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De retour du Costa Fortuna: croisière du 27 février au 6 mars 2015
by Siouxiesioux · 2015-03-07 · 102 replies
Bonjour à tous Je viens de rentrer chez moi après presque deux semaines passées aux Antilles dont une sur le Costa Fortuna . Nous sommes partis en famille , à quatre, deux adultes et deux ados. Nous sommes vraiment ravis de ces vacances qui se sont révélées très enrichissantes . Pour rompre un peu avec le discours ambiant sur Costa , nous avons été très satisfaits de cette croisière , ayant même trouvé les prestations meilleures que lors de notre précédente croisière , notamment pour ce qui concerne la nourriture. Le Fortuna, par contre, est moins beau et surtout, la circulation y est bien moins aisée que sur le Luminosa. Voilà pour les premières impressions post croisière. Le CR est pour bientôt... Anne
Visa touriste chinois de 30 jours avec un billet de retour dans 60 jours
by CamilleTT · 2015-02-26 · 29 replies
Bonjour,

Je pars en Chine 2 mois cet été, et j'ai quelques doutes concernant la validité du visa touriste: d'après ce que j'ai pu lire sur ce forum, il n'est pas toujours évident d'obtenir un visa touriste L de plus de 30 jours de validité; or, si j'entre en Chine le 29 juin et repars le 29 aout, les douanes vont elles me poser problème si elles voient que mon visa n'est que de 30 jours alors que mon billet de retour est 2 mois plus tard? Ou est ce possible de renouveler son visa touriste sur place facilement, et de l'expliquer aux douaniers? J'ai peur qu'ils me forcent à acheter un billet de retour correspondant a la date d'expiration de mon visa, avant de me laisser entrer dans le territoire ^^

J'ai déja cherché dans pas mal de discussions dans ce forum mais je n'ai pas trouvé la réponse précise à ma question, si vous pouviez m'éclairer ca me rassurerait :)

Merci !
Voyage au fil de l’eau sur l’Océan Indien (Madagascar)
by Abcdm · 2015-02-20 · 9 replies
CHAPITRE 1 : Le projet J’ai toujours aimé voyager tout en restant actif. Visiter les pays européens en faisant de l’alpinisme, randonner en autonomie complète durant 3 semaines comme au Groënland. D’ailleurs, c’est à cette occasion que j’ai renoué avec un passe-temps que j’avais quand j’étais minot : la pêche. Au Groënland, pour ne pas avoir des sacs trop lourds (déjà qu’ils dépassaient les 30 kgs avec le matériel de bivouac, la popote, la nourriture pour 3 semaines car aucun ravitaillement possible), j’avais trouvé l’astuce de ne pas emporter de viande en pêchant le long des fjords afin de garantir notre apport journalier en protéines.

(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)

C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !

Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.

L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.

Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.

Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant

Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.

CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.

William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !

CHAPITRE 3 : En route vers Majunga



Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga

Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.

Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THB

Et puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …

Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga

Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.

Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.

Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …

CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.

Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.

CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !

Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…

Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite)

Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !

Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !

Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !

Thazard (ou thon banane) pêché par Toumb

CHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !

Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!

Plage du village où attendent les pirogues des pêcheurs

CHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».

Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.

CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.

Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !

Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala

Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.

En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).

Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB

CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.

Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche)

Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, bercé encore par le bruit du vent et des vagues !

CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.

Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche

Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…

Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs

CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.

La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?

Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.

Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster

CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !

Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.

CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran

Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….

Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le pied

CHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.

Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !

Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !



Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha

CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.

CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.

Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.

Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !

Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.

A vous de jouer !
Pour moi, c'est du chinois
by Lepiaf · 2015-02-02 · 5 replies
En juillet 2012, nous (Maman Papa, et un fiston de 16 ans) arrivons à Malacca et nous installons dans une GH du quartier chinois. Nous y rencontrons un groupe d'une dizaine de chinois composé de deux familles et d'une domestique. C'est la première fois que nous rencontrons des chinois de Chine voyageant seuls en véhicule de location. Ils semblent financièrement très à l'aise, ayant tous iphones, tablettes et appareils photo couteux.

Malgré la barrière de la langue (seul Chin, un ado de 14 ans parle anglais avec un accent chinois difficile à comprendre, son père connaissant seulement quelques mots), nous sympathisons rapidement et nous sommes invités à partager leur déjeuner préparé par la domestique. Ils viennent de Chengdu, capitale du Sétchouan, une "petite" ville d'une dizaine de millions d'habitants. Le repas est délicieux et nous rigolons bien. Nous sommes invités le soir à un barbecue qui se passe dans la même ambiance conviviale. Le père de Chin propose un échange entre nos deux ados, pourquoi pas. Les jeunes échangent emails et Facebook, les chinois partant le lendemain. Depuis notre retour, Chin et notre fils communiquent de temps en temps par internet.

