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Seychelles: En catamaran d'îles en îles...
by Jemaflor · 2014-01-05 · 20 replies
Existe-t-il un meilleur moyen pour découvrir les Seychelles qu’une navigation entre les nombreuses îles de l’archipel ? Pas sûr ! Aussi, je vous propose d’embarquer à bord d’un catamaran et, voiles au vent, de vagabonder (virtuellement) d’escales en escales et de plages en plages … Sept îles sont au programme, on peut y ajouter quelques îlots, des séances de snorkeling … et tout au long du périple, un dépaysement au charme fou.

Cependant, le voyage commence à bord d’un avion … Depuis le hublot de cet appareil d’Air Seychelles, l’immense horizon marin s’est longtemps confondu avec le ciel. A présent, on devine quelques îles perdues au milieu du vaste Océan Indien. L’avion amorce sa descente et survole toujours la belle bleue … ce n’est seulement que quelques instants avant l’atterrissage qu’apparaît enfin le tarmac de l’aéroport, il est situé juste au bord de l’océan. çà y est nous y sommes ! A nous maintenant la découverte de l’archipel des Seychelles.



Mahé

Comme le départ de la navigation est programmé dans l’après-midi, cela laisse un peu de temps pour aller faire un tour en ville. Victoria est une petite ville typique des îles tropicales ; 20 000 habitants y vivent mais pour les Seychelles, Victoria constitue l’agglomération la plus importante de tout l’archipel, et surtout, c’est la capitale du territoire.



En matinée, le lieu le plus fréquenté est bien sûr le marché du centre ville. Une halle couverte rassemble les marchands dont les étalages sont bien achalandés ainsi que quelques particuliers qui proposent leur production personnelle. Les régimes de petites bananes y sont en nombre, les piments et les épices aussi. Des œufs, enfin des monticules d’œufs disposés en pyramides attendent les acheteurs comme tous ces poissons bien alignés sur les présentoirs. Ici, les poissons se vendent par paquets, plusieurs lots de poissons sont ainsi attachés par un lien dans l’attente d’être choisis. Détail amusant, un vendeur vide ses poissons devant les yeux envieux d’un oiseau blanc qui se fera un régal des viscères … un vrai oiseau éboueur !





Parmi les allées déambule une foule bigarrée en quête de provisions mais aussi, semble-t-il, de conversations. Les échanges en créole vont bon train, on se dit « Bonzour ! », on se donne des nouvelles, on parle des uns et des autres … une atmosphère classique de marché local aux couleurs tropicales. La vue de toutes ces marchandises exotiques vous donne l’envie d’y goûter. Comme il est difficile de manger un poisson sur le pouce, je me laisse séduire par quelques fruits … les minuscules bananes m’amusent, c’est combien M’dame ? Comme je n’ai pas encore bien compris le taux de change entre les Euros et les Roupies seychelloises, j’ai du me faire avoir … rien de grave, la marchande était sympathique et souriante et moi content de mon achat. Quant à la saveur des bananes du pays ? Cela ferait bien de vous dire qu’elles étaient succulentes … Soyons honnête en avouant qu’elles avaient une saveur habituelle de bananes !

A quelques pas du marché et au bord d’une place trône un imposant monument. Sa tour, haute en couleurs, est décorée de centaines de statuettes de divinités hindoues.



Construit en 1992, il est le seul temple Hindou de Mahé et de toutes les Seychelles. Le Arul Mihu Navasakthi Vinayagar, c’est son nom (presque plus facile à recopier qu’à prononcer !) vénère Vinayagar, le Dieu Hindou de la sécurité et de la prospérité. A l’extrémité de la ruelle du marché couvert, un autre édifice arbore quelques teintes éclatantes sous le soleil, mais là, il s’agit d’un bâtiment bien moins spirituel puisqu’il est dédié au commerce de rue.



En se baladant dans Victoria on s’aperçoit que les habitations, les petits immeubles et les bâtiments sont de styles très différents … cela va du bric-à-brac de bois et de tôles aux constructions sans charme en béton. Quelques belles bâtisses coloniales contrastent dans cet ensemble bien hétéroclite. A l’angle de la grande Avenue de l’Indépendance, l’ancien Palais de Justice en est un splendide exemple. Mais la vétusté et l’exigüité des pièces ont fait que le Tribunal a délaissé, il y a de cela quelques années, ces locaux traditionnels pour s’installer plus loin dans des bâtiments plus fonctionnels.



Un tour de ville … enfin d’une capitale et si petite soit-elle se doit de présenter une église, c’est habituel. Bien que multiethnique, la population de cette ville (et de l’archipel) est principalement catholique, une grande cathédrale honore cette religion un peu excentrée, je n’ai pas poussé la promenade jusqu’à sa façade ! En revanche, je me suis arrêté pour photographier la cathédrale de confession anglicane, St Paul ses murs sont d’un blanc éblouissant et avec ses tours l’édifice a un bel aspect.



Un peu plus loin, au milieu d’un carrefour, un monument emblématique de Victoria ne passe pas inaperçu : la Clocktower ou « Lorloz » comme l’on dit ici en Créole ! C’est un souvenir de la période coloniale britannique. A l’époque, le Gouverneur Ernest Sweet Escott avait voulu pour son île ultramarine une réplique de la tour de l’horloge située à la station Victoria de Londres. C’est ainsi que fut érigée en 1903 cette drôle de tour à la teinte argentée et auréolée à son sommet de lanternes. On croirait voir là un mini Big Ben !





Tant que nous y sommes, poursuivons la visite des monuments commémoratifs de la capitale avec à cet autre carrefour l’imposant Monument National du Bicentenaire de l’Indépendance. Si vous vous demandez ce qu’il symbolise … j’ai la réponse. Ces trois paires d’ailes blanches évoquent l’origine ethnique des seychellois, ils sont issus de trois continents : l’Afrique, l’Europe et l’Asie. En arrière-plan flotte au vent le drapeau tout en couleurs des Seychelles, avec ses cinq bandes obliques : bleue, jaune, rouge, blanc et verte. Nous sommes ici au bout de la grande avenue de l’Indépendance, bien peu animée en ce samedi matin. Evidemment les bâtiments administratifs sont fermés ainsi que les nombreuses banques qui bordent l’avenue. En effet, en parcourant les artères de Victoria, on constate que les établissements bancaires ont pignon sur rue … aux Seychelles, on fait les yeux doux aux investisseurs étrangers. Pour s’en convaincre, il suffit de voir les multiples projets immobiliers proposés à la vente.



Un bon exemple est situé à seulement quelques kilomètres du centre ville, juste en bord de mer. Eden Island est une île artificielle gagnée sur le territoire maritime. Comme à Dubaï, mais toutes proportions gardées, on a construit sur ces langues de terre. Par bonheur il n’y a bien sûr aucun gratte ciel (ici on reste raisonnable) mais un ensemble de résidences de tourisme. Cela donne un peu un aspect de lotissement de luxe avec des habitations dont le style architectural rappelle celui des îles. Des lagons ont été dessinés, eaux turquoise, bancs de sable clair et palmiers … ce lieu est privé et sécurisé. Une allure de paradis, assurément, mais un peu trop artificiel !

Les heureux propriétaires ou locataires bénéficient de plaisantes vues, soit sur le paisible lagon soit sur la mer. Certains ont pour horizon une partie de la baie … mais avec ces éoliennes en point de mire ! On imagine la polémique engendrée par l’installation de ces immenses pylônes juste en face de Victoria et donc d’Eden Island. Au final, l’incontournable besoin d’énergie électrique a gagné la partie au détriment de l’esthétique du paysage, c’est ainsi !



Ce début de dépaysement avec la visite (à terre) de Victoria et d’Eden Island a son intérêt mais je dois reconnaître que c’est surtout pour la découverte des îles et le périple en catamaran que cette destination m’a séduit.



