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Les Immensités secrètes - Voyage jusqu'au pays où le soleil ne se couche jamais
Je vous invite à découvrir mon récit de voyage publié chez BoD : https://www.bod.fr/librairie/les-immensites-secretes-matthieu-stelvio-9782322236336
Vous pouvez consulter des illustrations sur cette page : https://atlae.blogspot.com/2020/09/parution-du-livre-les-immensites.html
J'espère qu'il intéressera au moins l'un d'entre vous...
Matthieu
Vous pouvez consulter des illustrations sur cette page : https://atlae.blogspot.com/2020/09/parution-du-livre-les-immensites.html
J'espère qu'il intéressera au moins l'un d'entre vous...
Matthieu
Portugal, Maroc et Espagne à vélo: chiens errants?
Bonjour,
J'aurais voulu savoir si certains cyclovoyageurs avaient été embêtés par des chiens errants agressifs en Espagne, au Portugal et au Maroc.
Merci pour vos retours,
Stanley
Quelles roues vélo choisir et où les acheter?
Bonjour,
J'ai des roues 26" Rigida sputnik, 36 rayons (V-Brake)... mais elles commencent à être usées (surtout au niveau des jantes). Je souhaiterais en racheter pour voyager, et garder mes anciennes roues pour la ville. Pour les nouvelles roues : utilisation pour vélo bien chargé (50 kg), parfois sur de longues périodes.
Mes Rigida sputnik étaient bien : aucun rayon cassé, malgré de bonnes charges ; mais j'ai du mal à retrouver les mêmes.
En magasin, on me propose Mavic Crossride (est-ce vraiment adapté ?) ou des Exal ZX19... Un magasin peut me commander des roues Shimano à partir du catalogue. (J'aimerais un moyeu dynamo à l'avant.)
J'ai aussi trouvé ce site : http://www.cyclo-randonnee.fr/achat/cat-roue-26-pouces-235.html
Je ne sais pas si Exal ZX19 est aussi solide que Rigida sputnik ? Le moyeu Shimano XT est-il bien ? A-t-il une longue durée de vie ?
(Niveau magasin : j'habite à Grenoble.)
Bref, j'ai besoin de conseils ! Merci à vous !
Stanley
EuroVelo 4 République Tchèque - Pologne - Ukraine
bonjour
nous avons pour projet de faire la partie est de l'eurovelo4: république tcheque, pologne, ukraine en tandem.
nous sommes à la recherche de toutes informations: itinéraires, campings, relief, lieux à ne pas manquer, conseils divers, démarches administratives, retour en train ou en bus depuis kiev......
nous sommes à la recherche de toutes informations: itinéraires, campings, relief, lieux à ne pas manquer, conseils divers, démarches administratives, retour en train ou en bus depuis kiev......
Voies vertes à vélo en août (France)
Bonjour,
Je souhaite partir une semaine en vélo au mois d'aout, sur des voies dites vertes que me conseillez vous?
Merci pour vos réponse
ViaRhona, éviter les parties dangereuses sur grandes routes?
Salut à tous, en se basant sur la carte de la ViaRhona: http://cbandiera.free.fr/recits/2014-viarhona-3/ comment éviter les parties sur routes dangereuses et à grandes circulations (ce qui va souvent avec 😛 ) ?
Nous serons avec 2 enfants, donc pas top, et stressant, lors des passages sur ce style de route.
Il doit surement exister des variantes jolies et sur petites routes avec très peu de trafic... même si ils faut monter sur les coteaux)
Merci 🙂
Nous serons avec 2 enfants, donc pas top, et stressant, lors des passages sur ce style de route.
Il doit surement exister des variantes jolies et sur petites routes avec très peu de trafic... même si ils faut monter sur les coteaux)
Merci 🙂
À la poursuite de l'horizon (voyage à vélo en Europe)
Je vous invite à découvrir mon petit récit de voyage publié chez Mon Petit Editeur : http://atla.over-blog.com/2015/06/a-la-poursuite-de-l-horizon-un-livre-by-fair-means-de-matthieu-stelvio.html
Vous pouvez consulter des illustrations sur cette page : http://atla.over-blog.com/article-mon-voyage-du-2-au-24-juin-2010-55971478.html
Bien cordialement,
Matthieu
Vous pouvez consulter des illustrations sur cette page : http://atla.over-blog.com/article-mon-voyage-du-2-au-24-juin-2010-55971478.html
Bien cordialement,
Matthieu
Le massacre des bouquetins du Bargy est une injure à la démocratie
L’Etat et la démocratie sont deux choses bien distinctes. À l’instar d’un ancien Président de la République, beaucoup de décideurs ont l’arrogance de penser que les questions politiques sont « trop complexes pour être soumises au vote ». Il en résulte qu’en ignorant le peuple, l’Etat blesse au cœur les citoyens, si bien que progressivement, ces derniers finissent par ne plus croire en la légitimité de leur système politique. Dans un tel contexte, le paiement de l’impôt perd de son sens, et la société de sa cohésion.
