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Le livre à acheter à Bali: ma vie balinaise
by Anacrouse · 2020-03-02 · 4 replies
Lors de mon séjour à Bali en décembre, je suis tombée sur un petit livre tout simplement formidable. Il s'intitule "ma vie balinaise".

C'est au départ un livre pour enfants sur le quotidien à Bali, édité en français, mais pour les adultes, il est super intéressant. Écrit par une française (Sandrine Soimaud) installée à Bali et joliment illustré, il rend accessible la culture et la variété des rites et traditions des balinais, avec simplicité et authenticité. Des orchestres de gamelan aux rites de passage, de la tenue traditionnelle des hommes à l’orientation de la maison, de l’attribution des prénoms aux restaurants roulants, c’est un voyage au cœur de Bali.

Le grand format de 2007 est épuisé, mais il est depuis réédité à un format plus « transportable », proche du poche avec couverture cartonnée, ce qui est bien plus pratique pour le remporter dans la valise. C'est objectivement un joli souvenir, rare de surcroit. Il est introuvable ailleurs qu'à Bali, même sur internet à un prix qui ne soit pas extravagant.

On le trouve dans les librairies PERIPLUS, pour 18€ environ, à l'aéroport (hall départ) à Denpasar, Sanur et Ubud.
LE livre à acheter à Bali: "Ma vie balinaise"
by Anacrouse · 2020-02-06 · 0 replies
Lors de mon séjour à Bali en décembre, je suis tombée sur un petit livre tout simplement formidable. Il s'intitule "ma vie balinaise".

C'est au départ un livre pour enfants sur le quotidien à Bali, édité en français, mais pour les adultes, il est super intéressant. Écrit par une française (Sandrine Soimaud) installée à Bali et joliment illustré, il rend accessible la culture et la variété des rites et traditions des Balinais, avec simplicité et authenticité. Des orchestres de gamelan aux rites de passage, de la tenue traditionnelle des hommes à l’orientation de la maison, de l’attribution des prénoms aux restaurants roulants, c’est un voyage au cœur de Bali.

Le grand format de 2007 est épuisé, mais il est depuis réédité à un format plus « transportable », proche du poche avec couverture cartonnée, ce qui est bien plus pratique pour le remporter dans la valise. C'est objectivement un joli souvenir, rare de surcroit. Il est introuvable ailleurs qu'à Bali, même sur internet à un prix qui ne soit pas extravagant.

On le trouve dans les librairies PERIPLUS, pour 18€ environ, à l'aéroport (hall départ) à Denpasar, Sanur et Ubud.









J’espère vous avoir donné l'envie de l'acheter, de préférence à l'arrivée pour pouvoir en profiter pendant vos vacances.
Abu Dhabi, Musandam, périple à Oman: 2 semaines en mars 2016
by Anacrouse · 2016-10-16 · 35 replies
Pour m'être largement aidée des témoignages que j'ai pu lire, je vous livre ma contribution à mon tour. Quels voyageurs sommes-nous ? La bonne cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et apprécions un confort de bon aloi.

Pour le voyage de 2 semaines en mars 2016 , nous avons gérés seuls tous nos billets d'avions (internationaux et domestiques à Oman), le séjour aux Emirats Arabes Unis, avec une aide locale ponctuelle le séjour à Musandam et avec une agence locale le périple de 6 jours en voiture dans les wadis à Oman.

- JOUR 1 - Samedi: Arrivée à Abu Dhabi, nous récupérons noter voiture de location. A l'usage, le GPS s'est avéré totalement indispensable. Visite de la grande mosquée Sheikh Zayed . Le parking est grand comme celui d'un hyper marché.

La construction est gigantesque, blanc immaculé. Les murs, les colonnes et le sol sont recouverts d'une marqueterie de pierres dures incrustées dans un marbre blanc pur. Les dessins, motifs floraux multicolores, sont d'une finesse absolument remarquable. Le clinquant et le mauvais gout ne sont toutefois pas bien loin: les colonnes sont couronnées de feuilles dorées, de loin on dirait du cuivre ou du laiton, de près c'est du plastique moulé.

Les groupes de touristes, appareils photos au bout de perches, déambulent dans cet endroit dont on peine à imaginer qu'il s'agit d'un lieu de culte tant le brouhaha est important.

Le gigantisme des lieux en fait l’une des plus grandes mosquées du monde. Sans doute. Mais elle n'a pas pour deux sous d'authenticité. Ça mérite d'être vu et visité comme une curiosité tape-à-l’œil, dans un monde de surenchère et d'excès.

Il fait une chaleur écrasante...Nous décidons d'aller nous poser à l'Emirates Palace, le plus grand des hôtels, l'un des plus luxueux au monde. Une fois dans sa vie… Il se présente comme une gigantesque et imposante construction ocre rose. L'entrée du palace donne dans un lobby sous une coupole gigantesque. Au pourtour des vitrines présentent comme partout des babioles à acheter, sauf que là, les sacs sont en crocodile rose ou vert pomme avec des anses en or massif (c'est marqué dessus, il ne faudrait pas croire à du plaqué!).

Nous prendrons un tea-time pour 25€ par personne, on s’attendait à beaucoup beaucoup plus cher, bonne surprise finalement ! Il aurait été dommage de se priver de cet endroit, résolument exceptionnel.

- JOUR 2 - Dimanche: Rendez-vous à l'hôpital des faucons. Dans la salle d'attente, les "patients" sont installés en rangs d'oignons sur des bancs, avec un casque en cuir qui les plonge dans le noir. Ils sont alors tranquilles en attendant leur tour.

En général les vétérinaires leur réparent les plumes cassées ou perdues, leur coupent les serres, leur liment le bec... Un peu à l'écart, une grande tente climatisée : les faucons muent et perdent leurs plumes. Pendant ce temps, ils sont en pension ici, dans la tente climatisée. Plus loin, le chenil d'élevage des salukis, sortes de grands lévriers que les riches émiratis utilisent dans le désert. Pas de quoi fouetter un chat…

Départ pour Ras à Khaimah, l'émirat le plus au nord qui permet d'accès à la péninsule de Musandam, au Sultanat d'Oman. On s'est pris 3 heures d'embouteillage. La circulation est infernale et la pollution intense. A Dubaï, au loin, seule la tour Burj Khalifa émergeait du nuage de crasse. En fin d'après-midi nous arrivons enfin à destination, un complexe hôtelier installé dans une réserve naturelle peuplée d'oryx et gazelles du désert en liberté.

- JOUR 3 - Lundi La visite du musée national aménagé dans une forteresse du 18 è siècle est assez intéressante. Mais le musée des perles a disparu depuis 2 ans environ. Cette ville est super moche. Je me demande comment on peut passer des vacances ici.

- JOUR 4 - Mardi: Restitution de la voiture à l'aéroport. Le chauffeur qui doit nous amener à Khasab nous attend, la route longe la plage entre mer et rochers puis grimpe en lacets la montagne et découvre à son sommet une vue plongeante sur Khasab et le détroit d'Ormuz.

Après midi en dhow. Sur le trajet vers l'ile télégraphe, caillou planté au milieu d'un « fjord » nous apercevons une famille de dauphins à bosse. Ils vivent dans des eaux poissonneuses et accompagnent les bateaux avant de reprendre leur chasse.

- JOUR 5 - Mercredi:

Visite très intéressante du musée installé dans un joli fort, puis à 14H, excursion dans la montagne, crique Khawr an Najd, plateau Al Sayh et ses tombes anciennes et coquillages fossiles datant de 4000 ans. Il faut mouiller la roche pour voir se dessiner nettement le squelette blanc des fossiles et de touchantes gravures pétroglyphes dont certaines sont visibles au musée.

La piste défoncée serpente entre des amas de roches plissées. Toutes les forces telluriques de la terre se sont jointes pour pousser, compresser et plisser la roche en un monumental millefeuilles de Goliath, gigantesques, titanesques et colossales compressions minérales.

- JOUR 6 - Jeudi: Vol vers Mascate, visite de la vieille ville, musée Bayt al-Zubair. Le palais du sultan est un bel exemple d'architecture islamique moderne construite dans les années 70. Merveille de raffinement, la toiture est soutenue par des colonnes en forme de lotus stylisées de couleur or et bleu azur qui structurent la façade avec élégance et légèreté. Nous terminons par le souk de Mutrah.

- JOUR 7 - Vendredi: c'est le WE, tout est fermé. Nous allons en profiter pour faire une grande balade à pied le long de la corniche, soit environ 8 km du souk de Muttrah au vieux Mascate. Autant le dire, l'intérêt est modéré. Sur le trajet, les 129 marches de la tour de guet dégagent une assez jolie vue.

- JOUR 8 - Samedi: Départ de l'hôtel à 9H. Notre chauffeur guide est ponctuel, le 4x4 est imposant. Nous pourrions prendre directement l'autoroute, mais nous allons musarder un peu sur les pistes pour récupérer l'autoroute vers Quarayat.

Arrivée à Wadi Shab. La ballade commence sur l'autre rive: il faut prendre un petit bateau pour traverser. Le chemin traverse une exploitation agricole, entre lauriers roses et petits bras d'eau qu'il faut parfois franchir de rochers en rochers, ou avec de l'eau jusqu'aux genoux. Le sentier se fait plus étroit surplombant de grosses vasques d'eau parfois tourbillonnante. Le niveau de l'eau est trop haut pour que nous poursuivions l'excursion en sécurité. En temps normal, les rochers servent de plongeoir aux intrépides.

Départ pour Wadi Tiwi. A Saymah le chemin suit un falaj qui dessert Sowee, village le plus éloigné dans le wadi. Le petit canal d'eau s'accroche à la roche en contournant les obstacles. L'excursion dure à peu près 2H30. Nous reprenons la route vers Sur, ville assez quelconque qui a dû grossir récemment.

- Jour 9 - Dimanche: Historiquement c'est ici que se construisaient les dhows. Nous visitons un modeste atelier familial. La construction d’un bateau prend à peu près 2 ans. Les pièces de bois sont vraiment imposantes.

Vers 13H, nous partons pour Muqal explorer le Wadi Bani Khalid. Il s'agit d'une vallée assez large où l'eau coule en abondance, en créant des piscines naturelles. La végétation est luxuriante, avec des palmiers en nombre créant une belle coulée verte.

Halte café chez Saïd, un bédouin installé dans les dunes du désert qui élève des dromadaires. Il nous faut maintenant rejoindre notre halte du soir, à Bidiyah où est installé le campement dans le désert. En haut de la dune, le coucher du soleil est franchement beau. Nous avons passé une heure hors du temps puis redescendu la dune en courant, comme des enfants.

