Results for "Côte-Nord"
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Viva Wyndham Playa Dorada
SVP.. j'aimerais avoir des détails sur cette hotel... et le coin???
Je n'ai connais pas bcp Puerto Plata... L'hotel est bien
je part le 3-4-5 NOV 2005... SVP aider moi Merci a l'avance
Avis sur last minute?
hola a todos!...😎
j'aimerais partir en republique dominicaine en utilisant last minute!...est ce que je risque d'avoir des bad surprises???si qqu peut me donner des news, il est le bien venu!...de plus avec qu'elle compagnie aerienne est il associe????
merci par avance de vos avis!...😛😛
Où aller au soleil à moins de 1000€ avec 2 enfants (fin février)?
😉 Nous sommes à la recherche d'idées de vacances en famille (2 enfant 5 ans et 8 ans) à moins de 1000€ par personne.
On recherche plutôt une destination vers le soleil (on souhaite partir fin Février pour une semaine)
😕 On exclu déjà tous les clubs et autres hôtels de vacances... On a pas d'appriori sur la destination ou les activités, pourvu que ça plaise à toute la famille..
Si vous avez une expérience similaire, on est preneur de détails et d'idées.
Merci de vos réponses.
😕 On exclu déjà tous les clubs et autres hôtels de vacances... On a pas d'appriori sur la destination ou les activités, pourvu que ça plaise à toute la famille..
Si vous avez une expérience similaire, on est preneur de détails et d'idées.
Merci de vos réponses.
Argentine: El Bolson, El Carafate, Valdes, Ushuaïa, Buenos Aires
Bonjour,
je suis à la recherche de toutes les infos concernant les villes du titre, et plus particulièrement de plan pour loger pas trop cher, mais aussi des agences locales pour nous organiser éventuellement des circuits à la journée....
Sinon, nous comptons séjourner (à deux) environ 15 jours à El Bolson, donc si quelqu'un à des plans pour des ballades... à partir de cette ville, je prends!
Ensuite, si quelqu'un connait un bon cours de Tango (pas trop cher non plus) sur Buenos Aeres, histoire de revenir avec un petit souvenir typique, je prends aussi!
Enfin, pour les infos concernant les locations de voitures, je prends encore!
J'espère en avoir bientôt plein ma besace, et je vous remercie d'avance!!
je suis à la recherche de toutes les infos concernant les villes du titre, et plus particulièrement de plan pour loger pas trop cher, mais aussi des agences locales pour nous organiser éventuellement des circuits à la journée....
Sinon, nous comptons séjourner (à deux) environ 15 jours à El Bolson, donc si quelqu'un à des plans pour des ballades... à partir de cette ville, je prends!
Ensuite, si quelqu'un connait un bon cours de Tango (pas trop cher non plus) sur Buenos Aeres, histoire de revenir avec un petit souvenir typique, je prends aussi!
Enfin, pour les infos concernant les locations de voitures, je prends encore!
J'espère en avoir bientôt plein ma besace, et je vous remercie d'avance!!
Inde - Acte II (Madhya Pradesh & Varanasi): tuyaux & adresses
Suite au récit écrit sur place, je tenais à faire un petit récapitulatif de ce voyage, vous présentant mes bonnes adresses pour dormir et manger, et mes impressions...
Delhi-Gwalior 317 km Train Mahakoshal Express 1450 - D:16h20 – A :21h20 – 160 Rs 2ndSleeper
GWALIOR : (3 jours) Hôtel MAYUR 250 Rs - avec salle de bains - Air cooler, fan, TV, grande chambre, propre. Un peu loin du fort. Mon conseil est de dormir au GURDWARA du Temple Sikh. 0 Rs !! Gratuit, mais il est de bon ton de faire une petite donation au temple.. Chambre, avec salle de bains, air cooler, fan.. Royal. Très chaleureux, on peut s'y restaurer avec eux, toujours gratuitement, assis par terre, mangeant avec eux, dahl, riz et chapati. Une bonne expérience. Gros avantage, on est au coeur de la forteresse !
Gwalior vaut le coup d'oeil : belle forteresse imposante avec un fort étonnant, conservant encore quelques couleurs, de beaux temples. Et coté Nord et Sud, des statues jaïna sculptées à même la roche, certaines de tailles importantes. On y trouve aussi d'étonnants Tempos, ces gros auto rickshaws collectifs d'un autre âge.. L'ensemble est peu visité et peu touristique, pas d'échoppes à touristes.. les gens y sont accueillants.
