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Hua Hin en Thaïlande
Nous pensons passer quelques jours a Hua Hin début janvier .Est-ce un bon choix et quel climat y fait il a cette date ? Quelle est la meilleure solution pour y aller de Bangkok : train ou taxi et à quel prix ?
Financement de mon voyage d'un an à vélo?
Comme expliqué dans mon précédent sujet, je compte partir pour un an en Janvier 2009 vers l'Asie. Cependant je sais que mes ressources (financières) personnelles ne seront pas suffisantes. Ainsi je me demandais vers quels genre d'entreprises, d'associations, ou d'institutions je pouvais me tourner afin d'obtenir des aides? (sponsoring, mécénat, partenariat etc).
D'avance merci.
Voyager avec de jeunes enfants
Bonjour,
je rentre d'un tour du monde de 4 mois avec mes enfants de 2 et 5 ans et nous nous sommes tous regalés!
J'encourage donc toutes les familles qui hesitent encore à franchir le pas, vous ne le regreterez pas.
Mon blog de voyage pour plus d, infos : emaneo.top-depart.com
Je planche maintenant pour en faire un livre, mais je ne sais pas par ou commencer.
Pouvez-vous me dire quelles reponses a vos questions vous aimerez trouver dans un livre?
merci d'avance!
Retour de dix-sept jours au Rajasthan
Et voilà, notre voyage est déjà terminé. Nous ne l’avons pas vu passé !
Nous rentrons avec dans la tête un tas d’images qui se bousculent un peu dans tous les sens suite aux multiples situations étonnantes que nous avons pu observer !
Notre arrivée à Delhi a été un choc ! Nous avions réservé au « Cottage Yes Please » dans Old Delhi et la traversée jusqu’à notre hôtel a été des plus surprenantes. Voir tous ces indiens dormir dehors dans les rues sales, quasiment les uns sur les autres (il y en avait même un qui dormait dans une flaque d’eau, on se demandait s’il n’était pas mort !). Nous avons croisé dans ces rues, un chameau, un éléphant, un cheval, des chiens, des vaches, on se serait cru dans un autre monde ! Mais non, c’est l’Inde tout simplement !
Le lendemain nous avons pris connaissance de la conduite indienne et nous avons beaucoup freiné puis très vite nous nous sommes habitués (mais avons continué de freiner jusqu’à la fin du voyage !).
Nous avons été frappé par la mendicité. Tous ces gens qui ont faim, même si quelques fois se sont des réseaux comme on nous l’a expliqué par la suite, voir ces femmes et ces enfants si maigres demander à manger met très mal à l’aise et nous faisait culpabiliser. De même que voir tous ces handicapés qui déambulent en faisant la manche, cela prend aux tripes. Nous avons été frappé aussi par le dur des travail des femmes au Rajasthan. Cela paraît irréel de les voir dans leur magnifiques saris effectuer les travaux les plus pénibles sur les routes et dans les champs.
A côté de cela, nous avons vu des monuments magnifiques et nous avons fait de superbes visites. L’Inde est vraiment un pays de contrastes. Nous avons été touché également par tous ces enfants et femmes indiennes qui nous demandaient de les photographier pour se voir dans l’appareil ! Par les lavandières qui allaient se laver et nettoyer leur linge dans les gaths, elles étaient gaies et rigolaient beaucoup. Nous avons échangés quelques signes avec elles mais nous avons regretté de ne pas pouvoir communiquer. Nous avons apprécié de séjourner dans quelques villages tranquilles et moins touristiques, c’était reposant.
Voilà pour mes premières impressions. Je suis en train de « digérer » tout cela et prendre un peu de recul, nécessaire je crois après la visite d’un tel pays !
Mousson : nous avons eu 2 heures pluies durant notre séjour, et un orage à Delhi avant de partir. C’était spectaculaire, cette eau qui rempli les rues en un rien de temps, les motos qui se garent sous les ponts pour s’abriter, ne se souciant aucunement de bloquer la circulation !Chauffeur : Malkeet a été prudent et très professionnel. Très gai, il nous faisait des petites blagues de temps en temps. Nous avons été mis en relation avec lui par l’intermédiaire de Barbara (qui est française, très connue dans les forums). Son mari Shanni n’étant pas disponible, elle nous a recommandé Malkeet. Elle est restée en relation avec nous durant tout le voyage et nous a bien aidé dans nos préparations. Elle est très dévouée, très sympathique et toujours de bons conseils.Tourista : Sur 4, deux ont été malade. L’un d’entre nous plus sévèrement que les autres. Il a fallu appeler un docteur qui lui a fait une piqûre, prescrit des sachets de sels minéraux et des antibiotiques en plus de l’Ercefluryl. A la suite de ça, il a été rapidement remis sur pieds. Les docteurs là-bas ont l’habitude de ce genre de situation et donnent un traitement approprié.Paludisme : Sur l’avis de notre médecin, nous n’avons pas pris de traitement. Seulement un spray anti-moustique. Il y a souvent des prises anti-moustique dans les chambres d’hôtel. Nous n’avons pas vu de moustiques sauf à Bundi dans la chambre, où j’ai laissé brûler une spirale toute la nuit.Argent : Nous avions emmené des espèces et des travelers chèques. Les bureaux de change, ont un taux toujours inférieur au taux en vigueur. Il faut toujours marchander. Alors que l’euro était aux environs de 55.55 nous avons changé au plus bas à 53.50 et au plus haut à 54.50. Au final, si nous avions retiré avec la Carte Visa, malgré les commissions, nous aurions été gagnants.
Voilà, si vous avez des questions concernant votre futur voyage, n’hésitez pas à me contacter.
Nicole.
Voilà, si vous avez des questions concernant votre futur voyage, n’hésitez pas à me contacter.
Nicole.
Les trucs qu'on oublie d'emporter... (préparation de 700 km à VTT)
Bonjour à tous, j'avais posté il y à quelques mois à propos d'un voyage Bretagne- Pyrénées, pour finir ce voyage a été remplacé par la GTMC (Grande traversée du Massif central), soit un peu moins de 700km dont 2/3 de VTT (en gros c'est Clermont-Ferrand/Sète), le tout en autonomie complète, pas de gîte ou d'hotel, juste du bivouac et de temps à autre un camping histoire de goûter au confort d'une bonne douche chaude. On part à deux avec une remorque extrawheel.
Niveau matos on roule pas sur l'or (la vie d'étudiant..) donc point de matériel high-tec pour nous. Le matos de base est là, tente, matelas, sac de couchage, matos pour la popote.
Pour les vétements on hésite encore, on part en aout donc en principe temps chaud mais bon... Vous conseillez quoi? On doit obligatoirement avoir deux cuissards chacun? Perso je penche pour un cuissard, 1 pantalon avec zip qui fait short, un t-shirt vélo et un t-shirt normal pr le soir, un bon pull, un vetement de pluie, 3 paires de chausettes et 2 caleçons (ah oui au fait, sous un cuissard on est comme sous un kilt?).
Niveau outils et matos vélo j'ai évidement une chambre à air, des rustines, une pompe et un multi-tool vélo. Vu que les deux vélos sont équipé de freins à disque je pense que des rayons et clé a rayon ne seront pas très utiles, même en cas de casses on pourra toujours rouler et freiner meme si léger voilage, non? Je ne sais pas si une chaîne de secours est obligatoire, avec le dérive chaine qui va avec (je ne me suis jamais servi de cet outil)?
Y'a bien sûr les petits trucs qui vont à coté: casques, lunettes, gants, feu pour le campingaz, lampe frontale, crème solaire, trousse de secours, papier toilette, appareil photo et portable. J'oublie surement des trucs, si quelque chose vous vient à l'esprit dites-le moi. C'est notre premier voyage de ce type, personnelement je fais du vélo régulierement depuis quelques mois et l'ami qui m'accompagne est sportif mais pratique peu de vélo. Nous nous demandions si nous devions emporter des produits de soins pour nos petits muscles qui vont en prendre plein la vue, du genre crème de massage pour le soir etc...
Merci à vous, ne fut-ce que pour avoir tout lu ;-) Noé
Y'a bien sûr les petits trucs qui vont à coté: casques, lunettes, gants, feu pour le campingaz, lampe frontale, crème solaire, trousse de secours, papier toilette, appareil photo et portable. J'oublie surement des trucs, si quelque chose vous vient à l'esprit dites-le moi. C'est notre premier voyage de ce type, personnelement je fais du vélo régulierement depuis quelques mois et l'ami qui m'accompagne est sportif mais pratique peu de vélo. Nous nous demandions si nous devions emporter des produits de soins pour nos petits muscles qui vont en prendre plein la vue, du genre crème de massage pour le soir etc...
