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Une semaine en hiver à Lanzarote (randonnées et visites)
by Sokomano · 2015-05-21 · 7 replies
Perle noire des Canaries, Lanzarote offre un climat doux et de magnifiques panoramas : des coulées de lave figées d'où émergent des volcans par centaines en passant par les vignobles atypiques, les sentiers de randonnées nous conduisent à travers des paysages variés et époustouflants. L'austérité de cette île, imposée par la nature en fait un véritable joyau.

C'est au coeur de l'hiver, loin de la grisaille, que nous avons décidé de visiter cette petite île des Canaries. Une belle surprise ensoleillée. Un gros coup de coeur pour la variété des paysages.

Je vous propose 3 randonnées que nous avons particulièrement appréciées.
Objectif passe-partout
by Sokomano · 2014-05-05 · 18 replies
Bonjour Je suis à la recherche d'un bon objectif passe-partout. Idéal pour les paysages, pour les villes, il permettrait notamment de photographier les ruelles et l'architecture en général. Que pensez-vous de ce Sigma? Sigma A 18-35 mm f/1.8 DC HSM Avez-vous d'autres suggestions? J'ai déjà un Sigma 10-20 et un Canon 70-200, mais rien d'intermédiaire. Merci
Idée de trek au Maroc
by Sokomano · 2014-04-10 · 21 replies
Bonjour Après multiple recherche sur le forum et sur internet, je n'arrive pas à me décider sur un parcours d'une petite semaine. J'aimerai avoir votre avis si certains ont déjà parcouru les sentiers autour de Telouet, Megdaz, la vallée de Tessaout, Tizi n’Tichka et plateau du Yaggour. Est-ce possible de combiner tout cela? En autonomie, le ravitaillement est-il facile? Merci Au plaisir de vous lire
Randonnées et bivouac aux Malouines (Saunders Island)
by Sokomano · 2014-03-23 · 14 replies
Archipel balayé par les vents au large de l’Amérique du Sud, les Malouines recèlent une beauté sauvage rare. Les côtes sont fréquentées par un grand nombre d’oiseaux marins qui viennent lors de la période de reproduction d'Octobre à Mars. Sur les plages de sable blanc, les manchots nichent aux côtés d’énormes éléphants de mer. Au loin, les albatros glissent sans effort sur la mer. Un paradis pour la faune subantarctique que viennent découvrir les passionnés de photos animalières.

C'est avec plaisir que j'ai écrit des ces quelques lignes qui retracent cette petite expérience de 3 jours au bout du monde. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à me contacter ou visiter ma page ici

Le 19 février

Il est 9h30. L’avion vient d’atterrir en douceur sur Saunders Island et Suzan Pole-Evans, la cinquantaine, cheveux poivre et sel, est déjà là pour m’accueillir. Elle et son mari, David, ont acheté l’île dans les années 1980. Depuis, ils gèrent une grande ferme et élèvent plus de 6000 moutons. En dehors du settlement, où vivent le couple et leur famille, ils ont construit deux logements en préfabriqué et peuvent ainsi accueillir des touristes pendant la période estivale. L’un se trouve au nord, l’autre à l’ouest. Mais les 2 logements sont complets depuis belle lurette et pour cause il y a des chercheurs spécialisés dans l'étude des faucons qui logent sur l’île depuis deux semaines. Heureusement, les Pole-Evans autorisent les visiteurs à camper n’importe où sur l’île pour 10 pounds par jour. Suzan me propose tout d’abord un arrêt au shop, une cabane qui sert de garde-manger. A l’intérieur, c’est un vrai bazar. Je prends un réchaud à gaz et trouve quelques boites de conserve pour les trois prochains jours. Nous voilà partis en land rover à un endroit qu’on appelle The Neck, un isthme de sable blanc qui relie deux sommets de l’île, Mount Richards et Mount Harston.

The Neck est un formidable endroit pour la faune. Plus de 8000 manchots papous vivent paisiblement sur la plage et des centaines d’albatros et de gorfous nichent à proximité sur les vastes pentes abruptes. Les 10 miles qui séparent The Neck du settlement prennent environ une heure. Suzan me dépose au bout de la plage et viendra me chercher dans trois jours. Elle m’indique la direction du Swiss Hotel, sans doute le meilleur endroit pour camper sur les Malouines. Après un petit quart d’heure de marche, j’arrive au fameux Swiss Hotel. C’est un aplomb rocheux sur les pentes de Mount Harston. L’espace est assez grand pour abriter ma tente. En campant sous le rocher, on est à l’abri des intempéries et des grosses rafales de vents tout en profitant d’une vue splendide sur la longue plage. Le Swiss Hotel a été nommé ainsi par des voyageurs suisses qui ont campé ici pendant 6 semaines. La tente montée et les affaires rangées, je file en direction de la plage et des milliers de manchots papous. Certains dorment sur le sable, d’autres reviennent de la pêche. Au centre de la colonie, ça crie, ça braille, ça pue avec toutes ces fientes. Il y a des jeunes qui attendent de manger, d’autres se battent avec les labbes toujours à l’affût. Ca grouille de vie. En bout de plage, il n’y a pas de chemin évident, mais je continue sur la côte nord du Mont Richards. Cela vaut la peine de persévérer car au delà des terriers de manchots de Magellan, j’atteins une grande colonie de gorfous sauteurs et de cormorans impériaux sur les pentes exposées. C’est surprenant de voir les gorfous monter si haut. Un peu plus loin à l’est, j’aperçois la colonie d’albatros à sourcils noirs (Black-browed Albatross). Des oiseaux splendides dans un cadre grandiose. J’essaye de ramper pour les observer de plus près et j’en profite pour prendre quelques beaux clichés. Ils ont le plumage blanc d’une grande pureté et une ligne noire, comme un trait de maquillage, au-dessus de l’œil très caractéristique de l’espèce. Le long bec crochu est jaune et rose. Leur grande envergure permet de surfer au-dessus des vagues. Jamais un battement d’aile inutile. Comme beaucoup d’espèces, l’albatros à sourcils noirs se reproduit pendant l’été austral. La majorité des adultes viennent nicher ici aux Malouines, mais avec 10 000 couples recensés sur Saunders Island, l’île possèdent de petites colonies. On est très loin des 100 000 couples estimés sur l’Ile Beauchêne, un ilot perdu à 50km au sud des Malouines et quasiment inaccessible. Début septembre les adultes reviennent sur leur colonie pour s’accoupler et restaurer le nid. L’unique œuf est pondu au mois d’Octobre. L’élevage du poussin dure environ trois mois et demi. Lorsque le poussin aura perdu son duvet gris courant avril, il sera alors abandonné par ses parents et perdra du poids pendant quelques jours avant de s’envoler. Le poussin ne reviendra pas sur son lieu de naissance avant plusieurs années en mer.

