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Mongolie en solo en été 2011?
Bonjour a Tous !
J'envisage l'année prochaine de vivre la Mongolie pendant un voire deux mois (ou entre les deux), je suis passionné de voyage, et je reviens tout juste d'un voyage solo en Inde du sud de deux mois également. J'aimerais tenter cependant une nouvelle expérience, en Mongolie, pays qui m'attire particulièrement depuis que je suis assez jeune, cependant, je suis conscient des grandes difficulté qu'un tel voyage peut représenter, je suis encore jeune, j'aurais dix-neuf ans dans quelques semaines, donc j'irais sur mes vingts ans lors du voyage, et (SURPRISE !) je déteste les voyage organisé. J'ai donc l'ambition de visiter ce pays par mes propres moyens, ou les moyens mis a disposition de tous, les transports publics, j'ai déjà lu la majeure partie des posts concernant cette destinations, cependant, c'est toujours plus agréable d'avoir son post avec quelques conseils personnalisés...
Bien sur, même si l'idée d'aller côtoyer les mongols et les steppes date, j'ai seulement pris conscience qu'il était possible de réaliser ce voyage pendant que j'étais en Inde, je suis donc aux prémices de la préparations même. j'ai les informations essentielles sur tout ce qui touche a l'administratif, au sanitaire, a la préparation quoi, cependant, j'avoues que je suis un peu perdu quand a l'immensité de ce voyage et les conditions dans lesquelles je devrais l'effectuer. Ainsi, si je réfléchis a ce voyage tant de temps a l'avance, c'est bien sur dans l'espoir de combler mes lacunes dues a mon jeune âge, et surtout a la vie mongole et celle du baroudeur que je ne connais pas vraiment non plus, pour en dire plus a mon propos, je suis très débrouillard, et j'aime aller jusqu'au bout de ce que j'entreprends, je suis également très fier (malheureusement) mais cela peut avoir son avantage, puisque c'est toujours ce qui m'a permis d'aller au bout de moi même. A l'heure actuelle, je ne me sens bien évidemment pas prêt a réaliser ce voyage dans les conditions que j'imagines et qui feraient de moi un homme heureux ! l'idéal bien sur serait d'arpenter les steppes a cheval ( un peu a la façon de Mcanivet, d'ailleurs, si il voulait donner des nouvelles, ça serait cool) et de bivouaquer, cependant, j'avoues n'avoir ni une grande expérience de l'équitation (encore moins des chevaux mongols) ni du camping sauvage dans ces conditions et en solitaire.
Ma premiere interrogations s'adresse aux voyageurs ayant déjà vécu la Mongolie dans ces conditions, est ce jouable humainement dans mon cas ? je voyagerais en sac a dos, pour le moment a pied et seul, c'est a dire sans guide. je souhaite absolument rester le temps maximum sur place, c'est pourquoi je me demandais si il ne valait mieux pas consacrer une partie de son temps a la préparation avec un guide qui pourrait montrer comment me débrouiller ou comment m'occuper d'un cheval, les règles de bivouacs en Mongolie et les bases de son pays et de sa culture, puis au terme de cette première phase ( une semaine ou deux) voler de mes propres ailes ?
D'autres part, il y a bien évidement la question du budget qui entre en compte, étant étudiant, je n'ai bien évidement que de faibles ressources, cependant, j'ai quelques économies qui attendent patiemment un tel voyage pour changer de propriétaire. j'ai lu sur différents post les prix que coutent les différentes locations, et le voyage me semble viable au niveau tarifaire si je voyage dans les conditions que j'ai énoncé en premier, cependant, je n'aurais clairement pas les moyens de payer un guide pour deux mois (Environs 10-12 euros par jour) que pensez vous de ça ? En Inde par exemple, je dépensais environs 7 euros par jour, mais mon budget était de 18, est il possible de partir avec un budget équivalent ? 1000 euros (ou un peu plus) pour un mois et demi / deux mois (sans avion ni formalité administrative) mais par contre en englobant toute dépense sur place (même le cheval). Sinon j'ai aussi pris connaissance de la possibilité de recevoir une bourse par la fondation de France "Zellidja", si je trouves un projet adéquat, et qui me tient a coeur (autant dire qu'il y en a beaucoup, il me faudrait juste les formuler) pensez vous qu'il est possible de bénéficier de ces bourses ? Si quelqu'un est déjà parti grâce a celles ci, son expérience m'intéresse.
