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Visiter le nord du Pérou
Bonjour à tous !
Nous souhaitons visiter le Pérou en mai et juin et nous voulons visiter le Sud mais également le Nord. Nous n'avons pas trouvé beaucoup d'infos sur les visites à ne pas manquer au Nord du Pérou. Auriez vous des conseils !! Merci et à trèes bientot 😎
Nous souhaitons visiter le Pérou en mai et juin et nous voulons visiter le Sud mais également le Nord. Nous n'avons pas trouvé beaucoup d'infos sur les visites à ne pas manquer au Nord du Pérou. Auriez vous des conseils !! Merci et à trèes bientot 😎
Achat d'une pochette ventrale sur internet?
Bonjour,
je pars fin février au Guatemala et on m'a conseillé d'acheter une pochette ventrale pour mon argent et mes papiers. Est-ce que quelqu'un sait où je peux en trouver si possible sur internet.
Merci d'avance
M'établir à un endroit fixe pour deux semaines au Pérou
Comme je me prepare à voyager seul au Pérou, je désire me trouver un endroit que je pourrais m'installer pour 16 jours. De cet endroit je pourrai faire de petite excursion de 2 jours maximum ou d'une journée. Naturellement y passer du bon temps sur place également. Vivre avec le peuple...Je me débrouille bien en espagnol. Ce temps passé sur place me permettra de faire une immersion et m'améliorer. J'attends de vos suggestions. Merci !
La veilleuse d'Achille
-- Préambule
Non, je ne vais pas vous raconter une histoire de l’Achille au faible talon si cher à la Glatch en petit tissu à fleurs.
On raconte parfois nos voyages dans des ailleurs plus ou moins lointains.
Mais qu’en est-il des voyageurs de ces ailleurs plus ou moins lointains qui viennent par chez nous pour une raison ou une autre?
Petites tranches, petites histoires du passage de Joseph et Achille dans notre bonne vieille France.
Comme tous les ans depuis 25 ans, c'est la période de la visite de jumelage des maliens d’un lycée de Bamako. Cette année, Marie héberge Joseph, professeur à Bamako, et visitant pour la première fois l'Europe. Des nombreuses et enrichissantes discussions lui permettent de prendre la mesure de la vie française, ses avantages, ses différences. .. Joseph s'émerveille de tout, est surpris face à de nombreuses choses et ponctue ses étonnements d'un cri venant du fond de la gorge, un argh ressemblant plus à un appel angoissé. Au fil des discussions, Joseph et Marie en viennent à constater les différences dans les salaires : « Mon salaire à Bamako est de 200 € » « Ici je gagne dix fois plus. » « Argh ! »
Des comparaisons des prix des produits de premières nécessités permettent d'illustrer le coût de la vie et d'expliquer ces disparités qui pourraient à premier abord apparaitre choquantes.
Joseph, en tant que visiteur spécial à Angers a droit à une carte de bus gratuite. Marie qui l'accompagne un jour lui fait remarquer: « Je dois acheter un ticket, il coûte 1, 10 € » « Argh ! » La situation des professeurs au Mali change. Les salaires ont étés réévalués, ils sont enfin versés régulièrement. Joseph est en train de construire sa maison. Les choses bougent...
Joseph est venu avec d'autres professeurs de Bamako qui logent chez d'autres professeurs d’Angers. Un samedi soir, ses hôtes étant de sortie, Achille est venu dormir chez Marie. La maison est vaste dans la campagne aux limites de la ville. Des vieilles pierres et des poutres qui ont vues et vécues de nombreuses années et histoires. Joseph dors dans la chambre d'amis, la « case » au parfum d'Afrique, avec ses ouvertures inspirées des habitations maliennes, une affiche de masques dogons, un panneau d'outils en bois et d'autres objets qui contribuent à ce havre de paix pour voyageurs à la halte. Il ne reste donc que la « petite chambre », la chambre d'Aurélie avec son lit bateau pour des nuits loin des rivages. Marie fait visiter la chambre à Achille, « voici la chambre de ma fille et aussi des petites filles de mon ami. C'est pourquoi il y a cette lampe au pied du lit pour leur lire des histoires et la veilleuse pour quand elles ont peur au milieu de la nuit ».
Ce samedi soir, Marie et son ami sont aussi de sortie. Ils ont donc laissé Joseph et Achille, épuisés par la fête du jumelage de la veille seuls et tranquilles dans la maison calme.
Le lendemain matin, Marie se lève, ni trop tôt, ni trop tard. Passant le palier pour descendre à la cuisine, elle remarque de la lumière par la fenêtre de la porte de la chambre d'Achille. 9h, toujours de la lumière dans la chambre. 10h, encore de la lumière dans la chambre. Marie est intriguée, est-il réveillé, est-il en train de lire? 10h30, Achille enfin se réveille, le mystère de la lumière s'éclaire.
Achille avait gardé la veilleuse allumée toute la nuit. « Tu m'avais dit que c'était pour si on avait peur. J'avais peur ! » Certains africains sont peureux. La maison n'était pas fermée à clé. Ils étaient surpris que les chaises restent dehors. Joseph et Achille n'étaient pas rassurés, seuls, dans cette grande maison de campagne, ouverte aux quatre vents, avec les chaises dehors. « Tu m'avais dit que si on avait peur. J'avais peur ! »
Comme tous les ans depuis 25 ans, c'est la période de la visite de jumelage des maliens d’un lycée de Bamako. Cette année, Marie héberge Joseph, professeur à Bamako, et visitant pour la première fois l'Europe. Des nombreuses et enrichissantes discussions lui permettent de prendre la mesure de la vie française, ses avantages, ses différences. .. Joseph s'émerveille de tout, est surpris face à de nombreuses choses et ponctue ses étonnements d'un cri venant du fond de la gorge, un argh ressemblant plus à un appel angoissé. Au fil des discussions, Joseph et Marie en viennent à constater les différences dans les salaires : « Mon salaire à Bamako est de 200 € » « Ici je gagne dix fois plus. » « Argh ! »
Des comparaisons des prix des produits de premières nécessités permettent d'illustrer le coût de la vie et d'expliquer ces disparités qui pourraient à premier abord apparaitre choquantes.
Joseph, en tant que visiteur spécial à Angers a droit à une carte de bus gratuite. Marie qui l'accompagne un jour lui fait remarquer: « Je dois acheter un ticket, il coûte 1, 10 € » « Argh ! » La situation des professeurs au Mali change. Les salaires ont étés réévalués, ils sont enfin versés régulièrement. Joseph est en train de construire sa maison. Les choses bougent...
