Discussions similar to: Vol tire esbroufe dans région Ben Slimane Maroc
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Sécurité et vol au Maroc en fourgon aménagé
Bonjour, Nous envisageons de voyager au Maroc cet hiver avec un fourgon aménagé. En général on aime bien dormir dans des coins un peu sauvage sans être agglutinés avec d'autres véhicules. - est il envisageable de dormir au Maroc hors camping sans problème ? - on pense transporter 2 vélos sur un porte vélo de haillon; le risque de vol est il élevé? Nous vous remercions par avance des réponses apportées et sommes preneurs de tout type de conseil / recommandation. Bien cordialement.
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Adventure in Morocco
I’m not going back, the trip is in the past. I’m posting it anyway because the country probably hasn’t changed enough to make the story outdated, and the astonishing beauty of the place deserves to be shared here.

Saturday, May 31, 2014 Mulhouse - Marrakech

A flight that drags on for three and a half hours. Everything goes smoothly until immigration. Like almost everywhere, you have to fill out a little form with your details and arrival address. The problem comes when you hand it to the customs officer with your passport. Right away, you see the lines are way too long for the number of officers working. I steer Dom toward a line further to the left that’s clearly moving faster than the middle ones. Then I firmly pull him to the far left where I think I spotted a new counter opening. Big mistake. Huge. Because that line is notorious for how slowly the security agent checks each person. At 10 minutes per person, with about fifteen ahead of us, we’re looking at two and a half hours. The wait becomes torture. Everyone gets edgy. We watch enviously as people who were way behind us initially zip through the other lines. You feel like complaining. My advice? Don’t. You have no idea how much a pissed-off customs officer can ruin your day! The rule: stay calm and suck it up. Once that hurdle’s over, a taxi and boom, we’re at the Gallia, a no-frills but charming hotel just steps from Jemaa El Fna square. This place is insane! It’s teeming with people. You stick out like a sore thumb with your camera—suddenly, a ton of people want to be your best friend! You’re basically a walking wallet!



We’ve got a meet-up with friends who are here on a work trip with their company’s social committee.



We fully embrace our tourist roles—eating at restaurants made for us, with belly dancers who insist we join in. We go with the flow, we’re not prudes, we have a great evening, no way we’re missing out on the fun...



Sunday, June 1, 2014 Marrakech

Super nice breakfast in the hotel’s patio, a real riad, beautifully decorated.



Originally, we’d planned a trip to the Atlas Mountains, but we ended up wandering around the city instead. Before we knew it, we were in the middle of the central souk’s labyrinth. It’s a feast for the eyes, ears, and especially the nose!

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Vol Casablanca - Alger pas cher?
Quel est le moyen le plus économique de faire Casa - Alger au mois de mai? Il n'y a pas d'autres solutions que l'avion a priori. Ou trouver les meilleurs prix? Quelle compagnie? Y'a-t-il des "low coast"? Merci
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Vol à l'arraché au Maroc
Au Maroc depuis 17 jours, grand tour avec plus de 2000 km en voiture, paysages incroyables, peut-être parmi les plus beaux au monde. Je ferai un résumé du voyage plus tard mais je dois parler de la sollicitation omniprésente au Maroc, absolument partout, de la vallée du ZiZ en pleine montagne au milieu de nulle part en passant par Essaouira et particulièrement Marrakech. Ma conjointe et moi avons beaucoup voyagé et sommes avertis, discrets et respectueux mais elle a été victime d’une tentative de vol à l’arraché en plein jour près du palais Bahia, heureusement non réussie et sans dommages. Mais tout au long de notre séjour à Marrakech ce ne furent que des sollicitations insistantes et agressantes de la part de rabatteurs qui ont des stratégies malhonnêtes à peine imaginables. Ceci dit nous avons rencontré des gens d’une gentillesse et sincérité incroyable, j’essaie de ne conserver que ces souvenirs mais ces expériences sont si désagréables que ça nous enlève le goût de revenir. Triste 😒
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Vol retour Casablanca - Paris
bonjour, Je suis nouvelle parmi vous, et je souhaiterai votre avis. Un ami se trouvant actuellement à Casablanca, se trouve dans une situation étonnante. Pourriez vous me dire si cela est normal que prendre l'avion Casablanca/Paris, l'aéroport demande un travel chèque?
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Refus de vol avec escale en Allemagne pour le Maroc
Bonjour je suis gabonaise étudiante en Turquie, je voulais aller faire un cours séjour au Maroc mais le chef‘ d’escal Vient juste d’annuler mon vol je suis déboussolée et dégoûtée . J’avais une escale à Francfort en Allemagne et peut être ils croyaient que j’allais y rester alors ils ont annulé mon vol même avec les papiers d’etudiantes A l’appuie . Je suis déboussolée
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Transavia: vol Paris - Marrakech le 7 janvier 2018
Je vous expose brièvement mon problème