Merci à vous, ne fut-ce que pour avoir tout lu ;-) Noé
Thaïlande ou Philippines cet hiver?
Bonjour,
Avec mon chéri nous voulons partir cet hiver vu que nous n'avons pas de vacances cet été. Mais nous hésitons encore entre la Thailande et les Philippines. Personellement je crois que je préfererai les Philippines, moins touristique je crois... J'éspère que quelqu'un pourrait me conseiller sur ces deux endroits... Merci d'avance, Ornella
Avec mon chéri nous voulons partir cet hiver vu que nous n'avons pas de vacances cet été. Mais nous hésitons encore entre la Thailande et les Philippines. Personellement je crois que je préfererai les Philippines, moins touristique je crois... J'éspère que quelqu'un pourrait me conseiller sur ces deux endroits... Merci d'avance, Ornella
Thaïlande: retour sur trois semaines en mai du nord au sud
Bonjour,
De retour après 3 semaines en Thaïlande Voici le parcours que nous avons fait à deux personnes avec sacs à dos du 10 au 29 mai (saison creuse) : Un périple du nord au sud en faisant une petite boucle par Kanchanaburi.
Jour 1 /arrivée bkk à 7h / transfert vers chiang mai/chiang mai Jour 2 /chiang mai Jour 3 /chiang mai Jour 4 /transfert vers sukhotai / sukhotai Jour 5 /si satchanalai Jour 6 /transfert vers lopburi / lopburi Jour 7 /lopburi / transfert vers ayuthaya Jour 8 /ayuthaya Jour 9 /transfert vers kanchanaburi/ kanchanaburi Jour 10 /erawan falls Jour 11 /tiger temple Jour 12 /transfert vers bkk-phuket / phuket Jour 13 /phuket Jour 14 /transfert vers ko phi phi / ko phi phi Jour 15 /ko phi phi / transfert vers Railay / Railay Jour 16 /Railay Jour 17 /Railay Jour 18 /transfert vers krabi-Bkk / Bkk Jour 19 /Bkk Jour 20 /Bkk / départ vers Paris
Opinion générale : La Thaïlande est un très joli pays, où il est très agréable et facile de voyager en sac à dos. Nous avons trouvé notre itinéraire assez bien équilibré. Nous aurions juste aimé passer une journée de plus sur l’île de Phuket et une autre à Kanchanaburi.
Nos 3 voyages sur les compagnies aériennes low costs nous ont permis d’économiser du temps et de la fatigue tout en restant économiques. En effet, par trajet simple d’une personne, nous avons dépensé 1700 bahts environ (~35euros), pour environ 1h de voyage, et nous avons à chaque fois pris nos billets sur place à l’aéroport en dernière minute. Nous avons fait Bkk/chiang mai avec air asia (pratique puisque cette low cost est installée dans le nouvel aéroport international) et bkk-phuket et krabi-bkk avec nok air. Nous avons eu qu’un seul retard de 20min. L’avion en low cost est pour nous un choix judicieux.L’intérêt de rayonner depuis bkk est que les vols sont nombreux et les horaires variées ce qui induit des prix faibles.
Nous avons également voyagé en bus, en train et en petite moto. Je ne compte pas bien sûr les tuk tuk, taxi meter et autres sangthew.
Le bus est assez agréable. Les sièges sont un peu petits en classe de base (à cause de la taille des thaï ;)) mais c’est assez confortable. Prenez un bus de première classe si vous êtes costauds ou si vous aimez le confort :). Même sans clim, cela reste acceptable avec les ventilateurs.Le bus est un bon moyen de voyager avec économie et il y en a pour toutes les destinations.
Le train est confortable mais lent. Cependant, il est extrêmement économique et vaut vraiment le coup pour le paysage mais aussi pour ses situations insolites (population rencontrée, vendeurs, gares…) A ne pas rater.
Les petites motos (<125) sont légions et servent de transport de base à toute la population. Ces petits engins sont très agréables et faciles à conduire et constituent un excellent moyen de locomotion pour une bouchée de pain. On trouve des locations partout. C’est un vrai bonheur pour se déplacer et on a une complète autonomie. Attention aux longues distances tout de même. 100 km avec ce genre d’engin est fatiguant.
Descriptif journalier rapide :
Jour 1 /arrivée bkk à 7h et avion vers chiang mai à 10h30 /chiang mai. Visite de chiang mai (temples et parc)/ nuit au top north guest house Jour 2 /piscine et visite de chiang mai/ nuit au top north guest house Jour 3 / Mae Sa Elephant Camp puis Mae Sa Butterfly and Orchids Farm puis visites d’un ensemble de villages traditionnels reconstitués / nuit au top north guest house Jour 4 /bus vers sukhotai / visite du parc de sukhotai de jour et de nuit / nuit à Orchid guest house Jour 5 /trajet en petite moto vers le parc si satchanalai et viste du parc / nuit à Orchid guest house Jour 6 /transfert en bus vers phitsanulok puis train vers lopburi / nuit à Nett Hotel Jour 7 /visite de lopburi puis train vers ayuthaya / nuit à Wieng fa Hotel Jour 8 /visite de ayuthaya / nuit à Wieng fa Hotel Jour 9 /bus vers suphanburi puis kanchanaburi / massage à suan-nanachaat / nuit à kaesem island Jour 10 /trajet en petite moto vers erawan falls / viste de erawan falls / massage à suan-nanachaat / nuit à Bluestar guest house Jour 11 /trajet en petite moto vers tiger temple / visite tiger temple / pont rivière kwai / visite temples et grottes Kanchanaburi / nuit à Bluestar guest house Jour 12 /bus vers bkk puis avion vers phuket / visite de kamala beach / nuit à kamala dreams Jour 13 /plages de Hat surin et visite de l’effervescent Patong / nuit à kamala dreams Jour 14 /transfert en bateau vers ko phi phi / exploration de ko phi phi / nuit à Natacha Hotel Jour 15 /snorkling à ko phi phi / transfert en bateau vers Railay / visite de Railay / nuit à Railay Bay Resort Jour 16 /plage et piscine / nuit à Railay Bay Resort jour 17 / plage et piscine / courte randonnée / nuit à Railay Bay Resort Jour 18 / transfert vers aéroport de krabi puis avion vers Bkk / visite de Bkk / nuit à Wendy Guest House Jour 19 /visite de Bkk (canaux, grand palais, et temples) et shoping mbk / nuit à Wendy Guest House Jour 20 / marché de prutanam et palais en tek de Bkk et shoping Bkk / départ vers Paris à minuit
6 coups de Cœur : Erawan falls Railay Hat surin (plage prés de Kamala) grand palais et ses temples de bkk ko phi phi et ses fonds marins Sukhotai Et un petit coup de cœur pour le restaurant qui est sur la plage (on mange face à la mer sur le sable de la plage) de Ko Phi Phi vers Tonsai. L’endroit est romantique, pas cher, bon et avec une magnifique vue. Il s’appelle Kinnaree. Nous l’avons découvert par hasard
Pas terrible : 1 Bangkok : ville polluée, assourdissante et grouillante. Des petits arnaqueurs sévissent. Nous n’avons pas apprécié du tout. Le shopping et le grand palais sauvent le tout. 2 Chiang Mai : Après réflexion, cette étape pourrait être évitée. La ville est très touristique, plutôt sale et assez dépravée. Il y a par contre de jolis temples. Il faut dire aussi qu’il a fait un très mauvais temps et que nous n’avons pas pu faire de trek ni aller au Doi Suthep à cause d’une pluie battante. Dans ces conditions, nous avons été plutôt déçus.
