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Itinéraire sur 13 jours au Cambodge à moto
by Dayounette · 2014-09-09 · 16 replies
bonjour

mon mari desirant faire ca depuis un sacre bon moment , ca yé c est reservé ! il partira en fevrier avec son beau frère (photographe amateur mais très très doué :)au cambodge pour 13 jours ! bon je sais c est pas énorme niveau durée mais on ne peut guere faire plus boulot oblige !!! alors les billets d avion st réservés 640.00 € aller retour je pense que c est raisonnable de toute facon on a pas trouvé mieux ! par contre afin que vous puissiez nous donner conseils astuces liens ...ils veulent partir sac a dos et louer moto sur place !!! bien sur ils veulent bouger tous les jours dormir si possible chez l habitant et visiter mais comment proceder ! ils ont une carte IGN du cambodge , ils arrivent a phnom phen et repartent de phnom phen , ils ont egalement un livre national geographic sur le cambodge que pourriez vous leur conseiller ? comme itineraire est il possible de louer moto durant tout le sejour afin de faire leurs etapes ? le permis francais est il suffisant ? a quoi faut il faire attention lors de la location de la moto ? Combien cela couterait il approximativement ? Est il possible de dormir chez l habitant ? et de quelles manieres les remercier ? quels sont les sites a visiter la bas ???

je vous remercie par avance pour les aiguiller
Violence de plus en plus fréquente au Cambodge
by Kristine · 2014-08-06 · 57 replies
Bonsoir, La violence est de plus en plus fréquente dans les rues de Phnom Penh. Peu de touristes le savent et ne prennent pas ou peu de précautions, pensant qu'on est dans un pays sans problème majeur de sécurité. Régulièrement, les gens, cambodgiens ou étrangers se font détrousser de leur sac, avec violence.On hésite pas à trainer quelqu'un pour récupérer la précieuse manne. Les voyous sont très habiles, a deux sur une mobylette, ils arrachent les sacs en bandouillière quitte à bousculer et faire tomber la personne sur la chaussée au risque de finir sous un véhicule. Les hommes ne sont pas plus à l'abri que les femmes. Voilà les infos que donnent le gouvernement Canadien. Pas non plus de psychose mais prudence! kris

CrimeLes crimes de rue, y compris le vol à la tire, ciblant les étrangers sont de plus en plus fréquents dans les zones urbaines y compris à Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville, même pendant le jour. On signale des agressions armées le long de la partie riveraine de Phnom Penh et sur des plages isolées à Sihanoukville. Des Canadiens ont été blessés lors d’agressions et de vols à main armée. Des voleurs qui se déplacent parfois en motocyclette s'emparent des sacs et autres objets de valeur (y compris les passeports) des piétons, des autres motocyclistes et de leurs passagers. Des effets personnels ont été volés dans des installations fermées à clé, en particulier dans les centres d’hébergement bon marché. On signale également des vols d’articles dans des bagages entreposés dans les compartiments à bagages des autobus, notamment pendant le trajet entre Phnom Penh et Siem Reap. Le brigandage se poursuit dans certaines régions rurales, en particulier en soirée dans les régions entre Snoul, Kratie et Stung Treng, dans les provinces du nord-est. On signale aussi des altercations dans lesquelles des étrangers ont été ciblés par des policiers ou des militaires indisciplinés. Soyez très vigilants en tout temps, évitez de voyager seul, particulièrement la nuit, et assurez-vous que vos effets personnels, vos passeports et vos autres documents de voyage sont en sécurité en tout temps. Le taux de possession d’arme à feu est élevé, et des revolvers sont souvent utilisés lors de vols, de différends personnels ou de désaccords, y compris ceux mettant en jeu des étrangers
Short autorisé au Vietnam et Cambodge?
by Ninine4 · 2014-07-31 · 27 replies
Bonjour,

En discutant avec un ami de mon futur voyage au Vietnam et au Cambodge, celui ci m a dit que le port du short n était pas trop toléré.D autant plus pour visiter les temples d Angkor.Je suis surprise, car je n ai lu nulle part ce genre de chose.Je comprend que pour visiter certains temples, il faille une tenue descente, mais quand est il pour le reste?
Parrainage d'un enfant cambodgien
by Vivlévoyage · 2014-07-15 · 6 replies
Bonjour à tous ,

Qui pourrait me donner des informations sérieuses sur une ONG sérieuse mais pas trop grosse , pour parrainer un enfant , j'ai parrainé une petite fille pendant 1an mais aucunes nouvelles pendant 1an , donc je souhaite changer d'assoc .Merci pour votre aide!!
L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge
by Audentes · 2014-02-12 · 46 replies
Bonjour à tous,

Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.

Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.

L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge

« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes

I De l’art de plier bagages

Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.

Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.

Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.

En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.

Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.

II La colline de Madame Penh

Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.

Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.

Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…

Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.

Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.

Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.

Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Où habiter dans Phnom Penh?
by Kristine · 2014-01-20 · 3 replies
Bonjour, Je viens d'arriver au Cambodge, et me demande ou me poser ? J'ai trouvé plusieurs locations sur Toul Kork , qu'en pensez-vous ? Merci Kris
Recherche Elian et Sébastien entre Karratha et Darwin
by Kristine · 2012-09-18 · 4 replies
Quelqu'un aurait-il croisé, le chemin de Elian et Sébastien , qui ont quitté Karratha, il y a environ 3 semaines. Ils doivent rejoindre Darwin pour un départ vers la Thaïlande. Ce n'est pas habituel que notre fils nous laisse sans nouvelle aussi longtemps. Pas de message sur facebook, le mobile ne fonctionne plus, nous commençons à être inquiets Merci de laisser un message au cas ou vous les auriez rencontré. Kris
Culture et histoire en Grèce
by Paulette41 · 2012-06-19 · 8 replies
Bonjour,

Je pars en grece en aout pour 2 semaines. Les agences m' ont propose de faire la crete ou les iles grecques mais pas trop le continent car il y fera tres chaud. Toutefois, la grece c'est le berceau de la civilisation europeenne donc j'aimerais visiter un peu les lieux historiques. Ou se trouvent-ils en majorite? A athenes ou ailleurs? Quels sont les lieux a ne pas rater pour la culture et l'histoire? Merci
Hôtels de charme en Crète?
by MissFanatik · 2012-04-08 · 3 replies
BONJOUR,

Mon conjoint et moi même avons pour pojet de faire un voyage en Crête Fin Aout, nous ne voulons surtout pas être collé à un millions de touristes. nous recherchons donc des petits hôtels de charme dans un petit villages... et les bons plans pour savoir quoi visiter? De plus, nous aimons les sensations fortes, adepte du cannyoning, nous aurions voulu savoir si il était possible d'en faire dans les gorges de Samaria ou autres?

Merci d'avance pour vos réponses
Trajet Guapiles - La Fortuna ou El Castillo au Costa Rica?
by Kelergob · 2011-03-09 · 5 replies
Bonjour,

Nous quitterons Guapiles vers 14h direction Arenal (par la route 4, pas par SJO). Nous ne savons pas si nous devons réserver la nuit à La Fortuna ou à El Castillo qui est un peu plus loin. Nous ne voulons pas rouler dans le noir car il semble que les lodges ne sont pas très bien indiqués à El Castillo.

Que nous conseillez-vous pour rester cool ? Combien de temps mettrons-nous ??

Merci à tous🙂
Escale de 9 heures à Panama City, que faire?
by Mushu23 · 2011-02-28 · 16 replies
Bonjour,

Suite à un changement d'horaire de mon vol retour, je me retrouve avec une escale de 9h à l'aéroport de Panama.

Peut-on sortir de l'aéroport facilement pour aller visiter la ville ? Que peut t'on voir dans ce laps de temps ?

J'ai pas envie de rester 9h à attendre dans l'aérogare ... surtout que je m'étais arrangé lors de l'achat de mon billet pour ne pas avoir de grosses escales.

Merci pour vos conseils
En conclusion, obtient-on le visa syrien à sa frontière ou à l'aéroport?
by Tifinar · 2011-02-07 · 6 replies
Bonjour,

En conclusion, un Français (ou un Européen) obtenir "facilement" le visa à l'aéroport (Damas ou Alep ou autre !) et aux postes frontaliers avec la TURQUIE, le LIBAN, la JORDANIE ???

