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Vidéos Patagonie, terre de merveilles
by Stefride · 2017-04-10 · 2 replies
3 semaines depuis mon retour, j'ai enfin pris le temps de trier les quelques vidéos prises là bas.

Je recommande on ne peut plus vivement. La Patagonie est une région superbe. Si vous pouvez, louer une voiture (pas donné et un peu pénible si vous voulez passer la frontière avec mais ça vaut le coup) et prenez les voies secondaires. Les paysages sont superbe et il n'y a personne. Mon meilleur jour j'ai croisé 2 voiture en 400km de pistes entre Chili et Argentine.

youtu.be/2nDv2wrvOeI
Pourquoi nous devrions tous parler anglais
by Stefride · 2013-02-07 · 421 replies
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.

J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.

Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.

Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.

Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.

Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.

Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.

Regardons ça de plus près.

Histoire

L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?

Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).

Alors qu'est ce qui a changé?

Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.

Technologie et communauté.

C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.

J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.

Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.

Apprentissage

Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?

En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).

Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.

Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.

L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.

Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.

Tous ensembles

Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.

Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.

Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.

N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!

Version original de cet article sur mon site perso ici.
Langage universel
by Stefride · 2013-02-03 · 2 replies
Salut à tous,

Je poste ici un truc, qui je pense peut aider ceux qui prévoient et/ou son en plein tour du monde. Je le poste ici parcequ'on me le demande pas mal en mp ou mail, alors autant faire un post dédié. Je parle français couramment, et pareil pour l'anglais, mais je suis nul part en espagnol, chinois, portugais etc... J'ai donc créé un petit document pour expliquer ce dont j'ai besoin et ce que je fais dans un langage universel: les images. Voir ci-dessous.



A ce jour, cela m'a servit en Chine assez nettement, et ce sera surement encore utile.

Peut être que ce le sera pour vous aussi, alors voici une version "blanche" que vous pourrez améliorez à souhait!

J'espère que ça en aidera certains d'entre vous ;)
Un mot sur ce sport australien chelou
by Stefride · 2013-01-30 · 12 replies
Les Australiens, ils ont plein de trucs un peu bizarres.

On a déjà parlé du fait qu'ils conduisent du mauvais côté, qu'ils ont des animaux chelous ou encore qu'ils mangent des produits concepts. Mais un des trucs qui fait des Australiens, des australiens, en dehors du fait que ce sont les seuls à vivre dans un continent qui est perdu sur une ile, et bien ce sont leurs sports.

Biensur, il y en a des normaux. Je veux dire, des internationalement reconnus comme normaux. Par exemple le Tennis, le Basket, la Natation, la Formule 1, le Curling... Mais ils ont également des sports que tout le monde, comprenez le reste du monde, s'accorde à dire qu'ils sont moins conventionnels, voir suspects: le cricket, le football australien ou encore le Netball. Bon, je ne m'attarderai pas sur les trucs encore plus obscures et mystérieux comme le Bocce, le Boulingrin, le Trugo, le Campdrafting, le Korfball, la Trottinette freestyle ou encore la Radiogoniométrie sportive. Je vous promets que tous ces sports existent.

Bref, aujourd'hui je vais donc essayer de vous initier aux joies du Cricket. Pourquoi? Parceque je suis allé voir un match de cricket, du coup, je me sens comme une envie de partager cette expérience. Attention c'est un peu tendu-mafflu. Je vais essayer de vous l'expliquer avec des mots simples, car j'ai eu la chance d'avoir eu une explication complète par un expert. Pas un de ces experts de la TV qui font un gros plan pivotant ralenti zoom x8 pour prouver que Isabelle la coccinelle a tué Edith la Termite, grace au poison très rare de Gaston le python. Non je parle d'un expert local, australien pur souche certifié Kangourou premium.

Je sais ce que les râleurs vont dire alors je leur coupe la bouse de vache sous la botine: je sais, à la base de la base du début, c'est anglais. Mais 1, les anglais sont pas spécialement connus pour être plus normaux, 2, je suis pas en Angleterre, 3, je fais ce que je veux.

Mais comme je suis gentil tout plein, je vais vous le simplifier, et je ne vais vous parler qu'une seule des versions du cricket, la KFC Twenty20 Big Bash, une des plus simples. Mais sachez qu'il y en a des autres, le Sheffield Shield, la Ryobie Cup, le Backyard Cricket, le Beach Cricket... Mais je veux pas vous embrouiller, donc on va prendre la KFC (oui oui, comme la chaine qui vous prépare le poulet croustillant) Big Bash.

Commençons par le début: c'est un sport d'équipe, 2 équipes de 11 joueurs, appelons les poulets vu le sponsor principal, où pour gagner on doit marquer le plus de points possibles. Jusque là facile et pas trop étrange, ça ressemble même à un autre sport que je connais mais quoi? Sais plus, pas grave.

Pour jouer, il faut un terrain. Tiens, si je vous demande une forme de terrain, comme ça au pif, qu'est ce qu'il vous vient? Rectangle? Carré? Rond si vous êtes un peu foufou. Rien de tout ça. Garder en tête que ça doit être bizarroïde. Oval. Non mais qui joue sur un terrain oval? C'est pas fini. Dans tous les sports dit "normaux", qui plus outre quand ils donnent lieu à des compétitions locales et internationales (enfin, dans notre cas ici, inter-excolonies-britaniales), la forme, elle ne change pas. Et bah là, si. Selon la ville ou vous êtes, voir le quartier, l'oval va changer de forme, il sera plus ou moins oval, plus ou moins long, plus ou moins rond. L'axe varie de 90 à 150 mètres. Du coup ça devient très réglo quand ceux qui s'entrainent sur 90m doivent jouer sur 150, mais passons.

Au milieu de cet ovaloïde, appelons le patate, pourquoi? Bah ça va mieux avec poulet que galetas. Au milieu donc, il y a le pitch. Alors c'est pas du tout un pain au lait fourré à la confiture pomme-pastèque que l'on met dans sa potche, non non, enfin si mais pas là. C'est un rectangle de 20m par 3m, avec à chaque bout des lignes que les kangourous appellent des bowling creases. Des lignes blanches au sol tout simplement, mais du coup comme c'était simple, ils y ont mis un nom chelou.

Bref, voilà, on a notre terrain. A non, zut flutte crotinette, il en manque un petit bout. Deux en réalité, un à chaque bout du pitch. Ca s'appelle les wickets. Rien à voir avec les nounours poilus de star wars. Un wicket c'est 3 batons plantés dans le sol, l'un à côté de l'autre, et posés en équilibre dessus, 2 petits bout de bois, les bails.

Là c'est bon, on a le terrain tout équipé, finition ronce de noyer.

Le matériel maintenant. Là, c'est facile, il y a une balle, même forme et aspect qu'une balle de baseball. Je ne vais pas rentrer dans les détails de taille et poids exacts, je laisse ça aux fanatiques de wikifaitfoi. Il y a également besoin d'une batte, pas tout à fait comme celle de baseball, elle est plate, pas ronde, un peu plus large, mais grosso-approximo de la même longueur.