Il y a trois semaines, Chin nous informe via Facebook qu'il va venir quelques jours en France avec sa mère et demande si nous pouvons les recevoir. Nous répondons qu'ils sont les bienvenus. Puis plus de nouvelles jusqu'à ce samedi de fin janvier, 11h30, où je reçois un appel de Chin. Ils sont à Paris et Chin demande à quelle gare dessert Nantes. Je lui explique, il rappelle un peu plus tard pour avertir que leur train arrive à 16h15. Branle-bas de combat, nous avons peu de temps pour préparer les chambres, acheter des vivres pour le WE et faire un minimum de ménage et de rangement, d'autant que c'est le vernissage de l'expo photo du club de mon épouse.

Le train est à l'heure, Chin a maintenant 17 ans et beaucoup d'assurance, mais il n'a pas fait beaucoup de progrès en anglais, tout au moins sur le plan de l'accent, Maman ne parle pas un mot d'anglais et est visiblement épuisée. Je demande à Chin s'il sait combien de temps ils restent et suis abasourdi quand il me répond qu'ils repartent pour Paris demain matin à 8h57 ! Je le suis encore plus quand je comprends qu'ils arrivent directement de Chengdu. Ils sont venus à Nantes pour une soirée, juste pour nous voir.

Comme ils viennent de faire un très long voyage (Chengdu-Shanghaï, ShanghaÏ-Moscou, Moscou-Paris, Paris-Nantes) qui a duré 28 heures, je ne pense pas qu'ils aient envie de visiter Nantes ce soir d'autant qu'il pleut, ils ne verront donc rien de notre ville. Ils repartent demain visiter Paris en 3 jours, puis irons à Milan et Rome d'où ils rentreront à Chengdu via Bombay. Le tout en 8 jours, sa mère ne pouvant pas prendre plus de congé ; un voyage à toute allure, à la chinoise à l'opposé de notre façon de voyager.

Arrivés à la maison, avant même d’ôter leur manteau, Chin nous offre un beau coffret contenant 6 boîtes métalliques, chacune contenant 8 sachets sous vide de thé oolong haut de gamme, un beau cadeau pour des amateurs de thé comme nous. Nous leur montrons leurs chambres, Chin est très surpris qu'ils aient chacun la leur, c'est que nos deux aînés sont partis voler de leurs propres ailes. Après s'être désaltérée, la maman va se reposer et ... nous ne la reverrons plus jusqu'à l'heure du départ !

La première chose que Chin demande, c'est d'aller acheter une carte SIM pour son iphone. Notre fils l'accompagne au centre commercial voisin. La soirée se passe ensuite à répondre à ses questions sur Paris et à l'aider à chercher un hôtel dans le centre de la capitale et un moyen de transport pour Milan. Ils n'ont absolument rien réservé, Chin sait juste ce qu'il veut visiter, la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, le musée du Louvre et le château de Versailles, du grand classique. Il demande combien de temps il faut pour visiter le Louvre, je lui répond qu'une journée n'est pas suffisante, il fait une drôle de tête.

Pour le dîner, comme Chin nous a dit préférer manger français, nous avons prévu des galettes bretonnes, typiques de notre région, avec une salade. Avant le repas, il me demande quel est LE plat favori des français, je me vois mal lui expliquer que c'est le couscous, alors je lui parle du fromage. Il est étonné d'apprendre que la France en compte plusieurs centaines. Je lui fais goûter une lichette de chèvre et une autre de camembert sur une rondelle de baguette. Il les mange, trouve le goût du chèvre spécial, et n'en redemande pas. A l'apéro, il goûte du cidre mais repose son verre immédiatement en faisant la grimace. En revanche il apprécie un verre de vin blanc sec et fruité qu'il trouve très léger par rapport au vin chinois. Au moment de passer à table, je lui demande si sa mère souhaite dîner avec nous. Il nous dit qu'elle lui a demandé de la réveiller pour le repas. Il part la voir et revient sans elle en nous expliquant qu'elle n'a pas faim et qu'elle souhaite seulement prendre une douche, douche qui a dû vider notre ballon !

Quand je sers à Chin sa galette complète, il demande ce qu'il y a à l'intérieur, malheureusement il n'aime pas l’œuf, nous lui en préparons donc une sans œuf. Il est surpris que nous mangions du jambon, croyant que les français ne mangeaient pas de porc. Je lui explique que seuls les musulmans et les juifs n'en mangent pas tandis que les bretons en mangent beaucoup. Autre problème, il n'aime pas la salade. Je lui propose un bol de soupe aux pois cassés qui est heureusement à son goût. Je lui ressers deux fois du vin (des demi-verres, je n'oublie pas qu'il n'a que17 ans) en espérant qu'il ne va pas être malade. Une crêpe au chocolat en dessert lui fait plaisir.

La soirée est consacrée à la suite des recherches, le problème est qu'il n'écoute pas nos conseils. Je lui trouve des billets de TGV Paris/Milan à moitié prix, il ne donne pas suite. Ma femme lui trouve un appartement AirBnB dans le Marais pour un prix inférieur à celui d'un hôtel, il répond qu'il préfère prendre un hôtel la première nuit sauf que l'appartement, c'est pour 3 jours ou rien. Ce qui est comique, c'est qu'à chaque fois qu'il hésite, il va voir sa mère dans la chambre puis revient. Le manège a lieu une bonne demi-douzaine de fois. Hormis ces questions pratiques, il n'y a hélas aucun échange et ça commence à nous saouler, alors tout le monde se couche tôt. Nous sommes sidérés, frustrés et fatigués. Venir de si loin pour ça, c'est décevant de notre point de vue, mais peut-être pas du leur.