Le temps est donc venu de quitter la marina, de prendre la mer … et de naviguer le long de la côte nord de Mahé en direction d’un mouillage abrité. Notre skipper tient le cap, nous faisons voile vers Beau Vallon. La baie immense est bordée par une sympathique plage de sable fin, elle s’étend sur environ trois kilomètres. Un lieu si charmant est bien sûr très fréquenté, par les touristes mais également par les Seychellois. Par bonheur, il n’y a pas (encore ?) de front de mer trop bétonné entre les palmiers, cocotiers et autres arbres comme les takamakas, on remarque quelques hôtels mais aussi de somptueuses villas créoles, à vous rendre envieux !





Côté Océan, une silhouette se détache à l’horizon, celle de Silhouette … en effet c’est le nom original de cette île ! Peu à peu la plage se vide, il ne reste à présent que quelques enfants jouant sur le sable alors qu’une luminosité dorée de fin d’après-midi illumine le rivage et les cocotiers. Encore quelques minutes et le spectacle du coucher de soleil nous sera offert. Un ciel embrasé et un soleil qui joue à cache-cache avec les nuages. Place à d’inoubliables moments de contemplation … et à quelques photos.





Au petit matin, le chaleureux soleil de la veille a disparu, de nombreux nuages encombrent le ciel au dessus de la baie de Beau Vallon. Nous levons l’ancre et quittons Mahé en direction d’autres îles de l’archipel. Juste à la suite d’une averse, les rayons d’un soleil qui sous ces latitudes n’est jamais très loin nous offrent un lumineux bout d’arc en ciel.



L’îlot en face de la Pointe Glacis est en vue. Un amoncellement de rochers typiquement seychellois avec ses énormes blocs granitiques coiffés d’une touffe de cocotiers. Superbe !



La suite de la traversée vers l’île Curieuse ? Euh ! Du vent, une mer agitée, de la houle, des creux et des vagues, quelques gouttes par moments … au total, quatre heures passées en grande partie allongée sur le dos dans l’attente de l’arrivée à terre.

Suite du voyage (îles Curieuse, St Pierre, Cousin ...) message suivant
Le jeu de la photo à retrouver continue...
by Madikéra · 2013-11-10 · 962 replies
Bonjour,

Il y a quelques jours nous nous demandions si nous devions ouvrir une nouvelle discussion car les pages à la recherche de la photo ne cessaient d'augmenter et la décision vient d'être prise par VF qui a fermé la discussion...

Elle se terminait par une photo d'Akrotiri de MoniqueM, un site qui a bien évolué depuis que je l'ai vu en 1979 !!!

C'est parti pour une centaine de pages de recherche... Quelle est la première destination ?

Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser
by Celineakavps · 2013-10-21 · 292 replies
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :

Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.

D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.

Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.

La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.

Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.

En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.

Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.

Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...

Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.

Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?

Le texte original (avec photos) ICI.
Durée des activités à Paris
by Charles710 · 2013-09-17 · 30 replies
Bonjour!

Je voulais savoir si quelqu'un était en mesure de me dire combien de jours en tout ces activités peuvent prendre (bien faites et en haute saison)?

-Tour Eiffel -Champ Élysées -Musée du Louvres -Cathédrale Notre-Dame -Château de Versailles -Basilique Sacré-Coeur

Et s'il y a d'autres choses à ne pas manquer!?

Merci

C.C
Retour de la croisière "Capitales de la Baltique" du 10 au 21 mai 2013
by Jibe2 · 2013-06-26 · 59 replies
Bonjour à tous

Après une croisière + des vacances, me voici de retour, pour commencer le compte-rendu de cette dernière croisière, les Capitales de la Baltique, sur le Magnifica. Nous étions 2 couples du Forum : dacy et jibé.

Départ du Magnifica du port de HALBOURG

Après un vol depuis Lyon et Marseille pour nos amis, nous arrivons à la même heure à l'aéroport de Hambourg. Petit soucis de valise cassée, bien géré par la Lufthansa, qui nous la remplace par une neuve. Train pour le port Altona ligne S1. En cours de route, nous faisons connaissance avec une charmante dame qui nous recommande de descendre à la station Reeperbahn afin de prendre le bus 111, qui nous conduit juste devant la salle d'embarquement du Magnifica. Merci Madame ! Il y a beaucoup d'animation sur les quais de la ville, car c'est la fête nautique annuelle "la hafengeburtstag". Beaucoup de monde dans la salle d'embarquement...et après plus de 45mn de queue, à nous le Magnifica et les capitales de la Baltique ! Finalement, l'embarquement express ne sert à rien ! Un petit en-cas au buffet...visite du bateau...en attendant que nos bagages soient livrés dans les cabines. Sur les lits, les journaux de bord (le Daily) sont déjà là, et nous découvrons les heures des repas au Restaurant principal : 17h30 et 19h. Ces heures ne figuraient pas sur les documents de voyage de MSC. Heureusement, il était seulement noté "2° service"...super ! Car le premier était vraiment trop tôt. Certainement à cause de la clientèle nordique très nombreuse sur cette croisière. Nos cabines balcons donnent sur l'Elbe, aussi c'est un défilé permanent d'embarcations de toutes sortes, du simple radeau aux bateaux à aubes du Mississippi , voiliers .... C'est pour nous un spectacle permanent, car nous sommes aux premières loges. Même au cours du premier dîner... car nous avons la chance d'avoir une table à 4 devant un hublot. Rendez-vous sur le pont des embarcations pour l'exercice habituel de sauvetage en fin d'après-midi. A 21h, c'est le départ...mais au lieu de prendre la direction de la mer (à environ 80km quand même !), le bateau remonte le fleuve jusqu'au centre ville, afin de participer aussi à la parade. Un grand moment et une chance d'être à Hambourg ce jour-là. Les quais étaient noirs de monde pour nous saluer : sirène de brume, flash des appareils photos... Un merveilleux souvenir ! Et cette chance, elle nous suivra, grâce à un certain anti-cyclone accompagnant le Magnifica durant les 12 jours de croisière...
Week-end romantique dans la Rome Antique (3 jours à Rome, mai 2013)
by Tokala · 2013-05-13 · 4 replies
Pour lire ce carnet illustré de photos, c'est par ICI

Trois jours plein à Rome, c'est vraiment très court ! Nous avons donc fait des choix, et privilégié la Rome antique qui nous passionne. Voici un petit compte-rendu de notre séjour :

Logement Nous avons loué un appartement dans le Trastevere. Très bien placé, beaucoup de restaurants et bars à côté, quartier très agréable de jour comme en soirée, bien desservi par les bus et tram, et on peu visiter pas mal de chose à pieds. L'appartement est refait à neuf, 2 chambres, chacune avec sa salle de bain (et sèche-cheveux), salon, coin cuisine tout équipé, livres (dont le routard 2010) à disposition, wi-fi... Il y a une épicerie juste à côté pour faire des courses, ils font du très bon pain ! En plus la propriétaire parle français. Je le conseille vivement ! Il est situé via Augusto Jandolo. Contact : metellaraboni gmail com J'avais réservé sur booking :
http://booking.com/1ed37cec9789fd Pour y arriver depuis l'aéroport : train pour la gare Trastevere (donc pas le leonardo express), puis tram 8 pour Argentina. Ensuite c'est juste à côté à pied.

Restaurants On a pas mal pique-niqué en achetant de quoi faire des sandwichs à l'épicerie à côté. Mais on a quand même testé quelques restaurants qui nous ont beaucoup plu.

Taverna Romana: Via Madonna dei Monti, 79 (tout proche du Colisée). Cadre super sympa, autant de touristes que de romains, il ne faut pas arriver trop tard le soir sinon il y a la queue dehors. Les différents plats (aussi bien les pâtes que les viandes) sont excellents ! Les desserts ne sont pas en reste !

Ficini - La Torre dal 1933 : Via Natale del Grande, 10 (dans le Trastevere). Que des italiens dans cette bonne pizzeria, qui propose également d'autres plats, et un buffet de hors d'oeuvre.

Non solo pizza : Via degli Scipioni, 95 (près du Vatican). Pizza à la coupe payée au poids, vraiment excellente !

Gelateria Old Bridge : Via Ottaviano, 55 (près du Vatican). Délicieuses glaces (vanille, citron, noisette (j'adore !), coco... on a tout aimé).