- JOUR 10- lundi Départ du campement à 9H30 pour Bidiyah. En chemin une courte piste permet un arrêt en haut d'un sommet rocheux pour découvrir une grande étendue de palmiers à perte de vue, et l’ancien village Birkat Al Mauz. Les maisons en pisé qui ne sont plus entretenues s'écroulent. C'est triste car ce patrimoine est magnifique

A 12H, nous partons vers Sayq et Al Ayn pour rejoindre en 45 minutes le Sahab Hotel construit en limite de la paroi rocheuse et jouit d'une vue spectaculaire sur le croissant que forme le djébel Akhdar. Excursion de 2 heures traversant 3 par un chemin de randonnée qui suit partiellement le falaj en passant par des jardins en terrasses plantés de roses (en bouton) et grenadiers. Poursuivre par une petite rando dans le Wadi Bani Habib. Le soleil couché, la température tombe vite à cette altitude. L'hôtel est chaleureux et très confortable.

- Jour 11- Mardi Départ pour Nizwa, avec la visite du fort et du souk. De nombreux potiers exposent des pots, amphores, cruches et contenants de toutes sortes. Le souk est situé au pied du fort. Il comprend une partie défensive et une partie d'habitation.

Notre journée se poursuit par la visite de Misfat, village qui domine une vase palmeraie, accroché à la roche. Plusieurs randonnées sont possibles, nous optons pour une ballade tranquille dans le village en passant le long des jardins et plantations.

10 km séparent Misfat de Al Hamra: vénérable village au pied des montsHajar, c'est l'un des plus anciens d'Oman. Les maisons sont de style yéménite, à 2 ou 3 étages. Une famille a créé un "écomusée" dans une maison aménagée pour présenter la vie traditionnelle locale. Des dames en costume traditionnel se livrent aux occupations domestiques: faire le pain, moudre la farine, préparer des onguents....C'est sympathique et intéressant

Pour finir la journée nous rejoignons notre hôtel, "the view", sorte de nid d'aigle perché 1400 m plus haut. La vue sur la vallée d'Al Hamra est superbe et la nuit, avec les rues éclairées en bas au loin dans la nuit étoilée, c'est magique.

- JOUR 12 - mercredi Départ pour Bahla à 30 km. La ville est ceinturée par des murs fortifiés et son fort a été magnifiquement restauré. La visite dure 1H environ. Nous poursuivons notre journée culturelle par la visite du fort de Jabreen. Sa taille est impressionnante. Contrairement aux forts de Nizwa et de Bahla, l'aspect défensif n'est pas le but premier de l'édifice. Les plafonds sont peints, les boiseries sont travaillées, la ventilation des locaux a été étudiée pour réguler la température. Le cellier à dattes permet de comprendre comment est fabriqué le miel de dattes.

Nous rejoignons le sommet du djébel Shams en empruntant la route en lacets serrés. Arrivés au sommet, la route prend fin à un petit promontoire. Une sorte de balcon sur le Djebel a été aménagé le long de la route. Il faut s'y arrêter pour prendre la mesure du Djébel et embrasser un panorama somptueux. L'aplomb du ravin est protégé par une main courante, c'est impressionnant.

C’est le départ d’une petite randonnée entre le village d'Al Katheem et celui abandonné de Sap Bani Fest. Le chemin de chèvre n'est pas difficile mais il fournit une bonne dose d'adrénaline: à flan de ravin, il requiert une attention soutenue pour poser ses pas car une chute, et c'est 500 m de dénivelé d'un coup! Pour aller jusqu'au bout il faut compter 3 bonnes heures aller (en descente) et retour (en montée continue).

- JOUR 13 - jeudi Départ de l'hôtel en direction de Sharaf Al Alamain et Bilad Sayt, par une piste qui nous fait descendre de 1000 m, avec des vues splendides sur le Wadi Bani Awf et une jolie balade de 1H30 environ à la découverte du village perché qui domine une belle palmeraie et des cultures en terrasses. Retour à Mascate.

- JOUR 14 - Vendredi: repos à l'hôtel

- JOUR 15 - Samedi Visite de la grande mosquée le matin. Tout comme la mosquée d'Abu Dhabi, l'édifice est à l'extérieur d'une blancheur immaculée, mais la comparaison s'arrête là. C'est un bâtiment d'un raffinement extrême, en dentelle de pierre et bas-reliefs finement sculptés, qui délivre un message d'universalité de l'islam avec subtilité. On est loin de la démonstration clinquante. L'architecture témoigne de la grande maitrise des perspectives et des volumes avec sobriété extérieure et magnificence intérieure ainsi qu’en attestent les dimensions impressionnantes de la salle des prières recouverte d'un gigantesque tapis persan .

Nous poursuivons notre escapade culturelle par une visite à l'opéra royal, tout en marbre blanc lui aussi. Les concepteurs de ce bâtiment sont ceux qui ont conçu la grande mosquée, on retrouve donc effectivement des similitudes architecturales. mais l'opéra est fermé pour cause de répétition.

- JOUR 16 - dimanche L'opéra est un joyau d'architecture contemporaine, ne cédant pas aux folies verrières actuelles. La sobriété de l'architecture extérieure ne laisse rien deviner de la somptuosité des décors intérieurs. Il s'agit d'un théâtre à l'italienne, avec son hall, le grand escalier, le foyer, un petit musée d'instruments rares, dont une étonnante trompe peinte à gueule de dragon chinois, confectionnée en Normandie sous la révolution!

Retour à l'hôtel pour boucler les valises avant le départ. L’aéroport est à 20 minutes. A la douane il a fallu payer une amande parce que notre visa était expiré depuis 2 jours…. Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Noman notre guide, sérieux, excellent professionnel, à recommander sans réserves - la presqu’ile de Musandam - le désert aux Emirats Arabes Unis

Ce que nous regrettons : - la visite de l’hôpital des faucons, sans grand intérêt

Ce qui peut se discuter: - Le temps passé à Abu Dhabi.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL, mais pas free qui n’accepte pas les gros envois !

Je vous adresserai en retour le fichier qui fait 20 pages. Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Retour de 15 jours à Sao Tomé en mars 2015
by Anacrouse · 2015-05-20 · 142 replies
Pour m'être largement aidée des témoignages que j'ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes-nous ? La bonne cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et apprécions un confort de bon aloi. Pour ce séjour de 2 semaines nous avons contacté Adilson, guide très largement recommandé sur ce forum. C’est mérité et ça nous a bien facilité la vie.

- JOUR 1 - Samedi:

Arrivée de l’avion TAP à Sao Tome à 17H, un peu en avance. La sortie de l'aéroport est rapide, Adilson nous attend.

- JOUR 2 - Dimanche:

Départ par la route de Guadalupe explorer les exploitations de cacao et la côte nord. 1er arrêt à la roça Bela Vista avec la découverte des installations de production: gigantesques fours de séchage alimentés au bois jour et nuit et plateaux de séchage à l'air libre sur lesquelles les fèves étalées sont ratissées pour faciliter l'évaporation de l'eau. Le fait d'être accompagnés par notre guide nous permet de faire le tour des habitations. C'est un choc. Les cases construites par les colons n’ont connu aucune amélioration, les habitants vivent dans une très grande précarité, sans eau courante ni aucune installation sanitaire, même rudimentaire.

Nous poursuivons notre route avec un arrêt à la roça Agostinho Netto, à l’abandon, les constructions tombent en ruine. C'est la vision effarante de ce pays où la population manque de logements mais à qui le gouvernement interdit l'occupation des bâtiments coloniaux, excepté les cases d'esclaves.

Passé Guadalupe, nous bifurquons vers Morro Peixe, petit village de pêcheurs au bord de la plage, lieu d'installation du poste de sauvegarde des tortues marines. Hipolito est l'aimable personnage qui voue sa vie à la protection des tortues et fait un travail remarquable.

Poursuite par la praia Tamarinos. C'est dimanche, jour de pique nique sur la plage, avec musique à fond, chacun la sienne...avant un déjeuner copieux et délicieux au resto Celvas, à Guadalupe.

On continue notre périple en passant par praia das conchas puis on file vers praia Lagoa Azul, sa petite plage dans une petite crique et ses gros baobabs.

- JOUR 3 - Lundi

En route vers Ponta Figo et Manuel Morales par la route de Guadalupe pour faire la balade des tunnels. La route coupe le Rio Provaz. Les draps qui sèchent sur les berges caillouteuses de la rivière constituent un magnifique tableau de grands aplats colorés.

A 20 minutes de voiture de Ponta Figo sur un chemin montagneux, c'est le départ pour la balade vers la plus haute chute de l'ile. Le chemin traverse des champs de légumes, des cacaoyers et une foret secondaire, puis suit le petit canal d’alimentation du barrage.

Dans la foret, des tas de grosses coquilles jonchent le sol: les escargots locaux sont géants !Une fontaine improvisée en bambou permet de se rafraichir avant de franchir le premier tunnel. Le canal en pierre passe sous une voute de 200 mètres de long. Courage! L'eau fraiche et arrive au genou. Au bout du tunnel, une belle cascade....et un 2eme tunnel, il y en a ainsi 5 autres à franchir pour atteindre la grande cascade. On décide de s'arrêter là, il faut refaire le chemin inverse, jouer les taupes sous terre avec au bout du tunnel une petite halte de nettoyage à la fontaine. On retrouve la voiture, l'expédition nous a pris 2 heures, aller-retour.

Pour nous remettre, déjeuner à Neves au Santola, l'endroit le plus improbable qui soit pour déjeuner L'auberge ne paye vraiment pas de mine et pourtant c'est là qu'on mange le plus délicieux des crabes, avec une belle chair ferme et gouteuse, servis sur une planche en bois avec un marteau, plaf! Un grand coup sur les pinces, un régal.

Nous poussons ensuite la découverte de la cote ouest jusqu'à Sainte Catherine et le Rio Binda, qui signe la fin de la route. Après c'est une piste impraticable. La route qui longe la cote au plus près est magnifique, sauvage, avec des petites cascades qui arrachent la route par endroits.

- JOUR 4 - Mardi:

Départ pour jardin botanique à Bom Sucesso, point de départ de la randonnée au lac Amalia à 1 465 m d'altitude, 4H1/4 de marche Aller-retour. Pour y accéder, il faut pénétrer dans l'enceinte du parc OBO. Le chemin n'est pas tracé, c’est physique, parfois escarpé, constamment glissant du fait des pluies quotidiennes, avec des racines et des embuches partout, c'est la jungle!

Le lac se dévoile enfin, étendue verte bordée par des pétunias géants fleuris à plus de 2 mètres haut! A nous l'expérience du sol mou: ancien cratère, le lac s'est rempli d'une couche végétale spongieuse, irrégulière et très épaisse qui affleure la surface de l'eau... C'est pas des sables mouvants, quoique...

Retour à Sao Tome en passant par la cascade Nicolau.

- JOUR 5 - Mercredi:

Le temps est couvert, il a plu l’après-midi, alors shopping et visites à la capitale. Le temps d’une éclaircie, déjeuner à la roça Bombaim en passant par la cascade Bombaim. Le trajet est absolument magnifique, la route serpente à flan de coteaux dans les plantations de cacaoyers.

