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Laos à vélo: hébergement?
Salut les cyclo!!!
On est parti de France il y a 6mois sur nos montures et nous voila au Cambodge a siem reap pres a visiter les temples d'Angkor. La prochaine etape est de longer le mekong pour le Laos et la sur la route 13 de rejoindre Ventiane. La question que je me pose c'est pour l'hebergement car j'ai l'impression qu'il n'y a pas beacoup de ville sur la route et donc peut etre difficile de trouver une guest house.
Est ce que quelqu'un a quelques renseignements a me fournir? Et si il y a des endroits ininterressants sur cette route, une alternative a proposer??
Merci d'avance pour votre aide delphine
http://delphetdannyavelo.wordpress.com
On est parti de France il y a 6mois sur nos montures et nous voila au Cambodge a siem reap pres a visiter les temples d'Angkor. La prochaine etape est de longer le mekong pour le Laos et la sur la route 13 de rejoindre Ventiane. La question que je me pose c'est pour l'hebergement car j'ai l'impression qu'il n'y a pas beacoup de ville sur la route et donc peut etre difficile de trouver une guest house.
Est ce que quelqu'un a quelques renseignements a me fournir? Et si il y a des endroits ininterressants sur cette route, une alternative a proposer??
Merci d'avance pour votre aide delphine
http://delphetdannyavelo.wordpress.com
Premier voyage au Laos en juillet/août avec des enfants
Bonjour
Nous partons 1 mois au Laos cet été avec nos 3 enfants ( 12,11 et 8 ans). Après atterissage à Bangkok, on prépare un itinéraire classique: Train pour CHiang Rai, Huay Xai, bateau pour Laung prabang, Luang Prabang et région ( Nong Khiaw), Vang Vieng peut-être, Vientiane.... On se réserve éventuellement sur notre mois de voyage qq jours à Koh Samet pour terminer le voyage. plein de questions évidemment: - Le train pour chiang rai ( train de nuit couchette 2ème classe avec fan) faut-il réserver dès maintenant ou on peut attendre notre arrivée à Bangkok faire la résa sur place ? Directement à la gare ou via agence de voyage ? - Le bateau lent: on lit tout sur les forums à ce propos, enfer ou bonheur, en saison des pluies ça donne quoi ? Bateau surchargés ? L'enfer pour les enfants ? ( on a été avec eux sur les backwaters en Inde) - Location de vélo au Laos avec des enfants: avez-vous déjà tenté l'expérience ? Est-ce qu'il y a des vélos enfants ( 24") pour notre petit dernier, 8 ans. Les grands peuvent rouler sur des vélos adultes. - Résa: nous n'avons pas trop l'habitude de réserver les guest houses longtemps à l'avance, puisque nous ne connaissons pas la durée de chacune des étapes. Que me conseillez-vous ? Pas de résa ? Résa d'une étape à l'autre ? Ou vraiment résas indispensables - pour des guest houses moyen de gamme, 10 ou 12 euros la chambre. Si vous avez des coup de coeurs récents pour des guesthouses, on est preneurs. - Pour nos enfants fans de tyroliennes j'ai trouvé le Namlik Jungle Fly au nord de Vientiane... ? Ca vaut le coup ? - La pluie: mousson comme au Cambodge ( grosse averse l'après-midi) ou comme en Inde ( des torrents de pluie continue...)
Voilà ... quelques questions en vrac, si vous avez des retours de voyage récents avec des enfants sur cet itinéraire je serai ravie de vous lire. Merci à tous pour votre aide. Claudia PS: avis aux contributeurs légèrement sarcastiques :je connais le bouton "rechercher" sur le site, on aimerait des infos fraiches
Nous partons 1 mois au Laos cet été avec nos 3 enfants ( 12,11 et 8 ans). Après atterissage à Bangkok, on prépare un itinéraire classique: Train pour CHiang Rai, Huay Xai, bateau pour Laung prabang, Luang Prabang et région ( Nong Khiaw), Vang Vieng peut-être, Vientiane.... On se réserve éventuellement sur notre mois de voyage qq jours à Koh Samet pour terminer le voyage. plein de questions évidemment: - Le train pour chiang rai ( train de nuit couchette 2ème classe avec fan) faut-il réserver dès maintenant ou on peut attendre notre arrivée à Bangkok faire la résa sur place ? Directement à la gare ou via agence de voyage ? - Le bateau lent: on lit tout sur les forums à ce propos, enfer ou bonheur, en saison des pluies ça donne quoi ? Bateau surchargés ? L'enfer pour les enfants ? ( on a été avec eux sur les backwaters en Inde) - Location de vélo au Laos avec des enfants: avez-vous déjà tenté l'expérience ? Est-ce qu'il y a des vélos enfants ( 24") pour notre petit dernier, 8 ans. Les grands peuvent rouler sur des vélos adultes. - Résa: nous n'avons pas trop l'habitude de réserver les guest houses longtemps à l'avance, puisque nous ne connaissons pas la durée de chacune des étapes. Que me conseillez-vous ? Pas de résa ? Résa d'une étape à l'autre ? Ou vraiment résas indispensables - pour des guest houses moyen de gamme, 10 ou 12 euros la chambre. Si vous avez des coup de coeurs récents pour des guesthouses, on est preneurs. - Pour nos enfants fans de tyroliennes j'ai trouvé le Namlik Jungle Fly au nord de Vientiane... ? Ca vaut le coup ? - La pluie: mousson comme au Cambodge ( grosse averse l'après-midi) ou comme en Inde ( des torrents de pluie continue...)
Voilà ... quelques questions en vrac, si vous avez des retours de voyage récents avec des enfants sur cet itinéraire je serai ravie de vous lire. Merci à tous pour votre aide. Claudia PS: avis aux contributeurs légèrement sarcastiques :je connais le bouton "rechercher" sur le site, on aimerait des infos fraiches
Voyage Thaïlande-Laos d'un mois et demi sans visa: problèmes à l'embarquement?
Bonjour,
Cet été j'ai l'intention de partir sans visa Thaïlandais un mois et demi, en Thaïlande et au Laos.
Aurai-je des problèmes avec ma compagnie à l'embarquement à Roissy sachant
qu'un séjour sans visa en Thaïlande est de 30 jours maximum ?
merci
Retour du Laos en 2011: informations pratiques
Suite à environ un mois passé au Laos en mars 2011, voici quelques informations pratiques qui pourront servir aux voyageurs visitant ce pays.
Argent :
Coupures de 500, 1000, 2000, 5000, 10'000, 20'000 et 50'000 kips. Nous n'avons pas rencontré de plus grosses coupures que 50'000. Attention, il convient d'être prudent, certaines coupures se ressemblent fortement. De plus, les chiffres sont en caractères romains que sur un côté du billet. Eviter d'avoir trop de grosses coupures, il est rare que les commerçants, chauffeurs de tuktuk, etc..., aient la monnaie pour vous rendre. Dans les villes, aucun souci pour trouver des ATM qui acceptent les cartes Maestro, Visa, etc... Les retraits maximum sont de 1'000'000 de kips par transaction, 8 fois par jour. Quelques bureaux de change, mais certains hôtels ou magasins en font aussi, à des taux variables et rarement favorables. Possibilité de payer certains achats en $ ou en baths, mais pas partout. Le $ n'est pas plus utile que l'Euro qui se change tout aussi bien.
Quelques prix : Un riz sauté poulet/porc : 15'000 kips Une grande bière Lao : 10'000 kips Une bouteille d'eau 1,5 l. : 5'000 kips Une bouteille d'eau 1 l. : 2 - 3'000 kips Un shake aux fruits : 5 - 6'000 kips Un sandwich poulet/thon/ vache qui rit : 10'000 kips Une course en tuktuk à Vientiane : 20-30'000 kips Location d'un vélo à Luang Prabang pour un jour : 10-15'000 kips Prix d'une bonne chambre en guesthouse : 70-140'000 kips Lessive, au kilo : 8-10'000 kips
Carnet de route :
Pour ceux intéressés à lire le récit de nos aventures laotiennes, cliquer ICI
Climat :
En mars, après plusieurs mois de saison sèche, le manque d'eau est visible. Les rizières sont à sec, l'herbe est brûlée (au sens propre et figuré du terme), les arbres perdent parfois leurs feuilles, les rivières sont au débit minimum. La poussière est présente sur toutes les pistes et bords de route. Par contre, le beau temps et la chaleur y sont normalement quasi garantis. Si vous voulez voir des paysages verdoyants, période à éviter. Chaleur étouffante dans les environs de Paksé et notamment dans les 4000 îles. Par contre, dans le nord, les nuits peuvent être fraîches.
Comment s'y rendre :
Aucun vol international depuis l'Europe. La solution la plus pratique en arrivant du Vieux-Continent consiste à passer par Bangkok. Depuis là, les options sont multiples:
vols internes avec Air Asia vers Chiang Rai (nord), Udon Thani (nord-est) ou Ubon Ratchathani (est) qui permettent ensuite d'entrer au Laos à divers points, selon votre planning.
vols internationaux depuis Bangkok pour Luang Prabang (Bangkok Airways) ou Vientiane (Lao Airline), mais ces trajets sont onéreux.
train de nuit entre Bangkok et Nong Khai, à quelques km de la frontière laotienne, puis Vientiane, soit en train, soit en bus. Les billets pour le train peuvent s'acheter 2 mois à l'avance via le net (cf le site www.thailandtrainticket.com ). On les paye et ils sont livrés directement à la gare de Bangkok le jour du départ par porteur (moyennant une petite commission de 300 baths) ou alors à votre hôtel.
si vous êtes déjà en Asie, nombreux vols entre les différentes villes du sud-est asiatique et Vientiane (KL, Hanoï, Phnom Penh, Hô Chi Minh, etc...).
sinon par voie terrestre avec les pays voisins.
Pour le visa, valable un mois et coûtant 35 $ ou 1500 baths, ne pas oublier de prendre l'indispensable photo. Des agences de voyage laotiennes peuvent vous arranger vos visas pour les pays voisins (Chine, Vietnam, etc...), si vous êtes en voyage longue durée dans la région.
Connexion internet :
La plupart des guesthouses dans les centres touristiques proposent du WiFi, de même que certains restaurants. Mais les connexions sont lentes. Sinon, nombreux cybercafés et autres points internet. Là aussi, le débit est faible à moyen en général. Prix variables suivant les endroits.
Coups de coeur :
L'absence de stress Le sourire désintéressé des Laotiens La beauté des enfants, surtout les filles Les fruits et les shake confectionnés devant nous Les paysages autour de Vang Vieng Muang Ngoi, son calme, ses paysages L'aventure en moto sur le plateau des Boloven Les 4000 îles et son ambiance tropicale nonchalante
Pour le détail, voir notre compte-rendu à l'aide du lien ci-dessus.
Coups de gueule :
Le comportement totalement irrespectueux de certains voyageurs à Vang Vieng (tenue complètement inadaptée, abus d'alcool et d'autres produits "happy" au milieu des Laotiens) et à Luang Prabang (lors de l'offrande faites aux bonzes). Certains souffrent d'un grave manque de savoir-voyager, voire même de savoir-vivre. Une honte.
Cuisine :
Un mélange des tendances de la région Asie du sud-est et pas forcément avec prédominance thaï, souvent moins épicé. Beaucoup d'excellentes soupes, notamment aux nouilles, agrémentées de légumes et parfois de viande (poulet, boeuf ou porc). Les cartes des restaurants sont bien fournies, en plats asiatiques en tout genre notamment les mets sautés (fried chicken/noodle/vegetables/rice, etc...). Les poissons cuits au grill sont excellents. Nombreux fruits tropicaux sur les marchés, ne pas hésiter à abuser des Shake. On choisit les fruits désirés, un peu d'eau sucrée, de lait condensé et des glaçons, le tout est mixé. Délicieux et jamais malade ! Contrairement aux autres pays du coin, on trouve du pain, notamment de la baguette, servie chaude ! Le café lao est très bon. Excellente bière, la Lao Beer, servie en canette ou bouteille de 33 cl et de 64 cl.
Hébergement :
Pour tous les budgets suivant le niveau de confort désiré. Des petites guesthouses toutes simples parfois sans sdb à 40'000 kips à des chambres plus luxueuses dès 25 $. Les établissements bon marché sont souvent bruyants à cause des jeunes en tournée dans l'Asie du sud-est et les cloisons très minces. Certains sites internet donnent de bonnes infos, www.travelfish.org notamment. Attention le Lonely Planet et le Routard ne sont plus vraiment à jour au niveau des prix, comme souvent.
Lessive :
Tant les guesthouses que des échoppes dans la rue proposent de laver votre linge. Prix au kilo : 8-10'000 kips suivant les endroits. Les tâches les plus tenaces ne partiront pas, mais vos habits retrouverons fraîcheur et odeur agréables. Vous pouvez donc voyager léger.
Massage :
On en trouve partout et vu les prix proposés (moins de 100'000 kips/heure pour les plus chers), il ne faut pas s'en priver. Massage du corps, des pieds et des jambes, du visage, plusieurs formules proposées. Possibilité de sauna ou de bains de vapeur aux herbes suivant les endroits.
Moustiques :
Avantage de la saison sèche, peu de ces insectes nuisibles. Une bonne protection en spray le soir (celui acheté en Europe a été tout-à-fait efficace), manches et pantalon long, cela est suffisant. Nous avons également acheté une bombe aérosol, qui a duré tout le mois, pour les chambres qui étaient dépourvues de mousitiquaire, ce qui demeure assez rare.
Routes :
Les axes principaux sont gourdonnés, mais les routes sont souvent bosselées et parsemées de trous, d'où une vitesse réduite. Les voies moins importantes sont souvent des pistes en terre, caillouteuses, poussièreuses en saison sèche et boueuses lors de la saison des pluies.
Sécurité :
Jamais nous n'avons senti une quelconque agressivité envers nous, ni un sentiment d'insécurité.
Transports :
Nous n'avons testé que les transports organisés par les guesthouses (bus, minivan). Les prix sont quasi tous identiques et les véhicules utilisés sont en bon état. Les chauffeurs sont prudents (rien à voir avec le Sri Lanka) et la circulation est facile. Le Laotien est sur la route comme dans la vie, pas stressé. Tuktuk, demander le prix avant de monter, comme partout. Location de moto possible (des petites chinoises ou japonaises 100 ou 110 cc à vitesses ou automatiques), aucun permis n'est exigé. Parfois même aucun contrat. On paie, on prend la moto et on part (en cas de pépins, on rembourse...). Pour les motos à vitesses, pas d'embrayage, on monte dans les vitesses en appuyant vers l'avant et pour rétrograder, l'axe repart vers le talon et on appuie dessus. Simple après quelques utilisations. Les crevaisons ne sont pas rares, d'où de nombreuses échoppes pour réparer. Location de vélo également possible quasi partout dans les endroits touristiques. Un bon moyen de découvrir Luang Prabang et les 4000 îles par exemple. Vols internes avec Lao Airlines entre les différentes villes du pays. Nous avons fait Luang Prabang-Vientiane et Vientiane-Paksé, aucun souci. Les avions sont des ATR 72 ou des MA 60, tous deux à turbopropulseurs. Appareils en parfait état, service attentionné, une bonne surprise.
Tourista :
Nous avons chacun eu la notre, traitée de manière conventionnelle avec de l'Immodium pour couper sur l'instant et du charbon actif pour la "réparation". Il convient d'être un peu plus attentif au Laos qu'ailleurs sur les standards d'hygiène, légèrement en-dessous de la Thaïlande par exemple. Toutefois, pas de quoi être parano non plus, les conseils de prudence élémentaires au sujet de l'eau, de la viande pas cuite, de la nourriture qui traîne au soleil, etc, sont les mêmes que partout.