Joseph est venu avec d'autres professeurs de Bamako qui logent chez d'autres professeurs d’Angers. Un samedi soir, ses hôtes étant de sortie, Achille est venu dormir chez Marie. La maison est vaste dans la campagne aux limites de la ville. Des vieilles pierres et des poutres qui ont vues et vécues de nombreuses années et histoires. Joseph dors dans la chambre d'amis, la « case » au parfum d'Afrique, avec ses ouvertures inspirées des habitations maliennes, une affiche de masques dogons, un panneau d'outils en bois et d'autres objets qui contribuent à ce havre de paix pour voyageurs à la halte. Il ne reste donc que la « petite chambre », la chambre d'Aurélie avec son lit bateau pour des nuits loin des rivages. Marie fait visiter la chambre à Achille, « voici la chambre de ma fille et aussi des petites filles de mon ami. C'est pourquoi il y a cette lampe au pied du lit pour leur lire des histoires et la veilleuse pour quand elles ont peur au milieu de la nuit ».
Ce samedi soir, Marie et son ami sont aussi de sortie. Ils ont donc laissé Joseph et Achille, épuisés par la fête du jumelage de la veille seuls et tranquilles dans la maison calme.
Le lendemain matin, Marie se lève, ni trop tôt, ni trop tard. Passant le palier pour descendre à la cuisine, elle remarque de la lumière par la fenêtre de la porte de la chambre d'Achille. 9h, toujours de la lumière dans la chambre. 10h, encore de la lumière dans la chambre. Marie est intriguée, est-il réveillé, est-il en train de lire? 10h30, Achille enfin se réveille, le mystère de la lumière s'éclaire.
Achille avait gardé la veilleuse allumée toute la nuit. « Tu m'avais dit que c'était pour si on avait peur. J'avais peur ! » Certains africains sont peureux. La maison n'était pas fermée à clé. Ils étaient surpris que les chaises restent dehors. Joseph et Achille n'étaient pas rassurés, seuls, dans cette grande maison de campagne, ouverte aux quatre vents, avec les chaises dehors. « Tu m'avais dit que si on avait peur. J'avais peur ! »
Voyage tranquille au Mali
Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres…
Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Tagada, Haribo, malabars et petites frimousses
Un sujet léger, léger...
Qui se souvient des longs et fins tubes de poudre de réglisse ? Celui dont on casse une extrémité et que l’on aspire dans un éternuement. Et le coquillage dont la langue suçait le caramel brun, quel régal. Les bonbons, bonbecs, qu’on achète à la sortie du collège. J’ai encore en mémoire une première place en latin qui m’avait valu l’achat de 42 sucettes au caramel. Nous étions 42 en classe de cinquième cette année là et quand arrivait l’heure des classements, celle qui arrivait première (nous n’étions que des filles dans un lycée de jeunes filles, pantalons et bottes interdites, carte d’entrée et carte de sortie) avait obligation morale de fêter l’évènement par un achat de sucettes. 10 centimes la sucette, 4 francs 20 dans un sac en papier. Un argent de poche difficilement conservé qui s’envolait pour une première place. La fierté de la distribution, je n’ai pas oublié, doublée de l’espoir de ne plus jamais être première, mon escarcelle était tout aplatie. Espoir confirmé, je ne le fus jamais plus.
Tout ca, pourquoi j’en parle ? Parce que les enfants aiment toujours autant les friandises. Vendus en sachet dans les supermarchés et plus à l’unité, des trucs de toutes les couleurs. Il m’arrive encore de craquer sur des fraises tagada bien chimiques mais surtout pour les car-en-sac dont je raffole absolument. Hier, je marchais dans la rue déjà enguirlandée avec dans la bouche une grosse poignée de ces p’tites crottes de hamster, craquantes et réglissées. Je me demandais quelles étaient les friandises des enfants dans le monde et je me suis rendue compte que je ne le savais pas. Catastrophe, comment puis-je ignorer ces douceurs qui fondent et croquent dans la bouche. En Inde j’ai vu des channa dol qui ressemblaient à des pois chiches enrobés de sucre, rien à voir avec « la pie qui chante » et que j’ai goûté par hasard, hasard malheureux pour mes papilles d’européenne. En Europe, c’est comme ici, ça va du crocodile en caoutchouc vert, dont on tire la queue qui fait ploc en se rompant, au nounours meringué-chocolaté. Et en Chine ? Et en Afrique, en Amérique du Sud ? Le mystère s’épaissit. Douya si tu lis ces lignes, tu dois avoir vu circuler des bonbons ou des friandises à l’école d’ Arequipa et parmi vous tous, ceux qui voyagent avec des enfants, vous vous êtes sûrement penchés sur cette question essentielle. J’ai bien farfouillé sur Ternet, j’ai vu qu’il existait des confiseries à bas de riz glutineux, de patates douces etc… mais ça, c’est de la confiserie, pas du bonbecs. Quand on tape bonbons, le mot est accolé à obésité, à caries, enfin les sempiternels reproches attribués à ce minuscule plaisir de gamins et même de vieillards d’ailleurs. Je vois chaque jour, assise sur un banc de la place, une très très vieille femme entortillée dans un fichu marron, jetant du pain aux gras pigeons gris, qui suçote, les lèvres aspirées par l’absence de dents un chupa chups. On ne voit que le petit bâtonnet en plastique blanc planté comme une cigarette et qu’elle retire parfois pour observer ce qu’il reste de sa sucette.
Je suis pourtant presque certaine que chaque môme de la terre adore glisser dans la bouche le bonbon réconfortant au plaisir ineffable : boule de gomme, caramel, sucettes et chewing-gum. Bonbons sucrés, salés, épicés peut-être allez-vous me le dire…
Ah, faire une bulle si énorme qu’elle éclate au visage, se plaque jusqu’aux sourcils en un film transparent si difficile à décoller et signifiant victorieusement qu’on a réussi la plus grosse bulle…
Dom
Qui se souvient des longs et fins tubes de poudre de réglisse ? Celui dont on casse une extrémité et que l’on aspire dans un éternuement. Et le coquillage dont la langue suçait le caramel brun, quel régal. Les bonbons, bonbecs, qu’on achète à la sortie du collège. J’ai encore en mémoire une première place en latin qui m’avait valu l’achat de 42 sucettes au caramel. Nous étions 42 en classe de cinquième cette année là et quand arrivait l’heure des classements, celle qui arrivait première (nous n’étions que des filles dans un lycée de jeunes filles, pantalons et bottes interdites, carte d’entrée et carte de sortie) avait obligation morale de fêter l’évènement par un achat de sucettes. 10 centimes la sucette, 4 francs 20 dans un sac en papier. Un argent de poche difficilement conservé qui s’envolait pour une première place. La fierté de la distribution, je n’ai pas oublié, doublée de l’espoir de ne plus jamais être première, mon escarcelle était tout aplatie. Espoir confirmé, je ne le fus jamais plus.
