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Voyage de longue durée en Islande
Ouf ! Malgré l'époque tardive pour la réservation, l'embarquement du camping-car est confirmé sur le Norrona pour le 23 mai.
Retour : le 2 septembre. Soit près de 14 semaines de voyage et de découverte de ce pays.
Evidemment plusieurs questions se posent :
- Le séjour excède trois mois. Il faut donc une prolongation du séjour touristique limité à trois mois. Normalement en contactant l'Ambassade d'Islande en France, cette prolongation devrait être accordée facilement. Quelqu'un a t il l'expérience de ce type d'action ? Quel délai prend elle ?
- Nous avons l'intention de réaliser ce voyage en effectuant des boucles par régions. Nous décrirons donc une cycloïde tout autour de l'île avec comme route maîtresse, bien sûr, la N1. Enfin chaque fois que cela sera possible. Dans le Sud Est, il n'y a pratiquement pas de possibilités de boucles. Question : dans quel sens effectuer cette cycloïde ? Commencer par le Nord d'abord pour privilégier les nuits "sans nuit" ? où par le Sud ? suivant les conditions climatiques des saisons, y a t il un sens plus intéressant que l'autre ? Notre choix est il le bon ? J'ai entendu parler de quelqu'un qui avait deux fois le tour de l'île pour un voyage de cette durée.
- Puisqu'on a le temps, quels sont les lieux à ne pas manquer. Ceux qui ne sont pas dans les guides.
- Le contrôle des denrées alimentaires à l'arrivée est il draconien ? Pour les produits frais, je m'en doute et c'est normal, mais pour les conserves ? Rassurez vous, je n'ai pas l'intention d'amener des conserves pour 14 semaines. Mais une petite choucroute de temps en temps, ça fait du bien .........
- Quelles sont les pistes F néanmoins accessibles au camping-car sous réserve des conditions météo. J'ai déjà monté de la tôle ondulée sur des pistes à 17-18% de dénivelé. Le plus problématique ce seront les gués, que je ne franchirais pas s'ils dépassent la moitié de la roue.
- les excursions en bus 4x4 sont elles intéressantes : prix, délai, vue du paysage pendant le trajet, arrêts , ............ ?
- En cas d'utilisation des services médicaux, avez vous des conseils ? Numéros d'appel, formalités ...........
Voilà ......... Merci à tous pour vos conseils et remarques si vous en faites. Kenavo
Evidemment plusieurs questions se posent :
- Le séjour excède trois mois. Il faut donc une prolongation du séjour touristique limité à trois mois. Normalement en contactant l'Ambassade d'Islande en France, cette prolongation devrait être accordée facilement. Quelqu'un a t il l'expérience de ce type d'action ? Quel délai prend elle ?
- Nous avons l'intention de réaliser ce voyage en effectuant des boucles par régions. Nous décrirons donc une cycloïde tout autour de l'île avec comme route maîtresse, bien sûr, la N1. Enfin chaque fois que cela sera possible. Dans le Sud Est, il n'y a pratiquement pas de possibilités de boucles. Question : dans quel sens effectuer cette cycloïde ? Commencer par le Nord d'abord pour privilégier les nuits "sans nuit" ? où par le Sud ? suivant les conditions climatiques des saisons, y a t il un sens plus intéressant que l'autre ? Notre choix est il le bon ? J'ai entendu parler de quelqu'un qui avait deux fois le tour de l'île pour un voyage de cette durée.
- Puisqu'on a le temps, quels sont les lieux à ne pas manquer. Ceux qui ne sont pas dans les guides.
- Le contrôle des denrées alimentaires à l'arrivée est il draconien ? Pour les produits frais, je m'en doute et c'est normal, mais pour les conserves ? Rassurez vous, je n'ai pas l'intention d'amener des conserves pour 14 semaines. Mais une petite choucroute de temps en temps, ça fait du bien .........
- Quelles sont les pistes F néanmoins accessibles au camping-car sous réserve des conditions météo. J'ai déjà monté de la tôle ondulée sur des pistes à 17-18% de dénivelé. Le plus problématique ce seront les gués, que je ne franchirais pas s'ils dépassent la moitié de la roue.
- les excursions en bus 4x4 sont elles intéressantes : prix, délai, vue du paysage pendant le trajet, arrêts , ............ ?
- En cas d'utilisation des services médicaux, avez vous des conseils ? Numéros d'appel, formalités ...........
Voilà ......... Merci à tous pour vos conseils et remarques si vous en faites. Kenavo
Janvier 2015: le off
Dans la joie et la bonne humeur, j'espère...🙂
2 semaines en Scandinavie
Ns desirons partir 2 semaines en Scandinavie et visiter en voiture.
Ns aimerions voir Finlande, Suède et norvege, mais Ns savons très bien que c'est trop loin l'un de l'autre pour 2 semaines.
Alors quel endroits Ns conseillez vs ? On pourrais peut être prendre le train ou l'avion si c'est nécessaire.
Ns adorons les paysages à coupé le souffle, la bonne bouffe, randonnées.
Cyclistes et sécurité à Paris (vidéo)
Titre du jour du Parisien : Mauvais Cyclistes les PV vont tomber!
http://www.leparisien.fr/automobile/securite-routiere/securite-routiere-des-pv-plus-systematiques-pour-les-cyclistes-mais-moins-chers-08-12-2014-4356817.php
Vous noterez que le pourcentage de cyclistes ne respectant pas le CR ne résulte pas de statistques officielles mais d'un .... sondage réalisé par une compagnie d'assurance! Un petit business en vue, comme une assurance obligatoire pour les cyclistes?
Je ne soutiens pas les cyclistes qui ne respecte pas le code de la route. Pour ma part, je fais tout pour respecter le Code de la route.
Mais s'il faut verbaliser à tour de bras les cyclistes, il faut aussi verbaliser les autres usagers de la route qui commettent des infractions au détriment des cyclistes, mettant ainsi la vie de ces derniers en danger. Ce que je n'ai pas encore vu. En lien, ci-dessous, la vie d'un cycliste parisien :
https://www.youtube.com/watch?v=gAethD1Io_Y#t=446
http://www.leparisien.fr/automobile/securite-routiere/securite-routiere-des-pv-plus-systematiques-pour-les-cyclistes-mais-moins-chers-08-12-2014-4356817.php
Vous noterez que le pourcentage de cyclistes ne respectant pas le CR ne résulte pas de statistques officielles mais d'un .... sondage réalisé par une compagnie d'assurance! Un petit business en vue, comme une assurance obligatoire pour les cyclistes?
Je ne soutiens pas les cyclistes qui ne respecte pas le code de la route. Pour ma part, je fais tout pour respecter le Code de la route.
Mais s'il faut verbaliser à tour de bras les cyclistes, il faut aussi verbaliser les autres usagers de la route qui commettent des infractions au détriment des cyclistes, mettant ainsi la vie de ces derniers en danger. Ce que je n'ai pas encore vu. En lien, ci-dessous, la vie d'un cycliste parisien :
https://www.youtube.com/watch?v=gAethD1Io_Y#t=446
Découvrir l'Islande avec enfants
Bonjour,
j'aimerais beaucoup partir en Islande avec mon mari et nos 3 enfants (de 10 à 5 ans), 3 semaines en aout (plutôt 2016 que 2015...) Pour le vol, Easyjet assure une liaison directe, donc pas de soucis.
Par contre sur place, j'avais pensé louer un camping car, mais je ne m'attendais pas à un budget de 6000€ juste pour ça ! 😐
Existe-t-il un moyen plus économique ? Est-il possible de louer une voiture et de loger dans des bungalows de camping par exemple ? L'hôtel, je n'ose même pas regarder !
L'idéal serait de trouver un échange de maisons avec échange de voiture (moi ça ne me gène pas), mais il faut être sûrs que ceux d'en face n'annuleront pas au dernier moment...
Merci pour vos astuces et conseils.
j'aimerais beaucoup partir en Islande avec mon mari et nos 3 enfants (de 10 à 5 ans), 3 semaines en aout (plutôt 2016 que 2015...) Pour le vol, Easyjet assure une liaison directe, donc pas de soucis.
Par contre sur place, j'avais pensé louer un camping car, mais je ne m'attendais pas à un budget de 6000€ juste pour ça ! 😐
Existe-t-il un moyen plus économique ? Est-il possible de louer une voiture et de loger dans des bungalows de camping par exemple ? L'hôtel, je n'ose même pas regarder !
L'idéal serait de trouver un échange de maisons avec échange de voiture (moi ça ne me gène pas), mais il faut être sûrs que ceux d'en face n'annuleront pas au dernier moment...
Merci pour vos astuces et conseils.
Type de pistes cyclables vers Vienne
Nous prévoyons faire la traditionnelle vallée du Danube avec nos vélos de type "cyclotoureurs". Pouvez-vous nous dire si le trajet suggéré par le Danube Bike Trail est asphalté? Nos pneus n'apprécient pas vraiment le gravier...😕
Une semaine à San Francisco et parcs en septembre-octobre 2014
Bonjour,
Tout d'abord j'aimerai remercier Itat, Caussat et tous les autres Forumeurs du site.
Merveilleux voyage que nous avons fait avec Anne, mon épouse du 14 septembre au 7 octobre.
Partis 2 jours avant à cause de la grève Air France, nous commencerons par une semaine à San Francisco.

Carlos Santana en son pays, sur un mur du quartier Mission à SF
Du 14 au 21 septembre: San Francisco Le 21 nuit Santa Cruz Le 22 Monterey (nuit). Le 23, Morro Bay Le 24 Santa Barbara (nuit). Le 25 Josuah tree national park Le 26 Williams Le 27 Grand Canyon Le 28 Monument Valley Les 29 et 30 Page Le 1er octobre Bryce Canyon àCannonville (nuit) 271km Le 2 Zion Le 3 Valley of fire Moapa Valley Le 4 Las Vegas Le 5 Death valley Le 6 en route pour LA Le 7 départ pour la France en milieu d'après midi
Voila, c'est un début, et j'essaierai de continuer ce carnet un peu plus tard

