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Moukdavanh guest house, à Vang Vieng
by Geob · 2019-12-07 · 1 reply
Moukdavanh guest house, à Vang Vieng.

Tout d'abord, dire que la route Vientiane/Vang Vieng semble immuablement figé dans le temps et la poussière.

Sans doute que les travaux lents et parcimonieux susceptibles d'améliorer la route ne génère pas suffisamment de royalties et de généreux pots de vin pour les décideurs et les membres du parti au pouvoir : ils préfèrent investir là où ça rapporte... on arrive donc à Vang Vieng !

Ma dernière visite dans ce lieu qui conserve sa beauté, tempéré (!) toutefois par un environnement urbain qui devient de plus en plus effarant, remonte à trois ou quatre ans, après m'en être absenté pendant plusieurs années. Déception : la "Moukdavanh guest house" dont j'avais souvent parlé était fermé.

Cette année, je suis retourné à Vang Vieng, et je n'en reviens pas de ce que c'est devenu, au point de ne plus savoir exactement dans quel lieu je me trouvais. J'ai eu de la chance : beaucoup d’hôtels ou guest houses étaient "full", alors en marchant quasiment au hasard, je suis repassé devant la "Moukdavanh guest house". Surprise, c'était ouvert. Moukda m'a raconté qu'elle avait été fermé pendant sept ans et qu'elle venait de rouvrir depuis deux mois. Les bungalows ont été rénové, tous pourvus de climatisation - ce fut fort utile, et elle n'est pas bruyante, très précise. Moukda a toujours le chic de coordonner les literies, et, ma fois, dormir dans du beau ce n'est pas désagréable. Le jardin est toujours accueillant, un havre de paix, toujours content d'y revenir après une balade dans ce Vang Vieng affreusement détonnant !

Il y a toujours cette ancienne piste d'aérodrome, devant laquelle on vous débarquera. Traversez la en allant sur la gauche, et au bout vous avez la ruelle qui vous amène devant la "Moukdavanh guest house". En face, à droite, le temple. Ici, ce n'est pas l'invasion, cela reste un endroit tranquille. Pour ceux qui vont me dire moi je connais une guest sympa, "Malyn", c'est au calme ! Je leur réponds : ça fait longtemps que vous n'y êtes pas passé !
Obtenir un visa à l'ambassade de Thaïlande à Vientiane
by Geob · 2019-12-04 · 4 replies
L'ambassade de Thaïlande à Vientiane était célèbre pour la facilité avec laquelle on obtenait le visa de tourisme. D'où un monde stupéfiant tous les matins ouvrables !

J'ai peut être mal cherché, mais je n'ai pas vu l'information qui indique que, depuis février 2019, il faut obligatoirement prendre un rendez-vous par internet avant que de s'y rendre.

Finis le folklore, trop de gens se déplacent dans le monde, il faut rationaliser le "traçage" des êtres humains !
Voir le Rocher d'Or en Thaïlande?
by Geob · 2012-01-20 · 9 replies
Mais oui, pas de problèmes, d'ailleurs le voici :



Il est dans un temple fort curieux !



En revenant du temple :

Une interdiction surprenante dans un temple de Chiang Rai
by Geob · 2012-01-09 · 3 replies
En fin de journée, quelques thaïlandais grimpent sur la route étroite qui tourne autour de la colline du wat doi Kwai, en courant où à bicyclette - visiblement des gens aisés. Là haut, un belvédère avec une vue sur Chiang Rai. On constate aussi qu'ils ne coupent pas les arbres en construisant un nouveau bâtiment. Et puis, on découvre un panneau qui affiche une interdiction surprenante, tant elle nous parait évidente : il est interdit d’utiliser son véhicule pour descendre l'escalier !!!

Il est clair que cela n'a pas dû être évident pour un thaï !



Gens de Chiang Rai dans la nuit du réveillon
by Geob · 2012-01-01 · 1 reply
Ce qui m'épate toujours, du moins à Chiang Rai, c'est que la fête a un côté bon enfant, sympathique.