Finalement, après une bonne partie de la journée passée sur la falaise, je redescends vers la plage et découvre la petite colonie de manchots royaux installée en bas des pentes herbeuses. Comme c’est une toute nouvelle colonie, leur site est délimité pour ne pas les déranger. En effet, ils ne sont qu’une poignée mais la colonie s’accroît doucement. Je retourne au bivouac des étoiles plein les yeux

Le 20 février

Ce matin, le temps est plutôt ensoleillé. Je profite de cette belle journée qui s’annonce pour randonner et visiter l’extrémité de la péninsule, Elephant Point, à environ 5 miles à vol d’oiseau. Normalement, je devrais voir des éléphants de mer. A peine levé, j’aperçois de la tente des dauphins à proximité de la côte. La tentation est grande et je pars prendre quelques photos. Ce sont des dauphins de Peale. Comme souvent, ils vivent en groupe et nagent très lentement le long de la côte. Après le déjeuner, me voilà donc parti pour Elephant Point, accompagné des dauphins qui prennent la même direction. J’arrive à les suivre pendant un certain temps. Par endroits, je les perds de vue à cause des algues géantes pour réapparaître plus loin. Leur allure est quand même un peu plus rapide que la marche. Surtout que les sentiers laissés par les moutons de ce côté de l’île sont à peine marqués et la pente est glissante.

En chemin, j’aborde une belle plage sans nom. D’un côté de la plage, je surprends un groupe de manchots papous qui s’amusent dans une marre. Vraisemblablement, certains ont décidé d’apprendre à nager dans cette eau peu profonde plutôt que dans les vagues de l’océan. Un peu plus loin, ce sont des goélands qui m’accueillent avec des cris. Ma direction ne leur plaît guère. Je suis bientôt attaqué par une dizaine de goélands. Je préfère alors bifurquer et quitter la zone avant de recevoir un coup de bec. Au loin, j’aperçois leur colonie. Il y a sans doute là-bas des petits à protéger. Enfin, j’arrive à Elephant Point. Les éléphants de mer sont bien là. Impossible de rater ces créatures bruyantes et odorantes. Même si j'avais déjà vu des photos de ces bêtes étranges, je n'avais pas pour autant appréhendé leur taille. Parmi toutes les espèces de phoque, l’éléphant de mer austral est le plus grand. Les mâles sont énormes, beaucoup plus imposants que les femelles. Les plus gros, les mâles dominants, aussi appelés pachas, peuvent peser jusqu’à 4 tonnes. Le nez, court et boudiné chez les jeunes et les femelles, augmente de taille jusqu’à devenir, par la suite, une sorte de trompe qui lui donne l’apparence d’un éléphant, d’où l’origine de son nom. Une bien étrange créature, plutôt répugnante de premier abord, tout de suite plus intéressante lorsque deux mâles s’affrontent pour régner sur le harem.

En rentrant, je passe par l’extrémité ouest de l’île, un bout de falaise connue sous le nom de The Holy City. La paroi abrupte accueille une colonie d’albatros et de cormorans. Balayée par les vents, la falaise offre une aire d’envol de choix pour les albatros. Je ne me lasse pas d’observer ces oiseaux au vol majestueux. Malgré quelques atterrissages laborieux, leur agilité est incroyable. La forte densité des nids bâtis sur la paroi diminue d’autant l’aire d’atterrissage de ces grands oiseaux. Je flâne encore un peu, et continue le long de la falaise et observant les oiseaux jouer avec le vent. La côte est ici plus abrupte et glissante. Le temps se gâte, le vent devient violent, alors je commence à remonter. Plus haut la pente est moins sévère.

Je continue de monter et je décide finalement de rentrer via le Mont Harston. Au sommet, il fait froid, il neige même. La vue sur The Neck est grandiose. C'est incroyable un véritable tapis d'oiseaux qui occupe l’isthme. Avec le soleil couchant, chaque manchot apparaît comme une petite bille rose. Le cadre invite à la rêverie. Je tarde à redescendre et rejoins finalement le bivouac à la tombée de la nuit.



Le 21 février

J’ai mal dormi. Et pour cause, le bivouac est entouré de terriers de manchots de Magellan, localement nommés Jackass (baudet) en raison de leur cri très ressemblant au braiment de l’âne. Les plus proches sont à trois mètres de la tente. Je pensais qu’ils se seraient tus à la tombée de la nuit, mais ils ont continué toute la nuit. Au réveil, je prolonge la nuit dans la tente d’autant plus que le temps n’invite pas à sortir.

Dans l’après-midi, il fait meilleur. A proximité du bivouac, la mer a rejeté quelques cadavres de manchots éventrés, sans doute croqués par des phoques. Les manchots papous continuent inlassablement leurs activités. Un perpétuel va-et-vient entre la mer et la plage. Au cœur de la colonie, les labbes sont toujours là. Lorsqu’ils survolent la colonie, ils se heurtent alors à une levée de becs. The Neck est un lieu incroyable, un concentré de vie. Une petite colonie de manchots royaux, des manchots de Magellan et des gorfous sauteurs par centaines, et une énorme colonie de manchots papous qui tapisse la plage. A ces quatre espèces de manchots, il faut rajouter les magnifiques albatros à sourcil noirs. Mais ce formidable endroit est un trésor fragile. Des chasseurs de manchots fréquentaient la plage au 19e siècle, attirés par l’abondance de la faune. On peut encore voir un vieux chaudron rouillé qui servait à bouillir les animaux pour récolter leur huile. Apparemment, un manchot papou produit un demi-litre d’huile. En fin de journée je rencontre les spécialistes de faucons. Ils ont la radio et m’autorisent à appeler le settlement. Je confirme le rendez-vous avec Suzan pour le lendemain. L’avion est prévu dans la matinée. Demain, je vais à Port Howard.