Quelles sont les procédures ? Quelle sera la durée maxi ? Possibilités de porogation du séjour "touristique" ? Coût ?

Merci pour toute précision.
Agences françaises pour un circuit accompagné au Costa Rica?
by Babeille7 · 2011-02-01 · 24 replies
Bonjour,

j'envisage de partir au costa rica cet été, certains d'entre vous sont-ils déjà partis avec des agences comme Terre d'Aventure, Club Aventure, ou nomade aventure.

Quel circuit avez vous fait ? Le voyage correspondait il à ce qui était prévu?

Merci
Entrer dans un parc du Costa Rica?
by Agathe1 · 2011-01-30 · 3 replies
Bonjour,

J'envisage de partir en voyage au costa Rica. Je vois que ce pays est composé d'énormément de parcs naturels, normal dans un pays comme celui là. Par contre, je voulais savoir comment cela se passe-t-il pour rentrer dans un parc, l'entrée est-elle payante (combien faut-il compter en moyenne)? peut-on loger dans le parc? pour un voyage en Mai, faut-il réserver avant? comment se déplace-t-on dans le parc (à pied, en voiture, les 2, ...) Combien de temps est-il recommendé de rester dans un parc?

Merci pour vos futures réponses, je compte aussi sur toutes autres informations que vous jugerez utile de me communiquer pour faciliter la préparqtion de ce voyge.

Merci

agathe
Avis sur itinéraire de onze jours au Costa Rica, deux filles seules?
by Ohmusica · 2011-01-26 · 5 replies
Bonjour à tous 🙂

Je voudrais connaitre le point de vue des personnes connaissant déjà le costa rica. Avec une amie, nous partons du 06 au 18 février. Nous avons prévu de faire l'itinéraire suivant : 06/02 : 1ere nuit San josé 07/02 : depart le lendemain matin pour Cahuita. 2 nuits 09/02 : départ pour Tortugero. 2 nuits 11/02 : départ pour Arenal 2 nuits 13/02 : départ pour la cote pacifique (Montezuma ? Jaco ? On n'arrive pas trop à s'arreter sur un endroit - on cherche un endroit un peu animé quand même, mais surtout authentique, avec de belles plages) 4 nuits 17/02 : retour pour sjo nuit a sjo 18/02 vol retour Nous aimerions ne faire l'impasse sur aucun de ces points. Mais nous nous demandons sérieusement si nous n'allons pas passé bcp trop de temps dans les bus ... et du coup, ne pas profiter tant que ça. Qu 'en pensez vous ? Est ce que louer une voiture nous permettrait vraiment de gagner du temps ? Qu'est ce que vous "élimineriez" sinon ? Croyez vous que louer une voiture est une si bonne idée ?

Merci à tous pour vos précieux conseils ! Laetitia
Choisir son siège sur un vol Iberia?
by Katalamiko · 2011-01-24 · 7 replies
Bonjour, Je viens d'acheter un billet sur internet, je vais voyager sur iberia, je souhaiterais savoir comment choisir mon siège, je n'ai trouvé aucune information sur le site d'ibéria....

Merci
Itinéraire de dix jours au Costa Rica entre copines
by Sofia8 · 2011-01-23 · 6 replies
Bonjour,

Je souhaiterais avoir votre avis sur un itinéraire de 10 jours au CR.

Nous sommes 2 copines et recherchons découvertes, farniente et aventure sans trop se presser et avoir un bon aperçu du pays sans rater les « incontournables »

Nous ne savons pas si nous allons louer une voiture ou circuler en transports en commun.

Mercredi 02/02 : Arrivée => nuit à Alajuela

Jeudi 03/02 : Départ pour Puerto Viejo

Vendredi 04/02 : Cahuita

Samedi 05/02 : Puerto viejo- Monteverde

Dimanche 06/02 Monteverde

Lundi 07/02 : Monteverde - Arenal

Mardi 08/02 : Arenal

Mercredi 09/02 : Départ pour Samara et ses plages ou Montezuma ?

Jeudi 10/02 : plages, initiations au surf

Vendredi 11/02 : plages - Départ pour Alajuela

Samedi 12/02 : Départ pour Paris

Qu’en pensez-vous ?