Tout ca, pourquoi j’en parle ? Parce que les enfants aiment toujours autant les friandises. Vendus en sachet dans les supermarchés et plus à l’unité, des trucs de toutes les couleurs. Il m’arrive encore de craquer sur des fraises tagada bien chimiques mais surtout pour les car-en-sac dont je raffole absolument. Hier, je marchais dans la rue déjà enguirlandée avec dans la bouche une grosse poignée de ces p’tites crottes de hamster, craquantes et réglissées. Je me demandais quelles étaient les friandises des enfants dans le monde et je me suis rendue compte que je ne le savais pas. Catastrophe, comment puis-je ignorer ces douceurs qui fondent et croquent dans la bouche. En Inde j’ai vu des channa dol qui ressemblaient à des pois chiches enrobés de sucre, rien à voir avec « la pie qui chante » et que j’ai goûté par hasard, hasard malheureux pour mes papilles d’européenne. En Europe, c’est comme ici, ça va du crocodile en caoutchouc vert, dont on tire la queue qui fait ploc en se rompant, au nounours meringué-chocolaté. Et en Chine ? Et en Afrique, en Amérique du Sud ? Le mystère s’épaissit. Douya si tu lis ces lignes, tu dois avoir vu circuler des bonbons ou des friandises à l’école d’ Arequipa et parmi vous tous, ceux qui voyagent avec des enfants, vous vous êtes sûrement penchés sur cette question essentielle. J’ai bien farfouillé sur Ternet, j’ai vu qu’il existait des confiseries à bas de riz glutineux, de patates douces etc… mais ça, c’est de la confiserie, pas du bonbecs. Quand on tape bonbons, le mot est accolé à obésité, à caries, enfin les sempiternels reproches attribués à ce minuscule plaisir de gamins et même de vieillards d’ailleurs. Je vois chaque jour, assise sur un banc de la place, une très très vieille femme entortillée dans un fichu marron, jetant du pain aux gras pigeons gris, qui suçote, les lèvres aspirées par l’absence de dents un chupa chups. On ne voit que le petit bâtonnet en plastique blanc planté comme une cigarette et qu’elle retire parfois pour observer ce qu’il reste de sa sucette.
Je suis pourtant presque certaine que chaque môme de la terre adore glisser dans la bouche le bonbon réconfortant au plaisir ineffable : boule de gomme, caramel, sucettes et chewing-gum. Bonbons sucrés, salés, épicés peut-être allez-vous me le dire…
Ah, faire une bulle si énorme qu’elle éclate au visage, se plaque jusqu’aux sourcils en un film transparent si difficile à décoller et signifiant victorieusement qu’on a réussi la plus grosse bulle…
Dom
Où acheter de la nourriture péruvienne en France?
😏bonjour à tous,
Je vis avec ma femme, péruvienne, depuis plus de 8 mois, maintenant, et nous sommes très heureux....de plus, nous attendons un bel événement pour l'année prochaine !!!! Justement, ma femme est en manque cruel de nourriture péruvienne, et je voulais savoir, s'il est possible, par le biais d'internet, ou un autre moyen de se faire parvenir de la nourriture péruvienne, ainsi que divers produits de son pays, ce qui la rendrait hyper heureuse.... Je vous remercie de vos informations, et j'espère vraiment qu'il a un moyen pour se procurer des produits de son pays.... A binetôt, François et patricia de lima...
Je vis avec ma femme, péruvienne, depuis plus de 8 mois, maintenant, et nous sommes très heureux....de plus, nous attendons un bel événement pour l'année prochaine !!!! Justement, ma femme est en manque cruel de nourriture péruvienne, et je voulais savoir, s'il est possible, par le biais d'internet, ou un autre moyen de se faire parvenir de la nourriture péruvienne, ainsi que divers produits de son pays, ce qui la rendrait hyper heureuse.... Je vous remercie de vos informations, et j'espère vraiment qu'il a un moyen pour se procurer des produits de son pays.... A binetôt, François et patricia de lima...
La ville de Cayenne à bout de souffle
Bonjour
Depuis lundi 24 novembre la ville de Cayenne est bloquée sur ses trois grandes artères, ce jour ce sont les petites routes et chemins. Les poubelles ne sont pas ramassées, et il fait 38°C à l’ombre. Les petits commerces sont fermés, plus de ravitaillement, dans les cités on brûle les containers la nuit.
Le motif « le coût de la vie » les petits transporteurs licencient et ferment.
Il est vrai que ce n’est pas une destination touristique et pour cette raison aucun médiat Français ne parle de ce qui se passe dans un petit coin Français.
La ville de Cayenne est prisonnière du blocus
Depuis lundi 24 novembre la ville de Cayenne est bloquée sur ses trois grandes artères, ce jour ce sont les petites routes et chemins. Les poubelles ne sont pas ramassées, et il fait 38°C à l’ombre. Les petits commerces sont fermés, plus de ravitaillement, dans les cités on brûle les containers la nuit.
Le motif « le coût de la vie » les petits transporteurs licencient et ferment.
Il est vrai que ce n’est pas une destination touristique et pour cette raison aucun médiat Français ne parle de ce qui se passe dans un petit coin Français.
La ville de Cayenne est prisonnière du blocus
D'autres photos à découvrir
la question sera donc :
qui est ce ?.
😛
qui est ce ?.
😛
Villes accueillantes, sites ou parcs à visiter au Pérou?
Bonjour je planifie un voyage au Pérou pour l'été 2009.
J'aimerais avoir des informations sur les villes accueillantes, sites ou parcs à visiter au Pérou.
Merci ^^
Merci ^^
Quel aéroport pour revenir par la Bolivie?
je m'explique deja bonsoir a tous mon mari me demandait si j'arrive de paris a lima faire mon tour du perou et aller voir en bolivie les fameuses salar huyuni en bolovie par ou je reviens au niveau avion pour rentrer en france ? je pense par caracas mais ca marche comment pour les billets d'avion c'est galere ca me fais prendre plein A/R non ? merci a vous c'est juste un renseignements
Avis sur itinéraire au Pérou
rebonjour a vous ca y est ou presque j'ai etabli un itineraire pour notre voyage alors nous sommes en conges du 07 mars au 29mars donc nous pensons partir du 07 au 25-26 pour pouvoir se reposer un peu . Nous avaons pre etabli un itineraire et je souhaiterai savoir ce que vous en pensez.
lima ica pisco paracas nasca arequipas puno titicaca cuzso matchu picchu.
grosso modo c'est ce que nous souhaiterion faire par contre je souahite vraiment faire le matchu picchu et la montagne qui est derriere donc si il faut rster plusieurs jours pas de soucis . je ne souhaite pas forcement visiter des milliers de musees. je lis partoutr qu'il y a un truc qui s'appelle (bollesto touristic je crois) en quoi cela consiste et est ce reelement necessaire? nous avons envie de partir tranquille donc comme mis dans mes precedents post nous voulons des hotels classique sans pretention (voir chez l'habitant) . je lis aussi que les lignes de nasca c'est pas genial!je sais plus trop ...par contre je pense aller voir la fameuse oasis ca doit etre superbe .mon mari aimerai faire iquito aussi ou puccalpa lequel me conseillez vous? pouvez vous me dire ou s'attarder et ou eviter de rester des heures voila alors je continue mes recherches et par avance je vous remercie tous a bientot
lima ica pisco paracas nasca arequipas puno titicaca cuzso matchu picchu.
