Results for "Égypte"
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Vaccins pour l'Egypte?
Bonjour, 😊
je pars en Egypte début mai pour un circuit vers LOUXOR et ensuite un passage par TABA et la JORDANIE, le monastère STE catherine.
Savez-vous s'il y a des vaccinations conseillées pour ce type de circuit ? Quels médicaments sont indispensables,
Merci de votre réponse.🙂
Internet en Egypte
Bonjour, je compte me rendre en Egypte l'automne prochain, et mon travail m'oblige a rester en contact via internet. Ma question est la suivante: est-il facile de trouver des hébergements avec WIFI HAUTE VITESSE de qualité et qui ne se plante pas a toutes les 10 minutes?
merci de vos expériences
Comment quitter Abou Simbel? (Egypte)
Bonjour à tous,
quelqu'un a t'il quelques renseignements sur les différentes façons de quitter Abou Simbel en direction d' Assouan, Louxor et Quseir, après une croisière sur le lac Nasser, mis à part l'avion et Egypt air?
Enfin la mer rouge! Marsa Alam (Egypte)
J'ai quitté la côte couleur farniente,
Je me suis farci des kilomètres comme on enfile des perles sur un fil long de 800 bornes,
Maintenant, le soleil se lève à nouveau sur la côte mais couleur plongée.
Le maillot de bain se porte toujours mais étouffé dans une combinaison intégrale.
Après avoir été l'homme qui se préserve, je suis l'homme préservatif.
Enfin, j'espère.
Nous sommes un lundi (10/11), je suis H.S de mes 48 dernières heures, si j'avais 3 poumons je pourrais espérer plongée, mais non... Il est pas encore 8h et quelqu'un frappe déjà à la porte... Il y a jamais de panneau "interdiction formelle de déranger" à scotcher aux poignées de portes dans les hotels à bas cout, c'est bien dommage. A l'extérieur, la voix dont la main frappe à la porte se ose un"Breakfast!!!" De mon côté, la voix rauque et pas franchement enjoué, je rétorque un"I'm coming!!!!! Grrr." C'est bien ma veine, je découvre que dans le camp tout le monde prend son petit déjeuner à heure fixe. Le camp étant destiné aux plongeurs, ceci explique cela. Seulement moi, aujourd'hui, j'ai juste envie de récupérer pas de respirer 20 mètres sous mer. Le p'tit cuistot ne savait pas, allez passons.
Autour de la table, je rencontre mes voisins de hutte. ils sont 5 au total, tous allemands et parlent bien entendu tous allemands lorsqu'ils s'adressent l'un à l'autre. Ca va pas être facile de s'intégrer. On échange quelques civilités d'usage, et les voilà partis pour deux sessions de plongée. Je compte bien en profiter pour remettre la viande dans le torchon. De retour au bungalow, en une minute, je suis de retour à la case horizontale. Avant de fermer les yeux, un dernier effort pour vérifier un truc d'un coup d'oeil : il y a vraiment beaucoup de mouches sous mon toit! Ca me revient aussi, il m'a bien semblé qu'il y avait beaucoup de mouches sous la tente du petit déjeuner. Noooooooon!!! C'est reparti! Finis les moustiques, retour des mouches. Dans ma chambrée, j'ai dû toutes les réveiller à entrer et sortir, parce que c'est un festival. Dès que j'essaye de dormir 3 secondes, il y en a plusieurs qui me courent dessus, ou qui essaye de rentrer dans mon nez!! Pas besoin d'avoir testé vous-même pour vous rendre compte que c'est très très très irritant (restons polis)!!! Même si j'ai deux de tension, que je pourrais s'assoupir dans le tambour d'une moissonneuse-batteuse, là c'est trop! Je crois que ça va pas être possible.
L'avantage quand on est chasseur de mouches par rapport au chasseur de moustiques, c'est que ça se passe de jour et que les mouches sont assez grosses pour qu'on les repère entre mille. Autre avantage et pas des moindres, la mouche vulgaire ne pique pas. il ne manquerait plus que çà!! Il est l'heure d'enfiler mon nouveau costume, de sélectionner une arme, un t-shirt sale, et de génocider. Dès que j'abats un adversaire, un nouveau se présente. Eux non plus n'ont pas compris que lorsque tous tes congénères se font atomiser par une puissance supérieure, la moindre des choses est de ne pas pavoiser comme si c'était le printemps. La guerre dure près de 2h pendant lesquelles, je dois approcher la centaine de victimes. Je fly-proof le bungallow du sol au plafond. Satisfait, même si désolé du résultat, je me rendors enfin.
Pas pour longtemps. 1 heure après, la même voix que précédemment s'égosille à nouveau :"lunch!!" Mais c'est pas possible, il faut en appeler au président pour pouvoir dormir dans ce pays?!? Rebelote :"I'm coming!!! Again!!!!"
Je sors en prenant bien garde que rien de vivant ne pénètre dans mes murs. Et dorénavant, toujours comme ça.
A 15h, les allemands reviennent de la plongée. Je reviens de nulle part. J'ai bien eu envie de nager un peu mais c'est pas possible depuis l'hotel car la configuration de la côte ne s'y prête pas. J'essaye de discuter avec les autres mais ça vient pas. Il n'y a pas d'électricité avant 18h. Il y a guère que le combat contre les mouches à mener. Je m'ennuie.
Selon la devise de mon voyage, si j'adore un endroit particulièrement, j'y pose mes valises et oublie le calendrier, si je m'ennuie, je prends mes clics et mes clacs et je m'en vais comme un prince.
Donc pas d'autre alternative, le lendemain, il sera temps d'aller voir ailleurs. En tout cas un autre centre de plongée car il n'y a en plus ici qu'un seul instructeur et je vais avoir besoin d'en réquisitionner un pour moi tout seul pour me remettre les idées en place. La soirée file tranquillement; de toute façon il ne peut ici pas en être autrement. Je me dis que je n'ai pas fait la fête depuis mon départ et que la prochaine fois qu'il va m'être proposé de bouger mon corps sur des rythmes cadencés, je vais retourner l'endroit bien comme il faut...
Le matin suivant (mardi 11), j'ai commandé un taxi à 8h pour m'emmener visiter un centre de plongée un peu plus conséquent et professionnel que celui du big Safari. J'ai retrouvé tous mes moyens physiques, il est temps de se jeter à l'eau. A 8h30, on passe l'entrée d'une résidence regroupant quatre resorts 5 étoiles différents. Tout autour sent le décor de cinéma, mur en contreplaqué, fontaine en fausse pierres de taille, c'est le royaume du faux-semblant monnayant des factures en euros à 4 chiffres. Je m'y sens comme un poisson dans un désert de sable... Au moins, le centre de plongée est à la hauteur des prix pratiqués ici, le matériel sent le neuf, le personnel est compétent, je suis bien entouré. Je le serais encore plus cependant si j'étais arrivé une heure plus tôt, en effet, tous les groupes de plongeurs sont partis depuis 8h, plus moyen pour moi de respirer ailleurs qu'à l'air libre pour cette journée qui est perdue concernant son programme original. Et merde...
Essayons malgré tout de profiter des commodités offertes par les resorts. Je m'installe sur un chaise longue devant ma mer. Quelques minutes après, des enceintes crachent une musique de tous les diables, c'est l'heure de l'aquagym!! Pas moyen d'être tranquille, je suis cerné par les corps huilés et gras des morses qui se trémoussent de beau matin. Quand je dis "beau", tu sais ce que j'en penses... Je comptais faire un peu plus tard une session de snorkeling (palmes+masque+tuba). Un peu plus tard se transforme donc en tout de suite. Si dans l'eau est le seul endroit où je peux avoir un poil de tranquilité et bien c'est là que je vais. J'emprunte le matériel au centre de plongée et en route. La plage partout devant les hotels est cernée de corail, le seul moyen de barboter sans risque de nuire à quoi que ce soit de vivant est de partir du bout d'une jetée qui enjambe la barrière. Sur la jetée, on a un bon aperçu de ce à quoi ressemble la rive égyptienne de la Mer Rouge. Sur tout son long serpente le corail, une barrière longue de plusieurs centaines de kilomètres sur lesquels les couleurs du bleu au vert égrainent tout la palette. Lorsque je suis face aux hotels, j'ai mon petit déjeuner qui remonte. Lorsque je fais face à la mer, j'ai tellement faim de voir que je m'interdis de cligner des yeux.
Arrivée à la jetée, je m'équipe et nage. La visibilité est de plusieurs dizaines de mètres, la couleur de l'eau partage sa magnificence avec le corail multicolore. Les poissons qui sont tout sauf noir et blanc participent à la fête. Pour un coup dans l'eau, c'est un coup de maître. Voilà qui me conforte dans mes envies de respirer sous l'eau, vivement demain si je me débrouille un peu mieux dans l'organisation et dans le réveil... Je reste dans l'eau pas loin d'une heure, suffisant pour avoir chaud au coeur et froid au corps. Je m'installe ensuite le long d'une piscine surplombant la mer, l'épiderme sous le soleil. J'achète une canette : 2, 20 euros, on ne m'y reprendra pas. J'ai pas besoin de plus, je déjeune sur ma chaise longue en engouffrant les biscuits pas chers achetés des journées avants. Ca fait un peu romano pour les hotels 4 étoiles, mais de toute manière, JE suis un peu romano pour ces hotels 4 étoiles! En plus, si tu crois que ça me dérange, tu ferais aussi bien d'aller consulter en chirurgie du cerveau.
Au bout d'un moment et comme je pouvais le craindre, je m'ennuie de nouveau. Je retourne au centre de plongée et parle avec tout le monde et notamment Hani qui m'avait accueuilli le matin même. Les conversations sont plaisantes pour tout le monde, mes interlocuteurs n'étants pas tellements habitués à rencontrer des visiteurs se satisfaisants pleinement d'une après-midi à bavarder avec eux. Les autres ne savent pas se qu'ils perdent. Je suis tellement à mon aise que je m'occupe pendant un quart d'heure de l'accueuil du public, les autres étants occupés à d'autres taches. Au cours de cette journée finalement pas si désagréable, je réfléchis avec Hani à la meilleure façon de conjuguer hébergement bon marché et plongée de qualité. De dormir sur la plage à trouver une compagnonne dans une boite de nuit pour partager sa couche, tout y passe. Hani passe une 1/2 douzaine de coups de fil pour s'enquérir des disponibilités dans le coin. Finalement, sa dernière idée sera la bonne. Il connait un camp pas cher de l'autre côté de Marsa Alam où les centres de plongée fleurissent à 2 pas de là. Il se creuse la tête pour se souvenir du nom du camp. Soudain, c'est l'illumination, c'est l' Emy camp. Retour deux jours en arrière!!!!! Hani appelle le tenancier, il y a de la place pour 10 euros par jour avec le petit déj'. J'avais vu juste.
Le taxi revient me prendre à 17h. A l'arrivée au Big Safari, je refais mon sac, paye la note et repars comme un ouragan cinq minutes après être revenu. A la nuit tombée, j'arrive à l'Emy Camp. Le temps de négocier avec le taxi un tarif qui me fait même après rabais froid dans le dos, je suis à la maison.
Après 2 jours d'errance, c'est pas dommage, je retrouve le chemin de mon planning. Merci Hani au Pionneer Diving Center de m'avoir remis sur les rails. Je fais chauffer le maillot de bain, le caisson étanche pour l'appareil photo, la serviette. Etre plus prêt que moi en l'instant, c'est juste pas possible!
Je te laisse sur l'impatience qui me tord. Ne t'en fais pas, tout va bien, même si le tord tue, c'est mieux si on voit des tortues. J'ai hâte!!!
Enfin, j'espère.
Nous sommes un lundi (10/11), je suis H.S de mes 48 dernières heures, si j'avais 3 poumons je pourrais espérer plongée, mais non... Il est pas encore 8h et quelqu'un frappe déjà à la porte... Il y a jamais de panneau "interdiction formelle de déranger" à scotcher aux poignées de portes dans les hotels à bas cout, c'est bien dommage. A l'extérieur, la voix dont la main frappe à la porte se ose un"Breakfast!!!" De mon côté, la voix rauque et pas franchement enjoué, je rétorque un"I'm coming!!!!! Grrr." C'est bien ma veine, je découvre que dans le camp tout le monde prend son petit déjeuner à heure fixe. Le camp étant destiné aux plongeurs, ceci explique cela. Seulement moi, aujourd'hui, j'ai juste envie de récupérer pas de respirer 20 mètres sous mer. Le p'tit cuistot ne savait pas, allez passons.
Autour de la table, je rencontre mes voisins de hutte. ils sont 5 au total, tous allemands et parlent bien entendu tous allemands lorsqu'ils s'adressent l'un à l'autre. Ca va pas être facile de s'intégrer. On échange quelques civilités d'usage, et les voilà partis pour deux sessions de plongée. Je compte bien en profiter pour remettre la viande dans le torchon. De retour au bungalow, en une minute, je suis de retour à la case horizontale. Avant de fermer les yeux, un dernier effort pour vérifier un truc d'un coup d'oeil : il y a vraiment beaucoup de mouches sous mon toit! Ca me revient aussi, il m'a bien semblé qu'il y avait beaucoup de mouches sous la tente du petit déjeuner. Noooooooon!!! C'est reparti! Finis les moustiques, retour des mouches. Dans ma chambrée, j'ai dû toutes les réveiller à entrer et sortir, parce que c'est un festival. Dès que j'essaye de dormir 3 secondes, il y en a plusieurs qui me courent dessus, ou qui essaye de rentrer dans mon nez!! Pas besoin d'avoir testé vous-même pour vous rendre compte que c'est très très très irritant (restons polis)!!! Même si j'ai deux de tension, que je pourrais s'assoupir dans le tambour d'une moissonneuse-batteuse, là c'est trop! Je crois que ça va pas être possible.
L'avantage quand on est chasseur de mouches par rapport au chasseur de moustiques, c'est que ça se passe de jour et que les mouches sont assez grosses pour qu'on les repère entre mille. Autre avantage et pas des moindres, la mouche vulgaire ne pique pas. il ne manquerait plus que çà!! Il est l'heure d'enfiler mon nouveau costume, de sélectionner une arme, un t-shirt sale, et de génocider. Dès que j'abats un adversaire, un nouveau se présente. Eux non plus n'ont pas compris que lorsque tous tes congénères se font atomiser par une puissance supérieure, la moindre des choses est de ne pas pavoiser comme si c'était le printemps. La guerre dure près de 2h pendant lesquelles, je dois approcher la centaine de victimes. Je fly-proof le bungallow du sol au plafond. Satisfait, même si désolé du résultat, je me rendors enfin.
Pas pour longtemps. 1 heure après, la même voix que précédemment s'égosille à nouveau :"lunch!!" Mais c'est pas possible, il faut en appeler au président pour pouvoir dormir dans ce pays?!? Rebelote :"I'm coming!!! Again!!!!"
Je sors en prenant bien garde que rien de vivant ne pénètre dans mes murs. Et dorénavant, toujours comme ça.
A 15h, les allemands reviennent de la plongée. Je reviens de nulle part. J'ai bien eu envie de nager un peu mais c'est pas possible depuis l'hotel car la configuration de la côte ne s'y prête pas. J'essaye de discuter avec les autres mais ça vient pas. Il n'y a pas d'électricité avant 18h. Il y a guère que le combat contre les mouches à mener. Je m'ennuie.
Selon la devise de mon voyage, si j'adore un endroit particulièrement, j'y pose mes valises et oublie le calendrier, si je m'ennuie, je prends mes clics et mes clacs et je m'en vais comme un prince.
Donc pas d'autre alternative, le lendemain, il sera temps d'aller voir ailleurs. En tout cas un autre centre de plongée car il n'y a en plus ici qu'un seul instructeur et je vais avoir besoin d'en réquisitionner un pour moi tout seul pour me remettre les idées en place. La soirée file tranquillement; de toute façon il ne peut ici pas en être autrement. Je me dis que je n'ai pas fait la fête depuis mon départ et que la prochaine fois qu'il va m'être proposé de bouger mon corps sur des rythmes cadencés, je vais retourner l'endroit bien comme il faut...
