bonjour à tous!
on va partir pour 6 mois en Afrique de l'ouest, et en regardant un peu sur le site du ministere des affaires étrangères, il se trouve que la Mauritanie semble pas du coup sécuritaire pour voyager seuls.. qu'en pensez vous, pour tous ceux qui y sont aller recemment ou qui y sont en ce moment, faut-il vraiment changer de destination ??? ce serait vraiment dommage ! ce pays a l'air d'avoir tellement pleins de belles choses à offrir...
sino c'est pareil ils mettent sur le site que tombouctou est en Zone rouge... du coup rejoindre la ville depuis Mopti en pinasse deviendrai un projet risqué ? avez vous des experiences récentes de cette descente magique ? magique ou dangereux ?
merci d'avance pour vos réponses !
A "" lire"".
Je suis en accord avec cet article.
L'insécurité est bien moins importante au Mali qu'en France.
Je suis en accord avec cet article.
L'insécurité est bien moins importante au Mali qu'en France.
http://www.leparisien.fr/international/mali-deux-geologues-francais-enleves-dans-le-nord-du-pays-24-11-2011-1736644.php
C'est sur la route entre Mopti et Gao, juste après Douentza. On ne peut plus dire que le pays Dogon est safe. J'en pleurerai de rage pour tous les Maliens !
C'est sur la route entre Mopti et Gao, juste après Douentza. On ne peut plus dire que le pays Dogon est safe. J'en pleurerai de rage pour tous les Maliens !
Malheureusement ce qui ne devait pas arriver arriva.
Une attaque dans le sud Mali à qq kilomètres de la frontière ivoirienne et à un jet de pierres de Sikasso. Misseni en fait.
Cela fait suite à pas mal d'incidents et d'attaques dans le sud ouest et le centre du Mali, dont la dernière, une incursion d'une bande armée à Guiré il y a 7 jours.
Défaits au Nord, les djihadistes et bandits de ttes espèces attaquent désormais rapidement, à coup sûr en décalant aussitôt et ce, jusqu'à tout au sud. Probablement pour montrer leur capacité de déplacement quasi sans limites désormais et pour insinuer l'idée qu'on est nulle part en sécurité au Mali.
Tellement triste pour le pays et les maliens.
Une attaque dans le sud Mali à qq kilomètres de la frontière ivoirienne et à un jet de pierres de Sikasso. Misseni en fait.
Cela fait suite à pas mal d'incidents et d'attaques dans le sud ouest et le centre du Mali, dont la dernière, une incursion d'une bande armée à Guiré il y a 7 jours.
Défaits au Nord, les djihadistes et bandits de ttes espèces attaquent désormais rapidement, à coup sûr en décalant aussitôt et ce, jusqu'à tout au sud. Probablement pour montrer leur capacité de déplacement quasi sans limites désormais et pour insinuer l'idée qu'on est nulle part en sécurité au Mali.
Tellement triste pour le pays et les maliens.
Bonjour,
Couple Français, vivant aux Pays-Bas, nous avons prévu un voyage de 15 jours au Mali, début février. Compte tenu de l'actualité, nous aimerions recueillir des avis éclairés afin de nous guider dans nos choix : maintenir ou non le voyage ? si oui, quelles régions traverser, dans quelles conditions ? si non, le reporter ? ... A titre informatif, nous pensions initialement éviter le nord, au dessus de Mopti. Nous pensions organiser un périple de Bamako au pays Dogon.
Nous nous tenons informés via différents médias. Ce que nous venons chercher ici ce sont des avis de personnes vivant sur place ou connaissant bien le pays pour y avoir voyagé à plusieurs reprises (de préférence également dernièrement). Nous ne cherchons pas à être alertés, affolés ou rassurés mais nous sommes bien dans l'attente d'avis objectifs.
Merci d'avance! Liie
Couple Français, vivant aux Pays-Bas, nous avons prévu un voyage de 15 jours au Mali, début février. Compte tenu de l'actualité, nous aimerions recueillir des avis éclairés afin de nous guider dans nos choix : maintenir ou non le voyage ? si oui, quelles régions traverser, dans quelles conditions ? si non, le reporter ? ... A titre informatif, nous pensions initialement éviter le nord, au dessus de Mopti. Nous pensions organiser un périple de Bamako au pays Dogon.
Nous nous tenons informés via différents médias. Ce que nous venons chercher ici ce sont des avis de personnes vivant sur place ou connaissant bien le pays pour y avoir voyagé à plusieurs reprises (de préférence également dernièrement). Nous ne cherchons pas à être alertés, affolés ou rassurés mais nous sommes bien dans l'attente d'avis objectifs.
Merci d'avance! Liie
J ai l habitude de me voyager en autostop et de camper (Asie, Amerique du Sud)
Cela ce fait il au Mali? (je ne connais rien au Mali, c est ma premiere escapade en Afrique)
Je pense que pour l autosptop c est dangereux (recomandations de Papy que je salut et remercie au passage!🙂) mais pour le camping? Qu en pensez vous?
J enmenne ma ptite tente ou j oublie et je la laisse a la maison?
Des humanitaires tues lors d un safari.....
Quelle ironie, meme si j ai beaucoup de peine pour eux et leurs familles.
les reactions ne sont elles pas exacerbees parce qu ils etaient"benevoles" et non de stupides touristes a qui on avait dit de ne pas aller au Mali?
Apparemment, quand on est ONG, on peut faire n importe quoi, et on n est pas si benevoles que ca.
Engagez vous comme disait l autre.
Valerie
Bonsoir
2 fois en qq jours qu il y a des alertes sécurité sérieuses de l Ambassade de France sur le Nord Mali. Menaces d enlevement de ressortissants francais en particulier des touristes et visiteurs de passage. Ca recoupe les infos qu on a pu partager avec certains collegues recemment.
"La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a confirmé que les services français avaient reçu "une alerte" sur un risque d'enlèvement de "quelqu'un" au nord-Mali, dans le "moment sensible" des festivals se déroulant en cette saison dans la région. S'exprimant sur la chaîne d'informations en continu LCI, Mme Alliot-Marie est revenue sur la mise en garde d'"un risque imminent" dans cette région, qu'elle avait lancée mercredi lors de ses voeux à la presse diplomatique.
"Nous avons cette alerte depuis plusieurs jours par nos services", a-t-elle dit. Elle est venue, a-t-elle précisé, "d'un renseignement disant qu'on voulait enlever quelqu'un. Comme c'est une période où il y a tous les festivals culturels du nord-Mali, il est évident que c'est un moment sensible". "C'est la raison pour laquelle nous avons fait venir il y a déjà quelques jours les agences de voyage pour les dissuader" de s'y rendre, a-t-elle expliqué.
"Mais vous avez toujours des gens qui vont à titre individuel (en voyage dans cette région) et qui parfois ne se rendent pas compte du risque qu'ils prennent", a-t-elle ajouté. Un responsable du ministère malien du Tourisme, réagissant à cette mise en garde, avait "garanti" mercredi que "toutes les mesures nécessaires avaient été prises pour la sécurité des touristes".
Maintenant que chacun en fasse ce qu'il souhaite. Je vais recevoir les sempiternelles memes invectives et je m en contrebalance. Si je n ai pas plus de légitimité que d autres, je n en ai pas moins non plus.
Venir et se ballader au Mali, pourquoi pas mais il est tt de meme pas impossible de juste eviter le Nord. Au moins pour le temps que ca chauffe vraiment.
Bonne soiree
"La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a confirmé que les services français avaient reçu "une alerte" sur un risque d'enlèvement de "quelqu'un" au nord-Mali, dans le "moment sensible" des festivals se déroulant en cette saison dans la région. S'exprimant sur la chaîne d'informations en continu LCI, Mme Alliot-Marie est revenue sur la mise en garde d'"un risque imminent" dans cette région, qu'elle avait lancée mercredi lors de ses voeux à la presse diplomatique.
"Nous avons cette alerte depuis plusieurs jours par nos services", a-t-elle dit. Elle est venue, a-t-elle précisé, "d'un renseignement disant qu'on voulait enlever quelqu'un. Comme c'est une période où il y a tous les festivals culturels du nord-Mali, il est évident que c'est un moment sensible". "C'est la raison pour laquelle nous avons fait venir il y a déjà quelques jours les agences de voyage pour les dissuader" de s'y rendre, a-t-elle expliqué.
"Mais vous avez toujours des gens qui vont à titre individuel (en voyage dans cette région) et qui parfois ne se rendent pas compte du risque qu'ils prennent", a-t-elle ajouté. Un responsable du ministère malien du Tourisme, réagissant à cette mise en garde, avait "garanti" mercredi que "toutes les mesures nécessaires avaient été prises pour la sécurité des touristes".
Maintenant que chacun en fasse ce qu'il souhaite. Je vais recevoir les sempiternelles memes invectives et je m en contrebalance. Si je n ai pas plus de légitimité que d autres, je n en ai pas moins non plus.
Venir et se ballader au Mali, pourquoi pas mais il est tt de meme pas impossible de juste eviter le Nord. Au moins pour le temps que ca chauffe vraiment.
Bonne soiree
Je mets en ligne mon petit recit de voyage du mois de janvier fait avec un pote (+ un 4x4 ... au début) pour ceux que ça aiderait pour franchir le pas...
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Ca y est, me voila de retour, douce France pluvieuse et sarkomaniaque, après un petit périple ma foi fort sympathique, dépaysant, riche en enseignements et je pense inoubliable. Moi et mon pote Mathieu avons donc réussi le très relatif exploit d’amener deux Africa Twin de 1990 comptant plus de 90000 km au compteur et somme toute en fin de vie de Paris à Bamako au Mali. Au final, plus de 4500 km dont à peu près 1000 de piste … le tout en 3 semaines. Ci-dessous, un petit aperçu de notre voyage : en vert, l’auto train, bien pratique pour éviter le froid, en bleu le bateau, bien pratique pour éviter de se taper l’Espagne et en rouge, la bécane avec des pointillés pour la Piste avec un grand P (ouuui mosieur)… les étoiles correspondant aux incidents techniques.
http://img128.imageshack.us/img128/9836/trajetwz6.jpg
Mais ne nous énervons pas, chaque chose en son temps, prenez place (ou fuyez !) car cela risque d’être un chouia long…
CHAPITRE 1 : ciao la France salut l’Afrique…
Voila 6 mois que je prépare ce voyage, rendez vous est pris à Sète avec un couple voyageant en vieux Land Rover (super bien équipé) rencontré sur internet. A la base, je devais être le seul motard, mon but étant de ramener ma vieille Africa Twin, inutile ici, dans la famille de ma femme, à Bamako. Oui mais voila, à force de parler de ce voyage, Mathieu a craqué et a récupéré lui aussi une vieille Africa (identique !) utilisée récemment quand on était parti au Maroc. 5 jours avant le départ, nous voici donc deux glands à moto, censés traverser la Mauritanie par la piste, nous les purs ignorants du sable … ma foi qui ne tente rien n’a rien !
Tiens, la Mauritanie, les français assassinés juste avant, le Dakar annulé, les familles paniquées … AAAAh fuyons ce monde surmédiatisé où le moindre fait divers peut prendre des proportions hallucinantes, où le mot Al Qaida est aussi souvent utilisé que le mot Sarkozy … oui décidément fuyons.
Une vidange, des pneus Michelin Désert, quelques outils, des bidons de 20 L à mettre sur le Land et c’est parti !
Le mercredi 9 janvier, on dépose les deux mémères sur l’auto train pour les retrouver le lendemain matin à Avignon. 130 bornes d’autoroute sous la flotte et les pneus Michelin Desert se comportent très bizarrement sur route …. vivement le soleil. On arrive à Sète, on retrouve comme prévu nos deux compagnons de route, le premier contact avec Xavier et Céline est très encourageant même si Xavier a un sourire crispé lorsqu’on évoque l’état de nos grosses : grosse consommation d’huile pour Mathieu, moteur qui tourne comme une patate pour la mienne etcetc… 36 h de bateau, idéal pour se reposer, faire connaissance, se faire ch.ier, bouquiner et le samedi 12, un superbe levée de soleil sur le très encombré détroit de Gibraltar
http://img267.imageshack.us/img267/761/photo1dk5.jpg
On débarque à Tanger, et bizarrement les formalités se passent extrêmement rapidement … à nous l’Afrique !
CHAPITRE 2 : P.utain, le Maroc et le Sahara occidental c’est long !