grosso modo c'est ce que nous souhaiterion faire par contre je souahite vraiment faire le matchu picchu et la montagne qui est derriere donc si il faut rster plusieurs jours pas de soucis . je ne souhaite pas forcement visiter des milliers de musees. je lis partoutr qu'il y a un truc qui s'appelle (bollesto touristic je crois) en quoi cela consiste et est ce reelement necessaire? nous avons envie de partir tranquille donc comme mis dans mes precedents post nous voulons des hotels classique sans pretention (voir chez l'habitant) . je lis aussi que les lignes de nasca c'est pas genial!je sais plus trop ...par contre je pense aller voir la fameuse oasis ca doit etre superbe .mon mari aimerai faire iquito aussi ou puccalpa lequel me conseillez vous? pouvez vous me dire ou s'attarder et ou eviter de rester des heures voila alors je continue mes recherches et par avance je vous remercie tous a bientot
Protéger son sac à dos dans l'avion?
bonjour ma question est comment proteger son sac a dos pour le voyage dans l'avion ( eviter les vols etc ) merci a vous
Témoignages de personnes atteintes de surdité ayant voyagé seules ou accompagnées?
Bonjour à tous !
Je suis une jeune étudiante sourde profonde appareillée, je parle assez bien et je lis sur les lèvres.
Je voudrais recueillir des témoignages de personnes atteintes de surdité (sourdes ou malentendantes) ayant voyagé seules ou accompagnées.
On pourrait échanger, nouer des liens amicaux, et pourquoi pas faire un voyage ensemble 🙂
Au plaisir de vous lire,
Cécile.
Je suis une jeune étudiante sourde profonde appareillée, je parle assez bien et je lis sur les lèvres.
Je voudrais recueillir des témoignages de personnes atteintes de surdité (sourdes ou malentendantes) ayant voyagé seules ou accompagnées.
On pourrait échanger, nouer des liens amicaux, et pourquoi pas faire un voyage ensemble 🙂
Au plaisir de vous lire,
Cécile.
Voyager la nuit en bus au Pérou?
bonjour juste je voudrai savoir si c'est possible de voyager la nuit en bus au perou afin de ne pas perdre de temps avec les trajets le jour? si oui pouuriez vous me dire comment ca se passe et quelle compagnie merci a vous
Visiter le Nord-Ouest argentin et le sud de la Bolivie
😉 Bonjour à tous,
Comme tous les ans je viens m'éclairer sur ce forum avant d'entamer un nouveau voyage au mois de mars.
Je souhaite, depuis Buenos Aires, atteindre le NOA, puis voir le Salar d'Uyuni (voire +) et retour sur B.A.
Que ne faut-il pas manquer dans le NOA?
Comment ensuite rejoindre Uyuni?
Où aller aux environs d'Uyuni?
Quels moyens de transport pour ces destinations?
Tout cela avec un budget limité et 15 jours sur place.
🤪 Donc autre question : est-ce possible?
Merci de vos réponses
🤪 Donc autre question : est-ce possible?
Merci de vos réponses
Les pro. du forum
Bonjour,
Cette rubrique du vrac où l’on trouve Les Listes (pas Edwige hein !) allant des pays les plus accueillants aux villes les plus moches est parfaite pour ma liste que je déclare d’utilité publique. Que ceux qui veulent voyager avec de l’info exacte s’adressent aux pro suivants.
Des info Maroc : raoulx Des infos Afrique : choucarde Des infos Inde : marcomarco le concombre, stalingrad et apparition furtive nalesnik Des infos Thaïlande : barbot Des infos Antilles : CyrilleG Des infos USA vazyvite ? Jadorry Des infos Turquie : tatra nemo Des infos Pérou : zitoune Des infos Russie bardak Des infos Antarctique polkarctic Des infos Amérique Centrale ex : République Dominicaine blopart
On cherche des discussions polémiques : Anassa, GillesB, Tatra, Williama.. Le divers : arawak et Les photos (le jeu) : chinois, Aristomakos, Anassa, Tatra, Lillie, CyrilleG, Tylassin etc….
La santé, les enfants, la famille : lepiaf Les livres : Geob, Fabricia Les films : eversmile Le 4x4 : HJ61 Les vélos : j’sais pas Les photos ChristianG, Ming2 Le tour du monde cyrilleG Les pieds, j’sais pas La moto Taklamakan Les formalités administratives : nikky tatra Les zavions : michel446, tatra Les zétudiants nikky, nemo
Bon, ok ma liste est incomplète mais c’est u.n.e L.i.s.t.e . Ça vous a occupé 5 minutes ? Tant mieux (moi quinze minutes) Et puis, le but des listes sur vf, c’est de compléter, rajouter, soustraire, modifier, rectifier etc... Reconnaissez quand même que les voyageurs pourront s’adresser enfin grâce à ma liste directement par mp aux pro du forum (vont être contents !) et qu’il ne sera plus horripilant de voir les mêmes questions revenir sans fin.
Ah, j’oubliais : les commentaires, suggestions : simon Et enfin pour demander la recette de l’éviction du forum : IooI (voir Glatch si mp impossible)
Dom.
Cette rubrique du vrac où l’on trouve Les Listes (pas Edwige hein !) allant des pays les plus accueillants aux villes les plus moches est parfaite pour ma liste que je déclare d’utilité publique. Que ceux qui veulent voyager avec de l’info exacte s’adressent aux pro suivants.
Des info Maroc : raoulx Des infos Afrique : choucarde Des infos Inde : marcomarco le concombre, stalingrad et apparition furtive nalesnik Des infos Thaïlande : barbot Des infos Antilles : CyrilleG Des infos USA vazyvite ? Jadorry Des infos Turquie : tatra nemo Des infos Pérou : zitoune Des infos Russie bardak Des infos Antarctique polkarctic Des infos Amérique Centrale ex : République Dominicaine blopart
On cherche des discussions polémiques : Anassa, GillesB, Tatra, Williama.. Le divers : arawak et Les photos (le jeu) : chinois, Aristomakos, Anassa, Tatra, Lillie, CyrilleG, Tylassin etc….
La santé, les enfants, la famille : lepiaf Les livres : Geob, Fabricia Les films : eversmile Le 4x4 : HJ61 Les vélos : j’sais pas Les photos ChristianG, Ming2 Le tour du monde cyrilleG Les pieds, j’sais pas La moto Taklamakan Les formalités administratives : nikky tatra Les zavions : michel446, tatra Les zétudiants nikky, nemo
Bon, ok ma liste est incomplète mais c’est u.n.e L.i.s.t.e . Ça vous a occupé 5 minutes ? Tant mieux (moi quinze minutes) Et puis, le but des listes sur vf, c’est de compléter, rajouter, soustraire, modifier, rectifier etc... Reconnaissez quand même que les voyageurs pourront s’adresser enfin grâce à ma liste directement par mp aux pro du forum (vont être contents !) et qu’il ne sera plus horripilant de voir les mêmes questions revenir sans fin.
