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De retour de 16 jours formidables dans le nord de l'Éthiopie
Bonjour à tous,

Fraîchement revenue de 16 jours formidables en Ethiopie, voici un petit compte-rendu très factuel, tant que c'est encore frais !

Pour une fois, nous avions tout calé avant de partir, mais l'ensemble des tours décrits ci-dessous aurait pu être organisé sur place pour moins cher, moyennant un peu plus de temps et de négo... c'est un parti pris :) Coût total avec billets d'avion et visa : un peu moins de 3000€ pour 2 personnes

21 avril : vol Turkish airline depuis Lyon, via Istanbul, 535€. Si vous volez avec Ethiopian Airline les vols intérieurs coûteront 2x moins cher ensuite si vous en prenez (ce qui est mieux compte-tenu des durées de parcours !). Arrivée à Addis vers minuit. Nous avions fait un e-visa, mais au final, c'est inutile : la file d'attente est la même que pour ceux qui le font sur place, aucun gain de temps donc. Ayant réservé l'ensemble de nos billets d'avion internes via l'agence ETT, ainsi que notre trip dans le Danakil, ceux-ci devaient venir nous cherche à l'aéroport. Au moment de sortir, personne, mais un taxi de l'aéroport a gentiment appelé le No de notre agent sur place, et quelques minutes plus tard, le chauffeur ETT était là, donc pas de souci. Comme nous devions prendre le bus pour Mekele à 4h, ETT nous a gratuitement donné accès à leur "salon" pour se reposer quelques heures avant que leur chauffeur ne revienne nous emmener à la gare routière. Le chauffeur nous a également fourni une carte SIM et nous avons pu changer de l'argent (vérifier le taux avant, sinon, la tentation de vous donner un taux pas intéressant est trop forte par contre ...). Le taux négocié a finalement été de 1€ = 35 ETB, ce qui était pas mal je pense. En revanche, la carte SIM ne fonctionnait pas, il a fallu la changer à Mekele

22 avril : trajet Addis - Mekele. Trajet réservé par ETT (20$ par personne), via la compagnie Selam Bus. 14h de bus, mais dans de bonnes conditions, et en passant par de très beaux paysages, donc c'est finalement assez bien passé ... en plus, ça nous aura permis de récupérer un peu de la nuit dans l'avion ! Pour info, les autres options proposées par ETT étaient : voiture avec chauffeur 150$ ou avion à 7h ou 8h à 85$ par personne. A l'arrivée à Mekele, de nouveau pas de taxi nous attendant. Cette fois, c'est le chauffeur du bus qui nous dépanne, et appelle notre contact ETT à Mekele (pensez à bien avoir tous les No avec vous !), qui nous envoie quelqu'un en quelques minutes. Nuit à la Gemad Guest House (13€, réservation via booking). Un peu excentrée, mais propre et avec un très bon accueil, excellent pour ce prix là (attention par contre, l'hôtel est au dessus d'un bar un peu bruyant, préférer les chambres côté cour ...)

23 avril : Day trip dans le Tigray. Là encore, organisé par ETT (100$ la journée). Un chauffeur vient nous chercher le matin à 8h puis nous avons visité Abune Yemeta Guh et Maryam + Daniel Korkor. Dans les 2 cas, une rando un peu abrupte permet d'y arriver, mais le jeu en vaut la chandelle ! Attention cependant, de petits malins ont mis en place une "corde" pour aider à grimper en haut de Abune Yemata Guh ... c'est effectivement utile, mais ils la font payer cher (150ETB par personne si je me souviens bien ... et ils demandent en plus un pourboire ensuite!). Vous pouvez bien sûr refuser si vous vous sentez assez agile pour faire un brin d'escalade seul. Nuit à la Gemad Guest House (13€, réservation via booking)

24 avril : J1 trip dans le Danakil. Pas mal de route pour arriver au "camp de base" de l'ascension du Erta Ale. Comme on est en basse saison, le groupe est tout petit (une quinzaine de personnes au début et 5 à la fin, après départ des personnes faisant 2 ou 4j), c'est appréciable ! Notre chauffeur, Mule, est adorable et parle très bien anglais, et le 4x4 semble bien entretenu. Quant au guide en charge de notre groupe, Yonas, il est lui aussi excellent et surtout passionné ! Il est d'ailleurs en train de se lancer en indépendant pour ceux que ça intéresse (baytatour at gmail.com). Après dîner, début de la rando à 20h, pour environ 3h de montée, au rythme des dromadaires. Penser à la frontale et si possible à une écharpe pour se couvrir le nez quand le vent rapporte les effluves de souffre dans votre direction ! On dort en haut, près du cratère. Pour nous, nous sommes allés au bord du cratère le soir même, mais en général, les groupes n'y vont que le lendemain (surement l'avantage d'être en petit groupe)

25 avril : J2 trip dans le Danakil. Réveil à 4h pour retourner au bord du volcan jusqu'au lever de soleil. On y restera bien 1h30-2h (soit plus que le plupart des groupes je pense). Le volcan change tous les jours, mais pour nous, la lave est bien visible 60m plus bas, et surtout, le bruit est impressionnant, c'est vraiment une expérience unique ! Ensuite, 2h de rando pour revenir au camp de base pour un copieux petit déjeuner. Après manger, on reprend la route, direction le lac Afdera (possibilité de s'y baigner), qui rappelle un peu la mer morte, puis la guest house qui nous accueille pour la 2ème nuit

26 avril : J3 trip dans le Danakil. Pour commencer, visite du Dalol (ou "colourfull place") : indescriptiblement magnifique, puis direction les exploitations de sel où les locaux extraient des plaques de sel dans des conditions de forçat (à réfléchir avant d'y aller, c'est assez étrange/gênant de se balader là au milieu en tant que "touriste" ... certains ne sont pas descendus des voitures chez nous). Pour finir, lac Assal, qui fait visiblement penser au désert du Salar, puis retour à Mekele Nuit à la Gemad Guest House (13€, réservation via booking)

BILAN du t ?rip de 3j en pays Afar : indiscutablement la chose la plus incroyable que nous ayons vue en Ethiopie (on se croit tantôt sur mars, tantôt dans un Jules Verne, tantôt en Bolivie ...). Nous sommes aussi très contents d'être passés par ETT, très pro du début à la fin et dont l'équipe a été hyper sympathique (par contre, comme ce sont les plus gros du secteur, je ne sais pas ce que ça donne en haute saison avec des gros groupes, peut être que c'est l'usine du coup). Le tour nous aura coûté 300$ par personne, mais on a rencontré des personnes l'ayant négocié à 250$ sur place ...

27 avril : route pour Lalibela. Là encore, réservation via ETT d'une voiture avec chauffeur : 80$, environ 7h. Verre le soir au Torpido : fréquenté aussi bien par les touristes que les locaux, le tej (honey wine) y est bon, et les danseurs de Sora entrent en scène le soir venu, à voir.

28 avril - 1er mai : trek autour de Lalibela. Cette fois, nous passons par l'agence Lalibela Eco Trekking (ETT est hyper sérieux, mais on ne voulait pas tout booker avec eux ... Il faut partager un peu !), 240$ par personne. L'idée du trek est d'aller dans les montagnes alentour (dont en haut du mont Abune Yospeh), à la rencontre des gens y vivant, à la découverte des paysages de montagne, et surtout en dormant dans les villages. Et là, pour le coup, ce fut l'expérience humaine la plus forte de notre voyage ! La 1ère famille chez qui on a dormi le 1er soir nous a accueillis comme si nous faisons partie de la famille une expérience vraiment très forte, on se serait cru dans RV en terre inconnue. Et pour le coup, je n'ai pas ressenti de côté artificiel, c'était vraiment très naturel, on a passé un moment incroyable avec Zineb et sa famille. La 2ème famille était un peu moins accueillante, et le 3ème soir ne se fait pas dans une famille. Mais vraiment, je suis repartie le 2ème jour au matin avec la même émotion que si je quittais des proches, jamais je n'oublierai ce moment. Pour le reste, Molla, le manager de l'agence a toujours été hyper réactif et aux petits soins pour nous. Notre chance est aussi que nous avions commandé un tour groupé, mais comme c'est la saison basse, nous n'étions que tous les 2 au final ... ça aide :) L'équipe qui nous a accompagné durant ces 4j était aussi au top : Mulu, dont les mules se sont chargées de notre sac, Tesfa, une cuisinière hors pair et surtout Zinabie, notre guide, qui s'est toujours adapté à notre rythme, qui a pris le temps de nous expliquer ce que nous voyions et bien plus encore et qui ne s'est jamais départi de son immense sourire. Une véritable perle. Bref, clairement un gros coup de cœur global sur ces 4j. Pour ceux qui ne souhaiteraient pas passer par une agence, voici le nom d'un guide indépendant de confiance : Abebe (Alexlalibela21 at gmail.com). Il nous a accueilli chez lui à Lalibela en couchsurfing, une vraie crème. C'est aussi lui qui nous a trouvé le guide pour les églises car lui n'avait pas la licence, aucun doute sur le fait qu'il soit très pro !

