Results for "Laos+événement"
About 17,381 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Voyage au Laos: guide ou agence locale?
Nous projetons un voyage de 3 semaines au Laos en nov 2011
y a t il des possibilités pour organiser sur place son séjour ( découverte du pays, randonnées de quelques jours )
connaissez vous un guide ou agence locale pouvant organiser un circuit
merci d'avance
Luang Prabang - Tat Kuang Si à vélo (Laos)
Bonjour
Quelqu un a-t-il deja effectue Luang Prabang - Tat Kuang Si a velo?
La route est-elle vallonnee? difficile?
Merci Marc
Quelqu un a-t-il deja effectue Luang Prabang - Tat Kuang Si a velo?
La route est-elle vallonnee? difficile?
Merci Marc
Tuk-Tuk véreux à Vientiane (Laos)
j etais a coté de mixay guest house là où ils louent les vélos, j attendais le tuck qui allait m emmener au bus de nuit!!gare routiere
le tuck a bien mis mon sac au fond sous le siege a l arrivée;j avais suivi le parcours de ce sac!!!!et.... plus de sac!!!affolement...je recherche au bus le sac..le chauffeur du tuck allait repartir mais je
ne le laisse pas et apres coup de gueule il me retrouve mon sac sur une galerie sous son toit!!precision pour si ça vous arrivait:regardez sous le toit du tuck!!!!
le chauffeur était blanc tres mal a l aise!!
moi;qui n arrete pas de dire que les voleurs n existent pas là bas!!!
tout peut arriver!!!!!donc vigilance!!!
Fait-il très chaud au Laos au mois d'avril?
Bonjour,
J'aimerai partir au Laos au mois d'avril. Fait-il très chaud à cette saison, sachant que je commencerai par le sud car j'arriverai du Cambodge et je terminerai par le nord. S'il fait trop chaud au Laos quels pays me conseillez-vous pour éviter les grosses chaleur.
Merci d'avance pour les réponses.
Bonne journée à tous. 🙂
J'aimerai partir au Laos au mois d'avril. Fait-il très chaud à cette saison, sachant que je commencerai par le sud car j'arriverai du Cambodge et je terminerai par le nord. S'il fait trop chaud au Laos quels pays me conseillez-vous pour éviter les grosses chaleur.
Merci d'avance pour les réponses.
Bonne journée à tous. 🙂
Transport de Udon Thani à Vientiane?
bonjour voila j arrive a oudantani avec airasia et je dois me rendre a ventiane il y a t il des bus ou autre qui font la navette au depart de l aeroport d avance merci
Frontière Na Maew (Vietnam) - Nam Xoi (Laos) toujours ouverte?
Bonjour,
Serait-il possible d'avoir des informations a jour concernant cette frontiere, en particulier dans le sens Vietnam > Laos:
Cette frontiere est-elle toujours ouverte ? Si oui, peut-on obtenir le visa Lao a la frontiere ou est-ce mieux/obligatoire de le faire a Hanoi? Dernier point, le debut de sejour du visa Lao est-il pris en compte a partir de son emission, ou a partir du passage a la frontiere?
Merci Marc
Serait-il possible d'avoir des informations a jour concernant cette frontiere, en particulier dans le sens Vietnam > Laos:
Cette frontiere est-elle toujours ouverte ? Si oui, peut-on obtenir le visa Lao a la frontiere ou est-ce mieux/obligatoire de le faire a Hanoi? Dernier point, le debut de sejour du visa Lao est-il pris en compte a partir de son emission, ou a partir du passage a la frontiere?
Merci Marc
Circuit au Laos, hôtels?
Bonjour,
Je projette un circuit au Laos du 11 octobre au 28 octobre de vientiane à siemreap (Cambodge) j'ai déjà les billets d'avion (air asia) (paris Kuala Lumpur, Vientiane et siemreap vers paris) , j'ai 56 ans, je voyage seul et j'ai de grandes habitudes de voyage (Cambodge, Vietnam, Thaïlande, toute l'Amérique du sud) seule chose il me faut toujours un hôtel propre et une chambre particulière (pas de dortoir) les douches peuvent être communes. Pouvez vous me conseiller un circuit et des bonnes adresses, Merci