Ah, j’oubliais : les commentaires, suggestions : simon Et enfin pour demander la recette de l’éviction du forum : IooI (voir Glatch si mp impossible)
Dom.
Des photos, encore et toujours! (jeu)
C'est reparti pour les photos!
😎
C'est ou?
Lilie
😎
C'est ou?
Lilie
Carnet gourmand
Bonjour à tous.
Pour les Munichois et les visiteurs occasionnels, à la recherche de bonnes adresses gourmandes, j´ai une nouveauté, testée pas plus tard qu´hier soir !
Ca faisait un bail que je n´avais pas vu mes copines, Gaelle et Délia. On avait donc convenu de se retrouver pour casser une croûte ensemble. Les deux dernières fois, ce sont elles qui ont fait des propositions d´endroits sympas et originaux. C´est à mon tour.
Je suggère qu´on se retrouve non loin des rives de l´Isar, dans un restau de quartier qui vient d´ouvrir, un Italien sans chichi qui, aux dires du dernier Süddeutsche Zeitung, fait les pizza les plus fines, les plus croustillantes, bref ! les meilleures de Bavière, le tout à petits prix.
Mais Délia ayant un tiers de sang rital (les deux autres tiers sont francais et allemand) n´est pas tentée plus que ça par la n-ième pizza de la semaine.
Notre échange Email s´anime à l´approche du rendez-vous :
« - Les cocottes, à coté de chez moi vient de s´ouvrir "le Roeckl". Ce sont d´anciens délinquants qui tentent de se réinsérer dans la vie professionnelle en jouant à la dinette... Il parait que c´est bien. Qu´en pensez-vous ? Bises. Délia
- Ma bichette, mais ca me parait parfait ! allons nous encanailler au Roeckl. Gaga, es-tu partante pour aller manger chez les bagnards ? T´éviteras de mettre ton haut à rayures gris et orange-Guantanamo. Bizz. Agathe »
Gaelle ne répond pas. J´espère qu´elle n´est pas vexée. J´adore cette fille d´une fraicheur et d´une gentillesse sans pareille mais si je la charrie trop à propos de son dernier haut Petit-Bateau, peut-être qu´elle ne m´aime plus... Ouf ! Son mail frappe à ma porte 3 heures plus tard :
« - Salut les filles, je rentre juste de Berne (je me la joue, hein ?). C´est ok pour moi. On dit 19h30 ? Bisous. Gaelle
- Je vois vraiment pas ce qu´il y a de si extraordinaire à rentrer de Berne mais va pour 19h30 ! Bizz- Agathe »
19h36. J´ai une sainte horreur de faire attendre les gens, si bien que j´entre au pas de course dans le restau, les oreilles rougies par le froid automnal, sans vraiment prendre le temps d´y jeter un coup d´oeil de l´extérieur. Il m´a semblé avoir apercu Gaelle et Délia au travers de la large baie vitrée. Elles sont attablées devant un Kir Royal à la pêche pour l´une et une bière blonde pour l´autre. Délia prétendant ne plus vraiment supporter l´alcool depuis qu´elle a passé le seuil critique des 42 ans me propose de partager son demi.
Ma parole ! C´est tout juste, si j´ai le temps de m´installer et de faire la tournée des bises. Je trempe les lèvres dans le verre de Délia et une des jeunes serveuses s´approche déjà pour nous indiquer qu´ils disposent de plusieurs verres en cuisine et qu´elle est prête à m´en prêter un ! Je rêvais de bulles au houblon depuis la fin de la matinée. Quel bonheur de pouvoir réaliser ses fantasmes si facilement.
« - Vous avez déjà choisi ? Je prends comme toi Gaga, j´ai la flemme de tout lire après la journée de torture au bureau.
- Comme si on se faisait les ongles au boulot ou des parties de réussites, nous ! T´as tort. La carte est hyper alléchante »
Elle a raison. Je ne vais pas citer toute la carte mais en entrée, il y a le choix entre une soupe blanche de tomate au basilic ou des salades gourmandes : l´une aux courgettes grillées, fenouil, falafels, patates douces et crème de mangue. L´autre au fromage de chèvre glacé, estragon, figues, miel d´accacia et graines de tournesol.
Pour ce qui est du plat principal tout me tente, que ce soit le risoto aux morilles, fenouil, tomates et parmesan, le filet de boeuf, sa moutarde à l´ancienne faite maison et des frites ou le filet d´omble accompagné d´une salade de pommes et pommes-de-terre et un beurre de noix.
Le voisin installé à notre gauche -sans doute un top model- à la peau noire satinée, est en train de croquer dans une plus jolies frites qu´il m´ait été donné de voir. Délia, que l´âge ne rend pas moins timide, lui demande si les frites sont bonnes ici parce que « en tout cas elles sentent délicieusement !» C´est vrai qu´elle me rappelle la cuisine de ma grand-mère (elle les servait en Bresse avec de la crème fraiche !). Le mannequin noir bien élevé n´a pas vraiment le choix et lui en propose une, si bien que Délia sait déjà ce qu´elle prend : le steak-frites. Quant à Gaelle, elle décide de retrouver le goût de son dernier voyage au Liban en prenant la salade de falafels. Et en bonne Bressane que je suis, j´opte pour la salade au chèvre.
Je tourne la tête, pendant que Gaelle nous raconte son escapade en Suisse, pour constater que la salle est archi comble, et remarque le décor moderne. Les tables et les chaises sont d´un gris anthracite très "design", contrastant avec le service en porcelaine. Le personnel est jeune, professionnel, avenant, décontracté, mais surtout pas désinvolte. On a d´ailleurs vite l´impression, que sans eux, rien ne serait possible ce soir (il faudrait se mettre soi-même aux fourneaux...) La cuisine est finalement assez haut-de-gamme. Je sais, naive comme je suis, je m´attendais sans doute à trouver « un vilebrequin dans le ragôut et dans le petit-pot de beurre une pinse-monseigneur » !
Ce restau « Roeckl » est le fruit du projet commun d´une association de pédagoges-pyschiatres et de cuisiniers qui offrent à des jeunes défavorisés une chance de réinsertion dans la vie professionnelle ainsi que la possibilité d´un avenir structuré. Le projet est calqué sur celui de la star people des cuisines, le Britanique Jamie Oliver avec son restaurant « Fifteen » de Londres. A priori cette initiative est la première du genre en Allemagne. J´ai cru comprendre que des chantiers d´insertion semblables existent déjà en France.