Hébergement : TOP NORTH GUEST HOUSE à Chiang Mai : 500b, correct + piscine ORCHID GUEST HOUSE à Sukhotai (vieille ville) : 800b avec petit dej, bien + beau + piscine éloigné lit dur :) NETT HOTEL à Lopburi : 500b, pas terrible sale lugubre (pas de lumière) pas de drap lit dur WIENG FA HOTEL à Ayuthaya : 600 b, correct + parle bien anglais + chambre spacieuse mal situé (grosse route juxtaposée) KASEM ISLAND RESORT à Kanchanaburi : 800b, pas terrible ferry pour y accéder avec attente piscine non nettoyée bruyant car sur la rivière + beau cadre BLUE STAR GUESTHOUSE à Kanchanaburi : 500b, bien + calme + parle bien anglais + bon service KAMALA DREAMS à Kamala (phuket) : 1500b avec petit dej, coup de cœur + belle chambre + belle piscine + bonne clim + le gérant parle français :) (ca fait du bien de temps en temps) NATACHA HOTEL à Ko Phi Phi : 800b, correct + un des moins cher de ton sai + clim prix RAILAY BAY RESORT à Railay : 3400b avec petit dej, bien + 2 piscines + joli site + bon restaurant prix WENDY GUEST HOUSE à BKK : 900b, bien + personnel sympa et serviable + propre + calme chambre petite prix
Climat : Dans l’ensemble, on a eu très beau temps. Nous n’avons eu finalement qu’un mauvais temps à Chiang Mai dont un jour de pluie continuelle. Plus on est descendu vers le sud, et plus on a logiquement trouvé le beau temps. Le soleil était au rendez vous. Les averses ne duraient pas longtemps (20min) et venaient même à point nommé pour rafraîchir l’atmosphère. Attention, quand la pluie tombe, ça tombe dru ! Au point de frapper légèrement le visage ;) On transpire également beaucoup dès qu’on s’active, et les tenues légères sont bien appréciées. L’idéal est de se munir de paire de sandalettes avec semelles adhérentes (type allemand) pour garder les pieds aérés, ne pas être gêner en cas de forte pluie, et effectuer des petites randonnées en terrain accidenté ou humide.
Alimentation : Nous avons très bien apprécié la cuisine thaïlandaise. Aucun problème de digestion. Nous n’avons pas non plus tenté le diable en mangeant des plats épicés thaïs. Ce qui est frappant, c’est de voir la quantité de petits stands de ‘bouffe’ qui pullulent en ville ou le long des routes :) . A croire qu’ils ne mangent pas chez eux, mais dans la rue. A n’importe quelle heure de la journée il est très facile de trouver de quoi se sustenter, pour pas cher, et avec ma foi bon goût. Les thaïs adorent les ‘trucs’ frits et les brochettes ! Il y a aussi à disposition des 7eleven (superettes) climatisés de partout. Vous y passerez forcément tellement ils sont pratiques et nombreux.
Billets d’avion : Nous avons pris nos billets d’avion chez ebookers en janvier. 559 euros par personne aller-retour en vol direct avec Thai Airways. Thai Airways est une bonne compagnie que nous recommandons pour son service de qualité. Nous avons modifié au dernier moment la date de notre départ et cela a été possible sans frais (de façon exceptionnelle).
Budget pour deux personnes : Avion : 1118 euros Sur place : (bouffe + transport + entrée parc + hôtel +cadeaux..) : ~ 1600 euros Qqs exemples de prix Un t shirt : 150b Une location de moto à la journée : 150b Un billet d’avion low cost : 1700b Un repas en cantine thai : 70b Un repas au restaurant : 150b Une nuit en hotel moyen : 650b Une bouteille d’eau : 20b
Nos remarques générales : Ceci est bien sûr très subjectif. Les points positifs : +Facilité et coût de transport (gare routière, train, bus, tuk tuk, petite moto, avion état des routes etc) +Accueil, gentillesse et sourire des thai +Sollicitations spontanées des rabatteurs à toutes les gares (Cela peut être chiant parfois, mais au moins, on n’est pas complètement perdu) +Pas de vol (les antivols sur les motos ou les vélos sont quasi inexistants) +Temps agréable et peu de monde en mai +Le coût de la vie est vraiment dérisoire +Les petites motos thaïs sont idéales pour découvrir le paysage et la région +Les sites sont complètements ouverts, sans barrière ni balisage +Les marchés sont animés, nombreux et très bien achalandés +La nourriture est excellente et disponible à foison +Pas de soucis de santé +Pays très vaste et varié. Il y en a pour tous les goûts (nature, aventure, fête, histoire, religion..) +Beaux temples et ruines bouddhistes +Mer chaude voir trop +Pays facile sans trop de préparation +Indicateur de durée de feu rouge et vert aux gros carrefours routiers et même de trafic parfois (idée à importer en France:)))
Les points négatifs :Les Thaïs ne parlent pas bien l’anglais, voir pas du tout. Il faudra déchanter. Ils l’écrivent mal aussi (barrière de l’alphabet)La mise en valeur de certains sites, hôtels, restaurants laissent parfois à désirer. Il n’y a pas le souci du détail ni de l’entretien nickel. C’est une culture différente.Il manque de l’infos sur les sites visités, de guides.L’échelle des prix est parfois déroutante (rapport entre deux prix) et il est difficile de connaître la valeur des choses qui se négocient. Par exemple une course de tuk tuk.La circulation automobile est parfois déconcertante. Franchissement de ligne continue, moto à contre sens.. mais cela reste gérable car les gens sont calmes et roulent lentement.Signalisation et nom des rues parfois difficiles ou avec erreur.Les toilettes thaï traditionnels sont sans PQ (nettoyage à l’eau). Il faut s’y faireLe service au restaurant est parfois déroutant. Pas de culture hôtelière ou restauratrice. Pour nous français, cela peut paraître étrange. C’est plutôt cocasse quand le serveur oublie un plat.le village reconstitué des tribus traditionnelles (femmes girafes, laos, cambodge..) proche de Chiang Mai ressemble vraiment à un parc disney.BKK est horrible pour marcher. De manière générale, les trottoirs des villes sont assez mal entretenus et ‘difficiles’ à arpenter. A bkk c’est pire. Il y a bcp de bruit et de pollution.
Un dernier point qui nous a frappé : le nombre de travesti-transexuels que nous avons rencontré au cours de ce voyage. Ce n’est ni un point positif, ni un point négatif, mais une constatation. Il semble que la liberté des mœurs sur ce point là soit bien plus grande qu’en France. J’aimerais bien comprendre la raison sociale de ce phénomène. Si qqun a une idée :-)
Voilà, en espérant ne pas avoir été trop long. Bon voyage à tous dans ce magnifique pays. 😉
De retour après 3 semaines en Thaïlande Voici le parcours que nous avons fait à deux personnes avec sacs à dos du 10 au 29 mai (saison creuse) : Un périple du nord au sud en faisant une petite boucle par Kanchanaburi.
Jour 1 /arrivée bkk à 7h / transfert vers chiang mai/chiang mai Jour 2 /chiang mai Jour 3 /chiang mai Jour 4 /transfert vers sukhotai / sukhotai Jour 5 /si satchanalai Jour 6 /transfert vers lopburi / lopburi Jour 7 /lopburi / transfert vers ayuthaya Jour 8 /ayuthaya Jour 9 /transfert vers kanchanaburi/ kanchanaburi Jour 10 /erawan falls Jour 11 /tiger temple Jour 12 /transfert vers bkk-phuket / phuket Jour 13 /phuket Jour 14 /transfert vers ko phi phi / ko phi phi Jour 15 /ko phi phi / transfert vers Railay / Railay Jour 16 /Railay Jour 17 /Railay Jour 18 /transfert vers krabi-Bkk / Bkk Jour 19 /Bkk Jour 20 /Bkk / départ vers Paris
Opinion générale : La Thaïlande est un très joli pays, où il est très agréable et facile de voyager en sac à dos. Nous avons trouvé notre itinéraire assez bien équilibré. Nous aurions juste aimé passer une journée de plus sur l’île de Phuket et une autre à Kanchanaburi.
Nos 3 voyages sur les compagnies aériennes low costs nous ont permis d’économiser du temps et de la fatigue tout en restant économiques. En effet, par trajet simple d’une personne, nous avons dépensé 1700 bahts environ (~35euros), pour environ 1h de voyage, et nous avons à chaque fois pris nos billets sur place à l’aéroport en dernière minute. Nous avons fait Bkk/chiang mai avec air asia (pratique puisque cette low cost est installée dans le nouvel aéroport international) et bkk-phuket et krabi-bkk avec nok air. Nous avons eu qu’un seul retard de 20min. L’avion en low cost est pour nous un choix judicieux.L’intérêt de rayonner depuis bkk est que les vols sont nombreux et les horaires variées ce qui induit des prix faibles.
Nous avons également voyagé en bus, en train et en petite moto. Je ne compte pas bien sûr les tuk tuk, taxi meter et autres sangthew.