Eataly : Air Terminal Ostiense, Piazzale XII Ottobre 1492. Magasin sur 3 étage dédié à la gastronomie italienne. Plusieurs resto, dont celui de jambon et fromage où nous avons pris un menu dégustation, un régal. Le glacier du rez-de-chaussée est délicieux aussi. Et puis on y a fait du shopping ^^

Visites et réservation Nous avons acheté le Roma Pass en arrivant (ils en vendent à l'aéroport, juste avant de prendre le train, ou à Termini, d'autres points de ventes sont indiqués sur leur site http://www.romapass.it/ . 34 euros en mai 2013 Avant le départ (environ une semaine avant), nous avons réservé pour visiter les musées du Vatican en soirée (uniquement le vendredi soir certains mois de l'année). Réservation sur le site officiel du musées : http://biglietteriamusei.vatican.va/musei/tickets/index.html16 euros + 4 euros de réservation par billet en mai 2013. On ne paye pas en ligne, mais sur place une fois entré dans le musée (paiement par visa ou mastercard accepté)

Nous avons voulu réserver la Galerie Borghese, mais on s'y est pris trop tard, donc on ne la verra pas. Les autres visites se sont décidées au fur et à mesure.

Itinéraire

mercredi 8 mai Vol Air France Paris-Rome, puis train pour Termini (Leonardo express), puis bus H pour le Trastevere. On s'installe dans notre appart, on va faire quelques courses pour le p'tit dej, puis on part explorer le quartier, en passant devant l'Eglise Santa Maria delTrastevere. Diner de pizza. Balade vers le Janicule. Et retour à l'appart.

jeudi 9 mai On part à pied vers le Pont Palatin, la Piazza Bocca della Verita, puis on arrive au Circo Massimo. On continue jusqu'au Colisée, ou on entre sans faire la queue et sans rien payer grâce au roma pass ! L'audioguide vaut le coup. Un peu déçue par la visite, parce que c'est vraiment blindé de monde... Mais grace à l'audioguide on se rend bien compte de l'ambiance de l'époque (ça devait être aussi blindé de monde !)

Pique-nique devant le Colisée, puis direction les Termes de Caracalla (gratuit avec roma pass). Vraiment sympa ! Très peu de touristes, et pourtant le site est magnifique, bien conservé, et donne une bonne idée de ce que c'était à l'époque. En plus, il y a de l'ombre ^^

On retourne ensuite vers le Palatin et les Forums Romains (gratuit et coupe-file avec le roma pass). La visite des Forums en fin de journée avec la belle lumière du soir est vraiment sympa ! Ce qui me plait le plus, ce sont les églises bâties sur les temples, qui ont gardé les façades des temples. En ressortant du site, on visite la basilique Santi Cosma et Damiano construite sur le temple de Romulus. Les mosaïques sont magnifiques. On se balade ensuite devant les Forums Impériaux (celui de Cesar, celui d'Auguste, et le marché de Trajan), superbes avec la lumière du soir. Après dîner à la Taverna Romana, on va jusqu'au Capitole avant de rentrer pour une bonne nuit de sommeil.

vendredi 10 mai Départ à pied de l'appartement à travers le Trastevere. Visite de l'église Santa Maria del Trastevere (très chouette). Visite de la Villa Farnesina (6 euros en mai 2013, non compris dans le roma pass), les salles, notamment celles des trompes l'oeil, sont très sympa). On reste ensuite dans le quartier pour visiter le jardin botanique (8 euros en mai 2013, non compris dans le roma pass) où on retrouve avec plaisir plaisir nos momiji japonais tant appréciés !). Pour les amateurs de plantes, fleurs et arbres, ça vaut vraiment le coup.

Puis direction le Vatican. Déjeuner de pizza et glace. Visite de la basilique Saint Pierre, grandiose ! On fait la queue pour visiter la coupole, pendant que l'un d'entre nous visite la Crypte. En ressortant de la Crypte, il se retrouve au même endroit que nous, alors que ça faisait déjà une demi heure qu'on faisait la queue ! Bon plan pour éviter trop d'attente donc ^^ (En mai 2013 : 7 euros pour l’ascenseur, 5 euros pour monter à pied.) Depuis le "premier palier" (à l'arrivée de l’ascenseur), superbe vue sur l'intérieur de la basilique, vraiment exceptionnelle ! Il reste ensuite 320 marches pour atteindre le sommet de la coupole, avec une vue splendide sur la ville. En redescendant, belles photos avec la lumière du couchant sur les statues qui dominent la place Saint Pierre.

Dîner rapide avant de rejoindre les Musées du Vatican.J'avais réservé pour 19h, le premier créneau, et on est restée jusqu'à 23 heures. Certaines salles sont fermées (dont la pinacothèque), mais rien qu'avec les salles ouvertes on a déjà passé 4 heures dans le musée ! L'un d'entre nous avait déjà visité les musées du Vatican de jour, il dit que ce n'est pas comparable. La on a pu visiter tranquillement, à notre rythme, sans être bousculé... Franchement pas grand monde ! On a commencer par flâner un peu dans la première cour, puis on a suivi le parcours "rapide" pour la chapelle sixtine, mais en prenant notre temps. Salles égyptiennes, superbes plaquettes en cunéiforme, salle des cartes, des tapisserie... Bref, on profite de tout ce qu'il y a sur notre chemin avant d'atteindre la Chapelle Sixtine, dans laquelle 2 minutes après être entré on trouve des places sur les bancs. On reste bien un bon quart d'heure à observer chaque détail avant d'aller de l'autre côté pour un autre point de vue. Bon, j'avoue avoir été un peu déçue, une sorte "d'effet Joconde", on s'imagine quelque chose, et finalement ça parait tout petit... On continue la visite du musée pour finalement nous retrouver dans les chambres de Raphaël, où on était pas plus de 9 personnes ! Dans la dernière, on était seuls. Et la, j'ai vraiment adoré ! Elles sont superbes ! Bref, très bon plan la visite nocturne, ça permet de bien apprécier les musées, sans la foule de la journée :)

samedi 11 mai Comme on aime les sites antiques, direction Ostia Antica ! Bus jusqu'à la gare Ostiente, puis train jusqu’à Ostia Antica (compris dans le roma pass) L'entrée du site est à 6 euros grâce à la réduction du roma pass (10 euros sinon). Plan (très utile) à 2 euros. Les description du Guide du Routard sont très bien, complètes, parfait pour visiter l'ensemble du site. Ostie, ville antique, ancien port de Rome, est vraiment bien conservée ! Rappelant un peu Pompéi, elle donne une bonne idée ce qu'était la vie à l'époque. En plus, il n'y a que très peu de touristes. On y reste la journée (le site est grand) et on pique-nique sur l'ancien forum ^^

De retour à Rome, on profite d'être pas loin de la station Piramide pour aller à Eataly, centre commercial sur 3 étages dédié à la gastronomie italienne. Shopping, découverte, restau, dégustation... On y passe la soirée.

dimanche 12 mai Dernière petite balade dans le Trastevere avant de rendre l'appartement et de repartir pour l'aéroport (tram 8 normalement, mais comme il y avait une manif il n'est jamais arrivé, on a donc pris un taxi pour la gare de Trastevere, puis le train pour l'aéroport. Déjeuner rapide (dernière part de pizza, dernière glace...) avant de reprendre l'avion.