Pour en revenir à nos papilles, finissons par le dessert. On s´est jetées toutes les trois, en toute bonne conscience puisque c´est pour une bonne oeuvre, sur les minis portions de crème brûlée à l´orange (un peu trop froide à mon goût mais pas au point de coller le pâtissier en garde à vue). Quant à Delia, qui ne supporte soi-disant plus l´alcool, elle a repris une bière. La tarte Tatin et son miroir de caramel ne nous laissait pas vraiment indifférentes mais Gaelle est au régime à mi-temps alors, on a fait preuve de solidarité... comme toujours dans les coups durs !
Pour celles et ceux qui seraient tentés de passer à Munich, voici les coordonnées du restau :
Roeckl. Isartalstr. 26 80469 München
(ouvert pour l´instant le soir seulement à partir de 18heures. Une bonne idée pour ceux qui ont arpenté la capitale de Bavière en journée. A ce propos, à partir d´aujourd´hui on peut voir une grande expo consacrée à Wassily Kandinsky au musée Lenbachhaus)
Ps : espérons que les messages de 10 lignes sont tolérés dans cette rubrique !
Pour les Munichois et les visiteurs occasionnels, à la recherche de bonnes adresses gourmandes, j´ai une nouveauté, testée pas plus tard qu´hier soir !
Ca faisait un bail que je n´avais pas vu mes copines, Gaelle et Délia. On avait donc convenu de se retrouver pour casser une croûte ensemble. Les deux dernières fois, ce sont elles qui ont fait des propositions d´endroits sympas et originaux. C´est à mon tour.
Je suggère qu´on se retrouve non loin des rives de l´Isar, dans un restau de quartier qui vient d´ouvrir, un Italien sans chichi qui, aux dires du dernier Süddeutsche Zeitung, fait les pizza les plus fines, les plus croustillantes, bref ! les meilleures de Bavière, le tout à petits prix.
Mais Délia ayant un tiers de sang rital (les deux autres tiers sont francais et allemand) n´est pas tentée plus que ça par la n-ième pizza de la semaine.
Notre échange Email s´anime à l´approche du rendez-vous :
« - Les cocottes, à coté de chez moi vient de s´ouvrir "le Roeckl". Ce sont d´anciens délinquants qui tentent de se réinsérer dans la vie professionnelle en jouant à la dinette... Il parait que c´est bien. Qu´en pensez-vous ? Bises. Délia
- Ma bichette, mais ca me parait parfait ! allons nous encanailler au Roeckl. Gaga, es-tu partante pour aller manger chez les bagnards ? T´éviteras de mettre ton haut à rayures gris et orange-Guantanamo. Bizz. Agathe »
Gaelle ne répond pas. J´espère qu´elle n´est pas vexée. J´adore cette fille d´une fraicheur et d´une gentillesse sans pareille mais si je la charrie trop à propos de son dernier haut Petit-Bateau, peut-être qu´elle ne m´aime plus... Ouf ! Son mail frappe à ma porte 3 heures plus tard :
« - Salut les filles, je rentre juste de Berne (je me la joue, hein ?). C´est ok pour moi. On dit 19h30 ? Bisous. Gaelle
- Je vois vraiment pas ce qu´il y a de si extraordinaire à rentrer de Berne mais va pour 19h30 ! Bizz- Agathe »
19h36. J´ai une sainte horreur de faire attendre les gens, si bien que j´entre au pas de course dans le restau, les oreilles rougies par le froid automnal, sans vraiment prendre le temps d´y jeter un coup d´oeil de l´extérieur. Il m´a semblé avoir apercu Gaelle et Délia au travers de la large baie vitrée. Elles sont attablées devant un Kir Royal à la pêche pour l´une et une bière blonde pour l´autre. Délia prétendant ne plus vraiment supporter l´alcool depuis qu´elle a passé le seuil critique des 42 ans me propose de partager son demi.
Ma parole ! C´est tout juste, si j´ai le temps de m´installer et de faire la tournée des bises. Je trempe les lèvres dans le verre de Délia et une des jeunes serveuses s´approche déjà pour nous indiquer qu´ils disposent de plusieurs verres en cuisine et qu´elle est prête à m´en prêter un ! Je rêvais de bulles au houblon depuis la fin de la matinée. Quel bonheur de pouvoir réaliser ses fantasmes si facilement.
« - Vous avez déjà choisi ? Je prends comme toi Gaga, j´ai la flemme de tout lire après la journée de torture au bureau.
- Comme si on se faisait les ongles au boulot ou des parties de réussites, nous ! T´as tort. La carte est hyper alléchante »
Elle a raison. Je ne vais pas citer toute la carte mais en entrée, il y a le choix entre une soupe blanche de tomate au basilic ou des salades gourmandes : l´une aux courgettes grillées, fenouil, falafels, patates douces et crème de mangue. L´autre au fromage de chèvre glacé, estragon, figues, miel d´accacia et graines de tournesol.
Pour ce qui est du plat principal tout me tente, que ce soit le risoto aux morilles, fenouil, tomates et parmesan, le filet de boeuf, sa moutarde à l´ancienne faite maison et des frites ou le filet d´omble accompagné d´une salade de pommes et pommes-de-terre et un beurre de noix.
Le voisin installé à notre gauche -sans doute un top model- à la peau noire satinée, est en train de croquer dans une plus jolies frites qu´il m´ait été donné de voir. Délia, que l´âge ne rend pas moins timide, lui demande si les frites sont bonnes ici parce que « en tout cas elles sentent délicieusement !» C´est vrai qu´elle me rappelle la cuisine de ma grand-mère (elle les servait en Bresse avec de la crème fraiche !). Le mannequin noir bien élevé n´a pas vraiment le choix et lui en propose une, si bien que Délia sait déjà ce qu´elle prend : le steak-frites. Quant à Gaelle, elle décide de retrouver le goût de son dernier voyage au Liban en prenant la salade de falafels. Et en bonne Bressane que je suis, j´opte pour la salade au chèvre.
Je tourne la tête, pendant que Gaelle nous raconte son escapade en Suisse, pour constater que la salle est archi comble, et remarque le décor moderne. Les tables et les chaises sont d´un gris anthracite très "design", contrastant avec le service en porcelaine. Le personnel est jeune, professionnel, avenant, décontracté, mais surtout pas désinvolte. On a d´ailleurs vite l´impression, que sans eux, rien ne serait possible ce soir (il faudrait se mettre soi-même aux fourneaux...) La cuisine est finalement assez haut-de-gamme. Je sais, naive comme je suis, je m´attendais sans doute à trouver « un vilebrequin dans le ragôut et dans le petit-pot de beurre une pinse-monseigneur » !