Le bus est assez agréable. Les sièges sont un peu petits en classe de base (à cause de la taille des thaï ;)) mais c’est assez confortable. Prenez un bus de première classe si vous êtes costauds ou si vous aimez le confort :). Même sans clim, cela reste acceptable avec les ventilateurs.Le bus est un bon moyen de voyager avec économie et il y en a pour toutes les destinations.
Le train est confortable mais lent. Cependant, il est extrêmement économique et vaut vraiment le coup pour le paysage mais aussi pour ses situations insolites (population rencontrée, vendeurs, gares…) A ne pas rater.
Les petites motos (<125) sont légions et servent de transport de base à toute la population. Ces petits engins sont très agréables et faciles à conduire et constituent un excellent moyen de locomotion pour une bouchée de pain. On trouve des locations partout. C’est un vrai bonheur pour se déplacer et on a une complète autonomie. Attention aux longues distances tout de même. 100 km avec ce genre d’engin est fatiguant.
Descriptif journalier rapide :
Jour 1 /arrivée bkk à 7h et avion vers chiang mai à 10h30 /chiang mai. Visite de chiang mai (temples et parc)/ nuit au top north guest house Jour 2 /piscine et visite de chiang mai/ nuit au top north guest house Jour 3 / Mae Sa Elephant Camp puis Mae Sa Butterfly and Orchids Farm puis visites d’un ensemble de villages traditionnels reconstitués / nuit au top north guest house Jour 4 /bus vers sukhotai / visite du parc de sukhotai de jour et de nuit / nuit à Orchid guest house Jour 5 /trajet en petite moto vers le parc si satchanalai et viste du parc / nuit à Orchid guest house Jour 6 /transfert en bus vers phitsanulok puis train vers lopburi / nuit à Nett Hotel Jour 7 /visite de lopburi puis train vers ayuthaya / nuit à Wieng fa Hotel Jour 8 /visite de ayuthaya / nuit à Wieng fa Hotel Jour 9 /bus vers suphanburi puis kanchanaburi / massage à suan-nanachaat / nuit à kaesem island Jour 10 /trajet en petite moto vers erawan falls / viste de erawan falls / massage à suan-nanachaat / nuit à Bluestar guest house Jour 11 /trajet en petite moto vers tiger temple / visite tiger temple / pont rivière kwai / visite temples et grottes Kanchanaburi / nuit à Bluestar guest house Jour 12 /bus vers bkk puis avion vers phuket / visite de kamala beach / nuit à kamala dreams Jour 13 /plages de Hat surin et visite de l’effervescent Patong / nuit à kamala dreams Jour 14 /transfert en bateau vers ko phi phi / exploration de ko phi phi / nuit à Natacha Hotel Jour 15 /snorkling à ko phi phi / transfert en bateau vers Railay / visite de Railay / nuit à Railay Bay Resort Jour 16 /plage et piscine / nuit à Railay Bay Resort jour 17 / plage et piscine / courte randonnée / nuit à Railay Bay Resort Jour 18 / transfert vers aéroport de krabi puis avion vers Bkk / visite de Bkk / nuit à Wendy Guest House Jour 19 /visite de Bkk (canaux, grand palais, et temples) et shoping mbk / nuit à Wendy Guest House Jour 20 / marché de prutanam et palais en tek de Bkk et shoping Bkk / départ vers Paris à minuit
6 coups de Cœur : Erawan falls Railay Hat surin (plage prés de Kamala) grand palais et ses temples de bkk ko phi phi et ses fonds marins Sukhotai Et un petit coup de cœur pour le restaurant qui est sur la plage (on mange face à la mer sur le sable de la plage) de Ko Phi Phi vers Tonsai. L’endroit est romantique, pas cher, bon et avec une magnifique vue. Il s’appelle Kinnaree. Nous l’avons découvert par hasard
Pas terrible : 1 Bangkok : ville polluée, assourdissante et grouillante. Des petits arnaqueurs sévissent. Nous n’avons pas apprécié du tout. Le shopping et le grand palais sauvent le tout. 2 Chiang Mai : Après réflexion, cette étape pourrait être évitée. La ville est très touristique, plutôt sale et assez dépravée. Il y a par contre de jolis temples. Il faut dire aussi qu’il a fait un très mauvais temps et que nous n’avons pas pu faire de trek ni aller au Doi Suthep à cause d’une pluie battante. Dans ces conditions, nous avons été plutôt déçus.
Hébergement : TOP NORTH GUEST HOUSE à Chiang Mai : 500b, correct + piscine ORCHID GUEST HOUSE à Sukhotai (vieille ville) : 800b avec petit dej, bien + beau + piscine éloigné lit dur :) NETT HOTEL à Lopburi : 500b, pas terrible sale lugubre (pas de lumière) pas de drap lit dur WIENG FA HOTEL à Ayuthaya : 600 b, correct + parle bien anglais + chambre spacieuse mal situé (grosse route juxtaposée) KASEM ISLAND RESORT à Kanchanaburi : 800b, pas terrible ferry pour y accéder avec attente piscine non nettoyée bruyant car sur la rivière + beau cadre BLUE STAR GUESTHOUSE à Kanchanaburi : 500b, bien + calme + parle bien anglais + bon service KAMALA DREAMS à Kamala (phuket) : 1500b avec petit dej, coup de cœur + belle chambre + belle piscine + bonne clim + le gérant parle français :) (ca fait du bien de temps en temps) NATACHA HOTEL à Ko Phi Phi : 800b, correct + un des moins cher de ton sai + clim prix RAILAY BAY RESORT à Railay : 3400b avec petit dej, bien + 2 piscines + joli site + bon restaurant prix WENDY GUEST HOUSE à BKK : 900b, bien + personnel sympa et serviable + propre + calme chambre petite prix
Climat : Dans l’ensemble, on a eu très beau temps. Nous n’avons eu finalement qu’un mauvais temps à Chiang Mai dont un jour de pluie continuelle. Plus on est descendu vers le sud, et plus on a logiquement trouvé le beau temps. Le soleil était au rendez vous. Les averses ne duraient pas longtemps (20min) et venaient même à point nommé pour rafraîchir l’atmosphère. Attention, quand la pluie tombe, ça tombe dru ! Au point de frapper légèrement le visage ;) On transpire également beaucoup dès qu’on s’active, et les tenues légères sont bien appréciées. L’idéal est de se munir de paire de sandalettes avec semelles adhérentes (type allemand) pour garder les pieds aérés, ne pas être gêner en cas de forte pluie, et effectuer des petites randonnées en terrain accidenté ou humide.
Alimentation : Nous avons très bien apprécié la cuisine thaïlandaise. Aucun problème de digestion. Nous n’avons pas non plus tenté le diable en mangeant des plats épicés thaïs. Ce qui est frappant, c’est de voir la quantité de petits stands de ‘bouffe’ qui pullulent en ville ou le long des routes :) . A croire qu’ils ne mangent pas chez eux, mais dans la rue. A n’importe quelle heure de la journée il est très facile de trouver de quoi se sustenter, pour pas cher, et avec ma foi bon goût. Les thaïs adorent les ‘trucs’ frits et les brochettes ! Il y a aussi à disposition des 7eleven (superettes) climatisés de partout. Vous y passerez forcément tellement ils sont pratiques et nombreux.
Billets d’avion : Nous avons pris nos billets d’avion chez ebookers en janvier. 559 euros par personne aller-retour en vol direct avec Thai Airways. Thai Airways est une bonne compagnie que nous recommandons pour son service de qualité. Nous avons modifié au dernier moment la date de notre départ et cela a été possible sans frais (de façon exceptionnelle).