L’objectif un peu hallucinant est de traverser le Maroc et le Sahara occidental en trois jours … soit plus de 2000 km. Oui oui, à votre service ! On emprunte la toute nouvelle autoroute du roi, les aires de repos sont … typiquement françaises, les jumelles toutes les 50 bornes (oui !) … rien de bien passionnant, calés à un petit 110 km/h (le 4x4 ne dépasse pas les 90), on se goure de sortie après Casablanca, on roule de nuit le but étant d’arriver à Marrakech … mais on est crevé (déjà !) et on dort comme des manouches sur une aire d’autoroute en construction à 80 km au Nord de Marrakech. Le bivouac le plus pourri de l’histoire … pas grave, on se rattrapera !
Le lendemain, Mathieu et moi nous envolons sur des nationales blindées de camion où le dépassement en 4x4 est impossible. On se donne rendez vous sur la côte afin d’avoir un bivouac digne de ce nom… Un plein d’essence, des petites courses (bah ouais on a le temps, ils se traînent avec leur 4x4 !) Mathieu et moi trouvons un lieu où se poser paradisiaque, avec coucher de soleil et tout et tout … petit joint, le soleil se couche mais KESKIBRANLE … allo ? ah vous êtes 50 bornes devant ? ah ? Meeeerde, route de nuit montagneuse, fatigués, on les retrouve et on se pose éreintés au bord d’une falaise … il va falloir qu’on s’attende plus souvent.
Et hop ! réveil militaire bientôt habituel avec le levée du soleil à 6h30 … et il faut bien se faire une raison, on fera pas1200 bornes aujourd’hui !
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On roule on roule on roule, et le Sahara ouvre ses portes, les virages disparaissent, l’océan se montre par moment, on fait un ptit tour dans le sable mouaais, les contrôles d’identité tous les 80 km, des cinglés en vélo…
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Et un PV … et oui, où que j’aille, il faut toujours que je me prenne un pitain de PV. A chacun de ces fameux contrôles d’identité, où il faut remplir toute un paperasse et dire « non pas de cadeau », il y a un panneau tout pourri écrit « STOP Gendarmerie royale » … moi qui avait enfin trouvé deux virages déboule donc à 110 et ne peut m’arrêter … le flic commence à sortir son baratin, m’offre le thé, m’explique que c’est 400 dirham (40 euros !) … et la mes enfants, c’est le moment de sortir la tactique du merlan frit, testé et approuvé taaaant de fois avec notre chère bleusaille nationale : rester courtois, paraître triste, assumer blablabla … et je m’en tire finalement avec un PV à 100 dirham pour … non port du casque OOOh c’est bon. On dépasse Laayoune, tiens il fait nuit … et on finit par dormir sur le bord de la route, sales et crevés.
6h30, mardi 15 janvier, au programme 650 bornes de ligne droite entrecoupée de contrôles et l’espoir d’un hôtel, d’une douche (oooh une douche), le sans plomb commence à disparaître au profit du super. Les pneus commencent à tirer un peu la tronche, les motos roulent comme des patates donc tout va bien, on passe la dernière ville (militaire) marocaine de Dakhla … et la plus rien, plus de circulation KEDAL, un banc de bitume et des chameaux, le vent souffle fort et recouvre virtuellement le bitume d’un fine couche de sable blanc (c’est beau !).
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On arrive enfin à l’hôtel, la douche est chaude (AHAHAHAH), la dernière station service marocaine (c’est beaucoup plus cher en Mauritanie) est à cours de gasoil et le Land, rempli à ras bord de ce précieux breuvage, est convoité gentiment par les 15 camions qui attendent le ravitaillement … demain, à nous la Mauritanie et la piste !
CHAPITRE 3 : le sable, le vent et le vent de sable
6h30 comme d’hab, on glandouille une bonne heure à la frontière côté marocain et c’est parti pour ce qui est appelé le « no man’s land ». Ce fameux no man’s land est en fait une piste de 5 km entre la douane marocaine du Sahara occidental et la douane mauritanienne, anciennement minée en bon souvenir de la guerre qui a opposé les deux pays (en fait le Sahara occidental n’est pas reconnu comme marocain par les nations unis et il est revendiqué par les salawi mauritaniens … enfin pour faire simple quoi) il n’y a pas si longtemps. La « légende » veut qu’il est facile de s’y égarer et donc de péter sur une mine … sympa non ? En réalité, c’est du flanc, on voit à vue d’œil la douane mauritanienne, la piste est parfaitement tracée, bref beaucoup de bruit pour plus grand-chose. Allez hop, pour ne pas changer, formalités administratives, on tamponne, on retamponne, on paye, on prend une assurance (bidon ?), on discute, on nous explique que la Mauritanie condamne avec honte l’assassinat des français, qu’on est les bienvenues … tout va bien ! On est désormais en Mauritanie messieurs dames, encore 60 km de bitume et c’est théoriquement parti pour 600 bornes de pistes ensablées le long d’une voie ferrée perdue au milieu du désert, reliant une mine de fer perdue dans le Sahara à Nouadhibou, grosse ville mauritanienne sur l’Atlantique. Le train est gros, très gros, il en passe peut être 2 par jour … mais il a 150 wagons … ce qui en fait un des deux plus grands du monde. Petit village, premier sable mou et … boumbadaboum, Mathieu se vautre, moi j’en ch.ie mais je passe … heu hum on a fait 50 m de sable et on est déjà en sueur. On se pose au tout début de la piste et le train arrive…
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Quand je vous disais qu’il était balèze. Ah oui au fait, il y a du vent, ça a l’air de rien dit comme ça mais c’est un vent fort … et ya du sable partout donc on BOUFFE DU SABLE et on va en BOUFFER pendant les 10 jours à venir. Ce vent, c’est l’harmattan : L’harmattan est un vent chaud et sec, de direction Nord-Est à Est, en provenance du Sahara.Il souffle de décembre à février sur toute l’Afrique de l'Ouest, du Sahel au Cameroun et au Tchad. Chargé de poussières et de sables (fines particules de 0, 5 à 10 millièmes de centimètres), il peut obscurcir l'athmosphère durant plusieurs jours et il favorise ainsi les épidémies de méningite dans les pays sahéliens. Donc en fait, les paysages de carte postale, c’est dans le kukekette, on voit rien à plus d’1 km et le pire, le PIRE, c’est que les gens la bas disent « ooh aujourd’hui ça va ». Bref, on dégonfle les pneus (~ 1.3), Mathieu et moi nous regardons (« Force et robustesse ») avec une certaine appréhension et c’est parti. Les bords du rail sont composés de sable extrêmement mou et Mathieu et moi décidons donc de rouler entre les rails … hum, ça a l’air dur, mais en fait c’est mou et rempli de bout de métal … en un mot, 600 bornes comme ça, je meure.
Allez hop, je me décide, on est dans le désert, on voulait du sable, alors roulons dans le sable et nous quittons l’affreuse voie de chemin de fer … et c’est pas si mal, même si c’est extrêmement casse gueule. Mathieu élabore la théorie du poids (le cu.l) en arrière façon poudreuse qui marche pas mal … et on fait notre premier ensablement
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Très vite, la confiance arrive, 70/80/90 aaaaah mais c’était donc vrai : dans le sable, en Africa Twin, bourriner tu devras et oooh miracle, la moto flotte, c’est merveilleux, le paysage qui ne donnerait rien sur une photo est impressionnant, le sourire sur les lèvres je pars devant, sors des traces … essaie de revenir derrière eux et BOUM me gaufre à petite vitesse. Pas grave, j’arrive miraculeusement à relever la moto, relève la tête … personne. Je roule 200 m … personne. Je coupe le contact, écoute … rien personne. Hum c’est ballot, j’ai pas d’eau, le téléphone ne capte pas, la piste s’efface avec le vent… la sueur froide arrive. NE PANIQUONS PAS. J’aperçois une tente de chamelier au loin et roule m’y réfugier. L’accueil est merveilleux, ne t’inquiètes pas petit touriste effrayé, tu vas retrouver tes amis, prends d’abord un peu de lait de chamelle sucré (ooooh que c’est bon), un bon thé, détends toi. Moi et les hommes du désert grimpons au sommet d’une dune pour pouvoir capter le réseau, je laisse mon message, mon hôte appelle tous ses potes pour prévenir qu’un touriste est perdu et nous retournons sur la piste pour attendre … et finalement, le cher Land Rover vert arrive (MAMAAAAAN), on est tous soulagé mais on a perdu pas mal de temps. On finit par faire 60 bornes avant la nuit, Mathieu et moi bourrinons entre 70 et 110, un vrai régal, le pied du motard, le kiffe, le vrai. Ouf, bivouac au milieu de nul part, je me suis fait peur mais … tout va bien et il semble bien qu’on soit capable de rouler dans le sable !
6h30 ah et si on faisait un peu de moto ! La journée commence comme elle s’est finie, le GRAND KIFFE, 120 bornes avalées comme si de rien n’était. Nous attaquons une partie beaucoup plus ensablée (dunettes), le vent souffle très fort, on voit rien …4e aah je m’enfonce bon alors fond de 3e aaah fond de 2e … une montée, fond de 1ere ouf ça redescend fond de 2e et hop 15 litres au 100 (25 pour le 4x4). Tiens Mathieu s’arrête, heu ça va ? Ah bah en fait, la moto s’est coupé brutalement et ne redémarre plus… on tapote, on regarde, on lui parle, nan elle redémarre plus… Après plusieurs réflexions, on finit par tester sa pompe à essence (le tout en BOUFFANT du sable) … qui ne marche plus. Et m.erde ! Un pickup répare au loin la voie ferrée et nous leur demandons de nous amener la moto au village (le seul un peu gros sur 500 bornes) à 15 bornes d’ici. La moto de Mathieu est donc sanglée n’importe comment à l’arrière du pick up … la piste jusqu’au village est extrêmement molle, je suis à deux doigts de m’ensabler mais m’en sors en brûlant ma moto (fond de 1ere, gerbe de 10m et on pousse avec les pieds). Une fois arrivé au village, nous sommes crevés, les enfants sont infernaux (AAAH), on passe l’après midi à essayer de trouver une pompe … pour finalement installer une vieille pompe à essence de Land Rover. On essaie de la faire tenir avec du fil de fer, la moto redémarre (et oui !) et Mathieu est chargé d’essayer de nuit, dans un village (donc sable très mou avec plein d’obstacles) sa nouvelle et merveilleuse réparation de manouche. Evidemment, tout ce qu’on arrive à faire c’est 50m laborieux, on voit rien et c’est dangereux, le mec veut qu’on lui paye 50000 ouguiya (la monnaie de la bas que nous appelions zigouigoui) soit 150 euros… en un mot c’est vraiment n’importe quoi. L’essai est repoussé au lendemain et nous passons la nuit chez les gendarmes. Vendredi 18 janvier 6h30, pour changer, l’essai n’est pas concluant et nous devons laisser, la mort dans l’âme, la moto à la gendarmerie (enfin la cabane quoi) du village en n’étant pas sur d’être en mesure de revenir la chercher. Et c’est reparti, mais je suis seul (ce qui ne m’empêche pas de prendre égoïstement mon pied)
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Le GPS indique le prochain waypoint tout droit à 6km … donc je fonce tout droit, en plein dans de vrais dunes, sans trace … et je m’ensable lamentablement. Le 4x4 qui m’a suivi s’ensable aussi sauf que c’est beaucoup plus embêtant, on met plus d’une heure à le désensabler en BOUFFANT du sable comme jamais et on décide d’arrêter les frais et de contourner les dunes. Je suis mort, je suis le Land à distance et … plus rien. J’essaie de redémarrer mais plus rien… aaaah on diagnostique encore une fois une panne de pompe à essence (quelle m.erde cette pompe !) mais cette fois, nulle part ou la laisser et nous la couchons donc à l’abri d’une herbe à chameau, « cachée », en prenant les coordonnées GPS.
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C’est donc avec les deux tocards de motard à l’arrière du Land que nous finissons la journée (en buvant allégrement du rhum pour se consoler) pour finalement arriver à Atar, grosse ville ou nous avons rendez vous avec un autre 4x4 qui connaît bien la Mauritanie. Je suis malade, un peu saoulé et je m’écroule ….
Une bonne nuit de sommeil et hop, pas le temps de se reposer, l’auberge nous propose moyennant 200 euros d’aller chercher les deux bécanes, un Range Rover un peu pourri, une remorque, un mécano, un « pilote » mauritanien et c’est reparti en sens inverse ! Nous disons au revoir à Xavier et Céline qui continuent leur aventure sans nous (c’était le contrat) et on se donne un éventuel rendez vous à l’autre bout de la Mauritanie au cas ou on arriverait à avoir du réseau. Ce dépannage sera hallucinant, le païlote décidant de prendre un raccourci dans les dunes (avé la remorque c’est super pratique), nous ensablant mais on passe quand même ! Hop, on retrouve ma moto grâce au GPS et c’est l’heure du thé et de la prière On la laisse chez des chameliers (thé encore) et on fonce en direction de la moto de Mathieu. On s’arrête dans un petit village (thé) pour la nuit en se faisant allégrement dragué par de jeunes mauritaniennes très aguicheuses (12, 15 ans ?).