Donc nous disions plus haut, pour gagner, faut marquer le plus de points possible. Mais comment donc marque-t-on des points sur une patate dans laquelle on a planté des bouts de bois? haha, ça se complique. Pour comprendre, faut mettre les poulets sur le terrain (KFC, joueurs, poulets, vous suivez?). D'une des deux équipes, on prend deux poulets, que l'on appellera batsman, pas Batman, traduisez batteur (parcequ'ils utilisent chacun une batte, pas parcequ'ils sont membres de Tokyo Hotel). On les place sur le pitch de la patate, chacun à un wicket, autrement dit le rectangle du milieu de l'oval, chacun à un bout de bois, eh oh on se concentre s'il te plait Kévin! Voilà pour la première équipe. Parmi la seconde, on en prend un, le wicket-keeper, qui sera placé juste derrière le wicket d'un des batsman adverses. Il porte des gants. Les dix autres sont placés partout ailleurs sur la patate, et sont susceptibles d'être lanceurs (bowlers), c'est-à-dire d'avoir à lancer la balle. Ils sont placés, faisons les bouger. Lorsqu'un de ces dix joueurs est désigné pour lancer la balle, il prend une course d'élan et, arrivé au niveau d'un des wickets, lâche la balle en direction de l'autre guichet, et donc d'un des batsman. Le lancer se fait bras tendu et la balle rebondi au sol avant d'atteindre la batte adverse. Ceci dit le rebond n'est pas obligatoire.

Les points, nous y voilà (enfin!). Déjà, on dit un run, pas un point. Faire simple on vous dit. Il y a trois possibilités: Possibilité 1. le batsman frappe la balle (qui part sur la patate) et court jusqu'au wicket d'en face (à l'autre bout du pitch de 20m) avant que l'équipe adverse ne récupère la balle et ne touche (détruisent en fait) le Wicket. S'il court plusieurs fois, il aura plusieurs runs, tant que les wickets ne sont pas touchés les batteurs peuvent courir (oui forcément, si un batteur change de wicket parcequ'il vient de frapper, l'autre fait pareil et va prendre sa place). Dés qu'il s'arrête, ils encaissent les runs et l'autre équipe peut lacher la pression, plus la peine de courrir. Possibilité 2. le batsman frappe la balle, qui ne parvient pas à être interceptée par l'équipe adverse avant de sortir du terrain: 4 runs. Bim. Possibilité 3. le batsman frappe la balle, qui ne parvient pas à être interceptée par l'équipe adverse avant de sortir du terrain sans toucher le sol: 6 runs. Bim².

Voilà, on a la base. Si vous avez tout saisi jusqu'ici, bravo, on peut continuer. Si non, dommage, je continue quand même.

Il est possible pour l'équipe qui lance, d'éliminer les batteurs (=de les sortir du terrain, un autre doit alors prendre sa place). Il y a 10 façons de faire ça. Ah bah oui hein, c'est pas bizarre et compliqué pour rien! Mais bon c'est pas si dur, on se concentre, on inspire bien, on mange une cacahuète et on y va (enfin je conseille quand même la cacauhète avant d'inspirer). 1. Bowled: littéralement: ballé, oui, ça se conjugue, je balle, tu balles, nous ballon, vous raquette. Bref. Bowled c'est éliminer le batteur en réussissant à détruire avec la balle le wicket devant lequel est le batteur actif (donc si tu suis petit malinou que tu es, tu comprends maintenant pourquoi le batteur se place devant le wicket) 2. Caught: littéralement: pêcho. L'un des joueurs sur la patate (y compris le lanceur) réussit à attraper au vol la balle précédemment touchée par la batte du batteur, donc sans qu'elle touche le sol. Standing ovation du public garanti. 3. Leg before wicket: la balle a été interceptée par une partie du corps du batteur alors qu'elle allait détruire son wicket. En gros ça veut dire que si l'équipe adverse tente de jeter de loin la balle sur le wicket, et que le batteur se met sur la trajectoire, bah bien essayé mais tu sors. Bon il y a des conditions, mais je rentre pas dans les détails après vous allez dire que je complique tout. 4. Run out: Un des joueurs détruit l'un des wickets avec la balle pendant que les batteurs adverses sont en train de courir pour marquer un run: ça veut dire qu'ils auraient du arrêter de courrir plus tôt. 5. Stumped: le wicket keeper détruit le wicket du batteur actif avec la balle alors que celui-ci n'a pas soit une partie de son corps, soit une partie de la batte en contact avec la zone située derrière la limite du batteur 6. Hit wicket: le batteur détruit involontairement son propre guichet au cours du lancer = c'est un champion classe internationale 7. Hit the ball twice: le batteur frappe volontairement deux fois la balle avec sa batte. Donc pas de contrôle puis frappe, ce serait trop facile... 8. Handled the ball: le batteur touche volontairement la balle avec une main ayant lâché la batte, sans l'approbation de l'équipe adverse. En revanche, si l'autre équipe fait une petite réunion pour décider que c'est bon, alors c'est bon, sympa comme règle. 9. Obstructing the field: le batteur gène volontairement l'un des joueurs adverses. 10. Timed out: le batteur met plus de trois minutes après l'élimination du batteur précédent pour rejoindre l'aire de jeu. Oui hein, magne toi le popotin Brian, c'est pas comme ci le match durait pas déjà trois plombes.

Voilà, vous avez une bonne base maintenant. Ah presque zut, j'ai oublié le roulement des équipes. Alors, pas très dur, suffit de savoir compter jusqu'à 20: Une rencontre est divisé en innings, c'est encore un mot tordu pour dire manche. Au cours d'une manche, l'une des équipes, batte (on dit qu'ils sont "in", yeah yeah, trop des oufs les keum, t'as vu) et essaie de faire le plus de runs possibles. L'autre équipe, dite "out" (booooouuuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhh la loose), tente de mettre fin à cette période de jeu (on va voir comment dans une seconde) ou d'empêcher l'équipe "in" de marquer. On pourrait les appeler "les rageux de pas être in" Une manche est elle-même divisée en over (série) de six lancers effectués par un même lanceur. Un joueur ne peut effectuer deux overs consécutifs. Les overs sont lancés alternativement de chaque côté du pitch.

Un match de cricket peut être soit limité en temps, soit limité en nombre de lancers. Comme je suis gentil, j'ai pris la version facile, limitée en over, 20 de chaque côté. Et là les bilingues disent haaaaaaaa mais c'est pour ça twenty20! Bah oui, ça veut dire 20-20... inventifs ces cricketeurs.

En dehors des restrictions de temps ou de lancers, une manche peut prendre fin de diverses manières, aller, un effort, c'est presque fini :

1. Dix des onze batteurs de l'équipe in ont été éliminés. L'équipe est dite all out. Tu m'étonnes, c'est la loose. 2. L'équipe in n'a plus qu'un batteur disponible parce que tous ses coéquipiers non éliminés sont blessés. Ca c'est dommage. 3. Le capitaine de l'équipe in déclare forfait pour la manche. Il est fatigué peut être? 4. Le capitaine de l'équipe in décide d'arrêter la manche, tactique qui lui permet de disposer de plus de temps pour éliminer l'équipe adverse par la suite. Attention, c'est renard ça (rusé-renard-poulet-KFC ooooouuuuuuuuh je suis chaud patate>>> oooooouuuuuuuuhhhhh blague dans la blague) 5. L'équipe in a marqué assez de points pour remporter la rencontre.