Puis visite de l'atelier de Claudio Corallo, pour une leçon de chocolat. C'est la première fois que je vois une visite d'atelier payante! et en plus c'est pas donné, 100 000 dobras par visiteur, 25 visiteurs en troupeau, ça fait quand même 100 euros de recette quand il paye ses salariés moins de 50 euros par mois.

Je pensais qu'à ce prix on verrait des fèves, des machines, du chocolat partout et sous toutes ses formes, mais que nenni! Rien à regarder, rien à toucher, c'est modeste et aseptisé. L'atelier ne fonctionne pas, Claudio Corallo se met en scène, comme au théâtre, dans un speech à sa gloire. Tout n'est pas faux heureusement, mais pour goutter 3 microscopiques bouts de chocolat, autant acheter directement le produit au super marché juste en face, c’est moins cher ! Il faut prendre l'argent là où il est, certes, mais dans ce cas c'est vraiment sans vergogne.

- JOUR 6 - Jeudi:

Aujourd’hui descente de la cote est jusqu'à Sao Joao de Angolares, avec visite de la roça Agua Ize encore en activité. Dans d'immenses hangars, des fours cylindriques en acier gros comme des wagons SNCF s'alignent... Un peu plus loin, une odeur de vinaigre pique le nez: nous arrivons dans les immenses cases de fermentation pour les fèves fraiches. Remuées à la pelle de case en case pendant 8 jours, elles sont prêtes pour le séchage, puis la mise en sac et enfin l'exportation.

En haut de la roça, le petit hôpital est une charmante maison en pierre avec rotonde et escalier à double révolution, en ruine... En bas de la roça, dans le jardin de l'habitation des maitres abandonnée, on devine le vestige de ce qui a été une petite piscine d'eau douce....

Un peu plus loin nous arrivons à la "bouche d'enfer", un curieux phénomène de reflux de la mer dans une coulée volcanique qui offre un beau spectacle d'eau. Nous poursuivons en direction de praia Micondo, une jolie plage, assez longue, accessible par un chemin le long d'une petite rivière.

Dans un virage, un sculpteur expose sur un mur, à l'air libre, des œuvres en bois vraiment belles...Personne pour les garder, ni pour les vendre. Le sculpteur a du vaquer à d'autres occupations. Nous arrivons à Sao Jao dos Angolares pour déjeuner à la roça San Joao, une magnifique maison d'hôtes propriété du peintre Carlos Silva. Un personnage! Ce passionné de cuisine tient les casseroles et les farandoles de saveurs se bousculent dans les assiettes.

Au retour, nouvel essai pour le mur des sculptures. Pas mieux!

JOUR 7 - Vendredi:

En route en direction des plages du sud jusqu'à Porto Alegre (3 heures de route) pour un tour de pirogue dans la mangrove. Une famille singe passe d'arbres en arbres, hop hop hop, pendus par la queue.

Nous poursuivons vers praia piscina, une curiosité basaltique: la mer passe dans une première "piscine" pour remplir une autre, plus petite et sableuse. Le cadre est beau, mais la baignade nous tente peu: sentier glissant, vagues, oursins, quelques déchets coupants ou métalliques sur la plage.

Déjeuner au jale éco-lodge à Porto Alegre. Pour l'observation de la ponte des tortues, c'est l'endroit au top, on ne peut faire mieux. Manuel le restaurateur, vraiment un chic type, pratique la pêche sous marine pour fournir le déjeuner du jour!

En fin d’après-midi, bateau navette de l’ile Rolas pour une traversée de 20 minutes. Nous abandonnons Adilson.

- JOURS 8 à 11- Ila Rolas, samedi à mardi

Pour déjeuner correctement sur l’ile sans se ruiner, il faut s'adresser à Rinaldo, un habitant débrouillard qui a parfaitement compris que la nourriture épouvantable du Pestana peut lui fournir une petite clientèle à la recherche de poisson frais grillé, servi sur la plage.

Faire le tour de l'ile à pieds demande 2 heures environ, avec des curiosités géologiques spectaculaires et des plages paradisiaques, sable fin et blanc, eau turquoise. Au retour nous récupérons une voiture en fin d’après-midi, pour rejoindre Santana.

JOURS 12 et 13 - Club Santana, mercredi et jeudi

La voiture nous permet une liberté de déplacement appréciable, même si nous prenons le rythme local « leve-leve », c’est-à-dire tranquille tranquille….

- JOUR 14 - Vendredi:

Nous quittons le Santana à regrets pour rejoindre Mucumbli, sur la côte ouest. Puisqu'on passe devant, une petite visite au CKado nous permet de faire une ample provision de chocolat Claudio Corallo. Puis on file à Mucumbli. Cet hébergement est notre coup de cœur du séjour.

- JOUR 15 - samedi

Dernier jour, le paiement de la taxe de sortie est rapide, l'entrée dans l'aéroport l'est moins: le contrôle sécurité des bagages est manuel et c'est seulement après qu'on entre et qu'on peut accéder aux guichets. Reste plus qu’à attendre l’embarquement.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Adilson, un guide qui mérite largement sa bonne réputation - notre séjour à Santana

Ce que nous regrettons : - 4 jours à Ila Rolas, c'est LA journée de trop! - ne pas avoir commencé le séjour par Mucumbli, un hébergement d'un charme infini, idéalement situé pour l'exploration de la cote ouest et la randonnée au lac Amalia.

Ce qui peut se discuter: - ne pas avoir été à Principe, découvrir ses plages et ses perroquets

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, le scan de mon guide, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre RÉPONSE votre ADRESSE EMAIL, mais pas Free qui n’accepte pas les gros envois !

Je vous adresserai en retour le fichier qui fait 20 pages.

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En quinze jours: Phnom Penh, Kampong Cham, Angkor, Battambang et Sihanoukville
by Anacrouse · 2013-06-17 · 291 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec notre fille de 19 ans.

Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.

- JOUR 1 – dimanche

Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.

- JOUR 2 – lundi

Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.

Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.

Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.

Et on a terminé par le musée du génocide.

JOUR 3 – mardi

Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.

Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.

Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.

Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.

Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.

- JOUR 4 – mercredi

Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.

En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.

Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.

Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.

Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.

- JOUR 5 – jeudi

Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !

- JOUR 6 – vendredi

Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.

- JOUR 7 – samedi

Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.

- JOUR 8 – dimanche:

De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.

Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…

Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.

Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.

JOUR 9 – Lundi:

Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !

Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.

Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…

Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.

Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…

Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.

Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.

JOUR 10 – Mardi:

Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.

Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.

Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux

Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.

Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.

- JOUR 11 – mercredi

Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.

- JOUR 14 – samedi

14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable

- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.

Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.

Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

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En quinze jours: Quito, Napo, Misahualli, Banos, Riobamba, Cuenca, Guayaquil, Galapagos
by Anacrouse · 2012-05-21 · 144 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec une adolescente de 17 ans.

Pour ce voyage, nous avons délibérément choisi de ne pas faire de treck dans les Andes ayant visité les Andes vénézuéliennes en 2011. De ce fait même si les paysages sont sans doute plus beaux en Equateur, pour un voyage court de 2 semaines, nos priorités ont été l’Amazonie basse et les Galapagos, avec entre les deux, un périple tranquille mais non sportif.

- JOUR 1 – Samedi: Arrivée à Quito, température 12°. On a mis près de 2 heures pour récupérer les bagages et sortir et encore, on était dans les premiers….Nous avons retenus dans une maison coloniale du centre historique de Quito.

- JOUR 2 – Dimanche: Il fait un semblant de soleil. Nous décidons de prendre le téléphérique pour la vue, il parait que c’est beau. Dans les œufs, au bout de 10 minutes d’ascension on est dans un brouillard cotonneux, arrivés en haut on ne voit pas plus loin que 10 mètres, il fait froid, la végétation est rase sur un relief arrondi, on dirait le Puy de Dôme.

On reprend illico les œufs dans l’autre sens pour une ballade dans la vieille ville en commençant par la basilica del voto national, puis une redescente tranquillement vers la vielle ville. C’est une église tout en béton de style gothique, avec des gargouilles qui représentent tout le bestiaire équatorien. On peut grimper dans les tours, la vue sur Quito est magnifique. Là, tel un bâtisseur des cathédrales, il faut attaquer l’escalade les arcs boutants sur des échelles en fer à béton. On arrive dans le clocher, le vide est impressionnant, le garde corps fait 50 cm… Le tout, c’est de redescendre sans regarder en bas….

Notre périple nous mène au Palacio del Gobierno puis à l’église de la Compagnia de Jesus. 160 ans ont été nécessaires pour construire l’édifice. L'intérieur, un peu kitch, est surprenant, entièrement recouvert de feuilles d’or. La décoration de style baroque est chargée mélangeant les styles gothique et néoclassique. Elle est tout simplement somptueuse, avec des détails très intéressants, notamment un moucharabieh mauresque. On poursuit notre périple par la casa sucre, le monastère Carmen Alto (fermé), le monastère san Francisco, le muséo de la ciudad, la jolie rue de la Ronda, la pluie se met à tomber, on termine notre périple un peu fatigués à l’hôtel. En réalité, on est morts !

- JOUR 3 – Lundi Transfert à l’aéroport pour un vol de 35 minutes vers Coca en ayant traversé le versant Est de la Cordillère des Andes. Nous retrouvons notre guide francophone pour un trajet en bateau à moteur d’environ 2H30 descendant le fleuve Napo. Arrivée à l’embarcadère du Napo Wildlife Center, changement d’embarcation pour une pirogue qui va remonter à la pagaie un bras d’eau tracé dans la foret vierge, jusqu’a la lagune Anangu où se situe le lodge. Nous sommes en bordure du parc Yasuni, intégralement protégé.

La communauté Anangu qui est propriétaire des terres et gère directement le lodge, a développé une étique très stricte de protection de l’environnement, assurant la préservation des espèces en favorisant un tourisme de qualité qui assure à ses membres l’autosuffisance économique tout en donnant un sens à son action. L'une des décisions les plus importantes de la communauté a été d'interdire totalement la chasse sur la totalité de leur territoire. C’est la raison pour laquelle, contrairement aux autres loges installés le long de la rivière Napo qui souffrent de «forêts vides» en raison de la menace des chasseurs, ici, la faune est abondante car elle ne craint rien et peut se reproduire en toute tranquillité depuis prêt de 30 ans. La peur de l’homme a disparu.

Mon objectif pour ce séjour: voir des loutres géantes. Dès notre arrivée, hop, nous voila dans la pirogue sur les petits canaux autour de la lagune. L’oiseau endémique est le hoatzin, une bête primitive, marron avec des couleurs bleues et une belle houppette sur la tête. Il mange des plantes pourries qu’il pèche avec application et digère avec un estomac de ruminant. Il vit en groupe et se chamaille tout le temps en criant. Il ne sait pas chanter, il tousse. Il arrive à voler 5 ou 6 mètres, mais il se pose tellement maladroitement, qu’il percute ses congénères alignés sur la branche!