Le lendemain matin, je vais acheter pain frais et croissants pour leur offrir un petit-déjeuner à la française, puis attends que nos hôtes se lèvent. J'entends la maman faire sa toilette et retourner dans sa chambre. Le temps passe, nous devons partir à 8h30, alors je réveille Chin à 8h, l'avertissant qu'il ne reste qu'une demi-heure avant le départ. Je leur prépare un sac avec croissants, clémentines et jus de fruit et les conduis à la gare, j'en profite pour passer devant la cathédrale et le château des Ducs de Bretagne, histoire qu'ils aperçoivent deux des monuments emblématiques de Nantes. Chin me dit que Nantes a l'air d'être une ville agréable à vivre, ça me fait rire.

Je les quitte devant la gare, Chin me serre dans ses bras en me remerciant chaleureusement et en réitérant l'invitation de venir à Chengdu. Quant à la maman, elle a dit "good morning" ce matin et "thank you" à la gare, nous l'aurons vue à peu près 5 minutes en tout et pour tout (je ne compte pas les trajets en voiture). S'ils ont l'air contents, de notre côté le sentiment est mitigé, mais cela enrichira nos souvenirs.
Cuba: excursions, hôtel et location de véhicule
by Lydie65 · 2015-01-08 · 2 replies
Bonjour à tous,

Nous souhaitons partir 15 jours dans les 3 prochains mois à Cuba. Aussi j'aurais besoin de quelques renseignements svp 😉 et j'espère que vous pourrez me donner plein de conseils.

Pour l'instant nous ne savons pas encore où nous allons loger. Varadero (bien que très touristique) me parait plus pratique pour faire un maximum d'excursions. J'avais repéré Cayo Santa Maria et Cayo Coco ......Qu'en pensez vous ? Y a t il de belles excursions à faire depuis ces "Cayo" ? Nous souhaiterions faire un jeep safari, visite de La Havane, escapade à Cayo blanco.... Quelles sont les excursions incontournables à Cuba ?

Dans nos précédents voyages, nous avons toujours essayé de faire les excursions par nos propres moyens pour éviter ces excursions de masse où tout est minuté et fait à la course . De ce fait nous avons toujours loué scooter, quad ou voiture. Est ce possible de louer un véhicule depuis Varadero ? Avez vous quelques idées de prix ?

En ce qui concerne les hôtels, nous préférerions un hôtel proche du centre de Varadero...plus pratique pour aller boire un verre le soir ou trouver excursions moins chères qu'a l'hôtel. Connaissez vous des agences d'excursions fiables sur Varadero centre ?

J'a noté quelques hôtels à Varadero, sachant que nous ne recherchons pas un hôtel grand luxe, juste un hôtel propre et simple où la nourriture est correcte. Pouvez vous me dire si vous connaissez ou ce que vous en pensez : Hotel SOL PALMERAS, CUATRO PALMAS, BARCELO ARENAS BLANCAS, BARCELO SOLYMAR, BE LIVE TURQUESA. Si vous avez d'autres propositions d'hôtels sympa je suis preneuse.

Par avance, je vous remercie pour toutes vos réponses car je ne doute pas que vos infos me seront super utiles pour organiser mon voyage.

Bien cordialement à tous 🙂
Escapade en Belgique...
by Calisson94 · 2014-10-29 · 24 replies
Bonjour à ceux qui feront un crochet par ici !

Les vacances de Toussaint sont en général l’occasion pour nous d’un we prolongé en famille. Cette année, c’est la Belgique qui a été retenue. Il y a Anvers que nous ne connaissons pas encore, et sur la route, Bruxelles et Gand que nous aurons plaisir à revoir.

La prépa a été on ne peut plus light : j’ai glissé mon vieux guide vert dans mon sac, griffonné quelques idées sur une feuille, mon mari nous a réservé 1 nuit à Bruxelles et 2 à Anvers…

Nous voilà donc partis avec nos 2 garçons de 14 et 16 ans en ce vendredi 24 octobre. Leur sœur de 18 ans n’a pas souhaité nous accompagner (une bonne copine étudiante en province doit rentrer ce we là et le luxe d’un we tranquille sans la famille n’est pas pour lui déplaire !)

Au final, notre circuit de 4j nous a conduit à Louvain la neuve (musée Hergé), Bruxelles, Malines, Anvers, Lierre et Gand sous une météo, ma foi, bien clémente.