6h00 (thé) et on est reparti, on récupère la moto de Mathieu qu’on arrive tant bien que mal à faire rentrer DANS le Range (on défonce l’araignée, on vire la roue avant…), un petit thé et c’est reparti.
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On récupère la remorque, on crève une première fois, notre pilote décide de nouveau de prendre un raccourci qui consistera à mettre 30 minutes (10 tentatives) à monter une pente ensablée à 25 % avec les DEUX motos… on crève une deuxième fois, on bouffe de la poussière, du sable, on boit 12 thés et on arrive exténuer à l’auberge … ouf ! Le lendemain, on arrive tant bien que mal à « réparer » la pompe de Mathieu, on commence à se renseigner pour se faire livrer une pompe…on se repose, on se lave, on visite Atar mais on BOUFFE du sable et puis Atar c’est nul…
Mardi 22 janvier, Joël, le mec qui tient le magasin Honda près d’Athis Mons sur la nationale 7 dit à notre pote chargé de nous sauver : « mais heu les gars, une pompe, ça sert à rien, branchez le tuyau en direct ça devrait marcher » Ah, oooh et bein on essaie et devinez quoi ! Et bah ça marche et ces foutus KONNARDS de rédacteur de manuel technique, ils sont pas foutus de l’écrire AAAAH LES KONS, 4 jours et 200 euros de perdu pour rien !! On décide d’aller faire un essai en partant pour Chinguetti, ville touristique bordée d’immenses dunes à 80 km d’Atar … et au bout de 50 m la pompe de Mathieu relâche … bon cette fois on sait comment faire et c’est reparti. Tiens c’est marrant, pour changer, le vent est étourdissant, on voit rien, on fait une petite pause et … aah bah tiens c’est MARRANT ça aussi, le démarreur de Mathieu ne fonctionne plus. Ne nous énervons pas, ne nous ENERVONS PAS. Poussette et on rentre à l’auberge la queue enter les jambes, bien décidés à quitter cette ville de m.erde le lendemain … ah oui et au passage, le démarreur de Mathieu n’aura plus aucun problème après ça… Une petite photo du camion de nos voisins hippie/junkie/vampires (« Jesus freaks man ») qui ne sortaient en moyenne que 10 minutes par jour…
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CHAPITRE 4 : la renaissance
Mercredi 23 janvier, il nous reste un peu plus d’une semaine pour arriver à Bamako, il est temps de quitter cette région (l’Adrar) qui ne nous aura pas porté chance même si les 400 km de pistes ensablées resteront inoubliables… On part vite, sans prévoir à bouffer, avec 1.5 litre de flotte par personne pour 450 km de banc de bitume dans le désert sans possibilité de ravitailler en essence, une seule ville à traverser, et dans le but de rejoindre Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Nous n’avons aucune idée de l’autonomie de nos mémères sans pompe à essence (a priori les 5 derniers litres ne pourront descendre par gravité) et la moto pèse, avec le bidon de 20 litres plein à ras bord, plus de 300 kg. Ce que nous prenions pour une formalité (du bitume ma foi), va devenir très vite une des plus dures journées de moto de toute ma vie. Le vent souffle extrêmement fort, en rafale et complètement de travers ce qui a pour conséquence une perpétuelle lutte avec la machine … et des pneus qui ne s’usent que d’un côté (un angle constant d’au moins 15 °). A chaque pose, on BOUFFE 50 kg de sable, la moto de Mathieu, posé sur le bas coté pendant une pose pipi, se fait carrément renversé par le vent (c’est pour vous dire sa force). Il fait extrêmement chaud, Mathieu est malade et je me sens de plus en plus desséché. Mais cessons de nous plaindre, un petit hors piste nous offre tout de même de belles dunes.
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Lors de notre propre ravitaillement essence au bout de 230 km (ça devrait passer !), mon bidon trop rempli se déverse sur mon pantalon et dans mes bottes … cool j’avais besoin de ça. Bref, on arrive quasiment en panne d’essence (ça s’est joué à 2 ou 3 km près) à Nouakchott et on se trouve une auberge pour souffler. Je me rends compte que j’ai beaucoup de fièvre, que je suis loin d’avoir assez bu, que mon bide est retourné, que pis.ser me fait mal… en un mot, je suis en complète déshydratation pour la première fois de ma vie et c’est loin d’être une partie de plaisir. 3 litres de flotte plus tard et un repas que je me force à avaler, je m’effondre dans mon lit à 20h30 en me demandant comment je vais faire pour repartir le lendemain.
Le lendemain, grâce matinée 7h00, sur le point de partir (je suis complètement remis … à part mon ventre), on rencontre un jeune couple de suisses, un peu paniqués par l’idée de passer par Aleg, la ville ou les touristes se sont fait descendre et ils nous expliquent qu’ils comptent faire aujourd’hui leur visa pour le Mali… Mathieu et moi regardons la carte et on constate qu’il semble possible de rentrer au Mali par la piste … ce qui implique d’avoir le visa à l’avance… et puis une journée de repos, ça fera du bien. Allez hop, journée avec les suisses (très sympa), visa fait en une heure, on prend même les assurances, on bouquine, on glande et demain, 600 km entre Nouakchott et Kiffa nous attendent le long de la route de l’espoir. Rien à voir avec le précédent tronçon, le vent est beaucoup plus raisonnable, la journée se passe super bien … hormis l’envie pressante de me vider à chaque arrêt ce qui pose parfois problème lors des contrôles de gendarmes. Au matin le paysage est vraiment grandiose avec de magnifiques dunes de sable rouge et les photos prises ne sont pas à la hauteur … donc à vous d’imaginer. On s’arrête à Aleg faire de l’essence, pas de terroriste, pas de Ben Laden, on nous aurait menti ? Pour les nombreux contrôles de police (cadeau, blabla), j’élabore une nouvelle stratégie consistant à ne pas laisser le temps au flic de sortir de sa cabane et de passer à fond de 5 en faisant coucou de la main … On rentre dans Kiffa (j’ai encore du ch.ier - excusez le terme – derrière la cabane des flics) avant la tombée de la nuit, juste le temps de visiter les auberges minables de la ville. Dans celle que l’on choisit, tout est crade, tout est laissé à l’abandon, c’est cher pour ce que c’est, vous ressortez des douches plus sales que vous n’y êtes entré … mais bon, les suisses nous rejoignent, des américains débarquent en limousine venue de Californie, moteur V8 consommant 45 litres au 100 dans le sable
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Le mec du coin nous indique, malgré les avertissements d’un motard portugais qui y avait renoncé, que la piste entre Kiffa (Mauritanie) et Kayes (Mali) est tout à fait faisable… Samedi 26 janvier, on choppe 10 litres de flotte (pas question de refaire la même erreur), on fait les pleins, et c’est parti pour 300 km de piste jusqu’au Mali. La piste alterne entre le facile et le super difficile à savoir piste écroulée et remplacée par du sable profond, mou et labouré. Dans le désert, le sable c’est cool parce que tu n’es pas obligé de rouler dans les traces de 4x4, tu roules à coté, tu a le Sahara pour toi. Ici, la piste est bordée d’arbre et de pierre et il est difficile d’en sortir et je peux vous garantir que les sillons de 40 cm de profondeur de sable c’est épouvantable. 2 méthodes existent sur le marché, la méthode vaillante et courageuse qui consiste à appliquer l’adage « dans le sable, bourriner tu devras » et donc d’arriver à 40 km/h dans les sillons et à essayer de tenir fermement le guidon. Cette première technique est valeureuse … mais vouée à l’échec avec un poids de 320 kg car la roue avant finit invariablement par faire ce qu’elle veut, la garce, et c’est ainsi que je me suis tapée une gaufre assez rapide (30 km/h) juste devant un village, les habitants morts de rire. Passons à la deuxième méthode, celle dite du canard, que je maitrise personnellement très bien, et que Mathieu a eu un peu de mal à accepter (moins noble pfff…) : elle consiste tout simplement à rouler à un très rapide 4 km/h, les pieds grand sortis, c’est moche mais moins casse gueule … et surtout la chute y est moins violente. Le désert se transforme petit à petit en savane (ahahaha conn.ard de vent bye bye), on roule désormais à coté de la piste pour éviter les sillons creusés par les camions … ce qui est extrêmement agréable : petits slaloms dans l’herbe jaune, entre les arbres, le sol est suffisamment dur pour que les motos ne s’enfoncent pas, les points d’eau sont squattés par un nombre de têtes de bétail jamais vu pour moi (2000 bêtes ?).
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A CHAQUE personne croisée, nous demandons notre chemin car en l’absence de carte précise et de point GPS, on risque de se retrouver vite fait au Sénégal … les gens sont vraiment adorables et nous ne nous serons jamais perdus. Nous arrivons le sourire au lèvre à 15 km de Kankossa, dernier gros village mauritanien avant la frontière et … BIENVENUE EN ENFER. OOOOh, 15 km, 2 heures oui messieurs dames, du 7.5 km/h. Le charmant village (pas de photo car trop de sable, de sueur et de chute) est à flanc d’une grosse dune molle de sable rouge. Et oui, la savane praticable sur le côté de la piste c’est fini, maintenant c’est du vicieux, du mou, du moins mou et puis dans les villages les gamins courent partout, la moto chauffe, relever la moto nous faire perdre 1 litre de flotte, 4 chutes pour moi qui n’ai plus de bras. On arrive enfin à dépasser le village et le sable et il est temps de se reposer au milieu des palmiers … nous avons fait 130 km en 5h de moto.
Le lendemain, la journée se passera comme sur des roulettes, pistes beaucoup moins ensablées, passage de la frontière complètement fantôme (aucun poste de contrôle de rien du tout), parfois, on a même le droit à du roulant (ahahaha 110 km/h sur la terre séchée LE PIED) et on décide finalement de dormir à l’ombre d’un baobab à 20 km de Kayes, ville malienne de 80000 habitants tout de même.
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Lundi 28 janvier, on arrive facilement à Kayes par une piste roulante et jouissive … et il est très bizarre de se retrouver dans des bouchons, la pollution et une vie foisonnante. On se trouve un hôtel propre, dans ce pays la bière est enfin de retour (yeeees !), on signale notre entrée sur le territoire (coucou !) à la police malienne et puis on se décide à faire un petite soirée festive, bar, bières (beaucoup) et deux maliennes « légèrement » intéressées viennent discuter avec nous. Ne rien leur offrir (à part de la bière), rester poli, discuter et tout se passe bien. On fera même un petit tour au casino, un peu bourré, une femme prendra littéralement les jetons dans les mains de Mathieu … et lui fera gagner 6000 CFA (8 euros) de quoi se payer une autre bière ! Il nous reste deux jours de route pour arriver idéalement à Bamako mercredi soir et nous décidons donc d’emprunter la piste longeant le fleuve Sénégal jusqu’à Bamako soit 450 km de piste initialement prévu.
Nous avions connu le bitume (beaucoup !), le sable (pas mal surtout dans la bouche), la savane (ouuuui), la terre (bourriner !) … à nous la caillasse, la piste ressemblant parfois à une course vicieuse de trial (pierres grosses comme ma tête dans un montée à 40 %). En un mot, la piste est l’inverse exacte du roulant, les motos hurlent de douleur, le fleuve Sénégal apparaît de temps en temps pour nous réchauffer (Mathieu y fera trempette et apprendra plus tard qu’il est blindé de crocodiles)…
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6 heures de motos non stop et 150 km. Le porte bagage Tourratechmescouilles de Mathieu pète une première fois, puis lâche complètement une deuxième … les bagages frottant la roue, on ne peut plus continuer et heureusement le village de Bafoulabé n’est qu’à 5 km (encore un coup de pot). Comme d’hab, les gens sont adorables, on nous trouve un soudeur et c’est reparti !