Je projette un circuit au Laos du 11 octobre au 28 octobre de vientiane à siemreap (Cambodge) j'ai déjà les billets d'avion (air asia) (paris Kuala Lumpur, Vientiane et siemreap vers paris) , j'ai 56 ans, je voyage seul et j'ai de grandes habitudes de voyage (Cambodge, Vietnam, Thaïlande, toute l'Amérique du sud) seule chose il me faut toujours un hôtel propre et une chambre particulière (pas de dortoir) les douches peuvent être communes. Pouvez vous me conseiller un circuit et des bonnes adresses, Merci
Guesthouse à éviter Vang Vieng (Laos)
bonjour a tous je reviens de vang vieng au laos site magnifique et gens super adorable en dehors de la ville mais a l interieur les touristes se comporte vraiment comme des
sauvages beuveries et drogue ca a la rigueur chacun vis sa vie comme bon lui semble
mais un manque de respect total envers les habitants de cet ville c est du grand nn importe quoi du coup les gens deviennent completement fermer rapport au touristes
de plus je logais a nana guesthouse ou je me suis fait derober tout mon liquide pendant la nuit car la journee je le garde toujours sur moi enfin voila , vang vieng devient de plus en plus malsain que ce soit au niveau des touristes que des guesthouse et apparemment je ne suis pas le seule a m etre fait voler.
Laos: retirer de l'argent à Houessai?
Bonjour à tous!
actuellement en thailande, j'arrive à la fin de mes Bahts. je me dirige vers la laos pour passer la frontière à Houessai... je pense que je n'aurais que une centaine de Bath en poche à mon arrivée. Je sais que l'on peut retirer dans les banques directement au laos tout son argent, vu que les distributeur sont limiter à 70€. Mais... parce qu'il y a un Mais, y'a t-il des banques à Houessai ? je n'aurais pas de liquide à changer donc, je ne veux pas de change. Quelqu'un aurait une idée ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Flo 😉
actuellement en thailande, j'arrive à la fin de mes Bahts. je me dirige vers la laos pour passer la frontière à Houessai... je pense que je n'aurais que une centaine de Bath en poche à mon arrivée. Je sais que l'on peut retirer dans les banques directement au laos tout son argent, vu que les distributeur sont limiter à 70€. Mais... parce qu'il y a un Mais, y'a t-il des banques à Houessai ? je n'aurais pas de liquide à changer donc, je ne veux pas de change. Quelqu'un aurait une idée ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Flo 😉
Passage de frontiere Nong Khai(Thaïlande)-Vientiane(Laos)
je vous laisse le lien de notre blog ou on a mis une aide pour les routards qui souhaitent passer la frontiere en Thailande a Nong Khai pour Vientiane au Laos!!!
http://survivor.en-escale.com/explication-passage-de-frontiere-de-nong-khai-a-vientiane_p7891.html bonne route 😉
http://survivor.en-escale.com/explication-passage-de-frontiere-de-nong-khai-a-vientiane_p7891.html bonne route 😉
Recherche bénévolat au Laos début 2012
Bonjour,
Je serai au Laos de janvier à avril 2012 et j'aurais souhaité y travailler comme bénévole. Je suis infirmière de formation mais je suis aussi ouverte à d'autres domaines.
Auriez-vous des adresses à me conseiller?
Je vous remercie pour l'attention que vous accorderez à ma demande,
Coralie
Retraite dans un monastère au Laos?
Je pars au Laos (partie nord) début mars pour un mois. J'aimerais passer quelques jours dans un monastère pour faire une petite retraire perso. Savez-vous si c'est possible sans pour autant être bouddhiste? et si oui, comment ça fonctionne: payant, aide aux tâches quotidiennes...?
Je ne trouve pas grand chose à ce sujet.
Merci par avance!
Félicie
Une année au Laos: comment me rendre utile?
Bonjour,
Je pars à partir du mois de mai 2011 au Laos avec mon amie qui y est Volontaire Internationale et ce pour une durée de un an.