De par sa situation, chaque citoyen est susceptible d’être blessé par la violence d’un système qui génère de l’injustice. En cela, chaque témoignage importe ; et illustrer ma colère à travers une expérience concrète me semble plus parlant que d’aborder des thématiques générales ayant moins d’emprise sur la réalité. Les montagnes sont ma vie ; et l’Etat s’est attaqué à quelque chose qui m’était très cher : les bouquetins. Avec leurs grandes cornes, ils sont beaux et majestueux. Vivant sur les cimes, en paix avec les autres animaux, ils n’ont jamais eu la moindre goutte de sang sur les incisives. Je vois en eux une grande sagesse ; l’innocence de leur regard me touche. Ils sont rares, protégés et interdits de chasse. Bien que la loi interdise leur abattage, l’Etat a ordonné le massacre de centaines de bouquetins en Haute-Savoie, car parmi eux, certains sont atteints de brucellose. Les experts affirmaient pourtant que le risque de propagation de la maladie était extrêmement faible, et qu’il n’y avait pas d’urgence à agir, mais au nom du principe de précaution et d’arguments économiques fumeux, l’Etat a fait l’impasse sur la loi, a décrété l’urgence, et a décidé de tirer dans le tas, à l’aveugle, sans faire de distinction entre les bouquetins malades et les bouquetins sains ! (A) Les conditions de ce massacre sont symptomatiques de la mauvaise santé de notre société, et révèlent de graves dysfonctionnements démocratiques …
Pour commencer, une démocratie ne peut pas fonctionner sans ses citoyens ; c’est pourquoi la loi impose le respect d’une procédure de participation du public avant la prise d’une décision ayant une incidence sur l’environnement. (B) Agissant en catimini, l’Etat n’a pas organisé de consultation publique avant d’ordonner l’abattage de centaines de bouquetins. Cette attitude est inacceptable, et nous apprend que le sort de la Nature est placé entre les mains d’une poignée de responsables administratifs (nommés et non pas élus) plutôt qu’entre celles du peuple !
Une démocratie ne peut pas fonctionner sans transparence de l’information ; et, dans l’affaire du massacre du Bargy, en plus d’être ignorés, les citoyens n’ont même pas été informés ! Durant les jours qui précédèrent l’abattage massif, au moment où une contestation prenait forme, des journalistes ont été induits en erreur. Ainsi, le rapport scientifique publié par l’ANSES le 4 septembre n’a été officiellement diffusé qu’à la fin du mois de septembre. (C) Se heurtant à cette opacité, peu avant le massacre, France 3 titrait « Pas d’abattage massif » et expliquait que « les bouquetins du massif du Bargy vont pouvoir souffler ». (C) Quelques jours après, la zone était bouclée par un nombre impressionnant de gendarmes, et 197 bouquetins étaient abattus ! Le manque de transparence est flagrant, et a permis d’étouffer toute forme de contestation ! Ce n’est que cinq jours avant le massacre que la presse a fait allusion, pour la première fois, à un abattage massif éclair en indiquant que celui-ci devait se dérouler « durant la deuxième quinzaine du mois d'octobre » ; ou plus précisément selon les mots du Préfet (qui se bat, aux côtés du député Accoyer, pour détrôner Pinocchio) : « vers la fin du mois d’octobre, et un petit peu avant si nous pouvons ». (C)(D)(E) Ne respectant pas les délais, prenant les opposants de vitesse, étouffant toute contestation, le 1er et le 2 octobre, 197 bouquetins (sur 290 à 520) ont été abattus ! En somme, cinq jours avant l’abattage, à peu près personne n’était au courant de ce qui tramait, y compris du côté des biologistes participant à l’étude ; ce qui a coupé court à toutes les contestations ! Cet abus d’autorité de l’Etat est une grave offense à la démocratie !