Ayant réservé un vol à 14h 50 le 07/01 , j'ai été contactée par la compagnie Transavia le 06/01 pour me demander si j'acceptais d'être déplacée le 07/01 à 6h 30 le matin avec 200 € de bon d'achat comme compensation , ce que je n'ai pas accepté ( je dormais chez mon fils à Paris et je ne me voyais pas aller à l'aéroport en pleine nuit ; de plus, j'étais dans le train lors de cet appel et c'était gênant de parler)

Le lendemain surprise ! En prenant mon petit déjeuner , je m'aperçois que j'avais été déplacée arbitrairement sur ce vol sans en avoir été informée ...ce qui fait que j'ai râté le départ !

Après des échanges musclés au téléphone, j'ai quand même été remboursée du vol immédiatement, par contre ils me disent que c'est ma faute si j'ai loupé l'avion , sans doute pour ne pas me payer les compensations légales de surbooking (400 €)

Bien entendu, je vais me battre , mais s'il y a d'autres personnes qui ont été victimes de cette pratique, l'union fait la force . Merci de me contacter en MP

Une nouvelle méthode pour contourner les indemnisations légales ???? Grande générosité de proposer 200 € en bon d'achat à la place des 400 € légaux
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Compagnie aérienne pour vol France-Casablanca
bonjour ! je pars en chantier humanitaire ce mois daout au maroc et je dois arriver à casablanca le 31 jullet avant 17h et repartir le 21 aout malheuresement je ne trouve aucun aller/retour sous la barre des 400€ Des gens auraient ils trouvé des compagnies moins cheres ? merci de me repondre si vous avez trouvez moins cher merci =)
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Compagnie low cost pour un vol Bordeaux-Maroc?
Bonjour à tous... Cela fait 2 ans maintenant que je passe mes vacances au MAROC. Je réserve mes billets suffisamment à l'avance pour avoir des tarifs très interessants Je passe par la compagnie low cost ATLAS BLUE. Cette compagnie n'étant plus en place, comment faire pour trouver maintenant des tarifs interessants? par quelle compagnie pouvons nous passer? Je vois les compagnies EASY JET, TRANSAVIA, mais aucun départ de BORDEAUX... Merci de vos renseignements. Murielle
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Limite sur le poids des bagages pour un vol Marseille - Nador (Maroc) via Ryanair?
bonjour,

j'ai réservé mon billet avec un bagage facturé à 10 euros mais je ne comprends pas quel est le poids autorisé car sur le site on peut lire "vous pouvez prendre jusqu'à 3 bagages d'un poids combiné de 15kg" est ce que ça concerne le premier bagage, ou les suivants qu'on peut choisir sur le site?

j'y comprends vraiment rien... merci de m'éclairer pour ceux qui ont déjà pris

encore une question: pour le bagage en cabine de moins de 10 kg, j'ai l'intention de prendre mon pc, mon sac à main je peux le garder ou je suis obligée de le fourrer dans l'étui pc portable!

merci
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Sécurité au Maroc?
Bonjour à tous,

je voulais savoir quelles étaient les risques encourus lors d'un voyage jusqu'au Maroc? J'ai lu sur pas mal de forum que c'était risqué de se déplacer jusqu'au Maroc car il y a pas mal de vol (même en Espagne) commis sur les touristes et ce, aussi au Maroc. Est ce que vous avez des témoignages ou des conseils à donner?
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Vallée de l'Ahansal en avril 2016
Bonjour à tous,

Lors de notre séjour en avril , j'ai promis au fils de notre guide, tout jeune diplômé de l'école marocaine des "guides des espaces naturels" d'essayer de lui donner un petit coup de pouce.... les temps sont difficiles pour les marocains en ce moment, beaucoup de personnes hésitent à se rendre chez eux . Je vais doncessayer de vous faire un petit résumé de notre séjour et si l'envie vous prend je suis à votre disposition pour vous donner les coordonnées de Mohamed et de son père Youssef.