Carlos Santana en son pays, sur un mur du quartier Mission à SF
Du 14 au 21 septembre: San Francisco Le 21 nuit Santa Cruz Le 22 Monterey (nuit). Le 23, Morro Bay Le 24 Santa Barbara (nuit). Le 25 Josuah tree national park Le 26 Williams Le 27 Grand Canyon Le 28 Monument Valley Les 29 et 30 Page Le 1er octobre Bryce Canyon àCannonville (nuit) 271km Le 2 Zion Le 3 Valley of fire Moapa Valley Le 4 Las Vegas Le 5 Death valley Le 6 en route pour LA Le 7 départ pour la France en milieu d'après midi
Voila, c'est un début, et j'essaierai de continuer ce carnet un peu plus tard
Deux voyages possibles dans l'Ouest américain
Bonjour à tous
Je suis en train de préparer un voyage de 3 semaines dans l'Ouest américain pour l'Eté prochain.
J'ai conçu 2 itinéraires différents, et je voudrais des conseils de voyageurs pour m'aider à choisir.🙂
Nous sommes marcheurs (mais pas trop en montagne), voyageons avec des ados, n'apprécions pas beaucoup les très très fortes chaleurs (mais je crois qu'en cette saison pas trop le choix.)
J'aimerais savoir dans les différentes étapes qu'est-ce qui vous a plu ou moins plu, ce qu'il faut savoir à l'avance éventuellement pour bien préparer ect
J'aimerais aussi savoir si en plus du kilométrage de Google maps entre les différentes étapes, il faut ajouter beaucoup de km de visite des parcs sur place
L'un des itinéraires va de Denver à Las Vegas: 3750 km environ -Denver -Rocky mountain -Cheyenne -Mont Rushmore et Rapid city -Badlands national park -Deadwood -Cody -Yellowstone -Grand Têton -Jackson -Salt Lake City -Capitol Reef -Moab, arches, canyonlands -Bryce canyion -Zion -Las Vegas
L'autre itinéraire c'est une boucle de Los Angeles à Los Angeles (3100 km environ) -LA -Las Vegas -Zion -Bryce -Capitol Reef -Moab, Arches, Canyonlands -Blanding -Monument Valley -Page et Lac Powell -Grand Canyon -Flagstaff -Phoenix -San Diego -Los Angeles
Merci d'avance pour tous vos conseils
L'un des itinéraires va de Denver à Las Vegas: 3750 km environ -Denver -Rocky mountain -Cheyenne -Mont Rushmore et Rapid city -Badlands national park -Deadwood -Cody -Yellowstone -Grand Têton -Jackson -Salt Lake City -Capitol Reef -Moab, arches, canyonlands -Bryce canyion -Zion -Las Vegas
L'autre itinéraire c'est une boucle de Los Angeles à Los Angeles (3100 km environ) -LA -Las Vegas -Zion -Bryce -Capitol Reef -Moab, Arches, Canyonlands -Blanding -Monument Valley -Page et Lac Powell -Grand Canyon -Flagstaff -Phoenix -San Diego -Los Angeles
Merci d'avance pour tous vos conseils
Quel est le pays le plus désagréable pour voyager à vélo?
Pour les comportements automobiles.
Moi, j'en mets deux : l'Angleterre et la France.
Vol Easyjet du 13 août 2014 Nantes-Nice
Bonjour,
Je vous donne ce lien pour vous informer d'un départ de réclamation collective pour un retard de plus de 4 heures ce lien vous donne toutes les informations utiles pour essayer de contraindre easyjet à resecter sa clientèle.
Je vous tiendrai au courant via ce lien et en venant ici pour la suite des évènements
Cordialement,
jeanlucs
http://easyjet1674.13aout2014.over-blog.com/
Voici le texte qui a récolté 123 signatures
Bonjour Madame, bonjour Monsieur, Les passagers du vol 1674 NANTES NICE du 13 aout 2014 m'ont confié l'original de leur réclamation collective à fin de vous la transmettre dans son intégralité, par email.
Voici en pièce jointe l'ensemble des 7 pages de la réclamation portant les signatures des passagers réclamant remboursement total ou indemnisation à hauteur suite à retard de plus de 4 heures concernant heure d'embarquement et heure d'arrivée du vol EASYJET 1674 du 31 aout 2014 NANTES NICE. Cette réclamation élaborée, datée et signée pendant le vol témoigne du grand mécontentement de l'ensemble des passagers signataires quant aux compétences de votre organisation .
Votre compagnie n'a pas été en mesure, suivant votre souci de rentabilité, d’appréhender un élément climatique mineur ayant eu lieu le 13 aout au matin à Nice, événement non directement lié avec le contrat de réservation de chaque passager du vol 1674 NANTES NICE du 13 aout 2014. Ce même souci de rentabilité de votre compagnie a enfreint la possibilité de limiter le retard du depart du vol EASYJET 1674 Nantes Nice précisé sur les cartes d'embarquement à 13h15. Ce retard du départ et de l'arrivée du vol correspondant à plus de 3 heures par rapport aux horaires initialement transmis sur la carte d'embarquement, l’ensemble des passagers demande à ce que vous suiviez les prérogatives de dédommagement inscrites dans le règlement européen (CE) no 261/2004.
A titre de dédommagement , ou dans le cadre d'une procédure de remboursement, l'ensemble des passagers signataires réclame la somme intégrale du coût de leurs billets, remboursement effectif ou avoir sur un prochain voyage, et demandent une réponse circonstanciée individuelle à leur réclamation. Les Nom Prénom et no de siège de chaque passager signataire sont notifiés afin de vous permettre de répondre individuellement à chaque passager sur leur leur e mail de contact passager. Cette demande sera également transmise en parallèle aux associations de consommateurs compétentes. Cordialement,
Je vous donne ce lien pour vous informer d'un départ de réclamation collective pour un retard de plus de 4 heures ce lien vous donne toutes les informations utiles pour essayer de contraindre easyjet à resecter sa clientèle.
Je vous tiendrai au courant via ce lien et en venant ici pour la suite des évènements
Cordialement,
jeanlucs
http://easyjet1674.13aout2014.over-blog.com/
Voici le texte qui a récolté 123 signatures
Bonjour Madame, bonjour Monsieur, Les passagers du vol 1674 NANTES NICE du 13 aout 2014 m'ont confié l'original de leur réclamation collective à fin de vous la transmettre dans son intégralité, par email.
Voici en pièce jointe l'ensemble des 7 pages de la réclamation portant les signatures des passagers réclamant remboursement total ou indemnisation à hauteur suite à retard de plus de 4 heures concernant heure d'embarquement et heure d'arrivée du vol EASYJET 1674 du 31 aout 2014 NANTES NICE. Cette réclamation élaborée, datée et signée pendant le vol témoigne du grand mécontentement de l'ensemble des passagers signataires quant aux compétences de votre organisation .
Votre compagnie n'a pas été en mesure, suivant votre souci de rentabilité, d’appréhender un élément climatique mineur ayant eu lieu le 13 aout au matin à Nice, événement non directement lié avec le contrat de réservation de chaque passager du vol 1674 NANTES NICE du 13 aout 2014. Ce même souci de rentabilité de votre compagnie a enfreint la possibilité de limiter le retard du depart du vol EASYJET 1674 Nantes Nice précisé sur les cartes d'embarquement à 13h15. Ce retard du départ et de l'arrivée du vol correspondant à plus de 3 heures par rapport aux horaires initialement transmis sur la carte d'embarquement, l’ensemble des passagers demande à ce que vous suiviez les prérogatives de dédommagement inscrites dans le règlement européen (CE) no 261/2004.
A titre de dédommagement , ou dans le cadre d'une procédure de remboursement, l'ensemble des passagers signataires réclame la somme intégrale du coût de leurs billets, remboursement effectif ou avoir sur un prochain voyage, et demandent une réponse circonstanciée individuelle à leur réclamation. Les Nom Prénom et no de siège de chaque passager signataire sont notifiés afin de vous permettre de répondre individuellement à chaque passager sur leur leur e mail de contact passager. Cette demande sera également transmise en parallèle aux associations de consommateurs compétentes. Cordialement,
En Norvège, avis totalement subjectifs et des prix objectifs
De retour d'un voyage en Norvège en fourgon aménagé- nous avons passé 3 pleines semaines sur place-je ne vais pas vous détailler mes moindres faits et gestes. Je voulais juste donner des avis subjectifs sur ce qui nous a plu, beaucoup plu ou pas beaucoup plu...D'ailleurs, en parlant de plu, il n'a presque pas plu: 1 jour humide à Oslo, un autre sur la côte ouest et sinon du soleil, du soleil et 25 à 30C.Mon mari s'est baigné aux Lofoten. Et comme les prix sont un sujet je mettrai quelques prix des denrées courantes tels que constatés dans les supermarchés.
Alors qu'est ce qui nous a plu??Je vais dans l'ordre chronologique de notre voyage, sans hiérarchie particulière:
Oslo: les musées de Bygdoy, celui des bateaux vikings bien sûr, mais le Fram-sur l'exploration polaire- méritent une longue visite et le Folkmuseet- écomusée- est une bonne introduction à la visite de la Norvège, et bien sûr pour sa stavkirke. En ville d'Oslo, la mairie, bâtiment Art Nouveau, siège de la remise du Prix Nobel de la paix
Roros: ville minière, classée à l'Unesco. C'est bien à cause de l'Unesco que je l'avais mise dans le trajet, car à la bas, une ville minière, ça ne me tentait pas trop. Erreur... beaucoup de charme, une église totalement originale, une bonne pâtisserie ( pas fréquent en Norvège)
La route E6: les guides papier manquent d'enthousiasme à son propos, je partage cet avis jusqu'à Steinkjer, ensuite les paysages deviennent très beaux, je n'ai pas du tout regretté de la parcourir plusieurs jours. Par contre ne pas être pressé., ce n'est pas une autoroute, il y a beaucoup de tronçons limités à 60km/h hors agglomération ( là c'est 5okm/h), il y a aussi des travaux.
Les Lofoten: combien d'étoiles peut on mettre à une destination? 4, 5, 6?? Les Lofoten les méritent . Tout y est beau, beau étant un adjectif qui ne rend pas justice à ces paysages . Nous y avons vu le soleil de minuit sur une plage de sable blanc, la mer y est turquoise, on ne se lasse pas d'en prendre plein les yeux. J'ai bien aimé la visite du musée viking, muséographie dernier cri, commentaires en français ( par audioguide) de toutes les pièces exposées, et une belle reconstruction d'une longue maison de chef viking. Le musée de la morue à A mérite aussi le détour
Fjords: ils sont tous beaux, mais au bout d'un moment quand même un air de ressemblance entre eux.. Tout ça pour dire que si on n'a pas le temps de tous les voir, ce n'est pas trop grave. Nous avons pris le ferry-croisière qui fait Valldal-Geiranger ( être à l'embarcadère environ 2h avant le départ) c'est magnifique et une bonne manière de voir un fjord depuis un bateau pour ceux qui ne font pas un croisière. Nous avons préféré le Geirangerfjord aux autres. En voiture les routes qui suivent les fjords peuvent être parfois très étroites, des single tracks comme en Ecosse, avec des zones de croisement à intervalles réguliers, mais avec une visibilité parfois nulle dans les virages. Certaines routes sont inadaptées aux gros campingcars.
Les Stavkirke: c'est totalement norvégien, l'odeur est prenante et ces édifices sont d'une parfaite beauté. Les intérieurs sont tous différents, en tout cas pour les 5 que nous avons vues.Vraiment à ne pas manquer
La route 55 du Sognefjell entre Lom et le Lustrafjord: pas beaucoup de tapage dans les guides sur cette route et pourtant...rien qu'elle (et les Lofoten )justifie un voyage en Norvège. On roule dans un environnement de glaciers, des paysages qu'on ne voit pas ailleurs en Europe ( je ne connais pas l'Islande, alors peut être là bas??) c'est indescriptible, mais allez y absolument.
Bergen: nous avons eu la chance d'y avoir le soleil, 30C et que ce soit le week end de la Tall Ships Race, ( l'équivalent de l'Armada de Rouen), qui a lieu tous les 4 ans. le port était rempli de vieux grééments. Alors bon le marché aux poissons bof bof bof, le quai de Bryggen c'est beau, mais petit, le musée de la Hanse, très bien (visite guidée en français à 14h30) le panorama depuis le funiculaire incontournable, mais ce que j'ai préféré à Bergen ce sont tous ces quartiers de petites maisons en planches, que ce soit entre Bryggen et le départ du funiculaire o de l'autre côté du bassin du vieux port. Il faut se perdre dans ces ruelles d'un autre temps.Pour moi le charme de Bergen est là.
le Hardangervidda: sur une partie du trajet Bergen Oslo, un autre monde, de pierres, de lacs, de mousses... des volutes de brumes ...envoutant
Les déceptions:
La route 17 de la côte: d'accord, c'est là que nous avons eu un de nos jours de pluie et de brouillard, on n'y voyait rien., mais surtout j'ai trouvé très mal organisé.L'office du tourisme Norvégien et les guides en disent monts et merveille mais l'infrastructure n'est pas à la hauteur. Nous avions prévu 3 jours pour la descendre, de Bodo à Namsos. Les ferries ont une (très) petite capacité, donc on attend longtemps pour passer et au lieu d'admirer la côte on fait du sur place sur des parkings.Les horaires sont censés permettre de suivre la route, mais en pratique c'est faux. comment faire avec un ferry qui déverse 60 voitures quand le suivant n'a une capacité que de 30 véhicules???En plus pas d'infos sur le temps d'attente à prévoir. Pour moi, on paie cher pour s'embêter sur des parkings. Au deuxième jour, quand un ferry a eu une avarie électrique et que la compagnie était incapable de dire si un bateau de remplacement allait venir ou si on stagnait là jusqu'au lendemain, nous avons raccroché la E6 pour redescendre. Pour apprécier cette route il faut soit être à moto- pas d'attente pour les ferries- soit avoir tout son temps et pourvoir y consacrer une semaine.
La route de l'Atlantique: oui bon, il y a quelques ponts assez audacieux et des digues d'un îlot à l'autre, mais le tronçon vraiment spectaculaire fait à peine quelques km et c'est assez excentré pour s'y rendre. Pour qui a vu quelques côtes sauvages en Bretagne, pas de quoi faire le détour.
le train Flam-Myrdal: là aussi l'office du tourisme et les guides sortent les flonflons et les superlatifs. Je veux bien croire que pour un ingénieur c'est une prouesse technique passionnante, mais pour le touriste lambda, c'est une montée en train dont la moitié dans des tunnels et l'autre moitié dans des paysages qui ne sont pas les plus beaux de Norvège, tout ça à un prix rédhibitoire.( 300 NOK/P pour 1heure en aller simple) Nous avons fait toute la descente à pied ( 21km quand même) , les paysages moyens, par rapport à ce qu'on peut voir ailleurs et la balade aux 3/4 sur route asphaltée, entouré de vttétistes lancés à pleine vitesse.
Oslo: en dehors de ce que j'ai mentionné plus haut, la ville est assez quelconque.
Les prix....
Ticket de bus 1 course à Oslo: 50NOK, carte journalière 100Nok. A Bergen le ticket est à 31Nok.
Diesel entre 11.9 NOK ( vu 1 seul fois) et 14.8 Nok. Plus on monte au nord, plus c'est cher. L'essence coûte toujours 1 Nok de plus que le diesel ( donc entre 13 et 15.8 NOK)
Les campings: il y en a partout, beaucoup plus ( 2x plus) que ceux répertoriés par le NAF.Certains font tente. hytte et campingcar/caravane, certains l'un ou l'autre.Si on arrive vers 17h il y a toujours de la place, plus tard ça peut coincer dans les endroits très touristiques. En général autour de 220 à 250NOK avec électricité. Les douches sont le plus souvent payantes 10 NOK, les lessives facilement 5o NOK la machine...donc emmener assez d'habits. Pour la nourriture: On trouve de tout. Nous sommes remontés jusqu'aux Lofoten, plus loin je ne sais pas, mais nous avons vu pour les fruits, pomme, bananes, fraises, framboises, myrtilles, cerises, ananas, kiwi, mangue, melon, nectarine. Pour les légumes moins de choix. Pour les prix, en NOK/kg : banane env 20- pommes 24- nectarines 19-25, fraises 23-39 les 450gr, framboises env 23 les 300gr- myrtilles 19 les 150gr- cerises entre 89 et 149 (!!!!!!) le kg tomates 22-33 kg, concombre 17-19 pièce, pommes de terre: 24 le kg ( re !!!!)
Saumon frais 39.90 pour 300gr ( barquette conditionnée, en libre service). Saumon fumé ou gravadlax, 30 le sachet de 150gr- Filet de poulet 300gr 49.90 2 côtes de porc 31.30 salami de renne 100gr 35.90
Fromage en tube à tartiner: 28-35 le tube, fromage norvégien en tranches: 45 les 200gr. Pain très variable de 17 à 37 NOK pour 750gr. Viennoiseries entre 8 et 15 NOK pièce Biscuits 18 à 30 le paquet
Bière entre 27 et 35 la canette de o.5l pour les bières en vente en supermarché.Cidre idem. Nous n'avons pas été au Vinmonopolet.
nescaf�� 110 le pot de 200gr ( prenez assez de café!), thé très cher aussi. riz 1 kg uncle ben's 49nok Pâtes environ 25 les 5oogr Boites de tomate nature 8Nok, les sauces toutes prêtes sont bien plus chères Pizza surgelée: env 110-120 NOK ( re-re !!!), pas testé. Au restaurant , où nous n'avons été qu'une fois, mais j'ai regardé les prix affichés, il faut compter à partir de 90NOK pour un hamburger, jusqu'à 250 300 NOK pour un plat de viande ou de poisson élaboré dans un joli resto, les salades sont autours de 125-150 NOK, comme les pizzas. Une bière au resto: 50 NOK à 80 NOK Le café est à 20 Nok la tasse. Un café et un pancake ou une gaufre c'est en général 50. La boule de glace : à partir de 30, voire 33 NOK. Yaourt environ 12 NOK le yaourt nature basique 150gr.
Les entrées dans les musées et les églises sont chères. 50NOK pour une stavkirke, 100 à 110 les musés, 160 pour le Viking aux Lofoten. Pour les ferries, notre CC mesurant 5.99 nous avons payé le tarif voiture. Pour les plus grands, on passe d'assez cher à exhorbitant car c'est vite le double pour les péages routiers, et rapidement progressif pour les ferries.
Si vous avez des questions...
Alors qu'est ce qui nous a plu??Je vais dans l'ordre chronologique de notre voyage, sans hiérarchie particulière:
Oslo: les musées de Bygdoy, celui des bateaux vikings bien sûr, mais le Fram-sur l'exploration polaire- méritent une longue visite et le Folkmuseet- écomusée- est une bonne introduction à la visite de la Norvège, et bien sûr pour sa stavkirke. En ville d'Oslo, la mairie, bâtiment Art Nouveau, siège de la remise du Prix Nobel de la paix
Roros: ville minière, classée à l'Unesco. C'est bien à cause de l'Unesco que je l'avais mise dans le trajet, car à la bas, une ville minière, ça ne me tentait pas trop. Erreur... beaucoup de charme, une église totalement originale, une bonne pâtisserie ( pas fréquent en Norvège)
La route E6: les guides papier manquent d'enthousiasme à son propos, je partage cet avis jusqu'à Steinkjer, ensuite les paysages deviennent très beaux, je n'ai pas du tout regretté de la parcourir plusieurs jours. Par contre ne pas être pressé., ce n'est pas une autoroute, il y a beaucoup de tronçons limités à 60km/h hors agglomération ( là c'est 5okm/h), il y a aussi des travaux.
Les Lofoten: combien d'étoiles peut on mettre à une destination? 4, 5, 6?? Les Lofoten les méritent . Tout y est beau, beau étant un adjectif qui ne rend pas justice à ces paysages . Nous y avons vu le soleil de minuit sur une plage de sable blanc, la mer y est turquoise, on ne se lasse pas d'en prendre plein les yeux. J'ai bien aimé la visite du musée viking, muséographie dernier cri, commentaires en français ( par audioguide) de toutes les pièces exposées, et une belle reconstruction d'une longue maison de chef viking. Le musée de la morue à A mérite aussi le détour
Fjords: ils sont tous beaux, mais au bout d'un moment quand même un air de ressemblance entre eux.. Tout ça pour dire que si on n'a pas le temps de tous les voir, ce n'est pas trop grave. Nous avons pris le ferry-croisière qui fait Valldal-Geiranger ( être à l'embarcadère environ 2h avant le départ) c'est magnifique et une bonne manière de voir un fjord depuis un bateau pour ceux qui ne font pas un croisière. Nous avons préféré le Geirangerfjord aux autres. En voiture les routes qui suivent les fjords peuvent être parfois très étroites, des single tracks comme en Ecosse, avec des zones de croisement à intervalles réguliers, mais avec une visibilité parfois nulle dans les virages. Certaines routes sont inadaptées aux gros campingcars.
Les Stavkirke: c'est totalement norvégien, l'odeur est prenante et ces édifices sont d'une parfaite beauté. Les intérieurs sont tous différents, en tout cas pour les 5 que nous avons vues.Vraiment à ne pas manquer
La route 55 du Sognefjell entre Lom et le Lustrafjord: pas beaucoup de tapage dans les guides sur cette route et pourtant...rien qu'elle (et les Lofoten )justifie un voyage en Norvège. On roule dans un environnement de glaciers, des paysages qu'on ne voit pas ailleurs en Europe ( je ne connais pas l'Islande, alors peut être là bas??) c'est indescriptible, mais allez y absolument.
Bergen: nous avons eu la chance d'y avoir le soleil, 30C et que ce soit le week end de la Tall Ships Race, ( l'équivalent de l'Armada de Rouen), qui a lieu tous les 4 ans. le port était rempli de vieux grééments. Alors bon le marché aux poissons bof bof bof, le quai de Bryggen c'est beau, mais petit, le musée de la Hanse, très bien (visite guidée en français à 14h30) le panorama depuis le funiculaire incontournable, mais ce que j'ai préféré à Bergen ce sont tous ces quartiers de petites maisons en planches, que ce soit entre Bryggen et le départ du funiculaire o de l'autre côté du bassin du vieux port. Il faut se perdre dans ces ruelles d'un autre temps.Pour moi le charme de Bergen est là.
le Hardangervidda: sur une partie du trajet Bergen Oslo, un autre monde, de pierres, de lacs, de mousses... des volutes de brumes ...envoutant
Les déceptions:
La route 17 de la côte: d'accord, c'est là que nous avons eu un de nos jours de pluie et de brouillard, on n'y voyait rien., mais surtout j'ai trouvé très mal organisé.L'office du tourisme Norvégien et les guides en disent monts et merveille mais l'infrastructure n'est pas à la hauteur. Nous avions prévu 3 jours pour la descendre, de Bodo à Namsos. Les ferries ont une (très) petite capacité, donc on attend longtemps pour passer et au lieu d'admirer la côte on fait du sur place sur des parkings.Les horaires sont censés permettre de suivre la route, mais en pratique c'est faux. comment faire avec un ferry qui déverse 60 voitures quand le suivant n'a une capacité que de 30 véhicules???En plus pas d'infos sur le temps d'attente à prévoir. Pour moi, on paie cher pour s'embêter sur des parkings. Au deuxième jour, quand un ferry a eu une avarie électrique et que la compagnie était incapable de dire si un bateau de remplacement allait venir ou si on stagnait là jusqu'au lendemain, nous avons raccroché la E6 pour redescendre. Pour apprécier cette route il faut soit être à moto- pas d'attente pour les ferries- soit avoir tout son temps et pourvoir y consacrer une semaine.
La route de l'Atlantique: oui bon, il y a quelques ponts assez audacieux et des digues d'un îlot à l'autre, mais le tronçon vraiment spectaculaire fait à peine quelques km et c'est assez excentré pour s'y rendre. Pour qui a vu quelques côtes sauvages en Bretagne, pas de quoi faire le détour.
le train Flam-Myrdal: là aussi l'office du tourisme et les guides sortent les flonflons et les superlatifs. Je veux bien croire que pour un ingénieur c'est une prouesse technique passionnante, mais pour le touriste lambda, c'est une montée en train dont la moitié dans des tunnels et l'autre moitié dans des paysages qui ne sont pas les plus beaux de Norvège, tout ça à un prix rédhibitoire.( 300 NOK/P pour 1heure en aller simple) Nous avons fait toute la descente à pied ( 21km quand même) , les paysages moyens, par rapport à ce qu'on peut voir ailleurs et la balade aux 3/4 sur route asphaltée, entouré de vttétistes lancés à pleine vitesse.
Oslo: en dehors de ce que j'ai mentionné plus haut, la ville est assez quelconque.
Les prix....
Ticket de bus 1 course à Oslo: 50NOK, carte journalière 100Nok. A Bergen le ticket est à 31Nok.
Diesel entre 11.9 NOK ( vu 1 seul fois) et 14.8 Nok. Plus on monte au nord, plus c'est cher. L'essence coûte toujours 1 Nok de plus que le diesel ( donc entre 13 et 15.8 NOK)
Les campings: il y en a partout, beaucoup plus ( 2x plus) que ceux répertoriés par le NAF.Certains font tente. hytte et campingcar/caravane, certains l'un ou l'autre.Si on arrive vers 17h il y a toujours de la place, plus tard ça peut coincer dans les endroits très touristiques. En général autour de 220 à 250NOK avec électricité. Les douches sont le plus souvent payantes 10 NOK, les lessives facilement 5o NOK la machine...donc emmener assez d'habits. Pour la nourriture: On trouve de tout. Nous sommes remontés jusqu'aux Lofoten, plus loin je ne sais pas, mais nous avons vu pour les fruits, pomme, bananes, fraises, framboises, myrtilles, cerises, ananas, kiwi, mangue, melon, nectarine. Pour les légumes moins de choix. Pour les prix, en NOK/kg : banane env 20- pommes 24- nectarines 19-25, fraises 23-39 les 450gr, framboises env 23 les 300gr- myrtilles 19 les 150gr- cerises entre 89 et 149 (!!!!!!) le kg tomates 22-33 kg, concombre 17-19 pièce, pommes de terre: 24 le kg ( re !!!!)
Saumon frais 39.90 pour 300gr ( barquette conditionnée, en libre service). Saumon fumé ou gravadlax, 30 le sachet de 150gr- Filet de poulet 300gr 49.90 2 côtes de porc 31.30 salami de renne 100gr 35.90
Fromage en tube à tartiner: 28-35 le tube, fromage norvégien en tranches: 45 les 200gr. Pain très variable de 17 à 37 NOK pour 750gr. Viennoiseries entre 8 et 15 NOK pièce Biscuits 18 à 30 le paquet
Bière entre 27 et 35 la canette de o.5l pour les bières en vente en supermarché.Cidre idem. Nous n'avons pas été au Vinmonopolet.
nescaf�� 110 le pot de 200gr ( prenez assez de café!), thé très cher aussi. riz 1 kg uncle ben's 49nok Pâtes environ 25 les 5oogr Boites de tomate nature 8Nok, les sauces toutes prêtes sont bien plus chères Pizza surgelée: env 110-120 NOK ( re-re !!!), pas testé. Au restaurant , où nous n'avons été qu'une fois, mais j'ai regardé les prix affichés, il faut compter à partir de 90NOK pour un hamburger, jusqu'à 250 300 NOK pour un plat de viande ou de poisson élaboré dans un joli resto, les salades sont autours de 125-150 NOK, comme les pizzas. Une bière au resto: 50 NOK à 80 NOK Le café est à 20 Nok la tasse. Un café et un pancake ou une gaufre c'est en général 50. La boule de glace : à partir de 30, voire 33 NOK. Yaourt environ 12 NOK le yaourt nature basique 150gr.
Les entrées dans les musées et les églises sont chères. 50NOK pour une stavkirke, 100 à 110 les musés, 160 pour le Viking aux Lofoten. Pour les ferries, notre CC mesurant 5.99 nous avons payé le tarif voiture. Pour les plus grands, on passe d'assez cher à exhorbitant car c'est vite le double pour les péages routiers, et rapidement progressif pour les ferries.
Si vous avez des questions...
Visa Thaïlande un mois
bonjour a vous
j'ai entendu que maintenant si on passait du cambodge à la thailande par la frontière , on avait un visa d'un mois comme en avion. avant c'était que 15 jours . et 1 mois en avion
pouvez vous me le confirmer ?
merçi a vous
j'ai entendu que maintenant si on passait du cambodge à la thailande par la frontière , on avait un visa d'un mois comme en avion. avant c'était que 15 jours . et 1 mois en avion
pouvez vous me le confirmer ?
merçi a vous
La Thaïlande reste-elle une destination sans risque
Bonjour,
Beaucoup de questions en ce moment sur La Thailande.
Avec la Junte en place la thailande reste t'elle une destination.
Oui bien sur comme autrefois la Birmanie sous la Junte, juste reste a savoir si les gens veulent cautionner...
La Junte essaye toujours de faire venir les touristes etant donne que c'est une manne financiere....😉
Mais elle se trouve prise a des contraditions. Voir deja le probleme des Visas ou on ne sais pas ou on va ?
Fermer les frontieres , accepter des touristes mais encadre....dans des tours Operateur de groupe.OK
Des voyages individuel ok a voir si il ne faudra pas donner ses points de chute....donner des Hotels...
Rentrer et sortir sera de plus en plus difficile...d'un pays a un autre ( Laos , Cambodge, birmanie )
Sur le plan securite, les touristes non jamais ete inquiete et dans toutes les dernieres annees JAMAIS un site touristique n'a ete vise et jamais un mort.( en dehors des problemes sur Chiang -mai et Kho Phi-Phi des soeur Canadienes DCD et jamais elucide )
Actuellement la Junte controle tout, les medias , internet, les journaux, etc
http://www.lepetitjournal.com/...ampaign=NL%20Ba...
Quand vous connaissez bien la Thailande et les Thais, sont toujours imprevisible.Peu de contestation , ils ont le souvenir des annees ...( Ces militants n'ont pas oublié le massacre d'étudiants par les autorités lors d'une manifestation politique en 1976 à l'université Thammasat de Bangkok.)
Le 6 octobre 1976, l'armée a lâché les paramilitaires sur les manifestants, et a utilisé cette orgie de violence, dans laquelle des centaines d'étudiants ont été torturés et tués, pour suspendre la constitution et reprendre le pouvoir.
Aujourd'hui l'histoire se repete...
http://www.lepetitjournal.com/...ampaign=NL%20Ba...
Alors que dire des mois a venir.....🏴☠️
Voila les infos aujourd'hui....
En ce moment on est dans la saison des pluies, la periode touristique est de novembre a Mars. Il est prevu des elections en Octobre 2015. Mais aujourd'hui tous les partis politique sont supprime, alors des elections avec qui ?....
Aucun conseil a donner juste se tenir informe.
Bonne journee.
Quelle compagnie pour un bateau à taille humaine?
Bonjour à tous 😉😉
Nous recherchons une croisière en Méditerranée à partir du 25 septembre. Nous ne voulons pas de gros bateaux genre COSTA. Nous étions partis avec PLEIN CAP sur un bateau de taille raisonnable et avons été ravis mais il n'y a pas de croisière aux dates que nous souhaitons. J'ai recherché sur le net (peut être mal 😕) mais ne trouve que COSTA ou MSC.
Quelqu'un aurait une idée, une expérience dont nous pourrions profiter ?
Merci d'avance.
Nous recherchons une croisière en Méditerranée à partir du 25 septembre. Nous ne voulons pas de gros bateaux genre COSTA. Nous étions partis avec PLEIN CAP sur un bateau de taille raisonnable et avons été ravis mais il n'y a pas de croisière aux dates que nous souhaitons. J'ai recherché sur le net (peut être mal 😕) mais ne trouve que COSTA ou MSC.
Quelqu'un aurait une idée, une expérience dont nous pourrions profiter ?
Merci d'avance.
Tour complet de l'Islande à bord du FRAM (mai/juin 2014)
Ci-dessous récit d'une croisière autour de l'Islande à bord du MS FRAM de la compagnie HURTIGRUTEN du 25 Mai au 4 Juin 2014.
Plus de détails et des photos sur mon blog : http://nmjjm.blogspot.fr/...lande-le-retour.html
ENVOL VERS REYKJAVIK Samedi 24 Mai 2014 Les valises ont été bouclées à la dernière minute mais toujours dans la crainte de rater l'avion, ce matin c'est 06h00 debout ! Et notre comité d'accueil qui attendait à Saint-Lazare nous a emmenés directement et sans encombre à l'aéroport Charles de Gaulle. Le faitque l'Islande soit rattachée à l'espace Schengen nous a épargné un passage douloureux à travers les boutiques duty-free… Après un enregistrement cafouilleux, une sécurité tatillonne et un retard d'avion, ce n'est qu'à 15h20 que nous parvenions enfin en bout de piste à Roissy, prêts à décoller ! Le reste du vol fut sans histoire pour rallier l'aéroport de Keflavik en 02h50. Le plafond est si bas que la piste apparaît au dernier moment. Bienvenue en Islande ! Cet aéroport est de taille réduite et il est facile d'y circuler et d'y récupérer rapidement ses bagages. Il est situé à 50 km de la capitale, que l'on rejoint aisément en bus entraversant les champs de lave de la presqu'île de Reykjanes. Ce service de bus est bien pratique et efficace ; il prévoit même la mise à disposition de navettes qui desservent les hôtels ou chambres d'hôtes à la demande des passagers. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous vaut un circuit complet serpentant à travers les rues de la ville et qui nous permet déjà de se repérer sans fatigue. Nous avions réservé une chambre dans le gîte "Chez Monique", tenu par une Normande que les hasards de lavie ont amené en Islande il y a plus de 40 ans et qui y est restée. Une femme charmante au parcours atypique. Sa maison est située à deux pas du centre ville, juste derrière la nouvelle mairie et en bordure du petit lac Tjörnin, l'une des attractions de Reykjavik. En quelques minutes nous sommes sur le port pour déguster des brochettes de poissons au "Seabaron", un petit restaurant un peu folklo situé dans un ancien entrepôt et créé par un ancien pêcheur qui s'est reconverti dans la soupe de langoustines, le steak debaleine ou les célèbres brochettes que l'on choisit dans des armoires réfrigérées. Ensuite, en jouant des coudes, on cherche une place pour dîner sur des planches en bois, assis sur des barils en plastique. Folklo, je vous disais ! En attendant d'être servis, nous avons eu tout le loisir de contempler la déco murale faite de tout et de rien en rapport avec la mer et la pêche. Un resto incontournable pour qui vient àReykjavik. Après dîner, il nous reste assez de temps pour commencer à arpenter les rues de la ville, dont Laugavegur. C'est samedi soir, c'est très animé. De nombreux bars sont ouverts et semblent très fréquentés par la jeunesse locale. Cela nous amène tout doucement au sommet d'une colline dominée par le haut clocher de l'église Hallgrimskirkja, dont la façade est inspirée par la forme des colonnes de basalte, typiques de l'Islande. Il est 20h45, cela semble encore ouvert. Nous avons juste le temps de jeter un œil à l'intérieur. C'est très lumineux, mais la décoration n'incitepas à la distraction. C'est moins que minimaliste ! Ce qui dénote juste dans cettenef austère, c'est un magnifique orgue contemporain de plus de 5.700 tuyaux. Un monument à lui tout seul, splendide à regarder !
A REYKJAVIK Dimanche 25 Mai 2014 Aparté : Au risque de contrarier les puristes les plus absolus, je n'ai pas eu vraiment l'intention d'investir dans un clavier islandais pour rédiger cette page. Déjà qu'avec deux doigts ça ne va pas bien vite, les multiples caractères particuliers dont est faite l'écriture islandaise (Ð, ð, Þ, þ á, í, ó, ú, ý, æ, ö), ne feraient que ralentir la saisie du récit, sans forcément améliorer la lisibilité et la compréhension du texte ou des noms de lieux. J'ai donc choisi de franciser l'orthographe de la plupart des noms islandais et je l'assume pleinement dans ce qui va suivre. Et que les islandographes les plus convaincus me pardonnent !
Lemot nuit n'a pas beaucoup de sens à cette époque en Islande. La luminosité avait à peine baissé vers minuit et, à 04h00 il faisait déjà grand jour ! Celane nous a pas empêché de récupérer. Hier, c'était vent ; ce matin, c'est pluie ! Après le petit déjeuner, départ à pied vers le port, histoire de se rassurer et de constater que le MS FRAM est bien amarré au bon quai. La taille du bateau lui permet de profiter des installations de l'ancien port en ville plutôt que de celles du terminalcroisière situé bien à l'extérieur. Près du port, il est maintenant impossible de rater Harpa, une construction récente et imposante abritant plusieurs salles de concerts et de réunions, bars et restaurants, dont on peut douter de la pertinence au regard du nombre d'habitants du pays. Sur le plan architectural, c'est assez massif et incongru dans le paysage urbain du Reykjavik historique. Les immenses façades faites d'une multitude de prismes de verre éclairent les murs intérieurs noirs ou gris anthracite : Une belle étude de la diffusion de la lumière ! L'architecture contemporaine, on aime ou on n'aime pas. Nous avons nettement préféré l'intérieur du bâtiment et son éclairage naturel ! La tête enfoncée dans la capuche de l'anorak, nous avons poursuivi sur Saebraut, large mail sans arbres en bord de mer, jusqu'à une immense sculpture en acier inox, baptisée Sun Voyager. C'est un ouvrage étrange qui selon la position d'où on le regarde peut être une coque de drakkar, un squelette humain ou celui d'une baleine, à moins que cela ne ressemble à un scorpion… Il parait que le soir, les rayons rasants du soleil éclairent et colorent le métal de teintes changeantes, d'où le nom de Sun Voyager. Nous, on ne pouvait pas voir cela, nous étions le matin… Plus sérieusement, pour nous, c'était Rain Voyager !
De l'autre côté de Seabraut, un quartier entier est en cours de restructuration. Des immeublesde belle hauteur sont alignés le long de l'avenue et font penser à Manhattan ou Dubaï, à l'échelle de l'Islande bien sûr. Il pleut, et nous pensons trouver un abri salvateur dans Hallgrimskirkja, que nous avions vu trop rapidement hier soir. C'est dimanche, et nous arrivons en plein office religieux. La nef de la grande église est pleine de fidèles, des choristes sont debout sur deux estrades et l'orgue résonne de tout son souffle.Un grand moment de communion musicale. Nous avons donc suivi le culte luthérien, mais nous avons eu du mal avec un long prêche en islandais. Là, nous nous sommes sentis un peu perdus ! Dans l'après-midi, la pluie redouble et c'est au pas de charge que nous rejoignons le FRAM en traînant nos quatre lourdes valises. Nous avons bien apprécié que le bateau soit amarré quasiment au pied de notre gîte… Sans le faire exprès, nous sommes dans les premiers à monter à bord et à procéder aux formalités d'embarquement. Le personnel de la réception semble fébrile et cafouille. Nous comprendrons vite que l'informatisation de toute la gestion des passagers vient d'être changée le jour même et que cela ne se fait pas sans douleur. Sur ce coup là, nous avons été les meilleurs, ceux arrivés après nous ont été moins chanceux et ont dû patienter plus qu'à l'habitude. Rapidement, nous retrouvons parmi le staff quelques têtes déjà vues lors de notre précédent voyage en Antarctique, dont Steffen qui nous reconnaît. Nous avons déjà noshabitudes à bord. Nous nous installons dans la cabine 336, jouxtant celle quenous avions il y a trois ans, au pont 3 et au centre du bateau, là où à priori cela remue le moins. Rapidement, nous récupérons notre parka bleue puis nous investissons la cafet du pont 4 enattendant d'être convoqués pour l'exercice de sécurité obligatoire avantl'appareillage. A 20h00 précises, le FRAM quitte lentement le quai, les toits de Reykjavik s'estompent derrière le crachin. Les sommets environnants sont sous une épaisse couche de nuages. La légendaire lumière et la visibilité infinie caractéristiques de l'Islande ne sont pas au rendez-vous ce soir ! Après les nourritures spirituelles de la matinée, il est normal de penser aux nourritures terrestres et ce soir, devant le buffet du FRAM, commence la cure de poisson. On est presque venu pour cela ! 21h30, pot de bienvenue du Commandant. C'est surtout l'occasion de faire connaissance avec les membres de l'équipage et du "staff d'expédition". Nous retrouvons le Commandant qui nous avait sorti avec tant de brio du violent coup de vent que nous avions subi en Antarctique. Le FRAM a déjà par le passé relâché à Reykjavik, mais c'est la première fois quela compagnie organise le tour complet de l'Islande en faisant escale dans de petits ports. Line, une norvégienne, qui est notre "team leader" complimente tous les passagers d'avoir osé être des pionniers et des explorateurs lors de ce voyage inaugural. Rien moins ! Bon, même si c'est un peu exagéré, cela fait toujours plaisir… Le FRAM fait maintenant cap au nord-ouest vers sa prochaine escale : la péninsule de Snaeffellsnes. Après une journée bien remplie, ce soir je m'octroie un quart réduit, d'autant que la pluie ne cesse pas. Pas chaud sur les coursives extérieures !
PENINSULE DE SNAEFELLSNES Lundi 26 Mai 2014 07h15, le FRAM est en vue du port de Grundarfjordur, au nord de la péninsule de Snaeffellsnes. En vue ! En vue ? En vue n'est pas le terme qui convienne vraiment. Plafond bas et lumière en berne, la journée ne s'annonce pas bien. Depuis le pont du bateau, les contours de la pyramide abrupte de Kirkjufell, la Montagne de l'Eglise, sont complètement brouillés. Quelques instants plus tard, son sommet va disparaître dans les nuages bas. Cette montagne caractéristique annonce notre arrivée imminente dans le port de Grundarfjordur, que l'on distingue à peine derrière le rideau de pluie fine. La péninsule de Snaefellsnes est paraît-il un concentré des paysages d'Islande ; depuis hier nous avons surtout droit à un concentré météorologique ! Toute la région est dominée par le Snaefell, un stratovolcan éteint culminant à plus de 1.400 m surmonté d'un glacier, le Snaeffelsjökull. Inutile de préciser que nous n'avons rien vu de tout cela. Jules Verne avait inscrit ce site pour la postérité dans le "Voyage au centre de la Terre", mais aujourd'hui les héros de sonroman n'auraient sans doute pas pu vivre leur aventure, tant l'entrée du volcan était invisible. Nous nous étions inscrits pour une excursion en bus et une randonnée pour faire le tour du Snaeffell. Le peu que nous pouvions voir nous a juste permis d'imaginer que tout le reste devait être très beau… Malgré tout, bravant le vent et la pluie, nous avons pu faire une marche en partant du petit port d'Arnarstapi, cerné de falaises de basalte noir servant de refuge à plusieurs colonies de mouettes tridactyles. La poursuite de la rando s'est faite en longeant une côte rocheuse très découpée où les grottes alternent avec les portes et autres pics. La mer y bat avec violence. Le contraste entre le blanc des vagues qui explosent sur le noir des formations basaltiques est du plus bel effet. Le guide Lonely Planet évoque cette balade, expliquant "que les paysages sont encore plus enchanteurs sous la pluie". Tu parles ! On peut imaginer que par beau temps, cela doit être encore mieux Ensuite, une courte marche vers la plage de gros graviers noirs de Djupalonssandur que l'on atteint par un méchant chemin serpentant à travers des formations menaçantes de lave sombre. L'état de la mer ne donne guère envie de s'y baigner. Et quand on voit sur quelle surface les débris d'un chalutier qui y fit naufrage en 1948 sont dispersés, cela donne une petite idée de la violence de la mer dans la région. Dans l'après-midi, le Fram relâche pour la première fois à Stykkisholmur, la capitale de la région. C'est un petit port accessible par une passe étroite sinuant entre récifs et îlots. Mais comment y faire entrer un paquebot ? Le Commandant nous a encore apporté la preuve de sa dextérité en encastrant son bateau en marche arrière entre lequai et une île de basalte et en s'amarrant à un quai trop court pour le navire. Stykkisholmur, un port, une petite ville d'Islande où les entrepôts côtoient des maisons bardées et couvertes de tôles ondulées multicolores. Profitant d'une éclaircie, nous marchons vers l'église bâtie sur une colline. Une construction futuriste complètement décalée avec le classicisme du village. L'architecte a visiblement déliré. Il n'y a que les cloches en bronze qui ne laissent aucun doute sur la destination de l'édifice. Un escalier très raide permet d'atteindre le sommet de la petite île qui ferme le port. Une opportunité pour admirer le FRAM d'en haut. Un petit phare rouge domine le site et constitue un excellent point de vue dominant le semis de roches qui encombrent l'accès direct au port. Au moment de l'appareillage, vers20h00, le FRAM donne trois coups de sirène à l'issue de son escale inaugurale à Stykkisholmur avant de faire route vers les fjords du Nord-Ouest. Et la pluie tombe de nouveau !