Sur le chemin du retour, des petits cris ont attiré l’attention de notre guide : une famille de loutres en train de chasser les piranhas ! et quand elles pèchent, les loutres crient. Elles attrapent les poissons et les mangent bruyamment ou couinant de bonheur. Ce jour là, elles se sont battues avec un caïman à lunettes qui voulait leur voler leur pitance. Impayable !

- JOUR 4 – Mardi: C’est très étrange, l’eau est tellement foncée, qu’on a l’impression de naviguer sur une infusion de thé ! C’est un milieu acide, favorable aux piranhas, mais paradoxalement peu propice au développement des larves de moustiques. Enfin, c’est le guide l’a dit… C’est vrai que sur la lagune, on a pas été vraiment attaqués par les bestioles, mais dans la foret, elles se sont rattrapées. Nous avons débarqués pour une ballade de 3 heures dans la foret à la découverte de toute la richesse L’après midi, profitant du beau temps, expédition à l’assaut d’un arbre ceibo, découvrir la canopée sur une plateforme en bois perchée au sommet de l’arbre, à 40 mètres de hauteur.

- JOUR 5 – Mercredi: Excursion en pirogue jusqu’au fleuve Napo voir les falaises argileuses à perroquets. Ce sont deux dépressions dans le relief laissant filtrer les sels minéraux, et permettant à de nombreux animaux (surtout les perroquets) de rétablir le PH de leur estomac grâce a l’absorption de glaise. L’après midi, petite excursion en pirogue pour observer les oiseaux, singes et caïmans à lunettes. Le soir, au soleil couchant, nouvelle excursion en pirogue pour observer la tribu des petits singes nocturnes qui sortent de leur trou d’arbre pour attraper des insectes et cueillir des fruits. L’éclairage de la lune transforme les yeux des grenouilles en perles brillantes sur les feuilles, tandis que de gros boutons rouges apparaissent dans la lumière de la torche: les caïmans à lunettes sont en chasse.

- JOUR 6 – Jeudi: Retour à Coca sans être pressés. Sur notre petit canal, le guide stoppe soudain l’avancée de la pirogue, les loutres chassent en famille. Nous sommes à moins de 3 mètres, c’est magique….A Coca nous récupérons notre chauffeur pour rejoindre, en 4 heures de route, Misahualli situé également sur le fleuve Napo, aurifère à cet endroit, eau vive et transparente. On peut faire du rafting

JOUR 7 – Vendredi: On commence la journée par une petite expédition au village car la place est squattée par des singes capucins. Ces petits malins ont repéré que les sacs marrons transportés par les touristes viennent de chez le boulanger.....et en moins de temps qu'il ne faut pour s'en apercevoir, le voleur se jette dessus et arrache le butin qu'il emporte déguster sur une branche haute. Le touriste reste en état de sidération pendant que les petits singes s'adonnent à toutes sortes d'acrobaties pendus par la queue.

Départ pour PUYO et Banos par la route des cascades qui longe le rio Pastaza par une succession de tunnels dans la roche. Arrivée au paillon del Diablo, chute d’eau impressionnante de près de 50 mètres de haut. Un sentier balisé descend en pente raide vers la chute, puis une remontée de 70 marches permet d'atteindre un balcon accroché à la falaise pour un point de vue aussi magnifique qu'impressionnant. L'eau a creusé dans le rocher une saignée de laquelle elle sort en furie dans un bruit assourdissant. Un petit tunnel taillé dans le rocher et une progression à 4 pattes conduisent au point ultime de la chute, juste dessous, mais c'est réservé aux intrépides hydrophiles qui ne craignent pas d'être trempés!. En contrebas, un pont suspendu enjambe la gorge, ça balance et ça vibre, les collégiens s'en donnent à cœur joie, les vieilles indiennes en costume traditionnel s'en remettent à Dieu avant de s'élancer sur la passerelle....

Nous poursuivons vers Banos le long du rio Pastaza. Sur la rive opposée, la chute du Manto della novia. Entre les 2, un fil d'acier et une nacelle motorisée en fer forgé (tarabita). Grimpez donc mes amis, vous allez voir comme c'est chouette d'être pendu au dessus du vide dans un panier à salade pour faire une belle photo! Arrivée à Banos, l'activité est tournée vers le tourisme: petits bars et restos proposent dans la rue des grillades au charbon de bois, du cochon bien sur et du cui, le cochon d'inde. Il y a plein d’équatoriens en vacances qui nous invitent à nous régaler comme eux, avec les doigts. Notre rictus septique les fait éclater de rire. Je finirai par me laisser convaincre de goutter une patte avec mauvaise conscience et l'horrible impression de manger notre animal domestique...

A Banos on peut faire du shopping de filles car c'est en effet ici que l'on trouve 2 artisans spécialisés dans la sculpture du tagua, grosse graine d'un palmier autrement appelé ivoire végétal, à des prix les plus bas du pays: bracelets 2$, colliers 5$....Comment résister? Banos c'est le point de départ de randonnées magnifiques et de multiples activités et pour se requinquer une gourmandise locale à base de sucre de canne. On en fait une confiserie un peu molle, la melcocha, étirée encore et encore, à l'entrée des magasins sur un énorme crochet en bois. A la sortie de la ville, coup d'œil au canyon de San Martin de Porrès, très spectaculaire. Comme c'est ignoré par les guides en papier, il n'y a aucun touriste.

En direction de Riobamba, l'éruption volcanique de 1999 a tout emporté sur son passage et les terres sont recouvertes à certains endroits par plus de 2 mètres de lave. A Riobamba nous avons réservé dans une superbe bâtisse coloniale restaurée et joliment meublée.

- JOUR 8 – Samedi: La ville est bruyante, un peu moche et hormis le marché, rien ne justifie qu'on s'attarde. Nous partons vers Cuenca. La route longe la lagune de Colta, sans aucun intérêt, avant de passer à l’église de Balbanera, la première construite en Equateur. Seule la façade est d'origine mais cette église modeste est touchante.

Deuxième arrêt à Guamote, village typique indigène. C'est jour de marché, le cochon est en train de griller sur la braise, ça sent bon. La voie de chemin de fer est démontée, les rails s'entassent à coté de la gare, bâtisse plantée au milieu de la rue. Le soleil caresse doucement les maisons colorées, quelques indiens en habits traditionnels vaquent à leurs occupations sans se hâter dans les ruelles désertes, on se croirait dans un western.

Nous poursuivons notre périple vers Alaussi , connue pour sa gare et son célèbre train (Nariz del diablo). Nous avons décidé de ne pas céder à l'appel de cette attraction qui n'existe que pour les touristes. Tout le village tourne autour d'eux au point d'en perdre son âme. D'ailleurs à cette heure de déjeuner, même une virée au marché ne permet pas d'acheter du cochon grillé, mais pour un burger, pas de soucis. Au secours, le monde est devenu fou! Pour le souvenir on fait une photo de l'auto-ferro avant de reprendre la route. Il se met à tomber un déluge, la visibilité est réduite à 10 mètres....ceux qui on pris le train en seront pour leurs frais.

Nous voici arrivés sur le site archéologique d’Ingapirca. Comme pour toutes les constructions incas, il s'agit d'un assemblage sans mortier d'une exceptionnelle précision de pierres énormes, gigantesques pour certaines et le tout sans aucun moyen de traction et l'ignorance de la roue. Quelques lamas broutent autour des ruines ce qui donne un caractère bucolique à l'endroit. Il pleut des cordes, la température est descendue à 10°... Pour ceux qui connaissent le Pérou, le site fait assez champ de ruines et ils seront sans doute déçus malgré le temple du soleil encore presque intact. Pour les autres comme nous qui côtoient pour la première fois la culture inca, il aurait été dommage de faire l'impasse. Le musée, compris dans le prix de l'entrée, présente des pièces intéressantes. La pluie n'a pas cessé et l'arrivée à Cuenca sonne la fin d'une journée bien fatigante. Nous sommes transis de froid et abandonnons ici notre chauffeur, préférant la perspective d'un bain bouillant pour nous remettre sur pieds. Notre hôtel est encore une fois installé dans une ancienne demeure coloniale.

- JOUR 9 – dimanche: Début de journée au Mirador de Turi, pour la vue sur Cuenca mais également lieu de résidence d'Edourdo VEGA, le plus connu des céramistes du pays. Malheureusement on est dimanche et c'est fermé. Nous repassons le fleuve en direction de Barranco, vieille fabrique de panamas qui dispose également d'un musée. Le panama tout simple vaut 20$, le choix des chapeaux est vaste, on repart avec nos chapeaux dans un astucieux sac en coton. C’est un véritable plaisir de se promener à travers ses ruelles pavées bordées de maisons coloniales restaurées aux balcons de fer forgé et aux lourdes portes de bois. Cuenca possède plusieurs places, des églises, des cloîtres, une cathédrale, récemment restaurée et des marchés. En ce dimanche matin, il règne une agitation bon enfant. Malheureusement je n'avais pas imaginé que le dimanche, tout serait fermé à partir de 14H, églises comprises. Juste le temps d'acheter une gourmandise, une pluie diluvienne se met à tomber et c'est parti pour tout l'après midi. Départ pour Guayaquil où nous avons réservé dans une maison colonialedu quartier de Las Peñas construite en 1926 et restaurée en 2007 par le propriétaire actuel, antiquaire de profession.

- JOUR 10 – Lundi: Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol vers les Galapagos. Arrivée à l'aéroport de Baltra, il faut payer la taxe de 100$ par personne avant d’enregistrer pour le vol vers Isabela, la plus grande des iles Galapagos. 30 minutes de vol permettent de découvrir, un paysage incroyable, noir de lave, austère, rugueux avec dans cette aridité, de-ci de-là, quelques cactus. Puerto Villamil se découvre au creux d'une baie, gros village assoupi avec des routes sablonneuses entouré de végétation. L'aéroport d’Isabela se résume à une case et un guichet pour payer la taxe Ingala 10$ par personne. 5 minutes après on est arrivés à destination, un hôtel situé sur une plage vierge, adossé à une lagune avec des flamants roses et des iguanes marins qui se chauffent au soleil. Cet après midi nous irons visiter les Tintoreras, petits ilots qui se trouvent dans la baie de Puerto Villamil. C'est un lieu de reproduction des iguanes marins qui se retrouvent par centaines sur les plages caillouteuses pour faire leurs nids. C'est un des rares ilets sur lequel il est possible de débarquer pour une petite promenade qui permet de faire connaissance avec ses habitants: otaries, crabes rouges, fous à pattes bleues, pingouins. Ne rien toucher, ne pas approcher, l'intrus ici c'est l'humain.