Une autre difficulté, surtout dans ces conditions, la barrière de la langue. Je ne parle pas mongol, et pas russe non plus, bien sur, comme dans tout pays que je visite, j'apprendrais avant et au début du voyage, les rudiments, cependant dois profiter du temps d'avance que j'ai sur mon voyage pour apprendre sérieusement les bases ou est il possible de se débrouiller sans ? Je suis étudiant a la fac, en deuxième année de droit, j'aurais donc beaucoup de travail, c'est pourquoi je pose la question, apprendre une langue demande de l'investissement, surtout quand elle est si éloignée de la langue maternelle. Les mongols parlent ils russe en général ? Ou seulement dans les grandes villes et lieux touristique ? (si j'apprends les rudiments du russes, pourrais je me faire comprendre ? )
Je fais encore une fois face a d'autres difficultés, pour un premier voyage, sans passer par une agence, il est difficile de se rendre compte d'un itinéraire précis, je veux bien sur voir le plus de paysage possible, cependant, je ne veux en aucun cas que ce soit au détriment de la qualité de mon voyage, j'aime prendre mon temps (chose que j'ai découverte en Inde) et bien sur, outre les paysages, j'aimerais partager la culture mongole, mais pareillement, j'aimerais assez dormir chez l'habitant, dans les yourtes, cependant, je ne veux surtout pas être couteux, ou un fardeau pour mes hôtes qui m'accueillerai au motif de leur culture accueillante (Je ne sais pas si c'est très clair, je préfère dormir dans mon bivouac et n'être un fardeau pour personne que d'être accueilli et par conséquent couter a une famille, bien sur, je connais les règles d'hospitalité et je donnerais en échange cadeau ou même argent mais je ne veux surtout pas gêner, et je n'aurais pas les moyens de dormir chez l'habitant tout les jours et de le rémunérer a la hauteur de son accueil.) Pour en revenir a l'itinéraire, avez vous des suggestions quand a celui le plus adapté a ce type de voyage dans mes conditions ?
Ce post s'éternise bien sur, plus j'écris plus je ressent le besoin de le compléter, je reviendrais donc point par point sur mes différent(e)s problèmes/questions.
Merci d'Avance,
Amicalement FONK.
J'envisage l'année prochaine de vivre la Mongolie pendant un voire deux mois (ou entre les deux), je suis passionné de voyage, et je reviens tout juste d'un voyage solo en Inde du sud de deux mois également. J'aimerais tenter cependant une nouvelle expérience, en Mongolie, pays qui m'attire particulièrement depuis que je suis assez jeune, cependant, je suis conscient des grandes difficulté qu'un tel voyage peut représenter, je suis encore jeune, j'aurais dix-neuf ans dans quelques semaines, donc j'irais sur mes vingts ans lors du voyage, et (SURPRISE !) je déteste les voyage organisé. J'ai donc l'ambition de visiter ce pays par mes propres moyens, ou les moyens mis a disposition de tous, les transports publics, j'ai déjà lu la majeure partie des posts concernant cette destinations, cependant, c'est toujours plus agréable d'avoir son post avec quelques conseils personnalisés...
