On savait déjà qu’en Islande, les habitants avaient de plus en plus de mal à digérer le tsunami touristique qui les envahit chaque année. C’est que 2 millions de touristes (estimation pour 2017) pour un petit pays de 350.000 habitants, cela laisse des traces !
Eh bien ! En Espagne, cela commence aussi :
http://www.courrierinternational.com/article/espagne-tourismophobie-quand-les-vacanciers-derangent
http://www.equinoxmagazine.fr/2016/09/16/barcelone-est-elle-tourismophobe/
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu��entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu��entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
Bonjour,
Voici le compte rendu de notre croisière sur le MSC ARMONIA au départ et à l’arrivée de Marseille du 27 septembre au 4 octobre.
Il sera illustré de nombreuses photos (à partir du jour 2 à l’escale de Palma de Majorque) et je reste bien sur disponible pour ceux qui ont des questions sur cette croisière !
L’itinéraire de 8 jours est le suivant : Marseille / Palma de Majorque / en mer / La Valette / Messine / Salerne / La Spézia / Marseille.
JOUR 1 - L’EMBARQUEMENT - MARSEILLE
Sur notre carnet de voyage MSC envoyé par notre agence de voyage AZUR CROISIERES, il était précisé que l’embarquement commençait à 15 h.
Partant de l’Aveyron, nous partons assez tôt de telle sorte d’arriver à Marseille vers les 15 h sachant que nous avons environ 5 heures de route !
Sur la route, nous devons passer par le viaduc de Millau ! Nous nous arrêtons sur l’aire de repos qui se trouve juste avant sa traversée afin de se dégourdir les jambes, de regarder le viaduc et en profiter pour prendre quelques photos !
Sa traversée n’est pas donnée (7,5 € en basse saison et + de 9 € en haute saison) mais on ressent tout de même une certaine émotion en le parcourant !
Sur l’A75, à hauteur de Lodève dans l’Hérault, on nous fait dévier sur une départementale à cause de l’effondrement de l’autoroute suite aux intempéries. Nous avons pu voir « le trou » à l’emplacement de l’autoroute et c’était assez impressionnant !
Nous sommes Dimanche, il fait beau et il y a peu de monde sur les routes ! L’idéal !
Vers les 13 h, nous nous arrêtons au hasard à une aire de repos pour déjeuner à une cafétéria et constatons alors avec surprise que l’on s’est arrêté à la même aire de repos que lorsque nous avons fait notre croisière en 2009 sur l’Orient Queen !
Arrivée à l’entrée de Marseille, c’est la panique car mon GPS s’éteint brusquement sans raison apparente bien qu’il soit branché à l’allume-cigare et impossible de le faire fonctionner !
C’est au moment même où j’en ai le plus besoin que cet appareil tombe en panne !!!
J’essaie de me diriger comme je peux en m’aidant des panneaux et en faisant appel à ma mémoire car ce n’est pas la première fois que nous venons sur Marseille pour une croisière. La dernière remontant à 2010. Ce n’est pas évident car il y a beaucoup d’embranchements, de rocades, … mais j’arrive finalement à retrouver le bon chemin !
Au loin, nous voyons le port maritime des paquebots de croisière avec le MSC ARMONIA, le COSTA DIADEMA et le ZENITH de CROISIERE DE FRANCE.
Je prends la sortie 5 de l’autoroute puis entre par la porte 4 du port maritime. Je m’arrête à une barrière fermée. Je m’apprête à montrer nos papier d’embarquement au gardien dans sa cabine mais il me demande simplement « C’est pour quel paquebot ? », je réponds « MSC ARMONIA ». Il ouvre alors la barrière en m’indiquant la direction à suivre.
Plus loin, d’autres employés du port guident les arrivants. Je demande si l’on peut se garer au parking se trouvant devant le MSC ARMONIA. Il n’y a pas de problème et on s’y gare.
Après avoir sorti les valises de la voiture, nous mettons les étiquettes MSC autour des poignées et nous nous dirigeons vers la gare maritime. Au RDC, nous laissons nos valises après qu’un membre du personnel est vérifié nos papiers d’embarquement avec notre carte d’identité. Nous allons directement à l’étage.
Il est environ 15 h et je pensais que nous étions parmi les premiers à embarquer mais je constate avec surprise que celui-ci a été avancé à 14 h ! L’embarquement a donc commencé depuis un bon petit moment et je trouve qu’il y a du monde !
On nous donne un numéro et il faut attendre son appel pour commencer l’embarquement. Le problème est qu’il y a plusieurs numéros avant nous et il faut attendre !
Des passagers ont d’ailleurs commencé à s’en plaindre. J’ai alors constaté qu’un membre d’équipage à commencer à nous proposer des verres d’eau, du jus d’orange, … Un peu plus loin, il y avait une table dressée où était proposé des boissons mais ce membre du personnel faisait des allers et retours entre cette table et chacun d’entre nous pour nous proposer des verres.
Lorsque notre numéro fut enfin appelé, l’embarquement s’est fait rapidement par contre. Après les formalités classiques, nous entrons dans le paquebot. Une steward nous demande nos cartes et nous indique comment aller à notre cabine. Nous laissons faire la steward bien que nous connaissons déjà le paquebot puisque nous y avons fait une croisière de 15 jours aux îles Canaries, Madère et Maroc l’année dernière !
Quand nous arrivons devant notre cabine, la 9239 sur le pont 9, l’une des deux valises est déjà devant la porte ! Nous entrons et découvrons pour la première fois une cabine intérieure puisque jusqu’à présent nous avons toujours voyagé en cabine extérieure !
En Mai de cette année, lors de notre croisière sur le MSC DIVINA, nous avons été surclassés en cabine balcon. Passé d’une cabine balcon à une cabine intérieure est dans un premier temps un choc mais on finit rapidement par s’y habitué ! La cabine est un peu petite (13 m²) mais est bien agencée et calme. Il y a des miroirs qui donnent plus de grandeur. Cette cabine est contre la cheminée du paquebot mais elle est calme, pas de bruit. La literie est confortable. Cette cabine a été rénovée mais apparemment ce n’est pas le cas partout : l’un d’entre-vous sait-il quelles sont les cabines qui n’ont pas été rénovées ?
Le steward finit par se présenter. Je lui demande de séparer les deux lits et d’arranger le distributeur de savon du lavabo de la salle de bains qui ne marche pas. Il règle le problème du distributeur du savon de suite tout en me précisant de faire un certain geste ou une certaine manipulation pour éviter que le problème ne se reproduise mais je ne comprends pas ce qu’il me dit car il ne parle pas bien le français !
Pour la séparation du lit, il me fait comprendre qu’il le fera dès que nous aurons quitté la cabine.
Le journal de bord est déjà présent et nous apprenons que ce soir même a lieu la première soirée de Gala ! Nous sommes fatigués par notre voyage et le fait que nous nous sommes levés tôt. De plus, nous n’avons toujours pas reçu la deuxième valise. Nous aurions préféré que cette soirée de Gala est lieu un autre soir.
Je retrouve également le carnet des privilèges et des offres spéciales réservés aux membres du MSC VOYAGERS CLUB. Je le consule et m’aperçoit rapidement qu’il n’y a rien d’intéressant ! Il est parti à la poubelle ! Déception pour moi tout de même sur ce point ! De plus, je n’ai pas trouvé non plus le carnet de bon-cadeau de 50 € mais apparemment, d’après ce que j’ai compris, ce bon-cadeau n’est donné que sur la sélection de croisières où nous avons droit à une réduction supplémentaire au 5 % (5+5 ou 5+15).
Après s’être un peu reposé et rafraîchi, nous sortons de notre cabine pour réserver des excursions, enregistrer la carte bancaire sur l’une des bornes du paquebot et réserver nos places pour le spectacle du soir au théâtre.
Au bureau des excursions, je récupère la feuille des réservations, la remplie et la donne directement à l’une des dames du guichet. Je suis surpris de constater qu’elle me donne de suite tous les vouchers des excursions en même temps !
Pour la carte bancaire, un membre du personnel m’explique comment faire mais ce ne fut pas nécessaire en fait car c’est très simple. C’est la même chose pour la réservation des places de spectacle : un autre membre du personnel m’explique comment faire. On peut réserver soit pour 19h45, 21h45 ou 23h15. C’est très simple à réserver. Nous avons toujours réservé pour 19h45.
Ceci fait, nous retournons à notre cabine car l’exercice de sauvetage va bientôt commencé. Notre steward s’y trouve pour séparer les deux lits et il semble bien embarrassé de notre arrivée. Je luis fais comprendre que nous prenons juste les gilets de sauvetage des placards et repartons.
L’exercice de sauvetage a été désagréable car notre point de rendez-vous se trouvait sur un pont qui se trouve juste en face le soleil qui se commence à se coucher. Nous avons eu du soleil dans les yeux pendant tout ce temps et bien évidemment nous étions au premier rang et j’avais laissé mes lunettes de soleil dans la cabine ! A la fin de l’exercice, j’avais carrément les yeux fermés !
Quand nous revenons vers la cabine, la deuxième valise est là. Nous nous préparons pour la soirée de gala, puis nous allons dans un salon pour boire le cocktail offert et vers les 19 h45, nous nous dirigeons vers le théâtre pour voir le show.
Les spectacles étaient biens, notamment celui de flamenco mais ils étaient plus courts que sur les autres paquebots car il y a 3 représentations au lieu de 2.
Vers 21 h, nous nous dirigeons vers le restaurant, Le Marco Polo, réservé d’ailleurs aux passagers des cabines intérieures et extérieures (Le Pergola pour ceux avec des cabines balcons et suites).
Nous faisons connaissance avec nos voisins de table car nous sommes affectés à une table de 8. Ils sont tous français et bien sympathique et nous avons pu converser avec eux avec plaisir. Parmi eux, se trouvait un couple qui a toujours été très élégant.
Les repas ont toujours été très bons. Par contre, le serveur se trompait parfois et le restaurant était bruyant ! Je trouvais aussi que l’on était assez serré autour de cette table !
Voici le compte rendu de notre croisière sur le MSC ARMONIA au départ et à l’arrivée de Marseille du 27 septembre au 4 octobre.