24/10 – Louvain la neuve – Bruxelles

Le 1er arret est pour Louvain la Neuve. L’entrée dans cette ville est étonnante : elle se fait par en dessous. En effet, la ville est entièrement piétonnière, il n’est possible de la traverser en voiture que par un réseau de tunnels en sous-sol qui donnent accès aux différents parking …

Notre objectif, c’est le musée Hergé, entièrement et exclusivement consacré à l’œuvre de ce Monsieur. Ce musée est tout en tons pastels, murs inclinés et passerelles qui permettent de passer d’un espace à un autre. Le prix est très raisonnable et comprend un audioguide. Avec mon mari, nous avons adoré cette visite, il faut dire que les aventures de Tintin ont bercé notre jeunesse !

Nous avons notamment appris qu’Hergé, pour les personnages des dupont/d, s’est inspiré de son père qui avait un frère jumeau (ils portaient tous 2 une moustache très fournie).

Nous avons eu l’occasion de voir, dans la salle réservée aux studios Hergé, la maquette de la fusée lunaire d’Objectif lune avec son intérieur. Elle permettait de garantir les détails de l’arrière plan quelque soit l’angle utilisé !

Il y avait également beaucoup de planches au crayon : superbes !

Et beaucoup d’autres choses…

Bref une visite passionnante ! Enfin surtout pour nous les parents, je crois que nos garçons n’ont jamais lu 1 tintin alors forcément ….

Ensuite cap sur Bruxelles, notre hôtel est à côté de l’ancienne implantation du jardin botanique, nous serons sur la grand place en 20 mn à pied. Ce sont les garçons qui ont choisi le restau. Ils ont repéré sur internet un hard rock café sur la grand place. Nous étions étonnés de cette localisation sur cette place historique, les façades des hard rock étant en général très tape à l’œil.

La grand place parée de ses lumières est une splendeur !

En attendant l’heure de manger, nous déambulons dans les ruelles où la BD n’est jamais loin, nous poussons jusqu’au Manneken Pis qui est pudiquement habillé et poireautons 1 bonne heure le temps que notre table se libère ( !). Ce hard rock là est à une extrémité de la place, sa façade est tout en discrétion, son intérieur assez petit et nous sommes vendredi soir ….
Indemnisation pour retard de vol supérieur à 3 heures
by Badiner · 2014-10-06 · 56 replies
Plusieurs internautes m’on écrit en MP pour savoir les conditions d’indemnisation en cas de retard dans les vols. Je préfère répondre en direct sur le forum, ces renseignements peuvent servir à de nombreux internautes. (surtout ceux qui utilise la Cubana 😏

Depuis 2012, il est possible d’obtenir une indemnisation de la part de la Compagnie aérienne pour un retard supérieur à 3h la somme est variable en fonction de la longueur de ce retard.

Comment procéder :

Un conseil préalable, ne pas s’adresser à ces sites nombreux sur le net qui vous promettent d’obtenir une indemnité moyennant finance. Pour les avions comme pour le casa évitons ces officines.

La procédure est simple Faire établir au bureau de la compagnie à l’enregistrement ou à l’accès à l’avion, un certificat de retard. Beaucoup de passager ne le font pas, j’ai un exemple récent avec la Cubana en juillet 2014 9h de retard que 5 personnes ont fait la démarche.

Ecrire à la compagnie aérienne en recommandé avec accusé de réception (important l’ AR pour la suite). Vous avez un modèle de lettre sur le site officiel
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/R19799.xhtml Fournir une copie de vos billets d’avion L’attestation si vous en avez obtenu une

La Compagnie aérienne a 3 mois pour vous répondre

Absence de réponse de la compagnie aérienne

Le délai passé sans réponse, vous adressez votre réclamation à la DGAC Préparer une photocopie de toutes les pièces en votre possession Vous trouverez le modèle de lettre sur le site officiel DGAC https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/showFormulaireSignaletiqueConsulter.do?numCerfa=13674

Comptez 2 mois pour la prise en compte et le règlement du dossier.

SI la compagnie aérienne vous propose l’indemnité en avoir sur un prochain vol, vous pouvez refuser, le texte prévoit que celle-ci doit être réglée en espèces
Cuba: une île multiple et colorée (février 2014)
by Torpan · 2014-10-02 · 39 replies
Voici un résumé de mon voyage à Cuba en février 2014 en autotour chez l'habitant.

Voici notre parcours :

1j Paris--La Havane 2j La Havane--Playa Larga (Baie des Cochons) 3j Playa Larga 4j Playa Larga--Trinidad 5j Trinidad 6j Trinidad 7j Trinidad--Cayo Coco 8j Cayo Coco--Santa Clara 9j Santa Clara--Soroa 10j Soroa--Vinales 11j Vinales 12j Vinales 13j Vinales--La Havane 14j La Havane--Paris

Après avoir pris un vol en octobre avec escale à Madrid nous nous préoccupons du visa touristique (par l'intermédiaire de Cubalinda très efficace) et de l'assurance santé (obligatoire à Cuba) .

Nous louons un 4x4 Santana (pratique pour les routes abîmées de l'île!🤪

Nous ne louons que les 2 premières nuit et 2 autres à Trinidad.

Le vol se passe bien (faire attention au temps de transfert à Madrid car l'aérogare est grand!) .