Argent :
Coupures de 500, 1000, 2000, 5000, 10'000, 20'000 et 50'000 kips. Nous n'avons pas rencontré de plus grosses coupures que 50'000. Attention, il convient d'être prudent, certaines coupures se ressemblent fortement. De plus, les chiffres sont en caractères romains que sur un côté du billet. Eviter d'avoir trop de grosses coupures, il est rare que les commerçants, chauffeurs de tuktuk, etc..., aient la monnaie pour vous rendre. Dans les villes, aucun souci pour trouver des ATM qui acceptent les cartes Maestro, Visa, etc... Les retraits maximum sont de 1'000'000 de kips par transaction, 8 fois par jour. Quelques bureaux de change, mais certains hôtels ou magasins en font aussi, à des taux variables et rarement favorables. Possibilité de payer certains achats en $ ou en baths, mais pas partout. Le $ n'est pas plus utile que l'Euro qui se change tout aussi bien.
Quelques prix : Un riz sauté poulet/porc : 15'000 kips Une grande bière Lao : 10'000 kips Une bouteille d'eau 1,5 l. : 5'000 kips Une bouteille d'eau 1 l. : 2 - 3'000 kips Un shake aux fruits : 5 - 6'000 kips Un sandwich poulet/thon/ vache qui rit : 10'000 kips Une course en tuktuk à Vientiane : 20-30'000 kips Location d'un vélo à Luang Prabang pour un jour : 10-15'000 kips Prix d'une bonne chambre en guesthouse : 70-140'000 kips Lessive, au kilo : 8-10'000 kips
Carnet de route :
Pour ceux intéressés à lire le récit de nos aventures laotiennes, cliquer ICI
Climat :
En mars, après plusieurs mois de saison sèche, le manque d'eau est visible. Les rizières sont à sec, l'herbe est brûlée (au sens propre et figuré du terme), les arbres perdent parfois leurs feuilles, les rivières sont au débit minimum. La poussière est présente sur toutes les pistes et bords de route. Par contre, le beau temps et la chaleur y sont normalement quasi garantis. Si vous voulez voir des paysages verdoyants, période à éviter. Chaleur étouffante dans les environs de Paksé et notamment dans les 4000 îles. Par contre, dans le nord, les nuits peuvent être fraîches.
Comment s'y rendre :
Aucun vol international depuis l'Europe. La solution la plus pratique en arrivant du Vieux-Continent consiste à passer par Bangkok. Depuis là, les options sont multiples:
vols internes avec Air Asia vers Chiang Rai (nord), Udon Thani (nord-est) ou Ubon Ratchathani (est) qui permettent ensuite d'entrer au Laos à divers points, selon votre planning.
vols internationaux depuis Bangkok pour Luang Prabang (Bangkok Airways) ou Vientiane (Lao Airline), mais ces trajets sont onéreux.
train de nuit entre Bangkok et Nong Khai, à quelques km de la frontière laotienne, puis Vientiane, soit en train, soit en bus. Les billets pour le train peuvent s'acheter 2 mois à l'avance via le net (cf le site www.thailandtrainticket.com ). On les paye et ils sont livrés directement à la gare de Bangkok le jour du départ par porteur (moyennant une petite commission de 300 baths) ou alors à votre hôtel.
si vous êtes déjà en Asie, nombreux vols entre les différentes villes du sud-est asiatique et Vientiane (KL, Hanoï, Phnom Penh, Hô Chi Minh, etc...).
sinon par voie terrestre avec les pays voisins.
Pour le visa, valable un mois et coûtant 35 $ ou 1500 baths, ne pas oublier de prendre l'indispensable photo. Des agences de voyage laotiennes peuvent vous arranger vos visas pour les pays voisins (Chine, Vietnam, etc...), si vous êtes en voyage longue durée dans la région.
Connexion internet :
La plupart des guesthouses dans les centres touristiques proposent du WiFi, de même que certains restaurants. Mais les connexions sont lentes. Sinon, nombreux cybercafés et autres points internet. Là aussi, le débit est faible à moyen en général. Prix variables suivant les endroits.
Coups de coeur :
L'absence de stress Le sourire désintéressé des Laotiens La beauté des enfants, surtout les filles Les fruits et les shake confectionnés devant nous Les paysages autour de Vang Vieng Muang Ngoi, son calme, ses paysages L'aventure en moto sur le plateau des Boloven Les 4000 îles et son ambiance tropicale nonchalante
Pour le détail, voir notre compte-rendu à l'aide du lien ci-dessus.
Coups de gueule :
Le comportement totalement irrespectueux de certains voyageurs à Vang Vieng (tenue complètement inadaptée, abus d'alcool et d'autres produits "happy" au milieu des Laotiens) et à Luang Prabang (lors de l'offrande faites aux bonzes). Certains souffrent d'un grave manque de savoir-voyager, voire même de savoir-vivre. Une honte.
Cuisine :
Un mélange des tendances de la région Asie du sud-est et pas forcément avec prédominance thaï, souvent moins épicé. Beaucoup d'excellentes soupes, notamment aux nouilles, agrémentées de légumes et parfois de viande (poulet, boeuf ou porc). Les cartes des restaurants sont bien fournies, en plats asiatiques en tout genre notamment les mets sautés (fried chicken/noodle/vegetables/rice, etc...). Les poissons cuits au grill sont excellents. Nombreux fruits tropicaux sur les marchés, ne pas hésiter à abuser des Shake. On choisit les fruits désirés, un peu d'eau sucrée, de lait condensé et des glaçons, le tout est mixé. Délicieux et jamais malade ! Contrairement aux autres pays du coin, on trouve du pain, notamment de la baguette, servie chaude ! Le café lao est très bon. Excellente bière, la Lao Beer, servie en canette ou bouteille de 33 cl et de 64 cl.
Hébergement :
Pour tous les budgets suivant le niveau de confort désiré. Des petites guesthouses toutes simples parfois sans sdb à 40'000 kips à des chambres plus luxueuses dès 25 $. Les établissements bon marché sont souvent bruyants à cause des jeunes en tournée dans l'Asie du sud-est et les cloisons très minces. Certains sites internet donnent de bonnes infos, www.travelfish.org notamment. Attention le Lonely Planet et le Routard ne sont plus vraiment à jour au niveau des prix, comme souvent.
Lessive :
Tant les guesthouses que des échoppes dans la rue proposent de laver votre linge. Prix au kilo : 8-10'000 kips suivant les endroits. Les tâches les plus tenaces ne partiront pas, mais vos habits retrouverons fraîcheur et odeur agréables. Vous pouvez donc voyager léger.
Massage :
On en trouve partout et vu les prix proposés (moins de 100'000 kips/heure pour les plus chers), il ne faut pas s'en priver. Massage du corps, des pieds et des jambes, du visage, plusieurs formules proposées. Possibilité de sauna ou de bains de vapeur aux herbes suivant les endroits.
Moustiques :
Avantage de la saison sèche, peu de ces insectes nuisibles. Une bonne protection en spray le soir (celui acheté en Europe a été tout-à-fait efficace), manches et pantalon long, cela est suffisant. Nous avons également acheté une bombe aérosol, qui a duré tout le mois, pour les chambres qui étaient dépourvues de mousitiquaire, ce qui demeure assez rare.
Routes :
Les axes principaux sont gourdonnés, mais les routes sont souvent bosselées et parsemées de trous, d'où une vitesse réduite. Les voies moins importantes sont souvent des pistes en terre, caillouteuses, poussièreuses en saison sèche et boueuses lors de la saison des pluies.
Sécurité :
Jamais nous n'avons senti une quelconque agressivité envers nous, ni un sentiment d'insécurité.
Transports :
Nous n'avons testé que les transports organisés par les guesthouses (bus, minivan). Les prix sont quasi tous identiques et les véhicules utilisés sont en bon état. Les chauffeurs sont prudents (rien à voir avec le Sri Lanka) et la circulation est facile. Le Laotien est sur la route comme dans la vie, pas stressé. Tuktuk, demander le prix avant de monter, comme partout. Location de moto possible (des petites chinoises ou japonaises 100 ou 110 cc à vitesses ou automatiques), aucun permis n'est exigé. Parfois même aucun contrat. On paie, on prend la moto et on part (en cas de pépins, on rembourse...). Pour les motos à vitesses, pas d'embrayage, on monte dans les vitesses en appuyant vers l'avant et pour rétrograder, l'axe repart vers le talon et on appuie dessus. Simple après quelques utilisations. Les crevaisons ne sont pas rares, d'où de nombreuses échoppes pour réparer. Location de vélo également possible quasi partout dans les endroits touristiques. Un bon moyen de découvrir Luang Prabang et les 4000 îles par exemple. Vols internes avec Lao Airlines entre les différentes villes du pays. Nous avons fait Luang Prabang-Vientiane et Vientiane-Paksé, aucun souci. Les avions sont des ATR 72 ou des MA 60, tous deux à turbopropulseurs. Appareils en parfait état, service attentionné, une bonne surprise.
Tourista :
Nous avons chacun eu la notre, traitée de manière conventionnelle avec de l'Immodium pour couper sur l'instant et du charbon actif pour la "réparation". Il convient d'être un peu plus attentif au Laos qu'ailleurs sur les standards d'hygiène, légèrement en-dessous de la Thaïlande par exemple. Toutefois, pas de quoi être parano non plus, les conseils de prudence élémentaires au sujet de l'eau, de la viande pas cuite, de la nourriture qui traîne au soleil, etc, sont les mêmes que partout.
Meilleur itinéraire au Vietnam, Laos, Cambodge en un mois et demi?
Bonjour à tous chers Voyageurs,
Pourriez vous me donner vos avis, expériences sur mon envie de faire le laos, cambodge et vietnam en 1 mois et demi ??!!
J'ai besoin de vos conseils sur l'itinéraire conseillé.. Par exple : Paris-Hanoi ? ou Paris-ventiane ?? Puis sur le temps idéal à passer dans chacun des pays ..
Dois-je oublier 1 des 3 ?
J'attends vos retours
Merci Cha
Pourriez vous me donner vos avis, expériences sur mon envie de faire le laos, cambodge et vietnam en 1 mois et demi ??!!
J'ai besoin de vos conseils sur l'itinéraire conseillé.. Par exple : Paris-Hanoi ? ou Paris-ventiane ?? Puis sur le temps idéal à passer dans chacun des pays ..
Dois-je oublier 1 des 3 ?
J'attends vos retours
Merci Cha
Itinéraire Thaïlande-Laos-Cambodge?
Bonjour a tous!
Nous sommes deux jeunes etudiants en cours de voyage type backpacker en Asie du Sud Est (Thailande-Laos-Cambodge). Je precise que nous n avons pas les visas pour le cambodge et le laos (on fera les visas a la frontiere)
- Nous sommes actuellement a Chiang Mai et nous aurions aime faire un trek de 2 jours (classique avec marche, ballade a dos d elephant, rencontre d une ethnie...), est ce que vous connaissez des agences serieuses et pas cher?
- nous souhaiterions aller de Chiang mai directement a luang prabang en bus sans passer par un boat, avez des bons plans (toujours pas cher)
- Apres Luang Prabang nous souhaiterions continuer vers vang vieng et vientiane en bus mais certains guide precise que cette route est dangereuse du fait d une guerrilla hmong. Qu en est il aujourd hui.
- Quelle serait ensuite la meilleure facon de rallier vientiane au cambodge (en direction de Siem reap ou Phom Penh) que ce soit en passant par la thailande ou le laos (la rapidite, le cout et la securite sont nos leitmotiv). L avion etant trop cher pour nous.
- Quelle serait la meilleure facon de rallier la thailande a partir de Siem reap ou Phom Penh pour aller direction les plages de l est thailandais (ko samet ou koh chang). A ce propos quelles seraient les plages paradisiaques a faire dans ces deux iles.
- Enfin derniere question, combien de fois pouvons nous aller et sortir de thailande sans avoir a payer de visa (sachant que nos entree et sortie se feront uniquement par voie terrestre).
Merci pour vos reponses et desole pour le cote catalogue de mon message...
Merci pour vos reponses et desole pour le cote catalogue de mon message...
Laos ou Birmanie, seule?
Bonjour à tous!
Cela fait bien longtemps que mes voyages se préparent et se construisent à la lecture de tous les posts de voyages forum.. Aujourd'hui, je me lance dans une nouvelle discussion, je n'arrive pas à me décider : )
J'ai un aller simple pour bangkok, départ dans 10 jours; je voyage seule, et j'ai passé trois mois au népal avant ca; Je voyage seule plus car je n'ai pas trouvé de compagnon à cette époque de l'année et a priori cela me fait un peu peur, mais mon envie de découvertes est plus forte!
Ma question: j'hésite fortement entre le Laos et la Birmanie; la Birmanie a l'air magnifique mais cela sera plus difficile de rencontrer d'autres travellers non? Le Laos semble plus facile au niveau des rencontres. Je pourrai aller d'abord au Laos pour me sentir en confiance, mais j'ai entendu dire qu'en mars, les températures en Birmanie devenaient rapidement insuportables..
Que me conseillez-vous??
Merci d'avance!! Claire
J'ai un aller simple pour bangkok, départ dans 10 jours; je voyage seule, et j'ai passé trois mois au népal avant ca; Je voyage seule plus car je n'ai pas trouvé de compagnon à cette époque de l'année et a priori cela me fait un peu peur, mais mon envie de découvertes est plus forte!
Ma question: j'hésite fortement entre le Laos et la Birmanie; la Birmanie a l'air magnifique mais cela sera plus difficile de rencontrer d'autres travellers non? Le Laos semble plus facile au niveau des rencontres. Je pourrai aller d'abord au Laos pour me sentir en confiance, mais j'ai entendu dire qu'en mars, les températures en Birmanie devenaient rapidement insuportables..
Que me conseillez-vous??
Merci d'avance!! Claire
Voyager seule à vélo en Asie: sécurité?
Bonjour tout le monde,
J'ai 24 ans et j'envisage courant 2012 de voyager toute seule à vélo pendant environ 6 mois à travers l'asie du sud est, plus particulièrement : Thaïlande, Cambodge, Viêtnam, Laos, et Sud de la Chine (Yunnan, Sichuan). J'ai déjà fait plusieurs voyages à vélo (Espagne, Italie, Japon), mais toujours en groupe. Pensez-vous que je devrais trouver quelqu'un d'autre pour partir ? Est-ce dangereux de planter la tente toute seule en pleine nature ?
Evidemment, je connais déjà la réponse (pas plus qu'ailleurs!), mais j'aurais souhaité connaître quelques expériences similaires, histoire d'être rassurée 😏
Merci beaucoup!
Marie
J'ai 24 ans et j'envisage courant 2012 de voyager toute seule à vélo pendant environ 6 mois à travers l'asie du sud est, plus particulièrement : Thaïlande, Cambodge, Viêtnam, Laos, et Sud de la Chine (Yunnan, Sichuan). J'ai déjà fait plusieurs voyages à vélo (Espagne, Italie, Japon), mais toujours en groupe. Pensez-vous que je devrais trouver quelqu'un d'autre pour partir ? Est-ce dangereux de planter la tente toute seule en pleine nature ?
Evidemment, je connais déjà la réponse (pas plus qu'ailleurs!), mais j'aurais souhaité connaître quelques expériences similaires, histoire d'être rassurée 😏
Merci beaucoup!
Marie
Échanger ses euros à Vientiane?
Bonjour à tous,
Nous partons pour le Laos du 16/12 au 05/01 (à 3). Ma question peux sembler....idiote.
- Nous prévoyons d'echanger des Euros en arrivant à Vientiane. Est-ce que 500 Euros d'un seul coup n'est pas de trop ? Et combien de temps pouvons-nous tenir avec ça ?
Merci d'avance pour vos conseils ;)
Nous partons pour le Laos du 16/12 au 05/01 (à 3). Ma question peux sembler....idiote.
- Nous prévoyons d'echanger des Euros en arrivant à Vientiane. Est-ce que 500 Euros d'un seul coup n'est pas de trop ? Et combien de temps pouvons-nous tenir avec ça ?
Merci d'avance pour vos conseils ;)
Argent en Thaïlande, Laos, Vietnam...?
Bonjour!!