Il sera illustré de nombreuses photos (à partir du jour 2 à l’escale de Palma de Majorque) et je reste bien sur disponible pour ceux qui ont des questions sur cette croisière !
L’itinéraire de 8 jours est le suivant : Marseille / Palma de Majorque / en mer / La Valette / Messine / Salerne / La Spézia / Marseille.
JOUR 1 - L’EMBARQUEMENT - MARSEILLE
Sur notre carnet de voyage MSC envoyé par notre agence de voyage AZUR CROISIERES, il était précisé que l’embarquement commençait à 15 h.
Partant de l’Aveyron, nous partons assez tôt de telle sorte d’arriver à Marseille vers les 15 h sachant que nous avons environ 5 heures de route !
Sur la route, nous devons passer par le viaduc de Millau ! Nous nous arrêtons sur l’aire de repos qui se trouve juste avant sa traversée afin de se dégourdir les jambes, de regarder le viaduc et en profiter pour prendre quelques photos !
Sa traversée n’est pas donnée (7,5 € en basse saison et + de 9 € en haute saison) mais on ressent tout de même une certaine émotion en le parcourant !
Sur l’A75, à hauteur de Lodève dans l’Hérault, on nous fait dévier sur une départementale à cause de l’effondrement de l’autoroute suite aux intempéries. Nous avons pu voir « le trou » à l’emplacement de l’autoroute et c’était assez impressionnant !
Nous sommes Dimanche, il fait beau et il y a peu de monde sur les routes ! L’idéal !
Vers les 13 h, nous nous arrêtons au hasard à une aire de repos pour déjeuner à une cafétéria et constatons alors avec surprise que l’on s’est arrêté à la même aire de repos que lorsque nous avons fait notre croisière en 2009 sur l’Orient Queen !
Arrivée à l’entrée de Marseille, c’est la panique car mon GPS s’éteint brusquement sans raison apparente bien qu’il soit branché à l’allume-cigare et impossible de le faire fonctionner !
C’est au moment même où j’en ai le plus besoin que cet appareil tombe en panne !!!
J’essaie de me diriger comme je peux en m’aidant des panneaux et en faisant appel à ma mémoire car ce n’est pas la première fois que nous venons sur Marseille pour une croisière. La dernière remontant à 2010. Ce n’est pas évident car il y a beaucoup d’embranchements, de rocades, … mais j’arrive finalement à retrouver le bon chemin !
Au loin, nous voyons le port maritime des paquebots de croisière avec le MSC ARMONIA, le COSTA DIADEMA et le ZENITH de CROISIERE DE FRANCE.
Je prends la sortie 5 de l’autoroute puis entre par la porte 4 du port maritime. Je m’arrête à une barrière fermée. Je m’apprête à montrer nos papier d’embarquement au gardien dans sa cabine mais il me demande simplement « C’est pour quel paquebot ? », je réponds « MSC ARMONIA ». Il ouvre alors la barrière en m’indiquant la direction à suivre.
Plus loin, d’autres employés du port guident les arrivants. Je demande si l’on peut se garer au parking se trouvant devant le MSC ARMONIA. Il n’y a pas de problème et on s’y gare.
Après avoir sorti les valises de la voiture, nous mettons les étiquettes MSC autour des poignées et nous nous dirigeons vers la gare maritime. Au RDC, nous laissons nos valises après qu’un membre du personnel est vérifié nos papiers d’embarquement avec notre carte d’identité. Nous allons directement à l’étage.
Il est environ 15 h et je pensais que nous étions parmi les premiers à embarquer mais je constate avec surprise que celui-ci a été avancé à 14 h ! L’embarquement a donc commencé depuis un bon petit moment et je trouve qu’il y a du monde !
On nous donne un numéro et il faut attendre son appel pour commencer l’embarquement. Le problème est qu’il y a plusieurs numéros avant nous et il faut attendre !
Des passagers ont d’ailleurs commencé à s’en plaindre. J’ai alors constaté qu’un membre d’équipage à commencer à nous proposer des verres d’eau, du jus d’orange, … Un peu plus loin, il y avait une table dressée où était proposé des boissons mais ce membre du personnel faisait des allers et retours entre cette table et chacun d’entre nous pour nous proposer des verres.
Lorsque notre numéro fut enfin appelé, l’embarquement s’est fait rapidement par contre. Après les formalités classiques, nous entrons dans le paquebot. Une steward nous demande nos cartes et nous indique comment aller à notre cabine. Nous laissons faire la steward bien que nous connaissons déjà le paquebot puisque nous y avons fait une croisière de 15 jours aux îles Canaries, Madère et Maroc l’année dernière !
Quand nous arrivons devant notre cabine, la 9239 sur le pont 9, l’une des deux valises est déjà devant la porte ! Nous entrons et découvrons pour la première fois une cabine intérieure puisque jusqu’à présent nous avons toujours voyagé en cabine extérieure !
En Mai de cette année, lors de notre croisière sur le MSC DIVINA, nous avons été surclassés en cabine balcon. Passé d’une cabine balcon à une cabine intérieure est dans un premier temps un choc mais on finit rapidement par s’y habitué ! La cabine est un peu petite (13 m²) mais est bien agencée et calme. Il y a des miroirs qui donnent plus de grandeur. Cette cabine est contre la cheminée du paquebot mais elle est calme, pas de bruit. La literie est confortable. Cette cabine a été rénovée mais apparemment ce n’est pas le cas partout : l’un d’entre-vous sait-il quelles sont les cabines qui n’ont pas été rénovées ?
Le steward finit par se présenter. Je lui demande de séparer les deux lits et d’arranger le distributeur de savon du lavabo de la salle de bains qui ne marche pas. Il règle le problème du distributeur du savon de suite tout en me précisant de faire un certain geste ou une certaine manipulation pour éviter que le problème ne se reproduise mais je ne comprends pas ce qu’il me dit car il ne parle pas bien le français !
Pour la séparation du lit, il me fait comprendre qu’il le fera dès que nous aurons quitté la cabine.
Le journal de bord est déjà présent et nous apprenons que ce soir même a lieu la première soirée de Gala ! Nous sommes fatigués par notre voyage et le fait que nous nous sommes levés tôt. De plus, nous n’avons toujours pas reçu la deuxième valise. Nous aurions préféré que cette soirée de Gala est lieu un autre soir.
Je retrouve également le carnet des privilèges et des offres spéciales réservés aux membres du MSC VOYAGERS CLUB. Je le consule et m’aperçoit rapidement qu’il n’y a rien d’intéressant ! Il est parti à la poubelle ! Déception pour moi tout de même sur ce point ! De plus, je n’ai pas trouvé non plus le carnet de bon-cadeau de 50 € mais apparemment, d’après ce que j’ai compris, ce bon-cadeau n’est donné que sur la sélection de croisières où nous avons droit à une réduction supplémentaire au 5 % (5+5 ou 5+15).
Après s’être un peu reposé et rafraîchi, nous sortons de notre cabine pour réserver des excursions, enregistrer la carte bancaire sur l’une des bornes du paquebot et réserver nos places pour le spectacle du soir au théâtre.
Au bureau des excursions, je récupère la feuille des réservations, la remplie et la donne directement à l’une des dames du guichet. Je suis surpris de constater qu’elle me donne de suite tous les vouchers des excursions en même temps !
Pour la carte bancaire, un membre du personnel m’explique comment faire mais ce ne fut pas nécessaire en fait car c’est très simple. C’est la même chose pour la réservation des places de spectacle : un autre membre du personnel m’explique comment faire. On peut réserver soit pour 19h45, 21h45 ou 23h15. C’est très simple à réserver. Nous avons toujours réservé pour 19h45.
Ceci fait, nous retournons à notre cabine car l’exercice de sauvetage va bientôt commencé. Notre steward s’y trouve pour séparer les deux lits et il semble bien embarrassé de notre arrivée. Je luis fais comprendre que nous prenons juste les gilets de sauvetage des placards et repartons.
L’exercice de sauvetage a été désagréable car notre point de rendez-vous se trouvait sur un pont qui se trouve juste en face le soleil qui se commence à se coucher. Nous avons eu du soleil dans les yeux pendant tout ce temps et bien évidemment nous étions au premier rang et j’avais laissé mes lunettes de soleil dans la cabine ! A la fin de l’exercice, j’avais carrément les yeux fermés !
Quand nous revenons vers la cabine, la deuxième valise est là. Nous nous préparons pour la soirée de gala, puis nous allons dans un salon pour boire le cocktail offert et vers les 19 h45, nous nous dirigeons vers le théâtre pour voir le show.
Les spectacles étaient biens, notamment celui de flamenco mais ils étaient plus courts que sur les autres paquebots car il y a 3 représentations au lieu de 2.
Vers 21 h, nous nous dirigeons vers le restaurant, Le Marco Polo, réservé d’ailleurs aux passagers des cabines intérieures et extérieures (Le Pergola pour ceux avec des cabines balcons et suites).
Nous faisons connaissance avec nos voisins de table car nous sommes affectés à une table de 8. Ils sont tous français et bien sympathique et nous avons pu converser avec eux avec plaisir. Parmi eux, se trouvait un couple qui a toujours été très élégant.
Les repas ont toujours été très bons. Par contre, le serveur se trompait parfois et le restaurant était bruyant ! Je trouvais aussi que l’on était assez serré autour de cette table !
Bonjour,
qui part avec nous le 1 mai 2016 sur le Zénith
il serait agréable de pouvoir échanger nos infos et faire connaissance
A bientôt
Sérgio
Si je vous raconte mon histoire de Barcelone, ce n'est pas pour faire peur à personne, mais bien pour que vous soyez sur vos gardes si vous y allez.
Je suis arrivée à Barcelone le 3 juin 2011 par train de nuit depuis Madrid. J'ai débarqué à la station Barcelona Sants et j'ai pris le métro pour aller à mon hôtel. Il était environ 10h du matin.
Lorsque je suis sortie du métro avec ma valise et mon sac à dos (que je portais sur le ventre pour plus de sécurité), j'ai vu que l'ascenseur était brisé. Je me suis donc dirigée vers l'escalier roulant, mais il s'est subitement arrêté alors que je venais d'y entrer. J'ai donc dû utiliser l'escalier, ce qui n'est pas évident, on en conviendra, avec une valise et un sac.