Le matin suivant (mardi 11), j'ai commandé un taxi à 8h pour m'emmener visiter un centre de plongée un peu plus conséquent et professionnel que celui du big Safari. J'ai retrouvé tous mes moyens physiques, il est temps de se jeter à l'eau. A 8h30, on passe l'entrée d'une résidence regroupant quatre resorts 5 étoiles différents. Tout autour sent le décor de cinéma, mur en contreplaqué, fontaine en fausse pierres de taille, c'est le royaume du faux-semblant monnayant des factures en euros à 4 chiffres. Je m'y sens comme un poisson dans un désert de sable... Au moins, le centre de plongée est à la hauteur des prix pratiqués ici, le matériel sent le neuf, le personnel est compétent, je suis bien entouré. Je le serais encore plus cependant si j'étais arrivé une heure plus tôt, en effet, tous les groupes de plongeurs sont partis depuis 8h, plus moyen pour moi de respirer ailleurs qu'à l'air libre pour cette journée qui est perdue concernant son programme original. Et merde...
Essayons malgré tout de profiter des commodités offertes par les resorts. Je m'installe sur un chaise longue devant ma mer. Quelques minutes après, des enceintes crachent une musique de tous les diables, c'est l'heure de l'aquagym!! Pas moyen d'être tranquille, je suis cerné par les corps huilés et gras des morses qui se trémoussent de beau matin. Quand je dis "beau", tu sais ce que j'en penses... Je comptais faire un peu plus tard une session de snorkeling (palmes+masque+tuba). Un peu plus tard se transforme donc en tout de suite. Si dans l'eau est le seul endroit où je peux avoir un poil de tranquilité et bien c'est là que je vais. J'emprunte le matériel au centre de plongée et en route. La plage partout devant les hotels est cernée de corail, le seul moyen de barboter sans risque de nuire à quoi que ce soit de vivant est de partir du bout d'une jetée qui enjambe la barrière. Sur la jetée, on a un bon aperçu de ce à quoi ressemble la rive égyptienne de la Mer Rouge. Sur tout son long serpente le corail, une barrière longue de plusieurs centaines de kilomètres sur lesquels les couleurs du bleu au vert égrainent tout la palette. Lorsque je suis face aux hotels, j'ai mon petit déjeuner qui remonte. Lorsque je fais face à la mer, j'ai tellement faim de voir que je m'interdis de cligner des yeux.
Arrivée à la jetée, je m'équipe et nage. La visibilité est de plusieurs dizaines de mètres, la couleur de l'eau partage sa magnificence avec le corail multicolore. Les poissons qui sont tout sauf noir et blanc participent à la fête. Pour un coup dans l'eau, c'est un coup de maître. Voilà qui me conforte dans mes envies de respirer sous l'eau, vivement demain si je me débrouille un peu mieux dans l'organisation et dans le réveil... Je reste dans l'eau pas loin d'une heure, suffisant pour avoir chaud au coeur et froid au corps. Je m'installe ensuite le long d'une piscine surplombant la mer, l'épiderme sous le soleil. J'achète une canette : 2, 20 euros, on ne m'y reprendra pas. J'ai pas besoin de plus, je déjeune sur ma chaise longue en engouffrant les biscuits pas chers achetés des journées avants. Ca fait un peu romano pour les hotels 4 étoiles, mais de toute manière, JE suis un peu romano pour ces hotels 4 étoiles! En plus, si tu crois que ça me dérange, tu ferais aussi bien d'aller consulter en chirurgie du cerveau.
Au bout d'un moment et comme je pouvais le craindre, je m'ennuie de nouveau. Je retourne au centre de plongée et parle avec tout le monde et notamment Hani qui m'avait accueuilli le matin même. Les conversations sont plaisantes pour tout le monde, mes interlocuteurs n'étants pas tellements habitués à rencontrer des visiteurs se satisfaisants pleinement d'une après-midi à bavarder avec eux. Les autres ne savent pas se qu'ils perdent. Je suis tellement à mon aise que je m'occupe pendant un quart d'heure de l'accueuil du public, les autres étants occupés à d'autres taches. Au cours de cette journée finalement pas si désagréable, je réfléchis avec Hani à la meilleure façon de conjuguer hébergement bon marché et plongée de qualité. De dormir sur la plage à trouver une compagnonne dans une boite de nuit pour partager sa couche, tout y passe. Hani passe une 1/2 douzaine de coups de fil pour s'enquérir des disponibilités dans le coin. Finalement, sa dernière idée sera la bonne. Il connait un camp pas cher de l'autre côté de Marsa Alam où les centres de plongée fleurissent à 2 pas de là. Il se creuse la tête pour se souvenir du nom du camp. Soudain, c'est l'illumination, c'est l' Emy camp. Retour deux jours en arrière!!!!! Hani appelle le tenancier, il y a de la place pour 10 euros par jour avec le petit déj'. J'avais vu juste.
Le taxi revient me prendre à 17h. A l'arrivée au Big Safari, je refais mon sac, paye la note et repars comme un ouragan cinq minutes après être revenu. A la nuit tombée, j'arrive à l'Emy Camp. Le temps de négocier avec le taxi un tarif qui me fait même après rabais froid dans le dos, je suis à la maison.
Après 2 jours d'errance, c'est pas dommage, je retrouve le chemin de mon planning. Merci Hani au Pionneer Diving Center de m'avoir remis sur les rails. Je fais chauffer le maillot de bain, le caisson étanche pour l'appareil photo, la serviette. Etre plus prêt que moi en l'instant, c'est juste pas possible!
Je te laisse sur l'impatience qui me tord. Ne t'en fais pas, tout va bien, même si le tord tue, c'est mieux si on voit des tortues. J'ai hâte!!!
En route vers Marsa Alam - Egypte
Le soleil vient de se lever,
Encore une belle journée,
L'ami du petit déjeuner,
C'est Dédé le chauffeur de bus, et ça fait pas plaisir.
Pas assez d'énergie pour voir sa tête, je m'endors dans le premier kilomètre. Le bus est confortable comme un trois étoiles. Au "r-éveil" qui ne porte en l'occurence pas bien son nom, Nuweiba n'est qu'un lointain souvenir. Le brouillard se lève sur Suez, charmante gare routière, ça mérite le coup d'oeil, ou pas. Il est 14h. Vivement que je monte dans le 2ème bus du jour pour replonger quelques temps. 1/2 heure d'attente plus tard, c'est un excellent chiffre, il arrive. - Non, c'est pas possible! C'est pas dans ça que je vais passer les 5 prochaines heures! Le truc roulant qui arrive a dans les 40 ans, est décapotable côté moteur, est couvert d'une couche de crasse datant des origines de l'homme, ne tient pas debout même pas couché. Et si, ce rebus de Satan est mon bus. Je grimpe dedans, trouve une place tranquille à l'arrière côté fenêtre. La vitre est quasi opaque, je peux seulement voir le soleil à travers comme on le verrait à travers des rideaux épais. Monsieur Propre a démissionné, changé de métier dégouté par la masse de travail à accomplir pour ravoir la transparence originale. Le bus démarre, il accélère et parfois il freine. Et quand il freine, tout mon siège freine avec lui. Le siège est comme dans tous les bus en 2 parties, un dossier et l'endroit où poser mes fesses. Et bien ce dernier, il est désoudé du reste du corbillard collectif. Il faut donc bien se caler pour ne pas faire du manège sachant que moi, en ce jour, les manèges, c'est non merci sans façons... Impossible de somnoler dans ces conditions, les minutes se transforment en heures.
Tant mal que encore plus mal, on arrive à Hurghada, 2ème ville étape. Hurghada était il y a 20 ans de cela une bourgade tranquille les pieds baignants dans les eaux chaudes de la Mer Rouge. Aujourd'hui, 100.000 personnes y vivent, les hotels et autres resorts (prononcer rizortse) ont bétonné le front de mer sur des dizaines de kilomètres. C'est d'après le LP, "pour faire court, s'il existe un enfer touristique, c'est ici qu'il a posé ses valises". "Si vous visitez Hughada c'est à vos risques et périls, si vous pouvez, évitez-là". C'est vachement engageant comme description. Aussi engageant que la gare routière d'ailleurs. Exigüe, noir de fumée de (mini)bus, un seul guichetier pour toute la gare, une file d'attente qui n'existe que dans les contes pour enfants, tous mes kilos avec moi, s'il existe un enfer des gares routières, c'est aussi à Hurghada qu'on le trouve. En plus, la nuit est tombée, il y a 3 lampadaires pour toute la gare, ça rajoute à la dramaturgie! Il est 20h et la journée semble encore plus longue que mon article sur Nuweiba... Le seul renseignement que j'arrive à glaner au prix d'une percée longue de 20 minutes, c'est que mon 3ème et dernier bus n'est pas là. Tu parles d'une info!! Je retourne m'assoir par terre sur le trottoir. Dans la gare routière d'Hurghada, il y a 3 bancs qui sont les uns à côté des autres, derrière les pots d'échappement fumants des bus stationnés. C'est pour ça, sur le trottoir, c'est mieux.
Finalement, peu avant 21h, le bus me prend au passage. C'est surpeuplé mais au moins on est de retour dans la catégories des 3 étoiles. Comme très souvent depuis mon tout premier bus au départ d'Istanbul, je suis le seul blanc-bec à remplir l'autocar. Pas facile de passer inaperçu d'autant plus que la soute à bagages est pleine et que je grimpe dans la cabine avec mon sac de 80 litres plus celui de 20 litres. Vous avez dit chargé?
Ce tronçon s'effectue quand même de la meilleure des manières : le périple d'une journée se termine comme il a commencé, je dors jusqu'à l'arrêt complet de l'appareil. Heure locale il est 2h15 du matin. La température extérieure est de 23°. Le commandant et tout son équipage me souhaitent bon courage pour trouver un hotel.
Et il a raison. Marsa Alam est un gros village où tout le monde dors après 20 heures. Pendant ce temps, les resorts font le plein de danseurs émèchés dans leur discothèque sur des dizaines de kilomètres au nord et au sud le long de la mer. Comme tous les transports de touristes de la région se font en tours organisés, genre séjour plongée, Marsa Alam n'a même pas de gare routière. Une station service sans enseigne ni rien d'autre qu'une pompe tient ce rôle. Le LP n'indique qu'un hotel où le premier prix est 88 dollars US. Pour cette raison, j'avais été glaner sur hostelworld, un autre endroit moins cher, le Emy Camp. Revenons à nos moutons. C'est pas la foule des taxis à Marsa Alam à 2h du matin. Y'a bien un type qui conduit un pick-up, il m'interpelle et propose de me conduire. Où ça? Et bien, j'ai beau lui dire où, il ne comprend rien à ce que je raconte et l'inverse aussi. Je dis Emy camp avec toutes les prononciations possibles et inimaginables, mais y'a rien à faire... Le chauffeur comprend quand même que je suis un touriste à 2 ronds, que si je prends les tranports publics, c'est que j'ai la rage, et que j'ai pas les moyens de m'offrir un 4 étoiles. Il comprend aussi que je suis ici pour faire de la plongée et que près de la mer, c'est mieux.
Au milieu de la nuit éclairée par la lune qui va croissante, on quitte le village. Un barrage de police plus loin, il m'arrête au big safari camp. Ca a l'air pile dans mes cordes. Une quinzaine de huttes juxtaposées à quelques mètres de la mer, un centre de plongée, pas d'électricité à cette heure hors du temps.
Je vais me coucher pour des siècles et des siècles, amen, à 3h du matin au terme d'une looooongue journée.
Une longue journée vite racontée d'ailleurs aussi, ça change. Ca change tellement que cerise sur le gateau, framboise sur la Charlotte, 3 heures 1/2 dans un Mc Do, de nouvelles photos ont été mises en ligne!!!! Alleluia, toute la Syrie de bibi au programme! Réjouissons-nous et célébrons sur place ou à emporter.
Bibi te bise du bus. Prends bien du plaisir!
Pas assez d'énergie pour voir sa tête, je m'endors dans le premier kilomètre. Le bus est confortable comme un trois étoiles. Au "r-éveil" qui ne porte en l'occurence pas bien son nom, Nuweiba n'est qu'un lointain souvenir. Le brouillard se lève sur Suez, charmante gare routière, ça mérite le coup d'oeil, ou pas. Il est 14h. Vivement que je monte dans le 2ème bus du jour pour replonger quelques temps. 1/2 heure d'attente plus tard, c'est un excellent chiffre, il arrive. - Non, c'est pas possible! C'est pas dans ça que je vais passer les 5 prochaines heures! Le truc roulant qui arrive a dans les 40 ans, est décapotable côté moteur, est couvert d'une couche de crasse datant des origines de l'homme, ne tient pas debout même pas couché. Et si, ce rebus de Satan est mon bus. Je grimpe dedans, trouve une place tranquille à l'arrière côté fenêtre. La vitre est quasi opaque, je peux seulement voir le soleil à travers comme on le verrait à travers des rideaux épais. Monsieur Propre a démissionné, changé de métier dégouté par la masse de travail à accomplir pour ravoir la transparence originale. Le bus démarre, il accélère et parfois il freine. Et quand il freine, tout mon siège freine avec lui. Le siège est comme dans tous les bus en 2 parties, un dossier et l'endroit où poser mes fesses. Et bien ce dernier, il est désoudé du reste du corbillard collectif. Il faut donc bien se caler pour ne pas faire du manège sachant que moi, en ce jour, les manèges, c'est non merci sans façons... Impossible de somnoler dans ces conditions, les minutes se transforment en heures.
Tant mal que encore plus mal, on arrive à Hurghada, 2ème ville étape. Hurghada était il y a 20 ans de cela une bourgade tranquille les pieds baignants dans les eaux chaudes de la Mer Rouge. Aujourd'hui, 100.000 personnes y vivent, les hotels et autres resorts (prononcer rizortse) ont bétonné le front de mer sur des dizaines de kilomètres. C'est d'après le LP, "pour faire court, s'il existe un enfer touristique, c'est ici qu'il a posé ses valises". "Si vous visitez Hughada c'est à vos risques et périls, si vous pouvez, évitez-là". C'est vachement engageant comme description. Aussi engageant que la gare routière d'ailleurs. Exigüe, noir de fumée de (mini)bus, un seul guichetier pour toute la gare, une file d'attente qui n'existe que dans les contes pour enfants, tous mes kilos avec moi, s'il existe un enfer des gares routières, c'est aussi à Hurghada qu'on le trouve. En plus, la nuit est tombée, il y a 3 lampadaires pour toute la gare, ça rajoute à la dramaturgie! Il est 20h et la journée semble encore plus longue que mon article sur Nuweiba... Le seul renseignement que j'arrive à glaner au prix d'une percée longue de 20 minutes, c'est que mon 3ème et dernier bus n'est pas là. Tu parles d'une info!! Je retourne m'assoir par terre sur le trottoir. Dans la gare routière d'Hurghada, il y a 3 bancs qui sont les uns à côté des autres, derrière les pots d'échappement fumants des bus stationnés. C'est pour ça, sur le trottoir, c'est mieux.
Finalement, peu avant 21h, le bus me prend au passage. C'est surpeuplé mais au moins on est de retour dans la catégories des 3 étoiles. Comme très souvent depuis mon tout premier bus au départ d'Istanbul, je suis le seul blanc-bec à remplir l'autocar. Pas facile de passer inaperçu d'autant plus que la soute à bagages est pleine et que je grimpe dans la cabine avec mon sac de 80 litres plus celui de 20 litres. Vous avez dit chargé?
Ce tronçon s'effectue quand même de la meilleure des manières : le périple d'une journée se termine comme il a commencé, je dors jusqu'à l'arrêt complet de l'appareil. Heure locale il est 2h15 du matin. La température extérieure est de 23°. Le commandant et tout son équipage me souhaitent bon courage pour trouver un hotel.
Et il a raison. Marsa Alam est un gros village où tout le monde dors après 20 heures. Pendant ce temps, les resorts font le plein de danseurs émèchés dans leur discothèque sur des dizaines de kilomètres au nord et au sud le long de la mer. Comme tous les transports de touristes de la région se font en tours organisés, genre séjour plongée, Marsa Alam n'a même pas de gare routière. Une station service sans enseigne ni rien d'autre qu'une pompe tient ce rôle. Le LP n'indique qu'un hotel où le premier prix est 88 dollars US. Pour cette raison, j'avais été glaner sur hostelworld, un autre endroit moins cher, le Emy Camp. Revenons à nos moutons. C'est pas la foule des taxis à Marsa Alam à 2h du matin. Y'a bien un type qui conduit un pick-up, il m'interpelle et propose de me conduire. Où ça? Et bien, j'ai beau lui dire où, il ne comprend rien à ce que je raconte et l'inverse aussi. Je dis Emy camp avec toutes les prononciations possibles et inimaginables, mais y'a rien à faire... Le chauffeur comprend quand même que je suis un touriste à 2 ronds, que si je prends les tranports publics, c'est que j'ai la rage, et que j'ai pas les moyens de m'offrir un 4 étoiles. Il comprend aussi que je suis ici pour faire de la plongée et que près de la mer, c'est mieux.