Gwalior-Bhopal : 388 km Train GT Express 2616 - D:23h30 – A :05h25 – 201 Rs 2ndSleeper Bhopal-Sanchi : 46 km - Train 2ème classe - (plus de places assises !) 24 rs
SANCHI (2 jours) SRI LANKA MAHABODI SOCIETY REST HOUSE 100 rs normalement ( mais étant le seul touriste et ayant sympathisé avec les bonzes, j'ay ai mangé et dormi pour rien. il n'ont pas accepté la moindre roupie !) Toilettes et WC communes. Cette maison accueille des pèlerins bouddhistes du Sri Lanka.
Sanchi est tout petit village, le seul intérêt, en plus d'y voir la vie d'un petit village est le site au sommet de la Colline. On y trouve des stupas du IIième siècle av.J.C. Le chef d'ouvre du site est le Stupa n°1, avec ses Toranas (portail richement sculptés). Dommage qu'il ai plu autant ce jour là...
Bhopal-Jhansi : 291 km Train Karnataka Express 2627 – D :01h10 – A :05h12 - 172 Rs 2ndSleeper Jhansi-Orchha : 18 km : Tempo : 10 Rs (faut attendre que les passagers remplissent le véhicule) Sinon 100 rs pour prendre un Tempo ou un auto rickshaw tout seul.
ORCHHA (3jours1/2) RAM MANDIR LODGE 100 Rs la chambre, toilettes et WC communes, gros avantage, la situation : donne sur le cour du village. Tenu par des jeunes sympas. Je déconseille la GANPATI GUEST HOUSE, nettement plus cher, se veux d'un standing plus élevé mais la propreté n'est pas forcement au rendez-vous, il n'y a qu'à voir l'énorme décharge à ciel ouvert au bout du jardin..ils construisent un étage supplémentaire.. c'est un peu l'usine, beaucoup de groupes. je lui ai promis de lui faire de la mauvaise pub car il m'a fait payer le prix fort alors que j'ai changé d'avis entre temps. Mangez au RAM RAJA RESTAURANT, le petit resto juste avant le pont allant au palais. Nourriture familiale, pas chère, rapidement servie et bonne. En plus la famille est très sympa, vous y verrez manger beaucoup d'Indiens. Beaucoup de touristes mangent à celui du carrefour, un peu plus cher mais surtout il faut attendre très longtemps les plats.
Orchha, adorable petit village, avec de nombreux bâtiments remarquables, émergeant de la végétation : l'immense Chaturbhuj temple, les petits temples autour du village, le palais, les cénotaphes royaux ou il fait bon flâner au bord de la rivière. Ne pas oublier d'aller au Laxmi Narayan Temple d'où la vue sur le village est magnifique. Les porches des maisons d'Orchha sont superbes, la plus part sont peints en bleu, et comportent des petites niches de part et d'autre de la porte, la porte est voûtée. La grande cérémonie du temple de Ram ne m'a pas patriarcalement ému, j'ai préféré les chants du petit temple d'Hanuman, à l'extérieur du village. Orchha commence à être de plus en plus visité, j'y ai vu beaucoup de groupes, je m'attendais à un site plus sauvage.
Orchha-Khajuraho Il est conseillé de retourner à Jhansi pour prendre un bus à la gare routière. Attention à ceux qui vous disent que le bus Deluxe de 11h n'existe pas.. Se renseigner au bureau. Jhansi-Khajuraho : 5 heures
KHAJURAHO (3 jours) SURYA Hôtel, 150 rs, bains et WC, fan, grand, super propre, jardin impeccable à l'arrière, pour prendre son petit déj, sympa, Internet haut débit. Limite luxe pour 3 Euros. Une excellente adresse au rapport qualité prix inégalé pour moi jusqu'à présent.
Khajuraho, c'est bien sûr les temples, impressionnants, les sculptures sont magnifiques et la pierre prend vie. Les sculptures érotiques les plus célèbres du monde : tant d'acrobatie et d'audace prête à sourire. La visite aux Raneh Falls, les chutes d'eau, à 19 km de là, vaut le coup, en vélo, cela permet d'observer un peu la campagne. Khajuraho est évidemment très touristique, bourrée d'hôtels, de resto, d'échoppes à souvenirs. Alors pourquoi ne pas jouer au touriste et manger face aux temples au RAJA SWISS CAFE, on y mange bien. J'ai bien mangé aussi au SHIVAM RESTAURANT moins cher, plus simple, le thali Gujarati est excellent..
