Bonjour à Tous,
Je pars à Bratislava du 3 au 12 septembre (c'est pas beaucoup mais c'est tout ce que j'ai comme vacances..🙁) avec un pote et je n'ai aucun contact sur place.
Je voudrais donc savoir si l'un de vous a déjà passé qques jours en Slovaquie et s'il peut répondre à qques unes de ces questions :
Où vaut-il mieux dormir (auberge, particuliers, ..)
les sites qu'il ne faut pas louper ? Comment faut-il se déplacer au mieux (bus, ..) ?
A quels endroits est-on sur de faire de bonnes fiestas ?
Je vous remercie d'avance.
avec des potes(moyenne d'age 26 ans) nous songeons nous rendre dans ces deux destinations cet été+ une autre pas trop loin encore indeterminée(pourquoi pas ljubljana?).
qu'en est-il de ces destinations l'été en terme de cout(bouffe, sorties, location d'appartement) de vie nocturne et de présence de touristes (j'avoue que je garde un séjour amer de prague ou il y avait limite plus de touristes que de tchèques).
merci d'avance pour vos conseils
Bonjour,
Avec ma future femme, nous prévoyons de passer notre voyage de noce en Europe centrale en Juillet. Nous avons choisi la Hongrie, la Slovaquie et l'Autriche. Nous avons déjà visité la République Tchèque et la Pologne et nous avons trouvé ces pays magnifiques. Ma question concerne dans un premier temps le train entre ces pays. Notre voyage va durer 9 jours, arrivée à Budapest et retour depuis Vienne. Combien coute de train entre Budapest et Bratislava, et entre Bratislava et Vienne ? Dans un second temps, combien de temps vous nous conseillez de consacrer à Bratislava ? Il n'y a pas beaucoup d'informations sur cette ville qui semble être moins attractive que les autres capitales de l’Europe centrale.
Merci.
Avec ma future femme, nous prévoyons de passer notre voyage de noce en Europe centrale en Juillet. Nous avons choisi la Hongrie, la Slovaquie et l'Autriche. Nous avons déjà visité la République Tchèque et la Pologne et nous avons trouvé ces pays magnifiques. Ma question concerne dans un premier temps le train entre ces pays. Notre voyage va durer 9 jours, arrivée à Budapest et retour depuis Vienne. Combien coute de train entre Budapest et Bratislava, et entre Bratislava et Vienne ? Dans un second temps, combien de temps vous nous conseillez de consacrer à Bratislava ? Il n'y a pas beaucoup d'informations sur cette ville qui semble être moins attractive que les autres capitales de l’Europe centrale.
Merci.
Hello,
J ai une opportunite de job a Bratislava (expat 2 ans) ...et suis a la recherche de personnes ayant vecues a Bratislava ou connaissant particulierement la vie dans ces pays...
Je voyage pas mal..mais connais tres l Europe de l Est ..d ou mes interrogations avant d accepter le job !!!
Quelques infos, tuyaux...seraient les bienvenues !!!!
Merci par avance ..et a bientot j espere Stephanie
Quelques infos, tuyaux...seraient les bienvenues !!!!
Merci par avance ..et a bientot j espere Stephanie
Je suis à la recherche d'une agence de voyage qui organise des circuits en Europe de l'est pour la Hongrie et la Slovaquie en même temps.
Un circuit de 8 jours ou un peu plus, surtout faire la Hongrie et Bratislava en Slovaquie.
Si vous connaissez des agences qui programment ce genre de circuit dans ces deux pays, je serai satisfait de vos commentaires en retour.
Merci 🙂
Un circuit de 8 jours ou un peu plus, surtout faire la Hongrie et Bratislava en Slovaquie.
Si vous connaissez des agences qui programment ce genre de circuit dans ces deux pays, je serai satisfait de vos commentaires en retour.
Merci 🙂
Bonjour à tous.Voila nous sommes trois jeunes hommes de 20 ans et nous prévoyons d'effectuer un voyage d'une petite semaine en Slovaquie, à Bratislava à la fin du printemps.J'ai vu beaucoup de commentaires favorables sur cette destination, ce qui nous a conforté sur ce choix.Cependant pouvez vous me donner des informations sur la ville de Bratislava en elle meme, les habitants( francophones?, accueuillants?, sympathiques??).La vie est t'elle chére la-bas?Nous prévoyons également de sortir le soir donc avez vous des adresses de bars/boites simpas?Enfin pouvez-vous me conseiller des hotels de qualités?merci d'avance!!🙂
aaa
Bonjour,
Fin novembre, nous partirons avec ma copine à Bratislava ou Vienne.
J'ai déjà réservé les billets d'avion (via Ryanair) pour une arrivée le samedi midi et un départ lundi matin, ce qui donne un jour et demi sur place.
Laquelle de ces deux villes me conseillez-vous?
D'avance, un grand merci
Maxime
Fin novembre, nous partirons avec ma copine à Bratislava ou Vienne.
J'ai déjà réservé les billets d'avion (via Ryanair) pour une arrivée le samedi midi et un départ lundi matin, ce qui donne un jour et demi sur place.
Laquelle de ces deux villes me conseillez-vous?
D'avance, un grand merci
Maxime
Bonsoir!
Cette année, en plus d'être partie au Canada, j'ai reçu comme beau cadeau d'anniversaire un voyage à Vienne. Pourquoi Vienne? Parce que je suis une grande admiratrice de cette grande dame, Sissi. J'habite la ville où elle fut tuée, je veux donc découvrir la ville où elle a vécu durant une grande partie de sa vie. Je n'y suis jamais allée et j'ai donc pas mal de questions... Nous nous rendons également à Bratislava, à 70km de Vienne, pour une journée.
Nous partirons donc de Genève, durant la nuit du 8 au 9 pour arriver j'espère à Vienne vers midi. Là, nous aurons les journées du 9, 10, 11, 12 et 13 à nous. (Nous partirons le 13 en fin d'après-midi).
J'ai une question bête mais nécessaire. Quelqu'un connaîtrait le prix actuel de l'essence en Autriche et en Allemagne? (Oui car actuellement en Suisse nous payons moins cher l'essence). Donc peut-être faudrait-il remplir des bidons?
Ensuite, quels sont les sites incontournables à voir à Vienne?
Voilà ce que j'ai noté :
Staatsoper Ecole Espagnole d'Equitation (fermée en juillet, pouvez-vous confirmer?) Naschmarkt Innere Stadt Eglise St-Etienne Le Prater
Et plus liés à Sissi : Hofburg, Schönnbrunn, Musée Sissi, Collection des voitures historiques, Hofmobiliendepot, Trésor du Palais, Crypte des Capucins, Eglise des Augustins.
Bon j'ai aussi du mal par rapport à ces choses à visiter, car l'entrée à chaque "expo" est 12, 40€ selon un site mais 22, 50€ pour un ticket donnant accès à Schönnbrunn, les appartements imperiaux, l'argenterie imperiale, Musée Sissi etc. Et J'ignore où sont toutes ces visites (Hofburg ou Schönnbrunn?).
Pensez-vous que cela est réalisable? En comptant une journée à Bratislava et là ma question aussi... Que faire là-bas? Pour une journée...
Puis enfin le budget. Pour les visites j'ai vu comme je l'ai écrit des entrée à 12, 40 € et d'autres, 4 ou 7 €. Ce n'est pas relativement énorme... (sauf peut-être une représentation à l'opéra le soir, sauriez-vous m'en donner le prix? De même pour l'Ecole d'équitation espagnole?). Et la nourriture alors là je sèche... Peut-on manger bien sans faire de folie? Combien coûte un verre de Coca par exemple? Un sandwich quand on veut manger sur le pouce? Vienne est une ville relativement chère... Bien que j'ai visité Londres, j'avais pu y manger très très raisonnablement... J'espère que Vienne l'est aussi!
D'avance merci pour vos éclaircissements 🙂
Cette année, en plus d'être partie au Canada, j'ai reçu comme beau cadeau d'anniversaire un voyage à Vienne. Pourquoi Vienne? Parce que je suis une grande admiratrice de cette grande dame, Sissi. J'habite la ville où elle fut tuée, je veux donc découvrir la ville où elle a vécu durant une grande partie de sa vie. Je n'y suis jamais allée et j'ai donc pas mal de questions... Nous nous rendons également à Bratislava, à 70km de Vienne, pour une journée.
Nous partirons donc de Genève, durant la nuit du 8 au 9 pour arriver j'espère à Vienne vers midi. Là, nous aurons les journées du 9, 10, 11, 12 et 13 à nous. (Nous partirons le 13 en fin d'après-midi).
J'ai une question bête mais nécessaire. Quelqu'un connaîtrait le prix actuel de l'essence en Autriche et en Allemagne? (Oui car actuellement en Suisse nous payons moins cher l'essence). Donc peut-être faudrait-il remplir des bidons?
Ensuite, quels sont les sites incontournables à voir à Vienne?
Voilà ce que j'ai noté :
Staatsoper Ecole Espagnole d'Equitation (fermée en juillet, pouvez-vous confirmer?) Naschmarkt Innere Stadt Eglise St-Etienne Le Prater
Et plus liés à Sissi : Hofburg, Schönnbrunn, Musée Sissi, Collection des voitures historiques, Hofmobiliendepot, Trésor du Palais, Crypte des Capucins, Eglise des Augustins.
Bon j'ai aussi du mal par rapport à ces choses à visiter, car l'entrée à chaque "expo" est 12, 40€ selon un site mais 22, 50€ pour un ticket donnant accès à Schönnbrunn, les appartements imperiaux, l'argenterie imperiale, Musée Sissi etc. Et J'ignore où sont toutes ces visites (Hofburg ou Schönnbrunn?).
Pensez-vous que cela est réalisable? En comptant une journée à Bratislava et là ma question aussi... Que faire là-bas? Pour une journée...
Puis enfin le budget. Pour les visites j'ai vu comme je l'ai écrit des entrée à 12, 40 € et d'autres, 4 ou 7 €. Ce n'est pas relativement énorme... (sauf peut-être une représentation à l'opéra le soir, sauriez-vous m'en donner le prix? De même pour l'Ecole d'équitation espagnole?). Et la nourriture alors là je sèche... Peut-on manger bien sans faire de folie? Combien coûte un verre de Coca par exemple? Un sandwich quand on veut manger sur le pouce? Vienne est une ville relativement chère... Bien que j'ai visité Londres, j'avais pu y manger très très raisonnablement... J'espère que Vienne l'est aussi!
D'avance merci pour vos éclaircissements 🙂
Bonjour,
Je vais séjourner quelques jours à Vienne en Août. Je compte passer une journée à Bratislava, et pour m'y rendre, à l'aller je vais prendre un bateau reliant Vienne à Bratislava. Mais pour le retour je compte prendre le train à partir de la gare Bratislava HLAVNÁ STANICA pour rejoindre Vienne. Je souhaiterais savoir si il est indispensable de réserver le billet avant par internet, ou si l'on peut le prendre au dernier moment à la gare sans avoir de problème de train complet.
Merci.
Je vais séjourner quelques jours à Vienne en Août. Je compte passer une journée à Bratislava, et pour m'y rendre, à l'aller je vais prendre un bateau reliant Vienne à Bratislava. Mais pour le retour je compte prendre le train à partir de la gare Bratislava HLAVNÁ STANICA pour rejoindre Vienne. Je souhaiterais savoir si il est indispensable de réserver le billet avant par internet, ou si l'on peut le prendre au dernier moment à la gare sans avoir de problème de train complet.
Merci.
Bonjour à tous,
Nous sommes deux jeunes de 22 et 20 ans, et nous souhaitons passer le nouvel an dans une de ces deux villes mais nous ne savons pas vraiment laquelle choisir, nous désirons voir un jolie feu d'artifice et pouvoir écouter des concerts et faire la fête dans une ambiance festive !
Nous pensons logés tous les jours à Bratislava car les hôtels sont beaucoup plus accessible qu'à Vienne.
Si quelqu'un à des informations à nous donner ce serait très gentil.
Cordialement,
David.
Nous sommes deux jeunes de 22 et 20 ans, et nous souhaitons passer le nouvel an dans une de ces deux villes mais nous ne savons pas vraiment laquelle choisir, nous désirons voir un jolie feu d'artifice et pouvoir écouter des concerts et faire la fête dans une ambiance festive !
Nous pensons logés tous les jours à Bratislava car les hôtels sont beaucoup plus accessible qu'à Vienne.
Si quelqu'un à des informations à nous donner ce serait très gentil.
Cordialement,
David.
Bonjour,
Alors voila je vais d'abord vous situer le cadre, je suis etudiant, je vais passer 2 mois en Slovaquie de Mi Avril à Mi Juin, je vais la bas pour faire mon stage de fin d'anné à l'université de Bratislava, je serais heberger en chambre universitaire.
Et donc, comme vous pouvez l'imaginer j'ai un tas de questions diverses et variées :) Quel temps fait t'il a Bratislava à cette époque de l'année ? Ou en sont les etudiants dans leur année universitaire a cette epoque? Sont ils tous en vacances, ou ai je une chance de rencontrer du monde sur le campus? Il y a t'il des adresses a ne pas manquer pour passer de bonnes soirées, pub, boite de nuit ... ? La vie est mois cher la bas, je le conçoit bien, mais a quel point ? J'aimerai bien me faire une idée Il y a t'il des gros attrape-nigot pour les touristes ? Des choses aux quelles il faut faire attention ?
Sinon la pour le moment je n'ai plus de questions précises, mais bon si vous avez des conseils a me donnés des annecdotes a me racontés. Je vous ecouterez avec plaisir, j'ai encore un peu de temps avant de partir, alors pour le moment je commence a me renseigner tranquillement.
Merci d'avance pour vos réponses.
Alors voila je vais d'abord vous situer le cadre, je suis etudiant, je vais passer 2 mois en Slovaquie de Mi Avril à Mi Juin, je vais la bas pour faire mon stage de fin d'anné à l'université de Bratislava, je serais heberger en chambre universitaire.
Et donc, comme vous pouvez l'imaginer j'ai un tas de questions diverses et variées :) Quel temps fait t'il a Bratislava à cette époque de l'année ? Ou en sont les etudiants dans leur année universitaire a cette epoque? Sont ils tous en vacances, ou ai je une chance de rencontrer du monde sur le campus? Il y a t'il des adresses a ne pas manquer pour passer de bonnes soirées, pub, boite de nuit ... ? La vie est mois cher la bas, je le conçoit bien, mais a quel point ? J'aimerai bien me faire une idée Il y a t'il des gros attrape-nigot pour les touristes ? Des choses aux quelles il faut faire attention ?
Sinon la pour le moment je n'ai plus de questions précises, mais bon si vous avez des conseils a me donnés des annecdotes a me racontés. Je vous ecouterez avec plaisir, j'ai encore un peu de temps avant de partir, alors pour le moment je commence a me renseigner tranquillement.
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour,
Nous sommes en train de planifier un séjour de 9 jours entre ces 4 villes (Vienne, Brno, Olomouc et Bratislava). Nous arriverions à l'aéroport de Bratislava avec Rynair pour prendre le bus pour Vienne où nous comptons passer environ 4 nuits à Vienne, puis prendre le bus pour Brno. Nous repartirons de Bratislava et nous en profiterons pour passer une nuit sur place et donc faire le tour de la ville (apparemment cela suffit).
Je regarde les guides et apparemment Olomouc serait plus intéressante que Brno. Des avis ? Vaut-il mieux selon vous nous concentrer plus sur cette dernière ? J'ai adoré Prague et c'est vrai que j'aime bien me balader dans des jolies villes, le nez en l'air pour admirer l'architecture.
Des avis sur ces destinations, conseils, etc ?
À Vienne nous voulons visiter Schönbrun, faire le tour du centre (je suis fan d'Art nouveau donc admirer les façades Sécession est indispensable) et le Belvédère, la cathédrale, le marché...
À Bratislava je veux surtout voir l'Église bleue.
Je précise que nous on y va à la cool, on se couche tard et on se lève tard et on n'aime pas bourrer les journées ! (évidemment dans la limite du raisonnable, on est là pour visiter).
Des bons plans resto pas chers ? (surtout à Vienne) sachant qu'on voyage à petit budget donc on évite les restos luxe. Ce sera surtout Vienne la ville la plus chère sur place.
Merci
Nous sommes en train de planifier un séjour de 9 jours entre ces 4 villes (Vienne, Brno, Olomouc et Bratislava). Nous arriverions à l'aéroport de Bratislava avec Rynair pour prendre le bus pour Vienne où nous comptons passer environ 4 nuits à Vienne, puis prendre le bus pour Brno. Nous repartirons de Bratislava et nous en profiterons pour passer une nuit sur place et donc faire le tour de la ville (apparemment cela suffit).
Je regarde les guides et apparemment Olomouc serait plus intéressante que Brno. Des avis ? Vaut-il mieux selon vous nous concentrer plus sur cette dernière ? J'ai adoré Prague et c'est vrai que j'aime bien me balader dans des jolies villes, le nez en l'air pour admirer l'architecture.
Des avis sur ces destinations, conseils, etc ?
À Vienne nous voulons visiter Schönbrun, faire le tour du centre (je suis fan d'Art nouveau donc admirer les façades Sécession est indispensable) et le Belvédère, la cathédrale, le marché...
À Bratislava je veux surtout voir l'Église bleue.
Je précise que nous on y va à la cool, on se couche tard et on se lève tard et on n'aime pas bourrer les journées ! (évidemment dans la limite du raisonnable, on est là pour visiter).
Des bons plans resto pas chers ? (surtout à Vienne) sachant qu'on voyage à petit budget donc on évite les restos luxe. Ce sera surtout Vienne la ville la plus chère sur place.
Merci
Bonjour,
La vie est t'elle plus chère en Slovaquie, en Lituanie ou en Croatie ? Quels sont, objectivement ou subjectivement, les "avantages / inconvénients" (entre guillemets...) de chacun de ses pays pour celles et ceux qui les connaissent ?