LES FJORDS DU NORD-OUEST Mardi 27 Mai 2014 Si en Bretagne il peut faire beau plusieurs fois par jour, ici en Islande, il se dit qu'il suffit d'attendre juste cinq minutes pour trouver du temps à sa convenance. Eh ben, on ne peut pas dire que nous soyons récompensés de notre patience. La météo est désespérément stable depuis notre arrivée dans le pays et la matinée ne s'annonce pas meilleure que les précédentes. L'arrivée dans le petit port de Flateyri se fait dans la grisaille. Nouvelle escale inaugurale. L'accostage se fait en douceur, mais on voit que les deux lamaneurs ne sont pas habitués à l'arrivée d'un bateau si imposant et ont des difficultés à manipuler les lourdes aussières. Il faut dire que Flateyri ne compte que 300 âmes et une poignée de chalutiers. Le trafic maritime ne doit pas être bien important. Flateyri s'étale sur une courte péninsule et l'on se demande ce qui a pu motiver l'organisateur de la croisière pour y faire escaler le FRAM… Avant même le débarquement, nous comprenons que le tour du village sera vite bouclé. Malgré l'heure matinale, tous ceux qui ont quelque chose à vendre ou à faire voir, ont ouvert leur échoppe ou leur maison pour tenter de capter les économies de la clientèle du FRAM… avec plus ou moins de succès semble-t-il. Nous visitons la librairie du village où l'on vend des livres d'occasion au poids. Elle est installée dans une ancienne habitation et c'est le propriétaire des lieux qui nous reçoit. Un jeune homme bon chic, bon genre qui a revêtu le costume d'époque pour mieux se fondre dans le décor très kitsch de la maison de ses arrière-grands-parents. Visite de l'église à l'intérieur joliment coloré. Deux jeunes filles y donnent un mini récital de voix et piano pour le plaisir de quelques passagers. Il ne nous reste plus qu'à escalader un gigantesque talus paravalanche. Le gouvernement islandais a fait transporter et mis en œuvre des millions de mètres cubes de remblais pour protéger le village. En 1995, une avalanche en avait enseveli une partie etfait une quarantaine de morts ; et quand ont voit la hauteur et la pente de la montagne en surplomb, on comprend mieux la nécessité d'un tel ouvrage. C'est tout simplement colossal. Le talus de forme triangulaire permet de dévier la trajectoire de l'avalanche, le centre servant de rétention. Vu du village, cela n'a l'air de rien, mais une fois grimpé dessus on se rend compte de la hauteur importante de l'ouvrage qui domine largement l'agglomération. On nous avait également vendu la vue panoramique sur le fjord, mais ce matin, c'est raté ! En début d'après-midi, le FRAM y va de ses trois coups de sirène en quittant Flateyri. Nous longeons maintenant de hautes falaises avant de pénétrer dans l'imposant fjord d'Isafjordur. Lapluie a cessé mais l'air reste bien humide au point de brouiller le paysage. Les fjords du nord-ouest sont l'une des régions les plus spectaculaires d'Islande, c'est rageant de ne pouvoir admirer convenablement ces falaises grandioses que masquent les nuages bas. En fin d'après-midi, le bateau jette l'ancre au fond du fjord au large de l'île de Vigur. Il y est prévu un débarquement à l'aide des PolarCircle Boats (PCB). (Les PolarCircle Boats sont de puissants bateaux de travail norvégiens qui ont été adaptés pour débarquer les passagers dans des lieux dépourvus de quai. Nous avions déjà testé leur robustesse et leur efficacité à toute épreuve en Antarctique). Le FRAM est éloigné de l'île et les PCB font la navette. En dehors de son côté bucolique, cette île est réputée pour sa population aviaire abondante et variée qui piaille bruyamment : sternes, guillemots, macareux, huitriers-pie, mais surtout pour l'imposante population d'eiders. Les canes eiders sont en ce moment à couver partout dans l'herbe ou les galets des plages. Une ferme occupait cette île dont il subsiste encore quelques bâtiments colorés caractéristiques. La saison venue, les enfants des fermiers se consacraient à la collecte du duvet d'eiders dans les nids. 21h00, le FRAM fait demi-tour vers le port d'Isafjordur. Et là, miracle ! L'air devient plus sec, plus pur, plus lumineux et les nuages prennent un peu d'altitude. On commence à voir quelque chose ! Enfin, je peux profiter des coursives extérieures et de la plate-forme avant du pont 5, cela commençait à me manquer de ne pouvoir assurer mes quarts régulièrement et ce soir, j'y reprends goût ! Isafjordur est abrité au fond d'une ancienne vallée glaciaire en forme caractéristique de U. Un vrai U aux flancs quasi verticaux où là neige peine à s'accrocher. Les falaises noires striées de neige se reflètent dans l'eau lisse et sombre du fjord, le paysage se dédouble.Le bateau accoste doucement, une belle arrivée !
ISAFJORDUR Mercredi 28 Mai 2014 Journée complète de relâche àIsafjordur. Les prémices d'amélioration météorologique entrevus hier soir se précisent. L'atmosphère est limpide, les sommets des montagnes environnantessont nets, et surtout dégagés de leur couche nuageuse qui a pris de la hauteur. Pas encore de soleil, mais nous ne désespérons pas. Isafjordur est la ville la plus importante des Fjords du Nord-Ouest. 2.600 habitants ! Comme à Flateyri, la ville est construite sur une longue péninsule qui barre le fond du fjord. C'est un important port de pêche, quelques gros chalutiers sont amarrés à quai mais comme partout, la pêche artisanale semble en voie de disparition. La ville est vite parcourue. Quelques rares commerces traditionnels, un supermarché et deux fast-food sontles seuls points d'attraction. Il subsiste un nombre important de maisons anciennes bien préservées, aux toits et façades en tôle ondulée. Le charme vient des différentes couleurs de ces maisons. Et les décors ou expositions d'objets derrière les fenêtres doivent témoigner de la personnalité des occupants. Ce détail est une constante des pays nordiques, bien que cela semble ici moins léché qu'en Norvège. Résider ou vivre dans cette région ne doit pas être qu'une partie de plaisir. C'est loin de tout à cause des kilomètres à parcourir pour contourner l'un après l'autre chacun des nombreux fjords ou franchir des montagnes escarpées qui sont autant d'obstacles à un déplacement aisé. Sans parler de l'obscurité, de la neige et du froid qui y règnent durant le long hiver. Ici, c'est pire que le bout du monde ! Et tout au nord de cette zone de fjords, il n'y a que les oiseaux qui peuvent s'y plaire, il n'y a jamais eu de routes pour s'y rendre. 21h30, tout le monde sur le pont pour l'appareillage d'Isafjordur ! Temps clair, belle visibilité, l'immense chape de nuages est en altitude. Cela change des jours précédents et c'est tant mieux. Le FRAM quitte un fjord pour faire un détour vers un autre, le commandant veut nous faire admirer une ancienne station baleinière norvégienne en activité jusqu'en 1930. Sur un replat de la côte, subsistent quelques bâtiments, une vieille cheminée… Le fond du fjord est complètement enneigé. Le FRAM fait lentement demi-tour. Impossible de trouver la sortie ! L'horizon est complètement barré par des montagnes tabulaires noires rayées de longues strates horizontales. Et toujours beaucoup de neige. En avant lente, le FRAM rase les berges du fjord. Une belle visibilité et peu de vent ressenti, il est agréable de prendre le quart sur la plateforme du pont 5 où je suis seul. Le bateau ayant enfin trouvé la sortie du vaste réseau de fjords, le vent se lève et la température fraîchit. Il est près de minuit, il fait grand jour, et si ce n'était le poids des paupières, je serai encore bien resté à contempler ces paysages grandioses.
HORNBJARG & SIGLUFJORDUR Jeudi 29 Mai2014 Bien que couché vers minuit, quelque chose me dit qu'à 04h30 il serait grand temps que je sorte du lit. Atravers le hublot, je comprends que le soleil éclaire déjà de hautes falaiseset que le bateau est quasiment arrêté. Cela mérite bien un petit toursur le pont, mais malgré l'heure, j'ai déjà été devancé… Le bateau est immobile au milieude la baie de Hornvik, à l'extrême nord-ouest de l'Islande. La neige recouvreen abondance les pentes abruptes des montagnes. Et ce qui ne gâte rien, c'estque le soleil est encore sous les nuages pour illuminer le cirque que forme lefond de la baie. La lumière rasante souligne chaque plissement du relief en yapportant des teintes chaudes du plus bel effet. C'est réellement splendide. Nous sommes deux ou troiscourageux passagers à admirer un tel décor, mais quelle récompense ! Ces petitsmatins spectaculaires sont un réel plaisir encore augmenté par le fait d'être àpeu près seul pour les admirer. Je sais, c'est très égoïste, mais c'est lacontrepartie d'une nuit écourtée… Je reste ainsi jusqu'à ce que lesoleil disparaisse au-dessus de la couche de nuages. Tout devient plus terne etsurtout, la température chute immédiatement. A 06h00, il est temps de finir lanuit ! Sauf qu'à 07h00, nouveau réveilpar la radio du bord. Le FRAM s'est approché très près de la falaise bordant labaie de Hornvik, qui est un site d'observation ornithologique d'importance. LeFRAM est entouré d'une multitude d'oiseaux qui plongent ou s'envolent en largesgroupes, essentiellement des guillemots ou des pétrels fulmar. Les guillemotsont un envol poussif et doivent battre frénétiquement des ailes et des pattesavant de pouvoir décoller, c'est plutôt cocasse à regarder ; les plus malinspréfèrent plonger furtivement à l'approche du bateau. Ce sont des oiseaux de petitetaille, mais ils sont des centaines de milliers bien alignés, à nicher dans lamoindre anfractuosité ou la moindre faille dans les strates de la falaise. Plushaut, ce sont les mouettes tridactyles qui tournoient en rasant la roche. Cette région est faite de hautset très anciens volcans brutalement effondrés dans la mer, une moitié émerge, l'autre a définitivement disparu. Le relief du secteur est très mouvementé, tellement difficile d'accès qu'il n'a jamais été habité, sauf occasionnellementprès de quelques rares plages où la mer permettait de débarquer. Les maîtresdes lieux sont les trolls et les sorcières, c'est dire ! C'est l'un des derniers endroitsencore sauvage d'Europe et c'est devenu un parc national très protégé. On nepeut y venir qu'en bateau depuis Isafjordur, et après c'est trois jours demarche éprouvante, même pour les trekkeurs les plus forcenés pour traverser lapresqu'île. Nous sommes ici face auHornbjarg, le point le plus nord de l'Islande. Horn ? Y aurait-il un rapportavec le cousin Horn de l'hémisphère sud ? Vue de la mer, la similitude entreles deux caps est troublante… même falaise, même couleur noire, même formeconique, et bien que cela ne soit pas le cas aujourd'hui, mêmes souffrancespour le passer. Une nouvelle fois nous sommescap-horniers ! Ensuite, nous avons été gratifiésd'une belle matinée de navigation, mer calme et visibilité islandaise portantloin. Vers le sud, la côte prend un profil plus alpin avec des cimes toujours trèsenneigées et vers le nord-ouest, à une quarantaine de kilomètres, tel unmirage, l'île de Grimsey émerge à peine de l'horizon. J'ai passé un long momentsur l'avant du pont 5. La météo pluvieuse des derniers jours est déjà oubliée.Je retrouve l'Islande que je connaissais. Pourvu que cela dure ! En début d'après-midi, nousaccostons à Siglufjordur, au fond d'un petit fjord. Toujours beaucoup de neigesur les pentes. Ce port a largement prospéré grâce à la pêche au hareng pendantplusieurs décennies, mais brutalement périclité lorsque les bancs ontsubitement et définitivement quitté la région en 1960. J'y avais fait escale lors de mon1er voyage en Islande en 1977, et je me souviens de l'état dedélabrement des quais en bois construits sur pilotis, des rues désertes etd'habitants tristounets. Une vraie ambiance de far north ! En 2014, le villagesemble de nouveau faire preuve de dynamisme et d'animation. Le cabillaud a remplacé lehareng. A peine quitté le FRAM, nous assistons à la débarque de ce poisson parbacs entiers. Durant l'escale, une partie de pêche à la ligne est organisée àbord des PCB, les participants sont revenus avec des prises de belle taille. Lesoir, cette pêche miraculeuse a été découpée devant nous sur le pont 7 par lescuisiniers du bord qui en ont tiré de superbes filets.
AKUREYRI & GRIMSEY Vendredi 30 Mai 2014 Ce matin escale à Akureyri, seconde ville d'Islande (17.000 habitants), située au fond d'un fjord de 55 kmde longueur. La matinée aurait pu démarrermoyennement mais la météo islandaise qui n'est pas à une contradiction près vaen décider tout autrement. Vers 09h00, alors que nous commençons notre visitede la ville, les nuages disparaissent rapidement pour laisser la place à unsoleil généreux. Dans la matinée, il fait si chaud que nous devons ôter anoraket pull. Nous parcourons une petite villebien proprette, aérée et relativement animée qui s'étage en pente douce le longdu fjord. Du haut des escaliers qui mènent à la grande église contemporaine, nous avons une jolie vue sur l'agglomération, les eaux du fjord et la riveopposée. Sous le soleil, la neige abondante qui recouvre encore les sommets, étincelle. Nous poursuivons notre balade entraversant un quartier composé de maisons cossues entourées de jardins oùpoussent tulipes et jonquilles, et chose plus rare en Islande, des arbres ! Noussommes à proximité du jardin botanique de la ville qui rassemble une collectionde plantes islandaises et arctiques. La moindre plante est étiquetée, c'esthyper soigné et entretenu par de très jeunes gens. Les enfants viennent s'ydistraire. C'est un endroit bucolique au cœur de la rude Islande… Appareillage en débutd'après-midi pour une sortie somptueuse du fjord qui va durer un peu plus dedeux heures. Grand soleil, ciel bleu. Sur la faible pente des rives, alternentfermes, champs de fourrage, petits hameaux. C'est très verdoyant. En arrièreplan, les montagnes sont couvertes de neige. Sous le soleil, le paysage estéblouissant (dans tous les sens du terme). Vent de l'arrière, l'atmosphèreest très agréable. Les chaises transat et les fauteuils ont été judicieusementdisposés sur les ponts extérieurs, et de nombreux passagers en profitentnonchalamment pour… bronzer ! Je passe ainsi mon quart, à en prendre plein lesyeux en observant les eaux calmes du fjord ou les cimes environnantes… Uneréelle impression de naviguer sur un lac de haute montagne tant l'air estlimpide. Dès la sortie du fjord, le FRAMmet le cap sur l'île de Grimsey à 45 kilomètres au large. Grimsey serait restéedans l'anonymat, si elle n'était le seul point d'Islande traversé par le CerclePolaire Arctique, qui lui a fait sa réputation. Elle reste une île très peuvisitée à cause des liaisons maritimes ou aériennes aléatoires dues à une météoimprévisible, même l'été. La taille du FRAM permet de s'affranchir de cesconsidérations, d'autant qu'aujourd'hui, c'est calme plat. Aussitôt en mer, le vent serenforce quelque peu et la température diminue en conséquence, mais avec lesoleil cela reste très supportable. Sur l'arrière, la côte se profile nettementen un alignement de cimes copieusement enneigées qui irradient dans ledemi-contre-jour. C'est plus que splendide, l'Islande nous fait son spectacle. J'attendais beaucoup de ce voyage, etaujourd'hui j'en ai plus que je n'osais espérer. Les mots manquent. C'est beau, tout simplement beau. Beau à s'en faire mal aux yeux, beau à pleurer. Toutl'après-midi, je reste de quart sur le pont dans la contemplation des paysages. En toute fin d'après-midi, nousdébarquons en PCB dans le petit port de Grimsey. L'attraction principale, c'estque cette ile est traversée par le Cercle Polaire par 66° 33' Nord. C'est leseul endroit d'Islande où en théorie, le soleil tangente l'horizon au solsticed'été le 21 juin, et où il n'apparaît plus le jour du solstice d'hiver le 21décembre. En théorie ! En réalité, c'est un peu plus compliqué que cela… Lignesimaginaires, les cercles polaires, comme les tropiques, l'Equateur ou leméridien de Greenwich, sont des repères fictifs sur la surface du globe. On neles voit pas, mais c'est quand même bien utile pour connaître l'heure, lessaisons ou sa position. A Grimsey, le lieu estmatérialisé dans la partie nord, derrière le petit aérodrome, par un tube enacier inox de trois mètres de long, que l'on enjambe grâce à quelques marchesen bois. Tout le monde vient s'y faire photographier. Cela reste trèssymbolique. N'empêche que c'est la quatrième fois que l'on passe cette ligne et…que l'on s'y fait photographier aussi ! Grimsey est également connuecomme repaire d'oiseaux marins. Les sternes occupent une grande partie del'ile, ils peuvent être très menaçants si l'on s'approche trop de leurterritoire et le font bruyamment savoir aux intrus que nous sommes ; ça piailleà tout va au-dessus de nos têtes. Nous déambulons au bord desfalaises en contemplant à bonne distance les nids de fulmars ou de mouettes.Les macareux font leurs nids en creusant des terriers tout au sommet de cesfalaises. Mais la plupart sont en pêche au large, pourtant nous en voyons deuxs'envoler entre nos jambes, alors que nous étions confortablement assis dans lamousse au-dessus de ces terriers sans le savoir… C'est le début de soirée, il faitgrand jour. De l'île, on voit le FRAM en premier plan et à 45 km au-delà versle Sud, on distingue clairement la succession des cimes couvertes de neige quele soleil éclaire encore largement. Quelle journée ! Et ce n'est pasfini ! 21h30, appareillage. Le FRAMcontourne Grimsey pour ainsi pouvoir franchir le Cercle Polaire. Pour nous, c'est donc la cinquième fois ! Cette longue expérience nous autorise à nousdispenser de la petite cérémonie du baptême de la ligne qui a lieu à l'avant dupont 5… Il y a quelques novices à bord qui se font introniser par un dieuNeptune plus vrai que nature et qui ne fait pas semblant en leur déversant unecopieuse louche de glaçons dans le cou et le dos. Hurlements et rires ! Etchacun des courageux se voit offrir un petit verre d'aquavit pour dissiper lesfrissons… On aurait pu croire la soiréeterminée. En ralliant l'escale suivante, nous croisons la route d'un groupe debaleines qui fait son show… Toujours un peu trop loin et jamais assezlongtemps. Mais le capitaine a arrêté son bateau presque une heure pour que lespassagers puissent les admirer. J'ai rarement quitté mon quartdepuis le début de l'après-midi. J'en profite au maximum, il y a tant à voir !Peu à peu les coursives se vident. 23h30, le soleil presqu'au Nord, ne descendplus vraiment et ses derniers rayons éclairent la côte. Au loin, les montagnesse teintent de rose… Magie du lieu, magie de l'instant. Il n'y avait pas grandmonde à bord pour admirer cela ! Oui vraiment, une journéeexceptionnelle en Islande !
HUSAVIK & TORSHÖFN Samedi 31 Mai2014 Nous nous réveillons en mêmetemps que le bateau accoste à Husavik. Il pleut un peu, mais si cela ternit lepaysage, cela n'altère en rien la visibilité. La grande majorité des passagersa débarqué pour une excursion vers le lac Myvatn, un haut-lieu du tourismenord-islandais (nous devrions voir ces sites dans la seconde partie de notrevoyage). Le FRAM semble presque vide et nous prenons le petit-déjeuner aucalme. Si les Islandais ne pratiquentplus la chasse aux cétacés depuis plusieurs années, ils ont fait de Husavik lacapitale de l'observation des baleines en armant toute une flottille d'ancienschalutiers qui emmènent passagers et curieux. Cela se fait également sur delongs canots ultra-rapides. L'industrie semble florissante et les baleines dela baie d'Husavik n'ont qu'à bien se tenir ! Chaque passager de ces bateauxest équipé d'une superbe combinaison de survie rouge avec une jolie capuchejaune fluo, et revêt également une brassière de sauvetage. Les quais de Husaviksont ainsi animés par les allées et venues des ces petits hommes rouges auxtêtes jaunes et ce matin, quelques passagers du FRAM agrémentent la palette decouleur grâce à leur belle parka bleue électrique… La flottille d'observateurs debaleines partie, la petite ville s'apaise. En dehors des cétacés, son intérêtréside dans son église d'inspiration norvégienne et son clocher blanc et rouge. Nouvel appareillage du FRAM entout début d'après-midi. Nous longeons alors une côte basse d'où émergentquelques rares sommets, contrastant avec les paysages vus auparavant. Comme iln'y a pas de chose de spectaculaire à voir, nous nous octroyons un long momentde détente dans le jacuzzi situé à l'extérieur du pont 7, heureux de clapoterdans les bulles. On s'y sent bien… jusqu'au moment de sortir ! C'est ainsi que nous arrivons àTorshöfn en début de soirée. Une fois de plus, notre commandant nous a montrétout son savoir-faire en glissant son bateau dans la passe d'entrée fortétroite. Là encore, quelle a été lamotivation du concepteur de la croisière pour programmer une escale dans cepetit port ? Nous débarquons dans un petit village, tout au nord-est du pays età l'écart des itinéraires conventionnels, où il n'y rien d'autre qu'une énormeusine de transformation de poissons. A 21h00, les déambulations despassagers du FRAM ont perturbé le paisible village. Quelques habitants ont faitce qu'ils ont pu pour nous vanter leurs hobbies : objets sculptés, peintures, tricotage de gants ou de bonnets à mille années-lumière de la mode de Paris.L'église était même restée ouverte pour nous, là encore, pas grand-chose à voir! Le spectacle, c'est nous quil'avons fait lors de l'appareillage, à 23h00. Les personnels du port quin'avaient sans doute jamais accueilli d'aussi gros navire et sans doute jamaisde paquebot, saluaient les passagers avec leurs casquettes en nous criant derevenir l'année prochaine… Le FRAM y a été de ses troiscoups de sirène et Torshöfn a retrouvé son calme… pour un an, peut-être ! 23h30, le soleil effleure toutdoucement la surface de l'océan, mais une nouvelle fois ce sont les nuages quigagnent la partie et tout le ciel commence à s'embraser.