- JOUR 11 – Mardi: Ce matin, escapade plongée aux tunnels. Il s'agit de coulées de lave très fluide dont le dessus, qui s'est refroidi plus vite que le dessous, a formé une croute pendant que l'intérieur continuait sa progression liquide en direction de la mer. Il s'est ainsi créé des sortes de boyaux creux, comme des tunnels. La croute étant très fine, la mer en a effondré des portions créant un dédale de ponts basaltiques. Le paysage est particulièrement curieux, les reliefs du sol sont très coupants. Les petits bateaux se faufilent dans ce labyrinthe, pour un spectacle à deux entrées: les fous à pattes bleues perchés sur leurs rochers émergents regardent passer les touristes qui en retour les prennent en photo. La ballade est courte et le retour permet quelques arrêts le long de la cote pour faire du snorkling. Ce jour là nous avons vu plusieurs tortues marines en train de croquer du corail. L'une d'elle, particulièrement grosse, faisait plus d'un mètre de long. Peu farouche et curieuse en même temps, il nous a été possible de toucher sa carapace, un peu gluante, c'était très émouvant.

L'après midi, nous décidons de visiter l'élevage de tortues terrestres de l'ile. Nous irons à pied par la passerelle en bois qui serpente au dessus de la lagune, entre les palétuviers qui forment des voutes avec leurs branches. Sur le trajet il faut enjamber les iguanes marins qui se chauffent au soleil, tandis que les flamands roses pèchent des petits crustacés.

- JOUR 12 – mercredi Ce matin expédition au mur des larmes construit peu de temps après la deuxième guerre mondiale par 300 prisonniers. Lors de sa construction, une partie s'est effondrée, la construction a été interrompue et n'a jamais repris. Il reste un mur en pierres sèches de 100 mètres de long environ. Sur le chemin du retour, nous avons fait quelques petits arrêts où il a fallu faire attention où mettre les pieds car les iguanes marins étaient très affairés à creuser leurs nids dans le sable… 2 gros males se sont battus pour une femelle, comme quoi l’amour est toujours aveugle…

L’après midi, snorkling à isla tortuga et aux ilets quatro hermanos où nichent les frégates à jabot rouge. On ne peut pas accoster sur les iles, il faut regarder de loin ces prétentieux qui se gonflent comme des baudruches pour attirer les femelles dans leur nid, en battant des ailes pour les convaincre car la concurrence est rude. Les jeunes otaries posées sur les rochers voient en ces visiteurs d’un jour l’occasion de s’amuser en poursuivant les nageurs, passant dessous dessus et puis d’un coup, hop, en voila une qui donne un coup de nez et essaye d’arracher le tuba…je sais pas lequel des deux a nagé le plus vite (pour sortir de l’eau), mort de trouille et nous autres, pas charitables, morts de rire.

- JOUR 13 – Jeudi: Aujourd’hui on a décidé de ne rien faire et de profiter de la plage. Initialement nous devions faire l’excursion au volcan Sierra Negra, puis au volcan chico, mais avec nos coup de soleil et la chaleur, on s’est pas senti de marcher 17 km sans un pouce d’ombre comme des damnés. On en a profité pour aller au port s’amuser avec les otaries…

Un peu empotées et relativement vulnérables sur terre, les otaries sont espiègles et agiles dès lors qu’elles sont immergées. A l’arrivée d’un bateau dans la baie, elles viennent réclamer des compagnons de jeux. Le petit appontement est occupé par les otaries qui s’étalent un peu partout et occupent les bancs pour digérer tranquillement leur poisson. En résumé : un banc, une otarie, une sieste.

- JOUR 14 – Vendredi: Nous étions prêts de bon matin pour prendre notre vol prévu à 8H30 vers santa cruz. A 11 heures nous avons enfin décollé. Le voyage retour est aussi fascinant que l'aller avec le survol du cratère et des falaises abruptes de l’ilot Pinzon. C’est le seul point positif de ce retour par air. Arrivés à Baltra (ile aéroport), bus navette pour atteindre le bac, à 15 minutes de là puis taxi pour atteindre le lodge à Santa Rosa, à proximité des tunnels de lave qui, contrairement à ceux d'Isabella, ne sont pas effondrés. Nous partons ainsi pour une expédition de 600 à 700 mètres environ, à 10 mètres sous terre, dans une ambiance irréelle. La voute est assez haute et permet généralement une progression debout sans sensation de claustrophobie. Parfois le boyau se rétrécit, le plafond descend et il faut avancer cassé en deux, à la lueur de nos torches malgré le balisage du chemin par des ampoules. Nous ressortons dans un champ de vaches, propres comme des mineurs sortant de la mine!

- JOUR 15 – Départ vers l'aéroport. On s'arrête en route pour admirer depuis la ligne de crête, le cratère effondré du volcan Los Gemelos, couvert de végétation et inaccessible aux randonneurs. L’aéroport sonne la fin des vacances. A Guayaquil on peut acheter du chocolat équatorien en tablette, absolument délicieux. Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax parce qu’à la correspondance, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Napo, incomparable pour la faune - la route de cascades, - Les Galapagos, pour le mythe!

Ce que nous regrettons : - le retour d’isabela vers santa cruz en avion, un bateau rapide aurait paradoxalement fait gagner du temps en simplifiant le trajet, malgré le survol de l’ilot Pinzon, très beau. - le prix excessif des Galapagos,

Ce qui peut se discuter: - le choix d’un séjour terrestre aux Galapagos. Il permet de profiter pleinement d’Isabela ce qui n’est pas possible en croisière. La contrepartie c’est que les excursions sur les iles voisines sont limitées et que par conséquent l’accès à la faune est beaucoup plus restreint, - Faire le choix simple et bon marché de ila de la plata, suffisant pour la faune, la même qu’aux Galapagos.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

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Guide à Quito, Equateur
by Anacrouse · 2011-09-15 · 2 replies
bonjour,

qui d'entre vous connait Diego Costa, guide à Quito qui travaille generalement pour Latitud0, réceptif de Voyageurs du Monde? si vous avez conservé ses coordonnées, merci de me les communiquer
Bateau Manatee Amazon Exploreur sur le fleuve Napo en Équateur?
by Anacrouse · 2011-09-04 · 6 replies
Bonjour, nous préparons notre voyage en Equateur et j’hésite entre 5J/4N en Amazonie, au parc Yasuni dans le lodge Napo Wildlife Center et la même durée sur le bateau Manatee Amazon Exploreur qui navigue sur le fleuve Napo et permet à peu près les mêmes observations.

si vous connaissez, qu'en pensez vous?
Voyage Caracas - Merida - les Andes - les Llanos - Canaima - Kavac - Ciudad-Bolivar - Los Roques, quinze jours en février 2011
by Anacrouse · 2011-05-07 · 49 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec une adolescente de 17 ans.

- JOUR 1 – Samedi: PARIS / MADRID / CARACAS Arrivée du vol Iberia à 16h, Xavier, un professeur de français, guide à temps perdu nous attend. 45 minutes de voiture plus tard, nous voici à Altamira, quartier tranquille de Caracas. Dépose des bagages et on file prendre le téléphérique Avila Magica, qui transporte en 12 minutes au sommet de l´Avila, une montagne au pied de laquelle se trouve Caracas. Redescente vers 21H

- JOUR 2 – Dimanche: CARACAS. Pour d’obscures raisons, tout était fermé lors de notre passage. On a pu visiter la cathédrale, le panthéon national, la maison natale de Bolivar et le musée qui lui est consacré dans la maison à coté. La seule visite vraiment intéressante fut celle du musée d’art colonial dans une bâtisse construite en 1797, entièrement meublée d’époque. Nous filons ensuite visiter El Hatillo, village colonial à l’architecture classée, très touristique. Départ en fin d’après midi pour Merida par avion, en réalité EL VIGIA à 1H30 de route de Mérida car l’aéroport de Mérida est fermé, à la suite d’un accident d’avion qui n’a pas réussi à éviter la montagne. Arrivée à l’hôtel à 22H.

- JOUR 3 – Lundi: par la Transandina, de Merida à Los Frailes Notre guide dans les Andes est Martin de l’agence locale Caimantours. Nous commençons par la visite de Merida. Comme les salariés manifestent, tout est fermé. On fait quelques emplettes dans cette ville agréable, avec des boutiques partout, des petits vendeurs de rue, une ambiance tranquille d’Amérique latine… Le téléphérique n’est toujours pas réparé.

Départ à 11H par la route transandine. A la station service, le litre de super coute moins cher qu’un litre d’eau. Nous passerons Tabay, petite ville avec quelques installations thermales, Cacute, village coloré et poursuivons avec un arrêt (histoire de s’habituer doucement à la montée en altitude) à Mucuruba (2 400 m) un des plus vieux villages andins avec une jolie église dédiée à Marie. Un peu plus loin sur la route, en face d’un monument dédié à Bolivar et son chien, une paysanne propose du vin de fraises, des petits gâteaux secs à la coco. Nous arrivons à la MUSUY pour une grimpette de 45 minutes dans la montagne jusqu’à un petit bassin naturel rempli d’eau à 40° par une microscopique chute d’eau. La montée est un peu rude mais installés dans ce jacuzzi naturel, on a une vue splendide sur les sommets avoisinants. Départ à 16H. Notre route transandine se poursuit en passant par San Raphael de Mucuchies, il faut sortir le pull : 3140 m, c’est le plus haut village du Venezuela. Ici se trouve une petite chapelle de pierre, curiosité sans réel intérêt. Le ravinement de la montagne est en revanche impressionnant.

Apartados marque la bifurcation de la transandine qui continue sa grimpette, tandis que sur la droite, la route redescend vers Barinas porte les Llanos. L’architecture est pittoresque, d’esprit suisse. Délicieux gâteaux et chocolat chaud. Nous bifurquons donc en direction de Barinas vers la posada Los Frailes, un ancien monastère, bâti en 1643 et niché au cœur d’une vallée encaissée et le long d’un cours d’eau, à mi-chemin entre la Laguna Mucubaji et Santo Domingo.

- JOUR 4 – Mardi: Los frailes –Altamira de Caceres Après un bon petit déj retour vers Apartaderos en direction de Trujillo et du Pico del Aguila à 4100m. En fait d’aigle, il s’agit en réalité d’honorer l’animal emblématique des lieux, le condor des Andes. Les montagnes sont recouvertes d’une végétation étonnante, le páramo, constituée de cactus dont la stratégie a été de développer un duvet blanc sur toute la surface des feuilles pour se protéger des coups de soleil la journée et du froid la nuit. La plante se referme doucement quand la luminosité tombe et sert d’abri douillet à une multitude d’insectes squatteurs. Vu de loin on dirait des petits moutons alignés sur les pentes.

Retour à Apartaderos, pour atteindre la laguna Mucubaji à 3550 m. C’est le point de départ d’une ballade de 45 minutes à pieds vers un autre lac glacière, la laguna Negra. Le chemin serpente en sous bois et traverse de magnifiques paysages du páramo vénézuélien. Départ et poursuite de la route en descente vers Altamira de Caceres. Arrivée à 16H30, la route nous a paru longue et nous sommes contents d’en voir la fin. Le village est une succession de petites maisons colorées, décorées de fresques naïves mais parfois très élaborées.