Au milieu de l'escalier eviron, un homme est entré en contact avec moi (sur le coup, j'ai cru à une collision accidentelle). Je suis tombée en arrière et pour ne pas me blesser, j'ai dû relâcher quelque peu mes bagages. Un autre homme d'origine arabe est arrivé et a pris ma valise soit-disant pour m'aider, et le temps que je lui dise "non", son complice est arrivé et m'a arraché mon sac à dos. Les deux sont partis à courir dans le métro.
J'ai essayé de les poursuivre mais je ne savais pas trop quoi faire - est-ce que je laisse ma valise là pour les rattraper, au risque de perdre ma valise aussi? J'ai crié, et un monsieur est venu "m'aider" et a prétendu ne rien comprendre de ce que je disais (je parle pourtant couramment espagnol mais il me répondait en catalan). J'ai par la suite appris qu'il était aussi impliqué dans le vol.
Alors finalement, après 5 minutes interminables, les gardes du métro sont arrivés, aucunement sensibles à ce qui venait de m'arriver. Ils ont retrouvé mon sac, que les voleurs avaient jeté après avoir pris mon portefeuille, ma caméra, mes lunettes de soleil et mon passeport.
Je vous épargne la suite... déclaration de police, demande de passeport, annulation de cartes de crédit, transfert d'argent par Western Union...
Mais c'est seulement pour vous dire d'être sur vos gardes. Si quelqu'un vous rentre dedans, regardez s'il vous manque quelque chose. Si on vous propose de vous aider, méfiez-vous.
J'ai aussi rencontré plein de gens au consulat canadien avec des histoires d'horreur semblables à la mienne. Un couple s'est fait voler dans le restaurant d'un hôtel 5 étoiles. Un jeune homme a voulu aider un enfant qui pleurait et son sac a été dérobé. Une dame regardait une carte de la ville pendant qu'un voleur partait avec son portefeuille... Un groupe d'amis attablé dans un bar signait une pétition anti-guerre pendant que leurs affaires étaient pillées. La liste est infinie.
Barcelone est une ville superbe, mais de grâce, faites attention.
Je suis arrivée à Barcelone le 3 juin 2011 par train de nuit depuis Madrid. J'ai débarqué à la station Barcelona Sants et j'ai pris le métro pour aller à mon hôtel. Il était environ 10h du matin.
Lorsque je suis sortie du métro avec ma valise et mon sac à dos (que je portais sur le ventre pour plus de sécurité), j'ai vu que l'ascenseur était brisé. Je me suis donc dirigée vers l'escalier roulant, mais il s'est subitement arrêté alors que je venais d'y entrer. J'ai donc dû utiliser l'escalier, ce qui n'est pas évident, on en conviendra, avec une valise et un sac.
Au milieu de l'escalier eviron, un homme est entré en contact avec moi (sur le coup, j'ai cru à une collision accidentelle). Je suis tombée en arrière et pour ne pas me blesser, j'ai dû relâcher quelque peu mes bagages. Un autre homme d'origine arabe est arrivé et a pris ma valise soit-disant pour m'aider, et le temps que je lui dise "non", son complice est arrivé et m'a arraché mon sac à dos. Les deux sont partis à courir dans le métro.
J'ai essayé de les poursuivre mais je ne savais pas trop quoi faire - est-ce que je laisse ma valise là pour les rattraper, au risque de perdre ma valise aussi? J'ai crié, et un monsieur est venu "m'aider" et a prétendu ne rien comprendre de ce que je disais (je parle pourtant couramment espagnol mais il me répondait en catalan). J'ai par la suite appris qu'il était aussi impliqué dans le vol.
Alors finalement, après 5 minutes interminables, les gardes du métro sont arrivés, aucunement sensibles à ce qui venait de m'arriver. Ils ont retrouvé mon sac, que les voleurs avaient jeté après avoir pris mon portefeuille, ma caméra, mes lunettes de soleil et mon passeport.
Je vous épargne la suite... déclaration de police, demande de passeport, annulation de cartes de crédit, transfert d'argent par Western Union...
Mais c'est seulement pour vous dire d'être sur vos gardes. Si quelqu'un vous rentre dedans, regardez s'il vous manque quelque chose. Si on vous propose de vous aider, méfiez-vous.
J'ai aussi rencontré plein de gens au consulat canadien avec des histoires d'horreur semblables à la mienne. Un couple s'est fait voler dans le restaurant d'un hôtel 5 étoiles. Un jeune homme a voulu aider un enfant qui pleurait et son sac a été dérobé. Une dame regardait une carte de la ville pendant qu'un voleur partait avec son portefeuille... Un groupe d'amis attablé dans un bar signait une pétition anti-guerre pendant que leurs affaires étaient pillées. La liste est infinie.
Barcelone est une ville superbe, mais de grâce, faites attention.
Bonjour,
Cette année pour la première fois je vais voyager en solitaire Du coup j'ai prévu d'aller en Andalousie au mois de septembre car j'ai toujours rêvé de visiter cette région riche en histoire et en architecture...sans oublier la gastronomie !
Mon petit road-trip comprendra : Séville, Cordoue et Malaga. Je serais ravie de trouver de potentiels compagnons de voyage sur ce forum prêts à se joindre à mon périple andalous. N'hésitez pas non plus à partager vos coups de coeurs et/ou bons plans pour ces différentes villes : ce que je dois manquer sous aucun prétexte, votre bar à tapas préféré , etc
Petit détail qui fâche : je suis une vraie quiche en anglais et en espagnol donc je cherche des endroits (musées, monuments, ruines, etc) où on peut trouver des guides Français ! C'est vraiment primordial pour moi alors si vous connaissez des guides sympas ou si vous avez des free tours à conseiller !
Merci d'avance :)
Cette année pour la première fois je vais voyager en solitaire Du coup j'ai prévu d'aller en Andalousie au mois de septembre car j'ai toujours rêvé de visiter cette région riche en histoire et en architecture...sans oublier la gastronomie !
Mon petit road-trip comprendra : Séville, Cordoue et Malaga. Je serais ravie de trouver de potentiels compagnons de voyage sur ce forum prêts à se joindre à mon périple andalous. N'hésitez pas non plus à partager vos coups de coeurs et/ou bons plans pour ces différentes villes : ce que je dois manquer sous aucun prétexte, votre bar à tapas préféré , etc
Petit détail qui fâche : je suis une vraie quiche en anglais et en espagnol donc je cherche des endroits (musées, monuments, ruines, etc) où on peut trouver des guides Français ! C'est vraiment primordial pour moi alors si vous connaissez des guides sympas ou si vous avez des free tours à conseiller !
Merci d'avance :)
Bonjour tout le monde,
Je viens partager ici, mon ressenti sur le séjour passé à bord du Costa serena (Savone, Rome, Olbia, Ibiza, Palma).
Nous sommes partis début Juin pour notre première croisière, en couple, sans les enfants. Je ne suis pas une grande adepte du voyage organisé mais j'avais tellement entendu d’écho positifs sur les croisières, que je me suis dit pourquoi pas tenter? En plus, les promo étaient inintéressantes (1300euros cabine avec hublot pour 2).
Donc me voilà partie pleine d'espoir et d’entrain...
La première déception fut le bateau: un engin énorme (ça, je m'y attendais) à la déco ostentatoire, kitch, plaqué or, à la limite du ridicule!
En suite les repas: bon petit déjeuner et repas de midi, varié et copieux sous forme de buffet... Mais le soir! un diner servi à table, où l'on met les petis plats dans les grands pour servir la même cuisine que le midi! Pour quoi autant de chichi?? Nous avons eu aucune explication sur le menu (comment choisir les plats, combien pouvons nous en choisir...) et on nous a quasi obligé à acheter une bouteille alors que l'eau en carafe est bonne...mais ça nous l'avons su plus tard. Les desserts sont vraiment pas bons, voir immangeables. 😕
Nous ne sommes jamais aller aux spectacles proposés...je ne peux donc pas me prononcer mais le peu que j'ai aperçu, était une animatrice italienne qui hurler dans un micro en 5 langues! 😮
Tous les bars sont fumeurs et non fumeurs séparer seulement par des écriteaux sur les tables...autant dire que quand le bar est bondé tout est enfumé! C'est bien dommage sur un bateau qui accueille les enfants!! Les cocktails proposés sont bons, tous les prix indiqués sont hors taxes mais relativement abordables dans l'ensemble (compter 7euros pour le cocktail avec alcool) Inutile de laisser un pourboire puisqu'à la fin du séjour on vous ponctionne de 7euros par jour et par personne pour le service...Bien sur, on ne le dit pas clairement à la réservation, il faut le lire en tout petit en bas du contrat...sinon c'est pas drôle! 😎
Les excursions sont très chères (mais ça, je le savais aussi) par contre, je suis trop naïve, et je pensais que sur le bateau on nous donnerait les bonnes infos pour pouvoir nous débrouiller seul! Mais queneni!! on nous a distribué un plan minable de Rome et Ibiza...et surtout on nous a donner de fausses info pour nous insister à prendre la navette payante (port/centre Ibiza) à 9euros par personne pour seulement 3km!😮😮
Heureusement que les endroits ou nous avons fait escale étaient vraiment magnifiques, surtout Ibiza, ou nous retournerons certainement.
Donc un bilan très mitigé, je ne comprends toujours pas pourquoi Costa croisière veut faire de leur bateau un pseudo palace en toc, alors que plus de simplicité et de sobriété seraient les bienvenus.
ha! J'allais oublié!...et voir ces philippins bossaient 16heures par jour me crevaient le cœur, surtout le jeune homme qui faisait notre chambre presque 3 fois par jour (totalement inutile!)...il était là quand on se levait à 7h30 et encore là au coucher à 23h!
...non vraiment...Costa croisière c'est pas pour nous.
Nous sommes partis début Juin pour notre première croisière, en couple, sans les enfants. Je ne suis pas une grande adepte du voyage organisé mais j'avais tellement entendu d’écho positifs sur les croisières, que je me suis dit pourquoi pas tenter? En plus, les promo étaient inintéressantes (1300euros cabine avec hublot pour 2).
Donc me voilà partie pleine d'espoir et d’entrain...
La première déception fut le bateau: un engin énorme (ça, je m'y attendais) à la déco ostentatoire, kitch, plaqué or, à la limite du ridicule!