Budget pour deux personnes : Avion : 1118 euros Sur place : (bouffe + transport + entrée parc + hôtel +cadeaux..) : ~ 1600 euros Qqs exemples de prix Un t shirt : 150b Une location de moto à la journée : 150b Un billet d’avion low cost : 1700b Un repas en cantine thai : 70b Un repas au restaurant : 150b Une nuit en hotel moyen : 650b Une bouteille d’eau : 20b
Nos remarques générales : Ceci est bien sûr très subjectif. Les points positifs : +Facilité et coût de transport (gare routière, train, bus, tuk tuk, petite moto, avion état des routes etc) +Accueil, gentillesse et sourire des thai +Sollicitations spontanées des rabatteurs à toutes les gares (Cela peut être chiant parfois, mais au moins, on n’est pas complètement perdu) +Pas de vol (les antivols sur les motos ou les vélos sont quasi inexistants) +Temps agréable et peu de monde en mai +Le coût de la vie est vraiment dérisoire +Les petites motos thaïs sont idéales pour découvrir le paysage et la région +Les sites sont complètements ouverts, sans barrière ni balisage +Les marchés sont animés, nombreux et très bien achalandés +La nourriture est excellente et disponible à foison +Pas de soucis de santé +Pays très vaste et varié. Il y en a pour tous les goûts (nature, aventure, fête, histoire, religion..) +Beaux temples et ruines bouddhistes +Mer chaude voir trop +Pays facile sans trop de préparation +Indicateur de durée de feu rouge et vert aux gros carrefours routiers et même de trafic parfois (idée à importer en France:)))
Les points négatifs :Les Thaïs ne parlent pas bien l’anglais, voir pas du tout. Il faudra déchanter. Ils l’écrivent mal aussi (barrière de l’alphabet)La mise en valeur de certains sites, hôtels, restaurants laissent parfois à désirer. Il n’y a pas le souci du détail ni de l’entretien nickel. C’est une culture différente.Il manque de l’infos sur les sites visités, de guides.L’échelle des prix est parfois déroutante (rapport entre deux prix) et il est difficile de connaître la valeur des choses qui se négocient. Par exemple une course de tuk tuk.La circulation automobile est parfois déconcertante. Franchissement de ligne continue, moto à contre sens.. mais cela reste gérable car les gens sont calmes et roulent lentement.Signalisation et nom des rues parfois difficiles ou avec erreur.Les toilettes thaï traditionnels sont sans PQ (nettoyage à l’eau). Il faut s’y faireLe service au restaurant est parfois déroutant. Pas de culture hôtelière ou restauratrice. Pour nous français, cela peut paraître étrange. C’est plutôt cocasse quand le serveur oublie un plat.le village reconstitué des tribus traditionnelles (femmes girafes, laos, cambodge..) proche de Chiang Mai ressemble vraiment à un parc disney.BKK est horrible pour marcher. De manière générale, les trottoirs des villes sont assez mal entretenus et ‘difficiles’ à arpenter. A bkk c’est pire. Il y a bcp de bruit et de pollution.
Un dernier point qui nous a frappé : le nombre de travesti-transexuels que nous avons rencontré au cours de ce voyage. Ce n’est ni un point positif, ni un point négatif, mais une constatation. Il semble que la liberté des mœurs sur ce point là soit bien plus grande qu’en France. J’aimerais bien comprendre la raison sociale de ce phénomène. Si qqun a une idée :-)
Voilà, en espérant ne pas avoir été trop long. Bon voyage à tous dans ce magnifique pays. 😉
Voyager seul à 50 ans au Vietnam?
😊 Bonjour ou bonsoir à tous, je suis nouveau sur le forum et je prépare un voyage pour le Vietnam seulement en janvier 2009, mais j'aimerais savoir si pour un homme seul et de 50 ans il y a des problèmes à voyager seul, est ce que je peut aller aussi dans les guest house et est ce que c'est difficile de trouver sur place de l'info sur ce qu'il y a à voir.
P.S. Je sais que c'est seulement pour 2009, mais je veux voir si je me dirige bien vers la bonne destination, si j'y vais ça sera pour une durée de 1 mois, est ce que j'ai le temps de voir beaucoup de chose.
Merci.
Les paysages de Guilin et du Yunnan
Bonjour à vous tous!!
J'aimerais avoir l'avis de ceux qui auraient visité Guilin et la région du Yunnan (Kunming, Lijiang, je ne compte pas visiter Dali car très touristique). Par contrainte de temps, je ne crois pas pouvoir faire ces deux régions, et je me demandais laquelle vous me conseilleriez.
Les paysages sont-ils semblables?
Apparemment, Guilin est BEAUCOUP plus touristique que les villes du Yunnan. Cependant beaucoup disent que la croisière sur la rivière Li vers Yangshuo vaut vraiment le coup.
Si jamais je décide d'aller à Guilin, combien de jours suffisent pour avoir une bonne vue d'ensemble? (ordre d'idée)
J'aimerais bien avoir votre avis sur le sujet. Je suis certaine que beaucoup d'entre vous en visité ces deux endroits, alors n'hésitez pas à vous prononcer!!
J'apprécie énormément votre aide, car présentement je suis en dilemme!!
J'aimerais avoir l'avis de ceux qui auraient visité Guilin et la région du Yunnan (Kunming, Lijiang, je ne compte pas visiter Dali car très touristique). Par contrainte de temps, je ne crois pas pouvoir faire ces deux régions, et je me demandais laquelle vous me conseilleriez.
Les paysages sont-ils semblables?
Apparemment, Guilin est BEAUCOUP plus touristique que les villes du Yunnan. Cependant beaucoup disent que la croisière sur la rivière Li vers Yangshuo vaut vraiment le coup.
Si jamais je décide d'aller à Guilin, combien de jours suffisent pour avoir une bonne vue d'ensemble? (ordre d'idée)
J'aimerais bien avoir votre avis sur le sujet. Je suis certaine que beaucoup d'entre vous en visité ces deux endroits, alors n'hésitez pas à vous prononcer!!
J'apprécie énormément votre aide, car présentement je suis en dilemme!!
Quelle carte routière ou géographique pour la Birmanie?
Quelle carte Routière ou géographique utilisez-vous pour la préparation de votre voyage en Birmanie.
Asie du Sud-Est: on a dépassé les 100,000 messages!
ON A DEPASSE LES 100'000 MESSAGES SUR ASIE DU SUD EST !!!
POURQUOI A VOTRE AVIS CA FAIT AUTANT CAUSER ???
LES AUTRES REGIONS SONT TRES LOIN DERRIERE
QWAQY
POURQUOI A VOTRE AVIS CA FAIT AUTANT CAUSER ???
LES AUTRES REGIONS SONT TRES LOIN DERRIERE
QWAQY
Ségrégation entre thailandais et touristes
Nous voyageons a l heure actuel en thailande.(Moi et ma petite amie )
Nous voulions acheter un ticket de bus le moins chere possible a destination de ranong.
Dans une guide de voyage il est ecrit que le prix le moins eleve est de 185 baht en billet ordinaire, 256 en billet 2nd classe et 333 en billet 1er classe.
Lorsque nous avons demande le prix le moins pour la destination que nous nous etions fixe on nous annonce alors 333 bahts.
Nous demandons alors si il n exite pas de billet moins et l on m affirme alors que ce n existe pas.
A partir de se moment je leur presente le guide ( ecrit en anglais ) et l on nous explique a present qu il faut que nous allions a un autre guichet situee dans un batiment plus loin...
Une fois rendu a ce nouveau guichet on nous explique que le prix le moins chere est de 300 bahts.. Nous insistons et montrons de nouveau le guide ; le guichetier nous parait alors mal a l aise me demande d attendre et passe alors un coup de telephone. Cette situation nous rend perplexe... Une fois son coup de telephone passe il nous demande nous de rendre a un autre guichet, ou intervient cette fois une personne en chemise blanche dont l apparence n a pas l air d indiquer qu il travaille ici. Le nouveau guichetier m indique alors que le prix minimum est de 333 baht. J instite alors une fois de plus en presentant mon guide, le guichetier a l air mal a l aise; d autant plus que l homme en blanc a l air de lui donner des directives ( en langue thai ) .. Nous demandons alors a cet homme quel est son role ici et quel est sa profession ! Nous n obtenons pas de reponse.
En institant de nouveau on m indique nous pouvons acheter un ticket pour 256 bahts mais pour un bus qui part dans une heure! Or cet solution n est pas possible car nous n avons pas tout nos baggages avec nous!
Ce tarif n est par contre pas applicable pour un autre bus partant le meme jour ni un autre jour!!!!
Nous insistons de nouveau mais la situation se ferme et nous n obtenons au final meme pas des billets pour 333 baths! On nous demande alors de revenir plus tard.
Je pense que maintenant ( regime militaire )il n est plus possible d obtenir les billets les moins cheres pour voyager lorsque l on est etranger!
( nous avons demander a une thailandaise si elle pouvais acheter des billet moins chere que ceux qui nous etaient proposer, elle a ete alors interrompu par l homme en blanc et nous a alors repondu par une rire mal a l aise . Nous n avons plus insiste.. )
N hesitez pas a me dire si vous avez eu des ressentis similaires.
PS: desole pour les accents..
A partir de se moment je leur presente le guide ( ecrit en anglais ) et l on nous explique a present qu il faut que nous allions a un autre guichet situee dans un batiment plus loin...
