Results for "Soudan"
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Trek Langtang/Ganesh
Bonjour,
Je suis en train de mettre au point un petit trek pour l'année prochaine au départ du langtang en direction de la dauradi khola.
Deux petites questions:
- Je compte prendre un 4x4 pour shyabru besi, mais est-il possible de prolonger sur gatlang comme je l'ai vu écrit ?
- Pour l'arrivée, je compte descendre par barpak et ensuite ? Et c'est là où j'ai besoin de vos lumière car je voudrai arrivé dans endroit où je puisse prendre un bus pour Pokara ?
Merci par avance de vos réponses
Merci par avance de vos réponses
Excursion au parc de Corcovado
Bonjour,
Nous comptons passer 3 nuits et 2 jours complets à Corcovado.
Que conseillez-vous entre y arriver par Puerto Jiménez et par Bahia Drake ?
Connaissez-vous un guide ou une agence locale qui pourrait nous organiser un tour dans le parc ? Qu'est ce qui est préférable ? excursion à la journée ou 1J/2N ou 2J/3N ?
Merci d'avance
Nous comptons passer 3 nuits et 2 jours complets à Corcovado.
Que conseillez-vous entre y arriver par Puerto Jiménez et par Bahia Drake ?
Connaissez-vous un guide ou une agence locale qui pourrait nous organiser un tour dans le parc ? Qu'est ce qui est préférable ? excursion à la journée ou 1J/2N ou 2J/3N ?
Merci d'avance
Attention, ne partez pas en Patagonie avec l'UCPA
Bonjour à tous,
J'écris ce message pour mettre en garde les personnes intéressées par un voyage en Patagonie avec l'UCPA.
Je suis partie à plusieurs reprises à l'étranger avec cet organisme et j'ai toujours été ravie de ces séjours dont les points forts sont le bon rapport qualité-prix, l'optimisation du temps et l'ambiance "jeune".
Cela n'a pas été le cas pour la Patagonie où je suis allée début 2013. Avec mon ami, nous avions pensé partir seuls mais nous nous sommes ravisés car, nous n'avions pas suffisamment de temps pour préparer le voyage. Nous avons donc choisi l'UCPA dont l'organisation habituellement parfaite permettait d'optimiser le temps sur place.
Pour faire court, malgré les paysages magnifiques, nous sommes rentrés avec la sensation d'avoir été escroqués pour les raisons suivantes : - Des temps morts très importants cassant le rythme du voyage : sur 15 jours passés sur place, on peut facilement retirer 3-4 journées inutiles, et les 11 jours restant n'étaient pas intensifs pour la plupart. Des journées entières à ne rien faire, il est même arrivé que le meilleur moment de la journée soit de manger une glace... - Très mauvais rapport qualité prix : d'une part, parce qu'en partant seuls on aurait eu le temps de faire plus de choses (ou du moins autant en se perdant!) et payé beaucoup moins cher (évidemment) ; d'autre part, parce que la qualité de la plupart des hébergements et des repas étaient lamentables, comparée à ce qu'ont eu les groupes d'autres voyagistes rencontrés sur place (à prix et durée égaux).
A cela, s'ajoute un guide fort désagréable qui nous accusait de nous plaindre du mauvais temps quand on essayait de lui parler de l'organisation du voyage. Nous pensons que cette mauvaise organisation est liée au fait que l'UCPA est passée par une agence "locale" péruvienne (oui oui, pour l'Argentine et le Chili) qui a tiré sur les prix au maximum. Le guide n'avait aucun soutien sur place et se débrouillait seul pour organiser le voyage au jour le jour, d'où les temps d'attente qui n'en finissaient plus...
Au final, 15 participants sur 15 (NB. habitués de l'UCPA) ont signé une lettre de réclamation à l'attention de l'UCPA. Après plusieurs mois d'échanges de mails, courriers et appels téléphoniques, l'UCPA estime que le voyage s'est très bien passé, et a nié l'existence de tous les problèmes remontés.
C'est pourquoi je tenais à faire cette mise en garde, ça va continuer la prochaine saison. Donc, même si le programme a l'air sympa, il faut comprendre que ce sont des petites journées, et que quand il est écrit "temps libre", ça ne veut pas dire qu'il y a tellement de choses à faire qu'ils vous laissent le choix, mais au contraire qu'il n'y a quasiment rien à faire...
J'espère avoir été claire, et éviter la déception que j'ai ressentie à d'autres voyageurs...
J'écris ce message pour mettre en garde les personnes intéressées par un voyage en Patagonie avec l'UCPA.
Je suis partie à plusieurs reprises à l'étranger avec cet organisme et j'ai toujours été ravie de ces séjours dont les points forts sont le bon rapport qualité-prix, l'optimisation du temps et l'ambiance "jeune".
Cela n'a pas été le cas pour la Patagonie où je suis allée début 2013. Avec mon ami, nous avions pensé partir seuls mais nous nous sommes ravisés car, nous n'avions pas suffisamment de temps pour préparer le voyage. Nous avons donc choisi l'UCPA dont l'organisation habituellement parfaite permettait d'optimiser le temps sur place.
Pour faire court, malgré les paysages magnifiques, nous sommes rentrés avec la sensation d'avoir été escroqués pour les raisons suivantes : - Des temps morts très importants cassant le rythme du voyage : sur 15 jours passés sur place, on peut facilement retirer 3-4 journées inutiles, et les 11 jours restant n'étaient pas intensifs pour la plupart. Des journées entières à ne rien faire, il est même arrivé que le meilleur moment de la journée soit de manger une glace... - Très mauvais rapport qualité prix : d'une part, parce qu'en partant seuls on aurait eu le temps de faire plus de choses (ou du moins autant en se perdant!) et payé beaucoup moins cher (évidemment) ; d'autre part, parce que la qualité de la plupart des hébergements et des repas étaient lamentables, comparée à ce qu'ont eu les groupes d'autres voyagistes rencontrés sur place (à prix et durée égaux).
A cela, s'ajoute un guide fort désagréable qui nous accusait de nous plaindre du mauvais temps quand on essayait de lui parler de l'organisation du voyage. Nous pensons que cette mauvaise organisation est liée au fait que l'UCPA est passée par une agence "locale" péruvienne (oui oui, pour l'Argentine et le Chili) qui a tiré sur les prix au maximum. Le guide n'avait aucun soutien sur place et se débrouillait seul pour organiser le voyage au jour le jour, d'où les temps d'attente qui n'en finissaient plus...
Au final, 15 participants sur 15 (NB. habitués de l'UCPA) ont signé une lettre de réclamation à l'attention de l'UCPA. Après plusieurs mois d'échanges de mails, courriers et appels téléphoniques, l'UCPA estime que le voyage s'est très bien passé, et a nié l'existence de tous les problèmes remontés.
C'est pourquoi je tenais à faire cette mise en garde, ça va continuer la prochaine saison. Donc, même si le programme a l'air sympa, il faut comprendre que ce sont des petites journées, et que quand il est écrit "temps libre", ça ne veut pas dire qu'il y a tellement de choses à faire qu'ils vous laissent le choix, mais au contraire qu'il n'y a quasiment rien à faire...
J'espère avoir été claire, et éviter la déception que j'ai ressentie à d'autres voyageurs...
Vêtements pour circuit aux USA/Canada en octobre
Bonjour, je pars début octobre, faire un circuit: Montreal, ottawa, toronto, niagara, washington et new-york. Quel vêtements dois-je prévoir? Merci pour vos réponses.
Qu'est ce que vous emmenez comme médicaments en Thaïlande?
Bonjour,
On part très bientôt et je suis en train de finir ma liste pour ne rien oublier. Je sais qu'on trouve pas mal de médicaments dans les pharmacies mais bon..en cas d'urgence, à avoir sous la main ?🏴☠️ A tous les voyageurs en Asie, faites moi partager votre "liste"...
Merci par avance.
On part très bientôt et je suis en train de finir ma liste pour ne rien oublier. Je sais qu'on trouve pas mal de médicaments dans les pharmacies mais bon..en cas d'urgence, à avoir sous la main ?🏴☠️ A tous les voyageurs en Asie, faites moi partager votre "liste"...
Merci par avance.
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999)
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
En plus, ça faque ça fait une saphène en moins
- Messieurs vous allez m’excuser mais moi il faut que je parle à mon patient.
Le doc à tirer le rideau pour m’isoler de ses élèves en se disant que de toute façon il en avait assez vu.
Ouais bein, ça va pas bein pantoute que j’me suis dit! Cé pas fait fort comme disait mon grand-père! Le pôpa de ma mouman à moi.
- Monsieur Paquet je suis le docteur Lachapelle. Vous êtes sous moniteur cardiaque et je vous laisse entre bonnes mains. Je reviens dans une heure environ. Le temps de trouver une salle d’op et un anesthésiste. Je vous opère dès que possible, ça presse!
- Quossé-vous voulez dire ‘’ça presse’’ doc? - Quatre pontages aux coronaires. Peut-être cinq.
Ah bein dis donc toé chose! Me semblait itou que ça n’allait pas bein. V’là ti pas qu’y m’parle de coroners asteure!
Avant de quitter il a soulevé ma jaquette et tâtonné une à une mes jambes de l’aine jusqu’à la cheville. J’sais pas pourquoi. J’ai pensé à Dracula.
- Messieurs, veuillez retirer le cathéter et garder le patient sous perfusion durant mon absence. Nitro en spray sous la langue si nécessaire.
Trois quart d’heure et deux tonnes d’angoisses plusse deux coups de push push de nitroglycérine plus tard, Vlad III l’Empaleur est revenu.
- Demain matin 7 heures Monsieur Paquet. Je n’ai pas trouvé d’anesthésiste ce soir. Mon assistant va vous installer un ballon dans l’aorte pour aider votre cœur à passer la nuit puis il va vous faire signer votre consentement en soirée. Il faudra surtout ne pas plier votre jambe droite de toute la nuit.
- Comme ça doc? - Non. L’autre droite Monsieur Paquet. Une infirmière va passer vers 6 heures demain matin afin de vous préparer pour la salle d’op.