Babast.
La vie est t'elle plus chère en Slovaquie, en Lituanie ou en Croatie ? Quels sont, objectivement ou subjectivement, les "avantages / inconvénients" (entre guillemets...) de chacun de ses pays pour celles et ceux qui les connaissent ?
Babast.
Bonjour à tous.
Actuellement en voyage en Asie depuis avril, mon retour en France se rapproche. Seulement, je ne souhaite pas prendre l avion jusqu' en France et veux prolonger le plaisir encore quelques temps.
J'ai donc pris un vol de Bangkok à Bratislava mi septembre. Depuis Bratislava je voudrais m équiper afin de rentrer en vélo jusqu'à Lyon. J ai déjà fait pas mal de recherches mais j ai toujours quelques interrogations que je viens partager avec vous.
La première concerne le sens de circulation. Je ne sais pas si c est trop faisable de prendre l eurovelo 6 dans le sens inverse comme je l envisage. De même pour l eurovelo 15 que je vais emprunter de Constance à andermatt (je crois avoir compris que ça grimperait pas mal dans ce sens). Donc est ce faisable d après vous ?
La seconde concerne le matériel. Je compte acheter un vélo à Bratislava mais là mes recherches font choux blanc surtout car il y a un trop plein d informations sur le web et je n arrive finalement pas à deceler ce qui me serait vraiment utile. Je compte acheter un vélo avec 2 sacoches arrières étanches et je poserai mon sac de voyage sur le porte bagage arrière. Il me faudra aussi des lumières, un casque, un kit de réparation, des portes bouteilles, une tente (msr élixir 3), un réchaud, une popote et un matelas. Si j ai oublié des choses ou si certaines sont inutiles, les avis sont les bienvenus (aussi concernant des bonnes marques pour les éléments cités précédemment)
La troisième et dernière concerne le temps que cela va me prendre. Sachant que je compte prendre au minimum un jour de repos par semaine, est ce que 3 semaines vous semblent raisonnable ?, beaucoup trop ? Pas assez ?
Merci d'avance pour tous renseignements.
Actuellement en voyage en Asie depuis avril, mon retour en France se rapproche. Seulement, je ne souhaite pas prendre l avion jusqu' en France et veux prolonger le plaisir encore quelques temps.
J'ai donc pris un vol de Bangkok à Bratislava mi septembre. Depuis Bratislava je voudrais m équiper afin de rentrer en vélo jusqu'à Lyon. J ai déjà fait pas mal de recherches mais j ai toujours quelques interrogations que je viens partager avec vous.
La première concerne le sens de circulation. Je ne sais pas si c est trop faisable de prendre l eurovelo 6 dans le sens inverse comme je l envisage. De même pour l eurovelo 15 que je vais emprunter de Constance à andermatt (je crois avoir compris que ça grimperait pas mal dans ce sens). Donc est ce faisable d après vous ?
La seconde concerne le matériel. Je compte acheter un vélo à Bratislava mais là mes recherches font choux blanc surtout car il y a un trop plein d informations sur le web et je n arrive finalement pas à deceler ce qui me serait vraiment utile. Je compte acheter un vélo avec 2 sacoches arrières étanches et je poserai mon sac de voyage sur le porte bagage arrière. Il me faudra aussi des lumières, un casque, un kit de réparation, des portes bouteilles, une tente (msr élixir 3), un réchaud, une popote et un matelas. Si j ai oublié des choses ou si certaines sont inutiles, les avis sont les bienvenus (aussi concernant des bonnes marques pour les éléments cités précédemment)
La troisième et dernière concerne le temps que cela va me prendre. Sachant que je compte prendre au minimum un jour de repos par semaine, est ce que 3 semaines vous semblent raisonnable ?, beaucoup trop ? Pas assez ?
Merci d'avance pour tous renseignements.
Bonjour,
Je pars pour un trip d'une semaine solo à Budapest, Bratislava et Vienne fin Septembre 2016. En sachant que je suis une curieuse de la vie en générale, avez-vous des conseils "bon plan" : resto, visite, actuce, point de vue, hotel, etc...
Merci de votre retour.
bonjour amis voyageurs !
Avec mon ami nous souhaitons partir en juin prochain en slovaquie pour 2 semaines, nous ne savons pas encore comment nous y rendre ? avion avec escales, sans escales, bus ..? Ni quel itinéraire choisir pour ne pas passer trop de temps dans les transports. Nous avons un très petit budget, 600€ à deux. Quel est le coût de la vie là bas ? les endroits à ne pas manquer ? les bons plans hébergements...? en gros tous les conseils seront les bienvenus. Et aussi, mon ami étant pêcheur, quels sont les bons coins de pêche et surtout combien coûte le permis à la journée ?
voilà, merci d'avance
Avec mon ami nous souhaitons partir en juin prochain en slovaquie pour 2 semaines, nous ne savons pas encore comment nous y rendre ? avion avec escales, sans escales, bus ..? Ni quel itinéraire choisir pour ne pas passer trop de temps dans les transports. Nous avons un très petit budget, 600€ à deux. Quel est le coût de la vie là bas ? les endroits à ne pas manquer ? les bons plans hébergements...? en gros tous les conseils seront les bienvenus. Et aussi, mon ami étant pêcheur, quels sont les bons coins de pêche et surtout combien coûte le permis à la journée ?
voilà, merci d'avance
Bonjour,
J'aimerai faire un petit voyage d'environ quinze jours dans un de ces trois pays : Hongrie, Slovaquie, Pologne.
Ayant un budget très réduit (il faudrait que je m'en sorte avec 25eu par jour tout compris), j'aimerai savoir lequel de ces trois destinations propose la vie la moins chère, d'après vous ??
Merci d'avance.
J'aimerai faire un petit voyage d'environ quinze jours dans un de ces trois pays : Hongrie, Slovaquie, Pologne.
Ayant un budget très réduit (il faudrait que je m'en sorte avec 25eu par jour tout compris), j'aimerai savoir lequel de ces trois destinations propose la vie la moins chère, d'après vous ??
Merci d'avance.
Bonjour à tous... Ayant déjà posté un msg dans le topic Bratislava, mais finalement, je me rends compte qu'il vaut mieux que j'en crée un nouveau !
Donc voici le topo : j'envisage de partir +/-8jours en Slovaquie. Départ prévu normalement en train (sauf si trop cher, alors voiture).
N'ayant toujours pas terminé mes examens de seconde sess....(etudes, quand tu nous tiens !🏴☠️), je n'ai encore RIEN prévu. Je pars le 9, et termine mes examens le 6 (3 jours, c'est bien assez non ? ^^).
Je voulais donc vous demander quelques petits renseignements. Premièrement, concernant le trajet en train, avez-vous un bon site internet à me conseiller pour l'achat des billets ?
Administrativement, que faut-il que j'emporte avec moi ? S'il faut un passeport, c'est foutu.... Je n'ai qu'une carte d'identité....(belge). Apparement, ce serait bon la carte d'identité ?
Que me conseillez vous comme région à visiter ?
A première vue, j'envisageais d'arriver à Bratslava et de passer la première nuit et dernière nuit dans la capitale (près du train quoi 😛)
Sinon, je suis fanna de randonnée (modéré, je suis etudiant, j'aime la bière, et mon ptit bout de gras a du mal à faire des efforts....😄😄) Mais j'ai tout de meme fait l'an passé toute l'irlande à pied (et en stop, bien sur 😎).
Le stop la bas ? Est-ce risqué ? pratique ? impossible ?
Parlent-ils anglais ? Car .... moi et la langue slovaque, on s'évite un peu par moment....🤪🤪
Je ne vous demande pas de préparer mon voyage à ma place (enfin, si vous insistez, je ne vous retiens pas hein ^^), mais juste de me rassurer pour les quelques interrogatives qui subsistent....
Je ne suis pas bien vieux et découvre à peine les joies du voyage avec sac a dos et tente, sans savoir où dormir.... ni savoir où aller ^^. (21 ans).
Donc voila, j'espère que vous me ferez profiter de votre expérience, afin que je profite un maximum de mon séjour en territoire slovaque !
Si vous avez aussi quelques anecdotes sur votre voyage..... 😉😉 allez-y ! dites moi tout !!!
Merci d'avance,
Francky
ps: je suis désolé si un tel post existe deja, j'ai vaguement fait une recherche, mais pris par le temps.... enfin, vous comprendrez j'espère !
Donc voici le topo : j'envisage de partir +/-8jours en Slovaquie. Départ prévu normalement en train (sauf si trop cher, alors voiture).
N'ayant toujours pas terminé mes examens de seconde sess....(etudes, quand tu nous tiens !🏴☠️), je n'ai encore RIEN prévu. Je pars le 9, et termine mes examens le 6 (3 jours, c'est bien assez non ? ^^).
Je voulais donc vous demander quelques petits renseignements. Premièrement, concernant le trajet en train, avez-vous un bon site internet à me conseiller pour l'achat des billets ?
Administrativement, que faut-il que j'emporte avec moi ? S'il faut un passeport, c'est foutu.... Je n'ai qu'une carte d'identité....(belge). Apparement, ce serait bon la carte d'identité ?
Que me conseillez vous comme région à visiter ?
A première vue, j'envisageais d'arriver à Bratslava et de passer la première nuit et dernière nuit dans la capitale (près du train quoi 😛)
Sinon, je suis fanna de randonnée (modéré, je suis etudiant, j'aime la bière, et mon ptit bout de gras a du mal à faire des efforts....😄😄) Mais j'ai tout de meme fait l'an passé toute l'irlande à pied (et en stop, bien sur 😎).
Le stop la bas ? Est-ce risqué ? pratique ? impossible ?
Parlent-ils anglais ? Car .... moi et la langue slovaque, on s'évite un peu par moment....🤪🤪
Je ne vous demande pas de préparer mon voyage à ma place (enfin, si vous insistez, je ne vous retiens pas hein ^^), mais juste de me rassurer pour les quelques interrogatives qui subsistent....
Je ne suis pas bien vieux et découvre à peine les joies du voyage avec sac a dos et tente, sans savoir où dormir.... ni savoir où aller ^^. (21 ans).
Donc voila, j'espère que vous me ferez profiter de votre expérience, afin que je profite un maximum de mon séjour en territoire slovaque !
Si vous avez aussi quelques anecdotes sur votre voyage..... 😉😉 allez-y ! dites moi tout !!!
Merci d'avance,
Francky
ps: je suis désolé si un tel post existe deja, j'ai vaguement fait une recherche, mais pris par le temps.... enfin, vous comprendrez j'espère !
Généralités
Une semaine du 19 juin au 26 juin 2018
Circuit d'environ 1200 Kms
Guides en français utilisés : le Routard et le Petit Futé
Guide Lonely Planet en anglais sur Bratislava
Une carte routière récente de Slovaquie
Comme je l' ai fait pour un voyage récent en Calabre, je vais poser la question : pourquoi la Slovaquie, pays qui, d'un point de vue touristique, n' apparait pas sur les grands écrans et dont on parle peu en général ? Coincé géographiquement entre Autriche, Hongrie, Pologne et Ukraine, la Slovaquie est l'un des pays les plus à l' est d'Europe, au même titre que la Bulgarie et la Roumanie. Il fait partie du groupe de Visegrad qui a pris des positions tranchées sur l' arrivée des migrants ces deux dernières années en Europe. C'est simple, ils ne veulent en recevoir aucun ! Par ailleurs qui sait que la (Tchéco)Slovaquie était, avant la Seconde Guerre Mondiale, un pays riche et aussi développé que la France de l' époque et qui rayonnait culturellement? Le pays Tchécoslovaquie a été créée en 1919 après la Première Guerre Mondiale et son statut n' a changé qu'avec la fin du communisme dans les années 90. Dubcek, l'un des derniers dirigeants du pays pendant l'ère communiste a payé cher ses désirs de liberté et d'indépendance en étant renversé lors d'une invasion militaire par l'Union Soviétique ( on se souvient de la répression du printemps de Prague ) et en étant relégué au rang de jardinier des espaces publics. Dubcek, d'origine slovaque, reste populaire en Slovaquie, plus qu'en République Tchèque. La proximité avec les Tchèques est réelle et forte mais cela n' a pas empêché la séparation. Nouveau destin, nouvelle identité aussi. Bratislava n' était que la seconde ville du pays après Prague et elle a appris à redevenir une capitale à part entière comme au début du 20ème siècle.. La Slovaquie a donc appris à ré-exister comme il y a un siècle, un pays à part entière. La glaciation communiste a anesthésié le pays pendant 50 ans. Heureusement, beaucoup de choses ont été préservées, protégées et rénovées depuis. La société s'est modernisée à grande vitesse, le pays est organisé. La Slovaquie reste malgré tout un pays méconnu des Européens de l'Ouest. J' allais dire mystérieux car qui part en vacances en Slovaquie ? C 'est cela qui nous attirés et cette équipée sur les routes slovaques reste un souvenir fort et agréable. Détente, découverte touristique et sécurité étaient au programme.
Le réseau routier est superbe, les autoroutes payantes à l' année comme en Suisse ( mais les voitures de location ne sont pas concernées ), tous les travaux d'infrastructure lourde ont été payés par l' Europe qui a déversé des milliards d'euros sur ce pays et bien d'autres dans la grande région ( comme la Pologne ou la Bulgarie ) pour faciliter les échanges à l'intérieur du pays mais aussi avec les pays voisins et également aider à reconstruire ou rénover les villes anciennes avant qu'elles ne passent au patrimoine de l' Unesco. Eh oui, l' Europe est bonne fille car elle est critiquée aussi en Slovaquie comme partout ailleurs.. L'argent est le bienvenu, les contraintes non....
Informations pratiques La Slovaquie est passée à l' euro, donc pas de problèmes de change. La vie est deux fois moins chère qu'en France aussi bien en ce qui concerne les hôtels et autres B&B que la nourriture. Cette dernière est bonne sans être gastronomique. Beaucoup de soupes et de plats en sauce ( daube de sanglier ou de boeuf ou de porc ) avec accompagnements de pommes de terre et de pickles divers et variés comme en République Tchèque, en Pologne ou en Russie. Nous avons eu beau temps chaud pour commencer et assez beau temps frais pour terminer. Agréable dans l' ensemble. L' aéroport de Bratislava reçoit surtout des low-costs de l'Europe entière. Quand on regarde une carte, on voit que la capitale slovaque est toute proche de Vienne ( 65 kms environ, 35 mn par l' autoroute ) ou de Prague, pas si éloignée non plus de Budapest. Venant de Montpellier, nous avons pris à CDG un avion pour Vienne, et avons transité ensuite en voiture privée ( on peut aussi transiter en bus pour 10 euros mais c'est plus long ) de l' aéroport de Vienne vers l' aéroport de Bratislava où nous avions réservé une voiture. Très facile rapide et pratique, tout cela. AF nous ayant changé nos horaires de vol, nous voulions avoir le plus de temps possible et ne pas nous hâter pour rejoindre Trencin , notre première étape. Voiture Hertz , une C3 toute neuve et avec GPS d'origine intégré dans le tableau de bord - ce que nous n' avions eu précédemment qu'en Norvège - pour 1 semaine, kilométrage illimité, caution de 250 euros non encaissée et donc remboursée en fin de séjour, pour 176 euros. Vraiment peu cher. A peu près 110 euros de carburant pour couvrir les 1172 kilomètres parcourus. Si l'on veut commencer son séjour par la capitale, c'est facile. On prend le bus 61 ( acheter les tickets dans l' aéroport ) jusqu'à l'une des deux gares de Bratislava, et de là on rejoint le centre-ville en tram ( sur rails ) qu'il faut aller chercher en contrebas de la gare elle-même. Rentrer dans la gare et descendre les escaliers. Au 6ème arrêt de la ligne, on est au centre.
1er jour : Nous quittons donc l' aéroport de Bratislava en voiture vers 15 heures pour Trencin, notre première étape, à environ 140 kms de Bratislava. On est tout de suite sur l'autoroute et on roule avec plaisir et décontraction. Pas mal de circulation pour commencer, beaucoup moins ensuite. Il fait très beau et très chaud. Lumière de fin d'après-midi superbe sur la campagne slovaque et les premières collines à l' approche de Trencin. Trencin est une magnifique ville médiévale de taille moyenne dominée par un majestueux château-forteresse dont la partie la plus ancienne date du 11ème siècle. La ville a toujours joué un rôle militaire et cela depuis l' Antiquité; le château et son imposante garnison ont par exemple défendu le royaume de Hongrie contre les Turcs au 17ème siècle. On notera que les relations avec la Turquie sont toujours compliquées et empreintes de méfiance et de défiance, autant pour la Slovaquie que pour d'autres pays comme la Bulgarie qui a beaucoup souffert sous domination turque. Hôtel central plus ou moins désert, chambre mansardée toute en longueur, avec salon inutile et effondré, un peu vieillotte avec un ameublement à la soviétique qui date des années 70 ( on retrouvera cela dans d'autres endroits ). Des progrès à faire dans l'aménagement intérieur des établissements hôteliers....Le restaurant est trop cher pour ce qu'il offre ( fausse cuisine méditerranéenne avec chichis ), nous nous rabattons donc sur un pub-brasserie où la bière est excellente et le dîner copieux, de bonne qualité et peu onéreux. Dans une petite ruelle du petit centre-ville ( et sur la petite place centrale ). je vous laisse chercher l' endroit...