Nous avions réservé un taxi à l'aéroport de la Havane car on ne souhaitait pas conduire de nuit à l'arrivée.

Le passage de douane est assez long et quand on sort on est tout de suite dans le bain avec la chaleur et l'humidité ambiante ainsi que par les nombreuses voitures des années 50 présentes dans les rues! 😇

La ville est peu éclairée et nous traversons des quartiers défraîchis et délabrés ou les cubains discutent en nombre sur les trottoirs.

Nous passons sur le Malécon alors que le soleil se couche .



Notre chambre est derrière le Capitole dans un quartier ouvrier et l'accueil est très bon.

Heureusement qu'on avait un taxi car pour trouver ce n'est pas facile!😕

Notre chambre chez Augustina Perez est simple mais propre et un peu kitch comme souvent à Cuba ou on apprécie beaucoup le satin brillant...



Nous pensions faire du change à l'aéroport mais comme le taxi était en double file nous n'avons pas un pesos en poche...

Nous avions réservé la chambre et le repas mais Augustina n'était pas prévenu aussi elle nous prêta très gentillement de l'argent et nous allâmes dans un restaurant proche bien sympa ou nous avons gouté notre premier Mojito!😏

Le lendemain matin le trafic des camion nous a réveillé tôt et on découvre l'agitation cubaine et les voitures d'un autre temps:



Le quartier est ouvrier mais proche de la partie touristique et je pars, après un copieux déjeuner, en centre ville faire du change.

Je découvre qu'il faut faire la queue pour faire du change en banque.

Je souhaite aussi acheter une carte de téléphone pour les cabines internationale mais à l'agence centrale ils n'en ont plus...

L'activité de la ville est élevé bien qu'il soit tôt et on se croit replonger dans les années 50 :





Les véhicules pétarades, enfument la ville mais sont rarement arrêtés malgré leur age!



Il y a aussi de nombreux vélos pousse-pousse dont on plaint les passagers pris dans cette fumée!

Après avoir pris congé de notre loueuse nous allons récupérer notre voiture à l'hôtel Sévilla (très belle hôtel) ou le loueur nous parle en français!

Notre trajet d'aujourd'hui nous emmène à Playa Larga : nous nous perdons dans la Havane et après plusieurs demandes de renseignement nous trouvons l'autopista pour Jaguey Grande.

Les panneaux indicateurs brillent par leur absence!!!🤪

L'autoroute très large est très peu fréquenter et présente de nombreux nids de poule qu'il vaut mieux éviter!

Au bord de route ils y a des autostoppeurs, des camions surchargés, des charettes et de nombreux vendeurs de tout et n'importe quoi : fruits, boissons gateaux crémeux en plein soleil ou fromage...
Un séjour au Texas combiné aux parcs nationaux de l'Ouest
by Laurenbreiz · 2014-08-28 · 13 replies
Bonjour à tous les forumeurs,

Me voici de retour parmi vous pour un nouveau voyage en projet après les Cyclades cet été et la Floride à pâques l'année dernière.

Voici les données pour notre nouveau voyage: François,14 ans et demi, Juliette:12 ans et demi et Paul 11 ans et leur "jolie" maman de 44 ans.

Projet: 3 semaines aux USA en juillet 2015 avec entre une semaine et dix jours sur Galveston avec un échange de maison (une maison sur pilotis), excursions en etoiles voir quelques nuits d’hôtel sur le Texas: le centre de la NASA, un mini sejour dans un ranch a San Antonio, les parcs... J'aurai bien combiné mais vous allez me dire ce que vous en pensez les parcs nationaux de l'ouest avant le séjour sur le Texas... Du genre arriver a San Francisco ou LA et faire les grands parcs en louant une voiture soit aller en voiture jusqu’à Galveston et la rendre (échange de voiture sur le Texas) soit la rendre a San Francisco ou LA et reprendre un avion. J'attends vos super avis... Autre solution rester 3 semaines sur Galveston et partir en étoiles pour explorer le Texas... Je voulais pas faire la Louisiane car j'ai déjà fait...

A plus tard

Laurence
Tour des Balkans (Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Serbie) en fourgon et en famille
by Pierre · 2014-08-20 · 96 replies
Bonjour à tous,

après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):

Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche

Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
Demande de permis d'études au Canada pour les Algériens
by Zougheleche · 2014-07-29 · 1484 replies
Salut les amis... cette pas à été criée pour aider les algériens à préparer son dossier de permis d'étude.. Soient nombreux
Site de covoiturage vélo?
by Bouaye · 2014-07-04 · 29 replies
J'ai regardé le site Blablacar, dédié au covoiturage ; ça a l'air sympa et pratique, mais il n'y a rien pour les vélos. Or moi, ce qui me manque, c'est de pouvoir démarrer une rando ailleurs que dans ma région. Non pas qu'elle soit moche, mais j'en ai un peu marre de toujours commencer par les mêmes 100 km, voire plus. Et comme les TGV vers le sud est nous sont interdits, je vais toujours vers Strasbourg. je voudrais par exemple faire enfin la Via Rhona, ou la Passa Païs, et c'est la galère pour rejoindre ces lieux depuis Nantes. Le covoiturage serait une solution ; il est plus souple que le train, mais surtout il est plus sûr de trouver une place : parce que, je suppose que vous connaissez : l'angoisse quand on veut monter dans un TER ou un intercité et qu'il n'y a plus de place pour le vélo (je parle surtout de l'été, mais justement, l'été est une saison propice aux randonnées) ; et là, on est très mal. Je me souviens un départ vers Toulouse, les vélos dans le soufflet entre les wagons ; le contrôleur râlait, mais il n'y avait aucune autre solution. ma question est donc : existe-t-il un site où on pourrait demander un covoiturage vélo ? sinon, ça vaudrait le coup de proposer cette extension aux sites pour piétons... votre opinion ?
Voyage de 17 jours sur place au Japon
by Elody02 · 2014-06-30 · 48 replies
Bonjour à tous,

Nous partons 19 jours dont 17 jours sur place avec mon conjoint en septembre et nous avons fait une ébauche d'itinéraire mais j'ai peur que nous ayons eu le yeux plus gros que le ventre.

Voici notre ébauche de programme: - 5 jours à Tokyo avec visite de Nikko et Kamakura - 2 jours pour visiter les lacs autour du mont Fuji et profiter des onsens - 2 jours dans les alpes japonaises (takayama, shirakawago) - 1 jours à kanazawa - 3 jours à Kyoto dont 1 à Nara - 2 jours à Hiroshima dont 1 à Miyajima - 2 jours à Osaka dont 1 au mont Koya

On va se débrouiller tout seul et prendre le japan rail pass mais la durée et complexité des trajets me fait un peu peur. Aurons nous le temps de tout faire sans stresser?

Devrions nous supprimer une étape? Est-ce que certaines visites sont redondantes?

Je vous remercie pour vos précieux conseils :)

Elodie
Itinéraire de 13 jours de Kyoto à Tokyo
by Andro2 · 2014-06-26 · 36 replies
Bonjour

Cette année direction le Japon pour 13 jours/12 nuits Nous atterrirons à Osaka le J1 à 09h25 Et repartons le J13 de Tokyo

Dans notre séjour nous aimerions inclure Hiroshima (après la visite de Tchernobyl en décembre dernier, nous restons dans le thème nucléaire) Par contre je n'arrive pas à déterminer combien de jours/nuits restés Ni ou le placer dans notre itinéraire. De même Osaka, faut il y rester une nuit ou à visiter depuis Kyoto

Je pensais passer 5 Jours à Kyoto, 5 à Tokyo

Qu'en pensez vous?

Des Suggestions d'itinéraire?

Combien de temps pour le JR Pass?

Merci d'avance!
Retour d'un séjour de 15 jours au Belize
by Seb311275 · 2014-05-22 · 7 replies
Hello à tout le monde !

Nous rentrons d'un voyage de 2 semaines au Bélize et ce fut vraiment un super voyage !

Notre itinéraire fut le suivant :

Flores - 3 jours dont 1 matinée à Tikal Placencia - 3 jours (Glovers Reef) Hopkins - 2 jours Ambergis Caye - 3 jours Caye Caulker - 5 jours ( Blue Hole, Lightouse Reef, Half Moon Caye, Turneffe Atoll...)

C'est un voyage complètement différent des autres voyages que nous avions pu faire auparavant, le petit aperçu du Guatemala et les côtes du Bélize nous ont bien donné envie de retourner en Amérique Centrale (Nicaragua - Honduras) !

N'hésitez pas si vous avez besoin d'avis, conseils pour vos prochains voyages au Bélize ce sera avec plaisir !
Demande de permis d'études et visa Canada
by Joebridge · 2014-03-28 · 1000 replies
Bonjour tt le monde,

je suis jeune homme algérien, j'ai déposé ma demande de permis d'étude et de visa auprès VFS Global Alger le 19 mars 2014 passé. j'ai inclus dans mon dossier de permis d'étude et de visa les documents suivants: - Formulaire de demande de permis d'étude daté et signé + codes barres à la fin - informations sur la famille. - demande de visa d'étude. - relevé de compte avec un fond de 24000 Euro. - lettre d'acceptation de l'établissement d'enseignement. - lettre Approbation CAQ. - 2 photos d'identité. - mon passeport. - photocopie des 1ers pages de passeport.

Une semaine ultérieurement; j'ai réçu un email concernant ma demande de la part de l'ambassade de Canada à Paris le 26 Mars 2014, voici le contenu détaillé du courrier electronique:

EMETTEUR: PARISIM-VISITOR/VISITEUR@international.gc.ca

Contenu: --

Paris, le 26 mars 2014

Madame, Monsieur,

Nous faisons référence à votre demande de permis ou de visa pour le Canada.

Afin de compléter et de procéder à l'étude de votre dossier nous vous prions de bien vouloir nous faire parvenir les documents et informations demandées, en joignant copie de ce courrier, soit par courriel en pièce jointe en répondant à ce message ou soit via le VAC VFS.

