement chaud quand nous empruntons le chemin qui mène au site au travers d'une végétation luxuriante. Quelques courtes échelles aident à franchir des blocs rocheux de grès. Nous découvrons d'abord la cascade haute de quelques mètres avant d'apercevoir dans le lit de la rivière une multitude de roches sculptées.


Des reflets aux chaudes couleurs dorées composent un tableau impressionniste dans le cours d'eau. Nous redescendons pour retrouver notre tuk tuk qui nous emmène vers le temple de Bantey Srey situé à environ 35 kms de Siem Reap. Conçu selon, un schéma rectangulaire le temple est implanté au milieu d'une douve remplie d'eau.

Une chaussée dallée permet d'accéder au cœur du temple. Les murs en grès rose sont ornés de fines sculptures recouvrant de grandes surfaces.

En ce début d'après-midi il faut parfois être patient et attendre que la foule se dissipe pour mémoriser en photo l'ambiance des lieux. A proximité de l'entrée du site un petit sentier conduit vers des observatoires à oiseaux situés au bord d'un étang envahi d'herbes. L'endroit est peu fréquenté mais nous apercevrons seulement au loin quelques buffles pataugeant dans la boue entourés d'oiseaux blancs qui apparaissent minuscules à cette distance.

Le retour en tuk tuk est rapide et seul un marché installé au bord de route nous ralentira avant d'atteindre Siem Reap et de retrouver son brouhaha.
03/01/2016 : départ vers 7h45 avec un guide francophone réservé par l'intermédiaire de notre hôtelier et un nouveau chauffeur de tuk tuk pour parcourir la « petite boucle » et découvrir les principaux temples de la région d'Angkor. Ce sont évidemment les plus visités et on peut constater qu’ils ont beaucoup de succès si on en juge par les cohortes de visiteurs, en particulier asiatiques, que l'on rencontre au Ta Phrom et à Angkor Vat. Leur visite reste cependant incontournable et la splendeur de ces temples, l'atmosphère mystérieuse des pierres moussues envahies de lianes mérite bien de parfois patienter au milieu des nombreux visiteurs multipliant les selfies. Nous apprécions tout particulièrement les échanges avec notre guide qui parle un français impeccable et qui, en plus de ses explications détaillées, a su nous faire partager sa passion de l'histoire du Cambodge. Il était particulièrement émouvant d'écouter son récit de la période noire de la guerre civile récente.








01/01 : le temps est complètement couvert et nuageux sur Bangkok mais la température de 24° à 7h du matin nous surprend un peu. A l'atterrissage il nous reste 30 minutes pour rejoindre notre vol vers Siem Reap : autant dire que nous n'avons pas flâné durant la traversée interminable des halls de l’aéroport Nous soufflons enfin à la porte d'embarquement où nous arrivons 5 minutes avant l'heure de départ, non sans quelques inquiétudes sur le suivi de nos bagages compte tenu du délai de transfert. Après un vol rapide qui nous laisse à peine le temps d'avaler la collation complète qui nous est servie nous découvrons le paysage plat et marécageux des environs de Siem Reap. À l'arrivée dans l'aérogare la délivrance des visas est très rapide : il faut dire qu'un bataillon d'une dizaine de policiers alignés comme pour une parade derrière leur comptoir s'occupe du sujet. Il en va de même pour le contrôle des passeports. Nous sommes à peine surpris de ne pas trouver nos bagages sur les tapis de livraison. Un agent souriant nous affirme après vérification qu'ils sont restés à Bangkok et qu'ils nous seront livrés dans la journée sans faute à notre hôtel. C'est donc d'un pas léger que nous affrontons l'atmosphère chaude et humide du parvis de l'aérogare où nous attend le chauffeur réservé par internet auprès de notre hôtel « villa Siem Reap ». Il nous conduit rapidement et le courant d'air dans le tuk tuk nous rafraîchit agréablement. Nous retrouvons avec plaisir l'ambiance des villes asiatiques avec une circulation où se côtoient voitures de luxe, motos, tuk tuk, vélos dans une atmosphère bon enfant. Vu l'heure matinale la chambre réservée n'est pas encore prête et nous entamons donc sans tarder un petit tour d'orientation dans la ville.

Après une courte sieste réparatrice nous partons acheter les billets pour la visite des temples le lendemain et terminons la journée autour d'Angkor Vat en espérant que les nuages voudront bien s'effilocher pour que le spectacle du coucher de soleil soit à la hauteur de sa réputation.

Las, les nuages ne se décident pas à se dissoudre et les reflets orangés dans les bassins nous laissent un peu sur notre faim.

Il fait quasiment nuit quand nous rejoignons l'entrée ouest où nous cherchons désespérément notre chauffeur... après avoir tourné un long moment avant que la nuit noire ne recouvre les lieux nous décidons de faire appel à un autre conducteur et après une petite négociation en position défavorable compte tenu de l'heure et du peu de tuk tuk restants nous rentrons à notre hôtel non sans quelques errements du chauffeur qui ne connaît pas bien l'emplacement des hôtels.
02/01 : à 8h nous retrouvons notre chauffeur qui nous explique qu'il nous a attendu hier soir jusque 20h. On n'a pas vraiment compris où ??? Nous prenons la route de Bantey Srei. L'allure du tuk tuk est agréable pour observer la vie au bord de route.

Nous traversons de nombreuses zones habitées et beaucoup de petites boutiques bordent la route. Si ce n'était la poussière qui fouette parfois notre visage le moyen de transport est idéal pour la découverte. Nous poursuivons vers le site de Kbal Spean, appelé aussi « rivière aux mille lingam ». Il fait déjà relativement chaud quand nous empruntons le chemin qui mène au site au travers d'une végétation luxuriante. Quelques courtes échelles aident à franchir des blocs rocheux de grès. Nous découvrons d'abord la cascade haute de quelques mètres avant d'apercevoir dans le lit de la rivière une multitude de roches sculptées.


Des reflets aux chaudes couleurs dorées composent un tableau impressionniste dans le cours d'eau. Nous redescendons pour retrouver notre tuk tuk qui nous emmène vers le temple de Bantey Srey situé à environ 35 kms de Siem Reap. Conçu selon, un schéma rectangulaire le temple est implanté au milieu d'une douve remplie d'eau.

Une chaussée dallée permet d'accéder au cœur du temple. Les murs en grès rose sont ornés de fines sculptures recouvrant de grandes surfaces.

En ce début d'après-midi il faut parfois être patient et attendre que la foule se dissipe pour mémoriser en photo l'ambiance des lieux. A proximité de l'entrée du site un petit sentier conduit vers des observatoires à oiseaux situés au bord d'un étang envahi d'herbes. L'endroit est peu fréquenté mais nous apercevrons seulement au loin quelques buffles pataugeant dans la boue entourés d'oiseaux blancs qui apparaissent minuscules à cette distance.

Le retour en tuk tuk est rapide et seul un marché installé au bord de route nous ralentira avant d'atteindre Siem Reap et de retrouver son brouhaha.
03/01/2016 : départ vers 7h45 avec un guide francophone réservé par l'intermédiaire de notre hôtelier et un nouveau chauffeur de tuk tuk pour parcourir la « petite boucle » et découvrir les principaux temples de la région d'Angkor. Ce sont évidemment les plus visités et on peut constater qu’ils ont beaucoup de succès si on en juge par les cohortes de visiteurs, en particulier asiatiques, que l'on rencontre au Ta Phrom et à Angkor Vat. Leur visite reste cependant incontournable et la splendeur de ces temples, l'atmosphère mystérieuse des pierres moussues envahies de lianes mérite bien de parfois patienter au milieu des nombreux visiteurs multipliant les selfies. Nous apprécions tout particulièrement les échanges avec notre guide qui parle un français impeccable et qui, en plus de ses explications détaillées, a su nous faire partager sa passion de l'histoire du Cambodge. Il était particulièrement émouvant d'écouter son récit de la période noire de la guerre civile récente.








Le Preah Vihear
Ce temple n'est pas toujours accessible car il y a de temps en temps des échanges de coups de feu entre les militaires thaïlandais et les militaires cambodgiens qui occupent le site.
J'avais vu sur le forum une photo de militaires thaïlandais et cambodgiens à la même table buvant des bières (voir http://voyageforum.com/v.f?post=4088709#4088709 ), j'ai demandé à un lieutenant colonel si cette photo correspondait à la réalité, celui-ci m'a répondu que c'était exact mais uniquement au cours des périodes très calmes et que cela ne s'était pas produit depuis Février 2011.
Visite : Vérifier si le temple est accessible, la situation change très vite.
Accès en voiture (en 3h00) pour 160 $ environ. La route est très bonne. Pour accéder au temple il faut payer 1 $ et prendre un motodop (10 $ aller-retour) ou un 4x4 (25 $ aller-retour).
A la bibliothèque de l'E.F.E.O (Ecole Française d'Extrême Orient) de Siem Reap vous pouvez consulter le livre "Prasat Preah Vihear" de Kun Samen, description détaillée du temple. Vous trouverez ce livre à la librairie "Siem Reap book center"
On trouve divers articles sur le Preah Vihear sur le site de "Cambodge Post" http://www.cambodge-post.com dans "Balades" puis "Nord Ouest" puis "Temple de Preah Vihear"
Autre visites possibles la même journée
Anlong Veng
Cette région fut le dernier bastion Khmer Rouge.
La ville n'a pas un grand intérêt à part l'emplacement de la crémation de Pol Pot et la maison de Ta Mok.
- L'emplacement de la crémation de Pol Pot : accès libre. Il est surprenant de constater que des offrandes récentes sont déposées devant ce lieu.
- La maison de Ta Mok : le préposé aux billets vous remet un reçu (1 $). Ce préposé a très bien connu Pol Pot et Ta Mok, il a apprécié ces deux personnes qui ont fait du "bien" dans la région (centres de soins…). Il m'a dit que c'est seulement après la chute du régime khmer rouge qu'il a appris qu'il y avait eu des massacres de khmers. Il est persuadé que ce sont des vietnamiens qui ont commis ces massacres car "un khmer ne peut pas en tuer un autre"…
Pour ceux qui s'intéressent à la période khmère rouge je conseille le livre de Solomon Kane "Le dictionnaire des khmers rouges", (introduction de David Chandler) aux éditions "Aux lieux d'être"
Koh Kher
Pour les passionnés de temples
Beng Mealea
Temple du XIIème siècle (style "Angkor Vat"). A proximité on peut voir dans le lit d'une rivière l'emplacement d'où proviennent les pierres qui ont servi à la construction de cet édifice.
C'est dans ce temple que Jean-Jacques Annaud a tourné une partie du film "Deux frères"
L'entrée n'est pas comprise dans le pass des temples d'Angkor, c'est 5 $.
Visite également possible de Siem Reap, dans ce cas je conseille d'y aller en voiture (très bonne route) car en tuk tuk la durée est trop importante.
Guesthouses et restaurants
Guesthouse à Phnom Penh : "l'Alibi", dirigée par Christian, un français très sympathique. Excellent accueil, personnel très compétent. Les chambres sont très propres avec climatisation, tv, frigidaire, douche et wc. Une cour très agréable pour prendre le petit déjeuner. Très bon rapport qualité prix.
Cette guesthouse est située prés du Palais Royal et du quai Sisowath.
Christian peut vous envoyer une voiture à votre arrivée à l'aéroport (9 $) et également vous fournir un tuktuk pour la journée (15-18 $) et un véhicule pour Siem Reap (65 $).
Alibi Guesthouse : 74,76 boulevard Sothearos – Tel. 016 901 590 et 089 648 713
Site internet : www.alibiguesthouse.com Mail : info@alibiguesthouse.com
Restaurant à Phnom Penh : Le Taboo 331 quai Sisowath, tenu par Jean-Marc qui est cambodgien et qui a vécu plus d'une vingtaine d'années en France. Excellente cuisine à très bon prix. Excellent amok et crevettes grillées au poivre de Kampot ainsi que la fondue cambodgienne.
Guesthouse à Siem Reap : La "Lovely Guesthouse". Excellent rapport qualité prix. Très bien située prés de la N6, à une quinzaine de minutes du centre (vieux marché). Tenue par deux françaises très sympathiques qui vous donneront beaucoup de renseignements pratiques pour visiter la région.
Le personnel est très sympathique et très compétent.
Les chambres sont très propres avec ventilateur ou climatisation, tv, wc et douche.
Possibilité d'y manger de bons petits plats à prix très corrects.
La guesthouse peut également vous fournir des tuktuks et voitures
Excellente adresse Je suis allé dans cette guesthouse en 2008 et j'y suis retourné en 2010 et 2011.
Site : http://visitangkor.net/lovelyfr.html Mail : jawina2002@yahoo.fr
Voir le site http://www.talesofasia.com/...mreap-guide-stay.htm Sur le plan "Wat Bo Aera" il y a la "Home Sweet Home GH", la Lovely Guesthouse est à une trentaine de mètres.
Les temples d'Angkor
Le pass de trois jours est utilisable sur une période d'une semaine, celui de 7 jours sur une période d'un mois.
Ceci est très pratique et permet d'alterner la visite des temples avec d'autres lieux.
Voir les post suivants :
1°) Cambodge : renseignements pratiques pour visiter Angkor :
http://voyageforum.com/v.f?post=2240305#2240305
Dans ce premier post il y a divers sites internet dont :
La cité perdue des rois khmers : http://angkor.wat.online.fr/
On y trouve l'histoire du Cambodge (dont la période angkorienne) dans "L'épopée khmère"
Voir également "les découvreurs" puis "les premier découvreurs". Le chinois Tchéou Ta-Kouan est mentionné, il passa près d'une année au Cambodge et visita Angkor en 1296. Son journal, intitulé "Mémoires sur les coutumes du Cambodge" qui attendra 1902 pour être correctement traduit (par Paul Pelliot), reste l'écrit fondamental et le plus riche pour la compréhension des us et coutumes de l'époque (http://angkor.wat.online.fr/dec-pelliot-traduction.htm )
2°) Cambodge : suite de "Renseignements pratiques pour visiter Angkor"
http://voyageforum.com/v.f?post=3864125#3864125
Dans ce second post il y a un exemple de programme de visite des temples pendant trois jours ainsi que quelques suggestions de visites en dehors des temples d'Angkor.
Trajet Phnom Penh – Siem Reap
- Le bateau environ 6h00 (20-25 $).
- L'avion : environ 90 $.
- Le bus : 5 à 6h00 pour 10 $ environ (les prix varient selon les compagnies). Ces bus sont confortables.
- La voiture avec chauffeur : environ 65 $, 5h00 de trajet.. L'avantage c'est de choisir son heure de départ. En cours de route possibilité de s'arrêter à Skuon pour voir le marché aux insectes et au vieux pont de Kompong K'dei (situé entre Kompong Thom et Siem Reap).
Le site de Maddy (maddy01 )
Cambodge Post : http://www.cambodge-post.com
De très nombreux articles sur des sujets divers. Dans "Balades" on y trouve de nombreuses suggestions de visites.