2ème jour : Nous reprenons tranquillement la route après une nuit reposante. Notre ville d'étape est Ruzomberok sur la route de Zilina à Poprad. Nous décidons de ne pas nous arrêter à Zilina pour passer plus de temps dans un superbe petit village ( à 10 kms au sud de Ruzomberok ) traditionnel et authentique car non reconstitué pour les touristes ( comme cela se voit parfois ) et toujours habité par quelque dizaines de personnes en semaine, un peu plus en fin de semaine sans doute. On y trouve beaucoup de maisons très anciennes ( dans le style des Carpates du nord avec un socle en pierre ) et en bois peint de différentes couleurs; elles sont fermées mais parfaitement entretenues. En tout 45 maisons en bois, ce qui fait de Vlkolinec ( c'est son nom; un peu difficile à prononcer !!! ) l' ensemble traditionnel le mieux conservé d'Europe centrale. En plus des maisons, il y a un beffroi, une chapelle et un puits en bois datant du 18ème siècle. Le village est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est notre premier coup de coeur. Nous avons de la chance, il fait toujours très beau. II parait que les forêts environnantes regorgent d' animaux sauvages dont beaucoup d'ours que les habitants suivent et surveillent à la jumelle. Nous avons choisi Ruzomberok pour ne pas faire trop de kilomètres en milieu d'après-midi. Nous y arrivons donc assez tôt pour nous installer et faire un tour de ville à pied. Un peu décevant par rapport à Trencin que nous venons de quitter ( c'est une ville plutôt industrielle avec un petit centre ancien ). Je conseillerai de continuer vers les Hautes Tatras jusqu'à Stary Smokovec pour passer la nuit en altitude dans un environnement montagneux, un peu alpin et frais. Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, nous décidons d'aller voir et visiter ( balade à pied et plutôt escarpée dans la banlieue de la ville ) le château de Liskova ( en slovaque château se dit ' hrad ' ), plus ou moins en ruines même si une tour est en restauration. Mais au fait, est-ce vraiment nécessaire ? Les ruines ont aussi leur charme romantique et leur grandeur. C'est un nid d'aigle comme il y en a beaucoup sur l' ancienne route commerciale qui va du nord au sud , de Pologne en Italie. Ces châteaux-forts surveillaient qui et ce qui passait et, à l' occasion, faisaient payer des octrois. D'autres châteaux du genre, plus orientés vers la guerre et dotés de garnisons importantes et aguerries, surveillaient la route de l' est à l'ouest, celle des invasions possibles. Toujours cette méfiance , voire cette haine des Turcs, implacables et féroces combattants bien entraînés et qui ne faisaient pas dans la dentelle ! Les têtes, coupées au cimeterre, volaient dans tous les sens ! Les Slovaques s'en souviennent, les Bulgares aussi ! ( Petite digression : En Bulgarie, le ressentiment anti-turc est encore plus vivace. Personne n' a oublié le massacre -principalement par décapitation - de milliers de Bulgares dans la ville de Batak par des troupes irrégulières de l' Empire Ottoman, et cela au début de l' Insurrection de 1876. ) Retour à Liskova : Nous sommes les seuls visiteurs, deux jeunes filles charmantes sont là pour nous accueillir . Petite exposition sur deux étages, dont un étage consacré aux instruments de torture, une constante dans les salles rénovées de bâtiments du genre en Slovaquie...On adore !!! Retour à Ruzomberok, le centre-ville est vite déserté, les soirées d'été sont très calmes dans ce genre d'endroit. Aucun touriste ou non-résident, à part quelques voyageurs de commerce égarés. Ce sera ainsi presque tout le temps sauf à Bratislava, Bardejov ou Kosice.