Pour ordonner l’abattage massif, l’Etat s’est appuyé sur des observations issues de fédérations de chasseurs et de l’Office National de la Chasse (ONCFS) ; autrement dit, sur des observateurs dont l’impartialité est sérieusement mise en cause par la Cour des Comptes. (F) Pour donner raison à ces observateurs douteux, l’Etat a tout fait pour qu’après les abattages, le pourcentage réel d’animaux contaminés ne soit pas connu et pas vérifiable. Ainsi, selon le vice-président de la commission faune du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), « ordre a été donné de la préfecture de ne pas effectuer de prélèvements à but scientifique sur les cadavres , obérant ainsi lourdement les études en cours, notamment à l’ANSES. » (G)Ces prélèvements étaient pourtant cruciaux, car ils auraient permis aux scientifiques de mieux comprendre la maladie et de mieux la combattre. (H) Contre l’avis du CNPN, de très nombreux bouquetins non contaminés ont été abattus ; l’Etat n’assume pas ce crime contre la Nature visant des animaux protégés, bâillonne les scientifiques, cache la vérité et fait tout pour éviter que quiconque puisse rouvrir ce dossier en menant une enquête scientifique indépendante ! De plus, le fait d’empêcher le recueil de données permet aux décideurs d’affirmer tout et n’importe quoi, d’exagérer les chiffres de la maladie, sans être contredit. Faisant ainsi taire la Science, le Préfet pourra plus facilement satisfaire à la demande qu’il a formulé en juin 2013, c’est-à-dire l’éradication de tous les bouquetins du massif du Bargy. En somme, l’Etat fait en sorte de tuer dans l’œuf toute vérité scientifique pour faire triompher une parole officielle et incontestée ! Admirablement bienveillants, nombre de journalistes ont retranscrit à la lettre la grande parole officielle ! Et aux ordures les milliers de contestataires ! Comment les citoyens peuvent-ils se construire une opinion si on leur cache délibérément la vérité ?
Lorsque l’Etat a massacré des centaines de bouquetins, personne n’a révélé que l’abattage ordonné n’était pas respectueux du code de l’environnement puisque le Conseil National de Protection de la Nature prônait une autre solution, et demandait à ce que tous les bouquetins non contaminés soient épargnés ! L’omission par les médias d’une telle irrégularité envers la loi révèle l’ampleur de l’opacité autour de cette affaire, et plus globalement, la très mauvaise santé de notre démocratie (la France est 42ème au classement de la liberté de la presse !) À cela s’ajoute une omission soigneuse et délibérée d’associations subventionnées par le département de la Haute-Savoie (I) qui, par un subtil jeu de rhétorique, ont laissé entendre, au moment où une contestation prenait forme, que le massacre ordonné par l’Etat était conforme à l’avis du Conseil National de Protection de la Nature ; ce qui est absolument faux (J)(K) et ces associations le savaient. (L) Par la même occasion, ces associations subventionnées sont allées jusqu’à marquer leur accord avec la décision du Préfet. (J) Il est aberrant que des associations protectrices de la Nature s’opposent à l’avis du Conseil National de Protection de la Nature ! (J)(K) Une fois le massacre exécuté, ces associations subventionnées sont revenues sur leur position en qualifiant le massacre de «totalement disproportionné » ! (M) Irrémédiablement tardive, la contestation de ces entités subventionnées devient rétrospective et inefficace, et ne gêne plus l’Etat ! (N) Ce fait semble illustrer que seule l’indépendance financière d’une association puisse garantir la liberté de son expression, et rappelle qu’une démocratie ne peut pas fonctionner sans contre-pouvoirs indépendants !
Le 30 septembre, rien ne laissait prévoir la précipitation et l’ampleur des abattages ! Prenant de vitesse citoyens et tribunaux, le Préfet a signé son arrêté le 1er octobre ; le 2 au soir, 197 bouquetins étaient déjà morts ! Face à une telle précipitation, les 197 bouquetins ne pouvaient être sauvés par aucun tribunal ! L’Etat a abusé de son autorité, l’Etat a outrepassé l’avis du Conseil National de Protection de la Nature, l’Etat a bâillonné la Science, l’Etat a fait fi des citoyens! Non, le pouvoir n’appartient à quelques hauts responsables qui s’autoproclament Etat ! Non, le pouvoir n’appartient pas à une petite poignée d’énarques nommés par on ne sait trop qui ! Le pouvoir appartient à chacun d’entre nous ; et nous devons défendre cette grande espérance collective qu’est la démocratie !