Bon voyage à tous
Jacques
Ce temple n'est pas toujours accessible car il y a de temps en temps des échanges de coups de feu entre les militaires thaïlandais et les militaires cambodgiens qui occupent le site.
J'avais vu sur le forum une photo de militaires thaïlandais et cambodgiens à la même table buvant des bières (voir http://voyageforum.com/v.f?post=4088709#4088709 ), j'ai demandé à un lieutenant colonel si cette photo correspondait à la réalité, celui-ci m'a répondu que c'était exact mais uniquement au cours des périodes très calmes et que cela ne s'était pas produit depuis Février 2011.
Visite : Vérifier si le temple est accessible, la situation change très vite.
Accès en voiture (en 3h00) pour 160 $ environ. La route est très bonne. Pour accéder au temple il faut payer 1 $ et prendre un motodop (10 $ aller-retour) ou un 4x4 (25 $ aller-retour).
A la bibliothèque de l'E.F.E.O (Ecole Française d'Extrême Orient) de Siem Reap vous pouvez consulter le livre "Prasat Preah Vihear" de Kun Samen, description détaillée du temple. Vous trouverez ce livre à la librairie "Siem Reap book center"
On trouve divers articles sur le Preah Vihear sur le site de "Cambodge Post" http://www.cambodge-post.com dans "Balades" puis "Nord Ouest" puis "Temple de Preah Vihear"
Autre visites possibles la même journée
Anlong Veng
Cette région fut le dernier bastion Khmer Rouge.
La ville n'a pas un grand intérêt à part l'emplacement de la crémation de Pol Pot et la maison de Ta Mok.
- L'emplacement de la crémation de Pol Pot : accès libre. Il est surprenant de constater que des offrandes récentes sont déposées devant ce lieu.
- La maison de Ta Mok : le préposé aux billets vous remet un reçu (1 $). Ce préposé a très bien connu Pol Pot et Ta Mok, il a apprécié ces deux personnes qui ont fait du "bien" dans la région (centres de soins…). Il m'a dit que c'est seulement après la chute du régime khmer rouge qu'il a appris qu'il y avait eu des massacres de khmers. Il est persuadé que ce sont des vietnamiens qui ont commis ces massacres car "un khmer ne peut pas en tuer un autre"…
Pour ceux qui s'intéressent à la période khmère rouge je conseille le livre de Solomon Kane "Le dictionnaire des khmers rouges", (introduction de David Chandler) aux éditions "Aux lieux d'être"
Koh Kher
Pour les passionnés de temples
Beng Mealea
Temple du XIIème siècle (style "Angkor Vat"). A proximité on peut voir dans le lit d'une rivière l'emplacement d'où proviennent les pierres qui ont servi à la construction de cet édifice.
C'est dans ce temple que Jean-Jacques Annaud a tourné une partie du film "Deux frères"
L'entrée n'est pas comprise dans le pass des temples d'Angkor, c'est 5 $.
Visite également possible de Siem Reap, dans ce cas je conseille d'y aller en voiture (très bonne route) car en tuk tuk la durée est trop importante.
Guesthouses et restaurants
Guesthouse à Phnom Penh : "l'Alibi", dirigée par Christian, un français très sympathique. Excellent accueil, personnel très compétent. Les chambres sont très propres avec climatisation, tv, frigidaire, douche et wc. Une cour très agréable pour prendre le petit déjeuner. Très bon rapport qualité prix.
Cette guesthouse est située prés du Palais Royal et du quai Sisowath.
Christian peut vous envoyer une voiture à votre arrivée à l'aéroport (9 $) et également vous fournir un tuktuk pour la journée (15-18 $) et un véhicule pour Siem Reap (65 $).
Alibi Guesthouse : 74,76 boulevard Sothearos – Tel. 016 901 590 et 089 648 713
Site internet : www.alibiguesthouse.com Mail : info@alibiguesthouse.com
Restaurant à Phnom Penh : Le Taboo 331 quai Sisowath, tenu par Jean-Marc qui est cambodgien et qui a vécu plus d'une vingtaine d'années en France. Excellente cuisine à très bon prix. Excellent amok et crevettes grillées au poivre de Kampot ainsi que la fondue cambodgienne.
Guesthouse à Siem Reap : La "Lovely Guesthouse". Excellent rapport qualité prix. Très bien située prés de la N6, à une quinzaine de minutes du centre (vieux marché). Tenue par deux françaises très sympathiques qui vous donneront beaucoup de renseignements pratiques pour visiter la région.
Le personnel est très sympathique et très compétent.
Les chambres sont très propres avec ventilateur ou climatisation, tv, wc et douche.
Possibilité d'y manger de bons petits plats à prix très corrects.
La guesthouse peut également vous fournir des tuktuks et voitures
Excellente adresse Je suis allé dans cette guesthouse en 2008 et j'y suis retourné en 2010 et 2011.
Site : http://visitangkor.net/lovelyfr.html Mail : jawina2002@yahoo.fr
Voir le site http://www.talesofasia.com/...mreap-guide-stay.htm Sur le plan "Wat Bo Aera" il y a la "Home Sweet Home GH", la Lovely Guesthouse est à une trentaine de mètres.
Les temples d'Angkor
Le pass de trois jours est utilisable sur une période d'une semaine, celui de 7 jours sur une période d'un mois.
Ceci est très pratique et permet d'alterner la visite des temples avec d'autres lieux.
Voir les post suivants :
1°) Cambodge : renseignements pratiques pour visiter Angkor :
http://voyageforum.com/v.f?post=2240305#2240305
Dans ce premier post il y a divers sites internet dont :
La cité perdue des rois khmers : http://angkor.wat.online.fr/
On y trouve l'histoire du Cambodge (dont la période angkorienne) dans "L'épopée khmère"
Voir également "les découvreurs" puis "les premier découvreurs". Le chinois Tchéou Ta-Kouan est mentionné, il passa près d'une année au Cambodge et visita Angkor en 1296. Son journal, intitulé "Mémoires sur les coutumes du Cambodge" qui attendra 1902 pour être correctement traduit (par Paul Pelliot), reste l'écrit fondamental et le plus riche pour la compréhension des us et coutumes de l'époque (http://angkor.wat.online.fr/dec-pelliot-traduction.htm )
2°) Cambodge : suite de "Renseignements pratiques pour visiter Angkor"
http://voyageforum.com/v.f?post=3864125#3864125
Dans ce second post il y a un exemple de programme de visite des temples pendant trois jours ainsi que quelques suggestions de visites en dehors des temples d'Angkor.
Trajet Phnom Penh – Siem Reap
- Le bateau environ 6h00 (20-25 $).
- L'avion : environ 90 $.
- Le bus : 5 à 6h00 pour 10 $ environ (les prix varient selon les compagnies). Ces bus sont confortables.
- La voiture avec chauffeur : environ 65 $, 5h00 de trajet.. L'avantage c'est de choisir son heure de départ. En cours de route possibilité de s'arrêter à Skuon pour voir le marché aux insectes et au vieux pont de Kompong K'dei (situé entre Kompong Thom et Siem Reap).
Le site de Maddy (maddy01 )
Cambodge Post : http://www.cambodge-post.com
De très nombreux articles sur des sujets divers. Dans "Balades" on y trouve de nombreuses suggestions de visites.
Bon voyage à tous
Jacques
Bonjour,
Laurent a 42 ans et il vit depuis 15 ans au Cambodge. Il s'est marié il y a une bonne dizaine d'années avec une khmère qui est décédée à la naissance de leur 4ème enfant.
Il habitait à Kompong Speu.
Depuis septembre, on est sans nouvelle de lui et de ses enfants. Il a manifestement quitté son domicile pour fuir sa belle-famille qui le harcelait depuis la mort de sa femme et qui l'a dépouillé de ses biens. On pense qu'il se cache quelque part pour protéger ses enfants, sans doute dans une pagode au fin fond du Cambodge.
Si par cas vous avez entendu parlé de lui, faite signe en mp. Un français avec 4 enfants, cela ne devrait pas passer inaperçu.
MERCI !!!!!
Depuis septembre, on est sans nouvelle de lui et de ses enfants. Il a manifestement quitté son domicile pour fuir sa belle-famille qui le harcelait depuis la mort de sa femme et qui l'a dépouillé de ses biens. On pense qu'il se cache quelque part pour protéger ses enfants, sans doute dans une pagode au fin fond du Cambodge.
Si par cas vous avez entendu parlé de lui, faite signe en mp. Un français avec 4 enfants, cela ne devrait pas passer inaperçu.
MERCI !!!!!
😉 Bonjour Nous allons au Cambodge ( 60 et 67 ans) du 27/01/09 au 18/02 en " free " comme lors de nos precedents voyages au Laos 2 fois, au Vietnam-Nord, en thailande et en Inde du sud 3 fois ; ns cherchons une bonne G-house ( OKAY G-House?... à Phnom-penh, à Battambang, à Seam-reap, à Kompong-thom, à Kratie et sur la cote Sud-ouest et tous les bons plans possibles pour ne pas trop "m....." surtout à l'arrivèe . Les euros passent-ils à peu pres partout ? faut-il surtout à Phnom-penh (et ailleurs) faire gaffe aux devises sur soi, comme ns faisons habituellement ? en somme ns sommes preneurs de tous les bons conseils :Merçi+++
avec si possible les adresses è-mails
😎
salut a tous
ma petite contribution infos pratiques recentes sur voyage cambodge dont je rentre juste
pp: sary rega guesthouse (tres connue des francophones, mais bien si on debarque car permet une transition ) patronne et equipe tres sympa,
ile de la soie : quelques belles rencontres avec ceux qui travaillent la soie
siem reap:
pour aller de pp à siem reap compagnie angkor express tres correcte . bus bon etat, petite bouteille eau et cookies offert, et parfois vient vous chercher à la guesthouse.
si vous avez le choix, preferez une autre compagnie que soraya car ses bus sont fatigués, mais bon, cela le fait quand meme
loger: la sary rega guesthouse (relié a celle de pp) est tres sympa, la patronne (qui apprend avec energie le français) et l'equipe sont adorables et efficaces. . elle est un peu à l'ecart du centre ville, donc pas encore tres frequenté (car pas encore repertorié dans les guides) ce qui lui donne son cote chaleureux . chambres a 8 $ . l'equipe de tuk tuk est tres reglo et sympa (faites gaffe, au billard, sont redoutables) faut profiter de siem reap le plus vite possible, car au rythme des constructions (les hotels et autres constructions), cela va vite devenir le supermarket disneyland à la sauce kmer visites des temples bien sur passionnante surtout si vous arrivez à eviter les groupes made in japan et korean . mais je vous encourage surtout a sortir des grands circuits, il y a des temples tres interessants un peu plus loin et surtout allez dans les villages des alentours, sur les pistes, le contraste est immense entre la foule des touristes et l'extreme denuement de ces villages . c'est clair ils ne profitent pas du tout de l'argent qui tombe sur angkor . vous serez tres (trop) sollicité par plein de gosses, mais si vous dites non, faites le avec un grand sourire, car ils sont craquants et c'est vraiment pas facile pour eux. quasiment tous ceux qui sollicitent de l'argent proposent quelque chose a vendre (ne serai ce qu'une fleur) . cout d'un tuk tuk : entre 15 et 20 $ selon longueur circuit construction d'une route a l'est angkor qui reliera la thailande, les gens du coin disent qu'ils en ont pour 3 ans a manger de la poussiere . possible d'aller aux villages sur pilotis en bateau sur le lac, c'est plus que recommandé vu le coté etonnant de ces villages et l'accueil qu'il y a . deja la ballade bateau pour les rejoindre est assez folklo
siem reap à battambang par le bateau c'est magnifique, la durée est variable vu la hauteur des eaux, mais se glisser au mieu de ces communautés de pecheurs, de leurs maisons flottantes et houses boat pendant des heures (avec toujours pleins de signes chaleureux), se frayer un chemin dans la vegetation restera un grand moment cela peut se faire sur le toit du bateau, vue imprenable mais attention au soleil, ou a l'interieur avec la population locale . j'etais avec un bonze qui fumait allegrement des cigarettes alain delon .... cout : 16 $ et la encore ils viennent vous chercher a votre guesthouse
battambang essayez de rester plusieurs jours, laissez un peu les temples et partez sur les routes et pistes decouvrir les villages, rencontrez autant que possible les personnes, prennez le temps.. logement : pour ceux qui aiment un peu de confort : star hotel, il fait parti du meme groupe que les autres du quartier, mais etant recent, pas encore repertorié dans les guides, donc pas trop de monde et possible de negocier les prix : 8-10$ pour tres bon confort la encore, equipe jeune et tres sympa toujours prete a rendre service et a blaguer tres bon moto top : "mister rich", un grand jeune un peu fou, mais qui vous emmenera en toute securité sur des pistes pas possibles decouvrir les villages. avec d'autres moto top, ils emmenent les gens un peu curieux dans une ferme manger le poulet histoire de se mettre au diapason de la vie a la campagne ou decouvrir des artisans . il vous emmenera aussi voir pres d'une pagode et d'une ecole un memorial a la memoire des victimes des kmers rouges . une fresque resume tout autre solution logement : l'asso de la maison de l'eau de coco qui en plus de son action a construit plusieurs maisons traditionnelles sur pilotis cout : a partir de 10$ et c'est gardé . c'est bien sur l'occasion de voir le boulot de cette asso, a proximité autre asso basé sur le cirque : passionnant un resto tres surprenant au sud, le monorum restaurant, dans un genre de parc autour d'un lac, different espace ammenagé style paillote, vous vous installez et au bout d'un moment on vient prendre votre commande et on vous sert. comme il y a des hamacs (le cambodia sport...) sieste quasi evidente sequence train : essayez le bambou train, cela peut etre sur quelques km, moi j'ai eu droit a plus de 35 km(environ 15$ en emmenant moto top pour un aller simple) sur ce cadre en bois posé sur deux petits essieux, c'est un peu dingue vu l'etat des rails . c'est pas qu'un truc a touriste, les paysans s'en servent pour transporter leurs marchandises, vu que le fameux train battambang pp ne roule que le dimanche . pour combien de temps je ne sais pas, vu que maintenant c'est plus en heures que l'on compte mais en jour ... lorsque je l'ai pris on a mis plus 8 h pour rejoindre pursat (un plus de 100 km). les buffles auraient pu nous depasser l'arrivée etait prevue (sans rire) le lendemain vers 8 h . j'ai fini en bus . le train est dans un etat plus que delabré et il n'y a plus que des marchandes qui l'utilisent en remplissant le wagon de leur marchandises, quelques touristes, et les employés du train et le policier dont la premiere activité est d'installer leur hamac, on comprend pourquoi . mais la vegetation freine bien le train, les rails vont finir par s'echapper pour de bon a moins que les wagons ne se desagregent completement pp-kampot prenez de preference compagnie de bus hua lian logement : long villa autour des 5$ la chambre, tres bonne cuisine. le gars de la reception est tres sympa, organise tout ce qu'il peut, m'a emmener dans les villages des alentours, marais salants, en plus des ballades traditionnelles contrairement a siem reap, location de moto bike possible j'aime bien kampot, c'est assez tranquille . kep est encore plus tranquille voila donc quelques elements pour aider ceux qui partent j'ai pris vietnam airlines qui est une alternative interessante pour les provinciaux, car le preacheminement est apparemment quasi gratuit