Et voilà! C'est aussi pas simle que ça le cricket! Alors ici, deux solutions. La première, tu as compris tout parfaitement et veux essayer ça en vrai, dans ce cas passe ce petit guide du cricket à tes amis (que ceux qui ont un certain QI quand même, faut qu'ils comprennent aussi). La seconde, t'as rien pigé, ou du moins pas tout. C'est normal, c'est australien. Dans ce cas, bondis trois fois, pieds joins, prend une tartine de Vegimite (si tu n'as pas ce produit suspect sous la main, de la sauce barbecue fera l'affaire), dit "No worries, mate" et recommence la lecture depuis le début.
Trajet en bateau, Thaïlande
by Stefride · 2013-01-24 · 4 replies
Un forumeur m'a suggéré de partager cette histoire, donc je le fais.

J'ai passé pas mal de temps sur Koh Lipe, Thailande du sud donc, en plein été, basse saison. Ce qui suit à eu lieu fin août.

Calme, reposant, tranquillou pendant un moment, bref, c'était sympa. Mais toute bonne chose à une fin et j'ai donc continué mon périple vers Singapour. Pour ce faire, je devais rejoindre l'aéroport de Bangkok, donc quitter Koh Lipe comme je suis venu, par la mer.

Sur le papier c'est très simple, un trajet en speed boat: c'est le truc de l'image ci-dessous, 3 ou 4 gros moteurs et des rangées de sièges, une sorte de bus des mers gonflé à l'EPO, surement un ami de Lance. Bref, il traverse la baie pendant 1h15 - 1h30, et habituellement la mer est calme, le soleil brille, et les moteurs crachent les décibels. Pas ce jour là.



Avant de partir, on distingue très nettement au large les gros gros nuages gris foncés qui cachent l'horizon. C'est pas la première fois, c'est de la pluie, rien de méchant. On nous dit juste qu'on sera surement un peu éclaboussés. Tu m'étonnes.

Bref, on démarre, et très vite la pluie arrive. Dans un premier temps, la stratégie de tous est d'essayer de se protéger de la pluie au mieux, pour être le moins mouillé possible (à défaut d'être le plus sec possible). A ce petit jeu, je me débrouille pas mal. Je suis installé à l'avant du bateau, assis par terre, de sorte que je ne dépasse pas la hauteur de la coque, ainsi, avec le vent généré par notre vitesse, l'eau passe au dessus de moi (oui parceque j'ai mesuré la vitesse du vent, fais un peut de physique et de mécanique des fluides avant de m'asseoir.) Les gouttes d'eau passent donc au dessus de ma tête pour aller se jeter sur les passagers qui eux sont sous le toit, mais comme il n'y a pas de protection de face, et que un bateau qui veut rentrer sur le continent, bah ça bouge, le toit ne sert strictement à rien , la pluie arrive à la quasi verticale. Ceci dit la fonction première de ce toit est surement d'éviter que les gentils touristes tout palichons qui viennent sur l'ile ne soient cramés force 12 par le soleil avant même d'arriver.

Bref, je m'écarte du sujet. Ca dure 10 minutes comme ça, et je me dis qu'à la fin, je devrais pas être si mouillé que ça. Erreur.

Les petites-moyennes vagues qui agitaient le bateau se transforment en moyennes-grosses qui le fond rebondir de plus en plus. A tel point qu'à chaque vague pratiquement maintenant, le bateau fend l'eau qui est projeté sur le pont avant … autrement dit sur ma pomme. Vraiment pourrie cette mécanique des fluides, des heures de calculs qui tombent à l'eau (à l'eau, haha, bref). Après deux belles vagues, je suis trempé des cheveux aux orteilles, du t-shirt au caleçon. Trempé pour trempé, je me redresse et fait face aux vagues à présent. Les voir arriver me permet d'anticiper les sauts du bateau, qui assis sur un planché en bois étaient … comment dire … comme un tuktuk qui traverse un champ de patates, compliqué pour mon derrière.

Bref. Le combo vent pluie se transforme en déferlante d'eau (de la pluie plus les vagues qui se brises sur le bateau) couplé à des rafales qui décuplent la taille des vagues, qui dépassent bientôt la hauteur du bateau. Du coup quand j'essaye de regarder l'horizon, je vois une île au loin, je vois l'eau tout près, je bois la tasse, île au loin, eau tout près, tasse, île au loin...

Cette île justement, se rapproche de nous, enfin le contraire plutôt, nous sommes en mer depuis 25-30 minutes, et nous nous arrêtons derrière cette petite îlounette (500m de long environ) où nous retrouvons tous les bateaux de pêche du coin qui sont venus pour une full moon party secrête, ou alors c'est pour se cacher de la tempête.

En effet, c'est beaucoup plus calme ici, si ce n'est de la musique techno-thai (si si, ça existe) qui provient d'un bateau de techno-pêche, leur spécialité doit être le poisson de couleur fluo. Fini les grosses vagues donc ici, juste un simple houle, et biensur, la pluie. Ah tient, le toit n'est plus inutile ici. Enfin si en fait, tout le monde est complètement douché déjà, (dommage que mon shampoing soit dans ma valise) donc plus vraiment nécessaire. Passons.

Le pilote du bateau et les deux autres gars d'équipage qui sont à l'arrière échangent des trucs en thaï. Incompréhensible forcément, mais ils n'ont plus la mine amusé des premières grosses vagues. Je comprends par la suite qu'ils parlent d'un des trois moteurs, qui semble t il dés ce moment là ne sera plus utilisé. Cassé, économie de carburant, réduction volontaire de la puissance, je n'en saurai jamais rien.

L'un de membres d'équipage s'avance à l'avant du bateau, soulève une plaque en bois et sort une batterie de gilets de sauvetage, un par personne, que tout le monde s'empresse de mettre, bien serré et tout comme il faut. Nous passons du club des T-shirts mouillés à la colonie de pingouins techtonik.

On pourrait se dire que c'est pour rassurer les touristes et les locaux un peu secoués, mais quand le pilote et ses deux collègues passent le gilet eux aussi, ça fait cogiter une seconde.

La météo ne se calme pas. Pourtant, les moteurs redémarrent, et le bateau se remet en route. Notons que le techno-bateau et ses copains eux ne bougent pas d'un centipouce. Quand je demande pourquoi eux ne partent pas, on me répond simplement en thanglais (version Thai de l'anglais) qu'on doit ramener d'autre personnes sur l'île après nous avoir ramenés sur le continent. D'accord. Raison suffisante pour mourrir, je prends.