Veuillez noter que tout document qui n’est pas rédigé en anglais ou en français doit être accompagné d’une traduction officielle dans l’une ou l’autre de ces langues.

Toutefois, si nous ne recevons pas l’information demandée dans un délai de 30 jours, votre demande sera examinée uniquement sur la base des renseignements au dossier, ce qui pourrait entraîner un refus. Si vous deviez renouveler votre demande à une date ultérieure, votre demande serait étudiée selon la loi canadienne sur l'immigration et les règlements alors en vigueur. Des frais de procédure devraient à nouveau être acquittés.

Dans cette attente, veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

*** - veuillez expliquer et justifier l'origine des fonds présents. Merci

AMBASSADE DU CANADA Canadian Embassy Service Immigration Immigration Service 35 Avenue Montaigne 75008 Paris -- merci de me répondre au plutôt possible car sincèrement je me sens en bas :(
Annuler le voyage en Thaïlande avec notre petit de 3 ans
by Clan4 · 2014-02-14 · 85 replies
Bonjour

Mon conjoint et moi avions prévu de partir une quinzaine de jours début avril en thaïlande avec notre enfant de 3 ans mais avec les récents évènements, nous hésitons. Seuls, nous serions partis mais avec un petit on se pose la question. Je précise que nous ne partons pas en voyage organisé (pas notre truc) mais nous construisons notre voyage: Nous arrivons à BKK puis partons le lendemain vers le sud (nous avions prévu Koh Tao, mais vu les commentaires sur le sur-tourisme, nous allons changé de destination, si vous aviez une recommandation d'ailleurs nous sommes preneurs: nous cherchons un coin tranquille avec plage non dangereuse et peu de touristes).

Merci de vos conseils
Retour de Birmanie avec notre fille de 7 ans
by Remival · 2014-01-13 · 28 replies
Bonjouri De retour d', un petit périple en Birmanie du 15 décembre au 9 janvier. Vol AirChina Geneve Pekin Rangoon. On peut arriver à Rangoon de plein d endroits différents . Bangkok n'est plus la seule porte d'entrée de la Birmanie ! On en a profité pour faire un arrêt de 48 h à Pekin entre le 12 et 15 décembre. Superbe. Reflechissez avant à votre itinéraire car on peut aussi arriver en Birmanie par Mandalay et en repartir par Rangoon. Prix du billet 950 euros par personnes , 780 pour la petite.i7 On avait choisi de ne rien réserver à l' avance à part la première nuit à Rangoon. Question argent : les dollars sont préférables aux euros car ils peuvent servir de moyen de paiement partout. L 'euro est changé sans problème dans tous les bureaux de change et les banques. Partez avec des billets neufs reste une condition obligatoire sous peine de vous voir refuser des billets ou vous voir vous proposer des taux de change moins avantageux. Les taux de change sont à peu près les mêmes partout avec de petites différences . Les hôtels vous changent sans problèmes vos dollars , les euros moins bien. Deux nouveaux billets viennent de faire leur apparition , le 10 000 kyatts et le 20 kyatts. Curieusement les birmans pas encore bien au courant , vous les refuserons la plupart du temps. Préférez donc les 5000 maximums et les 100 minimum. Pour les taux on est actuellement à 1 dollar = 980 k, 1 euro= 1340 k. Il n'existe pas de pièces. Souvent les hotels et resto arrondissent à 1 dollar égal 1000 kyatts. Donc parfois c est plus avantageux de payer en dollar. Le change dans la rue ne sert plus à rien. Mefiez vous aussi des billets qu on vous refile dans les bureaux de change , si le billet de 5000 kyatts est très abîmé , vous vous le verrez refuser ! Ce qui marche dans un sens marche dans l autre , veillez qu on vous donne des billets en bon état , sans être neuf pour autant.

Question transport : Avion. Vous rentrez dans n imoorte quelle agence à Rangoon ils vous trouveront un billet d avion pour le lendemain ou le sur lendemain. De nombreuses compagnies sillonnent le pays comme KBZ , Air Bagan , Air Mandalay , Air Yangoon...... Personnelement on a voyagé sur Kbz et, air Mandalay et air Bagan. Elles se valent toutes et offres les mêmes prix et services sur des petits ATR 42 ou 72. Pour les prix , ça tournera autour de 100 à 120 dollars sur Rangoon Mandalay , ou 80 euros sur un Rangoon Thandwe. N' hesitez pas à negocier avec l'agence , ça marche ! On a trouvé notre bonhneur à Rangoon avec l 'agence Seven Diamonds , près du Moonson restaurant. Demandez Theingi Win , elle est très arrangeante et professionelle. Ils ont une succursale du même nom à Mandalay.