loger: la sary rega guesthouse (relié a celle de pp) est tres sympa, la patronne (qui apprend avec energie le français) et l'equipe sont adorables et efficaces. . elle est un peu à l'ecart du centre ville, donc pas encore tres frequenté (car pas encore repertorié dans les guides) ce qui lui donne son cote chaleureux . chambres a 8 $ . l'equipe de tuk tuk est tres reglo et sympa (faites gaffe, au billard, sont redoutables) faut profiter de siem reap le plus vite possible, car au rythme des constructions (les hotels et autres constructions), cela va vite devenir le supermarket disneyland à la sauce kmer visites des temples bien sur passionnante surtout si vous arrivez à eviter les groupes made in japan et korean . mais je vous encourage surtout a sortir des grands circuits, il y a des temples tres interessants un peu plus loin et surtout allez dans les villages des alentours, sur les pistes, le contraste est immense entre la foule des touristes et l'extreme denuement de ces villages . c'est clair ils ne profitent pas du tout de l'argent qui tombe sur angkor . vous serez tres (trop) sollicité par plein de gosses, mais si vous dites non, faites le avec un grand sourire, car ils sont craquants et c'est vraiment pas facile pour eux. quasiment tous ceux qui sollicitent de l'argent proposent quelque chose a vendre (ne serai ce qu'une fleur) . cout d'un tuk tuk : entre 15 et 20 $ selon longueur circuit construction d'une route a l'est angkor qui reliera la thailande, les gens du coin disent qu'ils en ont pour 3 ans a manger de la poussiere . possible d'aller aux villages sur pilotis en bateau sur le lac, c'est plus que recommandé vu le coté etonnant de ces villages et l'accueil qu'il y a . deja la ballade bateau pour les rejoindre est assez folklo
siem reap à battambang par le bateau c'est magnifique, la durée est variable vu la hauteur des eaux, mais se glisser au mieu de ces communautés de pecheurs, de leurs maisons flottantes et houses boat pendant des heures (avec toujours pleins de signes chaleureux), se frayer un chemin dans la vegetation restera un grand moment cela peut se faire sur le toit du bateau, vue imprenable mais attention au soleil, ou a l'interieur avec la population locale . j'etais avec un bonze qui fumait allegrement des cigarettes alain delon .... cout : 16 $ et la encore ils viennent vous chercher a votre guesthouse
battambang essayez de rester plusieurs jours, laissez un peu les temples et partez sur les routes et pistes decouvrir les villages, rencontrez autant que possible les personnes, prennez le temps.. logement : pour ceux qui aiment un peu de confort : star hotel, il fait parti du meme groupe que les autres du quartier, mais etant recent, pas encore repertorié dans les guides, donc pas trop de monde et possible de negocier les prix : 8-10$ pour tres bon confort la encore, equipe jeune et tres sympa toujours prete a rendre service et a blaguer tres bon moto top : "mister rich", un grand jeune un peu fou, mais qui vous emmenera en toute securité sur des pistes pas possibles decouvrir les villages. avec d'autres moto top, ils emmenent les gens un peu curieux dans une ferme manger le poulet histoire de se mettre au diapason de la vie a la campagne ou decouvrir des artisans . il vous emmenera aussi voir pres d'une pagode et d'une ecole un memorial a la memoire des victimes des kmers rouges . une fresque resume tout autre solution logement : l'asso de la maison de l'eau de coco qui en plus de son action a construit plusieurs maisons traditionnelles sur pilotis cout : a partir de 10$ et c'est gardé . c'est bien sur l'occasion de voir le boulot de cette asso, a proximité autre asso basé sur le cirque : passionnant un resto tres surprenant au sud, le monorum restaurant, dans un genre de parc autour d'un lac, different espace ammenagé style paillote, vous vous installez et au bout d'un moment on vient prendre votre commande et on vous sert. comme il y a des hamacs (le cambodia sport...) sieste quasi evidente sequence train : essayez le bambou train, cela peut etre sur quelques km, moi j'ai eu droit a plus de 35 km(environ 15$ en emmenant moto top pour un aller simple) sur ce cadre en bois posé sur deux petits essieux, c'est un peu dingue vu l'etat des rails . c'est pas qu'un truc a touriste, les paysans s'en servent pour transporter leurs marchandises, vu que le fameux train battambang pp ne roule que le dimanche . pour combien de temps je ne sais pas, vu que maintenant c'est plus en heures que l'on compte mais en jour ... lorsque je l'ai pris on a mis plus 8 h pour rejoindre pursat (un plus de 100 km). les buffles auraient pu nous depasser l'arrivée etait prevue (sans rire) le lendemain vers 8 h . j'ai fini en bus . le train est dans un etat plus que delabré et il n'y a plus que des marchandes qui l'utilisent en remplissant le wagon de leur marchandises, quelques touristes, et les employés du train et le policier dont la premiere activité est d'installer leur hamac, on comprend pourquoi . mais la vegetation freine bien le train, les rails vont finir par s'echapper pour de bon a moins que les wagons ne se desagregent completement pp-kampot prenez de preference compagnie de bus hua lian logement : long villa autour des 5$ la chambre, tres bonne cuisine. le gars de la reception est tres sympa, organise tout ce qu'il peut, m'a emmener dans les villages des alentours, marais salants, en plus des ballades traditionnelles contrairement a siem reap, location de moto bike possible j'aime bien kampot, c'est assez tranquille . kep est encore plus tranquille voila donc quelques elements pour aider ceux qui partent j'ai pris vietnam airlines qui est une alternative interessante pour les provinciaux, car le preacheminement est apparemment quasi gratuit
Mardi 12 / mercredi 13 août
Vol sans histoires jusqu’à Helsinki. Ensuite, vol de 9.40 pour BKK.
La fille assise à côté de nous, une scandinave, semble être en manque. Elle a des mouvements brusques, se gratte et n’arrête pas de bouger. Ma patience légendaire (ben quoi ?!) est mise à rude épreuve ... Finalement elle s’endort et nous fiche à peu près la paix.
Mercredi matin, nous atterrissons à BKK. J'ai envie d'embrasser le sol tellement je suis contente d'être de retour. Je n'en reviens pas .
La Baan Sabai GH est très chouette. Jolie terrasse, plein de plantes, de fontaines, de poissons à l’entrée. Seul point négatif : notre chambre se trouve au 4è étage … sans ascenseur. Spartiate mais propre.
Nous partons nous ballader un petit peu du côté du Grand Palais et du Lak Meuang, puis nous allons dîner à la Supatra River House : soft shell crab with green mango salad, crabe piquant (!!) en sauce, scampis au curry vert, langouste au jus de tamarin … et pour finir du riz collant et de la mangue.
Vol sans histoires jusqu’à Helsinki. Ensuite, vol de 9.40 pour BKK.
La fille assise à côté de nous, une scandinave, semble être en manque. Elle a des mouvements brusques, se gratte et n’arrête pas de bouger. Ma patience légendaire (ben quoi ?!) est mise à rude épreuve ... Finalement elle s’endort et nous fiche à peu près la paix.
Mercredi matin, nous atterrissons à BKK. J'ai envie d'embrasser le sol tellement je suis contente d'être de retour. Je n'en reviens pas .
La Baan Sabai GH est très chouette. Jolie terrasse, plein de plantes, de fontaines, de poissons à l’entrée. Seul point négatif : notre chambre se trouve au 4è étage … sans ascenseur. Spartiate mais propre.
Nous partons nous ballader un petit peu du côté du Grand Palais et du Lak Meuang, puis nous allons dîner à la Supatra River House : soft shell crab with green mango salad, crabe piquant (!!) en sauce, scampis au curry vert, langouste au jus de tamarin … et pour finir du riz collant et de la mangue.
Voila,
dimanche mon mari et moi partons, pour le Vietnam et surtout Angkor , pour un périple de 19 jours .Un peu court pour certains , mais nous n'avons pas plus de temps .
Après avoir lu de nombreux récits sur le forum , pris quelques renseignements ici et là , posé quelques questions , notre circuit est bouclé.
4 jours à Ho Chi Minh
2.5 jours à Phnom Penh
5.5 jours à Siem Reap
5 jours à Hanoi
Nous essaierons de donner de nos nouvelles tous les jours , en espèrant que cela servira à certains .Pardon d'avance , si notre ressenti est différent du votre .
A bientôt sur le forum
Christiane
Mercredi 26 décembre
Et voilà c'est parti pour 18 jours de voyage de noces. Au programme le Vietnam, du nord au sud (Hanoï, Ha Long, Hué, Hoï An, Ho Chi Minh, Phu Quoc), puis un passage par les temples d'Angkor au Cambodge. En réalité, on peut dire que l'aventure commence jeudi 20 décembre au soir lors de la fermeture de nos sacs remplis de nos affaires et cadeaux pour Noël ainsi que de nos vêtements pour 18 jours en Asie. De gros bagages ? Non de lourds bagages... Retour vers le futur. Mercredi, 9h, départ de Laboissière en Santerre pour Roissy CDG. Enregistrement sur le vol Vietnam Arline VN106 Paris - Hanoï. Dernières courses à l'aéroport, passage par le salon de la dernière extension du terminal E (salon splendide, tout confort, Ruth profite même d'un soin du visage Clarins gratuit), embarquement, c'est parti pour 10h30 de vol.
Jeudi 27 décembre Arrivée matinale, 6h à l'aéroport de Hanoï. 6 millions d'habitants mais un aéroport tout petit... Hanoï c’est la capitale du pays, et en particulier, la capitale de la partie nord de ce pays qui s’étend sur plus de 2000km. Hanoï, c’est une ville millénaire (qui a fêté ses 1 000 ans en 2010), authentique mais à l’inverse qui est restée dans son époque. Le modernisme semble encore loin. Sacs récupérés, nous attendons notre taxi commandé auprès de l'hôtel. En vain, la faute à un malentendu avec l'hôtel. Nous prenons finalement un taxi de l’aéroport. 1h de taxi classique et quelques paysages de banlieue pauvre plus tard, nous entrons dans Hanoï. Ça grouille, ça klaxonne. Le bruit est aussi présent que le nombre de 2 roues important. 7h30, nous déposons nos bagages à l'hôtel Church Boutique (95 Hang Gai) et partons arpenter la vieille ville. 1ère destination : le Thüy Ta Café, pour y prendre un petit-déjeuner au bord du lac Hoan Kiem. Après le ravitaillement, nous marchons à l'ouest du lac où nous découvrons la cathédrale Saint-Joseph Ly Quoc Su, le temple du Mandarin, la pagode de Bà Dá. Retour sur le bord du lac, puis direction l'ancienne prison de Hòa Lò que nous visitons. Retour au sud du lac, nous remontons la rive est jusqu'au temple Ngoc Son. Nous déjeunons ensuite au Green Tangerine des mets entre gastronomie française et vietnamienne. Retour à l'hôtel où nous récupérons notre chambre pour faire la sieste. Sieste bienvenue après moins de 2h de sommeil pendant le vol. 1h30 et une douche plus tard, c'est reparti. Nous remontons le vieux quartier des 36 rues jusqu'au grand marché (un marché de gros en fait). Les rues grouillent plus que jamais, l'intensité lumineuse diminue, plus nous avançons, plus les rues sont sales, débordent de marchandises... Nous nous demandons si nous ne sommes pas à Delhi, en Inde, tant l'atmosphère s'en rapproche. Après la visite du marché, nous fonçons sur le pont Long Bíen (ex. Pont Paul Doumer), que nous traversons en partie. Spectacle garanti. Flux routier sous le pont incessant, train passant au milieu du pont, milliers de scooters sur le pont, un couple de mariés se faisant photographier sur les rails et l'arrière de Hanoï avec ses ruelles peu éclairées, ses chiens errants... Retour dans le quartier des 36 rues pour approfondir la visite. Tout s'y vend. Chaque rue, ruelle, est globalement dédiée à un corps de métier, un business. Crochet par l'hôtel puis dîner au Quán Bia Minh, sur la terrasse. Coucher 20h30, il faut récupérer.
Vendredi 28 décembre Lever 8h, petit-déjeuner copieux à l'hôtel puis départ pour la partie plus coloniale de Hanoï avec ses grandes artères bordées d'arbres (la touche française). Nous remontons l'avenue Duong Dién Bién Phu et toutes les ambassades jusqu'au mausolée de Hò Chí Minh. Fermé le vendredi... Direction ensuite l'ancien palais du gouverneur de l'Indochine et la maison de Hò Chí Minh dans le parc avoisinant (entrée unique - attention sites fermés le vendredi après-midi). Passage par la pagode du Pilier Unique puis direction le temple de la Littérature. Ce temple consacré à Confucius accueillit le Collège National et fut la 1ère université au Vietnam. Pour en être persuadé, il suffisait d'y être ce jour pour voir les jeunes diplômés, vêtus de robes et chapeaux à l'américaine, se faire photographier devant la maison des Cérémonies (temple principal dédié à Confucius). Visite des 5 cours du temple très intéressante. Nous déjeunons ensuite au KOTO, sur la terrasse du 4ème étage. Bon plats vietnamiens (notamment un Bun Bo végétarien pour Ruth - excellent !). Nous repartons vers le nord en direction du grand lac de l'ouest (Hô Tay). En chemin, visite de l'ancienne citadelle, récemment classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, jouxtant la tour du Drapeau. Nous continuons jusqu'au lac de la soie blanche (Hô Truc Bach). Au bord du lac un banc vide nous tend les bras. Sieste éclair pour Ruth, j'en profite pour regarder jouer les p’tits vieux au jeu de dames local. Ils tentent de m'expliquer les règles avec leurs quelques mots de français... En vain. Nous remontons ensuite la route-digue qui sépare les deux lacs jusqu'à la pagode Trâ´n Quô´c. Une oasis de calme, reposante au milieu du bruit permanent. Retour vers le centre, en chemin nous visitons le temple Quán Thánh. Break Time au Villa Café, au carrefour de Thàm Phô Phan Dinh Phung et Duong Hoang Diêu (en face de la grande église dont j'ai oublié le nom). Fin de journée à arpenter le quartier des 36 rues à la recherche de souvenirs. Nous n'achetons rien finalement mais nous avons fait du repérage pour dimanche... Enfin dîner au 69 (69 Mã Mây). Avant de nous coucher nous préparons nos petits sacs pour les deux jours à suivre.