SEYDISFJORDUR & ESKIFJORDUR Dimanche 1er Juin 2014 Le FRAM a contourné la pointenord-est de l'Islande durant la nuit et fait maintenant route vers le sud, autrement dit, nous attaquons la seconde moitié du parcours en longeant larégion des Fjords de l'Est. Et depuis le tout début de lamatinée, l'Islande nous refait son show. Ciel pur, air limpide, franc soleil, étonnant ! Cette météo inédite nous incite à quitter la couchette au plus vite. Nous suivons à toucher une côtemontagneuse incrustée de multiples fjords. C'est moins abrupt, moins haut quece nous avions vu précédemment, mais les cimes sont tout autant couvertes deneige. C'est tout simplement éblouissant ! Le FRAM navigue à petite vitessesur les eaux calmes et incroyablement bleues du fjord de Seydisfjordur. Al'avant du bateau, c'est le rêve. Du grand spectacle ! Les cimes enneigées sereflètent dans l'eau, de nombreuses et très hautes cascades dévalent les pentesen stries parallèles, près des berges quelques fermes se sont implantées. Tranquillement, le FRAM gagne lefond du fjord et accoste au quai où s'amarre habituellement le ferry qui assurela liaison hebdomadaire entre le nord du Danemark et l'Islande. Et une foisn'est pas coutume durant cette croisière, nous avons droit à de vraiesinstallations portuaires. Blotti au fond d'une anse cernéepar les montagnes, Seydisfjordur est un village unique en Islande, réputé pourses jolies maisons. Cela tient peut-être à leur architecture un peu plusélaborée qu'ailleurs, la palette de leur teinte pastel, ou leur implantationautour de ce qui ressemble à un lac. Le phare de tous lescroisiéristes en escale, c'est l'église. Et celle-ci ne déroge pas à la règle.Une jolie petite église en bois bleu pastel qui ajoute beaucoup de charme auvillage. La voute de la nef en arc de cercle est aussi peinte en bleu plussoutenu. Des fenêtres à petits carreaux éclairent la nef et le chœur, etlaissent la vue sur la verdure environnante et quelques bouleaux rabougris. Nous passons ainsi une bonnepartie de la matinée, sous un généreux soleil, à déambuler dans les rues dupetit village. Une jolie parenthèse dans le rythme de la croisière. Néanmoins, appareillage en débutd'après-midi ! La descente du fjord est aussi lumineuse que sa montée ce matin.Tous les fauteuils sont pris d'assaut et ça bronze à tout va, chacun enprofite. Dès le changement de cap à la sortie du fjord, les nuages sont arrivéset le vent est monté brutalement. Sauve-qui-peut général ! Nous naviguons quelques millesavant de pénétrer dans le fjord d'Eskifjordur, notre escale de find'après-midi. Le ciel est resté bien voilé et nous découvrons un village auxmaisons basses bien alignées, toutes construites parallèlement à la berge etétagées sur les pentes de la montagne. Chacune en soi n'a rien d'exceptionnelmais l'ensemble est assez harmonieux. Chacune de ces escales est leprétexte pour que quelques uns partent en excursion organisées sur des thèmesou des destinations différentes. Pour nous, on verra plus tard.
DJUPIVOGUR, OU LES BRUMES D'ISLANDE Lundi 02 Juin 2014 07h00, le FRAM jette l'ancre àDjupivogur, au large d'une côte basse et rocheuse qui vue de l'avant du pont 5pourrait ressembler à certains paysages de Bretagne Nord. Une succession depointes et un semis de roches empêchent le FRAM d'aller plus en avant. De l'arrière du bateau la vue estbien différente, de longues falaises noires dominent de larges plaines, et plusen arrière-plan les montagnes sont faiblement enneigées. A part quelques petits nuagesaccrochés aux lointains sommets, la matinée s'annonce radieuse. Nous sommes enescale ici pour une grande partie de la journée et comptons en profiter pourfaire un peu de tourisme pédestre autour du village. Après le débarquement en PCB, nous commençons donc notre randonnée vers l'attraction majeure de Djupivogur, un ensemble de 34 énormes œufs en pierre polie, baptisé "Eggin iGleidivik" (les œufs de la baie heureuse). Ces 34 œufs tous différentscorrespondent à 34 sortes d'oiseaux présents sur l'ile, et respectent la formeet l'échelle. Cette visite à peine terminéenous avons été rapidement surpris par l'arrivée de petits bancs de brumemasquant de temps à autre un paysage devenant de plus en plus incertain. Apriori, un joli point de vue domine le village et offre de belles vues sur lacôte, mais le temps d'y arriver, tout avait disparu… Retour à bord en PCB, le FRAM estbien caché derrière la brume épaisse, n'apparaissant qu'au tout dernier moment, tel un vaisseau fantôme… Les GPS à bord de ces engins de débarquement ont bienaidé les pilotes. A 17h00, c'est un brouillarddense qui tombe, cernant le FRAM juste au moment de l'appareillage. De l'avant, on ne voit pas clairement l'arrière du bateau. Cela va durer deux heures. LeFRAM navigue dans l'un des coins les plus mal famés d'Islande, (côte rectiligneet basse, roches éparses, etc, un vrai cimetière à bateaux !). Pas rassurant !Heureusement, la technologie est là pour se situer sur la carte ! Au bout de deux heures, cettebrume épaisse s'effiloche progressivement, laissant d'abord voir des petits boutsde ciel, puis la surface de la mer, pour enfin disparaitre définitivement. Noussommes sauvés ! Dans la soirée, les nuagescachent les hauts sommets de l'énorme glacier Vatnajökull. Dans la lumière quidescend, nous pouvons voir dans le lointain plusieurs langues glaciaires, typiques des paysages de la côte sud. Une autre facette de l'Islande.
SURTSEY & LES ÎLES VESTMANN Mardi 03 Juin 2014 Le ciel a du mal à s'éclaircir cematin. De gros nuages stagnent sur la côte. Durant quelques instants, il estpossible de voir le sommet du glacier Myrdalsjokull et de son voisinl'Eyjafjallajokull, qui recouvre le célèbre volcan ayant provoqué tant deperturbations dans le trafic aérien en avril 2010. Deux grandes tacheslumineuses dans un ciel chargé. La côte sud de l'Islande estdépourvue d'abris naturels, aussi le FRAM a-t-il navigué toute la nuit et toutecette matinée en mettant directement le cap sur Surtsey, l'île la plus ausud-ouest du pays. Cette île est apparue sans prévenir, un matin de novembre1963, sortant de la mer en bouillonnant. L'éruption sous-marine dura plus dequatre ans formant une nouvelle île de basalte et de cendres noires d'environ2.7 km², mais les érosions marine et éolienne en ont quelque peu diminué lasurface depuis 60 ans. Vu du pont du FRAM, c'est sombreet guère accueillant. Cette île est sous très haute protection. Seuls, nedébarquent que quelques scientifiques venant y étudier comment la vie peut apparaîtredans une nature vierge et hostile : d'abord quelques mousses ou lichens, desinsectes et récemment quelques couples de macareux. Et le périmètre deprotection est étendu puisque le FRAM reste à bonne distance, nous laissant unpeu sur notre faim. Néanmoins, ce tour de Surtsey estplutôt inédit dans un programme de croisière et enrichit notre connaissance duMonde. Nous sommes sans doute des privilégiés car je doute fort qu'il y aitbeaucoup de navires qui viennent se perdre dans un endroit aussi isolé. Le bateau fait ensuite route aunord vers les îles Vestmann, un archipel d'une quinzaine d'îlots inabordables, sauf Heimaey, la plus grande de ces îles. Heimaey est pour moi l'un destemps forts de cette croisière. Cette île et son port sont en effet liés auxmeilleurs moments de mes vieux exploits nautiques. La première fois était à lasuite d'un changement d'équipage à Reykjavik. J'arrivais ici en ferry (pasvraiment un exploit…), et c'était en 1977, quatre ans après l'éruption quiavait à moitié enseveli la ville. Une luminosité exceptionnelle valorisait alorsles couleurs jaune, rouge et noir du volcan dont la masse semblait encoreécraser le village. Impressionnant ! Ce volcan était entré en éruptionen janvier 1973, surprenant la population dans son sommeil, qui avait étéévacuée dans l'urgence à bord des chalutiers restés au port à cause d'unetempête. L'éruption avait égalementendommagé un câble électrique relié au continent. Sans électricité sur l'île, il avait également fallu évacuer les stocks de poissons vers l'extérieur. Etenfin, les Islandais ont gagné le pari insensé de pomper l'eau de mer pourarrêter la coulée de lave qui menaçait d'obstruer l'entrée du port, ce quiaurait été fatal à la survie de l'île, complètement tributaire de la pêche. Arriver sur cette île, puisgravir le volcan quatre ans après un tel cataclysme, ça laisse des souvenirs !Et que sont quatre ans à l'échelle géologique de la Terre ? Brrr ! La seconde fois était en 1979, etcette fois-ci à la voile sans escale depuis Paimpol. Une arrivée en pleinpassage de front froid, sous des rafales violentes perturbées par les hautesfalaises, à tirer des bords insensés dans un chenal sinueux et étroit avec unvoilier sans moteur… Egalement impressionnant ! Aujourd'hui, du pont du FRAM quipénètre dans le port, je revois immédiatement tout cela. Les hautes falaises àdroite, l'étroit chenal puis le champ de lave noire à gauche, le tout toujoursdominé par l'Eldfell, le volcan toujours rouge et noir, toujoursimpressionnant. Seule, l'agglomération semble s'être étendue. Nous sommes en escale à Heimaeypour l'après-midi, largement le temps de gravir le volcan Eldfell. Avantl'ascension, il faut traverser le champ de lave qui a enseveli plus de 400maisons. Mais en presque 40 ans, les choses ont un peu changé. Ce champ de lavea été "domestiqué". Je me souviens de sentiers étroits, serpentant augré de cette lave noire figée dans des formes fantasmagoriques, menaçantes etencore fumantes. Dans le contre-jour, c'était flippant ! Aujourd'hui, plus rien de toutcela, le champ de lave est toujours là, bien sûr. Mais l'érosion naturelle oul'action de l'homme ont fait leur œuvre, des lupins bleus (plante invasive enIslande), ont réussi à y pousser, la mousse vert-de-gris gagne du terrain. Unelarge route bitumée dessert des carrières de matériaux et mène à une… déchèterie! Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le tri sélectif peut mener àce genre d'aberration ! Le volcan lui, est resté le même, une imposante masse de scories noires et rouge brique que nous gravissonslentement. Au sommet, les fumerolles et les odeurs de soufre ont disparu, maisde temps à autre nous sommes entourés d'air tiède dégagé par le sol. A quelquesendroits, il est impossible de poser la main sur la pierre encore chaude. Nous sommes arrivés aux portesdes Enfers. Le volcan assoupi respire encore faiblement. Pourvu qu'il ne se réveille pas sous nospieds ! De son sommet, nous dominons le champ de lave, la ville, le portet toutes les îles Vestmann. Un joli spectacle bien mérité. L'escale se termine dans lasoirée. Le commandant du FRAM nous fait preuve de toute son expérience enfaisant faire à son bateau un demi-tour sur place dans le petit port, la proueet la poupe à toucher les quais opposés. En rasant les falaises qui bordent lechenal, le FRAM quitte sa dernière escale vers Reykjavik, le terme de sacroisière. Une fois de plus, la croisièreaurait pu durer bien plus longtemps. Les Vestmann disparaissent derrièrel'horizon. Petit coup de blues passager…
RETOUR A REYKJAVIK Mercredi 04 Juin 2014 Déjà ! Les toits de Reykjaviksont bien en vue lorsque je prends mon dernier quart sur le pont 5. J'y seraisencore bien resté davantage ! Irrémédiablement, le FRAM pénètre dans le bassindu vieux port et accoste. Les aussières sont raidies et tout s'arrête ! Les premiers passagers débarquentpour prendre leur avion, pressés de passer à autre chose. Pour nous, pasd'urgence, nous restons en Islande et nous jouons les prolongations à borddevant un dernier café et un dernier cookie à la cafet du pont 4. Vers 10h00, nous nous résignons àquitter le FRAM bien à regret, et rejoignons notre gîte "ChezMonique" où nous passerons une autre nuit avant de partir à l'aventurepour un second tour d'Islande, dans le même sens, mais cette fois-ci en voiturede location. L'aventure, c'est bien mais leprogramme est chargé et je crois que je n'aurai pas beaucoup de temps pourpoursuivre cette chronique quotidienne. On en reparlera plus tard !
L'heure du bilan Nous avons réellement apprécié cette croisière qui était totalement inédite pour la compagnie Hurtigruten. Elle nous a permis de faire escale dans des ports parmi les plus isolés du pays, bien à l'écart du tourisme de masse. Nous devons cela aussi au fait d'avoir embarqué sur un petit paquebot très manœuvrant qui pouvait se faufiler ou accoster quasiment partout, ce que les mastodontes des mers ne peuvent pas se permettre. Cela fait aussi que nous avons toujours été en vue des côtes pour la plupart spectaculaires à contempler. Les deux premiers jours nous avons eu une météo qui nous a fort désappointés, et finalement du très beau temps dans le nord et l'est de l'Islande, plus en demi-teinte dans le sud. Mais cela aurait pu être bien pire. Globalement, nous avons eu beaucoup de chance. En conséquence, la mer s'est montrée clémente avec les passagers et tout le monde a fréquenté assidument le restaurant. Juste un peu de houle entre Djupivogur et les Vestmann. Bien qu'à bord du FRAM, le rythme était plutôt croisière. Différentes excursions animaient les escales et chacun pouvait y trouver son compte en toute indépendance. Ces excursions n'étaient pas la priorité pour nous, sauf deux dans des sites où nous étions sûrs de ne pouvoir accéder ultérieurement en voiture. Pour faire court, nous sommes très contents de notre périple et quelque chose me dit que l'on recommencera bientôt !
Plus de détails et des photos sur mon blog : http://nmjjm.blogspot.fr/...lande-le-retour.html
ENVOL VERS REYKJAVIK Samedi 24 Mai 2014 Les valises ont été bouclées à la dernière minute mais toujours dans la crainte de rater l'avion, ce matin c'est 06h00 debout ! Et notre comité d'accueil qui attendait à Saint-Lazare nous a emmenés directement et sans encombre à l'aéroport Charles de Gaulle. Le faitque l'Islande soit rattachée à l'espace Schengen nous a épargné un passage douloureux à travers les boutiques duty-free… Après un enregistrement cafouilleux, une sécurité tatillonne et un retard d'avion, ce n'est qu'à 15h20 que nous parvenions enfin en bout de piste à Roissy, prêts à décoller ! Le reste du vol fut sans histoire pour rallier l'aéroport de Keflavik en 02h50. Le plafond est si bas que la piste apparaît au dernier moment. Bienvenue en Islande ! Cet aéroport est de taille réduite et il est facile d'y circuler et d'y récupérer rapidement ses bagages. Il est situé à 50 km de la capitale, que l'on rejoint aisément en bus entraversant les champs de lave de la presqu'île de Reykjanes. Ce service de bus est bien pratique et efficace ; il prévoit même la mise à disposition de navettes qui desservent les hôtels ou chambres d'hôtes à la demande des passagers. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous vaut un circuit complet serpentant à travers les rues de la ville et qui nous permet déjà de se repérer sans fatigue. Nous avions réservé une chambre dans le gîte "Chez Monique", tenu par une Normande que les hasards de lavie ont amené en Islande il y a plus de 40 ans et qui y est restée. Une femme charmante au parcours atypique. Sa maison est située à deux pas du centre ville, juste derrière la nouvelle mairie et en bordure du petit lac Tjörnin, l'une des attractions de Reykjavik. En quelques minutes nous sommes sur le port pour déguster des brochettes de poissons au "Seabaron", un petit restaurant un peu folklo situé dans un ancien entrepôt et créé par un ancien pêcheur qui s'est reconverti dans la soupe de langoustines, le steak debaleine ou les célèbres brochettes que l'on choisit dans des armoires réfrigérées. Ensuite, en jouant des coudes, on cherche une place pour dîner sur des planches en bois, assis sur des barils en plastique. Folklo, je vous disais ! En attendant d'être servis, nous avons eu tout le loisir de contempler la déco murale faite de tout et de rien en rapport avec la mer et la pêche. Un resto incontournable pour qui vient àReykjavik. Après dîner, il nous reste assez de temps pour commencer à arpenter les rues de la ville, dont Laugavegur. C'est samedi soir, c'est très animé. De nombreux bars sont ouverts et semblent très fréquentés par la jeunesse locale. Cela nous amène tout doucement au sommet d'une colline dominée par le haut clocher de l'église Hallgrimskirkja, dont la façade est inspirée par la forme des colonnes de basalte, typiques de l'Islande. Il est 20h45, cela semble encore ouvert. Nous avons juste le temps de jeter un œil à l'intérieur. C'est très lumineux, mais la décoration n'incitepas à la distraction. C'est moins que minimaliste ! Ce qui dénote juste dans cettenef austère, c'est un magnifique orgue contemporain de plus de 5.700 tuyaux. Un monument à lui tout seul, splendide à regarder !
A REYKJAVIK Dimanche 25 Mai 2014 Aparté : Au risque de contrarier les puristes les plus absolus, je n'ai pas eu vraiment l'intention d'investir dans un clavier islandais pour rédiger cette page. Déjà qu'avec deux doigts ça ne va pas bien vite, les multiples caractères particuliers dont est faite l'écriture islandaise (Ð, ð, Þ, þ á, í, ó, ú, ý, æ, ö), ne feraient que ralentir la saisie du récit, sans forcément améliorer la lisibilité et la compréhension du texte ou des noms de lieux. J'ai donc choisi de franciser l'orthographe de la plupart des noms islandais et je l'assume pleinement dans ce qui va suivre. Et que les islandographes les plus convaincus me pardonnent !
Lemot nuit n'a pas beaucoup de sens à cette époque en Islande. La luminosité avait à peine baissé vers minuit et, à 04h00 il faisait déjà grand jour ! Celane nous a pas empêché de récupérer. Hier, c'était vent ; ce matin, c'est pluie ! Après le petit déjeuner, départ à pied vers le port, histoire de se rassurer et de constater que le MS FRAM est bien amarré au bon quai. La taille du bateau lui permet de profiter des installations de l'ancien port en ville plutôt que de celles du terminalcroisière situé bien à l'extérieur. Près du port, il est maintenant impossible de rater Harpa, une construction récente et imposante abritant plusieurs salles de concerts et de réunions, bars et restaurants, dont on peut douter de la pertinence au regard du nombre d'habitants du pays. Sur le plan architectural, c'est assez massif et incongru dans le paysage urbain du Reykjavik historique. Les immenses façades faites d'une multitude de prismes de verre éclairent les murs intérieurs noirs ou gris anthracite : Une belle étude de la diffusion de la lumière ! L'architecture contemporaine, on aime ou on n'aime pas. Nous avons nettement préféré l'intérieur du bâtiment et son éclairage naturel ! La tête enfoncée dans la capuche de l'anorak, nous avons poursuivi sur Saebraut, large mail sans arbres en bord de mer, jusqu'à une immense sculpture en acier inox, baptisée Sun Voyager. C'est un ouvrage étrange qui selon la position d'où on le regarde peut être une coque de drakkar, un squelette humain ou celui d'une baleine, à moins que cela ne ressemble à un scorpion… Il parait que le soir, les rayons rasants du soleil éclairent et colorent le métal de teintes changeantes, d'où le nom de Sun Voyager. Nous, on ne pouvait pas voir cela, nous étions le matin… Plus sérieusement, pour nous, c'était Rain Voyager !