Donc en avril 2016 nous avons séjourné dix jours au Maroc : Marrakech et la belle vallée de l'Ahansal dans le haut Atlas. Nous avions parrainé il y a quelques années des jeunes de la vallée pour leurs études et avons été ravis de découvrir enfin cette région.

Pour le vol : Ryannair au départ de Dole dans le Jura, bon prix, tout petit aéroport avec parking gratuit.

- jeudi 14 avril : vol très joyeux en compagnie de familles marocaines qui rentrent au bled pour les vacances scolaires. Marrakech est très belle à cette époque, très fleurie et la température idéale. Nous logeons pour une nuit au ryad Nadir Home. Superbe, très bon accueil et je ne vous parle pas des crêpes (de deux façons !) du petit déjeuner. Nous passerons la soirée dans la médina et la place El Djamena

- vendredi 15 avril : 5 heurs de minibus pour arrivée à Zaouiat , pause de midi a Azilal. La soir nous dormons chez Ahmed le cheikh du village. Le gite est confortable (attention on parle de gites rural, pas d'hotels de charme), bon couchage et repas délicieux .

- samedi 16 avril : nous passons la journée à parcourir les environs, visiter les greniers fortifiés, .... tout le monde s'active aux cultures. Les arbres sont en fleurs , la nature est magnifique.



Deux belles rencontres (entre autres) : l'écrivain public (qui n'hésite pas à faire plusieurs heures de marche pour se rendre dans des villages plus lointain et écrire gratuitement les lettres, petite anecdote il a écrit une seule lettre d'amour tout au long de ces années....) et Ahmed, le Cheikh de la vallée qui représente l'autorité morale et est une véritable mémoire vivante de la vallée.

- dimanche 17 avril : en route pour Taghia qui n'est accessible que par trois heures de marche, nous remontons doucement la vallée en passant par de belles gorges. Le gite de youssef est à deux milles mètres d'altitude. Le sentier est facile, bien entretenu. Le gite est magnifique en haut du village, l'accueil formidable (les frères, parents .... de Youssef vivent là)

Et que dire de la vue... l'après midi balade aux sources.





- lundi 18 avril : le matin repos : de notre terrasse nous avons vue sur la vie du village : les troupeaux de mouton, la lessive au bord du ruisseau, les travaux des champs, les enfants qui vont à l'école et qui en reviennent : les instituteurs ne sont pas encore remontés de la vallée.... ils arriveront le vendredi quand nous partirons.... L'après midi petite marche jusqu'à des chutes d'eau.



- mardi 19 avril : les plus sportifs partent sur les hauts plateaux de l'Atlas par le fameux "tire bouchon", ensemble astucieux d'échelles berbères qui permet aux bergers de monter leurs troupeaux paître au printemps et à l'automne en altitude, l'été étant réservé aux nomades du désert qui y passent l'été dans leur grande tentes berbères. Magnifique randonnée : Mohamed nous accompagne, nous sommes impressionnés par son professionnalisme et sa gentillesse malgré son jeune âge (je fais de la pub, mais c'est mérité). L’ascension se fait en compagnie des moutons et des familles de berger.



- mercredi 20 avril : aujourd'hui marche vers les haut plateaux par une autre montagne. Taghia est aussi un site d'escalade des réputation mondiale, de nombreuses voies d'escalade sont ouvertes, je ne vous en dit pas plus je n'y connais rien. La aussi quelques échelles berbères à emprunter mais le spectacle en vaut la peine.



Fin d'après midi à bavarder avec nos hôtes, "atelier henné" et contemplation du paysage. Ce soir méchoui berbère (le mouton est cuit "à l'étouffée" dans un four en terre).



- jeudi 21 avril : il faut repartir, mais c'est promis on reviendra. Et puis Mohamed doit nous organiser un trek dans le désert, il sait faire et grâce à son père il a tout le matériel (tente, couchages....) Nous repartons par une autre vallée, plus de 25 km à faire aujourd'hui mais là encore le spectacle, les rencontres.... Nous passons par le village Tighanimine et redescendons ensuite tranquillement vers Zaouiat. Nous avons de la chance, c'est la fête au lodge qui reçoit les élèves d'une école américaine de Casablanca.





