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La yourte de l'enfer
by Lucbertrand · 2016-07-13 · 32 replies
Un voyage à vélo en Mongolie est une expérience étonnante. En effet, le pays a trois fois la superficie de la France pour seulement 3 millions d'habitants, dont plus d'un million dans la capitale. On s'attend à se trouver souvent dans un désert, loin de tout être humain. Ce ne fut pas vraiment le cas, même si parfois on peut passer une journée voire plus sans rencontrer de village, pour notre part jusqu'à 140 kilomètres entre deux bourgs. Mais de loin en loin les yourtes ponctuent de leur couleur blanche cette immense prairie aux dimensions de l'Europe.



Les Mongols vous voient de loin et leur curiosité est légendaire. Les Anglais les qualifient de «observant». Dès que vous vous arrêtez ou même lorsque vous roulez ils arrivent à cheval, à moto, en voiture ou à pied et vous font signe de vous arrêter et vous observent, souvent sans parler car la communication est presque impossible par la parole. Ils sont curieux de tout, compteur, GPS, go pro, les sacoches, la carriole, les drapeaux.

Parfois ces contacts sont bon enfant, parfois plus durs et moins agréables. Nous avons été confrontés à des situations étonnantes : le gamin nous demandant de réparer son vélo de très mauvaise qualité bien que neuf. N'y arrivant pas, pendant deux heures il nous a harcelés pour que nous recommencions. L'homme qui du haut d'un mamelon nous demande de monter le voir. Nous passons, il nous interpelle, enfourche sa moto et descend en trombe en klaxonnant et vient nous couper la route d'un air courroucé.





Dans notre chambre la porte s'ouvre brusquement, un homme à la démarche peu assurée, vodka aidant, vient s'asseoir sur l'un des lits et tente d'engager la conversation, sans résultat aucun. Nous nous demandons combien de temps il va rester planté à nous regarder comme des Martiens. Mais la vraie mauvaise expérience fut celle de la « yourte de l’enfer ». Un soir après une longue étape, alors que la tempête menaçait, nous faisons un détour par un village afin de trouver un abri. Les hébergements qui nous sont proposés sont absolument sordides, humides, sales, empestés d'odeurs de pourriture, sans eau ni WC. Nous décidons de repartir, quelques kilomètres plus loin une femme nous interpelle et nous propose la nuit dans l'une de ses yourtes. Nous acceptons, et là nous allons vivre une expérience étrange.



Dans notre yourte un lit, une fois que nous avons payé, alors que le lieu devait être libre, nous constatons que la couche sera occupée et que nous serons au sol. Bon cela ne nous gêne pas, bien que le contrat soit un peu léonin. Elle nous propose un dîner dans la yourte voisine, un bol de lait et une soupe, repas chaud et agréable, qui nous change de notre platée de riz habituelle confectionnée sur notre réchaud, généralement dans le vent de la steppe. Mais au moment de régler on nous réclame le double du prix annoncé. Je conteste et leur explique qu'un contrat c'est un contrat. Les trois femmes face à nous essaient de nous faire payer, les hommes contemplant la scène, immobiles sans rien dire. Nous en restons au prix annoncé.

Nous rejoignons notre yourte et nous installons. Alors que nous nous endormons une femme fait irruption et nous dévisage. Elle repart et revient une seconde fois et fait preuve d'une curiosité qui s'apparente à une véritable impolitesse. Une troisième fois elle entre en trombe à grand bruit, accompagnée des deux autres femmes, de trois enfants et de deux hommes. Tout ce joli monde nous détaille avec des lampes frontales. Puis, l'une des femmes au-dessus de moi visse une ampoule dans un culot suspendu. Alors une lumière vive m'aveugle. Ces femmes se mettent à parler bruyamment et s'adressent à nous avec agressivité. L'une me demande de me lever et d'éteindre la lumière qui me surplombe. Je ne bouge pas, elle devient de plus en plus excitée et son regard est tout à fait furieux. Mais tous ces gens ne se sont-ils pas complètement imprégnés d’alcool ? L'un des hommes sort une bouteille de vodka et nous en propose. Nous refusons catégoriquement et il n'insiste pas. Nous commençons à ne pas nous sentir très bien parmi cette bande d'excitées, les hommes l'étant moins. Puis d'un coup tout le monde part, l'un des Mongols éteint même la lumière, et enfin nous pouvons nous endormir. Au lever du jour nous ne traînons pas. L'homme dormant à côté de nous ne fera pas un seul mouvement. La nuit suivante nous voulons du calme et bivouaquons en plein désert et personne ne viendra nous regarder comme des bêtes rares.