1er mai : visite d'une partie des églises de Lalibela. Comme nous sommes revenus de trek en fin de matinée (ça va plus vite à 2 bon marcheurs qu'avec un groupe 15 !), nous avons pris le temps de visiter une partie des églises l'après-midi. Alors oui, c'est très cher (50$ l'entrée valable plusieurs jours), mais ça en vaut la peine. Il est possible d'y aller sans guide, mais honnêtement, c'est dommage car il y a vraiment beaucoup de choses à expliquer ! Les guides vous trouveront sans problème, mais sinon le notre était très bien : Zenebe (zenebe28 at yahoo.com). Nous avons fait 1/2 journée avec lui et avons vu 1 groupe d'églises + St Georges. Il est possible de faire les 2 groupes + St Georges en 1/2 journée, mais ce sera en mode rush, c'est dommage. Nuit au Asheton Guest House (400ETB) : hôtel bien situé, avec un petit jardin sympa, des chambres agréable avec eau chaude et Wifi ... MAIS il y a visiblement 2 individus pas très honnêtes qui sont souvent à la réception (l'un travaille là, l'autre est guide), et ils tentent d'obtenir que les touristes payent plus que prévu. Si vous tombez sur eux, ne payez pas, et revenez à la réception, quand le manager sera de retour, lui vous fera payer le bon prix ... mais il y a fort à parier que si le manager ne met pas rapidement le hola, c'est l'hôtel qui en souffrira. De plus, je me suis fait dévorer la nuit passée la bas. Impossible de savoir si c'est bien à l'hôtel ou ailleurs (dans les villages / au resto / ...), mais je soupçonne tout de même les lits d'être habités par des puces ... bref, du coup, je suis assez mitigée sur cet hôtel. Dîner au Unique Restaurant (en face du Asheton) : très bien

2 mai : Retour aux Eglises le matin puis vol pour Gondar. Notre guide nous avait conseillé de revenir aux églises le matin, pour profiter de l'atmosphère religieuse qui y règne avant l'arrivée des touristes. Nous en avons profité pour voir les églises non vues la veille, et en effet, c'est un tout autre lieu le matin. Nous ne l'avons pas fait exprès, mais faire 1/2 journée de visite pure et 1 matinée en solo me semble être la meilleure des solutions pour profiter au max du lieu ... quitte à mettre le réveil un peu tôt ! Notre vol pour Gondar était à 12h50 (50$ par personne), ETT s'est chargée gratuitement du transfert (demander le No de l'agent sur place car il n'y a pas d'agence à proprement parler, et bien rappeler que c'est gratuit si vous avez négocié en amont !), sinon, les hôtels organisent des shuttle pour 100ETB par personne. Idem à l'arrivée à Gondar : pour nous, c'est ETT qui a géré gratuitement, mais sinon, compter 100ETB par personne pour rallier la ville

3 mai : visite de Gondar. Le matin, château puis achat et écriture de cartes postales au télécafé (juste en dessous de la poste) devant un déjeuner. Le lieu pratique des tarifs "farenji" (étrangers) comme beaucoup, mais pour nos estomacs, la plâtrée de riz et leur assez bonne pizza ont été salvateurs ! De plus, en se mettant au fond de la terrasse on est un peu en retrait, et donc moins visible des enfants, qui peuvent être très TRES insistants à Gondar ... L'après-midi, visite des bains de Fasilada. En soit, il y en a pour 10 minutes à faire le tour, mais les bains sont entourés d'un parc où il est agréable de se poser un peu pour lire, faire la sieste, se détendre ... parce que c'est ça aussi les vacances :) Nous avons aussi tenté un passage au village juif situé au nord de la ville (compter 50ETB l'aller en Bajaj) ... peut être n'avons nous pas été chanceux, mais j'ai surtout eu le sentiment de passer mon temps à devoir dire non aux enfants voulant vendre des choses ou réclamant tout simplement des stylos, moment pas agréable du tout, d'autant que si l'idée est de voir des villages, nous avions déjà eu un super aperçu autour de Lalibela. A ce titre, je fais un petit aparté : réclamer des choses est quelque chose qui est assez répandu chez les enfants (et les adultes) en Ethiopie : impossible de passer une journée sans entendre le "Hello money" ou"hello pen" d'un enfant ! Malgré tout, ils sont souvent peu insistant, sauf justement à Gondar. Chacun fait bien sûr ce qu'il veut, mais pour en avoir parlé avec Zinabie, notre guide autour de Lalibela, il confirme que ce n'est clairement pas une solution et pense que les touristes font plus de mal qu'autre chose en donnant aux enfants (y compris des stylos) ... en revanche, ce que nous avons fait, c'est acheter des stylos et des cahiers pour les faire passer, via l'agence avec laquelle nous avons fait le trek autour de Lalibela aux écoles des villages. Je pense que toutes les agences peuvent plus ou moins faire de même dès lors qu'elles travaillent avec les locaux...

4 mai - 6 mai : trek dans le Simien. Pour ce trek, nous sommes passés par l'agence de Sahlie, Discover Simien Tour (330$ par personne, mais beaucoup d'agences proposent un équivalent pour 300$). Là encore, nous avons eu la chance de commander un tour groupé mais de n'avoir qu'une personne avec nous. Avantage de la saison basse donc : une affluence très réduite, et quasi personne dans les campings, sur les chemins et les points de vue (il y a même 1 soir où on a dormi près de la cuisine du staff car inutile d'utiliser le camping, un peu plus loin, pour 5 personnes ...). Par contre, la basse saison est aussi la saison la plus sèche (ou celle des grosses pluies), donc les paysages ne sont pas aussi verts que le reste de l'année, la chute d'eau n'est qu'un mince filet, et plus vous avancez en mai, plus vous avez le risque de marcher sous la pluie (ce qui n'a pas été notre cas, mais ceux partis pour 4j y ont eu droit !). Côté organisation, notre agence avant très bien fait les choses, Sahlie a été très pro, mais nous n'avons pas retrouvé la sympathie et le contact que nous avions eu avec notre guide à Lalibela. Étrangement, une fois le trek fini, Sahlie s'est beaucoup soucié de savoir si tout allait bien pour nous, et je suis certaine que nous aurions pu compter sur lui en cas de besoin et recommanderais son agence sans problème. Pour info, il est possible de partir avec simplement un scout en se présentant directement à la billetterie (par contre, ne comptez pas sur les scouts pour vous donner des explications, ils ne parlent pas anglais). Dans ce cas, le prix est beaucoup, beaucoup plus bas, mais il faudra prévoir eau, repas, tente, etc. Là encore, c'est un parti pris :) Après le retour du trek, nuit à la Sycamore pension (300ETB), très confortable, idéalement située, et dont la manager parle très bien anglais, bref, très bonne adresse