En massacrant à la légère des centaines de bouquetins protégés, l’Etat est en train de flinguer la démocratie ! Les bouquetins doivent cesser d’être les boucs-émissaires d’un Etat qui se croit tout permis, qui ne respecte plus rien, qui assimile les mammifères les plus emblématiques de notre biodiversité à de la simple chair à canon ! Défendre les bouquetins survivants du Bargy, c’est non seulement défendre la Nature, mais c’est aussi défendre le respect de la démocratie et de la loi. Pour toutes ces raisons, je vous invite à signer cette pétition :
http://secure.avaaz.org/..._bouquetins_du_Bargy
Matthieu Stelvio, février 2013Le Col de Sarenne dénaturé? (vélo)
Le Col de Sarenne que tant de cyclotouristes aiment va être refait, rebétonné suite au passage du prochain Tour de France 2013. Le lieu qui, de par son caractère sauvage, est vraiment exceptionnel à vélo risque de perdre progressivement de sa saveur. Refaire la route, c'est accroître la fréquentation automobile du site, et sans doute faire sauter la limitation de vitesse à 20 kms/h.
Le Tour de France pourrait ne pas passer par cette route pastorale, et changer son tracé en passant par Villard Reculas serait une chose simple, qui préserverait le site de Sarenne, très riche de par sa faune et sa flore.
Une pétition a été lancée à ce sujet: http://www.avaaz.org/fr/petition/Non_au_passage_du_Tour_de_France_2013_au_Col_de_Sarenne/
Le Tour de France pourrait ne pas passer par cette route pastorale, et changer son tracé en passant par Villard Reculas serait une chose simple, qui préserverait le site de Sarenne, très riche de par sa faune et sa flore.
Une pétition a été lancée à ce sujet: http://www.avaaz.org/fr/petition/Non_au_passage_du_Tour_de_France_2013_au_Col_de_Sarenne/
Itinéraire Liège - Santiago de Compostela à vélo?
Bonjour à tous, notre premier voyage terminé je pense déjà au suivant et l'envie d'aller à Compostelle me parais une belle destination, je partirai de Liège et traverserais la France vers Limoges et rejoindre l'Espagne mais cette fois ci je partirais seul.Quelles sont vos conseils pour ce voyage, je partirais fin septembre.Merci d'avance pour vos conseils et réponse sur un éventuel itinéraire.
Périple Lyon - Berlin à pied: bons plans?
Bonjour, je pars à de Lyon à Berlin a pied et tout seul le mois prochain.
Je suis à la recherche de conseils pratiques (ce dont je vais avoir besoin, les coins à éviter, comment organiser une journée...) Le but de ma démarche est en fait thérapeutique, d'ailleurs même si mon but c'est Berlin, le but ne m'intéresse pas vraiment, c'est ce que je trouverai au fil de mon voyage et des rencontres qui m'intéresse. J'ai toujours rêvé de partir à l'aventure sans but vraiment précis mais j'ai toujours eu peur de cet inconnu, si certains d'entre vous ont des anecdotes, des récits de moment vécu en road trip n'hésitez pas aussi à me les faire partager cela me confortera dans mes choix. Si certains pensent que je vais galérer, non , pire, que je vais péter les plombs alors je vous le confirme je vais belle et bien péter des plombs durant mon périple et c'est exactement ça que je cherche. La meilleur façon de se connaitre c'est d'aller au plus profond de soi même et d'affronter ses pires peurs. Merci d'avance pour vos conseils, infos et récits qui m'aideront vraiment dans mon voyage. à bientôt.
Flo
Flo
À vélo à travers l'Europe
Bonjour à tous,
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Faire 10,000 kilomètres en avion pour en marcher cent?
... ça a du sens?
L'envol: décroissance, mobilité douce et voyages à vélo
Bonjour à tous,
Je viens de créer un blog à but non lucratif, son but est de défendre la Mobilité Douce et des idées reliées au Mouvement Décroissant. J'essaie de récolter des témoignages de voyageurs atypiques qui font le choix de partir à pied ou à vélo. Dans ce domaine, je voudrais également, à travers ce blog, faire partager mon expérience. Je serais très heureux que des personnes ayant des convictions compatibles avec les miennes publient des articles ou des témoignages sur L'Envol.
http://lenvol.over-blog.org/
Je viens de créer un blog à but non lucratif, son but est de défendre la Mobilité Douce et des idées reliées au Mouvement Décroissant. J'essaie de récolter des témoignages de voyageurs atypiques qui font le choix de partir à pied ou à vélo. Dans ce domaine, je voudrais également, à travers ce blog, faire partager mon expérience. Je serais très heureux que des personnes ayant des convictions compatibles avec les miennes publient des articles ou des témoignages sur L'Envol.
http://lenvol.over-blog.org/
Tour d'Europe, à pied
Bonjour à tous!