- vendredi 21 au dimanche 23 avril : Retour sur Marrakech par Azilal, visite de Marrakech : la médina , le souk, le palais de la Bahia, les jardins de Majorelle....

En résumé des vacances extraordinaires tant par les paysages, que par les personnes rencontrées. Une mention spéciale à Fatima, fille de notre guide, étudiante en sociologie à Marrakech qui nous a accompagné pendant tout le voyage. Pas une goutte de pluie, pas trop de chaleur. L'accueil des marocains est à la hauteur de sa réputation. Quand à la nourriture : les tajines, les couscous, le méchoui.... un délice, nous avons eu même droit à un cours de cuisine à Taghia.

A aucun moment nous ne nous sommes senti en insécurité, même à Marrakech.

Voilà un résumé très sommaire et maladroit (je n'ai pas l'habitude) de notre séjour, n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.
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Tinerhir - Imilchil et Kasba Tadla
Bonjour à tous et à toutes,

On envisage un petit tour (une semaine) en famille (5 adultes) avec une voiture location (Dacia Duster) de Marrakech à Marrakech. On a un vol de Milan le 20 avril, rétour 26 avril, et j'ai fait un programme d'une boucle comme ca: 1 aprés midi 20/4 : Marrakech- Ait Benhaddou 2 21/4 Ait Benhaddou- Gorges de Dadés (Msemrir) 3 22/4 Gorges Dadés- Gorges Todra- Imilchil 4 23/4 Imilchil - Kasba Tadla - Beni Mellal 5 24/4 Beni mellal- Cascades D'Ouzoud - Marrakech 6 25/4 Marrakech 7 26/4 Marrakech départ

Tout conseil est bienvenu. Surtout je cherche renseignements sur la route entre Tinerhir Imilchil et Kasba Tadla. Soit pour la saison, soit pour la condition de la route . La première partie , route 703 franchit un col Tizi Tirherhouzine 2700 m. (neige?) La partie finale -route 317 - est classifiée sur la carte Michelin 742 "parcours difficile ou dangereux" entre Ouraourioud et Kisba. Merci
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Conversion de l'euro en dirham marocain
Bnjours j'ai une petite question à propos de la conversion. je pense partir au maroc dans 3 mois et je voudrai savoir quelles sont les meilleurs moyens pour convertir sa monnaie, est ce qu'on peut demander à sa banque une carte banquaire qui nous permettrai de retirer de l'argent au maroc ou autre pays comme on le fait en france. pour moi c'est mieux que de passer dans un bureau de change, je ne sais pas combien de sous je vais prendre ni combien de temps rester.
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Randonnée à cheval: quel organisme?
Bonjour J aimerais partir en rando mais je ne sais pas avec quel organisme partir? Cheval aventures? Randocheval? Autre? Sont ils sérieux? Prix correct? Je pense partir au Maroc car j ai un petit budget. Merci d avance pour vos conseils
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Taxes sur les retraits bancaires au Maroc?
Bonjour , Je souhaite savoir si nous payons une taxe lorsque retirons de l'argent dans les distributeurs bancaires ou bureau de poste . Faut 'il prévoir un peu d'euros avant de partir de France .Merci de me renseigner
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Marmara Bordeaux - Marrakech
Bonjour, je suis au maroc pour un moment, je suis venu avec un aller/simple bordeaux marrakech du 15/11 Moi quand j ai fait ma reservation par internet le paiement avait etait accepte mais je ne recevai pas les mail avec acceptation de la reservation paiement ect ect . marmara dit: si les mail n arrive pas en suivant il y a un probleme...moi j ai attendu 3 h aucuns mails n etait arrives donc j ai fait une nouvelle reservation et la dans la foulee tous les mails arrives les confirmations +le carnet de voyage a imprimer les horaires sont a verifier dans les 48H. Alors ils m ont retirer 2 fois 125E et il ne veulent pas demordre ils disent que j ai fait 2 reservations et qu il peuvent peu etre me rembourser 41E taxes aeroport, les autres 81 E restant c est pour moi.ils m ont fais tourner en rond la platforme de reservation a casablanca, le service client paris ne veux rien savoir.Si vous changer de mail aussi dans vos donnees ca passe pas.ils disent que j ai reserve 2 fois mais il m ont envoyer qu un numero de dossier/reservation par contre l argent il l on pris 2 fois.leurs horaires sont a regarder 48H avant, jusqu au dernier moment ils n ont pas ete inscrit.Il a fallu que j envoi un mail+ un coup de tel a marmara bordeaux. ils disent que c etait un vol regulier mais c est toujours jetairfly le meme avion qui part de bordeaux.Il savent bien qu il y a eu qu une personne qui a pris l avion et que c est leurs systeme de reservation qui est mal fait.Il sont de mauvaise fois mette tout a la charge du comsomateur.je ne veux pas me laisser faire c est une question de principe.dernier recours il faut faire une lettre recommande accuse de reception mais je ne vais pas rentrer en france expres;que voyez vous? cela m a pris la tete et plein de temps et des depenses depuis le 15, cela m a cause un prejudice moral et je reclame 100E;Si vous savez donner moi toutes les procedures; remerciements anticipes ZM ce mail c est pour prevenir et si vous voyez une solution
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Flying Blue pour un jeune Marocain: vols statuts?
Il me semble bien qu'il est possible d'être membre de flying blue jeune en étant domicilié au Maroc.