En suite les repas: bon petit déjeuner et repas de midi, varié et copieux sous forme de buffet... Mais le soir! un diner servi à table, où l'on met les petis plats dans les grands pour servir la même cuisine que le midi! Pour quoi autant de chichi?? Nous avons eu aucune explication sur le menu (comment choisir les plats, combien pouvons nous en choisir...) et on nous a quasi obligé à acheter une bouteille alors que l'eau en carafe est bonne...mais ça nous l'avons su plus tard. Les desserts sont vraiment pas bons, voir immangeables. 😕
Nous ne sommes jamais aller aux spectacles proposés...je ne peux donc pas me prononcer mais le peu que j'ai aperçu, était une animatrice italienne qui hurler dans un micro en 5 langues! 😮
Tous les bars sont fumeurs et non fumeurs séparer seulement par des écriteaux sur les tables...autant dire que quand le bar est bondé tout est enfumé! C'est bien dommage sur un bateau qui accueille les enfants!! Les cocktails proposés sont bons, tous les prix indiqués sont hors taxes mais relativement abordables dans l'ensemble (compter 7euros pour le cocktail avec alcool) Inutile de laisser un pourboire puisqu'à la fin du séjour on vous ponctionne de 7euros par jour et par personne pour le service...Bien sur, on ne le dit pas clairement à la réservation, il faut le lire en tout petit en bas du contrat...sinon c'est pas drôle! 😎
Les excursions sont très chères (mais ça, je le savais aussi) par contre, je suis trop naïve, et je pensais que sur le bateau on nous donnerait les bonnes infos pour pouvoir nous débrouiller seul! Mais queneni!! on nous a distribué un plan minable de Rome et Ibiza...et surtout on nous a donner de fausses info pour nous insister à prendre la navette payante (port/centre Ibiza) à 9euros par personne pour seulement 3km!😮😮
Heureusement que les endroits ou nous avons fait escale étaient vraiment magnifiques, surtout Ibiza, ou nous retournerons certainement.
Donc un bilan très mitigé, je ne comprends toujours pas pourquoi Costa croisière veut faire de leur bateau un pseudo palace en toc, alors que plus de simplicité et de sobriété seraient les bienvenus.
ha! J'allais oublié!...et voir ces philippins bossaient 16heures par jour me crevaient le cœur, surtout le jeune homme qui faisait notre chambre presque 3 fois par jour (totalement inutile!)...il était là quand on se levait à 7h30 et encore là au coucher à 23h!
...non vraiment...Costa croisière c'est pas pour nous.
Bonjour, mes chers compagnons voyageurs. Mon nom est Jérémy, 18 ans, Québécois. Ma sœur et moi habitons en collocation depuis quelques semaines déjà et nous économisons ensemble pour un éventuel départ en Espagne et y résider de manière permanente (les raisons seraient trop longues à expliquer, et c'est pas important 😛). Elle parle couramment l'espagnol, moi pas. On m'a récemment parlé de la méthode Assimil et je suis allé surfer sur leur site un petit moment, pour y trouver un livre d'apprentissage de l'espagnol sans peine. Cependant, j'hésite à le commander. J'ai peur qu'il ne soit pas assez efficace et, avouons-le, les prix sont relativement astronomiques. Ainsi, je viens chercher conseils auprès de vous pour savoir si c'est une méthode réellement efficace ou si c'est de l'arnaque. Inutile de vous préciser que je suis très motivé à apprendre cette magnifique langue et que la volonté y est.
Merci d'avance pour vos réponses. 😉
Merci d'avance pour vos réponses. 😉
Bonjour
Je voudrais partir minimum 2 semaines, comme je suis seule car je n'ai malheureusement pas trouvé de compagnons de route, je voudrais quand même, pouvoir voyager en sécurité dans ces lieux.
Si vous avez des infos pour personnes seules, des contacts fiables, sur place et autres bons plans logements ( Couchsurfing, chez l'habitant, airbnb ou autre..) ainsi que des conseils à donner sur les lieux que vous avez visités, des circuits à faire, etc.. je suis preneuse...
Merci beaucoup pour vos conseils...
Annie
Bonjour,
Nous partons à 3 fin aout pour 4 jours à Barcelone. On a loué un petit appartement près du parc de la ciudadela. Comme mon dernier séjour dans cette ville date un peu, j'aimerais bien réactualiser mes connaissances ! Donc, si vous avez de bonnes adresses de petits restaus, bars, clubs dans la vieille ville, je suis preneuse ! Nous cherchons des endroits cool, gays ou pas, et tous types de bons plans !!!
Merci d'avance !
Nous partons à 3 fin aout pour 4 jours à Barcelone. On a loué un petit appartement près du parc de la ciudadela. Comme mon dernier séjour dans cette ville date un peu, j'aimerais bien réactualiser mes connaissances ! Donc, si vous avez de bonnes adresses de petits restaus, bars, clubs dans la vieille ville, je suis preneuse ! Nous cherchons des endroits cool, gays ou pas, et tous types de bons plans !!!
Merci d'avance !
Bonjour,
Je m'embarque avec quelques amis à Madrid au mois de mai, pour la deuxième fois... Nous restons 5 jours, logerons à chueca, et comme c'est un second séjour nous aimerions découvrir des lieux et activités un peu en dehors des sentiers battus. Avez-vous des conseils / adresses à me donner en dehors des incontournables de la ville ?
Merci d'avance !
Je m'embarque avec quelques amis à Madrid au mois de mai, pour la deuxième fois... Nous restons 5 jours, logerons à chueca, et comme c'est un second séjour nous aimerions découvrir des lieux et activités un peu en dehors des sentiers battus. Avez-vous des conseils / adresses à me donner en dehors des incontournables de la ville ?
Merci d'avance !
Bonjour,
Voilà, j'aurais aimé avoir des renseignements sur les escales que je vais faire lors d'une croisière en octobre / novembre prochain que je vais faire en famille sur le MSC Sinphonia : Départ de St Tropez, Palama de Majorque, Mahon à Minorque, Olbia en Sardaigne, Salerne en Italie et Gênes, toujours en Italie. Bien évidemment, je ne veux pas avoir recours aux excursions organisées par MSC et veux me débrouiller seul. Quelqu'un peut-il me donner des infos sur les modalités logistiques sur chaque escale (location voiture, scooter, à pied, en bus, ...) et les choses intéressantes à ne pas louper sur la journée...
Merci d'avance, Franck
Merci d'avance, Franck
Bonjour 😄
Je suis a la recherche de stages de danses latines (du genre salsa) à faire en Espagne pour être au plus prêt de la culture .. et puis en profiter pour découvrir et visiter ! Le problème.. est que je ne parle pas vraiment espagnol, ou très pei.. donc je me demandais si il existait ce type de stage en Espagne mais avec des professeurs qui parlent français ..?
Je suis a la recherche de stages de danses latines (du genre salsa) à faire en Espagne pour être au plus prêt de la culture .. et puis en profiter pour découvrir et visiter ! Le problème.. est que je ne parle pas vraiment espagnol, ou très pei.. donc je me demandais si il existait ce type de stage en Espagne mais avec des professeurs qui parlent français ..?
Hola !!
Quand on voyage un peu partout en Europe, on s'est plus ou moins habitué aux étalages "sauvages" déballés à la sauvette sur les trottoirs.
A Barcelone, profitant de la mansuétude affichée par la Maire, Ada Colau, ces vendeurs à la sauvette, appelés en Espagne les "top mantas" prennent de plus en plus de place au point de devenir trés envahissants. (explication de top manta : top = dessus / sur, et manta = couverture / tapis sur lesquels sont déballées les marchandises, rapidement ramassés en prenant les quatre coins, en cas de contrôle).
Les vendeurs, presque tous en séjour irrégulier, sont eux mêmes honteusement exploités par de véritables mafias. Ces vendeurs ou vendeuses n'ont qu'une très petite part de leurs ventes qui leur revient après qu'ils aient payé leur marchandise à ces réseaux maffieux, quand ils ne sont pas contraint d'acheter avant de vendre. Les réseaux "fournisseurs-vendeurs" fonctionnent toujours par ethnie ou pays d'origine.
Dans la plupart des endroits touristiques, les autorités locales font le nécessaire pour que cette activité illégale soit, pour le moins contenue et l'on assiste fréquemment à des parties de "cache-cache" entre top-mantas et police. Une ou plusieurs personnes associées aux vendeurs sont chargés de faire le guet, et dés qu'un girophare de voiture de police ou l'ombre d'un képi sont aperçus, le signal est donné et en quelques secondes, les mantas sont ramassées, la marchandise enlevée et les vendeurs s'égaillent. Lorsque la "menace" est passée, tout le monde revient et se re-installe jusqu'à la prochaine partie…!
A Barcelone, l'autorité de police chargée de ce problème relève de la municipalité, et Ada Colau, maire de la ville a décidé que ces personnes ne devaient plus être inquiétées malgré l'illégalité de leur commerce et des conséquences annexes. Il suffit de voir l'impassibilité des agents de la police municipale barcelonaise lorsqu'ils déambulent au milieu de ces vendeurs, et la parfaite tranquillité de ces mêmes vendeurs certains de leur impunité.
Les commerçants barcelonais "traditionnels", payant des locaux, leurs patentes et les impôts ont vainement tenté de s'opposer à cette mansuétude de leur Maire, mais cette pratique du "top manta" prend chaque jour un peu plus d'ampleur, au grand désespoir des boutiques "légales" et des habitants des quartiers touristiques ou il est presque devenu impossible de circuler à certaines heures, de jour comme de nuit.
Pour vous faire une idée de l'ampleur du phénomène, voici le lien d'une vidéo récente, tournée le long du paseo de Barcelone : youtu.be/2KJ652sM390
Les produits proposés sont souvent attrayants et les prix très tentants !! Mais il faut savoir que TOUS les objets proposés sont des contre-façons ou des produits hors normes, ou encore des copies pirates s'agissant de DVD ou CD.
Pour l'acheteur/se, lorsqu'il/elle passe un contrôle douanier (ils ne sont pas rares sur la route du retour des vacances) et que sont trouvé dans ses affaires ce type d'objets, la seule possession constitue une infraction douanière grave, punissable (en théorie) de peine de prison, mais à coup sûr de fortes amendes multipliées par les nombre d'objets, qu'il s'agisse de vêtements, d'accessoires vestimentaires, de bibelots, etc...