Depuis quelques années je souhaite partir faire le tour du monde, à pied avec mon sac sur le dos.
Suite à beaucoup d'avis négatifs sur ce projet au sein de mon entourage j'avais mis de coté ce projet.
Aujourd'hui j'ai 20 ans, j'ai raté ma première année de licence faute de réelle motivation, et n'ayant aucune idée pour une quelconque réorientation je décide de reprendre ce projet qui me tiens vraiment à cœur et que j'avais laissé de coté dans un coin de ma tête.
Un peu moins utopiste cependant, je me contenterais dans un premier temps d'un tour d'Europe, qui je pense m'apportera déjà beaucoup et sans avoir à m'encombrer de toutes les formalités qu'implique un voyage hors Europe.
Je viens ici pour me préparer au mieux et pouvoir bénéficier de votre expérience.
Allez je me lance dans la présentation de ce projet!
Pourquoi ce voyage?
Bien qu'en rêvant depuis longtemps je commence seulement à réaliser pourquoi je veux partir, pouvoir me retrouver seul avec moi même, quitter tout ce que je connais, quitter ce confort dont je suis devenu dépendant, rencontrer des gens, découvrir leurs vies et peut être en bonus trouver ma vocation.
Comment?
Je compte travailler pendant quelques mois afin de mettre une petite somme de coté qui me servira le long de mon voyage et me payer l'équipement nécessaire. Je souhaite me déplacer uniquement à pied et en stop, a pars deux passages en bateau pour rejoindre et quitter la Scandinavie. Niveau matériel, je prévois un bon sac de randonnée, une tente, un sac de couchage, vêtements pour environ une semaine, de bonnes chaussures de marche, un hamac (pour pouvoir dormir à la belle étoile!) Je compte dépenser le moins possible, essayer d'obtenir la charité des gens que je rencontrerais.
Itinéraire?
Mon itinéraire n'est pas encore définitif et demande à être précisé mais voilà ce que je prévu pour l'instant: France --> Espagne --> Portugal --> Espagne --> France --> Italie --> Slovénie --> Croatie --> Bosnie-Herzégovine --> Albanie --> Grece --> Bulgarie --> Roumanie --> Moldavie --> Ukraine --> Biélorussie --> Lituanie --> Lettonie --> Estonie --> Bateau pour la Finlande (possible?) --> Suède/Norvège --> Bateau pour le Danemark --> Allemagne --> Pays-Bas --> Belgique --> France
Je compte affiner cet itinéraire en prévoyant des villes de ralliement tous les 100km environ, ça vous semble une bonne manière de procéder?
Voilà voilà, je compte ne pas me fixer de limite de temps et prévois un budget de départ de 3000€. J'ai pas de problème pour vivre à la dure normalement. Mon principal soucis est comment m'orienter durant ce voyage? des cartes je pense que ça risque d’être très vite assez encombrant non? Et suivre les axes routiers, ça gâche un peu le plaisir de voyage également... Bref toutes vos questions/conseils sont bons à prendre. Je vous remercie d'avance et en attendant je continue à lire les topics parlant d’expérience similaires.
PS : Je viens peut être de répondre moi même à une de mes questions sur l'orientation lors de mon voyage, un GPS Garmin eTrex Vista C pourrait être un bon investissement il me semble. Savez vous si j'aurais une réception correcte dans la majeure partie de mon voyage?
Allez je me lance dans la présentation de ce projet!
Pourquoi ce voyage?
Bien qu'en rêvant depuis longtemps je commence seulement à réaliser pourquoi je veux partir, pouvoir me retrouver seul avec moi même, quitter tout ce que je connais, quitter ce confort dont je suis devenu dépendant, rencontrer des gens, découvrir leurs vies et peut être en bonus trouver ma vocation.
Comment?
Je compte travailler pendant quelques mois afin de mettre une petite somme de coté qui me servira le long de mon voyage et me payer l'équipement nécessaire. Je souhaite me déplacer uniquement à pied et en stop, a pars deux passages en bateau pour rejoindre et quitter la Scandinavie. Niveau matériel, je prévois un bon sac de randonnée, une tente, un sac de couchage, vêtements pour environ une semaine, de bonnes chaussures de marche, un hamac (pour pouvoir dormir à la belle étoile!) Je compte dépenser le moins possible, essayer d'obtenir la charité des gens que je rencontrerais.
Itinéraire?