Quitter Khajuraho pour Varanasi est une expédition. Les bus directs peuvent se révéler bien fatigants, le mieux est de prendre le bus jusqu'à Satna et de là un train de nuit pour Varanasi. Pas de train dispos de Satna donc nous sommes passés par Harpalpur, au nord, pour rattraper la voie ferrée avant Allahabad. 4 h 30 pour faire 100 km en bus.. et 14 h de train ! Harpalpur-Varanasi : 445 km Bundelkhand Express 1107 – D :23h15 – A :13h00 – 200 Rs 2ndSleeper

VARANASI ( 7 jours) VISHNU REST HOUSE Bien située sur Pandey Ghat, calme, surplombe le Gange. Ambiance routard où on s’échange de nombreux plans. Ferme à 22h pétantes. J'avais une chambre à 70 Rs, tout en bas, difficile de faire plus prés du Gange. Mais…. J'ai préféré la MODERN VISION GUEST HOUSE, cette Guest house, tout proche de la précédente, grande maison bâtie autour d'un patio central sur 4 niveaux, tenue par une famille qui vit là au 1er étage. Le proprio est un brahmane qui a un petit temple à l'entrée de la maison, il donne des cours de tablas. Une des filles donne des cours de danse. Beaucoup de résidents pratiquent la musique, on entend souvent des tablas ou des airs de bansuri, dans les étages. La vue depuis le toit terrasse est superbe, on voit toute la ville et le Gange. J'ai négocié la chambre avec bains à 100 Rs. Grande chambre avec fenêtre, petit balcon.
J'ai pris la plupart de mes repas au CHANDAN RESTAURANT, situé sur Bengali Tola, une des principales rues de la vielle ville, parallèle au Gange. On y mange bien, à prix raisonnable, ils sont sympas, et le principal avantage est de pouvoir observer la vie de la rue, en mangeant. J'ai bien aimé aussi déjeuner un midi au JAI SHIVE RESTAURANT, sur Meerghat. Manger un thali du sud, sur un étroit balcon, suspendu au-dessus du Gange, superbe vue. Attention toutefois aux singes sur le balcon..
Le Gange était assez haut cet été, et l'on ne pouvait marcher de ghat en ghat, il fallait remonter et se perdre dans les petites venelles de la vielle ville, c'est là tout le charme de Varanasi. Slalomer entre les gens, les vaches, ..un vrai plaisir ! J'ai nettement préféré la puja du soir sur Assi ghat à celle du Main ghat. Beaucoup moins de touristes. Mais plus que les puja-spectacle, j'ai préféré observé ces gens à demi-immergés faire leurs ablutions, leurs rituels, leur toilette, laver leur linge.. dans l'eau sacrée. Ne surtout pas rater la ballade en barque au lever du soleil, le long des ghats. J'ai préféré le Ghat de crémation secondaire Harishandra ghat, on n’y est pas sollicité comme au Manikarnika. J'ai bien aimé aussi le petit temple népali, et le spectacle des indiennes achetant leur sari dans la rue des boutiques de tissus, en fin de journée. Le grand moment restera la visite des amis d'Eli dans le village d'en face, à Ramnagar, 24 h d'immersion dans une famille indienne. J’ai apprécié la ballade à Sarnath, un havre de paix qui repose un peu…
Bénarès est une ville qui demande du temps. J'ai trouvé que le temps s'y écoulait plus vite qu'ailleurs. Pas toujours reposant de marcher dans ces ruelles étroites et sales, toujours faire attention où l'on met les pieds. mais le Gange et ses bateaux donnent un peu la sensation de se trouver dans un port, surtout avec le fleuve si large en cette saison.

Et la pluie en cette période de mousson me diriez vous ? Durant ces 3 semaines, j'ai eu : quelques heures de pluies à Gwalior sur 2 jours Une journée bien pluvieuse à Sanchi (24 h non stop) Une bonne averse dans les rues de Varanasi qui aura duré moins d'une heure. Pas grand chose en résumé....