Samedi 29 décembre Lever matinal, petit déjeuner express, réservation des pick-up de dimanche soir puis départ pour Ha Long. La Baie d’Ha Long c’est l’un des paysages les plus célèbres d’Asie classé depuis 1993. 2000 pains de sucre qui ont également servi de caches aux combattants de la guérilla nord-vietnamienne. 3h30 de route nous sépare de Hanoï et la baie. Hanoï est sous la brume... on croise les doigts pour Ha Long. En chemin notre chauffeur nous arrête (de force) dans un grand magasin de souvenirs et artisanat vietnamien. Formalité accomplie, nous finissons le trajet. Une fois à l'embarcadère, nous gagnons la salle d'attente de la compagnie Pélican. Puis vient l'heure de prendre le petit bateau qui nous emmène sur notre jonque 22 places (11 cabines). Tout y est minuté. 13h : déjeuner ; entrée au milieu des pains de sucre dans un cortège naval (des dizaines de jonques se suivent). Le soleil est au rendez-vous (! - la crème solaire n'aurait pas été un luxe), les appareils photos mitraillent cet espace récemment ajouté à la liste des 7 nouvelles merveilles naturelles. 15h : débarquement et visite de la grotte de la Surprise (Sung Sôt). Immense grotte, plusieurs salles (un peu trop éclairées et colorées), stalactites, stalagmites, formes diverses et variées assimilables à différentes choses selon les imaginaires... 16h45 : changement de pain de sucre, direction Titop et sa plage. Il fait frais, nous optons pour l'ascension vers le sommet et les points de vue photo. 400 marches ça réchauffe mais le panorama est à couper le souffle. Dommage qu’il soit si difficile de faire une photo sans avoir des dizaines de bateaux en fond… Fin d'après-midi sur la plage, retour sur le bateau. 19h : dîner. Comme pour chaque repas, c'est du typique vietnamien, et du végétarien pour Ruth. Fin de soirée à discuter voyage avec nos compagnons du moment (français, italiens -de Milan !-, et australiens). Puis vient l'heure de nous coucher, dans nos cabines, sur la jonque entre quelques pains de sucre. Étrange sensation d'être bercés dans son lit, ou d'avoir trop bu, au choix.
Dimanche 30 décembre 7h30 : petit-déjeuner ; 8h15 : départ pour la grotte du Tunnel. On passe de notre navette à une barque. Grâce à celle-ci nous passons dans un tunnel sous un pain de sucre. Nous arrivons ainsi dans la grotte du Tunnel (Hang Luon). Une fois franchi, nous découvrons un espace calme au milieu des pains de sucre. Une sorte de lac intérieur où jouent des singes. Calme, reposant, très agréable. 9h : retour sur la jonque, vidage de chambre, discussion avec les autres passagers pendant que notre bateau circule dans la baie, découverte de nouveaux pains de sucre. 10h30 : brunch. 11h30 : débarquement, notre chauffeur de la veille nous attend et nous conduit à Hanoï. Après un passage à l'hôtel, nous filons acheter des souvenirs (peintures, sets de table, pochettes en soie - tous négociés parce que nous avons bien noté que pour un même produit, les prix varient du simple au triple voire quadruple selon les vendeurs). Conseil : A posteriori, on confirme ne jamais avoir retrouvé les prix de Hanoï dans les autres villes. Plus nous allions vers le sud plus les prix augmentaient. Achetez donc à Hanoï… Pause goûter au Little Hanoï, puis taxi jusqu'à l'aéroport. Nous y retrouvons Jean-Marie, Catherine, Jacky et Sylvie, nos compatriotes de la jonque. Direction Hué. À Hué, un taxi nous attend et nous emmène à notre hôtel : Mondial Hotel Hué. Vu l'heure, in-room diner.
Lundi 31 décembre Hué, c’est l’ancienne capitale du pays. Une ville au centre de ce pays tout en longueur, sorte de L inversé. Ville de la dynastie Nguyên, elle est connue pour sa citadelle et sa Cité Interdite, ainsi que les tombeaux royaux en périphérie. Début de journée "organisation" : changer nos euros car définitivement retirer du cash ne vaut pas le coup (2.000.000 de dôngs max soit 80€ - à chaque fois diminués d'une commission par la banque vietnamienne et d'une autre par notre banque française) ; organiser notre excursion du lendemain, réserver un massage pour le soir même. Tout ceci nous mène chez Vidotour (notre agence contact locale) Hué à deux pas de l'hôtel. Finalisation et paiement (150$) de l'excursion. Nous attendons vainement un taxi pour nous emmener à la cité impériale de Hué. Finalement, deux gars de l'agence nous y emmènent en moto. Accrochez-vous ! Moto, Vietnam, ville, pluie… une aventure à vivre. 11h -15h : visite de la citadelle et de la cité pourpre interdite - sans guide car nous n'en avons pas trouvé à l'entrée du site. Nous sillonnons entre les palais, les temples, les esplanades, le théâtre, les portes monumentales ; parfois disparus ou en ruine ; parfois bien conservés ou bien restaurés. Cet ensemble semble hors du temps. Le calme est omniprésent. Les lieux nous charment et nous font traîner jusqu'à 14h30, heure du spectacle traditionnel dans le théâtre. Chants, musique, danse un brin ringards au départ mais finalement agréables jusqu'au final haut en couleur et acrobatique. Au final on ne sait pas dire ce que l’on a préféré dans la citadelle et la cité interdite, peut-être tout, en tout cas flâner en son sein est un moment fort agréable. Direction Lac Thiên, un petit boui-boui pour nous restaurer (feuille de riz avec légumes et crevettes, sauce cacahuète, rouleaux vapeur aux légumes, sauté de soja, oignons et tomates). Nous faisons ensuite un crochet vers le marché local. Nous nous arrêterons finalement au centre commercial local avant de filer au bar de l'hôtel La Résidence (5*) pour nous poser, fatigués. Dans cette ancienne résidence du préfet français, transformé en luxueux hôtel, nos sirotons un cocktail en mangeant un dessert et jouant au rami. Retour à l'hôtel pour nous préparer pour le gala / buffet de fin d'année. Nous passons la soirée au restaurant de l'hôtel où nous avons des invitations pour dîner (buffet classique, un peu décevant) et profiter du spectacle proposé (chants, musiques vietnamiennes - spectacle kitchissime mais tellement local). 21h ils chantent bonne année (!!), puis quelques pas de danse sur le dance-floor. Nos filons ensuite au spa pour un massage vietnamien. 1h de décontraction et une partie de massage surprenante avec des pots chauffés aspirant la peau (hot pots - reprenant l'effet d'une sangsue posée sur le dos).
Mardi 1er janvier Aujourd'hui, journée de transition de Hué vers Hoï An. Notre guide francophone Chau et notre chauffeur nous récupèrent à l'hôtel. Nous partons visiter 3 tombeaux d'empereurs au sud de la ville. Le tombeau de Tu Duc est dans un joli parc entouré d'un temple. Un ensemble plutôt entretenu et agréable. Direction ensuite le tombeau de Khai Dinh, empereur ayant fait un passage en France et qui a adoré Versailles. Son mausolée est une sorte d'énorme monument de béton, l'intérieur pourrait ressembler à une pièce du château de Versailles, revu à la sauce locale. Lourd et moyennement beau. Enfin direction le tombeau de Minh Mang. Des temples dans un superbe parc, des étendues d'eau... Vraiment très agréable. Le plus beau des 3 sites visités. Nous filons ensuite en direction de Dà Nãng. Pause déjeuner en chemin, puis route de montagne via le col des Nuages (Hãi Ván) et ses points de vue panoramiques sur la mer, la montagne, Lāng Cô et Dà Nãng. Splendide. Surprenant en revanche de voir des ruines de bunkers et tourelles de défense. Ce passage était un point stratégique pendant les guerres de l’Indochine et du Vietnam. Descente vers la montagne de marbre que nous ne visiterons pas. (arrêt express chez un vendeur de souvenirs en marbre - sans intérêt) puis route jusqu'à Hoï An. Nos partenaires du jour nous déposent à notre hôtel : Hoï An Historic hôtel. Très bel hôtel, 1ère chambre décevante (bruyante, donnant sur une rue), 2ème plus agréable. Fin d'après-midi détente, foot massage pour Ruth (massage de tout le corps et à peine des pieds !). En chemin pour le dîner, nous nous arrêtons chez Be Be, un tailleur que notre guide du jour nous a recommandé, à qui nous commandons après longue discussion, choix de textile, prise de mesures et négociation de prix, une robe et deux vestes. Attention : Mardi 20h30, top départ. Nous filons ensuite dîner au Green Moss. Roses et nouilles légèrement décevantes. Retour à l'hôtel en nous promenant dans les rues touristiques. Ambiance tranquille, cool, bars ouverts, peu de monde, sombre... Cela nous rappel Key West (Floride). On est à Hoï An depuis quelques heures mais on s'y sent déjà bien. C’est une petite ville au bord d’une rivière et à 7km de la mer où l’on trouve des resorts. La ville est classée au patrimoine mondial pour ces dizaines d’édifices, de maisons typiques de styles anciens (vietnamien, chinois et japonais) mélangés.
Mercredi 2 janvier Buffet petit-déjeuner, coiffeur pour moi, office du tourisme pour Ruth pour acheter un pass 5 entrées pour les lieux d'intérêt de Hoï An. Nous visitons tout d'abord la charmante maison-chapelle de la famille Tràn. Dommage qu'il y ait plus d'espace dédié aux bibelots souvenirs qu'à la maison elle-même. Nous continuons avec la maison Quân Thàng. Petite, de belles boiseries. En chemin nous visitons le temple Trung Hoa puis le temple Phúc Kiên, tous les deux très beaux. Nous traversons ensuite le marché, longeons la rivière. Plus que les maisons, on reste fan de cette ville. Déjeuner au Mango room (des tempuras puis deux salades de légumes et fruits avec des crevettes ou du tofu, le tout accompagné de sauce à la mangue). Excellent et cadre très charmant, lovés dans de confortables canapés dans la salle du 1er étage. Puis retour chez Be Be, avec un crochet par le charmant petit pont japonais. 14h soit 17h après notre 1er passage (dont une nuit) essayage des produits commandés la veille. Ma veste : impeccable. La veste de Ruth : une légère retouche sur les manches à prévoir. La robe, une retouche sur le buste à prévoir. On nous propose de repasser dans 2h, on repousse au lendemain 10h15. Passage par la poste (achat de timbres), crochet par l'hôtel où nous prenons une navette pour l'hôtel jumeau sur la plage de Cúa Dai à 7km à l'est (Hoï An Beach Resort). Excursion express puisqu'une fois sur la plage, il fait frais, la plage ne nous attire pas plus que ça malgré les beaux palmiers, le sable fin... Retour à l'hôtel pour un bain de soleil au bord de la piscine, deux cocktails et quelques frites en accompagnement. Nous partons ensuite au Garden Secret restaurant pour y dîner de mets délicieux (fish in banana leaf et pomelo salad) dans un cadre charmant (joli jardin et musicien). Crochet par le Cargo Club où nous dégustons avec gourmandise deux pâtisseries (dont un excellent fraisier revisité) et des lassi banana et banana/orange. Flâneries, on est fan de l’ambiance de la ville.
Jeudi 3 janvier Petit-déjeuner buffet puis direction Be Be pour un nouvel essayage. Vestes complètement validées, finies, emballées... La robe en revanche ce n'est pas ça. La taille est ok mais les anciennes piqûres sont très visibles. Il est 10h30. On revient à l'hôtel, matinée au bord de la piscine, sacs, check out, retour chez le tailleur. Définitivement ils ne parviennent pas à masquer les traces (jeudi 12h30). La vendeuse nous demande 1h pour refaire complètement la robe. Du coup pause déjeuner au Dāo Tiên. Salade de crudités, crevette, poulet sauce cacahuète très bon ; fried noddle avec tofu, classique. Cadre top en bord de rivière, service adorable, endroit calme (l'adresse du GDR donne côté rue mais le personnel nous mène à la 2e terrasse côté rivière). Retour chez Be Be, nouvelle robe un peu grande (jeudi 13h30). Visite du temple Quán Công et du musée culturel. Attention ceci compte comme deux visites même si les bâtiments communiquent. Vu notre surprise, le gardien ne nous fait pas payer. Bonnes visites. Passage par le temple Hâi Nan. Retour chez Be Be, la robe est presque ok, dernière reprise dans la foulée en 5 minutes. Ok vendu, c'est tout bon. Jeudi 14h30, soit moins de deux jours pour faire notre commande, et surtout refaire une robe en 1h. Ils ont de la ressource… Nous repartons pour une dernière visite : la maison Phùng Húng. deux étages de visites intéressantes mais toujours ces bibelots souvenirs omniprésents. Retour vers l'hôtel, change d'euros dans la rue (là aussi on négocie - attention le taux aura beaucoup fluctué au cours de notre séjour) et taxi. La veille nous avions négocié un taxi pour Dá Nãng pour 330.000VND, on tombe sur un soi-disant collègue, on croit confirmer le prix. On roule. Arrivés à l'aéroport, je tends la monnaie et le chauffeur me montre le taxi-meter qui dépasse les 500.000VND. On a beau parlementer, négocier, nous énerver, rien à faire il ne nous laisse pas partir et pire, un policier s'en mêle. Avant que cela n'aille plus loin nous trouvons un compromis à 450.000VND. Morale de l'histoire : toujours écrire pour se faire comprendre. Enregistrement, contrôles, embarquement, vol, arrivée ok. On prend ensuite un taxi prépayé (Saigon air, paiement juste avant la sortie avec bagages). Check-in à Northern Hotel. Et en route pour une découverte by night de Ho Chi Minh. C'est plus bruyant, plus grouillant que tous nos autres stops vietnamiens précédents. Nous allons dîner au Quán Núóng. Une terrasse animée où l'on s'attable à une table-barbecue pour griller ses mets soi-même. Le tout dans l'agitation et la fumée des locaux et des touristes. Un régal pour les viandeux. On en ressort par contre transpirants et un peu odorants... Fin de soirée entre les rues Lé Loi, Nguyên Huê, Dong et le théâtre, l'hôtel de ville, les magasins de luxe et les grands hôtels. Rien à voir avec les étapes précédentes. Les immeubles sont plus hauts, les gens apprêtés pour leurs sorties nocturnes... Ho Chi Minh, c’est la plus grande ville du pays, la capitale du sud, la ville travailleuse, financière, moderne, tentaculaire, partiellement occidentalisée, avec pas mal d’expatriés… Sans y être complètement, la ville tend plus à ressembler à Hong-Kong, Singapour, Shanghai qu’à Hanoï.