Bien sur, même si l'idée d'aller côtoyer les mongols et les steppes date, j'ai seulement pris conscience qu'il était possible de réaliser ce voyage pendant que j'étais en Inde, je suis donc aux prémices de la préparations même. j'ai les informations essentielles sur tout ce qui touche a l'administratif, au sanitaire, a la préparation quoi, cependant, j'avoues que je suis un peu perdu quand a l'immensité de ce voyage et les conditions dans lesquelles je devrais l'effectuer. Ainsi, si je réfléchis a ce voyage tant de temps a l'avance, c'est bien sur dans l'espoir de combler mes lacunes dues a mon jeune âge, et surtout a la vie mongole et celle du baroudeur que je ne connais pas vraiment non plus, pour en dire plus a mon propos, je suis très débrouillard, et j'aime aller jusqu'au bout de ce que j'entreprends, je suis également très fier (malheureusement) mais cela peut avoir son avantage, puisque c'est toujours ce qui m'a permis d'aller au bout de moi même. A l'heure actuelle, je ne me sens bien évidemment pas prêt a réaliser ce voyage dans les conditions que j'imagines et qui feraient de moi un homme heureux ! l'idéal bien sur serait d'arpenter les steppes a cheval ( un peu a la façon de Mcanivet, d'ailleurs, si il voulait donner des nouvelles, ça serait cool) et de bivouaquer, cependant, j'avoues n'avoir ni une grande expérience de l'équitation (encore moins des chevaux mongols) ni du camping sauvage dans ces conditions et en solitaire.
Ma premiere interrogations s'adresse aux voyageurs ayant déjà vécu la Mongolie dans ces conditions, est ce jouable humainement dans mon cas ? je voyagerais en sac a dos, pour le moment a pied et seul, c'est a dire sans guide. je souhaite absolument rester le temps maximum sur place, c'est pourquoi je me demandais si il ne valait mieux pas consacrer une partie de son temps a la préparation avec un guide qui pourrait montrer comment me débrouiller ou comment m'occuper d'un cheval, les règles de bivouacs en Mongolie et les bases de son pays et de sa culture, puis au terme de cette première phase ( une semaine ou deux) voler de mes propres ailes ?
D'autres part, il y a bien évidement la question du budget qui entre en compte, étant étudiant, je n'ai bien évidement que de faibles ressources, cependant, j'ai quelques économies qui attendent patiemment un tel voyage pour changer de propriétaire. j'ai lu sur différents post les prix que coutent les différentes locations, et le voyage me semble viable au niveau tarifaire si je voyage dans les conditions que j'ai énoncé en premier, cependant, je n'aurais clairement pas les moyens de payer un guide pour deux mois (Environs 10-12 euros par jour) que pensez vous de ça ? En Inde par exemple, je dépensais environs 7 euros par jour, mais mon budget était de 18, est il possible de partir avec un budget équivalent ? 1000 euros (ou un peu plus) pour un mois et demi / deux mois (sans avion ni formalité administrative) mais par contre en englobant toute dépense sur place (même le cheval). Sinon j'ai aussi pris connaissance de la possibilité de recevoir une bourse par la fondation de France "Zellidja", si je trouves un projet adéquat, et qui me tient a coeur (autant dire qu'il y en a beaucoup, il me faudrait juste les formuler) pensez vous qu'il est possible de bénéficier de ces bourses ? Si quelqu'un est déjà parti grâce a celles ci, son expérience m'intéresse.
Une autre difficulté, surtout dans ces conditions, la barrière de la langue. Je ne parle pas mongol, et pas russe non plus, bien sur, comme dans tout pays que je visite, j'apprendrais avant et au début du voyage, les rudiments, cependant dois profiter du temps d'avance que j'ai sur mon voyage pour apprendre sérieusement les bases ou est il possible de se débrouiller sans ? Je suis étudiant a la fac, en deuxième année de droit, j'aurais donc beaucoup de travail, c'est pourquoi je pose la question, apprendre une langue demande de l'investissement, surtout quand elle est si éloignée de la langue maternelle. Les mongols parlent ils russe en général ? Ou seulement dans les grandes villes et lieux touristique ? (si j'apprends les rudiments du russes, pourrais je me faire comprendre ? )
Je fais encore une fois face a d'autres difficultés, pour un premier voyage, sans passer par une agence, il est difficile de se rendre compte d'un itinéraire précis, je veux bien sur voir le plus de paysage possible, cependant, je ne veux en aucun cas que ce soit au détriment de la qualité de mon voyage, j'aime prendre mon temps (chose que j'ai découverte en Inde) et bien sur, outre les paysages, j'aimerais partager la culture mongole, mais pareillement, j'aimerais assez dormir chez l'habitant, dans les yourtes, cependant, je ne veux surtout pas être couteux, ou un fardeau pour mes hôtes qui m'accueillerai au motif de leur culture accueillante (Je ne sais pas si c'est très clair, je préfère dormir dans mon bivouac et n'être un fardeau pour personne que d'être accueilli et par conséquent couter a une famille, bien sur, je connais les règles d'hospitalité et je donnerais en échange cadeau ou même argent mais je ne veux surtout pas gêner, et je n'aurais pas les moyens de dormir chez l'habitant tout les jours et de le rémunérer a la hauteur de son accueil.) Pour en revenir a l'itinéraire, avez vous des suggestions quand a celui le plus adapté a ce type de voyage dans mes conditions ?