Thaïlande en dehors des sentiers battus!
by Geob · 2011-08-04 · 206 replies


Une déchèterie à la thaïlandaise, à quelques kilomètres de Chiang Raï ( Bandu ). Les Thais travaillent sans protection particulière, et ils ne sentent plus l'odeur épouvantable. ( on se croirait en Inde !) Impressionné par les énormes insectes !
Après Ban Rumitt, on bétonne la piste! (Thaïlande)
by Geob · 2011-07-30 · 2 replies
Tout change, et c'est normal. Le côté "aventure" disparaît, et c'est tant mieux pour les gens du pays, surtout pendant la saison des pluies ! On élargit les pistes, on les bétonne, et ça va très vite ! Il y a une vingtaine d'années, c'était très, très pittoresque pour se rendre à Ban Rumitt, maintenant il y a une magnifique route - enfin, ça fait quelques années déjà quand même, disons années 90. Après Ban Rumitt, le paysage change rapidement.
Un homme politique thailandais
by Geob · 2011-07-30 · 3 replies
Ce temple, non encore repéré par les guides papier, acquiert une grande réputation grâce à son moine réputé devin. De hautes personnalités le consultent, ainsi monsieur Somchai, le 18 février de cette année, qui se montrait très optimiste quant à son retour au pouvoir. Quel sera son rôle?

Le 18 février, c'était la fête de la pleine lune. Mais vous pouvez vous rendre tous les matins au temple, vous verrez que le moine reçoit beaucoup de gens, et beaucoup d'argent !
Mamallapuram: la maison bleue dans le quartier des pêcheurs
by Geob · 2011-07-09 · 17 replies
LA FENETRE DES HOLLANDAIS

1) Escaliers, toits, terrasses

De sinistres petits bâtiments jaunes en forme de cubes, avec des barreaux aux fenêtres, logements rudimentaires offerts par un riche Indien aux sinistrés du tsunami qui fit des ravages en Asie, il y a quelques années, et, au milieu, une grande maison aux façades bleues qui semble écraser les autres, ou du moins les narguer. Lorsque je l'ai vue pour la première fois, accompagné par son propriétaire, un tamoul catholique aux joues rondes et à la fine moustache de séducteur, je ne manquai pas de lui faire part de ma surprise tant elle me paraissait incongrue au milieu du quartier des pêcheurs, à Mamallapuram. Profondément déprimé, il m'affirma qu'il n'y avait rien autour au moment de sa construction, puis son visage changea tout à coup de physionomie et il afficha un sourire vulgaire en exprimant le souhait qu'un nouveau tsunami corrigeât ce plan d'urbanisme anarchique.

La construction de la maison de ce bonhomme si charitable n'a pas dû être compliquée. Son architecture est très simple : juste après l'entrée plus haute que large, quelques marches d'un escalier sans rampe conduisent au toit-terrasse qui s'est révélé, pour mon usage personnel, très pratique et fort agréable ; au rez-de-chaussée, juste un couloir avec deux grandes chambres sur la gauche, et trois plus petites sur la droite. Durant un peu plus de trois mois et demi, j'ai occupé la première à gauche et, le soir venu, je poussais les vantaux du portail métallique que je bloquais en glissant une barre de fer dans les oeillères prévues à cet effet. Je me donnais l'impression de me barricader comme dans un château fort. Ah j'oublie la grille qui sert à condamner l'accès à la terrasse, en fait l'accès de la terrasse au rez-de-chaussée. Important ! m'affirma le propriétaire - tiens, dorénavant, je vais l'appeler Books puisqu'on échange ou achète des livres dans sa boutique. N'oubliez pas, continua-t-il, vous êtes au milieu des pauvres ici, on risque de venir vous voler, et c'est très facile de sauter d'une maison à l'autre ! Alors il me confia un gros cadenas - parfois, j'oubliais de le mettre, mais jamais quand je me retrouvais seul occupant de cette bâtisse comme se fut souvent le cas.

Effectivement, monsieur Books avait raison : c'est très facile de visiter son voisin sans passer par sa porte, il suffit de faire le cabri sur les toits-terrasses. Et dire que j'ai vécu toutes ces semaines dans ce quartier des pêcheurs aux ruelles de terre où les vaches divaguaient nonchalamment à la recherche des détritus qui ne manquaient pas, sous un ciel moucheté de noires corneilles omniprésentes, criardes, assourdissantes, pas le genre d'oiseaux que je m'attendais à voir au bord de la mer ; parfois, elles venaient interrompre ma lecture sur le toit, mais, au bout de quelques jours, je me surprenais à les observer, sans bouger de mon tapis de sol, et je crois même avoir assisté à un conflit de pouvoir au cours duquel deux corneilles s'affrontèrent avec, derrière chacune d'entr'elles, une vingtaine de volatiles qui faisaient un boucan hallucinant, comme une cohorte de supporters de football, éméchés, surexcités ; fasciné, un peu inquiet, témoin indiscret de ce conclave démoniaque, j'eus l'impression de me trouver dans le film d'Hitchkok Les oiseaux !