Organisant notre voyage pour le laos (départ le 1 octobre pour un mois), nous nous posons bcp de questions sur l'argent a avoir pour commencer notre périple .
Nous allons atterir a bangkok puis prendre le train jusqu'a vientiane, et enfin remonter jusqu'a hanoi (en raccourci...).
Quels conseils pouvez nous donner pour bien gérer notre argent?( monnaie thailandaise, laotienne, vietnamienne, euros, dollars??)
Merci de vos réponses, elles nous seront très utiles sachant que c'est notre premier voyage sac a dos.🤪
Trajet Luang Prabang - Chiang Mai le moins cher?
Bonjour,
Je recherche la meilleure solution pour effectuer un trajet LP - Chiang Maï fin août.
J'ai regardé les vols sur Bangkok Airways mais ils coûtent entre 319 et 340$ pour la période qui m'intéresse!
D'autres compagnies aériennes proposent-elles des prix moins élevés?
Ou bien existe t-il des trains (de nuit si possible) voire des bus qui font le trajet?
merci d'avance!
Quatre filles en Asie: sécurité?
Bonjour, nous sommes 4 filles de 18 ans et voulons partir dans un pays asiatique cet été pendant un gros mois. Nous ne savons pas encore où partir, mais nous n'allons pas tarder à nous décider!!! Nus voudrions nous renseigner un peu plus sur la sécurité de certains pays et si vous avez d'eventuels conseils, tout est à prendre :)
Quels pays sont à éviter? Et quels sont ceux conseiller?
Merci!
Quels pays sont à éviter? Et quels sont ceux conseiller?
Merci!
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly)
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly)
Un mois à pied, de village en village, en forêt toujours, en montagne toujours, aux côtés
des Hmong, des Hanyi, des Akha, des Hô
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
~
Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
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« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
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Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
Le Haut-commissaire de l'ONU (HCR) appelle la Thaïlande à renoncer à expulser 4,000 Hmongs au Laos
Le HCR appelle la Thaïlande à renoncer à expulser 4.000 Hmongs au Laos
GENEVE - Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres a appelé jeudi les autorités thaïlandaises à renoncer à leur projet d'expulsion au Laos de 4.000 Hmongs réfugiés dans des camps du nord-est du pays.
M. Guterres demande dans un communiqué au "gouvernement de Thaïlande de stopper son plan de retour involontaire au Laos de quelque 4.000 Hmongs laotiens", conformément à un accord signé entre les deux pays.
"Selon les lois internationales, la Thaïlande a la responsabilité et l'obligation de s'assurer que le retour d'une personne reconnue comme réfugiée ou ayant besoin d'une protection internationale se fait sur une base strictement volontaire", a-t-il insisté.
Le contraire, a-t-il prévenu, "mettrait non seulement en danger la protection des réfugiés mais constituerait un très mauvais exemple international".
Le Premier ministre thaïlandais a confirmé jeudi que le pays s'apprêtait à expulser ces 4.000 réfugiés Hmongs au Laos "au moment approprié". Des diplomates avaient indiqué il y a quelques jours que Bangkok prévoyait de le faire d'ici la fin de l'année.
Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a confirmé sa volonté d'honorer l'accord avec Vientiane sans toutefois évoquer la date du 31 décembre.
Des milliers de Hmongs, une ethnie minoritaire d'Asie du Sud-Est, vivent pour certains depuis plus de 30 ans dans des camps de réfugiés dans le nord-est de la Thaïlande, où ils ont demandé l'asile politique par crainte de persécutions s'ils retournent au Laos.
Une partie des Hmongs s'était ralliée aux Américains contre les communistes pendant la guerre du Vietnam et avait ensuite fui le régime de Vientiane.
Le Laos nie systématiquement les accusations de persécutions tandis que la Thaïlande affirme que ces Hmongs sont tous des réfugiés économiques.
Parmi les 4.000 visés, 158 ayant un statut de réfugié sont détenus dans une prison de Nong Kai (nord-est), tandis qu'un autre groupe plus important se trouve dans le camp de Huay Nam Khao près de Petchabun (centre) où le HCR n'a pas accès, déplore encore son responsable.
Le projet de Bangkok a suscité de vives réactions de la communauté internationale. Neuf sénateurs américains ont écrit la semaine dernière à Abhisit pour lui faire part de leur inquiétude, en dénonçant le "manque de transparence" des autorités dans le "filtrage" pour séparer les réfugiés politiques des réfugiés purement économiques.
"Indubitablement, beaucoup (de réfugiés) ont des craintes fondées de persécution s'il retournent au Laos", a réagi de son côté la directrice adjointe d'Amnesty international en Asie-Pacifique, Donna Guest.
"Nous savons que des gens qui ont déjà été renvoyés ont été torturés ou ont disparu", a-t-elle ajouté.
(©AFP / 24 décembre 2009 15h33)
Choisir la Thaïlande, le Laos ou le Cambodge pour un voyage de fin janvier jusqu'à mi-mars?
Bonjour,
J'ai 1 mois et demi (de fin janvier à mi mars) pour réaliser un voyage auquel je pense depuis bien longtemps : l'Asie du Sud-Est. Toutefois, je ne parviens pas à faire un choix de pays à visiter et je ne souhaite pas faire ce voyage à la va-vite mais plutôt prendre le temps de contempler et de rencontrer les gens, mais aussi ne rien manquer d'immanquable!!! Alors voila, j'hésite entre la Thailande, le Laos et le Cambodge. Sachant que j'ai une attirance particulière pour le Laos et le Cambodge mais un ami laotien immigré en France est rentré il y a 2 semaines rapatrié car gros soucis au Laos (2 jours de coma, 2 poignets cassés et tout ca sans se souvenir de quoi que ce soit...)ce qui m'a refroidit! Je souhaite partir seule ou avec une autre personne voyageant seule (d'ailleurs, si quelqu'un ou quelqu'une est partant(e)!!) et donc je me pose la question de la sécurité... J'ai envi de me dépayser, de prendre l'air, de me confronter à une autre culture, mais pas au prix de ma sécurité... C'est mon premier voyage sac à dos.
Que pensez vous des pays mentionnés ci-dessus? Quel souvenir en avez vous? Quelle combinaison de pays pourrait etre intéressante pour 1 mois et demi? Quel circuit me conseillez vous? Est ce dangeureux pour une fille seule? Quelqu'un d'intéressé pour partir avec moi (ne serait ce qu'au début du périple)? Autant de questions que je me pose...
Merci d'avance pour le partage de vos expérience.
J'ai 1 mois et demi (de fin janvier à mi mars) pour réaliser un voyage auquel je pense depuis bien longtemps : l'Asie du Sud-Est. Toutefois, je ne parviens pas à faire un choix de pays à visiter et je ne souhaite pas faire ce voyage à la va-vite mais plutôt prendre le temps de contempler et de rencontrer les gens, mais aussi ne rien manquer d'immanquable!!! Alors voila, j'hésite entre la Thailande, le Laos et le Cambodge. Sachant que j'ai une attirance particulière pour le Laos et le Cambodge mais un ami laotien immigré en France est rentré il y a 2 semaines rapatrié car gros soucis au Laos (2 jours de coma, 2 poignets cassés et tout ca sans se souvenir de quoi que ce soit...)ce qui m'a refroidit! Je souhaite partir seule ou avec une autre personne voyageant seule (d'ailleurs, si quelqu'un ou quelqu'une est partant(e)!!) et donc je me pose la question de la sécurité... J'ai envi de me dépayser, de prendre l'air, de me confronter à une autre culture, mais pas au prix de ma sécurité... C'est mon premier voyage sac à dos.
Que pensez vous des pays mentionnés ci-dessus? Quel souvenir en avez vous? Quelle combinaison de pays pourrait etre intéressante pour 1 mois et demi? Quel circuit me conseillez vous? Est ce dangeureux pour une fille seule? Quelqu'un d'intéressé pour partir avec moi (ne serait ce qu'au début du périple)? Autant de questions que je me pose...
Merci d'avance pour le partage de vos expérience.
Vang Vieng, capitale laossienne du n'importe quoi en général, et du "tubing" en particulier
Enfant du soleil,
Tu parcours la terre, le ciel,
cherche ton chemin, c'est ta vie, c'est ton destin.
Et le jour la nuit, peu qu'on m'ait donné un lit,
Au Laos vers le nord, je recherche les cités d'or.
Toujours à la découverte du Laos donc , la joyeuse compagnie franco-britannique composée de Steve et moi quitte la capitale la plus calme et relaxe qu'il m'ait jamais été donné de voir. C'est le retour à la campagne mais sachant que quand on dort à Ventiane les fenêtres ouvertes alors qu'on est au premier étage donnant sur une rue animé on est réveillé par rien , on ne risque pas de voir la différence car c'est à peine croyable tant c'est peu bruyant et circulant à allure plus que modérée. C'est vers toujours un peu plus au nord qu'on se dirige. On quitte Ventiane sans mal car c'est un bus d'après-midi qui se charge de nous conduire sur le seul endroit du pays qu'on ne peut qualifier de modéré, à savoir Vang Vieng. En attendant, le soleil brille, le petit déjeuner s'étrille. Sur le trajet, les paysages sont changeant, plus on monte, moins c'est plat et plus les rizières laissent la place à de petites montagnes délicates. C'est beau tout plein et pour une fois, ça fait du bien de rester éveillé dans le bus. En plus, dans le bus, tous les gosses n'ont d'yeux que pour nous, difficile de faire le clown pendant deux heures, et pourtant...
En débarquant à Vang Vieng, on se rend d'abord compte de la taille modeste de l'endroit. Cela dit, on reste sur le cul quant au nombre de guest houses, de bars à cocktails colorés, d'internet cafés, de restaurants au hamburgers dégoulinants, de tout ce qui contente un backpacker loin de chez lui. D'ailleurs ici, tous les voyageurs que nous avons croisés font ici une pause à durée parfois indéterminée au milieu de leur voyage en Asie du sud-est. Nous, avec mon gars Steve, on en est pas là. On pause nos gaules dans un GH toute mignonne dans laquelle on a une chambre située à l'aurée de la petite terrasse commune dont on sait déjà qu'elle va nous y voir, la terrasse. Ca sent bon les clairs de lune tout ça. Mais pour l'heure, il est temps de se substanter d'un de ces fameux burgers qui font la réputation culinaire de Vang Vieng. Et effectivement, Jean-Pierre Coffe peut bien hurler "Mais c'est d'la meeeeerde", c'est délicieux presque comme un Burger King, mon pêché gourmand.
Sur ce, le soleil se couche, le temps que je botte les fesses de Steve au billard ou le contraire et on rentre à l'hotel se mettre en forme fumante pour la soirée. C'est la première fois qu'on tente la terrasse et force est de constater que pour choisir les terrasses, on est des professionnels. D'ailleurs, ce serait bien comme métier, testeur de terrasse. Il va falloir que j'en parle au pôle Emploi en revenant!
Mais en attendant, on quitte notre antre pour étudier le bourg de plus près. Au premier abord, on voit que c'est vivant, aucuns doutes, peut-être même plus que Ventiane pourtant autrement plus peuplée. Les touristes se ballade en maillot de bain et torse nu même en soirée, c'est un style surtout quand il y a pas la plage. Y'en a pas mal qui sur leur corps se sont faits écrire dans tous les sens au marqueur, ça aussi c'est un style... Après quelques minutes de déambulation, on débouche sur un pont en bambou qui enjambe la rivière locale pour atteindre un île comme une fenêtre ouverte sur la boite de Pandore. A l'autre extrémité, c'est bistrot land!! Complètement à contre courant de tout ce qu'on peut trouver au Laos, ici la musique est forte, les guirlandes lumineuses étouffent la lumière des étoiles, les boissons se servent au seau. Une dizaine de bars se font concurrence à grand renfort d'happy hour. Ca déstabilise!!! Enfin trente secondes parce qu'après, on s'y fait très bien!!! On s'y fait tellement bien qu'on en oubliera de manger, trop occupé à discuter avec des dizaines de gens qui nous font entre autre commentaire l'apologie du "tubing", le sport-roi ici bas. Apparemment ça consiste à descendre la rivère assis sur une énorme chambre à air en prenant bien soin de s'arrêter à tous les bars qui ponctuent le trajet en offrant des verres gratuits et des trapèzes volants qui faut lacher pour se vautrer dans l'eau plusieurs mètres en dessous. Autrement dit, c'est un peu aqualand en version sous acide. Inutile de dire que dès le lendemain, on ira voir de quoi il retourne! Mais ne brulons pas les étapes, pour l'instant il fait nuit, la soirée s'arrose jusqu'à la fermeture des bars vers 1h du matin, heure à laquelle on se délocalise doucement vers notre terrasse qui à cette heure est prise d'assault par la foule hétéroclyte qui compose la faune nocturne à Vang Vieng. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sans être composée d'enfants de coeur, l'ambiance est très bon enfant. On est tous un peu frères à Vang Vieng!!! Et on est tous un peu crevé aussi!!! Avec Steve, on tombe comme des masses sur nos pieux respectifs vers 3h, il s'agit de ne pas se bruler les ailes pour mieux profiter du lendemain...
Et le lendemain, c'est le printemps. Et pour fêter ça, rien de tel qu'un soleil éclatant et une journée baignade. Et pour s'y rendre, rien de plus simple, tout est huilé, j'vous raconte pas! enfin si, j'vous raconte!! Il faut d'abord s'équiper léger, quelques biftons, une paire de tongs, un maillot de bain et l'affaire est dans le sac. Ensuite, il faut aller s'inscrire et récupérer sa chambre à air en se faisant inscrire sur la main notre numéro de passage de la journée très pratique pour connaitre le degré d'alcool chez les gens sachant que plus votre numéro est petit plus vous êtes partis tôt et plus vous avez passé de temps sur la rivière à vous faire rattraper par les numéros qui suivent de loin ou de près. Puis, on est toujours comme sur des rails. Les bouées sont chargés sur une petite camionnette chargée de nous faire remonter la rivière par la route vu qu'on ne va pas nager à contre-courant!!! Et enfin, on est laché sur les berges avec en face de nous un premier bar. Celui-ci est bien représentatif de ceux qui vont ensuite suivre alors je vais vous faire une petite description. Construit sur pilotis et dominant la rivière, il est divisé en deux endroits, le bar à proprement parler et le solarium fait de planche de bois. Sur le solarium, l'ambiance est quelque peu imbibée même s'il n'est que 13h. La musique crache des décibels à gogo. Quelques personnes sont munies de grands panneaux sur lesquelles sont affichées des notes de 0 à 10, comme à l'Ecole des Fans. Et qu'est ce qu'on juge ici? Et bien on juge la performance stylée ou grotesque des plongeurs qui sont assez bourraves (contraction de bourrés et braves) pour se saisir du trapèze et se jeter dans l'eau depuis une douzaine de mètres. Moi perso, ce premier trapèze me fout bien les chocottes et je suis encore d'une sobriété exemplaire, on verra le suivant... Le temps de finir nos bières et de nous faire offrir une tournée bien traitresse de Lao Lao par les serveurs du bar et on file dans l'eau. Pas d'autre effort que de se laisser glisser. La moitié des gens ont une bouteille à la main, s'il fallait pagayer, ce serait surement moins pratique.
On enchaine alors avec un deuxième bar, deuxième tournée, deuxième bain de soleil. On rencontre aussi Anna, une petite brunette suédoise qui n'a d'yeux que pour Steve, Jo et Nathalie, un belge et une française qui voyagent ensemble depuis quelques temps, et Lambert un français qui a le gout de l'effort dans le sang quand il n'a pas trop bu... Inutile de vous redire que l'ambiance est excellente, des garçons, des filles, du soleil, des élixirs de vie et des ploufs, on a compris le tableau... Et comme je me laisse gagné par l'ivresse, je gagne la plateforme pour un premier décollage trapéziste. Le point de départ est bien haut et il faut faire super gaffe à ne pas lacher la bar de bois dès le début à moins de vouloir se ramasser de manière monumentale et illustrer la page faits divers du journal local. La voltige est grisante et l'attérrissage comme dans du beurre malgré la hauteur. Une petite montée d'adrénaline en pleine montée tout court, c'est bien addictif, j'y retourne... une demi-douzaine de fois!!! Entre chaque saut, on est reparti pour une petite gorgée, un pas de dance, un éclat de rire. C'est décidé, j'Adore!!!