De l'autre côté de Seabraut, un quartier entier est en cours de restructuration. Des immeublesde belle hauteur sont alignés le long de l'avenue et font penser à Manhattan ou Dubaï, à l'échelle de l'Islande bien sûr. Il pleut, et nous pensons trouver un abri salvateur dans Hallgrimskirkja, que nous avions vu trop rapidement hier soir. C'est dimanche, et nous arrivons en plein office religieux. La nef de la grande église est pleine de fidèles, des choristes sont debout sur deux estrades et l'orgue résonne de tout son souffle.Un grand moment de communion musicale. Nous avons donc suivi le culte luthérien, mais nous avons eu du mal avec un long prêche en islandais. Là, nous nous sommes sentis un peu perdus ! Dans l'après-midi, la pluie redouble et c'est au pas de charge que nous rejoignons le FRAM en traînant nos quatre lourdes valises. Nous avons bien apprécié que le bateau soit amarré quasiment au pied de notre gîte… Sans le faire exprès, nous sommes dans les premiers à monter à bord et à procéder aux formalités d'embarquement. Le personnel de la réception semble fébrile et cafouille. Nous comprendrons vite que l'informatisation de toute la gestion des passagers vient d'être changée le jour même et que cela ne se fait pas sans douleur. Sur ce coup là, nous avons été les meilleurs, ceux arrivés après nous ont été moins chanceux et ont dû patienter plus qu'à l'habitude. Rapidement, nous retrouvons parmi le staff quelques têtes déjà vues lors de notre précédent voyage en Antarctique, dont Steffen qui nous reconnaît. Nous avons déjà noshabitudes à bord. Nous nous installons dans la cabine 336, jouxtant celle quenous avions il y a trois ans, au pont 3 et au centre du bateau, là où à priori cela remue le moins. Rapidement, nous récupérons notre parka bleue puis nous investissons la cafet du pont 4 enattendant d'être convoqués pour l'exercice de sécurité obligatoire avantl'appareillage. A 20h00 précises, le FRAM quitte lentement le quai, les toits de Reykjavik s'estompent derrière le crachin. Les sommets environnants sont sous une épaisse couche de nuages. La légendaire lumière et la visibilité infinie caractéristiques de l'Islande ne sont pas au rendez-vous ce soir ! Après les nourritures spirituelles de la matinée, il est normal de penser aux nourritures terrestres et ce soir, devant le buffet du FRAM, commence la cure de poisson. On est presque venu pour cela ! 21h30, pot de bienvenue du Commandant. C'est surtout l'occasion de faire connaissance avec les membres de l'équipage et du "staff d'expédition". Nous retrouvons le Commandant qui nous avait sorti avec tant de brio du violent coup de vent que nous avions subi en Antarctique. Le FRAM a déjà par le passé relâché à Reykjavik, mais c'est la première fois quela compagnie organise le tour complet de l'Islande en faisant escale dans de petits ports. Line, une norvégienne, qui est notre "team leader" complimente tous les passagers d'avoir osé être des pionniers et des explorateurs lors de ce voyage inaugural. Rien moins ! Bon, même si c'est un peu exagéré, cela fait toujours plaisir… Le FRAM fait maintenant cap au nord-ouest vers sa prochaine escale : la péninsule de Snaeffellsnes. Après une journée bien remplie, ce soir je m'octroie un quart réduit, d'autant que la pluie ne cesse pas. Pas chaud sur les coursives extérieures !
PENINSULE DE SNAEFELLSNES Lundi 26 Mai 2014 07h15, le FRAM est en vue du port de Grundarfjordur, au nord de la péninsule de Snaeffellsnes. En vue ! En vue ? En vue n'est pas le terme qui convienne vraiment. Plafond bas et lumière en berne, la journée ne s'annonce pas bien. Depuis le pont du bateau, les contours de la pyramide abrupte de Kirkjufell, la Montagne de l'Eglise, sont complètement brouillés. Quelques instants plus tard, son sommet va disparaître dans les nuages bas. Cette montagne caractéristique annonce notre arrivée imminente dans le port de Grundarfjordur, que l'on distingue à peine derrière le rideau de pluie fine. La péninsule de Snaefellsnes est paraît-il un concentré des paysages d'Islande ; depuis hier nous avons surtout droit à un concentré météorologique ! Toute la région est dominée par le Snaefell, un stratovolcan éteint culminant à plus de 1.400 m surmonté d'un glacier, le Snaeffelsjökull. Inutile de préciser que nous n'avons rien vu de tout cela. Jules Verne avait inscrit ce site pour la postérité dans le "Voyage au centre de la Terre", mais aujourd'hui les héros de sonroman n'auraient sans doute pas pu vivre leur aventure, tant l'entrée du volcan était invisible. Nous nous étions inscrits pour une excursion en bus et une randonnée pour faire le tour du Snaeffell. Le peu que nous pouvions voir nous a juste permis d'imaginer que tout le reste devait être très beau… Malgré tout, bravant le vent et la pluie, nous avons pu faire une marche en partant du petit port d'Arnarstapi, cerné de falaises de basalte noir servant de refuge à plusieurs colonies de mouettes tridactyles. La poursuite de la rando s'est faite en longeant une côte rocheuse très découpée où les grottes alternent avec les portes et autres pics. La mer y bat avec violence. Le contraste entre le blanc des vagues qui explosent sur le noir des formations basaltiques est du plus bel effet. Le guide Lonely Planet évoque cette balade, expliquant "que les paysages sont encore plus enchanteurs sous la pluie". Tu parles ! On peut imaginer que par beau temps, cela doit être encore mieux Ensuite, une courte marche vers la plage de gros graviers noirs de Djupalonssandur que l'on atteint par un méchant chemin serpentant à travers des formations menaçantes de lave sombre. L'état de la mer ne donne guère envie de s'y baigner. Et quand on voit sur quelle surface les débris d'un chalutier qui y fit naufrage en 1948 sont dispersés, cela donne une petite idée de la violence de la mer dans la région. Dans l'après-midi, le Fram relâche pour la première fois à Stykkisholmur, la capitale de la région. C'est un petit port accessible par une passe étroite sinuant entre récifs et îlots. Mais comment y faire entrer un paquebot ? Le Commandant nous a encore apporté la preuve de sa dextérité en encastrant son bateau en marche arrière entre lequai et une île de basalte et en s'amarrant à un quai trop court pour le navire. Stykkisholmur, un port, une petite ville d'Islande où les entrepôts côtoient des maisons bardées et couvertes de tôles ondulées multicolores. Profitant d'une éclaircie, nous marchons vers l'église bâtie sur une colline. Une construction futuriste complètement décalée avec le classicisme du village. L'architecte a visiblement déliré. Il n'y a que les cloches en bronze qui ne laissent aucun doute sur la destination de l'édifice. Un escalier très raide permet d'atteindre le sommet de la petite île qui ferme le port. Une opportunité pour admirer le FRAM d'en haut. Un petit phare rouge domine le site et constitue un excellent point de vue dominant le semis de roches qui encombrent l'accès direct au port. Au moment de l'appareillage, vers20h00, le FRAM donne trois coups de sirène à l'issue de son escale inaugurale à Stykkisholmur avant de faire route vers les fjords du Nord-Ouest. Et la pluie tombe de nouveau !
LES FJORDS DU NORD-OUEST Mardi 27 Mai 2014 Si en Bretagne il peut faire beau plusieurs fois par jour, ici en Islande, il se dit qu'il suffit d'attendre juste cinq minutes pour trouver du temps à sa convenance. Eh ben, on ne peut pas dire que nous soyons récompensés de notre patience. La météo est désespérément stable depuis notre arrivée dans le pays et la matinée ne s'annonce pas meilleure que les précédentes. L'arrivée dans le petit port de Flateyri se fait dans la grisaille. Nouvelle escale inaugurale. L'accostage se fait en douceur, mais on voit que les deux lamaneurs ne sont pas habitués à l'arrivée d'un bateau si imposant et ont des difficultés à manipuler les lourdes aussières. Il faut dire que Flateyri ne compte que 300 âmes et une poignée de chalutiers. Le trafic maritime ne doit pas être bien important. Flateyri s'étale sur une courte péninsule et l'on se demande ce qui a pu motiver l'organisateur de la croisière pour y faire escaler le FRAM… Avant même le débarquement, nous comprenons que le tour du village sera vite bouclé. Malgré l'heure matinale, tous ceux qui ont quelque chose à vendre ou à faire voir, ont ouvert leur échoppe ou leur maison pour tenter de capter les économies de la clientèle du FRAM… avec plus ou moins de succès semble-t-il. Nous visitons la librairie du village où l'on vend des livres d'occasion au poids. Elle est installée dans une ancienne habitation et c'est le propriétaire des lieux qui nous reçoit. Un jeune homme bon chic, bon genre qui a revêtu le costume d'époque pour mieux se fondre dans le décor très kitsch de la maison de ses arrière-grands-parents. Visite de l'église à l'intérieur joliment coloré. Deux jeunes filles y donnent un mini récital de voix et piano pour le plaisir de quelques passagers. Il ne nous reste plus qu'à escalader un gigantesque talus paravalanche. Le gouvernement islandais a fait transporter et mis en œuvre des millions de mètres cubes de remblais pour protéger le village. En 1995, une avalanche en avait enseveli une partie etfait une quarantaine de morts ; et quand ont voit la hauteur et la pente de la montagne en surplomb, on comprend mieux la nécessité d'un tel ouvrage. C'est tout simplement colossal. Le talus de forme triangulaire permet de dévier la trajectoire de l'avalanche, le centre servant de rétention. Vu du village, cela n'a l'air de rien, mais une fois grimpé dessus on se rend compte de la hauteur importante de l'ouvrage qui domine largement l'agglomération. On nous avait également vendu la vue panoramique sur le fjord, mais ce matin, c'est raté ! En début d'après-midi, le FRAM y va de ses trois coups de sirène en quittant Flateyri. Nous longeons maintenant de hautes falaises avant de pénétrer dans l'imposant fjord d'Isafjordur. Lapluie a cessé mais l'air reste bien humide au point de brouiller le paysage. Les fjords du nord-ouest sont l'une des régions les plus spectaculaires d'Islande, c'est rageant de ne pouvoir admirer convenablement ces falaises grandioses que masquent les nuages bas. En fin d'après-midi, le bateau jette l'ancre au fond du fjord au large de l'île de Vigur. Il y est prévu un débarquement à l'aide des PolarCircle Boats (PCB). (Les PolarCircle Boats sont de puissants bateaux de travail norvégiens qui ont été adaptés pour débarquer les passagers dans des lieux dépourvus de quai. Nous avions déjà testé leur robustesse et leur efficacité à toute épreuve en Antarctique). Le FRAM est éloigné de l'île et les PCB font la navette. En dehors de son côté bucolique, cette île est réputée pour sa population aviaire abondante et variée qui piaille bruyamment : sternes, guillemots, macareux, huitriers-pie, mais surtout pour l'imposante population d'eiders. Les canes eiders sont en ce moment à couver partout dans l'herbe ou les galets des plages. Une ferme occupait cette île dont il subsiste encore quelques bâtiments colorés caractéristiques. La saison venue, les enfants des fermiers se consacraient à la collecte du duvet d'eiders dans les nids. 21h00, le FRAM fait demi-tour vers le port d'Isafjordur. Et là, miracle ! L'air devient plus sec, plus pur, plus lumineux et les nuages prennent un peu d'altitude. On commence à voir quelque chose ! Enfin, je peux profiter des coursives extérieures et de la plate-forme avant du pont 5, cela commençait à me manquer de ne pouvoir assurer mes quarts régulièrement et ce soir, j'y reprends goût ! Isafjordur est abrité au fond d'une ancienne vallée glaciaire en forme caractéristique de U. Un vrai U aux flancs quasi verticaux où là neige peine à s'accrocher. Les falaises noires striées de neige se reflètent dans l'eau lisse et sombre du fjord, le paysage se dédouble.Le bateau accoste doucement, une belle arrivée !
ISAFJORDUR Mercredi 28 Mai 2014 Journée complète de relâche àIsafjordur. Les prémices d'amélioration météorologique entrevus hier soir se précisent. L'atmosphère est limpide, les sommets des montagnes environnantessont nets, et surtout dégagés de leur couche nuageuse qui a pris de la hauteur. Pas encore de soleil, mais nous ne désespérons pas. Isafjordur est la ville la plus importante des Fjords du Nord-Ouest. 2.600 habitants ! Comme à Flateyri, la ville est construite sur une longue péninsule qui barre le fond du fjord. C'est un important port de pêche, quelques gros chalutiers sont amarrés à quai mais comme partout, la pêche artisanale semble en voie de disparition. La ville est vite parcourue. Quelques rares commerces traditionnels, un supermarché et deux fast-food sontles seuls points d'attraction. Il subsiste un nombre important de maisons anciennes bien préservées, aux toits et façades en tôle ondulée. Le charme vient des différentes couleurs de ces maisons. Et les décors ou expositions d'objets derrière les fenêtres doivent témoigner de la personnalité des occupants. Ce détail est une constante des pays nordiques, bien que cela semble ici moins léché qu'en Norvège. Résider ou vivre dans cette région ne doit pas être qu'une partie de plaisir. C'est loin de tout à cause des kilomètres à parcourir pour contourner l'un après l'autre chacun des nombreux fjords ou franchir des montagnes escarpées qui sont autant d'obstacles à un déplacement aisé. Sans parler de l'obscurité, de la neige et du froid qui y règnent durant le long hiver. Ici, c'est pire que le bout du monde ! Et tout au nord de cette zone de fjords, il n'y a que les oiseaux qui peuvent s'y plaire, il n'y a jamais eu de routes pour s'y rendre. 21h30, tout le monde sur le pont pour l'appareillage d'Isafjordur ! Temps clair, belle visibilité, l'immense chape de nuages est en altitude. Cela change des jours précédents et c'est tant mieux. Le FRAM quitte un fjord pour faire un détour vers un autre, le commandant veut nous faire admirer une ancienne station baleinière norvégienne en activité jusqu'en 1930. Sur un replat de la côte, subsistent quelques bâtiments, une vieille cheminée… Le fond du fjord est complètement enneigé. Le FRAM fait lentement demi-tour. Impossible de trouver la sortie ! L'horizon est complètement barré par des montagnes tabulaires noires rayées de longues strates horizontales. Et toujours beaucoup de neige. En avant lente, le FRAM rase les berges du fjord. Une belle visibilité et peu de vent ressenti, il est agréable de prendre le quart sur la plateforme du pont 5 où je suis seul. Le bateau ayant enfin trouvé la sortie du vaste réseau de fjords, le vent se lève et la température fraîchit. Il est près de minuit, il fait grand jour, et si ce n'était le poids des paupières, je serai encore bien resté à contempler ces paysages grandioses.
HORNBJARG & SIGLUFJORDUR Jeudi 29 Mai2014 Bien que couché vers minuit, quelque chose me dit qu'à 04h30 il serait grand temps que je sorte du lit. Atravers le hublot, je comprends que le soleil éclaire déjà de hautes falaiseset que le bateau est quasiment arrêté. Cela mérite bien un petit toursur le pont, mais malgré l'heure, j'ai déjà été devancé… Le bateau est immobile au milieude la baie de Hornvik, à l'extrême nord-ouest de l'Islande. La neige recouvreen abondance les pentes abruptes des montagnes. Et ce qui ne gâte rien, c'estque le soleil est encore sous les nuages pour illuminer le cirque que forme lefond de la baie. La lumière rasante souligne chaque plissement du relief en yapportant des teintes chaudes du plus bel effet. C'est réellement splendide. Nous sommes deux ou troiscourageux passagers à admirer un tel décor, mais quelle récompense ! Ces petitsmatins spectaculaires sont un réel plaisir encore augmenté par le fait d'être àpeu près seul pour les admirer. Je sais, c'est très égoïste, mais c'est lacontrepartie d'une nuit écourtée… Je reste ainsi jusqu'à ce que lesoleil disparaisse au-dessus de la couche de nuages. Tout devient plus terne etsurtout, la température chute immédiatement. A 06h00, il est temps de finir lanuit ! Sauf qu'à 07h00, nouveau réveilpar la radio du bord. Le FRAM s'est approché très près de la falaise bordant labaie de Hornvik, qui est un site d'observation ornithologique d'importance. LeFRAM est entouré d'une multitude d'oiseaux qui plongent ou s'envolent en largesgroupes, essentiellement des guillemots ou des pétrels fulmar. Les guillemotsont un envol poussif et doivent battre frénétiquement des ailes et des pattesavant de pouvoir décoller, c'est plutôt cocasse à regarder ; les plus malinspréfèrent plonger furtivement à l'approche du bateau. Ce sont des oiseaux de petitetaille, mais ils sont des centaines de milliers bien alignés, à nicher dans lamoindre anfractuosité ou la moindre faille dans les strates de la falaise. Plushaut, ce sont les mouettes tridactyles qui tournoient en rasant la roche. Cette région est faite de hautset très anciens volcans brutalement effondrés dans la mer, une moitié émerge, l'autre a définitivement disparu. Le relief du secteur est très mouvementé, tellement difficile d'accès qu'il n'a jamais été habité, sauf occasionnellementprès de quelques rares plages où la mer permettait de débarquer. Les maîtresdes lieux sont les trolls et les sorcières, c'est dire ! C'est l'un des derniers endroitsencore sauvage d'Europe et c'est devenu un parc national très protégé. On nepeut y venir qu'en bateau depuis Isafjordur, et après c'est trois jours demarche éprouvante, même pour les trekkeurs les plus forcenés pour traverser lapresqu'île. Nous sommes ici face auHornbjarg, le point le plus nord de l'Islande. Horn ? Y aurait-il un rapportavec le cousin Horn de l'hémisphère sud ? Vue de la mer, la similitude entreles deux caps est troublante… même falaise, même couleur noire, même formeconique, et bien que cela ne soit pas le cas aujourd'hui, mêmes souffrancespour le passer. Une nouvelle fois nous sommescap-horniers ! Ensuite, nous avons été gratifiésd'une belle matinée de navigation, mer calme et visibilité islandaise portantloin. Vers le sud, la côte prend un profil plus alpin avec des cimes toujours trèsenneigées et vers le nord-ouest, à une quarantaine de kilomètres, tel unmirage, l'île de Grimsey émerge à peine de l'horizon. J'ai passé un long momentsur l'avant du pont 5. La météo pluvieuse des derniers jours est déjà oubliée.Je retrouve l'Islande que je connaissais. Pourvu que cela dure ! En début d'après-midi, nousaccostons à Siglufjordur, au fond d'un petit fjord. Toujours beaucoup de neigesur les pentes. Ce port a largement prospéré grâce à la pêche au hareng pendantplusieurs décennies, mais brutalement périclité lorsque les bancs ontsubitement et définitivement quitté la région en 1960. J'y avais fait escale lors de mon1er voyage en Islande en 1977, et je me souviens de l'état dedélabrement des quais en bois construits sur pilotis, des rues désertes etd'habitants tristounets. Une vraie ambiance de far north ! En 2014, le villagesemble de nouveau faire preuve de dynamisme et d'animation. Le cabillaud a remplacé lehareng. A peine quitté le FRAM, nous assistons à la débarque de ce poisson parbacs entiers. Durant l'escale, une partie de pêche à la ligne est organisée àbord des PCB, les participants sont revenus avec des prises de belle taille. Lesoir, cette pêche miraculeuse a été découpée devant nous sur le pont 7 par lescuisiniers du bord qui en ont tiré de superbes filets.
AKUREYRI & GRIMSEY Vendredi 30 Mai 2014 Ce matin escale à Akureyri, seconde ville d'Islande (17.000 habitants), située au fond d'un fjord de 55 kmde longueur. La matinée aurait pu démarrermoyennement mais la météo islandaise qui n'est pas à une contradiction près vaen décider tout autrement. Vers 09h00, alors que nous commençons notre visitede la ville, les nuages disparaissent rapidement pour laisser la place à unsoleil généreux. Dans la matinée, il fait si chaud que nous devons ôter anoraket pull. Nous parcourons une petite villebien proprette, aérée et relativement animée qui s'étage en pente douce le longdu fjord. Du haut des escaliers qui mènent à la grande église contemporaine, nous avons une jolie vue sur l'agglomération, les eaux du fjord et la riveopposée. Sous le soleil, la neige abondante qui recouvre encore les sommets, étincelle. Nous poursuivons notre balade entraversant un quartier composé de maisons cossues entourées de jardins oùpoussent tulipes et jonquilles, et chose plus rare en Islande, des arbres ! Noussommes à proximité du jardin botanique de la ville qui rassemble une collectionde plantes islandaises et arctiques. La moindre plante est étiquetée, c'esthyper soigné et entretenu par de très jeunes gens. Les enfants viennent s'ydistraire. C'est un endroit bucolique au cœur de la rude Islande… Appareillage en débutd'après-midi pour une sortie somptueuse du fjord qui va durer un peu plus dedeux heures. Grand soleil, ciel bleu. Sur la faible pente des rives, alternentfermes, champs de fourrage, petits hameaux. C'est très verdoyant. En arrièreplan, les montagnes sont couvertes de neige. Sous le soleil, le paysage estéblouissant (dans tous les sens du terme). Vent de l'arrière, l'atmosphèreest très agréable. Les chaises transat et les fauteuils ont été judicieusementdisposés sur les ponts extérieurs, et de nombreux passagers en profitentnonchalamment pour… bronzer ! Je passe ainsi mon quart, à en prendre plein lesyeux en observant les eaux calmes du fjord ou les cimes environnantes… Uneréelle impression de naviguer sur un lac de haute montagne tant l'air estlimpide. Dès la sortie du fjord, le FRAMmet le cap sur l'île de Grimsey à 45 kilomètres au large. Grimsey serait restéedans l'anonymat, si elle n'était le seul point d'Islande traversé par le CerclePolaire Arctique, qui lui a fait sa réputation. Elle reste une île très peuvisitée à cause des liaisons maritimes ou aériennes aléatoires dues à une météoimprévisible, même l'été. La taille du FRAM permet de s'affranchir de cesconsidérations, d'autant qu'aujourd'hui, c'est calme plat. Aussitôt en mer, le vent serenforce quelque peu et la température diminue en conséquence, mais avec lesoleil cela reste très supportable. Sur l'arrière, la côte se profile nettementen un alignement de cimes copieusement enneigées qui irradient dans ledemi-contre-jour. C'est plus que splendide, l'Islande nous fait son spectacle. J'attendais beaucoup de ce voyage, etaujourd'hui j'en ai plus que je n'osais espérer. Les mots manquent. C'est beau, tout simplement beau. Beau à s'en faire mal aux yeux, beau à pleurer. Toutl'après-midi, je reste de quart sur le pont dans la contemplation des paysages. En toute fin d'après-midi, nousdébarquons en PCB dans le petit port de Grimsey. L'attraction principale, c'estque cette ile est traversée par le Cercle Polaire par 66° 33' Nord. C'est leseul endroit d'Islande où en théorie, le soleil tangente l'horizon au solsticed'été le 21 juin, et où il n'apparaît plus le jour du solstice d'hiver le 21décembre. En théorie ! En réalité, c'est un peu plus compliqué que cela… Lignesimaginaires, les cercles polaires, comme les tropiques, l'Equateur ou leméridien de Greenwich, sont des repères fictifs sur la surface du globe. On neles voit pas, mais c'est quand même bien utile pour connaître l'heure, lessaisons ou sa position. A Grimsey, le lieu estmatérialisé dans la partie nord, derrière le petit aérodrome, par un tube enacier inox de trois mètres de long, que l'on enjambe grâce à quelques marchesen bois. Tout le monde vient s'y faire photographier. Cela reste trèssymbolique. N'empêche que c'est la quatrième fois que l'on passe cette ligne et…que l'on s'y fait photographier aussi ! Grimsey est également connuecomme repaire d'oiseaux marins. Les sternes occupent une grande partie del'ile, ils peuvent être très menaçants si l'on s'approche trop de leurterritoire et le font bruyamment savoir aux intrus que nous sommes ; ça piailleà tout va au-dessus de nos têtes. Nous déambulons au bord desfalaises en contemplant à bonne distance les nids de fulmars ou de mouettes.Les macareux font leurs nids en creusant des terriers tout au sommet de cesfalaises. Mais la plupart sont en pêche au large, pourtant nous en voyons deuxs'envoler entre nos jambes, alors que nous étions confortablement assis dans lamousse au-dessus de ces terriers sans le savoir… C'est le début de soirée, il faitgrand jour. De l'île, on voit le FRAM en premier plan et à 45 km au-delà versle Sud, on distingue clairement la succession des cimes couvertes de neige quele soleil éclaire encore largement. Quelle journée ! Et ce n'est pasfini ! 21h30, appareillage. Le FRAMcontourne Grimsey pour ainsi pouvoir franchir le Cercle Polaire. Pour nous, c'est donc la cinquième fois ! Cette longue expérience nous autorise à nousdispenser de la petite cérémonie du baptême de la ligne qui a lieu à l'avant dupont 5… Il y a quelques novices à bord qui se font introniser par un dieuNeptune plus vrai que nature et qui ne fait pas semblant en leur déversant unecopieuse louche de glaçons dans le cou et le dos. Hurlements et rires ! Etchacun des courageux se voit offrir un petit verre d'aquavit pour dissiper lesfrissons… On aurait pu croire la soiréeterminée. En ralliant l'escale suivante, nous croisons la route d'un groupe debaleines qui fait son show… Toujours un peu trop loin et jamais assezlongtemps. Mais le capitaine a arrêté son bateau presque une heure pour que lespassagers puissent les admirer. J'ai rarement quitté mon quartdepuis le début de l'après-midi. J'en profite au maximum, il y a tant à voir !Peu à peu les coursives se vident. 23h30, le soleil presqu'au Nord, ne descendplus vraiment et ses derniers rayons éclairent la côte. Au loin, les montagnesse teintent de rose… Magie du lieu, magie de l'instant. Il n'y avait pas grandmonde à bord pour admirer cela ! Oui vraiment, une journéeexceptionnelle en Islande !