Sur sa droite, la maison bleue n'est guère séparée que de moins d'un mètre de sa voisine, une construction post-tsunami, qui ne fait que la moité de la longueur de la maison bleue. Derrière ce cube jaune, la deuxième moité c'est un espace invisible de la ruelle, en fait juste une terrasse sur des piliers en ciment, avec des câbles d'acier qui se dressent menaçants, une aire de jeu pour les enfants, utilisée aussi par les habitants de la demeure, située juste derrière la maison bleue, pour étendre le linge et prendre le frais au crépuscule. Ces derniers gravissent les quelques marches d'un escalier qui semble flotter dans le vide, mais qui monte parallèlement le long de la façade de la maison la maison bleue, jusqu'à mi-hauteur, avant que de tourner sur la gauche et arriver enfin sur la terrasse. Je me rends compte que l'environnement architectural est bien complexe à décrire, alors pour être plus précis, et pour que l'on comprenne bien ce qui va suivre, il suffira de se rappeler que les marches de cet escalier sommaire passent donc sur le côté extérieur de la dernière chambre de la maison bleue, à droite, au fond du couloir.

2) Diverses nationalités, et quelques Françaises

J'eus des colocataires de diverses nationalités : des Russes, Espagnols, Anglais, Américains et une Française. Je m'arrête un instant sur elle. Cette jeune femme offrait son hospitalité - trois nuits - à son petit ami tamoul, un escogriffe genre rasta - pas rares à Mamallapuram. Un matin, je le vis descendre prestement de notre terrasse, et quitter la maison aussi vite, emportant avec lui mes espadrilles japonaises que j'avais malencontreusement oubliées là-haut -bien entendu, je m'en suis aperçu trop tard. Quelques minutes plus tard, je croisai son hôtesse et je lui rapportai l'incident. Elle me rétorqua que les Indiens ne volaient pas. Bien sûr, bien sûr, m'exclamai-je, et j'achetai une autre paire le jour même. Tiens, tout à coup, je me dis qu'il serait dommage de ne pas dire quelques mots sur deux autres compatriotes. La première, je la remarquai au cours d'un petit déjeuner, dans un café au bord de la mer, intrigué que je fus par son visage qui me rappelait quelqu'un. Catherine Frot ! Pas possible ! Ce ne pouvait être elle, pas ici ! Surgit le serveur, un tamoul en pantalon noir et chemise blanche aux plis impeccables, chevelure drue, brillante, une moustache conquérante. Elle poussa un cri joyeux et se jeta littéralement dans ses bras ( scène ahurissante dans un pays aussi pudique ), le serra contre sa poitrine, fermement, ce qui embarrassa l'indien qui ne savait où mettre ses bras, visiblement il n'osait pas l'empoigner à son tour, mais son visage cramoisi, son grand sourire montraient bien qu'il ne restait pas indifférent, d'ailleurs la femme le repoussa gentiment, mais pas trop, juste pour voir son visage, tandis que le sien affichait un étonnement ravi, amusé, alors elle le serra à nouveau, encore plus fort, car elle semblait flattée de l'avoir mis en situation, comme dirait Ségolène Royal pour autre chose, et le pauvre gars avait les mains qui tremblaient d'envie de la toucher. Enfin, elle le délivra de sa torride torture. Vu la façon dont elle parlait anglais, je me disais que c'était assurément une anglophone. Une Anglaise, sans doute, qui venait chaque année à Mamallapuram. Un mois plus tard, je la rencontrai alors qu'elle revenait de Chennai, en compagnie de deux tamouls, encombrés de sacs et paquets de supermarché, boutiques. Sous leurs moustaches, un sourire éclatant. Comme ils étaient heureux, satisfaits, et l'Anglaisetout autant ! Quand elle m'aperçut, elle vint vers moi et, me tendant son appareil photo, elle m'invita à les prendre ensemble. J'acceptai, bien entendu, mais mon anglais lui fit me poser cette question : vous êtes Français ? Et vous ? lui demandai-je. Elle était donc Française, et elle m'avait pris pour un Anglais ! Je les pris en photo, lui rendit l'appareil, et ne la revit jamais, emportant d'elle l'image d'une femme qui s'éloignait, encadrée par ses bonshommes joyeusement embarrassés par leurs achats qu'ils n'avaient pas payés.