Oiseaux des Malouines (Falkland Islands)
by Sokomano · 2014-02-01 · 36 replies
Archipel balayé par les vents au large de l’Amérique du Sud, les Malouines recèlent une beauté sauvage rare. Les côtes sont fréquentées par un grand nombre d’oiseaux marins qui viennent lors de la période de reproduction d'Octobre à Mars. Sur les plages de sable blanc, les manchots nichent aux côtés d’énormes éléphants de mer. Au loin, les albatros glissent sans effort sur la mer. Je vous propose de découvrir sur ce post quelques clichés que j'ai pu rapporter de cet archipel magnifique.

Le manchot royal

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Into the Southern Wild (Isla Navarino, Patagonie, Chili)
by Sokomano · 2013-04-24 · 14 replies
Punta Arenas

Après 24 heures de vol et escales depuis l’Europe, me voilà arrivé en Patagonie. A Punta Arenas, précisément. La ville est une grande cité portuaire banale, quadrillée comme les villes américaines. Seul le vent frais qui s'engouffre dans les rues désertes me rappelle ce que je suis venu chercher : le bout du monde. C'est ici, en 1520, que l’illustre navigateur portugais, Fernand de Magellan, découvrit le passage qui devait permettre à ses vaisseaux d'accomplir plus tard le premier tour du monde. Un mois de lutte contre les courants et les tempêtes dans ce dédale de fjords aux eaux sinistres cerné de hautes falaises menaçantes. Le détroit de Magellan, il est là devant mes yeux. Un peu d’eau chargée d'histoire qui a fait rêver des générations d'explorateurs et de voyageurs assoiffés de grands espaces et de nature vierge. Depuis sa découverte, le bras de mer a vu passer les navires marchands du monde entier. Punta Arenas, dernier port avant le Pacifique, a connu un développement rapide avant la création du canal de Panama. Fondée en 1848, la Pointe de Sable vit débarqué de nombreux colons européens venus faire fortune jusqu’à devenir ce grand port de commerce de la Patagonie. On en apprend beaucoup en visitant les cimetières. C'est un lieu qui raconte à sa manière l'histoire d'une ville. En se baladant dans les allées du cimetière communal, on remarque la grandeur de certains mausolées qui témoignent de l’extravagance des pionniers qui firent fortune au début du 20e siècle. Des anglais, des français, des allemands et beaucoup de croates. En bordure de cimetière, loin des riches mausolées, se trouve la statue de l’indien inconnu Indio Desconocido. Cet indien symbolise les différentes tribus qui vivaient encore il y a un siècle dans la région et qui furent exterminés par les actes de cruauté des colonisateurs et les maladies qu’ils amenèrent avec eux. La statue est couverte d’offrandes, on vient prier, demander des grâces. J’ai même vu une dame pleurer en lui baisant la main. Il n’y a plus d’indiens. Punta Arenas est aujourd’hui une ville chilienne, au centre de l’économie de la région Magallanes (Magellan en espagnol) et le lieu d’arrivée de nombreux touristes en Patagonie. Le détroit de Magellan, longtemps considéré comme un lieu maudit inspirant crainte et terreur, voit désormais passé les plus grands navires. Certains paquebots viennent de Rio, d’autres partent pour Ushuaia et le continent blanc. Punta Arenas n’est qu’un port, une ville de passage. Le véritable bout du monde, j’irai le chercher un peu plus loin, de l’autre côté du détroit, en Terre de Feu, Terre des fumées comme l’appelait Magellan. J’y serai dans deux jours normalement, pour effectuer le trek le plus austral : Dientes de Navarino.
Trek sur l'Isla Navarino au Chili (retour d'expérience)
by Sokomano · 2013-04-24 · 5 replies
Dientes de Navarino. Un trek fantastique réalisé sur 5 jours. Une grande partie du trek est hors sentier, cela nécessite une bonne connaissance en orientation, lecture des topos. Il est possible de doubler certaines étapes, 3-4 jours c'est réalisable. Le topo du trek se trouve sur cette page (http://old.bienes.cl/sitioweb2009/recursos/nuevas_rutas/01/index.html). Il est très bien fait et suffisant si on part en autonomie. Les conditions météos sont très changeantes (neige, grêle, pluie; soleil, le vent est omniprésent). Il y a du bois mort un peu partout pour faire des feux de camp. Pour rejoindre l'Isla Navarino, il y a le bateau de Ushuaia ou de Punta Arenas, ou l'avion de Punta Arenas (compagnie DAP).

Mon carnet de route est sur cette page : http://alidade.eu/navarino/j3.php

N'hésitez pas si vous voulez des précisions.
Retour d'un trek à travers les cirques de la Réunion
by Sokomano · 2012-10-17 · 2 replies
Voici un descriptif d'un parcours de 6 jours effectué en Octobre 2011. Nous sommes partis du cirque de Salazie, montés au Piton des Neiges, descendus sur Cilaos, passés par le col du Taïbit avant de terminer par 3 jours dans Mafate.