7 mai : Visite de Gondar puis retour en France. Pour notre dernier jour en Ethiopie, nous avons passé la matinée à la Debre Berhan Selassie Church. Elle est assez petite mais vaut vraiment le détour... et puis, comme au Fasilada's Bath, il y a un parc autour avec plein d'oiseaux, nous y avons donc passé un certain temps, à profiter du calme (enfin, calme relatif si on considère que les dizaines d'oiseaux piaillaient comme pas permis !). Pour info, les Bajaj (les tuk tuk locaux) de Gondar sont habitués à tenter des tarifs prohibitifs ... sachez qu'un trajet entre Piassa (le centre) / les bains / le château / l'église ne devraient pas coûter plus de 10 ou 15 ETB selon les cas. Vérifiez bien aussi que le chauffeur vous dit bien fifteen et non fifty ... ce sont des champions pour ça ;) A midi, déjeuner au Four Sisters, une adresse "pour touristes", pas du meilleur rapport qualité / prix, mais le cadre est sympa, la carte variée et les sanitaires nikels (oui, des fois, un peu de confort c'est bien aussi !) L'après-midi, transfert à l'aéroport par l'agent ETT (gratuit après rappel auprès de l'agent local, comme à Lalibela, mais sinon les hôtels s'en chargent moyennant 100ETB par personne). Arrivés à l'aéroport, on découvre que notre avion est tout simplement annulé ... visiblement, c'est fréquent et nous avions prévu de la marge, donc l'avion suivant, 3h plus tard nous permet aussi d'avoir notre vol de retour ... mais sachez que les vons internes Ethiopian ne sont pas fiables. Pour notre part, on en a profité pour prendre une bière à la gargote juste devant l'aéroport (et dont le manager est d’ailleurs très sympathique !). Vol Gondar - Addis : 70$ par personne

Voilà, je pense avoir été à peu près exhaustive (et bravo si vous avez réussi à tout lire d'ailleurs !). Côté bilan, si on devait changer quelque chose, et bien je dirais ... rien ! Par contre, nous avons passé beaucoup plus de temps que nécessaire à Gondar. Pour nous, c'était chouette car nous avons pris le temps de nous poser et de récupérer pour ne pas rentrer trop fatigués, mais pas sure que ces "temps morts" soient au goût de tous.

La saison : même si nous n'avons pas eu de pluie, c'était un risque. De même, les paysages sont beaucoup moins verts que le reste de l'année, mais pour nous c'était très bien car cette basse saison nous a aussi permis d'éviter les "foules", ce qui est le plus important pour nous.

Côté interlocuteurs, ETT nous a beaucoup aidés à organiser en amont, en grande partie grâce à notre contact à Addis, Sefora, qui a tout bien goupillé et a patiemment répondu à nos questions, et grâce à Fana, notre contact à Mekele qui a parfaitement pris le relais. Par contre, les agents à Lalibela et Gondar étaient un peu plus laxistes (en même temps, on ne leur demandait que de faire des trajets gratuits dans ces villes, je comprends que ce ne soit pas très motivant !), ne pas hésiter à être insistant donc. Une fois sur place, Molla, de Lalibela Eco Trekking a été aussi d'une aide précieuse, je pense que c'est un agent très sérieux (et très humain) y compris en dehors de Lalibela.

Si jamais vous avez des questions ou si vous avez besoin de contacts mentionnés dans le récit, n'hésitez pas (je pense avoir tout mis, mais j'ai pu en oublier !)
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Retour de trois semaines en Éthiopie en 4x4
Bonjour,

Voici un retour d’infos sur ce pays fascinant mais difficile qu’est l’Ethiopie. C’est le retour d’un couple qui a passé 3 semaines sur place, en 4x4 12 jours dans la vallee de l’Omo avec un chauffeur, et en solo avec les bus locaux pendant une semaine a Lalibela.

De maniere generale, les relations avec les ethiopiens ne sont pas simples comparees a beaucoup d’autres pays africains ou non. Les touristes blancs arrivant avec leur pantalon a zip, leurs sandales et leur appareil photo sont souvent vite reperes et catalogues comme ‘riche qui peut donner facilement’ sans rien attendre en retour ! C’est classique, mais la, ca frise la caricature car meme en sortant des lieux touristiques et en marchant loin et seuls, les gens qui ne nous ont rien demande se comptent sur les doigt d’une main. C’est surtout les gamins, souvent arrogants et mal polis, mais parfois aussi les femmes et les vieux. Les hommes sont en general plus dignes. La pauvrete est importante, mais visiblement pas pire qu’en guinee equatoriale, mali ou guatemala par exemple, et pourtant c’est la premiere fois qu’on en arrive a ce point d’agacement assez avancé. 15 ans de voyages en routard avec le sac à dos, c’est la premiere fois que j’arrive à ne pas rester poli et calme…

Certaines personnes nous ont confie etre conscients du probleme dans leur pays, le gouvernement semble avoir essaye de sensibiliser les enfants dans les ecoles, mais ca ne semble pas tres efficace puisque ca reste tres penible. L’integralite des touristes qu’on a rencontré avait le meme sentiment (francais, espagnols, irlandais, polonais, allemands…). Bcp semblaient decus aussi de ne pas pouvoir lier d’autres liens que financiers sur place. Tout comme l’agriculture qui ne semble pas pensee pour du long terme (on prend beaucoup a la terre sans laisser reposer et sans rendre de quoi la refertiliser, comme les dejections animales ou autre), le tourisme semble se vouloir a court terme en ethiopie : on prend tout ce qu’on peut aux touristes, tant pis pour la suite. Les prix des hotels explosent rapidement, impossible de rien faire sans un guide plus ou moins officiel et formé par le gouvernement, meme les marchés !!! Le touriste n’est la que pour son argent et il s’en rend compte rapidement. Ce n’est pas un voyage d’echange comme on a l’habitude en Afrique ou ailleurs.

pour un hotel de base pour 2, il faut compter 100-150 birrs (7-8euros max). Moins cher, faut vraiment aimer la crasse, et plus, le rapport prix-qualité devient moins interessant. Pour un repas, comptez 20-50 birrs, le double si vous montez en grade dans les hotels pour etrangers. Si vous saturez d'injera, ils ont gardé de bonnes pasta et des pizzas de l'occupation italienne.

OMO

Il s’agit d’un safari humain. Les tribus ont pu conserver un maximum leurs traditions, mais avec l’arrivee des touristes, de leurs photos et de leur « sens humanitaire » qui les pousse a donner sans meme parfois attendre une demande, par simple geste de charite, on en arrive a un assaut organisé a l’arrivee de blancs pour obtenir de l’argent, des stylos, des bonbons…. Ils sont meme parfois tres decus et presque mecontents lorsqu’ils ne recoivent rien gratuitement, comme un dû ! Ils sont prets a se barioler de facon non traditionnelle simplement parceque des touristes leur ont demandé pour la photo et ont payé (fleurs dans les trous d’oreille ou de levre, anneaux sans aucun sens ethnique, peintures a la craie de l’ecole et a l’eau…). Autant ne pas attendre d’echange interessant mais simplement un saut ahurissant au cœur des traditions restantes. Quant a savoir ce qui est fait de l’argent acquis, il n’est pas sur qu’il soit utilisé a bon escient. Les mursis et leur plateaux labiaux ont un probleme d’alcoolisme d’apres les locaux, ailleurs des enfants partent de chez leurs parents et s’organisent entre eux avec l’argent collecté, l’autorité familiale est dure a conserver.

Chaque marché, village, site se paye par une entree par tete + voiture + un guide qui le plus souvent, sert surtout a empecher les locaux d’etre trop ‘collants’ mais qui sont d’un interet limité pour permettre d’échanger avec la population. Chaque visite revient vite cher et leur deroulement ne donne pas envie de les multiplier. Seul les villages Dorze semblent organisés avec un guide efficace qui gere l’ensemble comme une association ou tout le monde semble en profiter : les locaux car l’argent est centralisé et sert a la communauté, et les touristes qui y trouvent le calme pour s’emerveiller en paix. Enfin un lieu ou on peut echanger sans parler d’argent à chaque phrase. D’autres semblent vouloir s’organiser de la meme maniere mais ce n’est encore qu’un projet. Le parc Mago ne presente que peu d'interet, a part pour voir des villages reconstitues pour les touristes, ou le gouvernement organise la vie de quelques villageois pour epargner les autres alentours. C'est un cirque qui fait peine. Merci Hans silvester et les autres...

Pour ce qui est de faire la vallee de l'Omo seul, ca devient HARD! les camions n'ont plus le droit de prendre en stop, et il est dur d'aller hors des villes relais ou les bus nous deposent. Le gouvernement s'organise pour maitriser les flux de touristes aux endroits prevus pour eux, ce qui n'est finallement pas plus mal pour les locaux. Le mieux reste donc une agence locale avec un 4x4. Je ne sais pas si un guide en plus evite de prendre les guides locaux sur place. Nous avions une agence d'addis recommandee sur pls forums : www.bellaabyssinia.com, et nous ne pouvons que la recommander. Yonas, le patron, parle tres bien francais, sa famille travaille avec lui et fera nimporte quoi pour vous, les chauffeurs parlent bien anglais. Vous pouvez reserver de france ou sur place (ils sont vers Bolé, quartier Flamingo). Nous avons egalement fait un bout de chemin avec des espagnols qui etaient avec abeba tours et qui semblaient tres bien aussi, mais on n'a pas testé.