Vendredi 4 janvier Nous nous sommes organisés une journée découverte du delta du Mékong (190$). Le fleuve se jette dans l'océan en 9 bras qui forment son delta. C'est le grenier de la région (riz, vergers fruitiers...). Le Vietnam est le 2ème exportateur de riz après la Thaïlande. Phung, notre guide du jour nous retrouve à notre hôtel. Départ pour Bên Tre en voiture. En route, Phung nous parle de Saigon (elle ne dit pas Ho Chi Minh - parce qu'elle est née avant 1975), du Mékong... Sur place, un guide local nous attend. Nous goûtons une galette de riz sucretée achetée au coin de la rue puis nous marchons au milieu d'un petit village puis de la forêt. En chemin Phung nous explique les fruits, les arbres, les animaux que nous croisons. Arrivés sur un bras du Mékong, nous prenons un bateau pour traverser le fleuve puis de nouveau marche à pied dans la nature et les maisons isolées. Mangues, fèves de cacao, pomelos, bananes, ... Plus tard un pick-up (qu'ils appellent une charrette) nous attend à un carrefour et nous dépose quelques km plus loin chez l'habitant pour une dégustation de fruits. Eau de noix de coco, noix de palmier d'eau, ramboutan (sorte de litchis), ananas avec du sel et du piment, un régal ! Le propriétaire nous embarque ensuite dans son sampan pour remonter un petit bras du Mékong. Puis nous continuons sur un bateau à moteur sur un bras principal du fleuve. Direction un silo à coco où la coco est travaillée. Un peu d'escalade sur le quai puis nous croyons percevoir comme un malaise entre le guide local et Phung. Peut-être la vision d'enfants travaillant... Redescente (difficile) sur le bateau, direction notre pause déjeuner. Nous accostons un peu plus loin et derrière la végétation découvrons les 1ers occidentaux de la journée et notre resto chez l'habitant. La patronne locale nous a préparé différents mets délicieux (crêpes de riz que nous roulons nous-même avec du poisson frit, des nouilles, de l'ananas et des herbes). Noddle avec ou sans crevette, soupe avec ou sans porc, riz blanc, ... Fruits pour le dessert. Après déjeuner nous finissons notre excursion par un peu de marche, nous goûtons un jus de canne à sucre (nuoc mia), servi avec un peu de jus de kumquat. À un carrefour avec un axe plus important notre chauffeur du matin nous attend. Cette journée dans le delta est une réussite ! Retour à Ho Chi Minh. Nous demandons à être déposés au marché de Cho Lon (quartier chinois de HCM). Retour dans l'agitation ! Nous achetons un peu de textile. Nous partons ensuite à la recherche de l'église et des temples locaux. En vain, le plan du Guide Du Routard n'est pas assez précis et nous sommes assommés par le bruit. Taxi, retour dans le centre-ville. Nous montons au sommet de l'hôtel Caravelle, au Saigon bar, pour y boire un coup en admirant le coucher de soleil sur la ville. Passage par l'hôtel pour récupérer la bouteille de vin qui nous a été offerte (cabernet sauvignon argentin) et direction The Sushi Bar, un resto jap dans la rue des japonais. Bonne adresse.
Samedi 5 janvier Matinée découverte du centre-nord d'HCM. Église Notre-Dame, la Poste (aux allures de gare ferroviaire avec une charpente Eiffel - qui contient quelques magasins de souvenir à des prix plutôt pas excessifs), le Palais de la réunification (kitsch et 70's au possible), le parc avoisinant. Puis nous flânons entre le marché Bên Thành et la rue Lé Loi à la recherche de souvenirs. Trop chers et un peu fatigués par les négociations (définitivement il vaut mieux acheter ses souvenirs à Hanoï). Retour à l'hôtel, bagages, taxi pour l'aéroport, sandwich, écriture des cartes postales, embarquement pour Phū Quôc. Phū Quôc, c'est une île à l'ouest du Vietnam, à 30km au sud du Cambodge. Île longuement disputée entre les deux pays, finalement acquise par le Vietnam mais du coup encore militarisée par endroit (on ne voit rien au 1er abord). Aujourd'hui l'île se tourne entièrement au tourisme avec ces grandes étendues de plages. Il se dit que c'est le Phuket d'il y a 20 ans... Vol sans souci, transfert pour notre hôtel, le Long Beach Resort, via leur navette. Découverte des lieux. Le parking est nul... La réception moyenne. On attend du coup avec un peu d'appréhension puisque pour nous ce doit être L'HÔTEL des vacances. La cadre du resort est pas mal, la chambre très jolie et spacieuse. On fait ensuite le tour du spa, de la piscine : bien. Plage : étroite et plutôt bondée. Bon, ce n’est pas le paradis mais on s'en approche. On test l'option chaise longue et cocktail sur la plage. Le service est horriblement long, mais bon, c'est tout de même la belle vie. C'est parti pour 5 jours au rythme tranquille. Dîner au resto du resort. Bien mais toujours ce détail vietnamien : il faut prendre son mal en patience pour avoir ses plats... L'autre détail : l'anglais et les Vietnamiens, ça fait 2...
Dimanche 6 janvier Farniente ou presque. Grasse Mat', p’tit déj buffet, piscine, plage, sieste, et finalement visite des plages voisines, après être passés à notre réception pour réserver un scooter pour le lendemain (200.000VND la journée de 8h). Visite tout d'abord vers le nord. À peine passé le mini cap, on découvre une plage sale et à peine plus grande que la nôtre. On pousse jusqu'à La Véranda, l'hôtel chic que nous souhaitions réserver où il n'y avait plus de place et à vrai dire ce n'est guère mieux. La plage est un peu plus grande mais les blocs de chambres tassés. On est peut-être pas si mal de l'autre côté. On file vers le sud, les plages sont encore plus étroites, on se dit que c'est vraiment idiot de construire si proche de la mer. On pousse jusqu'au Paris Beach Resort pour manger une glace. On tombe sur un français (un professeur de marketing à la retraite), mari de la patronne des lieux. De fil en aiguille, nous parlons de la plage et là, révélation... Les dernières grosses tempêtes de 2012 ont emporté 20m de plage... Tous les hôtels se retrouvent à l'étroit par conséquent... Nous comprenons mieux ! On dîne au Beach Club restaurant, notre voisin, vide. Cuisine ok, sans plus. Cocktails sur la terrasse de notre resort. Fin de soirée avec un groupe de musique philippin qui anime le beach bar de notre resort.
Lundi 7 janvier Après le petit dèj, c'est parti pour une journée en scooter à la découverte de l'île. Première découverte : faire le plein d'essence à la ville voisine Duong Dông puisque nous n'avons qu'un litre dans le réservoir. La ville étant au nord, nous poussons ensuite dans la même direction. Direction le cap Ganh Dâu. Après avoir tourné en ville, on trouve la bonne direction pour quelques km. Puis au niveau de l'ancien aéroport, fini le goudron, place à la piste, mais laquelle... Après hésitation nous choisissons la bonne direction, quelques doutes et renseignements pris plus tard nous voici de nouveau sur le bitume. Arrivés aux alentours de Cua Can, nous filons sur la future route (en travaux) plein nord. Une sorte de route gravillonnée. Évidemment vient le moment où la route et fermée, où nous trouvons une déviation sous forme de piste cabossée, qui nous ramène sur le chemin côtier. Quelques kilomètres en plus pour le plaisir. On longe donc la côte nord-ouest. Après quelques pauses photos, le scooter est de plus en plus dur à diriger. Un local nous arrête et nous montre que le pneu arrière est crevé. Pas de problème, nous le suivons. Il nous fait arrêter à une échoppe, sort ses outils, change la chambre à air (la nôtre étant déjà multi-réparée) et nous demande 200.000VND. C'est très cher mais nous n'avons pas le choix… Nous continuons notre route jusqu'au cap, au fil des paysages splendides, des cahutes de pêcheurs et de leurs poissons séchant au bord de la route... Pause déjeuner à la sortie de Ganh Dâu. Nul, long et on a été malades la nuit... On repart via la piste côtière direction Cua Can. Quelques gouttes font leur apparition, on fait un stop coca light et ca-fé sua da (café glacé vietnamien servi avec du lait concentré sucré) à Vung Bâo. Fin d'averse, retour sur la piste. À l'entrée de Cua Can, nous restons le long de la côté, traversons un vieux pont en bois ; vieux au point de douter de sa solidité. Nous remontons tout le village entre maisons, jardins, bateaux, vaches, cocotiers... Des paysages contrastés magnifiques. Entre temps nouveau pont de bois, encore plus petit, encore plus douteux mais finalement assez robuste pour résister à nous deux sur le scooter. Retour sur la route principale jusqu'à Duong Dông. Crochet par Ông Lang. On visite le Mango Bay Resort ; des bungalows en pleine forêt en bord de plage. Calme, cool, a priori une excellente adresse du GDR. Puis nous visitons le Chen Sea Resort&Spa. Rien à voir. Une enceinte gardée, un cadre ultra luxe, des bungalows à 256$ mini. On nous avait dit que La Véranda était la référence, le Chen Sea semble clairement se positionner un cran au-dessus. Puis 17h, arrivée à Duong Dông, découverte du trafic intense urbain. Ça zigzague, ça klaxonne, ça freine... On traverse le night market (bondé) et retour à notre resort. On veut remettre ça le lendemain, du coup négocier avec le loueur pour garder le même scooter (et notre excès d'essence), avoir un rabais pour absorber une partie des frais de réparation. On trouve un compromis à 120.000 VND. Le scooter à nous, nous filons dîner Au Bistrot, resto tenu par un couple franco-vietnamien. Un très bon tartare de thon, le reste sans plus... En revanche accueil et service top. Scooter by night dans les ruelles autour puis retour à notre resort.
Mardi 8 janvier C'est reparti pour une journée scooter, les fesses endolories de la veille. Cap au sud, on longe l'aéroport au sud vers l'est (10.000VND de péage) et on récupère la future nouvelle route express du centre. Du gravillon au départ, la vieille route en partie défoncée ensuite. En chemin nous traversons des petits hameaux au milieu des montagnes locales. Après 45min de route nous bifurquons pour Bao Sao, la plus belle plage de l'île dixit le GDR. On opte pour le My Lan. On découvre une splendide plage de sable fin blanc et propre, une eau transparente, quasi personne en cette fin de matinée. Top. Location de chaises longues (20.000VND), baignade, bronzage, cocktail, déjeuner. Parfait. Au fur et à mesure la plage se remplit mais rien à voir avec Long Beach. On remonte sur notre scooter, plein d'essence urgent avant panne sèche, puis direction la plage suivante Bai Khem, que nous ne trouverons jamais. En chemin nous visitons l'ancienne prison Coconut tree (Cay Dua), découvrons un monument dédié à la guerre. Puis en chemin pour An Thoi, nous longeons l'actuel camp militaire avec des militaires marins aux postes de garde. Découverte ensuite de An Thoi, une ville portuaire de pêcheurs. On repart en chemin inverse à la recherche d'un chemin vers l'ouest qui nous permettra de regagner la piste côtière sud-ouest. Et par chance, avant, peut-être Bai Khem... En vain, nous tombons finalement sur la bifurcation vers l'ouest et regagnons l'autre côte. On roule alors vers le nord en remontant les 20km de plages rectilignes bordées de maisons de pêcheurs, de cultures d'huîtres pour ses perles, de projets immobiliers touristiques en construction... Le trip en scooter sur l’ile c’est faire ! Nous avons passé deux très bonnes journées. Retour au resort. Massage pour Ruth (foot reflexology) puis dîner à côté de notre resort sur le petit cap. Comme tous ces restos le soir, il n'y a personne. Le chef nous propose des grillades au barbecue. Calamar pour moi, poisson pour Ruth. Bons plats copieux mais un peu trop spicy. Fin de soirée au resort.
Mercredi 9 janvier Journée farniente. Une vraie journée farniente. Plage, soleil, lecture, mer, cocktail, sieste, jeux de cartes, averse... Pédicure pour Ruth en fin de matinée ; massages (dos pour moi, tête et épaules pour Ruth) : presque un test de résistance à la douleur leurs strongs massages (genre d'acupression). Dîner Au Cap Breton : peu intéressant et moyennement bon.
Jeudi 10 janvier Rangement des bagages puis départ pour l'aéroport. C'est la fin de Phū Quôc. On vol pour Ho Chi Minh, récupère nos bagages pour passer côté international (pour l'anecdote, à mi-chemin entre les terminaux, nous devons changer de trolleys, chaque terminal ayant son modèle...), vol pour Siem Reap / Angkor au Cambodge. Vols sans encombre, notamment au dessus de l'immense lac Tonlé Sap. Particularité du lac ? Il est alimenté (ou vidé) par un affluent du Mékong dont le cours s'inverse selon la hauteur du Mékong (saison sèche / humide). Le lac quadruple en saison des pluies ! Premier contact avec le Cambodge à Siem Reap, la ville du coin qui donne accès à Angkor (à 8km). Un peu moins de scooters, des vrais casques de moto (mais obligatoires seulement pour le conducteur), plus de vélos, des motos-tuktuk (avec à chaque fois de jolis sièges décorés), moins de klaxons. On récupère notre chambre. Top... Sauf le lézard que je ne parviens pas à attraper ; le mec de la réception vient... Évidemment le lézard ne se montre pas. Baignade puis balade à la découverte du centre de Siem Reap. C'est la ville située à 8km d'Angkor et ses 3 millions de visiteurs par an, autant dire que ça se voit. Passé le Old Market, les rues regorgent de resto, bars, boutiques souvenirs... Il y a même une Pub Street avec ses bars et sa musique ultra forte. Après un échec au Chamkar (plein), nous dinons au Bamboo. Agréable cuisine khmer revue pour les touristes. En fin de soirée, retour dans notre chambre où le lézard a refait son apparition. Nouvelle tentative de capture vaine, nous nous couchons. C'est alors la clim qui se met à vibrer et faire des étincelles occasionnellement. Nuit difficile.
Vendredi 11 janvier Après le petit-déjeuner, j'explique le(s) problème(s) à l'accueil qui me dit s'occuper de ça dans la journée. On retrouve Choeun notre guide francophone pour les 3 jours à venir. Départ pour Angkor, patrimoine mondial de l'UNESCO. Lorsque l’on dit Angkor, on pense au temple d’Angkor, celui que l’on voit partout, même sur le drapeau national. Angkor c’est en fait une région de 2000km² selon les archéologues, dont un espace de 402km² classé. Le tout forme un ensemble d’anciennes cités, d’anciens temples et édifices angkoriens. On s’y déplace en voiture, tuk-tuk ou vélo tant les distances sont importantes entre les sites. La matinée est consacrée aux visites de 3 sites. Prasat Kravan, un petit temple en brique, construit en 921 et bien restauré dans les années 1970. Preah Khan, un temple important, ou plutôt une ville antique disparue entourée de douves. Le temple a de nombreuses sculptures et tympans. Enfin Neak Poan, les bains royaux construit par Jayaravman au 12ème siècle Un grand bassin central ; 4 bassins latéraux, des animaux imaginaires, dommage que l’on ne puisse plus faire le tour du site maintenant et que l’on doive rester cantonnés derrière une balustrade. Nous mangeons ensuite en face du bassin Sras Srang où de nombreux restos proposent plus ou moins la même chose. L'après-midi au lieu de visiter Angkor Wat qui est fermé en partie (le 3e étage qui est un sanctuaire) car c'est un jour saint, nous visitons Ta Prohm, un grand temple très intéressant, un lieu magique, figé dans le temps où les fromagers et les figuiers étrangleurs engloutissent les pierres du 12ème siècle (encore une construction de J7). On dit que ce temple faisait partie d’une cité de 12000 âmes, que les matières précieuses foisonnaient, que la tour centrale était recouverte de pierres précieuses… Nous avons ensuite une visite (et bénédiction) au monastère Wat Swei d’organisée par Asia. Un bonze nous y attend pour nous bénir en deux phrases. Express. Retour vers Siem Reap, stop à Les Senteurs d'Angkor pour une découverte des plantes et senteurs locales puis l'inévitable boutique-souvenirs. Fin de journée en ville, piscine (il a fait très chaud toute la journée, c'est un vrai plaisir) puis dîner au Blue Pumpkin (Chamkar encore plein mais résa faite pour le lendemain), affalé sur les canapés-lits à profiter des bons plats (surtout les raviolis Amok fish) et desserts. Bonne adresse. Salle un peu aseptisée pour un dîner mais climatisation très agréable et surtout à l'écart des moustiques.