Conclusion Voyage express (Rome, comme beaucoup de ville, mérite au moins une semaine) mais qui nous a permis de la découvrir, tout en permettant à celui du groupe qui connaissait déjà de découvrir de nouveaux quartiers, de nouveaux lieux (comme quoi, même après 5 voyages à Rome, il reste plein de choses à découvrir ^^ )

N'hésitez pas si vous avez des questions :)
Compte rendu de croisière sur le MSC Orchestra au départ de Gênes le 19 avril 2013
by Hydromelle · 2013-05-04 · 15 replies
Bonjour, Nous revenons de croisière du MSC ORCHESTRA, mis à part le problème des bus j'ai ouvert un post à ce sujet) Donc arrivé à Gênes nous découvrons le bateau, encore plus grand que ce que nous pensions, l'embarquement se fait très rapidement, nos étions arrivés les derniers avec la navette donc hop on nous a donné notre carte de croisière et hop nous voilà dans le bateau, un moment magique avec nos yeux ébahis nous découvrons le hall..puis notre cabine pont 12 chambre 188 nous découvrons le daily programme qui nous indique tout ce dont nous avons besoin pour le lendemain (tenue vestimentaire, météo, les iles ou détroits que nous allons voir et à quelle heure nous passerons devant, spectacles ect...), magnifique rien à redire, petit balcon, bref c'est le paradis ! On va sur le pont 14 puis 15 boire le cocktail du jour une pina colada (le cocktail du jour est à 5.70 euros ne pas oublier de rajouter les fameux 15%) et nous voilà parti ! nous allons manger au buffet car lors du transfert à l'heure de midi nos n'avions pas pu manger , nous découvrons alors les pizzas, saucisses, hamburgers, salade de fruits tajines, gâteaux bref incroyable ! Concernant le buffet et boisson, nous avions hésité à prendre des forfaits, heureusement nous avions rien pris c'est de l'arnaque à notre sens au pont 13 au buffet il y a café jus d'orange et thé à volonté de 6H du matin à 2H30 du matin ! nous avions hésité à prendre le forfait café nous ne savions pas qu'il y en avait à volonté sur le bateau (le forfait c'est des expresso meilleur mais bon si on peut économiser..) pareil si on prend le cocktail du jour il est à 5.70 euros le grand cocktail alors que dans les forfaits il y a 12 cocktails à 67 ou 69 euros mais ce sont des petits donc au final pas rentable en plus cela nous oblige à les utiliser alors que certains jours comme quand nous étions à ibiza il y a de la sangria moins chère je crois que c'est dans les 4 euros) nous faisons une ballade digestive un peu partout pour prendre connaissance du bateau et prendre nos marques ce qui a été vite fait, c'est très facile à se repérer !
Croisière Croatie - Monténégro sur le MSC Armonia en juin
by Fernandez · 2013-05-01 · 15 replies
nous faisons croisière sur bateau msc armonia croatie monténégro du 7 au 14 juin au départ de Venise .Je cherche des renseignements sur les excursions (nous voulons éviter les excursions avec MSC) Cherche aussi des personnes partant aux mêmes dates que nous .Merci pour vos réponses
Compte rendu de ma croisière sur le Serena avec les petits enfants du 13 au 20 avril 2013
by Maralpine06 · 2013-04-22 · 5 replies
COMPTE RENDU DE MA CROISIERE EN MEDITERRANEE OCCIDENTALE SUR LE COSTA SERENA 13 AVRIL 2013 AVEC LES PETITS ENFANTS

J. -21 A force de surfer sur VF, j'ai soudain la révélation ; et si j'emmenais les petits enfants en croisière pendant les vacances de printemps ? Sitôt dit, sitôt fait : me voilà plongée dans les promos et je trouve la croisière idéale ; j'en informe les "trolls" (7 et 8 ans) qui poussent des cris de joie. A présent, je passe à la réservation ; pour la 1re fois je fais appel à une agence bien connue ici (d'habitude je passe directement par Costa) et voilà que l'employée m'indique que sans passeport, les enfants ne peuvent voyager avec moi, même s'ils sont titulaires d'une carte d'identité. L'autorisation de sortie du territoire est supprimée depuis le 1er janvier et théoriquement, la carte d'identité suffit car nous restons dans l'espace Schengen - En pratique, non, d'après les dires de l'agence qui a l'habitude des croisières. Je suspends donc la réservation mais les enfants vont être bigrement déçus. Je confirme donc la croisière. Nous bénéficions d'un tarif flash : moi et l'un des enfants payons le tarif adulte et le 2e enfant paye les taxes soit 115 € pour une semaine ; nous logerons à 3 dans une cabine vue extérieure ; je ne connais pas ce type de cabine. Le numéro de la cabine me sera communiqué ultérieurement. (système de la cabine garantie).

J -20. Le marathon commence donc pour l'obtention des passeports ; la mairie principale ne peut donner de RV qu'avec un délai assez long pour le dépôt des papiers ; elle nous oriente vers la mairie d'une petite commune voisine où les enfants se rendent (leur présence est obligatoire) avec le papa et les papiers nécessaires : imprimé à tirer sur Internet (sur l'ordinateur du demandeur et imprimé bien "droit") ou à retirer à la mairie - cartes d'identité des enfants - papier d'identité du parent (père ou mère) qui doit être présent - justificatif de domicile - 2 photos réglementaires par enfant - 2 timbres fiscaux à 17 €. Mission accomplie - Croisons les doigts pour que l'administration soit efficace.

Les jours suivants

Je consulte activement les compte rendu des internautes pour paufiner le circuit merci aux forumeurs pour tous leurs tuyaux ! Le départ se fait de Marseille ; pas de problème, nous résidons à proximité et les parents nous conduiront au port. La première escale est Savone ; ce sera journée "détente" (?) à bord avec découverte du bateau. Un petit tour en ville et visite d'une super boutique située sur le port et recommandée par des élégantes de VF. La 2e escale est Civitavecchia. Les 2 sites que je souhaite visiter à Rome sont le Vatican et le Colisée ; je passerai par Costa pour être tranquille Palerme : tour de ville en petit train Palma de Majorque : on improvisera Valence : visite de la cité des Sciences par nos propres moyens. L'avenir nous dira si nous menons ces projets à bien. En prévision de la traditionnelle soirée italienne à bord, j'achète des rubans rouge vert et blanc et 2 masques blancs, à peindre aux couleurs de l'Italie pour amuser les enfants.

J -9 Hourra les passeports de enfants sont prêts ! Soulagement. J'enregistre la réservation ; l'agence me communique mon numéro de cabine ; bonne surprise, nous sommes surclassés : cabine avec balcon au pont 7. Rapide coup d'oeil sur le plan du bateau ; l'emplacement a l'air correct.

Jour J Arrivés à la gare maritime à 14 h, nous montons tout de suite à bord ; je présente les cartes d'identité - Aucun souci ; je n'ai même pas sorti ces fichus passeports ! Le bateau est le jumeau du Pacifica que j'ai emprunté en octobre dernier et je me repère tout de suite sans difficulté. Nous prenons une collation au self, puis nous prenons possession de la cabine. Très correcte et fonctionnelle ; la banquette sert de 3e lit mais le couchage est d'une fermeté redoutable pour les lombaires ; je décide d'instaurer un "tour" pour dormir sur cette banquette ; en fin de compte les enfants se sont battus pour y dormir à tour de rôle. Ensuite, c'est l'heure de l'exercice d'évacuation ; évidemment, les petits ont tout de suite découvert le sifflet du gilet de sauvetage ; je constate que nous sommes nombreux à avoir embarqué à Marseille et il y a beaucoup de familles avec de enfants, vacances scolaires obligent. De retour dans la cabine nous attendent une bouteille de vin pétillant et un plateau de fruits ; petit garçon commence par prendre du raisin ... pour le jeter aux poissons depuis le balcon ; je mets donc les choses au point et donne moultes consignes de bonne conduite (on peut toujours rêver). Je vais ensuite à la réunion d'information concernant le club enfant. Je remplis le formulaire d'inscription ; on nous remet le programme de la semaine et 2 bracelets plastiques sur lesquels est noté le numéro de la cabine. Conseil : prévoir du ruban adhésif pour maintenir le bracelet toute la semaine. Nous dînons au 1er service ; on nous attribue une table individuelle ; les enfants reçoivent un menu spécial ; le service est très long et il faut occuper les enfants. Conseil : prendre des crayons de couleur pour colorier le menu sur la page prévue à cet effet. Nous assistons ensuite à un joli spectacle présenté par la troupe du Costa Séréna de 21 h 15 à 22 h.

Escale à Savone Après une grasse matinée bien méritée, les enfants sont accueillis au club ; il y a des animatrices francophones et la majorité des enfants sont français. Après le déjeuner, nous partons à la découverte de Savone et empruntons le petit train qui attendait au pied du bateau (7 €/personne) - encore une épreuve pour les lombaires ! En fait, cette escale ne présente pas un grand intérêt.