C'est ainsi que sur la rivière le rythme ne faiblit jamais vraiment. Dans les premiers 400 mètres de descente, on doit pouvoir compter huit bars avec quand c'est pas un trapèze, c'est une tyrolienne pour varier les plaisirs et quand on t'offre pas un Lao Lao nature, la bouteille infuse avec des abeilles, des scorpions ou des serpents, c'est folklo tout plein!!!
Et encore pour varier les plaisirs, il y a un bar avec une flaque boueuse à souhait, idéale pour des maculages en règle, un bar avec un toboggan aquatique géant qui t'éjecte à pleine vitesse à 6 mètres de hauteur et un autre qui offre à discrétion des petites cigarettes à l'hop y homme à qui sait mettre le feu sur le dancefloor.
Et le paysage dans tout ça, je t'ai parlé du paysage? La rivière serpente au milieu des falaises!! Encore!!!!!!! Et l'ambiance dans tout ça, je t'ai parlé de l'ambiance? AAARRRRRRHHHHHHHHHHH!!!!! Encooooore!!!!!! Qui est qui a 16 ans et pas 33? C'est Bibi!!!! Et de la boue, il en a partout!!!! C'est pas Mimi Cracra, c'est Bibi Cracra, et j'en redemande et je vous parle pas de l'état de mes compagnon(ne)s!
Le seul problème dans ces tumultes, c'est que passée une certaine heure, il faut penser à rentrer au village. Et comme la plupart des gens, on a mis plus de 3 heures pour faire 400 mètres, le calcul est vite fait, à un moment il faut accélérer la cadence pour eviter d'être encore là à la nuit tombée à pagayer dans le noir. Donc sur les coups de 17h, on s'active, c'est le retour aux chambres à air pour la partie "sportive" de la journée. Steve, Anna et Jo décide même de passer outre et nous regardent partir avec Nat' et Lambert alors qu'on passe sous un pont fait de bambous. Ils choisissent la solution de facilité qui consiste à retrouver la route à pieds pour se faire ramener en tuk-tuk... Mais très peu pour moi, très peu pour nous!! On est donc lancé sur cette rivière où il n'y a parfois pas assez d'eau pour flotter, parfois pas assez de courant pour se laisser porter mais où on contrebalance avec toute l'essence qu'on a dans le corps. L'essence dont le fait de faire le plein a duré si longtemps qu'on est encore dans l'eau quand l'obscurité tombe. Mais ça ne nous arrête en rien, ça ajoute juste un peu de piment et d'aventure à l'affaire. On rejoint les rives du cours d'eau à presque 19h, il fait nuit depuis belle lurette et il faut encore qu'on rende les bouées en empruntant à pieds un chemin de pierre. C'est là que si je te dis que j'ai négligemment oublié mes sandales dans un des bars, tu peux bien te marrer!! Bon sang, qu'est ce qui m'arrive?!? Quatre mois sans rien perdre et maintenant c'est le festival de loose!!!! Bordel!!
Je rejoints Steve à la GH autour de 8h qui n'a pas perdu de temps puisqu'il a entamé une relation charnelle avec anna et c'est à nouveau la route de l'île de la veille qu'on prend pour se remettre de nos émotions en nous enchainant de plus belle. Décidemment, Vang Vieng ton univers impitoyable... Et comme ici, tout est vraiment bien fait, quand les bars ferment, à la sortie, il y a encore pleins de petits stands où on te concocte des sandwishs maisons faits avec amour... Hummmm!! J'aime quand un plan se déroule sans accrocs quand j'ai les crocs!!! Le temps de ramener miss Suède à son hotel et on est de retour sur notre terrasse pour finir de sympathiser avec nos voisins de palier.
Et comment ça va dans tout ça? Toujours pas la peine de vous faire un dessin... On s'y fait bien à notre petite oasis...
Et le lendemain? Rebelote!!!! On prend les mêmes et on recommence! Mêmes joueurs jouent encore... Extra-balle!!!
Et le surlendemain? On fait un break, on est pas des bêtes... C'est l'occasion de sortir un peu du village et d'aller nager dans des eaux un peu moins tumultueuses... On se rend donc à bicyclette au lieu-dit "le Lagon Bleu" qui n'en est pas un pour un moment de calme et de détente autrement qu'avec des watts pleins les oreilles. Mais même si c'est effectivement plus calme, les laos ont quand même eu le bon gout d'installer de nouveaux trapèzes pour qu'on ne perde quand même pas tout à fait le rythme. Sympas les laos...
Et quand on en a eu "assez" de ce calme aquatique relatif, on a eu qu'à faire quelques pas pour se retrouver aventurier dans une nouvelle grotte. Excellent sauf que question grotte, on est toujours des touristes, personne n'a pensé à prendre une lampe... La visite fut donc courte et le retour au village en pleine forme de s'être ressourcés toute la sainte journée.
On a donc maintenant de l'énergie à revendre, c'est bon signe. On suit ce soir-là Mickael et Bryce, deux de nos voisins de chambre et partenaires de terrasse, à un bar qu'il nous reste à découvrir. Et à l'intérieur tout y est comme ailleurs, table de billard gratuite, gros coussins idéals pour un vautrage, et un menu qui appuie sur le champignon. On s'en prendra d'ailleurs un milk-shake chacun, pour ne pas mourir idiots mais avec un large sourire sur la face... Un demi-litre de breuvage et nous voilà partis pour une nuit d'exaltation, de paresse, de contentement. Rien de tel pour faire de cette journée, une expérience bien complète du lever au coucher avec un nouveau squat terrasse à la clé...
Et le jour suivant toujours pas de gueule de bois, c'est à nouveau hors des sentiers battus qu'on se dirige. On a tellement adoré l'esprit qui règne en dehors de Vang Vieng qu'on décide de pousser encore plus loin en se réessayant à la conduite motocycliste. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud!! On enchaine donc trois nouvelles grottes et cette fois-ci comme des pros, on a trois lampes!!!! C'est nettement mieux!!
La première est un long couloir qui s'enfonce dans les entrailles de la terre sur des kilomètres à tel point qu'on est obligé de rebrousser chemin avant d'en voir le bout après une heure de progression pas évidente pour des raisons de sécurité évidentes. Personne ne sait où on est, il faut pas être plus bête qu'on ne l'est!!
La deuxième est un lieu de recueuillement bouddhiste. Elle n'est pas profonde et la visite ne vaut que pour la statue de bouddha qui garde l'entrée, passons...
La troisième, beaucoup plus fun, est une grotte qu'il faut faire en tube en suivant un fil d'Ariane. En effet, elle est immergée et pour y pénétrer, il faut se faire tout petit car l'espace entre le niveau d'eau et le haut de la fente n'est que de quelques centimètres. La lumière est donc minimum, juste assez clair pour qu'on puisse distinguer la sortie et juste assez sombre pour qu'on joue à se faire peur. Encore une fois, j'adore... En plus pour y accéder, on est obligé de traverser les rizières et de rencontrer le chaland, j'adore encore plus...
Au coucher du soleil, on a abattu dans la journée une centaine de kilomètres toujours sans accidents. Pour Steve et moi , c'est un réel motif de satisfaction qu'on s'empressera de fêter sur Bar Island. Effusions de chaleur que même l'orage qui gronde et nous noye en milieu de soirée ne suffit pas à éteindre... En plus, c'est beau et sur la piste de danse, ça n'a l'air de géner personne jusqu'à ce que tous les plombs sautent... La fin de soirée reprend les accents de la veille et de l'avant veille et d'encore avant sans que ça tourne à la routine. Ou si c'est une routine, elle n'a rien à voir avec le fameux métro-boulot-dodo. C'est plus dans les tons drinking-tilleuling-cheering-laughing. La comparaison est vite faite...
Comme c'est également vite fait de déterminer le programme du lendemain. Il ne nous reste plus qu'une journée à Vang Vieng, c'est le retour aux origines. Deux jours loin de la rivière font qu'il est maintenant à nouveau temps de célébrer non pas l'inventeur de la roue mais l'inventeur de la chambre à air!
On est maintenant des vétérans et c'est maintenant à nous qu'on pose des questions, la roue tourne, le fun perdure. La seule chose qui change, c'est le temps qui vire au gris, je suis presque désolé pour les nouveaux venus. Nous, on prend ça comme le signe définitif comme quoi il est temps de partir et de se reposer parce que Vang Vieng, c'est sympa mais si tu veux garder un temps soit peu de lucidité, il faut pas faire ça tous les jours!!! C'est pourquoi on va échanger l'ambiance dépouille pour une ambiance plus feutrée à Luan Prabang qu'on découvrira le lendemain avec Steve et Anna qui a rejoint la caravane enchantée.
Quant à votre place? Elle est toujours là qui vous attend que ce soit dans les tumultes côté Vang Vieng ou dans la culture et la gastronomie coté Luan Prabang. En plus, vous avez le choix dans la date, y'a plus qu'à vous décider!!!
Peut-être pour vous convaincre, une nouvelle série de photos s'impose. Et si ça ne s'imposait pas, regarde-les quand même, il y a de quoi faire. Quant aux commentaires et à la newsletter, il n'y a qu'un clic à faire, c'est pas comme s'il fallait avaler un verre d'alcool au jus de scorpions!! Allez un ptit effort...
Toujours à la découverte du Laos donc , la joyeuse compagnie franco-britannique composée de Steve et moi quitte la capitale la plus calme et relaxe qu'il m'ait jamais été donné de voir. C'est le retour à la campagne mais sachant que quand on dort à Ventiane les fenêtres ouvertes alors qu'on est au premier étage donnant sur une rue animé on est réveillé par rien , on ne risque pas de voir la différence car c'est à peine croyable tant c'est peu bruyant et circulant à allure plus que modérée. C'est vers toujours un peu plus au nord qu'on se dirige. On quitte Ventiane sans mal car c'est un bus d'après-midi qui se charge de nous conduire sur le seul endroit du pays qu'on ne peut qualifier de modéré, à savoir Vang Vieng. En attendant, le soleil brille, le petit déjeuner s'étrille. Sur le trajet, les paysages sont changeant, plus on monte, moins c'est plat et plus les rizières laissent la place à de petites montagnes délicates. C'est beau tout plein et pour une fois, ça fait du bien de rester éveillé dans le bus. En plus, dans le bus, tous les gosses n'ont d'yeux que pour nous, difficile de faire le clown pendant deux heures, et pourtant...
En débarquant à Vang Vieng, on se rend d'abord compte de la taille modeste de l'endroit. Cela dit, on reste sur le cul quant au nombre de guest houses, de bars à cocktails colorés, d'internet cafés, de restaurants au hamburgers dégoulinants, de tout ce qui contente un backpacker loin de chez lui. D'ailleurs ici, tous les voyageurs que nous avons croisés font ici une pause à durée parfois indéterminée au milieu de leur voyage en Asie du sud-est. Nous, avec mon gars Steve, on en est pas là. On pause nos gaules dans un GH toute mignonne dans laquelle on a une chambre située à l'aurée de la petite terrasse commune dont on sait déjà qu'elle va nous y voir, la terrasse. Ca sent bon les clairs de lune tout ça. Mais pour l'heure, il est temps de se substanter d'un de ces fameux burgers qui font la réputation culinaire de Vang Vieng. Et effectivement, Jean-Pierre Coffe peut bien hurler "Mais c'est d'la meeeeerde", c'est délicieux presque comme un Burger King, mon pêché gourmand.
Sur ce, le soleil se couche, le temps que je botte les fesses de Steve au billard ou le contraire et on rentre à l'hotel se mettre en forme fumante pour la soirée. C'est la première fois qu'on tente la terrasse et force est de constater que pour choisir les terrasses, on est des professionnels. D'ailleurs, ce serait bien comme métier, testeur de terrasse. Il va falloir que j'en parle au pôle Emploi en revenant!
Mais en attendant, on quitte notre antre pour étudier le bourg de plus près. Au premier abord, on voit que c'est vivant, aucuns doutes, peut-être même plus que Ventiane pourtant autrement plus peuplée. Les touristes se ballade en maillot de bain et torse nu même en soirée, c'est un style surtout quand il y a pas la plage. Y'en a pas mal qui sur leur corps se sont faits écrire dans tous les sens au marqueur, ça aussi c'est un style... Après quelques minutes de déambulation, on débouche sur un pont en bambou qui enjambe la rivière locale pour atteindre un île comme une fenêtre ouverte sur la boite de Pandore. A l'autre extrémité, c'est bistrot land!! Complètement à contre courant de tout ce qu'on peut trouver au Laos, ici la musique est forte, les guirlandes lumineuses étouffent la lumière des étoiles, les boissons se servent au seau. Une dizaine de bars se font concurrence à grand renfort d'happy hour. Ca déstabilise!!! Enfin trente secondes parce qu'après, on s'y fait très bien!!! On s'y fait tellement bien qu'on en oubliera de manger, trop occupé à discuter avec des dizaines de gens qui nous font entre autre commentaire l'apologie du "tubing", le sport-roi ici bas. Apparemment ça consiste à descendre la rivère assis sur une énorme chambre à air en prenant bien soin de s'arrêter à tous les bars qui ponctuent le trajet en offrant des verres gratuits et des trapèzes volants qui faut lacher pour se vautrer dans l'eau plusieurs mètres en dessous. Autrement dit, c'est un peu aqualand en version sous acide. Inutile de dire que dès le lendemain, on ira voir de quoi il retourne! Mais ne brulons pas les étapes, pour l'instant il fait nuit, la soirée s'arrose jusqu'à la fermeture des bars vers 1h du matin, heure à laquelle on se délocalise doucement vers notre terrasse qui à cette heure est prise d'assault par la foule hétéroclyte qui compose la faune nocturne à Vang Vieng. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sans être composée d'enfants de coeur, l'ambiance est très bon enfant. On est tous un peu frères à Vang Vieng!!! Et on est tous un peu crevé aussi!!! Avec Steve, on tombe comme des masses sur nos pieux respectifs vers 3h, il s'agit de ne pas se bruler les ailes pour mieux profiter du lendemain...
Et le lendemain, c'est le printemps. Et pour fêter ça, rien de tel qu'un soleil éclatant et une journée baignade. Et pour s'y rendre, rien de plus simple, tout est huilé, j'vous raconte pas! enfin si, j'vous raconte!! Il faut d'abord s'équiper léger, quelques biftons, une paire de tongs, un maillot de bain et l'affaire est dans le sac. Ensuite, il faut aller s'inscrire et récupérer sa chambre à air en se faisant inscrire sur la main notre numéro de passage de la journée très pratique pour connaitre le degré d'alcool chez les gens sachant que plus votre numéro est petit plus vous êtes partis tôt et plus vous avez passé de temps sur la rivière à vous faire rattraper par les numéros qui suivent de loin ou de près. Puis, on est toujours comme sur des rails. Les bouées sont chargés sur une petite camionnette chargée de nous faire remonter la rivière par la route vu qu'on ne va pas nager à contre-courant!!! Et enfin, on est laché sur les berges avec en face de nous un premier bar. Celui-ci est bien représentatif de ceux qui vont ensuite suivre alors je vais vous faire une petite description. Construit sur pilotis et dominant la rivière, il est divisé en deux endroits, le bar à proprement parler et le solarium fait de planche de bois. Sur le solarium, l'ambiance est quelque peu imbibée même s'il n'est que 13h. La musique crache des décibels à gogo. Quelques personnes sont munies de grands panneaux sur lesquelles sont affichées des notes de 0 à 10, comme à l'Ecole des Fans. Et qu'est ce qu'on juge ici? Et bien on juge la performance stylée ou grotesque des plongeurs qui sont assez bourraves (contraction de bourrés et braves) pour se saisir du trapèze et se jeter dans l'eau depuis une douzaine de mètres. Moi perso, ce premier trapèze me fout bien les chocottes et je suis encore d'une sobriété exemplaire, on verra le suivant... Le temps de finir nos bières et de nous faire offrir une tournée bien traitresse de Lao Lao par les serveurs du bar et on file dans l'eau. Pas d'autre effort que de se laisser glisser. La moitié des gens ont une bouteille à la main, s'il fallait pagayer, ce serait surement moins pratique.