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On nous explique qu’il existe une piste très roulante qui va vers Bamako et nos motos nous crient d’opter pour cette solution. Avant la nuit, nous traversons le fleuve (c’est plus le Sénégal) par la seule voie possible, la voie de chemin de fer (on en aura bouffer du chemin de fer !) … sauf qu’on se fait engueuler car le train arrive et il faut donc patienter comme tout le monde (sécurité au top !). La fin du voyage se profile, dernier bivouac (Inch’Allah), et le lendemain, dernier sanglage (interminable !) … et on aperçoit au loin des hippopotames sous l’eau. 80 km à 110 km/h sur une piste je dirais damée (c’est bon !) et hoooo Tourratechmescouilles lâche encore. Atelier soudure numéro 2 et on se fait vraiment plaisir en se prenant pour Peter Hansel et Richard Sainct, à fond les bananes, en faisant le spectacle devant les enfants, en prenant quelques bosses … et on arrive à Kita, ville située à 190 km de goudron de Bamako. Cette fois, c’est presque fini … oui mais non car un petit bruit suspect et TRES désagréable commence à se faire entendre sur ma grosse. On tapote, on lui parle et on roule 40 km … oui mais la c’est plus possible, ma roue arrière est comme vrillée. On regarde et … aaaaah, hum, les roulements de roue arrière sont morts (enfin moi j’y comprenais rien mais Mathieu a tout de suite vu le problème), les bibilles tombent et on est sacrément dans la m.erde. En France, qu’est ce qu’on fait dans ce cas la ? On trouve un magasin Honda et on achète les roulements … oui mais la c’est pas possible donc comme d’habitude, on fait confiance à l’extraordinaire gentillesse des maliens. Cette fois, un mec est carrément prêt à tout pour nous : Mathieu l’emmène sur sa moto (en faisant le spectacle à 140 apparemment) chercher des roulements dans la ville située à 60 bornes d’ici, je n’étais pas la mais le mec secoue toute la ville, fait rouvrir les magasins fermés, parvient à trouver deux roulements (2000 CFA soit la somme astronomique de 3 euros) … et ils reviennent de nuit me retrouver (le tout en évitant un buffle d’extrême justesse). C’est pas fini, il vire le néon qu’il a chez lui (seule lumière) laissant sa famille (sa femme était belle à tomber par terre – comme un paquet de maliennes soit dit au passage- dixit Mathieu) dans le noir complet, le branche sur une batterie et c’est parti pour l’atelier bricolage. Heu bon heu on appellera ça une réparation de manouche (avé tout le village autour), il manque une pièce, les roulements ne conviennent pas exactement et la on vous dit : « bon t’es prêt à faire 130 bornes de nuit ? ». Paniproblème, le mec nous demande … rien, et nous dit « comme ça quand je viendrai en France, on m’aidera ». Nous t’aiderons cher Issa, mais pour ce qui est de la France … attends toi plutôt à des coups de baton. Il est 10h du soir, route de nuit à la fraiche sur une route toute neuve, la grande confiance dans ma roue arrière et on parvient complètement morts à Bamako qui paraît gigantesque de nuit (c’est de loin, la plus grosse ville qu’on est vu depuis qu’on est parti). Je retrouve mon chemin et parvient dans l’eldorado, lits préparés, bouffe à gogo, douches nickel chaudes aaaah.
Nous resterons 2 jours dans ma belle famille, on installe les motos sous une bâche et il est temps de prendre l’avion … 14 h insupportable (la chiasse…) par Royal Air Maroc. La petite aventure est terminée et il est temps de retrouver notre quotidien mais aussi nos potes, nos familles et surtout nos petites femmes.
CONCLUSION : nous avons eu beaucoup de chance mais ce que je retiendrai le plus, c’est l’incroyable gentillesse des centaines de gens que nous avons pu rencontrer et je regrette de ne pas avoir osé les prendre en photo… ouais définitivement, c’est pas la moto, ni les paysages, mais bien les gens, ces différents peuples tous accueillant (surtout dans les villages, hors des grandes villes), charmant, ces femmes grandes gueules et souvent magnifiques (aaaah au Mali c’est quelque chose !) … que de sourires, de gestes et de paroles échangés !
Et puis beaucoup plus terre à terre, je voudrais rendre hommage aux pneus Michelin Desert, qui en bouffé plein la gu.eule … indestructibles, vous en connaissez beaucoup, vous, des pneus capables de rouler 300 km comme ça ?
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… et bien sur, rendre hommage à l’increvable Africa Twin, moteur de tracteur, fait pour durer 1000 ans, partie cycle de Hummer … bref, une moto taillée pour l’Afrique.
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salutations à xavcé du forum (ceux du 4x4) ... on va passer vous voir, promis
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Ca y est, me voila de retour, douce France pluvieuse et sarkomaniaque, après un petit périple ma foi fort sympathique, dépaysant, riche en enseignements et je pense inoubliable. Moi et mon pote Mathieu avons donc réussi le très relatif exploit d’amener deux Africa Twin de 1990 comptant plus de 90000 km au compteur et somme toute en fin de vie de Paris à Bamako au Mali. Au final, plus de 4500 km dont à peu près 1000 de piste … le tout en 3 semaines. Ci-dessous, un petit aperçu de notre voyage : en vert, l’auto train, bien pratique pour éviter le froid, en bleu le bateau, bien pratique pour éviter de se taper l’Espagne et en rouge, la bécane avec des pointillés pour la Piste avec un grand P (ouuui mosieur)… les étoiles correspondant aux incidents techniques.
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Mais ne nous énervons pas, chaque chose en son temps, prenez place (ou fuyez !) car cela risque d’être un chouia long…
CHAPITRE 1 : ciao la France salut l’Afrique…
Voila 6 mois que je prépare ce voyage, rendez vous est pris à Sète avec un couple voyageant en vieux Land Rover (super bien équipé) rencontré sur internet. A la base, je devais être le seul motard, mon but étant de ramener ma vieille Africa Twin, inutile ici, dans la famille de ma femme, à Bamako. Oui mais voila, à force de parler de ce voyage, Mathieu a craqué et a récupéré lui aussi une vieille Africa (identique !) utilisée récemment quand on était parti au Maroc. 5 jours avant le départ, nous voici donc deux glands à moto, censés traverser la Mauritanie par la piste, nous les purs ignorants du sable … ma foi qui ne tente rien n’a rien !
Tiens, la Mauritanie, les français assassinés juste avant, le Dakar annulé, les familles paniquées … AAAAh fuyons ce monde surmédiatisé où le moindre fait divers peut prendre des proportions hallucinantes, où le mot Al Qaida est aussi souvent utilisé que le mot Sarkozy … oui décidément fuyons.
Une vidange, des pneus Michelin Désert, quelques outils, des bidons de 20 L à mettre sur le Land et c’est parti !
Le mercredi 9 janvier, on dépose les deux mémères sur l’auto train pour les retrouver le lendemain matin à Avignon. 130 bornes d’autoroute sous la flotte et les pneus Michelin Desert se comportent très bizarrement sur route …. vivement le soleil. On arrive à Sète, on retrouve comme prévu nos deux compagnons de route, le premier contact avec Xavier et Céline est très encourageant même si Xavier a un sourire crispé lorsqu’on évoque l’état de nos grosses : grosse consommation d’huile pour Mathieu, moteur qui tourne comme une patate pour la mienne etcetc… 36 h de bateau, idéal pour se reposer, faire connaissance, se faire ch.ier, bouquiner et le samedi 12, un superbe levée de soleil sur le très encombré détroit de Gibraltar
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On débarque à Tanger, et bizarrement les formalités se passent extrêmement rapidement … à nous l’Afrique !
CHAPITRE 2 : P.utain, le Maroc et le Sahara occidental c’est long !
L’objectif un peu hallucinant est de traverser le Maroc et le Sahara occidental en trois jours … soit plus de 2000 km. Oui oui, à votre service ! On emprunte la toute nouvelle autoroute du roi, les aires de repos sont … typiquement françaises, les jumelles toutes les 50 bornes (oui !) … rien de bien passionnant, calés à un petit 110 km/h (le 4x4 ne dépasse pas les 90), on se goure de sortie après Casablanca, on roule de nuit le but étant d’arriver à Marrakech … mais on est crevé (déjà !) et on dort comme des manouches sur une aire d’autoroute en construction à 80 km au Nord de Marrakech. Le bivouac le plus pourri de l’histoire … pas grave, on se rattrapera !
Le lendemain, Mathieu et moi nous envolons sur des nationales blindées de camion où le dépassement en 4x4 est impossible. On se donne rendez vous sur la côte afin d’avoir un bivouac digne de ce nom… Un plein d’essence, des petites courses (bah ouais on a le temps, ils se traînent avec leur 4x4 !) Mathieu et moi trouvons un lieu où se poser paradisiaque, avec coucher de soleil et tout et tout … petit joint, le soleil se couche mais KESKIBRANLE … allo ? ah vous êtes 50 bornes devant ? ah ? Meeeerde, route de nuit montagneuse, fatigués, on les retrouve et on se pose éreintés au bord d’une falaise … il va falloir qu’on s’attende plus souvent.
Et hop ! réveil militaire bientôt habituel avec le levée du soleil à 6h30 … et il faut bien se faire une raison, on fera pas1200 bornes aujourd’hui !
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On roule on roule on roule, et le Sahara ouvre ses portes, les virages disparaissent, l’océan se montre par moment, on fait un ptit tour dans le sable mouaais, les contrôles d’identité tous les 80 km, des cinglés en vélo…
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Et un PV … et oui, où que j’aille, il faut toujours que je me prenne un pitain de PV. A chacun de ces fameux contrôles d’identité, où il faut remplir toute un paperasse et dire « non pas de cadeau », il y a un panneau tout pourri écrit « STOP Gendarmerie royale » … moi qui avait enfin trouvé deux virages déboule donc à 110 et ne peut m’arrêter … le flic commence à sortir son baratin, m’offre le thé, m’explique que c’est 400 dirham (40 euros !) … et la mes enfants, c’est le moment de sortir la tactique du merlan frit, testé et approuvé taaaant de fois avec notre chère bleusaille nationale : rester courtois, paraître triste, assumer blablabla … et je m’en tire finalement avec un PV à 100 dirham pour … non port du casque OOOh c’est bon. On dépasse Laayoune, tiens il fait nuit … et on finit par dormir sur le bord de la route, sales et crevés.
6h30, mardi 15 janvier, au programme 650 bornes de ligne droite entrecoupée de contrôles et l’espoir d’un hôtel, d’une douche (oooh une douche), le sans plomb commence à disparaître au profit du super. Les pneus commencent à tirer un peu la tronche, les motos roulent comme des patates donc tout va bien, on passe la dernière ville (militaire) marocaine de Dakhla … et la plus rien, plus de circulation KEDAL, un banc de bitume et des chameaux, le vent souffle fort et recouvre virtuellement le bitume d’un fine couche de sable blanc (c’est beau !).
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On arrive enfin à l’hôtel, la douche est chaude (AHAHAHAH), la dernière station service marocaine (c’est beaucoup plus cher en Mauritanie) est à cours de gasoil et le Land, rempli à ras bord de ce précieux breuvage, est convoité gentiment par les 15 camions qui attendent le ravitaillement … demain, à nous la Mauritanie et la piste !
CHAPITRE 3 : le sable, le vent et le vent de sable
6h30 comme d’hab, on glandouille une bonne heure à la frontière côté marocain et c’est parti pour ce qui est appelé le « no man’s land ». Ce fameux no man’s land est en fait une piste de 5 km entre la douane marocaine du Sahara occidental et la douane mauritanienne, anciennement minée en bon souvenir de la guerre qui a opposé les deux pays (en fait le Sahara occidental n’est pas reconnu comme marocain par les nations unis et il est revendiqué par les salawi mauritaniens … enfin pour faire simple quoi) il n’y a pas si longtemps. La « légende » veut qu’il est facile de s’y égarer et donc de péter sur une mine … sympa non ? En réalité, c’est du flanc, on voit à vue d’œil la douane mauritanienne, la piste est parfaitement tracée, bref beaucoup de bruit pour plus grand-chose. Allez hop, pour ne pas changer, formalités administratives, on tamponne, on retamponne, on paye, on prend une assurance (bidon ?), on discute, on nous explique que la Mauritanie condamne avec honte l’assassinat des français, qu’on est les bienvenues … tout va bien ! On est désormais en Mauritanie messieurs dames, encore 60 km de bitume et c’est théoriquement parti pour 600 bornes de pistes ensablées le long d’une voie ferrée perdue au milieu du désert, reliant une mine de fer perdue dans le Sahara à Nouadhibou, grosse ville mauritanienne sur l’Atlantique. Le train est gros, très gros, il en passe peut être 2 par jour … mais il a 150 wagons … ce qui en fait un des deux plus grands du monde. Petit village, premier sable mou et … boumbadaboum, Mathieu se vautre, moi j’en ch.ie mais je passe … heu hum on a fait 50 m de sable et on est déjà en sueur. On se pose au tout début de la piste et le train arrive…
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Quand je vous disais qu’il était balèze. Ah oui au fait, il y a du vent, ça a l’air de rien dit comme ça mais c’est un vent fort … et ya du sable partout donc on BOUFFE DU SABLE et on va en BOUFFER pendant les 10 jours à venir. Ce vent, c’est l’harmattan : L’harmattan est un vent chaud et sec, de direction Nord-Est à Est, en provenance du Sahara.Il souffle de décembre à février sur toute l’Afrique de l'Ouest, du Sahel au Cameroun et au Tchad. Chargé de poussières et de sables (fines particules de 0, 5 à 10 millièmes de centimètres), il peut obscurcir l'athmosphère durant plusieurs jours et il favorise ainsi les épidémies de méningite dans les pays sahéliens. Donc en fait, les paysages de carte postale, c’est dans le kukekette, on voit rien à plus d’1 km et le pire, le PIRE, c’est que les gens la bas disent « ooh aujourd’hui ça va ». Bref, on dégonfle les pneus (~ 1.3), Mathieu et moi nous regardons (« Force et robustesse ») avec une certaine appréhension et c’est parti. Les bords du rail sont composés de sable extrêmement mou et Mathieu et moi décidons donc de rouler entre les rails … hum, ça a l’air dur, mais en fait c’est mou et rempli de bout de métal … en un mot, 600 bornes comme ça, je meure.