Lalibela

Site magique, surtout au moment des ceremonies. Guide preferable mais il faut bien le choisir pour eviter de deranger et pour mieux comprendre ce qui se passe dans ces lieux. Les pretres sont eux aussi plutot des marchands que des religieux, en fixant eux-memes les prix, en vendant aussi leur photo, et en gardant jalousement certains ‘secrets’ inaccessibles aux historiens, archeologues ou autre pour eclaircir certains points historiques qui risqueraient de tarir la manne financiere que le tourisme local et etranger apporte. Il n’en reste pas moins que ce site meriterait plus de notoriete et plus de protection que les simples structures de l’unesco. on avait un guide tres interessant : abebe Kassie : 0911532650, 250birrs la journee. on peut le trouver au super resto local "l'unique" tenu par sa soeur. C'est en face de l'hotel Asheton, rerserve de touristes blancs, le proprietaire est adorable, parle bien anglais, et leurs tarifs sont vraiment bien pour lalibela (120 birrs) et c'est propre et calme. Le resto de sophie (qui a vecu en france) dans l'hotel blue lal est a recommander aussi : bons petits dej et bons repas locaux ou italiens. L'hotel est assez moyen par contre pour 150 birrs.

Si vous vous arretez a Dessie, tout pres de l'hotel ethiopia (tres sympas et bon rapport qualtie prix d'ailleurs), en face de l'administration des telecommunications, il y a un petit cafe internet 'Mars' ou Fikr, le proprietaire, est toujours ravi de parler avec des etrangers et s'echanger librement. Un sourire qui vaut la peine d'ecrire moins longtemps aux amis du pays et de passer du temps avec lui!

Le gouvernement devrait, a notre avis, se pencher sur la facon dont il veut faire durer le tourisme car si l’ethiopie est un pays qui fascinera encore de nombreuses generations (et il y a de quoi !), il est difficile de tout voir en une fois et la premiere impression ne donne pas trop envie de s’y reconfronter, ni de conseiller le voyage a quelqu’un qui ne serait pas deja bien rodé pour répondre a des situations parfois limites. De leur cote, les touristes portent la plus grande part de responsabilite avec leur besoin de photos sans demander, comme si chaque village etait un zoo, et leur manie de donner de quoi satisfaire leurs envies humanitaires qui pourrit les enfants en les habituant à demander et à etre arrogant. Le trafic d’armes est egalement bien present, surtout chez les pasteurs du sud. La rarefaction de l’eau et des terres de paturage ainsi que le projet de barrage sur la riviere Omo qui devrait diminuer l’approvisionnement pour les cultures et les herbages pourraient accroitre les tensions entre ethnies dans un futur qu’on souhaite lointain.

Voila, tout n’est pas rose dans le tourisme actuel, mais les touristes eux-memes ont une grande responsabilite. Ca reste un pays tres riche pour ce qu’on peut y decouvrir, mais y aller en sachant est preferable ! Ca reste NOS impressions. Certains semblent aller en ethiopie regulierement et etre 'piqués', ca serait bien d'avoir leurs reactions pour contre-balancer.

Axelle et Olivier
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Difficile Éthiopie...
Bonjour, Nous venons de passer sept semaines en Ethiopie ; voici la conclusion du journal écrit par Christine (elle peut vous l'envoyer si vous nous le demandez) :

"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.

Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."

A bientôt
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Où aller en Éthiopie quand on dispose d'une semaine au départ d'Addis?
Bonjour, J'ai prochainement l'occasion de me rendre en Ethiopie pour raisons professionelles et je souhaiterais évidemment en profiter pour découvrir un peu le pays. Mais les contraintes font que je n'aurai qu'une semaine depuis Addis-Abéba. Je serai seule, je souhaite utiliser les transports locaux et je préfère aller tranquille faire un truc sympa qui permette de s'imprégner du pays qu'essayer de voir le maximum de choses en speedant. Que me conseillerez-vous? Aussi est-il conseillé / intéressant de prendre un guide? Combien est-ce que cela peut couter? Merci d'avance pour vos bons conseils et vos bons plans. Géraldine
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Vos bons tuyaux pour l'Éthiopie entre copines
Bonjour avec une copine nous envisageons fin octobre 2019 ou mi novembre un mois dans ce pays par nos propres moyens . Pensez vous que ce pays soit safe pour deux nanas ? Pouvons nous facilement nous déplacés en transports locaux ( c'est toujours ce que je fais quand je voyage ) voir prendre un vol intérieur si nécessaire ? Est il possible de voir des tribus et trouver un guide sur place ? La grosse question: pouvons nous trouvez facilement des hébergements pas trop chers ? Bref ..... vous l'aurez compris je suis preneuse de toutes informations , bons tuyaux , adresses, prix ... Merci pour nous éclairer

Amicalement FLORA
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Mali versus Abyssinie/Ethiopie
Bonjour, J'ai une petite question... peut-être l'un de vous pourra-t-il m'aider. J'ai prévu de visiter l'Abyssinie via une organisation belge, Continents Insolites. Ils proposent un voyage en décembre/janvier et un autre en janvier durant l'Epiphanie. La différence de budget est conséquente. Pensez-vous que visiter ce pays durant l'Epiphanie soit UN MUST absolu et que donc le supplément se justifie ? Merci d'avance pour votre précieux conseil, Julie
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Sécurité en Éthiopie
Amis voyageurs , bonjour Nous souhaitons visiter l'Ethiopie en Janvier/Février 2017 . Quelqu'un y est-il allé récemment et peut-il m'informer sur la sécurité dans les régions à risques (Danakil , Erta Alé , vallée de l'omo) ? Merci
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Les Ethiopiens et la délation
Il y a un mis de celà, je suis revenu d'un voyage de 3 mois en Ethiopie mode routard. C'était mon troisième séjour dans ce pays où il y a tant à voir, tant à photographier, et où il y a tant de rencontres à faire. Comme j'avais déjà vu les sites connus du pays ( Lalibela, les tribus dans le sud, les églises dans le nord, ...), ce voyage ci était consacré à des régions en dehors des sentiers battus. Aller là où les touristes ne s'arrêtent pas, tant ils sont pressés de rejoindre les sites touristiques. Aller là où les touristes ne vont pas et y restés quelque temps histoire de "connaitre" un peu le coin. Bonne idée ? Pas sûr. En tant que voyageur indépendant qui prend des photos, j'ai à plusieurs reprises éveillé la suspicion des populations locales ( et je ne parle même pas des nombreux contrôles policiers). A trois reprises, je me suis trouvé empetré avec des locaux et ai fini au poste de police local pour vérification des papiers ( passeport, visa) et interrogatoire ( pourquoi je suis là ? pourquoi je prends des photos ? pourquoi je ne vais pas là où vont les touristes ?) Le pire fut la fois où je fus dénoncé par mon propre guide, Hagos le batard ( un connard qui travaille dans une agence de voyages locale) ! Tout celà parce qu'il n'aimait pas que je prenne des photos d'une communauté particulière que les locaux méprisent. Tous ces déboires eurent lieu alors que je visitais une région précise ( l'est du plateau Ethiopien) mais je me souviens que ce genre de problème avait déjà eu lieu une fois auparavant en Ethiopie centrale, vers Addis Abeba. Et les informateurs étaient des femmes comme des hommes, des vieux comme des jeunes, des villageois sans éducation comme des citadins diplomés. Moralité : quand on voyage dans ce pays, en qui peut on avoir confiance ? Personne même son propre guide. Ce genre de péripétie est-il arrivé à d'autres forumeurs ?
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Coût de la vie en Ethiopie?
Bonjour, je compte partir deux mois en Ethiopie cet été (dans le Sud Ouest), et je peine à trouver des informations quant aux prix pratiqués. Pouvez vous m'indiquer le budget (en birr) à prévoir pour un repas, une nuit dans un hôtel basique, un trajet en bus, une bouteille d'eau et d'autres trucs utiles. Est-ce vrai que les prix sont largement surévalués pour les étrangers? La négociation est-elle une pratique courante? Merci
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Budget à prévoir par agence locale pour visiter l'Éthiopie
voyage sur 3 Semaines , fin oct courant nov sommes un couple de 82, mais en forme. Rentrons de 3 semaines au Pérou desirons visiter l'ethiopie avec chauffeur et guide. Nous voulons voyager hors des sentiers battus, voir l'essentiel des sites touristques, mais surtout profiter de la beauté et la diversité de ce pays bien sur nous marchons, mais pas de trecks avec dénivelés au dessus de 3500 que pourrions nous envisager comme circuit. et nous dire combien coute voiture avec chauffeur et guide ou juste chauffeur guide francophone par jour les hotels (apparemment pas tres chers) et la nourriture. j'ai reçue des propositions, mais j'ai l'impression qu'ils gonflent leurs prix merci pour les renseignements Blesette
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Agence pour l'Éthiopie
Bonjour, je voudrais faire un grand circuit en ETHIOPIE, en 2018, - quelles sont les agences sérieuses en groupe francophone? -à quelle moment de l'année faut il y aller? -est ce mieux de faire le SUD et le NORD sur 1 seul voyage? Merci d'avance. Joé
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Voyage en Éthiopie à l'été prochain (2011)
Bonjour,