Comme je l' ai fait pour un voyage récent en Calabre, je vais poser la question : pourquoi la Slovaquie, pays qui, d'un point de vue touristique, n' apparait pas sur les grands écrans et dont on parle peu en général ? Coincé géographiquement entre Autriche, Hongrie, Pologne et Ukraine, la Slovaquie est l'un des pays les plus à l' est d'Europe, au même titre que la Bulgarie et la Roumanie. Il fait partie du groupe de Visegrad qui a pris des positions tranchées sur l' arrivée des migrants ces deux dernières années en Europe. C'est simple, ils ne veulent en recevoir aucun ! Par ailleurs qui sait que la (Tchéco)Slovaquie était, avant la Seconde Guerre Mondiale, un pays riche et aussi développé que la France de l' époque et qui rayonnait culturellement? Le pays Tchécoslovaquie a été créée en 1919 après la Première Guerre Mondiale et son statut n' a changé qu'avec la fin du communisme dans les années 90. Dubcek, l'un des derniers dirigeants du pays pendant l'ère communiste a payé cher ses désirs de liberté et d'indépendance en étant renversé lors d'une invasion militaire par l'Union Soviétique ( on se souvient de la répression du printemps de Prague ) et en étant relégué au rang de jardinier des espaces publics. Dubcek, d'origine slovaque, reste populaire en Slovaquie, plus qu'en République Tchèque. La proximité avec les Tchèques est réelle et forte mais cela n' a pas empêché la séparation. Nouveau destin, nouvelle identité aussi. Bratislava n' était que la seconde ville du pays après Prague et elle a appris à redevenir une capitale à part entière comme au début du 20ème siècle.. La Slovaquie a donc appris à ré-exister comme il y a un siècle, un pays à part entière. La glaciation communiste a anesthésié le pays pendant 50 ans. Heureusement, beaucoup de choses ont été préservées, protégées et rénovées depuis. La société s'est modernisée à grande vitesse, le pays est organisé. La Slovaquie reste malgré tout un pays méconnu des Européens de l'Ouest. J' allais dire mystérieux car qui part en vacances en Slovaquie ? C 'est cela qui nous attirés et cette équipée sur les routes slovaques reste un souvenir fort et agréable. Détente, découverte touristique et sécurité étaient au programme.
Le réseau routier est superbe, les autoroutes payantes à l' année comme en Suisse ( mais les voitures de location ne sont pas concernées ), tous les travaux d'infrastructure lourde ont été payés par l' Europe qui a déversé des milliards d'euros sur ce pays et bien d'autres dans la grande région ( comme la Pologne ou la Bulgarie ) pour faciliter les échanges à l'intérieur du pays mais aussi avec les pays voisins et également aider à reconstruire ou rénover les villes anciennes avant qu'elles ne passent au patrimoine de l' Unesco. Eh oui, l' Europe est bonne fille car elle est critiquée aussi en Slovaquie comme partout ailleurs.. L'argent est le bienvenu, les contraintes non....
Informations pratiques La Slovaquie est passée à l' euro, donc pas de problèmes de change. La vie est deux fois moins chère qu'en France aussi bien en ce qui concerne les hôtels et autres B&B que la nourriture. Cette dernière est bonne sans être gastronomique. Beaucoup de soupes et de plats en sauce ( daube de sanglier ou de boeuf ou de porc ) avec accompagnements de pommes de terre et de pickles divers et variés comme en République Tchèque, en Pologne ou en Russie. Nous avons eu beau temps chaud pour commencer et assez beau temps frais pour terminer. Agréable dans l' ensemble. L' aéroport de Bratislava reçoit surtout des low-costs de l'Europe entière. Quand on regarde une carte, on voit que la capitale slovaque est toute proche de Vienne ( 65 kms environ, 35 mn par l' autoroute ) ou de Prague, pas si éloignée non plus de Budapest. Venant de Montpellier, nous avons pris à CDG un avion pour Vienne, et avons transité ensuite en voiture privée ( on peut aussi transiter en bus pour 10 euros mais c'est plus long ) de l' aéroport de Vienne vers l' aéroport de Bratislava où nous avions réservé une voiture. Très facile rapide et pratique, tout cela. AF nous ayant changé nos horaires de vol, nous voulions avoir le plus de temps possible et ne pas nous hâter pour rejoindre Trencin , notre première étape. Voiture Hertz , une C3 toute neuve et avec GPS d'origine intégré dans le tableau de bord - ce que nous n' avions eu précédemment qu'en Norvège - pour 1 semaine, kilométrage illimité, caution de 250 euros non encaissée et donc remboursée en fin de séjour, pour 176 euros. Vraiment peu cher. A peu près 110 euros de carburant pour couvrir les 1172 kilomètres parcourus. Si l'on veut commencer son séjour par la capitale, c'est facile. On prend le bus 61 ( acheter les tickets dans l' aéroport ) jusqu'à l'une des deux gares de Bratislava, et de là on rejoint le centre-ville en tram ( sur rails ) qu'il faut aller chercher en contrebas de la gare elle-même. Rentrer dans la gare et descendre les escaliers. Au 6ème arrêt de la ligne, on est au centre.
1er jour : Nous quittons donc l' aéroport de Bratislava en voiture vers 15 heures pour Trencin, notre première étape, à environ 140 kms de Bratislava. On est tout de suite sur l'autoroute et on roule avec plaisir et décontraction. Pas mal de circulation pour commencer, beaucoup moins ensuite. Il fait très beau et très chaud. Lumière de fin d'après-midi superbe sur la campagne slovaque et les premières collines à l' approche de Trencin. Trencin est une magnifique ville médiévale de taille moyenne dominée par un majestueux château-forteresse dont la partie la plus ancienne date du 11ème siècle. La ville a toujours joué un rôle militaire et cela depuis l' Antiquité; le château et son imposante garnison ont par exemple défendu le royaume de Hongrie contre les Turcs au 17ème siècle. On notera que les relations avec la Turquie sont toujours compliquées et empreintes de méfiance et de défiance, autant pour la Slovaquie que pour d'autres pays comme la Bulgarie qui a beaucoup souffert sous domination turque. Hôtel central plus ou moins désert, chambre mansardée toute en longueur, avec salon inutile et effondré, un peu vieillotte avec un ameublement à la soviétique qui date des années 70 ( on retrouvera cela dans d'autres endroits ). Des progrès à faire dans l'aménagement intérieur des établissements hôteliers....Le restaurant est trop cher pour ce qu'il offre ( fausse cuisine méditerranéenne avec chichis ), nous nous rabattons donc sur un pub-brasserie où la bière est excellente et le dîner copieux, de bonne qualité et peu onéreux. Dans une petite ruelle du petit centre-ville ( et sur la petite place centrale ). je vous laisse chercher l' endroit...