Moi qui croyais être venu aux urgences pour passer la nuit sous observation. Une simple crisette d’angine de poitrine, pensais-je. Cé comme qui dirait pas pareil pantoute. J’ai une pompe à coté du lit, une balloune qui gonfle au cœur entre chaque battement, une jolie, très jolie infirmière, juste pour moi tout seul, une soudaine envie de griller une clope. Et v’là que je songeai au frigo de l’apart: vu que je suis a l’hosto pour ‘’un tit-boutte’’, faudra enlever le périssable comme!
En soirée est venu l’assistant-vampire avec des papiers pis des explicâââtions rien qu’en masse:
1 -1 à 2% de risque de faire un ACV (un Arrêt Contre ma Volonté). 2 -2-3% de risque qu’un ou bedon les deux reins mangent la claque durant la chirurgie. 3 -2% de faire de graves infections postopératoires.
… pis des détails sur le programme à venir:
La première équipe de vampires va bistouriser une jambe depuis l’aine jusqu’à la cheville pour en retirer la saphène antérieure et préparer 4 ou 5 greffons si le vampire en chef et ses vampirons trouvent que vos veines mammaires ne sont pas à leurs goûts (athérosclérose). La seconde équipe va scier le sternum, écarteler la cage thoracique, dégager le cœur, procéder au pompage extra corporel, en arrêtant le cœur environ 10-15 minutes par pontage.
- Pis si j’signe pas? - On n’opère pas. Vous signez ici, ici et puis là. C’est votre santé qui est en jeux vous savez. Et on ne sait pas ce qui arrivera à la prochaine crise.
R’garde moé bein toé chose! La dernière crise c’était en 2008. Comme j’ai pas encore vu la Papouasie ni trouvé l’amour de ma vie pis que j’sais toujours pas le secret d’la Caramilk, m’a t’en vas signer genre. Pis en même temps quossé que les docs connaissent en économie hein? Pis sur la santé itou? Leur domaine c’est les maladies pis les gens malades.
- Vous avez déjà subit une opération Monsieur Paquet? - Une seule fois doc. Il y a 60 ans. C’était à ma naissance. Un tit-peu pour moé mais surtout pour ma maman à moi. - Ah! Dernière chose Monsieur Paquet. - Appelez-moi Marcel. ‘’Monsieur’’ c’était mon père. - Marcel, en cas d’urgence qui voulez-vous qu’on appelle? - En cas d’urgence? Bein l’docteur tabarnak! Apelle le doc bonyeu!
Sont drôles les toubibs! Y te dise que c’est un succès garanti pis en même temps y veulent un no. de téléfôône au cas z’ou.
Faque le lendemain est apparu, le jour d’après la veille genre. J’avions pompé du stress et d’l’aorte toute la nuit quand une vampirette bouclée noire est apparue, une piquouse à la main.
- C’est un relaxant Monsieur Paquet avant la salle d’op. - Appelle-moi Marsou. Si c’est pour relaxer raconte-moi une histoire tu veux bien? Ou une chanson:
‘’Une chanson douce Que me chantait ma maman En suçant mon pouce J’écoutais en m’endormant.’’
Me suis réveillé parmi des rideaux bleus, des bips-bips-bips rien qu’en masse, pis une tivi qui dessinait comme un tremblement de terre avec des chiffres verts fluo pis du nouère autour: 71 icitte, 117 là, ailleurs 24. On aurait dit CSI: Miami ou Urgences la série télé et qu’il manquait quèque’chose dans ma vie. Genre 5-6 heures. Me souviens pas d’avoir dormi ni rêvé. Et puis y’avait ma sœur Pauline, infirmière retraitée à 70 ans qui n’aimait pas mon fond de teint.
Je n’étais pas cloué mais ‘’broché’’ au lit. Un long zipper métallique depuis l’aine jusqu’à la cheville gauche pis un autre de la base du cou jusqu’à la pointe inférieure du sternum. Al, mon patron, m’a ramené mon portable dans l’aprem. Me souviens d’avoir songé qu’avec toutes les broches sur le corps (160 à la jambe, 120 sur la poitrine): s’il sonne… j’va t’y exploser?!!
Trois jours plus tard Ils ont fini par m’enlever ces ‘’nom de Dieu de non moins putain de tubes dans la gorge’’. Y m’ont également donné un coussin rouge en forme de cœur :
- Il faut le serrer très fort contre vous Monsieur Paquet et puis tousser pour cracher les expectorations de vos poumons.
La plus grande victoire morale sur ma condition humaine est survenue au bout de six jours lorsque pour la première foi j’ai pu faire ‘’mon numéro 2’’ tout fin seul sur le siège des toilettes.
Avant j’avais une couche et ils m’autorisaient à faire dedans. Tu te rends compte Maman? Toi qui a tant insisté pour que je suis propre le plus tôt possible. Ces cons-là trouvaient normal que moi, ton ange, je souille encore mes langes à 60 ans!
La honte toé chose!
Et puis au 7e jour Dieu se reposait aux soins intensifs: j’étais à roupillonner quand est arrivé un juif hassidique (les longs bigoudis de cheveux tombant aux favoris) sur civière et en détresse respiratoire. 78 ans d’après ce que je pu entendre. Ils ont sortis les ustensiles, l’artillerie lourde et tout le bataclan, la cavalarie, la cohorte d’infirmières, les tivi-moniteurs, les piquouses à 100$ la shot aux jugulaires, les massages cardiaques, le défibrillateur, le ballon à ventiler, les élèves en cardiologie accompagnée des médecins-professeurs . Tellement occupés qu’ils n’ont pas pensé tirer mon rideau pour cacher ma vue à 5 mètres de là.
À l’occasion un ou deux ‘’patrons’’, têtes grises, sortes de cardiologues réputés venaient prodiguer leurs conseils tout en consultant le dossier rouge du patient agonisant. Ils disaient ‘’continuez. Vous êtes dans les protocoles.’’
Puis soudains un long bipppp. Plat…
… Une éternité venait de naître.
DeCléricy.
Le doc à tirer le rideau pour m’isoler de ses élèves en se disant que de toute façon il en avait assez vu.
Ouais bein, ça va pas bein pantoute que j’me suis dit! Cé pas fait fort comme disait mon grand-père! Le pôpa de ma mouman à moi.
- Monsieur Paquet je suis le docteur Lachapelle. Vous êtes sous moniteur cardiaque et je vous laisse entre bonnes mains. Je reviens dans une heure environ. Le temps de trouver une salle d’op et un anesthésiste. Je vous opère dès que possible, ça presse!
- Quossé-vous voulez dire ‘’ça presse’’ doc? - Quatre pontages aux coronaires. Peut-être cinq.
Ah bein dis donc toé chose! Me semblait itou que ça n’allait pas bein. V’là ti pas qu’y m’parle de coroners asteure!
Avant de quitter il a soulevé ma jaquette et tâtonné une à une mes jambes de l’aine jusqu’à la cheville. J’sais pas pourquoi. J’ai pensé à Dracula.
- Messieurs, veuillez retirer le cathéter et garder le patient sous perfusion durant mon absence. Nitro en spray sous la langue si nécessaire.
Trois quart d’heure et deux tonnes d’angoisses plusse deux coups de push push de nitroglycérine plus tard, Vlad III l’Empaleur est revenu.
- Demain matin 7 heures Monsieur Paquet. Je n’ai pas trouvé d’anesthésiste ce soir. Mon assistant va vous installer un ballon dans l’aorte pour aider votre cœur à passer la nuit puis il va vous faire signer votre consentement en soirée. Il faudra surtout ne pas plier votre jambe droite de toute la nuit.
- Comme ça doc? - Non. L’autre droite Monsieur Paquet. Une infirmière va passer vers 6 heures demain matin afin de vous préparer pour la salle d’op.
Moi qui croyais être venu aux urgences pour passer la nuit sous observation. Une simple crisette d’angine de poitrine, pensais-je. Cé comme qui dirait pas pareil pantoute. J’ai une pompe à coté du lit, une balloune qui gonfle au cœur entre chaque battement, une jolie, très jolie infirmière, juste pour moi tout seul, une soudaine envie de griller une clope. Et v’là que je songeai au frigo de l’apart: vu que je suis a l’hosto pour ‘’un tit-boutte’’, faudra enlever le périssable comme!
En soirée est venu l’assistant-vampire avec des papiers pis des explicâââtions rien qu’en masse:
1 -1 à 2% de risque de faire un ACV (un Arrêt Contre ma Volonté). 2 -2-3% de risque qu’un ou bedon les deux reins mangent la claque durant la chirurgie. 3 -2% de faire de graves infections postopératoires.
… pis des détails sur le programme à venir:
La première équipe de vampires va bistouriser une jambe depuis l’aine jusqu’à la cheville pour en retirer la saphène antérieure et préparer 4 ou 5 greffons si le vampire en chef et ses vampirons trouvent que vos veines mammaires ne sont pas à leurs goûts (athérosclérose). La seconde équipe va scier le sternum, écarteler la cage thoracique, dégager le cœur, procéder au pompage extra corporel, en arrêtant le cœur environ 10-15 minutes par pontage.
- Pis si j’signe pas? - On n’opère pas. Vous signez ici, ici et puis là. C’est votre santé qui est en jeux vous savez. Et on ne sait pas ce qui arrivera à la prochaine crise.
R’garde moé bein toé chose! La dernière crise c’était en 2008. Comme j’ai pas encore vu la Papouasie ni trouvé l’amour de ma vie pis que j’sais toujours pas le secret d’la Caramilk, m’a t’en vas signer genre. Pis en même temps quossé que les docs connaissent en économie hein? Pis sur la santé itou? Leur domaine c’est les maladies pis les gens malades.
- Vous avez déjà subit une opération Monsieur Paquet? - Une seule fois doc. Il y a 60 ans. C’était à ma naissance. Un tit-peu pour moé mais surtout pour ma maman à moi. - Ah! Dernière chose Monsieur Paquet. - Appelez-moi Marcel. ‘’Monsieur’’ c’était mon père. - Marcel, en cas d’urgence qui voulez-vous qu’on appelle? - En cas d’urgence? Bein l’docteur tabarnak! Apelle le doc bonyeu!
Sont drôles les toubibs! Y te dise que c’est un succès garanti pis en même temps y veulent un no. de téléfôône au cas z’ou.
Faque le lendemain est apparu, le jour d’après la veille genre. J’avions pompé du stress et d’l’aorte toute la nuit quand une vampirette bouclée noire est apparue, une piquouse à la main.