Jour 1: Hell Bourg - Caverne Dufour Hell-Bourg est le départ de notre trek de six jours. Situé au fin fond du cirque de Salazie, le village d’Hell-Bourg fait partie de la prestigieuse liste des plus beaux villages de France. De très belles anciennes maisons créoles, certaines très colorées, sont implantées le long des petites rues du bourg. La végétation y est luxuriante, notamment grâce à la météo pluvieuse de la Côte-au-vent. Un peu à l’écart du centre, le cimetière paysager est l’un des plus originaux et pittoresques de l’île. Celui-ci abrite des tombes en pleine terre joliment fleuries. De plus, il offre une superbe vue sur les montagnes qui l’entourent. Pour atteindre le Gîte de la Caverne Dufour, nous avons opté pour la montée directe par le Cap Anglais et non pas via le Gîte de Bélouve qui est certes moins pentue mais plus longue. Nous quittons Hell-Bourg aux alentours de 10h. La montée régulière mais rapide permet d'observer de jolis points de vue sur le village puis sur l'ensemble du cirque. Quelques derniers lacets annoncent l'arrivée à la forêt cryptomerias de Terre Plate. Le sentier un peu boueux devient alors parsemé de nombreuses racines. La ravine de Bras Sec marque la fin de Terre Plate et annonce les 700 mètres de montée jusqu’au Cap Anglais. Nous entrons dans la belle forêt primaire typique de la Réunion qui suinte l’humidité. En prenant de l’altitude, nous passons rapidement aux dessus des nuages. En haut, nous sommes récompensés par une vue imprenable sur les remparts du cirque de Salazie. La forêt épaisse a laissé place à une végétation plus rase. La suite de la randonnée est certes moins raide mais le sentier caillouteux est fatiguant après la rude ascension. Le Gîte de la Caverne Dufour se dessine à l’horizon alors que le soleil commence à baisser. Il nous faudra encore trois-quarts d’heure avant d’atteindre le refuge, le soleil n’est pas loin de se coucher. Le gîte, au confort plus que sommaire, est avant tout un refuge avec dortoirs. Compte tenu de sa situation, le refuge est une étape incontournable pour les randonneurs désirant grimper au Piton des Neiges au lever du soleil. Par conséquent, il est recommandé de réserver au moins deux mois en avance, surtout pour les week-end ou pendant les périodes de vacances scolaires. La grande salle qui fait office de restaurant est pleine à craquer, le rhum arrangé est servi et c’est dans une ambiance chaleureuse que nous engloutissons notre premier rougail saucisse.





Jour 2: Caverne Dufour - Cilaos

Lever très tôt le matin afin d’atteindre le sommet au lever du soleil, nous quittons le refuge vers 4 heures. Il fait bien évidemment nuit noir et c’est munis de frontales que nous suivons le balisage blanc au sol qui marque le sentier du Piton des Neiges. La progression est assez lente, il faut parfois contourner des blocs. Sous nos pieds roulent les lapilli et c’est après deux heures d’effort que nous atteignons le point culminant de l’île à 3071 mètres d’altitude. En haut il y a déjà du monde ; d’autres plus malins ont préféré passer la nuit au sommet avec leur duvet dans de petits enclos de roches destinés à couper du vent. Aux premières lueurs du jour, le panorama est immense, on bénéficie d’une vue à 360 degrés sur les cirques. Au loin, c’est le dôme du Piton de la Fournaise qui dépasse des nuages. Nous continuons sur la crête et découvrons les belvédères du Piton. Au Sud, la vue plonge sur Cilaos et l'arête des Trois Salazes qui marque l’entrée de Mafate alors que la pointe Nord du sommet, au niveau des antennes, offre une vue sur le verdoyant cirque de Salazie. Pour la descente, nous reprenons le même itinéraire jusqu'à la Caverne Dufour où le petit-déjeuner nous attend. Un peu de repos et nous entamons la descente vers Cilaos à 10 heures. La descente à Cilaos s’effectue en deux étapes séparées par le Plateau du Petit Matarum qui propose un point d'eau ; la première bien raide sur des marches nombreuses et parfois assez hautes mais offrant quelques panoramas sur le piton ou Cilaos, la seconde dans une importante végétation empêchant tout point de vue. De toute façon, nous terminons cette descente sous les nuages qui ont déjà envahi le cirque de Cilaos. C’est jour de marché et de fête de la lentille à Cilaos, nous en profitons donc pour déambuler dans les rues du village avant de déjeuner. Après le repas nous rejoignons le gîte « Chez Lucette » et profitons de la fin d’après-midi pour nous reposer.



Jour 3: Cilaos - Marla

A Cilaos, nous profitons du début de matinée pour acheter quelques provisions pour la suite de notre trek. Le cirque qui nous attend est Mafate, le plus sauvage, il nous paraît évident de nous ravitailler dès à présent. Nous voilà désormais bien chargés pour cette chaude journée qui s’annonce. En remontant, la rue du Père Boiteau en direction de l’église, nous empruntons sur notre gauche la rue des Thermes. La petite rue rejoint le Sentier des Porteurs qui permettait autrefois de rejoindre les anciens thermes situés en contrebas du village. C’est là que nous descendons, passons une ravine, puis continuons quelques mètres sur la D242 avant d’arriver à un panneau indiquant la direction de la Cascade du Bras Rouge. Le chemin assez large, descend en pente douce, sous un couvert de bois colorés. Il faut environ une heure pour arriver à la cascade. Nous profitons du lieu pour une petite séance photo puis nous continuons notre route sur l’autre côté de la rive. La suite est plus éprouvante, le sentier monte de manière importante en coupant plusieurs ravines présentant de belles petites cascades. Avant d’arriver au croisement avec la route de l'Ilet à Cordes, c’est une véritable succession de montées et de descentes, bien souvent sans ombre. Nous atteignons la route, bien fatigués, et profitons des kiosques à pique-nique pour nous restaurer. Nous continuons vers le Col du Taïbit. La montée est toujours aussi raide mais en gagnant de l’altitude, la végétation se fait plus dense. Il faut environ 45 minutes pour accéder à la tisanerie des Trois Salazes. Au milieu des filaos et des eucalyptus, c’est un bel endroit pour prendre une tasse ; mais visiblement il n’y a personne pour nous servir. Le sentier repart toujours aussi raide. Après 20 minutes d’effort, nous arrivons à un plateau où coule la source de Ti Louis vers 1800 mètres. Il reste alors une petite heure avant le Col du Taïbit. Malheureusement, c’est sous les nuages que nous abordons cette montée finale et la vue sur le cirque de Mafate est cachée. La descente vers Marla s’effectue très rapidement malgré le sol sableux parfois glissant. Finalement, nous atteignons le Gîte Giroday vers 18h. Bien que le confort soit rustique, nous sommes bien accueillis et on y mange très bien (cuisine traditionnelle au feu de bois).