Escale à Rome J'ai réservé sur internet l'excursion Costa "Musées du Vatican et forum romain". J'ai retrouvé les billets dans ma cabine. Lever à 6 h 45. A 8h on nous remet le numéro du bus ; celui-ci part à 8 h 20 et nous arrivons au Vatican vers 10 h. Des queues impressionnantes stationnent aux abords du musée ; une guide nous remet un boitier et des écouteurs et nous entrons sans attendre dans les lieux ; nous arpentons une succession de galeries en compagnie d'une foule de touristes et je suis stressée : je ne dois pas perdre de vue les enfants et la guide ; donc pas le temps de s'extasier sur les oeuvres d'art ; on ne s'arrête que dans la chapelle Sixtine durant 15 minutes et là vraiment ça vaut le coup ! Puis nous sortons directement dans la basilique Saint Pierre que nous visitons librement. Au bout de 20 minutes on retrouve la guide qui nous mène dans une cave pour un repas que j'ai trouvé particulièrement mauvais de 13 h 30 à 14 h 45 - Retour au bus qui nous fait faire un rapide tour de ville puis nous marchons jusqu'au Colisée - Départ de Rome à 16 h 30. Les enfants ont trouvé la visite intéressante, seul regret, pas de combat de gladiateurs...

Escale à Palerme Le matin, nous prenons notre temps ; les enfants s'amusent comme des fous à la piscine ; je regrette d'ailleurs de n'avoir pris qu'un maillot pour eux car ils ont passé beaucoup de temps à barboter durant la croisière. Après le déjeûner, nous partons pour une visite de la ville ; nous sommes assaillis par des personnes qui nous proposent des tours en taxi ou en calèche. Nous décidons de prendre le petit train. Un cocher nous fait une offre qui correspond à 10 euros près au tarif du petit train (soit 40 €) ; les enfants sont ravis de monter dans la calèche qui nous emmène à travers la ville ; petit garçon me fait remarquer que c'est bien délabré lorsque l'on passe dans le quartier des artisans ; c'est aussi mon avis.

Jour en mer Petite fille s'est plaint hier soir d'avoir mal à la cheville ; à force de sauter comme une chèvre, elle a dérapé dans l'escalier et ressent des douleurs vives; je vais donc visiter le niveau 0, à savoir le cabinet médical. La réceptionniste m'indique tout de suite le tarif (52 €) - Le médecin et son assistante qui parle bien le français nous accueillent très gentiment ; il me rassure ; pas de gravité ; il bande le pied et conseille le repos. Un agent de sécurité survient alors et remplit un papier d'enquête sur les circonstances de l'incident ; elle prend des photos du pied, de la chaussure, de la semelle de la chaussure et de l'endroit où s'est passé la chute. On ne me fait pas payer la consultation. Petit garçon va donc au club et à la piscine pendant que petite fille garde le lit durant la journée. Le soir : soirée de gala précédée d'un cocktail

Escale à Palma de Majorque Petite fille a retrouvé l'usage de son pied - Après le petit déjeuner, nous prenons la navette Costa pour nous rendre en ville distante de 3 km (6/personne). Nous visitons la magnifique cathédrale (6€ l'entrée, gratuit pour les enfants) et faisons une promenade dans le quartier ancien. Nous sommes conviés au cocktail du club Costa Le soir : soirée italienne ; les enfants ont bricolé leurs masques en les peignant aux couleurs de l'Italie et se maquillent en vert, blanc rouge. Bonne ambiance au restaurant où les serveurs font leur show.

Escale à Valence Après le petit déjeuner, nous prenons un taxi (9€) pour le musée océanographique ; (69 € pour 1 adulte et 2 enfants) - Les petits sont ravis et je dois avouer que l'ensemble est bien conçu ; j'ai beaucoup apprécié les installations ; à midi, spectacle des dauphins qui fait toujours son petit effet. Retour sur le bateau en taxi. Nous sommes convoqués au cabinet médical pour voir l'évolution de la foulure. Le soir : Soirée du commandant

Retour en France En raison d'un vent violent, nous débarquons à la Seyne sur Mer au lieu de Marseille, ce qui n'est pas un inconvénient pour moi.

Conclusion : Tout mon programme a été axé sur les enfants ; je n'ai participé à aucune soirée et je ne peux donc rien dire sur l'ambiance après 22 h. Je suis très satisfaite de cette semaine qui a passé très très vite - Ayant déjà effectué des croisières, je savais à quoi m'attendre. Nous avons vécu à notre rythme. Très bon rapport qualité prix. Nourriture pas très raffinée mais convenable. Le choix des plats est vaste. Un petit bémol pour l'odeur de cigarette assez présente dans le grand salon ; mais c'est récurrent sur les bateaux Costa. J'ai pris le forfait eaux minérales que je n'ai pas consommé en entier car à midi on prenait l'eau au distributeur. Nous avons eu la chance de bénéficier d'un temps superbe ce qui a été pour beaucoup dans la réussite de cette croisière. Un dernier conseil, prendre une multi prise pour recharger les appareils photos, iphone etc.

Voyage aux États-Unis en 2014
by LeTigre · 2013-04-20 · 1030 replies
Bon, voila je commence aujourd'hui ...

Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Croisière sur le MSC Orchestra en mai 2013
by Delezemi · 2013-03-27 · 8 replies
Bonjour,

Nouvelle sur ce forum, j'ai lu attentivement les précieux conseils qui y sont donnés mais je vois peu de discutions sur la croisière que nous allons faire pour notre anniversaire de mariage en mai prochain.

Nous partons sur le MSC Orchestra le 3 mai pour escales à Gênes, Rome, Palerme, Tunis, Ibiza et Villefranche sur mer.

J'ai vu sur le calendrier des membres du forum qu'une autre personne partait égalmenet ce jour là mais il m'est impossible de la contacter. Est-ce que d'autres personnes partent à la même date ?

Nous connaissons Rome donc nous n'allons certainement pas descendre du bateau à moins de visiter un peu Civitavecchia, A Tunis, ça se résumera a une descente dans le village du Port et pour Palerme la visite de la cathédrale et du jardin botanique en taxi.

Par contre nous ne connaissons pas Ibiza : d'après les compte rendu que j'ai pu lire, le bateau se trouve loin de la ville ? Comment peut-on y aller : taxi, bus navette du bateau, autres ? Que peut-on y faire à part la plage ?

Et pour Villefranche sur mer, nous ne connaissons pas du tout mais j'ai pu lire un post très détaillé sur cette escale.

Pour le bateau, nous le connaissons déjà pour y avoir fait une croisière il y a 3 ans mais si vous avez des conseils c'est toujours les bienvenus. Nous serons en cabine balcon pont 12 à l'avant.

Merci d'avance aux personnes qui pourront nous aider pour cette future croisière.
Croisière "Dolce Vita" sur le Costa Serena
by Peyrataud · 2013-03-21 · 30 replies
Bonjour Nous avons choisis avec mon mari pour notre premiere croisiere la dolce vita sur le costa serena. Nous partons de Marseille le 20avril 2013 . Notre programme Marseille, Italie (savone), Rome, Palerme (sicile), mer, Baléares, Espagne(valence), Marseille; Je voudrais des conseils sur les forfaits boissons a prendre sur le bateau ou faut ils les reserver sur le site car moins cher?

A propos des excursions je pense que nous ferons celle de Rome avec costa mais pour les autres je ne sais pas si nous pouvons les faire seul ?

Que faut il prevoir comme vetements ? demi saison? quelle température en moyenne?

Par avance merci de vos conseils que J'ai pu lire sur ce forum.
Voyage à La Réunion cet été!
by MarieMinnie · 2013-03-19 · 14 replies
Hello !

Comme l'indique le titre de mon post, j'ai besoin d'aide. Y'a pas quelqu'un qui peut s'autoproclamer guide à distance pour La Réunion pour un séjour tout compris ? Nan parce que ça m'aiderait bien 🙂

Je vais commencer par donner quelques détails.

- Nous partirions le 22 juillet pour repartir le 6 août, avec une escale de 3 jours à l'Ile Maurice.