Ce restau « Roeckl » est le fruit du projet commun d´une association de pédagoges-pyschiatres et de cuisiniers qui offrent à des jeunes défavorisés une chance de réinsertion dans la vie professionnelle ainsi que la possibilité d´un avenir structuré. Le projet est calqué sur celui de la star people des cuisines, le Britanique Jamie Oliver avec son restaurant « Fifteen » de Londres. A priori cette initiative est la première du genre en Allemagne. J´ai cru comprendre que des chantiers d´insertion semblables existent déjà en France.
Pour en revenir à nos papilles, finissons par le dessert. On s´est jetées toutes les trois, en toute bonne conscience puisque c´est pour une bonne oeuvre, sur les minis portions de crème brûlée à l´orange (un peu trop froide à mon goût mais pas au point de coller le pâtissier en garde à vue). Quant à Delia, qui ne supporte soi-disant plus l´alcool, elle a repris une bière. La tarte Tatin et son miroir de caramel ne nous laissait pas vraiment indifférentes mais Gaelle est au régime à mi-temps alors, on a fait preuve de solidarité... comme toujours dans les coups durs !
Pour celles et ceux qui seraient tentés de passer à Munich, voici les coordonnées du restau :
Roeckl. Isartalstr. 26 80469 München
(ouvert pour l´instant le soir seulement à partir de 18heures. Une bonne idée pour ceux qui ont arpenté la capitale de Bavière en journée. A ce propos, à partir d´aujourd´hui on peut voir une grande expo consacrée à Wassily Kandinsky au musée Lenbachhaus)
Ps : espérons que les messages de 10 lignes sont tolérés dans cette rubrique !
Physique élémentaire appliquée, chicken bus, Guatemala
San Cristobal de las Casas, Mexique, petit matin, la ville festive dort encore.
Bus primera classe, climatisé à l'excès, à travers les campagnes du Chiapas réveillées par le soleil.
Un tampon, une barrière, un échange de pesos en quetzales, un autre tampon.
La Mesilla, Guatemala, fin de matinée, le village est bien réveillé.
Un rickshaw pour monter la cote, une « gare routière ».
Un terrain vague de cailloux, un cimetière de carcasses de camions et de rouille.
Pas de comptoir, pas de salle d'attente, pas de panneaux, pas de destinations...
Les « carcasses » sont de magnifiques et flamboyants school bus décorés de couleurs vives où prédominent le rouge et le vert, ornés de louanges religieuses à Dios ou Jehovah. Le sac sur le toit, le pied sur la haute marche, la main agrippée à la rampe de la porte, je pénètre dans un autre monde, un monde défiant toutes les lois de la physique… Loi de densité ou d'occupation de l'espace Des banquettes de deux occupées par deux et demi ou trois paires de fesses, des ballots, des cabas, des sacs qui n'ont pas trouvé place dans les galeries intérieures. Le bébé dans le dos camouflé au fond d’un tissu coloré. Des enfants cantonnés dans l'allée, avec d'autres bidons, ballots, cabas. Je me place tant bien que mal à coté d’une fenêtre. Force centrifuge Des têtes somnolent, penchent sur l'épaule du voisin. Des mains tiennent la barre de la banquette de devant, luttant contre les forces d’attraction latérale dans les virages. Loi des gaz parfaits pV = nRT soit à température constante (ne prenons pas en compte l’augmentation de 3 dixièmes de degrés due à la promiscuité), si la pression causée par le nombre croissant de passager augmente, le volume alloué à chaque passager diminue proportionnellement.
Les 40 cm de l'allée centrale, réduits à zéro; sont franchis laborieusement à chaque arrêt. Parcours d'obstacle où il faut lever les jambes, compresser les pectoraux ou la poitrine, avancer de biais, puis de face, repousser quelqu'un, comprimer un autre, écraser un môme invisible, avant d'enfin respirer l'air libre et restituer à son corps son volume d'origine.
Gare routière de Huehuetenango, à peine plus sophistiquée que la précédente. Des chicken bus prêts à rugir, toutes couleurs dehors. Des assistants des chauffeurs à l'affut des passagers débarquent le sac et l'empoignent vers un autre bus en un clin d'œil. Un kiosque à boissons, chips, friandises, deux-trois stands de comida, pas le temps, le bus déjà s'éloigne. Le mastodonte ambulant se remplit et se vide de moitié avant de nouveau soumettre les passagers à la vie des sardines en boite. Les gens montent au milieu de nulle part et descendent au milieu de nulle part. Loi de Murphy : S’il y a peu de sacs dans les travées et si le voyageur est assis à l'avant, le bus sera à moitié vide. Quand le voyageur se retrouve encombré de quatre sacs volumineux et relégué au fond de la bétaillère, le bus est rempli largement en deçà de sa capacité maximale (ne mentionnons pas sa capacité sécuritaire). Loi de Moore Le nombre de passagers augmente exponentiellement avec le nombre de chaussettes dans le sac du voyageur. Le nombre de bus décroit logarithmiquement avec le nombre de passagers en attente le long de la route. (et quand logarithme et exponentiel sont en voyage, logarithme ne paye rien (népérien) ;-) ) Loi d’impunité totale La route Huehue -Antigua - Cuidad Guatemala, branche guatémaltèque de la Panaméricaine, est un des axes majeur du pays. Le trafic y est dense, perturbé par les travaux routiers sur de nombreux tronçons. Tractopelles déblayant les falaises, camions bennes chargeant les gravats, rouleaux compresseurs et machines à bétonner, travaillent dans des tonnes de poussière et d’humidité. Les chicken bus jouent un remake du rallye-raid de Monte-Carlo, respectant le moins possible les drapeaux rouges des agents de la circulation, remontant à contre-sens les files de véhicules immobilisés sur des kilomètres et des kilomètres, doublant une fourgonnette de la policia dans un virage sans visibilité.
Los Encuentros, bousculer, écraser, déplacer masses animées sur le passage. Respirer quelques pico-grammes d’air pur avant de recommencer la manœuvre vers un autre intérieur plus chargé encore. Loi de stratégique primaire Se placer devant pour minimiser le parcours d'obstacle, en essayant de défier la loi de Murphy.
Solola, encore un changement, le bus est déjà plein. Je coince tant bien que mal ma carcasse, ma sacoche, ma bouteille d'eau, mon sac à dos pourtant pas très volumineux au premier rang, contente de ma position et mon tour de passe-passe. Une femme monte, compresse un peu l’ensemble. La répartition des masses se modifie légèrement. Une autre avec un bébé dans le dos grimpe à son tour, mettant à défi les gaz déjà en place. Réorganisation de l'espace, les vides sont éliminés, le bébé a ses jambes coincées entre la poitrine de sa mère et mon sac à dos, sa tête dangereusement proche du siège du conducteur.