Devons-nous oublier Cahuita et aller à Tortuguero ?

Arenal est-il incontournable ?

Serait-il préférable de faire la côte sud Pacifique et d’aller à Corcovado ?

Merci pour vos réponses.
Avis sur circuit "nature" de quinze jours au Costa Rica?
by SamuelMarlin · 2011-01-23 · 7 replies
Bonjour à tous Ma femme et moi-même prévoyons de passer 15jours au Costa Rica en Aout 2011 pour un circuit axé sur l'observation de la faune et la flore de ce pays. Une première ébauche de ce circuit est le suivant (nous voyagerons seuls en autonomie avec un véhicule de location):

Mar 02-août Arrivée Puntarenas 7:30am en bateau --> Monteverde. Nuit à Monteverde. Mer 03-août Journée et nuit à Monteverde Jeu 04-août Arenal et nuit vers Tortuguero Ven 05-août Journée et nuit à Tortuguero Sam 06-août Journée et nuit à Tortuguero Dim 07-août Tortuguero et nuit vers Irazu Lun 08-août Volcan Irazu et nuit à Savegre Mar 09-août Savegre et nuit à Puerto Jimenez (ou Rincon) Mer 10-août Corcovado / nuit La Sirena Jeu 11-août Corcovado / nuit La Sirena Ven 12-août Corcovado / nuit La Sirena Sam 13-août Corcovado (matin) et nuit vers Quepos Dim 14-août Manuel Antonio / nuit Tarcoles Lun 15-août Carara / nuit San José Mar 16-août Depart vol de San José le matin

Ne connaissant pas bien ce pays et surtout le temps réel nécessaire pour couvrir certaines distances car je lis beaucoup de choses sur l'état des routes au Costa Rica, nous sommes à la recherche de tous les bons conseils que les Forumeurs ayant déjà visité ce pays pourraient nous apporter et n'hésitez pas à commenter cet itinéraire si des étapes ne sont pas possible en pratique. Si vous avez des recommendations d'hébergement, nous sommes également preneur. Enfin, nous recherchons un bon guide local pour le parc du Corcovado dont il me semble que certains d'entre vous avez utilisé les années précédentes. Au plaisir de vous lire et par avance merci de votre aide Samuel
Costa Rica: que faire un mois avant le départ?
by Phil91590 · 2011-01-17 · 17 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en famille à 4 au Costa Rica, dans 4 semaines maintenant, du 12 au 25 février. Nous avons pris nos billets chez American Airlines par l'intermédiaire de GoVoyage. Puis nous avons réservé les chambres d'hotel et un 4x4 chez "Costa Rica Decouverte". Nous avons bien repéré les sites à visiter, et lu pas mal de conseils sur ce forum. Les passeports sont à jour, et je remplis l'ESTA cette semaine.

Maintenant la grande question: Après tout cela, avons-nous oublié quelque chose? Sans être des anxieux de nature, nous voulons être sûr d'avoir prévu un maximum de choses, même si la part d'imprévu donne souvent du charme à un voyage...

A tous merci d'avance pour vos réponses, toujours très pertinentes.
Trois semaines en 4x4 au Costa Rica en mai 2011
by Kakydanou · 2010-12-27 · 12 replies
Bonjour,

Nous voulons passer 3 semaines en Mai 2011. Après avoir pas mal cherché sur ce forum, j'ai quelques questions:

- Existe-t-il des loueurs de 4x4 équipés camping, et est-ce faisable de camper soit en camping soit dans un coin tranquille? - Est-ce une bonne saison pour les tortues? - Les infos concernant la météo sont assez contradictoires, certains parlent de pluies diluviennes d'autres parlent d'averses locales intenses; quelles sont vos points de vue? - Nous détestons tout organiser d'avance, n'est-ce pas risqué de ne pas réserver nos hotels et de tout faire sur place? - Vu que nous serons en 4x4, y a-t-il des "bijoux cachés" loins des hordes touristiques pour passer un bon moment avec la nature et des animaux? - Et quels sont les "attrape-touristes" à éviter et les autres, qui au contraire, sont des "must" à faire même si victimes de leur succès?

Voilà, c'est tout, pour l'instant. Merci à tous et bonnes fêtes!

Kakydanou

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