- Nous envisageons de louer une voiture. Y'a-t-il une compagnie à privilégier ? Un type de voiture ? Ou une basique suffit-elle ?

- Randos : nous aimerions en faire même si nous ne sommes pas des habitués. Je suis sportive, mon ami aussi (mais un peu moins de pratique). Je crois savoir aussi qu'il est sympa de passer au moins une nuit dans un gîte d'étape...

- Du coup, quel serait le circuit à suivre à votre avis, sachant qu'on restera 10 à 11 jours à La Réunion avant de partir à l’Île Maurice ? Je suis preneuse d'un exemple de parcours, avec les choses à faire sur chaque site et les logements à privilégier à chaque fois. Car j'imagine que certains d’entre vous connaissent plutôt bien l’Île 🙂, ses bons plans et la réputation de certains endroits même si vous ne les avez pas fréquentés vous-même.

- A l’Île Maurice, qu'y a-t-il à faire ? Où vaut-il mieux loger ? Grand Baie ou Trou aux biches ? Un hôtel en particulier ?

- Ça fait beaucoup tout ça mais je me suis dit que c’était LE forum vers lequel il faut se tourner. J'imagine aussi qu'il ne faut pas que je traîne au niveau des réservations logements et autre... ?!

Merci par avance de votre aide !
Croisière Norwegian Jade dans les îles grecques le 4 mai 2013
by Denferr1 · 2013-03-18 · 54 replies
bonjour à tous!

Pour notre mariage, nous partons en famille 13 personnes de 9ans a 69 ans(nous sommes pas superstitieux😕 enfin presque pas!!) sur le norwegian jade direction les iles grecques😎 connaissez vous le bateau? et surtout avez vous des conseils, des bons plans sur les escales, a 13 les excursions du bateau reviennent très chères visite a ne pas manquer info sur les bus, taxis fiable, ou les trouver, les tarifs voici nos escales Corfou de 8h à 15h30 Mykonos de 8h à18h Katakolon de 9h à 18h

nous faisons une escale à Santorin où notre mariage est prévu a l'hotel Filotera xenones par l' agence JOSS TRAVEL Nicolas Amidis connaissez vous cet hotel ou l'agence? avez vous des infos?

merci à tous
Compte rendu de notre croisière sur le Carnival Breeze du 19 septembre au 1er octobre 2012
by Grandpierreg · 2013-01-20 · 24 replies
Bonjour à tous,

Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le CARNIVAL BREEZE du 19 septembre au 1er octobre 2012. J’espère qu’elle vous apportera un maximum d’informations et de conseils.

Nous avions réservé cette croisière il y a plusieurs mois, puis nous avions été obligé de l’annuler pour raison professionnelle, pour finalement réserver à nouveau une cabine au dernier moment. La date de mon obligation professionnelle s’étant finalement décalée en dehors de la période de la croisière…

Nous pensions dans un premier temps faire une croisière de 8 jours au départ et à l’arrivée de Venise avec un petit séjour de 2 à 3 jours dans cette ville pour pouvoir la visiter avant de faire la croisière. Le problème est que les hôtels à Venise sont très chers. Il fallait de plus rajouter les prix des billets d’avions de Toulouse à Venise aller et retour. Tout ceci nous faisait exploser notre budget vacances.

C’est alors que j’ai eu l’idée de trouver une croisière avec Venise comme escale. Pas d’hôtel ou de repas à payer pour visiter Venise, tout est compris dans la croisière !

Bizarrement, aussi bien COSTA que MSC ne propose Venise comme escale. Uniquement en port d’embarquement et de débarquement. J’ai trouvé Venise en escale chez des compagnies américaines notamment chez NORVEGIAN et CARNIVAL. La croisière chez NORVEGIAN était plus chère que celle de CARNIVAL. L’escale à Venise ne durait qu’un jour alors que c’était 1 jour ½ chez CARNIVAL. De plus, celle de CARNIVAL est au départ et à l’arrivée de Barcelone à seulement 4 heures ½ de route de Montauban ! Le choix a été vite fait …

Le trajet de cette croisière de 13 jours est le suivant : Barcelone / Monaco / Livourne / Civitavecchia / Olbia / en mer / Dubrovnick / Venise / Venise / en mer / Messine / en mer / Barcelone.

Nous avons déjà fait l’année dernière une croisière avec CARNIVAL :

http://voyageforum.com/forum/canada_compte_rendu_croisiere_aux_etats-unis_au_canada_carnival_glory_D4828421/
Vforumade à la plage en Martinique, Sainte-Luce - samedi 9 février 2013
by Madikéra · 2013-01-16 · 68 replies
Bonjour,

Le samedi 9 février, au matin, nous organisons une Vforumade à la plage, à Pont Café - Sainte-Luce, comme en 2011. Détails pratiques à suivre...

Une Vforumade à la plage, c'est un moment de partages entre des habitants longue durée et les visiteurs de passage. Chacun amène grignoteries, boissons, bonne humeur... et nous partageons, gourmandisons, papotons, échangeons bons plans (et moins bons)... Cela dure qqs heures au bon vouloir des présents.

Vous êtes les bienvenus. Toutefois, merci de nous en prévenir à l'avance... en ce sujet ou en mp.

L'équipe organisationnelle Annie-doudou, Georges, Madikéra...

On part en vadrouille en Thaïlande!
by Bibouns51 · 2013-01-02 · 74 replies
24 février - On s’thaï en Thaïlande ! Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !

« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...

Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...

25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »

Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...

Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...

Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!







Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !

Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !

Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...

Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...



Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama
by Kashtin · 2012-12-28 · 484 replies
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.

Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.

Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!

La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...



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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :

Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca

Renseignements divers

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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta

Mardi 16 octobre

Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...

Mercredi 17

Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)

De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.

Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.

On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!

Jeudi 18

Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.



Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.

Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.



Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.

Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...

Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.

Arnaque au Vietnam
by Yoyoche · 2012-12-17 · 609 replies
Je rentre du Vietnam. Je suis déçue du Nord. On est sans cesse sollicité pour acheter. Si on ne veut pas, on se fait agresser verbalement. On nous colle les objets sur les bras et on insiste lourdement. Et cela sans arrêt. De plus, on vous demande en service de faire de la monnaie, enfin l'inverse, d'échanger un billet en euros contre des pièces et là encore on se fait arnaquer. On veut rendre service et on en est de 16 euros sur 20. On vous montre les pièces par 10 alignées, seulement la première est de 2 euros, le reste sont des pièces THAI. Même couleur, même taille. Faites attention, je n'ai pas été la seule à me faire avoir. Mais le pire c'est le harcèlement pour acheter. Vraiment in-suportable. Si je reviens au Vietnam, j'éviterais HANOI. Ensuite, exemple vous achetez pour 300 00 dongs, on vous fait croire que vous avez donné un billet de 10 OOO dongs à la place de 100 000, alors que vous n'avez en poche que des 100 000. Encore une arnaque. Mon avis sur les Vietnamiens : des voleurs qui profitent du tourisme. Mais un jour, les touristes n'iront plus.
Au royaume du prêtre Jean - Carnet d'Ethiopie (2ème partie)
by Marmotte54 · 2012-12-03 · 4 replies
Pour ceux qui auraient manqué les premiers épisodes... Récit au jour le jour d'un périple de deux semaines dans le nord de l'Ethiopie, en février dernier (http://voyageforum.com/...ere_partie_D5652492/).

Dimanche 19 février. Bahar Dar – Gondar (180 km)

Avant de quitter Bahar Dar, Miki nous emmène sur un pont enjambant le Nil Bleu, un endroit où, paraît-il, des hippopotames ont l'habitude de se baigner. Les rues sont déjà animées, des foules drapées dans leurs chammas , sortent des églises. Au bord de l'eau, on se lave, on fait sa lessive... mais pas d'hippo en vue. Une seconde tentative, cette fois à l'extérieur de la ville, ne donne pas davantage de résultat, les hippopotames restant aux abonnés absents. Tant pis, il est temps de partir pour Gondar !