Mon itinéraire n'est pas encore définitif et demande à être précisé mais voilà ce que je prévu pour l'instant: France --> Espagne --> Portugal --> Espagne --> France --> Italie --> Slovénie --> Croatie --> Bosnie-Herzégovine --> Albanie --> Grece --> Bulgarie --> Roumanie --> Moldavie --> Ukraine --> Biélorussie --> Lituanie --> Lettonie --> Estonie --> Bateau pour la Finlande (possible?) --> Suède/Norvège --> Bateau pour le Danemark --> Allemagne --> Pays-Bas --> Belgique --> France
Je compte affiner cet itinéraire en prévoyant des villes de ralliement tous les 100km environ, ça vous semble une bonne manière de procéder?
Voilà voilà, je compte ne pas me fixer de limite de temps et prévois un budget de départ de 3000€. J'ai pas de problème pour vivre à la dure normalement. Mon principal soucis est comment m'orienter durant ce voyage? des cartes je pense que ça risque d’être très vite assez encombrant non? Et suivre les axes routiers, ça gâche un peu le plaisir de voyage également... Bref toutes vos questions/conseils sont bons à prendre. Je vous remercie d'avance et en attendant je continue à lire les topics parlant d’expérience similaires.
PS : Je viens peut être de répondre moi même à une de mes questions sur l'orientation lors de mon voyage, un GPS Garmin eTrex Vista C pourrait être un bon investissement il me semble. Savez vous si j'aurais une réception correcte dans la majeure partie de mon voyage?
Une semaine en Hollande: Les Amis du Vélo?
Bonjour !
Je pars une semaine aux Pays-Bas durant le mois de juin 2011 avec mon copain. Nous voulons séjourner à Amsterdam et visiter le reste de la Hollande en vélo (dans les coins plus « sauvages», la campagne, le bord de l'eau, etc.).
J'ai entendu parler de http://www.vriendenopdefiets.nl/ (Les amis du vélo). J'ai donc envoyé un courriel afin de poser quelques questions. Je n'ai toutefois pas eu de réponses et cela fait quelques jours que j'ai envoyé un mail... Comme je pars dans peu de temps, je souhaitais avoir plus d'informations sur ce réseau : Est-il toujours ''fonctionnel'' ? Dort-on dans des chambres ou des dortoirs ? Combien de temps à l'avance faut-il communiquer avec les auberges bed and breakfast ?
Également, dans le même ordre d'idées, si quelqu'un connait une façon d'établir un itinéraire (d'environ 4 jours à vélo, une ou deux nuits à Amsterdam...), je serais curieuse ! : ) Aussi, serait-il moins cher de loger à l'extérieur d'Amsterdam et de s'y rendre en vélo ?
Bref, beaucoup de questions ! Merci à l'avance pour vos informations !
Chloé
Je pars une semaine aux Pays-Bas durant le mois de juin 2011 avec mon copain. Nous voulons séjourner à Amsterdam et visiter le reste de la Hollande en vélo (dans les coins plus « sauvages», la campagne, le bord de l'eau, etc.).
J'ai entendu parler de http://www.vriendenopdefiets.nl/ (Les amis du vélo). J'ai donc envoyé un courriel afin de poser quelques questions. Je n'ai toutefois pas eu de réponses et cela fait quelques jours que j'ai envoyé un mail... Comme je pars dans peu de temps, je souhaitais avoir plus d'informations sur ce réseau : Est-il toujours ''fonctionnel'' ? Dort-on dans des chambres ou des dortoirs ? Combien de temps à l'avance faut-il communiquer avec les auberges bed and breakfast ?
Également, dans le même ordre d'idées, si quelqu'un connait une façon d'établir un itinéraire (d'environ 4 jours à vélo, une ou deux nuits à Amsterdam...), je serais curieuse ! : ) Aussi, serait-il moins cher de loger à l'extérieur d'Amsterdam et de s'y rendre en vélo ?
Bref, beaucoup de questions ! Merci à l'avance pour vos informations !
Chloé
Trek à vélo: première expérience réussie!
Salut à tous!