Avec ma copine, nous sommes en train de prospecter pour notre voyage de l'été prochain. On hésite encore entre 2 ou 3 destinations (Indonésie, Madagascar et donc l'Ethiopie). Le problème c'est que l'on trouve très peu de docs sur ce pays. C'est aussi ce qui nous attire, cette vague idée d'un pays pas totalement gangréné par le tourisme.

J'ai donc quelques questions assez basique et je préfère m'appuyer sur des gens connaissant le pays plutôt que sur internet.

- peut-on voyager en couple, sans passer par une agence, sans aucun risque ? - pleut-il vraiment beaucoup en août ? - le budget moyen, tout compris (hotel, bouffe, excursions, ...) est-il de 15-20 euros par jour ? - 3 semaines en Ethiopie, cela vous paraît être correct ? - au niveau des paysages, randonnées, excursions, est-ce que c'est le bonheur ?

Merci de m'aider, sachant que si les réponses sont positives, je pense sérieusement éliminer les autres destinations pour garder l'Ethiopie et à partir de là, j'aurai encore plus besoin des experts de Voyage Forum.
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Un voyage et un séjour inoubliable en Éthiopie
Je reviens d'un séjour de 3 semaines en Ethiopie où j'ai visité le Nord avec ses paysages superbes et ses monuments uniques comme Lalibela et Gondar. Puis avec le groupe de 5 personnes, le guide francophone Getachew (getchdam@yahoo.com) nous a emmené vers le sud où j'ai pris une pirogue pour traverser le fleuve et rencontrer les ethnies Surma, participer aux fêtes des Hamer et dormir sous une tente à la belle étoile. Il est plus que temps de découvrir ces images de paradis terrestre et je garde un souvenir inoubliable de ces moments. N'hésitez pas à faire pareil, ça vaut vraiment le coup et Getachew répondra à toutes vos attentes avec beaucoup de professionnalisme et de bonne humeur. Contactez-le !
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Voyager seul en été 2013 en Éthiopie
Bonjour,

Je m'appelle Hugues. Je cherche à effectuer un voyeage de 4 semaines seul en Ethiopie cet été (2013). Je cherche un parcours à faire et me demande s'il est envisageable de faire ce voyage seul sachant que je ne suis jamais parti seul en Afrique (j'y suis d"jà aller souvent mais jamais seul). Je compte faire une boucle dans le Nord, Lac Tana, lalibela...

Si vous avez des conseils à me donner à propos du logement (couche surfing, auberges de jeunesse...) ou même sur les transports, les coins à éviter (s'il y en a) ça serait génial.

Merci beaucoup
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Cherche à savoir tout sur l'Éthiopie
Bonjour j'ai récemment appris que l'Ethiopie était un pays passionnant sur de nombreux tant culturel qu'environnemental!

Et sincérement je serais vraiment interessé pour visiter ce pays. Biensûr c'est qu'à l'Etat de projet mais j'aimerais des renseignements: Est-il possible de louer une voiture (un 4x4 et quel est le prix moyen) et quel est l'etat des routes dans le pays?Y'a t'ils des hotels valables (propres surtt) et des bushcamps dans les parcs nationaux?Il n'y aurait aucunes tensions raciales dans le pays (je suis allé en Afrique du Sud donc...), qqun peu confirmer?L'Est est à eviter à cause des tensions en Somalie qqun peut confirmer?J'aimerais visiter les montagnes avec les geladas, la Dépression danakil en particulier, le centre, le Nord et le Sud ne sont pas trop déconseillés, qqun peut confirmer?Combien coûte un vol dans ce pays en moyenne (en partance de Nice ou de Paris à la rigueur) et y'a t'il des compagnie fiable?

Si qqun à fait un blog sur ce pays, ça m'intéresserait bien aussi...😉

Merci

+++
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Vente d'une voiture en Ethiopie
😉 qq'un sait il qq chose sur les possibiltés de vendre une voiture européenne arrivée en Ethiopie ?

Démarches ? Douane ? Type de voitures recherchées. 4x4 ? Diesel ou essence ? âge ?

😏Par avance GRAND merci pour toutes infos issues du terrain
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L'Éthiopie, monde à part
En Mai-Juin 2010 je me suis rendu en Éthiopie et au Somaliland (je posterais le carnet du Somaliland dans un message à part). L'Éthiopie c'était un peu ma destination rêvée. Un endroit où je me devais d'aller. Pourquoi? Parce que pour moi l'Éthiopie ne se résume pas aux famines, à la pauvreté, aux guerres, non. L'Éthiopie c'est le pays de l'une des plus ancienne civilisation au monde, le pays africain qui n'a jamais été colonisé, le pays où l'on écrit en amahrique... Certains rêvent d'aller en Italie, en Grèce, en Chine etc pour visiter ce qui concerne les civilisation anciennes, moi mon rêve c'était l'Éthiopie.

Vous trouverez ici petit à petit mes impressions sur ce pays. J'espère me faire comprendre facilement. À tête froide je me rends compte maintenant que le rêve est devenu réalité, je ne vais pas pouvoir m'en "débarasser" facilement. Ce fut mon premier voyage en Éthiopie, certainement pas le dernier.

First time in Ethiopia ?

A quatre heures du matin, Addis-Abeba est une ville morte. Non qu’il n’y ait personne dans les rues, au contraire, elles sont pleines de mendiants, d’amputés de guerres et de chèvres. Sauf que tous dorment ! Le taxi que j’ai attrapé à l’aéroport semblait être dans ces rues la seule trace de vie. Musique à fond, le chauffeur, tout en brûlant les feux rouges et en poussant sa vieille Lada au maximum, me parle avec les mots d’anglais usuels : « Where you go ?... No no no 250 birrs[1], this is really good price!... First time here ?... Like soccer ?... You know, Arsenal is best team ! ». Après un trajet sans aucun stop depuis l’aéroport, j’arrive à l’hôtel Taitu, premier à avoir été construit en Ethiopie et qui, à défaut d’avoir conservé son charme des années 1900, offre un confort d’origine. Me voilà arrivé, je ne sais que penser. Pourtant j’étais prévenu, l’Ethiopie est difficile à imaginer, il faut y aller pour comprendre. Mes premières quarante-huit heures ici ressemblent un peu aux premiers moments d’une relation amoureuse. Elles sont les prémisses de la relation à venir. L’Éthiopie me semblait être une fille pleine de promesses mais hermétique au premier contact. Il faut s’armer de patience pour la découvrir, mais une fois que l’on sait comment l’aborder, elle enchante.