- C’est un relaxant Monsieur Paquet avant la salle d’op. - Appelle-moi Marsou. Si c’est pour relaxer raconte-moi une histoire tu veux bien? Ou une chanson:
‘’Une chanson douce Que me chantait ma maman En suçant mon pouce J’écoutais en m’endormant.’’
Me suis réveillé parmi des rideaux bleus, des bips-bips-bips rien qu’en masse, pis une tivi qui dessinait comme un tremblement de terre avec des chiffres verts fluo pis du nouère autour: 71 icitte, 117 là, ailleurs 24. On aurait dit CSI: Miami ou Urgences la série télé et qu’il manquait quèque’chose dans ma vie. Genre 5-6 heures. Me souviens pas d’avoir dormi ni rêvé. Et puis y’avait ma sœur Pauline, infirmière retraitée à 70 ans qui n’aimait pas mon fond de teint.
Je n’étais pas cloué mais ‘’broché’’ au lit. Un long zipper métallique depuis l’aine jusqu’à la cheville gauche pis un autre de la base du cou jusqu’à la pointe inférieure du sternum. Al, mon patron, m’a ramené mon portable dans l’aprem. Me souviens d’avoir songé qu’avec toutes les broches sur le corps (160 à la jambe, 120 sur la poitrine): s’il sonne… j’va t’y exploser?!!
Trois jours plus tard Ils ont fini par m’enlever ces ‘’nom de Dieu de non moins putain de tubes dans la gorge’’. Y m’ont également donné un coussin rouge en forme de cœur :
- Il faut le serrer très fort contre vous Monsieur Paquet et puis tousser pour cracher les expectorations de vos poumons.
La plus grande victoire morale sur ma condition humaine est survenue au bout de six jours lorsque pour la première foi j’ai pu faire ‘’mon numéro 2’’ tout fin seul sur le siège des toilettes.
Avant j’avais une couche et ils m’autorisaient à faire dedans. Tu te rends compte Maman? Toi qui a tant insisté pour que je suis propre le plus tôt possible. Ces cons-là trouvaient normal que moi, ton ange, je souille encore mes langes à 60 ans!
La honte toé chose!
Et puis au 7e jour Dieu se reposait aux soins intensifs: j’étais à roupillonner quand est arrivé un juif hassidique (les longs bigoudis de cheveux tombant aux favoris) sur civière et en détresse respiratoire. 78 ans d’après ce que je pu entendre. Ils ont sortis les ustensiles, l’artillerie lourde et tout le bataclan, la cavalarie, la cohorte d’infirmières, les tivi-moniteurs, les piquouses à 100$ la shot aux jugulaires, les massages cardiaques, le défibrillateur, le ballon à ventiler, les élèves en cardiologie accompagnée des médecins-professeurs . Tellement occupés qu’ils n’ont pas pensé tirer mon rideau pour cacher ma vue à 5 mètres de là.
À l’occasion un ou deux ‘’patrons’’, têtes grises, sortes de cardiologues réputés venaient prodiguer leurs conseils tout en consultant le dossier rouge du patient agonisant. Ils disaient ‘’continuez. Vous êtes dans les protocoles.’’
Puis soudains un long bipppp. Plat…
… Une éternité venait de naître.
DeCléricy.
Kiev - Simferopol en train de nuit
Bonjour,
J'envisage de partir la dernière semaine d'août et les 2 premières de septembre. Je prendrai le train de nuit à Kiev pour Simferopol.
Qui aurait l'expérience de ce type de voyage? En particulier s'il existe la possibilité de prendre un compartiment à 2.
Je sais qu'il existe en Bielorussie ce type de compartiment appelé VIP et très confortable et pas cher (je l'ai déjà pris).
De Simferopol, nous voulons aller à Yalta. Ma femme (Bielorusse) me dit qu'il existe dans cette région des "Sanatorium"
sorte d'hôtel avec un service médical qui a la particularité d'avoir ses accès à la plage. Est-ce à conseiller? Cher?
Enfin dans la région les endroits sympathiques à visiter?
Merci
Circuit Prague/Pologne/Berlin avec enfants en juillet 2013
Bonjour,
Nous envisageons, en juillet prochain, avec trois enfants (10, 13 et 16 ans), le circuit suivant en partant du Nord de la France : Prague/Cracovie/Carpates/Varsovie/Berlin sur deux semaines maxi en mêlant visites et randos nature.
- Quel est votre avis sur le programme ? - Je partirais en voiture ...j'ai lu qu'il y avait beaucoup de vandalisme sur les voitures des touristes et qu'il fallait un parking surveillé...est ce vrai ? - Quel est le meilleur planning à votre avis en termes de jours par site ? - Avez-vous des suggestions de lieux à ne pas rater ? - l'hôtel est-il la solution la plus facile en termes de réservation (via booking par exemple) ? - et puis....
Voilà..merci beaucoup.
Nous envisageons, en juillet prochain, avec trois enfants (10, 13 et 16 ans), le circuit suivant en partant du Nord de la France : Prague/Cracovie/Carpates/Varsovie/Berlin sur deux semaines maxi en mêlant visites et randos nature.
- Quel est votre avis sur le programme ? - Je partirais en voiture ...j'ai lu qu'il y avait beaucoup de vandalisme sur les voitures des touristes et qu'il fallait un parking surveillé...est ce vrai ? - Quel est le meilleur planning à votre avis en termes de jours par site ? - Avez-vous des suggestions de lieux à ne pas rater ? - l'hôtel est-il la solution la plus facile en termes de réservation (via booking par exemple) ? - et puis....
Voilà..merci beaucoup.
Voyager seule en Amérique Centrale
Bonjour à tous !
Je vais pour le première fois voyager seule en Amérique Centrale et je ne parle quasiment pas espagnol ! Je voulais récolter des avis sur les choses à ne pas faire en étant seule là-bas (même si ces pays n'ont pas l'air d'être des plus dangereux), sur le budget moyen à prévoir (je pars deux mois) et savoir si éventuellement d'autres filles partaient seules là-bas, qu'on fasse un bout de chemin ensemble...Je pars du 30 jin au 1er septembre.
Je vous remercie tous par avance, toutes les suggestions, conseils...sont les bienvenus!
Tara
Je vais pour le première fois voyager seule en Amérique Centrale et je ne parle quasiment pas espagnol ! Je voulais récolter des avis sur les choses à ne pas faire en étant seule là-bas (même si ces pays n'ont pas l'air d'être des plus dangereux), sur le budget moyen à prévoir (je pars deux mois) et savoir si éventuellement d'autres filles partaient seules là-bas, qu'on fasse un bout de chemin ensemble...Je pars du 30 jin au 1er septembre.
Je vous remercie tous par avance, toutes les suggestions, conseils...sont les bienvenus!
Tara
Itinéraire Vendée - Pyrénées ou Vendée - Genève à vélo
Bonjour, je m'appelle Samuel, j'ai bientôt 16 ans, et c'est la première fois que je poste sur ce forum ! Je suis un amateur de vélo sur route, notamment, de randonnée à pied, et à vélo. J'ai déjà quelques petites escapades à mon actif, l'année dernière, j'ai fait un petit trek d'une semaine, et je suis déjà parti plusieurs fois à vélo pour deux à trois jours, en sacoches ou avec une remorque. Voilà pour ma présentation 🙂
Depuis quelques temps déjà, je réfléchis à un projet un plus sérieux (je connais bien le forum, et je sais que je suis un petit joueur, mais je débute 😉) : cet été, je voudrais donc partir de Vendée et découvrir un peu les montagnes. J'ai toujours voulu aller dans les Pyrénées, mais depuis hier, je pense aux Alpes et à la Suisse. Je suis déjà équipé en matériel : je pense partir avec mon VTT Trek 3500 (VTT d'entrée de gamme qui a 2 ans, quelques milliers de kilomètres, et qui roule très bien), un porte-bagages Zéfal Discovery, des sacoches Vaude Karakorum (je suis passé chez Vaude car les sacoches Intersport n'ont même pas fait 300 km), et une tente McKinley Compactlight 2. Je ne vous parle pas du reste du matos, mais je crois que j'ai déjà ce qu'il faut (sac de couchage, matelas, popote, réchaud, ...).
J'aurais voulu partir avec mon vélo de course en carbone, mais je sais que randonnée et cadre en carbone ne font pas bon ménage ... Bref, tout cela pour vous poser quelques questions, amis voyageurs : - déjà, pensez-vous qu'un petit rigolo comme moi puisse arriver jusqu'aux Alpes, ou aux Pyrénées ? Je fais vraiment pas mal de vélo, et j'ai déjà fait des escapades chargées, mais rien de plus de 3 jours (300km), et les pires bosses chez moi, c'est le Mont des Alouettes, ou Saint-Michel-Mont-Mercure ... - que pensez vous de mon matériel ? - quelle durée, et quel budget faudrait-il prévoir si je pars pour 700 ou 800 km ? J'ai déjà bivouaqué, je ne pense pas dormir au camping tous les soirs, mais plutôt tous les deux à trois jours. - avez-vous déjà pris le train avec des vélos chargés comme des mules ? Je pensais prendre le train, car le retour doit être beaucoup moins drôle que l'aller.
N'hésitez pas à me donner quelques conseils, si vous en avez, je suis un voyageur débutant ! Voilà, merci à tous ceux qui répondront !
Depuis quelques temps déjà, je réfléchis à un projet un plus sérieux (je connais bien le forum, et je sais que je suis un petit joueur, mais je débute 😉) : cet été, je voudrais donc partir de Vendée et découvrir un peu les montagnes. J'ai toujours voulu aller dans les Pyrénées, mais depuis hier, je pense aux Alpes et à la Suisse. Je suis déjà équipé en matériel : je pense partir avec mon VTT Trek 3500 (VTT d'entrée de gamme qui a 2 ans, quelques milliers de kilomètres, et qui roule très bien), un porte-bagages Zéfal Discovery, des sacoches Vaude Karakorum (je suis passé chez Vaude car les sacoches Intersport n'ont même pas fait 300 km), et une tente McKinley Compactlight 2. Je ne vous parle pas du reste du matos, mais je crois que j'ai déjà ce qu'il faut (sac de couchage, matelas, popote, réchaud, ...).