On me fait signe de rester à l'intérieur et de ne pas me remettre à l'avant. Dommage, ça me donnait un bon point de vue. Pas de bol, vu que tout le monde est entassé, un des seuls endroits disponibles pour moi, c'est assis par terre à côté du pilote. Le mauvais point c'est que ma fesse gauche s'en est souvenue un moment, le bon point c'est que je suis aux premières loges pour voir la tête du pilote, et comment il se sert des manettes de gaz de chaque moteur. Intéressant, ça ressemble quand même fort à une playstation son truc.

En parlant truc, un truc que je n'ai pas anticipé en m'asseyant à ce qui ressemblait à un endroit pas trop pire, c'est la capacité des coréens qui sont assis à 50cm de mon oreille droite à crier, non hurler, à chaque petit saut du bateau… la-dite oreille sera bien vite anesthésiée pour le reste de la traversée.

Et c'est reparti donc, en pire. Par deux fois les vagues sont si grosses et le bateau si mal mené que l'on se retrouve à 45° (bon ok, j'avais pas de rapporteur sur moi à ce moment là, mais sérieux, au moins 45), et tout ce qui est sur le bateau, les sacs, les cartons de nourriture ou de matériel chinois chelou, et biensur les gens, se retrouvent projetés d'un côté du bateau. De l'intérieur, j'ai vraiment eu le sentiment qu'il ne manquait pas grand chose pour que l'on se retourne.

Pour m'en convaincre, il me suffisait de regarder le pilote, lâcher brusquement toutes les manettes de la playstation (=couper les moteurs) se lever de son siège et se cramponner au bord du bateau. Très rassurant.

A un moment, les deux mecs à l'arrière hurlent un truc. Le pilote coupe les moteurs, le bateau s'arrête. Tout le monde se lève pour voir ce qu'il va extirper des ellices, un sac en plastique? un gros poisson? un collègue pêcheur? Le monstre du Lochness découpé en rondelles? Après 2 minutes de baragouinage en Thaï et à se pencher au dessus d'un des moteurs, l'un des gars en ressort un morceau de filet de pêche. Ca devait surement bloquer l'un des moteurs.

5 minutes plus tard (qui soit dit en passant, en paraissaient plutôt 20, mais bon, je regardais ma montre régulièrement, et il ne s'est passé que 5 minutes), on se ré-arrête suite à des cris, toujours d'un des gugusses de derrière. Cette fois, ça va plus vite, en 30 secondes, il relève un des moteurs, et le pilote relance celui qui reste (c'est à ce moment là que je note qu'une des manettes de gaz n'était plus utilisée depuis notre départ de l'île).

C'est donc avec un seul moteur, et donc à pas d'escargot, ou plutôt vu le contexte, de tortue, que nous finissons la dernière demi-heure.

Tout le monde est soulagé quand, 10 minutes avant la terre ferme, le continent nous protège du vent, et donc les vagues se réduisent, la pluie est moins violente.

A l'arrivée, tout et tout le monde est complètement trempé, on se serait jeté dans l'eau avec nos sacs le résultat aurait été le même, heureusement que j'avais un sac étanche pour mon électronique, un pauvre monsieur regardait sa sacoche d'ordinateur portable comme s'il réfléchissait à la couleur de la tombe de son PC.

Enfin voilà, bilan : un sac de vêtement propres, mais trempés à l'eau de mer, donc sales et qui vont sentir bon dans 3-4h si je ne les sèche pas vite, un trajet de 2h30 au lieu d'1h30, mon oreille droite qui siffle (ces coréens …), et ma fesse gauche en compote.

Heureusement, j'ai enchainé sur 20h de train, enfin 18h+2 de retard, allongé, au calme, sans vagues, tout a eu le temps de bien sécher…

Mais sinon c'est super safe les trajets en speedboat pour rejoindre les petites îles, je vous les conseille, la meilleure attraction que j'ai faite en thailande!
Australie: clichés ou pas?
by Stefride · 2013-01-24 · 10 replies
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De Phonsavan à Kuang Si (Laos)
by Stefride · 2012-07-06 · 7 replies
Salut,

Après avoir passé deux jours à Vientiane, la capitale, j'ai pris la route de Phonsavan, petit village du nord est du pays. Et le trajet en bus ... euh ... comment dire... Bon, bonne nouvelle déjà, la circulation au Laos est beaucoup, beaucoup plus zen et calme que celle du Vietnam ! Pas de klaxons à tout rompre, pas de dépassements de tous les côtés, on sent tout de suite que les gens ici sont plus sereins et détendus.

Ceci dit, ça n'empêche pas les petites surprises. Sur le papier, le trajet en bus doit durer environ 11h, de 8h du soir à 7h du matin. J'ai acheté un billet pour un bus "VIP", la classe hein? 7h, l'agent qui nous a vendu les billets nous emmène à l'extérieur de la ville, un peu après l'aéroport, pour prendre notre bus. Là, découverte du bus : un gros sticker "VIP" sur le barre brise du bus laisse présager un confort certain. D'autant que nous avons les 4 sièges de devant, donc plus de place pour les jambes, cool. De l'extérieur, on peut voir une TV juste au dessus du chauffeur, excellent !

En montant, ça change un peu, l'emplacement pour la TV est ... rempli avec des oreillers. Les sièges sont relativements basiques, mais la vrai surprise n'est pas pour nous touristes, mais pour les autres passagers, tous laotsiens, qui une fois tous les sièges occupés, on droit à des strapontins qui sont en fait des petit tabourets de jardin en plastiques posés dans l'allée. On maximise le trajet. Une fois le bus remplis, on ne peut plus rentrer un bol de riz. Heureusement nous avons nos sièges, presque inclinable de 5° pour fermer les yeux, et essayer de faire passer les trous dans la route pour un massage avant de dormir. Sur 11h, j'ai dormi environ 6 ou 7 fois 20 minutes, pas si mal.

Une fois arrivé à Phonsavan, surprise, il pleuviote. Le temps de prendre un tuk-tuk, 1€ chacun (nous étions 4), et nous voilà à notre guest house, tenu par un sympathique laossien, qui nous propose un tour pour aller voir la plaine des jarres, principale attracion locale, mais pas seulement, le programme est alléchant, donc c'est parti ... c'était sans compter sur la pluie ...

Phonsavan sous la pluie en vidéo ici



Le village Hmong



Première image, un animal de compagnie, deuxième, quelques repas



Première image, un cratère de bombe, seconde, une "bombie", entre les deux caillous, bombe anti-personnelle... Ce sont les reliquats pas cool de la "guerre secrète" du Laos



Après la pluie, on change de météo et de décors ... 8h de bus presque vide après Phonsavan, Luang Prabang. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco (ce qui explique en grande partie l'état de conservation de la ville j'imagine, pas de barres de béton, que des anciennes demeures ou des maisons/ villas de style colonial. Très très beau, je vous laisse juger, la vidéo et les photos ci-dessous en disent assez ...

Luang Prabang et les chutes Kuang Si en vidéo, quand on est là, on ne doit pas être bien loin du paradis...















Nha Trang et Ho-Chi-Minh-City
by Stefride · 2012-07-01 · 5 replies
Après ce petit paradis qu'est Ly Son, j'ai pris un train vers Nha Trang. Nha Trang, c'est exactement comme wikitravel le décrit : la plus célèbre ville-station balnéaire du Vietnam.