Par contre j'aimerai savoir si les conditions sont les même:Y a t il toujours le bonus de 4000 miles pour 6 coupons en métropole ?Du fait de la domiciliation à l'étranger, les vols nationaux sont ils donc compté comme vol statut ? ( ce qui n'est pas le cas en FBJeune lors d'une domiciliation en métropole)
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Quelques péripéties en voyage à Marrakech
Bonjour a tous !!

Je suis nouvelle sur ce forum .. mais depuis qqle tps j'ai suivi les discussions, les nombreux conseils et bons plans pour preparer notre voyage a mon copain et moi même, qui revenons tout juste de 15 jours de vacances.. une semaine en Andalousie et une autre au Maroc 😉.

Tout c'est bien passé surtout en Andalousie .. En revanche au Maroc qqles péripéties nous sont arrivé.. Je ne compte pas ici les énumérer du fait qu'elles sont semblables a ce que j'ai pu lire ici .. ( Faux guide a Fes venus taper a la porte de notre chambre et essayer de l'ouvrir jusqu'a 23 h00 pour etre choisi pour guide le lendemain ...) Mais la plus grosse arnaque ou plutot le plus Gros Racket fut a Marrakech ( ou plutot a Arnakech comme il se dit entre voyageurs victimes..)

En effet, alors que nous revenions d'un treck dans le desert, nous sommes arrivés vers les 1h30 du matin sur Marrakech (qqles pb d'éboulement sur la route dus aux dernières pluies dans les montagnes..) nous avions réservé un super hotel pour notre dernière nuit de vacances ( piscine, jacuzzi, tire a l'arc, massage, hamman .. bref la totale 😏.. ) on prend un premier taxi ( un petit taxi ) qui devait nous mener jusqu'a l'hotel .. dans la palmeraie. Celui ci nous enmène a l'endroit ou il pensé qu'il y a avait l'hotel ..( nous n'avions pas l'adresse exact .. oups !!) mais en réalité l'hotel se trouver plus loin au delà de la limite pour laquelle il n'était autorisé à rouler avec sa licence de taxi .. il nous dépose donc devant un autre taxi ( grand taxi ) le seul présent dans les environ et nous fait payer un petit moins que ce que nous avions négocier au début du fait qu'il ne nous avait pas enmenés a l'hotel .. donc plutot honnete de ca part .. En revanche le grand taxi lui ne la pas du tout etait !!! Nous degocions un tarif au départ de 10 euros pour environs 3 kms de route (payé en euros donc déja un peu plus gagnant qu'avec des Dirhams ..) il est ok .. Son frère monte et on part .. tout ce passe bien mis a part que l'hotel se situe de l'autre côté par rapport a ce qu'il pensé.. jusqu'au moment où les deux hommes discutent entre eux et que le chauffeur s'arrete net , au milieu de nulle part , a 2 h00 du mat il se retourne et commence a nous demander le double de ce que nous avions négocié a la base !! soit 20 euros pour 10 min grand max de route !! mais le pire ce n'est pas ca !! le pire et c'est la où je parle de racket !! c'est qu'il nous fait du chantage en nous disant que si nous ne payons pas 20 euros pour le reste de la course il ne nous rendrai pas nos bagages dans le coffre de sa voiture !!! pretextant que le chemin risque d'abimer sa voiture ( chemin de terre et de boue du fait de la pluie de la journée.. ) le ton monte entre eux et nous !! leur disant que ce n'est pas honnete de leur part , qu'un accord est un accord !! nous annoncons que nous sommes pres a continuer a pieds ..(nous n'etions plus tres loin .. on pouvait voir les lumières de l'hotel ) ils commencent tout deux a s'ennerver de plus en plus ( le join aidant je pense ..) et persiste dans leur racket !! La fatigue se faisant , la peur aussi que celà devienne peu etre plus violent je décide de payer les 20 euros quand nous arriverions a l'hotel .. ils se calment , on repart !! et la REVANCHE la voiture s'embourbe dans la boue et stop net ( tout comme leur premier arret . mais cette fois ci un peu moins volontaire ..hi hi) la voiture reste coincée dans la boue et le comble du comble ils nous demande de pousser la voiture !! mdr c'est ca oui !! peut rever ..