HUSAVIK & TORSHÖFN Samedi 31 Mai2014 Nous nous réveillons en mêmetemps que le bateau accoste à Husavik. Il pleut un peu, mais si cela ternit lepaysage, cela n'altère en rien la visibilité. La grande majorité des passagersa débarqué pour une excursion vers le lac Myvatn, un haut-lieu du tourismenord-islandais (nous devrions voir ces sites dans la seconde partie de notrevoyage). Le FRAM semble presque vide et nous prenons le petit-déjeuner aucalme. Si les Islandais ne pratiquentplus la chasse aux cétacés depuis plusieurs années, ils ont fait de Husavik lacapitale de l'observation des baleines en armant toute une flottille d'ancienschalutiers qui emmènent passagers et curieux. Cela se fait également sur delongs canots ultra-rapides. L'industrie semble florissante et les baleines dela baie d'Husavik n'ont qu'à bien se tenir ! Chaque passager de ces bateauxest équipé d'une superbe combinaison de survie rouge avec une jolie capuchejaune fluo, et revêt également une brassière de sauvetage. Les quais de Husaviksont ainsi animés par les allées et venues des ces petits hommes rouges auxtêtes jaunes et ce matin, quelques passagers du FRAM agrémentent la palette decouleur grâce à leur belle parka bleue électrique… La flottille d'observateurs debaleines partie, la petite ville s'apaise. En dehors des cétacés, son intérêtréside dans son église d'inspiration norvégienne et son clocher blanc et rouge. Nouvel appareillage du FRAM entout début d'après-midi. Nous longeons alors une côte basse d'où émergentquelques rares sommets, contrastant avec les paysages vus auparavant. Comme iln'y a pas de chose de spectaculaire à voir, nous nous octroyons un long momentde détente dans le jacuzzi situé à l'extérieur du pont 7, heureux de clapoterdans les bulles. On s'y sent bien… jusqu'au moment de sortir ! C'est ainsi que nous arrivons àTorshöfn en début de soirée. Une fois de plus, notre commandant nous a montrétout son savoir-faire en glissant son bateau dans la passe d'entrée fortétroite. Là encore, quelle a été lamotivation du concepteur de la croisière pour programmer une escale dans cepetit port ? Nous débarquons dans un petit village, tout au nord-est du pays età l'écart des itinéraires conventionnels, où il n'y rien d'autre qu'une énormeusine de transformation de poissons. A 21h00, les déambulations despassagers du FRAM ont perturbé le paisible village. Quelques habitants ont faitce qu'ils ont pu pour nous vanter leurs hobbies : objets sculptés, peintures, tricotage de gants ou de bonnets à mille années-lumière de la mode de Paris.L'église était même restée ouverte pour nous, là encore, pas grand-chose à voir! Le spectacle, c'est nous quil'avons fait lors de l'appareillage, à 23h00. Les personnels du port quin'avaient sans doute jamais accueilli d'aussi gros navire et sans doute jamaisde paquebot, saluaient les passagers avec leurs casquettes en nous criant derevenir l'année prochaine… Le FRAM y a été de ses troiscoups de sirène et Torshöfn a retrouvé son calme… pour un an, peut-être ! 23h30, le soleil effleure toutdoucement la surface de l'océan, mais une nouvelle fois ce sont les nuages quigagnent la partie et tout le ciel commence à s'embraser.
SEYDISFJORDUR & ESKIFJORDUR Dimanche 1er Juin 2014 Le FRAM a contourné la pointenord-est de l'Islande durant la nuit et fait maintenant route vers le sud, autrement dit, nous attaquons la seconde moitié du parcours en longeant larégion des Fjords de l'Est. Et depuis le tout début de lamatinée, l'Islande nous refait son show. Ciel pur, air limpide, franc soleil, étonnant ! Cette météo inédite nous incite à quitter la couchette au plus vite. Nous suivons à toucher une côtemontagneuse incrustée de multiples fjords. C'est moins abrupt, moins haut quece nous avions vu précédemment, mais les cimes sont tout autant couvertes deneige. C'est tout simplement éblouissant ! Le FRAM navigue à petite vitessesur les eaux calmes et incroyablement bleues du fjord de Seydisfjordur. Al'avant du bateau, c'est le rêve. Du grand spectacle ! Les cimes enneigées sereflètent dans l'eau, de nombreuses et très hautes cascades dévalent les pentesen stries parallèles, près des berges quelques fermes se sont implantées. Tranquillement, le FRAM gagne lefond du fjord et accoste au quai où s'amarre habituellement le ferry qui assurela liaison hebdomadaire entre le nord du Danemark et l'Islande. Et une foisn'est pas coutume durant cette croisière, nous avons droit à de vraiesinstallations portuaires. Blotti au fond d'une anse cernéepar les montagnes, Seydisfjordur est un village unique en Islande, réputé pourses jolies maisons. Cela tient peut-être à leur architecture un peu plusélaborée qu'ailleurs, la palette de leur teinte pastel, ou leur implantationautour de ce qui ressemble à un lac. Le phare de tous lescroisiéristes en escale, c'est l'église. Et celle-ci ne déroge pas à la règle.Une jolie petite église en bois bleu pastel qui ajoute beaucoup de charme auvillage. La voute de la nef en arc de cercle est aussi peinte en bleu plussoutenu. Des fenêtres à petits carreaux éclairent la nef et le chœur, etlaissent la vue sur la verdure environnante et quelques bouleaux rabougris. Nous passons ainsi une bonnepartie de la matinée, sous un généreux soleil, à déambuler dans les rues dupetit village. Une jolie parenthèse dans le rythme de la croisière. Néanmoins, appareillage en débutd'après-midi ! La descente du fjord est aussi lumineuse que sa montée ce matin.Tous les fauteuils sont pris d'assaut et ça bronze à tout va, chacun enprofite. Dès le changement de cap à la sortie du fjord, les nuages sont arrivéset le vent est monté brutalement. Sauve-qui-peut général ! Nous naviguons quelques millesavant de pénétrer dans le fjord d'Eskifjordur, notre escale de find'après-midi. Le ciel est resté bien voilé et nous découvrons un village auxmaisons basses bien alignées, toutes construites parallèlement à la berge etétagées sur les pentes de la montagne. Chacune en soi n'a rien d'exceptionnelmais l'ensemble est assez harmonieux. Chacune de ces escales est leprétexte pour que quelques uns partent en excursion organisées sur des thèmesou des destinations différentes. Pour nous, on verra plus tard.
DJUPIVOGUR, OU LES BRUMES D'ISLANDE Lundi 02 Juin 2014 07h00, le FRAM jette l'ancre àDjupivogur, au large d'une côte basse et rocheuse qui vue de l'avant du pont 5pourrait ressembler à certains paysages de Bretagne Nord. Une succession depointes et un semis de roches empêchent le FRAM d'aller plus en avant. De l'arrière du bateau la vue estbien différente, de longues falaises noires dominent de larges plaines, et plusen arrière-plan les montagnes sont faiblement enneigées. A part quelques petits nuagesaccrochés aux lointains sommets, la matinée s'annonce radieuse. Nous sommes enescale ici pour une grande partie de la journée et comptons en profiter pourfaire un peu de tourisme pédestre autour du village. Après le débarquement en PCB, nous commençons donc notre randonnée vers l'attraction majeure de Djupivogur, un ensemble de 34 énormes œufs en pierre polie, baptisé "Eggin iGleidivik" (les œufs de la baie heureuse). Ces 34 œufs tous différentscorrespondent à 34 sortes d'oiseaux présents sur l'ile, et respectent la formeet l'échelle. Cette visite à peine terminéenous avons été rapidement surpris par l'arrivée de petits bancs de brumemasquant de temps à autre un paysage devenant de plus en plus incertain. Apriori, un joli point de vue domine le village et offre de belles vues sur lacôte, mais le temps d'y arriver, tout avait disparu… Retour à bord en PCB, le FRAM estbien caché derrière la brume épaisse, n'apparaissant qu'au tout dernier moment, tel un vaisseau fantôme… Les GPS à bord de ces engins de débarquement ont bienaidé les pilotes. A 17h00, c'est un brouillarddense qui tombe, cernant le FRAM juste au moment de l'appareillage. De l'avant, on ne voit pas clairement l'arrière du bateau. Cela va durer deux heures. LeFRAM navigue dans l'un des coins les plus mal famés d'Islande, (côte rectiligneet basse, roches éparses, etc, un vrai cimetière à bateaux !). Pas rassurant !Heureusement, la technologie est là pour se situer sur la carte ! Au bout de deux heures, cettebrume épaisse s'effiloche progressivement, laissant d'abord voir des petits boutsde ciel, puis la surface de la mer, pour enfin disparaitre définitivement. Noussommes sauvés ! Dans la soirée, les nuagescachent les hauts sommets de l'énorme glacier Vatnajökull. Dans la lumière quidescend, nous pouvons voir dans le lointain plusieurs langues glaciaires, typiques des paysages de la côte sud. Une autre facette de l'Islande.
SURTSEY & LES ÎLES VESTMANN Mardi 03 Juin 2014 Le ciel a du mal à s'éclaircir cematin. De gros nuages stagnent sur la côte. Durant quelques instants, il estpossible de voir le sommet du glacier Myrdalsjokull et de son voisinl'Eyjafjallajokull, qui recouvre le célèbre volcan ayant provoqué tant deperturbations dans le trafic aérien en avril 2010. Deux grandes tacheslumineuses dans un ciel chargé. La côte sud de l'Islande estdépourvue d'abris naturels, aussi le FRAM a-t-il navigué toute la nuit et toutecette matinée en mettant directement le cap sur Surtsey, l'île la plus ausud-ouest du pays. Cette île est apparue sans prévenir, un matin de novembre1963, sortant de la mer en bouillonnant. L'éruption sous-marine dura plus dequatre ans formant une nouvelle île de basalte et de cendres noires d'environ2.7 km², mais les érosions marine et éolienne en ont quelque peu diminué lasurface depuis 60 ans. Vu du pont du FRAM, c'est sombreet guère accueillant. Cette île est sous très haute protection. Seuls, nedébarquent que quelques scientifiques venant y étudier comment la vie peut apparaîtredans une nature vierge et hostile : d'abord quelques mousses ou lichens, desinsectes et récemment quelques couples de macareux. Et le périmètre deprotection est étendu puisque le FRAM reste à bonne distance, nous laissant unpeu sur notre faim. Néanmoins, ce tour de Surtsey estplutôt inédit dans un programme de croisière et enrichit notre connaissance duMonde. Nous sommes sans doute des privilégiés car je doute fort qu'il y aitbeaucoup de navires qui viennent se perdre dans un endroit aussi isolé. Le bateau fait ensuite route aunord vers les îles Vestmann, un archipel d'une quinzaine d'îlots inabordables, sauf Heimaey, la plus grande de ces îles. Heimaey est pour moi l'un destemps forts de cette croisière. Cette île et son port sont en effet liés auxmeilleurs moments de mes vieux exploits nautiques. La première fois était à lasuite d'un changement d'équipage à Reykjavik. J'arrivais ici en ferry (pasvraiment un exploit…), et c'était en 1977, quatre ans après l'éruption quiavait à moitié enseveli la ville. Une luminosité exceptionnelle valorisait alorsles couleurs jaune, rouge et noir du volcan dont la masse semblait encoreécraser le village. Impressionnant ! Ce volcan était entré en éruptionen janvier 1973, surprenant la population dans son sommeil, qui avait étéévacuée dans l'urgence à bord des chalutiers restés au port à cause d'unetempête. L'éruption avait égalementendommagé un câble électrique relié au continent. Sans électricité sur l'île, il avait également fallu évacuer les stocks de poissons vers l'extérieur. Etenfin, les Islandais ont gagné le pari insensé de pomper l'eau de mer pourarrêter la coulée de lave qui menaçait d'obstruer l'entrée du port, ce quiaurait été fatal à la survie de l'île, complètement tributaire de la pêche. Arriver sur cette île, puisgravir le volcan quatre ans après un tel cataclysme, ça laisse des souvenirs !Et que sont quatre ans à l'échelle géologique de la Terre ? Brrr ! La seconde fois était en 1979, etcette fois-ci à la voile sans escale depuis Paimpol. Une arrivée en pleinpassage de front froid, sous des rafales violentes perturbées par les hautesfalaises, à tirer des bords insensés dans un chenal sinueux et étroit avec unvoilier sans moteur… Egalement impressionnant ! Aujourd'hui, du pont du FRAM quipénètre dans le port, je revois immédiatement tout cela. Les hautes falaises àdroite, l'étroit chenal puis le champ de lave noire à gauche, le tout toujoursdominé par l'Eldfell, le volcan toujours rouge et noir, toujoursimpressionnant. Seule, l'agglomération semble s'être étendue. Nous sommes en escale à Heimaeypour l'après-midi, largement le temps de gravir le volcan Eldfell. Avantl'ascension, il faut traverser le champ de lave qui a enseveli plus de 400maisons. Mais en presque 40 ans, les choses ont un peu changé. Ce champ de lavea été "domestiqué". Je me souviens de sentiers étroits, serpentant augré de cette lave noire figée dans des formes fantasmagoriques, menaçantes etencore fumantes. Dans le contre-jour, c'était flippant ! Aujourd'hui, plus rien de toutcela, le champ de lave est toujours là, bien sûr. Mais l'érosion naturelle oul'action de l'homme ont fait leur œuvre, des lupins bleus (plante invasive enIslande), ont réussi à y pousser, la mousse vert-de-gris gagne du terrain. Unelarge route bitumée dessert des carrières de matériaux et mène à une… déchèterie! Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le tri sélectif peut mener àce genre d'aberration ! Le volcan lui, est resté le même, une imposante masse de scories noires et rouge brique que nous gravissonslentement. Au sommet, les fumerolles et les odeurs de soufre ont disparu, maisde temps à autre nous sommes entourés d'air tiède dégagé par le sol. A quelquesendroits, il est impossible de poser la main sur la pierre encore chaude. Nous sommes arrivés aux portesdes Enfers. Le volcan assoupi respire encore faiblement. Pourvu qu'il ne se réveille pas sous nospieds ! De son sommet, nous dominons le champ de lave, la ville, le portet toutes les îles Vestmann. Un joli spectacle bien mérité. L'escale se termine dans lasoirée. Le commandant du FRAM nous fait preuve de toute son expérience enfaisant faire à son bateau un demi-tour sur place dans le petit port, la proueet la poupe à toucher les quais opposés. En rasant les falaises qui bordent lechenal, le FRAM quitte sa dernière escale vers Reykjavik, le terme de sacroisière. Une fois de plus, la croisièreaurait pu durer bien plus longtemps. Les Vestmann disparaissent derrièrel'horizon. Petit coup de blues passager…
RETOUR A REYKJAVIK Mercredi 04 Juin 2014 Déjà ! Les toits de Reykjaviksont bien en vue lorsque je prends mon dernier quart sur le pont 5. J'y seraisencore bien resté davantage ! Irrémédiablement, le FRAM pénètre dans le bassindu vieux port et accoste. Les aussières sont raidies et tout s'arrête ! Les premiers passagers débarquentpour prendre leur avion, pressés de passer à autre chose. Pour nous, pasd'urgence, nous restons en Islande et nous jouons les prolongations à borddevant un dernier café et un dernier cookie à la cafet du pont 4. Vers 10h00, nous nous résignons àquitter le FRAM bien à regret, et rejoignons notre gîte "ChezMonique" où nous passerons une autre nuit avant de partir à l'aventurepour un second tour d'Islande, dans le même sens, mais cette fois-ci en voiturede location. L'aventure, c'est bien mais leprogramme est chargé et je crois que je n'aurai pas beaucoup de temps pourpoursuivre cette chronique quotidienne. On en reparlera plus tard !
L'heure du bilan Nous avons réellement apprécié cette croisière qui était totalement inédite pour la compagnie Hurtigruten. Elle nous a permis de faire escale dans des ports parmi les plus isolés du pays, bien à l'écart du tourisme de masse. Nous devons cela aussi au fait d'avoir embarqué sur un petit paquebot très manœuvrant qui pouvait se faufiler ou accoster quasiment partout, ce que les mastodontes des mers ne peuvent pas se permettre. Cela fait aussi que nous avons toujours été en vue des côtes pour la plupart spectaculaires à contempler. Les deux premiers jours nous avons eu une météo qui nous a fort désappointés, et finalement du très beau temps dans le nord et l'est de l'Islande, plus en demi-teinte dans le sud. Mais cela aurait pu être bien pire. Globalement, nous avons eu beaucoup de chance. En conséquence, la mer s'est montrée clémente avec les passagers et tout le monde a fréquenté assidument le restaurant. Juste un peu de houle entre Djupivogur et les Vestmann. Bien qu'à bord du FRAM, le rythme était plutôt croisière. Différentes excursions animaient les escales et chacun pouvait y trouver son compte en toute indépendance. Ces excursions n'étaient pas la priorité pour nous, sauf deux dans des sites où nous étions sûrs de ne pouvoir accéder ultérieurement en voiture. Pour faire court, nous sommes très contents de notre périple et quelque chose me dit que l'on recommencera bientôt !
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Iceland Winter Tour, un tour complet de l’île, 21 jours, en van, en avril
😏 CARNETS DE ROUTE EN LIGNE :
ICELAND WINTER TOUR
Bonjour
L'Islande fin mars, c'est encore l'hiver. Trois semaines avec un petit fourgon 2 roues motrices et sans chauffage adapté, mission impossible ? Et bien non, ce fut un voyage fascinant !
Pourquoi avril ? Parce que nous pouvons prendre nos congés à cette période et que la promotion hiver de la SMYRIL LINE s'appliquait pour le premier départ du Norröna fin mars. 935 Euros A/R pour le fourgon et 2 adultes en dortoir avec un seul repas par jour. Spartiate mais le tiers du prix qu'en haute saison !
Préparation. Aucune. Inutile de passer des heures à lire récits et témoignages. Tous montrent l'Islande l'été Nous avons fait comme les Islandais, adapter les déplacements à la météo du jour. C'est tout.
Parcours. Le tour de l’île par la N1 fait 1300 km. Nous l'avons doublé, 2600 km. Pratiquement tous les sites majeurs furent accessibles. Le Nord enneigé et glacé nous a tellement fasciné que nous y sommes restés deux semaines sur trois ! Avalant le Sud en quelques journées. Sans aucun regret.
Campings. Indispensables avec notre petit chauffage électrique 220 V. Mais en avril, ils sont presque tous fermés 😠 Par chance, les propriétaires ont accepté de nous accueillir. Résultat inespéré, 18 nuits en camping avec électricité !
Météo. Au Nord, entre moins 2 et moins 12 degrés. Soleil et chutes de neige tous les jours. Au Sud, entre 0 et 14 degrés. Aucun jour de pluie.
Carnets de route. Ils seront mis en ligne dans le lien en signature. En attendant, un aperçu en une vingtaine de photos.
Cordialement, Sylvie & Bernard.
Neige, glace, ciel lumineux : magnifique !