On enchaine alors avec un deuxième bar, deuxième tournée, deuxième bain de soleil. On rencontre aussi Anna, une petite brunette suédoise qui n'a d'yeux que pour Steve, Jo et Nathalie, un belge et une française qui voyagent ensemble depuis quelques temps, et Lambert un français qui a le gout de l'effort dans le sang quand il n'a pas trop bu... Inutile de vous redire que l'ambiance est excellente, des garçons, des filles, du soleil, des élixirs de vie et des ploufs, on a compris le tableau... Et comme je me laisse gagné par l'ivresse, je gagne la plateforme pour un premier décollage trapéziste. Le point de départ est bien haut et il faut faire super gaffe à ne pas lacher la bar de bois dès le début à moins de vouloir se ramasser de manière monumentale et illustrer la page faits divers du journal local. La voltige est grisante et l'attérrissage comme dans du beurre malgré la hauteur. Une petite montée d'adrénaline en pleine montée tout court, c'est bien addictif, j'y retourne... une demi-douzaine de fois!!! Entre chaque saut, on est reparti pour une petite gorgée, un pas de dance, un éclat de rire. C'est décidé, j'Adore!!!
C'est ainsi que sur la rivière le rythme ne faiblit jamais vraiment. Dans les premiers 400 mètres de descente, on doit pouvoir compter huit bars avec quand c'est pas un trapèze, c'est une tyrolienne pour varier les plaisirs et quand on t'offre pas un Lao Lao nature, la bouteille infuse avec des abeilles, des scorpions ou des serpents, c'est folklo tout plein!!!
Et encore pour varier les plaisirs, il y a un bar avec une flaque boueuse à souhait, idéale pour des maculages en règle, un bar avec un toboggan aquatique géant qui t'éjecte à pleine vitesse à 6 mètres de hauteur et un autre qui offre à discrétion des petites cigarettes à l'hop y homme à qui sait mettre le feu sur le dancefloor.
Et le paysage dans tout ça, je t'ai parlé du paysage? La rivière serpente au milieu des falaises!! Encore!!!!!!! Et l'ambiance dans tout ça, je t'ai parlé de l'ambiance? AAARRRRRRHHHHHHHHHHH!!!!! Encooooore!!!!!! Qui est qui a 16 ans et pas 33? C'est Bibi!!!! Et de la boue, il en a partout!!!! C'est pas Mimi Cracra, c'est Bibi Cracra, et j'en redemande et je vous parle pas de l'état de mes compagnon(ne)s!
Le seul problème dans ces tumultes, c'est que passée une certaine heure, il faut penser à rentrer au village. Et comme la plupart des gens, on a mis plus de 3 heures pour faire 400 mètres, le calcul est vite fait, à un moment il faut accélérer la cadence pour eviter d'être encore là à la nuit tombée à pagayer dans le noir. Donc sur les coups de 17h, on s'active, c'est le retour aux chambres à air pour la partie "sportive" de la journée. Steve, Anna et Jo décide même de passer outre et nous regardent partir avec Nat' et Lambert alors qu'on passe sous un pont fait de bambous. Ils choisissent la solution de facilité qui consiste à retrouver la route à pieds pour se faire ramener en tuk-tuk... Mais très peu pour moi, très peu pour nous!! On est donc lancé sur cette rivière où il n'y a parfois pas assez d'eau pour flotter, parfois pas assez de courant pour se laisser porter mais où on contrebalance avec toute l'essence qu'on a dans le corps. L'essence dont le fait de faire le plein a duré si longtemps qu'on est encore dans l'eau quand l'obscurité tombe. Mais ça ne nous arrête en rien, ça ajoute juste un peu de piment et d'aventure à l'affaire. On rejoint les rives du cours d'eau à presque 19h, il fait nuit depuis belle lurette et il faut encore qu'on rende les bouées en empruntant à pieds un chemin de pierre. C'est là que si je te dis que j'ai négligemment oublié mes sandales dans un des bars, tu peux bien te marrer!! Bon sang, qu'est ce qui m'arrive?!? Quatre mois sans rien perdre et maintenant c'est le festival de loose!!!! Bordel!!
Je rejoints Steve à la GH autour de 8h qui n'a pas perdu de temps puisqu'il a entamé une relation charnelle avec anna et c'est à nouveau la route de l'île de la veille qu'on prend pour se remettre de nos émotions en nous enchainant de plus belle. Décidemment, Vang Vieng ton univers impitoyable... Et comme ici, tout est vraiment bien fait, quand les bars ferment, à la sortie, il y a encore pleins de petits stands où on te concocte des sandwishs maisons faits avec amour... Hummmm!! J'aime quand un plan se déroule sans accrocs quand j'ai les crocs!!! Le temps de ramener miss Suède à son hotel et on est de retour sur notre terrasse pour finir de sympathiser avec nos voisins de palier.
Et comment ça va dans tout ça? Toujours pas la peine de vous faire un dessin... On s'y fait bien à notre petite oasis...
Et le lendemain? Rebelote!!!! On prend les mêmes et on recommence! Mêmes joueurs jouent encore... Extra-balle!!!
Et le surlendemain? On fait un break, on est pas des bêtes... C'est l'occasion de sortir un peu du village et d'aller nager dans des eaux un peu moins tumultueuses... On se rend donc à bicyclette au lieu-dit "le Lagon Bleu" qui n'en est pas un pour un moment de calme et de détente autrement qu'avec des watts pleins les oreilles. Mais même si c'est effectivement plus calme, les laos ont quand même eu le bon gout d'installer de nouveaux trapèzes pour qu'on ne perde quand même pas tout à fait le rythme. Sympas les laos...
Et quand on en a eu "assez" de ce calme aquatique relatif, on a eu qu'à faire quelques pas pour se retrouver aventurier dans une nouvelle grotte. Excellent sauf que question grotte, on est toujours des touristes, personne n'a pensé à prendre une lampe... La visite fut donc courte et le retour au village en pleine forme de s'être ressourcés toute la sainte journée.
On a donc maintenant de l'énergie à revendre, c'est bon signe. On suit ce soir-là Mickael et Bryce, deux de nos voisins de chambre et partenaires de terrasse, à un bar qu'il nous reste à découvrir. Et à l'intérieur tout y est comme ailleurs, table de billard gratuite, gros coussins idéals pour un vautrage, et un menu qui appuie sur le champignon. On s'en prendra d'ailleurs un milk-shake chacun, pour ne pas mourir idiots mais avec un large sourire sur la face... Un demi-litre de breuvage et nous voilà partis pour une nuit d'exaltation, de paresse, de contentement. Rien de tel pour faire de cette journée, une expérience bien complète du lever au coucher avec un nouveau squat terrasse à la clé...
Et le jour suivant toujours pas de gueule de bois, c'est à nouveau hors des sentiers battus qu'on se dirige. On a tellement adoré l'esprit qui règne en dehors de Vang Vieng qu'on décide de pousser encore plus loin en se réessayant à la conduite motocycliste. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud!! On enchaine donc trois nouvelles grottes et cette fois-ci comme des pros, on a trois lampes!!!! C'est nettement mieux!!
La première est un long couloir qui s'enfonce dans les entrailles de la terre sur des kilomètres à tel point qu'on est obligé de rebrousser chemin avant d'en voir le bout après une heure de progression pas évidente pour des raisons de sécurité évidentes. Personne ne sait où on est, il faut pas être plus bête qu'on ne l'est!!
La deuxième est un lieu de recueuillement bouddhiste. Elle n'est pas profonde et la visite ne vaut que pour la statue de bouddha qui garde l'entrée, passons...
La troisième, beaucoup plus fun, est une grotte qu'il faut faire en tube en suivant un fil d'Ariane. En effet, elle est immergée et pour y pénétrer, il faut se faire tout petit car l'espace entre le niveau d'eau et le haut de la fente n'est que de quelques centimètres. La lumière est donc minimum, juste assez clair pour qu'on puisse distinguer la sortie et juste assez sombre pour qu'on joue à se faire peur. Encore une fois, j'adore... En plus pour y accéder, on est obligé de traverser les rizières et de rencontrer le chaland, j'adore encore plus...
Au coucher du soleil, on a abattu dans la journée une centaine de kilomètres toujours sans accidents. Pour Steve et moi , c'est un réel motif de satisfaction qu'on s'empressera de fêter sur Bar Island. Effusions de chaleur que même l'orage qui gronde et nous noye en milieu de soirée ne suffit pas à éteindre... En plus, c'est beau et sur la piste de danse, ça n'a l'air de géner personne jusqu'à ce que tous les plombs sautent... La fin de soirée reprend les accents de la veille et de l'avant veille et d'encore avant sans que ça tourne à la routine. Ou si c'est une routine, elle n'a rien à voir avec le fameux métro-boulot-dodo. C'est plus dans les tons drinking-tilleuling-cheering-laughing. La comparaison est vite faite...
Comme c'est également vite fait de déterminer le programme du lendemain. Il ne nous reste plus qu'une journée à Vang Vieng, c'est le retour aux origines. Deux jours loin de la rivière font qu'il est maintenant à nouveau temps de célébrer non pas l'inventeur de la roue mais l'inventeur de la chambre à air!
On est maintenant des vétérans et c'est maintenant à nous qu'on pose des questions, la roue tourne, le fun perdure. La seule chose qui change, c'est le temps qui vire au gris, je suis presque désolé pour les nouveaux venus. Nous, on prend ça comme le signe définitif comme quoi il est temps de partir et de se reposer parce que Vang Vieng, c'est sympa mais si tu veux garder un temps soit peu de lucidité, il faut pas faire ça tous les jours!!! C'est pourquoi on va échanger l'ambiance dépouille pour une ambiance plus feutrée à Luan Prabang qu'on découvrira le lendemain avec Steve et Anna qui a rejoint la caravane enchantée.
Quant à votre place? Elle est toujours là qui vous attend que ce soit dans les tumultes côté Vang Vieng ou dans la culture et la gastronomie coté Luan Prabang. En plus, vous avez le choix dans la date, y'a plus qu'à vous décider!!!
Peut-être pour vous convaincre, une nouvelle série de photos s'impose. Et si ça ne s'imposait pas, regarde-les quand même, il y a de quoi faire. Quant aux commentaires et à la newsletter, il n'y a qu'un clic à faire, c'est pas comme s'il fallait avaler un verre d'alcool au jus de scorpions!! Allez un ptit effort...
Distributeur de billets acceptant les CB Visa au Laos?
Voilà, après un départ avorté le 9 novembre je repars le 5 décembre en Asie du Sud Est ...
Le départ approche et je me pose de plus en plus de questions ... Parmis elles, est ce qu'il y a des distributeurs de billets au Laos ? Si oui acceptent ils les CB Visa ? Si non, comment faire ? Combien d'argent prendre pour un mois (budget moyen mais prévoir large car j'ai pas envie de tomber en rade de liquide en cours de route) ???
D'avance merci pour vos réponses à ces questions et aux nombreuses autres qui vont suivre. Dans les heures et jours qui suivent.
Le départ approche et je me pose de plus en plus de questions ... Parmis elles, est ce qu'il y a des distributeurs de billets au Laos ? Si oui acceptent ils les CB Visa ? Si non, comment faire ? Combien d'argent prendre pour un mois (budget moyen mais prévoir large car j'ai pas envie de tomber en rade de liquide en cours de route) ???
D'avance merci pour vos réponses à ces questions et aux nombreuses autres qui vont suivre. Dans les heures et jours qui suivent.
Le Plateau Boloven, en long, en large, et en travers (de la route)
Au pays de Bibi, comme dans tous les pays,
On s'amuse, on pleure, on rit,
Il y a des méchants et des gentils.
Et dans les moments difficiles, avoir des amis c'est très utile.
Un peu d'astuce, d'espièglerie, c'est la vie de Bibi.
Et la vie de Bibi pour le moment, elle est toujours conjointe avec Sylvain dit Momo et Steve dit Steve dans les bas-fonds du sud Laos. Enfin dans les bas fonds, il faut quand même pas exagérer! La preuve, en arrivant à Pakse après quelques heures de bateau sur le Mékong, il fait tellement chaud et on a tellement faim de ne rien avoir mangé depuis le pain perdu de la veille qu'alors qu'on cherche notre chemin en ville pour trouver une GH bien agencée et bien propre derrière les oreilles, on tombe sur une boulangerie à la française. Elle a bien fait de se trouver là celle la!! C'est donc à une orgie de viennoiserie que les employés locaux ont pû assister complêtements hébétés par le rythme proposé par nos trois estomacs sur pattes.
Ne reste plus ensuite, maintenant qu'on est bien ragaillardis, qu'à trouver notre GH pour faire d'aujourd'hui une journée constructive s'il en est... On jète notre dévolu sur la Sabaidi 2 GH qui a le chic de nous proposer une chambre avec trois lits en plus d'un jardinet où il fait bon s'alanguir à l'ombre d'abustes lorsqu'on a l'estomac qui sort le drapeau blanc. On s'installe donc et on fait ça tellement bien que la nuit tombe sur nos rires qui résonnent dans tous les alentours. C'est aussi l'occasion pour nous de rencontrer un tas de gens qui nous parlent du plateau Bolaven, sur notre itinéraire du lendemain, et nous confortent dans l'idée que la meilleure chose à faire pour en profiter, c'est la location de deux roues motorisées. C'est pas tant qu'on avait besoin d'être conforté, mais comme Steve et moi, on reste des novices dans la pratique de la bécane sur routes de campagne, ça fait toujours du bien de trouver des personnes qui connaissent le terrain et qui vous caressent dans le sens du poil. Momo quant à lui, a l'habitude; je sens qu'il va ouvrir la route. Dans tout ça, il nous reste une nuit pour se mettre les idées au clair et se dire qu'on est indestructibles ou au moins capables... C'est donc vers une longue nuit réparatrice qu'on se dirige. Sauf que quand vous mettez idiots dans une même pièce, dès que vous fermez la porte c'est un festival. Donc on sera propablement un peu fatigué pour partir puisqu'on éteint les lumières vers 2h30.
Et bien au matin, contrairement aux prévisions les plus alarmistes, on est d'attaque comme des troyens partant à la guerre. Rien ne peut nous arrêter, la machine est lancée. Juste le temps d'aller prendre possession de nos machines et d'en tirer un bon prix. Les machines en question, ce sont trois petites motos à 4 vitesses sans embrayage avec des pneus fins au possible, parfaites pour Steve et moi, un peu tendre pour Momo la flèche parce qu'à vue de nez, nos destriers auront du mal à franchir les 80 km/h, bien assez pour moi sachant d'un autre côté qu'on se prépare à affronter autre chose que de l'autoroute asphaltée... A 11h, le contact est enclenché, tout le monde est casqué, on part en croisade bien groupé tel la patrouille de France. Bien groupé enfin, c'est vite dit car dès les premiers mètres, les lacunes s'affichent au grand jour, Steve roule à contre sens, du côté gauche de la route!!!!! Foutu anglais, ils ne font rien comme tout le monde et on dirait qu'ils ont ça dans les gênes!!!! Le temps donc d'expliquer à l'ami d'outre-Manche qu'ici comme ailleurs on roule à droite, et alors on est parti!!! Et on est parti pas bien longtemps car avant de décoller il faut dénicher une station service pour remplir les réservoir. Le temps de la trouver, Steve, encore lui, tombe en panne d'essence!!! Tout cela est de très bonne augure... On fait donc le plein en deux fois, une fois sur place, une fois à emporter.