Allez hop, je me décide, on est dans le désert, on voulait du sable, alors roulons dans le sable et nous quittons l’affreuse voie de chemin de fer … et c’est pas si mal, même si c’est extrêmement casse gueule. Mathieu élabore la théorie du poids (le cu.l) en arrière façon poudreuse qui marche pas mal … et on fait notre premier ensablement
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Très vite, la confiance arrive, 70/80/90 aaaaah mais c’était donc vrai : dans le sable, en Africa Twin, bourriner tu devras et oooh miracle, la moto flotte, c’est merveilleux, le paysage qui ne donnerait rien sur une photo est impressionnant, le sourire sur les lèvres je pars devant, sors des traces … essaie de revenir derrière eux et BOUM me gaufre à petite vitesse. Pas grave, j’arrive miraculeusement à relever la moto, relève la tête … personne. Je roule 200 m … personne. Je coupe le contact, écoute … rien personne. Hum c’est ballot, j’ai pas d’eau, le téléphone ne capte pas, la piste s’efface avec le vent… la sueur froide arrive. NE PANIQUONS PAS. J’aperçois une tente de chamelier au loin et roule m’y réfugier. L’accueil est merveilleux, ne t’inquiètes pas petit touriste effrayé, tu vas retrouver tes amis, prends d’abord un peu de lait de chamelle sucré (ooooh que c’est bon), un bon thé, détends toi. Moi et les hommes du désert grimpons au sommet d’une dune pour pouvoir capter le réseau, je laisse mon message, mon hôte appelle tous ses potes pour prévenir qu’un touriste est perdu et nous retournons sur la piste pour attendre … et finalement, le cher Land Rover vert arrive (MAMAAAAAN), on est tous soulagé mais on a perdu pas mal de temps. On finit par faire 60 bornes avant la nuit, Mathieu et moi bourrinons entre 70 et 110, un vrai régal, le pied du motard, le kiffe, le vrai. Ouf, bivouac au milieu de nul part, je me suis fait peur mais … tout va bien et il semble bien qu’on soit capable de rouler dans le sable !
6h30 ah et si on faisait un peu de moto ! La journée commence comme elle s’est finie, le GRAND KIFFE, 120 bornes avalées comme si de rien n’était. Nous attaquons une partie beaucoup plus ensablée (dunettes), le vent souffle très fort, on voit rien …4e aah je m’enfonce bon alors fond de 3e aaah fond de 2e … une montée, fond de 1ere ouf ça redescend fond de 2e et hop 15 litres au 100 (25 pour le 4x4). Tiens Mathieu s’arrête, heu ça va ? Ah bah en fait, la moto s’est coupé brutalement et ne redémarre plus… on tapote, on regarde, on lui parle, nan elle redémarre plus… Après plusieurs réflexions, on finit par tester sa pompe à essence (le tout en BOUFFANT du sable) … qui ne marche plus. Et m.erde ! Un pickup répare au loin la voie ferrée et nous leur demandons de nous amener la moto au village (le seul un peu gros sur 500 bornes) à 15 bornes d’ici. La moto de Mathieu est donc sanglée n’importe comment à l’arrière du pick up … la piste jusqu’au village est extrêmement molle, je suis à deux doigts de m’ensabler mais m’en sors en brûlant ma moto (fond de 1ere, gerbe de 10m et on pousse avec les pieds). Une fois arrivé au village, nous sommes crevés, les enfants sont infernaux (AAAH), on passe l’après midi à essayer de trouver une pompe … pour finalement installer une vieille pompe à essence de Land Rover. On essaie de la faire tenir avec du fil de fer, la moto redémarre (et oui !) et Mathieu est chargé d’essayer de nuit, dans un village (donc sable très mou avec plein d’obstacles) sa nouvelle et merveilleuse réparation de manouche. Evidemment, tout ce qu’on arrive à faire c’est 50m laborieux, on voit rien et c’est dangereux, le mec veut qu’on lui paye 50000 ouguiya (la monnaie de la bas que nous appelions zigouigoui) soit 150 euros… en un mot c’est vraiment n’importe quoi. L’essai est repoussé au lendemain et nous passons la nuit chez les gendarmes. Vendredi 18 janvier 6h30, pour changer, l’essai n’est pas concluant et nous devons laisser, la mort dans l’âme, la moto à la gendarmerie (enfin la cabane quoi) du village en n’étant pas sur d’être en mesure de revenir la chercher. Et c’est reparti, mais je suis seul (ce qui ne m’empêche pas de prendre égoïstement mon pied)
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Le GPS indique le prochain waypoint tout droit à 6km … donc je fonce tout droit, en plein dans de vrais dunes, sans trace … et je m’ensable lamentablement. Le 4x4 qui m’a suivi s’ensable aussi sauf que c’est beaucoup plus embêtant, on met plus d’une heure à le désensabler en BOUFFANT du sable comme jamais et on décide d’arrêter les frais et de contourner les dunes. Je suis mort, je suis le Land à distance et … plus rien. J’essaie de redémarrer mais plus rien… aaaah on diagnostique encore une fois une panne de pompe à essence (quelle m.erde cette pompe !) mais cette fois, nulle part ou la laisser et nous la couchons donc à l’abri d’une herbe à chameau, « cachée », en prenant les coordonnées GPS.
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C’est donc avec les deux tocards de motard à l’arrière du Land que nous finissons la journée (en buvant allégrement du rhum pour se consoler) pour finalement arriver à Atar, grosse ville ou nous avons rendez vous avec un autre 4x4 qui connaît bien la Mauritanie. Je suis malade, un peu saoulé et je m’écroule ….
Une bonne nuit de sommeil et hop, pas le temps de se reposer, l’auberge nous propose moyennant 200 euros d’aller chercher les deux bécanes, un Range Rover un peu pourri, une remorque, un mécano, un « pilote » mauritanien et c’est reparti en sens inverse ! Nous disons au revoir à Xavier et Céline qui continuent leur aventure sans nous (c’était le contrat) et on se donne un éventuel rendez vous à l’autre bout de la Mauritanie au cas ou on arriverait à avoir du réseau. Ce dépannage sera hallucinant, le païlote décidant de prendre un raccourci dans les dunes (avé la remorque c’est super pratique), nous ensablant mais on passe quand même ! Hop, on retrouve ma moto grâce au GPS et c’est l’heure du thé et de la prière On la laisse chez des chameliers (thé encore) et on fonce en direction de la moto de Mathieu. On s’arrête dans un petit village (thé) pour la nuit en se faisant allégrement dragué par de jeunes mauritaniennes très aguicheuses (12, 15 ans ?).
6h00 (thé) et on est reparti, on récupère la moto de Mathieu qu’on arrive tant bien que mal à faire rentrer DANS le Range (on défonce l’araignée, on vire la roue avant…), un petit thé et c’est reparti.
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On récupère la remorque, on crève une première fois, notre pilote décide de nouveau de prendre un raccourci qui consistera à mettre 30 minutes (10 tentatives) à monter une pente ensablée à 25 % avec les DEUX motos… on crève une deuxième fois, on bouffe de la poussière, du sable, on boit 12 thés et on arrive exténuer à l’auberge … ouf ! Le lendemain, on arrive tant bien que mal à « réparer » la pompe de Mathieu, on commence à se renseigner pour se faire livrer une pompe…on se repose, on se lave, on visite Atar mais on BOUFFE du sable et puis Atar c’est nul…
Mardi 22 janvier, Joël, le mec qui tient le magasin Honda près d’Athis Mons sur la nationale 7 dit à notre pote chargé de nous sauver : « mais heu les gars, une pompe, ça sert à rien, branchez le tuyau en direct ça devrait marcher » Ah, oooh et bein on essaie et devinez quoi ! Et bah ça marche et ces foutus KONNARDS de rédacteur de manuel technique, ils sont pas foutus de l’écrire AAAAH LES KONS, 4 jours et 200 euros de perdu pour rien !! On décide d’aller faire un essai en partant pour Chinguetti, ville touristique bordée d’immenses dunes à 80 km d’Atar … et au bout de 50 m la pompe de Mathieu relâche … bon cette fois on sait comment faire et c’est reparti. Tiens c’est marrant, pour changer, le vent est étourdissant, on voit rien, on fait une petite pause et … aah bah tiens c’est MARRANT ça aussi, le démarreur de Mathieu ne fonctionne plus. Ne nous énervons pas, ne nous ENERVONS PAS. Poussette et on rentre à l’auberge la queue enter les jambes, bien décidés à quitter cette ville de m.erde le lendemain … ah oui et au passage, le démarreur de Mathieu n’aura plus aucun problème après ça… Une petite photo du camion de nos voisins hippie/junkie/vampires (« Jesus freaks man ») qui ne sortaient en moyenne que 10 minutes par jour…
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CHAPITRE 4 : la renaissance
Mercredi 23 janvier, il nous reste un peu plus d’une semaine pour arriver à Bamako, il est temps de quitter cette région (l’Adrar) qui ne nous aura pas porté chance même si les 400 km de pistes ensablées resteront inoubliables… On part vite, sans prévoir à bouffer, avec 1.5 litre de flotte par personne pour 450 km de banc de bitume dans le désert sans possibilité de ravitailler en essence, une seule ville à traverser, et dans le but de rejoindre Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Nous n’avons aucune idée de l’autonomie de nos mémères sans pompe à essence (a priori les 5 derniers litres ne pourront descendre par gravité) et la moto pèse, avec le bidon de 20 litres plein à ras bord, plus de 300 kg. Ce que nous prenions pour une formalité (du bitume ma foi), va devenir très vite une des plus dures journées de moto de toute ma vie. Le vent souffle extrêmement fort, en rafale et complètement de travers ce qui a pour conséquence une perpétuelle lutte avec la machine … et des pneus qui ne s’usent que d’un côté (un angle constant d’au moins 15 °). A chaque pose, on BOUFFE 50 kg de sable, la moto de Mathieu, posé sur le bas coté pendant une pose pipi, se fait carrément renversé par le vent (c’est pour vous dire sa force). Il fait extrêmement chaud, Mathieu est malade et je me sens de plus en plus desséché. Mais cessons de nous plaindre, un petit hors piste nous offre tout de même de belles dunes.
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Lors de notre propre ravitaillement essence au bout de 230 km (ça devrait passer !), mon bidon trop rempli se déverse sur mon pantalon et dans mes bottes … cool j’avais besoin de ça. Bref, on arrive quasiment en panne d’essence (ça s’est joué à 2 ou 3 km près) à Nouakchott et on se trouve une auberge pour souffler. Je me rends compte que j’ai beaucoup de fièvre, que je suis loin d’avoir assez bu, que mon bide est retourné, que pis.ser me fait mal… en un mot, je suis en complète déshydratation pour la première fois de ma vie et c’est loin d’être une partie de plaisir. 3 litres de flotte plus tard et un repas que je me force à avaler, je m’effondre dans mon lit à 20h30 en me demandant comment je vais faire pour repartir le lendemain.