Au milieu de la nuit éclairée par la lune qui va croissante, on quitte le village. Un barrage de police plus loin, il m'arrête au big safari camp. Ca a l'air pile dans mes cordes. Une quinzaine de huttes juxtaposées à quelques mètres de la mer, un centre de plongée, pas d'électricité à cette heure hors du temps.
Je vais me coucher pour des siècles et des siècles, amen, à 3h du matin au terme d'une looooongue journée.
Une longue journée vite racontée d'ailleurs aussi, ça change. Ca change tellement que cerise sur le gateau, framboise sur la Charlotte, 3 heures 1/2 dans un Mc Do, de nouvelles photos ont été mises en ligne!!!! Alleluia, toute la Syrie de bibi au programme! Réjouissons-nous et célébrons sur place ou à emporter.
Bibi te bise du bus. Prends bien du plaisir!
Nouvelles du convoi qui traverse actuellement la Libye ou l'Égypte vers Ghaza?
Bonjour à tous!
Qui pourrait nous donner des nouvelles du convoi qui traverse actuellement la Lybie ou l'Egypte??? en direction de Ghaza.
On a pu les suivre quasi en direct pendant la traversée de l'Algérie, et là peu de nouvelle du terrain.😕😕😕
Avis aux voyageforumistes des deux pays!!!😎😎😎
Merci d'avance
Avis aux voyageforumistes des deux pays!!!😎😎😎
Merci d'avance
Nuweiba (Egypte): sans les palmiers, la plage
Le moral est variable.
Ces trois derniers jours, j'ai alterné l'exceptionnel à Petra et au Wadi Rum avec le nettement moins exceptionnel sur la journée de bateau pour quitter la Jordanie.
Le climat est inchangé.
Que l'on soit d'un côté ou de l'autre de la mer rouge, c'est soleil à tous les étages, avec un bon vent au grenier.
Seulement pour l'instant il fait nuit. Le ferry vient d'accoster et il me faut franchir à nouveau des barrières douanières pour enfin penser à des jours meilleurs qui ne commenceraient pas avant 6h du matin. Je ne suis pas en possession de mon passeport, tout va donc consister à remettre la main dessus. Pas d'inquiétude cependant, il est tenu en lieu sûr par les douaniers égyptiens comme ceux des autres touristes ayant pris le bateau. Le jeu va donc être de le retrouver dans la zone portuaire de Nuweiba. L'endroit est assez grand et les entrepots succèdent ici et là aux bureaux de police. En premier, comme ailleurs, il faut que je trouve l'endroit où on délivre les timbres fiscaux qui serviront dans un 2ème lieu et temps (respire) à garnir mon passeport jamais rassasié. En tournant un peu, j'arrive à une petite cahute sans prétention. A l'intérieur, le préposé m'informe du tarif en dollars (américains, les dollars). Qu'est que c'est que ce binz? Pourquoi veux-tu que je me trimballe une monnaie d'un pays situé à plus de 10.000 km de là? Le guichetier me regarde avec des yeux hébétés de merlans fris... Déjà échaudé par toute cette journée d'attente maintenant longue de 11 heures, j'insiste et lui montre mes euros en disant que je n'ai que ça. C'est alors que notre brave monsieur au monopole incroyable me fait le pire cours de l'histoire des échanges mondiaux : 1 euro = 1 US dollar. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais ça doit faire au moins 6-7 ans que l'euro n'a pas atteint une telle cotte. Au dernière nouvelle, on était plutôt à 1 euro = 1, 3 dollars. D'ailleurs depuis plusieurs semaines, l'euro a tendance à se casser la figure, il va falloir m'aider les français et les françaises, et faire remonter tout ça!! Le petit monsieur derrière son bureau est sûr de son fait et m'entube comme un grand monsieur. C'est pas la bonne personne ni le bon endroit pour faire un scandale et sortir un carton rouge! Cette gentille magouille passée, direction le bureau des douanes qui n'ont plus qu'à coller le timbre douloureusement acquis et tamponner par dessus. Et bien je sais pas ce qu'ils boivent les douaniers du coin mais le douanier d'ici me colle tout ça en avant-dernière page! Quel sens de la logique imparable! Déjà en Jordanie, ils m'avaient fait le coup en sautant environ 10 pages mais là, ils ont sauté le passeport entier!!! Je récupère quand même mon bien, il est GRAND temps de partir. Il est 19h30, et j'ai mis 12 heures pour faire 50 km en bateau rapide!!
Au début, tous les touristes à sacs-à-dos rencontrés dans le ferry (et pas sur le ferry, damned!!!!), avaient prévu d'aller directement à Dahab, une station balnéaire à 45 minutes de Nuweiba. Ca semblait un bon plan pour eux sans exception mais pas pour le Braïce. Dahab a tout l'air d'être un supermarché touristique, de taille réduite certes, mais supermarché quand même, je vois déjà le coup où une échoppe sur deux vend des souvenirs ou de la crème solaire. Qui plus est, le LP indique qu'à Nuweiba-village "se trouve le meilleur camp de tout le Sinaï dont le propriétaire tente et réussi à recréer un coin de paradis perdu". Impossible de passer à côté d'autant que le camp en question a les pieds dans l'eau. Mais vu l'heure qu'il est, tout le monde décide que cette idée est excellente et qu'il est trop tard pour rejoindre Dahab en voiture, sachant en plus qu'un taxi commandé de nuit est forcément plus cher que de jour. Quand en plus on connait les taxis... je sens que j'ai pas fini d'en parler sur le blog. Si j'avais le temps peut-être serait-il même bon de faire un chapitre entier "tous les trucs négatifs qui me sont arrivés en 2 ans avec les taxis", avec ça je suis sûr de pouvoir faire des pages, et des pages. Et des pages. Et des pages. Et des pages... Point positif, je vais pouvoir profiter de toute cette soudaine affluence pour partager les frais du taxi qui m'amènera à l'hotel. En fin de compte, on est 5 dans le taxi qui est une fourgonette. Grace à une des 2 australiennes qui négocie les prix comme on entre dans l'arène, on obtient pour sûr un excellent tarif vue la racaille qui négocie en face.
A 20h, on arrive au camp, enfin...
Camp n'est pas un joli mot mais si on ajoute "Soft Beach" devant, c'est tout de suite beaucoup mieux.
Théoriquement, je pense que je vais rester ici environ 3 jours. Plus si il est possible de faire des bonnes plongées, on verra bien quand il fait jour.
Pour l'instant, concentrons-nous sur le camp et ses environs immédiats. Passant l'entrée jusqu'à la réception, sur le côté s'étendent plein de petites huttes de bois à l'allure modeste mais robuste. Elles sont les pieds dans le sable, un sable pas aussi fin que ceui du Wadi Rum mais confortable à souhait quand même, si on veut on doit pouvoir passer la journée pieds nus. Que demande le peuple? Et bien, pile çà!!! Devant nous l'entrée vers la réception est une des entrées de l'espace principal et commun. Une lumière tamisée, des coussins installés autour de tables basses où les gens mangent ou se prélassent, des objets de déco divers et variés répartis sous un toit en palmes traissés, un chat qui dort, rien ne manque. On a pas encore vu la plage mais ça sent déjà bon le bord de mer avec une ambiance relax et un climat chaud indiquant que la température de l'eau n'est pas celle de la Bretagne (NDLR : Quoi, Qu'est qu'il y a les bretons?). On est gracieusement accueilli avec un jus de fruit maison. Dixit le manager : "C'est pour moi, remettez-vous de votre longue journée et ensuite je vous montre vos huttes et je vous donne les tarifs". Et bien puisque c'est comme ça, je vais prendre un jus de fruit s'il vous plait! Les minutes qui suivent se gouleillent lentement, le temps d'apprécier pour la première fois les lieux qui sont calmes et reposés comme nous. Il doit y avoir une douzaine d'autres voyageurs, aucun stress, tous respirent l'herbe fraîchement coupée. On lève très provisoirement le camp pour reprendre nos sacs obèses, direction : les bungalows. Très sommaires : un matelas, des draps propres, un oreiller, une moutisquaire, une ampoule pour la lumière et le tour est joué. Le prix traduit : 5 euros / jour avec le petit déjeuner, de l'eau chaude dans les douche; Où est-ce que je signe? Seul bémol : pas d'internet, ça va faire 4 semaines sans wifi donc sans photos et le reste pour ton esprit versatil, et sans Skype en permanence pour être sûr de tomber sur les Rousseau dont le foyer s'est sans doute déjà multiplié par 2. Faudra trouver une solution.
Retour au restocamp. Je m'installe et comme d'hab, j'ai les canines qui transpire. Seulement pour la première fois du voyage, je suis dans un endroit où, de par sa situation, on sais y faire questions fruits de mer et poissons grillés. Plaisir des papilles, je jette mon dévolu sur un plat de crevettes en sauce. A 5 euros le plat, elles vont prendre cher les crevettes et je parle pas que de ce soir! L'assiette est cuisinée avec amour et est garnie avec une pelle (ou une grosse louche). Je sens que je vais aimer donner de l'argent à ces gentils hoteliers cordons bleus. Le repas fini, rejoins par une partie de la bande du soir, je file sur la plage pour tremper mes orteils et avoir un aperçu nocturne de l'agencement. La plage commence dès qu'on pose le pied en dehors du restocamp en direction de la mer qui fait valoir ses fines vaguelettes à 30 mètres de là. Sur le chemin de l'eau, sont disposés, Ô merveille, différents endroits où on peut d'une façon ou d'une autre se détendre à toutes heures du jour ou de la nuit. Hamacs, petits toits de bois montés sur tronc et protègeants coussins et bougies, chaises longues ou courtes de bois itou recouvertes d'encore plus de coussins, il y en a pour tous les gouts pourvu qu'on aime les coussins. A part un fakir, je vois pas qui pourrait avoir quelque chose à redire... Moi, sur le moment, j'ai pas à me plaindre sauf que je vais pas illico m'affaler comme c'est pas permis, j'enlève mes flipflops et vais plonger mes arpions dans la mer rouge pour la 1ère fois. L'eau est tiède limite froide. Je me rendrais compte que je deviens difficile en apprenant le lendemain qu'elle est à 25°! En tout cas dans la minute, je vais pas me baigner plus profond que les chevilles, elle est froide! Je ressors, reste pieds nus dans le sable jusqu'au restocamp (NDLR : on va rester sur restocamp pour décrire le "lieu commun où on lézarde, mange, boit, branche ses appareils électriques genre laptop pour t'écrire ma vie". C'est plus simple même si ça sort comme souvent de nulle part). Le temps de ne faire qu'un avec une bière fraîche et minuit sonne. Je baille aux corneilles de m'être levé à l'aube. Un brossage de dents plus tard, je m'endors sans descendre la moustiquaire. Vous avez dit erreur?
Cette même nuit, vers 3h du matin, un vrombissement comme un réacteur d'avion en plus aïgu dans mon oreille. Le pire son possible pour le Braïce d'autant plus quand il dors depuis plusieurs heures : le moustique qui vole à 2cm de mon tympan. Dans la millisecondes, je suis tiré de ma béatitude, tous mes poils hérissés, me débattant tel un épouvantail articulé pour faire reculer l'assaillant. En plus n'étant pas prévenu à l'avance, j'ai pas ma lampe près de moi, je sais plus où est l'interrupteur. Comme si la guerre du sang ne suffisait pas, c'est aussi une guerre des nerfs. Ayant retrouvé toute ma lucidité, une autre surprise, ça me gratte déjà de partout, j'ai déjà été le plat de résistance de quelques uns de ses cannibals. Cerise sur le gateau, j'ai sur le front 3 piqures parfaitements symétriques, une à gauche, une au milieu, une à droite. Espérons que ça s'estompe avant le matin car ça gratte et, si j'avais eû la lumière et un miroir, j'aurais pû dire que c'est ridicule. Seule solution pour que la situation n'empire pas : descendre la moustiquaire et en faire un camp retranché impénétrable pour l'ennemi ailé. Tant bien que mal j'y parviens et me rendors jusqu'à une heure avancée de la matinée si tant est que 9h45 est une heure tardive pour un réveil à la plage. Pendant ce temps, les chacals doivent voler au dessus de ma tête et chercher l'ouverture mais c'est pas cette fois que ça se reproduira. Pour demain (jeudi 6/11) en tout cas, je suis prévenu...
Le matin du jeudi, réveil du corps, réveil des papilles, même combat. Le petit déjeuner inclus dans ma nuit à 5 euros est un buffet à volonté. Des salades, du pain, de la confiture, du miel, un jus de fruit, du thé, de quoi voir venir. Quoi? La plage!
Nouvellement arrivé à Nuweiba, cette sortie matinale est aussi l'occasion de se rendre compte du paysage immédiat. Lorsqu'on est dos à la mer, qu'on regarde vers l'Egypte, une barrière montagneuse sombre s'élève juste derrière l'hotel. Lorsqu'on est dos à l'hotel, qu'on regarde vers la mer, le récif de corail énumère toute la palette des bleus. La mer ne faisant en face de Nuweiba que 20km de large, on voit aussi derrière l'étendue bleue, l'Arabie Saoudite dont on apprécie ici également des montagnes mais aux couleurs claires et tranchantes. Au nord, on distingue également Eilat en Israël et Aqaba en Jordanie. Toutes ces perspectives donnent à la vue depuis le camp des airs uniques, l'endroit est un hâvre de tranquilité et l'horizon le lui rend bien.
La tranquilité est telle qu'ici, le temps n'a plus cours. Les vacanciers se découvrent tous à rester plus longtemps que prévu.
D'ailleurs le premier jour et pour la première fois, je fénéante, je paresse, je me dors la pilule. Des hamacs aux chaises longues, dix pas à faire. Des chaises longues à la mer, dix autres pas. De la mer au restocamp, 30 mètres, un effort suffisant pour vous creuser l'appétit ou la soif. Le soir tombé, je n'ai pas fait grand chose d'autre que ce doux manège et c'est très bien comme ça. Reste une responsabilité, trouver une connection internet pour avoir des nouvelles de notre douce France. 1/2 heure de recherche plus tard + 10 minutes pour que la charette veuille bien avancer un peu, me voilà sur la toile pour la première fois depuis une semaine, c'est l'heure d'aller à la pêche aux nouvelles. Et bien, un flash spécial m'attend. Ou plutôt LE flash spécial m'attend. Ca doit faire la une des journeaux chez vous mais le 4 novembre est passé par là et a accouché d'Elodie et Morgane. 9 mois qu'on avait les genoux qui tremblent, le coeur qui palpite, les poils dressés. Obama n'a qu'à bien se tenir, il n'aura droit qu'à une brève en quatrième de couverture... Félicitations puissance des millions. Attendez donc que je vous fasse des bises les Rousseau, ça risque d'être tellement intense que vous allez être couverts de suçons!!
Comparé à cette info brûlante, tout le reste n'est que broutilles, pas la peine de s'éterniser sur internet sachant qu'en plus le réseau est aussi inconsistant qu'un discours du front national...
Retour à mes foyers. La nuit me tend ses bras grands ouverts. Quelques discussions rapides plus lojn, je retrouve mon chez-moi. La moustiquaire est prête à être descendue, la guerre du sang reprend son souffle. La lumière est éteinte, je me glisse furtivement dans mon abri anti-aérien. Tout est OK. Je m'endors lourdement de tous les efforts consentis dans la journée. Soudain, incroyable, il doit y avoir une brêche dans la défense, les attaquants d'en face tournoient autour de mon visage incrédule de m'être laissé envahir. En plus, comme la veille, ça me gratte déjà de partout, c'est déjà le deuxième round! Eclair de lucidité, accès de colère, prise de conscience aussi informative que vaine : Les salauds d'en face étaient déjà dans la moustiquaire dès la première minute. Ils sont drolement fortiches les enfoirés volants!! Y'a donc rien à faire dans le coin pour dormir du sommeil du juste! Parce que là, c'est juste l'apocalypse dans ma tête. Pas de produit anti-moustiques, je ne pensais voir les moustiques qu'en arrivant en Thailande. Pas de patience, mais alors pas du tout. Rien d'autre pour répondre à l'assault des voltigeurs qu'une rage contre cette foudre qui s'abat sur moi et qui me démange dans tous les sens du terme. Finalement je décide de me couvrir de la tête aux pieds. J'emmitoufle chaque pore de ma peau sous tout ce que je trouve de tissus. Les pieds dans des chaussettes. Les mains dans des chaussettes. Le tronc dans un T-shirt à manches longues. La tête dans un T-shirt à manches courtes. Les fesses dans mon jeans. Et le tout enveloppé dans mon sac à viande. J'ai perdu une bataille mais la guerre est loin d'être finie... En tout cas, enrobé comme un bonbon, je vois pas comment ils peuvent maintenant parvenir à leur fin de substanter leur faim. Et pour cause, le petit matin arrive, le mur contre les moustiques a tenu bon. Pendant ce temps, j'ai chaud pire qu'aux bains turques. J'aurais sans doute dû aller dormir sur la plage, mais dans ces cas-là, on ne réfléchit pas rond mais en gribouillis, c'est beaucoup moins bien structuré!