Pour sortir de la ville, c'est pas très compliqué, la circulation n'est pas très dense, la route est bien large, c'est un bonheur avec de l'air dans le visage en prime. Et la conduite dans tout ça, comme c'est goudronné, on a vite fait d'apprendre les rudiments du passage de vitesses, un enfant de 10 ans pourrait en fait s'en servir, 5 ans même, surtout s'il est Lao car les gamins montent sur des bécannes avec leurs parents bien avant de savoir marcher... Et que fait la police dans tout ça, on sait pas, elle est nulle part. On s'est d'ailleurs beaucoup dit que si on était en France, les gens appèleraient le 18 pour dénoncer un tel traitement mais qu'ici, comme on chante dans la marseillaise, la liberté, liberté chérie, ça veut dire quelque chose. Non mais alors, de quoi j'me mèle!!
L'escadrille file à vive allure sur le plateau à travers les villages de poussière. On garde en permanence casques et concentration en n'oubliant pas au passage la notion de plaisir qui nous remplit en permanence. Et pour que la fête soit complète, on va essayer de faire en sorte que les moments hors conduite soient également à la hauteur, le plateau Boliven étant la capitale laosienne de la chute d'eau. On en compte plus d'une dizaine de grande envergure réparties sur quelques dizaines de kilomètres. On est donc en chasse de celle-ci, en chasse d'eau.
La première que nous apercevons est de très bonne facture, c'est une espèce de mini-Iguazu. L'eau tombe en arc de cercle sur des rochers asserrés. Impossible pour nous de se baigner même si c'est pas l'envie qui manque. On compense ce manque par un joyeux pot au bar qui domine le tout avant de repartir vers Tad Lo, là où on est censé établir notre camp de base et rayonner autour. Chaque personne que nous croisons en chemin est d'une franche sympathie, les dents se découvrent quand elles existent pour marquer un sourire. Les mains se tendent partout pour dire bonjour. De mon point de vue, j'ai l'impression de faire partie d'un cortège papal sauf que la papamobile a laissé la place à une deux roues hurlant à tout-va.
On arrive à Tad Lo après nos deux premiers kilomètres de piste tortueuse relativement de bonne heure car le soleil brille encore. C'est une précaution à prendre car aujourd'hui c'est la pleine lune du mois de mars et traditionnellement la plus grosse fête du bled dans lequel, pour l'occasion, on sacrifie un buffle. On s'installe dans une nouvelle GH en bordure de rivière avec une quarantaine de mètres en amont une nouvelle cascade toute aussi démesurément grande que la précédente mais également plus adaptée à la mouillette de cul dans l'eau. Notre GH, la plus cheap du village a aussi la plus belle vue sur la cascade avec en prîme un matelas qui ressemble à un matelas, une moustiquaire sans trous, un ventilo et même une couverture! Le rêve!! On profite donc des derniers rayons du soleil pour se jeter à l'eau. Enfin Steve et moi car Momo a oublié sa tête et donc son maillot de bain et est trop pudique ou feignant pour se baigner en slip sachant que les laos n'en auraient pas grand chose à faire. La collection printemps-été de la nouvelle ligne de maillots de bain, c'est pas la première préoccupation ici!!! Pour rejoindre la cascade, Momo remonte la rivière par la gauche, Steve et moi par la droite. Et comme à un moment il faut bien qu'on se rejoigne, Steve et moi on entreprend la traversée. Seulement au niveau de la cascade, il n'y a pas de pont, juste le torrent. Et comme j'ai mon appareil photo en main, c'est bonjour l'angoisse vu le courant qu'il y a là. Heureusement, même si on n'a pas vraiment calculé tous les risques, ça se passe sans heurts... Avec Steve, c'est la douche raffraichissante qui nous guette alors, l'appareil est posé, l'eau s'abat de toutes ses forces sur nos épaules, ça vaut tous les massages du monde et en plus pas besoin de clim', l'eau est à moins de 20°.
Au bout d'un moment, le soleil se couche, les dents claquent, il est temps de rentrer les bêtes à l'étable. En parlant de bêtes, de façon incompréhensible, on apprend que la fête et le sacrifice du buffle, c'est pour le dimanche suivant. Incompréhensible car la pleine lune est en face de nous alors qu'on dîne comme des rois. Le sacrifice de pleine lune, un dimanche sans pleine lune, ils sont fous ses laos!!!! Mais c'est pas grave, on passe la soirée à réinventer à loisirs les règles du "président et trou du cul", et même si à la fin de la soirée ça ne ressemble plus à rien, en tout cas, on a bien ri. Bien ri et bien dormi.
Et après une bonne nuit de sommeil, c'est rebelote, pas une seconde à perdre en enfournant notre petit dèj', c'est à nouveau l'heure des routes et des chemins survolés à cheval vapeur. En tout cas on aimerait bien... Il est 9h et Tad Lo est ensoleillé, couvert, grondant, douchant. Pendant 30 minutes, c'est la fête à la grenouille. Puis ça se recalme... Avant de repartir de plus belle!!!! Au final, le soleil revient et on est parti sur les coups de 11h. Les départs en retard ont l'air de tous s'être donnés rendez-vous au Laos. La piste de la veille même si le soleil brille de nouveau est une succession de petites piscines. C'est donc en mode 4X4 qu'on rejoint la route principale. Celle-ci sèche à grande vitesse nous permettant à nous aussi de tirer sur les gazs. Mais pour Sylvain la menace, c'est pas encore assez. Il s'ennuie le malheureux, c'est trop asphalé, il faut que ça change! Donc à un moment, alors qu'on file droit, Momo freine devant nous et tourne à droite à travers champs. A travers champs? Non, encore trop facile, à travers la forêt plutôt! Avec Steve, même si on en emmène pas large, il en faudrait quand même plus pour nous faire battre en retraite. Cap est donc mis sur un chemin qui n'en est pas un. On slalome entre les arbres qui se succèdent tous les mètres, c'est du trial avec des mobylettes plus faites pour les centres-villes. Et puis par moment, c'est vaguement raviné, les bécanes hurlent à la mort sur des pentes que j'aurais du mal à prendre à pieds. Les roues patinent, on se couvre de terre, Steve tombe à l'arrêt, joli tableau au milieu des plantations de café! Cette phase façon Indiana-Jones-aurait-mieux-fait-d-avoir-une-machette-plutôt-qu-un-fouet durera pas loin d'une heure de fun après laquelle on retrouvera une piste à zébus non sans avoir besoin de traverser de part en part le jardin de gens qui vivent là. Imaginez donc leur tête quand ils nous ont vus déboucher depuis la forêt comme si de rien n'était!! La banane qu'ils avaient!!! Incroyable!!! Aux USA, ils auraient pû nous tirer dessus pour violation de propriété privée, ici, ils ont juste la banane. On sort donc par l'entrée après être entré par la sortie.
Il va maintenant s'agir de savoir où on va dans tout ce bordel. A la base, on était parti à la recherche d'un village animiste, c'est à dire qu'ils croient aux esprits de l'eau, des arbres, etc. Ca pouvait valoir le déplacement. Maintenant, on dirait que la mission est d'aller partout où il y a du hors piste. Mais c'est déjà trop pour les bécanes, ça tombe sous le sens en plus de tomber pour Steve. Ah, ah, ah! On active donc le plan B. Il semblerait qu'il y ait une nouvelle cascade à quelques encablures. Et Momo est content car la piste pour y aller est défoncée au possible. C'est la pire route jusque là, même la forêt c'était mieux. La chaussée qui n'en est pas une est un mixe de sable glissant et de cailloux pas très accueuillants mais alors pas du tout. Ajoutez à votre recette une pincée de pluie diluvienne et mangez chaud!!
Alors qu'on est au milieu de nulle part, les premières gouttes se font sentir. Impossible de trouver un abri, il faut foncer car le ciel vire du gris au noir à toute berzingue. Et après quelques kilomètres de ce manège infernal, on arrive au village suivant avec en son centre, un préau bienvenu. Bienvenu d'autant que l'orage est biblique. Le bruit de la pluie est assourdissant sans oublier les éclairs qui s'abattent toutes les dix secondes. Pour un peu, en étant un peu alarmiste, on pourrait croire à l'apocalypse! On parvient tout juste à distinguer les visages des enfants, à la porte de leur maison, qui nous scrutent et avec qui on se marre à distance.
Après une demi-heure, c'est le retour au calme, tout le monde remet le nez dehors, nous comme les enfants. C'est l'occasion de rire de plus belle. Au moment de partir d'ici, chacun a le sourire au lèvres et en ce qui nous concerne, l'envie immédiate de déconner dans les flaques. On choisit donc les plus grosses pour des traversées mémorables, les bécanes ont beau ne pas être faites pour ça, elles s'en sortent bien et on s'en donne à coeur joie alors que le soleil remontre le bout de son nez. Et comme on a raison d'en profiter! Une demi heure plus tard, on prend les même et on recommence! C'est un nouveau chatiment climatique que nous avons au dessus de nos têtes. Cette fois-ci, par chance, on est dans un village dès les premières gouttes et comme toutes les maisons sont sur pilotis, on se réfugie sous l'une d'entre elles sous le regard curieux des voisins. Au début de l'averse, on est au sec mais à mesure que ça drache dru, on se retrouve complètement entourés par la marée montante. C'est comme si on avait creusé des douves autour de la maison!!! Et une nouvelle fois la pluie s'arrête après 30 minutes, après que les nuages furent bien essorés. Ouf!! Il est temps d'avancer rapidement tant qu'on peut encore le faire au sec au niveau de la tête parce qu'au niveau des pieds, l'eau a complètement envahi la route, la rendant encore plus traitresse, la garce! D'ailleurs on ne met pas longtemps à se retrouver le bec dans l'eau. Après 5 minutes, j'ai Steve juste derrière moi. J'ai juste le temps d'entendre que quelque chose ne tourne pas rond, me retourne et vois le malheureux les quatres fers en l'air et la moto sur le flanc juste à côté. Dans la manoeuvre, je perds l'adhérence de la roue avant et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je suis moi aussi tombé à la renverse. De ma faute, pas de ma faute, le débat franco-britannique fait encore rage à ce jour... En tout cas, je n'ai rien de cassé et Steve non plus, juste un rétroviseur en moins sur sa monture, ça auraut pû être pire.
Et le pire ne met pas longtemps à arriver. Alors qu'on fait au plus vite pour atteindre Paksong, la ville la plus proche, et une hypothétique boisson chaude, je n'ai cette fois besoin de personne pour défier les lois de la gravité. Alors que je suis un sillon creusé par un camion peu avant, une nouvelle fois la machine s'emballe et moi je dévale... Et comme personne n'apprend comment tomber proprement de moto, cette fois je fais en sorte de bien m'esquinter. Dans un réflexe pour éviter que ma tête casquée n'heurte le sol, je tombe les mains en avant et me ruine la paume gauche. Dans la manoeuvre, celle-ci devient un mélange de sang frais et de terre battue mouillée, et arbore un belle couleur marronâtre. Le coude aussi a morflé un peu et est de ce fait également légèrement ouvert. Heureusement dans tout ça, la chemise de soie blanche que je porte sur le dos n'a rien d'autre que de larges taches dont la moindre lessive bas de gamme saura venir à bout. Quelle brillante idée quand même cette chemise digne de la croisette pour cette journée en croisade! Vu le contexte, un treillis militaire n'aurait pas juré!! Et comme je ne peux nettoyer ma plaie tout de suite, je retrouve les vieux réflexes "troupes de marine" et sers les dents et la poignée d'accélérateur, mais toujours avec le sourire. Pour la moto, c'est maintenant un match nul avec Steve, je n'ai moi aussi plus qu'un seul rétro en plus de quelques éraflures sur le carrénage.
On arrive finalement à Paksong vers 17h, la lumière décroit déjà. A peine le temps de déguster un thé salvateur qu'il faut remettre les voiles. On sait déjà qu'on retrouvera Tadlo à la nuit tombée et ça ne m'enchante que moyen... 70 kilomètres, voilà ce qu'il nous reste à parcourir. 50 d'asphalte et 20 de terre synonyme maintenant d'épée de Damoclès au dessus de mon casque.
Couverts de poussière, lessivés des pieds à la tête, la chemise en berne, on arrive en héros à la GH vers 19h c'est à dire aussi vite qu'on a pû. J'ai l'impression d'avoir libéré le sud Laos, sans doute le sentiment du devoir accompli, ne manque que la foule en liesse. Ne manque également que la trousse de secours vu qu'aucun de nous n'a pensé à emporter le moindre pansement ou liquide désinfectant. Bien joué les touristes!!! Il faut donc que je nettoye la plaie à l'eau de la douche en étant sûr que c'est pas de l'Evian. Troupe de marine un jour, troupe de marine toujours!!
Une fois tous tout propre sauf ma main qui garde sa teinte automnale, on se retrouve au resto pour une vengeance gastronomique sur le sort. On est cinq autour de la table avec un couple rencontré la veillé et ils sont neuf steacks dans nos estomacs. Quand je vous disais vengeance, j'étais pas si loin. En plus, l'aubergiste a bon gout et le coeur sur la main mes amis druides pourront en témoigner. On achète cinquante grammes de salsepareille pour dix dollars, largement de quoi se remettre de nos émotions pour les semaines à venir!!! J'adore le Laos!! Et la cascade? Elle est toujours là et nous toise qu'on soit au resto ou dans les bungalows. Je vous le dis : j'adore!!!
On passera la soirée à déguster les mets locaux en se remémorant la journée passée et avant minuit on tombe de sommeil.
Le lendemain, pour vous dire la vérité, je suis un poil moins d'attaque que la veille; c'est pas que j'ai un poil dans la main, c'est que j'ai une vieille plaie. On émerge tous autour de 10 heures et on commence la journée là où on l'avait laissée la veille. Même table, même remède. On est sans doute aussi aidé en cela par la pluie qui s'abat dès le réveil. On est tellement bien à l'abri qu'on en profite en plus pour sortir les cartes de leur boîte. En d'autres termes, on est pas parti!!! Car quand la pluie s'interrompt, on a la bonne idée d'être au milieu d'une partie. Moi dans le fond ça me va, je cicatrise... Du matin au soir de ce 13 mars, je cicatrise. Du matin au soir, on alterne une demie douzaine de fois entre éclaircies et trombes d'eau. Du soir au matin, on s'en bat les cartes.
Et la bécane dans tout ça? On verra bien demain. Ou plutôt tout à l'heure, on rend les armes à 1h, c'est déjà demain.
Chacun à l'heure d'ouvrir les yeux à retrouver la vista. Cavaliers, en selle!!! Plus que deux cascades et on rentre. Et ce, si le temps le permet! Et bien, on a du bol, la grenouille-baromètre est suffisamment clémente pour nous permettre d'enfourcher. On dit au revoir à Tadlo avec le sentiment d'avoir trouvé un coin de paradis et vroum!! J'en profite quand même au passage pour oublier mon seul short, je perds la boule...