Quelques idées de prix : (1 euro = 53 Rs env)
1 bouteille d'eau minérale : 10 à 12 Rs 1 coca : 10 Rs 1 lassi : 10 à 15 Rs 1 thali ou plat veg : 25 à 50 Rs poulet (tandoori ou curry) : 70 Rs 1 assiette de riz nature : 20 Rs (étonament cher par rapport au ... byriani : 30 Rs (plat complet : riz et legumes et fruits secs) 1 chapati : 2 à 3 rs Dahl : 15 Rs soupe : 15 Rs chaï dans la rue : 2 Rs pakora dans la rue : 5 rs (beignets piments et légumes) Samosa : 3 à 5 Rs 1 banane : 1 Rs 1 curta : 80 à 100 Rs (tunique longue) 1 pantalon léger : 100 rs 1 écharpe : 60 Rs 1 place de cinema : 30 Rs 1 concert à Varanasi : 50 Rs
Voilà pour un court résumé de mon voyage de 3 semaines….j'espère que ça vous donnera envie d'aller voir tout ça vous même....
Delhi-Gwalior 317 km Train Mahakoshal Express 1450 - D:16h20 – A :21h20 – 160 Rs 2ndSleeper
GWALIOR : (3 jours) Hôtel MAYUR 250 Rs - avec salle de bains - Air cooler, fan, TV, grande chambre, propre. Un peu loin du fort. Mon conseil est de dormir au GURDWARA du Temple Sikh. 0 Rs !! Gratuit, mais il est de bon ton de faire une petite donation au temple.. Chambre, avec salle de bains, air cooler, fan.. Royal. Très chaleureux, on peut s'y restaurer avec eux, toujours gratuitement, assis par terre, mangeant avec eux, dahl, riz et chapati. Une bonne expérience. Gros avantage, on est au coeur de la forteresse !
Gwalior vaut le coup d'oeil : belle forteresse imposante avec un fort étonnant, conservant encore quelques couleurs, de beaux temples. Et coté Nord et Sud, des statues jaïna sculptées à même la roche, certaines de tailles importantes. On y trouve aussi d'étonnants Tempos, ces gros auto rickshaws collectifs d'un autre âge.. L'ensemble est peu visité et peu touristique, pas d'échoppes à touristes.. les gens y sont accueillants.
Gwalior-Bhopal : 388 km Train GT Express 2616 - D:23h30 – A :05h25 – 201 Rs 2ndSleeper Bhopal-Sanchi : 46 km - Train 2ème classe - (plus de places assises !) 24 rs

SANCHI (2 jours) SRI LANKA MAHABODI SOCIETY REST HOUSE 100 rs normalement ( mais étant le seul touriste et ayant sympathisé avec les bonzes, j'ay ai mangé et dormi pour rien. il n'ont pas accepté la moindre roupie !) Toilettes et WC communes. Cette maison accueille des pèlerins bouddhistes du Sri Lanka.
Sanchi est tout petit village, le seul intérêt, en plus d'y voir la vie d'un petit village est le site au sommet de la Colline. On y trouve des stupas du IIième siècle av.J.C. Le chef d'ouvre du site est le Stupa n°1, avec ses Toranas (portail richement sculptés). Dommage qu'il ai plu autant ce jour là...
Bhopal-Jhansi : 291 km Train Karnataka Express 2627 – D :01h10 – A :05h12 - 172 Rs 2ndSleeper Jhansi-Orchha : 18 km : Tempo : 10 Rs (faut attendre que les passagers remplissent le véhicule) Sinon 100 rs pour prendre un Tempo ou un auto rickshaw tout seul.

ORCHHA (3jours1/2) RAM MANDIR LODGE 100 Rs la chambre, toilettes et WC communes, gros avantage, la situation : donne sur le cour du village. Tenu par des jeunes sympas. Je déconseille la GANPATI GUEST HOUSE, nettement plus cher, se veux d'un standing plus élevé mais la propreté n'est pas forcement au rendez-vous, il n'y a qu'à voir l'énorme décharge à ciel ouvert au bout du jardin..ils construisent un étage supplémentaire.. c'est un peu l'usine, beaucoup de groupes. je lui ai promis de lui faire de la mauvaise pub car il m'a fait payer le prix fort alors que j'ai changé d'avis entre temps. Mangez au RAM RAJA RESTAURANT, le petit resto juste avant le pont allant au palais. Nourriture familiale, pas chère, rapidement servie et bonne. En plus la famille est très sympa, vous y verrez manger beaucoup d'Indiens. Beaucoup de touristes mangent à celui du carrefour, un peu plus cher mais surtout il faut attendre très longtemps les plats.