Une fois rendu a ce nouveau guichet on nous explique que le prix le moins chere est de 300 bahts.. Nous insistons et montrons de nouveau le guide ; le guichetier nous parait alors mal a l aise me demande d attendre et passe alors un coup de telephone. Cette situation nous rend perplexe... Une fois son coup de telephone passe il nous demande nous de rendre a un autre guichet, ou intervient cette fois une personne en chemise blanche dont l apparence n a pas l air d indiquer qu il travaille ici. Le nouveau guichetier m indique alors que le prix minimum est de 333 baht. J instite alors une fois de plus en presentant mon guide, le guichetier a l air mal a l aise; d autant plus que l homme en blanc a l air de lui donner des directives ( en langue thai ) .. Nous demandons alors a cet homme quel est son role ici et quel est sa profession ! Nous n obtenons pas de reponse.
En institant de nouveau on m indique nous pouvons acheter un ticket pour 256 bahts mais pour un bus qui part dans une heure! Or cet solution n est pas possible car nous n avons pas tout nos baggages avec nous!
Ce tarif n est par contre pas applicable pour un autre bus partant le meme jour ni un autre jour!!!!
Nous insistons de nouveau mais la situation se ferme et nous n obtenons au final meme pas des billets pour 333 baths! On nous demande alors de revenir plus tard.
Je pense que maintenant ( regime militaire )il n est plus possible d obtenir les billets les moins cheres pour voyager lorsque l on est etranger!
( nous avons demander a une thailandaise si elle pouvais acheter des billet moins chere que ceux qui nous etaient proposer, elle a ete alors interrompu par l homme en blanc et nous a alors repondu par une rire mal a l aise . Nous n avons plus insiste.. )
N hesitez pas a me dire si vous avez eu des ressentis similaires.
PS: desole pour les accents..
Photos pour bien profiter de Con Dao (Vietnam)
Pour Con Dao nous ne ferons que le retour en avion (le 22 car il n'y a pas de vols le 23 et nous repartons pour Phu quoc le 24). Idem pour l'aller. Les jours ne correspondent pas. Or, on voudrait rester 3 jours sur l'île. Espérons que la mer sera clémente avec nous. Sinon on changera de programme. Je n'ai pas trop parlé des tortues et de la nuit à la belle étoile au reste de la famille car j'ai peur que cela ne puisse pas se faire. Je crois que la saison des pontes ne commence qu'en mars mais je ne suis pas sûre. Ces dames auront-elles la gentillesse de bien vouloir pondre avant ? En tout cas je suis preneuse d'infos supplémentaires pour l'organisation de ce périple.
Je vous ai promis de vous donner toutes les info utiles pour bien profiter de l'archipel de Con Dao. Je crée ce topic spécialement pour organiser l'expédition à la plus belle plage du VietNam et peut-être de l'Asie du Sud Est🙂
Tout d'abord quelques photos pour illustrer








Une fois arrivé et installé à votre hotel, précipitez à l'accueil de l'hotel pour vous renseigner sur une sortie en mer comprenant l'ile de Bay Canh où j'ai pris ces magnifiques photos. L'ile est célèbre pour abriter cette plage où les tortues viennent pondre la nuit, l'eau est turquoise et les poissons multicolores sont très beaux que l'on peut observer à l'aide d'un simple masque et tuba.
Si à l'époque de votre présence sur l'ile, il n'est pas organisé de sortie en mer, vous pouvez le provoquer par vous-même en trouvant 10 personnes pour partager les frais, c'est ce que j'ai fait moi-même avec 2 français, 2 canadiens, une finlandaise, un allemand et un grec et 3 vietnamiens. ça coute 2 000 000 DongVN pour la journée, ce qui revient à 200 000 par personne (10 euros)!
Pour cela, téléphonez à l'accueil du Parc National au numéro (064) 830 669 et si vous ne parlez pas couramment vietnamien, faites vous aider par l'accueil de votre hotel. Vous demandez la mise en disposition d'un bateau pour le lendemain, l'autorisation du responsable du Parc National pour cette sortie et éventuellement l'autorisation d'y dormir à la belle étoile pour observer les tortues. Vous pouvez éventuellement commander les repas ou vous faire confectionner des sandwichs par votre hotel.
Le lendemain matin à 8 heures précises, tout le monde doit être présent sur le quai du petit port du centre ville.
Pour ceux qui le souhaitent, je donnerai en MP les coordonnées personnelles du responsable du parc national au cas où vous rencontrez des difficultés pour l'organisation de cette promenade en mer.
Bonnes vacances
Je vous ai promis de vous donner toutes les info utiles pour bien profiter de l'archipel de Con Dao. Je crée ce topic spécialement pour organiser l'expédition à la plus belle plage du VietNam et peut-être de l'Asie du Sud Est🙂
Tout d'abord quelques photos pour illustrer








Une fois arrivé et installé à votre hotel, précipitez à l'accueil de l'hotel pour vous renseigner sur une sortie en mer comprenant l'ile de Bay Canh où j'ai pris ces magnifiques photos. L'ile est célèbre pour abriter cette plage où les tortues viennent pondre la nuit, l'eau est turquoise et les poissons multicolores sont très beaux que l'on peut observer à l'aide d'un simple masque et tuba.
Si à l'époque de votre présence sur l'ile, il n'est pas organisé de sortie en mer, vous pouvez le provoquer par vous-même en trouvant 10 personnes pour partager les frais, c'est ce que j'ai fait moi-même avec 2 français, 2 canadiens, une finlandaise, un allemand et un grec et 3 vietnamiens. ça coute 2 000 000 DongVN pour la journée, ce qui revient à 200 000 par personne (10 euros)!
Pour cela, téléphonez à l'accueil du Parc National au numéro (064) 830 669 et si vous ne parlez pas couramment vietnamien, faites vous aider par l'accueil de votre hotel. Vous demandez la mise en disposition d'un bateau pour le lendemain, l'autorisation du responsable du Parc National pour cette sortie et éventuellement l'autorisation d'y dormir à la belle étoile pour observer les tortues. Vous pouvez éventuellement commander les repas ou vous faire confectionner des sandwichs par votre hotel.
Le lendemain matin à 8 heures précises, tout le monde doit être présent sur le quai du petit port du centre ville.
Pour ceux qui le souhaitent, je donnerai en MP les coordonnées personnelles du responsable du parc national au cas où vous rencontrez des difficultés pour l'organisation de cette promenade en mer.
Bonnes vacances
Rencontre à Paris dimanche 21 janvier 2007
Bonjour à toutes et à toutes et excellente année 2007 🙂
Je vous propose de se retrouver autour d'un petit repas le dimanche 21 janvier à midi.
🤪 La raison : il faut une raison pour se retrouver ensemble ?
😮 Le thème : pas de thème. Que vous aimiez l'Afrique ou le Canada, que vous partiez en voyage ou que vous en reveniez, que vous soyez à court d'idées ou que vous ayez une idée de destination toutes les 3 minutes, que vous "trekkiez" comme un fou ou que vos os délicats préfèrent la douceur d'un bon lit, vous êtes cordialement invités à vous inscrire sur ce post.
😛 Le restaurant : buffet syrien, déjeuner tibétain, tex mex/thaïlandais ... ou brunch, je ne sais pas encore. D'ici le 21, j'aurais bien trouvé quelque chose ...
Qu'en dites vous ?
Je vous propose de se retrouver autour d'un petit repas le dimanche 21 janvier à midi.
🤪 La raison : il faut une raison pour se retrouver ensemble ?
😮 Le thème : pas de thème. Que vous aimiez l'Afrique ou le Canada, que vous partiez en voyage ou que vous en reveniez, que vous soyez à court d'idées ou que vous ayez une idée de destination toutes les 3 minutes, que vous "trekkiez" comme un fou ou que vos os délicats préfèrent la douceur d'un bon lit, vous êtes cordialement invités à vous inscrire sur ce post.
😛 Le restaurant : buffet syrien, déjeuner tibétain, tex mex/thaïlandais ... ou brunch, je ne sais pas encore. D'ici le 21, j'aurais bien trouvé quelque chose ...
Qu'en dites vous ?
Votre avis sur mon itinéraire tour du monde
Je prévoie quitter pour une période de dix mois dès septembre prochain. Je souhaite avoir votre avis sur cet itinéraire. Le temps alloué pour chaque pays vous semble t-il réaliste ? Y'a t-il des problèmes quant au climat ?