Seuls aux pieds du plus grand glacier d'Europe.

Pause déjeuner dans un superbe cadre.

La route serpente au cœur du désert blanc.

Sur les routes désertes des hauts plateaux.

L'impression de rouler sur la banquise !

Réveil le matin au bord d'un lac glaciaire.

Piste entre terre, ciel et eau.

Route miraculeusement sèche sur les hauts plateaux glacées.

Le long des fjords du Nord-Ouest.

Un bivouac dans un cadre somptueux !

Piste le long de la côte Ouest.

Le Nord, neige et glace à perte de vue.

Un fourgon solitaire au cœur du désert blanc.

Neige et glace à l'infini !

Crépuscule magique aux pieds du glacier.

Randonnée autour du Fjallsarlpon.

Un petit fourgon Toulousain perdu dans l'immensité glacée !

Blizzard dans les fjords du Nord-Ouest.

ICELAND WINTER TOUR
Bonjour
L'Islande fin mars, c'est encore l'hiver. Trois semaines avec un petit fourgon 2 roues motrices et sans chauffage adapté, mission impossible ? Et bien non, ce fut un voyage fascinant !
Pourquoi avril ? Parce que nous pouvons prendre nos congés à cette période et que la promotion hiver de la SMYRIL LINE s'appliquait pour le premier départ du Norröna fin mars. 935 Euros A/R pour le fourgon et 2 adultes en dortoir avec un seul repas par jour. Spartiate mais le tiers du prix qu'en haute saison !
Préparation. Aucune. Inutile de passer des heures à lire récits et témoignages. Tous montrent l'Islande l'été Nous avons fait comme les Islandais, adapter les déplacements à la météo du jour. C'est tout.
Parcours. Le tour de l’île par la N1 fait 1300 km. Nous l'avons doublé, 2600 km. Pratiquement tous les sites majeurs furent accessibles. Le Nord enneigé et glacé nous a tellement fasciné que nous y sommes restés deux semaines sur trois ! Avalant le Sud en quelques journées. Sans aucun regret.
Campings. Indispensables avec notre petit chauffage électrique 220 V. Mais en avril, ils sont presque tous fermés 😠 Par chance, les propriétaires ont accepté de nous accueillir. Résultat inespéré, 18 nuits en camping avec électricité !
Météo. Au Nord, entre moins 2 et moins 12 degrés. Soleil et chutes de neige tous les jours. Au Sud, entre 0 et 14 degrés. Aucun jour de pluie.
Carnets de route. Ils seront mis en ligne dans le lien en signature. En attendant, un aperçu en une vingtaine de photos.
Cordialement, Sylvie & Bernard.
Neige, glace, ciel lumineux : magnifique !

Seuls aux pieds du plus grand glacier d'Europe.

Pause déjeuner dans un superbe cadre.

La route serpente au cœur du désert blanc.

Sur les routes désertes des hauts plateaux.

L'impression de rouler sur la banquise !

Réveil le matin au bord d'un lac glaciaire.

Piste entre terre, ciel et eau.

Route miraculeusement sèche sur les hauts plateaux glacées.

Le long des fjords du Nord-Ouest.

Un bivouac dans un cadre somptueux !

Piste le long de la côte Ouest.

Le Nord, neige et glace à perte de vue.

Un fourgon solitaire au cœur du désert blanc.

Neige et glace à l'infini !

Crépuscule magique aux pieds du glacier.

Randonnée autour du Fjallsarlpon.

Un petit fourgon Toulousain perdu dans l'immensité glacée !

Blizzard dans les fjords du Nord-Ouest.

Calendrier des départs en croisière des membres VF 2015
LANCEMENT CALENDRIER DEPARTS CROISIERES 2015
Comme certains le demandent déjà, je lance le calendrier pour 2015.
AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! Cela créé une confusion pour tous les membres !!!
· Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! Comme je suis de plus en plus sollicitée pour la raison que des membres ne retrouventpas la dernière mise à jour, en plus des mises à jour misent en ligne içi comme d'habitude, je ferai une sauvegarde internet dans quelques temps sur mon blog de préparatifs de croisière à cette adresse (rubrique : calendrier des départs en croisière) : http://partir.blog.free.fr.blog.free.fr/index.php?
· Echangez vos infos en MP et pas sur ce post SVPmerci !!! · Mais vous pouvez signalez votre croisière sur cepost ou en MP bien sûr en respectant au possible le format du calendrier lorsde votre inscription (date – pseudo (nationalité) / compagnie + nom dubateau / nombre de jours / secteur de la croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter le travail !!! DernièresInformations: Ø -Total actuel de croisières/membres = 1 !!! Ø - 1 nouvelle(s) information(s) en gras dans la liste(N’hésitez pas à échanger vos infos) !!!
JANVIER (0 Croisière(s)de membre(s))
FEVRIER (1 Croisière(s)de membre(s))
15 - Ericat1505 (FR) / COSTA Diadema / 8 jours / Méditerranée(Marseille)
MARS (0 Croisière(s)de membre(s))
AVRIL (0 Croisière(s)de membre(s))
MAI (0 Croisière(s)de membre(s))
JUIN (0 Croisière(s)de membre(s))
JUILLET (0 Croisière(s)de membre(s))
AOUT (0 Croisière(s)de membre(s))
SEPTEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
OCTOBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
NOVEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
DECEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
Comme certains le demandent déjà, je lance le calendrier pour 2015.
AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! Cela créé une confusion pour tous les membres !!!
· Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! Comme je suis de plus en plus sollicitée pour la raison que des membres ne retrouventpas la dernière mise à jour, en plus des mises à jour misent en ligne içi comme d'habitude, je ferai une sauvegarde internet dans quelques temps sur mon blog de préparatifs de croisière à cette adresse (rubrique : calendrier des départs en croisière) : http://partir.blog.free.fr.blog.free.fr/index.php?
· Echangez vos infos en MP et pas sur ce post SVPmerci !!! · Mais vous pouvez signalez votre croisière sur cepost ou en MP bien sûr en respectant au possible le format du calendrier lorsde votre inscription (date – pseudo (nationalité) / compagnie + nom dubateau / nombre de jours / secteur de la croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter le travail !!! DernièresInformations: Ø -Total actuel de croisières/membres = 1 !!! Ø - 1 nouvelle(s) information(s) en gras dans la liste(N’hésitez pas à échanger vos infos) !!!
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Partir seule à Madagascar
Bonjour !
Je cherche des infos sur le trajet minibus en direction de Farafangana. combien coûte le billet ?
Je loge à l'hôtel du cheval blanc près de l'aéroport de Tana le 25 avril prochain. Je vais vers Vohipeno pour visiter un centre de jeunes ! Je pense aussi visiter un parc national de Ranomafana.
Je voyage seule. Vous avez des infos ?
A bientôt ! Emmanuelle
A bientôt ! Emmanuelle