Le réveil sonne l'heure du petit déjeuner. J'ai la désagréable impression d'avoir dormi moins longtemps qu'un éphémère. La première chose, mettre mes lunettes de soleil, elles ne me quitteront pas de la journée pour des raisons autres que la lumière aveuglante du soleil; une allumette allumée suffirait à m'écorcher la rétine. La bataille a laissé des traces que la pratique d'aucune activité physique servira à effacer. Petit effort quand même des neurones, j'écris du début de l'après-midi jusqu'aux environs de 22h au restocamp affalé sur une dizaine de coussins que je réquisitionne pour l'occasion. J'y suis donc lorsque le soleil se couche. Vous allez dire que je fais une fixation, mais la lumière de l'écran d'ordinateur agit comme un aimant sur qui vous savez. En quatre heures de temps passées à écrire de nuit, je deviens expert dans l'art de démoustiquer. Je claque des mains à tout va passant d'une moyenne de un moustique tous les 3 clapements à un record de 3 moustiques en 1 seul clapement. Seulement ces imbéciles d'insectes ne comprennent pas au fur et à mesure que je suis une bête sauvage et que partout autour de moi ça sent la mort; ils continuent à se présenter comme on participe à un concours de mangeage de flancs. ils n'en ont jamais assez, moi oui. Je demande avant d'aller me mettre sous mes draps à tous les personnes présentes au restocamp de me sortir leur répulsif. 5 bouteilles et sprays tombent du ciel, j'en fais un joyeux cocktail ne laissant rien au hasard, je sens les produits chimiques à des kilomètres mais au moins, je vais bien dormir. En effet, aucune trace des combattants ce soir-là, je dois vraiment sentir un truc qui leur convient pas.
Enfin je fais une nuit de plus de 8 heures qui ne précède pas une journée commençant à 6h du matin. Je suis frais comme un gardon et ça se voit. Comme je suis au camp depuis 3 jours, je suis non seulement familier des lieux mais également de ses occupants sans restrictions. Tout le monde commence à connaître le Braïce, son caractère et son prénom. Je commence à comprendre les gens qui s'éternisent ici... Personnellement, j'ai trop à voir en Egypte pour prendre le temps de m'éterniser ici, sachant qu'en plus j'ai coûte que coûte envie de passer plus de temps au bord de la mer Rouge pour plonger voir nos amis poissons et coraux multicolores. Pas possible de le faire à Nuweiba, vous allez comprendre...
Au cours de la journée, je décide d'accompagner une petite new-yorkaise pour un tour de village, quoi y'a pas de mal? Je quitte pour la première fois le camp autrement que pour chercher internet. L'itinéraire suit la mer à l'aller pour revenir par l'unique route du village qui le traverse de part en part ( par en par? par emparre? pahrahnpar?). La plage nettoyée quotidiennement du Soft Beach n'a rien à voir avec ce qui suit. La marée chariant tous les déchets possibles et inimaginables, toutes les plages hormi la nôtre sont assaillies de bouteilles, sacs plastiques, j'en passe et des pires... Pas de clients dans les hotels, personne pour s'occuper de la plage. Ce spectacle se prolonge tristement jusqu'à la fin de la baie. On poursuit un peu pour se poser sur le sable voire même piquer une tête et là on tombe sur 2 campings-cars stationnés sur la plage déserte. Une famille déjeune devant l'un d'eux. Ils sont français, ont fait tout le chemin depuis Nantes depuis 4 mois. Ils voyagent à 6!!!! 2 parents, 3 enfants d'ages supérieurs à 6 ans, et 1 chien grand comme un poney! Leur destination finale, Le Cap en Afrique du Sud, prévu pour dans 6 mois. Et là je dis chapeau!!!!
Ca me rappelle que dans la journée ferry pour rejoindre L'Egypte, j'avais croisé également une famille de 3 enfants en camping car dont les enfants étaient agés de 13 mois, 3 et 5 ans!!!! Ils sont partis d'Allemagne il y a 5 mois, ce qui fait que le plus jeune avait 8 mois à ce moment là. Re-chapeau!!!!
La plage sur laquelle sont stationnés les français, n'est pas beaucoup plus propre que les autres, le meilleur endroit pour nager est encore au camp, retour par la "rue principale". Dans le village, deux mini-marchés, trois boutiques de souvenirs et d'artisanat local se battent pour capter l'attention des passants. Et pour cause, on ne croise pour ainsi dire personne. Tout le long de la baie longue de 2km se succèdent les hotels bons marchés et les restaurants de plage, mais on y voit pas l'ombre d'un client ou vraiment à peine. Certains des hotels ont les toits qui s'effondrent, ça fout la frousse et donne un aspect de ville fantome. On apprend en discutant avec un vieux bougre que le village était à l'origine conçu pour accueillir les touristes israëliens, d'autant plus nombreux que leur pays se trouve à quelques kilomètres. Seulement avec le climat de tension perpétuel, le gouvernement israëlien a conseillé à ses ressortissants de ne plus passer la frontière avec l'Egypte. Et bien on peut dire qu'ils appliquent plus qu'à la lettre les consignes et ce, au grand damne des habitants de Nuweiba qui seraient ravis de revoir fleurir les kippas (qui pas? qu'ipah?). Voilà donc l'histoire triste du jour...
Pour noyer mon chagrin, rien de tel que de piquer une tête et de boire quelques larmes de mousse. Ca passe d'autant mieux que je me retrouve aussi invité sur le sable à voir si il y a du monde sur la corde à linge en compagnie notamment d'un guitariste chanteur qui blues de plaisir. L'après-midi avance bon train. Je suis en mode "veille" mais toujours pas rassasié. Loin de là. Il faut profiter de chaque minute. Avec un norvégien végétarien, fan d'escalade, affuté comme un rasoir, iI avait été question dans la matinée de grimper sur une des montagnes derrière l'hotel pour savourer le coucher de soleil. C'est d'autant plus indispensable que chaque crépuscule a jusqu'à présent été plus beau que le précédent. Le soleil se cache derrière cette barre vers 15h45 et l'obscurité n'est totale que 2 heures plus tard, ça laisse du temps aux couleurs de se diversifier et à la lumière de se photogéniser(?!?). A 15h15, je vois mon sportif dormir comme un phoque sur la plage. Moi qui suis déjà bien calmé, on peut dire que lui, il ne fait qu'un avec le marchand de sable. D'ailleurs il dort sur tout son stock. J'ai des doutes sur nos capacités d'arriver à quoi que ce soit dans ces conditions... Malgré tout, je vais le réveiller, le tenter, le retenir, l'encourager, le freiner, semer le doute. A 15h25, croyez-le ou pas (de toute façon vous verrez un jour ou l'autre les photos, ne perdez pas patience), on est sur le chemin du départ. En quittant la plage pour prendre mes affaires, je tente d'ouvrir le bungalow se situant juste avant le mien, ça ne s'ouvre pas, c'est sans doute pour ça. On attaque la montagne à proprement parler à 15h35. 10 minutes après, comme le veut la logique, le soleil se cache derrière. On a pris nos lampes au cas où... Mais il ne ferait définitivement pas bon rentrer à la nuit noire car la pente n'est qu'un amas grossier de pierrailles coupantes. On monte; au début c'est pénible et le norvégien a vite retrouvé ses habitudes sportives. Une sauterelle n'irait pas plus vite. Si c'était un cartoon, on ne verrait même plus ses jambes. Faut pas faire attendre, tentons de suivre la cadence. Le robinet de sueur déverse à grandes eaux, et pourtant je suis le randonneur le plus chic du monde. Adidas blanches ou presque, et chemise en soie blanche immaculée presque réfléchissante à n'utiliser qu'en cas de lessive du reste des T-shirts et c'est le cas. La pente continue du début se termine quelques centaines de mètres devant nous, après c'est un mur tirant sur la verticalité, j'exagère à peine. Cette même différence d'inclinaison et de nature de promenade re-descent jusque sur notre gauche et sur notre droite. On est cerné de flancs asserrés. Trois options, s'arrêter là et en profiter malgré tout, faire demi tour vu qu'on arrive à rien, biffurquer sur un des côtés et tenter coûte que coûte. Et bien? Of course, réponse 3!!!!! Le norvégien ne compte forcément pas s'arrêter là! Comme dans pareille situation, on ne se sépare pas. J'ai encore choisi le bon cheval... La ballade tient maintenant plus de l'escalade, il faut assurer ses prises et si tu tombes, au mieux tu te fais mal. Manque de bol supplémentaire, la montagne malgré ses airs massifs est un géant aux pieds d'argile, très souvent si on y prend pas gare, les blocs et les arrêtes auxquels on s'agrippe se détache d'eux même. Je vous cache pas, que si je continue à avancer, c'est parce que le norvégien est 30 mètres devant, et qu'à chaque fois qu'il se retourne et me voit pire qu'en galère, il me répète sans cesse pour me rassurer : "jusqu'ici tout va bien..." (on connait la suite : "mais l'important c'est pas la chute mais l'atterrissage..."), "après c'est mieux". Moi, j'espère juste que c'est moins pire... Alors que je lutte, tremblotant, je vois mon viking aux bottes de 7 lieues sur le sommet visé, les bras en l'air en signe de victoire. Je suis à vue d'oeil 10 minutes derrière, la lumière tombe, pas question de faiblir. Pas question non plus de faire demi-tour, l'escalade dans le sens de la descente, personne ne pratique plus depuis la semaine dernière... (sic) Petit à petit le visage souriant presque moqueur de la sauterelle nordique se rapproche. Je montre les dents, pousse dans un dernier effort, fais attention à ce que ça ne s'écroule pas sous mes pieds, et j'y suis. Notre sommet fait moins d'1/2 m², autour ça tombe vite. On prend les photos de rigueur. Pour que mon équipier ait sa photo avec le ciel coloré derrière, il faut qu'on se contourne. Lui virevolte, moi j'ai les chevilles qui flagèlent. Pour redescendre, il faut passer sur l'autre versant un peu moins abrupte mais pas plus réjouissant. Je suis toujours plus souvent à quatre pattes à m'accrocher où je peux. Toujours à gauche ou à droite, ça penche trop pour ne pas dévaler pendant de longues secondes potentielles en cas de vautrage. Parfois on ne peut plus avancer car partout devant ça tombe. Le jeu consiste à suivre la crête ou à prendre les profonds sillons creusés entre les pierres. Le sillon se transforme en petit canyon haut de deux fois ma taille, c'est trop étroit pour qu'on puisse voir ce qu'il y a après chaque virage, d'ailleurs on en rigole. En tout cas, on descend et c'est le plus important. Le demi-tube se poursuit, on y est presque, je suis (du verbe suivre, surtout pas être) l'homme qui valait 3 milliards quand une dernière fois il s'arrête. Dernière trouille, la voie se termine par un trou de plusieurs étages, on a bien fait d'en rire! il suffira de remonter un peu et de faire le tour pour se sortir de là et retrouver la première pente du début, quand il faisait soleil. Maintenant, on voit encore clair, le ciel, la lumière est sublime. Les montagnes d'Arabie Saoudite sont encore éclairées, ça me rappelle la sensation au Wadi Rum où on peu prendre mille et une photos sans qu'une seule ne soit à jeter. En plus, on a vaincu en partie la montagne, et j'ai dératisé en totalité les fourmis qui jadis étaient dans mes jambes. Je suis cuit. Ai besoin d'une bière et d'un repas chaud. Ca tombe bien, au Soft Beach Camp, on boit et on mange à toute heure. On s'installe sous les yeux écarquillés des personnes que j'avais laissées sur la plage. La nuit tombe.
Ce soir là je suis comme à la maison, privilège de celui qui connait déjà bien les murs. Je passe de tables en tables, de lampées de bière en lampées de bière, euphorique de cette journée déjà bien remplie. Et malgré l'ambiance, le jour suivant, je pars c'est déjà décidé, je peux pas faire mieux que cette journée, rien ne sert de tenter le diable pour essayer de faire encore mieux le lendemain. Le lendemain en question, ça ne pourra être que pire, j'ai trois bus différents à attraper, 17 heures en perspective si le LP a raison et si j'arrive à enchaîner les bus les uns après les autres, 900km de patience à l'évidence et d'inconfort en théorie. Le départ est pour 6h du matin à la sortie du camp, douleur pupillaire au programme... L'arrivée du dernier bus de la nuit suivante sera à Marsa Alam, petite bourgade perdue le long des côtes de la Mer Rouge. Si tout va bien dans 2-3 jours, je replonge dans le grand bain des fonds coraliens.
Avant d'y être, pensons déjà à dire au revoir à mes hôtes et à mes compagnons. Je vais sur le chemin du lit à 0h30 alors que la très grande majorité des voyageurs est déjà partie se coucher. Un brossage de dents suivant, alors que je suis à 10 secondes de ma hutte, je croise Ally et Helen, soeurs britaniques, et leur ami Momen, égyptien de nature.Ah bon, tu pars demain, c'est trop bête... Et vu que tu n'es pas encore parti, on était juste en train d'aller se baigner, tu voudrais pas nous rejoindre? Allez!!Non, là, franchement je suis nase, elle est froide, et j'ai pas envie de reprendre une douche après. C'est gentil mais non merci, c'est pas raisonnable.Allez!!! Vis un peu! La petite effrontée a mis le doigt là où ça fait mal, a trouvé l'argument ultime. La journée avait beau être riche, c'est jamais assez.Vous êtes sûr que c'est absolument indispensable? Pfffff... bon ben je vais chercher mon maillot... 1/2 heure dans l'eau à faire les marsouins, voilà ce qu'il s'en suit. Ca paraît pas, mais c'est vachement long. Et crevant. J'ai besoin d'une bouée. Les derniers "salut, à plus, profite bien", la douche, le remplissage des sacs avec mon maillot de bain et serviette trempés qui devraient sentir le bon chacal séché en rouvrant le sac plus tard, le temps de se dire ensuite que je n'ai rien perdu ni rien oublié, le réveil est branché à 5h dans l'espoir d'ouvrir un oeil pour partir en ayant profité en partie du lever de soleil. (NDLR : jamais écrit une phrase aussi longuement alambiquée, désolé) Je m'endors sous ma moustiquaire de combat à 2h30, pourvu que je ne sois pas dérangé!!!!!!!!
Et bien non, je ne suis dérangé par rien d'autre dans mon sommeil que par le réveil MP3 qui hurle AC/DC pour bien me faire comprendre que maintenant c'est l'heure d'en mettre un coup. Dans la minute de ténèbres qui s'en suit, je finis de boucler mes affaires, héroïque au milieu de la nuit, personne pour fêter ça. A 5h05, je suis sur la plage avec ma maison portable. Une chaison longue, non, trop risquée. Une chaise courte, parfait. La lumière apparaît derrière la mer, c'est joli. A 5h50, je suis parti sans que cette ordure de soleil ne soit encore sorti de sa tannière derrière les montagnes. Mais, déjà bien content d'en être arrivé à ce point sans me rendormir sur moi, il est temps.
Temps de prendre le bus mais aussi d'arrêter d'écrire. Je pensais rattraper le temps perdu dans le récit en te narrant "Quelques jours à la plage parmi les moins intéressants pour toi depuis le début du voyage", et bien caramba, c'est encore raté. Juste pour que tu aies une idée, j'ai encore une semaine de retard... Tu n'as pas en plus les photos depuis la Cappadoce soit environ 5 semaines de retard de plus. Et pour les vidéos, c'est le même topo. Et là, je te vois déjà brandir un carton jaune de colère, mais saches que sans un bon cheval, le meilleur turfiste, et bien il peut pas gagner le tiercé. Si j'ai pas le débit adéquat, le transfert, c'est juste pas possible... En tout cas, je salive d'avance pour toi qui n'a encore rien vu de tous ces endroits syriens, jordaniens et maintenant egyptiens voires sous-marins.
Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, c'est pas que je m'ennuies mais j'ai 3 bus à prendre!!! J'vous tamponne de mes baisers.
Seulement pour l'instant il fait nuit. Le ferry vient d'accoster et il me faut franchir à nouveau des barrières douanières pour enfin penser à des jours meilleurs qui ne commenceraient pas avant 6h du matin. Je ne suis pas en possession de mon passeport, tout va donc consister à remettre la main dessus. Pas d'inquiétude cependant, il est tenu en lieu sûr par les douaniers égyptiens comme ceux des autres touristes ayant pris le bateau. Le jeu va donc être de le retrouver dans la zone portuaire de Nuweiba. L'endroit est assez grand et les entrepots succèdent ici et là aux bureaux de police. En premier, comme ailleurs, il faut que je trouve l'endroit où on délivre les timbres fiscaux qui serviront dans un 2ème lieu et temps (respire) à garnir mon passeport jamais rassasié. En tournant un peu, j'arrive à une petite cahute sans prétention. A l'intérieur, le préposé m'informe du tarif en dollars (américains, les dollars). Qu'est que c'est que ce binz? Pourquoi veux-tu que je me trimballe une monnaie d'un pays situé à plus de 10.000 km de là? Le guichetier me regarde avec des yeux hébétés de merlans fris... Déjà échaudé par toute cette journée d'attente maintenant longue de 11 heures, j'insiste et lui montre mes euros en disant que je n'ai que ça. C'est alors que notre brave monsieur au monopole incroyable me fait le pire cours de l'histoire des échanges mondiaux : 1 euro = 1 US dollar. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais ça doit faire au moins 6-7 ans que l'euro n'a pas atteint une telle cotte. Au dernière nouvelle, on était plutôt à 1 euro = 1, 3 dollars. D'ailleurs depuis plusieurs semaines, l'euro a tendance à se casser la figure, il va falloir m'aider les français et les françaises, et faire remonter tout ça!! Le petit monsieur derrière son bureau est sûr de son fait et m'entube comme un grand monsieur. C'est pas la bonne personne ni le bon endroit pour faire un scandale et sortir un carton rouge! Cette gentille magouille passée, direction le bureau des douanes qui n'ont plus qu'à coller le timbre douloureusement acquis et tamponner par dessus. Et bien je sais pas ce qu'ils boivent les douaniers du coin mais le douanier d'ici me colle tout ça en avant-dernière page! Quel sens de la logique imparable! Déjà en Jordanie, ils m'avaient fait le coup en sautant environ 10 pages mais là, ils ont sauté le passeport entier!!! Je récupère quand même mon bien, il est GRAND temps de partir. Il est 19h30, et j'ai mis 12 heures pour faire 50 km en bateau rapide!!
Au début, tous les touristes à sacs-à-dos rencontrés dans le ferry (et pas sur le ferry, damned!!!!), avaient prévu d'aller directement à Dahab, une station balnéaire à 45 minutes de Nuweiba. Ca semblait un bon plan pour eux sans exception mais pas pour le Braïce. Dahab a tout l'air d'être un supermarché touristique, de taille réduite certes, mais supermarché quand même, je vois déjà le coup où une échoppe sur deux vend des souvenirs ou de la crème solaire. Qui plus est, le LP indique qu'à Nuweiba-village "se trouve le meilleur camp de tout le Sinaï dont le propriétaire tente et réussi à recréer un coin de paradis perdu". Impossible de passer à côté d'autant que le camp en question a les pieds dans l'eau. Mais vu l'heure qu'il est, tout le monde décide que cette idée est excellente et qu'il est trop tard pour rejoindre Dahab en voiture, sachant en plus qu'un taxi commandé de nuit est forcément plus cher que de jour. Quand en plus on connait les taxis... je sens que j'ai pas fini d'en parler sur le blog. Si j'avais le temps peut-être serait-il même bon de faire un chapitre entier "tous les trucs négatifs qui me sont arrivés en 2 ans avec les taxis", avec ça je suis sûr de pouvoir faire des pages, et des pages. Et des pages. Et des pages. Et des pages... Point positif, je vais pouvoir profiter de toute cette soudaine affluence pour partager les frais du taxi qui m'amènera à l'hotel. En fin de compte, on est 5 dans le taxi qui est une fourgonette. Grace à une des 2 australiennes qui négocie les prix comme on entre dans l'arène, on obtient pour sûr un excellent tarif vue la racaille qui négocie en face.
A 20h, on arrive au camp, enfin...
Camp n'est pas un joli mot mais si on ajoute "Soft Beach" devant, c'est tout de suite beaucoup mieux.
Théoriquement, je pense que je vais rester ici environ 3 jours. Plus si il est possible de faire des bonnes plongées, on verra bien quand il fait jour.
Pour l'instant, concentrons-nous sur le camp et ses environs immédiats. Passant l'entrée jusqu'à la réception, sur le côté s'étendent plein de petites huttes de bois à l'allure modeste mais robuste. Elles sont les pieds dans le sable, un sable pas aussi fin que ceui du Wadi Rum mais confortable à souhait quand même, si on veut on doit pouvoir passer la journée pieds nus. Que demande le peuple? Et bien, pile çà!!! Devant nous l'entrée vers la réception est une des entrées de l'espace principal et commun. Une lumière tamisée, des coussins installés autour de tables basses où les gens mangent ou se prélassent, des objets de déco divers et variés répartis sous un toit en palmes traissés, un chat qui dort, rien ne manque. On a pas encore vu la plage mais ça sent déjà bon le bord de mer avec une ambiance relax et un climat chaud indiquant que la température de l'eau n'est pas celle de la Bretagne (NDLR : Quoi, Qu'est qu'il y a les bretons?). On est gracieusement accueilli avec un jus de fruit maison. Dixit le manager : "C'est pour moi, remettez-vous de votre longue journée et ensuite je vous montre vos huttes et je vous donne les tarifs". Et bien puisque c'est comme ça, je vais prendre un jus de fruit s'il vous plait! Les minutes qui suivent se gouleillent lentement, le temps d'apprécier pour la première fois les lieux qui sont calmes et reposés comme nous. Il doit y avoir une douzaine d'autres voyageurs, aucun stress, tous respirent l'herbe fraîchement coupée. On lève très provisoirement le camp pour reprendre nos sacs obèses, direction : les bungalows. Très sommaires : un matelas, des draps propres, un oreiller, une moutisquaire, une ampoule pour la lumière et le tour est joué. Le prix traduit : 5 euros / jour avec le petit déjeuner, de l'eau chaude dans les douche; Où est-ce que je signe? Seul bémol : pas d'internet, ça va faire 4 semaines sans wifi donc sans photos et le reste pour ton esprit versatil, et sans Skype en permanence pour être sûr de tomber sur les Rousseau dont le foyer s'est sans doute déjà multiplié par 2. Faudra trouver une solution.
Retour au restocamp. Je m'installe et comme d'hab, j'ai les canines qui transpire. Seulement pour la première fois du voyage, je suis dans un endroit où, de par sa situation, on sais y faire questions fruits de mer et poissons grillés. Plaisir des papilles, je jette mon dévolu sur un plat de crevettes en sauce. A 5 euros le plat, elles vont prendre cher les crevettes et je parle pas que de ce soir! L'assiette est cuisinée avec amour et est garnie avec une pelle (ou une grosse louche). Je sens que je vais aimer donner de l'argent à ces gentils hoteliers cordons bleus. Le repas fini, rejoins par une partie de la bande du soir, je file sur la plage pour tremper mes orteils et avoir un aperçu nocturne de l'agencement. La plage commence dès qu'on pose le pied en dehors du restocamp en direction de la mer qui fait valoir ses fines vaguelettes à 30 mètres de là. Sur le chemin de l'eau, sont disposés, Ô merveille, différents endroits où on peut d'une façon ou d'une autre se détendre à toutes heures du jour ou de la nuit. Hamacs, petits toits de bois montés sur tronc et protègeants coussins et bougies, chaises longues ou courtes de bois itou recouvertes d'encore plus de coussins, il y en a pour tous les gouts pourvu qu'on aime les coussins. A part un fakir, je vois pas qui pourrait avoir quelque chose à redire... Moi, sur le moment, j'ai pas à me plaindre sauf que je vais pas illico m'affaler comme c'est pas permis, j'enlève mes flipflops et vais plonger mes arpions dans la mer rouge pour la 1ère fois. L'eau est tiède limite froide. Je me rendrais compte que je deviens difficile en apprenant le lendemain qu'elle est à 25°! En tout cas dans la minute, je vais pas me baigner plus profond que les chevilles, elle est froide! Je ressors, reste pieds nus dans le sable jusqu'au restocamp (NDLR : on va rester sur restocamp pour décrire le "lieu commun où on lézarde, mange, boit, branche ses appareils électriques genre laptop pour t'écrire ma vie". C'est plus simple même si ça sort comme souvent de nulle part). Le temps de ne faire qu'un avec une bière fraîche et minuit sonne. Je baille aux corneilles de m'être levé à l'aube. Un brossage de dents plus tard, je m'endors sans descendre la moustiquaire. Vous avez dit erreur?
Cette même nuit, vers 3h du matin, un vrombissement comme un réacteur d'avion en plus aïgu dans mon oreille. Le pire son possible pour le Braïce d'autant plus quand il dors depuis plusieurs heures : le moustique qui vole à 2cm de mon tympan. Dans la millisecondes, je suis tiré de ma béatitude, tous mes poils hérissés, me débattant tel un épouvantail articulé pour faire reculer l'assaillant. En plus n'étant pas prévenu à l'avance, j'ai pas ma lampe près de moi, je sais plus où est l'interrupteur. Comme si la guerre du sang ne suffisait pas, c'est aussi une guerre des nerfs. Ayant retrouvé toute ma lucidité, une autre surprise, ça me gratte déjà de partout, j'ai déjà été le plat de résistance de quelques uns de ses cannibals. Cerise sur le gateau, j'ai sur le front 3 piqures parfaitements symétriques, une à gauche, une au milieu, une à droite. Espérons que ça s'estompe avant le matin car ça gratte et, si j'avais eû la lumière et un miroir, j'aurais pû dire que c'est ridicule. Seule solution pour que la situation n'empire pas : descendre la moustiquaire et en faire un camp retranché impénétrable pour l'ennemi ailé. Tant bien que mal j'y parviens et me rendors jusqu'à une heure avancée de la matinée si tant est que 9h45 est une heure tardive pour un réveil à la plage. Pendant ce temps, les chacals doivent voler au dessus de ma tête et chercher l'ouverture mais c'est pas cette fois que ça se reproduira. Pour demain (jeudi 6/11) en tout cas, je suis prévenu...
Le matin du jeudi, réveil du corps, réveil des papilles, même combat. Le petit déjeuner inclus dans ma nuit à 5 euros est un buffet à volonté. Des salades, du pain, de la confiture, du miel, un jus de fruit, du thé, de quoi voir venir. Quoi? La plage!
Nouvellement arrivé à Nuweiba, cette sortie matinale est aussi l'occasion de se rendre compte du paysage immédiat. Lorsqu'on est dos à la mer, qu'on regarde vers l'Egypte, une barrière montagneuse sombre s'élève juste derrière l'hotel. Lorsqu'on est dos à l'hotel, qu'on regarde vers la mer, le récif de corail énumère toute la palette des bleus. La mer ne faisant en face de Nuweiba que 20km de large, on voit aussi derrière l'étendue bleue, l'Arabie Saoudite dont on apprécie ici également des montagnes mais aux couleurs claires et tranchantes. Au nord, on distingue également Eilat en Israël et Aqaba en Jordanie. Toutes ces perspectives donnent à la vue depuis le camp des airs uniques, l'endroit est un hâvre de tranquilité et l'horizon le lui rend bien.
La tranquilité est telle qu'ici, le temps n'a plus cours. Les vacanciers se découvrent tous à rester plus longtemps que prévu.
D'ailleurs le premier jour et pour la première fois, je fénéante, je paresse, je me dors la pilule. Des hamacs aux chaises longues, dix pas à faire. Des chaises longues à la mer, dix autres pas. De la mer au restocamp, 30 mètres, un effort suffisant pour vous creuser l'appétit ou la soif. Le soir tombé, je n'ai pas fait grand chose d'autre que ce doux manège et c'est très bien comme ça. Reste une responsabilité, trouver une connection internet pour avoir des nouvelles de notre douce France. 1/2 heure de recherche plus tard + 10 minutes pour que la charette veuille bien avancer un peu, me voilà sur la toile pour la première fois depuis une semaine, c'est l'heure d'aller à la pêche aux nouvelles. Et bien, un flash spécial m'attend. Ou plutôt LE flash spécial m'attend. Ca doit faire la une des journeaux chez vous mais le 4 novembre est passé par là et a accouché d'Elodie et Morgane. 9 mois qu'on avait les genoux qui tremblent, le coeur qui palpite, les poils dressés. Obama n'a qu'à bien se tenir, il n'aura droit qu'à une brève en quatrième de couverture... Félicitations puissance des millions. Attendez donc que je vous fasse des bises les Rousseau, ça risque d'être tellement intense que vous allez être couverts de suçons!!
Comparé à cette info brûlante, tout le reste n'est que broutilles, pas la peine de s'éterniser sur internet sachant qu'en plus le réseau est aussi inconsistant qu'un discours du front national...
Retour à mes foyers. La nuit me tend ses bras grands ouverts. Quelques discussions rapides plus lojn, je retrouve mon chez-moi. La moustiquaire est prête à être descendue, la guerre du sang reprend son souffle. La lumière est éteinte, je me glisse furtivement dans mon abri anti-aérien. Tout est OK. Je m'endors lourdement de tous les efforts consentis dans la journée. Soudain, incroyable, il doit y avoir une brêche dans la défense, les attaquants d'en face tournoient autour de mon visage incrédule de m'être laissé envahir. En plus, comme la veille, ça me gratte déjà de partout, c'est déjà le deuxième round! Eclair de lucidité, accès de colère, prise de conscience aussi informative que vaine : Les salauds d'en face étaient déjà dans la moustiquaire dès la première minute. Ils sont drolement fortiches les enfoirés volants!! Y'a donc rien à faire dans le coin pour dormir du sommeil du juste! Parce que là, c'est juste l'apocalypse dans ma tête. Pas de produit anti-moustiques, je ne pensais voir les moustiques qu'en arrivant en Thailande. Pas de patience, mais alors pas du tout. Rien d'autre pour répondre à l'assault des voltigeurs qu'une rage contre cette foudre qui s'abat sur moi et qui me démange dans tous les sens du terme. Finalement je décide de me couvrir de la tête aux pieds. J'emmitoufle chaque pore de ma peau sous tout ce que je trouve de tissus. Les pieds dans des chaussettes. Les mains dans des chaussettes. Le tronc dans un T-shirt à manches longues. La tête dans un T-shirt à manches courtes. Les fesses dans mon jeans. Et le tout enveloppé dans mon sac à viande. J'ai perdu une bataille mais la guerre est loin d'être finie... En tout cas, enrobé comme un bonbon, je vois pas comment ils peuvent maintenant parvenir à leur fin de substanter leur faim. Et pour cause, le petit matin arrive, le mur contre les moustiques a tenu bon. Pendant ce temps, j'ai chaud pire qu'aux bains turques. J'aurais sans doute dû aller dormir sur la plage, mais dans ces cas-là, on ne réfléchit pas rond mais en gribouillis, c'est beaucoup moins bien structuré!
Le réveil sonne l'heure du petit déjeuner. J'ai la désagréable impression d'avoir dormi moins longtemps qu'un éphémère. La première chose, mettre mes lunettes de soleil, elles ne me quitteront pas de la journée pour des raisons autres que la lumière aveuglante du soleil; une allumette allumée suffirait à m'écorcher la rétine. La bataille a laissé des traces que la pratique d'aucune activité physique servira à effacer. Petit effort quand même des neurones, j'écris du début de l'après-midi jusqu'aux environs de 22h au restocamp affalé sur une dizaine de coussins que je réquisitionne pour l'occasion. J'y suis donc lorsque le soleil se couche. Vous allez dire que je fais une fixation, mais la lumière de l'écran d'ordinateur agit comme un aimant sur qui vous savez. En quatre heures de temps passées à écrire de nuit, je deviens expert dans l'art de démoustiquer. Je claque des mains à tout va passant d'une moyenne de un moustique tous les 3 clapements à un record de 3 moustiques en 1 seul clapement. Seulement ces imbéciles d'insectes ne comprennent pas au fur et à mesure que je suis une bête sauvage et que partout autour de moi ça sent la mort; ils continuent à se présenter comme on participe à un concours de mangeage de flancs. ils n'en ont jamais assez, moi oui. Je demande avant d'aller me mettre sous mes draps à tous les personnes présentes au restocamp de me sortir leur répulsif. 5 bouteilles et sprays tombent du ciel, j'en fais un joyeux cocktail ne laissant rien au hasard, je sens les produits chimiques à des kilomètres mais au moins, je vais bien dormir. En effet, aucune trace des combattants ce soir-là, je dois vraiment sentir un truc qui leur convient pas.