Samedi 12 janvier Après un petit-déjeuner buffet, route pour Banteay Srei (1h) pour y découvrir un temple baptisé la citadelle des femmes, finement décoré (un travail de femmes d'après les guides). Le lieu est petit et plein de touristes. Bruyant pour commencer et profiter du site. Point positif et intéressant : le petit musée accolée qui retrace un peu l’histoire angkorienne et les recherches faites sur le site par les archéologues. Vous entendrez parler (ou vous lirez) les fabuleuses aventures de notre ancien ministre André Malraux et de ses péripéties locales durant sa période archéologue-voleur. Retour vers le centre d'Angkor. Stop dans un petit village qui fait des bonbons grâce au jus sucré issu des palmiers à sucre (gras et moyen). Nous visitons ensuite le temple de Banteay Samre, surnommé l’Angkor Wat miniature. Le site du 12ème est très calme, bien conservé et très agréable. Décoration sculptée de Vishnou et Shiva, belle terrasse avec ses lions sculptés par des artisans n’ayant jamais vu de lion… Direction Sras Srang comme la veille pour déjeuner dans l'un des restos. Stop photos en chemin à Pre Rup, un temple montagne du 10ème siècle. L'après-midi est consacrée au grand et connu Angkor Wat. L'avantage d'avoir un guide qui connait bien, c'est qu'il nous fait passer par l'entrée opposée à l'entrée principale et ainsi faire le parcours à l'envers. Moins de monde ainsi. Le temple est très bien conservé, majestueux avec ses fresques, ses salles, ses tours. On dit qu’il a fallu 500000 ouvriers et 6000 éléphants pour sa construction. Choeun nous fait son show. Il nous commente les fresques majeures, nous fait découvrir les salles et leurs histoires… La montée au sommet du 3ème niveau offre une belle vue sur l’esplanade et l'horizon. Angkor Wat c'est une image que l'on avait vue et revue, mais y être c'est encore autre chose. 3h de découverte fort intéressantes. Retour à l'hôtel, piscine puis dîner au Chamkar (enfin!). Bons plats végétariens, notamment le wedding day dip, et le dessert typique à base de banane, lait de coco sucré et billes de tapioca.
Dimanche 13 janvier Matinée consacrée à la visite d’Angkor Thom, l'une des anciennes capitales majeures. On commence avec la visite du Bayon, construit aux 12ème et 13ème siècles. Le lieu est très émouvant et reposant avec ses tours aux 4 visages (et malgré les déjà nombreux touristes). Conseil : Comme pour tout le site d’Angkor, être matinal. Les différents sites sont vite remplis de touristes. Au sommet nous nous posons un peu pour en profiter. Nous poursuivons le Baphuon, l’un des plus grands édifices religieux de Cambodge ancien. Construit au 11ème siècle, il consiste en une pyramide ou temple montagne vertigineux. Une des façades a été transformée en un bouddha couché de 60m de long. Du sommet, belle vue sur l’ensemble d’Angkor Thom dans sa forêt. Direction ensuite le Palais Royal dont il ne reste que le temple de Phimeqnekqs et deux bassins. Puis nous finissons le tour par la terrasse des Eléphants qui doit son nom aux nombreux pachydermes sculptés sur les soubassements, et finalement la terrasse du Roi Lépreux avec sa statue censée représenter J7 que l’on a cru mort de la lèpre… Avant de repartir à Siem Reap nous nous arrêtons à la porte sud d’Angkor Thom pour prendre quelques ultimes photos des lieux. Angkor on recommande chaudement sur 2 à 3 jours. On en garde des images inoubliables. De retour à l’hôtel, nous profitons une dernière fois de la piscine avant de plier bagages, déjeuner sur place en attendant notre transfert vers l’aéroport. La suite est moins intéressante…. 3 vols sans encombre jusqu’à Milan, les bagages ont pris les mêmes avions et nous les avons retrouvés à l’arrivée (pas gagné avec 3 vols, 3 pays, 3 compagnies différentes…). A l’arrivée le choc thermique est dur. 34° / -3°…
Jeudi 27 décembre Arrivée matinale, 6h à l'aéroport de Hanoï. 6 millions d'habitants mais un aéroport tout petit... Hanoï c’est la capitale du pays, et en particulier, la capitale de la partie nord de ce pays qui s’étend sur plus de 2000km. Hanoï, c’est une ville millénaire (qui a fêté ses 1 000 ans en 2010), authentique mais à l’inverse qui est restée dans son époque. Le modernisme semble encore loin. Sacs récupérés, nous attendons notre taxi commandé auprès de l'hôtel. En vain, la faute à un malentendu avec l'hôtel. Nous prenons finalement un taxi de l’aéroport. 1h de taxi classique et quelques paysages de banlieue pauvre plus tard, nous entrons dans Hanoï. Ça grouille, ça klaxonne. Le bruit est aussi présent que le nombre de 2 roues important. 7h30, nous déposons nos bagages à l'hôtel Church Boutique (95 Hang Gai) et partons arpenter la vieille ville. 1ère destination : le Thüy Ta Café, pour y prendre un petit-déjeuner au bord du lac Hoan Kiem. Après le ravitaillement, nous marchons à l'ouest du lac où nous découvrons la cathédrale Saint-Joseph Ly Quoc Su, le temple du Mandarin, la pagode de Bà Dá. Retour sur le bord du lac, puis direction l'ancienne prison de Hòa Lò que nous visitons. Retour au sud du lac, nous remontons la rive est jusqu'au temple Ngoc Son. Nous déjeunons ensuite au Green Tangerine des mets entre gastronomie française et vietnamienne. Retour à l'hôtel où nous récupérons notre chambre pour faire la sieste. Sieste bienvenue après moins de 2h de sommeil pendant le vol. 1h30 et une douche plus tard, c'est reparti. Nous remontons le vieux quartier des 36 rues jusqu'au grand marché (un marché de gros en fait). Les rues grouillent plus que jamais, l'intensité lumineuse diminue, plus nous avançons, plus les rues sont sales, débordent de marchandises... Nous nous demandons si nous ne sommes pas à Delhi, en Inde, tant l'atmosphère s'en rapproche. Après la visite du marché, nous fonçons sur le pont Long Bíen (ex. Pont Paul Doumer), que nous traversons en partie. Spectacle garanti. Flux routier sous le pont incessant, train passant au milieu du pont, milliers de scooters sur le pont, un couple de mariés se faisant photographier sur les rails et l'arrière de Hanoï avec ses ruelles peu éclairées, ses chiens errants... Retour dans le quartier des 36 rues pour approfondir la visite. Tout s'y vend. Chaque rue, ruelle, est globalement dédiée à un corps de métier, un business. Crochet par l'hôtel puis dîner au Quán Bia Minh, sur la terrasse. Coucher 20h30, il faut récupérer.
Vendredi 28 décembre Lever 8h, petit-déjeuner copieux à l'hôtel puis départ pour la partie plus coloniale de Hanoï avec ses grandes artères bordées d'arbres (la touche française). Nous remontons l'avenue Duong Dién Bién Phu et toutes les ambassades jusqu'au mausolée de Hò Chí Minh. Fermé le vendredi... Direction ensuite l'ancien palais du gouverneur de l'Indochine et la maison de Hò Chí Minh dans le parc avoisinant (entrée unique - attention sites fermés le vendredi après-midi). Passage par la pagode du Pilier Unique puis direction le temple de la Littérature. Ce temple consacré à Confucius accueillit le Collège National et fut la 1ère université au Vietnam. Pour en être persuadé, il suffisait d'y être ce jour pour voir les jeunes diplômés, vêtus de robes et chapeaux à l'américaine, se faire photographier devant la maison des Cérémonies (temple principal dédié à Confucius). Visite des 5 cours du temple très intéressante. Nous déjeunons ensuite au KOTO, sur la terrasse du 4ème étage. Bon plats vietnamiens (notamment un Bun Bo végétarien pour Ruth - excellent !). Nous repartons vers le nord en direction du grand lac de l'ouest (Hô Tay). En chemin, visite de l'ancienne citadelle, récemment classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, jouxtant la tour du Drapeau. Nous continuons jusqu'au lac de la soie blanche (Hô Truc Bach). Au bord du lac un banc vide nous tend les bras. Sieste éclair pour Ruth, j'en profite pour regarder jouer les p’tits vieux au jeu de dames local. Ils tentent de m'expliquer les règles avec leurs quelques mots de français... En vain. Nous remontons ensuite la route-digue qui sépare les deux lacs jusqu'à la pagode Trâ´n Quô´c. Une oasis de calme, reposante au milieu du bruit permanent. Retour vers le centre, en chemin nous visitons le temple Quán Thánh. Break Time au Villa Café, au carrefour de Thàm Phô Phan Dinh Phung et Duong Hoang Diêu (en face de la grande église dont j'ai oublié le nom). Fin de journée à arpenter le quartier des 36 rues à la recherche de souvenirs. Nous n'achetons rien finalement mais nous avons fait du repérage pour dimanche... Enfin dîner au 69 (69 Mã Mây). Avant de nous coucher nous préparons nos petits sacs pour les deux jours à suivre.
Samedi 29 décembre Lever matinal, petit déjeuner express, réservation des pick-up de dimanche soir puis départ pour Ha Long. La Baie d’Ha Long c’est l’un des paysages les plus célèbres d’Asie classé depuis 1993. 2000 pains de sucre qui ont également servi de caches aux combattants de la guérilla nord-vietnamienne. 3h30 de route nous sépare de Hanoï et la baie. Hanoï est sous la brume... on croise les doigts pour Ha Long. En chemin notre chauffeur nous arrête (de force) dans un grand magasin de souvenirs et artisanat vietnamien. Formalité accomplie, nous finissons le trajet. Une fois à l'embarcadère, nous gagnons la salle d'attente de la compagnie Pélican. Puis vient l'heure de prendre le petit bateau qui nous emmène sur notre jonque 22 places (11 cabines). Tout y est minuté. 13h : déjeuner ; entrée au milieu des pains de sucre dans un cortège naval (des dizaines de jonques se suivent). Le soleil est au rendez-vous (! - la crème solaire n'aurait pas été un luxe), les appareils photos mitraillent cet espace récemment ajouté à la liste des 7 nouvelles merveilles naturelles. 15h : débarquement et visite de la grotte de la Surprise (Sung Sôt). Immense grotte, plusieurs salles (un peu trop éclairées et colorées), stalactites, stalagmites, formes diverses et variées assimilables à différentes choses selon les imaginaires... 16h45 : changement de pain de sucre, direction Titop et sa plage. Il fait frais, nous optons pour l'ascension vers le sommet et les points de vue photo. 400 marches ça réchauffe mais le panorama est à couper le souffle. Dommage qu’il soit si difficile de faire une photo sans avoir des dizaines de bateaux en fond… Fin d'après-midi sur la plage, retour sur le bateau. 19h : dîner. Comme pour chaque repas, c'est du typique vietnamien, et du végétarien pour Ruth. Fin de soirée à discuter voyage avec nos compagnons du moment (français, italiens -de Milan !-, et australiens). Puis vient l'heure de nous coucher, dans nos cabines, sur la jonque entre quelques pains de sucre. Étrange sensation d'être bercés dans son lit, ou d'avoir trop bu, au choix.
Dimanche 30 décembre 7h30 : petit-déjeuner ; 8h15 : départ pour la grotte du Tunnel. On passe de notre navette à une barque. Grâce à celle-ci nous passons dans un tunnel sous un pain de sucre. Nous arrivons ainsi dans la grotte du Tunnel (Hang Luon). Une fois franchi, nous découvrons un espace calme au milieu des pains de sucre. Une sorte de lac intérieur où jouent des singes. Calme, reposant, très agréable. 9h : retour sur la jonque, vidage de chambre, discussion avec les autres passagers pendant que notre bateau circule dans la baie, découverte de nouveaux pains de sucre. 10h30 : brunch. 11h30 : débarquement, notre chauffeur de la veille nous attend et nous conduit à Hanoï. Après un passage à l'hôtel, nous filons acheter des souvenirs (peintures, sets de table, pochettes en soie - tous négociés parce que nous avons bien noté que pour un même produit, les prix varient du simple au triple voire quadruple selon les vendeurs). Conseil : A posteriori, on confirme ne jamais avoir retrouvé les prix de Hanoï dans les autres villes. Plus nous allions vers le sud plus les prix augmentaient. Achetez donc à Hanoï… Pause goûter au Little Hanoï, puis taxi jusqu'à l'aéroport. Nous y retrouvons Jean-Marie, Catherine, Jacky et Sylvie, nos compatriotes de la jonque. Direction Hué. À Hué, un taxi nous attend et nous emmène à notre hôtel : Mondial Hotel Hué. Vu l'heure, in-room diner.
Lundi 31 décembre Hué, c’est l’ancienne capitale du pays. Une ville au centre de ce pays tout en longueur, sorte de L inversé. Ville de la dynastie Nguyên, elle est connue pour sa citadelle et sa Cité Interdite, ainsi que les tombeaux royaux en périphérie. Début de journée "organisation" : changer nos euros car définitivement retirer du cash ne vaut pas le coup (2.000.000 de dôngs max soit 80€ - à chaque fois diminués d'une commission par la banque vietnamienne et d'une autre par notre banque française) ; organiser notre excursion du lendemain, réserver un massage pour le soir même. Tout ceci nous mène chez Vidotour (notre agence contact locale) Hué à deux pas de l'hôtel. Finalisation et paiement (150$) de l'excursion. Nous attendons vainement un taxi pour nous emmener à la cité impériale de Hué. Finalement, deux gars de l'agence nous y emmènent en moto. Accrochez-vous ! Moto, Vietnam, ville, pluie… une aventure à vivre. 11h -15h : visite de la citadelle et de la cité pourpre interdite - sans guide car nous n'en avons pas trouvé à l'entrée du site. Nous sillonnons entre les palais, les temples, les esplanades, le théâtre, les portes monumentales ; parfois disparus ou en ruine ; parfois bien conservés ou bien restaurés. Cet ensemble semble hors du temps. Le calme est omniprésent. Les lieux nous charment et nous font traîner jusqu'à 14h30, heure du spectacle traditionnel dans le théâtre. Chants, musique, danse un brin ringards au départ mais finalement agréables jusqu'au final haut en couleur et acrobatique. Au final on ne sait pas dire ce que l’on a préféré dans la citadelle et la cité interdite, peut-être tout, en tout cas flâner en son sein est un moment fort agréable. Direction Lac Thiên, un petit boui-boui pour nous restaurer (feuille de riz avec légumes et crevettes, sauce cacahuète, rouleaux vapeur aux légumes, sauté de soja, oignons et tomates). Nous faisons ensuite un crochet vers le marché local. Nous nous arrêterons finalement au centre commercial local avant de filer au bar de l'hôtel La Résidence (5*) pour nous poser, fatigués. Dans cette ancienne résidence du préfet français, transformé en luxueux hôtel, nos sirotons un cocktail en mangeant un dessert et jouant au rami. Retour à l'hôtel pour nous préparer pour le gala / buffet de fin d'année. Nous passons la soirée au restaurant de l'hôtel où nous avons des invitations pour dîner (buffet classique, un peu décevant) et profiter du spectacle proposé (chants, musiques vietnamiennes - spectacle kitchissime mais tellement local). 21h ils chantent bonne année (!!), puis quelques pas de danse sur le dance-floor. Nos filons ensuite au spa pour un massage vietnamien. 1h de décontraction et une partie de massage surprenante avec des pots chauffés aspirant la peau (hot pots - reprenant l'effet d'une sangsue posée sur le dos).