La route traverse d'abord un vaste plateau agricole avant de franchir quelques montagnes, les paysages sont très beaux. A chaque arrêt, même dans les endroits en apparence les plus déserts, nous sommes « assaillis » (gentiment s'entend), par une troupe d'enfants surgis de nulle part, certains accourant même de loin, à toute vitesse. Bonbons, cahiers, stylos... Il faut organiser la distribution.

Nous arrivons à Gondar vers midi ; installation et déjeuner au Kino Hotel, un établissement tout neuf situé à l'entrée de la ville.

Au début du 17è siècle, l'Ethiopie connaît une période troublée : son roi, influencé par des jésuites (présents dans le pays depuis plusieurs décennies), s'est converti au catholicisme, déclenchant de fait une guerre civile. En 1632, son propre fils, Fasilades, le chasse du pouvoir, rétablit la tradition orthodoxe et installe sa capitale à Gondar – la ville gardera ce statut pendant plus de trois siècles. De cette époque datent plusieurs châteaux et églises, que nous visitons en compagnie d'un guide local.



La cité impériale, protégée par une enceinte, regroupe divers châteaux et bâtiments officiels élevés par Fasilades et ses successeurs dans un style plutôt inhabituel pour le pays – en pierre et mortier, technique introduite par les Portugais au 16è siècle.



Après deux bonnes heures sur le site, nous reprenons la voiture pour gagner l'église Debré Birhan Sélassié (la Trinité sur le Mont de Lumière...), bâtie dans les toutes premières années du 19è siècle.



Il faut se déchausser, ici, avant d'entrer dans les églises... Celle-ci offre un décor particulièrement riche, murs peints et plafond de bois orné de dizaines de têtes d'anges protecteurs.



L'heure tourne, le prêtre commence à fermer les portes, on se dépêche de partir. La journée n'est pourtant pas terminée, il reste à visiter les bains de Fasilades.



Lieu de cérémonie, ou de détente pour les souverains de Gondar ? La fonction première de ce vaste bassin, profond de plusieurs mètres, demeure mystérieuse.



Le vent souffle en tempête, ce soir, sur Gondar... Nous ne dînons pas à l'hôtel mais au centre-ville, au restaurant de l'hôtel Quara ; le service y est encore plus lent et inefficace que d'habitude (ce qui n'est pas peu dire !), à tel point que si Miki n'avait pas « harcelé » le personnel, nous n'aurions probablement jamais mangé !!

Lundi 20 février. Gondar – Debark

Seule une centaine de kilomètres sépare Gondar de Debark, petite ville située à l'orée du parc national du Simien, mais désormais la piste remplace la route goudronnée. Creux, bosses, cahots et poussière, à travers un beau paysage de montagnes.



En cette heure matinale les paysans vont au marché, accompagnés de leurs ânes lourdement chargés. Des écoliers surgissent de partout ; les écoles sont d'ailleurs nombreuses, un ou deux bâtiments très simples, souvent à l'extérieur des villages.

Dans ces derniers, les maisons, pour la plupart en bois et pisé, sont parfois recouvertes d'un enduit éclatant, bleu, rose, vert vif. Une grosse balance posée devant la porte signale la présence d'une échoppe – une simple pièce dans laquelle sont entassés de gros sacs – céréales, café, que sais-je encore...

En milieu de matinée nous arrivons à Debark, à près de trois mille mètres d'altitude. Quelle foule dans la rue principale !





Miki nous arrête au Landscape Hotel, un café-restaurant doté de quelques chambres. Le confort est sommaire et les sanitaires, « à peu près » propres.... De toute façon on ne s'y attarde pas, l'entrée du parc national du Simien se trouvant encore à une heure de piste de Debark. Une jeune guide nous accompagne, de même qu'un « ranger » (dont l'utilité reste encore à démontrer !).

Après déjeuner, nous partons pour une petite marche dans le parc. Le sentier suit le bord de la falaise ; à nos pieds, un vaste paysage de montagnes tourmentées entre lesquelles se devinent canyons et failles.



En chemin, nous croisons une colonie de babouins gelada (une espèce endémique du pays), fort occupée à gratouiller la terre pour y trouver un peu de nourriture.



Des enfants nous attendent de loin en loin pour nous proposer leur marchandise, petits paniers en osier et autres bricoles.





Pour dix-sept heures nous sommes de retour à Debark. Nous partons alors nous promener dans la rue principale dont nous devenons vite (bien malgré nous !), l'attraction numéro un ; une petite troupe de gamins nous escorte tout du long, les questions et les demandes fusent de toutes parts. Une fillette nous montre même son manuel d'anglais... fourni par le gouvernement américain !



Nous dînons au restaurant de l'hôtel, rustique et chichement éclairé. Le Carême ayant commencé ce matin, il est impossible de commander le moindre plat de viande ! Peu importe, soupes et pâtes aux légumes font parfaitement l'affaire.

Mardi 21 février. Debark – Axoum (250 km)

Une fois n'est pas coutume, Miki nous rejoint pour le petit-déjeuner... mais si lui commande une grosse assiette d'injera, nous préférons nous en tenir au pain et à la confiture !

Nous partons dès sept heures et demie, la piste est longue jusqu'à Axoum.



La route, toute en lacets, escalade montagne après montagne. De longs tronçons sont en travaux, le 4x4 se fraie péniblement un chemin entre les engins, dans les ornières et la poussière. A un moment, un tractopelle doit même nous ouvrir la voie, qu'encombrent de gros blocs de pierre ! Toutes ces opérations sont financées par des pays étrangers, la Chine notamment.



Nous faisons halte dans deux villages, où nous ne passons pas inaperçus !





Vendeurs de mangues. On achète aussi des papayes et des « lady's fingers » - des petites bananes.



En fin de matinée, nous franchissons la « frontière » entre pays amhara et Tigré – une corde symboliquement tendue en travers de la route. Désormais, les maisons ne sont plus en bois ou en pisé, mais en belle pierre ocre.

Quelques kilomètres plus loin, la piste s'engage dans les gorges du Tekeze, sauvages et minérales. Brusquement, au beau milieu de la remontée, le 4x4 s'arrête... c'est la panne !! On descend, Miki essaie de réparer ; une heure s'écoule, l'affaire semble sérieuse. Il décide finalement d'appeler un réparateur et de nous évacuer vers le village le plus proche, via un véhicule de l'ONU (!) passant par là .

Bref ! Le fonctionnaire onusien nous dépose au beau milieu du village, nous laissant à la curiosité de ses habitants. On nous fait de la place à l'ombre, devant le débit de boissons ; à nos pieds, une marmaille piaillant et quémandant, à côté les adultes qui commentent... On attend.

Enfin, vers 17 heures, un camion dépose Miki, avec nos bagages, mais sans la voiture, irréparable sur place. Qu'à cela ne tienne, il affrète un minibus local et nous conduit à Shire, la ville la plus proche, à une heure de piste. On emmène Daniel, un jeune d'une quinzaine d'années avec lequel on a bien discuté ; son anglais est mille fois meilleur que le mien !

Une fois en ville, Miki nous installe au Gebar Shire Hotel, puis repart au chevet du 4x4. Tout au long de la soirée, les coupures d'électricité se succèdent, on sort les torches et les frontales !

Mercredi 22 février. Axoum

Miki arrive alors que nous terminons de petit-déjeuner. Les nouvelles sont mauvaises, c'est la courroie de distribution qui est cassée ! L'agence envoie un nouveau véhicule, mais nous allons devoir changer de chauffeur.

En attendant, nous partons pour Axoum, toujours en minibus local. Au bord de la route, les dromadaires se mêlent désormais aux ânes, l'un comme l'autre lourdement bâtés.

A l'arrivée, Miki nous confie à un guide local, qui nous accompagnera toute la journée, puis repart vers son 4x4. On apprendra plus tard qu'il a dû passer plus d'une semaine à Axoum, pour attendre la fin des réparations... Pas de chance !

Dans une rue d'Axoum, un écrivain public...