Après cette première nuit, il me fallait commencer mon voyage. Quoi de mieux pour sentir une ville qu’expérimenter les transports publics ? De nombreux minibus arpentent les principales artères de la ville. Le principe est simple : pour un itinéraire donné, ils partent d’un même endroit, une fois remplis, ils démarrent, déposent les passagers à leur destination en en faisant monter d’autres en chemin. Addis se prête bien à ce système de minibus avec ses grandes artères qui permettent de naviguer facilement d’un quartier à l’autre et ses nombreuses places très utiles pour servir de terminus aux Toyota. Il y a neuf places assises dans la Toyota mais le coxer n’hésite pas à embarquer jusqu’à 14 personnes. Les minibus sont pratiques mais ne sont pas fait pour quelqu’un qui débarque et ne parle pas un mot d’amharique. A l’intérieur, on croise la « classe moyenne » éthiopienne, principalement des fonctionnaires, des étudiants et des personnes âgées. Le coxer représente l’archétype du travailleur exploité. C’est à lui qu’il revient de crier la destination à travers la fenêtre, d’ouvrir et de fermer la porte du véhicule et de faire payer les passagers. La conduite et la programmation de la radio sont réservées au chauffeur (qui en profite pour nous révéler ses préférences musicales). Mon but consistait à trouver l’ambassade du Somaliland pour y faire mon visa. Une fois l’ambassade découverte – pardon, le bureau de liaison puisque le Somaliland n’est reconnu par aucun pays –, le processus administratif fut d’une rapidité à toute épreuve ! Trente minutes et quarante dollars plus tard, mon passeport se voyait attribuer le visa numéro 160… Il ne me restait plus qu’à arranger mon départ pour le Nord du pays, premier périple de mon voyage.

Marie vit depuis 19 ans à Addis, elle possède une jolie maison fleurie sur les hauteurs de la ville. Il y a 30 ans, elle découvrait l’Ethiopie et depuis, elle ne s’en est jamais vraiment remise. Photographe de profession, elle a pu sillonner le pays de long en large. Pour y avoir vécu aussi longtemps, elle a réussi à le démystifier. Comme un vieux couple, l’Ethiopie et Marie ne peuvent se séparer, mais Marie sait y poser un regard critique. Je ne pouvais tomber sur meilleure mine d’informations avant de partir ! De plus, Marie connaît beaucoup de monde. Grâce à elle, j’ai pu avoir un 4x4 plutôt qu’un bus pour me transporter jusqu’à Gondar, ma première étape dans le Nord, de précieux contacts dans l’Est et, surtout, des conseils qui m’ont permis d’apprendre à aborder l’Ethiopie. « Non, ne va pas là, c’est pourri par le tourisme… Alors, tu fais bien attention, hein, parce qu’ils ne vont pas te faire de cadeaux… Ah mais alors, si tu vas là-bas, il faut absolument que tu appelles Yaya ! Tu voyageras en bus ? Bon, bah, tu es au courant que ça va prendre du temps, hein ? Avant de payer la chambre, tu regardes s’ils lavent les draps… »

Une fois les dernières formalités remplies, il ne me restait plus qu’à passer ma dernière nuit au Taitu, à ingurgiter ma première platée d’injera[2] et à me réveiller pour un long trajet vers Gondar. Mon tout premier contact avec l’Ethiopie m’a surpris. Au Canada, j’avais essayé des restaurants éthiopiens, écouté de la musique éthiopienne et remarqué à quel point tout était particulier. Mais une fois en dans le pays, j’ai compris une chose : l’Ethiopie fut, est et restera toujours un monde à part. Elle s’est affirmée à sa manière, n’a jamais accepté de se faire envahir et a su s’adapter aux cultures auxquelles elle était confrontée pour les rendre « éthiopiennes ». En une seule journée, j’ai découvert qu’il ne fallait pas que je m’attende à quelque chose en particulier, puisque tout pouvait arriver, pour le meilleur comme pour le pire. Il me fallait percer l’intrigue.

J’ai rendez-vous à sept heures avec mon chauffeur. Très vite j’apprendrais que les Ethiopiens se lèvent tôt, très tôt. Alors qu’à 4 heures du matin, la ville m’avait paru morte, à 7 heures, elle vibre. Les minibus s’affairent à transporter le plus de gens possible, les vendeurs à la sauvette commencent leur longue et éprouvante journée, les bus longues distances partent vers leurs destinations, les cafés s’emplissent de gens qui viennent pour le premier de leur dix expressos/macchiatos quotidiens. Moi, je pars à Gondar, 750 km au nord-est d’Addis-Abeba. Le Nord de l'Ethiopie consiste en une succession de hauts plateaux (altitude moyenne 2000-2500 mètres). Ainsi, lorsque l'on sillonne les routes de cette région, on admire au loin le relief et, tous les 200-300 km, on dégringole d’un plateau pour monter sur le suivant. Dégringoler n’est pas un vain mot : la descente est très abrupte, la remontée tout autant... Le paysage est splendide, certes, mais on prie le ciel pour que le chauffeur soit raisonnable ! Une fois remonté sur un plateau, même scénario : 200-300 km au milieu de champs ponctués de villages, descente, puis remontée. Hormis le paysage, ce qui fascine, c’est l’activité au bord des routes. D’innombrables personnes marchent sur le côté, parfois accompagnées d’un âne ou d’une vache. En raison de manque de transport, les Ethiopiens marchent. Les enfants agrémentent leur randonnée jusqu’à l’école de jeux stupides, du genre « Qui va rester le plus longtemps possible au milieu de la route à l’approche d’un véhicule pour l’éviter au dernier moment en sautant sur le bas-côté ? ». Les femmes se rendent au marché en commérant. Les paysans naviguent d’un champ à l’autre en débattant sur la force respective de leur mule. Les pèlerins profitent parfois de la platitude de la route pour en faire un lit… Autant dire que conduire n’est pas de tout repos pour le chauffeur qui doit sans cesse faire attention à n’écraser personne. Peu à peu, je m’habituerais à ce spectacle permanent qu’est la route en Ethiopie. Mais au début je suis resté fasciné devant tant de vie. Nous croisions un village à peu près toutes les trois heures. Dans chacun d’entre eux il y avait foule au bord de la route (rude tâche pour le chauffeur…). Kapuscinsky notait en qu’en Afrique, les maisons sont trop petites pour qu’on vive à l’intérieur, « les cases ne servent en effet qu’à dormir »[3]. Le trajet nous prit deux jour. Un bon premier aperçu de l’Ethiopie rurale après ma brève expérience de l’Ethiopie urbaine à Addis : j’étais préparé.

[1] Environ 15 dollars US. Le trajet se fait normalement pour 70-100 birrs.

[2] Les repas éthiopiens se composent d’une sorte de crêpe « l’injera » sur laquelle on dépose différents ragoûts (wat). La technique consiste à envelopper avec ses doigts une partie du ragoût avec des morceaux d’Injera puis de les diriger vers sa bouche.

[3] Ebène, aventures africaine, éditions Pocket, p.248
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Ethiopia and Two Endemic Animals
The reopening of the forum is great news—let's keep it going! I’m going to share a little story about this 12-day trip, which was my second-to-last journey and my most recent one in Africa for now.

I went to this country for one very specific reason: to see two endemic animal species. A little suspense… you’ll find out what they are soon if you don’t already know!

The country is poor, very poor even. And it hits you even harder when you arrive in the capital: a massive open-air construction site that gives an impression of prosperity. A lot of roads were built by the Chinese, but to be honest, they’re far from perfect… and I mean *far*!

When it comes to restaurants, it’s pretty much the same story. Most offer endless menus, but in reality, there aren’t many choices. Once, I was flat-out told: “No rice today!” Ordering a dish? It’s a real gamble! The food is *very* spicy—I’m warning you, it’s intense! There’s chili in almost everything, so it’s best to ask beforehand if you don’t want your mouth on fire. Actually, this was the first time I didn’t like the food in a country I visited. Had to happen eventually, right?

Their national dish? Injera. A large flatbread topped with sauces, vegetables, and meat. The taste is really unique—some love it, others… not so much.



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Ethiopie: trek dans le Simien
Le parc national du Simien en Ethiopie Un espace magnifique pour de très belles randonnées.