- JOUR 5 – Mercredi: Altamira – La Ye/Mantecal (Llanos) Départ en direction de Caldéras et du mirador La Honda où se trouve une petite chapelle, point haut qui permet d’embrasser un large point de vue, des Andes au Llanos. La route est défoncée car la pluie a fait glisser des pans entiers de colline, emportant parfois la route.

A Barinas, ville sans intérêt, nous filons droit par la route de San Silvestre. Le paysage est plat, avec des forages de pétrole et des grosses conduites de gaz posée dans les champs desséchés ou pâturent des vaches. Nous n’avons pas pu avoir de chambres au hato El Cedral et avons donc choisi de nous rabattre sur Hato Araguaney pour y trouver le même écosystème. Arrivés à destination nous sommes les seuls dans l’établissement, entourés de capibaras, ce cochon d’inde géant qui vit ici. Y’en a plein partout, dans les marres, sur les berges, des gros avec des petits, C’est un grand peureux, l’approche de l’homme le fait sortir de l’eau tout couvert de boue, comme en thalasso ! Nous avons fait confiance à l’agence et acheté 3 excursions pour ces 2 jours. L’après midi, nous avons parcouru des champs de vaches, au petit pas, pendant 1H.

- JOUR 6 – Jeudi: posada dona barbara Ce matin l’observation animale consiste à aller dans une ferme traire des chèvres. Je repars à mon observation favorite des capibaras qui partagent les points d’eau avec des caïmans et des tortues. En fin d’après midi, départ en camion pour le rio Paguey où nous attend un hydroglisseur. On aperçoit une famille de singes araignée et des singes hurleurs dans la foret endémique laissée vierge. Arrivés au Rio nous embarquons pour une ballade sur le fleuve. Malgré le bruit, nous avons pu observer des ibis blancs, rouges corail et noirs, des vautours incroyables à tête multicolore et des toucans de petite taille, rayés jaune et noir comme des bagnards, bec compris, ainsi invisibles dans le feuillage. Avant de repartir, on essaye la pèche aux piranhas, brillamment réussie avec 2 prises que le gardien des lieux est très content de récupérer pour en faire son diner.

- JOUR 7 – Vendredi: Posada-Barinas-Caracas Ce matin, l’objectif de la famille est de pécher suffisamment de piranhas pour le déjeuner. Armés de cannes avec un seau de morceaux de viande, la pèche s’organise. Résultat, 9 beaux poissons, en ayant eu la grandeur d’en rejeter 2 à l’eau, jugés trop petits. Ces poissons ont des couleurs magnifiques et des dents redoutables. Le piranha est gouteux, et miracle de la préparation, les arêtes ne sont pas gênantes….

Départ vers Barinas, vol vers Caracas ou nous passons la nuit non loin de l’aéroport pour pouvoir reprendre un vol vers Canaima le lendemain matin. Dans la logistique bagages, l’hôtel nous gardera une partie de nos valises car à partir de maintenant, il faut voyager léger, 10Kg par personne.

- JOUR 8 – Samedi: Canaima L’aéroport de Canaima, c’est une grosse paillote avec quelques étals de babioles. Cet après midi nous devons faire la découverte de la lagune de Canaima et l’excursion des 7 chutes. La ballade dure environ 3H, d’abord en lancha, au pied des chutes puis à pieds à travers la foret tropicale, sur les rochers du lit de la rivière vers la lagune au sable rose ou nous pouvons nous rafraichir par une baignade. Les pieds dans l’eau, des dizaines de petits poissons se précipitent sur mes orteils pour manger les peaux mortes. Après cet intermède, retour en direction des chutes, en passant dessous cette fois par un chemin taillé dans la roche. C’est grandiose et effrayant.

- JOUR 9 – dimanche: Canaima, ile orchidées Nous sommes en période sèche et la ballade en pirogue jusqu’au salto Angel n’est pas possible. Nous nous sommes donc rabattus sur le tour orchidées d’une journée. Il s’agit d’une ile au milieu du fleuve Carrao où poussent naturellement ces fleurs. Nous remontons la rivière en lancha pendant environ 45 minutes. On accoste à l’ile Orchidées pour faire un tour d’une heure environ à pieds. L’ile est déserte. Pas d’humains et pas d’animaux non plus. Le déjeuner est organisé dans une tribu Pémon de l’autre coté du fleuve. Après le déjeuner, réembarquement dans la lancha, arrivés trempés à Canaima.

- JOUR 10 – Lundi: Kavac et Salto Angel Vol en Cessna 206, 4 passagers maximum, décollage sous un beau soleil, la journée s’annonce bien. Malheureusement en vol la masse nuageuse s’accumule autour du tépuy en gros moutons gris. Nous devons faire demi-tour. A 11H3O, c’est reparti, nous survolons des immenses étendues de foret vierge ou serpente la rivière Carrao jusqu’à Kavac, un village Pémon perdu au pied d’un Tepuy qui de fend pour laisser passer une chute d’eau de 40 mètres de haut. Nous partons sans attendre plus avec notre guide pémon vers la chute en longeant la rivière, de cascades en petites chutes jusqu’à un étranglement rocheux ou le courant se fait plus fort. Un filin court le long des rochers pour cheminer plus facilement sur les berges puis il faut se jeter à l’eau et nager à contre courant dans un goulet pour rejoindre le pied de la chute qui descend dans un rai lumineux entre deux verticales granitiques. La lumière est magnifique, le site exceptionnel. Au retour, le déjeuner nous attend, poulet rôti à la broche.

Départ de Kavac vers 14H en direction de Salto Angel. Le pilote a vu juste, le temps s’est levé et nous bénéficions d’une visibilité magnifique. La vue d’avion est gigantesque, la dernière boucle en montée nous fait passer au dessus du tépuy pour un survol de cet environnement incroyable, invisible, insoupçonnable du sol, fait de failles, de trous d’eau, de végétation… Arrivée à Ciudad Bolivar vers 16H.

JOUR 11 – Mardi: Ciudad Bolivar Nous commençons par le musée SOTO, entièrement dédié à l’artiste Jésus Soto, inventeur du cinétisme, art qui joue sur l’illusion optique. Chose rare, il est possible de toucher les œuvres de SOTO et de s’amuser avec. La visite de ce musée justifie à elle seule de coucher à Ciudad Bolivar. Puis visite de la vieille ville et pour finir, tour en bateau sur l’Orinoco pour voir les dauphins roses. Retour à l’hôtel à 16H.

- JOUR 12 – mercredi: trajet vers Los Roques Départ de l’hôtel pour Puerto Ordaz. Nous devons prendre un vol pour Les Roques via Caracas. Les bagages sont limités à 10kg par personne, TOUT est pesé sauf le passager, même le sac à main, ce qui n’est guère équitable pour les maigres ! Et tout ce qui dépasse est facturé.

Arrivée Gran Roques. La piste est coincée entre la mer et la lagune. Une paillote fait office de bureau pour percevoir la taxe d’entrée de 130 Bs/pers Ici le seul véhicule qui existe est une voiture de golf électrique pour la police. Nous traversons donc le village à pieds et on découvre ainsi que le paradis les brochures est une espèce de bidonville, une sorte de Saint Tropez local, mais avec des ruelles pouilleuses et des poubelles partout, rien n'est recyclé, pas d'égouts. Pas de plage, pas de cocotier, les posadas sont des habitations refermées sur elles mêmes, le long des ruelles en terre sableuse battue, autour d’un patio pour les plus grandes, autour de rien pour les plus petites. D'ailleurs les plus simples d'entre elles proposent des chambres sans fenêtre.

Nous avons réservé à la Posada Gaviota, réputée pour être l’une des plus agréable parce qu’elle est proche de la mer. Mais pas de transat, pas une chaise longue.... Comme le système est bien rodé, difficile de passer à coté du forfait qui comprend tout et rend totalement prisonnier, de la posada pour les repas, des excursions préprogrammées avec tous les autres touristes de l’ile. Vous n’êtes même plus maitre de votre emploi du temps car les posadas ne sont pas faites pour passer la journée, mais pour dormir. Donc à l’arrivée, notre hôtesse nous indique que l’excursion du lendemain est à l’ilot Francisqui, il faut impérativement être à 9H15 à l'embarcadère principal pour prendre le bateau

- JOUR 13 – Jeudi: Los Roques Nous découvrons la journée paradisiaque du touriste moyen. Muni d’une glacière fournie par la posada, on fait la queue pour monter sur le bateau. Quand le plein des touristes est atteint, il part direction l'ilet le plus proche, et là on vous dépose sur la plage avec votre glacière, un parasol et une chaise en plastique et salut jusqu'à 17H. Le lendemain, nous décidons de nous évader vers un ilet moins fréquenté, il suffit de repayer intégralement le prix du bateau, 130 Bs par personne.

- JOUR 14 – Vendredi: los Roques Notre bateau n’embarque que 5 touristes avec nous pour une journée à Noronquises et à Crasqui à 30 minutes de Gran Roques, et là c’est tout autre chose. Le capitaine du bateau nous arrête dans des petites baies pour plonger (pas miraculeux, quelques étoiles de mer), et pour finir la matinée, dépose sur le sable coralien blanc éclatant de Crasqui. Sur cet ilet, un petit resto est tenu par Andrès et Juanita, perdus sur leur plage déserte.... mais pas sans détritus! Un détour par le casier à langoustes permet d’en choisir 2 belles, à griller sur le feu... Total payé 550 Bs Départ vers Gran Roques vers 16H. Il ne nous reste plus un bolivar en poche.

- JOUR 15 – Samedi: Retour Après notre dernière nuit aux Roques et on a avait le 1er vol prévu à 7H30, c'est à dire qu'on a attendu assis sur nos valises jusqu’à 10H. Comme le soleil tapait, vers 9H on a sorti des sacs de voyage la crème solaire, histoire de pas cramer un peu plus. Il y avait une légère brise, le sable volait et on s’est transformés peu à peu en papier Emery. Heureusement j'avais prévu à notre arrivée à Caracas de passer la journée à l’hôtel qui a conservé nos bagages. On a pu se dessabler parce qu'autrement bonjour la galère, l'avion pendant 8 heures avec la crème solaire et le sable, les coups de soleil, les piqures de moustiques et de puri puri.

Arrivés à Caracas, il pleuvait des trombes, la route était transformée en torrent charriant toutes les poubelles des barrios. Déjà qu’en temps ordinaire les immeubles sont tellement dégradés qu’on croirait une ville bombardée, sous le déluge on avait une impression de fin du monde. Le chauffeur de taxi nous confirma que chaque fois qu’il pleut beaucoup c’est pareil, et que c’est une chance quand les constructions précaires ne descendent pas en même temps emportées par la boue.

Effectivement, ce coup-ci c’est une portion de l’autoroute qui relie l’aéroport à Caracas qui a été obstruée pendant plus de 5 heures par des rochers. La circulation a donc été totalement coupée… Nombre de touristes n’ont ainsi pas pu prendre leur vol retour pour l’Europe, coincés à Caracas, sans solution. Moralité, le dernier jour, ne pas s’éloigner de l’aéroport.