Hasta luego 😎
Quand on voyage un peu partout en Europe, on s'est plus ou moins habitué aux étalages "sauvages" déballés à la sauvette sur les trottoirs.
A Barcelone, profitant de la mansuétude affichée par la Maire, Ada Colau, ces vendeurs à la sauvette, appelés en Espagne les "top mantas" prennent de plus en plus de place au point de devenir trés envahissants. (explication de top manta : top = dessus / sur, et manta = couverture / tapis sur lesquels sont déballées les marchandises, rapidement ramassés en prenant les quatre coins, en cas de contrôle).
Les vendeurs, presque tous en séjour irrégulier, sont eux mêmes honteusement exploités par de véritables mafias. Ces vendeurs ou vendeuses n'ont qu'une très petite part de leurs ventes qui leur revient après qu'ils aient payé leur marchandise à ces réseaux maffieux, quand ils ne sont pas contraint d'acheter avant de vendre. Les réseaux "fournisseurs-vendeurs" fonctionnent toujours par ethnie ou pays d'origine.
Dans la plupart des endroits touristiques, les autorités locales font le nécessaire pour que cette activité illégale soit, pour le moins contenue et l'on assiste fréquemment à des parties de "cache-cache" entre top-mantas et police. Une ou plusieurs personnes associées aux vendeurs sont chargés de faire le guet, et dés qu'un girophare de voiture de police ou l'ombre d'un képi sont aperçus, le signal est donné et en quelques secondes, les mantas sont ramassées, la marchandise enlevée et les vendeurs s'égaillent. Lorsque la "menace" est passée, tout le monde revient et se re-installe jusqu'à la prochaine partie…!
A Barcelone, l'autorité de police chargée de ce problème relève de la municipalité, et Ada Colau, maire de la ville a décidé que ces personnes ne devaient plus être inquiétées malgré l'illégalité de leur commerce et des conséquences annexes. Il suffit de voir l'impassibilité des agents de la police municipale barcelonaise lorsqu'ils déambulent au milieu de ces vendeurs, et la parfaite tranquillité de ces mêmes vendeurs certains de leur impunité.
Les commerçants barcelonais "traditionnels", payant des locaux, leurs patentes et les impôts ont vainement tenté de s'opposer à cette mansuétude de leur Maire, mais cette pratique du "top manta" prend chaque jour un peu plus d'ampleur, au grand désespoir des boutiques "légales" et des habitants des quartiers touristiques ou il est presque devenu impossible de circuler à certaines heures, de jour comme de nuit.
Pour vous faire une idée de l'ampleur du phénomène, voici le lien d'une vidéo récente, tournée le long du paseo de Barcelone : youtu.be/2KJ652sM390
Les produits proposés sont souvent attrayants et les prix très tentants !! Mais il faut savoir que TOUS les objets proposés sont des contre-façons ou des produits hors normes, ou encore des copies pirates s'agissant de DVD ou CD.
Pour l'acheteur/se, lorsqu'il/elle passe un contrôle douanier (ils ne sont pas rares sur la route du retour des vacances) et que sont trouvé dans ses affaires ce type d'objets, la seule possession constitue une infraction douanière grave, punissable (en théorie) de peine de prison, mais à coup sûr de fortes amendes multipliées par les nombre d'objets, qu'il s'agisse de vêtements, d'accessoires vestimentaires, de bibelots, etc...
Hasta luego 😎
Bonsoir à tous!
Je m'appelle Alex, j'ai 20 ans, et je pars faire ma deuxieme année de licence LEA, à l'université de Séville de Janvier à Juillet 2008. Je recherche, des personnes qui sont dans le meme cas, histoire que l'on prenne contact, et pourquoi pas, faire une colocation ... J'arriverai sur seville aux alentours du 15 Janvier, ce sera surement auberge de jeunesse pendant 3-4 Jours avant de trouver le logement adéquat.
A bientot!
Je m'appelle Alex, j'ai 20 ans, et je pars faire ma deuxieme année de licence LEA, à l'université de Séville de Janvier à Juillet 2008. Je recherche, des personnes qui sont dans le meme cas, histoire que l'on prenne contact, et pourquoi pas, faire une colocation ... J'arriverai sur seville aux alentours du 15 Janvier, ce sera surement auberge de jeunesse pendant 3-4 Jours avant de trouver le logement adéquat.
A bientot!
Bonjour tout le monde.
A mon tour d'y aller de mon C/R. Je suis dispo pour tous les renseignements que je pourrai fournir. Je vais éssayer d'aller aussi vite que possible pour publier.
Vendredi 10 avril Marseille-Temps ensoleillé-
Je ferai également un comparatif entre notre cabine Auréa (MSC) et les cabines Samsara ( Costa) que nous avions l’habitude de prendre chez Costa, mais attention, mon comparatif va se baser entre notre croisière de cette année et celle que nous avions fait il y a presque 2 ans avec Costa :il y a donc fort à parier que Costa a « raboté » quelques prestations de son côté… Nouveauté cette année, j’ai mis un podomètre (10 bvalles chez Décath’)à ma ceinture pour savoir combien de km nous marchions lors de nos escales à terre. C’est marrant comme statistique , vous verrez ! Et hop ! C’est parti pour la 4ième croisière …et pour un an de plus me concernant !! 7h15, la voisine st là , prête à faire le taxi jusqu’à la gare TGV. 10 Minutes + tard, nous sommes sur le quai sous un beau soleil. 1h après , nous foulons le sol parisien et son agitation quotidienne. Un petit coup de métro et nous retrouvons nos amis Marnais au café Costa (si si c’est pas une blague !) de la gare de Lyon .Départ du TGV à 10h37 comme prévu et direction la grande bleue !! Le voyage est tranquille, on se met doucement en mode « iode » !! Arrivée à l’heure à Marseille, nous descendons d’un étage à la gare et prenons un taxi qui nous dépose au pied du bateau.(25€ environ) On dépose les valises qui sont rapidement embarquées et on arrive à l’enregistrement ou il y a un peu de monde qui attend. Je me souviens alors qu’avec nos cabines Auréa nous sommes en embarquement prioritaire. Je présente mon voucher à l’hôtesse qui nous fait passer tout de suite. Enregistrement en 5 minutes et différence avec Costa, ma carte de crédit est attribuée directement à ma « cruise card » (pratique, ça évite de se taper la file d’attente aux bornes comme chez Costa :un bon point pour MSC !) Il est 14h45 et nous sommes déjà dans notre cabine ! Royal ! Comme chez Costa , tout est sur le lit peignoir , chaussons, documents… La cabine est plus contemporaine que chez Costa et en visitant, la porte de la douche est en dur à l’inverse des 3 bateaux Costa que j’avais fait précédemment et ou il y avait un pauvre rideau de douche. En revanche, la cabine nous semble un peu plus petite (peut être juste un effet d’optique ?) Les valises arrivent dans le couloir…sauf la mienne.. Bah, pas grave, elle va arriver. On se prépare pour aller faire le tour du « propriétaire ».Le bateau est très luxueux (le plus luxueux que j’ai jamais vu), pas mal de jacuzzis, et l’espace aquatique pour les enfants est super mais ça doit être bien quand il fait très chaud !!! On monte au Top 18 et on découvre un pont protégé de la foule avec un jacuzzi XXL , des transats, des coques protégées du vent, des douches et un bar mobile :on en fera notre point de passage quotidien !Puis on se dirige vers l’auréa SPA pour la découverte de l’endroit :un salle de sport,2 hamams,2 saunas, un frigidarium, une salle de relaxation…mais pas de jacuzzi XXXL comme au Samsara de chez Costa .Snif ! Il est presque 17h15 et c’est l’heure de l’exercice d’abandon du navire.Toujours pas de valise, bizarre… J’attrape un gilet de sauvetage dans notre armoire et oh surprise, il y a le soutien gorge de l’ancienne locataire de la cabine (enfin c’est ce que je suppose vu que ce n’est pas celui de ma femme) qui y est accroché !Du coup, après l’exercice , je l’ai remis pour le suivant ! hi hi hi !! On descend au théatre ou sont regroupés les nouveaux arrivants.Je vois Delphine de V&C.L’exercice est moins insupportable que chez Costa et mieux structuré. Au retour, pas de valise, je tente le TOP 18 te comme c’est fermé (alors que ouvert jusque 20h normalement), je fais bêtement demi tour… Pas grave au retour, il y en a un autre qui est libre et nous y allons avec le camarade Stéphane.Ah quelle bonheur ! Quand je pense que quelques heures plus tôt nous étions au boulot !Ensuite petit tour au Hamam Coconut (très chaud…) et nous finissons avec un mojito au bar de la piscine :il est infecte , ce n’est que de l’eau. Retour à la cabine, pas de valise.. La réception appelle, il faut descendre. Ma femme y va pendant que je me douche :ils avaient repéré mon couteau suisse et ils me l’ont confisqué.(chez Costa, il était passé) Douche rapide et on fonce au Safari Lounge (pont 7 arrière du bateau) pour prendre l’apéro. Je commande un baccardi coca :infect ! Mais je le bois quand même. Je change et prends un rhum coca :infect également ;un espèce de verre d’eau avec du coca sans bulle :cette fois, j’appelle la demoiselle pour lui dire que sa boisson est « no good » ! Je commande donc un baccardi seul et une boite de coca et ça va mieux. Je ferai comme ça jusqu’à la fin du séjour car j’ai trouvé les cocktails vraiment noyés sous la glace et avec peu de saveur. On s’apercevra ensuite , que ça dépend des bars. Globalement, j’avais trouvé les boissons meilleures chez Costa. Vers 21h30, direction le Golden Lobster pour le dîner du 2ième service. On est à une table de 4, le vin est servi et on nous donne les menus : je trouve qu’il y a moins de choix que chez Costa. On fait notre repas :bof…pas de quoi « grimper aux rideaux » ! Pour l’instant, y’a pas photo, les repas sont supérieurs chez Costa.