Orchha, adorable petit village, avec de nombreux bâtiments remarquables, émergeant de la végétation : l'immense Chaturbhuj temple, les petits temples autour du village, le palais, les cénotaphes royaux ou il fait bon flâner au bord de la rivière. Ne pas oublier d'aller au Laxmi Narayan Temple d'où la vue sur le village est magnifique. Les porches des maisons d'Orchha sont superbes, la plus part sont peints en bleu, et comportent des petites niches de part et d'autre de la porte, la porte est voûtée. La grande cérémonie du temple de Ram ne m'a pas patriarcalement ému, j'ai préféré les chants du petit temple d'Hanuman, à l'extérieur du village. Orchha commence à être de plus en plus visité, j'y ai vu beaucoup de groupes, je m'attendais à un site plus sauvage.
Orchha-Khajuraho Il est conseillé de retourner à Jhansi pour prendre un bus à la gare routière. Attention à ceux qui vous disent que le bus Deluxe de 11h n'existe pas.. Se renseigner au bureau. Jhansi-Khajuraho : 5 heures

KHAJURAHO (3 jours) SURYA Hôtel, 150 rs, bains et WC, fan, grand, super propre, jardin impeccable à l'arrière, pour prendre son petit déj, sympa, Internet haut débit. Limite luxe pour 3 Euros. Une excellente adresse au rapport qualité prix inégalé pour moi jusqu'à présent.
Khajuraho, c'est bien sûr les temples, impressionnants, les sculptures sont magnifiques et la pierre prend vie. Les sculptures érotiques les plus célèbres du monde : tant d'acrobatie et d'audace prête à sourire. La visite aux Raneh Falls, les chutes d'eau, à 19 km de là, vaut le coup, en vélo, cela permet d'observer un peu la campagne. Khajuraho est évidemment très touristique, bourrée d'hôtels, de resto, d'échoppes à souvenirs. Alors pourquoi ne pas jouer au touriste et manger face aux temples au RAJA SWISS CAFE, on y mange bien. J'ai bien mangé aussi au SHIVAM RESTAURANT moins cher, plus simple, le thali Gujarati est excellent..
Quitter Khajuraho pour Varanasi est une expédition. Les bus directs peuvent se révéler bien fatigants, le mieux est de prendre le bus jusqu'à Satna et de là un train de nuit pour Varanasi. Pas de train dispos de Satna donc nous sommes passés par Harpalpur, au nord, pour rattraper la voie ferrée avant Allahabad. 4 h 30 pour faire 100 km en bus.. et 14 h de train ! Harpalpur-Varanasi : 445 km Bundelkhand Express 1107 – D :23h15 – A :13h00 – 200 Rs 2ndSleeper

VARANASI ( 7 jours) VISHNU REST HOUSE Bien située sur Pandey Ghat, calme, surplombe le Gange. Ambiance routard où on s’échange de nombreux plans. Ferme à 22h pétantes. J'avais une chambre à 70 Rs, tout en bas, difficile de faire plus prés du Gange. Mais…. J'ai préféré la MODERN VISION GUEST HOUSE, cette Guest house, tout proche de la précédente, grande maison bâtie autour d'un patio central sur 4 niveaux, tenue par une famille qui vit là au 1er étage. Le proprio est un brahmane qui a un petit temple à l'entrée de la maison, il donne des cours de tablas. Une des filles donne des cours de danse. Beaucoup de résidents pratiquent la musique, on entend souvent des tablas ou des airs de bansuri, dans les étages. La vue depuis le toit terrasse est superbe, on voit toute la ville et le Gange. J'ai négocié la chambre avec bains à 100 Rs. Grande chambre avec fenêtre, petit balcon.
J'ai pris la plupart de mes repas au CHANDAN RESTAURANT, situé sur Bengali Tola, une des principales rues de la vielle ville, parallèle au Gange. On y mange bien, à prix raisonnable, ils sont sympas, et le principal avantage est de pouvoir observer la vie de la rue, en mangeant. J'ai bien aimé aussi déjeuner un midi au JAI SHIVE RESTAURANT, sur Meerghat. Manger un thali du sud, sur un étroit balcon, suspendu au-dessus du Gange, superbe vue. Attention toutefois aux singes sur le balcon..