J'aurais voulu partir avec mon vélo de course en carbone, mais je sais que randonnée et cadre en carbone ne font pas bon ménage ... Bref, tout cela pour vous poser quelques questions, amis voyageurs : - déjà, pensez-vous qu'un petit rigolo comme moi puisse arriver jusqu'aux Alpes, ou aux Pyrénées ? Je fais vraiment pas mal de vélo, et j'ai déjà fait des escapades chargées, mais rien de plus de 3 jours (300km), et les pires bosses chez moi, c'est le Mont des Alouettes, ou Saint-Michel-Mont-Mercure ... - que pensez vous de mon matériel ? - quelle durée, et quel budget faudrait-il prévoir si je pars pour 700 ou 800 km ? J'ai déjà bivouaqué, je ne pense pas dormir au camping tous les soirs, mais plutôt tous les deux à trois jours. - avez-vous déjà pris le train avec des vélos chargés comme des mules ? Je pensais prendre le train, car le retour doit être beaucoup moins drôle que l'aller.
N'hésitez pas à me donner quelques conseils, si vous en avez, je suis un voyageur débutant ! Voilà, merci à tous ceux qui répondront !
Retour de Birmanie: informations, bons plans, etc
Mingalaba !
Je reviens d'un voyage de trois semaines en Birmanie et comme c'est souvent bien utile d'avoir des infos les plus fraîches possible j'actualise !
Le principal conseil que j'ai a donner c'est : dépéchez vous. Oui car la Birmanie commence à devenir touristique, surtout les sites comme Bagan ou Inle. Il reste toutefois beaucoup d'endroits authentiques dans le pays, il suffit de sortir un peu des sentiers battus (Hpa An, SIttwe, Dawei par exemple), et là le voyage devient magique. J'ai bien peur que dans 10 ans ce ne soit pas aussi préservé, meme si on est encore loin pour qu'une Khao San road apparaisse à Rangoon. j'ai vu pas mal de gros touristes de base déverser leur argent n'importe comment pour etre seul dans le taxi, ou se croire puissant (on peut se faire transporter sur un siège par des porteurs à Kyaykto), j'en ai meme vu à Rangoon se faire masser les pieds par des birmans en tapotant sur leur iPhone.... Je rappelle que la birmanie incite davantage au voyage qu'au tourisme (oui, il y a une différence). Il est très aisé d'y voyager seul, il y a quand meme pas mal d’infrastructures (beaucoup plus qu'au Tadjikistan, qu'en Mauritanie ou qu'au Kirghizistan par exemple, où là il vaut peut etre mieux partir avec un circuit). Voyager seul ne pose aucun problème là bas (au contraire, quand j'étais seul les gens venaient plus facilement vers moi).
Alors tout d'abord mon parcours : -vol Bangkok - Mandalay (avec Air Asia) -visite de Mandalay -Bagan -Yangoon -Kyaykto (rocher d'Or) -Hpa An -Dawei (Tenasserim) -Yangoon et retour à Bangkok
Remarquons que je ne suis pas allé au lac Inle, tout d'abord faute de temps, et puis ça me faisait un détour assez important, et puis surtout il paraît que c'est devenu bien touristique, quasiment tous les pêcheurs s'étant reconvertis dans le tourisme !
Le lonely planet est assez complet sur la Birmanie, infos intéressantes ! Attention toutefois, les prix ont bien sur augmentés pour les hotels (saison touristique oblige). Et la liaison Moulmein-Hpa An par bateau n'est plus effective. Le chapitre sur la province du Tenasserim est inexploitable c'est pourquoi je vais un peu m'épancher sur Dawei, pour le reste les infos sont faciles à trouver dans le lonely.
Concernant le visa à l'arrivée ou encore le passage par les frontières terrestres j'ai eu assez peu d'infos mais ça semble relativement peu faisable.
Infos pratiques générales : - Internet y est étonnamment accessible dans les grandes villes (Wifi à l'hotel, café internet à profusion), moins évident dans les campagnes pomées ! Je n'ai jamais eu de réseau téléphonique durant mon voyage, assez peu de birmans ont un téléphone portable en fait. - Partez avec des dollars impécables et ne changez pas à l'aéroport (payez le trajet en dollar), le meilleur taux que j'ai eu 1$ = 898 Kyat (à Dawei), considérez dans votre tête que 1€ = (un peu plus de) 1000 K - attention quand vous vous rendez sur les sites sacrés (paya shwedagon, Kyaykto) ou les temples, les genoux doivent etre couverts ! achetez un longji (3000 K), sorong traditionnel birman - Prenez une lampe torche sur vous tous les jours (coupures de courant fréquentes, bien utile dans les escaliers des temples à Bagan, ou pour chercher quelque chose dans son sac dans les bus de nuit) - Essayez d'apprendre quelques mots en birman, ils adorent (mingalaba = bonjour, tchézoubé = merci, tata \ twa mé now = au revoir, pyinti = français) demandez leur de vous apprendre à compter, fou rire garanti - Pour les hôtels de façon générale ils sont à 20 $ la nuit pour une chambre double avec salle de bain, 10$ une chambre simple possibilité de négocié en hors saison ! ça peut choquer si on vient du Laos ou de Thailande où on a une chambre royale pour 5$ ! Apportez aussi de petites coupures en dollar pour négocier plus facilement. Il est très difficile de pouvoir payer en kyat (j'ai pu le faire qu'à Dawei). - météo = j'en reviens, en ce moment c'est la saison sèche donc il fait très chaud et sec (s'il pleut c'est soudainement et ça ne dure pas plus d'une heure). A Bagan la chaleur est vraiment lourde, autant comater dans l'ombre d'un temple avec les birmans entre 12h et 16h (l'occasion aussi de faire des rencontres). - quasiment chaque fois que vous croiserez le regard d'un birman, celui ci vous sourira, c'est très agréable, voire vous dira "hello"! Souriez en retour, ou dites "Mingalaba", ne les snobez pas comme j'ai vu certains touristes le faire. Les birmans ne sont pas insistants, si vous refusez poliment avec le sourire (un moto taxi par exemple) on vous répondra avec un sourire et ils essayeront quand meme de vous aider ! - la vie est cheap, en dehors de l'hébregement. Une assiette de riz epicé au poulet (toujours servie avec soupe) autour de 1000-1300 K, bouteille d'eau 400 K - apportez des cartes postales, échantillons de parfum ou petites tour Eiffel (ils connaissent) que vous offrirez à ceux qui vous rendront service ou vous inviteront chez eux (il y en aura !), ils apprécient particulièrement. Apportez une photo de votre rue, région, maison ou immeuble, les birmans sont très curieux !! - préférez sur place le terme de "Myanmar". Celui ci s'applique à tout ! Myanmar people, Myanmar language, Myanmar state, ils n'aiment pas trop parler de "birman"
MANDALAY : Je recommande de louer un vélo (1500 K par jour), ce qui est une manière sympa de visiter la ville, d'aller sur la colline de Mandalay, voir même de se rendre à U-bein pour le coucher du soleil (avec arrêt chez les fabricants de feuille d'Or, et de bouddha en pierre au passage). L'excursion à Mingun est pas mal, départ sur le fleuve, tous les matins à 9h, 5000 K il me semble, retour à Mandalay pour 14h. 10 $ versés au gouvernement pour visiter les sites de Mandalay et 3$ à Mingun
Petit coin secret : pour le couchez du soleil allez à l'emplacement de l'ancien View Point Café (aujourd'hui fermé), au bout de la 26th street. La vue sur le fleuve et les villages de bambou qui le bordent est particulièrement exceptionnelle à ce moment de la journée
Trajet Mandalay-Bagan en bus de nuit, j'en ai eu pour 13000 K je crois, par l'intermédiaire de l'hotel où j'etais
BAGAN : Bagan est un site magique, malheureusement très touristique il peut etre difficile de trouver un hebergement cheap à l'arrivée du bus de nuit (3h du matin quand meme). 10$ versés au gouvernement. La plupart des hébergements sont à Nyang U. Louer un vélo peut etre intéressant aussi, pour suivre votre propre itinéraire, attention à ne pas louper les temples incontournables ! Malheureusement les plate-forme situés en haut des temples (avec une vue magnifique) sont souvent fermés aux visiteurs et les seuls où l'escalier est ouvert sont pris d'assaut je recommande donc :
Petit coin secret : en partant de Nyang U sur la route vers le vieux Bagan, vous croiserez à mi chemin sur la gauche un grand temple carré et imposant : le Paya Hitlominlo. Un tout petit peu plus loin en suivant la route on trouve une piste qui part sur la gauche, et à l'angle entre la piste et la route se trouve un temple de taille moyenne entouré d'une petite muraille de brique (il y a un escalier pour la traverser, coté route). Dans ce temple qui a l'air négligé par les touristes on peut facilement trouver à l'intérieur un passage vers la plate forme de laquelle on peut admirer un fantastique panorama à 360° sur tout Bagan, on apperçoit meme le fleuve Irradawy, et vous y serez seul !
Bagan-Yangoon : trajet en bus de nuit (15000 K je crois)
Yangoon- Kyaykto : trajet en train (assez épique) 3$ pour la classe normale (banquette en bois), 8$ pour un siège
KYAYKTO Pour le rocher d'or, il faut partir du camp de base de Kinpun en camion jusqu'au sommet (2400 K), on peut aussi y aller à pied avec beaucoup de courage. Le lieu est vraiment magique, on y sent un esprit spirituel puissant ! n'hésitez pas à coller de par vous meme votre feuille d'or achetée à Mandalay (5000K les 10 feuilles), attention les femmes ne sont pas autorisées à toucher le rocher
Trajet Kyaykto - Moulmien en bus (je me rappelle plus du prix par contre ^^)
MOULMEIN : Pour moi c'était juste une ville de transit. Le coucher de soleil sur le fleuve est pas mal, il y a un bazar, des mosquées, une architecture un peu coloniale et des temples sur les hauteurs. Le centre ville est un peu glauque en revanche, il y règne une atmosphère bizarre, je pense qu'y rester une demi journée suffit !
trajet Moulmein - Hpa An : 2000 K, un bus par heure en journée (attention la liaison par bateau n'existe plus)
HPA AN : Site vraiment intéressant, la région est tapissée de rizières dominées par le très impressionnant Mont Zwegabin. il est possible de gravir cette montagne, en louant un moto-taxi pour la journée (pour faire tous les sites de la région) en partant de Lumbini on peut voir les centaines de bouddhas alignés dans la jungle au pied de la montagne ! l'ascension prend deux heures, elle n'est pas bien technique ou compliquée (surtout des marches..interminables). On y croise quelques groupes de singes, lancez leur des biscuits, ils peuvent les attraper en plein vol c'est assez impressionnant. La vue depuis le temple sommital est superbe !