1 - Présentation : Le massif du Simien est un massif volcanique sur les hauts plateaux éthiopiens du nord-ouest du pays. Le début de la formation de ces hauts plateaux éthiopiens qui s‘étendent de l’Erythrée jusqu'au sud du pays date d’il y a environ 70 millions d’années. Dans la partie nord se trouve le massif du Simien (qui signifie nord en amharique qui est la langue officielle du pays) qui résulte d’un épanchement de lave volcanique sur plusieurs millions d’années et qui a donné un dôme montagneux couverts de volcans boucliers éteints. Au centre du massif se situe le parc national du Simien à 122 km au nord de Gondar. C’est un paysage spectaculaire, où l’érosion massive survenue au cours des millions d’années a formé des pics accidentés, et des gorges profondes d’une beauté exceptionnelle dont certaines atteignent jusqu'à 1500 m de haut. Les montagnes sont séparées par des vallées profondes au nord, à l’est et au sud et offrent de vastes panoramas sur les vallées creusées de canyons accidentés. Le panorama spectaculaire qu’offrent les montagnes du Simien est considéré comme rival du Grand Canyon du Colorado. Jusqu’au 14e siècle la région était principalement habité par les juifs éthiopiens qui vont perdre le droit à posséder de la terre et vont être nommé Fellasha (sans terre ou exilé) par les Amhara qui vont les remplacer pour élever du bétail et cultiver ses hautes terres. Le parc national d’une superficie de 412 km2 (à l’origine 136 km2, re-délimité entre 2003-2007), avec des altitudes allant de 1800 m à 4543m pour le Ras Dashen/Ras Dejen, a été établi en 1966 pour la conservation de la biodiversité car il est le refuge d’espèces menacées et pour certaines endémiques comme le bouquetin d’Abyssinie (Ibex walia), le loup d’Abyssinie et le babouin Gelada. Le parc fut l’un des premiers sites qui fut inscrit sur la liste mondiale du patrimoine en septembre 1978 et il est considéré depuis 1996 comme « en péril ». Une grande partie de celui-ci a été dévasté par l’activité agricole et l’utilisation intensive des pâturages par les nombreux troupeaux. Les incendies fréquents dans les forêts de bruyère et la construction d’une piste traversant le parc ont également endommagés le parc. Les 3 principaux habitats du parc sont les prairies afro-alpine des hauteurs du massif, les forêts de bruyère en dessous de 3500 m, et les pentes de Tussack (fétuques) et recouvertes d’arbustes. La flore est principalement constituée de 10 espèces d’herbes poussant en haute altitude, des lobélies géantes et des kniphofia foliosa (tritome) endémiques. Les arbres et arbustes dominants sont l’Erica Arborea (bruyère) et le millepertuis. Il y a une plus d’une vingtaine de grands mammifères dans le parc : Ibex Walia, Loup d’Abyssinie (qui est l’espèce de canidé la plus rare au monde en danger d’extinction, il n’en reste plus que 40 dans le parc sur les 400 observés dans le pays), léopard, hyène tachetée, chacal doré, antilope oréotrague, babouin Anubis et Hamadryas. Et on peut observer environ 137 espèces d’oiseaux dont le rare Gypaète Barbu et différents rapaces. Le parc est principalement habité par l’ethnie Amhara (chrétiens et musulmans) qui vivent dans des huttes de pierre (les toukouls), de torchis et recouvertes de chaume et pour les plus riches de tôles ondulées. L’activité principale est l’agriculture et l’élevage de chèvres, moutons à queue grasse et bœufs. La principale plante cultivée en haute altitude (jusqu'à 3600 m) est l’orge, plus bas on cultive entre autre du blé, de l’avoine, des fèves.

Le ras Dashen/Ras Dejen, signifiant le général qui combattit en avant de l’empereur, est le plus haut sommet du pays avec une altitude 4543 mètres dont la première ascension documentée fut effectuée par deux officiers français Ferret et Galinier en 1841.

2 - Randonnées dans le parc : Le parc national du Simien et sa périphérie sont les lieux les plus réputés en Ethiopie pour la randonnée en haute montagne. Un guide de haute montagne français a comparé le parcours dans le parc du Simien à un trek de niveau moyen dans les montagnes du Népal. Le parc est ouvert toute l’année pour la randonnée mais la meilleur période pour s’y rendre est entre début octobre et fin mars durant les deux périodes sèches du régime climatique des hauts plateaux. Il y a différents itinéraires et la possibilité d’y effectuer des excursions de 1 à 10 jours. On y trouve de nombreux sommets à plus de 4000 mètres mais l’enneigement y est faible et périodique. Les températures peuvent descendre jusqu’à – 10 degrés dans la nuit à certains moments de l’année. L’entrée est payante. Il ya une régulation pour séjourner dans le parc, notamment concernant les lieux de bivouacs. L’encadrement d’un guide local et de scouts est obligatoire lors des déplacements dans le parc.
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Tristes éthiopiques?
J'avais mon billet ! Le 28 septembre, j'atterrirais à Addis-Abeba, capitale de la mythique terre des " faces brûlées ". Etrange pays où l'on ignorait l'heure solaire et préférait la calculer lorsque la nuit tombe. Rares étaient les messages qui lui étaient consacrés sur ce site. Je les ai lus. Plus je lisais, plus j'avais l'impression qu'on aimait passionnément l'Ethiopie ou qu'on l'avait détestée... viscéralement. Pas de " bof ", " mouais c'était pas mal " ou autre constat mitigé. Certains échanges dégénéraient plutôt à grands coups de " toi, ta gueule ! ! " quand on n'accusait pas le voyageur dégoûté de xénophobie. Les propos les plus violents étaient vite supprimés. Mon voyage a eu lieu et je continue de lire les discussions. Elles sont plus modérées... mais le fond ne change pas : l'Ethiopie subjugue ou fait mal. Moi, elle m'a fait mal. Depuis je ne cesse de me demander pourquoi. Alors que j'espérais y couler des jours relativement paisibles, épuisée je m'y suis effondrée en larmes. On m'y a insultée. Elle est le seul pays que j'ai voulu quitter au plus vite.

Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
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Éthiopie
Rentrant d’Ethiopie, où je vais à peu près deux fois par an depuis six ans, je ne résiste pas à l’envie de partager mon enthousiasme.

D’abord, il faut savoir qu’il s’agit d’une « République Fédérale » et que ce nom n’est pas usurpé. En effet, ce sont des pays bien différents. En ne prenant que les quatre points cardinaux, on a :

LE NORD : le berceau du christianisme en Afrique. C’est le pays des monuments (églises enterrées de Lalibela, églises troglodytes vers Chelekot, monastères dans les îles du lac Tana, Axum la cité antique avec ses tombeaux, stèles, l’enceinte royale, Gondar avec le Campement Impérial) plus le Nil Bleu, les montagnes du Simien. Les amateurs d’histoire et de vieilles pierres se régaleront. Il faut ajouter les somptueuses fêtes de Noël et du Jour de l’An (calendrier julien) et, bien sûr, Timkat.

L’OUEST : Une nature exubérante, une succession de panorama superbes et, au bout du chemin, deux ethnies aux rites séculaires :les Nuer et les Anuak.

Installés vers Gog et le lac Tatta, les Anuak sont des agriculteurs sédentaires. Leurs villages sont disséminés dans la forêt. Passer d'un village à l'autre, sous des arbres immenses, découvrir leurs cases, leur mode de vie, est un réel plaisir. Un système de type féodal, toujours en vigueur, régit leur existence.

On découvre les Nuer dans les environs d’Itang. Ces hommes et femmes aux allures élancées sont immenses. Ils vivent dans des zones inondables et doivent donc déplacer leurs cases à chaque période de crues. Ils sont avant tout éleveurs, le soin qu'ils apportent aux troupeaux rythme leurs activités quotidiennes. Leurs traditions, leurs rites, dont celui de l'initiation des jeunes hommes, restent aussi vivants que ceux des Anuak.

Gambela sert de base pour partir à la découverte de ces peuples. Le retour par Bedele permet d'approcher la région de Kafa, ses plantations de café, ses forêts immenses puis, en passant par Jimma, de traverser le pays Gouragué.

L’EST : deux grandes directions : la dépression du Danakil (le site de Lucy) et Harar.

Aller vers le Danakil, c’est emprunter la très belle route Addis-Kombolcha. C’est ensuite bifurquer pour aller vers la Mer Rouge par une des routes les plus spectaculaires d’Ethiopie. C’est aussi visiter quelques marchés dont (le lundi) celui de Bati (41 km. de Kombolcha) le plus important d’Ethiopie après le « Merkato » d’Addis, lieu de rencontre des Afars, Oromos, Amaras, … C’est enfin le désert du Danakil et les fouilles de Hadar (3-4 millions d’années).