Selon la légende, Axoum fut la capitale du royaume de la reine de Saba, vers l'an mille avant notre ère ; en fait, il faut attendre un peu plus longtemps pour voir apparaître les premières mentions « sérieuses » du royaume d'Axoum, vers le Ier siècle après JC. A son apogée, l'aire d'influence de cet Etat s'étend du Yemen au Soudan ; il commerce avec l'Egypte, les pays du bassin méditerranéen et jusqu'en Inde. Sa puissance décline toutefois à partir du VIIè siècle, du fait notamment de l'expansion de l'islam.



Ces hautes stèles monolithes constituent les vestiges les plus emblématiques du royaume d'Axoum.On en compte environ trois cents autour de la ville, de taille et de forme variées, plus ou moins décorées.



Nous visitons ensuite le petit musée contigu au champ de stèles, modeste mais très intéressant ; puis quelques autres vestiges de la civilisation axoumite, les tombes souterraines de deux rois du VIè siècle, les ruines du palais de Dongour, de la même époque, sans oublier la pierre d'Ezana, dont le texte gravé raconte comment le christianisme se diffusa dans le royaume, à partir des années 330.

Après le déjeuner, le guide nous emmène à Sainte-Marie-de-Sion, la principale église d'Axoum. Carême oblige, un office est en cours ; la foule se presse dans le jardin entourant le sanctuaire, des femmes pour la plupart, qui attendent la fin de la cérémonie.



A côté de la cathédrale, de construction récente, s'élèvent l'ancienne église du 17è siècle (dont l'accès est réservé aux hommes, pfff !), une chapelle censée abriter l'Arche d'Alliance (que, bien évidemment, personne n'a jamais vue!), et un petit musée présentant le désormais habituel – mais toujours très beau – trésor de croix, couronnes et vêtements liturgiques.

La messe étant dite, une petite procession déambule autour de la cathédrale en chantant.





Nous traversons ensuite la route pour jeter un oeil à la petite église d'Arbatu Ensessa, ornée de peintures récentes mais plutôt réussies – la Bible en bande dessinée. Puis nous rentrons à pied à l'hôtel ; Axoum possède de larges avenues très calmes, bordées de bougainvilliers et de flamboyants, le long desquelles il fait bon marcher. Une fois arrivés, il nous faut honorer la promesse faite ce matin aux petits cireurs de chaussures, et faire nettoyer nos baskets !

Plus tard, alors que nous dînons à l'hôtel, nous avons la surprise de voir arriver notre nouveau chauffeur, Achou, parti ce matin de Lalibela. L'agence, semble-t-il, a quelque peu négligé de l'informer de notre programme, ce qui ne manquera pas de créer quelques quiproquos au cours des jours suivants ; sans conséquence, sa débrouillardise a chaque fois « sauvé la mise » !

Jeudi 23 février. Axoum – Hausien (200 km env.)

Nous quittons Axoum vers huit heures et roulons toute la matinée en direction d'Adigrat, via les montagnes d'Adwa. La route (toute neuve et bien goudronnée !) offre une succession de vues grandioses sur un relief aux formes variées, montagnes en dôme, pointues ou tabulaires. Des terrasses épousent les flancs arrondis des collines, partout de belles fermes de pierre, abritées derrière leur enclos... C'est superbe – sans doute la plus belle route que nous ayons empruntée.





Pause-déjeuner à Adigrat, puis nous repartons pour une bonne heure de route. Les trajets sont parfois un peu longs, d'autant que nous n'avons aucun point de repère – pas de carte routière, ni même de panneaux indicateurs.

Enfin nous arrivons au pied de Tsaeda Imba (la Montagne Blanche), où nous allons pouvoir visiter trois églises. Le paysage est ici particulièrement sec et pierreux ; aloès et cactus candélabres bordent la piste, tandis que les fermes sont entourées d'euphorbes et de figuiers de Barbarie.



Petros et Paulos, mi-troglodyte, mi-bâtie, se niche dans une anfractuosité de la falaise. Des échelles en bois permettent d'y grimper sans trop de difficulté.



Peintures de la minuscule salle précédant le Saint des Saints.



Deuxième étape un peu plus loin, pour découvrir Mikael Melhaizengi, entièrement creusée dans un rocher isolé, sans autre décor qu'une très belle voûte sculptée.



Toutes ces visites s'effectuent en bonne compagnie : un gamin s'improvise guide, un autre gardien de nos chaussures, un troisième insiste pour nous aider à gravir le sentier, pourtant facile... Cette petite « cour », qui bien évidemment attend son pourboire, est un peu pesante à la longue !

Nous terminons par Medhane Alem Addi Qesho, sans doute la plus ancienne des trois (Xè ? XIè siècle ? Aucune église n'est datée avec certitude). Une obscurité quasi totale règne à l'intérieur, si bien que nous ne verrons pas grand-chose du décor sculpté.





Nous gagnons ensuite la petite ville de Hausien, pas très éloignée. Logement au Adoulis Hotel, simple mais quasi-neuf et impeccable, une bonne surprise !

Ecolières sur le chemin du retour...



Plus tard, nous allons dîner au Gheralta Lodge, à quelques kilomètres de Hausien, un établissement créé par un couple d'Italiens.Cadre raffiné et repas délicieux, nous y passons une très agréable soirée !

Vendredi 24 février. Hausien – Mekele (100 kms env)

Antennes haut perchées au-dessus des toits de la ville...



Un rude (!) programme nous attend ce matin : grimper à l'église d'Abuna Yemata, creusée dans un piton rocheux dominant le petit village de Güh, pas très loin de Hausien.

Les montagnes de Gheralta



Le sentier traverse d'abord la plaine...



...avant de grimper à flanc de montagne. Avant d'entreprendre l'ascension, bref arrêt sous l'arbre où attend le préposé aux billets d'entrée, dûment muni de son carnet à souche.

Au bout d'une heure de marche, nous nous retrouvons au pied du mur : une paroi rocheuse de dix ou quinze mètres de haut, à escalader pieds nus ! Quelques villageois sont venus nous prêter main forte et, tant bien que mal, on grimpe... Enfin nous débouchons sur une corniche surplombant le vide, la vue est grandiose !



L'église passe pour avoir été fondée par Yemata, l'un des neuf saints qui, au VIè siècle, évangélisèrent l'Ethiopie. Les peintures, sans conteste les plus raffinées que nous ayons vues, une vraie merveille, dateraient de la seconde moitié du XVè siècle.



La coupole des Apôtres





Les livres sacrés – des manuscrits d'un âge vénérable – reposent à même le sol, à côté des bâtons de prière. Ils sont écrits en guèze, la langue liturgique.



Nous restons un long moment dans cette église si particulière, après quoi il faut songer à redescendre. L'opération s'avère plus délicate que la montée – je ne suis pas fâchée d'arriver au pied de la falaise !

Un peu plus tard, Achou nous arrête à proximité d'une des nombreuses fermes de pierre qui ponctuent la plaine, véritables petites forteresses au toit plat, dépourvues de fenêtres. Ses habitants, qui ont manifestement l'habitude d'accueillir les touristes, nous font visiter les différentes pièces, réparties autour d'une cour intérieure ; la maîtresse de maison nous montre comment cuire les injera, sa fille prépare du café, à partir de grains qu'elle grille et pile... Un vrai petit écomusée de la vie rurale au Tigré, au demeurant pas inintéressant.



Nous reprenons ensuite la piste. Conduire ici n'est pas une mince affaire, avec tous les animaux (moutons, ânes etc...) qui, sans prévenir, s'arrêtent, changent de direction ou traversent devant la voiture.

Dernier arrêt pour visiter l'église d'Abreha et Atsbeha, qui s'élève sur une petite butte, non loin de la route.Un office est en cours, on attend un moment puis on entre alors que les derniers chants se terminent. L'assistance – les hommes d'un côté, les femmes de l'autre – est réduite et plutôt âgée.



Pour les amateurs, cette église est de type « semi-monolithique », c'est-à-dire partiellement dégagée de la roche dans laquelle elle a été creusée.



Nous arrivons à Mekele, la capitale du Tigré, en fin d'après-midi. Petit tour au marché – sans grand intérêt – et soirée à l'hôtel Hill Top, à l'entrée de la ville.

A suivre... Là !! http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_3eme_derniere_partie_D5710953/

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