Sylvain ouvre la voie, avec Steve, on suit. Quand on a la place et la route qui va avec c'est avec plaisir qu'on pousse les machines jusque dans leurs derniers retranchement. Parfois, comme pour l'histoire qui suit, c'est en seconde qu'on franchi les champs de patates qui font office de route. Sylvain a bien repéré sur la carte, c'est par là qu'il faut aller. 5 kilomètres, 10 kilomètres, 20 kilomètres, plus on s'enfonce, plus les trous se multiplient, plus c'est l'évidence qu'on a pris la mauvaise direction. On fait donc demi-tour en file indienne. Je suis en deuxième position, Steve en troisième. Et comme la chaussée est de loin la plus pourrie depuis Pakse, il faut prendre garde à respecter les distances de sécurité. Ca tombe sous le sens? Pas pour tout le monde... Alors que je monte sur mes freins pour éviter les nids de poules, je suis tamponné de derrière, devinez par qui? Of course my dear... Impossible de garder le controle et donc d'éviter une nouvelle plantade... Et comme l'avant veille et comme déjà raconté dans l'histoire de la main, le coude et la fesse, je redécouvre les joies du toboggan sur caillaisses. Autant vous dire, c'est pas très plaisant. D'autant que cette fois, je me fais un malin déplaisir à me re-ravager la main, le coude (les même), et en cadeau bonus, la fesse qui porte une échymose sanguinolante de la taille du Poitoux. C'est le pompon!! Je suis alongé par terre, mes roues tournent encore, et d'un coup, j'ai moins le sourire. Où est cette petite ordure de conducteur du dimanche d'outre-Manche? A gauche? Personne. A droite? Personne. Serait-il parti? Non, mon bourreau a foncé droit dans les fourrés qui jouxtent la route et est coincé tout entier dans un buisson épineux avec sa moto comme couverture. Impossible de l'engueuler, je n'ai que deux options : le sortir de là ou rire un bon coup. Première option, le sortir de là, c'est impossible. La moto est trop lourde pour mon corps meurtri. On a plus pour ça qu'à attendre le retour de Momo parti devant comme une flèche d'argent. La deuxième option est donc la bonne, je suis pris d'un rire nerveux finalement partagé par l'homme dans le buisson. Après plusieurs minutes, Sylvain revient tel le Messie, pas le joueur de foot, l'autre Messie, celui qui nous sauve de la damnation. Et comme il est tout frais, il est en mesure de sortir Steve de son guépied. Dernières séquelles de l'accident, ses lunettes de soleil tronent toutes tordues au milieu de la route, aussi tordue que ma pédale gauche qu'il va falloir remplacer sans doute; mon dernier rétroviseur viable n'est plus et ma carrosserie crie à l'aide. Mais dans tout ce foutoir, les motos comme nous fonctionnent encore, c'est l'essentiel... L'essentiel pour le loueur car pour moi maintenant, l'essentiel est de retourner au plus vite à Pakse avant que ça ne tourne au cauchemard! On y est presque d'ailleurs en regardant le pied de Steve qui est encore plus sanglant que chacune de mes blessures.
La décision est donc vite prise, Steve et moi, on rentre au bercail pendant que Momo va voir une cascade pour la route. On retrouve vite la bonne route et aillant appris de nos erreurs, rien de tragique ne s'est plus passé. On est à Pakse de retour à la terre ferme en milieu d'après-midi après cent bornes le corps en berne.
Une heure après, Momo est de retour ravi de sa ballade. Il en profite pour sortir sa trousse de premiers secours, il était temps!!!
Dernière frayeur de ce périple en plateau Bolaven, il faut rendre les montures à leur propriétaire. Oups... On y arrive comme on était parti, en formation serrée. On a l'air valeureux comme ça mais à l'intérieur, on en mène pas large!!! D'autant que le type à nos passeports laissés comme caution!! Sylvain donne sa moto en premier, tout roule. Un controle d'usage et il récupère son bien sans dommages ni frayeurs. C'est ensuite au tour de Steve qui avait pris bien soin de camoufler autant que possible tous les bobos de sa titine. Peine perdue, le loueur est un vrai fox-terrier. Deux minutes à égrainer tout ce qui cloche. Il récupère son passeport mais ne parle pas encore pognon avec le type. Vient enfin mon tour, c'est la bérézina!! C'est pas deux mais cinq minutes montre en main dont il aura besoin pour faire l'inventaire des dommages mécaniques. Je tremble comme un écolier qui a raté un examen. Et de beaucoup!!! Je récupère mon passeport, c'est normalement le moment de passer à la casserole.
Et bien non... Je ne sais pas si le loueur est sous valium ou quoi mais on paye le prix convenu dès le départ et notre interlocuteur ne bronche pas. Tous contents, on dit ciao et on courre presque hors du magasin comme des évadés de taule des fois que le type revienne à la raison.
Au final, on a eu nos accidents gratis. C'est la fêêêête!!!!
Ce parcours autour du plateau aura donc été de toutes les émotions. Vivement qu'on recommence!!! Et si tu veux les photos, c'est comme d'hab, tu sais où cliquer.
J'ai des crampes à force d'écrire. Juste assez d'énergie pour dire que quand je me vautre, vous êtes là, quand je cicatrise, vous êtes là, quand je vous embrasse, vous êtes là. A bientôt.
Et la vie de Bibi pour le moment, elle est toujours conjointe avec Sylvain dit Momo et Steve dit Steve dans les bas-fonds du sud Laos. Enfin dans les bas fonds, il faut quand même pas exagérer! La preuve, en arrivant à Pakse après quelques heures de bateau sur le Mékong, il fait tellement chaud et on a tellement faim de ne rien avoir mangé depuis le pain perdu de la veille qu'alors qu'on cherche notre chemin en ville pour trouver une GH bien agencée et bien propre derrière les oreilles, on tombe sur une boulangerie à la française. Elle a bien fait de se trouver là celle la!! C'est donc à une orgie de viennoiserie que les employés locaux ont pû assister complêtements hébétés par le rythme proposé par nos trois estomacs sur pattes.
Ne reste plus ensuite, maintenant qu'on est bien ragaillardis, qu'à trouver notre GH pour faire d'aujourd'hui une journée constructive s'il en est... On jète notre dévolu sur la Sabaidi 2 GH qui a le chic de nous proposer une chambre avec trois lits en plus d'un jardinet où il fait bon s'alanguir à l'ombre d'abustes lorsqu'on a l'estomac qui sort le drapeau blanc. On s'installe donc et on fait ça tellement bien que la nuit tombe sur nos rires qui résonnent dans tous les alentours. C'est aussi l'occasion pour nous de rencontrer un tas de gens qui nous parlent du plateau Bolaven, sur notre itinéraire du lendemain, et nous confortent dans l'idée que la meilleure chose à faire pour en profiter, c'est la location de deux roues motorisées. C'est pas tant qu'on avait besoin d'être conforté, mais comme Steve et moi, on reste des novices dans la pratique de la bécane sur routes de campagne, ça fait toujours du bien de trouver des personnes qui connaissent le terrain et qui vous caressent dans le sens du poil. Momo quant à lui, a l'habitude; je sens qu'il va ouvrir la route. Dans tout ça, il nous reste une nuit pour se mettre les idées au clair et se dire qu'on est indestructibles ou au moins capables... C'est donc vers une longue nuit réparatrice qu'on se dirige. Sauf que quand vous mettez idiots dans une même pièce, dès que vous fermez la porte c'est un festival. Donc on sera propablement un peu fatigué pour partir puisqu'on éteint les lumières vers 2h30.
Et bien au matin, contrairement aux prévisions les plus alarmistes, on est d'attaque comme des troyens partant à la guerre. Rien ne peut nous arrêter, la machine est lancée. Juste le temps d'aller prendre possession de nos machines et d'en tirer un bon prix. Les machines en question, ce sont trois petites motos à 4 vitesses sans embrayage avec des pneus fins au possible, parfaites pour Steve et moi, un peu tendre pour Momo la flèche parce qu'à vue de nez, nos destriers auront du mal à franchir les 80 km/h, bien assez pour moi sachant d'un autre côté qu'on se prépare à affronter autre chose que de l'autoroute asphaltée... A 11h, le contact est enclenché, tout le monde est casqué, on part en croisade bien groupé tel la patrouille de France. Bien groupé enfin, c'est vite dit car dès les premiers mètres, les lacunes s'affichent au grand jour, Steve roule à contre sens, du côté gauche de la route!!!!! Foutu anglais, ils ne font rien comme tout le monde et on dirait qu'ils ont ça dans les gênes!!!! Le temps donc d'expliquer à l'ami d'outre-Manche qu'ici comme ailleurs on roule à droite, et alors on est parti!!! Et on est parti pas bien longtemps car avant de décoller il faut dénicher une station service pour remplir les réservoir. Le temps de la trouver, Steve, encore lui, tombe en panne d'essence!!! Tout cela est de très bonne augure... On fait donc le plein en deux fois, une fois sur place, une fois à emporter.
Pour sortir de la ville, c'est pas très compliqué, la circulation n'est pas très dense, la route est bien large, c'est un bonheur avec de l'air dans le visage en prime. Et la conduite dans tout ça, comme c'est goudronné, on a vite fait d'apprendre les rudiments du passage de vitesses, un enfant de 10 ans pourrait en fait s'en servir, 5 ans même, surtout s'il est Lao car les gamins montent sur des bécannes avec leurs parents bien avant de savoir marcher... Et que fait la police dans tout ça, on sait pas, elle est nulle part. On s'est d'ailleurs beaucoup dit que si on était en France, les gens appèleraient le 18 pour dénoncer un tel traitement mais qu'ici, comme on chante dans la marseillaise, la liberté, liberté chérie, ça veut dire quelque chose. Non mais alors, de quoi j'me mèle!!
L'escadrille file à vive allure sur le plateau à travers les villages de poussière. On garde en permanence casques et concentration en n'oubliant pas au passage la notion de plaisir qui nous remplit en permanence. Et pour que la fête soit complète, on va essayer de faire en sorte que les moments hors conduite soient également à la hauteur, le plateau Boliven étant la capitale laosienne de la chute d'eau. On en compte plus d'une dizaine de grande envergure réparties sur quelques dizaines de kilomètres. On est donc en chasse de celle-ci, en chasse d'eau.
La première que nous apercevons est de très bonne facture, c'est une espèce de mini-Iguazu. L'eau tombe en arc de cercle sur des rochers asserrés. Impossible pour nous de se baigner même si c'est pas l'envie qui manque. On compense ce manque par un joyeux pot au bar qui domine le tout avant de repartir vers Tad Lo, là où on est censé établir notre camp de base et rayonner autour. Chaque personne que nous croisons en chemin est d'une franche sympathie, les dents se découvrent quand elles existent pour marquer un sourire. Les mains se tendent partout pour dire bonjour. De mon point de vue, j'ai l'impression de faire partie d'un cortège papal sauf que la papamobile a laissé la place à une deux roues hurlant à tout-va.
On arrive à Tad Lo après nos deux premiers kilomètres de piste tortueuse relativement de bonne heure car le soleil brille encore. C'est une précaution à prendre car aujourd'hui c'est la pleine lune du mois de mars et traditionnellement la plus grosse fête du bled dans lequel, pour l'occasion, on sacrifie un buffle. On s'installe dans une nouvelle GH en bordure de rivière avec une quarantaine de mètres en amont une nouvelle cascade toute aussi démesurément grande que la précédente mais également plus adaptée à la mouillette de cul dans l'eau. Notre GH, la plus cheap du village a aussi la plus belle vue sur la cascade avec en prîme un matelas qui ressemble à un matelas, une moustiquaire sans trous, un ventilo et même une couverture! Le rêve!! On profite donc des derniers rayons du soleil pour se jeter à l'eau. Enfin Steve et moi car Momo a oublié sa tête et donc son maillot de bain et est trop pudique ou feignant pour se baigner en slip sachant que les laos n'en auraient pas grand chose à faire. La collection printemps-été de la nouvelle ligne de maillots de bain, c'est pas la première préoccupation ici!!! Pour rejoindre la cascade, Momo remonte la rivière par la gauche, Steve et moi par la droite. Et comme à un moment il faut bien qu'on se rejoigne, Steve et moi on entreprend la traversée. Seulement au niveau de la cascade, il n'y a pas de pont, juste le torrent. Et comme j'ai mon appareil photo en main, c'est bonjour l'angoisse vu le courant qu'il y a là. Heureusement, même si on n'a pas vraiment calculé tous les risques, ça se passe sans heurts... Avec Steve, c'est la douche raffraichissante qui nous guette alors, l'appareil est posé, l'eau s'abat de toutes ses forces sur nos épaules, ça vaut tous les massages du monde et en plus pas besoin de clim', l'eau est à moins de 20°.
Au bout d'un moment, le soleil se couche, les dents claquent, il est temps de rentrer les bêtes à l'étable. En parlant de bêtes, de façon incompréhensible, on apprend que la fête et le sacrifice du buffle, c'est pour le dimanche suivant. Incompréhensible car la pleine lune est en face de nous alors qu'on dîne comme des rois. Le sacrifice de pleine lune, un dimanche sans pleine lune, ils sont fous ses laos!!!! Mais c'est pas grave, on passe la soirée à réinventer à loisirs les règles du "président et trou du cul", et même si à la fin de la soirée ça ne ressemble plus à rien, en tout cas, on a bien ri. Bien ri et bien dormi.
Et après une bonne nuit de sommeil, c'est rebelote, pas une seconde à perdre en enfournant notre petit dèj', c'est à nouveau l'heure des routes et des chemins survolés à cheval vapeur. En tout cas on aimerait bien... Il est 9h et Tad Lo est ensoleillé, couvert, grondant, douchant. Pendant 30 minutes, c'est la fête à la grenouille. Puis ça se recalme... Avant de repartir de plus belle!!!! Au final, le soleil revient et on est parti sur les coups de 11h. Les départs en retard ont l'air de tous s'être donnés rendez-vous au Laos. La piste de la veille même si le soleil brille de nouveau est une succession de petites piscines. C'est donc en mode 4X4 qu'on rejoint la route principale. Celle-ci sèche à grande vitesse nous permettant à nous aussi de tirer sur les gazs. Mais pour Sylvain la menace, c'est pas encore assez. Il s'ennuie le malheureux, c'est trop asphalé, il faut que ça change! Donc à un moment, alors qu'on file droit, Momo freine devant nous et tourne à droite à travers champs. A travers champs? Non, encore trop facile, à travers la forêt plutôt! Avec Steve, même si on en emmène pas large, il en faudrait quand même plus pour nous faire battre en retraite. Cap est donc mis sur un chemin qui n'en est pas un. On slalome entre les arbres qui se succèdent tous les mètres, c'est du trial avec des mobylettes plus faites pour les centres-villes. Et puis par moment, c'est vaguement raviné, les bécanes hurlent à la mort sur des pentes que j'aurais du mal à prendre à pieds. Les roues patinent, on se couvre de terre, Steve tombe à l'arrêt, joli tableau au milieu des plantations de café! Cette phase façon Indiana-Jones-aurait-mieux-fait-d-avoir-une-machette-plutôt-qu-un-fouet durera pas loin d'une heure de fun après laquelle on retrouvera une piste à zébus non sans avoir besoin de traverser de part en part le jardin de gens qui vivent là. Imaginez donc leur tête quand ils nous ont vus déboucher depuis la forêt comme si de rien n'était!! La banane qu'ils avaient!!! Incroyable!!! Aux USA, ils auraient pû nous tirer dessus pour violation de propriété privée, ici, ils ont juste la banane. On sort donc par l'entrée après être entré par la sortie.
Il va maintenant s'agir de savoir où on va dans tout ce bordel. A la base, on était parti à la recherche d'un village animiste, c'est à dire qu'ils croient aux esprits de l'eau, des arbres, etc. Ca pouvait valoir le déplacement. Maintenant, on dirait que la mission est d'aller partout où il y a du hors piste. Mais c'est déjà trop pour les bécanes, ça tombe sous le sens en plus de tomber pour Steve. Ah, ah, ah! On active donc le plan B. Il semblerait qu'il y ait une nouvelle cascade à quelques encablures. Et Momo est content car la piste pour y aller est défoncée au possible. C'est la pire route jusque là, même la forêt c'était mieux. La chaussée qui n'en est pas une est un mixe de sable glissant et de cailloux pas très accueuillants mais alors pas du tout. Ajoutez à votre recette une pincée de pluie diluvienne et mangez chaud!!
Alors qu'on est au milieu de nulle part, les premières gouttes se font sentir. Impossible de trouver un abri, il faut foncer car le ciel vire du gris au noir à toute berzingue. Et après quelques kilomètres de ce manège infernal, on arrive au village suivant avec en son centre, un préau bienvenu. Bienvenu d'autant que l'orage est biblique. Le bruit de la pluie est assourdissant sans oublier les éclairs qui s'abattent toutes les dix secondes. Pour un peu, en étant un peu alarmiste, on pourrait croire à l'apocalypse! On parvient tout juste à distinguer les visages des enfants, à la porte de leur maison, qui nous scrutent et avec qui on se marre à distance.