Le scooter-taxi que j'ai pris à la gare me dépose au "centre ville", qui est en réalité un aggloméra d'hôtels, restaurants, bars et autres boutiques souvenirs. Une jolie plage, bien trop grande pour le nombre de touristes présents à ce moment là, une rangée de palmiers, un passage piéton, une route, une rangée d'hôtels, une rangée de bars, une rangée d'hôtels ... On dirait la Costa Brava, la bétonïte aïgu a frappé sur toute la longueur de la côte. Ca va de l'hôtel 12 étoiles avec piscine à débordement (surement parce qu'un gros monsieur se baigne dedans) à la guesthouse décorée dans le style bambou colonial. Si vous cherchez un endroit pour rôtir, euh pardon, bronzer, c'est le bon, avec toute la gamme possible et immaginable de resto, de la cuisine vietnamienne authentique à la pizzeria en passant par le grill-burger, mais aussi des bars qui vous proposent sans même que vous demandiez tout ce que vous pouvez imaginer, du verre de coca à l'herbe magique, je veux dire le thé maison biensur, en passant par les massages et plus si affinités. J'ai donc comme vous vous en doutez passé 3 semaines là ...

Etape suivante, Ho Chi Minh City, via un bus couchette, bon marché et presque pas trop inconfortable. La ville propose, enfin les agences et autres boutiques pour touristes, de visiter différentes choses, et parmis elles, le musée de la guerre et les tunnels Cu Chi. Commençons par le musée : en plein milieu de la ville, les drapeaux qui flottent au dessus du toit, rouge avec un joli marteau jaune donne une indication sur le ton général.

Je pensais faire un petit reportage photo de l'intérieur, voir une vidéo, mais je ne le ferai pas pour deux raisons. La première, c'est parce que les images sont dures et n'ont pas leur place ici. La seconde, c'est que ce "musée", en fait cette galerie de photos, est ni plus ni moins qu'une peinture où vous pouvez voir les atrocités de la guerre, avec une non-objectivité flagrante et un anti-américanisme qui en devient malsain. Ce ne sont pas de fausses images, et c'était vraiment moche le Vietnam à ce moment là, mais pas uniquement dans ce sens là. Donc voilà, aller vous faire votre propre opinion sur ce "musée", j'en raconterai pas plus ici.

L'autre visite que l'on vous suggère partout, se sont les tunnels Cu Chi. Il s'agit d'un réseau de tunnel creusés par les Vietnamiens pour se défendre de l'agresseur américain. La visite est toute orchestrée au départ de Ho Chi Minh, pour 6 petits dollars, et on commence par le trajet. Environ 40km, on annonce 2h, faute au traffic. Et effectivement, ça nous a pris 2h ... car nous avons stoppé, au bout d'1h de route et à 30 minutes de notre destination. Pourquoi ? Pour voir des gens en train de découper, peindre, vernir, polir, des souvenirs tout parfaits pour touristes. On nous présente ces personnes, handicapées à divers degrés, comme victimes des horreurs américaines (traduction littérale), et on nous suggère de faire un geste pour eux. Après 30 minutes à attendre à cet endroit désert, juste un hangar au milieu de nul part, que quelqu'un achète (ou pas ...) un souvenir, on termine notre trajet. Pendant les 1h30 de trajet, notre guide, qui se présente comme vétéran de la guerre, possible, a parlé environ 1h29. Que de jolis anecdote sur où il était, ce qu'il a vu, sa famille, ses enfants ... Bref, au bout de 10 minutes, j'ai mis mon iphone en mode mp3 ...

Une fois payée les 80 000 VND de l'entrée, en plus des 6$, on commence par une vidéo, de 10 minutes, qui vous montre ce merveilleux endroit qu'était Cu Chi avant la guerre, et même si les images sont en noir et blanc, en effet, ça avait l'air fantastique, authentique, une vraie carte postale. Puis direction la forêt, et premier arrêt devant une petite trappe, porte de sortie d'un des tunnels. C'est gros comme une boite de chaussure, et notre vétéran nous explique qu'ils ont fait ça taille vietnamienne pour piéger les gros américains gonflés aux burgers, euh pardon à la muscu. On vous propose d'essayer d'y descendre, et effectivement, même avec mes 65 kG tous mouillés je peine à m'y glisser. Plus loin, on vous montre, toujours avec une petite anecdote du vétéran, qui a apparement rencontré chacune des pierres de cet endroit, ça en devient louche, en rajouterait-il 3 tonnes ... hum ... Peu importe, je disais donc, on vous montre toute une série de pièges, tous présentés comme très ingénieux et fait avec 3 bambous, ce qui est vrai.

Mais voilà, c'est ce qui m'a un peu dérangé ici, et plus globalement dans les visites "autour de la guerre" que l'on vous propose depuis Ho Chi Minh : soit c'est de l'anti-américanisme primaire : on le présente comme le grand vilain de l'histoire, soit de l'anti-américanisme plus subtile : on vous présente le combattant vietnamien comme extrêment intelligent, résistant, un génie de la guerre. Et autant c'est vrai que les Vietnamiens ont gagné cette guerre et on fait preuve de stratégie et d'intelligence, que les américains ont fait des horreurs sur place, autant il est également vrai que à la fois les horreurs et les choses intelligentes ont eu lieu des deux côtés. Tout cela manque d'objectivité et d'humilité, même s'il y a une certaine logique à ne pas être 100% objectif, je trouve que ça va trop loin dans l'autre sens ...

Bref, un peu trop "noires" ces visites que l'on vous propose à grand coup de "Hello, hello, sir ? Nead a tour ? Sir ?". Si vous venez à Ho Chi Minh, essayez de ne pas enchaîner ces visites relatives à la guerre, mais plutôt d'aller explorer un peu la ville, même si très honnêtement, c'est une grande (9 000 000 de personnes) ville asiatique, et donc, vous trouverez : Des boutiques de luxe : Dior, Chanel, Gautier, H&M, ils sont tous là. Des boubouis où manger un pho ou un fried rice pour 3 fois rien (3xRien ça fait 20000 VND). Des grands building en construction : la bétonïte aïgu prend de plus en plus de hauteur, et tout en haut du chantier, un gros panneau Bouygues Construction, se nom me dit quelque chose, mais quoi ...? Des attrapes touristes : autrement dit, des agences de voyages locales. Des gens qui vous crient : "motorbike, motorbike" et qui systématiquement vous annonce un prix au moins double de ce que vaut vraiment votre trajet.

Enfin voilà, vous avez compris l'idée.

Voilà, aujourd'hui j'ai donc quitté Ho Chi Minh et le Vietnam, après un mois, en n'avion, direction le Laos d'où je vais descendre gentillement pour être à Bangkok le 2 août, encore un mois d'Asie donc...
Retour de Ly Son au Vietnam
by Stefride · 2012-06-22 · 11 replies
Salut,

Après mes quelques jours à Hoi An, j'ai pris la direction du sud, mais comme je ne voulais pas suivre l'itinéraire classique et filer droit vers Nha Trang comme tous les autres touristes que j'ai croisé, j'ai pris un bus vers Quang Ngai (prononcez Wan n'Aïe, je sais, ça fait un peu karaté-kid écris comme ça mais bon …).