Petit coin secret : la grotte de Sadan ! Certainement la plus impressionnante de la région, assez peu visitée par les touristes (plutot les birmans), elle est très longue, aussi haute qu'une cathédrale, et on y trouve au bout un lac paisible avec un temple, parfait pour la baignade !
Retour à Moulmein
Alors pour DAWEI et le Tenasserim j'ai quelques infos ! Il n'est plus possible d'atteindre Dawei par la ligne ferroviaire depuis Moulmein pour les étrangers ! en effet les autorités pensent que c'est trop dangereux (le train a déraillé, sans blessés, il y a un mois et demi) Cependant il est possible de prendre un bus de nuit (départ à 19h) depuis Moulmein (attention le bus ne part pas de la gare routière principale). Le trajet coute aux alentours de 13000 K il me semble. Je n'ai rencontré aucun probleme sur la route (meme quand j'ai quitté Dawei à l'aéroport à l'immigration), je n'ai eu besoin d'aucun permis. Il est apparemment facile de se rendre à Myeik (avion ou bateau "rapide" (8h de route)) mais une fois sur place les possibilités de mouvement ne sont pas très intéressantes je crois, dommage !
DAWEI Il y a assez peu d'hotels, Garden guest house et Dream Emperor pour les petits budgets, j'étais au Dream Emperor, chambre impeccable et salle de bain vaste pour 9000K par nuit.
pour visiter la région prenez des moto-taxi (vous serez vite sollicité). il y a une plage accessible en une demi heure au nord de Dawei (Moungmakan), compter 5000 K pour y aller. Sur place possibilité de se baigner, bronzer, se restaurer, boire (il y a des bungalow précaires à prix exorbitant si vous tenez à y passer la nuit.
La plage n'est fréquentée que par les birmans, en fait à Dawei je n'ai croisé aucun étranger, ça a l'air assez anecdotique d'en voir !
Petit coin secret : Le village de San Hlann qui vaut largement le détour ! voire meme le voyage depuis Moulmein ! Il est situé au sud de Dawei, sur la route de Launglon, les gens de la région connaissent bien ce village. Allez y tot le matin ! Compter quand meme 13000 K l'aller retour (il est situé à une heure de Dawei en moto taxi) Une fois sur place vous aurez le souffle coupé. Le village est entièrement en Bambou et cocotier (il y en a partout là bas d'ailleurs), on trouve tout autour du village des plages paradisiaques de sable blanc, totalement désertes. Beaucoup de bateaux de pecheurs y naviguent, on assiste aux scènes de pêche, découpage du poisson, séchage, revente, négoce, les gens vous regarderont bouche bée (il est quasiment impossible de croiser un étranger ici). On est au coeur de la vie traditionnelle reculée du Tenasserim, sauf à rencontrer des Moken. Je recommande vraiment de visiter la région, qui est bien moins difficile d'accès qu'il n 'y parait !
Retour de Dawei à Rangoon : avion 105$, un par jour (il y en a aussi pour Myeik et Kawthoung)
RANGOON : J'ai moins aimé la capitale, mis à part le splendide Paya Shwedagon infesté de touristes en sandales-chaussettes Dans la ville les gens sont assez peu souriants, et l'architecture de certain bâtiment défie totalement les règles géophysiques les plus élémentaires ! Le marché Buyoke Aung Sun est pas mal. Trajet pour l'aéroport : 8$
Voilà voilà ! si besoin d'informations complémentaires n'hésitez pas !
Photos : _Bagan depuis le temple que j'ai indiqué _Vue sur la baie accueillant le village de San Hlann _Plage à deux pas de San Hlann
Je reviens d'un voyage de trois semaines en Birmanie et comme c'est souvent bien utile d'avoir des infos les plus fraîches possible j'actualise !
Le principal conseil que j'ai a donner c'est : dépéchez vous. Oui car la Birmanie commence à devenir touristique, surtout les sites comme Bagan ou Inle. Il reste toutefois beaucoup d'endroits authentiques dans le pays, il suffit de sortir un peu des sentiers battus (Hpa An, SIttwe, Dawei par exemple), et là le voyage devient magique. J'ai bien peur que dans 10 ans ce ne soit pas aussi préservé, meme si on est encore loin pour qu'une Khao San road apparaisse à Rangoon. j'ai vu pas mal de gros touristes de base déverser leur argent n'importe comment pour etre seul dans le taxi, ou se croire puissant (on peut se faire transporter sur un siège par des porteurs à Kyaykto), j'en ai meme vu à Rangoon se faire masser les pieds par des birmans en tapotant sur leur iPhone.... Je rappelle que la birmanie incite davantage au voyage qu'au tourisme (oui, il y a une différence). Il est très aisé d'y voyager seul, il y a quand meme pas mal d’infrastructures (beaucoup plus qu'au Tadjikistan, qu'en Mauritanie ou qu'au Kirghizistan par exemple, où là il vaut peut etre mieux partir avec un circuit). Voyager seul ne pose aucun problème là bas (au contraire, quand j'étais seul les gens venaient plus facilement vers moi).
Alors tout d'abord mon parcours : -vol Bangkok - Mandalay (avec Air Asia) -visite de Mandalay -Bagan -Yangoon -Kyaykto (rocher d'Or) -Hpa An -Dawei (Tenasserim) -Yangoon et retour à Bangkok
Remarquons que je ne suis pas allé au lac Inle, tout d'abord faute de temps, et puis ça me faisait un détour assez important, et puis surtout il paraît que c'est devenu bien touristique, quasiment tous les pêcheurs s'étant reconvertis dans le tourisme !
Le lonely planet est assez complet sur la Birmanie, infos intéressantes ! Attention toutefois, les prix ont bien sur augmentés pour les hotels (saison touristique oblige). Et la liaison Moulmein-Hpa An par bateau n'est plus effective. Le chapitre sur la province du Tenasserim est inexploitable c'est pourquoi je vais un peu m'épancher sur Dawei, pour le reste les infos sont faciles à trouver dans le lonely.
Concernant le visa à l'arrivée ou encore le passage par les frontières terrestres j'ai eu assez peu d'infos mais ça semble relativement peu faisable.
Infos pratiques générales : - Internet y est étonnamment accessible dans les grandes villes (Wifi à l'hotel, café internet à profusion), moins évident dans les campagnes pomées ! Je n'ai jamais eu de réseau téléphonique durant mon voyage, assez peu de birmans ont un téléphone portable en fait. - Partez avec des dollars impécables et ne changez pas à l'aéroport (payez le trajet en dollar), le meilleur taux que j'ai eu 1$ = 898 Kyat (à Dawei), considérez dans votre tête que 1€ = (un peu plus de) 1000 K - attention quand vous vous rendez sur les sites sacrés (paya shwedagon, Kyaykto) ou les temples, les genoux doivent etre couverts ! achetez un longji (3000 K), sorong traditionnel birman - Prenez une lampe torche sur vous tous les jours (coupures de courant fréquentes, bien utile dans les escaliers des temples à Bagan, ou pour chercher quelque chose dans son sac dans les bus de nuit) - Essayez d'apprendre quelques mots en birman, ils adorent (mingalaba = bonjour, tchézoubé = merci, tata \ twa mé now = au revoir, pyinti = français) demandez leur de vous apprendre à compter, fou rire garanti - Pour les hôtels de façon générale ils sont à 20 $ la nuit pour une chambre double avec salle de bain, 10$ une chambre simple possibilité de négocié en hors saison ! ça peut choquer si on vient du Laos ou de Thailande où on a une chambre royale pour 5$ ! Apportez aussi de petites coupures en dollar pour négocier plus facilement. Il est très difficile de pouvoir payer en kyat (j'ai pu le faire qu'à Dawei). - météo = j'en reviens, en ce moment c'est la saison sèche donc il fait très chaud et sec (s'il pleut c'est soudainement et ça ne dure pas plus d'une heure). A Bagan la chaleur est vraiment lourde, autant comater dans l'ombre d'un temple avec les birmans entre 12h et 16h (l'occasion aussi de faire des rencontres). - quasiment chaque fois que vous croiserez le regard d'un birman, celui ci vous sourira, c'est très agréable, voire vous dira "hello"! Souriez en retour, ou dites "Mingalaba", ne les snobez pas comme j'ai vu certains touristes le faire. Les birmans ne sont pas insistants, si vous refusez poliment avec le sourire (un moto taxi par exemple) on vous répondra avec un sourire et ils essayeront quand meme de vous aider ! - la vie est cheap, en dehors de l'hébregement. Une assiette de riz epicé au poulet (toujours servie avec soupe) autour de 1000-1300 K, bouteille d'eau 400 K - apportez des cartes postales, échantillons de parfum ou petites tour Eiffel (ils connaissent) que vous offrirez à ceux qui vous rendront service ou vous inviteront chez eux (il y en aura !), ils apprécient particulièrement. Apportez une photo de votre rue, région, maison ou immeuble, les birmans sont très curieux !! - préférez sur place le terme de "Myanmar". Celui ci s'applique à tout ! Myanmar people, Myanmar language, Myanmar state, ils n'aiment pas trop parler de "birman"
MANDALAY : Je recommande de louer un vélo (1500 K par jour), ce qui est une manière sympa de visiter la ville, d'aller sur la colline de Mandalay, voir même de se rendre à U-bein pour le coucher du soleil (avec arrêt chez les fabricants de feuille d'Or, et de bouddha en pierre au passage). L'excursion à Mingun est pas mal, départ sur le fleuve, tous les matins à 9h, 5000 K il me semble, retour à Mandalay pour 14h. 10 $ versés au gouvernement pour visiter les sites de Mandalay et 3$ à Mingun
Petit coin secret : pour le couchez du soleil allez à l'emplacement de l'ancien View Point Café (aujourd'hui fermé), au bout de la 26th street. La vue sur le fleuve et les villages de bambou qui le bordent est particulièrement exceptionnelle à ce moment de la journée
Trajet Mandalay-Bagan en bus de nuit, j'en ai eu pour 13000 K je crois, par l'intermédiaire de l'hotel où j'etais
BAGAN : Bagan est un site magique, malheureusement très touristique il peut etre difficile de trouver un hebergement cheap à l'arrivée du bus de nuit (3h du matin quand meme). 10$ versés au gouvernement. La plupart des hébergements sont à Nyang U. Louer un vélo peut etre intéressant aussi, pour suivre votre propre itinéraire, attention à ne pas louper les temples incontournables ! Malheureusement les plate-forme situés en haut des temples (avec une vue magnifique) sont souvent fermés aux visiteurs et les seuls où l'escalier est ouvert sont pris d'assaut je recommande donc :
Petit coin secret : en partant de Nyang U sur la route vers le vieux Bagan, vous croiserez à mi chemin sur la gauche un grand temple carré et imposant : le Paya Hitlominlo. Un tout petit peu plus loin en suivant la route on trouve une piste qui part sur la gauche, et à l'angle entre la piste et la route se trouve un temple de taille moyenne entouré d'une petite muraille de brique (il y a un escalier pour la traverser, coté route). Dans ce temple qui a l'air négligé par les touristes on peut facilement trouver à l'intérieur un passage vers la plate forme de laquelle on peut admirer un fantastique panorama à 360° sur tout Bagan, on apperçoit meme le fleuve Irradawy, et vous y serez seul !