Arrivée à l’aéroport 3 heures avant le décollage, paiement de la taxe, fouille des bagages, enregistrement, tracasseries paperassières à la douane, attente, refouille des sacs de cabine, fouille au corps dans la passerelle de l’avion…décollage.

Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax à l’aéroport parce qu’à la correspondance, pas de quartier, ticket de caisse, sac scellé ou pas, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage A retenir : - les Andes - Canaima, salto Angel et Kavac (formidable) - le musée Soto à Ciudad Bolivar - la pèche aux piranhas dans les Llanos, amusante.

Ce que nous regrettons : - les Roques, piège à sous pour bobos ou crédules qui croient encore aux cartes postales - le temps trop long passé à Ciudad bolivar où il n’y a rien à voir à part le musée Soto - notre choix de hato, sans doute pas le meilleur pour voir la faune.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL. Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 35 pages. Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Voyage de quinze jours sans tour opérateur Le Caire - Louxor - croisière sur le Nil - Abou Simbel
by Anacrouse · 2010-05-27 · 132 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. La cinquantaine, nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec un adolescent de 15 ans.

- JOUR 1 – samedi: Paris / Le Caire

Arrivée du vol à 20H40. Après environ 1H30 de voiture, nous voici arrivés à Guiseh. Nous avons choisi de passer 3 nuits au pied des pyramides ce qui nous a grandement limité les temps de déplacements pour visiter Ghiseh, Dachour et Saqqarah, évité des embouteillages démentiels et autant que faire se peut la pollution qui est intense. Dès la sortie de l’aéroport, une odeur acre prend à la gorge et aux poumons. Pour la première fois de ma vie j'ai été contente de conserver les fenêtres fermées et de faire fonctionner à la clim qui permet une filtration de l'air.

- JOUR 2 – dimanche: Dachour, Saqqarah, Memphis

On retrouve notre guide à 8H dans le hall de l’hôtel, départ pour une petite heure de route et nos premières visites.On a glissés dans nos sacs des petites lampes torches LED en plus des bouteilles d’eau.

Arrivés à Saqqarah le site ne révèle rien de particulièrement réjouissant, à part la pyramide à degrés de Djoser, en marches d’escalier géantes. Mais ne vous contentez pas de cette première approche. En ce lieu, qui servit de sépulture à nombre de pharaons ainsi qu'à leurs épouses, aux princes et aux notables, le plus beau se cache dans les entrailles de la terre ou dans la douce pénombre des mastabas qui recèlent des bas-reliefs d’une extrême finesse.

A Dachour, situé à 10 km de Saqqarah, 2 pyramides seulement restent intactes, la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge, de même hauteur, les plus grandes d’Egypte après celles de Ghiseh.

Le site est très beau, peu de touristes car il est beaucoup moins fréquenté par les tours, donc il est bien plus tranquille. Il est moins cher aussi.

- La pyramide rhomboïdale doit son nom à sa forme curieuse,

- La pyramide rouge se visite de l’intérieur, par un couloir de 125 marches et un boyau de 1,20 de haut environ et long de 60 mètres, en pente. On arrive dans deux antichambres très hautes, avec des plafonds pointus en dalles de pierre gigantesques en encorbellement. Dans la chambre funéraire une odeur d'ammoniac prend à la gorge et au nez et c’est pratiquement en apnée qu’on a fait le tour du sarcophage. A la fin du boyau, un platelage en bois marque le seuil de l’échelle qui mène à la première antichambre. En sautant dessus, cela produit évidemment un bruit de choc un peu sourd qui en ricochant sur les parois rocheuses, s’amplifie comme si la pyramide s’écroulait soudainement. Très drôle, la pauvre dame devant moi est morte de trouille dans le boyau, ce qui fait beaucoup rire les lycéens qui reviennent.

Memphis, c'est un petit musée en plein air avec le colosse de Ramses 2 couché qui mérite le coup d'œil. A voir également une impressionnante table d’embaumement en albâtre et d'un magnifique sphinx de près de 8 mètres de longueur. Visite rapide et ça tombe bien, la fatigue commence à se faire sentir, la visite de la pyramide cassé en deux, c’est dur pour les reins!.

Retour à l’hôtel vers 16H, on est tous morts. A 19H30, son et lumières au pyramides.

- JOUR 3 – lundi: Ghiseh – Le Caire

Visite du plateau ghiseh. Pharaonique vous avez dit ?

Khéops, la plus grande pyramide c’est 2,5 millions de blocs de 2,5 tonnes, empilés sur une hauteur de 137 mètres. A sa base, la pyramide mesure 230 mètres de côté…

Kheops comme Khephren se visitent de l’intérieur. Contrairement à la pyramide de Dachour, ici la ventilation naturelle a été pensée mais si on respire bien, en revanche, on transpire à grosses gouttes. Retour cassé en deux par le chemin inverse.

Départ pour le musée des antiquités égyptiennes qui se présente comme un gigantesque entassement d’antiquités poussiéreuses, tel que Mariette a posé ses trésors avant de s’en aller.

Au 1er étage, le masque funéraire de Toutankhamon en or massif y est présenté dans une salle sécurisée, entouré de tous ses bijoux et ornements funéraires, en or également pour la plupart.

Les mobiliers d’une richesse exceptionnelle et d’un design parfois étonnant occupent presque une aile entière. La salle des momies est payante. Ce n’est pas impressionnant pour les enfants, les panneaux d'explications sont écrits en anglais.

Retour à l’hôtel avec des courbatures partout.

- JOUR 4 – Le caire-Louxor-Esna, début de la croisière

Nous sommes accueillis par un verre de karkadé, infusion de fleurs d’hibiscus qui se boit chaude ou au contraire, bien fraiche.

Nous larguons les amarres toutes voiles dehors. On file vite, je suis étonnée parce qu’on va à contre courant. Eh oui, le Nil coule du sud vers le nord, alors que Louxor-Assouan, c’est dans l’autre sens.

- JOUR 5 – mercredi navigation, Al Kab –Edfou

A 8H 30, c’est le départ direction Al Kab. Il ne reste de cette ancienne cité que des murailles de brique crue de 12 mètres d’épaisseur que l’on contourne par un petit chemin qui conduit jusqu’à l’entrée d’un site désert. Les bateaux de croisière ne peuvent pas accoster, les tours en bus ne s’arrêtent pas, pas de gare, autant dire que sans bateau ni voiture privés vous n’avez aucune chance de visiter ce site depuis la terre ferme. Il s’agit de tombes de nobles de la 18è et 20è dynastie, creusées dans la falaise qui présentent des décorations très bien conservées décrivant des scènes de la vie quotidienne.

Départ pour Edfou. Pour passer sous le pont il faut démâter… C’est quelque chose, et passé le pont rebelote dans l’autre sens. Arrivée à Edfou, le temple d’Horus, dédié au dieu faucon, domine la ville. Dans un état de conservation exceptionnel, il est par ses dimensions le plus important temple après Karnak.

L’Egypte ancienne témoigne de toute sa grandeur.

- JOUR 6 – jeudi navigation

A 2 heures de navigation d’Edfou, le Nil se rétrécit pour se faufiler entre des falaises de grés.

Arrêt du bateau sur les berges pour une promenade dans le désert à Wadi el Schott pour découvrir d’anciennes inscriptions sur des stèles et des gravures rupestres, en fait des graffitis des soldats de la reine Hatchepsout gravés dans la roche.

Poursuite de notre périple au milieu du désert vers le Djebel Silsilea, carrières pharaoniques et lieu d’extraction du grès servant à édifier les temples. On se rend compte de l’énormité de l’entreprise car le paysage se découvre aujourd’hui comme une gigantesque toile cubiste, entre fleuve et désert.

Longeant la route nous voici arrivés au spéos (sanctuaire creusé dans la roche) d’Horemheb, général des armées.

Nous retrouvons le bateau. La ballade aura duré 3H environ, un peu dur pour les mollets.

- JOUR 7 – vendredi navigation Kom Ombo - Darraw

Navigation tranquille jusqu’à Kom Ombo, constitué par l'union de deux temples accolés. Le temple de droite est consacré à Sobek, le dieu de la fertilité et celui de gauche dédié à Horus, le dieu solaire guerrier.

Après la visite, départ pour une navigation qui devrait nous mener à Darraw. Le temps est bizarre, la lumière devient laiteuse et il commence à souffler un vent tellement chargé de sable qu’on ne voit plus la berge opposée. Le manque de visibilité oblige même les gros bateaux à réduire leur vitesse.

Une ile un peu plus haute et plantée d’arbres nous servira de refuge pour la nuit.

- JOUR 8 – samedi Darraw – Assouan,

C’est le jour du marché aux dromadaires, le plus important de tout le moyen orient. Les bêtes arrivent du Soudan après 40 jours de marche dans le désert.

Tout d’un coup derrière un grand mur, une tête, une autre, elles disparaissent, réapparaissent ailleurs, disparaissent encore…Pour empêcher les dromadaires de s’échapper, les propriétaires leur attachent une patte repliée. Ils sautent donc à cloche patte, comme tous les écoliers.

Le spectacle est incroyable, plus de 1000 bêtes rassemblées qui sautillent en pagaille. Pas un touriste à l’horizon, on a pu caresser un bébé dromadaire de 15 jours. C'est une autre face de l'Égypte, traditionnelle et rurale.

Départ du marché direction d’Assouan pour une visite du musée de la Nubie, des carrières de granit rose avec l'obélisque inachevé et du temple de Philae. Pour les détectives à l’œil aiguisé, il existe dans le temple d’Hathor un bas relief très amusant d’un babouin musicien, on dirait qu’il joue de la guitare électrique.

Nous passerons le reste de la journée et la nuit dans un établissement entre hôtel et maison d’hôtes, à l’architecture nubienne éclatante de couleurs chez Anakato. On dirait un gros château de sable, l’ensemble de manque pas de charme et bénéficie d’un environnement sauvage qui permet des ballades en bateau magnifiques, du surf des sables sur la grande dune, des ballades à dromadaire le long des rives sablonneuses du Nil et la découverte du village nubien.

- JOUR 9 – dimanche Abou Simbel

Départ à 8H direction l’aéroport, l’avion décolle à 9H30, vol 45 minutes.

Nous avons réservé notre nuit chez Fikry, un musicien retraité qui a construit à Abou Simbel une maison nubienne de toute splendeur en briques de terre rouge, avec patios intérieurs, voutes rafraichissantes, immense terrasse donnant sur un petit bras du lac Nasser,

Nous décidons de visiter le temple sans attendre, malgré un soleil de plomb, car le matin le temple est en plein soleil alors que l’après midi, il est à l’ombre. Les reliefs s’effacent et franchement c’est vraiment dommage, en plus de faire injure aux égyptiens anciens qui se sont donnés tant de mal pour honorer l’astre solaire.

Et à cette heure stratégique, les temples sont déjà désertés par les hordes du convoi du matin, tandis que ce celles de l’après midi ne sont pas encore arrivées.