Le Gange était assez haut cet été, et l'on ne pouvait marcher de ghat en ghat, il fallait remonter et se perdre dans les petites venelles de la vielle ville, c'est là tout le charme de Varanasi. Slalomer entre les gens, les vaches, ..un vrai plaisir ! J'ai nettement préféré la puja du soir sur Assi ghat à celle du Main ghat. Beaucoup moins de touristes. Mais plus que les puja-spectacle, j'ai préféré observé ces gens à demi-immergés faire leurs ablutions, leurs rituels, leur toilette, laver leur linge.. dans l'eau sacrée. Ne surtout pas rater la ballade en barque au lever du soleil, le long des ghats. J'ai préféré le Ghat de crémation secondaire Harishandra ghat, on n’y est pas sollicité comme au Manikarnika. J'ai bien aimé aussi le petit temple népali, et le spectacle des indiennes achetant leur sari dans la rue des boutiques de tissus, en fin de journée. Le grand moment restera la visite des amis d'Eli dans le village d'en face, à Ramnagar, 24 h d'immersion dans une famille indienne. J’ai apprécié la ballade à Sarnath, un havre de paix qui repose un peu…
Bénarès est une ville qui demande du temps. J'ai trouvé que le temps s'y écoulait plus vite qu'ailleurs. Pas toujours reposant de marcher dans ces ruelles étroites et sales, toujours faire attention où l'on met les pieds. mais le Gange et ses bateaux donnent un peu la sensation de se trouver dans un port, surtout avec le fleuve si large en cette saison.

Et la pluie en cette période de mousson me diriez vous ? Durant ces 3 semaines, j'ai eu : quelques heures de pluies à Gwalior sur 2 jours Une journée bien pluvieuse à Sanchi (24 h non stop) Une bonne averse dans les rues de Varanasi qui aura duré moins d'une heure. Pas grand chose en résumé....
Quelques idées de prix : (1 euro = 53 Rs env)
1 bouteille d'eau minérale : 10 à 12 Rs 1 coca : 10 Rs 1 lassi : 10 à 15 Rs 1 thali ou plat veg : 25 à 50 Rs poulet (tandoori ou curry) : 70 Rs 1 assiette de riz nature : 20 Rs (étonament cher par rapport au ... byriani : 30 Rs (plat complet : riz et legumes et fruits secs) 1 chapati : 2 à 3 rs Dahl : 15 Rs soupe : 15 Rs chaï dans la rue : 2 Rs pakora dans la rue : 5 rs (beignets piments et légumes) Samosa : 3 à 5 Rs 1 banane : 1 Rs 1 curta : 80 à 100 Rs (tunique longue) 1 pantalon léger : 100 rs 1 écharpe : 60 Rs 1 place de cinema : 30 Rs 1 concert à Varanasi : 50 Rs
Voilà pour un court résumé de mon voyage de 3 semaines….j'espère que ça vous donnera envie d'aller voir tout ça vous même....
Oies des neiges à l'automne au Québec
Bonjour amis Quebecqois,
Je suis dans la région de Quebec entre le 23/09 et le 8/10. Pouvez-vous me dire si c'est le bon moment pour aller observer les oies des neiges qui se posent au Cap Tourmente avant de partir plus au sud ?
Merci à vous.
Liaisons de bus en Crète
Bonjour à tous !
je pars dans deux semaines en Crète et j'aimerais sillonner l'île seule, avec mon sac à dos et en prenant le bus (peut-être moins pratique mais peut-être aussi plus sympa que la voiture de loc'). J'aurais comme point de départ Héraklion et j'aimerais voir au moins la plage d'Elafonisi, faire les gorges de Samaria et le plateau de Lassithi.
C'est possible de faire tout ça en une semaine ou ça relève de l'imaginaire 🤪 ?
Merci pour vos conseils !
Emilette
C'est possible de faire tout ça en une semaine ou ça relève de l'imaginaire 🤪 ?
Merci pour vos conseils !