Bagan-Yangoon : trajet en bus de nuit (15000 K je crois)
Yangoon- Kyaykto : trajet en train (assez épique) 3$ pour la classe normale (banquette en bois), 8$ pour un siège
KYAYKTO Pour le rocher d'or, il faut partir du camp de base de Kinpun en camion jusqu'au sommet (2400 K), on peut aussi y aller à pied avec beaucoup de courage. Le lieu est vraiment magique, on y sent un esprit spirituel puissant ! n'hésitez pas à coller de par vous meme votre feuille d'or achetée à Mandalay (5000K les 10 feuilles), attention les femmes ne sont pas autorisées à toucher le rocher
Trajet Kyaykto - Moulmien en bus (je me rappelle plus du prix par contre ^^)
MOULMEIN : Pour moi c'était juste une ville de transit. Le coucher de soleil sur le fleuve est pas mal, il y a un bazar, des mosquées, une architecture un peu coloniale et des temples sur les hauteurs. Le centre ville est un peu glauque en revanche, il y règne une atmosphère bizarre, je pense qu'y rester une demi journée suffit !
trajet Moulmein - Hpa An : 2000 K, un bus par heure en journée (attention la liaison par bateau n'existe plus)
HPA AN : Site vraiment intéressant, la région est tapissée de rizières dominées par le très impressionnant Mont Zwegabin. il est possible de gravir cette montagne, en louant un moto-taxi pour la journée (pour faire tous les sites de la région) en partant de Lumbini on peut voir les centaines de bouddhas alignés dans la jungle au pied de la montagne ! l'ascension prend deux heures, elle n'est pas bien technique ou compliquée (surtout des marches..interminables). On y croise quelques groupes de singes, lancez leur des biscuits, ils peuvent les attraper en plein vol c'est assez impressionnant. La vue depuis le temple sommital est superbe !
Petit coin secret : la grotte de Sadan ! Certainement la plus impressionnante de la région, assez peu visitée par les touristes (plutot les birmans), elle est très longue, aussi haute qu'une cathédrale, et on y trouve au bout un lac paisible avec un temple, parfait pour la baignade !
Retour à Moulmein
Alors pour DAWEI et le Tenasserim j'ai quelques infos ! Il n'est plus possible d'atteindre Dawei par la ligne ferroviaire depuis Moulmein pour les étrangers ! en effet les autorités pensent que c'est trop dangereux (le train a déraillé, sans blessés, il y a un mois et demi) Cependant il est possible de prendre un bus de nuit (départ à 19h) depuis Moulmein (attention le bus ne part pas de la gare routière principale). Le trajet coute aux alentours de 13000 K il me semble. Je n'ai rencontré aucun probleme sur la route (meme quand j'ai quitté Dawei à l'aéroport à l'immigration), je n'ai eu besoin d'aucun permis. Il est apparemment facile de se rendre à Myeik (avion ou bateau "rapide" (8h de route)) mais une fois sur place les possibilités de mouvement ne sont pas très intéressantes je crois, dommage !
DAWEI Il y a assez peu d'hotels, Garden guest house et Dream Emperor pour les petits budgets, j'étais au Dream Emperor, chambre impeccable et salle de bain vaste pour 9000K par nuit.
pour visiter la région prenez des moto-taxi (vous serez vite sollicité). il y a une plage accessible en une demi heure au nord de Dawei (Moungmakan), compter 5000 K pour y aller. Sur place possibilité de se baigner, bronzer, se restaurer, boire (il y a des bungalow précaires à prix exorbitant si vous tenez à y passer la nuit.
La plage n'est fréquentée que par les birmans, en fait à Dawei je n'ai croisé aucun étranger, ça a l'air assez anecdotique d'en voir !
Petit coin secret : Le village de San Hlann qui vaut largement le détour ! voire meme le voyage depuis Moulmein ! Il est situé au sud de Dawei, sur la route de Launglon, les gens de la région connaissent bien ce village. Allez y tot le matin ! Compter quand meme 13000 K l'aller retour (il est situé à une heure de Dawei en moto taxi) Une fois sur place vous aurez le souffle coupé. Le village est entièrement en Bambou et cocotier (il y en a partout là bas d'ailleurs), on trouve tout autour du village des plages paradisiaques de sable blanc, totalement désertes. Beaucoup de bateaux de pecheurs y naviguent, on assiste aux scènes de pêche, découpage du poisson, séchage, revente, négoce, les gens vous regarderont bouche bée (il est quasiment impossible de croiser un étranger ici). On est au coeur de la vie traditionnelle reculée du Tenasserim, sauf à rencontrer des Moken. Je recommande vraiment de visiter la région, qui est bien moins difficile d'accès qu'il n 'y parait !
Retour de Dawei à Rangoon : avion 105$, un par jour (il y en a aussi pour Myeik et Kawthoung)
RANGOON : J'ai moins aimé la capitale, mis à part le splendide Paya Shwedagon infesté de touristes en sandales-chaussettes Dans la ville les gens sont assez peu souriants, et l'architecture de certain bâtiment défie totalement les règles géophysiques les plus élémentaires ! Le marché Buyoke Aung Sun est pas mal. Trajet pour l'aéroport : 8$
Voilà voilà ! si besoin d'informations complémentaires n'hésitez pas !
Photos : _Bagan depuis le temple que j'ai indiqué _Vue sur la baie accueillant le village de San Hlann _Plage à deux pas de San Hlann
Prendre l'avion quand on est claustrophobe?
Bonjour à tous,
Cela fait des années que je voyage en avion, et pourtant je suis claustrophobe. Et pas le claustro du dimanche. Le vrai, le pur, le dur (mais pas tatoué 🏴☠️) !
Jusqu'à maintenant je m'occupais de faire mes petits vols tranquillement dans mon coin (et des fois avec mon épouse). Et puis cette semaine je me suis dis que ça pourrait peut être en aider certain si j'en parlé. En partant de cette idée, je suis parti à la conquête de Google et curieusement je n'ai pas trouvé grand chose sur internet. De temps en temps quelques personnes donnent des conseils, mais c'est étrange ils ne sont en générale pas claustrophobe. Un peu comme si moi, un homme, donnait des conseils pour les femmes enceintes...
J'avoue moi même je ne le crie pas sur tous les toits. Je n'en ai pas honte pour autant, mais ça reste quelque chose d'intime. Et puis on n'aime pas non plus se dévoiler en publique. Alors je comprend que personne n'en parle, mais pourtant comment s'aider sans ça ? Car je pense qu'en parler est le premier pas pour vaincre sa claustrophobie en avion (c'est aussi valable en train).
Donc voilà, je viens tout juste d'écrire un article sur ce sujet, sur notre blog. Ecrire m'a fait le plus grand bien, je le recommande fortement. Je me permet de donner mes conseils à tous ceux qui hésitent à voyager à cause leur claustrophobie. Je l'ai fait, vous aussi vous y arriverez.
J'espère sincèrement qu'ils pourront vous aider.
Xavier
PS : je poste ce sujet dans la catégorie Santé, car étant une phobie je pense que sa place est ici.
Cela fait des années que je voyage en avion, et pourtant je suis claustrophobe. Et pas le claustro du dimanche. Le vrai, le pur, le dur (mais pas tatoué 🏴☠️) !
Jusqu'à maintenant je m'occupais de faire mes petits vols tranquillement dans mon coin (et des fois avec mon épouse). Et puis cette semaine je me suis dis que ça pourrait peut être en aider certain si j'en parlé. En partant de cette idée, je suis parti à la conquête de Google et curieusement je n'ai pas trouvé grand chose sur internet. De temps en temps quelques personnes donnent des conseils, mais c'est étrange ils ne sont en générale pas claustrophobe. Un peu comme si moi, un homme, donnait des conseils pour les femmes enceintes...
J'avoue moi même je ne le crie pas sur tous les toits. Je n'en ai pas honte pour autant, mais ça reste quelque chose d'intime. Et puis on n'aime pas non plus se dévoiler en publique. Alors je comprend que personne n'en parle, mais pourtant comment s'aider sans ça ? Car je pense qu'en parler est le premier pas pour vaincre sa claustrophobie en avion (c'est aussi valable en train).
Donc voilà, je viens tout juste d'écrire un article sur ce sujet, sur notre blog. Ecrire m'a fait le plus grand bien, je le recommande fortement. Je me permet de donner mes conseils à tous ceux qui hésitent à voyager à cause leur claustrophobie. Je l'ai fait, vous aussi vous y arriverez.
J'espère sincèrement qu'ils pourront vous aider.
Xavier
PS : je poste ce sujet dans la catégorie Santé, car étant une phobie je pense que sa place est ici.
Croisière Costa Fascinosa "Vision d'Orient", départ de Venise le 28 avril
bonjour, n'ayant pas vu de discussion sur le sujet, je me permet de la lancer.
comme l'indique le titre, nous avons fait une croisière au départ de Venise le 28 avril.