2ème jour : Nous reprenons tranquillement la route après une nuit reposante. Notre ville d'étape est Ruzomberok sur la route de Zilina à Poprad. Nous décidons de ne pas nous arrêter à Zilina pour passer plus de temps dans un superbe petit village ( à 10 kms au sud de Ruzomberok ) traditionnel et authentique car non reconstitué pour les touristes ( comme cela se voit parfois ) et toujours habité par quelque dizaines de personnes en semaine, un peu plus en fin de semaine sans doute. On y trouve beaucoup de maisons très anciennes ( dans le style des Carpates du nord avec un socle en pierre ) et en bois peint de différentes couleurs; elles sont fermées mais parfaitement entretenues. En tout 45 maisons en bois, ce qui fait de Vlkolinec ( c'est son nom; un peu difficile à prononcer !!! ) l' ensemble traditionnel le mieux conservé d'Europe centrale. En plus des maisons, il y a un beffroi, une chapelle et un puits en bois datant du 18ème siècle. Le village est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est notre premier coup de coeur. Nous avons de la chance, il fait toujours très beau. II parait que les forêts environnantes regorgent d' animaux sauvages dont beaucoup d'ours que les habitants suivent et surveillent à la jumelle. Nous avons choisi Ruzomberok pour ne pas faire trop de kilomètres en milieu d'après-midi. Nous y arrivons donc assez tôt pour nous installer et faire un tour de ville à pied. Un peu décevant par rapport à Trencin que nous venons de quitter ( c'est une ville plutôt industrielle avec un petit centre ancien ). Je conseillerai de continuer vers les Hautes Tatras jusqu'à Stary Smokovec pour passer la nuit en altitude dans un environnement montagneux, un peu alpin et frais. Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, nous décidons d'aller voir et visiter ( balade à pied et plutôt escarpée dans la banlieue de la ville ) le château de Liskova ( en slovaque château se dit ' hrad ' ), plus ou moins en ruines même si une tour est en restauration. Mais au fait, est-ce vraiment nécessaire ? Les ruines ont aussi leur charme romantique et leur grandeur. C'est un nid d'aigle comme il y en a beaucoup sur l' ancienne route commerciale qui va du nord au sud , de Pologne en Italie. Ces châteaux-forts surveillaient qui et ce qui passait et, à l' occasion, faisaient payer des octrois. D'autres châteaux du genre, plus orientés vers la guerre et dotés de garnisons importantes et aguerries, surveillaient la route de l' est à l'ouest, celle des invasions possibles. Toujours cette méfiance , voire cette haine des Turcs, implacables et féroces combattants bien entraînés et qui ne faisaient pas dans la dentelle ! Les têtes, coupées au cimeterre, volaient dans tous les sens ! Les Slovaques s'en souviennent, les Bulgares aussi ! ( Petite digression : En Bulgarie, le ressentiment anti-turc est encore plus vivace. Personne n' a oublié le massacre -principalement par décapitation - de milliers de Bulgares dans la ville de Batak par des troupes irrégulières de l' Empire Ottoman, et cela au début de l' Insurrection de 1876. ) Retour à Liskova : Nous sommes les seuls visiteurs, deux jeunes filles charmantes sont là pour nous accueillir . Petite exposition sur deux étages, dont un étage consacré aux instruments de torture, une constante dans les salles rénovées de bâtiments du genre en Slovaquie...On adore !!! Retour à Ruzomberok, le centre-ville est vite déserté, les soirées d'été sont très calmes dans ce genre d'endroit. Aucun touriste ou non-résident, à part quelques voyageurs de commerce égarés. Ce sera ainsi presque tout le temps sauf à Bratislava, Bardejov ou Kosice.