J'ai 27 ans et suis ingénieur en systèmes embarqués et électricien de formation; je souhaite m'impliquer dans ce pays et aimerais prendre contact avec différentes associations et ONG qui rechercheraient des bénévoles. L'éco-tourisme, le développement du commerce équitable et l'agriculture raisonnée sont des domaines qui me tiennent particulièrement à coeur, mais je suis ouvert à toute discussion.
N'hésitez pas à me contacter pour toute suggestion! Merci Jérôme
Je pars à partir du mois de mai 2011 au Laos avec mon amie qui y est Volontaire Internationale et ce pour une durée de un an.
J'ai 27 ans et suis ingénieur en systèmes embarqués et électricien de formation; je souhaite m'impliquer dans ce pays et aimerais prendre contact avec différentes associations et ONG qui rechercheraient des bénévoles. L'éco-tourisme, le développement du commerce équitable et l'agriculture raisonnée sont des domaines qui me tiennent particulièrement à coeur, mais je suis ouvert à toute discussion.
N'hésitez pas à me contacter pour toute suggestion! Merci Jérôme
Itinéraire pour trois semaines au Laos
Bonjour à tous,
A 10 jours de mon départ pour le Laos, je me décide enfin à faire appel à la communauté pour avoir un avis sur mon itinéraire.
Arrivée à Vientiane le 26/02 -> 27/02 Départ le 28/02 pour Vang Vieng -> 02/03 (Vaut-il mieux quitter le 02 au soir ou le 03 très tôt) Départ le 02/03 pour Luang Prabang -> 06/03 Départ le 06/03 (avion) pour Pakse -> 07/03 Départ le 07/03 pour 4000 îles ->10/03 Départ le 10/03 au matin pour Pakse Départ le 11/03 pour le Plateau Bolaven -> 19/03 (retour Pakse) Savannekhet le 14-15/03 Thakak le 16-18/03 (départ le matin pour Vientiane) Le 19/03 vol de retour.
Pensez vous que c'est réalisable. Vu comme ça et à la lecture des divers sujets déjà postés, j'ai vraiment peur de devoir trop courir, ce que je ne veux en aucun cas. Dés lors, faut-il mieux supprimer certaines étapes 😕.Mais lesquelles... Sachant que mon anglais est plus que basic, je risque de prendre plus de temps que la plupart d'entre vous pour tout ce qui est organisation des transports.
Toute autre question, est-il vraiment nécessaire de prendre une moustiquaire?
En vous remerciant d'avance pour vos conseils.
A+ et peut-être nous croiserons nous sur les routes.
Yves
A 10 jours de mon départ pour le Laos, je me décide enfin à faire appel à la communauté pour avoir un avis sur mon itinéraire.
Arrivée à Vientiane le 26/02 -> 27/02 Départ le 28/02 pour Vang Vieng -> 02/03 (Vaut-il mieux quitter le 02 au soir ou le 03 très tôt) Départ le 02/03 pour Luang Prabang -> 06/03 Départ le 06/03 (avion) pour Pakse -> 07/03 Départ le 07/03 pour 4000 îles ->10/03 Départ le 10/03 au matin pour Pakse Départ le 11/03 pour le Plateau Bolaven -> 19/03 (retour Pakse) Savannekhet le 14-15/03 Thakak le 16-18/03 (départ le matin pour Vientiane) Le 19/03 vol de retour.
Pensez vous que c'est réalisable. Vu comme ça et à la lecture des divers sujets déjà postés, j'ai vraiment peur de devoir trop courir, ce que je ne veux en aucun cas. Dés lors, faut-il mieux supprimer certaines étapes 😕.Mais lesquelles... Sachant que mon anglais est plus que basic, je risque de prendre plus de temps que la plupart d'entre vous pour tout ce qui est organisation des transports.
Toute autre question, est-il vraiment nécessaire de prendre une moustiquaire?
En vous remerciant d'avance pour vos conseils.
A+ et peut-être nous croiserons nous sur les routes.
Yves
Laos du Nord au Sud
Bonjour,
Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !
Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).
Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.
Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.

Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...
Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.
La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.
Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.

En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...
Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.
Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.

Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)

L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.
Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !

L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.

Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !
Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).
Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.
Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.

Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...
Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.
La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.
Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.

En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...
Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.
Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.

Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)

L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.
Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !

L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.

Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Itinéraire Thaïlande - Laos?
Bonjour à tous !
Après avoir parcouru longuement le forum, farfouillé dans les topics, j'en viens à poser ici mes quelques questions en espérant que des âmes charitables puissent me donner des avis éclairés !
J'envisage de parcourir la Thailande puis le Laos dans quelques semaines ou quelques mois.
Je prévois atterrir à Bangkok, de asser à Ayuthaya puis à Chiang Mai.Ensuite me rendre à Chiang Rei. Première question où traverser la frontière ? D'où peut-on descendre le fleuve en bateau lent ? De Huay Xai ? Si pour la Thailande, mon circuit me parait clair, ça se complique un peu pour le Laos...
Je pensais descendre le Mékong jusqu'à Luang Prabang, mais aussi profiter du Nord, est-ce compatible ?
Aller jusqu'à Vang Vieng, puis jusqu'à Ventiane (y aller malgré les mauvais avis ou à déconseiller ?)
Finir direction Paksé et le Plateau des Boloven.
J'aimerais terminer en retournant dans le sud de la Thailande et profiter des îles. D'où quitter le Laos pour re-rentrer en Thailande ?
Je prévois 2 mois pour ces 2 pays, est-ce trop court ? Y a -t-il des endroits que je peux "zapper" pour passer plus de temps dans d'autres que j'aurais oublié ?
Et dernière question : je pense partir "léger" avec le strict minimum. Short, débardeur, claquettes suffisent ou faut-il prévoir des vêtements "chauds" pour certains endroits ?
Je remercie d'avance les personnes qui prendront le temps de m'éclairer !
Après avoir parcouru longuement le forum, farfouillé dans les topics, j'en viens à poser ici mes quelques questions en espérant que des âmes charitables puissent me donner des avis éclairés !
J'envisage de parcourir la Thailande puis le Laos dans quelques semaines ou quelques mois.
Je prévois atterrir à Bangkok, de asser à Ayuthaya puis à Chiang Mai.Ensuite me rendre à Chiang Rei. Première question où traverser la frontière ? D'où peut-on descendre le fleuve en bateau lent ? De Huay Xai ? Si pour la Thailande, mon circuit me parait clair, ça se complique un peu pour le Laos...
Je pensais descendre le Mékong jusqu'à Luang Prabang, mais aussi profiter du Nord, est-ce compatible ?
Aller jusqu'à Vang Vieng, puis jusqu'à Ventiane (y aller malgré les mauvais avis ou à déconseiller ?)
Finir direction Paksé et le Plateau des Boloven.
J'aimerais terminer en retournant dans le sud de la Thailande et profiter des îles. D'où quitter le Laos pour re-rentrer en Thailande ?
Je prévois 2 mois pour ces 2 pays, est-ce trop court ? Y a -t-il des endroits que je peux "zapper" pour passer plus de temps dans d'autres que j'aurais oublié ?
Et dernière question : je pense partir "léger" avec le strict minimum. Short, débardeur, claquettes suffisent ou faut-il prévoir des vêtements "chauds" pour certains endroits ?
Je remercie d'avance les personnes qui prendront le temps de m'éclairer !
Ville étape au Laos après Chiang Mai?
Bonjour,
Pourriez vous me conseiller sur la ville la plus agréable où rester dans le nord du Laos après Chiang Mai?
Merci pour vos precieux conseils 😉
Pourriez vous me conseiller sur la ville la plus agréable où rester dans le nord du Laos après Chiang Mai?
Merci pour vos precieux conseils 😉
Guest house à Vientiane (Laos) pour un très petit budget?
Bonjour à tous,
Je me trouve à Udon Thani actuellement et je retourne au Laos à Vientiane où j'espère séjourner 3 semaines ou un mois, et pourquoi pas trouver un job pour rester plus longtemps.
Je recherche une guesthouse très bon marché, moins de 50 mille KIP (idéal=30 mille), même excentrée. A Luang Prabang il était possible de trouver une guesthouse dans ces prix-là mais à Vientiane je n'ai pas su où chercher.
D'avance merci si vous pouvez m'éclairer
Eddy
Je me trouve à Udon Thani actuellement et je retourne au Laos à Vientiane où j'espère séjourner 3 semaines ou un mois, et pourquoi pas trouver un job pour rester plus longtemps.
Je recherche une guesthouse très bon marché, moins de 50 mille KIP (idéal=30 mille), même excentrée. A Luang Prabang il était possible de trouver une guesthouse dans ces prix-là mais à Vientiane je n'ai pas su où chercher.
D'avance merci si vous pouvez m'éclairer
Eddy
Adaptateur de prise de courant au Laos?
Bonjour,
je vais au Laos ; si vous y êtes allés, dites moi si oui ou non il faut un adaptateur .
les avis sont partagés mais seuls ceux qui l'ont vécus peuvent le dire.
Je serai en voyage organisé.
Merci
Globtrrotter4
Changer des Travellers suisses "magnétiques" à Luang Prabang
Bonsoir
Je dispose d'une carte magnétique Traveller Swissbank pour retirer du liquide dans des ATM. Bref ce sont des Travellers mais ça ressemble à une carte visa. Quelqu'un sait il si cela est utilisable dans les ATM de Luang Prabang? Ca l'est en Thailande, mais ...
Je dispose d'une carte magnétique Traveller Swissbank pour retirer du liquide dans des ATM. Bref ce sont des Travellers mais ça ressemble à une carte visa. Quelqu'un sait il si cela est utilisable dans les ATM de Luang Prabang? Ca l'est en Thailande, mais ...