Jour 4: Marla - Roche Plate

Après le petit-déjeuner nous prenons la direction du site des Trois Roches. Nous empruntons le GR R3 et traversons les jardins et petits champs de culture de l’îlet. Arrivé en bordure du plateau de Marla, nous entamons une longue descente dans la ravine de la Rivière des Galets dans un monde purement minéral. En bas, nous passons la rivière a gué en suivant des blocs de basalte. Sur l’autre rive, le sentier longe la rivière jusqu’au site des Trois Roches. Le lieu est très reposant, les gros rochers plats au bord de la rivière présentent un lieu idéal pour se rafraîchir et déjeuner. Ici les eaux de la Rivière des Galets serpentent sur une dalle rocheuse presque plane avant de dégringoler dans un gouffre dont on ne distingue pas le fond. Le nom de ce site fait référence aux gros rochers qui semblent posés en équilibre sur la rive. Nous quittons les Trois Roches sous l’ombre des filaos. Le GR longe alors la Rivière des Galets qui resurgit au fond du canyon, puis nous arrivons à la ravine Chevaquine. La montée dans la ravine est raide mais le petit ruisseau qui y coule est rafraîchissant. Arrivés en haut au point 1347 mètres, le sentier qui longe le pied des Remparts est une succession de montées et de descentes au gré des ravines. Les galaberts, les chocas et quelques arbres constituent une maigre végétation. Pendant plus d’une heure, nous évoluons sous une grosse chaleur avant d’entamer la descente vers Roche Plate, dans de la rocaille et un peu d’ombre. Arrivés à Roche Plate, nous prenons le chemin de gauche pour rejoindre le gîte Chez Juliette qui se trouve non loin de l’épicerie. La grande terrasse du gîte permet de nous reposer, tout en profitant d’une belle vue sur le cirque de Mafate.



Jour 5: Roche Plate - Ilet à Malheur

Aujourd’hui, nous prolongeons notre découverte du cirque de Mafate. Après avoir suivi la Rivière des Galets la veille, nous allons quitter la partie occidentale du cirque pour plonger au cœur du cirque et rejoindre l’Ilet à Malheur. L’étape s’annonce longue et c’est de bonne heure que nous partons. Il fait beau et déjà chaud en ce début de matinée et c’est sous l’ombre des filaos que nous prenons la direction du Bronchard. Passé les dernières cases de Roche Plate, nous bifurquons à gauche vers le cimetière. Nous entamons alors une longue descente sur l’ancien Sentier Facteur, longtemps fermé, aujourd’hui aménagé et rebaptisé Sentier Dacerle. Les nombreuses marches qui ont été installées facilitent beaucoup la descente, d’autant plus que la végétation est rase et la pente est raide. En bas, nous profitons de la traversée de la Ravine de Roche Plate pour nous rafraîchir dans un petit torrent. Pour rejoindre le site de Roche Ancrée, nous entamons une courte mais rude montée au col avec oratoire. Une fois passé le col, on en prend plein la vue. En face, le Piton des Calumets nous domine ; en bas, le sentier plonge vers la Rivière des Galets et le bassin de Roche Ancrée où nous déjeunons. L’endroit est calme et les bassins invitent les randonneurs à la baignade. Pour rejoindre Cayenne, nous descendons la rivière sur la rive gauche en suivant le balisage sur les rochers avant de franchir un étroit défilé. Sur la rive droite, après une courte montée, nous passons un passage à flanc de paroi puis continuons en légère descente jusqu’à Grand Place. Le sentier est plat et ombragé, on passe quelques manguiers et bananiers avant d’arriver à Cayenne. Nous traversons le bourg fleuri puis prenons le chemin qui mène à l’école via la Ravine Fontaine. La montée est de nouveau raide et sans ombre ; finalement nous décidons de faire une nouvelle pause au niveau de l’école. Nous reprenons en direction de l’Ilet à Bourse et décidons de passer par le Plateau de Gousse plutôt que par le GR R2 car le chemin semble moins accidenté. Ici, nous sommes seuls et le paysage est vraiment impressionnant. Nous sommes entourés de plusieurs hauts pitons couverts de végétation luxuriante. Passé le Piton Carré, nous entamons une nouvelle descente vertigineuse dans le Bras d'Oussy avant de remonter aussitôt vers l’Ilet à Bourse. Arrivé à l’îlet, un panneau nous propose de faire un court détour en suivant le sentier panoramique et botanique qui monte vers les Hauts. On passe devant quelques cases et la chapelle faite de paille et de bambous, on a du mal à croire qu’elle résistera au prochain cyclone. En haut, nous jouissons d’une belle vue sur Piton Cabris, de lourds nuages s'amoncèlent à l'horizon. Il nous faut accélérer le pas, la fin de journée s’annonce pluvieuse. Nous redescendons et passons la Grande Ravine où une passerelle attend les randonneurs. Et c’est une dernière montée avant d’arriver au lieu dit La Plaque, la partie haute de l’Ilet à Malheur. Nous traversons l’îlet à grand pas, passons une dernière ravine et arrivons finalement à Ilet à Malheur sous la pluie.