Tout d'abord merci à tous vos commentaires sur ce forum qui m'ont beaucoup aidé et motivé à me lancer dans mon premier voyage à vélo. Je devais faire Paris-Normandie à vélo, c'est toujours d'actualité pour cet été mais finalement mon premier voyage aura été une boucle à proximité de là où je vis et pour une première expérience ce fut très concluant et je n'ai déjà qu'une envie : repartir! Ca faisait tellement longtemps que je m'y préparais, du coup que ça soit techniquement ou dans l'organisation en général, tout s'est très bien passé, pas eu de galère (crevaison, casse, mauvais temps...) donc déjà ça aide pas mal. J'ai donc fait ça ce week-end, je suis parti 3 jours depuis le nord de la Seine et Marne puis j'ai traversé l'Oise (forêt de Compiègne, Pierrefonds), l'Aisne à deux reprises et entre deux la Marne au milieu de ses magnifiques vignobles de Champagne. Au total, ça me fait donc un premier trip sur trois jours de plus de 280 km avec en moyenne donc 90-95km/jour et un peu plus de 15h passées sur mon vélo. L'avantage à cette époque et dans la région, les campings ne sont pas très chers (compter environ 6E).
Si certains veulent faire un petit week-end vélo donc aux alentours de la capitale comme j'ai fait, si ça peut vous donner des idées, je vous conseille vraiment la vallée de la Marne avec la route touristique du Champagne, je trouve ça magnifique tous ces petits villages perchés dans les vignes, seul hic, c'est vallonné et du coup assez casse-pattes. La région de Compiègne très sympa aussi, avec le détour sur Pierrefonds obligatoire tellement cette petite ville est agréable avec son château prédominant.
Concernant le matériel, je me suis habitué assez vite à rouler avec les sacoches, franchement les sacoches VAUDE on verra sur le long terme mais rien à redire pour l'instant, j'en suis très satisfait! Pour ce qui est du porte-bagages que j'avais bricolé moi même, rien n'a bougé donc la fixation à l'aide de colliers de plomberie + collier de tige de selle avec oeillets, impeccable! Pareil, il faudra voir sur le long terme comment ça évolue.
Enfin voilà, je voulais partager ça avec vous 😉, vivement le prochain en tout cas! 280km ça n'est peut-être pas beaucoup comparé à ce que certains accomplissent ici mais pour moi c'est déjà un bon début qui m'a permis de vivre cette passion, le rêve a enfin débuté.
Tout d'abord merci à tous vos commentaires sur ce forum qui m'ont beaucoup aidé et motivé à me lancer dans mon premier voyage à vélo. Je devais faire Paris-Normandie à vélo, c'est toujours d'actualité pour cet été mais finalement mon premier voyage aura été une boucle à proximité de là où je vis et pour une première expérience ce fut très concluant et je n'ai déjà qu'une envie : repartir! Ca faisait tellement longtemps que je m'y préparais, du coup que ça soit techniquement ou dans l'organisation en général, tout s'est très bien passé, pas eu de galère (crevaison, casse, mauvais temps...) donc déjà ça aide pas mal. J'ai donc fait ça ce week-end, je suis parti 3 jours depuis le nord de la Seine et Marne puis j'ai traversé l'Oise (forêt de Compiègne, Pierrefonds), l'Aisne à deux reprises et entre deux la Marne au milieu de ses magnifiques vignobles de Champagne. Au total, ça me fait donc un premier trip sur trois jours de plus de 280 km avec en moyenne donc 90-95km/jour et un peu plus de 15h passées sur mon vélo. L'avantage à cette époque et dans la région, les campings ne sont pas très chers (compter environ 6E).
Si certains veulent faire un petit week-end vélo donc aux alentours de la capitale comme j'ai fait, si ça peut vous donner des idées, je vous conseille vraiment la vallée de la Marne avec la route touristique du Champagne, je trouve ça magnifique tous ces petits villages perchés dans les vignes, seul hic, c'est vallonné et du coup assez casse-pattes. La région de Compiègne très sympa aussi, avec le détour sur Pierrefonds obligatoire tellement cette petite ville est agréable avec son château prédominant.
Concernant le matériel, je me suis habitué assez vite à rouler avec les sacoches, franchement les sacoches VAUDE on verra sur le long terme mais rien à redire pour l'instant, j'en suis très satisfait! Pour ce qui est du porte-bagages que j'avais bricolé moi même, rien n'a bougé donc la fixation à l'aide de colliers de plomberie + collier de tige de selle avec oeillets, impeccable! Pareil, il faudra voir sur le long terme comment ça évolue.
Enfin voilà, je voulais partager ça avec vous 😉, vivement le prochain en tout cas! 280km ça n'est peut-être pas beaucoup comparé à ce que certains accomplissent ici mais pour moi c'est déjà un bon début qui m'a permis de vivre cette passion, le rêve a enfin débuté.
VTC ou VTT à pneu slick?