Donc voilà, arrivé là, à 22h, je me mets en quête d'un hôtel. Inévitablement, au Vietnam, quand un bus vous dépose quelque part, il y a soit des taxis, soit des bons hommes en scooter, soit les deux, prêts à vous emmenez où vous voulez. Quand en plus ils voient que vous êtes blanc, blond ou pas habitué à porter un chapeau pointu, bref, un touriste, il tente de vous faire rouler le plus possible, euh pardon de vous aider à trouver l'hôtel le plus loin possible, euh pardon, l'hôtel le plus cher possible, euh non, celui tenu par leur cousin … Euh bon en fait ils vous amène à un hôtel dans lequel vous ne resterez pas, soit parcequ'il est trop cher, genre grand luxe à 50€ la chambre, voir plus (au Vietnam c'est extra beaucoup très cher 50€), soit parcequ'il est effectivement loin de tout, ou encore parceque l'hôtel du cousin est plutôt cracra … Bref après avoir taxité et marché un peu, je réussi à négocier une chambre 30$+ petit déj au prix de 10$+rien du tout, et le petit déj, j'irai l'acheter dans le bouiboui encore ouvert en face.

Toujours très bien rangées et logique d'ailleurs ces bouibouis. Sans demander un supermarché géant, mettre les soupes à côté des serviettes pour demoiselles qui elles mêmes sont devant les vaches qui rit … Bref. Le lendemain, debout de bonne heure pour attraper un bus direction le port de Sa Ky. A nouveau, à l'arrêt de bus juste en face de mon hôtel, j'ai droit aux scooters qui propose le trajet pour 5 fois le prix du bus, et encore, après avoir parlementé 10 minutes sur le prix … 40 minutes de bus plus tard, relativement calmes d'ailleurs pour un bus local, presque aucun arrêt non programmé et pas trop de monde dans le bus, personne avec une cigarette ou un chargement étrange, type canards vivants suspendus par les pattes ou poulpe séché par paquet de 8. 40 minutes plus tard donc, me voilà sur le port.

Là, je passe chercher mon billet au guichet, pas dur à trouver, c'est là où il y a 15 personnes au m2 . Et donc, après m'être fait passer devant 6 ou 7 fois, par des gens qui vont sur le même bateau, dans lequel il y a largement la place pour tout le monde … enfin, cherche pas Stef, t'as ton billet. Une grosse heure de traversée, la mer est calme, mais l'estomac moyen du vietnamien semble fragile. Bizarre, ils ingurgitent du chien, du poulpe séché, des algues de toutes sortent, ils petit-deujenent même avec une soupe de nouilles-poulet-piment, mais ils résistent pas à 2 petites vagues. Enfin bon.

Sur le port de l'île principale de Ly Son, c'est l'effervescence, entre ceux qui arrivent, ceux qui partent, ceux qui reviennent de la pêche, ceux qui y partent, ceux qui veulent te vendre leur prises, ceux qui veulent te balader en scooter (encore eux !? mais c'est pas vrai c'est écrit sur mon front que je suis touriste ? Ah bah oui zut …). Au milieu de tout ça, un policier te demande gentiment de le suivre, pour qu'il t'inscrive sur son registre des étrangers qui viennent visiter. Le précédent était là en mai … ça explique pourquoi tout le monde te regarde comme un extra-terrestre …. un extra-vietnam en fait.

Bref, Ly Son, notre sujet : 2 îles pour 10km2 au total, issue de petites éruptions volcaniques il y a quelques millions d'années. Donc, il y a un cratère, deux en fait, a priori la croûte terrestre à un peu bouger entre deux éruptions, mais je ne vais pas me lancer dans un cours de géologie. Les roches sur toute l'île sont noires, très noires (comme tu pourras le voir sur la vidéo ci-dessous), et la mer a ramené le sable. Rajoute le corail au large, et le contraste de couleurs est des plus beaux. Sur l'île, on cultive essentiellement l'ail, dans des champs de sable (à tiens, idée business : monter une fabrique de dentifrice ), et évidemment on pêche, mais surtout pour la consommation locale. Quelques autres activités à ajouter, cf la vidéo. Bon je crois que le décor est planté. Donc le lendemain de mon arrivé sur l'île, la gentille dame de l'hôtel m'a trouvé une place sur un bateau de pêcheur, surement un cousin, pour aller sur la plus petite des deux îles, et ça donne ça :

La soirée n'est pas détaillée dans la vidéo, car elle était trop décalé et j' aurait brisé un peu le charme. Je m'explique. Quand je suis arrivé, j'étais seul dans l'hôtel. 0 touriste étrangers, 0 touriste vietnamiens. En revenant de la petite île, surprise, la salle de déjeuner est remplie de 4 grandes tables, au moins 40 couverts. Ils attendent surement un bus de touriste, enfin un bateau-bus de touristes. Je pars donc en ballade sur l'île principale, et en revenant le soir, juste avant dîner, surprise, il y a une 40 aine (j'avais donc bien compté les paires de baguettes sur les tables) de personne, de 20 à 35 ans, qui sont devant l'hôtel à blablater. Je monte prendre ma douche (oui parce qu'en plus du sel suite à mes baignades, on peut ajouter une agréable transpiration inévitable vu la chaleur, de la poussière plein les pieds après les chemins pour faire le tour de l'île et une petite odeur de poisson de derrière les fagots, je vous laisse imaginer).

Et en redescendant dîner, à peine ai je mis le nez dehors qu'une musique explose le couloir, 120 décibels à vu de nez, et pire, un micro, un vietnamien, et une TV … C'est bien ça : soirée karaoké ! Je sais pas pourquoi, mais les vietnamiens sont en surkiff des karaokés. C'est quoi cette mode ? Il y en a partout, même dans les plus petits village. Et puis ils ne sont pas tous Pavarotti, donc je vous laisse imaginer la vitesse à laquelle j'ai englouti mon dîner, changeant de main toutes les deux minutes pour soulager mon autre oreille. Même mes ôtes n'en pouvaient plus, ils s'empressaient de sortir dés que les plats étaient servis, et se battaient pour ne pas revenir quand je leur faisait signe pour obtenir une boisson ou autre … Bref, si un Vietnamien lit ça, peut-il m'expliquer cette adoration des karaokés, et surtout, ce problème auditif avancé qui oblige le son à être si fort que l'eau dans mon verre tremblait à chaque note, sérieusement.

Je m'arrête là, je crois que vous en avez assez pour vous faire une idée. Si vous venez au Vietnam, allez faire un tour là-bas, malgré le risque de karaoké, ça vaut le détour !!
Retour de Ninh Binh
by Stefride · 2012-06-15 · 6 replies
Salut à tous,

Après mon passage à Ha Long (ici), j'ai pris la route de Ninh Binh. 180 km à vélo, route toute plate sur le papier, et presque toute plate dans les faits, cool, sauf que sur le papier, bah il n'y a pas de vent, ni de soleil ...