Emilette
La Crète sans hôtel tout compris
bonjour,
nous souhaitons peut-être partir en crète en octobre pour 8 jours. Mais nous sommes allergique au hotel de touriste avec guirlande de fleurs à l'arrivée... La crète est il un pays facile à visiter à deux en trouvant des auberges ou hotels et en louant une voiture? Octobre est-il une bonne saison? Merci à tous pour vos futures infos😛
les jambons
nous souhaitons peut-être partir en crète en octobre pour 8 jours. Mais nous sommes allergique au hotel de touriste avec guirlande de fleurs à l'arrivée... La crète est il un pays facile à visiter à deux en trouvant des auberges ou hotels et en louant une voiture? Octobre est-il une bonne saison? Merci à tous pour vos futures infos😛
les jambons
Beaux sites en Crète et location de voiture
bonjour,
je pars en crete ce dimanche 4 septembre, à une petite dizaine de kilometres à l'ouest de Heraklion. J'ai quelques questions à poser pour ceux qui sont déjà allés dans le coins:
* tout d'abord, je pense qu'il faudrait louer une voiture sur place. qu en pensez - vous ? avez - vous des conseils sur les prix, les conditions de location ? ou peut etre louer des scooters ?
* connaissez-vous des endroits magnifiques à ne surtout pas manquer (je pars pour une semaine )??
merci de votre réponse et bon voyage à tous
damoun007
merci de votre réponse et bon voyage à tous
damoun007
Hésitation entre le Mexique et la République Dominicaine en décembre
bonjour à tous!!!
je fais appels a vous pour m'aider à choisir ma prochaine destination en decembre 2005. Mon mari serait plus pour le mexike (playa del carmen) et moi plus pour la RD.......et ou avons nous plus de chance d'avoir un super temps ensoleillé?! et kestion climat, kelle est la meilleure destination pour decembre??????
meric pour votre aide!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!😎
par avance merci
je fais appels a vous pour m'aider à choisir ma prochaine destination en decembre 2005. Mon mari serait plus pour le mexike (playa del carmen) et moi plus pour la RD.......et ou avons nous plus de chance d'avoir un super temps ensoleillé?! et kestion climat, kelle est la meilleure destination pour decembre??????
meric pour votre aide!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!😎
par avance merci
Puissance du vent à Bayahibe et Punta Cana en janvier?
😉bonsoir a tous
Je voudrais savoir si il y a beaucoup de vent en republique dominicaine sur bayahibe et sur punta cana en janvier. Car en janvier dernier a Cayo Guillermo il y avait du vent qui nous empêchait de participer a certaines activités comme le catamaran et la plongée.
Merci pour vos réponses et bonne discussion a tous!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Wilfrid 🙂
Je voudrais savoir si il y a beaucoup de vent en republique dominicaine sur bayahibe et sur punta cana en janvier. Car en janvier dernier a Cayo Guillermo il y avait du vent qui nous empêchait de participer a certaines activités comme le catamaran et la plongée.
Merci pour vos réponses et bonne discussion a tous!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Wilfrid 🙂
Météo et meilleure destination en République Dominicaine?
bonjour, je souhaiterais partir en république dominiciane vers le mois de mars ou avril 2006, mais je ne sait pas dans quelle ville me rendre.
j'aimerais savoir quel temps il fait dans cette période.
sur quel site internet puis-je allé pour réserver mon voyage ?
merci pour vos réponses
a bientot 😉
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
Itinéraire et climat en Nouvelle-Zélande de septembre à octobre
salut,
Je vais debarquer de mi-septembre a mi-octobre 2005 en Nouvelle-Zelande, je n’ai pas encore de guide. J’ai lu qu’il faisait tres froid et je ne sais donc pas comment articuler ce mois. Si vous avez des itineraries en fonction du climat, je suis tres preneur. Merci d’avance
A+
ELOYER
Tour du monde : www.u-blog.net/tdmpilou
Choix entre Equateur et Mexique?
Allo !
Je suis à penser mon prochain voyage et j'hésite entre le Mexique et l'Équateur. En fait, je me cherche un pays en Amérique du Sud ou Amérique centrale qui offre de belles températures en janvier (je fuis l'hiver québécois !). J'adore les randonnées en montagne, je veux un pays avec une culture riche ou il n'est pas dangereux de voyager seule. Idéalement quelques belles plages pour me permettre de me tremper le gros orteil à l'occasion.