Bonjour,
J'ai fait quelques recherches sur ce pays et avant d'aller plus loin dans mon programme et de sauter sur les prix intéressants des billets d'avion pour cette période, je voulais vous demander votre avis pour un séjour d'une semaine dans ce pays en Octobre : arrivée à Bratislava puis Devin, Trnava, povazska région de Poprad ( 3 jours) banska bystrica et alentours bratislava
Nous dormirions dans des pensions ou chez l'habitant; vol + location de voiture; à vue de nez, j'ai calculé un budget grosso modo de 1000 euros pour nous 4 ( 2 adultes et 2 enfants 4 1/2 ans et 7 ans). nos souhaits pendant ce voyage: visiter les églises, les églises en bois, les villes et villages traditionnels, un ou deux chateaux, faire quelques balades faciles dans les Tatras et paradis slovaque.
Les températures fraiches ne seraient donc pas un problème car nous n'envisageons pas de grande rando; mais cependant cette période est-elle pluvieuse ? Y a t-il des problèmes de tiques en automne ( le ministère de la santé préconise un vaccin) ? Les enfants s'habituent-ils bien à la nourriture ? J'étais tentée par un aller retour en train à Vienne . Dans ce cas, 2 jours dans la région de Poprad seraient-ils suffisants ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses qui pourront m'aider à confirmer ou pas cette destination ( pas la peine de me conseiller d'aller plutôt aux Caraibes, pour le coup j'ai pas le budget 😛)
J'ai fait quelques recherches sur ce pays et avant d'aller plus loin dans mon programme et de sauter sur les prix intéressants des billets d'avion pour cette période, je voulais vous demander votre avis pour un séjour d'une semaine dans ce pays en Octobre : arrivée à Bratislava puis Devin, Trnava, povazska région de Poprad ( 3 jours) banska bystrica et alentours bratislava
Nous dormirions dans des pensions ou chez l'habitant; vol + location de voiture; à vue de nez, j'ai calculé un budget grosso modo de 1000 euros pour nous 4 ( 2 adultes et 2 enfants 4 1/2 ans et 7 ans). nos souhaits pendant ce voyage: visiter les églises, les églises en bois, les villes et villages traditionnels, un ou deux chateaux, faire quelques balades faciles dans les Tatras et paradis slovaque.
Les températures fraiches ne seraient donc pas un problème car nous n'envisageons pas de grande rando; mais cependant cette période est-elle pluvieuse ? Y a t-il des problèmes de tiques en automne ( le ministère de la santé préconise un vaccin) ? Les enfants s'habituent-ils bien à la nourriture ? J'étais tentée par un aller retour en train à Vienne . Dans ce cas, 2 jours dans la région de Poprad seraient-ils suffisants ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses qui pourront m'aider à confirmer ou pas cette destination ( pas la peine de me conseiller d'aller plutôt aux Caraibes, pour le coup j'ai pas le budget 😛)
Hi everyone,
Here’s my feedback from my trip to Slovakia this summer. It’s a really great destination, still off the beaten tourist track, and perfect if you love old stones and hiking. Super budget-friendly too!
When: July 3–17, 2019 Flight tickets CRL-BTS: 60 € per person with Ryanair, booked 4 weeks in advance Accommodation budget: 601 € (double room with private bathroom, no breakfast) Car rental: Škoda Fabia for 180 € for 14 days with Budget + 90 € for gas (about 1300 km) GPS: Google Maps on my phone, routes saved and available offline Cost of living: 4.50 € for a plate of bryndzové halušky (gnocchi with sheep cheese), 1.50 € for a half-liter of beer (alcoholic or non-alcoholic)
To prepare for this first road trip, since I started planning in June and the destination was chosen based on the flight price (thanks, Skyscanner!), I drew a lot of inspiration from this thread: voyageforum.com/...-slovaquie-d6596505/
Itinerary: Wednesday, July 3: Arrival in Bratislava, picked up the car, visited and stayed overnight in Pezinok Thursday, July 4: Visited Červený Kameň and Trnava on the way to Trenčín, stayed overnight in Trenčín Friday, July 5: Visited Trenčín and stayed overnight in Trenčín Saturday, July 6: Visited Bojnice on the way to the Malá Fatra, stayed overnight in Terchová Sunday, July 7: Hiked in the Malá Fatra (Jánošíkove Diery trail), stayed overnight in Terchová Monday, July 8: Visited Vlkolínec, Oravský Podzámok, Zuberec on the way to Poprad, stayed overnight in Poprad Tuesday, July 9: Visited Spišská Sobota, hiked around Tatranská Lomnica, stayed overnight in Poprad Wednesday, July 10: Hiked near Štrbské Pleso, stayed overnight in Poprad Thursday, July 11: Visited Kežmarok, stayed overnight in Poprad Friday, July 12: Hiked in Slovenský raj (Suchá Belá trail), stayed overnight in Poprad Saturday, July 13: Visited Levoča and Spiš Castle on the way to Košice, stayed overnight in Košice Sunday, July 14: Visited Košice and drove to Banská Štiavnica, visited and stayed overnight in Banská Štiavnica Monday, July 15: Originally planned to return to Bratislava in the morning, but we ended up spending the day in Banská Štiavnica, stayed overnight in Bratislava Tuesday, July 16: Visited Bratislava and stayed overnight Wednesday, July 17: Bratislava, returned to Charleroi
If I were to do it again: - I’d spend one less night in Trenčín. The castle and old town can be seen quickly; - And I’d spend an extra night in the Malá Fatra. I’m even thinking of going back for a full week just to hike there. The accommodation was perfectly located and very comfortable: www.montanask.eu/; - I’d bring a down jacket for hiking in the Tatras. We had 12°C and rain 4 out of 5 days; - I’d spend more time in Banská Štiavnica, the real highlight of this trip; - The drive between Košice and Banská Štiavnica was too long; it should’ve been split into two; - I didn’t visit any wooden churches—another reason to go back!
Random notes: - Slovakia is 1.5 times the size of Belgium but has half the population. As a result, cities are a manageable size and not overcrowded, and you come across tiny villages very often. - The historic centers are generally well preserved, but I’m disappointed that not all of them are pedestrian-only. Seeing a car parked in front of a UNESCO-listed building is a bit of an eyesore. - Speaking of cars, most parking lots are paid and expensive (1 € or 2 € per hour). Be sure to look up free parking spots using Google Maps, Tripadvisor, etc. - So, around Poprad, leave your car at the hotel and take the mountain train that stops at all the ski resorts in the High Tatras. A day pass costs 4 €, and a weekly pass is 16 €—much cheaper than daily parking. - Nature is everywhere and perfect for hiking: primeval forests, via ferratas, high mountains—you’re spoiled for choice. - Tourism felt very “local” to me; I got the impression that Slovaks travel and hike a lot within their own country. - I visited many castles (Červený Kameň, Bojnice, Trenčín, Oravský Podzámok, Kežmarok, Spiš, Banská Štiavnica), and no two were alike. Unfortunately, for many, guided tours are mandatory and only available in Slovak. Still, expect to pay between 7 € and 10 € for entry. - Same goes for the silver mines in Banská Štiavnica: the visit was basically a 2 km underground walk with stops for explanations that were incomprehensible but sounded interesting. - You eat well and cheaply, especially in *kolibas*—log cabins serving traditional dishes. Fun fact: the weight of the dish is listed on the menu. - The local wines are excellent and often sold by the deciliter (1 dl = 0.70 €). Don’t hesitate to take the wine route near Pezinok, but beware—zero tolerance for drinking and driving. - From Bratislava, between June and September, you can go to Vienna by taking a Danube cruise. By road or train, Vienna is only an hour away from the Slovak capital. So, if flights to Vienna are too expensive, consider a detour via Bratislava, which can be visited very quickly.
In pictures: Trenčín Castle
Bojnice Castle
Hiking in the Malá Fatra
Vlkolínec (UNESCO World Heritage site)
Oravský Podzámok
Zuberec
Spišská Sobota
Štrbské Pleso
Spiš Castle
Banská Štiavnica (UNESCO World Heritage site)
Bratislava
Here’s my feedback from my trip to Slovakia this summer. It’s a really great destination, still off the beaten tourist track, and perfect if you love old stones and hiking. Super budget-friendly too!
When: July 3–17, 2019 Flight tickets CRL-BTS: 60 € per person with Ryanair, booked 4 weeks in advance Accommodation budget: 601 € (double room with private bathroom, no breakfast) Car rental: Škoda Fabia for 180 € for 14 days with Budget + 90 € for gas (about 1300 km) GPS: Google Maps on my phone, routes saved and available offline Cost of living: 4.50 € for a plate of bryndzové halušky (gnocchi with sheep cheese), 1.50 € for a half-liter of beer (alcoholic or non-alcoholic)
To prepare for this first road trip, since I started planning in June and the destination was chosen based on the flight price (thanks, Skyscanner!), I drew a lot of inspiration from this thread: voyageforum.com/...-slovaquie-d6596505/
Itinerary: Wednesday, July 3: Arrival in Bratislava, picked up the car, visited and stayed overnight in Pezinok Thursday, July 4: Visited Červený Kameň and Trnava on the way to Trenčín, stayed overnight in Trenčín Friday, July 5: Visited Trenčín and stayed overnight in Trenčín Saturday, July 6: Visited Bojnice on the way to the Malá Fatra, stayed overnight in Terchová Sunday, July 7: Hiked in the Malá Fatra (Jánošíkove Diery trail), stayed overnight in Terchová Monday, July 8: Visited Vlkolínec, Oravský Podzámok, Zuberec on the way to Poprad, stayed overnight in Poprad Tuesday, July 9: Visited Spišská Sobota, hiked around Tatranská Lomnica, stayed overnight in Poprad Wednesday, July 10: Hiked near Štrbské Pleso, stayed overnight in Poprad Thursday, July 11: Visited Kežmarok, stayed overnight in Poprad Friday, July 12: Hiked in Slovenský raj (Suchá Belá trail), stayed overnight in Poprad Saturday, July 13: Visited Levoča and Spiš Castle on the way to Košice, stayed overnight in Košice Sunday, July 14: Visited Košice and drove to Banská Štiavnica, visited and stayed overnight in Banská Štiavnica Monday, July 15: Originally planned to return to Bratislava in the morning, but we ended up spending the day in Banská Štiavnica, stayed overnight in Bratislava Tuesday, July 16: Visited Bratislava and stayed overnight Wednesday, July 17: Bratislava, returned to Charleroi
If I were to do it again: - I’d spend one less night in Trenčín. The castle and old town can be seen quickly; - And I’d spend an extra night in the Malá Fatra. I’m even thinking of going back for a full week just to hike there. The accommodation was perfectly located and very comfortable: www.montanask.eu/; - I’d bring a down jacket for hiking in the Tatras. We had 12°C and rain 4 out of 5 days; - I’d spend more time in Banská Štiavnica, the real highlight of this trip; - The drive between Košice and Banská Štiavnica was too long; it should’ve been split into two; - I didn’t visit any wooden churches—another reason to go back!
Random notes: - Slovakia is 1.5 times the size of Belgium but has half the population. As a result, cities are a manageable size and not overcrowded, and you come across tiny villages very often. - The historic centers are generally well preserved, but I’m disappointed that not all of them are pedestrian-only. Seeing a car parked in front of a UNESCO-listed building is a bit of an eyesore. - Speaking of cars, most parking lots are paid and expensive (1 € or 2 € per hour). Be sure to look up free parking spots using Google Maps, Tripadvisor, etc. - So, around Poprad, leave your car at the hotel and take the mountain train that stops at all the ski resorts in the High Tatras. A day pass costs 4 €, and a weekly pass is 16 €—much cheaper than daily parking. - Nature is everywhere and perfect for hiking: primeval forests, via ferratas, high mountains—you’re spoiled for choice. - Tourism felt very “local” to me; I got the impression that Slovaks travel and hike a lot within their own country. - I visited many castles (Červený Kameň, Bojnice, Trenčín, Oravský Podzámok, Kežmarok, Spiš, Banská Štiavnica), and no two were alike. Unfortunately, for many, guided tours are mandatory and only available in Slovak. Still, expect to pay between 7 € and 10 € for entry. - Same goes for the silver mines in Banská Štiavnica: the visit was basically a 2 km underground walk with stops for explanations that were incomprehensible but sounded interesting. - You eat well and cheaply, especially in *kolibas*—log cabins serving traditional dishes. Fun fact: the weight of the dish is listed on the menu. - The local wines are excellent and often sold by the deciliter (1 dl = 0.70 €). Don’t hesitate to take the wine route near Pezinok, but beware—zero tolerance for drinking and driving. - From Bratislava, between June and September, you can go to Vienna by taking a Danube cruise. By road or train, Vienna is only an hour away from the Slovak capital. So, if flights to Vienna are too expensive, consider a detour via Bratislava, which can be visited very quickly.
In pictures: Trenčín Castle

Bojnice Castle

Hiking in the Malá Fatra

Vlkolínec (UNESCO World Heritage site)

Oravský Podzámok

Zuberec

Spišská Sobota

Štrbské Pleso

Spiš Castle

Banská Štiavnica (UNESCO World Heritage site)

Bratislava

Bonsoir à vous tous,
J'ai bientôt 22 ans, étudiant, et j'ai comme projet de faire un roadtrip en Europe Centrale et en Europe de l'Est pour 40 jours avec mon meilleur ami franco-polonais. Cela sera notre première expérience de voyager entre amis sans nos proches (famille).
Nous avons un budget de 1500 euros (hébergements + transports + nourritures + activités/sorties) par personne.
Voici, notre programme :
18 Juillet – 21 Juillet : Cracovie (3 nuits) 21 Juillet – 23 Juillet : Rzeszow (2 nuits) 23 Juillet – 26 Juillet : Cracovie (3 nuits) 26 Juillet – 29 Juillet : Katowice/Sosnowiec (3 nuits) 29 Juillet – 1 Août : Wroclaw (3 nuits) 1 Août – 3 Août : Katowice/Sosnowiec (2 nuits) 3 Août – 5 Août : Vienne (2 nuits) 5 Août – 6 Août : Bratislava (1 nuits) 6 Août – 12 Août : Budapest (6 nuits + 1 nuit train) 13 Août – 19 Août : Varsovie (6 nuits) 19 Août – 22 Août : Lodz (3 nuits) 22 Août – 26 Août : Gdansk/Sopot/Gdynia (4 nuits) 26 Août – 27 Août : Cracovie (1 nuits)
J'ai énormément de chance car mon ami franco-polonais a de la famille et des amies vivant en Pologne et en Hongrie. Sa famille et ses amies peuvent nous héberger à Cracovie, à Rzeszow, à Katowice, à Lodz et à Budapest. Nous n'avons donc pas de frais d'hébergements et nous serons de temps en temps nourris là-bas.
Nous allons réserver 5 auberges de jeunesse (Wroclaw, Vienne, Bratislava, Varsovie et Gdansk) sur le site hostelworld pour un total d'environs 164,43 euros par personne. En espérant que les prix des auberges de jeunesse n'augmentent pas pendant la période des vacances d'été ! 😮
Nous allons effectuer énormément de déplacements dont 12 pour visiter chaque villes. Tout ceci pour un total d'environs 310 euros par personne avec le billet d'avion y compris, les cars et les trains. Et oui, nous voulons revisiter certaines villes et visiter des nouvelles villes et découvrir des nouveaux pays.
Budget total (hébergements + transports) : environs 474,43 euros par personne.
65 euros pour la réservation de notre ticket du Sziget festival à Budapest. Oui, nous sommes encore jeune ! 😇
Budget nourritures : 230e par personne.
Budget restant : 730e (activités/sorties) par personne.
Nous voulons donc savoir si les différents budgets sont raisonnables afin de tenir pendant 40 jours et de ne pas avoir des mauvaises surprises (imprévus, plus d'argents pendant le séjour...)
Nous savons également que le coût de la vie en Autriche notamment à Vienne est très chère, c'est pourquoi nous avons réduit le nombre de nuits, et nous allons uniquement faire nos courses dans des supermarchés au lieu de payer 20 euros pour un restaurant car trop chère pour nous. Concernant, le coût de la vie en Pologne, en Slovaquie et en Hongrie ce n'est pas chère et très abordable. Nous allons de temps en temps manger dans des restaurants pas très chère pour tester la spécialité locale. Cependant, nous préférons de faire nos courses dans les supermarchés.
Je vous remercie d'avance, en espérant de recevoir des réponses rapides de votre part ! :)
J'ai bientôt 22 ans, étudiant, et j'ai comme projet de faire un roadtrip en Europe Centrale et en Europe de l'Est pour 40 jours avec mon meilleur ami franco-polonais. Cela sera notre première expérience de voyager entre amis sans nos proches (famille).
Nous avons un budget de 1500 euros (hébergements + transports + nourritures + activités/sorties) par personne.
Voici, notre programme :
18 Juillet – 21 Juillet : Cracovie (3 nuits) 21 Juillet – 23 Juillet : Rzeszow (2 nuits) 23 Juillet – 26 Juillet : Cracovie (3 nuits) 26 Juillet – 29 Juillet : Katowice/Sosnowiec (3 nuits) 29 Juillet – 1 Août : Wroclaw (3 nuits) 1 Août – 3 Août : Katowice/Sosnowiec (2 nuits) 3 Août – 5 Août : Vienne (2 nuits) 5 Août – 6 Août : Bratislava (1 nuits) 6 Août – 12 Août : Budapest (6 nuits + 1 nuit train) 13 Août – 19 Août : Varsovie (6 nuits) 19 Août – 22 Août : Lodz (3 nuits) 22 Août – 26 Août : Gdansk/Sopot/Gdynia (4 nuits) 26 Août – 27 Août : Cracovie (1 nuits)
J'ai énormément de chance car mon ami franco-polonais a de la famille et des amies vivant en Pologne et en Hongrie. Sa famille et ses amies peuvent nous héberger à Cracovie, à Rzeszow, à Katowice, à Lodz et à Budapest. Nous n'avons donc pas de frais d'hébergements et nous serons de temps en temps nourris là-bas.
Nous allons réserver 5 auberges de jeunesse (Wroclaw, Vienne, Bratislava, Varsovie et Gdansk) sur le site hostelworld pour un total d'environs 164,43 euros par personne. En espérant que les prix des auberges de jeunesse n'augmentent pas pendant la période des vacances d'été ! 😮
Nous allons effectuer énormément de déplacements dont 12 pour visiter chaque villes. Tout ceci pour un total d'environs 310 euros par personne avec le billet d'avion y compris, les cars et les trains. Et oui, nous voulons revisiter certaines villes et visiter des nouvelles villes et découvrir des nouveaux pays.
Budget total (hébergements + transports) : environs 474,43 euros par personne.
65 euros pour la réservation de notre ticket du Sziget festival à Budapest. Oui, nous sommes encore jeune ! 😇
Budget nourritures : 230e par personne.
Budget restant : 730e (activités/sorties) par personne.
Nous voulons donc savoir si les différents budgets sont raisonnables afin de tenir pendant 40 jours et de ne pas avoir des mauvaises surprises (imprévus, plus d'argents pendant le séjour...)
Nous savons également que le coût de la vie en Autriche notamment à Vienne est très chère, c'est pourquoi nous avons réduit le nombre de nuits, et nous allons uniquement faire nos courses dans des supermarchés au lieu de payer 20 euros pour un restaurant car trop chère pour nous. Concernant, le coût de la vie en Pologne, en Slovaquie et en Hongrie ce n'est pas chère et très abordable. Nous allons de temps en temps manger dans des restaurants pas très chère pour tester la spécialité locale. Cependant, nous préférons de faire nos courses dans les supermarchés.
Je vous remercie d'avance, en espérant de recevoir des réponses rapides de votre part ! :)
nous partons cet ete en slovaquie en voiture (avec la guitoune dans le coffre) on cherche plein de renseignements :logements hotel habitant camping lieux à ne pas rater...etc n'hesitez pas je ferais mon trajet grace à vos renseignements merci
bonjour, je prévoie un voyage en croatie, tchekoslovaquie et hongrie en mai 2013. est-ce que tous ces pays sont accessibles en train avec eurailpass. de plus en croatie j'espere visiter Trogir, Split et Dubrovnik, est-ce un bon choix et d'apres vous de combien de temps j'ai besoin pour faire ces 3 villes. merci, Kitcarson1
Laisser l’hiver dehors.
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons à Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons à Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Saluté,
Toujours le même principe pour mes carnets de voyage, un jour = une photo !
d'abord, quelques petits renseignements, nous sommes partis en couple durant l'été 2013 en Slovaquie pendant 39 jours avec notre Joly Jumpy aménagé (un lit surélevé, un porte vélo).
Pour beaucoup plus de détails sur notre voyage, il y a un site très détaillé : ATCHOUMATION avec même une (géniale) radio sur laquelle on peut écouter des jeunes artistes de la Slovaquie !!
Notre parcours pour commencer :
Den 1 à 4 : Nos premiers jours sont consacrés au Festival Lasemo, en Belgique : trois jours de plaisirs musicaux, avec ici le groupe Camping de Luxe.
Den 5 : Première soirée Slovaque après la visite de 2 chateaux en ruines, en face de celui de la ville de Trencin.
Den 6 : Chateau de Bojnice.
Den 7 : Vélo dans la Gaderska Dolina, belle vallée des Vel'ka Fatra
Den 8 : Strecno Hrad, un beau chateau en ruines qui surplombe le Vah, affluent royal de l'impérial Danube.
Den 9 : Visite de Zilina.
Den 10 : Les roches de Sul'ovske Skaly.
Den 11 : Les choses sérieuses commencent, la rando au Velky Rozsutec dans les Mala Fatras.
Den 12 : Le magique et somptueux chateau d'Oravsky Podzamok.
Den 13 : Les trois lacs glaciers de Rohacske Pleso, une superbe randonnée !
Den 14 : Première pause au Liptovska Mara, entre Molkkÿ, Kubb et baignades ...
Den 15 : Le village pittoresque de Vlkolinec, inscrit à l'Unesco.
Den 16 : Les grottes Slovaques (Unesco), très variées : ici le spa de Domica Jaskyna.
Den 17 : Le canyon de Zadiel.
Den 18 : Kosice, la magnifique capitale de l'est Slovaque.
Den 19 : Tour de vélo marqué par un passage rapide en Ukraine et une rencontre avec des douaniers..
Den 20 : Très grosse journée : les Fourmis Bleues du Morske Oko, les Carpates, la route des Eglises en Bois (Unesco) : à voir sur le site !
Den 21 : La cité de Bardejov, classée elle aussi à l'Unesco.
Den 22 : Le chateau de Spis, lui aussi classé à l'Unesco, oui, ça fait beaucoup ! (et ce n'est pas fini ...
d'abord, quelques petits renseignements, nous sommes partis en couple durant l'été 2013 en Slovaquie pendant 39 jours avec notre Joly Jumpy aménagé (un lit surélevé, un porte vélo).
Pour beaucoup plus de détails sur notre voyage, il y a un site très détaillé : ATCHOUMATION avec même une (géniale) radio sur laquelle on peut écouter des jeunes artistes de la Slovaquie !!
Notre parcours pour commencer :