Au final nous avons continués a pied dans la boue jusqu'au chevilles , en pleine nuit au milieu de nulle part .. mais un peu plus soulagés d'être sortis de cette voiture !! meme si arrivés a l'hotel nous avons du payer les 20 euros racketés auparavant .. ( l'un des deux frères nous avez suivi pour demandé de l'aide a l'hotel et etre sur d'etre payé .. ) et encore il s'est permis de nous balancer a la tete tout en prenant les 20 euros que cette somme n'était que de la merde !!! que celà suffirai tout juste a nettoyer la voiture ( si on compte la boue que nous avions mis exprès à l'interrieur .. oui peut etre .. lol )

Bref tout ca pour dire que nous sommes tombés sur de vrais enfoirés et je pèse bien mes mots .. 😠 et que c'est du véritable vol !! heureusement on s'est bien rattrapés le lendemain avec les activités de l'hotel et une journée totale détente !!!

Ps : penser a prendre vos bagages avec vous a l'arriere s'ils ne sont pas trop gros ...

Lior
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Laisser temporairement son véhicule au Maroc (urgent)
Qui peut me renseigner, s'il est possible de laisser son propre véhicule au Maroc quelques jours/semaines, et repartir en avion pour la France pour raisons professionnelles et par la suite reprendre son véhicule pour rentrer en France. (Tout ça bien sûr, durant la période légale des 6 mois). En vous remerciant.
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Une semaine au Maroc: que visiter?
Bonjour,

Mon ami et moi aimeriont partir au Maroc au mois de septembre. On voudrait partir avec un plan dernier minute trouvé sur internet mais on s'interroge sur plusieurs points :

Quelles villes à visiter? Marrakech, Agadir, Rabat...? car en une semaine, on ne pourra pas tout faire Doit-on prendre le vol direct, si oui connaissez-vous des sites pas cher? ou vol+hotel? Connaissez vous des hotels pas chers au Maroc? A combien cela nous reviendrait si on loue une voiture?

Bref, si vous pouvez nous donner des bons plans? hotels pas cherS? petitS restos? villes et coins à visiter en premier?

MERCI D'AVANCE POUR VOS REPONSES

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Change pour le Maroc: à l'avance ou sur place?
Bonjour les internautes Globe trotters

Nous partons bientôt au Maroc, et je commence a établir la check liste de ce qu il faut préparer. L' étape actuelle concerne le change monétaire... ou faire changer nos euros .....en France ou au Maroc ??

Merci pour vos réponses toujours très pertinente

Voyamie
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Un petit tour des villes impériales du Maroc en février 2016
Allant de temps en temps à Marrakech pour le travail et étant un amoureux inconditionnel du pays, j'ai décidé de me faire une petite virée en voiture vers les villes impériales. Je les avais déjà visité en 2001 mais un peu vite, donc je voulais prendre mon temps et puis passer quelques jours dans la ville qui me tient à coeur :Marrakech. Voici donc un petit carnet sans prétention mais avec quelques adresses utiles. Photos et suppléments, sur mon site, c'est ici. Samedi 13 Février : Vol Ryan air depuis St Etienne !! (une première) vers Fes. Un coup de fusil au niveau du prix du billet, un petit aéroport tranquille (parking gratuit) et aussi loin de chez moi que celui de St Exupéry. Vol sans histoire, un taxi vers la médina et installation dans un riad. Il est beau, l'accueil est sympa, mais le patron veut un peu trop placer ses adresses. Il arrive à me convaincre de prendre un guide pour le lendemain et comme mes souvenirs de Fes étaient une médina immense où le mot Balek était de mise, je me laisse avoir (ou pas). L'après midi est consacrée à la visite de Bab Bou Jeloud (la porte bleue) puis le quartier juif (il ne faut pas hésiter à chercher le cimetière à travers des petites fenêtres c'est rigolo) ainsi que le jardin Jnan Sbil, très joli où beaucoup de marocains viennent se promener. Il fait bon mais on sent que la pluie n'est pas loin. Un clic clac devant le palais royal, splendide et un petit repos (ça monte et ça descend beaucoup) au riad avant d'aller manger chez Akim, près de la poste. Bon, pas cher, sympa !
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Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes...
Un tour dans l'Anti-Atlas J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout. Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr



Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).

Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m

Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m

Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m

Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !

Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
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Perte de passeport français (Maroc)
Bonsoir

Je suis francais et actuellement au maroc, je rencontre un serieux probleme car j ai perdu mon passeport francais et j ignore ou et quand,

Ma question est que faire pour pouvoir rentrer en france sans le passeport

PS. je precise que j ai ma cni francaise, merci
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Louer une voiture directement au port de Casablanca
Bonjour,

Etant en escale pour 1 jour à CASABLANCA lors d'une croisière à venir, est-ce que quelq'un pourrait me dire s'il existe des agences de location de voiture directement au port ( ou à côté ) sans être obligé d'aller dans une agence située en ville ( à cause de la distance à faire ) ? Si oui, pouvez-vous me donner plus d'explications de façon à ce que je puisse faire ma demande ?

Merci d'avance et bonne journée.
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Maroc en camping-car mi-janvier 2014
Bonjour, nous sommes un couple de retraité (61- 62 ans) de Nantes, nous pensons réserver pour le 13 janvier un départ de Saint-Nazaire vers GIGON en ferry puis Algeciras par la route et faire un grand tour du Maroc pour une période de deux à trois minimum. Nous serions heureux de rencontrer d'autres camping-caristes afin d'échanger les expériences et de faire des bouts de trajets ensemble . Amicalement, au plaisir de se rencontrer Gilles et Lucette
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Taux de change au Maroc
salut

je viens de m'en apercevoir , en lisant à Agadir, j'etais tranquillment en vancance, je, une chronique economique sur la monnaie marocaine. stupéfacation, qu'y ai je appris:

les 11 dhirams et quelques cacahuètes contre lesquels le Maroc nous achète nous les marocains contraints à l'exil( je suis de bruxelles) euros sont en fait fixé, exclusivement , par la Banque du Maroc et sachant que dhiram ne vaux rien sur les marchés interantinoaux à cause du fait que le maroc n'exporte quasiment rien, c'est donc aupres des MRE, vous savez les marocains de l'etranger, que le régime marocain et ses économistes de pacotilles se chargent de remplir les caisses du royaume en devises européennes achetées à un prix défiant tte concurrence. du quasi vol d'autant que les Marocains de l'étranger n'y voient que du feux...la majorité croit meme gagné au change......

l'arnaque est gigantesque, bien que je ne sois pa économise je pense qu' il suffit pour se représenter les choses comparer le smic marocain avec celui pratiqué à Buxelles, à Francfort ou en France, cad à 1200 euros.

autrement dit, si 1000 EUROS VALENT grosso modo 10 000 dhiram, selon les taux actuels, comment se fait il que les salariés marocains eux en moyennent ne touchent que 2500 DH? dit autrement , combien de salariés pourrez- vous remunérer avec 1000 euros en contexte européen , aucun, n'est- ce pas?

vous comprenez , le ratio réel est de 1/4 et pour 400 EUROS nous devrions normalement du regime marocain à 10 000 DH et non les 4000 DH actuels. 1 euro pour 40 DH AU lieu de 1 euro pour 11 DH. vous comprenez l'arnaque et l'insitance avec laquelle le maroc tente de nous vendre des appartement à 70 000 EUROS que l'on devrait payé normalement quatre fois moins, cad plusou moins 15 000 euros

en sur-évaluant le dh le maroc achètent à très bas prix la monnaie des immigrés marocains d'autant plus que ce "pillage" ne profite guerre aux Marocains du Maroc vu que leur salaire est le meme , ainsi que l'infrastructure du Maroc en général, depuis des décennies.

que la vie serait agréable au bled si NOUS arrivions à vendre un euro 40 dh.
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