En guise de conclusion, je dois dire que cette relation aux habitants particulièrement curieux et intrusifs a été la grande surprise de ce voyage. Cependant, généralement elle restait bon enfant, même si souvent les préadolescents deviennent très turbulents et moqueurs, les garçons pas les filles.



Mais pour ne pas terminer sur une note trop noire, je reconnais que nous avons fait aussi des rencontres magnifiques. Un père et sa petite fille rencontrés au milieu de nulle part. La jeune cavalière ne voulant pas figurer sur la photo prit le galop devant nous, et le cheval, au moins vingt fois plus lourd que sa maîtresse, l’emporta dans une cavalcade magnifique, toute de souplesse. Quelle esthétique! Son père la rappela. Elle hésita à revenir, puis s’étant décidée, domptant son animal à la perfection, elle fit demi-tour et s’immobilisa devant nous au centimètre près avec une maîtrise parfaite.

Dans un village on nous a aussi aménagé une yourte en refusant tout paiement, j’ai donc donné en guise de remerciements mon gros paquet de dattes, denrée peu connue dans le désert de Gobi.



Et puis peut-être le plus extraordinaire, en plein milieu des montagnes, se présente la première maison depuis plus de 40 kilomètres d'une horrible piste caillouteuse aux nombreux passages de rivières. Elle s'élève sur un tertre à deux cents mètres du chemin. Un homme sort et nous interpelle. Nous marquons l’arrêt, il descend et nous fait comprendre qu’il est peintre. Intrigués nous remontons avec lui à sa demeure. Il nous invite à entrer et nous offre un thé accompagné de gâteaux d’un certain âge au goût rance et à la consistance dure. Aux murs nous regardons ses œuvres, absolument prodigieuses. Des cavaliers montés sur des yacks lancés dans des charges effrénées à travers les steppes. Nous sommes bien chez les descendants de Genjis Khan. Nous l’avons aussi regardé en train de peindre, un trait et une intuition du positionnement des éléments du tableau époustouflants.





L’expérience de la Mongolie loin de tout à vélo je suis heureux de l’avoir vécue et cependant je n’oublie pas ce que disait Nicolas Bouvier : c’est le propre des longs voyages d’en ramener tout autre chose que ce qu’on y est allé chercher. Autre citation de l’auteur : on croit qu’on va faire un voyage, mais c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.





San Pedro de Atacama: hébergements pas chers et agences?
by Boogie06 · 2013-05-30 · 37 replies
Bonjour,

Je pars fin Août 2013 a San Pedro de Atacama et je voudrais avoir de bonnes adresses concernant les hébergements pas trop chers et les agences sures et sympa pour les excursions dans le désert et du Salar d'Uyuni.

Merci pour vos réponses.

Christophe
Logement à petit prix de courte durée à Brest
by Amazona212 · 2018-02-11 · 2 replies
Bonjour à tous ,

je cherche un logement à petit prix à Brest pour de court durée, maximun un mois de séjour. Si possible au centre de Brest. et / ou proche de transport publique.

je serai en déplacement et je vais venir de manière irrégulière pour vous lire les recommandations.

Merci.-
Découverte de la Gaspésie en juillet
by VirtualFly · 2016-02-28 · 26 replies
J'ai lu pas mal sur le forum sur la Gaspésie mais j'aimerais avoir vos conseils en live 😉

La première partie du voyage est réalisée et je planche la seconde "la gaspésie".

Nous avons quelques jours pour faire une découverte rapide de la gaspésie... je sais il faudrait certainementplus longtemps pour profiter pleinememt de la région mais j'espère pouvoir revenir un jour et si pas on aura au moins des images dans nos mémoires.

J'ai malgré tout un ou deux jours en réserve que je pourrais rajouter si vraiment nécessaire.

Je dois absolument garder une semaine pour aller sur la cote EST des Etats-uni pour rendre visite à des amis.