Bonjour🙂
Actuellement en possession d'un vieux 26" (de supermarché) je souhaite acquérir un nouveau vélo agréable à conduire sur route et qui puisse franchir un "minimum" d'obstacles (ornières d' env. 15cm) ou faire des descentes (de forêts, avec racines...). En terme d'utilisation je dirais 100km par semaine avec 70% de bitume, 20% de chemins carrossables et 10% de chemins cassants (en durée d'utilisation). Eventuellement des randos de plusieurs jours...
Les vélocistes que j'ai rencontré m'ont conseillés du vtc en roue de 700mm. Le sportster 40 de scott m'intéresse (http://www.scott-sports.com/fr_fr/product/10058/55825/218072) et est dans mon budget (600-700€). Cependant, c'est ma première interrogation, je crains qu'il ne résiste réellement aux chemins bien cassants?... le lapierre tecnic 400 (http://www.cycles-lapierre.fr/lapierre/vtt-sport-loisirs/2011/tecnic-400-2011) me rassure davantage pour les 10% de mon utilisation.
Sur route, le vtt en pneu slick vaut-il le vtc équipé en 700x35??
Merci pour vos commentaires!!
Kévin
La Loire à vélo avec deux enfants de 3 ans et 1 an en camping sauvage
Bonjour à toutes et tous,
Nous avons comme projet cet été, de faire la LOIRE depuis NANTE à NEVERS.Nous serons accompagné de nos deux enfants qui ont 3 ans et 10 mois, ainsi qu'un autre couple qui ont une fillette de 5ans.
Nous désirons faire du camping sauvage( pas toutes les nuits ), il me semble que cet itinéraire si prête bien?
Avez vous des recommandations a nous faire part SVP
cordialement
Nous avons comme projet cet été, de faire la LOIRE depuis NANTE à NEVERS.Nous serons accompagné de nos deux enfants qui ont 3 ans et 10 mois, ainsi qu'un autre couple qui ont une fillette de 5ans.
Nous désirons faire du camping sauvage( pas toutes les nuits ), il me semble que cet itinéraire si prête bien?
Avez vous des recommandations a nous faire part SVP
cordialement
Changement de matériel de vélo apres 16,000 kilomètres d'un début de tour du monde
Voila nous avons des World traveller de chez koga, et apres 16000km de loyaux services sur les rtes d amerique en 8mois
pas un seul probleme mecanique et 2 crevaisons ( merci shwalbe ! hallucinant d ailleurs vu le nombre de piste etc )
Mais chaque chose a une fin maintenant le pedalier a des dents minuscule et la chaine est detendu. nous sommes actuellements a villa o higgins au bout de la route australe on va leur faire subir encore quelques efforts et on change tout.
Ma question est: Y a t il plus solide qu une chaîne XT (HG 93) ? Nous avons un pedalier XT est ce qu un LX ne serait pas suffisant ? car j ai peur de ne pas trouver. La casette doit elle etre changer aussi ? dois je prendre une xt ou une lx ? Enfin le truc c ets que nous avons prevu encore de faire 25 000km ce qui implique forcement un autre changement donc du coup j hesite su le surcout entre LX et XT, Sachant que la question ne c etait pas posée au depart car la config livrée est tt XT !
Nous equipée plutot leger, juste 2 sacoches arrieres chacun et 1 boudin ce qui doit jouer sur la durée de vie du matos, qui aura été selon moi pas vilaine du tout !
En attendant vos conseils et experience... MERCI !
pas un seul probleme mecanique et 2 crevaisons ( merci shwalbe ! hallucinant d ailleurs vu le nombre de piste etc )
Mais chaque chose a une fin maintenant le pedalier a des dents minuscule et la chaine est detendu. nous sommes actuellements a villa o higgins au bout de la route australe on va leur faire subir encore quelques efforts et on change tout.
Ma question est: Y a t il plus solide qu une chaîne XT (HG 93) ? Nous avons un pedalier XT est ce qu un LX ne serait pas suffisant ? car j ai peur de ne pas trouver. La casette doit elle etre changer aussi ? dois je prendre une xt ou une lx ? Enfin le truc c ets que nous avons prevu encore de faire 25 000km ce qui implique forcement un autre changement donc du coup j hesite su le surcout entre LX et XT, Sachant que la question ne c etait pas posée au depart car la config livrée est tt XT !
Nous equipée plutot leger, juste 2 sacoches arrieres chacun et 1 boudin ce qui doit jouer sur la durée de vie du matos, qui aura été selon moi pas vilaine du tout !
En attendant vos conseils et experience... MERCI !