Retour au Safari Lounge pour fêter mon anniv’ ou on fera connaissance avec des palermitins, puis direction le Galaxy Lounge ou il se met à pleuvoir pas mal.2h, on lève le camp et direction Dodo après une journée longue et bien remplie !Demain Gênes, on a mis le réveil vers 9h00…
A mon tour d'y aller de mon C/R. Je suis dispo pour tous les renseignements que je pourrai fournir. Je vais éssayer d'aller aussi vite que possible pour publier.
Vendredi 10 avril Marseille-Temps ensoleillé-
Je ferai également un comparatif entre notre cabine Auréa (MSC) et les cabines Samsara ( Costa) que nous avions l’habitude de prendre chez Costa, mais attention, mon comparatif va se baser entre notre croisière de cette année et celle que nous avions fait il y a presque 2 ans avec Costa :il y a donc fort à parier que Costa a « raboté » quelques prestations de son côté… Nouveauté cette année, j’ai mis un podomètre (10 bvalles chez Décath’)à ma ceinture pour savoir combien de km nous marchions lors de nos escales à terre. C’est marrant comme statistique , vous verrez ! Et hop ! C’est parti pour la 4ième croisière …et pour un an de plus me concernant !! 7h15, la voisine st là , prête à faire le taxi jusqu’à la gare TGV. 10 Minutes + tard, nous sommes sur le quai sous un beau soleil. 1h après , nous foulons le sol parisien et son agitation quotidienne. Un petit coup de métro et nous retrouvons nos amis Marnais au café Costa (si si c’est pas une blague !) de la gare de Lyon .Départ du TGV à 10h37 comme prévu et direction la grande bleue !! Le voyage est tranquille, on se met doucement en mode « iode » !! Arrivée à l’heure à Marseille, nous descendons d’un étage à la gare et prenons un taxi qui nous dépose au pied du bateau.(25€ environ) On dépose les valises qui sont rapidement embarquées et on arrive à l’enregistrement ou il y a un peu de monde qui attend. Je me souviens alors qu’avec nos cabines Auréa nous sommes en embarquement prioritaire. Je présente mon voucher à l’hôtesse qui nous fait passer tout de suite. Enregistrement en 5 minutes et différence avec Costa, ma carte de crédit est attribuée directement à ma « cruise card » (pratique, ça évite de se taper la file d’attente aux bornes comme chez Costa :un bon point pour MSC !) Il est 14h45 et nous sommes déjà dans notre cabine ! Royal ! Comme chez Costa , tout est sur le lit peignoir , chaussons, documents… La cabine est plus contemporaine que chez Costa et en visitant, la porte de la douche est en dur à l’inverse des 3 bateaux Costa que j’avais fait précédemment et ou il y avait un pauvre rideau de douche. En revanche, la cabine nous semble un peu plus petite (peut être juste un effet d’optique ?) Les valises arrivent dans le couloir…sauf la mienne.. Bah, pas grave, elle va arriver. On se prépare pour aller faire le tour du « propriétaire ».Le bateau est très luxueux (le plus luxueux que j’ai jamais vu), pas mal de jacuzzis, et l’espace aquatique pour les enfants est super mais ça doit être bien quand il fait très chaud !!! On monte au Top 18 et on découvre un pont protégé de la foule avec un jacuzzi XXL , des transats, des coques protégées du vent, des douches et un bar mobile :on en fera notre point de passage quotidien !Puis on se dirige vers l’auréa SPA pour la découverte de l’endroit :un salle de sport,2 hamams,2 saunas, un frigidarium, une salle de relaxation…mais pas de jacuzzi XXXL comme au Samsara de chez Costa .Snif ! Il est presque 17h15 et c’est l’heure de l’exercice d’abandon du navire.Toujours pas de valise, bizarre… J’attrape un gilet de sauvetage dans notre armoire et oh surprise, il y a le soutien gorge de l’ancienne locataire de la cabine (enfin c’est ce que je suppose vu que ce n’est pas celui de ma femme) qui y est accroché !Du coup, après l’exercice , je l’ai remis pour le suivant ! hi hi hi !! On descend au théatre ou sont regroupés les nouveaux arrivants.Je vois Delphine de V&C.L’exercice est moins insupportable que chez Costa et mieux structuré. Au retour, pas de valise, je tente le TOP 18 te comme c’est fermé (alors que ouvert jusque 20h normalement), je fais bêtement demi tour… Pas grave au retour, il y en a un autre qui est libre et nous y allons avec le camarade Stéphane.Ah quelle bonheur ! Quand je pense que quelques heures plus tôt nous étions au boulot !Ensuite petit tour au Hamam Coconut (très chaud…) et nous finissons avec un mojito au bar de la piscine :il est infecte , ce n’est que de l’eau. Retour à la cabine, pas de valise.. La réception appelle, il faut descendre. Ma femme y va pendant que je me douche :ils avaient repéré mon couteau suisse et ils me l’ont confisqué.(chez Costa, il était passé) Douche rapide et on fonce au Safari Lounge (pont 7 arrière du bateau) pour prendre l’apéro. Je commande un baccardi coca :infect ! Mais je le bois quand même. Je change et prends un rhum coca :infect également ;un espèce de verre d’eau avec du coca sans bulle :cette fois, j’appelle la demoiselle pour lui dire que sa boisson est « no good » ! Je commande donc un baccardi seul et une boite de coca et ça va mieux. Je ferai comme ça jusqu’à la fin du séjour car j’ai trouvé les cocktails vraiment noyés sous la glace et avec peu de saveur. On s’apercevra ensuite , que ça dépend des bars. Globalement, j’avais trouvé les boissons meilleures chez Costa. Vers 21h30, direction le Golden Lobster pour le dîner du 2ième service. On est à une table de 4, le vin est servi et on nous donne les menus : je trouve qu’il y a moins de choix que chez Costa. On fait notre repas :bof…pas de quoi « grimper aux rideaux » ! Pour l’instant, y’a pas photo, les repas sont supérieurs chez Costa.
Retour au Safari Lounge pour fêter mon anniv’ ou on fera connaissance avec des palermitins, puis direction le Galaxy Lounge ou il se met à pleuvoir pas mal.2h, on lève le camp et direction Dodo après une journée longue et bien remplie !Demain Gênes, on a mis le réveil vers 9h00…
Bon, ben, je me lance...
Après 8 croisières chez Costa, nous tentons le grand saut chez Celebrity ! Les commentaires de Madame Nadu nous ont aidé grandement dans cette décision et nous l'en remercions grandement ! 😉 Donc, nous avons réservé la semaine dernière via Latitude Sud la croisière mentionnée dans le titre. J'avoue pour ma part être un peu speed par rapport au fait que la langue à bord est anglaise ; eh oui, je l'avoue bien humblement, je ne parle pas un mot d'anglais ! 🤪 (pas un mot est peut-être exagéré... mais je ne suis vraiment pas à l'aise face à cette langue...😊) Pour vous situer, nous sommes un couple de 45 ans avec notre fils de 16 ans (un fana de croisière !) et nous avons réservé une Celebrity Suite (après avoir lorgné longuement sur la Royale... - mais ne connaissant pas cette compagnie, nous avons opté pour la Celebrity, pour commencer...) Nous allons nous rendre en voiture à Barcelone et nous aimerions connaître les modalités de parking. D'autre part, est-ce que les tenues vestimentaires à bord sont vraiment plus select que sur Costa ? Sachant que sur nos dernières croisières Costa, on avait plutôt l'impression d'être à la foire du trône où toutes les bizarreries vestimentaires étaient tolérées !😮 Nous sommes également perplexes face aux forfaits boissons proposés 😕 En effet, sur le site on peut choisir différents packs par passager... 🤪 Si quelqu'un pouvait m'éclairer, ça m'arrangerais grandement ! Merci d'avance à tous ceux qui pourront me renseigner.
Anne.
Après 8 croisières chez Costa, nous tentons le grand saut chez Celebrity ! Les commentaires de Madame Nadu nous ont aidé grandement dans cette décision et nous l'en remercions grandement ! 😉 Donc, nous avons réservé la semaine dernière via Latitude Sud la croisière mentionnée dans le titre. J'avoue pour ma part être un peu speed par rapport au fait que la langue à bord est anglaise ; eh oui, je l'avoue bien humblement, je ne parle pas un mot d'anglais ! 🤪 (pas un mot est peut-être exagéré... mais je ne suis vraiment pas à l'aise face à cette langue...😊) Pour vous situer, nous sommes un couple de 45 ans avec notre fils de 16 ans (un fana de croisière !) et nous avons réservé une Celebrity Suite (après avoir lorgné longuement sur la Royale... - mais ne connaissant pas cette compagnie, nous avons opté pour la Celebrity, pour commencer...) Nous allons nous rendre en voiture à Barcelone et nous aimerions connaître les modalités de parking. D'autre part, est-ce que les tenues vestimentaires à bord sont vraiment plus select que sur Costa ? Sachant que sur nos dernières croisières Costa, on avait plutôt l'impression d'être à la foire du trône où toutes les bizarreries vestimentaires étaient tolérées !😮 Nous sommes également perplexes face aux forfaits boissons proposés 😕 En effet, sur le site on peut choisir différents packs par passager... 🤪 Si quelqu'un pouvait m'éclairer, ça m'arrangerais grandement ! Merci d'avance à tous ceux qui pourront me renseigner.
Anne.
Bonjour à toutes et tous,
Nous partons en croisière avec MSC au mois de septembre 2017. Nous sommes 2 adultes. Faut-il embarquer avec un carnet de vaccination à jour ? Est-ce obligatoire ? Merci pour vos réponses.
Nous partons en croisière avec MSC au mois de septembre 2017. Nous sommes 2 adultes. Faut-il embarquer avec un carnet de vaccination à jour ? Est-ce obligatoire ? Merci pour vos réponses.
Samedi 25 juillet 2015 : Départ
Réveil à 8h pour attaquer la corvée des valises🤪🤪 et tout boucler avant 16h, heure limite de départ fixée par M. Croisifan😛.
Je trie, je lave, je repasse, je sors les vêtements, je me ravise, je rerange je tasse un peu tout ça😇 😇 (enfin, sauf pour les tenue de gala) et je termine à 15h40 sous le regard sévère de M. Croisifan🙁 à qui il ne reste plus néanmoins, aidé de Croisifan Junior, qu’à mettre les sacs dans le coffre et vogue la galère…
Nous avalons allègrement les kilomètres jusqu’à notre étape du soir, l’IBIS Style de Chasse-sur-Rhône (où nous avions fait halte en octobre dernier pour notre croisière sur le Lirica😉), après un dîner chez Arche😐😐, qui m’a rappelé le sketch de Coluche sur les restaurants d’autoroute Jacques Borel (nostalgie, nostalgie…).