Nous avons décidé en attendant le son et lumière à 17H30 de passer l’après midi à la piscine de Seti.

- JOUR 10 –lundi Louxor

Décollage de l’avion à 7H10, arrivée à Louxor 9H30.

Louxor est une grosse bourgade animée, d'où se dégage une atmosphère de fête et de gaieté. La présence du temple au cœur même de la ville et une concentration inégalée de ruines grandioses lui donnent un cachet particulier. Temples et monuments funéraires de la capitale du Nouvel Empire, témoignent d'une foi aujourd'hui éteinte, mais autrefois bien exigeante.

Notre première visite sera pour le temple de Karnak et ses dimensions extravagantes. Le grand choc survient, une fois franchi le 2e pylône, quand, salle hypostyle, vous vous trouvez face à une forêt de 134 colonnes papyriformes qui laisse ébahi. A l’origine cette salle immense était pourvue d'un plafond en dalles de pierre peintes. Il est permis de rêver…

Retour à l’hôtel pour un peu de repos piscine jusqu’à 17H

Visite du temple de Louxor

- JOUR 11 –mardi vallée des rois carte page 260

Départ de l’hôtel à 8H15 en direction de la vallée des rois qui abrite 63 tombeaux royaux, tous différents, creusés dans les flans d’une vallée désertique isolée. A l’entrée du site, une grande maquette représente la vallée avec l’indication de l’emplacement des tombes. En faisant le tour, les cotés de la maquette sont transparents et permettent de se rendre compte de l’ampleur des galeries creusées en tous sens pour devenir les tombeaux royaux.

Les photos sont totalement interdites sur ce site, sous peine de confiscation soit de l’appareil soit de la carte mémoire. Les fresques sont fragiles et si les couleurs sont arrivés jusqu’à nous dans un état exceptionnel, c’est grâce au climat aride et l’absence d’humidité. Avec le développement du tourisme, des dégradations liées à l’humidité produite par la sueur et la respiration des visiteurs sont apparues. Aussi pour tenter d’en limiter les effets néfastes, les tombes sont ouvertes par roulement. On ne peut pas savoir avant de visiter quelles tombes seront ouvertes. Le billet d’entrée permet d’en visiter 3, parmi celles ouvertes.

Certaines sont payantes en plus comme la très célèbre tombe de Toutankhamon

Nous avons visité les tombes de Ramsès 3, Ramsès 9 et Ramsès 1

Puis nous partons vers la vallée des babouins visiter la tombe de Ay. Le chemin d’accès monte dans une gorge rocheuse et désolée bordée de falaises de calcaire blond. Le silence de cet endroit désertique rend le site très impressionnant et l’homme petit.

Les peintures sont absolument magnifiques. Elles le représentent chassant l’hippopotame dans les marais tandis que des canards volent au dessus d’une foret de papyrus. Sur un coté opposé de la chambre funéraire, 12 babouins symbolisent les heures de la nuit.

Départ pour la visite du temple d’Hatchepsout. En route nous nous arrêtons dans une fabrique d’objets en albâtre, il faut bien faire quelques emplettes.

Ce qui frappe en arrivant Deir al Bahari, ce sont surtout les falaises calcaires spectaculaires au pied desquelles s’étend un monument aux lignes pures parfaitement contemporaines, creusé de la main de l’homme. On accède au temple par une succession de rampes et de terrasses encadrées par des colonnades délicatement sculptées. Les bas reliefs les mieux conservées se trouvent sur la 2è terrasse.

Le plus intéressant est d’observer le récit gravé du voyage de la reine au pays de Pount (sans doute la Somalie ou l’Erythrée).

- JOUR 12 –mercredi

Traversée du Nil pour visiter la rive ouest. On peut prendre le bateau populaire, cout 1LE par passage.

Sur la route après avoir passé la ville nouvelle de Gourna, nous arrivons devant les colosses de Memnon. Il s’agit de deux grandes statues sans visage, assez dégradées qui ne sont qu’un minuscule vestige du temple funéraire d’Aménophis 3, dont il n’en reste quasiment rien, le temps et les inondations du Nil ayant eu raison des briques de terre crue.

On repart direction Medinet Abou (temple de Ramses 3)

On entre dans le site par la porte de Syrie construit come une forteresse asiatique.

Puis le premier pylône marque la façade du temple avec des bas reliefs gravés profondément pour éviter un martelage. Ramsès 3 qui cherche une légitimité dans le prolongement de Ramsès 2 se fait représenter en guerrier victorieux, terrassant des ennemis barbus et à tête bouclée.

Il est intéressant de voir que le pharaon comptabilisait ses victimes grâce aux mains et sexes tranchés. Pas très charitable l’époque !

Ensuite par un chemin pavé et caillouteux nous montons jusqu’à Deir El Medina, village des ouvriers. Nous avons visité 2 tombes d’artisans stupéfiantes de finesse et de beauté, celle de Senedjem et celle de Inherkhaou, qui travaillaient pour les pharaons Seti 1er et Ramsès 2.

Non loin des tombes des artisans, s’étend ce qui reste du temple que Ramsès 2 avait érigé pour son culte funéraire. Pour cette raison Champollion baptisa cet ensemble monumental Ramesseum. Il est essentiellement en ruines.

En face, les tombes des nobles qui, soucieux de mener une belle vie après leur mort, ornaient leurs tombes de scènes très finement détaillées de leur existence quotidienne un peu magnifiée. Les tombes ouvertes au public sont réparties en 5 groupes, chacun nécessitant un billet séparé.

Nous avons visité les tombes de Ramosé, Ouserhat, et Khaemhat

Retour à Louxor avec visite en début de soirée visite du musée de Louxor, relativement récent et aux antipodes de celui du Caire. Ici, les objets sont beaucoup moins nombreux mais ils sont très bien mis en valeur : chefs d’œuvre bas reliefs, statues en grès, momies royales, armes et chars, et puis surtout le mur d’Akhenaton, avec ces visages énigmatiques tellement contemporains…

A voir également des bijoux d’une modernité étonnante, notamment un collier de la reine Ahhotep avec 3 énormes mouches en or, anciennement caché dans les réserves du musée du Caire

En nocturne visite du musée de la momification, qui présente dans un parcours toutes les étapes de la momification, avec les instruments utilisés pour curer les organes et le cerveau.

Quelques momies bien conservées sont exposées, des sarcophages peints et des objets d’accompagnement des morts dans l’au-delà. Musée facile, même pour des enfants.

- JOUR 13 –jeudi Dendera

Départ pour la visite du temple de la déesse Hathor représentée sous les traits d’une femme avec cornes ou à tête de vache. C’est un des édifices les plus emblématiques d’Egypte car il demeure quasiment intact, avec un imposant toit en pierre qui repose sur des colonnes surmontées de têtes de vaches toutes en couleurs, des salles obscures, des cryptes, des escaliers dérobés dans l’épaisseur des murs jusque sur le toit du temple avec une vue superbe. Temple très original et très peu de touristes

- JOUR 14 –vendredi

Arrivée au Caire en fin de matinée. Nous avons prévu d’organiser nos deux derniers jours avec en premier la visite du Caire copte et le lendemain la visite du Caire islamique.

Visite Caire copte

Cette partie du Caire pleine de charme est le plus ancien quartier de la ville.

La forteresse de Babylone s’est transformée très tôt en enclave chrétienne et juive. Ce quartier renferme la synagogue Ben Ezra et plusieurs églises dont l’église suspendue consacrée à la Vierge, l’Eglise Saint Serge construite à la fin du IVème siècle au dessus d’une crypte où la Sainte Famille se serait réfugiée lors de la fuite en Egypte et l’église Sainte Barbara reconstruite au XIème siècle.

Il est à noter que les églises ne se distinguent pas de l’extérieur mais elles possèdent un intérieur très riche. Le musée copte fondé en 1908 est le plus riche musée du monde en art copte au travers d’une collection rare d’objets, de tissus, d’icônes et de manuscrits.

Nous avons eu la chance de faire ses visites avec un guide copte et cela a sans doute changé le regard que nous aurions pu porter comme simples voyageurs. Porté par la foi, il a su nous faire partager des moments d’une belle intensité religieuse et ses explications sur l’iconographie ont été vraiment intéressantes.

- JOUR 15 –samedi

visite du Caire islamique

Lorsqu'en l'an 969 les fatimides, conquérants chiites épris de poésie et de musique, s'emparent de la place qu'ils nomment al- Qahira (la Victorieuse), ils s'empressent d'ériger un lieu d'enseignement religieux, après quelques beaux palais dont l'un suscite l'admiration d'un voyageur persan, perdu dans un dédale qu'il compare à la plus grande des cités de son pays. Le Caire devient la ville des califes raffinés, défendue par une armée d'esclaves, d'eunuques et de mercenaires.

Nous avons fait une assez longue journée de visites soutenues (détail dans mon compte rendu complet).

- JOUR 16 –dimanche

Retour à Paris

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir :

- la croisière avec Gréement du Nil, exceptionnelle, un bonheur absolu, traités comme des princes

- se déplacer en avion pour gagner du temps et du confort sans avoir à subir en urgence les aléas du train

- le timing de visite du Caire, parfait pour un voyage de 15 jours

- la visite à Dendera, un temple magnifique avec des couleurs éclatantes, très peu fréquenté

Ce que nous regrettons :

- Nous aurions du garder notre guide à Assouan pour visiter intelligemment le temple de Philae. Le guide Lonely planet s’est avéré nettement insuffisant. Il aurait fallu, pour se passer de guide, avoir le guide bleu.

- ne pas avoir eu l’idée d’aller de la vallée des rois au temple d’Hatshepsout à pieds en passant par la montagne

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails et explications, tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers et les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL

Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 30 pages
Dormir dans une favela à Rio
by Anacrouse · 2010-02-15 · 6 replies
L’idée peut paraitre saugrenue…et pourtant.

Sur les hauteurs de Santa Teresa, en haut de la petite favéla tranquille Pereira da Silva (3000 habitants), une allemande opiniâtre et d’une énergie à toute épreuve a réussi à construire et ouvrir en 2005 la pousada favelinha, chambre d’hôtes tout ce qu’il y a de plus agréable. La vue est somptueuse, l’accueil est familial et chaleureux.

Venir ici c’est aussi avoir l’occasion unique de voir le « Morrinho », création par les enfants d’une mini favela sur environ 200 m2. Ce programme social n’est plus aujourd’hui soutenu que par quelques bénévoles et par les visiteurs de la pousada. C’est tout à fait exceptionnel, aucun guide n’en parle et sans accompagnement impossible à trouver.

Les prix sont doux, 28 € environ la chambre double avec petit déjeuner tropical, 4€ le diner le soir

Pour plus de renseignements vous pouvez me contacter.
Hôtel Ayubowan à Bentota? (Sri Lanka)
by Anacrouse · 2008-10-09 · 4 replies
bonjour, qui connait l'hotel ayubowan à bentota et qui peut me renseigner plus? merci

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