J'attends de vos nouvelles...merci !
Je suis à penser mon prochain voyage et j'hésite entre le Mexique et l'Équateur. En fait, je me cherche un pays en Amérique du Sud ou Amérique centrale qui offre de belles températures en janvier (je fuis l'hiver québécois !). J'adore les randonnées en montagne, je veux un pays avec une culture riche ou il n'est pas dangereux de voyager seule. Idéalement quelques belles plages pour me permettre de me tremper le gros orteil à l'occasion.
J'attends de vos nouvelles...merci !
Vos impressions sur la Birmanie et le Cambodge
Bonjour tout vous,
Comment c est d aller au cambodge et birmanie ? genial ? diff ? commentaires SVP. Variment je ne suis jamais alle nulle part avant, donc cote social, cote systeme coté tout un peu, juste de l info
un gros merci andré
Comment c est d aller au cambodge et birmanie ? genial ? diff ? commentaires SVP. Variment je ne suis jamais alle nulle part avant, donc cote social, cote systeme coté tout un peu, juste de l info
un gros merci andré
Vos plus beaux couchers de soleil!
Bonjour à tous !
Je suis sûre que vous avez de superbes photos de coucher de soleil à partager avec nous 😉 !! Rien que quand je vois celles prises par Spot dans le bush australien (http://voyageforum.com/v.f?post=134558) ... aie aie aie 😮 !
Je ne suis vraiment pas une pro de la photo, et c'était mon premier voyage avec mon appareil numérique... mais je me lance pour marquer le départ de cette nouvelle discussion 🙂.
Coucher de soleil en avril dans le nord-est du Québec (Saint Augustin, Basse Côte Nord).
A vous 😉.
Tilde.
Je suis sûre que vous avez de superbes photos de coucher de soleil à partager avec nous 😉 !! Rien que quand je vois celles prises par Spot dans le bush australien (http://voyageforum.com/v.f?post=134558) ... aie aie aie 😮 !
Je ne suis vraiment pas une pro de la photo, et c'était mon premier voyage avec mon appareil numérique... mais je me lance pour marquer le départ de cette nouvelle discussion 🙂.
Coucher de soleil en avril dans le nord-est du Québec (Saint Augustin, Basse Côte Nord).
A vous 😉.
Tilde.
Pérou: à la recherche de chamane
Salut,
Nous aimerions aller a la rencontre d'un chamane au pérou.
est ce que quelqun en connait un??
nous savons qu'il y en a parmi la tribu des Shipibos qui occupent les rives du rio Ucayali, en aval de Pucallpa (ds le nord)...
comment y accéder? et aussi ou trouver un guide qui parle leur dialecte...
merci a bientot
merci a bientot
Par le hublot de l'avion...
J'adore les photos volées par le hublot de l'avion. Elles sont les prémices d'un voyage qu'on attend depuis longtemps. Il y aussi cette délicieuse curiosité qui naît du survol de régions inconnues parfois à l'origine de futurs horizons.
Je commence avec cette rafale :
1 - La barrière de corail entre lagon et océan Indien à l'île Maurice.
2 - L'île d'Ischia dans le golfe de Naples.
3 - Le sommet du Mt Blanc à 4807 m.
4 - Nice, sans Brice, mais avec l'aéroport et l'embouchure du Var.
5 - Une boucle du Nil en plein Sahara soudanais, près de Khartoum.
6 - Encore le Sahara quelque part entre Tam et Djanet.
Maintenant A VOUS !!!
Je commence avec cette rafale :
1 - La barrière de corail entre lagon et océan Indien à l'île Maurice.
2 - L'île d'Ischia dans le golfe de Naples.
3 - Le sommet du Mt Blanc à 4807 m.
4 - Nice, sans Brice, mais avec l'aéroport et l'embouchure du Var.
5 - Une boucle du Nil en plein Sahara soudanais, près de Khartoum.
6 - Encore le Sahara quelque part entre Tam et Djanet.
Maintenant A VOUS !!!
bons plans logement dans les Asturies
Bonjour,
J'envisage de louer un gite dans les Asturies une semaine au mois de juillet avec mes 2 ados (15 et 16 ans).
Qui aurait des adresses sympas dans des coins tranquilles, bien situés entre mer et montagne, loin de la foule .... style petit village etc ... merci