En partant tôt le matin, on pense éviter les grosses chaleurs. Donc confiant, je mets le réveil à 6h30 pour un départ vers 7h30. Loupé. 7h30, 32°C, 75% d'humidité dans l'air. Le temps de fixer mon sac sur le porte bagages et je transpire déjà. Super. Bonne nouvelle, pas de nuage à l'horizon, donc je ne devrai pas rencontrer de pluie, c'est mieux de rouler avec un peu de soleil ... Un peu oui ... on y reviendra.

C'est parti. Les 40 premiers kilomètres sont plutôt faciles, un peu d'arbres en bord de route ou des maisons font que la magnifique prévision météo de la veille (vent léger, 5km/h) a presque l'air vraie.

Contrairement à ce qu'on lit beaucoup, la route n'est pas si dangereuse (pour un vélo), les scooters font très attention à vous, et les bus et autres camions aussi. Il y a 4 types de conducteurs au Vietnam selon moi (attention, avis purement subjectif, c'est une caricature en mode blagounette) : - Le joyeux : il se reconnait facilement car soit il est bloqué en mode perroquet qui a croisé un touriste anglais il y a 2 minutes : "hello, hello, hello ..." soit il veut te montrer qu'il sait compter jusqu'à 1 avec son pouce. Dans les deux cas, c'est agréable et évidemment ça incite le touriste que je suis à répondre d'une gentillesse, qui varie du "Hello !" joyeux au double super avec les deux pouces levés (et oui, je suis capable de pédaler sans les mains héhé) en passant par le grand sourrir accompagné d'un "Chào" avec l'accent s'il vous plait. - L'indifférent : comme son nom l'indique, il te zape, tu n'existes pas dans son univers parallèle vietnamo-routier. Ceci dit il t'évites quand même soigneusement ... étrange ... - Le bouledogue : la route, c'est à lui, donc merci de faire place nette. Un gros coup de klaxon, si possible à 20 cm de ton oreille gauche, et tu es prié de te jeter dans la rizière à droite, merci. - Le manager : il se croit au tour de France, faisant partie de l'assistance, et donc, vient à ta hauteur et te tend, selon le moment de la journée, une bouteille d'eau, de thé ou un redbull (s'il voit que tu es vraiment beaucoup fatigué ...).

Après 2h de route, il est 9h30 (bah oui, forcément ...) et le soleil tape bien fort. Donc petite pause pour remettre de la crème solaire. Et là dilemne. Il fait chaud, 35°C facile, même si je suis pas un thermomètre sur pattes, ton t-shirt est aussi mouillé qu'une rizière, et tes lunettes de soleil glissent toute seul sur ton nez tellement tu transpires. Que faire pour se rafraîchir, autrement que de boire un coca-cola avec 25 glaçons comme dans la pub ? Idée : faire tomber le t-shirt. Test. En effet, c'est beaucoup mieux. Surtout avec ce vent de face ... Mais problème, il faut se crèmer correctement pour éviter de ressembler à une bouteille de coca, justement. Partie avant, facile et rapide. Le dos ...euh ... zut. Comment qu'on peut'il faire ? Après 5 minutes de contorsions et autres cassages d'épaules, la couverture crèmique semble optimale. On peut continuer.

Pause pour déjeuner le long de la QL10 (c'est le nom de code de la route que j'ai emprunté), un phò, chaud oui, mais plein de bonnes choses pour vous refiler la patate, ou la frite c'est comme on veut.

Après un long périple de 180km, j'arrive enfin à destination. Ninh Binh. Premier constat, malgré les multiples ajustements, ma couverture crèmique à buggée. J'ai le dos qui s'allume comme un feu tricolore ...zut (c'est la version poli, en vrai j'ai pas dis ça). Second constat : mais ils sont où les NinhBinhois (ou NinhBinhiens je sais pas comment on dit...). Il est 16h30 et les rues sont désertes ! A la réflexion, c'est comme dans les autres villes : soleil = ciel bleu = super chaud = siesta = vive les ventilateurs = tout le monde devrait avoir la clim = mais où sont les parasols? = de 13h à 17h le vietnamien moyen se repose, ou se cache, ou a fondu, ce qui revient au même. Troisième constat : c'est plutôt bon marché, de 300 000 VND pour une chambre tout confort avec clim, petit frigo et tout le toutim à 150 000 VND la basique avec un véritable ventilateur électrique qui pivote sur lui même, la classe. Quatrième constat : mais où sont les touristes ? Il y a plusieurs Ninh Binh et je me suis trompé ? Ils ont fondus eux aussi ? Cinquième constat, je ferai mieux d'arrêter de faire des constats pour me trouver une chambre d'hotel et surtout une douche, j'ai 2cm de poussière noire très sexy à enlever.

Après une bonne nuit réparatrice, enfin, réparatrice de forme, pas de dos lumineux, je continue de clignoter dans le noir. Bref. Après une nuit sur le ventre donc, j'entreprends d'aller me balader dans les environs. Et ça donne ça :

Voilà, direction Hoi An maintenant, mon train m'attend ! Oui parce que 750km, en vélo ... j'aime bien pédaler et prendre mon temps, mais à ce rythme je vais finir le Vietnam en 2018...
Retours d'Ha Long
by Stefride · 2012-06-12 · 21 replies
Hello,

Après avoir passé 6 jours autour de la baie d'Ha Long, j'ai testé des croisières et autres sorties, et voilà mes petits avis / conseils :

Les croisières, vaste sujet. De l'aller retour sur la journée aux formules multi-nuits et autres propositions d'excursions apparament incroyables, dur dur de s'y retrouver. Pourtant j'ai du temps, et donc j'avais décidé de prendre mon temps pour bien choisir. J'ai pris 2 nuits dans un hôtel en arrivant à Ha Long, pour avoir une journée complète pour prospecter. Mais dans l'absolu, pas besoin. Il y a tellement de "boat?" "want to see the bay?" "hello?" qui fusent de toutes parts que les propositions vous cherchent et non le contraire.

Et biensur, celle qui vous cherchent, il y a une raison ...

J'ai donc testé deux croisières. L'une vendue par un de ces bons hommes qui vous interpellent en sortant d'une boutique, et une autre que j'ai trouvé par moi même (ou presque, car j'ai eu des noms d'agences sérieuses qui m'ont elles mêmes rediriger ... bref).

La première, celle qui est venue à moi. Sur la brochure, magnifique, on voit un bateau qui est absolument superbe, et ce pour les 3 classes (oui parce qu'alors en fait, peu importe la compagnie que vous choisissez ou qui vous choisi, il y a 3 gammes de prix : standart, super ou luxury). Ca vend du rêve à tous les étages. Pour vous mettre l'eau à la bouche, enfin surtout la main au portefeuille, on vous suggère la classe super, qui avec son air conditionné dans la chambre et sa "seafood", nourriture de la mer donc, finissent le tableau paradisiaque. Mais l'image de rêve s'arrête là. Peu importe le nombre de jours que vous choisissez (en partant du principe que vous passez au moins deux jours dans la baie), sachez que le premier "jour" commence réellement à midi. Sauf si vous achetez à Hanoi, là ça commence à 8h du mat, parce qu'il y a 200km de bus à s'envoyer. A midi donc, vous voilà à la criée du Havre, euh pardon, à l'embarquement du port touristique d'Ha Long. Là, des bus entiers de touristes de toutes nationalités arrivent toutes les minutes, déversant les touristes qui sont ensuite baladés sur le port, attendant d'être sifflés, euh appelés à l'embarquement.