Pour la première partie,

Arrivée de Bruxelles (via londres) en soirée - 3 jours à Montreal - 1 j Parc de la mauricie - visite et activité - en route pour St Felicien et le lac St Jean en passant par la Tuque - 2 j à Saint Felicien (visite du Zoo sauvage) + pourvoiries - Val-Jolbert - en route pour les Escoumins en passant par Saguenay - 2 j au Escoulins (Essipit) - passage a Tadoussac- Croisière aux baleines - et profiter de la vue du chalet - trajet vers Quebec City en passant par la malbaie, Baie St Paul, chute Montmorency - 2 j Quebec City - visite +ile d'orleans si possible

et nous voilà en étape à Montmagny .... en route vers la gaspésie.

de Montmagny à Shediac en passant par Gaspé (c-a-d en suivant le long de la cote) cela fait 14h de route selon google map... C'est comme si on allait pour nous dans le sud de la france (on fait cela un un jour en théorie évidemment on ne voit que l'autoroute 😕)

Quelles seraient les étapes à placer selon votre expérience si vous aviez 4 à cinq jours et ce que vous feriez absolument comme visite ou arrêt ?

Google renseigne 1200km cela ferait 240km à 300km de moyenne par jour. Maintenant on peu faire plus si necéssaire sur une étape. On a déjà fait pire 😏 notamment New-York-Orlando en trois jours.

Aussi peut-être par rapport à l'offre de logement dans la région de l'étape. Je trouve que c'est pas toujours évident de trouver un hébergement pour 3 (2 adultes 1 ado) à bon rapport qualité/prix. C'est la période estivale donc forcement pas la moins chère mais il me semble qu'il y a bcp plus de logement pour deux (1 lit) que Deux lits voir 1 lit/1divan lit.

Je pensais comme première étape Sainte-Anne-des-monts (400km) en route on passe tout près du parc du BIC, rimouski, pointe au père, saint flavie (office du tourisme) merci au carnet de Marimichelle 😉

On ferait le parc National Gaspesie le lendemain.

Puis direction et nuit à Gaspé ? ou percé pour faire en bateau rocher Perce Faudrait prévoir un jour plein sur place

Ensuite Carleton sur mer ? un peu plus de mal pour la fin du parcours ... J'attends vos bon commentaires sur ce qui serait à faire ou a ne pas manquer

On serait plus ou moins à cinq jours 😎
La Namibie par les gravels, les pistes de pierre et de sable (octobre-novembre 2015)
by Jacomo32 · 2015-11-22 · 276 replies
Bonsoir,

De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait. Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos. Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible. Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (
http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes. J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €. Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor. Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions. En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour. Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté). Le parcours effectué (10 700 km) :
Retour de voyage: tour de la Jamaïque en voiture de location
by V73 · 2015-03-05 · 12 replies
Impression générale 2 semaines pour le tour de l’île ça permet de le faire tranquillement, de rouler prudemment, et de rester 2 nuits au même endroit. Au départ on avait hésité à louer une voiture car les avis étaient assez partagés sur les forums sur l’état des routes et la conduite locale. Pour l’état des routes, on a eu ce qu’on attendait (et parfois pire), par contre la bonne surprise a été la conduite des jamaïcains pas vraiment différente qu’en France, voire même plus respectueuse en ce qui concerne le comportement vis-à-vis des piétons. On s’habitue vite au petit coup de klaxon signifiant qu’on va vous doubler, et ça se passe bien. Evidemment conduire très prudemment car les nids de poule peuvent surgir à chaque instant (+ parfois les voitures qui doublent en face et il faut se serrer pour passer à 3 + les chèvres + les vélos + les gens qui traversent brutalement + ceux qui ne marchent pas tout à fait droit...)

GPS : indispensable car peu de panneaux mais avoir aussi une bonne carte pour vérifier ce qu'il raconte. Pour ne pas payer une fortune un supplément lors de la location, utiliser son smartphone avec une des applis basées sur les cartes gratuites comme OpenStreetMap. La carte est alors stockée sur le smartphone et l'appli fait le guidage avec le GPS du smartphone. Ca marche sans connexion internet, contrairement à Maps et consorts (ne pas oublier l’adaptateur à brancher sur l'allume cigare). On rentre les hébergements avec leurs coordonnées GPS et il n’y a plus qu’à se laisser guider.

Hébergements : le prix est plus élevé que dans d'autres pays, on avait tout réservé d’avance et à part un hébergement qu’on a quitté car on ne nous donnait pas ce qu’on avait demandé, pas de mauvaises surprises sur les chambres.