Enfin je fais une nuit de plus de 8 heures qui ne précède pas une journée commençant à 6h du matin. Je suis frais comme un gardon et ça se voit. Comme je suis au camp depuis 3 jours, je suis non seulement familier des lieux mais également de ses occupants sans restrictions. Tout le monde commence à connaître le Braïce, son caractère et son prénom. Je commence à comprendre les gens qui s'éternisent ici... Personnellement, j'ai trop à voir en Egypte pour prendre le temps de m'éterniser ici, sachant qu'en plus j'ai coûte que coûte envie de passer plus de temps au bord de la mer Rouge pour plonger voir nos amis poissons et coraux multicolores. Pas possible de le faire à Nuweiba, vous allez comprendre...
Au cours de la journée, je décide d'accompagner une petite new-yorkaise pour un tour de village, quoi y'a pas de mal? Je quitte pour la première fois le camp autrement que pour chercher internet. L'itinéraire suit la mer à l'aller pour revenir par l'unique route du village qui le traverse de part en part ( par en par? par emparre? pahrahnpar?). La plage nettoyée quotidiennement du Soft Beach n'a rien à voir avec ce qui suit. La marée chariant tous les déchets possibles et inimaginables, toutes les plages hormi la nôtre sont assaillies de bouteilles, sacs plastiques, j'en passe et des pires... Pas de clients dans les hotels, personne pour s'occuper de la plage. Ce spectacle se prolonge tristement jusqu'à la fin de la baie. On poursuit un peu pour se poser sur le sable voire même piquer une tête et là on tombe sur 2 campings-cars stationnés sur la plage déserte. Une famille déjeune devant l'un d'eux. Ils sont français, ont fait tout le chemin depuis Nantes depuis 4 mois. Ils voyagent à 6!!!! 2 parents, 3 enfants d'ages supérieurs à 6 ans, et 1 chien grand comme un poney! Leur destination finale, Le Cap en Afrique du Sud, prévu pour dans 6 mois. Et là je dis chapeau!!!!
Ca me rappelle que dans la journée ferry pour rejoindre L'Egypte, j'avais croisé également une famille de 3 enfants en camping car dont les enfants étaient agés de 13 mois, 3 et 5 ans!!!! Ils sont partis d'Allemagne il y a 5 mois, ce qui fait que le plus jeune avait 8 mois à ce moment là. Re-chapeau!!!!
La plage sur laquelle sont stationnés les français, n'est pas beaucoup plus propre que les autres, le meilleur endroit pour nager est encore au camp, retour par la "rue principale". Dans le village, deux mini-marchés, trois boutiques de souvenirs et d'artisanat local se battent pour capter l'attention des passants. Et pour cause, on ne croise pour ainsi dire personne. Tout le long de la baie longue de 2km se succèdent les hotels bons marchés et les restaurants de plage, mais on y voit pas l'ombre d'un client ou vraiment à peine. Certains des hotels ont les toits qui s'effondrent, ça fout la frousse et donne un aspect de ville fantome. On apprend en discutant avec un vieux bougre que le village était à l'origine conçu pour accueillir les touristes israëliens, d'autant plus nombreux que leur pays se trouve à quelques kilomètres. Seulement avec le climat de tension perpétuel, le gouvernement israëlien a conseillé à ses ressortissants de ne plus passer la frontière avec l'Egypte. Et bien on peut dire qu'ils appliquent plus qu'à la lettre les consignes et ce, au grand damne des habitants de Nuweiba qui seraient ravis de revoir fleurir les kippas (qui pas? qu'ipah?). Voilà donc l'histoire triste du jour...
Pour noyer mon chagrin, rien de tel que de piquer une tête et de boire quelques larmes de mousse. Ca passe d'autant mieux que je me retrouve aussi invité sur le sable à voir si il y a du monde sur la corde à linge en compagnie notamment d'un guitariste chanteur qui blues de plaisir. L'après-midi avance bon train. Je suis en mode "veille" mais toujours pas rassasié. Loin de là. Il faut profiter de chaque minute. Avec un norvégien végétarien, fan d'escalade, affuté comme un rasoir, iI avait été question dans la matinée de grimper sur une des montagnes derrière l'hotel pour savourer le coucher de soleil. C'est d'autant plus indispensable que chaque crépuscule a jusqu'à présent été plus beau que le précédent. Le soleil se cache derrière cette barre vers 15h45 et l'obscurité n'est totale que 2 heures plus tard, ça laisse du temps aux couleurs de se diversifier et à la lumière de se photogéniser(?!?). A 15h15, je vois mon sportif dormir comme un phoque sur la plage. Moi qui suis déjà bien calmé, on peut dire que lui, il ne fait qu'un avec le marchand de sable. D'ailleurs il dort sur tout son stock. J'ai des doutes sur nos capacités d'arriver à quoi que ce soit dans ces conditions... Malgré tout, je vais le réveiller, le tenter, le retenir, l'encourager, le freiner, semer le doute. A 15h25, croyez-le ou pas (de toute façon vous verrez un jour ou l'autre les photos, ne perdez pas patience), on est sur le chemin du départ. En quittant la plage pour prendre mes affaires, je tente d'ouvrir le bungalow se situant juste avant le mien, ça ne s'ouvre pas, c'est sans doute pour ça. On attaque la montagne à proprement parler à 15h35. 10 minutes après, comme le veut la logique, le soleil se cache derrière. On a pris nos lampes au cas où... Mais il ne ferait définitivement pas bon rentrer à la nuit noire car la pente n'est qu'un amas grossier de pierrailles coupantes. On monte; au début c'est pénible et le norvégien a vite retrouvé ses habitudes sportives. Une sauterelle n'irait pas plus vite. Si c'était un cartoon, on ne verrait même plus ses jambes. Faut pas faire attendre, tentons de suivre la cadence. Le robinet de sueur déverse à grandes eaux, et pourtant je suis le randonneur le plus chic du monde. Adidas blanches ou presque, et chemise en soie blanche immaculée presque réfléchissante à n'utiliser qu'en cas de lessive du reste des T-shirts et c'est le cas. La pente continue du début se termine quelques centaines de mètres devant nous, après c'est un mur tirant sur la verticalité, j'exagère à peine. Cette même différence d'inclinaison et de nature de promenade re-descent jusque sur notre gauche et sur notre droite. On est cerné de flancs asserrés. Trois options, s'arrêter là et en profiter malgré tout, faire demi tour vu qu'on arrive à rien, biffurquer sur un des côtés et tenter coûte que coûte. Et bien? Of course, réponse 3!!!!! Le norvégien ne compte forcément pas s'arrêter là! Comme dans pareille situation, on ne se sépare pas. J'ai encore choisi le bon cheval... La ballade tient maintenant plus de l'escalade, il faut assurer ses prises et si tu tombes, au mieux tu te fais mal. Manque de bol supplémentaire, la montagne malgré ses airs massifs est un géant aux pieds d'argile, très souvent si on y prend pas gare, les blocs et les arrêtes auxquels on s'agrippe se détache d'eux même. Je vous cache pas, que si je continue à avancer, c'est parce que le norvégien est 30 mètres devant, et qu'à chaque fois qu'il se retourne et me voit pire qu'en galère, il me répète sans cesse pour me rassurer : "jusqu'ici tout va bien..." (on connait la suite : "mais l'important c'est pas la chute mais l'atterrissage..."), "après c'est mieux". Moi, j'espère juste que c'est moins pire... Alors que je lutte, tremblotant, je vois mon viking aux bottes de 7 lieues sur le sommet visé, les bras en l'air en signe de victoire. Je suis à vue d'oeil 10 minutes derrière, la lumière tombe, pas question de faiblir. Pas question non plus de faire demi-tour, l'escalade dans le sens de la descente, personne ne pratique plus depuis la semaine dernière... (sic) Petit à petit le visage souriant presque moqueur de la sauterelle nordique se rapproche. Je montre les dents, pousse dans un dernier effort, fais attention à ce que ça ne s'écroule pas sous mes pieds, et j'y suis. Notre sommet fait moins d'1/2 m², autour ça tombe vite. On prend les photos de rigueur. Pour que mon équipier ait sa photo avec le ciel coloré derrière, il faut qu'on se contourne. Lui virevolte, moi j'ai les chevilles qui flagèlent. Pour redescendre, il faut passer sur l'autre versant un peu moins abrupte mais pas plus réjouissant. Je suis toujours plus souvent à quatre pattes à m'accrocher où je peux. Toujours à gauche ou à droite, ça penche trop pour ne pas dévaler pendant de longues secondes potentielles en cas de vautrage. Parfois on ne peut plus avancer car partout devant ça tombe. Le jeu consiste à suivre la crête ou à prendre les profonds sillons creusés entre les pierres. Le sillon se transforme en petit canyon haut de deux fois ma taille, c'est trop étroit pour qu'on puisse voir ce qu'il y a après chaque virage, d'ailleurs on en rigole. En tout cas, on descend et c'est le plus important. Le demi-tube se poursuit, on y est presque, je suis (du verbe suivre, surtout pas être) l'homme qui valait 3 milliards quand une dernière fois il s'arrête. Dernière trouille, la voie se termine par un trou de plusieurs étages, on a bien fait d'en rire! il suffira de remonter un peu et de faire le tour pour se sortir de là et retrouver la première pente du début, quand il faisait soleil. Maintenant, on voit encore clair, le ciel, la lumière est sublime. Les montagnes d'Arabie Saoudite sont encore éclairées, ça me rappelle la sensation au Wadi Rum où on peu prendre mille et une photos sans qu'une seule ne soit à jeter. En plus, on a vaincu en partie la montagne, et j'ai dératisé en totalité les fourmis qui jadis étaient dans mes jambes. Je suis cuit. Ai besoin d'une bière et d'un repas chaud. Ca tombe bien, au Soft Beach Camp, on boit et on mange à toute heure. On s'installe sous les yeux écarquillés des personnes que j'avais laissées sur la plage. La nuit tombe.
Ce soir là je suis comme à la maison, privilège de celui qui connait déjà bien les murs. Je passe de tables en tables, de lampées de bière en lampées de bière, euphorique de cette journée déjà bien remplie. Et malgré l'ambiance, le jour suivant, je pars c'est déjà décidé, je peux pas faire mieux que cette journée, rien ne sert de tenter le diable pour essayer de faire encore mieux le lendemain. Le lendemain en question, ça ne pourra être que pire, j'ai trois bus différents à attraper, 17 heures en perspective si le LP a raison et si j'arrive à enchaîner les bus les uns après les autres, 900km de patience à l'évidence et d'inconfort en théorie. Le départ est pour 6h du matin à la sortie du camp, douleur pupillaire au programme... L'arrivée du dernier bus de la nuit suivante sera à Marsa Alam, petite bourgade perdue le long des côtes de la Mer Rouge. Si tout va bien dans 2-3 jours, je replonge dans le grand bain des fonds coraliens.
Avant d'y être, pensons déjà à dire au revoir à mes hôtes et à mes compagnons. Je vais sur le chemin du lit à 0h30 alors que la très grande majorité des voyageurs est déjà partie se coucher. Un brossage de dents suivant, alors que je suis à 10 secondes de ma hutte, je croise Ally et Helen, soeurs britaniques, et leur ami Momen, égyptien de nature.Ah bon, tu pars demain, c'est trop bête... Et vu que tu n'es pas encore parti, on était juste en train d'aller se baigner, tu voudrais pas nous rejoindre? Allez!!Non, là, franchement je suis nase, elle est froide, et j'ai pas envie de reprendre une douche après. C'est gentil mais non merci, c'est pas raisonnable.Allez!!! Vis un peu! La petite effrontée a mis le doigt là où ça fait mal, a trouvé l'argument ultime. La journée avait beau être riche, c'est jamais assez.Vous êtes sûr que c'est absolument indispensable? Pfffff... bon ben je vais chercher mon maillot... 1/2 heure dans l'eau à faire les marsouins, voilà ce qu'il s'en suit. Ca paraît pas, mais c'est vachement long. Et crevant. J'ai besoin d'une bouée. Les derniers "salut, à plus, profite bien", la douche, le remplissage des sacs avec mon maillot de bain et serviette trempés qui devraient sentir le bon chacal séché en rouvrant le sac plus tard, le temps de se dire ensuite que je n'ai rien perdu ni rien oublié, le réveil est branché à 5h dans l'espoir d'ouvrir un oeil pour partir en ayant profité en partie du lever de soleil. (NDLR : jamais écrit une phrase aussi longuement alambiquée, désolé) Je m'endors sous ma moustiquaire de combat à 2h30, pourvu que je ne sois pas dérangé!!!!!!!!
Et bien non, je ne suis dérangé par rien d'autre dans mon sommeil que par le réveil MP3 qui hurle AC/DC pour bien me faire comprendre que maintenant c'est l'heure d'en mettre un coup. Dans la minute de ténèbres qui s'en suit, je finis de boucler mes affaires, héroïque au milieu de la nuit, personne pour fêter ça. A 5h05, je suis sur la plage avec ma maison portable. Une chaison longue, non, trop risquée. Une chaise courte, parfait. La lumière apparaît derrière la mer, c'est joli. A 5h50, je suis parti sans que cette ordure de soleil ne soit encore sorti de sa tannière derrière les montagnes. Mais, déjà bien content d'en être arrivé à ce point sans me rendormir sur moi, il est temps.
Temps de prendre le bus mais aussi d'arrêter d'écrire. Je pensais rattraper le temps perdu dans le récit en te narrant "Quelques jours à la plage parmi les moins intéressants pour toi depuis le début du voyage", et bien caramba, c'est encore raté. Juste pour que tu aies une idée, j'ai encore une semaine de retard... Tu n'as pas en plus les photos depuis la Cappadoce soit environ 5 semaines de retard de plus. Et pour les vidéos, c'est le même topo. Et là, je te vois déjà brandir un carton jaune de colère, mais saches que sans un bon cheval, le meilleur turfiste, et bien il peut pas gagner le tiercé. Si j'ai pas le débit adéquat, le transfert, c'est juste pas possible... En tout cas, je salive d'avance pour toi qui n'a encore rien vu de tous ces endroits syriens, jordaniens et maintenant egyptiens voires sous-marins.
Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, c'est pas que je m'ennuies mais j'ai 3 bus à prendre!!! J'vous tamponne de mes baisers.
Aqaba, ou en route vers l'Egypte
La Jordanie, j'en vois presque déjà le bout.
Tout le pays, déjà pas très grand, est enclavé au coeur du désert, ça limite les possibilités, ça va de soi.
Le minibus m'amène somnolent vers Aqaba. Aqaba est la ville la plus au sud (septentrionale?) du pays. Elle borde la mer rouge en son point le plus au nord. La mer s'arrête ici, pas moi. A 10 km au sud d'Aqaba, c'est l'Arabie Saoudite. J'y mets pas les pieds, pas question de cautionner un pays où les femmes n'ont pas ou alors depuis très très peu de temps (1an tout au plus mais c'est même pas sûr) le droit de conduire. Aussi simple que ça. A 2 km à l'ouest d'Aqaba, c'est Israël et la ville balnéaire d'Eilat. J'y mets pas les pieds pour des raisons de temps (je pourrais toujours y revenir), et aussi pour des raisons administratives. Si par malheur, tu te retrouve avec un tampon israëlien dans ton passeport, tu peux dire adieu à la Malaysie et à l'Indonésie. Certains pourront dire qu'on peut toujours demander à la douane israëlienne de mettre leur tampon sur une feuille supplémentaire, on est jamais sûr du résultat final comme dirait un canadien rencontré qui ne voulait absolument pas le tampon et pourtant... Enfin, à 10 km au sud-ouest d'Eilat, toujours sur la côte de la Mer Rouge, c'est l'Egypte, ma destination suivante. Nous sommes mercredi et il me reste 27 jours avant le prochain avion pour Paris le 2/12 puis Katmandou le 5/12.