Jour 6: Ilet à Malheur - Dos d'Ane

Sixième et dernière étape de notre trek. Nous quittons le charmant gîte d’Ilet à Malheur après le petit déjeuner. En descendant vers Aurère il y a deux sentiers. Nous choisissons de prendre celui de l’est qui nous semble moins fréquenté que celui de l’ouest. En bas, nous passons le Bras Bémale et remontons dans la végétation luxuriante. La pluie de la veille a rendu la traversée du bras compliqué. Il est impossible de traverser sans déchausser. Avec ses fleurs, ses ananas, Aurère ressemble à un petit coin de paradis. D’ailleurs le nom de l’îlet signifierait « bonne terre ». La traversée d’Aurère jusqu’à Bord Bazar se fait par un large chemin en pente douce où nous profitons de beaux points de vue sur les pitons escarpés du cirque. Nous arrivons à Bord Bazar et faisons face au Piton Cabris. S’ensuit alors la longue descente de la crête d’Aurère jusqu'à la Rivière des Galets. Les lacets sont serrés et les escaliers glissants jusqu’à l’Ilet Bambou. La descente devient moins prononcée, la vue est toujours aussi grandiose et on assiste à un balai incessant d’hélicoptères qui viennent ravitailler les îlets. Au niveau de la Source Cabris, nous commençons à avoir une vue plongeante sur la Rivière des Galets et il ne nous reste plus que quelques minutes pour atteindre le fond du cirque. En bas, nous franchissons la rivière à gué, ce qui ne pose aucun problème lorsque le niveau de l’eau est bas. Nous continuons le long du cours d’eau en le traversant à plusieurs reprises avant d’arriver au lieu-dit Les Deux Bras. Pour beaucoup de randonneurs c’est le point de départ ou d’arrivée de leur trek ; des taxis effectuent la liaison avec le littoral en suivant le lit de la rivière. Mais pas de voiture pour nous, nous avons choisi de terminer par la montée de Dos d’Ane, qu’on appelle Le Mur. Après une pause déjeuner le long de la rivière, on s’engage sur le Sentier du Bras Sainte-Suzanne. Les lacets serrés nous élèvent rapidement offrant alors une belle vue sur l’entrée du cirque de Mafate. Mais la météo se gâte, et comme la veille, nous finissons la fin de journée sous une grosse pluie. Au bout de deux heures d’efforts, nous débouchons enfin au sommet du rempart au milieu des habitations. L’arrivée au gîte est la bienvenue. Le lendemain nous rejoindrons la côte avec le bus.





En espérant que le récit vous ait plu !
Isla del Sol (Lac Titicaca - Bolivie)
by Sokomano · 2011-12-22 · 4 replies
Compte rendu d'une marche sur l'Isla del Sol au lac Titicaca (côté bolivien)

Yumani et Challa

Au lever du jour nous nous rendons sur la plage de Copacabana, c’est de là que partent les bateaux en direction de l’Isla de Sol. Le soleil est à peine levé et les nuages, bas sur l’horizon, empêchent les premiers rayons d’atteindre la plage. Deux bateaux s’apprêtent à quitter le rivage, l’un en direction du sud de l’île, l’autre en direction du nord. Rapidement celui en direction du nord se remplit de touristes. Nous avons prévu d’accoster au sud, mais cette destination semble avoir très peu de succès. Un seul visiteur a également embarqué dans notre bateau. Nous ne le savons pas encore mais ce jeune anglais sera notre fil rouge puisque nous le croiserons à maintes reprises sur l’île, et même un peu plus loin ! Les minutes défilent et on nous demande finalement de rejoindre l’autre bateau qui fera donc une escale supplémentaire afin de nous déposer, tous les trois, au sud de l’île. Après une longue attente (mais dans la norme bolivienne en fin de compte) nous finissons par prendre le large. L’embarcation en bois semble assez légère et est équipée de deux moteurs de faible puissance ; cela ne l’empêche pas d’être remplie au maximum de sa capacité. Le vent qui souffle sur le lac engendre une houle, les vagues rendent la traversée assez mouvementée. Une femme a la bonne idée de s’équiper d’un gilet de sauvetage, elle est bientôt copiée par une dizaine d’autres. Assis juste à côté de la pile de gilets qui diminue, je me rends vite compte qu’il n’en reste plus que douze pour environ 40 personnes… Pas de panique dit le pilote, le bateau peut accueillir 80 passagers. J’ai du mal à le croire. Finalement, nous arrivons sains et saufs au débarcadère de Yumani après 2 heures d’angoisse pour certains et de vomissements pour d’autres. Le temps est ensoleillé et malgré une brise plutôt fraîche on pourrait se croire sur le rivage méditerranéen. A peine descendus que nous devons payer un droit de passage (5 bolivianos) pour la communidad. Aucune route sur l’île, seuls quelques chemins lient les trois communautés de l’île entre elles. Il faut bien entretenir ces chemins et faire vivre les locaux, c’est pourquoi à chaque traversée de village, un droit d’entrée nous est demandé. Nous empruntons un escalier inca qui nous conduit directement sur les hauteurs. Nous débutons notre trek par la traversée du village de Yumani et de ses petites ruelles. La végétation peu dense sur l’île permet d’observer le lac et au-delà de n’importe quel endroit. Au loin, de l’autre côté du lac se dressent les hauts sommets enneigés de la Cordillera Real. Nous essayons de suivre le littoral oriental de l’île jusqu’au village de Challa. Les plages sont presque paradisiaques : sable blanc, eaux calmes de lac, cochons et moutons qui se prélassent et les sacs plastiques qui viennent de la ville. Après la traversée de Challa où nous avons croisé une foule d’écoliers rentrant chez eux, nous apercevons une auberge de jeunesse encore en construction. Nous y prenons une chambre pour la nuit (pour la modique somme de 20 bolivianos) et en profitons pour déjeuner. En attendant que le repas nous soit préparé nous nous reposons sur le ponton de bois qui surplombe les eaux claires de la petite baie.

Challapampa

Après la pause, nous laissons nos sacs, prenons nos lampes frontales et partons pour la pointe septentrionale de l’île vers les ruines incas de Chinkana et la pierre sacrée des Incas. Au village de Challapampa, des jeunes filles assises devant une grille nous demande un droit de passage (10 bolivianos). Nous discutons un peu, puis nous payons et continuons maintenant sur un ancien chemin inca pavé qui mène jusqu’aux ruines de Chinkana. Sur le chemin, des paysans nous indiquent la direction de la Piedra Sagrada, la pierre sacrée qui fait face à Challapampa, et de l’autre côté quelques ruines d’un ancien temple ; mais ces vestiges ne sont pas les plus intéressants de l’île. Le Rocher Sacré (Titi Khar’ka en Aymara) qui a donné son nom au lac est certainement le lieu le plus symbolique de l’Isla del Sol. C’est ici que les Incas y ont situé la naissance de leur dynastie. Manco Capac tirant parti des croyances des Aymaras en des dieux issus du lac, imagina de dire que lui et sa femme, Mama Ocllo, étaient Fils du Soleil et envoyés par leur père sur cette île pour peupler et civiliser le monde. A quelques mètres du rocher, nous nous essayons autour d’une table en pierre entourée de petits cubes posés par terre, qui font office de tabourets. Un endroit idéal s’arrêter et profiter du paysage et de l’ambiance.