Den 1 à 4 : Nos premiers jours sont consacrés au Festival Lasemo, en Belgique : trois jours de plaisirs musicaux, avec ici le groupe Camping de Luxe.
Den 5 : Première soirée Slovaque après la visite de 2 chateaux en ruines, en face de celui de la ville de Trencin.
Den 6 : Chateau de Bojnice.
Den 7 : Vélo dans la Gaderska Dolina, belle vallée des Vel'ka Fatra
Den 8 : Strecno Hrad, un beau chateau en ruines qui surplombe le Vah, affluent royal de l'impérial Danube.
Den 9 : Visite de Zilina.
Den 10 : Les roches de Sul'ovske Skaly.
Den 11 : Les choses sérieuses commencent, la rando au Velky Rozsutec dans les Mala Fatras.
Den 12 : Le magique et somptueux chateau d'Oravsky Podzamok.
Den 13 : Les trois lacs glaciers de Rohacske Pleso, une superbe randonnée !
Den 14 : Première pause au Liptovska Mara, entre Molkkÿ, Kubb et baignades ...
Den 15 : Le village pittoresque de Vlkolinec, inscrit à l'Unesco.
Den 16 : Les grottes Slovaques (Unesco), très variées : ici le spa de Domica Jaskyna.
Den 17 : Le canyon de Zadiel.
Den 18 : Kosice, la magnifique capitale de l'est Slovaque.
Den 19 : Tour de vélo marqué par un passage rapide en Ukraine et une rencontre avec des douaniers..
Den 20 : Très grosse journée : les Fourmis Bleues du Morske Oko, les Carpates, la route des Eglises en Bois (Unesco) : à voir sur le site !
Den 21 : La cité de Bardejov, classée elle aussi à l'Unesco.
Den 22 : Le chateau de Spis, lui aussi classé à l'Unesco, oui, ça fait beaucoup ! (et ce n'est pas fini ...Bonjour,
Nous avons passé les vacances de Toussaint en Slovaquie, en famille ( 2 adultes et 2 enfants de 4 ans 1/2 et 7 ans 1/12), et je souhaitais partager avec vous nos impressions sur ce pays qui nous a enchantés
Tout d’abord comment est venue l’idée d’un voyage en Slovaquie ? Vraiment pas hasard ; je cherchais une destination à 200 euros environ par personne, donc adieu Caraîbes ! j’ai pris les destinations des compagnies low cost au départ de Paris Beauvais et de Charleroi, j’ai calculé les prix, j’ai classé par prix croissant….les 2 vols les moins chers étaient vers Oslo…et vers Bratislava…et voilà !!! en route pour la Slovaquie.
(ALLER RETOUR 4 personnes Charleroi Bratislava , sans bagages en soute, avec embarquement prioritaire = 278 euros)
En plus du guide du Routard, j’ai trouvé des sites super sur internet, pleins d’infos et d’adresses pour bâtir notre itinéraire, limitant les trajets à 2 heures max par jour pour les enfants :
http://www.ubytovanienaslovensku.eu/ www.limba.com www.slovakia.travel http://slovaque.guide.kat.free.fr/
Merci aussi aux membres du forum qui avait répondu à mes questions lors de mes préraratifs ( je confirme, pas de tiques 😛, et l’électricité 😉).
Nous souhaitions louer des chambres chez l’habitant ou dans des pensions. Confiante, j’envoie quelques mails sur des hébergements soigneusement sélectionnés…rien…pas de réponse. Notre trajet ne prévois qu’une nuit à chaque endroit, alors je me suis dit que peut-être cela n’intéresse pas les gens d’héberger pour une nuit, ou alors c’était déjà complet. Ne voyant rien venir, j’ai donc balancé tout azimut des dizaines et des dizaines de mails, pour recevoir enfin quelques réponses. Pour les villes dans lesquelles je n’ai pas eu de réponse je me suis donc rabattue sur les adresses du bon vieux « guide du routard » édition Hongrie, Rép Tchèque Slovaquie 2011-2012 !! Au bout de 2 semaines, j’avais bouclé mes hébergements. On ne m’a demandé aucun acompte ou pré-paiement.
JOUR 1 : Dimanche 23 Octobre
Vol Bruxelles - Bratislava
Récupération de la voiture de location à l’aéroport, chez Budget ; mais nous avions réservé via elocations de voiture sur internet. Nous avons une Skoda !! très peu de km, état impeccable, avec les rehausseurs demandés pour les enfants. Accueil très chaleureux du Mr chez Budget !
Mais il fait 9 degrés et il pleut, donc ça gâche un peu l’ambiance. Nous allons nous installer à l’hôtel : www.cityhostel.sk . J’ai choisi cet hôtel car il vraiment proche du centre-ville, à pied, et des restos pour manger le soir, et pas cher du tout (m’avait-il semblé pour Bratislava): 63,30 euros pour 4 (chambres séparées), sans le petit déjeuner et taxe de séjour incluses. Seul hic, pas de parking, et je ne m’attendais pas à ces prix sur Bratislava : 1 euro la ½ heure, pas de tarif dégressif ou package !! donc je vous conseille de chercher un hôtel éventuellement un peu plus cher, mais avec parking si vous avez une voiture, au final cela vous reviendra sûrement moins cher.
Nous nous baladons dans la ville.😏
Nous allons dîner au KGB : rue Obchodna 52 ; c’est dans une cave, c’est sympa et à des prix abordables ( la bière est à 0,50 centimes !!!). Nous nous régalons avec des gnocchis au fromage de brebis.
JOUR 2 : Lundi 24 Octobre
Nous prenons l’autoroute vers Banska Stiavnica (ville classée Unesco), 2h15 de trajet.😏
Il est nécessaire d’avoir une vignette pour circuler sur les autoroutes, elle est fournie par l’agence de location de voiture mais vous devrez l’acheter si vous venez avec votre propre véhicule (validité 1 semaine, 1 mois ou 1 an).
Nous déposons les bagages dans notre location, un loft aménagé à l’étage d’une maison appartenant à un couple charmant ( parlant allemand) :nous avons 1 chambre, 1 clic clac, un poele à bois, 1 kitchenette entièrement aménagée. C’est beau, neuf, propre, et confortable.45 euros la nuit.
Nous déjeunons chez : Pod Starym Bastom , rue botanica 363/11. Pas cher du tout, entre 2 et 5 euros le plat ; mais montrer bien avec le doigt sur la carte ce que vous voulez car ne parle pas anglais, un peu d’allemand…nous avions commandé quelque chose avec des pommes de terre et du bacon…nous avons eu une crêpe fourrée de chou cuit (comme la choucroute), avec sauce à l’ail…hummm j’ai eu le goût dans la bouche jusqu’au lendemain soir….bon 2,77 euros la crêpe !! ca va !! Heureusement les enfants ont eu leurs frites !!
Nous partons visiter à pied la ville de Banska Stiavnica : le vieux château, le nouveau château, il pleut de nouveau donc tant pis pour le jardin botanique, l’église (0,70 euro), la porte de Piarg, le calvaire, la place sainte Trinité, la colonne de peste…
Le guide du routard décrit la ville comme un petit bijou…bon c’est vrai l’environnement est agréable, au milieu des montagnes des Velka Fatra, parées de leurs couleurs d’automne. C’est une halte agréable sur la route vers le Nord ou l’Est ; mais si vous deviez choisir de vous y arrêter ou pas, je dirais que ce n’est pas indispensable. Cependant, notre hébergement était très bien. Le fait d’avoir une cuisine nous a permis d’y manger le soir ce qui diminue (légèrement certes vu les prix dans les restos, mais si on ajoute diner + petit déjeuner x 4 personnes ca fait une petite somme qui peut servir à autre chose)
JOUR 3 : Mardi 25 Octobre
Nous quittons nos loueurs le matin, après avoir été invité à visiter leur maison et des biscuits pour les enfants !! direction la région des Mala Fatra
Trajet 37 min vers Hronsek : 😏😏un petit village avec un temple protestant en bois. C’est la voisine qui a les clefs et qui vient nous ouvrir le temple. Elle nous fournit quelques explications en allemand/anglais/slovaque…captez les mots que vous comprenez dans chaque langue et vous réussirez à reconstituer l’histoire !
Une étape à ne pas manquer !
Puis Trajet 1 h00 vers Vlkolinec : village de maisons traditionnelles en bois et musée.😏😏😏
Avant d’y accéder, nous nous arrêtons manger au motel Vlci Dvor : vous ne pouvez pas le manquer, il est sur la route vers Ruzemberok, au croisement pour aller à Vlkolinec. J’y mange un délicieux goulash au mouton ( 4 euros). Comptez des plats entre 4 et 7 euros.
Vlkolinec est une étape à ne pas manquer : pour y accéder, une petite route traversant la fôret ; vous apercevez à l’occasion des cerfs, des biches, des hérons…des ours vivraient plus haut dans la montagne.
De plus, le soleil apparait. Ce village n’est pas une reconstitution, des gens y vivent, c’est pour cela qu’il y a des « horaires d’ouverture » pour respecter aussi leur tranquillité ; La route se termine à l’entrée du village, au parking et à la caisse Entrée 2.5 ; Les maisons du village sont magnifiques, le tout est empreint d’une grande sérénité ou alors c’est parce que nous étions les seuls visiteurs à ce moment là. L’environnement est superbe !! départ de 3 randonnées depuis le village.
Nous poursuivons notre route vers Besenova ou nous dormons ce soir, à la pension Ivana (25 euros la nuit, avec kitchenette, www.pensionivana.com). C’est une maison dans laquelle il y a plusieurs appartements. La dame qui nous accueille ne parle que slovaque. Elle nous montre le logement qu’elle a préparé pour nous !! aie aie aie ca ne va pas du tout, lit minuscule, 1 lit d’appoint dans lequel il est évidemment que mes 2 enfants ne passent pas !! Devant notre déconvenue, elle nous propose 2 autres chambres dans la maison, avec accès à la cuisine commune et à la salle de vie commune, 2 chambres pour le même prix que ce qui était prévu pour nous, c’est-à-dire 25 euros par nuit pour nous 4. Ok ca marche !! Nous séjournerons 2 nuits ici, sans rencontrer d’autres loueurs dans les autres chambres.
Nous passons l’après-midi au parc thermal Besenova (ouvert jusqu’à 21h) :😏😏😏
Il y a des forfaits à la journée, pour 2h, pour 3 h, et différents accès : piscines extérieurs, piscines intérieures, hammam, massages etc…
Les prix et horaires ici : www.besenovanet.sk
C’est vraiment très agréable, j’essaie les piscines extérieures avec ma fille ainée….couleur marron chocolat mais si c’est bon pour la santé, allons y !! l’eau est chaude on y entre jusqu’aux épaules car la température extérieure est de 08 degrés !!.
Les piscines intérieures sont super aussi, bain de relaxation, jaccuzi, tobbogan…les filles s’éclatent !!
Le sommeil viendra vite ce soir là…
JOUR 4 : Mercredi 26 Octobre : cette journée deviendra ma journée préférée en Sovaquie !!
Après le petit déjeuner dans la salle de vie commune (pour nous tout seul !!), nous partons vers le Musée en plein air de Zuberec « muzeum oravskej dediny » (l’un des plus beaux du genre), environ 40 minutes de route.www.zuberec.sk😏😏😏
8h00-15h30 en automne ; 4 euros l’entrée.
Ouah ouah ouah nous avons adoré !!!! d’abord la route pour y aller depuis Besenova, longeant le lac, traversant des villages, des forêts, ondulant dans la montagne (la route est facile, pas de crainte pour ceux qui ont le vertige il n’y a aucun ravin !!) . et puis le soleil qui arrive !! nous sommes seuls sur le site ce jour là.
Il se visite à pied, il y a plus de 50 maisons traditionnelles meublées dans lesquelles vous pouvez pour la plupart entrer (maisons de paysans riches, maisons de paysans modestes, maisons du maier, cabane du berger, église, potier, etc..on y voit des meubles, vêtements, outils traditionnels). tout ceci au milieu des pins, avec la rivière qui traverse le « village ». Il y a un ou deux points de vente de souvenirs. La dame de la caisse, qui balayait les feuilles mortes quand nous sommes arrivés, a eu un air de surprise d’ailleurs en nous voyant arriver…c’est vrai que nous sommes au bout du pays, quasiment à la frontière polonaise…il n’y a plus beaucoup de monde qui passe en cette saison*compter 2 bonnes heures de visite. Un petit livret (anglais) vous ai remis à la caisse avec les explications sur chaque maison et lieu.
Puis nous avons fait un petit circuit en voiture avec des stops (toujours sous le soleil) :
1/ Tvrdosin pour son église en bois
2/ le Château d’Oravsky Hrad : superbe😏😏😏 !!!h00. 6,70 euros+ droit photographique. Visite guidée uniquement en slovaque et anglais à la demande. Accueil très chaleureux. Nous sommes avec un couple de Bratislava. Nous avons adoré ce château, des couleurs très typique, l’architecture, la pierre, la richesse des collections dans les salles, des escaliers à monter, à descendre, une superbe vue une fois tout en haut sur les Hautes Tatras enneigées au loin. Je recommande vivement d’y aller ; s’il fallait n’en choisir qu’un !!
Il y a un Musée des calèches au pied du château (9h30-18h00 ; 2 euros) mais fermé le jour de notre visite bien que nous étions dans les bons horaires.
Nous avons mangé à la petite pizzeria au pied du château (de 4 à 6 euros la pizza)
Retour vers la maison avec arrêt à Istebné (église en bois), Vysny Kubin(manoir ) et Lestiny (grosse église en bois).
2eme nuit à la pension Ivana
JOUR 5 : Jeudi 27 Octobre
Nous prenons la route pour Bojnice et visitons le château😏😏 D’après le GDR, l’un des plus beaux d’Europe central. C’est vrai qu’il est beau, très belle vue depuis l’extérieur sur ses murs, ses tours.Il y a beaucoup de monde, l’accueil est disons…blasé. La visite se fait en slovaque, mais on nous a remis un fascicule en anglais. Il faut savoir qu’en Slovaquie, dans la plupart des monuments, si vous voulez faire des photos, il faut payer un droit supplémentaire avec le billet d’entrée. On vous donne une petite pastille que vous collez sur votre appareil photo. Donc pour ce château là je n’avais pas pris le droit photos. Au moment de donner les tickets à la guide pour pénétrer dans la 1ere salle, pas un sourire, pas un bonjour, mais elle a su me dire « no photo for you « . on n’aura pas un seul mot durant toute la visite, même pas un « ca va » histoire de savoir si on se repère sur notre petit fascicule...
Nous déposons ensuite nos affaires à la penzion Juko (penzion-juko.sk) où nous dormons ce soir. Accueil très sympa, en anglais. 55 euros la nuit pour un appartement tout équipé (kitchenette…), très grand, très propre.
Nous déjeunons à la pizzeria en face de la penzion : 3,99 euros le menu comprenant une soupe (bouillon) et un plat à choisir parmi 5 ou 6 : nous prenons une recette slovaque et les filles une pizza vu le prix je me dis que ce sera une petite pizza….énorme la pizza…même en les aidant un peu on n’en viendra pas à bout. Je demande à la serveuse si je peux emporter, elle me prépare tout cela gentiment dans de l’alu. Pour ce soir, il n’y aura plus qu’à réchauffer !!
Les filles n’ont pas trop aimé la visite du château, du coup nous leur proposons la visite du zoo qui est juste en face de l’entrée du château : 1,4 euros l’entrée. Il y a pas mal d’animaux : ours, zèbres, singes, lions, éléphants etc…mais les cages et enclos sont petits. Le soleil étant au rendez-vous, cela a fait une belle balade avec des vues sur le château depuis les allées du zoo.
JOUR 6 : Vendredi 28 Octobre 2011
Trajet 1h20 pour Nitra et le Nitriansky Museum 😏 (0,70 euro) : oui je vais tout ce chemin pour voir un bout d’os de Mammouth !!! mais pas n’importe lequel, c’est la Vénus de Moravany. Zut, il y a l’écriteau « zatvorené » (fermé)…je pousse la porte …et ben c’est ouvert quand même ; le musée est à l’étage d’un bâtiment municipal et c’est une employée qui nous accompagne et nous ouvre les salles une par une : les animaux empaillés, la porcelaine, les objets trouvés lors de fouilles, et enfin dans l’une des dernières pièces…Vénus…ah je ferais des milliers de km pour ces os de mammouth : cette Vénus est l’un des plus ancien objet de Slovaquie…quelques centimètres seulement mais je suis émue ..si si !!
Nous poursuivons notre chemin vers Trnava, la « Rome slovaque » 😏 : visite à pied de la vile et des églises, très nombreuses ; architecture intéressante ; mais j’ai pas tellement aimé ; est ce parce que le soleil a disparu derrière d’épais nuages gris, que c’est la fin du voyage, qu’on était tellement bien vers les Tatras…
Nuit à Trnava, Sheylys hotel (56 euros pour nous 4) ; grandes chambres, correct.
JOUR 7 : Samedi 29 Octobre 2011
Nous prenons la route pour le Château de Cerveny Kamen (4 euros) 😏; ce sera notre dernière visite guidée du voyage.oh ben pareil le sourire…en option…Proche de Bratislava, l’accueil est également blasé. Classé *** par le GDR, il ne me laissera pas une forte impression (mais je compare tout depuis à Hovrasky Hrad ; alors forcément !!). De plus, en payant mes billets, le caissier « oublie » de me faire le tarif famille, si je n’avais pas fait attention aux tarifs affichés (à l’extérieur !!), je me faisais arnaquée de 5 euros. Non mais, suis pas un pigeon de l’année…
Puis on reprend la voiture pour la visite des ruines de Devin : 😏😏visite du château et des alentours (4,40 euros)
Nous passons notre dernière dans le même hôtel qu’à l’arrivée à Bratislava, le City Hotel.