Si tu as compris toutes les informations contenues dans le paragraphe précédent, tu auras compris qu'il n'est pas possible par la route d'aller de Jordanie en Egypte, à moins de passer par Israël. Une solution existe alors : le bateau.
Le bateau n'est qu'à quelques encablures mais pour l'instant, nous sommes dans le minibus qui m'amène depuis le Wadi Rum. Le minibus me descend jusqu'à la gare routière d'Aqaba. De là, il ne me reste plus que 5 JD (jordanian dinars) soit environ 6 euros pour trouver un taxi qui voudra bien m'emmener vers le terminal à bateaux. Sachant également que je garderais bien 1JD comme souvenir ou plus important encore pour acheter une bouteille d'eau pour la journée qui s'annonce longue et chaude, c'est pas gagné... A la gare routière, ces chacals me demandent tous 10JD, j'ai beau leur montrer que j'ai pas plus, 10JD. En sortant de la gare routière, la mafia des taxis (comme partout) s'est donnée le mot, personne ne veut descendre sous les 10JD. Je sors en 15 minutes environ 10 cartons jaunes. Ca ne m'avance pour une fois pas plus loin. Alors, que je commence à voir le tunnel se refermer sur moi, une voiture s'arrête à ma hauteur, c'est aussi un taxi mais attendez un peu... Le type rigole quand je lui dis que tous ces collègues demandent 10. Lui ne demande que 5JD ce qui est mieux que rien. Plus étonnant encore, quand je lui mîme que je garderais bien 1JD pour de l'eau, il me fait signe : c'est pas un problème mon gars, suis-moi. Je suis mon bienfaiteur jusqu'à une petite épicerie et le vois sortir une pièce de sa poche. Il m'attrape une grande bouteille d'eau à 50 cents. C'est à moi de lui dire un grand Merci mon gars!!! On monte en voiture, le terminal n'est qu'à 5 minutes de route, 10JD (12euros) c'était vraiment de l'extorsion de fonds!!! Il est peu avant 8h quand je quitte mon taxi sympa, j'ai à priori deux options en ce qui concerne le bateau. Un rapide partant à midi pour la somme exorbitante de 60 euros pour 1h30 de navigation. Un lent partant dans la soirée vers 23h s'il part pour la somme exorbitante de 45 euros pour une durée indéterminée. Bon gré mal gré, je décide de prendre le rapide, la décision se sera faîte sur le temps d'attente. Le terminal des bateaux est ce que j'ai vu de plus moche depuis bien longtemps, pas question de s'éterniser ici. La procédure de départ de Jordanie veut que comme en Syrie, lorsqu'on quitte le pays, on s'acquitte d'une taxe de départ. J'ai toujours pas compris pourquoi mais soit, 5 euros, c'est pas la mer à boire. Seulement, pas moyen de payer en euros, il faut que je change des euros pour ravoir des dinars pour payer la taxe puis le bateau. Je vais finir pas les avoirs mes billets souvenirs!!! Ensuite, achat du billet, rien à déclarer sinon que ça fait mal au portefeuille. Enfin, passage à la douane pour avoir le tampon permettant la sortie du territoire. C'est pas dommage, j'ai fini par tout boucler, il est 9h30 quand je pose mes fesses sur un banc et apprend la victoire d'Obama dont je n'ai pas été prévenu dans le désert. Quant aux bébés Rousseau, c'est encore un mystère obsédant.
L'attente théorique pour le bateau est de 2h30. En cours d'ennui, je suis rejoint par un vieux japonais tout bizarre déjà vu en Syrie, puis par deux australiennes plus disposées à la conversation. Les heures passent, l'attente se poursuit. A midi, toujours rien. A 13h, on voit un bateau s'amarrer, c'est le nôtre. On va sans doute rapidement venir nous chercher. A 14h, rien. Six heures de présence sur les lieux, ça commence à faire... A 15h, enfin un bus nous klaxonne, c'est lui qui nous transporte vers le ferry. Tout le monde se réjouit et se voit très bientôt en Egypte. Seulement à 16h, on est toujours à quai... A 16h15 enfin², on lève l'ancre, c'est pas dommage...
A bord, nous sommes cantonnés à l'arrière du bateau sur des bancs en plastique du style de ceux qu'on trouve dans les fast-food avec les autres occidentaux. D'ailleurs, au milieu trône une quasi-cantine où le cheesebuger à la viande indéterminée se vend au prix d'un rein. Les jordaniens et les égyptiens qui eux bénéficient déjà d'un moitié-prix par rapport à nous, sont assis à l'avant du bateau dans des sièges confortables avec accoudoirs. Au moins eux aussi ont droit à leur cantine qui ressemble en tous points à la notre. A bord, j'ai des fourmis dans les jambes et dans les cheveux. Pas envie de rester à l'intérieur, il doit bien y avoir une issue vers le pont supérieur comme il est indiqué sur le plan du navire. Je demande à un membre d'équipage, il ne sais pas. Je demande à un deuxième membre d'équipage, pas moyen de me faire comprendre malgré le fait que je mîme hyper bien le pont supérieur. Je ne me laisse pas abattre et demande à un troisième membre d'équipage, il me répond approximativement qu'il faut que j'aille voir un 4ème membre d'équipage.
"Un membre d'équipage, ça use, ça use; un membre d'équipage ça use les souliers. Deux membres d'équipage..."
Le 4ème me dit que le capitaine a donné l'ordre à tous les passagers de rester à l'intérieur car ceci est le bateau rapide et les gens risqueraient de s'envoler du pont supérieur tant la vitesse est grande. WHAOUUUU, je l'avais pas vue venir celle-là!!!! J'insiste auprès du type, insiste et insiste encore, jusqu'à ce qu'il me dise qu'il va aller voir le capitaine et essayer de faire pencher le bateau en ma faveur. On va trop vite, j'te jure des fois, c'qui faut pas entendre... 10 minutes plus tard, je retrouve mon bonhomme, qui n'a pas l'air d'avoir bouger ses galons de là où je l'avais vu la première fois. Il me répète la même chose : la capitaine a dit ( NDLR : version moderne de Jacques-a-dit en nettement moins amusante ). Tous mes efforts n'ont abouti qu'à me renfrogner. Après 8h d'attente, j'avais bien besoin de ça... Est-ce que je peux en griller une au moins? Non, le capitaine a dit... Durant mes allers et venues auprès du personnel de bord, je note qu'une fois de plus, je suis le seul de tout le bateau à me sentir laisé du fait de ne pas pouvoir aller à l'extérieur, je ne comprends pas, on est pourtant pas dans un train!!!!
Dernière chance, je sors ma botte secrète. A bord du bateau circulent 3 policiers en uniforme. Je vais à leur rencontre et leur tiens à peu près ce language : "Messieurs, s'il vous plait, c'est grave. Il faut arrêter le capitaine!! Il a commis le crime de ne pas me laisser monter sur le pont supérieur!! Passez lui les menottes, nom d'un chien!! Cet homme est fou à lier!!!" Que croyez-vous qu'ils répondirent? Le capitaine a dit... Aaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!
Le soleil se couche sur la mer rouge, le spectacle de 4 pays en 20 kilomètres de côte, l'air pur de la mer pas respiré depuis la Turquie, tout ça c'est pour personne d'autre que les mouettes et j'arrive pas à m'en remettre. Surtout à 60 euros les 90 minutes de bateau!!! Le client est roi, une autre fois peut-être...
A presque 18h, il fait nuit noire, la côte Egyptienne se rapproche, ç'en est fini de la Jordanie.
Je te fais un rapide bilan comme d'habitude et surement plus rapide que d'habitude, parce que me rappeler les émotions négatives du ferry me donne furieusement envie de m'interrompre pour aller allumer une clope. La Jordanie, j'y ai passé une semaine. C'est bien peu. Surtout si on considère le fait qu'en Jordanie, on trouve des sites uniques au monde (la mer morte, Petra), des paysages à couper le souffle (Wadi Rum). Cela dit, la capitale Amman n'est pas une ville millénaire comme peuvent l'être Istanbul, Damas ou Le Caire à venir. Le pays, long de 350km est un grand désert où il n'est, à l'exception du Wadi Rum, pas facile de s'aventurer. Quand on a déjà traversé la Turquie et la Syrie, on a un peu envie de changer de culture, d'architecture voire de paresser au bord de la mer rouge pour être tout à fait honnète. J'aurais pû donc rester plus longtemps si je connaissais une formule pour ralentir le cours du temps, mais c'est pas le cas. J'ai déjà pas trouvé de tapis volant dans les souks alors une formule de ralentissement temporelle...
Je vous embrasse de profil car je suis maintenant chez les égyptiens, mets-toi de côté et tourne la page!
Le minibus m'amène somnolent vers Aqaba. Aqaba est la ville la plus au sud (septentrionale?) du pays. Elle borde la mer rouge en son point le plus au nord. La mer s'arrête ici, pas moi. A 10 km au sud d'Aqaba, c'est l'Arabie Saoudite. J'y mets pas les pieds, pas question de cautionner un pays où les femmes n'ont pas ou alors depuis très très peu de temps (1an tout au plus mais c'est même pas sûr) le droit de conduire. Aussi simple que ça. A 2 km à l'ouest d'Aqaba, c'est Israël et la ville balnéaire d'Eilat. J'y mets pas les pieds pour des raisons de temps (je pourrais toujours y revenir), et aussi pour des raisons administratives. Si par malheur, tu te retrouve avec un tampon israëlien dans ton passeport, tu peux dire adieu à la Malaysie et à l'Indonésie. Certains pourront dire qu'on peut toujours demander à la douane israëlienne de mettre leur tampon sur une feuille supplémentaire, on est jamais sûr du résultat final comme dirait un canadien rencontré qui ne voulait absolument pas le tampon et pourtant... Enfin, à 10 km au sud-ouest d'Eilat, toujours sur la côte de la Mer Rouge, c'est l'Egypte, ma destination suivante. Nous sommes mercredi et il me reste 27 jours avant le prochain avion pour Paris le 2/12 puis Katmandou le 5/12.
Si tu as compris toutes les informations contenues dans le paragraphe précédent, tu auras compris qu'il n'est pas possible par la route d'aller de Jordanie en Egypte, à moins de passer par Israël. Une solution existe alors : le bateau.
Le bateau n'est qu'à quelques encablures mais pour l'instant, nous sommes dans le minibus qui m'amène depuis le Wadi Rum. Le minibus me descend jusqu'à la gare routière d'Aqaba. De là, il ne me reste plus que 5 JD (jordanian dinars) soit environ 6 euros pour trouver un taxi qui voudra bien m'emmener vers le terminal à bateaux. Sachant également que je garderais bien 1JD comme souvenir ou plus important encore pour acheter une bouteille d'eau pour la journée qui s'annonce longue et chaude, c'est pas gagné... A la gare routière, ces chacals me demandent tous 10JD, j'ai beau leur montrer que j'ai pas plus, 10JD. En sortant de la gare routière, la mafia des taxis (comme partout) s'est donnée le mot, personne ne veut descendre sous les 10JD. Je sors en 15 minutes environ 10 cartons jaunes. Ca ne m'avance pour une fois pas plus loin. Alors, que je commence à voir le tunnel se refermer sur moi, une voiture s'arrête à ma hauteur, c'est aussi un taxi mais attendez un peu... Le type rigole quand je lui dis que tous ces collègues demandent 10. Lui ne demande que 5JD ce qui est mieux que rien. Plus étonnant encore, quand je lui mîme que je garderais bien 1JD pour de l'eau, il me fait signe : c'est pas un problème mon gars, suis-moi. Je suis mon bienfaiteur jusqu'à une petite épicerie et le vois sortir une pièce de sa poche. Il m'attrape une grande bouteille d'eau à 50 cents. C'est à moi de lui dire un grand Merci mon gars!!! On monte en voiture, le terminal n'est qu'à 5 minutes de route, 10JD (12euros) c'était vraiment de l'extorsion de fonds!!! Il est peu avant 8h quand je quitte mon taxi sympa, j'ai à priori deux options en ce qui concerne le bateau. Un rapide partant à midi pour la somme exorbitante de 60 euros pour 1h30 de navigation. Un lent partant dans la soirée vers 23h s'il part pour la somme exorbitante de 45 euros pour une durée indéterminée. Bon gré mal gré, je décide de prendre le rapide, la décision se sera faîte sur le temps d'attente. Le terminal des bateaux est ce que j'ai vu de plus moche depuis bien longtemps, pas question de s'éterniser ici. La procédure de départ de Jordanie veut que comme en Syrie, lorsqu'on quitte le pays, on s'acquitte d'une taxe de départ. J'ai toujours pas compris pourquoi mais soit, 5 euros, c'est pas la mer à boire. Seulement, pas moyen de payer en euros, il faut que je change des euros pour ravoir des dinars pour payer la taxe puis le bateau. Je vais finir pas les avoirs mes billets souvenirs!!! Ensuite, achat du billet, rien à déclarer sinon que ça fait mal au portefeuille. Enfin, passage à la douane pour avoir le tampon permettant la sortie du territoire. C'est pas dommage, j'ai fini par tout boucler, il est 9h30 quand je pose mes fesses sur un banc et apprend la victoire d'Obama dont je n'ai pas été prévenu dans le désert. Quant aux bébés Rousseau, c'est encore un mystère obsédant.
L'attente théorique pour le bateau est de 2h30. En cours d'ennui, je suis rejoint par un vieux japonais tout bizarre déjà vu en Syrie, puis par deux australiennes plus disposées à la conversation. Les heures passent, l'attente se poursuit. A midi, toujours rien. A 13h, on voit un bateau s'amarrer, c'est le nôtre. On va sans doute rapidement venir nous chercher. A 14h, rien. Six heures de présence sur les lieux, ça commence à faire... A 15h, enfin un bus nous klaxonne, c'est lui qui nous transporte vers le ferry. Tout le monde se réjouit et se voit très bientôt en Egypte. Seulement à 16h, on est toujours à quai... A 16h15 enfin², on lève l'ancre, c'est pas dommage...
A bord, nous sommes cantonnés à l'arrière du bateau sur des bancs en plastique du style de ceux qu'on trouve dans les fast-food avec les autres occidentaux. D'ailleurs, au milieu trône une quasi-cantine où le cheesebuger à la viande indéterminée se vend au prix d'un rein. Les jordaniens et les égyptiens qui eux bénéficient déjà d'un moitié-prix par rapport à nous, sont assis à l'avant du bateau dans des sièges confortables avec accoudoirs. Au moins eux aussi ont droit à leur cantine qui ressemble en tous points à la notre. A bord, j'ai des fourmis dans les jambes et dans les cheveux. Pas envie de rester à l'intérieur, il doit bien y avoir une issue vers le pont supérieur comme il est indiqué sur le plan du navire. Je demande à un membre d'équipage, il ne sais pas. Je demande à un deuxième membre d'équipage, pas moyen de me faire comprendre malgré le fait que je mîme hyper bien le pont supérieur. Je ne me laisse pas abattre et demande à un troisième membre d'équipage, il me répond approximativement qu'il faut que j'aille voir un 4ème membre d'équipage.
"Un membre d'équipage, ça use, ça use; un membre d'équipage ça use les souliers. Deux membres d'équipage..."
Le 4ème me dit que le capitaine a donné l'ordre à tous les passagers de rester à l'intérieur car ceci est le bateau rapide et les gens risqueraient de s'envoler du pont supérieur tant la vitesse est grande. WHAOUUUU, je l'avais pas vue venir celle-là!!!! J'insiste auprès du type, insiste et insiste encore, jusqu'à ce qu'il me dise qu'il va aller voir le capitaine et essayer de faire pencher le bateau en ma faveur. On va trop vite, j'te jure des fois, c'qui faut pas entendre... 10 minutes plus tard, je retrouve mon bonhomme, qui n'a pas l'air d'avoir bouger ses galons de là où je l'avais vu la première fois. Il me répète la même chose : la capitaine a dit ( NDLR : version moderne de Jacques-a-dit en nettement moins amusante ). Tous mes efforts n'ont abouti qu'à me renfrogner. Après 8h d'attente, j'avais bien besoin de ça... Est-ce que je peux en griller une au moins? Non, le capitaine a dit... Durant mes allers et venues auprès du personnel de bord, je note qu'une fois de plus, je suis le seul de tout le bateau à me sentir laisé du fait de ne pas pouvoir aller à l'extérieur, je ne comprends pas, on est pourtant pas dans un train!!!!