Le lendemain, grâce matinée 7h00, sur le point de partir (je suis complètement remis … à part mon ventre), on rencontre un jeune couple de suisses, un peu paniqués par l’idée de passer par Aleg, la ville ou les touristes se sont fait descendre et ils nous expliquent qu’ils comptent faire aujourd’hui leur visa pour le Mali… Mathieu et moi regardons la carte et on constate qu’il semble possible de rentrer au Mali par la piste … ce qui implique d’avoir le visa à l’avance… et puis une journée de repos, ça fera du bien. Allez hop, journée avec les suisses (très sympa), visa fait en une heure, on prend même les assurances, on bouquine, on glande et demain, 600 km entre Nouakchott et Kiffa nous attendent le long de la route de l’espoir. Rien à voir avec le précédent tronçon, le vent est beaucoup plus raisonnable, la journée se passe super bien … hormis l’envie pressante de me vider à chaque arrêt ce qui pose parfois problème lors des contrôles de gendarmes. Au matin le paysage est vraiment grandiose avec de magnifiques dunes de sable rouge et les photos prises ne sont pas à la hauteur … donc à vous d’imaginer. On s’arrête à Aleg faire de l’essence, pas de terroriste, pas de Ben Laden, on nous aurait menti ? Pour les nombreux contrôles de police (cadeau, blabla), j’élabore une nouvelle stratégie consistant à ne pas laisser le temps au flic de sortir de sa cabane et de passer à fond de 5 en faisant coucou de la main … On rentre dans Kiffa (j’ai encore du ch.ier - excusez le terme – derrière la cabane des flics) avant la tombée de la nuit, juste le temps de visiter les auberges minables de la ville. Dans celle que l’on choisit, tout est crade, tout est laissé à l’abandon, c’est cher pour ce que c’est, vous ressortez des douches plus sales que vous n’y êtes entré … mais bon, les suisses nous rejoignent, des américains débarquent en limousine venue de Californie, moteur V8 consommant 45 litres au 100 dans le sable
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Le mec du coin nous indique, malgré les avertissements d’un motard portugais qui y avait renoncé, que la piste entre Kiffa (Mauritanie) et Kayes (Mali) est tout à fait faisable… Samedi 26 janvier, on choppe 10 litres de flotte (pas question de refaire la même erreur), on fait les pleins, et c’est parti pour 300 km de piste jusqu’au Mali. La piste alterne entre le facile et le super difficile à savoir piste écroulée et remplacée par du sable profond, mou et labouré. Dans le désert, le sable c’est cool parce que tu n’es pas obligé de rouler dans les traces de 4x4, tu roules à coté, tu a le Sahara pour toi. Ici, la piste est bordée d’arbre et de pierre et il est difficile d’en sortir et je peux vous garantir que les sillons de 40 cm de profondeur de sable c’est épouvantable. 2 méthodes existent sur le marché, la méthode vaillante et courageuse qui consiste à appliquer l’adage « dans le sable, bourriner tu devras » et donc d’arriver à 40 km/h dans les sillons et à essayer de tenir fermement le guidon. Cette première technique est valeureuse … mais vouée à l’échec avec un poids de 320 kg car la roue avant finit invariablement par faire ce qu’elle veut, la garce, et c’est ainsi que je me suis tapée une gaufre assez rapide (30 km/h) juste devant un village, les habitants morts de rire. Passons à la deuxième méthode, celle dite du canard, que je maitrise personnellement très bien, et que Mathieu a eu un peu de mal à accepter (moins noble pfff…) : elle consiste tout simplement à rouler à un très rapide 4 km/h, les pieds grand sortis, c’est moche mais moins casse gueule … et surtout la chute y est moins violente. Le désert se transforme petit à petit en savane (ahahaha conn.ard de vent bye bye), on roule désormais à coté de la piste pour éviter les sillons creusés par les camions … ce qui est extrêmement agréable : petits slaloms dans l’herbe jaune, entre les arbres, le sol est suffisamment dur pour que les motos ne s’enfoncent pas, les points d’eau sont squattés par un nombre de têtes de bétail jamais vu pour moi (2000 bêtes ?).
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A CHAQUE personne croisée, nous demandons notre chemin car en l’absence de carte précise et de point GPS, on risque de se retrouver vite fait au Sénégal … les gens sont vraiment adorables et nous ne nous serons jamais perdus. Nous arrivons le sourire au lèvre à 15 km de Kankossa, dernier gros village mauritanien avant la frontière et … BIENVENUE EN ENFER. OOOOh, 15 km, 2 heures oui messieurs dames, du 7.5 km/h. Le charmant village (pas de photo car trop de sable, de sueur et de chute) est à flanc d’une grosse dune molle de sable rouge. Et oui, la savane praticable sur le côté de la piste c’est fini, maintenant c’est du vicieux, du mou, du moins mou et puis dans les villages les gamins courent partout, la moto chauffe, relever la moto nous faire perdre 1 litre de flotte, 4 chutes pour moi qui n’ai plus de bras. On arrive enfin à dépasser le village et le sable et il est temps de se reposer au milieu des palmiers … nous avons fait 130 km en 5h de moto.
Le lendemain, la journée se passera comme sur des roulettes, pistes beaucoup moins ensablées, passage de la frontière complètement fantôme (aucun poste de contrôle de rien du tout), parfois, on a même le droit à du roulant (ahahaha 110 km/h sur la terre séchée LE PIED) et on décide finalement de dormir à l’ombre d’un baobab à 20 km de Kayes, ville malienne de 80000 habitants tout de même.
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Lundi 28 janvier, on arrive facilement à Kayes par une piste roulante et jouissive … et il est très bizarre de se retrouver dans des bouchons, la pollution et une vie foisonnante. On se trouve un hôtel propre, dans ce pays la bière est enfin de retour (yeeees !), on signale notre entrée sur le territoire (coucou !) à la police malienne et puis on se décide à faire un petite soirée festive, bar, bières (beaucoup) et deux maliennes « légèrement » intéressées viennent discuter avec nous. Ne rien leur offrir (à part de la bière), rester poli, discuter et tout se passe bien. On fera même un petit tour au casino, un peu bourré, une femme prendra littéralement les jetons dans les mains de Mathieu … et lui fera gagner 6000 CFA (8 euros) de quoi se payer une autre bière ! Il nous reste deux jours de route pour arriver idéalement à Bamako mercredi soir et nous décidons donc d’emprunter la piste longeant le fleuve Sénégal jusqu’à Bamako soit 450 km de piste initialement prévu.
Nous avions connu le bitume (beaucoup !), le sable (pas mal surtout dans la bouche), la savane (ouuuui), la terre (bourriner !) … à nous la caillasse, la piste ressemblant parfois à une course vicieuse de trial (pierres grosses comme ma tête dans un montée à 40 %). En un mot, la piste est l’inverse exacte du roulant, les motos hurlent de douleur, le fleuve Sénégal apparaît de temps en temps pour nous réchauffer (Mathieu y fera trempette et apprendra plus tard qu’il est blindé de crocodiles)…
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6 heures de motos non stop et 150 km. Le porte bagage Tourratechmescouilles de Mathieu pète une première fois, puis lâche complètement une deuxième … les bagages frottant la roue, on ne peut plus continuer et heureusement le village de Bafoulabé n’est qu’à 5 km (encore un coup de pot). Comme d’hab, les gens sont adorables, on nous trouve un soudeur et c’est reparti !
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On nous explique qu’il existe une piste très roulante qui va vers Bamako et nos motos nous crient d’opter pour cette solution. Avant la nuit, nous traversons le fleuve (c’est plus le Sénégal) par la seule voie possible, la voie de chemin de fer (on en aura bouffer du chemin de fer !) … sauf qu’on se fait engueuler car le train arrive et il faut donc patienter comme tout le monde (sécurité au top !). La fin du voyage se profile, dernier bivouac (Inch’Allah), et le lendemain, dernier sanglage (interminable !) … et on aperçoit au loin des hippopotames sous l’eau. 80 km à 110 km/h sur une piste je dirais damée (c’est bon !) et hoooo Tourratechmescouilles lâche encore. Atelier soudure numéro 2 et on se fait vraiment plaisir en se prenant pour Peter Hansel et Richard Sainct, à fond les bananes, en faisant le spectacle devant les enfants, en prenant quelques bosses … et on arrive à Kita, ville située à 190 km de goudron de Bamako. Cette fois, c’est presque fini … oui mais non car un petit bruit suspect et TRES désagréable commence à se faire entendre sur ma grosse. On tapote, on lui parle et on roule 40 km … oui mais la c’est plus possible, ma roue arrière est comme vrillée. On regarde et … aaaaah, hum, les roulements de roue arrière sont morts (enfin moi j’y comprenais rien mais Mathieu a tout de suite vu le problème), les bibilles tombent et on est sacrément dans la m.erde. En France, qu’est ce qu’on fait dans ce cas la ? On trouve un magasin Honda et on achète les roulements … oui mais la c’est pas possible donc comme d’habitude, on fait confiance à l’extraordinaire gentillesse des maliens. Cette fois, un mec est carrément prêt à tout pour nous : Mathieu l’emmène sur sa moto (en faisant le spectacle à 140 apparemment) chercher des roulements dans la ville située à 60 bornes d’ici, je n’étais pas la mais le mec secoue toute la ville, fait rouvrir les magasins fermés, parvient à trouver deux roulements (2000 CFA soit la somme astronomique de 3 euros) … et ils reviennent de nuit me retrouver (le tout en évitant un buffle d’extrême justesse). C’est pas fini, il vire le néon qu’il a chez lui (seule lumière) laissant sa famille (sa femme était belle à tomber par terre – comme un paquet de maliennes soit dit au passage- dixit Mathieu) dans le noir complet, le branche sur une batterie et c’est parti pour l’atelier bricolage. Heu bon heu on appellera ça une réparation de manouche (avé tout le village autour), il manque une pièce, les roulements ne conviennent pas exactement et la on vous dit : « bon t’es prêt à faire 130 bornes de nuit ? ». Paniproblème, le mec nous demande … rien, et nous dit « comme ça quand je viendrai en France, on m’aidera ». Nous t’aiderons cher Issa, mais pour ce qui est de la France … attends toi plutôt à des coups de baton. Il est 10h du soir, route de nuit à la fraiche sur une route toute neuve, la grande confiance dans ma roue arrière et on parvient complètement morts à Bamako qui paraît gigantesque de nuit (c’est de loin, la plus grosse ville qu’on est vu depuis qu’on est parti). Je retrouve mon chemin et parvient dans l’eldorado, lits préparés, bouffe à gogo, douches nickel chaudes aaaah.
Nous resterons 2 jours dans ma belle famille, on installe les motos sous une bâche et il est temps de prendre l’avion … 14 h insupportable (la chiasse…) par Royal Air Maroc. La petite aventure est terminée et il est temps de retrouver notre quotidien mais aussi nos potes, nos familles et surtout nos petites femmes.
CONCLUSION : nous avons eu beaucoup de chance mais ce que je retiendrai le plus, c’est l’incroyable gentillesse des centaines de gens que nous avons pu rencontrer et je regrette de ne pas avoir osé les prendre en photo… ouais définitivement, c’est pas la moto, ni les paysages, mais bien les gens, ces différents peuples tous accueillant (surtout dans les villages, hors des grandes villes), charmant, ces femmes grandes gueules et souvent magnifiques (aaaah au Mali c’est quelque chose !) … que de sourires, de gestes et de paroles échangés !
Et puis beaucoup plus terre à terre, je voudrais rendre hommage aux pneus Michelin Desert, qui en bouffé plein la gu.eule … indestructibles, vous en connaissez beaucoup, vous, des pneus capables de rouler 300 km comme ça ?
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… et bien sur, rendre hommage à l’increvable Africa Twin, moteur de tracteur, fait pour durer 1000 ans, partie cycle de Hummer … bref, une moto taillée pour l’Afrique.
* *************
salutations à xavcé du forum (ceux du 4x4) ... on va passer vous voir, promis
Bonjour à tous,
Je suis une Malienne née à Koulikoro et ayant grandi un peu partout en Afrique de l'Ouest, aujourd'hui je suis installée à Avignon avec mon époux, Français. Nous venons à Bamako au moins une fois par an.
L'objet de mon post est de savoir si ceux d entre vous vivant sur place ressentez des changements au niveau des risques sécuritaires... En effet j'ai suivi cette histoire sordide d'enlèvement de deux Français à Niamey, et j'avoue que je commence à m'inquiéter pour tous les Français vivant aux alentours du Sahel, et aussi pour mon mari qui doit venir à Bamako dans deux semaines, puis à Dakar...
Je ne demande pas à être rassurée ni affolée, mais juste de savoir si vous pensez que de tels risques peuvent se produire dans le sud du Mali, notamment à Bamako, ou si, du fait de la situation géographique de Bamako, une course poursuite dans le désert serait plus difficile pour des éventuels "terroristes".
Jusque là je n'avais aucune crainte, ayant moi meme vécu au Mali, mais je n'imaginais pas non plus que Niamey serait une cible...
Je suis une Malienne née à Koulikoro et ayant grandi un peu partout en Afrique de l'Ouest, aujourd'hui je suis installée à Avignon avec mon époux, Français. Nous venons à Bamako au moins une fois par an.