Accueil : dans les hôtels et les sites touristiques on a été surpris par l’accueil à la réception ou à la caisse qui est souvent mitigé, voire froid… malgré des prix élevés ! Par contre le personnel est agréable. Dans les restaurants ça va : c’est l’avantage quand le service n’est pas compris dans l’addition, l’accueil est tout de suite plus souriant…

Sécurité : on s'est baladé à pied de New Kingston à la mer (soit 6 km) sans problème, mais c’est vrai que c’était un dimanche matin donc le moment le plus calme de la semaine. A Montego Bay on a eu le chaud et le froid : d’un côté on a perdu une pochette sur un petit parking devant des magasins et en revenant 5 minutes plus tard l’un deux l’avait récupéré et nous l’a rendu avec tout dedans, de l’autre il y a eu quelques heures plus tard et quelques mètres plus loin une agression à moto avec arrachage de sac d’une touriste mais c’était 1h du matin et la police touristique qu’on voit beaucoup en journée était partie depuis longtemps.

Circuit : on a fait le tour de l’île à partir de Kingston en commençant par l’est.

Kingston Bus 1 (120 JMD) à prendre sur South Parade pour Hellshire beach (le dimanche départ aux heures paires de Kingston, aux heures impaires de Hellshire). Le restau était moyen et il faut être vigilant sur les prix mais ambiance locale et bon enfant. Devon house : belle maison de l'extérieur, intérieur pas exceptionnel, glaces soit disant réputées finalement assez quelconques (Berthillon 3 – I scream 0) mais copieuses et comprises dans le prix d'entrée.

Bob Marley Museum : rien à dire de particulier, tout le monde y va de toute façon

Kingston – Morant Bay – Boston Bay – Port Antonio Route mauvaise sur cette partie est de l’île peu fréquentée des touristes Superbe plage (payante 1000 JMD) de Frenchman’s cove et ambiance jamaïcaine très sympa à Winnifred Beach.

Ocho Rios Route assez bonne mais qui tourne pas mal L’incontournable Dunn’s river : faire la remontée (sans guide) en regardant le spectacle des groupes de nord américains et de japonais se faisant chauffer à blanc par les guides, photographes et vidéastes afin que les photos et vidéos qui leur seront proposées à la sortie se vendent bien ! Fern Gully : joli mais on ne peut pas s’y ballader à pied, c’est uniquement en voiture, dommage. Ocho Rios Museums and Art Galleries : 6 km avant Ocho Rios, un petit musée gratuit plutôt décevant mais la maison est jolie (et c’est sur la route donc il suffit de s’arrêter). Nine miles : on a zappé car 4h de route A/R et les CR qu’on a lus n’étaient pas super.

Montego Bay Route excellente, tour rapide dans le centre de Falmouth Si on n’est pas dans un des multiples all inclusive disséminés autour de la ville, ça se passe (pour les touristes) Gloucester avenue pour les restaus et la Doctor’s cave beach (payante 6 USD) pour la plage. Greenwood Great House : 25 km avant Montego Bay et à 5’ de la route en grimpant un peu. On a bien aimé et pourtant : c’est très cher (20 USD), l’accueil par la tenancière est plus que froid (seul rôle : annoncer le prix et compter les billets), la visite par la guide est un peu récitée, mais maison ayant vraiment du charme avec du mobilier et des objets d’époque + une belle vue (et visite privée car on était les seuls touristes).

Negril Route excellente Là c’est vraiment les vacances : plage superbe au nord, falaises superbes au sud, mer belle et calme, il y en a pour tous les goûts. Et puis on peut sortir la nuit pour le diner sans trop se poser de questions que ce soit sur la plage ou sur la route. L’incontournable Rick’s café vaut le coup même si plein de touristes, mais il y a du spectacle et de la musique en fin de journée, et l’entrée est libre.

De Negril à Treasure Beach (via Appleton Rum Factory) Route bonne jusque Black River puis mauvaise pour Appleton Factory et Treasure Beach. On a zappé Ys Falls car déjà beaucoup de baignades les jours précédents et pas le temps de tout faire car les trajets prennent du temps. Appleton Rum Factory : visite chère (20 USD ?), on vous envoie au bar avant la visite avec punch (bien tassé) à volonté. Alors après sous le soleil… A la fin, c’est dégustation de toutes les variantes de rhum possibles (jeune, 12 ans, café, crème, …) à volonté, puis on vous colle encore une mignonette dans la poche avant de repartir et de passer par le magasin… Sinon pas énormément de choses à voir.