La deuxième compatriote, eh bien elle vit à Mamallapuram. Elle a épousé un pêcheur... qui ne pêche plus grâce à ce fameux et funeste tsunami. Oui, je dis grâce parce qu'une manne financière bien exagérée s'abattit sur cette ville et changea beaucoup de choses. Sur la plage de Mamallapuram, beaucoup de barques offertes par des O.N.G., Croix Rouge, et autres organismes charitables habiles à faire pleurer dans les chaumières occidentales sur le malheur des pauvres gens, mais peu d'entre elles prennent la mer car de nombreux pêcheurs ont préféré ouvrir des magasins de souvenirs. Et cette Française, vous l'avez deviné, s'occupe d'un magasin de souvenirs. Parfois, elle engueule son mari parce qu'il ne s'investit pas suffisamment dans sa tâche. Bon, comment l'exprimer gentiment, hum...disons qu'il ne fait pas le poids devant elle, et quand je la voyais en sari, je pensais à ce que disait Ignatius O'Reilly dans "La conjuration des imbéciles" : une insulte au bon goût et à la géométrie. Je ne lui ai jamais parlé, je la croisais par hasard, mais une fois, dans un restaurant, je l'entendis discuter avec d'autres touristes français qui l'écoutaient oreilles grandes ouvertes : - J'ai épousé un pêcheur. C'est une victime du tsunami ! se rengorgea-telle.

J'étais médusé. Elle avait dit ça comme si son mari avait gagné une médaille olympique ! Mais laissons là les Françaises, il est temps que je vous parle d'un couple de Hollandais.

.....à suivre
"Omar m'a tuer", film de Roschdy Zem
by Geob · 2011-06-30 · 8 replies
Ce n'est pas un chef d'oeuvre du cinéma français, certes, mais il est très intéressant à voir. Surtout pas pour ce qui concerne la culpabilité ou non du personnage principal, à la limite, pour moi, ce n'est pas le plus important, en revanche le film montre avec précision le déroulement de l'enquête des gendarmes, l'instruction, et...c'est la stupeur ! Voici donc comment peut fonctionner la justice en France ! Mais ce qui m'a sidéré le plus, c'est que la justice interdit à l'homme grâcié, mais toujours coupable aux yeux de la justice, de retrouver son travail de...JARDINIER !!! Ouf ! On est rassuré ! Les herbes vont pouvoir pousser tranquille !
" Stone ", film avec Robert De Niro
by Geob · 2011-05-17 · 1 reply
Stone" a fait un "flop" aux U.S.A, ce qui donne à ce film beaucoup d'intérêt ! En regardant l'affiche, la bande annonce, on s'attend à voir un polar avec le bon De Niro qui va alpaguer le méchant Norton ( quel formidable comédien !), c'est tout le contraire qui arrive. A l'origine, c'était le projet d'une pièce de théâtre avant que d'être scénarisé pour le cinéma.

Dès le début, le malaise s'installe, on est décontenancé par ces scènes situées dans les années 60 où l'on voit le personnage de De Niro regarder la télévision. Et puis, petit à petit, l'inconfort psychologique perdure, où ne se sait plus où se trouve le bien et le mal - cet antagonisme qui obsèdent les étatsuniens. Et puis, au bout du compte, on se demande comment va se terminer cette histoire. La fin n'est pas du tout hollywoodienne ! Elle vous laisse dans une zone grise où personne n'est épargnée, et donne une image assez inquiétante des U.S.A.
Faire bénir sa voiture à Chiang Rai
by Geob · 2011-04-11 · 3 replies
...Oui, c'est possible, dans ce temple qui vient d'être juste fini et bien sûr pas encore répertorié par les guides. Il se trouve à moins de cinq kilomètres de Chiang Rai. Et par la même occasion, ce moine qui reçoit beaucoup d'argent, bénit les conducteurs !
En Thaïlande, n'oubliez pas d'amener vous rideaux!
by Geob · 2011-01-24 · 3 replies
En Thailande, je me demande toujours pourquoi les Thailandais mettent, à leurs fenêtres, des rideaux qui laissent passer les lumières électriques de la nuit. Et la plupart du temps ils sont de couleur claire. Je l'ai même constaté chez des particuliers. Ont-ils peur de se retrouver dans le noir?

Du coup, je ne voyage jamais sans mon longhi qui me sert à doubler des rideaux bien translucides !
Une adresse à Kaboul?
by Geob · 2010-12-20 · 20 replies
Ce n'est pas demain la veille que l'on verra cette question affichée sur le forum asie de l'ouest. Et c'est bien dommage. L'Afghanistan est un pays assurément magnifique mais, pour le tourisme, on verra plus tard, bien plus tard, quoi répondre à ces grandes questions existentielles : qui connaît une guest-house pas chère à Kaboul? que pensez vous de mon itinéraire? que faire à Kaboul?

Pourtant, il y a beaucoup d'occidentaux en Afghanistan. Que font-ils là-bas? Ils protègent l'occident, paraît-il ! Je crois plutôt qu'ils rendent bien service à la Russie et la Chine en empêchant la réinstallation des "talibans". Une tentative vaine d'ailleurs, vouée à l'échec. L'histoire montre bien que ceux qui défendent leur terre finissent toujours par l'emporter ! Quand un type est capable de se faire sauter pour entraîner dans sa mort un maximum d'ennemis, il ne faut pas compter les voir abandonner du jour au lendemain leur lutte de libération !