(vue de la chambre😇, au zoom...)
Une bonne nuit de sommeil, bercés par les trains🏴☠️, et nous serons frais et dispos pour la prochaine étape…. Marseille.
Dimanche 26 juillet 2015 : Marseille
Re-réveil à 8 heures, cette fois pour prendre le petit déjeuner🙂, inclus dans le prix de la chambre et toujours aussi copieux.
Nous bouclons les sacs et, à 9h45, nous voilà repartis pour la suite du trajet jusqu’à Marseille. Le trafic est chargé mais M.Croisifan conduit avec sa virtuosité😇 habituelle.
Un peu avant midi, nous ne sommes pas loin de la barrière de péage de Lançon de Provence et il faut songer à se sustenter avant que la faim ne terrasse nos ados en pleine croissance😎😎. Arrêt essence donc, assorti de l’achat de sandwiches et boissons variés mais pas moyen de trouver une place de stationnement et encore moins une table🤪, c’est la foule des grands départs…
N’écoutant que notre courage, nous prenons donc, après le péage, l’embranchement de l’A9 pour aller déjeuner sur l’aire de Ventabren, et tombons sur un magnifique…bouchon😠😠 qui arrache à M. Croisifan quelques jurons🏴☠️ que je ne répèterai pas ici… Finalement, ce sera vite passé et nous rejoindrons l’aire de repos où nous déjeunerons à l’ombre des pins🙂 avec, en bruit de fond, le chant des grillons .
Bon, c’est pas tout ça, il faut maintenant rejoindre Marseille et le Novotel vieux port où nous avons des chambres réservées pour trois nuits. Nous y arrivons vers 15 heures, non sans avoir visité Marseille😇😇 au fil des tours et détours pour nous y retrouver.
Heureusement, le sens de l’orientation exceptionnel de M. Croisifan😉 finit par nous mener à bon port (c’est le cas de le dire😄…).

Nous nous installons, un petit tour à la piscine, une douche et hop, en route pour le dîner, à l’hôtel, car la fatigue nous guette et notre ami le Guide du Routard😇, que nous avons longuement potassé, ne nous recommande que des restos fermés le dimanche😛….
(la vue sur le vieux port depuis la chambre🙂)
Demain, nous nous lançons à l’assaut du MUCEM et du quartier du Panier.
Réveil à 8h pour attaquer la corvée des valises🤪🤪 et tout boucler avant 16h, heure limite de départ fixée par M. Croisifan😛.
Je trie, je lave, je repasse, je sors les vêtements, je me ravise, je rerange je tasse un peu tout ça😇 😇 (enfin, sauf pour les tenue de gala) et je termine à 15h40 sous le regard sévère de M. Croisifan🙁 à qui il ne reste plus néanmoins, aidé de Croisifan Junior, qu’à mettre les sacs dans le coffre et vogue la galère…
Nous avalons allègrement les kilomètres jusqu’à notre étape du soir, l’IBIS Style de Chasse-sur-Rhône (où nous avions fait halte en octobre dernier pour notre croisière sur le Lirica😉), après un dîner chez Arche😐😐, qui m’a rappelé le sketch de Coluche sur les restaurants d’autoroute Jacques Borel (nostalgie, nostalgie…).

(vue de la chambre😇, au zoom...)

Une bonne nuit de sommeil, bercés par les trains🏴☠️, et nous serons frais et dispos pour la prochaine étape…. Marseille.
Dimanche 26 juillet 2015 : Marseille
Re-réveil à 8 heures, cette fois pour prendre le petit déjeuner🙂, inclus dans le prix de la chambre et toujours aussi copieux.
Nous bouclons les sacs et, à 9h45, nous voilà repartis pour la suite du trajet jusqu’à Marseille. Le trafic est chargé mais M.Croisifan conduit avec sa virtuosité😇 habituelle.
Un peu avant midi, nous ne sommes pas loin de la barrière de péage de Lançon de Provence et il faut songer à se sustenter avant que la faim ne terrasse nos ados en pleine croissance😎😎. Arrêt essence donc, assorti de l’achat de sandwiches et boissons variés mais pas moyen de trouver une place de stationnement et encore moins une table🤪, c’est la foule des grands départs…
N’écoutant que notre courage, nous prenons donc, après le péage, l’embranchement de l’A9 pour aller déjeuner sur l’aire de Ventabren, et tombons sur un magnifique…bouchon😠😠 qui arrache à M. Croisifan quelques jurons🏴☠️ que je ne répèterai pas ici… Finalement, ce sera vite passé et nous rejoindrons l’aire de repos où nous déjeunerons à l’ombre des pins🙂 avec, en bruit de fond, le chant des grillons .
Bon, c’est pas tout ça, il faut maintenant rejoindre Marseille et le Novotel vieux port où nous avons des chambres réservées pour trois nuits. Nous y arrivons vers 15 heures, non sans avoir visité Marseille😇😇 au fil des tours et détours pour nous y retrouver.
Heureusement, le sens de l’orientation exceptionnel de M. Croisifan😉 finit par nous mener à bon port (c’est le cas de le dire😄…).

Nous nous installons, un petit tour à la piscine, une douche et hop, en route pour le dîner, à l’hôtel, car la fatigue nous guette et notre ami le Guide du Routard😇, que nous avons longuement potassé, ne nous recommande que des restos fermés le dimanche😛….
(la vue sur le vieux port depuis la chambre🙂)

Demain, nous nous lançons à l’assaut du MUCEM et du quartier du Panier.
Bonjour,
Je rentre ce jour d'une croisière MSC sur le MSC Preziosa d'une semaine en Méditerranée. J'écris ce message pour vous faire partager mon expérience du forfait Allegrissimo de MSC (boissons all inclusive).
Dès notre arrivée à Marseille, nous avons été abordé par un membre (serveur) de MSC qui nous a expliqué tous les bienfaits du forfait Allegressimo All-inclusive. Vendu comme étant un accès illimité aux boissons sur le bateau : eau, sodas, jus de fruits, cocktail, vins, bière, café, glaces (mais pas toutes). Prix : 12€ par jour pour les enfants ; 26€ par jour par adulte. Puis ajouter 15% de taxe. Contrainte forte : tous les occupants d'une chambre doivent le prendre en même temps.
Nous étions 8 : 2 adultes et 6 enfants. Le montant global était de 1000 euros. J'ai dit "non". Devant mon refus, le serveur a proposé de nous faire 2 enfants gratuits, mais c'était confidentiel, nous ne devions le dire à personne. Montant de la facture : 805 euros. J'ai craqué mais avec l'impression de faire une bêtise, car je ne bois pas d'alcool et mon compagnon très peu.
A bord, en effet, les boissons sont gratuites partout. Mais sur les cartes proposées, à peine 20% des boissons font partie du forfait. Et on en a vite fait le tour. Toutes les autres doivent être payées au prix fort affiché (+ 15% de taxe). Nous nous en sommes donné à cœur joie côté boissons, un peu trop même, ce forfait pousse à la consommation. Résultats des courses : nous avons pris pour 661€ de boissons. Surcoût pour nous, cadeau pour MSC : 144€.
Et cela avec 6 forfaits pour 8.
Si nous n'avions pas pris le forfait, nous n'aurions jamais autant consommé. Il est "facile" pour un enfant d'arriver à 12€ de consommation, mais 26€ pour un adulte sans boire d'alcool, il faut ne faire que cela.
De mon expérience, ce forfait ne doit surtout pas être pris. Sauf en connaissance de cause.
Merci de m'avoir lue et de partager votre expérience sur ce forfait.
Je rentre ce jour d'une croisière MSC sur le MSC Preziosa d'une semaine en Méditerranée. J'écris ce message pour vous faire partager mon expérience du forfait Allegrissimo de MSC (boissons all inclusive).
Dès notre arrivée à Marseille, nous avons été abordé par un membre (serveur) de MSC qui nous a expliqué tous les bienfaits du forfait Allegressimo All-inclusive. Vendu comme étant un accès illimité aux boissons sur le bateau : eau, sodas, jus de fruits, cocktail, vins, bière, café, glaces (mais pas toutes). Prix : 12€ par jour pour les enfants ; 26€ par jour par adulte. Puis ajouter 15% de taxe. Contrainte forte : tous les occupants d'une chambre doivent le prendre en même temps.
Nous étions 8 : 2 adultes et 6 enfants. Le montant global était de 1000 euros. J'ai dit "non". Devant mon refus, le serveur a proposé de nous faire 2 enfants gratuits, mais c'était confidentiel, nous ne devions le dire à personne. Montant de la facture : 805 euros. J'ai craqué mais avec l'impression de faire une bêtise, car je ne bois pas d'alcool et mon compagnon très peu.
A bord, en effet, les boissons sont gratuites partout. Mais sur les cartes proposées, à peine 20% des boissons font partie du forfait. Et on en a vite fait le tour. Toutes les autres doivent être payées au prix fort affiché (+ 15% de taxe). Nous nous en sommes donné à cœur joie côté boissons, un peu trop même, ce forfait pousse à la consommation. Résultats des courses : nous avons pris pour 661€ de boissons. Surcoût pour nous, cadeau pour MSC : 144€.
Et cela avec 6 forfaits pour 8.
Si nous n'avions pas pris le forfait, nous n'aurions jamais autant consommé. Il est "facile" pour un enfant d'arriver à 12€ de consommation, mais 26€ pour un adulte sans boire d'alcool, il faut ne faire que cela.
De mon expérience, ce forfait ne doit surtout pas être pris. Sauf en connaissance de cause.
Merci de m'avoir lue et de partager votre expérience sur ce forfait.