Plus loin, se trouve le temple de Chinkana, véritable labyrinthe de ruines qui surplombe le lac. Nous nous enfonçons dans une succession de petites salles et de couloirs, puis nous débouchons sur un large espace ouvert qui donne sur une petite baie en contre bas. Il y a même des moutons qui broutent les quelques brins d’herbes du temple, sont-ils perdus dans le labyrinthe ? Le soleil est maintenant bas sur l’horizon, il est temps de grimper au sommet du Cerro Thicani, dernière colline avant les profondeurs du lac. L’endroit est idéal pour admirer le coucher de soleil, nous décidons donc de l’attendre malgré le vent froid qui se lève. L’île se pare de ses plus belles couleurs roses pastel, tandis que les derniers rayons du soleil illuminent les eaux calmes du lac en jaune orangé.

Nous quittons le sommet alors qu’il fait quasiment nuit. Sur le chemin du retour, le ciel se teinte désormais d’un noir profond. Seuls deux points blancs lumineux déambulent avec leur lampe frontale de ce côté de l’île. Enfin après une heure de marche, nous rejoignons Challapampa et profitons pour nous restaurer dans le seul restaurant ouvert. Après nous être restaurés, nous marchons encore une heure pour rentrer à Challa. Le ciel est totalement dégagé et nous en profitons pour admirer les étoiles durant quelques instants avant de se coucher.

Photo 1 : La baie de Challapampa Photo 2 : Table de sacrifices à proximité du rocher sacré Photo 3 : Cairn au Cerro Thicani
Randonnée de deux jours en raquettes dans les Vosges?
by Sokomano · 2011-03-02 · 1 reply
Bonjour, Connaissez-vous une randonnée intéressante (pas forcément une boucle) à faire en raquettes dans les Vosges ou en Forêt Noire? J'avais pensé relier le Grand Ballon au Hohneck ou col de la Schlucht par la crête (environ 25-30 km). Qu'en pensez-vous? Merci
Faire un trek Copacabana - Yampupata - Isla del Sol en deux jours? (Bolivie)
by Sokomano · 2010-08-16 · 8 replies
Bonjour, Quelqu'un aurait déjà pris le chemin qui part de Copacabana pour aller au bout de la presqu'ile en direction de la Isla del Sol? J'aurai voulu savoir si c'était possible de randonner sur 2 jours J1: Copacabana - Isla del sol en bateau puis faire l'AR jusqu'au bout de l'île J2: Revenir sur le "continent" en bateau puis à pied jusqu'à Copacabana Merci D'après le LP cela serait 4/5 heures par jour mais je doute étant donné les distances (surtout sur la presqu'île).
Temps nécessaire pour visiter le nord du Chili et le sud de la Bolivie?
by Sokomano · 2009-12-04 · 2 replies
Bonjour, J'aimerai savoir quel était le temps nécessaire (minimum) pour partir dans cette région. Beaucoup de personnes y vont, mais combinent avec d'autres pays (ex: Perou-Bolivie). L'idée serait d'arriver et de repartir de Santiago et de faire une sorte de boucle aux Alentours de l'Atacama et sur les plateaux et volcans du Sud-Bolivien. Et pourquoi pas visiter l'Ile de Paques. 3-4 Jours serait nécessaire à partir de Santiago. Sinon le Mois de Mai et tous ses ponts sont-ils une bonne période? Pas encore le grand froid la nuit et pluviométrie minimale. Et pendant qu'on y est avez-vous une idée de budget pour ce voyage? 😎 Merci
Passer le 4 juillet aux États-Unis?
by Sokomano · 2009-05-08 · 16 replies
Hello Pour ceux qui seront aux USA cet été, où avez vous prévu de passer le 4 juillet ? Y a t'il des endroits sympas ? Je pense notamment aux petits bleds du Sud Ouest (Arizona, Utah...) J'ai lu par exemple qu'au nouveau mexique, il n'y avait qusiment aucune célébration en raison de la culture hispanique. Merci
Avis sur circuit dans l'Ouest américain en juin-juillet
by Sokomano · 2009-05-04 · 24 replies
Comme tout le monde indique son programme, pourquoi pas moi. Merci de donner vos commentaires et suggestions...

J1-J3 : San Francisco J4: SF->Mariposa Grove J5: Randonnée Yosemite (panomara trail+4 mile trail ou inverse) J6: Yosemite->Death Valley J7: Tour dans Death Valley + Arrivée Las Vegas dans l'aprem J8: Las Vegas->Hurricane par Valley of Fire J9: The Subway dans Zion (rando) J10: Bryce (Randonnée) J11: Matin A Page (je sais pas trop Antelope Canyon ou waterholes canyon ou les 2) + Monument Valley dans l'aprem J12: Valley of the Gods->Moab J13: Island in the Sky + Shafer trail dans CanyonLand + Route vers Cortez J14: Cortez -> Santa Fé J15: Santa Fé J16: Santa Fé-> ??? J17: ???->Descente Grand Canyon J18: Remontée Grand Canyon J19: Grand Canyon->LA J20-21: LA

Vous en pensez quoi ? Merci
Randonnée "The Subway" à Zion National Park?
by Sokomano · 2009-04-05 · 1 reply
Bonjour Je suis l'heureux élu d'un permis pour la randonnée The Subway à Zion. Et je voudrais avoir quelques informations pour l'organisation de cette journée, donc avis à ceux qui ont fait cette randonnée.

Dans quel hotel avez vous séjourné ? Nous arriverons de Las Vegas la veille et nous pensons dormir vers Hurricane. Pensez vous que c'est loin (Hurricane -> Subway c'est environ 1 heure) ?

Sinon concernant la randonnée en elle-même, à quelle heure faut-il commencer ? C'est environ 7h-8h pauses comprises.