Si il y a encore des gens qui rêvent d'une victoire sur les "talibans", qu'ils aillent voir Armadillo, l'extraordinaire documentaire sur la présence des Danois en Afghanistan ! Au fond, tous ces volontaires qui vont dans ce pays, quelle est leur motivation sinon celle de vivre une aventure personnelle hors-normes, loin d'un occident en déroute financière?

J'espère que les militaires français quitteront vite ce pays où on a rien à y faire !

Et puis, il faut faire des économies ! On a pas les moyens d'une ambition boursouflée !!!
"We are four lions", un film anglais vraiment gonflé!
by Geob · 2010-12-15 · 1 reply
...Et pour cause ! Ce film raconte les aventures de quatre apprentis terroristes islamistes, une vraie bande de "pieds-nickelés" ! Faire rire de la peur des attentats, ridiculiser ceux qui ne rêvent que de se faire sauter, il n'y a qu'un Anglais pour faire ça ! Mais on constate qu'il n'est pas sorti dans beaucoup de salles, que "Télérama" critique façon "on se mouille pas" - je préfère et j'abonde dans celle du "Canard Enchaîné"-, et que, dans la salle, j'ai comme eu l'impression que la plupart des gens n'osaient pas rire ! Car le plus fort, c'est qu'on rit même dans les situations les plus horribles !

Bref, so british !
N'allez pas voir "Inside Job", le documentaire sur la crise de 2008
by Geob · 2010-11-23 · 6 replies
Oui, évitez un ulcère à l'estomac en évitant de voir " Inside Job ", sinon vous en sortirez abattu, désespéré ! Pourquoi? Parce que les mêmes causes produisant les mêmes effets, le documentaire démontre que rien ne peut changer, qu'il y a quelque chose d'inéxorable dans ce système libéral. Quand on sait toutes les pratiques de gangster de la banque Goldman Sachs - et d'autres aussi - et la façon dont elle s'est retrouvée confortée, démesurément agrandie par cette crise qu'elle a, avec ses consoeurs, provoquée, on éprouve un sentiment qui nous donnerait envie de...enfin, bref, subissons tout en rêvant, en s'illusionnant. Passons aux choses sérieuses : quelqu'un pourrait-il me conseiller un voyage quelque part, mais routard, hein, j'suis un vrai voyageur...pas un touriste !
Un casque dans la soupière, et autres chinoiseries
by Geob · 2010-11-18 · 2 replies
UN CASQUE DANS LA SOUPIERE

Je ne me souviens plus du nom de la ville, mais je peux affirmer que c'était sur l'île d'Hainan. En fait, cela ne pouvait être qu'en Chine, ailleurs Brigitte Bardot nous aurait poursuivi, clopin, clopan, en brandissant sa béquille et en nous insultant avec sa douce voix de poissarde endiablée. Avec le recul, nous nous sommes souvent dit qu'on aurait peut être pu s'abstenir, et que Brigitte Bardot n'aurait eu alors aucune raison de nous maudire. Oui, nous n'aurions pas du nous en prendre à cette pauvre tortue.

Au cours d'un voyage de six semaines en Chine, avec un ami, j'ai visité l'île d'Hainan pendant dix jours. Et tous les soirs, comme sur le continent, nous nous sommes mis en quête d'un restaurant apte à surprendre nos papilles. Ainsi, dans cette ville dont je ne me souviens plus du nom, nous fûmes intrigués par une caisse disposée à l'entrée d'un restaurant : elle contenait des tortues...vivantes. Bon, nous avions l'habitude de voir des animaux provisoirement en vie à l'entrée des restaurants, et il nous était même arrivé de choisir une volaille, mais là... Bien que n'ayant jamais eu une petite tortue dans ma chambre d'enfant, ni piqué des feuilles de salade pour la nourrir, je restais dubitatif devant ces bestioles qui ne me semblaient guère appétissantes. On essaie? me proposa l'ami. Sur ce, le patron nous aborda, et nous lui expliquâmes que nous voulions goûter ce symbole de longévité. Lorsque nous lui demandâmes le prix, il s'empara de la tortue - d'une bonne taille - que nous lui avions désignée et la pesa avant de nous indiquer une somme qui nous agréa, malgré tout.