Mardi 1er janvier Aujourd'hui, journée de transition de Hué vers Hoï An. Notre guide francophone Chau et notre chauffeur nous récupèrent à l'hôtel. Nous partons visiter 3 tombeaux d'empereurs au sud de la ville. Le tombeau de Tu Duc est dans un joli parc entouré d'un temple. Un ensemble plutôt entretenu et agréable. Direction ensuite le tombeau de Khai Dinh, empereur ayant fait un passage en France et qui a adoré Versailles. Son mausolée est une sorte d'énorme monument de béton, l'intérieur pourrait ressembler à une pièce du château de Versailles, revu à la sauce locale. Lourd et moyennement beau. Enfin direction le tombeau de Minh Mang. Des temples dans un superbe parc, des étendues d'eau... Vraiment très agréable. Le plus beau des 3 sites visités. Nous filons ensuite en direction de Dà Nãng. Pause déjeuner en chemin, puis route de montagne via le col des Nuages (Hãi Ván) et ses points de vue panoramiques sur la mer, la montagne, Lāng Cô et Dà Nãng. Splendide. Surprenant en revanche de voir des ruines de bunkers et tourelles de défense. Ce passage était un point stratégique pendant les guerres de l’Indochine et du Vietnam. Descente vers la montagne de marbre que nous ne visiterons pas. (arrêt express chez un vendeur de souvenirs en marbre - sans intérêt) puis route jusqu'à Hoï An. Nos partenaires du jour nous déposent à notre hôtel : Hoï An Historic hôtel. Très bel hôtel, 1ère chambre décevante (bruyante, donnant sur une rue), 2ème plus agréable. Fin d'après-midi détente, foot massage pour Ruth (massage de tout le corps et à peine des pieds !). En chemin pour le dîner, nous nous arrêtons chez Be Be, un tailleur que notre guide du jour nous a recommandé, à qui nous commandons après longue discussion, choix de textile, prise de mesures et négociation de prix, une robe et deux vestes. Attention : Mardi 20h30, top départ. Nous filons ensuite dîner au Green Moss. Roses et nouilles légèrement décevantes. Retour à l'hôtel en nous promenant dans les rues touristiques. Ambiance tranquille, cool, bars ouverts, peu de monde, sombre... Cela nous rappel Key West (Floride). On est à Hoï An depuis quelques heures mais on s'y sent déjà bien. C’est une petite ville au bord d’une rivière et à 7km de la mer où l’on trouve des resorts. La ville est classée au patrimoine mondial pour ces dizaines d’édifices, de maisons typiques de styles anciens (vietnamien, chinois et japonais) mélangés.
Mercredi 2 janvier Buffet petit-déjeuner, coiffeur pour moi, office du tourisme pour Ruth pour acheter un pass 5 entrées pour les lieux d'intérêt de Hoï An. Nous visitons tout d'abord la charmante maison-chapelle de la famille Tràn. Dommage qu'il y ait plus d'espace dédié aux bibelots souvenirs qu'à la maison elle-même. Nous continuons avec la maison Quân Thàng. Petite, de belles boiseries. En chemin nous visitons le temple Trung Hoa puis le temple Phúc Kiên, tous les deux très beaux. Nous traversons ensuite le marché, longeons la rivière. Plus que les maisons, on reste fan de cette ville. Déjeuner au Mango room (des tempuras puis deux salades de légumes et fruits avec des crevettes ou du tofu, le tout accompagné de sauce à la mangue). Excellent et cadre très charmant, lovés dans de confortables canapés dans la salle du 1er étage. Puis retour chez Be Be, avec un crochet par le charmant petit pont japonais. 14h soit 17h après notre 1er passage (dont une nuit) essayage des produits commandés la veille. Ma veste : impeccable. La veste de Ruth : une légère retouche sur les manches à prévoir. La robe, une retouche sur le buste à prévoir. On nous propose de repasser dans 2h, on repousse au lendemain 10h15. Passage par la poste (achat de timbres), crochet par l'hôtel où nous prenons une navette pour l'hôtel jumeau sur la plage de Cúa Dai à 7km à l'est (Hoï An Beach Resort). Excursion express puisqu'une fois sur la plage, il fait frais, la plage ne nous attire pas plus que ça malgré les beaux palmiers, le sable fin... Retour à l'hôtel pour un bain de soleil au bord de la piscine, deux cocktails et quelques frites en accompagnement. Nous partons ensuite au Garden Secret restaurant pour y dîner de mets délicieux (fish in banana leaf et pomelo salad) dans un cadre charmant (joli jardin et musicien). Crochet par le Cargo Club où nous dégustons avec gourmandise deux pâtisseries (dont un excellent fraisier revisité) et des lassi banana et banana/orange. Flâneries, on est fan de l’ambiance de la ville.
Jeudi 3 janvier Petit-déjeuner buffet puis direction Be Be pour un nouvel essayage. Vestes complètement validées, finies, emballées... La robe en revanche ce n'est pas ça. La taille est ok mais les anciennes piqûres sont très visibles. Il est 10h30. On revient à l'hôtel, matinée au bord de la piscine, sacs, check out, retour chez le tailleur. Définitivement ils ne parviennent pas à masquer les traces (jeudi 12h30). La vendeuse nous demande 1h pour refaire complètement la robe. Du coup pause déjeuner au Dāo Tiên. Salade de crudités, crevette, poulet sauce cacahuète très bon ; fried noddle avec tofu, classique. Cadre top en bord de rivière, service adorable, endroit calme (l'adresse du GDR donne côté rue mais le personnel nous mène à la 2e terrasse côté rivière). Retour chez Be Be, nouvelle robe un peu grande (jeudi 13h30). Visite du temple Quán Công et du musée culturel. Attention ceci compte comme deux visites même si les bâtiments communiquent. Vu notre surprise, le gardien ne nous fait pas payer. Bonnes visites. Passage par le temple Hâi Nan. Retour chez Be Be, la robe est presque ok, dernière reprise dans la foulée en 5 minutes. Ok vendu, c'est tout bon. Jeudi 14h30, soit moins de deux jours pour faire notre commande, et surtout refaire une robe en 1h. Ils ont de la ressource… Nous repartons pour une dernière visite : la maison Phùng Húng. deux étages de visites intéressantes mais toujours ces bibelots souvenirs omniprésents. Retour vers l'hôtel, change d'euros dans la rue (là aussi on négocie - attention le taux aura beaucoup fluctué au cours de notre séjour) et taxi. La veille nous avions négocié un taxi pour Dá Nãng pour 330.000VND, on tombe sur un soi-disant collègue, on croit confirmer le prix. On roule. Arrivés à l'aéroport, je tends la monnaie et le chauffeur me montre le taxi-meter qui dépasse les 500.000VND. On a beau parlementer, négocier, nous énerver, rien à faire il ne nous laisse pas partir et pire, un policier s'en mêle. Avant que cela n'aille plus loin nous trouvons un compromis à 450.000VND. Morale de l'histoire : toujours écrire pour se faire comprendre. Enregistrement, contrôles, embarquement, vol, arrivée ok. On prend ensuite un taxi prépayé (Saigon air, paiement juste avant la sortie avec bagages). Check-in à Northern Hotel. Et en route pour une découverte by night de Ho Chi Minh. C'est plus bruyant, plus grouillant que tous nos autres stops vietnamiens précédents. Nous allons dîner au Quán Núóng. Une terrasse animée où l'on s'attable à une table-barbecue pour griller ses mets soi-même. Le tout dans l'agitation et la fumée des locaux et des touristes. Un régal pour les viandeux. On en ressort par contre transpirants et un peu odorants... Fin de soirée entre les rues Lé Loi, Nguyên Huê, Dong et le théâtre, l'hôtel de ville, les magasins de luxe et les grands hôtels. Rien à voir avec les étapes précédentes. Les immeubles sont plus hauts, les gens apprêtés pour leurs sorties nocturnes... Ho Chi Minh, c’est la plus grande ville du pays, la capitale du sud, la ville travailleuse, financière, moderne, tentaculaire, partiellement occidentalisée, avec pas mal d’expatriés… Sans y être complètement, la ville tend plus à ressembler à Hong-Kong, Singapour, Shanghai qu’à Hanoï.
Vendredi 4 janvier Nous nous sommes organisés une journée découverte du delta du Mékong (190$). Le fleuve se jette dans l'océan en 9 bras qui forment son delta. C'est le grenier de la région (riz, vergers fruitiers...). Le Vietnam est le 2ème exportateur de riz après la Thaïlande. Phung, notre guide du jour nous retrouve à notre hôtel. Départ pour Bên Tre en voiture. En route, Phung nous parle de Saigon (elle ne dit pas Ho Chi Minh - parce qu'elle est née avant 1975), du Mékong... Sur place, un guide local nous attend. Nous goûtons une galette de riz sucretée achetée au coin de la rue puis nous marchons au milieu d'un petit village puis de la forêt. En chemin Phung nous explique les fruits, les arbres, les animaux que nous croisons. Arrivés sur un bras du Mékong, nous prenons un bateau pour traverser le fleuve puis de nouveau marche à pied dans la nature et les maisons isolées. Mangues, fèves de cacao, pomelos, bananes, ... Plus tard un pick-up (qu'ils appellent une charrette) nous attend à un carrefour et nous dépose quelques km plus loin chez l'habitant pour une dégustation de fruits. Eau de noix de coco, noix de palmier d'eau, ramboutan (sorte de litchis), ananas avec du sel et du piment, un régal ! Le propriétaire nous embarque ensuite dans son sampan pour remonter un petit bras du Mékong. Puis nous continuons sur un bateau à moteur sur un bras principal du fleuve. Direction un silo à coco où la coco est travaillée. Un peu d'escalade sur le quai puis nous croyons percevoir comme un malaise entre le guide local et Phung. Peut-être la vision d'enfants travaillant... Redescente (difficile) sur le bateau, direction notre pause déjeuner. Nous accostons un peu plus loin et derrière la végétation découvrons les 1ers occidentaux de la journée et notre resto chez l'habitant. La patronne locale nous a préparé différents mets délicieux (crêpes de riz que nous roulons nous-même avec du poisson frit, des nouilles, de l'ananas et des herbes). Noddle avec ou sans crevette, soupe avec ou sans porc, riz blanc, ... Fruits pour le dessert. Après déjeuner nous finissons notre excursion par un peu de marche, nous goûtons un jus de canne à sucre (nuoc mia), servi avec un peu de jus de kumquat. À un carrefour avec un axe plus important notre chauffeur du matin nous attend. Cette journée dans le delta est une réussite ! Retour à Ho Chi Minh. Nous demandons à être déposés au marché de Cho Lon (quartier chinois de HCM). Retour dans l'agitation ! Nous achetons un peu de textile. Nous partons ensuite à la recherche de l'église et des temples locaux. En vain, le plan du Guide Du Routard n'est pas assez précis et nous sommes assommés par le bruit. Taxi, retour dans le centre-ville. Nous montons au sommet de l'hôtel Caravelle, au Saigon bar, pour y boire un coup en admirant le coucher de soleil sur la ville. Passage par l'hôtel pour récupérer la bouteille de vin qui nous a été offerte (cabernet sauvignon argentin) et direction The Sushi Bar, un resto jap dans la rue des japonais. Bonne adresse.
Samedi 5 janvier Matinée découverte du centre-nord d'HCM. Église Notre-Dame, la Poste (aux allures de gare ferroviaire avec une charpente Eiffel - qui contient quelques magasins de souvenir à des prix plutôt pas excessifs), le Palais de la réunification (kitsch et 70's au possible), le parc avoisinant. Puis nous flânons entre le marché Bên Thành et la rue Lé Loi à la recherche de souvenirs. Trop chers et un peu fatigués par les négociations (définitivement il vaut mieux acheter ses souvenirs à Hanoï). Retour à l'hôtel, bagages, taxi pour l'aéroport, sandwich, écriture des cartes postales, embarquement pour Phū Quôc. Phū Quôc, c'est une île à l'ouest du Vietnam, à 30km au sud du Cambodge. Île longuement disputée entre les deux pays, finalement acquise par le Vietnam mais du coup encore militarisée par endroit (on ne voit rien au 1er abord). Aujourd'hui l'île se tourne entièrement au tourisme avec ces grandes étendues de plages. Il se dit que c'est le Phuket d'il y a 20 ans... Vol sans souci, transfert pour notre hôtel, le Long Beach Resort, via leur navette. Découverte des lieux. Le parking est nul... La réception moyenne. On attend du coup avec un peu d'appréhension puisque pour nous ce doit être L'HÔTEL des vacances. La cadre du resort est pas mal, la chambre très jolie et spacieuse. On fait ensuite le tour du spa, de la piscine : bien. Plage : étroite et plutôt bondée. Bon, ce n’est pas le paradis mais on s'en approche. On test l'option chaise longue et cocktail sur la plage. Le service est horriblement long, mais bon, c'est tout de même la belle vie. C'est parti pour 5 jours au rythme tranquille. Dîner au resto du resort. Bien mais toujours ce détail vietnamien : il faut prendre son mal en patience pour avoir ses plats... L'autre détail : l'anglais et les Vietnamiens, ça fait 2...