Dans la descente de Panajachel, les virages sont serrés, les masses mi-solides, mi-liquides sous cette chaleur fortement secouées, les vides se font et se défont. Arrêts au milieu de nulle part, descentes acrobatiques de passagers, par dessus le sac à dos, sans secouer le bébé et en évitant la caisse se promenant en roue libre entre la boite de vitesse et la porte accordéon toujours ouverte. Chat de Schrödinger : Etant donné que c’est la mesure qui perturbe le système, si j’essaye de regarder ou de penser à l’état des freins, ceux-ci risquent de lâcher. Je prie donc tous les dieux mayas, aztèques, toltèques, incas, le petit Jésus, Allah et la Vierge, Vishnu, Shiva et Isis, la Pachamama et Mother Earth pour que ces freins peut importe leur état me mènent à bon port, enfin au moins au bord du lac Atitlan… Principe d'incertitude d'Heisenberg : Personne ne sait si il va arriver en vie, mais à la vitesse à laquelle tout l’action se déroule; il peut être rassuré d’arriver à l'heure.
Panajachel, enfin. La délivrance !
Un bus, un taxi, un rickshaw, 4 chicken bus, un nouveau fuseau horaire, 10 heures de transport non stop depuis le petit matin… La physique est une belle matière, mais oh combien éprouvante…
Les « carcasses » sont de magnifiques et flamboyants school bus décorés de couleurs vives où prédominent le rouge et le vert, ornés de louanges religieuses à Dios ou Jehovah. Le sac sur le toit, le pied sur la haute marche, la main agrippée à la rampe de la porte, je pénètre dans un autre monde, un monde défiant toutes les lois de la physique… Loi de densité ou d'occupation de l'espace Des banquettes de deux occupées par deux et demi ou trois paires de fesses, des ballots, des cabas, des sacs qui n'ont pas trouvé place dans les galeries intérieures. Le bébé dans le dos camouflé au fond d’un tissu coloré. Des enfants cantonnés dans l'allée, avec d'autres bidons, ballots, cabas. Je me place tant bien que mal à coté d’une fenêtre. Force centrifuge Des têtes somnolent, penchent sur l'épaule du voisin. Des mains tiennent la barre de la banquette de devant, luttant contre les forces d’attraction latérale dans les virages. Loi des gaz parfaits pV = nRT soit à température constante (ne prenons pas en compte l’augmentation de 3 dixièmes de degrés due à la promiscuité), si la pression causée par le nombre croissant de passager augmente, le volume alloué à chaque passager diminue proportionnellement.
Les 40 cm de l'allée centrale, réduits à zéro; sont franchis laborieusement à chaque arrêt. Parcours d'obstacle où il faut lever les jambes, compresser les pectoraux ou la poitrine, avancer de biais, puis de face, repousser quelqu'un, comprimer un autre, écraser un môme invisible, avant d'enfin respirer l'air libre et restituer à son corps son volume d'origine.
Gare routière de Huehuetenango, à peine plus sophistiquée que la précédente. Des chicken bus prêts à rugir, toutes couleurs dehors. Des assistants des chauffeurs à l'affut des passagers débarquent le sac et l'empoignent vers un autre bus en un clin d'œil. Un kiosque à boissons, chips, friandises, deux-trois stands de comida, pas le temps, le bus déjà s'éloigne. Le mastodonte ambulant se remplit et se vide de moitié avant de nouveau soumettre les passagers à la vie des sardines en boite. Les gens montent au milieu de nulle part et descendent au milieu de nulle part. Loi de Murphy : S’il y a peu de sacs dans les travées et si le voyageur est assis à l'avant, le bus sera à moitié vide. Quand le voyageur se retrouve encombré de quatre sacs volumineux et relégué au fond de la bétaillère, le bus est rempli largement en deçà de sa capacité maximale (ne mentionnons pas sa capacité sécuritaire). Loi de Moore Le nombre de passagers augmente exponentiellement avec le nombre de chaussettes dans le sac du voyageur. Le nombre de bus décroit logarithmiquement avec le nombre de passagers en attente le long de la route. (et quand logarithme et exponentiel sont en voyage, logarithme ne paye rien (népérien) ;-) ) Loi d’impunité totale La route Huehue -Antigua - Cuidad Guatemala, branche guatémaltèque de la Panaméricaine, est un des axes majeur du pays. Le trafic y est dense, perturbé par les travaux routiers sur de nombreux tronçons. Tractopelles déblayant les falaises, camions bennes chargeant les gravats, rouleaux compresseurs et machines à bétonner, travaillent dans des tonnes de poussière et d’humidité. Les chicken bus jouent un remake du rallye-raid de Monte-Carlo, respectant le moins possible les drapeaux rouges des agents de la circulation, remontant à contre-sens les files de véhicules immobilisés sur des kilomètres et des kilomètres, doublant une fourgonnette de la policia dans un virage sans visibilité.
Los Encuentros, bousculer, écraser, déplacer masses animées sur le passage. Respirer quelques pico-grammes d’air pur avant de recommencer la manœuvre vers un autre intérieur plus chargé encore. Loi de stratégique primaire Se placer devant pour minimiser le parcours d'obstacle, en essayant de défier la loi de Murphy.
Solola, encore un changement, le bus est déjà plein. Je coince tant bien que mal ma carcasse, ma sacoche, ma bouteille d'eau, mon sac à dos pourtant pas très volumineux au premier rang, contente de ma position et mon tour de passe-passe. Une femme monte, compresse un peu l’ensemble. La répartition des masses se modifie légèrement. Une autre avec un bébé dans le dos grimpe à son tour, mettant à défi les gaz déjà en place. Réorganisation de l'espace, les vides sont éliminés, le bébé a ses jambes coincées entre la poitrine de sa mère et mon sac à dos, sa tête dangereusement proche du siège du conducteur.
Dans la descente de Panajachel, les virages sont serrés, les masses mi-solides, mi-liquides sous cette chaleur fortement secouées, les vides se font et se défont. Arrêts au milieu de nulle part, descentes acrobatiques de passagers, par dessus le sac à dos, sans secouer le bébé et en évitant la caisse se promenant en roue libre entre la boite de vitesse et la porte accordéon toujours ouverte. Chat de Schrödinger : Etant donné que c’est la mesure qui perturbe le système, si j’essaye de regarder ou de penser à l’état des freins, ceux-ci risquent de lâcher. Je prie donc tous les dieux mayas, aztèques, toltèques, incas, le petit Jésus, Allah et la Vierge, Vishnu, Shiva et Isis, la Pachamama et Mother Earth pour que ces freins peut importe leur état me mènent à bon port, enfin au moins au bord du lac Atitlan… Principe d'incertitude d'Heisenberg : Personne ne sait si il va arriver en vie, mais à la vitesse à laquelle tout l’action se déroule; il peut être rassuré d’arriver à l'heure.
Panajachel, enfin. La délivrance !
Un bus, un taxi, un rickshaw, 4 chicken bus, un nouveau fuseau horaire, 10 heures de transport non stop depuis le petit matin… La physique est une belle matière, mais oh combien éprouvante…