Treasure Beach On retourne dans des zones sans tourisme de masse. Belle plage (mais ce n’est pas Negril), sable brun, pêcheurs. Village calme, un peu hors du temps, un charme certain.

De Treasure Beach au Blue Mountains Alligator Pond : petit marché aux poissons avec arrivée des barques de pêcheurs. D’autres arrivées de barques en continuant sur la plage quelques centaines de mètres vers la gauche après la première pointe. Et puis bien sûr le restaurant Little Ochie qui a été à la hauteur de sa réputation : 2 excellentes et copieuses langoustes grillées et cuisinées pour 15 USD chacune. Aucun autre touriste non jamaicain. Ensuite cap plein Est par la belle petite route déserte qui serpente entre mer et montagne et rejoint en 25 km Milk River (chaussée parfois bonne, souvent mauvaise, voire très mauvaise, compter 45'). Puis plein nord pour retrouver (quelques beaux nids de poules plus tard) l'A2 et l'autoroute vers Kingston.

Blue mountains Route assez bonne jusqu'à EITS café, puis mauvaise jusqu'au camp militaire, puis très mauvaise (vitesse = 10 à 15 km/h) jusqu'au col à Holywell. Belles (petites) ballades sur les sentiers bien entretenus, belle vue de tous les côtés. Possibilité de gouter le café directement chez le producteur en redescendant un peu de l'autre côté vers Buff Bay.

Port Royal Au bout du bout, le fort se visite et on peut y voir la bizarre Giddy house. Ne pas manquer le restaurant Gloria's, on y était un vendredi soir et il y avait foule, rue remplie de tables et grosse sono sur la place. Ah, ce brown stew fish et ses festivals... Voilà, si vous avez des questions, n'hésitez pas
De la sierra à la selva
by Mjp · 2014-11-12 · 0 replies
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur. Les photos sont visibles sur le site: http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html

2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...

3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...

4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.

5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.

06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.

07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.

08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.

09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.

10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons réguli��rement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.

11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.

12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.

13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.

14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.

15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.

16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.

17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.

18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.

19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.

20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.

21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.

22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.

23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.

24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.

25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.

En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
Coût de la vie au Mexique?
by Simon6401 · 2014-05-27 · 25 replies
Bonjour , j'ai 23 ans je pars seul au Mexique a Playa del Carmen en Juillet pour une durée indéterminé . Je souhaiterai savoir le coût de la vie a Playa del Carmen ? logement , manger , resto , enfin tout ce qu'il nous faut pour y vivre . MERCIIIII (car pour le moment dure de trouver quelqu’un qui sache y repondre)

😇😎
Transport économique vers Angleterre via Paris
by Annie2013 · 2014-03-30 · 12 replies
Bonjour,

Ma mère et moi planifions d'aller en Angleterre entre 30 juillet et le 17 août prochain.

Comme les billets d'avion Montréal -Londres sont assez coûteux, on pense plutôt acheter un billet pour Paris et ensuite nous rendre en Angleterre . Et c'est là que j'ai besoin de votre aide chers amis( es) français ou européen.

Quel est la façon la plus économique et facile de rejoindre Londres par Paris ?

1 ) avion low cost ?

2) sinon j'aimerais bien prendre le tunnel sous la manche en TGV . Quelqu'un peut me dire le prix approximatif du billet ? la durée ? et la gare de départ ( loin de Charles de Gaulle ) ?

Je vais faire ma recherche personnelle via le net mais toute suggestion intéressante est la bienvenue.

Nous sommes ouvertes à débuter notre voyage dans le Sussex ( Douvres ) également.

Annie
Paris-Londres en voiture
by Dohirondelle · 2013-02-23 · 7 replies
Bonjour

Je prévois un séjour à Londres du 3 au 6 mai prochain. Initialement je pensais qu'en voiture ce serait le plus économique en partageant les frais avec deux covoituriers. J'ai trouvé des prix dont je suis sûre pour les deux autres possibilités, par bus et par eurostar.

Mais par la route, je n'arrive pas à calculer le prix de revient, 71 euros d'essence et de péage avec michelin mais quel prix pour traverser la manche et comment , ferry, tunnel? Quels autres frais peuvent se rajouter? péage pour atteindre le centre de Londres, parking pour 3 jours?