Dimanche 6 janvier Farniente ou presque. Grasse Mat', p’tit déj buffet, piscine, plage, sieste, et finalement visite des plages voisines, après être passés à notre réception pour réserver un scooter pour le lendemain (200.000VND la journée de 8h). Visite tout d'abord vers le nord. À peine passé le mini cap, on découvre une plage sale et à peine plus grande que la nôtre. On pousse jusqu'à La Véranda, l'hôtel chic que nous souhaitions réserver où il n'y avait plus de place et à vrai dire ce n'est guère mieux. La plage est un peu plus grande mais les blocs de chambres tassés. On est peut-être pas si mal de l'autre côté. On file vers le sud, les plages sont encore plus étroites, on se dit que c'est vraiment idiot de construire si proche de la mer. On pousse jusqu'au Paris Beach Resort pour manger une glace. On tombe sur un français (un professeur de marketing à la retraite), mari de la patronne des lieux. De fil en aiguille, nous parlons de la plage et là, révélation... Les dernières grosses tempêtes de 2012 ont emporté 20m de plage... Tous les hôtels se retrouvent à l'étroit par conséquent... Nous comprenons mieux ! On dîne au Beach Club restaurant, notre voisin, vide. Cuisine ok, sans plus. Cocktails sur la terrasse de notre resort. Fin de soirée avec un groupe de musique philippin qui anime le beach bar de notre resort.
Lundi 7 janvier Après le petit dèj, c'est parti pour une journée en scooter à la découverte de l'île. Première découverte : faire le plein d'essence à la ville voisine Duong Dông puisque nous n'avons qu'un litre dans le réservoir. La ville étant au nord, nous poussons ensuite dans la même direction. Direction le cap Ganh Dâu. Après avoir tourné en ville, on trouve la bonne direction pour quelques km. Puis au niveau de l'ancien aéroport, fini le goudron, place à la piste, mais laquelle... Après hésitation nous choisissons la bonne direction, quelques doutes et renseignements pris plus tard nous voici de nouveau sur le bitume. Arrivés aux alentours de Cua Can, nous filons sur la future route (en travaux) plein nord. Une sorte de route gravillonnée. Évidemment vient le moment où la route et fermée, où nous trouvons une déviation sous forme de piste cabossée, qui nous ramène sur le chemin côtier. Quelques kilomètres en plus pour le plaisir. On longe donc la côte nord-ouest. Après quelques pauses photos, le scooter est de plus en plus dur à diriger. Un local nous arrête et nous montre que le pneu arrière est crevé. Pas de problème, nous le suivons. Il nous fait arrêter à une échoppe, sort ses outils, change la chambre à air (la nôtre étant déjà multi-réparée) et nous demande 200.000VND. C'est très cher mais nous n'avons pas le choix… Nous continuons notre route jusqu'au cap, au fil des paysages splendides, des cahutes de pêcheurs et de leurs poissons séchant au bord de la route... Pause déjeuner à la sortie de Ganh Dâu. Nul, long et on a été malades la nuit... On repart via la piste côtière direction Cua Can. Quelques gouttes font leur apparition, on fait un stop coca light et ca-fé sua da (café glacé vietnamien servi avec du lait concentré sucré) à Vung Bâo. Fin d'averse, retour sur la piste. À l'entrée de Cua Can, nous restons le long de la côté, traversons un vieux pont en bois ; vieux au point de douter de sa solidité. Nous remontons tout le village entre maisons, jardins, bateaux, vaches, cocotiers... Des paysages contrastés magnifiques. Entre temps nouveau pont de bois, encore plus petit, encore plus douteux mais finalement assez robuste pour résister à nous deux sur le scooter. Retour sur la route principale jusqu'à Duong Dông. Crochet par Ông Lang. On visite le Mango Bay Resort ; des bungalows en pleine forêt en bord de plage. Calme, cool, a priori une excellente adresse du GDR. Puis nous visitons le Chen Sea Resort&Spa. Rien à voir. Une enceinte gardée, un cadre ultra luxe, des bungalows à 256$ mini. On nous avait dit que La Véranda était la référence, le Chen Sea semble clairement se positionner un cran au-dessus. Puis 17h, arrivée à Duong Dông, découverte du trafic intense urbain. Ça zigzague, ça klaxonne, ça freine... On traverse le night market (bondé) et retour à notre resort. On veut remettre ça le lendemain, du coup négocier avec le loueur pour garder le même scooter (et notre excès d'essence), avoir un rabais pour absorber une partie des frais de réparation. On trouve un compromis à 120.000 VND. Le scooter à nous, nous filons dîner Au Bistrot, resto tenu par un couple franco-vietnamien. Un très bon tartare de thon, le reste sans plus... En revanche accueil et service top. Scooter by night dans les ruelles autour puis retour à notre resort.
Mardi 8 janvier C'est reparti pour une journée scooter, les fesses endolories de la veille. Cap au sud, on longe l'aéroport au sud vers l'est (10.000VND de péage) et on récupère la future nouvelle route express du centre. Du gravillon au départ, la vieille route en partie défoncée ensuite. En chemin nous traversons des petits hameaux au milieu des montagnes locales. Après 45min de route nous bifurquons pour Bao Sao, la plus belle plage de l'île dixit le GDR. On opte pour le My Lan. On découvre une splendide plage de sable fin blanc et propre, une eau transparente, quasi personne en cette fin de matinée. Top. Location de chaises longues (20.000VND), baignade, bronzage, cocktail, déjeuner. Parfait. Au fur et à mesure la plage se remplit mais rien à voir avec Long Beach. On remonte sur notre scooter, plein d'essence urgent avant panne sèche, puis direction la plage suivante Bai Khem, que nous ne trouverons jamais. En chemin nous visitons l'ancienne prison Coconut tree (Cay Dua), découvrons un monument dédié à la guerre. Puis en chemin pour An Thoi, nous longeons l'actuel camp militaire avec des militaires marins aux postes de garde. Découverte ensuite de An Thoi, une ville portuaire de pêcheurs. On repart en chemin inverse à la recherche d'un chemin vers l'ouest qui nous permettra de regagner la piste côtière sud-ouest. Et par chance, avant, peut-être Bai Khem... En vain, nous tombons finalement sur la bifurcation vers l'ouest et regagnons l'autre côte. On roule alors vers le nord en remontant les 20km de plages rectilignes bordées de maisons de pêcheurs, de cultures d'huîtres pour ses perles, de projets immobiliers touristiques en construction... Le trip en scooter sur l’ile c’est faire ! Nous avons passé deux très bonnes journées. Retour au resort. Massage pour Ruth (foot reflexology) puis dîner à côté de notre resort sur le petit cap. Comme tous ces restos le soir, il n'y a personne. Le chef nous propose des grillades au barbecue. Calamar pour moi, poisson pour Ruth. Bons plats copieux mais un peu trop spicy. Fin de soirée au resort.
Mercredi 9 janvier Journée farniente. Une vraie journée farniente. Plage, soleil, lecture, mer, cocktail, sieste, jeux de cartes, averse... Pédicure pour Ruth en fin de matinée ; massages (dos pour moi, tête et épaules pour Ruth) : presque un test de résistance à la douleur leurs strongs massages (genre d'acupression). Dîner Au Cap Breton : peu intéressant et moyennement bon.
Jeudi 10 janvier Rangement des bagages puis départ pour l'aéroport. C'est la fin de Phū Quôc. On vol pour Ho Chi Minh, récupère nos bagages pour passer côté international (pour l'anecdote, à mi-chemin entre les terminaux, nous devons changer de trolleys, chaque terminal ayant son modèle...), vol pour Siem Reap / Angkor au Cambodge. Vols sans encombre, notamment au dessus de l'immense lac Tonlé Sap. Particularité du lac ? Il est alimenté (ou vidé) par un affluent du Mékong dont le cours s'inverse selon la hauteur du Mékong (saison sèche / humide). Le lac quadruple en saison des pluies ! Premier contact avec le Cambodge à Siem Reap, la ville du coin qui donne accès à Angkor (à 8km). Un peu moins de scooters, des vrais casques de moto (mais obligatoires seulement pour le conducteur), plus de vélos, des motos-tuktuk (avec à chaque fois de jolis sièges décorés), moins de klaxons. On récupère notre chambre. Top... Sauf le lézard que je ne parviens pas à attraper ; le mec de la réception vient... Évidemment le lézard ne se montre pas. Baignade puis balade à la découverte du centre de Siem Reap. C'est la ville située à 8km d'Angkor et ses 3 millions de visiteurs par an, autant dire que ça se voit. Passé le Old Market, les rues regorgent de resto, bars, boutiques souvenirs... Il y a même une Pub Street avec ses bars et sa musique ultra forte. Après un échec au Chamkar (plein), nous dinons au Bamboo. Agréable cuisine khmer revue pour les touristes. En fin de soirée, retour dans notre chambre où le lézard a refait son apparition. Nouvelle tentative de capture vaine, nous nous couchons. C'est alors la clim qui se met à vibrer et faire des étincelles occasionnellement. Nuit difficile.
Vendredi 11 janvier Après le petit-déjeuner, j'explique le(s) problème(s) à l'accueil qui me dit s'occuper de ça dans la journée. On retrouve Choeun notre guide francophone pour les 3 jours à venir. Départ pour Angkor, patrimoine mondial de l'UNESCO. Lorsque l’on dit Angkor, on pense au temple d’Angkor, celui que l’on voit partout, même sur le drapeau national. Angkor c’est en fait une région de 2000km² selon les archéologues, dont un espace de 402km² classé. Le tout forme un ensemble d’anciennes cités, d’anciens temples et édifices angkoriens. On s’y déplace en voiture, tuk-tuk ou vélo tant les distances sont importantes entre les sites. La matinée est consacrée aux visites de 3 sites. Prasat Kravan, un petit temple en brique, construit en 921 et bien restauré dans les années 1970. Preah Khan, un temple important, ou plutôt une ville antique disparue entourée de douves. Le temple a de nombreuses sculptures et tympans. Enfin Neak Poan, les bains royaux construit par Jayaravman au 12ème siècle Un grand bassin central ; 4 bassins latéraux, des animaux imaginaires, dommage que l’on ne puisse plus faire le tour du site maintenant et que l’on doive rester cantonnés derrière une balustrade. Nous mangeons ensuite en face du bassin Sras Srang où de nombreux restos proposent plus ou moins la même chose. L'après-midi au lieu de visiter Angkor Wat qui est fermé en partie (le 3e étage qui est un sanctuaire) car c'est un jour saint, nous visitons Ta Prohm, un grand temple très intéressant, un lieu magique, figé dans le temps où les fromagers et les figuiers étrangleurs engloutissent les pierres du 12ème siècle (encore une construction de J7). On dit que ce temple faisait partie d’une cité de 12000 âmes, que les matières précieuses foisonnaient, que la tour centrale était recouverte de pierres précieuses… Nous avons ensuite une visite (et bénédiction) au monastère Wat Swei d’organisée par Asia. Un bonze nous y attend pour nous bénir en deux phrases. Express. Retour vers Siem Reap, stop à Les Senteurs d'Angkor pour une découverte des plantes et senteurs locales puis l'inévitable boutique-souvenirs. Fin de journée en ville, piscine (il a fait très chaud toute la journée, c'est un vrai plaisir) puis dîner au Blue Pumpkin (Chamkar encore plein mais résa faite pour le lendemain), affalé sur les canapés-lits à profiter des bons plats (surtout les raviolis Amok fish) et desserts. Bonne adresse. Salle un peu aseptisée pour un dîner mais climatisation très agréable et surtout à l'écart des moustiques.
Samedi 12 janvier Après un petit-déjeuner buffet, route pour Banteay Srei (1h) pour y découvrir un temple baptisé la citadelle des femmes, finement décoré (un travail de femmes d'après les guides). Le lieu est petit et plein de touristes. Bruyant pour commencer et profiter du site. Point positif et intéressant : le petit musée accolée qui retrace un peu l’histoire angkorienne et les recherches faites sur le site par les archéologues. Vous entendrez parler (ou vous lirez) les fabuleuses aventures de notre ancien ministre André Malraux et de ses péripéties locales durant sa période archéologue-voleur. Retour vers le centre d'Angkor. Stop dans un petit village qui fait des bonbons grâce au jus sucré issu des palmiers à sucre (gras et moyen). Nous visitons ensuite le temple de Banteay Samre, surnommé l’Angkor Wat miniature. Le site du 12ème est très calme, bien conservé et très agréable. Décoration sculptée de Vishnou et Shiva, belle terrasse avec ses lions sculptés par des artisans n’ayant jamais vu de lion… Direction Sras Srang comme la veille pour déjeuner dans l'un des restos. Stop photos en chemin à Pre Rup, un temple montagne du 10ème siècle. L'après-midi est consacrée au grand et connu Angkor Wat. L'avantage d'avoir un guide qui connait bien, c'est qu'il nous fait passer par l'entrée opposée à l'entrée principale et ainsi faire le parcours à l'envers. Moins de monde ainsi. Le temple est très bien conservé, majestueux avec ses fresques, ses salles, ses tours. On dit qu’il a fallu 500000 ouvriers et 6000 éléphants pour sa construction. Choeun nous fait son show. Il nous commente les fresques majeures, nous fait découvrir les salles et leurs histoires… La montée au sommet du 3ème niveau offre une belle vue sur l’esplanade et l'horizon. Angkor Wat c'est une image que l'on avait vue et revue, mais y être c'est encore autre chose. 3h de découverte fort intéressantes. Retour à l'hôtel, piscine puis dîner au Chamkar (enfin!). Bons plats végétariens, notamment le wedding day dip, et le dessert typique à base de banane, lait de coco sucré et billes de tapioca.
Dimanche 13 janvier Matinée consacrée à la visite d’Angkor Thom, l'une des anciennes capitales majeures. On commence avec la visite du Bayon, construit aux 12ème et 13ème siècles. Le lieu est très émouvant et reposant avec ses tours aux 4 visages (et malgré les déjà nombreux touristes). Conseil : Comme pour tout le site d’Angkor, être matinal. Les différents sites sont vite remplis de touristes. Au sommet nous nous posons un peu pour en profiter. Nous poursuivons le Baphuon, l’un des plus grands édifices religieux de Cambodge ancien. Construit au 11ème siècle, il consiste en une pyramide ou temple montagne vertigineux. Une des façades a été transformée en un bouddha couché de 60m de long. Du sommet, belle vue sur l’ensemble d’Angkor Thom dans sa forêt. Direction ensuite le Palais Royal dont il ne reste que le temple de Phimeqnekqs et deux bassins. Puis nous finissons le tour par la terrasse des Eléphants qui doit son nom aux nombreux pachydermes sculptés sur les soubassements, et finalement la terrasse du Roi Lépreux avec sa statue censée représenter J7 que l’on a cru mort de la lèpre… Avant de repartir à Siem Reap nous nous arrêtons à la porte sud d’Angkor Thom pour prendre quelques ultimes photos des lieux. Angkor on recommande chaudement sur 2 à 3 jours. On en garde des images inoubliables. De retour à l’hôtel, nous profitons une dernière fois de la piscine avant de plier bagages, déjeuner sur place en attendant notre transfert vers l’aéroport. La suite est moins intéressante…. 3 vols sans encombre jusqu’à Milan, les bagages ont pris les mêmes avions et nous les avons retrouvés à l’arrivée (pas gagné avec 3 vols, 3 pays, 3 compagnies différentes…). A l’arrivée le choc thermique est dur. 34° / -3°…