Sur le retour, en empruntant la route qui suit la vallée de l’Awash, on peut rejoindre la deuxième direction.

Allant vers Harar, on rencontre le parc national d’Awash, d’une superficie de 827 km.2, c’est le plus ancien et le mieux entretenu d’Ethiopie. Autrefois territoire de chasse de l’Empereur Hailé Sélassié, il abrite près de 50 espèces de mammifères (oryx, petits et grands koudou, bubales, gazelles…).

Puis la route d’Awash à Harar longe d’abord la voie de chemin de fer. A partir de Mieso, elle grimpe dans la montagne et suit pratiquement les crêtes, découvrant de magnifiques panoramas.

Flâner dans Harar, la quatrième ville sainte de l'Islam, c'est découvrir les maisons harari, leur cour intérieure, leur petit jardin et l'accueil de leurs habitants. Au détour d'une ruelle : la maison de Rimbaud, un peu plus loin : un marché très coloré et très achalandé. Cette ville mérite, à elle seule, quelques jours de visite.

Vous êtes dans le pays des Afars. Ils vivent dans une région désertique où la température peut atteindre 50 °. C’est l'un des déserts les plus inhospitaliers mais aussi des plus étranges : lacs saumâtres, eau sulfureuse, laves incandescentes, fumerolles, …

Dans cet environnement les Afars essaient de survivre avec leurs chameaux et leurs troupeaux, en perpétuelle recherche d'eau, de nourriture, de pâturages.

Tous se parent avec soin, les hommes portent le"gilé", impressionnant grand couteau courbe. Les femmes portent des coiffures complexes, tressées et décorées de perles multicolores ainsi que des vêtements chamarrés.

LE SUD : coupé en deux par la vallée du Rift, la région des grands lacs.

A l’est, touchant la Somalie, au sud d’Harar, l’Ogaden ressemble à l’image que certains ont de l’Ethiopie : un désert, le pays des grandes famines.

Mais entre cette région et le Rift, la route qui va vers le Kenya traverse la partie probablement la plus riche d’Ethiopie. En passant et selon la saison, on peut y acheter à peu près tous les fruits locaux (ananas, mangues, papayes, bananes, pastèques, …), des légumes et, bien entendu le célèbre café de Sidamo (origine du Moka).

A environ 150 km., entre la route principale et l’Ogaden, les montagnes de Bale sont le paradis des ornithologues. On y trouve des centaines d’espèces différentes dont certaines n’existent nulle part ailleurs.

A l’ouest, c’est principalement la vallée de l’Omo, qui alimente le lac Turkana. Christian Bader, dans « Les Guerriers nus », donne une bonne idée de cette région :

« Il est en Afrique une région presque aussi vaste que la France que les grandes villes et vieilles civilisations du continent n'ont fait qu'effleurer, que les expéditions dépêchées par les colonisateurs européens se sont contentées de traverser, et que les différents Etats dont elle relève aujourd'hui ne gouvernent encore que de loin. Cette région, dont les cartes les plus récentes n'offrent pour l'instant qu'une couverture approximative, comprend le sud-est du Soudan, le nord-est de l'Ouganda, le nord-ouest du Kenya et le sud-ouest de l'Ethiopie.

Dans ces lointains confins, où le temps semble s'être arrêté, coexistent près d'une quarantaine de groupes ethniques, certains fort nombreux, d'autres réduits à quelques familles, certains établis sur d'immenses territoires où ils nomadisent avec leurs troupeaux, d'autres confinés dans quelque vallée isolée où ils subsistent de chasse et d'agriculture sur brûlis. C'est sans aucun doute dans le sud-ouest de l'Ethiopie que se trouve l'une des plus prodigieuse concentration de ces peuples qui, à l'aube du XXIe siècle, continuent de donner l'impression de surgir tout droit des premiers matins du monde. »

Qu’ajouter à cela sinon que c’est la région dont je suis tombé amoureux, que parmi ces peuples (Karo, Dassanecht, Konso, Mursi, etc.) les Hamer m’ont séduit, que c’est chez eux que j’ai ma « maison » et qu’il ne faut pas me demander trop d’objectivité à leur sujet.

Bien sûr, je suis prêt à partager mes petites connaissances avec tous ceux qui envisagent de partir dans ce pays
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Danakil + frontière Erythrée
Bonjour,

nous souhaitons aller à Lake Afera, volcan Irtaale, Dallol dans la dépression du Danakil (juste le temps de voir ces merveilles de géologie, pas pour y passer 4 jours). Compte tenu de la tension dans cette zone nous n'irons que si la situation le permet.

Quelqu'un a t-il des informations à ce sujet ?

Est ce déconseillé en ce moment ?

Quelles sont les conditions pour y aller ?

Est-ce possible d 'y aller depuis Mekele "juste" pour la journée (je ne me rends pas compte des conditions de route et du temps de parcours nécessaire).

De là est- ce possible de rattraper le Tigray pour visiter les églises etc... ? Merci par avance Très bonne journée Camille
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Voyager deux semaines dans le nord de l'Éthiopie
je souhaite avec un groupe d'amis voyager 2 semaines dans le nord avec Erta , Danakil etc j'ai vu de nombreux commentaires sur le forum en 2008 mais qu'en est il maintenant pour un départ en novembre, merci de vos réponses
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Recherche agence de trekking francophone en Éthiopie
Bonjour à vous tous.

Adepte de treks sur plusieurs semaines, mais un anglophone nul, je recherche, en Ethiopie, une agence francophone fiable de trekking. Mes recherches et contacts jusqu'à présents se sont avérés négatifs. Nous sommes un petit groupe de retraités et nous aimerions faire la traversée globale du massif du Simien et poursuivre sur le dessert du Danakil et le volcan Erla. Nous en sommes pas à notre premier trek. Je sais que des agences françaises montent ce circuit, mais le tarif est élevé. Est ce qu'un membre de la communauté peut m'apporter son aide. Merci d'avance.
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Tour dans le désert Danakil: joindre un groupe? (Éthiopie)
bonjour, Je me rend en Ethiopie a partir du 02 novembre 2014 pour une durée d'un mois...je souhaiterais savoir si il est possible de participer a une expedition au dernier moment en arrivant sur Mékélé pour un tour dans le Danakil ? est-il courant de pouvoir se joindre a un groupe sur place sans réservation préalable? dans l'attente de vos infos merci...
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Trekking en Éthiopie dans le massif du Simien
Bonjour,

J'aimerais partir en solo mi novembre-décembre en ethiopie. J'aimerais faire un TREK de 5-9 jours dans le Massif du Simien. J'aimerais organiser ce trek depuis là bas ( depuis Gondar ou Débark). Est-ce possible? Est-ce réaliste?

Ou, est-ce qu'il faudrait mieux que je le fasse avec une agence depuis la suisse (Terre d'aventure, UCPA, Club aventure)?

Je pense qu'un tout dans le massif du Simien est possible depuis là bas, mais je n'aimerais pas le faire dans 2-3 jours en restant quasiment toute la journée dans le bus.

En attendant vos suggestions, bonne soirée.
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Voyage en Éthiopie et belle surprise
Bonjour,

Je suis actuellement en Ethiopie et je viens de finir mon trek de 4 jours dans le parc simien. Pour cela j'ai contacté un guide et j'ai été agréablement surpris par tous les services qu'il m'a rendu. Il a été un agréable conseillé durant tous mon voyage dans le parc simien età Gondar. Dernièrement, je voulais prendre un bus à Gondar pour rejoindre Lalibella mais il m'a expliqué qu'en raison des tensions de l'année dernière, cela serait trop dangereux pour moi et m'a donc orienter pour prendre un vol. Tous le long de mon trajet avec lui, il a agit d'une très bonne manière. Non seulement il est très professionel mais il est aussi un agréable de compagnon de voyage. Si vous etes intéressé pour visiter l'Ethiopie une première fois, je pense que vous devriez faire appel à lui. Il s'appel Gismu Syum et son mail est gismudebark@yahoo.com

Merci!

PS: Je suis toujours en Ethiopie et je rencontre certains problème pour trouver une connection internet. Je ne pense pqs pouvoir vous répondre avant un moment :/
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