Ce post s'éternise bien sur, plus j'écris plus je ressent le besoin de le compléter, je reviendrais donc point par point sur mes différent(e)s problèmes/questions.
Merci d'Avance,
Amicalement FONK.
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin
Chères électrices, chers électeurs,
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Heureux qui comme Ulysse... et Pénélope!
A 3 heures de l’ultime vol de la British qui nous ramènera en Europe, on fait un peu le chemin à l’envers et on se dit que oui, on en aura bien rêvé.
Sans y croire un seul instant d’abord. Et puis le projet s’est concrétisé, petit à petit.
Au début, on se met à méditer naïvement, se projetant mentalement dans des images « cartes postales » qui nous font fantasmer depuis l’enfance (les steppes de Mongolie, les moais de l’île de Pâques, les hauts plateaux de Bolivie, les tribus reculées de Papouasie, les temples hindous d’une Inde mystérieuse, etc…). Les semaines passent et on continue en s’amusant innocemment à calculer des budgets, des durées possibles pour tel ou tel pays, des itinéraires idéaux mais irréalistes comptant forcément 10 000 destinations. On fait cela comme ca, juste pour rire bien sûr… Et puis vient un jour précis où l’évidence se fait criante et l’on ne peut plus reculer: il vous faudra partir ou le regretter chaque jour de votre vie.
Alors on l’a fait. On a largué les amarres. Sans but réel, sans expérience, sans savoir à quoi s’attendre. Juste pour l’avoir fait. c’était il y a un an. Depuis, on a vécu une seconde vie, en accéléré. Nous étions timides et naïfs les premiers mois, puis matures et plus à l’aise ensuite et enfin, depuis quelques semaines, nostalgiques et tournés vers le chemin accompli. On se dit qu’on a su mué lentement mais sûrement du statut de touriste à celui de « routards », de voyageurs longue-durée que j’espère plus ouvert, plus posé, plus à-même à regarder le monde. Et maintenant, déjà sur le retour d’une aventure dont je ne vous rappellerai pas les nombreux épisodes, que reste t-il de tout ca?
He bien Il y a, pêle-mêle, le gratifiant sentiment de devoir accompli, celui de plénitude apaisante, le plaisir d’avoir échangé ave tant de cultures si différentes, La richesse inouïe d’avoir côtoyé l’humble pêcheur papou, l’honneur d’avoir pu partagé un moment sincère avec le simple maraîcher birman. Le souvenir délicieux des rencontres enthousiastes avec d’autres voyageurs. La joie et la satisfaction d’avoir creusé tant que possible à la recherche de l’authentique et d’avoir toujours récolté bien plus qu’on ne l’avait soupçonné. Le réconfort bien sûr, d’avoir été suivis et soutenus par tant de proches. On aura aussi développé une conscience plus fine et plus concrète des défis écologiques et politiques de notre vaste planète, dont notre univers occidental ne représente à peine que 10%. Il y a aussi le rappel apaisant que la majorité de l’humanité vit encore sur les principes d’entraide et de confiance. On aura acquis la conviction que le bonheur ne vaut que s’il est partagé, que l’homme loin du tourisme de masse est originellement bon, la preuve que la générosité n’attend pas la richesse …
… Et puis soyons honnêtes, malgré tous les textes et toutes les photos de la terre, on présage déjà qu’il y aura toujours dans nos esprits l’écrasante frustration de ne pouvoir décrire que très grossièrement l’introspection inhérente à ce voyage et l’enrichissement individuel, idéologique, culturel et humain que cette aventure nous a légué. Bref, beaucoup d’émotions distinctes dont l’enchevêtrement forme un sac bien rempli que on espère porter pendant encore longtemps. Merci a vous tous de nous avoir suivis.