Le patron nous invita à entrer, et nous nous installâmes. Peu après, nous entendîmes du bruit provenant de la cuisine. Nous avions l'impression qu'ils étaient en train de réparer quelque chose. Oh bon sang ! Ces coups de marteau ! Non ! Nous réalisâmes que la tortue passait de vie à trépas. Et ça durait, et ça durait, même qu'on entendait la musique stridente d'une scie, oh la pauvre petite bête ! - On a envoyé à la mort une bête qui ne demandait qu'à vivre ! dis-je - Bah, après tout, les chinois sont réputés " pour manger tout ce qui vole, sauf les avions, et tout ce qui a quatre pattes...excepté les bancs !"

Ce dicton bien connu nous évita de sombrer dans l'anthropomorphisme. Mais, tout de même, c'était bien long, et ce vacarme dans la cuisine ne laissait pas de nous inquieter.

Une vingtaine de minutes plus tard, le patron et un employé déposèrent le premier plat sur notre table. Je n'ai pas souvenir d'avoir calé sur cette viande excellement cuisinée. Tandis que nous dînions, l'employé revint avec une grande soupière. Lorsqu'il la posa à côté de nous, quelque chose cogna à l'intérieur. Voyons si la soupe à la tortue est bonne, dit l'ami. Il souleva le couvercle...horreur ! il y avait la carapace dans la soupière ! - On dirait un casque allemand ! m'exclamai-je. - Tu veux goûter? L'ami s'empara de la louche, remua la soupe, mais cette preuve de la mort de la tortue me coupa l'envie. Et puis l'aspect du liquide n'incitait pas à tendre son assiette.

Lorsque nous quittâmes le restaurant, nous fîmes le serment de ne jamais plus attenter à la vie d'une tortue.

Un voyage culinaire

La cuisine chinoise est une des meilleures du monde. Lu Wenfu, dans son remarquable et délicieux roman " Vie et passion d'un gastronome Chinois ", signale avec fair-play qu'elle est aussi admirable que la française

Pour expérimenter la qualité, l'inventivité, l'authenticité de la cuisine chinoise, il faut se rendre en Chine. A Paris, si on se contente des restaurants de Belleville ou du XIII ième arrondissement, on ne fera que l'effleurer, et encore ! ou alors mettre le prix ! ( essayez " Vong ", dans le quartier des Halles...un bonheur !).

Je me souviens d'un repas dans un grand hôtel de Kumming, capitale du Yunnan. Le plat principal fut un poulet au jambon du Yunnan. Ma première réaction fut de demander à l'ami s'il avait son appareil photographique à portée de main car c'était d'abord un régal pour les yeux. Oui, le premier plaisir, dans la cuisine chinoise, c'est le plaisir des yeux. Et nous l'avons constaté jusqu'aux restaurants les moins huppés.

Le marché de Canton est un voyage en soi, et il illustre bien le dicton chinois cité plus haut. Nous avons vu toutes sortes d'animaux en vente, quelquefois nous avions du mal à leur donner un nom, et beaucoup de mal aussi pour éviter, une nouvelle fois, de tomber dans l'anthropomorphisme. Ainsi, nous avons vu, dans une cage, un petit mammifère qui ressemblait à un raton laveur. Un type s'informa du prix, parut marchander, puis s'accorda avec le vendeur. Ils eurent d'énormes difficultés ensuite à le sortir de sa cage pour le jeter dans un sac de jute. La bête terrorisée urina, montra ses dents, sortit ses griffes. Au bout d'une minute l'affaire était pliée, et le raton laveur? s'en alla vers sa destinée culinaire. Au marché de Canton, les chiens étaient bien entendu présents, mais il ne faut pas s'imaginer des chihuahuas, des caniches, ou des yorkshires, non, ce sont des chiens de taille moyenne dont nous n'avons jamais vu leur gueule puisqu'ils reposaient déjà cuits sur les étals, la peau caramélisée, laquée - et sans tête. Une vision obscène ! Et nous avons aussi vu des chats en cage...bon appétit ! Après tout, les produis frais sont la base d'une bonne cuisine !

A Canton, nous nous sommes rendus dans un fameux restaurant de serpents, ouvert depuis 1860(?) A l'entrée, de grands vivariums dans lesquels une multitude de serpents se rampaient les uns sur les autres. Il y en avait de toutes les tailles ! Encore une fois, nous étions assurés de la fraîcheur des produits ! Nous montâmes à l'étage, et, une fois assis, on nous remit un menu en anglais - ce qui prouve la réputation du lieu. A notre grande stupéfaction, la carte offrait le choix entre 120 façons d'accommoder les reptiles ! Le seul souvenir qu'il me reste de cette expérience, c'est l'incomparable finesse de la chair.