Fidji: 2 semaines à la fin septembre Nouvelle-Zélande: 4 semaines en octobre Australie: 4 semaines en novembre Malaisie: 2 semaines en novembre-décembre Thaïlande: 3 semaines en décembre Laos: 2 semaines au début janvier 2008 Vietnam: 3 semaines de mi-janvier au début février Canbodge: 2 semaines en février Myanmar: 2 semaines en février Inde: 3 semaines en mars Népal: 2 semaines en mars et début avril Indonésie: 3 semaines en avril Chine: 4 semaines en mai Japon: 3 semaines de fin mai à début juin Égypte: 3 semaines au début juin
Merci de votre aide Olivier
Fidji: 2 semaines à la fin septembre Nouvelle-Zélande: 4 semaines en octobre Australie: 4 semaines en novembre Malaisie: 2 semaines en novembre-décembre Thaïlande: 3 semaines en décembre Laos: 2 semaines au début janvier 2008 Vietnam: 3 semaines de mi-janvier au début février Canbodge: 2 semaines en février Myanmar: 2 semaines en février Inde: 3 semaines en mars Népal: 2 semaines en mars et début avril Indonésie: 3 semaines en avril Chine: 4 semaines en mai Japon: 3 semaines de fin mai à début juin Égypte: 3 semaines au début juin
Merci de votre aide Olivier
Thaïlande ou Sri Lanka avec un enfant de 18 mois?
Bonjour à tous,
Nous aimerions organiser notre voyage au mois d'août prochain avec notre fils qui aura 18 mois. Nous hésitons vraiment entre le Sri Lanka et la Thailande. Nous aimerions avoir l'avis de voyageurs qui y ont séjourné avec des enfants en bas âge.
Avant de répondre, voici d'abord quelques éléments à prendre en compte : Nous n'aimons pas les villes trop touristiques et en même temps, nous n'avons pas suffisament d'expérience de voyage avec notre enfant pour partir totalement à l'aventure (comme nous l'avons fait maintes fois auparavant) Nous adorons les ballades, les visites de sites culturels et surtout, le dépaysement. Evidemment, nous adorons aussi la plage, l'eau turquoise etc. mais pas le "farniente" (rien faire n'est pas notre tasse de thé) Très important : sur le plan sanitaire, nous ne voulons pas prendre trop de risques avec notre enfant (nous l'aimons trop). Y-a-t'il des hôpitaux ou médecins compétents sur place (parlent-ils français ? anglais ?) dernier point : les transports. Notre fils, comme beaucoup, n'aime pas les voyages trop longs. Entre la Thailande et le Sri Lanka, quel pays où relier une ville à une autre est plus facile. Quel moyen de transport choisir (bus, train, location voiture avec chauffeur...)
Merci d'avance de vos réponses. Certains trouveront peut-être que nous demandons beaucoup... mais c'est vrai qu'avec un enfant, on préfère prévoir. Merci
Avant de répondre, voici d'abord quelques éléments à prendre en compte : Nous n'aimons pas les villes trop touristiques et en même temps, nous n'avons pas suffisament d'expérience de voyage avec notre enfant pour partir totalement à l'aventure (comme nous l'avons fait maintes fois auparavant) Nous adorons les ballades, les visites de sites culturels et surtout, le dépaysement. Evidemment, nous adorons aussi la plage, l'eau turquoise etc. mais pas le "farniente" (rien faire n'est pas notre tasse de thé) Très important : sur le plan sanitaire, nous ne voulons pas prendre trop de risques avec notre enfant (nous l'aimons trop). Y-a-t'il des hôpitaux ou médecins compétents sur place (parlent-ils français ? anglais ?) dernier point : les transports. Notre fils, comme beaucoup, n'aime pas les voyages trop longs. Entre la Thailande et le Sri Lanka, quel pays où relier une ville à une autre est plus facile. Quel moyen de transport choisir (bus, train, location voiture avec chauffeur...)
Merci d'avance de vos réponses. Certains trouveront peut-être que nous demandons beaucoup... mais c'est vrai qu'avec un enfant, on préfère prévoir. Merci
Hôtel correct à Mumbai?
Bonjour à tous
je me rends à mumbai mi-janvier et ce que je lis dans le routard sur les hôtels ne me rassure pas sur la propreté et les prix quelqu'un connaît il des adresses correctes qui ne dépassent pas 750 roupies. pour se rendre de l'aéroport en ville quel est le moyen le plus simple et plus globalement pour visiter le sud de l'inde. que savez vous du paludisme faut il se protéger avec des médicaments? merci pour les renseignements. bonnes fêtes à tous.
je me rends à mumbai mi-janvier et ce que je lis dans le routard sur les hôtels ne me rassure pas sur la propreté et les prix quelqu'un connaît il des adresses correctes qui ne dépassent pas 750 roupies. pour se rendre de l'aéroport en ville quel est le moyen le plus simple et plus globalement pour visiter le sud de l'inde. que savez vous du paludisme faut il se protéger avec des médicaments? merci pour les renseignements. bonnes fêtes à tous.
Un si p'tit bout d'Chine: six semaines dans la province du Guizhou (Chine du Sud-ouest)
UN SI P'TIT BOUT D'CHINE
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Situation générale en Chine: totalitaire? dictature? dictature totalitaire? autres?
Faisant suite à une conversation qui n’avait pas sa place dans un autre topic, je crée donc ce topic pour continuer la conversation ici.
Voici le dernier post de Yangguizi et le mien. C’est donc à toi de réagir Yangguizi et à ceux qui désirent alimenter le débat évidemment et je serais ravis qu’il y en ai beaucoup d’autres qui se joignent à ces réflexions…
yangguizi : Tiens, le vouvoiement est de rigueur maintenant? Malgré la démonstration faite plus haut à notingtong, je partirai du principe que le "vous" s'adresse uniquement à moi et non pas à l'ensemble des intervenants.
Bien que mes propos aient infiniment moins de légitimité que ceux d'un aussi éminent sinologue que... "vous", et n'ayant pas moi eu l'honneur de fréquenter les geôles chinoises, je me permettrais tout de même de vous rappeler que je n'ai jamais dit que la Chine était un modèle de démocratie et de respect des droits de l'homme. Mais puisque vous avez commencé à jouer sur les mots et à disserter sur le sens le plus strict des mots (ex: xénophobie), je me suis permis de faire de même avec le totalitarisme. Et pourquoi d'ailleurs me serais-je gêné? Non, bien sûr que non la Chine n'est plus totalitaire, elle n'a absolument aucun dogme à faire passer à son peuple, si ce n'est peut-être l'hilarante théorie des trois représentations.
Oui, bien sûr que oui il se commet en Chine de graves atteintes aux droits de l'homme. Mais la répression anti-dissidents n'en constitue qu'une infime partie. L'immense majorité des violations concerne de simples citoyens ayant eu la malchance de mettre le doigt - volontairement ou non - dans l'engrenage judiciaire chinois, qui est hors d'âge sur la plupart du territoire. D'autres ont eu la malchance d'être la victime de collusions d'intérêt politico-économiques et se sont vu spoliés de leurs maigres biens, sans possibilité sérieuse de recours. Les cas sont innombrables, et le récent scandale politico-financier qui a ébranlé les structures du pouvoir à Shanghai est une démonstration éclatante que "la vitrine" n'est pas épargnée.
Dans toute cette masse, la répression des délits d'opinion semble bien silencieuse, bien qu'on ne puisse la nier. Mais la plupart des chinois sont ainsi faits qu'ils n'ont absolument aucune opinion sur la gestion et la conduite du pays, et qu'ils n'ont absolument rien à foutre des dogmes ou des non-dogmes qu'on veut ou qu'on ne veut pas leur inculquer aujourd'hui. Le seul dogme c'est celui de l'ascension sociale... et surtout économique. Devenir membre du Parti n'est qu'une formalité pour qui veut progresser au-delà des limites de sa propre ascension. Mais nous parlons là des hautes sphères, ou tout du moins des sphères qui ne concernent pas le péquin moyen. Pour la plupart des gens, l'ascension sociale existe et est massive, et n'a absolument rien à voir avec le Parti. La plupart des gens qui font aujourd'hui partie de la classe moyenne ont un sort infiniment plus enviable que leurs parents ou grands-parents. Vous allez sans doute me rétorquer que le fait de vivre à Shanghai, contrairement à vous qui êtes allé récemment à Tianjin, enlève toute légitimité à mes propos. Et bien je vais vous apprendre quelque chose d'incroyable: j'ai déjà mis les pieds hors de Shanghai!