Train. Le pays est bien quadrillé par des lignes. Vous achetez votre billet le jour même ou la veille à la gare du patelin où vous êtes. Préférez la upper class pour un long trajet. On a preferez voyager dans des trains de jours.....c est amusant mais au bout d un moment ça devient penible. On a fait Inle -Thazi et Thazi Rangoon en deux jours. Le train entre Inle et Thazi est carrement fantastique dans les deux sens avec un train qui descend et monte avec des loops et des zig zags !. Mais c' est long ! Vous ne mourrez pas de faim à bord , y a pleins de vendeurs qui passent et repassent. Attention , les trains remuent dans tous les sens , parfois c est carrément impressionnant , on se demande comment les wagons tiennent sur les voies. C est très bruyant aussi , bref c est pas du repos , même en upper class. Pour une idée du tarif , on a payé un Thazi Rangoon soit 10 h de train , 28 dollars en upper par personne et 20 pour la petite. C est plus cher et plus long que le bus , mais c est particulièrement dépaysant et amusant. La petite a aimé mais deux jours de suite c est épuisant.

Bus Le pays est bien quadrillé. S y prendre le plus vite possible pour trouver des billets. Bus confortables . On peut opter pour des bus de nuit pour gagner du temps, nous on a toujours choisi de voyager de jour pour ne pas trop fatiguer la petite et pour voir les paysages. Exemple de tarifs , Bagan - inle , 10 h de bus , c est long , 10 dollars par personne, même prix pour la petite. La route entre Thazi et Inle est superbe et tourne beaucoup .Arrêt pipi et repas dans les 10 h. Préférez les places derrière , ça évite de voir la route et ses dangers ! Que ce soit dans les bus et les trains on en a profitez pour faire travailler la petite sur ses devoirs de classes , même si en train , ça bouge tellement que écrire ou même lire relève d'un défi !

Bateau On a fait la descente en bateau sur l'Irrawady de Mandalay à Bagan. Superbe , le bateau part vers 6h30 et le lever de soleil sur Sagaing est grandiose. Les lumières sont extraordinaires avec les pagodes dans la brume. 10h de bateau , on ne s' en lasse pas. Préférez les sièges sur le pont , en dessous c' est glauque. Repas servi à bord correct. Service journalier dans les deux sens, 40 dollars dans le sens Mandalay Bagan , 35 dans l 'autre. Même prix pour la petite. C' est plus cher et plus long que le bus mais c'est envoûtant. Y a que des touristes sur le bateau même si en vous vendant les billets on vous raconte que les locaux l'utilisent. Y a un bateau gouvernemental plus irregulier , moins cher et plus long. Tous les hôtels de Mandalay vous vendent les billets , vous pouvez prévoir la veille pour le lendemain.

Voiture , Taxi......

La Birmanie est le seul pays au monde où on roule à droite et où 99 % des voitures ont leurs volants....à droite !....du coup c est folklo et dangereux. Sur les grandes routes larges , les conducteurs préféreront doubler par la droite , question meilleure visibilité. ? Question état des routes c 'est vraiment pas terrible sauf sur la highway nord sud. Avec des milliers de motos , il est horrible de se déplacer dans Mandalay par exemple. Par contre le gouvernement a interdit les motos à Rangoon , du coup c ' est plus" facile et plus cool." Les piétons n 'ont aucune valeur dans ce pays. Traverser une rues dans toutes les agglos relèvent d un sacré défi. Faite attention à vos enfants. Pour le prix d 'une course en taxi normale en ville , compter en moyenne entre 1 et 3 dollars. Marchander de 500 kyatts de toutes les façons. On a essayé de prendre des bus à Rangoon.....oubliez ! Y a des motos taxis à Mandalay , moins cher et rapide.....j ai testé , c est folklo. Y a des tuks tuks , pas forcément moins cher que les taxis , et y a aussi des trishaws à vélos. Pour une petite course dans une petite agglo comme Nyaungshwe , pourquoi pas. Mais à Rangoon ou Mandalay , oubliez !

Sachez que pour tous les transports il y a une double tarrification dans les trains et bateaux, pour les bus longue distance je sais pas. Un touriste paiera toujours beaucoup plus cher qu' un local. Parfois on a des surprises, à Bago , on s est vu proposer un taxi pour 20 dollars pour rejoindre Rangoon à la porte de son hôtel......ne pas hésiter. Le bus est à peine moins cher à 3 et vous laisse très loin du centre de Rangoon.

Un des plus beau souvenir de la petite restera la visite des temples de Bagan en calèche à cheval. 20 dollars pour la journée de 8h au coucher du soleil ! Le sympathique birman a souvent laissé la petite conduire la calèche. C est aussi un moyen de transport par endroit comme à Thazi, ou les calèches servent de taxi. Bref on a pris tous les moyens de transport possible dans le pays, les enfants adorent les trishaws , les calèches les trains...moins les bus....l avion , les enfants aiment toujours et quel gain de temps ! Pour Thandwe depuis Rangoon , c est 18 h de bus ou....50 minutes d avion ! Je reviens vers vous plus tard.
Four-Week Journey Through Southern Thailand and Angkor
by Jojoone1 · 2013-10-21 · 224 replies
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam. The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.

Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.

Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.

A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.

12/07/2013

The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.

We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.

Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!

We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.

After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.



At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.

We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.



That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.

Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.

Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.

We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.

Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!

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