Mon critère déterminant ici est le coût. Ensuite je vois bien qu'au niveau confort, durée, le train est mieux si on peut avoir des billets à 88 euros l'AR comme j'en ai vu aujourd'hui. J'ai trouvé le bus à 46 euros l'AR.

En dehors du coût, si je prends comme critères le confort, la durée de voyage et la sécurité, j'ai l'impression que c'est plus cool en bus, non, Qu'en pensez-vous? Merci par avance pour votre aide.

DH
Hôtel près du musée du Louvre
by Fulva44 · 2013-01-07 · 16 replies
Bonjour, je suis de Québec, je planifie un voyage à Paris pour le printemps 2013. J'y suis déjà allée (2004-05), mais je n'étais pas seule.

Maintenant, que je le suis, je fais mes recherches moi-même, et le but du message surtout, est de me conseiller sur un hôtel près du musée du Louvre, enfin à proximité, j'aime particulièrement ce quartier ou arrondissement.

3 ou 4 *, serait très bien, j'en ai une liste selon le routard 2013, mais si quelqu'un peut me conseiller ou aussi (me déconseiller) un hôtel, je l'apprécierais grandement.

Je vous remercie à l'avance de prendre le temps de me répondre, et j'en profite pour vous souhaiter une excellente année 2013.

Fulva44 Québécoise pure laine, loll!
Séjour Rome à la Saint-Valentin
by Tsmmania · 2012-11-27 · 45 replies
Bonjour à tous !! 🙂

J'ai préparé un petit séjour en amoureux à Rome pour la St Valentin 2013... et si des experts de Rome passaient dans le coin, j'aimerai bien avoir leur avis. Pour ce qui est du transport, je voyage par Air France en direct au départ de Marseille et pour l'hébergement, nous allons loger à l'hôtel Raffaello qui se trouve vers le bas de Via Cavour (pas très loin du Colisée) Au diable l'avarice, j'ai réservé une chambre supérieure avec terrasse privée (même si je suis assez sceptique sur le fait de pouvoir bien en profiter au mois de février, mais sait-on jamais, il n'est pas interdit de rêver 😉) ah... et je vais également prendre le Roma Pass.

Allez, c'est parti pour les festivités :

J1 - 14 février

Nous serons opérationnels pour le début des visites vers 10h30.

Sainte-Marie des Anges Repas midi cafet' Galleria Borghese puis visite (13h > 15h) Belvédère Pincio / Piazza del Popolo / Santa Maria del Popolo Piazza di Spagna Fontaine de Trevi Belvédère du Quirinale Break à l'hôtel / repas soir St Valentin au restaurant TEMA

J2 - 15 février

Forum / Palatin / Colisée (pour cette visite, j'ai décidé de réserver une visite guidée avec Promenades dans Rome... je ne suis habituellement pas fan des visites guidées mais dans ce cas, j'ai préféré m'adresser à des spécialistes reconnus car j'ai un peu peur qu'une balade au milieu de ruines ne soit pas forcément très parlant et que ça devienne un peu frustrant pour le passionné d'Antiquité que je suis) Durée visite : 3h30 (9h00 > 12h30)

Saint-Jean-de-Latran Repas midi CANNAVOTA pas loin de la basilique San Clemente Piazza Venezia et Musée Capitolin Une pizza et au lit !!!

J3 - 16 février

On traverse le Tibre.... Belvédère du Janicule / Petite balade Trastevere / Santa Maria in Trastevere / Farnesina

On retraverse le Tibre... Piazza Farnese / Campo dei Fiori (où on se prend un petit truc à grignoter Antico Forno ?) Piazza Navona

On re-retraverse le Tibre... Ponte Sant'Angelo / Castel Sant'Angelo (mais on rentre pas) Musées Vatican / Chapelle Sixtine / Basilique St Pierre (là aussi, j'ai fait appel à Promenades dans Rome car j'ai vite compris que les musées du Vatican sont très grands et comme le temps était un peu compté, j'ai préféré que quelqu'un connaissant les lieux m'amène voir les incontournables) Durée visite : 4h (14h30 > 18h30)

On re-re-traverse le Tibre... Repas soir dans une trattoria aux alentours de l'hôtel (des suggestions ?) et gros dodo !!