Bonjour,
Je fais les chemins de Compostelle à pied depuis 2004. Il y a un peu plus d'un an, j'ai eu envie de le faire à vélo. J'ai acheté un vélo, me suis entraîné et en octobre 2013, j'ai fait Tours-Compostelle, 1600kms en 18j, j'ai pris goût au vélo et décidé de recommencer en septembre 2014; mais voilà, il y a 2 mois, on m'a découvert un diabète de type 1. J'ai repris le vélo seul et avec un groupe. Beaucoup me déconseillent de poursuivre mon projet et en tout cas de ne pas partir en solo. 2 questions :
1) des cyclotouristes diabétiques peuvent-ils me faire part de leur expérience de rando-cyclistes en solo et à plusieurs
2) des cyclotouristes diabétiques ou non sont-ils intéressés pour m'accompagner
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour,
Voilà je vais descendre au Sénégal dans ma maison, comme je le fais depuis 2002, je voudrai me pré-enrôlement sur SNEDAI le site pour le visa, car je viens de remonter rapidement pour des raisons de famille, et je n'ai pas eu le temps de demander ma carte de résident comme la plupart de mes amis.
Donc si quelqu'un à pris sont visa pour descendre par la route et qui sait enrôler sur ce fameux site, il serai très sympa de m'éclairer car il n'ont pas prévu que l'on pouvais descendre autrement que par avion ????
Ambassade du Sénégal à Paris sourd et muet au téléphone, et ne réponde pas au Email ???
Ci vous éte un séné-gaulois.
Merci de me dire comment vais vousfait.
Cordialement
Awelé.
Bonjour
Nous venons de réserver notre première croisière avec la compagnie MSC sur le Splendida départ de Marseille le 12 Avril 2014. Notre cabine 11067 vu sur mer avec balcon. Nous voyageons en famille mon mari et moi et mes deux enfants 12 et 15 ans.On fête les 50 ans de mon mari nos 10 ans de mariage et ma fille fêtera sont anniversaire sur le bateau !!! Escales : Genes, Naples, Messine, Tunis, Barcelone Grâce au forum j'ai trouvé une majorité de réponse à mes questions, qui sont nombreuses ;) Questions boisson , nous prendrons le forfait eau pour les repas au restaurant et des forfaits soda pour mes enfants, 1er question j'ai lu qu'au niveau de la cafét on y trouvait boisson chaude (café et thé) et eau fraiche à disposition c'est bien cela ? Pouvez vous me confirmer qu'il y a bien au petit déjeuner du chocolat pour les enfants .... Budget boisson pour la semaine pour nous 4 /300 euros/ le tout compris pour 4 /490 euros/ Question restaurant, vaut il mieux prendre le premier ou le deuxième service 18h30 ou 21h ? Question Escale les excursions proposé par MSC sont un peu hors budget pour nous 4. Nous voudrions les organiser par nous meme, je sais qu'a Tunis il y a des Taxis, je pense que nous allons prendre cette options. Pour Barcelone nous allons utiliser les transports de la ville. Reste les escales a Naples et a Génes que me conseillez vous ?
merci a tous de vos réponses Cordialement
Nous venons de réserver notre première croisière avec la compagnie MSC sur le Splendida départ de Marseille le 12 Avril 2014. Notre cabine 11067 vu sur mer avec balcon. Nous voyageons en famille mon mari et moi et mes deux enfants 12 et 15 ans.On fête les 50 ans de mon mari nos 10 ans de mariage et ma fille fêtera sont anniversaire sur le bateau !!! Escales : Genes, Naples, Messine, Tunis, Barcelone Grâce au forum j'ai trouvé une majorité de réponse à mes questions, qui sont nombreuses ;) Questions boisson , nous prendrons le forfait eau pour les repas au restaurant et des forfaits soda pour mes enfants, 1er question j'ai lu qu'au niveau de la cafét on y trouvait boisson chaude (café et thé) et eau fraiche à disposition c'est bien cela ? Pouvez vous me confirmer qu'il y a bien au petit déjeuner du chocolat pour les enfants .... Budget boisson pour la semaine pour nous 4 /300 euros/ le tout compris pour 4 /490 euros/ Question restaurant, vaut il mieux prendre le premier ou le deuxième service 18h30 ou 21h ? Question Escale les excursions proposé par MSC sont un peu hors budget pour nous 4. Nous voudrions les organiser par nous meme, je sais qu'a Tunis il y a des Taxis, je pense que nous allons prendre cette options. Pour Barcelone nous allons utiliser les transports de la ville. Reste les escales a Naples et a Génes que me conseillez vous ?
merci a tous de vos réponses Cordialement
Bonjour voyageurs,
J'entreprend cet été un voyage en Europe et j'aimerai faire le pèlerinage de St-Jacques-de-Compostelle, mais j'ai plusieurs questions et j'aimerai avoir l'avis de ceux qui ont déjà accompli le voyage.
Premièrement, d'où êtes-vous parti? De Tours, de Vézelay, de Puy-en-Velay, de Arles ou d'ailleurs? Y a-t-il un chemin qui est réputé pour être plus plaisant à faire? En passant, la longueur du voyage ne m'importe peu. Lequel avez-vous fait?
Faut-il très bien se débrouiller en espagnol? Qu'avez-vous traîné dans votre sac? Y a-t-il des choses que vous me déconseiller d'amener? Vous souvenez-vous de certains gîtes à conseiller et sont-ils dispendieux? Combien pour une nuit, approximativement? Avez-vous d'autres petits conseils à me suggérer? N'importe quoi qui a pu vous être utile. À quel moment dans l'année est-il préférable de commencer le voyage? Il est possible que je parte au début de l'été, mais il se peut que j'ai à travailler jusqu'au début de l'automne. Début septembre, est-ce un bon moment pour partir?
Merci beaucoup, tout info sera reçu avec satisfaction.
Premièrement, d'où êtes-vous parti? De Tours, de Vézelay, de Puy-en-Velay, de Arles ou d'ailleurs? Y a-t-il un chemin qui est réputé pour être plus plaisant à faire? En passant, la longueur du voyage ne m'importe peu. Lequel avez-vous fait?
Faut-il très bien se débrouiller en espagnol? Qu'avez-vous traîné dans votre sac? Y a-t-il des choses que vous me déconseiller d'amener? Vous souvenez-vous de certains gîtes à conseiller et sont-ils dispendieux? Combien pour une nuit, approximativement? Avez-vous d'autres petits conseils à me suggérer? N'importe quoi qui a pu vous être utile. À quel moment dans l'année est-il préférable de commencer le voyage? Il est possible que je parte au début de l'été, mais il se peut que j'ai à travailler jusqu'au début de l'automne. Début septembre, est-ce un bon moment pour partir?
Merci beaucoup, tout info sera reçu avec satisfaction.
Ma compagne et moi souhaitons votre aide pour :
- le choix d'un hôtel 3 ou 4 étoiles, non loin du terminal de croisières;
- déterminer notre programme de visites pour les 4 jours.
Sincères remerciements.😎
Sincères remerciements.😎
Bonjour à tous
Avec ma compagne nous nous rendons à Valencia du 06 au 10 Mars 2011 pour découvrir cette ville espagnole.
Nous souhaitons loger dans "una casa rural", quelqu'un a-t-il déjà utilisé ce moyen d'hébergement dans cette ville ou ses environs ?
Quels sont les visites à ne pas manquer dans cette ville ?
D'avances merci pour vos réponses
José
D'avances merci pour vos réponses
José
Bonjour 🙂
Avec mon compagnon nous souhaitons partir à Majorque la semaine du 17 juin, les billet d'avion sont réservés😉 reste plus qu'à trouver notre point de chute... et c'est là que j'ai besoin de vos conseils :) car je ne sais pas du tout quelle cote choisir 😕
Nous aimons le calme, nous aimerions être prêt d'une plage/crique mais dans l'idéal un lieu un peu sauvage, pas avec des hôtels partout sur la plage >< Donc si vous connaissez une région/ville dans ce style (et si en plus la montagne n'est pas loin...) n'hésitez pas :)
(Je suis aussi preneuse de tout bons plans, visites conseillées...)
Merci beaucoup et bonne fin de journée.
Sailinu0
Bonjour a tous.Ma compagne bolivienne voudrait me rendre visite cet été.Nous avons deja vu tous les details des documents necessaires pour l obtention d un visa court séjour sur la page web de l oragnisme VFS Global qui s occupe des dossiers pour les demandes de visa.Mon amie voudrait venir pour un periode comprise entre 2 et 3 mois et pour cela elle va demissioner de son travail actuel le temps du voyage car elle ne peut pas avoir autant de congés.Elle craint que son dossier soit refusé et que l ambassade d espagne en charge des dossiers pour les visas sur notre espace pense qu elle ne rentrera pas en bolivie a la fin de la date de validité de son visa car elle ne peut pas justifier qu' un travail l attend a son retour.Comment pouvons nous faire pour que son dossier soit le plus solide possible, sachant que cela va peut être prendre du temps et que j aimerais déjà pouvoir envoyer ma carte d invitation;je vous remercie d avance pour tous vos conseils.
Bonjour,
Avec mon compagnon nous avons décidé de partir 3 semaines en Espagne au mois de mars prochain. Nous voyageons avec notre fille qui aura 10 mois et allons loger à Empuria Brava la majeure partie du temps et aimerions partir quelques jours soit :
- Prés d'un parc naturel pour faire de la randonnée
- Dans les alentours de Valencia pour passer une journée à faire les fallas puis randonner si les alentours sont propices.
Auriez-vous des endroits de randonnées à recommander à proximité de Empuria Brava ou de Valencia ? ou encore un parc naturel à ne pas louper en Catalogne ? Sachant que les randonnées seront sûrement d'une journée maximum avec retour au même endroit tous les soirs (plus simple avec un bébé !).
Avec mon compagnon nous avons décidé de partir 3 semaines en Espagne au mois de mars prochain. Nous voyageons avec notre fille qui aura 10 mois et allons loger à Empuria Brava la majeure partie du temps et aimerions partir quelques jours soit :
- Prés d'un parc naturel pour faire de la randonnée
- Dans les alentours de Valencia pour passer une journée à faire les fallas puis randonner si les alentours sont propices.
Auriez-vous des endroits de randonnées à recommander à proximité de Empuria Brava ou de Valencia ? ou encore un parc naturel à ne pas louper en Catalogne ? Sachant que les randonnées seront sûrement d'une journée maximum avec retour au même endroit tous les soirs (plus simple avec un bébé !).