Dernière chance, je sors ma botte secrète. A bord du bateau circulent 3 policiers en uniforme. Je vais à leur rencontre et leur tiens à peu près ce language : "Messieurs, s'il vous plait, c'est grave. Il faut arrêter le capitaine!! Il a commis le crime de ne pas me laisser monter sur le pont supérieur!! Passez lui les menottes, nom d'un chien!! Cet homme est fou à lier!!!" Que croyez-vous qu'ils répondirent? Le capitaine a dit... Aaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!
Le soleil se couche sur la mer rouge, le spectacle de 4 pays en 20 kilomètres de côte, l'air pur de la mer pas respiré depuis la Turquie, tout ça c'est pour personne d'autre que les mouettes et j'arrive pas à m'en remettre. Surtout à 60 euros les 90 minutes de bateau!!! Le client est roi, une autre fois peut-être...
A presque 18h, il fait nuit noire, la côte Egyptienne se rapproche, ç'en est fini de la Jordanie.
Je te fais un rapide bilan comme d'habitude et surement plus rapide que d'habitude, parce que me rappeler les émotions négatives du ferry me donne furieusement envie de m'interrompre pour aller allumer une clope. La Jordanie, j'y ai passé une semaine. C'est bien peu. Surtout si on considère le fait qu'en Jordanie, on trouve des sites uniques au monde (la mer morte, Petra), des paysages à couper le souffle (Wadi Rum). Cela dit, la capitale Amman n'est pas une ville millénaire comme peuvent l'être Istanbul, Damas ou Le Caire à venir. Le pays, long de 350km est un grand désert où il n'est, à l'exception du Wadi Rum, pas facile de s'aventurer. Quand on a déjà traversé la Turquie et la Syrie, on a un peu envie de changer de culture, d'architecture voire de paresser au bord de la mer rouge pour être tout à fait honnète. J'aurais pû donc rester plus longtemps si je connaissais une formule pour ralentir le cours du temps, mais c'est pas le cas. J'ai déjà pas trouvé de tapis volant dans les souks alors une formule de ralentissement temporelle...
Je vous embrasse de profil car je suis maintenant chez les égyptiens, mets-toi de côté et tourne la page!
Hôtel Makhadi: excursion au Caire au départ de l'hôtel?
Bonjour,
Je dois partir avec mes enfants de 11 ans à l'hotel Royal Makadi au mois d'avrile 2009. Je voudrais savoir s'il existe des possibilités d'excursion vers le Caire au départ de cet hôtel? Merci, MT
Je dois partir avec mes enfants de 11 ans à l'hotel Royal Makadi au mois d'avrile 2009. Je voudrais savoir s'il existe des possibilités d'excursion vers le Caire au départ de cet hôtel? Merci, MT
Egypte: site de plongée, hôtels, restaurants, visites...
Bonjour,
Je pars en Egypte début avril pour une petite semaine et aurais besoin de quelques bons plans: Quel est est le meilleur site de plongée? (Ras Mohammed, Hurgada, autre????) quelqu'un a-t-il quelques suggestions d'hotels au Caire et à Louxor? (je recherche des hôtels typiques - j'aimerais sortir des grandes chaines internationales - mais avec un bon standing et un bon niveau confort / hygiène prix par personne entre 35 et 100 euro max la nuit) avez-vous de bonnes adresses de resto et cafés au Caire qui ne soit pas uniquement fréquenter par des touristes comme je ne pars qu'une semaine il va falloir que je fasse des choix. Je veux aller sur à 100% au caire et à la mer rouge ensuite il va falloir que je fasse un choix entre le désert blanc ou le mont sinai. Pas facile! des recommendations? enfin, pour faire un tour en montgolfière quels sont les sites où je peux trouver cette activité et qui valent le coup?
Merci d'avance pour vos réponses
Je pars en Egypte début avril pour une petite semaine et aurais besoin de quelques bons plans: Quel est est le meilleur site de plongée? (Ras Mohammed, Hurgada, autre????) quelqu'un a-t-il quelques suggestions d'hotels au Caire et à Louxor? (je recherche des hôtels typiques - j'aimerais sortir des grandes chaines internationales - mais avec un bon standing et un bon niveau confort / hygiène prix par personne entre 35 et 100 euro max la nuit) avez-vous de bonnes adresses de resto et cafés au Caire qui ne soit pas uniquement fréquenter par des touristes comme je ne pars qu'une semaine il va falloir que je fasse des choix. Je veux aller sur à 100% au caire et à la mer rouge ensuite il va falloir que je fasse un choix entre le désert blanc ou le mont sinai. Pas facile! des recommendations? enfin, pour faire un tour en montgolfière quels sont les sites où je peux trouver cette activité et qui valent le coup?
Merci d'avance pour vos réponses
Traduction français-égyptien
Bonsoir
Je cherche un traducteur gratuit pour pouvoir communiquer avec nos amis égyptiens, ils font des efforts pour envoyer des messages en français et j'aimerai moi aussi pouvoir leur envoyer quelques mots dans leur langue.
Merci d'avance de m'aider...
Sophiesc
Envoyer des SMS en Égypte
Bonjour
J'aimerai savoir quel est le moyen le plus avantageux pour envoyer des sms sur un portable égyptien.
Est-ce qu'il existe des cartes du type kingphone ou autre avec le même principe pour les messages?
Merci d'avance.
Sophiesc
Excursion de croisière Alexandrie - Le Caire: bon choix?
Voici ce que me propose Marvelous Egypt Travel, est ce que ça semble bien comme forfait et prix ?
Est ce que l'option "son et lumière" devrait être considéré ?
Jour 1 - dimanche 15 mars 2009 - Alexandrie/Le Caire
A 8h00, notre guide et vehicule prive viendront vous chercher a la sorti de votre bateau de Croisiere a Alexandrie. Puis route en direction du Caire. A votre arrivee au Caire a 11h00 (environ), decouverte du plateau de Gizeh avec les trois grandes Pyramides: Khéops, Khéphren et Mykérinos ; et le Sphinx, Lion ? tête humaine incarnant le roi ou le dieu sous un aspect vengeur. "en option : promenade en chameau sur le Plateau de Gizeh" . Dejeuner. Visite du Musée des Antiquités Egyptiennes, fondé en 1857 par l??gyptologue français Auguste Mariette, qui abrite plus de 250.000 pièces dont le fabuleux trésor de Toutankhamon. A la fin de votre visite transfert jusqu'a votre hotel. Nuit a l'hotel.
Jour 2 - lundi 16 mars 2009 - Le Caire/Alexandrie
Petit-déjeuner ? l'hotel. Visite de la Citadelle de Saladin, avec en son enceinte la mosquée de Mohamed Ali. Ensuite le quartier Copte, ce quartier est plus vieux que la ville elle-même: il faut le voir pour se faire une idée de l?atmosphère dans laquelle vivaient les premiers chrétiens en Egypte, l'Eglise suspendue, le musee copte & la Synagogue Ben Ezra. D?jeuner dans un restaurant. En fin de visite, retour en vehicule prive a Alexandrie ou nous vous deposerons devant votre bateau de croisiere, a environ 17h00. Fin de nos services.
Notre prix Global est de : 319 Euros
Le prix comprend L'accueil par notre représentant a votre bateau et les transferts en véhicule privé climatisé prévues durant votre séjour -A/R 1 nuit en Hotel 3 étoiles* au Caire, en 1 chambre double avec les petits-déjeuners (Toutes nos chambres sont équipées d'une salle de bain privée, climatisation, minibar, TV et Téléphone) Le transport en véhicule privé climatisé et le Guide Egyptologue Francophone individuel lors de votre journée de visite le dejeuner Toutes les taxes et Frais de Dossiers
Le prix ne comprend pas Toutes les entrées aux sites l'assistance rapatriement et les assurances Le d?ner, les boissons, les appels téléphoniques, et toutes autres dépenses personnelles les pourboires au personnel et au guide sont laissés ? votre entiere appréciation
(*normes locales Egyptiennes)
Voici quelques options que nous vous proposons de faire durant votre voyage :
1 - Spectacle Sons et Lumieres aux Pyramides > 30 Euros par personne (Inclus dans le prix : le transport en vehicule prive h?tel/spectacle aller-retour, l'assitance de notre representant et l'entree au spectacle)
2 ? Diner Croisiere avec Spectacle au Caire > 30 Euros par personne (Inclus dans le prix : le transport en vehicule prive h?tel/bateau aller-retour, l'assitance de notre representant et le repas buffet ? volont? avec un spectacle Orientale (boissons non comprises))
Est ce que l'option "son et lumière" devrait être considéré ?
Jour 1 - dimanche 15 mars 2009 - Alexandrie/Le Caire
A 8h00, notre guide et vehicule prive viendront vous chercher a la sorti de votre bateau de Croisiere a Alexandrie. Puis route en direction du Caire. A votre arrivee au Caire a 11h00 (environ), decouverte du plateau de Gizeh avec les trois grandes Pyramides: Khéops, Khéphren et Mykérinos ; et le Sphinx, Lion ? tête humaine incarnant le roi ou le dieu sous un aspect vengeur. "en option : promenade en chameau sur le Plateau de Gizeh" . Dejeuner. Visite du Musée des Antiquités Egyptiennes, fondé en 1857 par l??gyptologue français Auguste Mariette, qui abrite plus de 250.000 pièces dont le fabuleux trésor de Toutankhamon. A la fin de votre visite transfert jusqu'a votre hotel. Nuit a l'hotel.
Jour 2 - lundi 16 mars 2009 - Le Caire/Alexandrie
Petit-déjeuner ? l'hotel. Visite de la Citadelle de Saladin, avec en son enceinte la mosquée de Mohamed Ali. Ensuite le quartier Copte, ce quartier est plus vieux que la ville elle-même: il faut le voir pour se faire une idée de l?atmosphère dans laquelle vivaient les premiers chrétiens en Egypte, l'Eglise suspendue, le musee copte & la Synagogue Ben Ezra. D?jeuner dans un restaurant. En fin de visite, retour en vehicule prive a Alexandrie ou nous vous deposerons devant votre bateau de croisiere, a environ 17h00. Fin de nos services.
Notre prix Global est de : 319 Euros
Le prix comprend L'accueil par notre représentant a votre bateau et les transferts en véhicule privé climatisé prévues durant votre séjour -A/R 1 nuit en Hotel 3 étoiles* au Caire, en 1 chambre double avec les petits-déjeuners (Toutes nos chambres sont équipées d'une salle de bain privée, climatisation, minibar, TV et Téléphone) Le transport en véhicule privé climatisé et le Guide Egyptologue Francophone individuel lors de votre journée de visite le dejeuner Toutes les taxes et Frais de Dossiers
Le prix ne comprend pas Toutes les entrées aux sites l'assistance rapatriement et les assurances Le d?ner, les boissons, les appels téléphoniques, et toutes autres dépenses personnelles les pourboires au personnel et au guide sont laissés ? votre entiere appréciation
(*normes locales Egyptiennes)
Voici quelques options que nous vous proposons de faire durant votre voyage :
1 - Spectacle Sons et Lumieres aux Pyramides > 30 Euros par personne (Inclus dans le prix : le transport en vehicule prive h?tel/spectacle aller-retour, l'assitance de notre representant et l'entree au spectacle)
2 ? Diner Croisiere avec Spectacle au Caire > 30 Euros par personne (Inclus dans le prix : le transport en vehicule prive h?tel/bateau aller-retour, l'assitance de notre representant et le repas buffet ? volont? avec un spectacle Orientale (boissons non comprises))
Certificat de plongée niveau 1 valable en Égypte?
bonjour,
j'ai passé mon certificat de niveau 1 a bora bora dans un centre topdive ce n'est pas un PADI mais UN CEDIP anmp; et je voudrais savoir s'il sera valable en egypte ou s'il faudra que je le repasse en PADI
MERCI
Changement d'avion au Caire pour Louxor
Bonjour,
Je pars de Paris pour aller à Louxor et dois changer d'avion au Caire. J'aimerais savoir comment ce genre d' "opération" se passe; où faut-il aller pour ré-enregistrer les bagages et prendre l'avion...? Et toutes autres sortes d'informations utiles, auxquelles je ne pense pas forcément, dans ce genre de situation...
Merci d'avance 🙂
Hôtel Mövenpick ou Radisson à Taba?
🙂 Bonjour à tous,
Je pars cet été en famille et j'hésite entre les hotels Movenpick et Radisson à Taba . Sachant qu'il y a environ 200€ d'écart en plus pour le Radisson, quel est le meilleur choix ???
Merci par avance de vos avis
@+😏
Je pars cet été en famille et j'hésite entre les hotels Movenpick et Radisson à Taba . Sachant qu'il y a environ 200€ d'écart en plus pour le Radisson, quel est le meilleur choix ???
Merci par avance de vos avis
@+😏
Agence de voyage à Alger pour partir en Égypte?
salut
s.v.p nous voudrions partir en Égypte vers fin mars mais nous ne connaissons aucune agence sérieuse alors si vous êtes déjà parti avec une agence et qu'elle vous a paru bonne merci de nous laisser ses coordonnés ( partout en Algérie )
Compagnie et meilleur prix pour le vol Montréal-Le Caire?
ou peut-on trouver les meilleurs prix pour le Caire, a partir de Montreal? quelle compagnie?
Retour du Club Lookea Aqua Vista d'Hurghada (février 2009)
bonjour,
Je reviens dimanche soir d'un sejour avec look voyage à oublier trés rapidement j'ai jamais vu ça pour un club !!!!!!! un chef de village en vacance !!!! et non au travail et trop jeune pour diriger une équipe motivé, aucune danse du village, les activitées dans la journée elle sont moyenne voir rien !! " un tournoir de tarot au soleil !!!!!! ils ont des cages pour faire watter polo qui rouillent ect!!!, ils font la sieste entre 12h30 et 14h30 " jamais vu ça" pour le soir il y a des spéctacles correcte quand il fond pas les cons " joujou !!!!!!!".
Pour le reste nous avons beaucoup de chance car nous faisons 2 voyages pour 1 hurhgamouscou sur la meme destination et oui sur l'hotel et sur les hotels il y a que des russes et des avions l'hotel et situé sur le couloir de la piste d'attérissage 1 avions tt les 10 minutes.
Pour la plage elle se trouve à 600 méttres environ en traversant une nationale egyptiéne " attention danger ils roulent comme des foussss " ou il y a une navette de dispo tt les 30 à 40 minutes devant l'hotel.
les cotés positif le complexe hôtelier et magnifique et trés prope constitué de trois hôtels qui ne sont pas séparés, vous pouvez rester autour des piscines de l'aqua vista ( qui sont superbes) ou aller a la piscine à vague du deuxième hôtel ou encore aux 4 toboggans aquatiques de l'aqua blu. En traversant la rue, l'hôtel qui est au bord de la plage fait aussi partie du complexe avec 4 piscines et 2 toboggans aquatiques...... vous avez le choix.
les chambres elle sont trés grand 35 M2 et trés propres.
Les quatre restaurants de l'aqua vista sont correctes, et présentent chacun des spécialités ( poisson, asiatique, pizza, égyptien). le personnel est clean et propre.
Pour le reste nous avons beaucoup de chance car nous faisons 2 voyages pour 1 hurhgamouscou sur la meme destination et oui sur l'hotel et sur les hotels il y a que des russes et des avions l'hotel et situé sur le couloir de la piste d'attérissage 1 avions tt les 10 minutes.
Pour la plage elle se trouve à 600 méttres environ en traversant une nationale egyptiéne " attention danger ils roulent comme des foussss " ou il y a une navette de dispo tt les 30 à 40 minutes devant l'hotel.
les cotés positif le complexe hôtelier et magnifique et trés prope constitué de trois hôtels qui ne sont pas séparés, vous pouvez rester autour des piscines de l'aqua vista ( qui sont superbes) ou aller a la piscine à vague du deuxième hôtel ou encore aux 4 toboggans aquatiques de l'aqua blu. En traversant la rue, l'hôtel qui est au bord de la plage fait aussi partie du complexe avec 4 piscines et 2 toboggans aquatiques...... vous avez le choix.
les chambres elle sont trés grand 35 M2 et trés propres.
Les quatre restaurants de l'aqua vista sont correctes, et présentent chacun des spécialités ( poisson, asiatique, pizza, égyptien). le personnel est clean et propre.
Hôtel Marmara Hurghada et excursion au Caire
Bonjour je vais aller a l'hotel marmara a hurgada et je voudrais faire l'excursion au caire j'ai lu que l'hotel proposé cette excursion sur 2 jours au prix de 15 euros . qqun conais il une autre façon de faire cette excursion a un moindre prix .
Merci d'avance pour vos reponses
Merci d'avance pour vos reponses