J4 - 17 février

Piazza Colonna / Eglise Sant'Ignazio Musée Doria Pamphilj Pantheon

Repas midi OSTERIA DEL SOSTEGNO

Fontaine de Trevi (connaissant ma femme, je sais qu'elle voudra y retourner lol) Santa-Maria Maggiore + Sainte Praxède & Pudentienne

On récupère les bagages à l'hôtel puis transfert vers l'aéroport pour y être à 19h30.

Vol retour vers Marseille à 21h40.

Vous en dites quoi ? Des critiques ? Des suggestions ? Personnellement, je suis un peu frustré parce que j'aurai beaucoup aimé aller à Ostie ainsi qu'à Tivoli mais faut être réaliste, on a pas le temps !! lol Mais ce sera certainement au programme d'un prochain séjour.

Merci de m'avoir lu et n'hésitez pas si vous avez des conseils !!! 😎
Visite de la Casamance, endroits à voir?
by Sylvaine · 2012-10-06 · 79 replies
bonjour a tous les connaisseurs de la casamance je dois faire une mission humanitaire en casamance 15jours fin novembre. Apres 8jours au cap j aimerais finalement rester pour visiter la casamance, pouvez vous me dire les endroits a voir, a part zig, soutou et mlomb que j aurais vu en mission. les formules les meilleures etant donné que je n ai pas de voiture , ni chauffeur!!
Hébergement au Maroc à 25 euros la nuit?
by Fredolive81 · 2011-03-06 · 22 replies
bonjour,

nous partons à deux au maroc début mai. nous avons fixé notre budget et il faudrait que l'herbegement ne nous coute pas plus de 25 euros par nuit. j'ai toujours entendu dire que se loger au maroc n'était pas cher mais quand je fais des recherches je suis effrayée par les prix. Je ne recherche pas le luxe mais au minimum la propreté; voici les villes dans lesquelles je vais dormir : rabat - fès ou meknes (n'hésitez pas a me dire ce qui est mieux entre les deux) marrakech - casablanca

pouvez vous me donner des adresses d'hotel dans mon budget ? ps : nous aurons une voiture donc pas de problème si ce n'est pas dans le centre ville;

Merci de me rassurer et de vos tuyaux :)))

PS : faut il craindre les vols de voiture ?

Merci a tous et bonne journée
Alerte de sécurité sur le nord du Mali (fin janvier 2011)
by Rotsaka · 2011-01-21 · 45 replies
Bonsoir 2 fois en qq jours qu il y a des alertes sécurité sérieuses de l Ambassade de France sur le Nord Mali. Menaces d enlevement de ressortissants francais en particulier des touristes et visiteurs de passage. Ca recoupe les infos qu on a pu partager avec certains collegues recemment.

"La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a confirmé que les services français avaient reçu "une alerte" sur un risque d'enlèvement de "quelqu'un" au nord-Mali, dans le "moment sensible" des festivals se déroulant en cette saison dans la région. S'exprimant sur la chaîne d'informations en continu LCI, Mme Alliot-Marie est revenue sur la mise en garde d'"un risque imminent" dans cette région, qu'elle avait lancée mercredi lors de ses voeux à la presse diplomatique.

"Nous avons cette alerte depuis plusieurs jours par nos services", a-t-elle dit. Elle est venue, a-t-elle précisé, "d'un renseignement disant qu'on voulait enlever quelqu'un. Comme c'est une période où il y a tous les festivals culturels du nord-Mali, il est évident que c'est un moment sensible". "C'est la raison pour laquelle nous avons fait venir il y a déjà quelques jours les agences de voyage pour les dissuader" de s'y rendre, a-t-elle expliqué.

"Mais vous avez toujours des gens qui vont à titre individuel (en voyage dans cette région) et qui parfois ne se rendent pas compte du risque qu'ils prennent", a-t-elle ajouté. Un responsable du ministère malien du Tourisme, réagissant à cette mise en garde, avait "garanti" mercredi que "toutes les mesures nécessaires avaient été prises pour la sécurité des touristes".

Maintenant que chacun en fasse ce qu'il souhaite. Je vais recevoir les sempiternelles memes invectives et je m en contrebalance. Si je n ai pas plus de légitimité que d autres, je n en ai pas moins non plus.

Venir et se ballader au Mali, pourquoi pas mais il est tt de meme pas impossible de juste eviter le Nord. Au moins pour le temps que ca chauffe vraiment.