L'objet de mon post est de savoir si ceux d entre vous vivant sur place ressentez des changements au niveau des risques sécuritaires... En effet j'ai suivi cette histoire sordide d'enlèvement de deux Français à Niamey, et j'avoue que je commence à m'inquiéter pour tous les Français vivant aux alentours du Sahel, et aussi pour mon mari qui doit venir à Bamako dans deux semaines, puis à Dakar...
Je ne demande pas à être rassurée ni affolée, mais juste de savoir si vous pensez que de tels risques peuvent se produire dans le sud du Mali, notamment à Bamako, ou si, du fait de la situation géographique de Bamako, une course poursuite dans le désert serait plus difficile pour des éventuels "terroristes".
Jusque là je n'avais aucune crainte, ayant moi meme vécu au Mali, mais je n'imaginais pas non plus que Niamey serait une cible...
Bonjour,
Je dois me rendre fin novembre à Boussoum près de Tougan vers la frontière du Mali ; en zone rouge actuellement ! Je me fais un peu de soucis pour la sécurité dans cette région. Quelqu'un peut il me dire si c'est vraiment risqué actuellement de ce rendre dans cette petite agglomération de brousse.
Merci pour vos conseils
Betty
bonjour nous partons d'ici une semaine pour lome par la route .Nous avons une mercedes break normale(pas 4*4).mes questions sont:le visa de 72 heures pris a la frontiere me suffiras t il pour traverser jusqu'a ayoun ou dois je le prolonger a nouakkchott?(sachant que l'on ne tient plus a faire du tourisme
en mauritanie pour l'instant malheureusement)puis je prendre mon visa pour le mali a la frontiere du mali ou a nioro ?
je vous remercie de vos reponses.celine.
Bonjour,
Ci dessous, un msg de securite parvenu ce matin aux francais residents au Mali.
Il ressort d’informations parvenues au ministère des Affaires étrangères et européennes que le risque d’enlèvement d’Occidentaux en général et de Français en particulier dans la région de Mopti s’est subitement accru. Dans le contexte actuel où cinq compatriotes ont été enlevés au Niger et sont actuellement détenus par AQMI et où Oussama Ben Laden a adressé un message sonore au peuple français justifiant ces enlèvements, et en ce début de saison touristique, il revient à chacun de prendre toutes les précautions utiles pour assurer sa sécurité. En particulier, il est fortement recommandé d’éviter : - pour les ressortissants français résidant à Mopti et Sévaré de se déplacer la nuit et de s’aventurer hors de ces villes ; - pour les autres ressortissants de se rendre dans la région de Mopti (le pays Dogon fait partie de cette région).
Maintenant, je précise avant que l on m accuse de : - vouloir aneantir le tourisme au Mali, son economie voire plus largement l equilibre geopolitique de la sous région - inciter a la couardise et de proner une vision securitaire par trop occidento-centré - ne rien connaitre au pays et ne pas vouloir voir que tt va bien puisque mon pote Jean Pierre s est rendu a Sevare la semaine passée et qu il n a pas eu de pb
Ce sont des infos, chacun en fait ce qu il veut. Certains peuvent estimer que cela ne repose sur rien, d autres se dire que la prudence s impose. Perso ca ne me regarde pas, c est une info, je la partage sur un site dédié aux voyageurs et ensuite que chacun fasse comme il le souhaite en connaissance de cause.
Bonne journee
Il ressort d’informations parvenues au ministère des Affaires étrangères et européennes que le risque d’enlèvement d’Occidentaux en général et de Français en particulier dans la région de Mopti s’est subitement accru. Dans le contexte actuel où cinq compatriotes ont été enlevés au Niger et sont actuellement détenus par AQMI et où Oussama Ben Laden a adressé un message sonore au peuple français justifiant ces enlèvements, et en ce début de saison touristique, il revient à chacun de prendre toutes les précautions utiles pour assurer sa sécurité. En particulier, il est fortement recommandé d’éviter : - pour les ressortissants français résidant à Mopti et Sévaré de se déplacer la nuit et de s’aventurer hors de ces villes ; - pour les autres ressortissants de se rendre dans la région de Mopti (le pays Dogon fait partie de cette région).
Maintenant, je précise avant que l on m accuse de : - vouloir aneantir le tourisme au Mali, son economie voire plus largement l equilibre geopolitique de la sous région - inciter a la couardise et de proner une vision securitaire par trop occidento-centré - ne rien connaitre au pays et ne pas vouloir voir que tt va bien puisque mon pote Jean Pierre s est rendu a Sevare la semaine passée et qu il n a pas eu de pb
Ce sont des infos, chacun en fait ce qu il veut. Certains peuvent estimer que cela ne repose sur rien, d autres se dire que la prudence s impose. Perso ca ne me regarde pas, c est une info, je la partage sur un site dédié aux voyageurs et ensuite que chacun fasse comme il le souhaite en connaissance de cause.
Bonne journee
Hello à tous,
Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.
Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.
Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.
Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.
Un tout grand merci.
Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.
Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.
Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.
Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.
Un tout grand merci.
🙂Bonjour à tous,
Hier soir sur ARTE HD je suis tombé par hasard sur un très beau documentaire avec de magnifiques images sur le fleuve Niger, qui m’a fait retourner sur les lieux de mon voyage au MALI en septembre ; SEGOU, DJENNE, MOPTI, LE LAC DEBO …
Ce reportage intitulé « Niger, fleuve génie » qui s’inscrit dans la thématique d'une série de documentaires sur les : « fleuves du monde » (tournée en HD), est désormais visible sur le site de ARTE et sera rediffusé le 03/08.
Pour les amoureux du MALI et des voyages, si vous n’êtes pas à l’autre bout du monde à ce moment là, L’émission « faut pas rêver » sur France 3, sera également entièrement consacrée au MALI ce vendredi 30/07 à 20h35… à vos télécommandes !!! 🙂
Ce reportage intitulé « Niger, fleuve génie » qui s’inscrit dans la thématique d'une série de documentaires sur les : « fleuves du monde » (tournée en HD), est désormais visible sur le site de ARTE et sera rediffusé le 03/08.
Pour les amoureux du MALI et des voyages, si vous n’êtes pas à l’autre bout du monde à ce moment là, L’émission « faut pas rêver » sur France 3, sera également entièrement consacrée au MALI ce vendredi 30/07 à 20h35… à vos télécommandes !!! 🙂
Le Mali paye les salaires des fonctionnaires: Le président ATT vole au secours de Gbagbo
(Le Nouveau Réveil 24/12/2010) http://news.abidjan.net/h/384538.html
Bonjour, je suis touriste français a Bamako, je loue depuis qq temps un logement en ville. Les pratiques du propriétaire me semble plus que douteuse. Qq1 pourrait me renseignez sur les droits et obligations des locataire a bamako.
merci
Désolé pour le titre un peu provocateur je sais bien que je suis moi aussi un touriste mais on est schizophréne ou on ne l'est pas...
J'envisage de faire un voyage depuis le maroc jusqu'au Mali, et ca a l'air beaucoup plus rigolo par la route. Seulement j'ai pas mal d'interrogations. Je prevois de partir 2 mois, est ce que c'est assez pour passer un peu de temps en mauritanie, au sénégal, et au mali, en comptant en plus le trajet par la route (je compte revenir en avion). Est ce trop peu ?
Je compte faire le trajet avec ma future femme qui est marocaine. J'ai lu sur internet (mais pas d'infos vraiment sures) qu''elle n'aurait besoin que d'un visa pour la mauritanie à prendre à rabat tandis que moi je pourrai acheter les visas aux frontieres. Qu'en est-il vraiment ?
Et enfin j'ai lu quelques recits de voyages dans ces pays et je redoute (d'où le titre du message :D) de ne voir que des coins trop touristiques. En effet au sénégal les conseils parlent toujours d'eviter pour ca la région de Dakar et d'aller en casamance - ce qui n'est vraiment pas sur le trajet - et au mali les avis sont très partagés. Pensez vous que pour un premier voyage dans ces pays il faut aller voir les incontournables (pays Dogon...) ou justement les contourner pour aller ailleurs ?
Merci d'avance pour vos conseils
J'envisage de faire un voyage depuis le maroc jusqu'au Mali, et ca a l'air beaucoup plus rigolo par la route. Seulement j'ai pas mal d'interrogations. Je prevois de partir 2 mois, est ce que c'est assez pour passer un peu de temps en mauritanie, au sénégal, et au mali, en comptant en plus le trajet par la route (je compte revenir en avion). Est ce trop peu ?
Je compte faire le trajet avec ma future femme qui est marocaine. J'ai lu sur internet (mais pas d'infos vraiment sures) qu''elle n'aurait besoin que d'un visa pour la mauritanie à prendre à rabat tandis que moi je pourrai acheter les visas aux frontieres. Qu'en est-il vraiment ?
Et enfin j'ai lu quelques recits de voyages dans ces pays et je redoute (d'où le titre du message :D) de ne voir que des coins trop touristiques. En effet au sénégal les conseils parlent toujours d'eviter pour ca la région de Dakar et d'aller en casamance - ce qui n'est vraiment pas sur le trajet - et au mali les avis sont très partagés. Pensez vous que pour un premier voyage dans ces pays il faut aller voir les incontournables (pays Dogon...) ou justement les contourner pour aller ailleurs ?
Merci d'avance pour vos conseils
Lorsque je me trouvais aux monts Hombori, j'ai lu une circulaire gouvernementale exigeant que tout touriste verse 5000 CFA par jour pour visiter les sites.
Avez vous des infos à ce propos ?
Re-bonjour
pour affiner mes infos sur ma virée au Mali je voudrai connaitre le "salaire" moyen du travail au Mali, par exemple, d'un serveur au resto, d'un instituteur, chaufeur de bus ... ca m'aide toujours à rester sensible à la vie locale et à évaluer, ajuster mon budget comme "touriste" là bàs .
merci pour les infos
jean-noel
Bonjour à tous,
comme tous les ans à cette période, je pars pour un mois au Mali suivre les projets d'aide au développement du village de Gouéné (sud du Mali) que mènent notre association bénévole. Qu'ai je pu voir de la sécurité et de l'état du tourisme dans le pays ? Durant la première quinzaine, je suis resté au Mali, principalement dans la région de Sikasso. Aucun changement apparent. Il n'y avait pas de contrôle de police avant. Il n'y en a toujours pas. Ce secteur était calme et l'est resté. Un couple d'amis qui découvrait l'Afrique m'accompagnait. Je les ai emmené avec mon 4x4 à Ségou, puis à Djénné par Massina. Très peu de touristes dans ces deux villes et aucun Français. La majorité des rares touristes présents étaient européens et japonais. Peu de présence policière. La menace terroriste se fait peu sentir ici. A Djénné, nous avons fait étape au campement Chez Baba, situé en pleine ville. Il était désert. Pas un touriste. Je connais bien Baba car je me suis arrêté chez lui plusieurs fois ces dernières années et à chaque fois c'était presque plein. J'ai demandé à Baba s'il avait toujours son Patrol (le même que le mien). Son établissement étant vide depuis longtemps et le privant de ses revenus, il a été obligé de le vendre. Le personnel est toujours là, mais n'est pas ou peu payé. J'ai laissé là mes amis qui retournaient sur Bamako et j'ai pris la direction du Burkina par Mopti, Bankass et Ouhaiguouya. Arrêt à Ouaga pour faire refaire nos visas (l'employé du consulat à Paris s'était planté en inscrivant l'année sur les dates de validité des visas : pensez toujours à vérifier ce genre de détails avant de partir !). Ensuite, direction le Bénin et la réserve de la Pendjari. Sur VF, plusieurs personnes m'en avaient dit beaucoup de bien (merci à eux et à leurs indications). Effectivement, en deux jours, nous avons vu quantité d'animaux sauvages (lions, éléphants, buffles, antilopes et bien d'autres). Le soir, au campement, nous avons discuté avec des coopérants italiens qui vivent à Niamey, au Niger. Ils nous ont clairement dit que dans ce pays la menace terroriste est très présente. Lui est géologue pour une compagnie minière et ne part en mission qu'accompagné d'une très forte escorte policière et militaire. Quand à leur chauffeur, un nigérien, il n'ose plus s'aventurer très loin de la capitale. De toutes façons, certaines parties du pays ne sont accessibles qu'avec autorisation des autorités, même pour les locaux. Quand au désert, les rébellions successives l'ont tellement truffé de mines que les rebelles sautent eux-mêmes dessus, car ils ne savent plus où elles sont. Entre les mines anti-personnelles et les mines d'uranium, quel tristesse pour la population. Quand, à moi qui rêvait d'aller traîner mes roues dans le Ténéré.. Après la réserve, nous sommes allés nous poser quelques jours chez un couple d'amis coopérants français à Kandi, au nord du Bénin. Lui aussi fait de l'aide au développement, mais en professionnel. Leur secteur est calme, le Bénin n'a pas eu a subir d'attentats ni d'enlèvement d'occidentaux. Le Burkina que nous avons traversé pour rentrer sur Bamako nous a paru aussi assez calme. Une baisse de la fréquentation touristique tout de même. Qui, selon certains, serait due aux débuts d'émeute de l'an passé. Bobodiolasso est une ville qui bouge bien la nuit. Pas mal de bonne musique dans les maquis de la ville. Aux alentours, la cascade et les dômes de Banfora, puis les pics de Sindou sont des endroits magnifiques.