Après une demi-heure, c'est le retour au calme, tout le monde remet le nez dehors, nous comme les enfants. C'est l'occasion de rire de plus belle. Au moment de partir d'ici, chacun a le sourire au lèvres et en ce qui nous concerne, l'envie immédiate de déconner dans les flaques. On choisit donc les plus grosses pour des traversées mémorables, les bécanes ont beau ne pas être faites pour ça, elles s'en sortent bien et on s'en donne à coeur joie alors que le soleil remontre le bout de son nez. Et comme on a raison d'en profiter! Une demi heure plus tard, on prend les même et on recommence! C'est un nouveau chatiment climatique que nous avons au dessus de nos têtes. Cette fois-ci, par chance, on est dans un village dès les premières gouttes et comme toutes les maisons sont sur pilotis, on se réfugie sous l'une d'entre elles sous le regard curieux des voisins. Au début de l'averse, on est au sec mais à mesure que ça drache dru, on se retrouve complètement entourés par la marée montante. C'est comme si on avait creusé des douves autour de la maison!!! Et une nouvelle fois la pluie s'arrête après 30 minutes, après que les nuages furent bien essorés. Ouf!! Il est temps d'avancer rapidement tant qu'on peut encore le faire au sec au niveau de la tête parce qu'au niveau des pieds, l'eau a complètement envahi la route, la rendant encore plus traitresse, la garce! D'ailleurs on ne met pas longtemps à se retrouver le bec dans l'eau. Après 5 minutes, j'ai Steve juste derrière moi. J'ai juste le temps d'entendre que quelque chose ne tourne pas rond, me retourne et vois le malheureux les quatres fers en l'air et la moto sur le flanc juste à côté. Dans la manoeuvre, je perds l'adhérence de la roue avant et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je suis moi aussi tombé à la renverse. De ma faute, pas de ma faute, le débat franco-britannique fait encore rage à ce jour... En tout cas, je n'ai rien de cassé et Steve non plus, juste un rétroviseur en moins sur sa monture, ça auraut pû être pire.
Et le pire ne met pas longtemps à arriver. Alors qu'on fait au plus vite pour atteindre Paksong, la ville la plus proche, et une hypothétique boisson chaude, je n'ai cette fois besoin de personne pour défier les lois de la gravité. Alors que je suis un sillon creusé par un camion peu avant, une nouvelle fois la machine s'emballe et moi je dévale... Et comme personne n'apprend comment tomber proprement de moto, cette fois je fais en sorte de bien m'esquinter. Dans un réflexe pour éviter que ma tête casquée n'heurte le sol, je tombe les mains en avant et me ruine la paume gauche. Dans la manoeuvre, celle-ci devient un mélange de sang frais et de terre battue mouillée, et arbore un belle couleur marronâtre. Le coude aussi a morflé un peu et est de ce fait également légèrement ouvert. Heureusement dans tout ça, la chemise de soie blanche que je porte sur le dos n'a rien d'autre que de larges taches dont la moindre lessive bas de gamme saura venir à bout. Quelle brillante idée quand même cette chemise digne de la croisette pour cette journée en croisade! Vu le contexte, un treillis militaire n'aurait pas juré!! Et comme je ne peux nettoyer ma plaie tout de suite, je retrouve les vieux réflexes "troupes de marine" et sers les dents et la poignée d'accélérateur, mais toujours avec le sourire. Pour la moto, c'est maintenant un match nul avec Steve, je n'ai moi aussi plus qu'un seul rétro en plus de quelques éraflures sur le carrénage.
On arrive finalement à Paksong vers 17h, la lumière décroit déjà. A peine le temps de déguster un thé salvateur qu'il faut remettre les voiles. On sait déjà qu'on retrouvera Tadlo à la nuit tombée et ça ne m'enchante que moyen... 70 kilomètres, voilà ce qu'il nous reste à parcourir. 50 d'asphalte et 20 de terre synonyme maintenant d'épée de Damoclès au dessus de mon casque.
Couverts de poussière, lessivés des pieds à la tête, la chemise en berne, on arrive en héros à la GH vers 19h c'est à dire aussi vite qu'on a pû. J'ai l'impression d'avoir libéré le sud Laos, sans doute le sentiment du devoir accompli, ne manque que la foule en liesse. Ne manque également que la trousse de secours vu qu'aucun de nous n'a pensé à emporter le moindre pansement ou liquide désinfectant. Bien joué les touristes!!! Il faut donc que je nettoye la plaie à l'eau de la douche en étant sûr que c'est pas de l'Evian. Troupe de marine un jour, troupe de marine toujours!!
Une fois tous tout propre sauf ma main qui garde sa teinte automnale, on se retrouve au resto pour une vengeance gastronomique sur le sort. On est cinq autour de la table avec un couple rencontré la veillé et ils sont neuf steacks dans nos estomacs. Quand je vous disais vengeance, j'étais pas si loin. En plus, l'aubergiste a bon gout et le coeur sur la main mes amis druides pourront en témoigner. On achète cinquante grammes de salsepareille pour dix dollars, largement de quoi se remettre de nos émotions pour les semaines à venir!!! J'adore le Laos!! Et la cascade? Elle est toujours là et nous toise qu'on soit au resto ou dans les bungalows. Je vous le dis : j'adore!!!
On passera la soirée à déguster les mets locaux en se remémorant la journée passée et avant minuit on tombe de sommeil.
Le lendemain, pour vous dire la vérité, je suis un poil moins d'attaque que la veille; c'est pas que j'ai un poil dans la main, c'est que j'ai une vieille plaie. On émerge tous autour de 10 heures et on commence la journée là où on l'avait laissée la veille. Même table, même remède. On est sans doute aussi aidé en cela par la pluie qui s'abat dès le réveil. On est tellement bien à l'abri qu'on en profite en plus pour sortir les cartes de leur boîte. En d'autres termes, on est pas parti!!! Car quand la pluie s'interrompt, on a la bonne idée d'être au milieu d'une partie. Moi dans le fond ça me va, je cicatrise... Du matin au soir de ce 13 mars, je cicatrise. Du matin au soir, on alterne une demie douzaine de fois entre éclaircies et trombes d'eau. Du soir au matin, on s'en bat les cartes.
Et la bécane dans tout ça? On verra bien demain. Ou plutôt tout à l'heure, on rend les armes à 1h, c'est déjà demain.
Chacun à l'heure d'ouvrir les yeux à retrouver la vista. Cavaliers, en selle!!! Plus que deux cascades et on rentre. Et ce, si le temps le permet! Et bien, on a du bol, la grenouille-baromètre est suffisamment clémente pour nous permettre d'enfourcher. On dit au revoir à Tadlo avec le sentiment d'avoir trouvé un coin de paradis et vroum!! J'en profite quand même au passage pour oublier mon seul short, je perds la boule...
Sylvain ouvre la voie, avec Steve, on suit. Quand on a la place et la route qui va avec c'est avec plaisir qu'on pousse les machines jusque dans leurs derniers retranchement. Parfois, comme pour l'histoire qui suit, c'est en seconde qu'on franchi les champs de patates qui font office de route. Sylvain a bien repéré sur la carte, c'est par là qu'il faut aller. 5 kilomètres, 10 kilomètres, 20 kilomètres, plus on s'enfonce, plus les trous se multiplient, plus c'est l'évidence qu'on a pris la mauvaise direction. On fait donc demi-tour en file indienne. Je suis en deuxième position, Steve en troisième. Et comme la chaussée est de loin la plus pourrie depuis Pakse, il faut prendre garde à respecter les distances de sécurité. Ca tombe sous le sens? Pas pour tout le monde... Alors que je monte sur mes freins pour éviter les nids de poules, je suis tamponné de derrière, devinez par qui? Of course my dear... Impossible de garder le controle et donc d'éviter une nouvelle plantade... Et comme l'avant veille et comme déjà raconté dans l'histoire de la main, le coude et la fesse, je redécouvre les joies du toboggan sur caillaisses. Autant vous dire, c'est pas très plaisant. D'autant que cette fois, je me fais un malin déplaisir à me re-ravager la main, le coude (les même), et en cadeau bonus, la fesse qui porte une échymose sanguinolante de la taille du Poitoux. C'est le pompon!! Je suis alongé par terre, mes roues tournent encore, et d'un coup, j'ai moins le sourire. Où est cette petite ordure de conducteur du dimanche d'outre-Manche? A gauche? Personne. A droite? Personne. Serait-il parti? Non, mon bourreau a foncé droit dans les fourrés qui jouxtent la route et est coincé tout entier dans un buisson épineux avec sa moto comme couverture. Impossible de l'engueuler, je n'ai que deux options : le sortir de là ou rire un bon coup. Première option, le sortir de là, c'est impossible. La moto est trop lourde pour mon corps meurtri. On a plus pour ça qu'à attendre le retour de Momo parti devant comme une flèche d'argent. La deuxième option est donc la bonne, je suis pris d'un rire nerveux finalement partagé par l'homme dans le buisson. Après plusieurs minutes, Sylvain revient tel le Messie, pas le joueur de foot, l'autre Messie, celui qui nous sauve de la damnation. Et comme il est tout frais, il est en mesure de sortir Steve de son guépied. Dernières séquelles de l'accident, ses lunettes de soleil tronent toutes tordues au milieu de la route, aussi tordue que ma pédale gauche qu'il va falloir remplacer sans doute; mon dernier rétroviseur viable n'est plus et ma carrosserie crie à l'aide. Mais dans tout ce foutoir, les motos comme nous fonctionnent encore, c'est l'essentiel... L'essentiel pour le loueur car pour moi maintenant, l'essentiel est de retourner au plus vite à Pakse avant que ça ne tourne au cauchemard! On y est presque d'ailleurs en regardant le pied de Steve qui est encore plus sanglant que chacune de mes blessures.
La décision est donc vite prise, Steve et moi, on rentre au bercail pendant que Momo va voir une cascade pour la route. On retrouve vite la bonne route et aillant appris de nos erreurs, rien de tragique ne s'est plus passé. On est à Pakse de retour à la terre ferme en milieu d'après-midi après cent bornes le corps en berne.
Une heure après, Momo est de retour ravi de sa ballade. Il en profite pour sortir sa trousse de premiers secours, il était temps!!!
Dernière frayeur de ce périple en plateau Bolaven, il faut rendre les montures à leur propriétaire. Oups... On y arrive comme on était parti, en formation serrée. On a l'air valeureux comme ça mais à l'intérieur, on en mène pas large!!! D'autant que le type à nos passeports laissés comme caution!! Sylvain donne sa moto en premier, tout roule. Un controle d'usage et il récupère son bien sans dommages ni frayeurs. C'est ensuite au tour de Steve qui avait pris bien soin de camoufler autant que possible tous les bobos de sa titine. Peine perdue, le loueur est un vrai fox-terrier. Deux minutes à égrainer tout ce qui cloche. Il récupère son passeport mais ne parle pas encore pognon avec le type. Vient enfin mon tour, c'est la bérézina!! C'est pas deux mais cinq minutes montre en main dont il aura besoin pour faire l'inventaire des dommages mécaniques. Je tremble comme un écolier qui a raté un examen. Et de beaucoup!!! Je récupère mon passeport, c'est normalement le moment de passer à la casserole.
Et bien non... Je ne sais pas si le loueur est sous valium ou quoi mais on paye le prix convenu dès le départ et notre interlocuteur ne bronche pas. Tous contents, on dit ciao et on courre presque hors du magasin comme des évadés de taule des fois que le type revienne à la raison.
Au final, on a eu nos accidents gratis. C'est la fêêêête!!!!
Ce parcours autour du plateau aura donc été de toutes les émotions. Vivement qu'on recommence!!! Et si tu veux les photos, c'est comme d'hab, tu sais où cliquer.
J'ai des crampes à force d'écrire. Juste assez d'énergie pour dire que quand je me vautre, vous êtes là, quand je cicatrise, vous êtes là, quand je vous embrasse, vous êtes là. A bientôt.
Le Liberia à vélo: sécurité?
Bonjour,
Je comptais faire un petit tour de 3 semaines en Guinée et en Sierra Léone à vélo, mais vus les évènements, je pense annuler la partie Guinéenne. Alors je me dis: "pourquoi pas le Liberia?". a priori, ça a l'air calme maintenant et dynamique. Quelqu'un sait-il si on peut y bouger facilement ? Au niveau sécurité, comment est la situation. Je souhaiterais avoir des infos objectives, pas celle de "diplomatie.gouv.fr" qui ne prend pas grand risque... Merci d'avance...
Passage Thaïlande/Laos: bateau ou avion?
Bonjour a tous,
je prepare un voyage de trois mois d'oct a janv 2010 en Asie du Sud Est (Thailande, laos, Cambodge, VietNam, Birmanie), en couple avec un garcon de 2, 5 ans. Je suis souvent sur le forum a glaner des conseils d'aguerris.
Je precise notre budget approximatif pour vous faire une idee : 10-15E/nuit voire moins.
Je reflechis en ce moment au meilleur moyen de passer de la Thailande au Laos. On sera a Chiang Rai vers le 10-15 oct pour visiter la region du Triangle d'or.
Donc quelle serait la meilleure solution 1/ Bus Chiang Rai -Chiang Kong (2h) puis traversee du Mekong a Houe Xai (achat du visa) puis Chiang Kong - Luang Prabang 2 jours de bateau avec nuit a Pakbeng. C'est tentant si c'est pas trop complique et pas trop cher. Il parait que c'est tres tres touristique, bateaux bondes, incofortables. - Est-ce vraiment interessant et surtout envisageable avec un enfant de 2, 5 ans? ou vraiment trop long??? Les bateaux sont grands comment? Yatil a manger sur place? - quels sont les tarifs? Adulte et enfant. Ou trouver ces infos.
OU BIEN
2/ Avion direct Chiang Mai - Luang Prabang 45 min avec Lao Airlines. Quels sont les tarifs exacts? Et ensuite pour etancher notre soif navigation, de LP faire une descente de la Nam OU vers Nong Khiaw en s'arretant a Muang Khua, qui a l'air d'un site magnifique. Combien de temps prendrait cette escapade?
Je suis ouverte a tous conseils et propositions, surtout en ce qui concerne les itineraires au Laos. La region de Vang Vieng. Comment redescendre vers Pakse et Vientiane. Et le meilleur moyen de rejoindre le Cambodge.
Merci.
Je reflechis en ce moment au meilleur moyen de passer de la Thailande au Laos. On sera a Chiang Rai vers le 10-15 oct pour visiter la region du Triangle d'or.
Donc quelle serait la meilleure solution 1/ Bus Chiang Rai -Chiang Kong (2h) puis traversee du Mekong a Houe Xai (achat du visa) puis Chiang Kong - Luang Prabang 2 jours de bateau avec nuit a Pakbeng. C'est tentant si c'est pas trop complique et pas trop cher. Il parait que c'est tres tres touristique, bateaux bondes, incofortables. - Est-ce vraiment interessant et surtout envisageable avec un enfant de 2, 5 ans? ou vraiment trop long??? Les bateaux sont grands comment? Yatil a manger sur place? - quels sont les tarifs? Adulte et enfant. Ou trouver ces infos.
OU BIEN
2/ Avion direct Chiang Mai - Luang Prabang 45 min avec Lao Airlines. Quels sont les tarifs exacts? Et ensuite pour etancher notre soif navigation, de LP faire une descente de la Nam OU vers Nong Khiaw en s'arretant a Muang Khua, qui a l'air d'un site magnifique. Combien de temps prendrait cette escapade?
Je suis ouverte a tous conseils et propositions, surtout en ce qui concerne les itineraires au Laos. La region de Vang Vieng. Comment redescendre vers Pakse et Vientiane. Et le meilleur moyen de rejoindre le Cambodge.
Merci.