Sur le Mont Emei, nous avons dormi dans les monastères. Nous attendions donc le bon vouloir du moine cuisinier quant à la nature du plat : il fallait manger comme tout le monde ; en général, c'était une soupe. Si on n'aime pas la soupe, il faut éviter de voyager en Asie. La soupe chinoise, qui se décline de différentes manières, fut toujours un régal pour moi. A Kumming, je me souviens qu'un soir, dans la rue et le froid, assis sur un tabouret presque à ras du sol, je me régalai tant que je repris un deuxième bol : une soupe avec des gros raviolis fait main ! L'après midi de cette journée là, nous étions passés dans une rue où l'on vit des gens les préparer un par un, minitieusement. Restons à Kumming. Quand nous sommes arrivés nous avons échangé quelques mots avec un voyageur Allemand qui en repartait et qui nous conseillait de ne pas y séjourner. Ville pas très interessante, une allure occidentale avec ses avenues bordées d'immeubles modernes, nous assura-t-il. Ce n'est pas par esprit de contradiction que nous sommes restés trois ou quatre jours, mais simplement parce nous ne sommes pas contentés d'arpenter les grands axes. Oui, il suffisait de faire un pas de côté pour être vraiment dans une Chine immuable avec ses maisons de thé et ses restaurants qui nous enchantèrent.

Je me demande si ce n'est pas dans la ville de Guillin où nous sommes sortis en quatrième vitesse d'un restaurant. La patronne nous avait apporté le menu...en chinois. Nous lui fîmes comprendre qu'on voulait voir la cuisine et choisir quelque chose ( bien entendu, elle ne parlait pas anglais, comme se fut le cas la plupart du temps avec les restaurateurs, mais je précise que nous avons toujours eu affaire à des gens aimables ). Au milieu de la cuisine, il y avait une immense table, ou plutôt un châlit recouvert de verdure, sur laquelle étaient disposés tous les produits nécessaires pour la composition des plats. Près des légumes, deux cadavres. Deux cadavres de chiens, exactement comme ceux qu'on avait vu sur le marché de Canton. Oh nom de nom ! Nous avons blêmi, et, stupidement, nous nous sommes carapatés en disant chiéchié, merci en chinois, mais je crois surtout que la dame a du se perdre en conjectures sur l'attitude bizarre de certains touristes occidentaux.

Pourtant, nous avons fini par manger du chien...sans le vouloir. C'était sur un bateau qui descendait la rivière de Wencheng (?) à Canton. Le matin, pour le petit déjeuner, un tour à la cafétéria - n'imaginez pas un paquebot ! Bon, on s'installe, un gars vient nous voir, on lui fait comprendre qu'on veut manger, le gars semble embêté, on insiste, et, quelques minutes plus tard, il nous apporte nos deux plats. De la viande, des légumes, cuisiné en sauce. C'est excellent ! Mais la texture de la viande nous intrigue, c'est quoi? Du poulet, non, du lapin, non plus, en tout cas pas du serpent ni du boeuf... des Chinois nous regardent manger en souriant. Là, pas besoin de nous faire un dessin : nous étions en train de manger du chien ! Franchement, nous avons fini nos plats sans états d'âme. La viande de chien est une viande roborative, recommandée durant la saison froide. Après tout, seriez vous capable de manger un steak après avoir vu la vache mourir dans un abattoir?

Ce n'est qu'en arrivant à Chengdu, capitale du Sichuan, l'état le plus peuplé de la Chine, qu'on s'est dit : enfin, nous sommes en Chine ! La foule ! Ces peletons de cyclistes ! D'ailleurs, je suis sûr que le nombre de cyclistes a dû se réduire depuis lors, ainsi que la partie de la chaussée qui leur était réservée. J'évoque Chengdu parce qu'il y a une image qui vient de surgir de ma mémoire. Le soir, dans un restaurant. Non loin de nous, une table ronde où une demi-douzaine de Chinois semblait se régaler d'un plantureux repas. Entre les plats, un se levait et criait, en brandissant son verre d'alcool : kampaï !. Quant à nous, après avoir passé commande, nous patientâmes quelques minutes, puis on nous apporta tous nos plats en un seul service. Mais ce ne fut pas terminé pour autant. Je vis arriver une serveuse, derrière l'ami, muni d'un bambou qu'elle brandissait un gourdin.

- Fais gaffe, plaisantai-je. Elle va te frapper ma parole ! - Hein? Quoi? La serveuse s'empara d'un plat oblong, vide. Elle enleva un bouchon qui fermait le bambou et versa des champignons fumants et odorants. Ils avaient cuit à l'intérieur, et ils étaient fort goûteux !

Non content de me souvenir de la gentillesse des Chinois, je pense toujours à leur merveilleuse cuisine. Nous avons découvert que l'acte de manger sollicite, interpelle tous les sens ; même les matins, durant les petits-déjeuners, en ne se nourrissant que de mets simples comme les petits pains farcis, cuits à la vapeur.