Pour le dernier soir, nous avons mangé au Slovak Pub : Obchodna 62, à qques minutes à pied de l’hôtel : accueil très sympas, bon rapport qualité prix, cadre agréable ! une dernière bière à 0,50 centimes !!
JOUR 8 : Dimanche 30 Octobre 2011
Vol retour Bratislava-Bruxelles. Sans encombre, àl’heure !!
En bilan, ce voyage, le premier depuis longtemps ailleurs que dans une île, a été un vrai coup de cœur. Je recommande vraiment ce pays, en automne c’est très agréable mais j’imagine que cela doit être encore plus beau au printemps.
Je prépare quelques photos sur picasa et je donnerai le lien sous peu. N'hésitez pas si vous avez des questions.
Tout d’abord comment est venue l’idée d’un voyage en Slovaquie ? Vraiment pas hasard ; je cherchais une destination à 200 euros environ par personne, donc adieu Caraîbes ! j’ai pris les destinations des compagnies low cost au départ de Paris Beauvais et de Charleroi, j’ai calculé les prix, j’ai classé par prix croissant….les 2 vols les moins chers étaient vers Oslo…et vers Bratislava…et voilà !!! en route pour la Slovaquie.
(ALLER RETOUR 4 personnes Charleroi Bratislava , sans bagages en soute, avec embarquement prioritaire = 278 euros)
En plus du guide du Routard, j’ai trouvé des sites super sur internet, pleins d’infos et d’adresses pour bâtir notre itinéraire, limitant les trajets à 2 heures max par jour pour les enfants :
http://www.ubytovanienaslovensku.eu/ www.limba.com www.slovakia.travel http://slovaque.guide.kat.free.fr/
Merci aussi aux membres du forum qui avait répondu à mes questions lors de mes préraratifs ( je confirme, pas de tiques 😛, et l’électricité 😉).
Nous souhaitions louer des chambres chez l’habitant ou dans des pensions. Confiante, j’envoie quelques mails sur des hébergements soigneusement sélectionnés…rien…pas de réponse. Notre trajet ne prévois qu’une nuit à chaque endroit, alors je me suis dit que peut-être cela n’intéresse pas les gens d’héberger pour une nuit, ou alors c’était déjà complet. Ne voyant rien venir, j’ai donc balancé tout azimut des dizaines et des dizaines de mails, pour recevoir enfin quelques réponses. Pour les villes dans lesquelles je n’ai pas eu de réponse je me suis donc rabattue sur les adresses du bon vieux « guide du routard » édition Hongrie, Rép Tchèque Slovaquie 2011-2012 !! Au bout de 2 semaines, j’avais bouclé mes hébergements. On ne m’a demandé aucun acompte ou pré-paiement.
JOUR 1 : Dimanche 23 Octobre
Vol Bruxelles - Bratislava
Récupération de la voiture de location à l’aéroport, chez Budget ; mais nous avions réservé via elocations de voiture sur internet. Nous avons une Skoda !! très peu de km, état impeccable, avec les rehausseurs demandés pour les enfants. Accueil très chaleureux du Mr chez Budget !
Mais il fait 9 degrés et il pleut, donc ça gâche un peu l’ambiance. Nous allons nous installer à l’hôtel : www.cityhostel.sk . J’ai choisi cet hôtel car il vraiment proche du centre-ville, à pied, et des restos pour manger le soir, et pas cher du tout (m’avait-il semblé pour Bratislava): 63,30 euros pour 4 (chambres séparées), sans le petit déjeuner et taxe de séjour incluses. Seul hic, pas de parking, et je ne m’attendais pas à ces prix sur Bratislava : 1 euro la ½ heure, pas de tarif dégressif ou package !! donc je vous conseille de chercher un hôtel éventuellement un peu plus cher, mais avec parking si vous avez une voiture, au final cela vous reviendra sûrement moins cher.
Nous nous baladons dans la ville.😏
Nous allons dîner au KGB : rue Obchodna 52 ; c’est dans une cave, c’est sympa et à des prix abordables ( la bière est à 0,50 centimes !!!). Nous nous régalons avec des gnocchis au fromage de brebis.
JOUR 2 : Lundi 24 Octobre
Nous prenons l’autoroute vers Banska Stiavnica (ville classée Unesco), 2h15 de trajet.😏
Il est nécessaire d’avoir une vignette pour circuler sur les autoroutes, elle est fournie par l’agence de location de voiture mais vous devrez l’acheter si vous venez avec votre propre véhicule (validité 1 semaine, 1 mois ou 1 an).
Nous déposons les bagages dans notre location, un loft aménagé à l’étage d’une maison appartenant à un couple charmant ( parlant allemand) :nous avons 1 chambre, 1 clic clac, un poele à bois, 1 kitchenette entièrement aménagée. C’est beau, neuf, propre, et confortable.45 euros la nuit.
Nous déjeunons chez : Pod Starym Bastom , rue botanica 363/11. Pas cher du tout, entre 2 et 5 euros le plat ; mais montrer bien avec le doigt sur la carte ce que vous voulez car ne parle pas anglais, un peu d’allemand…nous avions commandé quelque chose avec des pommes de terre et du bacon…nous avons eu une crêpe fourrée de chou cuit (comme la choucroute), avec sauce à l’ail…hummm j’ai eu le goût dans la bouche jusqu’au lendemain soir….bon 2,77 euros la crêpe !! ca va !! Heureusement les enfants ont eu leurs frites !!
Nous partons visiter à pied la ville de Banska Stiavnica : le vieux château, le nouveau château, il pleut de nouveau donc tant pis pour le jardin botanique, l’église (0,70 euro), la porte de Piarg, le calvaire, la place sainte Trinité, la colonne de peste…
Le guide du routard décrit la ville comme un petit bijou…bon c’est vrai l’environnement est agréable, au milieu des montagnes des Velka Fatra, parées de leurs couleurs d’automne. C’est une halte agréable sur la route vers le Nord ou l’Est ; mais si vous deviez choisir de vous y arrêter ou pas, je dirais que ce n’est pas indispensable. Cependant, notre hébergement était très bien. Le fait d’avoir une cuisine nous a permis d’y manger le soir ce qui diminue (légèrement certes vu les prix dans les restos, mais si on ajoute diner + petit déjeuner x 4 personnes ca fait une petite somme qui peut servir à autre chose)
JOUR 3 : Mardi 25 Octobre
Nous quittons nos loueurs le matin, après avoir été invité à visiter leur maison et des biscuits pour les enfants !! direction la région des Mala Fatra
Trajet 37 min vers Hronsek : 😏😏un petit village avec un temple protestant en bois. C’est la voisine qui a les clefs et qui vient nous ouvrir le temple. Elle nous fournit quelques explications en allemand/anglais/slovaque…captez les mots que vous comprenez dans chaque langue et vous réussirez à reconstituer l’histoire !
Une étape à ne pas manquer !
Puis Trajet 1 h00 vers Vlkolinec : village de maisons traditionnelles en bois et musée.😏😏😏
Avant d’y accéder, nous nous arrêtons manger au motel Vlci Dvor : vous ne pouvez pas le manquer, il est sur la route vers Ruzemberok, au croisement pour aller à Vlkolinec. J’y mange un délicieux goulash au mouton ( 4 euros). Comptez des plats entre 4 et 7 euros.
Vlkolinec est une étape à ne pas manquer : pour y accéder, une petite route traversant la fôret ; vous apercevez à l’occasion des cerfs, des biches, des hérons…des ours vivraient plus haut dans la montagne.
De plus, le soleil apparait. Ce village n’est pas une reconstitution, des gens y vivent, c’est pour cela qu’il y a des « horaires d’ouverture » pour respecter aussi leur tranquillité ; La route se termine à l’entrée du village, au parking et à la caisse Entrée 2.5 ; Les maisons du village sont magnifiques, le tout est empreint d’une grande sérénité ou alors c’est parce que nous étions les seuls visiteurs à ce moment là. L’environnement est superbe !! départ de 3 randonnées depuis le village.
Nous poursuivons notre route vers Besenova ou nous dormons ce soir, à la pension Ivana (25 euros la nuit, avec kitchenette, www.pensionivana.com). C’est une maison dans laquelle il y a plusieurs appartements. La dame qui nous accueille ne parle que slovaque. Elle nous montre le logement qu’elle a préparé pour nous !! aie aie aie ca ne va pas du tout, lit minuscule, 1 lit d’appoint dans lequel il est évidemment que mes 2 enfants ne passent pas !! Devant notre déconvenue, elle nous propose 2 autres chambres dans la maison, avec accès à la cuisine commune et à la salle de vie commune, 2 chambres pour le même prix que ce qui était prévu pour nous, c’est-à-dire 25 euros par nuit pour nous 4. Ok ca marche !! Nous séjournerons 2 nuits ici, sans rencontrer d’autres loueurs dans les autres chambres.
Nous passons l’après-midi au parc thermal Besenova (ouvert jusqu’à 21h) :😏😏😏
Il y a des forfaits à la journée, pour 2h, pour 3 h, et différents accès : piscines extérieurs, piscines intérieures, hammam, massages etc…
Les prix et horaires ici : www.besenovanet.sk
C’est vraiment très agréable, j’essaie les piscines extérieures avec ma fille ainée….couleur marron chocolat mais si c’est bon pour la santé, allons y !! l’eau est chaude on y entre jusqu’aux épaules car la température extérieure est de 08 degrés !!.
Les piscines intérieures sont super aussi, bain de relaxation, jaccuzi, tobbogan…les filles s’éclatent !!
Le sommeil viendra vite ce soir là…
JOUR 4 : Mercredi 26 Octobre : cette journée deviendra ma journée préférée en Sovaquie !!
Après le petit déjeuner dans la salle de vie commune (pour nous tout seul !!), nous partons vers le Musée en plein air de Zuberec « muzeum oravskej dediny » (l’un des plus beaux du genre), environ 40 minutes de route.www.zuberec.sk😏😏😏
8h00-15h30 en automne ; 4 euros l’entrée.
Ouah ouah ouah nous avons adoré !!!! d’abord la route pour y aller depuis Besenova, longeant le lac, traversant des villages, des forêts, ondulant dans la montagne (la route est facile, pas de crainte pour ceux qui ont le vertige il n’y a aucun ravin !!) . et puis le soleil qui arrive !! nous sommes seuls sur le site ce jour là.
Il se visite à pied, il y a plus de 50 maisons traditionnelles meublées dans lesquelles vous pouvez pour la plupart entrer (maisons de paysans riches, maisons de paysans modestes, maisons du maier, cabane du berger, église, potier, etc..on y voit des meubles, vêtements, outils traditionnels). tout ceci au milieu des pins, avec la rivière qui traverse le « village ». Il y a un ou deux points de vente de souvenirs. La dame de la caisse, qui balayait les feuilles mortes quand nous sommes arrivés, a eu un air de surprise d’ailleurs en nous voyant arriver…c’est vrai que nous sommes au bout du pays, quasiment à la frontière polonaise…il n’y a plus beaucoup de monde qui passe en cette saison*compter 2 bonnes heures de visite. Un petit livret (anglais) vous ai remis à la caisse avec les explications sur chaque maison et lieu.
Puis nous avons fait un petit circuit en voiture avec des stops (toujours sous le soleil) :
1/ Tvrdosin pour son église en bois
2/ le Château d’Oravsky Hrad : superbe😏😏😏 !!!h00. 6,70 euros+ droit photographique. Visite guidée uniquement en slovaque et anglais à la demande. Accueil très chaleureux. Nous sommes avec un couple de Bratislava. Nous avons adoré ce château, des couleurs très typique, l’architecture, la pierre, la richesse des collections dans les salles, des escaliers à monter, à descendre, une superbe vue une fois tout en haut sur les Hautes Tatras enneigées au loin. Je recommande vivement d’y aller ; s’il fallait n’en choisir qu’un !!
Il y a un Musée des calèches au pied du château (9h30-18h00 ; 2 euros) mais fermé le jour de notre visite bien que nous étions dans les bons horaires.
Nous avons mangé à la petite pizzeria au pied du château (de 4 à 6 euros la pizza)
Retour vers la maison avec arrêt à Istebné (église en bois), Vysny Kubin(manoir ) et Lestiny (grosse église en bois).
2eme nuit à la pension Ivana
JOUR 5 : Jeudi 27 Octobre
Nous prenons la route pour Bojnice et visitons le château😏😏 D’après le GDR, l’un des plus beaux d’Europe central. C’est vrai qu’il est beau, très belle vue depuis l’extérieur sur ses murs, ses tours.Il y a beaucoup de monde, l’accueil est disons…blasé. La visite se fait en slovaque, mais on nous a remis un fascicule en anglais. Il faut savoir qu’en Slovaquie, dans la plupart des monuments, si vous voulez faire des photos, il faut payer un droit supplémentaire avec le billet d’entrée. On vous donne une petite pastille que vous collez sur votre appareil photo. Donc pour ce château là je n’avais pas pris le droit photos. Au moment de donner les tickets à la guide pour pénétrer dans la 1ere salle, pas un sourire, pas un bonjour, mais elle a su me dire « no photo for you « . on n’aura pas un seul mot durant toute la visite, même pas un « ca va » histoire de savoir si on se repère sur notre petit fascicule...
Nous déposons ensuite nos affaires à la penzion Juko (penzion-juko.sk) où nous dormons ce soir. Accueil très sympa, en anglais. 55 euros la nuit pour un appartement tout équipé (kitchenette…), très grand, très propre.
Nous déjeunons à la pizzeria en face de la penzion : 3,99 euros le menu comprenant une soupe (bouillon) et un plat à choisir parmi 5 ou 6 : nous prenons une recette slovaque et les filles une pizza vu le prix je me dis que ce sera une petite pizza….énorme la pizza…même en les aidant un peu on n’en viendra pas à bout. Je demande à la serveuse si je peux emporter, elle me prépare tout cela gentiment dans de l’alu. Pour ce soir, il n’y aura plus qu’à réchauffer !!
Les filles n’ont pas trop aimé la visite du château, du coup nous leur proposons la visite du zoo qui est juste en face de l’entrée du château : 1,4 euros l’entrée. Il y a pas mal d’animaux : ours, zèbres, singes, lions, éléphants etc…mais les cages et enclos sont petits. Le soleil étant au rendez-vous, cela a fait une belle balade avec des vues sur le château depuis les allées du zoo.
JOUR 6 : Vendredi 28 Octobre 2011
Trajet 1h20 pour Nitra et le Nitriansky Museum 😏 (0,70 euro) : oui je vais tout ce chemin pour voir un bout d’os de Mammouth !!! mais pas n’importe lequel, c’est la Vénus de Moravany. Zut, il y a l’écriteau « zatvorené » (fermé)…je pousse la porte …et ben c’est ouvert quand même ; le musée est à l’étage d’un bâtiment municipal et c’est une employée qui nous accompagne et nous ouvre les salles une par une : les animaux empaillés, la porcelaine, les objets trouvés lors de fouilles, et enfin dans l’une des dernières pièces…Vénus…ah je ferais des milliers de km pour ces os de mammouth : cette Vénus est l’un des plus ancien objet de Slovaquie…quelques centimètres seulement mais je suis émue ..si si !!
Nous poursuivons notre chemin vers Trnava, la « Rome slovaque » 😏 : visite à pied de la vile et des églises, très nombreuses ; architecture intéressante ; mais j’ai pas tellement aimé ; est ce parce que le soleil a disparu derrière d’épais nuages gris, que c’est la fin du voyage, qu’on était tellement bien vers les Tatras…
Nuit à Trnava, Sheylys hotel (56 euros pour nous 4) ; grandes chambres, correct.
JOUR 7 : Samedi 29 Octobre 2011
Nous prenons la route pour le Château de Cerveny Kamen (4 euros) 😏; ce sera notre dernière visite guidée du voyage.oh ben pareil le sourire…en option…Proche de Bratislava, l’accueil est également blasé. Classé *** par le GDR, il ne me laissera pas une forte impression (mais je compare tout depuis à Hovrasky Hrad ; alors forcément !!). De plus, en payant mes billets, le caissier « oublie » de me faire le tarif famille, si je n’avais pas fait attention aux tarifs affichés (à l’extérieur !!), je me faisais arnaquée de 5 euros. Non mais, suis pas un pigeon de l’année…
Puis on reprend la voiture pour la visite des ruines de Devin : 😏😏visite du château et des alentours (4,40 euros)
Nous passons notre dernière dans le même hôtel qu’à l’arrivée à Bratislava, le City Hotel.
Pour le dernier soir, nous avons mangé au Slovak Pub : Obchodna 62, à qques minutes à pied de l’hôtel : accueil très sympas, bon rapport qualité prix, cadre agréable ! une dernière bière à 0,50 centimes !!
JOUR 8 : Dimanche 30 Octobre 2011
Vol retour Bratislava-Bruxelles. Sans encombre, àl’heure !!
En bilan, ce voyage, le premier depuis longtemps ailleurs que dans une île, a été un vrai coup de cœur. Je recommande vraiment ce pays, en automne c’est très agréable mais j’imagine que cela doit être encore plus beau au printemps.
Je prépare quelques photos sur picasa et je donnerai le lien sous peu. N'hésitez pas si vous avez des questions.
Autriche 3 août 6 août 400km
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Bonjour à tous
Nous avons décider, moi et ma petite famille de partir en slovaquie, via prague.
Nous partons en voiture.
Apres avoir visiter prague, nous pensons établir un camps de base dans les tatras.
Auriez vous des tuyeau?, les bons plans? les choses et les endroits à ne pas manquer? Un camping plutot sympa?
J'ai lu le GDR, mais j'aimerai bien avoir vos impressions?