Tout s'est très passé sauf le jeudi à 21 h ou le bateau s'est mis a pencher sérieusement sur le côté gauche.
Inutile de vous dire que ce fut une panique général et que nous n'avons eu de nouvelles que 1/4 plus tard ce qui nous a parut une éternité. Il semblerait que le commandant ait éviter un voilier qui se trouvait sur le chemin. J'avoue être extrêmement surprise car un bateau comme celui ci et datant de l'année est certainement doté des derniers radars haute résolution !! Voilà je voulais savoir si d'autres personnes avaient vécu cette expérience et i vous aviez d'autres informations sur ce qui s'est vraiment passé
Bons plans de shopping aux États-Unis
Bonjour,
je crée ce topic pour que chacun puisse trouver facilement les infos sur les bons plans pour les achats aux Etats-Unis.
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Chacun sait que les outlets sont en soi un bon plan. Pour rendre ce bon plan encore meilleur, il suffit de s'inscrire au club VIP afin de bénéficier de réductions supplémentaires.
Par exemple : https://www.premiumoutlets.com/vip/
http://www.fashionoutletlasvegas.com/pclub/ (pas testé en ce qui me concerne)
De façon générale, il suffit de se rendre sur le site de l'outlet visé et on trouve toujours un onglet "privilege", "vip", ou autre truc de même genre.
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N'hésitez pas à compléter avec vos propres bons plans !
je crée ce topic pour que chacun puisse trouver facilement les infos sur les bons plans pour les achats aux Etats-Unis.
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Par exemple : https://www.premiumoutlets.com/vip/
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De façon générale, il suffit de se rendre sur le site de l'outlet visé et on trouve toujours un onglet "privilege", "vip", ou autre truc de même genre.
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N'hésitez pas à compléter avec vos propres bons plans !
Séjourner hors de La Canée - Crète
Bonjour,
Après avoir visiter 9 jours Athènes, notre avion attérit à La Canée pour un séjour de 10 nuit du 23 juin au 3 juillet. Nous allons louer une voiture et nous souhaitons séjourner dans le coin dans un appartement.
Que me conseillez vous ? Faut-il rester à l'Ouest de La Canée ou être entre La Canée et Rhetimnon ?
Nous voudrions faire essentiellement des plages, des excursions ou quelques visites et tout ça en évitant la foule :) Je pense que rester dans le centre de La Canée (+ la voiture) n'est pas une bonne idée.
Que me conseillez-vous pour mon séjour ? Je parle essentiellement de la ville où loger.
Merci pour votre retour, Jonathan
Après avoir visiter 9 jours Athènes, notre avion attérit à La Canée pour un séjour de 10 nuit du 23 juin au 3 juillet. Nous allons louer une voiture et nous souhaitons séjourner dans le coin dans un appartement.
Que me conseillez vous ? Faut-il rester à l'Ouest de La Canée ou être entre La Canée et Rhetimnon ?
Nous voudrions faire essentiellement des plages, des excursions ou quelques visites et tout ça en évitant la foule :) Je pense que rester dans le centre de La Canée (+ la voiture) n'est pas une bonne idée.
Que me conseillez-vous pour mon séjour ? Je parle essentiellement de la ville où loger.
Merci pour votre retour, Jonathan
Récit de voyage - 3 semaines au Japon novembre 2012
Bonjour à tous,
C'est grâce à tous vos récits et conseils que j'ai pu organiser mon voyager et rêver avant de partir.
Après un petit commentaire sympatique de Ragamuffin , r qui me faisait la remarque de raconter mon voyage et non seulement lire ceux des autres, j'ai hésiter un peu puisque j'ai beaucoup de difficulté à mettres mes mots par écrits, mais bon je me lance, pour le meilleur et pour le pire. Je n'ai qu'une journée pour le moment, mais bon si ça vous intéresse, je pourrai continuer :P
Bonne lecture.
9 Novembre 2012.
Après 16 heures de vol, l'avion atterrit enfin en terre asiatique. J'ai le coeur qui bat rapidement et je suis excitée d'être enfin arrivée au Japon.
Comme à chaque voyage, j'ai le pas rapide pour me diriger à la consigne de bagage en espérant y trouver mon sac à dos. J'y aperçois mes premiers signes en Kanji et je commence peu à peu à réaliser ce qui m'attend. Premier contrôle, deuxième contrôle, tout va bien. En route vers le troisième contrôle les chiens policiers se dirigent vers moi. La pression monte en flèche due à ma peur des chiens et non de ma peur d'avoir quelque chose d'illégal sur moi. J'ai peur qu'on me fouille du à me nervosité, mais les policiers ne me regarde pas, ils regardent les chiens. Oufff!! Ayant entendu toutes sortes d'histoires concernant le dernier contrôle pour sortir de l'aéroport, je choisis la file ou le douanier me semble le plus sympathique.
Douanier: Konichiwa Moi : Konichiwa Douanier: Where are you from Moi: Canada Douanier: Where are you going ? Moi: Tokyo, K's House hostel. Douanier: and then ? Moi: well..travelling around for the next 3 weeks
Il me regarde, regarde mon passeport, je suis nerveuse... mon périple ne se terminera certainement pas ici que je me dis. Il ne faut surtout pas que je dise que je vais rejoindre Tom le lendemain et que lui arrive d'Europe c'est louche. Il me laisse passer, enfin je peux respirer. J'ai mon sac à dos, j'ai passé la douane, j'ai juste envie de crier, je suis heureuse, je capote, j'ai les yeux pleins d'eau, je suis au Japon !!!
Je suis les indications vers la gare de métro. Je passe le petit tourniquet et me voilà dans la gare de métro. Je regarde partout. Pas grand monde pour un vendredi fin d'heure de pointe. Ça me soulage. Je regarde les panneaux partout.

J'ai un petit stress parce que pour ma première journée au Japon, je ne voulais pas arriver de soir, mais bon la nuit doit déjà être tombé puisqu'il est presque 19hrs. Le billet doit s'acheter dans des genres de guichet automatique. Je sais le nom de l'arrêt pou je dois aller, mais je ne sais pas comment acheter le billet. Une dame japonaise me regarde et me dit :
Dame:Where are you going ? Moi: Narita Station Dame: Well, no problem let mfnsu hvhg here jfhfue money jhdkg ticket djdg down djdh right. Moi: ohhh ok...alligato...bye..
J'ai mon ticket pour ma station, et je descends encore plus bas ou les métros passent. Ce qui est plaisant au Japon (ironiquement) c'est que les trains passent dans les 2 sens sur la même voie ce qui peut être très déroutant au début.
Je m'arrête près d'un local : sumimasen ? Il continue sans même me regarder. Ok, merci ...le prochain un jeune homme, je lui demande quel sens je dois prendre pour l'arrêt Narita, il me dit d'aller acheter un ticket en haut. Bon à partir de maintenant, je commence à comprendre que l'anglais ne me sera pas très utile. Un train arrive, je ne sais pas si c'est le bon, et hop, j'embarque, je me trouve drôle, aucune idée ou je vais. Prochain arrêt, je peux lire Narita Terminal #1, j'en déduis donc que je ne suis pas dans le bon sens, je débarque pour finalement prendre le bon train qui va dans le bon sens.
2 arrêts plus loin, voilà je débarque. Il fait noir. Les gens passent, les filles en mini jupe, les vieux messieurs regardent par terre, et moi je suis là et je dois trouver mon hôtel. Il y'a pleins de taxi, mais non il n'est pas question, je dois me débrouiller. Je regarde ma map, je marche un peu, je serais censée voir l'hôtel de loin, mais je ne vois rien. Je m'aventure dans des petites rues sombres, il fait noir, il n'y a personne. Je regrette tout d'un coup le quartier que j'ai choisi, mais j'ai un bon feeling et je ne me sens pas en danger. Je regarde partout, les enseignes, les petits jardins, les lumières...tout est si différent, et finalement je vois au loin l'enseigne de mon hôtel, ..De l'autre côté de l'autoroute. Ok..Je m'approche de l'autoroute pour comprendre qu'il n'y a pas de passerelles ni de tunnel. Je retourne donc à la gare de métro. Je m'informe à un petit monsieur qui lit son journal. Il me fait signe avec ses mains, et avec la fatigue dans le corps, je ne comprends rien. Il me fait donc signe de le suivre. On descend les marches, traverse la gare, remonte les marches et voilà mon hôtel. Yéé ! Un soulagement me traverse le corps et j'ai soudainement envie de plein de choses à la fois : une bière, une douche, un bon repas, ..
J'entre dans le hall de l'hôtel. C'est minuscule, il y'a 2 jeunes filles au comptoir. Elles ont ma réservation. Elle me demande de payer dans un genre de guichet automatique, très étrange, mais bon. Pas que je ne fais pas confiance, je ne suis simplement pas habituée. Elle me remet ma clé et je prends l'ascenseur vers le 7e étage. J'entre dans ma chambre et à ma grande surprise elle est très grande vu les standards japonais. Un beau grand lit queen. Je me jette dessus, je ferme les yeux 2 minutes et je me relève tout d'un coup. Pas le temps de dormir. Il est environ 21hrs. J'ouvre les rideaux, pour voir la superbe vue sur l'autoroute. Pas grave. J'ouvre la télé, et je mets un genre de téléréalité show. Sachant qu'il y'a des machines distributrices partout je vais voir sur l'étage et j'en vois une, alors voilà ma première Sapporo au Japon et du même coup j'aperçois des machines à laver. Je me change et décide de laver les vêtements que je porte depuis plus de 48h maintenant. Après réflexion je comprends que la même machine lave et sèche le linge. Super ces Japonais!

Je termine ma bière et me dirige vers le resto de l'hôtel au rez-de-chaussée. Il reste une place au bar, et elle sera pour moi. Je commande un bonne bière et le menu dégustation. Le serveur est super sympathique, et joli. Après le repas, je suis exténuée, il est grand temps de dormir. Je remonte à l'étage, ramasse mon linge dans la super machine et vais direct dans mon lit. Je ferme les yeux avec le gros sourire au lèvres. J'ai hâte au lendemain pour les retrouvailles avec Tom. J'ai le sentiment que c'est un super 3 semaines qui nous attend...et me voila déjà en train de dormir. :)
C'est grâce à tous vos récits et conseils que j'ai pu organiser mon voyager et rêver avant de partir.