Et ce que j'y ai vu ne m'a vraiment pas donné l'impression de voir un pays totalitaire. Moins développé et plus conservateur que Shanghai, oui, mais les signes de modernisation économique et sociale sont maintenant presque partout.
Ma réponse On est bien d'accord sur les lignes générales mais pas le détail
Je ne suis pas d’accord sur ton analyse de l'ascension sociale. Si pour pouvoir monter sur le plus petit échelon de la "hiérarchie" sociale, il faut être membre du Parti, c’est une acceptation du dogme. Que cette acceptation soit une formalité faite avec plus ou moins (souvent moins) de réelle adhésion au dogme, cela n’en est pas moins un « contrat » dogmatique que tu signe avec le pouvoir. Si pour pouvoir continuer dans ton ascension sociale ou même y rester, il t’es strictement interdit de condamner le régime (donc le dogme), il t’es strictement interdit de communiquer avec l’étranger des « secrets d’état » comme ils les nomment (secret d’état étant par exemple l’histoire de la minorité ouïghour) sous peine de perdre ton statut social et te retrouver en taule pour 15 ans, alors OUI la Chine est totalitaire puisque pour faire quoi que se soit il FAUT être d’accord, du moins en apparence, avec le dogme.
Les chinois sont les spécialistes de la façade, tu le sais, donc ils détournent. Mais à mes yeux, et aux yeux de beaucoup d’analystes, la Chine reste une dictature totalitaire. J’ai du mal à dire la « Chine » alors que je devrais dire « le pouvoir chinois » ou « le Parti » parce que les chinois eux, ce qu’ils veulent majoritairement comme tout le monde, c’est plus de libertés, plus dans la gamelle, etc.
Alors concernant le développement social de la Chine je ne suis du tout pas d’accord avec toi. Heureusement que le sort des chinois est plus enviable aujourd’hui qu’il y a 30 ans… Je suis encore moins d'accord avec toi sur répressions des "délits" (hum hum) d'opinion, ... Mais mais mais… Je te propose de continuer cette conversation enrichissante dans un topic sur la Chine, ou dans un autre sur un « réflexion » parce qu’on s’éloigne vachement du topic de départ. Qu’en dis-tu ?
Tu as raison, je t'ai vouvoyé, par réflexe, mais c’est bien à toi que je parlais.
Voici le dernier post de Yangguizi et le mien. C’est donc à toi de réagir Yangguizi et à ceux qui désirent alimenter le débat évidemment et je serais ravis qu’il y en ai beaucoup d’autres qui se joignent à ces réflexions…
yangguizi : Tiens, le vouvoiement est de rigueur maintenant? Malgré la démonstration faite plus haut à notingtong, je partirai du principe que le "vous" s'adresse uniquement à moi et non pas à l'ensemble des intervenants.
Bien que mes propos aient infiniment moins de légitimité que ceux d'un aussi éminent sinologue que... "vous", et n'ayant pas moi eu l'honneur de fréquenter les geôles chinoises, je me permettrais tout de même de vous rappeler que je n'ai jamais dit que la Chine était un modèle de démocratie et de respect des droits de l'homme. Mais puisque vous avez commencé à jouer sur les mots et à disserter sur le sens le plus strict des mots (ex: xénophobie), je me suis permis de faire de même avec le totalitarisme. Et pourquoi d'ailleurs me serais-je gêné? Non, bien sûr que non la Chine n'est plus totalitaire, elle n'a absolument aucun dogme à faire passer à son peuple, si ce n'est peut-être l'hilarante théorie des trois représentations.
Oui, bien sûr que oui il se commet en Chine de graves atteintes aux droits de l'homme. Mais la répression anti-dissidents n'en constitue qu'une infime partie. L'immense majorité des violations concerne de simples citoyens ayant eu la malchance de mettre le doigt - volontairement ou non - dans l'engrenage judiciaire chinois, qui est hors d'âge sur la plupart du territoire. D'autres ont eu la malchance d'être la victime de collusions d'intérêt politico-économiques et se sont vu spoliés de leurs maigres biens, sans possibilité sérieuse de recours. Les cas sont innombrables, et le récent scandale politico-financier qui a ébranlé les structures du pouvoir à Shanghai est une démonstration éclatante que "la vitrine" n'est pas épargnée.
Dans toute cette masse, la répression des délits d'opinion semble bien silencieuse, bien qu'on ne puisse la nier. Mais la plupart des chinois sont ainsi faits qu'ils n'ont absolument aucune opinion sur la gestion et la conduite du pays, et qu'ils n'ont absolument rien à foutre des dogmes ou des non-dogmes qu'on veut ou qu'on ne veut pas leur inculquer aujourd'hui. Le seul dogme c'est celui de l'ascension sociale... et surtout économique. Devenir membre du Parti n'est qu'une formalité pour qui veut progresser au-delà des limites de sa propre ascension. Mais nous parlons là des hautes sphères, ou tout du moins des sphères qui ne concernent pas le péquin moyen. Pour la plupart des gens, l'ascension sociale existe et est massive, et n'a absolument rien à voir avec le Parti. La plupart des gens qui font aujourd'hui partie de la classe moyenne ont un sort infiniment plus enviable que leurs parents ou grands-parents. Vous allez sans doute me rétorquer que le fait de vivre à Shanghai, contrairement à vous qui êtes allé récemment à Tianjin, enlève toute légitimité à mes propos. Et bien je vais vous apprendre quelque chose d'incroyable: j'ai déjà mis les pieds hors de Shanghai!
Et ce que j'y ai vu ne m'a vraiment pas donné l'impression de voir un pays totalitaire. Moins développé et plus conservateur que Shanghai, oui, mais les signes de modernisation économique et sociale sont maintenant presque partout.
Ma réponse On est bien d'accord sur les lignes générales mais pas le détail
Je ne suis pas d’accord sur ton analyse de l'ascension sociale. Si pour pouvoir monter sur le plus petit échelon de la "hiérarchie" sociale, il faut être membre du Parti, c’est une acceptation du dogme. Que cette acceptation soit une formalité faite avec plus ou moins (souvent moins) de réelle adhésion au dogme, cela n’en est pas moins un « contrat » dogmatique que tu signe avec le pouvoir. Si pour pouvoir continuer dans ton ascension sociale ou même y rester, il t’es strictement interdit de condamner le régime (donc le dogme), il t’es strictement interdit de communiquer avec l’étranger des « secrets d’état » comme ils les nomment (secret d’état étant par exemple l’histoire de la minorité ouïghour) sous peine de perdre ton statut social et te retrouver en taule pour 15 ans, alors OUI la Chine est totalitaire puisque pour faire quoi que se soit il FAUT être d’accord, du moins en apparence, avec le dogme.
Les chinois sont les spécialistes de la façade, tu le sais, donc ils détournent. Mais à mes yeux, et aux yeux de beaucoup d’analystes, la Chine reste une dictature totalitaire. J’ai du mal à dire la « Chine » alors que je devrais dire « le pouvoir chinois » ou « le Parti » parce que les chinois eux, ce qu’ils veulent majoritairement comme tout le monde, c’est plus de libertés, plus dans la gamelle, etc.
Alors concernant le développement social de la Chine je ne suis du tout pas d’accord avec toi. Heureusement que le sort des chinois est plus enviable aujourd’hui qu’il y a 30 ans… Je suis encore moins d'accord avec toi sur répressions des "délits" (hum hum) d'opinion, ... Mais mais mais… Je te propose de continuer cette conversation enrichissante dans un topic sur la Chine, ou dans un autre sur un « réflexion » parce qu’on s’éloigne vachement du topic de départ. Qu’en dis-tu ?
Tu as raison, je t'ai vouvoyé, par réflexe, mais c’est bien à toi que je parlais.
La bataille de Koh Chang (17 janvier 1941)
Le 17 janvier 1941 .Les farangs sets battent les Thais 😉.. http://www.netmarine.net/bat/croiseur/lamotte/kohchang/index.htm
LE SAVIEZ VOUS ????????/ vos impressions sur cette page de l, histoire ....!!!
Les Thais se sont -ils venges .????🤪
A+ NTT
LE SAVIEZ VOUS ????????/ vos impressions sur cette page de l, histoire ....!!!
Les Thais se sont -ils venges .????🤪
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