Bonne soiree
Louer un scooter en Fort-de-France, Martinique?
by MEG83 · 2010-12-30 · 9 replies
bonjour a tous!j'aimerais savoir si il y a quelqu'un qui loue des scooters a fort de france?merci d'avance pour vos reponses.😛
Week-end à Rome: hébergement, restaurants et visites?
by Benoit68 · 2010-11-18 · 18 replies
Bonjour tout le monde :)

Nous souhaitons partir en week à Rome mi-janvier en partant l'aéroport de Bâle Mulhouse. Que vous nous conseillez nous pour l'hebergement, la restauration ( nous aimons bien mangé ) et les visites ! ( on arrive samedi matin et repartons lundi)
Endroits à visiter à Paris?
by Dauphine46 · 2010-08-05 · 34 replies
Bonjour...je suis toute nouvelle sur ce site. Dans quelques jours, j'effectuerai mon premier voyage en France. J'aimerais savoir quels sont les endroits à visiter et les plus appréciés à Paris? Est-il vraiment nécessaire de réserver des billets d'entrée quelques jours d'avance? Par exemple, je prévoie sans aucun doute visiter la tour Eiffel. Y a-t-il une journée et une heure en particulier pour la visiter fin aôut? Vos suggestions sont les bienvenues. A bientôt.
Séjour au Sénégal en octobre prochain
by Abérica · 2009-08-09 · 27 replies
Bonjour à tous,

Je suis la famille d'accueil d'une jeune qui vit avec moi depuis 17 ans. Elle va avoir 18 en fin d'année et est métisse. Sa maman, dcd, était d'origine sénégalaise. Nous avons décidé de nous rendre au Sénégal en octobre prochain afin qu'elle fasse connaissance de sa famille maternelle. Nous allons séjourner du 23 au 30 octobre au domaine de Nianing car une de ses tantes y travaillaient, et aussi parce que l'on nous a dit le plus grand bien de ce domaine. 😎 Nous devons nous rendre à Dakar et à Thies pendant cette semaine afin de rencontrer divers membres de la famille. Car c'est avant tout le but de notre séjour. Pouvez-vous me dire quel moyen de transport est le plus approprié pour faire les trajets vers ces villes. Il y a bien le taxi-brousse, mais est-ce fiable ? La voiture de location aussi, mais n'est-ce pas trop risqué de conduire là-bas ? J'ai connu le Sénégal en 1964/1966, donc ce n'est pas hier (j'avais 8ans/ 10 ans). Mon père était marin. Nous avons vécu 5 mois à Gorée et 1 an passé à Dakar (nous habitions Faidherbe). Ca a certainement bien changé depuis. Mais je garde d'excellents souvenirs : le marché Kermel, la plage de l'Anse Bernard, la plage des Almadies, ...Parfois nous allions à Rufisque, voir des amis...🙂 Merci d'avance à tous ceux qui pourront me renseigner et me donner "des tuyaux" pour ce séjour au Sénégal. Et puis, mon souhait est que "ma fille" ait une première approche de son pays maternel, et qu'elle en garde les meilleurs souvenirs.

Abérica.
Formalités et hébergement pour un mariage aux Philippines?
by Phil38 · 2009-07-12 · 52 replies
Bonjour,

J'ai lu beaucoup de post sur le site, mais je n'arrive pas à avoir toute les infos qui me sont necessaires ou du moins je n'arrive pas à les mettre dans l'ordre. En priorité je voudrais me procurer un dossier pour un mariage aux Philippines, j'ai fais la demande à l'ambassade de France aux Philippines mais je n'ai pas de réponse. Est-il possible de se procurer ce dossier en France ?

Je n'ai jamais voyagé, je pense que je dois en priorité me faire faire un passeport, et remplir le dossier de mariage que je suppose je doit faire parvenir à l'ambassade de France aux Philippines. quels types de documents doit-on joindre à ce dossier?

Si l'un d'entre vous pouvais me donner l'ordre chronologique dans lequel je doit faire les choses cela serais sympa !

je vais aussi avoir besoins d'un hébergement pas trop cher, ma compagne habite Paranaque.

Je vous laisse mon email, je pense que j'aurais pas mal d'autre question et j'avoue que ce soir j'ai l'esprit un peu embrouillé.

Merci d'avance à ceux qui voudrons me répondre.

EMAIL : pht38@yahoo.fr

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