En conclusion, durant ce périple, nous n'avons perçu aucune tension ni menace qui auraient pu nous mettre en péril. Si vous avez des projets de voyage au Mali, partez sans crainte ni hésitation !
Ph.
comme tous les ans à cette période, je pars pour un mois au Mali suivre les projets d'aide au développement du village de Gouéné (sud du Mali) que mènent notre association bénévole. Qu'ai je pu voir de la sécurité et de l'état du tourisme dans le pays ? Durant la première quinzaine, je suis resté au Mali, principalement dans la région de Sikasso. Aucun changement apparent. Il n'y avait pas de contrôle de police avant. Il n'y en a toujours pas. Ce secteur était calme et l'est resté. Un couple d'amis qui découvrait l'Afrique m'accompagnait. Je les ai emmené avec mon 4x4 à Ségou, puis à Djénné par Massina. Très peu de touristes dans ces deux villes et aucun Français. La majorité des rares touristes présents étaient européens et japonais. Peu de présence policière. La menace terroriste se fait peu sentir ici. A Djénné, nous avons fait étape au campement Chez Baba, situé en pleine ville. Il était désert. Pas un touriste. Je connais bien Baba car je me suis arrêté chez lui plusieurs fois ces dernières années et à chaque fois c'était presque plein. J'ai demandé à Baba s'il avait toujours son Patrol (le même que le mien). Son établissement étant vide depuis longtemps et le privant de ses revenus, il a été obligé de le vendre. Le personnel est toujours là, mais n'est pas ou peu payé. J'ai laissé là mes amis qui retournaient sur Bamako et j'ai pris la direction du Burkina par Mopti, Bankass et Ouhaiguouya. Arrêt à Ouaga pour faire refaire nos visas (l'employé du consulat à Paris s'était planté en inscrivant l'année sur les dates de validité des visas : pensez toujours à vérifier ce genre de détails avant de partir !). Ensuite, direction le Bénin et la réserve de la Pendjari. Sur VF, plusieurs personnes m'en avaient dit beaucoup de bien (merci à eux et à leurs indications). Effectivement, en deux jours, nous avons vu quantité d'animaux sauvages (lions, éléphants, buffles, antilopes et bien d'autres). Le soir, au campement, nous avons discuté avec des coopérants italiens qui vivent à Niamey, au Niger. Ils nous ont clairement dit que dans ce pays la menace terroriste est très présente. Lui est géologue pour une compagnie minière et ne part en mission qu'accompagné d'une très forte escorte policière et militaire. Quand à leur chauffeur, un nigérien, il n'ose plus s'aventurer très loin de la capitale. De toutes façons, certaines parties du pays ne sont accessibles qu'avec autorisation des autorités, même pour les locaux. Quand au désert, les rébellions successives l'ont tellement truffé de mines que les rebelles sautent eux-mêmes dessus, car ils ne savent plus où elles sont. Entre les mines anti-personnelles et les mines d'uranium, quel tristesse pour la population. Quand, à moi qui rêvait d'aller traîner mes roues dans le Ténéré.. Après la réserve, nous sommes allés nous poser quelques jours chez un couple d'amis coopérants français à Kandi, au nord du Bénin. Lui aussi fait de l'aide au développement, mais en professionnel. Leur secteur est calme, le Bénin n'a pas eu a subir d'attentats ni d'enlèvement d'occidentaux. Le Burkina que nous avons traversé pour rentrer sur Bamako nous a paru aussi assez calme. Une baisse de la fréquentation touristique tout de même. Qui, selon certains, serait due aux débuts d'émeute de l'an passé. Bobodiolasso est une ville qui bouge bien la nuit. Pas mal de bonne musique dans les maquis de la ville. Aux alentours, la cascade et les dômes de Banfora, puis les pics de Sindou sont des endroits magnifiques.
En conclusion, durant ce périple, nous n'avons perçu aucune tension ni menace qui auraient pu nous mettre en péril. Si vous avez des projets de voyage au Mali, partez sans crainte ni hésitation !
Ph.
Bonjour,
je dois me rendre au Mali avec ma voiture, un ami Malien vient me rejoindre à Nouakchott pour récuperer la voiture et l'emmener à Bamako, moi je trace à Dakar puis Bamako par le bus. impossible de rentrer au Sénégal avec ma vieille voiture. Pensez-vous que mon ami va avoir des problèmes pour passer la douane de Nioro ? Quelle papier je peux lui laisser pour faciliter ce passage ?
Merci
Merci
Bonjour les voyageurs
J'aimerai lors de prochain voyage au Mali allez faire un tour à GAO voir des amis... La route Douetza-Gao est opérationnelle???.... et les toubabou sont présent à gao???... merci
J'aimerai lors de prochain voyage au Mali allez faire un tour à GAO voir des amis... La route Douetza-Gao est opérationnelle???.... et les toubabou sont présent à gao???... merci
Incroyable lieu...
Bonjour tout le monde!
je m'apprête à partir au Mali dans moins de deux semaines. Je dois me rendre à Hombori, entre Mopti et Gao, j'ai un projet là-bas. mais voilà, avec les infos, et l'état d'alerte déclaré par le président, c'est un peu la panique... je ne sais pas très bien qui croire, entre les médias parano, et la panique générale... est-ce que quelqu'un est sur place et pourrait me donner quelques infos sur comment ça se passe là-bas? Est-ce que la situation à Hombori est encore assez stable? Ou si quelqu'un connaît un site, ou des personnes que je pourrais contacter pour en savoir plus:-) Voilà, merci beaucoup!!!
je m'apprête à partir au Mali dans moins de deux semaines. Je dois me rendre à Hombori, entre Mopti et Gao, j'ai un projet là-bas. mais voilà, avec les infos, et l'état d'alerte déclaré par le président, c'est un peu la panique... je ne sais pas très bien qui croire, entre les médias parano, et la panique générale... est-ce que quelqu'un est sur place et pourrait me donner quelques infos sur comment ça se passe là-bas? Est-ce que la situation à Hombori est encore assez stable? Ou si quelqu'un connaît un site, ou des personnes que je pourrais contacter pour en savoir plus:-) Voilà, merci beaucoup!!!
Bonjour !
J'arrive à Ouagadougou fin novembre et je souhaiterai pouvoir remonter en bus jusqu'à Gao.
Je voulais savoir s'il existait aujourd'hui des lignes de bus directes entre ces deux villes et qu'elles en étaient les conditions : compagnies, horaires, durée etc.
Comment est la route depuis Ouaga ?
J'ai déjà fait plusieurs A/R en bus entre Bamako et Gao, donc je connais un peu mais le Burkina c'est une découverte ! :o)
Merci d'avance pour vos précieux conseilles !
J'arrive à Ouagadougou fin novembre et je souhaiterai pouvoir remonter en bus jusqu'à Gao.
Je voulais savoir s'il existait aujourd'hui des lignes de bus directes entre ces deux villes et qu'elles en étaient les conditions : compagnies, horaires, durée etc.
Comment est la route depuis Ouaga ?
J'ai déjà fait plusieurs A/R en bus entre Bamako et Gao, donc je connais un peu mais le Burkina c'est une découverte ! :o)
Merci d'avance pour vos précieux conseilles !
Hello, 😉
Certain on parlé d'un listing à la frontiére Malienne pour des voitures non dédouanées, est-ce vraissemblable?
J'attend des infos et des précisions
: )
J'ai pris contact avec Aventures Sarakolé pour obtenir un devis pour un trek de 7 jours / 6 nuits en pays Dogon. J'ai reçu une réponse qui a priori me convient (275 €/p tout compris) mais je suis un peu ennuyée car ils me demandent de verser une avance de 100 €/p (200 € pour nous 2) via Western Union.
Est-ce l'habitude ? J'en suis un peu surprise ....
Je ne vois guère quel recours je peux avoir si au final le guide ne se présente pas le jour dit et j'aurai perdu 200 € ....
Je compte sur vos conseils ....
Bonsoir,
Je dois me rendre bientôt au Mali pour le travail. Je dois rester deux jours à Bamako puis après monter sur Gao avec une halte à Sévaré. Je connais un peu le Mali d’un premier séjour mais seulement le nord et j’étais pris entièrement en charge. Cette fois je serais seul jusqu'à mon arrivée à Gao.
Premièrement, arrivant de nuit et devant rester 2 jours à Bamako, je recherche un hôtel. En connaissez-vous des biens ? De préférence vers le centre-ville ? Je ne recherche pas le super confort ni le luxe des grands hôtels à touriste mais simplement un lieu correcte pour me reposer sans soucis. Comment cela se passe pour le taxi ? Cela fait selon la distance avec un compteur ou en fonction du quartier et à la couleur du client avec de la négoce ? Est-ce cher ? Idem pour la liaison depuis l’aéroport.
Comme je le disais, je dois faire Bamako-Sévaré puis Sévaré-Gao. J’ai lu sur un site que Bamako-Sévaré c’était à peu près 650km et un peu moins pour Sévaré-Gao. Je pensais faire ces trajets en bus mais j’ai peine à trouver des informations valables. Un contact à Bamako m’a dit qu’il fallait 12h pour se rendre à Sévaré. Ce qui m’étonne un peu vu la distance, à moins qu’il ne roule qu’à 50km/h ! On m’a aussi dit de faire du stop et de me faire embarquer par les camionneurs qui font ces liaisons de nuit mais c’est peut-être un peu tenter le diable non ?
Pensez-vous qu’il soit réalisable de partir un soir de Bamako en bus vers 20h/21h et de rouler de nuit pour arriver le matin à Sévaré (je n’ai pas besoin de rester plus d’une demi-journée) puis partir en fin d’après-midi sur le même principe pour être à Gao dans la nuit ? J’ai un ami sûr qui m’attendra à Gao et me conduira.
Comme dit, je peux me représenter les distances mais difficilement les temps de trajets tant je lis tout et son contraire.
Merci d’avance pour votre attention et votre soutien :o)
Je dois me rendre bientôt au Mali pour le travail. Je dois rester deux jours à Bamako puis après monter sur Gao avec une halte à Sévaré. Je connais un peu le Mali d’un premier séjour mais seulement le nord et j’étais pris entièrement en charge. Cette fois je serais seul jusqu'à mon arrivée à Gao.
Premièrement, arrivant de nuit et devant rester 2 jours à Bamako, je recherche un hôtel. En connaissez-vous des biens ? De préférence vers le centre-ville ? Je ne recherche pas le super confort ni le luxe des grands hôtels à touriste mais simplement un lieu correcte pour me reposer sans soucis. Comment cela se passe pour le taxi ? Cela fait selon la distance avec un compteur ou en fonction du quartier et à la couleur du client avec de la négoce ? Est-ce cher ? Idem pour la liaison depuis l’aéroport.
Comme je le disais, je dois faire Bamako-Sévaré puis Sévaré-Gao. J’ai lu sur un site que Bamako-Sévaré c’était à peu près 650km et un peu moins pour Sévaré-Gao. Je pensais faire ces trajets en bus mais j’ai peine à trouver des informations valables. Un contact à Bamako m’a dit qu’il fallait 12h pour se rendre à Sévaré. Ce qui m’étonne un peu vu la distance, à moins qu’il ne roule qu’à 50km/h ! On m’a aussi dit de faire du stop et de me faire embarquer par les camionneurs qui font ces liaisons de nuit mais c’est peut-être un peu tenter le diable non ?
Pensez-vous qu’il soit réalisable de partir un soir de Bamako en bus vers 20h/21h et de rouler de nuit pour arriver le matin à Sévaré (je n’ai pas besoin de rester plus d’une demi-journée) puis partir en fin d’après-midi sur le même principe pour être à Gao dans la nuit ? J’ai un ami sûr qui m’attendra à Gao et me conduira.
Comme dit, je peux me représenter les distances mais difficilement les temps de trajets tant je lis tout et son contraire.
Merci d’avance pour votre attention et votre soutien :o)