Dans le port, que des bateaux, blancs, de touristes, à tiens, pas ce joli marron de la brochure ... il y a une explication ? J'en sais rien. Arrive notre tour d'embarquer. Le bateau vendu 8 chambres doubles est rempli à fond, 30 personnes à bord. Mais où va t on dormir ? C'est ça la feinte, c'est que tout le monde n'a pas acheter la nuit sur le bateau, donc on en débarquera un petit paquet, mais plus tard. C'est l'heure du déjeuner. Par table de 6, on nous amène une assiette de crudité, une de riz, une d'omelette, une de chou, et une de pastèque. Bon appétit. La seafood vendu sur la brochure ? Ca doit être le goût de poisson de l'omelette ... ou peut être qu'ils ont cuit le riz à l'eau de la baie, va savoir. On enchaîne sur une visite de grotte, vite vite, on a toujours pas eu le temps de prendre possession de notre chambre, tous les sacs sont sur le pont... La grotte (Hang Dau Go Cave), qui aurait pu être sympa, est éclairé de 20 lumières aux couleurs techtoniques qui, avec un peu de musique dance, en feraient une parfaite discothèque, ambiance underground. La visite consiste en une file continue de touristes qui s'arrêtent tous aux mêmes points, pour voir tous les mêmes cailloux et entendre les mêmes histoires : pas sur l'origine géologique de la grotte ou son histoire plus récente pendant la guerre, non, juste deux pêcheurs qui courent derrière un singe et tombe dans la grotte, 5s de blabla, et puis, 30 minutes à vous expliquer qu'ici en regardant les roches, et bien on voit un éléphant, là un tigre, ici une crevette, là un bouda, et ici un sein (véridique). J'ai réussi à voir Dark Vador, mais le guide ne m'a pas cru.

Bref, une fois sortis de la techno-grotte, on nous emmène illico presto voir un village flottant, autrement dit, 4 barques avec un toît attchées les unes aux autres, là encore, véridique. On vous propose le kayak, gratuitement. Cool. Nous partons donc, deux par deux, dans des kayaks maintes fois réparés, sans gillet de sauvetage dans les décors karstiques.... au seul endroit de la baie où il n'y a pas de formations rocheuses intéressantes. 25 minutes plus tard, hop, on ré-embarque et on file vers l'île de Cat Ba, bizarre, c'était au programme de demain. Pas grave, entre temps on nous installe, enfin, après plus de 4h sur le pont, dans nos chambres. Là surprise, ma chambre payée un poil plus cher (10$) parceque je suis seul, à deux lits, et donc ... j'ai droit à un camarade de chambre. Il se trouve qu'il est sympa, mais bon ... Pas grave, on est arrivé "au port" nord de l'île, où on débarque ceux qui n'ont pas payé la nuit sur le bateau. Et là où la brochure nous emmenait près d'une petite plage pour passer la nuit, nous nous écartons seulement d'une 50aine de mètres du quai pour jeter l'ancre, comme 6 ou 7 autres jonques. Cool. On nous sert alors un dïner, identique au grain de riz près à notre déjeuner. Heureusement j'ai acheté un régime de banane à une des vietnamiennes en barque qui fait mini-market ambulant. La soirée ? Musique techno sur le pont ou dodo dans la chambre, qui, comme la clim est juste une déco, est équipé de magnifiques ventilateurs bruyants. Je passe sur les cafards qui sont déjà sur la piste de danse, car vous allez dire que j'exagère.

Après une nuit courte, température oblige, petit déj. Enfin un café, deux tartines au beurre et un bout de pastèque de 5 cm au carré. 8h45, on nous débarque sur le port qui est à 50m de nous depuis hier soir. Là un bus nous amène au parc national de Cat Ba. La rando de la brochure est divisée par deux en temps, et devient un aller retour d'une heure et demi (ça n'en reste pas moins magnifique). Ensuite, tout le monde dans le bus, direction Cat Ba la ville, où après un succulant déjeuner, du riz, des légumes et de l'omelette (tiens ça me dit un truc mais quoi?), on nous installe dans nos chambres. Là encore, esprit backpacker, on partage... Après midi libre, sans aucune indications, le temps de chercher vous trouvez une navette pour monkey island, qui vient de partir, loupé. Reste de la soirée, après un dîner copieux, riz légumes calamar et crevettes (seefood youpiii !), soirée libre. Donc comme c'est festival aujourd'hui sur l'île, il y a de quoi faire.

Le lendemain, départ 7h45, après le café-bout de pain au beurre, direction là où on nous a débarqué le matin précédent. On ré-embarque à 9h30 (et là tu comprends la mine déconfite de ceux qui embarquaient hier quand nous débarquions ici même), puis on file droit vers le port d'Halong (exactement le même chemin que dans l'autre sens donc, sauf que là on ne s'arrête plus), où nous arrivons pour 11h30, pile à l'heure pour que le bateau puisse prendre les prochains pigeons, euh touristes.

De retour à Ha Long, je file à l'agence qui m'a vendu la croisière, et après 30min à les harceler, j'ai finalement récupéré une poignée de dollars (20) en regard de la différence brochure/réalité (j'y croyais pas, comme quoi, faut toujours tenter...)

Là dessus je pars de l'autre côté d'Ha Long, vers le port de pêche (il faut passer le gros pont), suivant les conseils d'une agence d'Ha Noi que l'on m'a présentée comme sérieuse, merci Abalone. Et là, beaucoup moins de touristes. Je finis dans une agence qui me propose un 2 jours une nuit sur le point de partir, 12 chambres à bord et seulement 5 d'occupées, du coup, j'ai un excellent prix pour compléter un peu. Et là, cette croisière classe "Super", en théorie la même chose que la précédente donc, se révèle bien différente.

Nourriture, confort, service client ... le jour et la nuit. Comme j'en ai fait une vidéo, je vous laisse voir ce que ça donne :

(si vous ne visualisez pas bien la vidéo, cliquez ici)

Voilà, il y a de tout pour visiter Ha Long Bay, et dans le "tout", beaucoup beaucoup d'arnaques. Mon conseil : privilégier les croisières qui vont le plus à l'est (à l'est de Cat Ba), c'est plus calme, beaucoup moins de touristes que sur la bateau-autoroute Ha Long Cat Ba. Si vous cherchez votre agence sur place, comme je l'ai fait, aller directement de l'autre côté du pont, vers le port de pêche, ça à l'air moins beau, mais en réalité, les meilleurs offres partent de là (de ce que j'en ai vu).

Ceci dit, ça vaut le coup de se prendre un peu la tête pour trouver la bonne agence, car c'est magnifique, alors en plus dans de bonnes conditions ...

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