Merci
Bons plans pour Canyonland? (États-Unis)
by Sokomano · 2009-03-19 · 29 replies
Bonjour Je pars au USA en Juin-Juillet, et je cherche des bons plans pour Canyonland. Je compte en fait aller à Island in the sky (1 journée complete, 2 nuits) et faire la visite en 4X4 et randonner à partir de la route vers les points de vues. Merci de raconter vos impressions sur ce parc et votre parcours (Ou avez vous dormi ? mangé ?... quels coins visités?)

A t'on besoin d'un permit pour camper ? Merci
Circuit de trois semaines dans l'ouest des États-Unis
by Sokomano · 2009-01-16 · 3 replies
Bonjour à tous,

l'été prochain nous pensons effectuer un circuit de 3 semaines dans l'ouest des USA. Les nombreux messages sur cette destination n'ont fait que nous conforter dans notre choix!

Néanmoins, avant d'organiser plus en détail notre séjour, nous voulions savoir s'il est plus avantageux (financièrement et/ou d'un point de vue organisationnel) de réserver une voiture en même temps que les billets d'avion? De plus concernant le vol nous pensons arriver à LA et en repartir également. Est-ce un bon choix? San Francisco est-il un meilleur choix sachant que nous comptons passer environ 2 jours dans chacune de ces villes et le reste du séjour principalement dans les parcs nationaux? Je pense que l'idéal serait de partir d'une ville et arriver dans une autre mais je pense que d'un point de vue financier il y a une sacré différence sur le prix du billet, non?

Par avance, merci de vos conseils!
10 jours en Israël (+ Pétra)
by Sokomano · 2008-09-16 · 3 replies
Voici un petit retour sur notre séjour en Israël du 5 au 15 juin 2008, nous en avons également profité pour faire « un saut » jusqu’à Pétra. Voici le lien vers le site où nous décrivons notre séjour : http://sokolowski.free.fr/

Vol : Nous avons pris un vol Cors’air : vol direct Paris – Tel Aviv. C’était vraiment le tarif le plus intéressant, en ne s’y prenant pas trop tard nous en avons eu pour environ 320€/pers. (avec assurance).

Logement : Ayant un couple d’amis sur Tel-Aviv nous y avons été hébergés pour la plupart des nuits. Sinon nous avons passé 2 nuits à Eilat et 1 à Ein Gedi, en auberges de jeunesse. Celle d’Eilat est grande, aux nationalités variées, et assez bien placée. Celle d’Ein Gedi est beaucoup plus calme, les bâtiments sont tous récents, notre chambre avait un balcon avec vue sur la mer Morte.

Séjour : 1er jour : vol Paris-Tel Aviv

2ème jour : Saint-Jean d’Acre et Césarée (nous avons vraiment été emballés par la ville de Saint-Jean d’Acre et son histoire)

3ème jour : Lac de Tibériade et plateau du Golan

4ème jour : Journée baignade à Tel-Aviv

5ème jour : Jérusalem, visite des différents lieux saints des 3 religions qui se partagent cette ville (attention à l’esplanade des mosquées dont l’accès est restreint à certaines plages horaires, d’autant plus restreint les jours saints, personnellement nous avons eu à peine 10min d’attente mais ce temps peut être bien plus long, en plein soleil).

6ème jour : Départ vers Eilat en longeant la mer morte, arrêt à Massada (ascension et visite de la forteresse), traversée du Néguev, arrivée le soir à Eilat

7ème jour : Départ tôt le matin pour Pétra (en taxi à partir du poste frontière d’Yitzhak Rabin), visite du site et retour le soir à Eilat. Ce site mérite vraiment plus d’une journée, mais en sortant du « parcours touristique » on peut pleinement profité de la grandeur du lieu (pendant 2 heures nous n’avons croisé que 4-5 touristes et 2 ou 3 bédouins, tout en étant au milieu d’un magnifique paysage) ! Pour l’aller-retour en taxi, à 4, nous en avons eu pour 25€/pers (sans négocier, peut être que c’est possible de payer moins).

8ème jour : journée plage à Eilat, Coral Beach : 3€ la location de transat avec parasol (indispensable pour notre peau d’européen, et pour bénéficier d’un peu de fraîcheur) et en bonus observation des coraux et poissons multicolores (très facilement accessible depuis la plage, juste penser au masque et tuba). Retour le soir vers la mer morte, nuit à Ein Gedi (avec repas dans le Mc Do le plus bas du monde -400m, à Ein Bokek J)

9ème jour : journée plage au bord de la mer Morte (il ne faut vraiment pas passer à côté d’une baignade dans cette mer, ça vaut vraiment le coup !). Retour le soir à Tel-Aviv.

10ème jour : Dernier jour, visite de Jaffa (ancienne ville de Tel-Aviv) et dernière baignade. Retour le soir vers Paris.

Documentation : nous nous sommes basés sur le Lonely Planet et je le conseillerais vraiment. Quand nous l’avons acheté il n’était pas encore disponible en français mais je crois que c’est le cas depuis. Conseils pertinents, pas remarqué d’adresses qui n’existent plus, prix cohérents et aucune mauvaise surprise parmi les adresses testées. A retenir 3 restaurants qui y sont cités : Saint Jean d’Acre, « Hummus Said » : pas le choix de menu, ici on ne sert que de l’humus mais à un prix plus qu’abordable (environ 4€/pers), c’est l’occasion de goûter à un plat typiqueJérusalem, « Armenian Tavern » (dans le quartier arménien de la vieille ville) : décor typiquement arménien, en sous-bassement (ce qui permet de bénéficier de fraîcheur), plat autour de 8-10€Eilat, « Spring Onions » : plats principalement végétariens mais vraiment délicieux (au cœur de la station balnéaire, près de l’office de tourisme).Conclusion : enchantés par ce séjour dans un pays chargé d’histoire, Pétra mériterait néanmoins plus d’une journée (mais ce sera peut-être l’occasion d’un autre voyage).

Pour plus de détails sur le séjour (et des photos) : http://sokolowski.free.fr/

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