Bon, il est temps que j'aille faire mes courses chez les frères Tang ! Je me suis ouvert l'appétit !

ps : j'oublie quelque chose ! Je n'ai jamais vu ni mangé du riz cantonnais en Chine !
"L'effondrement - journal de Paris à Nice" livre de Zoltan Szabo
by Geob · 2010-11-05 · 0 replies
Il est Hongrois, il a 28 ans, il aime la France. Et il arrive dans notre pays au mauvais moment : quelques semaines avant l'invasion des troupes allemandes en 1940.

Dans son livre, Zoltan Szabo nous décrit l'attente des Parisiens qui ne semblent guère réaliser ce qui va leur tomber dessus, ou alors feignent de l'ignorer. Szabo ne sait trop exactement, mais il s'inquiète, il ne comprend pas, doit-il louer l'attitude des habitants de cette ville qu'il adore parcourir, qu'il magnifie tel un peintre impressionniste? Ce semblant de tranquillité instaure une atmosphère étrange, et pourtant l'ennemi est dans le nord de la France. Les Parisiens espèrent un "remake" de la bataille de la Marne, tant leur confiance dans les élites civiles et militaires est grande.

Au fur et à mesure que les Allemands approchent, Szabo note des départs, des appartements dont les volets restent clos. Ce compte-gouttes finit par devenir un ruisseau, une rivière, et puis...un fleuve en cru.

Szabo décide bientôt de partir, trop de gens partent. Il achète une bicyclette, des provisions pour une longue équipée. Il arrive à Denfert Rochereau qui est devenu un gigantesque entonnoir : tout le monde veut en même temps passer par le lion de Belfort et prendre l'avenue d'Orléans ( avenue du Général Leclerc ), et se sauver par la porte d'Orléans. Une coulée fabuleuse, un enchevêtrement inoui de véhicules de toutes sortes, d'êtres humains compressés, hagards, hallucinés, pas le moindre interstice pour laisser passé un vélo : Szabo mettra trois heures pour faire Denfert-Rochereau-Porte d'Orléans. Trois heures !

Avec Szabo, nous vivons cet exode éhonté, physiquement, psychologiquement ; son livre est donc un document exceptionnel, indispensable, et sa tentative d'analyse pour trouver une explication à la déroute de la société française de 1940, la société dans sa globalité, est plus que remarquable.

"...Quel exode ! C'est fou ! Quelle bousculade démente et sauvage où les participants n'obéissent pas à la raison, mais à un instinct primitif et impérieux, et ils avancent, ils avancent, peu importe où, n'importe où ! Sans argent et sans but. Ils ne se demandent même pas s'ils vont pourvoir dormir quelque part ni ce qu'ils vont manger. Ils marchent inexorablement, comme les somnambules ou les forcenés, le regard fixe, le visage fermé, exténués, à la chasse de l'essence ou du pain à chaque arrêt, Dieu sait où. C'est une chose insensée et féroce, cette fuite résolue et obstinée, les derniers efforts du corps, quand le cerveau fonctionne à peine mais les muscles et les nerfs continuent à bouger et à sentir. A quoi ça sert, cette course vertigineuse à travers la France. J'ai l'impression de ne pas être en Europe, ou bien d'être en Europe, mais mille cinq cents plus tôt. Ce spectacle rappelle plutôt les rites africains - courir jusqu'à l'exténuation - puisqu'il est régi par de terribles instincts archaïques. C'est Attila que les peuples et les familles devaient fuir de la sorte, ou les Turcs sur les Balkans, ou les séismes sous le Vésuve et l'Etna, ou l'invasion des sauterelles à l'Orient lointain...."

L'EFFONDREMENT Journal de Paris à Nice ( 10 mai 1940-23 août 1940 ) Zoltan Szabo EXILS EDITEUR- 2002

( 1er édition hongroise : Nyugat, 1940 )
"The Social Network", film de David Fincher
by Geob · 2010-10-14 · 3 replies
Gageons que le dernier film de David Fincher connaîtra un grand succès, vu que "Facebook" aurait 500 millions de recrues ! Ce sera un succès mérité car l'histoire est passionnante, le film rondement mené (dialogues et musique à un rythme d'enfer -on reconnait là le brillant Aaron Sorkin), avec un jeune acteur qui incarne à merveille ce démiurge du net ! Après avoir vu ce film, nous sommes encore plus convaincus de ne pas nous ajouter à cette masse qui entend nous faire partager toutes ses petites manies, ses petites vies, ses petites rencontres, sans oublier quelques images qui peuvent conduire au suicide ou pourrir la vie d'un quidam trop fragile !

GeoDol

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