Après un petit commentaire sympatique de Ragamuffin , r qui me faisait la remarque de raconter mon voyage et non seulement lire ceux des autres, j'ai hésiter un peu puisque j'ai beaucoup de difficulté à mettres mes mots par écrits, mais bon je me lance, pour le meilleur et pour le pire. Je n'ai qu'une journée pour le moment, mais bon si ça vous intéresse, je pourrai continuer :P
Bonne lecture.
9 Novembre 2012.
Après 16 heures de vol, l'avion atterrit enfin en terre asiatique. J'ai le coeur qui bat rapidement et je suis excitée d'être enfin arrivée au Japon.

Comme à chaque voyage, j'ai le pas rapide pour me diriger à la consigne de bagage en espérant y trouver mon sac à dos. J'y aperçois mes premiers signes en Kanji et je commence peu à peu à réaliser ce qui m'attend. Premier contrôle, deuxième contrôle, tout va bien. En route vers le troisième contrôle les chiens policiers se dirigent vers moi. La pression monte en flèche due à ma peur des chiens et non de ma peur d'avoir quelque chose d'illégal sur moi. J'ai peur qu'on me fouille du à me nervosité, mais les policiers ne me regarde pas, ils regardent les chiens. Oufff!! Ayant entendu toutes sortes d'histoires concernant le dernier contrôle pour sortir de l'aéroport, je choisis la file ou le douanier me semble le plus sympathique.
Douanier: Konichiwa Moi : Konichiwa Douanier: Where are you from Moi: Canada Douanier: Where are you going ? Moi: Tokyo, K's House hostel. Douanier: and then ? Moi: well..travelling around for the next 3 weeks
Il me regarde, regarde mon passeport, je suis nerveuse... mon périple ne se terminera certainement pas ici que je me dis. Il ne faut surtout pas que je dise que je vais rejoindre Tom le lendemain et que lui arrive d'Europe c'est louche. Il me laisse passer, enfin je peux respirer. J'ai mon sac à dos, j'ai passé la douane, j'ai juste envie de crier, je suis heureuse, je capote, j'ai les yeux pleins d'eau, je suis au Japon !!!
Je suis les indications vers la gare de métro. Je passe le petit tourniquet et me voilà dans la gare de métro. Je regarde partout. Pas grand monde pour un vendredi fin d'heure de pointe. Ça me soulage. Je regarde les panneaux partout.

J'ai un petit stress parce que pour ma première journée au Japon, je ne voulais pas arriver de soir, mais bon la nuit doit déjà être tombé puisqu'il est presque 19hrs. Le billet doit s'acheter dans des genres de guichet automatique. Je sais le nom de l'arrêt pou je dois aller, mais je ne sais pas comment acheter le billet. Une dame japonaise me regarde et me dit :
Dame:Where are you going ? Moi: Narita Station Dame: Well, no problem let mfnsu hvhg here jfhfue money jhdkg ticket djdg down djdh right. Moi: ohhh ok...alligato...bye..
J'ai mon ticket pour ma station, et je descends encore plus bas ou les métros passent. Ce qui est plaisant au Japon (ironiquement) c'est que les trains passent dans les 2 sens sur la même voie ce qui peut être très déroutant au début.
Je m'arrête près d'un local : sumimasen ? Il continue sans même me regarder. Ok, merci ...le prochain un jeune homme, je lui demande quel sens je dois prendre pour l'arrêt Narita, il me dit d'aller acheter un ticket en haut. Bon à partir de maintenant, je commence à comprendre que l'anglais ne me sera pas très utile. Un train arrive, je ne sais pas si c'est le bon, et hop, j'embarque, je me trouve drôle, aucune idée ou je vais. Prochain arrêt, je peux lire Narita Terminal #1, j'en déduis donc que je ne suis pas dans le bon sens, je débarque pour finalement prendre le bon train qui va dans le bon sens.
2 arrêts plus loin, voilà je débarque. Il fait noir. Les gens passent, les filles en mini jupe, les vieux messieurs regardent par terre, et moi je suis là et je dois trouver mon hôtel. Il y'a pleins de taxi, mais non il n'est pas question, je dois me débrouiller. Je regarde ma map, je marche un peu, je serais censée voir l'hôtel de loin, mais je ne vois rien. Je m'aventure dans des petites rues sombres, il fait noir, il n'y a personne. Je regrette tout d'un coup le quartier que j'ai choisi, mais j'ai un bon feeling et je ne me sens pas en danger. Je regarde partout, les enseignes, les petits jardins, les lumières...tout est si différent, et finalement je vois au loin l'enseigne de mon hôtel, ..De l'autre côté de l'autoroute. Ok..Je m'approche de l'autoroute pour comprendre qu'il n'y a pas de passerelles ni de tunnel. Je retourne donc à la gare de métro. Je m'informe à un petit monsieur qui lit son journal. Il me fait signe avec ses mains, et avec la fatigue dans le corps, je ne comprends rien. Il me fait donc signe de le suivre. On descend les marches, traverse la gare, remonte les marches et voilà mon hôtel. Yéé ! Un soulagement me traverse le corps et j'ai soudainement envie de plein de choses à la fois : une bière, une douche, un bon repas, ..
J'entre dans le hall de l'hôtel. C'est minuscule, il y'a 2 jeunes filles au comptoir. Elles ont ma réservation. Elle me demande de payer dans un genre de guichet automatique, très étrange, mais bon. Pas que je ne fais pas confiance, je ne suis simplement pas habituée. Elle me remet ma clé et je prends l'ascenseur vers le 7e étage. J'entre dans ma chambre et à ma grande surprise elle est très grande vu les standards japonais. Un beau grand lit queen. Je me jette dessus, je ferme les yeux 2 minutes et je me relève tout d'un coup. Pas le temps de dormir. Il est environ 21hrs. J'ouvre les rideaux, pour voir la superbe vue sur l'autoroute. Pas grave. J'ouvre la télé, et je mets un genre de téléréalité show. Sachant qu'il y'a des machines distributrices partout je vais voir sur l'étage et j'en vois une, alors voilà ma première Sapporo au Japon et du même coup j'aperçois des machines à laver. Je me change et décide de laver les vêtements que je porte depuis plus de 48h maintenant. Après réflexion je comprends que la même machine lave et sèche le linge. Super ces Japonais!

Je termine ma bière et me dirige vers le resto de l'hôtel au rez-de-chaussée. Il reste une place au bar, et elle sera pour moi. Je commande un bonne bière et le menu dégustation. Le serveur est super sympathique, et joli. Après le repas, je suis exténuée, il est grand temps de dormir. Je remonte à l'étage, ramasse mon linge dans la super machine et vais direct dans mon lit. Je ferme les yeux avec le gros sourire au lèvres. J'ai hâte au lendemain pour les retrouvailles avec Tom. J'ai le sentiment que c'est un super 3 semaines qui nous attend...et me voila déjà en train de dormir. :)Que voir à Phu Quoc en trois jours? (Vietnam)
Bonjour à tous,
Je vais fin aout au Cambodge ainsi que 3 jours à Phu quoc.
J'ai entendu parler de: La plage de Baie Sao, long Beach, la péninsule Cuan Cuan et une autre dont je n'arrive pas à trouver le nom qui l'air extrêment sauvage et magnifique, voici le lien:
http://www.vietnamguide.fr/wp-content/uploads/2010/10/Phu-Quoc-iles-vietnam.jpg
Si quelqu'un connait son nom et ou elle se situe, je serais enchanté :)
Je voulais donc savoir en 3 jours quels étaient les sites incontournables de l'iles, plus ou moins touristique ?
Bonne journée !
Je vais fin aout au Cambodge ainsi que 3 jours à Phu quoc.
J'ai entendu parler de: La plage de Baie Sao, long Beach, la péninsule Cuan Cuan et une autre dont je n'arrive pas à trouver le nom qui l'air extrêment sauvage et magnifique, voici le lien:
http://www.vietnamguide.fr/wp-content/uploads/2010/10/Phu-Quoc-iles-vietnam.jpg
Si quelqu'un connait son nom et ou elle se situe, je serais enchanté :)
Je voulais donc savoir en 3 jours quels étaient les sites incontournables de l'iles, plus ou moins touristique ?
Bonne journée !
Retour catastrophique d'une croisière (Celebrity) Valparaíso - Miami
OH, MY GOD
De retour de notre croisière, Germaine, (c'est ma balance...) m'annonce :
+ 2Kg 😕 c'est vraiment un retour "catastrophique"...😉
Je ne sais pas si cela va fonctionner, mais j'ai décidé d'utiliser la même technique que les journaux à sensations, car j'ai remarqué que les "posts" qui avaient des titres négatifs avaient toujours plus de succès... Alors, si je me fatigue à faire un CR, comme je l'avais promis, autant qu'il soit un peu regardé... 😉 Je vais donc me mettre à l'ouvrage. Bien entendu, il ne s'agira que d'impressions personnelles, qui par définition seront totalement subjectives et n'engageront que son auteur.
Toutefois, pour faire durer le suspens, auprès de mes éventuels lecteurs, il faudra attendre la fin de mon CR, pour connaître mon jugement définitif et impitoyable. 😛
Je ne sais pas si cela va fonctionner, mais j'ai décidé d'utiliser la même technique que les journaux à sensations, car j'ai remarqué que les "posts" qui avaient des titres négatifs avaient toujours plus de succès... Alors, si je me fatigue à faire un CR, comme je l'avais promis, autant qu'il soit un peu regardé... 😉 Je vais donc me mettre à l'ouvrage. Bien entendu, il ne s'agira que d'impressions personnelles, qui par définition seront totalement subjectives et n'engageront que son auteur.
Toutefois, pour faire durer le suspens, auprès de mes éventuels lecteurs, il faudra attendre la fin de mon CR, pour connaître mon jugement définitif et impitoyable. 😛
Trajet de Siem Reap à Paksé
bonjour
je voulais savoir quel etait le moyen le plus simple de relier siem reap à pakse.
quelle est la durée prévisible du voyage par bus ou autre moyen terrestre (fin juillet, debut aout)?
est il sympa de couper le voyage en 2 avant ou apres la frontiere?