Voyagez. Longtemps.
les textes du voyage là: www.aroundthemonde.com/blog.php la première vidéo post-voyage ici: http://www.youtube.com/watch?v=wB4wE4nd1bo

Sans y croire un seul instant d’abord. Et puis le projet s’est concrétisé, petit à petit.
Au début, on se met à méditer naïvement, se projetant mentalement dans des images « cartes postales » qui nous font fantasmer depuis l’enfance (les steppes de Mongolie, les moais de l’île de Pâques, les hauts plateaux de Bolivie, les tribus reculées de Papouasie, les temples hindous d’une Inde mystérieuse, etc…). Les semaines passent et on continue en s’amusant innocemment à calculer des budgets, des durées possibles pour tel ou tel pays, des itinéraires idéaux mais irréalistes comptant forcément 10 000 destinations. On fait cela comme ca, juste pour rire bien sûr… Et puis vient un jour précis où l’évidence se fait criante et l’on ne peut plus reculer: il vous faudra partir ou le regretter chaque jour de votre vie.
Alors on l’a fait. On a largué les amarres. Sans but réel, sans expérience, sans savoir à quoi s’attendre. Juste pour l’avoir fait. c’était il y a un an. Depuis, on a vécu une seconde vie, en accéléré. Nous étions timides et naïfs les premiers mois, puis matures et plus à l’aise ensuite et enfin, depuis quelques semaines, nostalgiques et tournés vers le chemin accompli. On se dit qu’on a su mué lentement mais sûrement du statut de touriste à celui de « routards », de voyageurs longue-durée que j’espère plus ouvert, plus posé, plus à-même à regarder le monde. Et maintenant, déjà sur le retour d’une aventure dont je ne vous rappellerai pas les nombreux épisodes, que reste t-il de tout ca?
He bien Il y a, pêle-mêle, le gratifiant sentiment de devoir accompli, celui de plénitude apaisante, le plaisir d’avoir échangé ave tant de cultures si différentes, La richesse inouïe d’avoir côtoyé l’humble pêcheur papou, l’honneur d’avoir pu partagé un moment sincère avec le simple maraîcher birman. Le souvenir délicieux des rencontres enthousiastes avec d’autres voyageurs. La joie et la satisfaction d’avoir creusé tant que possible à la recherche de l’authentique et d’avoir toujours récolté bien plus qu’on ne l’avait soupçonné. Le réconfort bien sûr, d’avoir été suivis et soutenus par tant de proches. On aura aussi développé une conscience plus fine et plus concrète des défis écologiques et politiques de notre vaste planète, dont notre univers occidental ne représente à peine que 10%. Il y a aussi le rappel apaisant que la majorité de l’humanité vit encore sur les principes d’entraide et de confiance. On aura acquis la conviction que le bonheur ne vaut que s’il est partagé, que l’homme loin du tourisme de masse est originellement bon, la preuve que la générosité n’attend pas la richesse …
… Et puis soyons honnêtes, malgré tous les textes et toutes les photos de la terre, on présage déjà qu’il y aura toujours dans nos esprits l’écrasante frustration de ne pouvoir décrire que très grossièrement l’introspection inhérente à ce voyage et l’enrichissement individuel, idéologique, culturel et humain que cette aventure nous a légué. Bref, beaucoup d’émotions distinctes dont l’enchevêtrement forme un sac bien rempli que on espère porter pendant encore longtemps. Merci a vous tous de nous avoir suivis.
Voyagez. Longtemps.
les textes du voyage là: www.aroundthemonde.com/blog.php la première vidéo post-voyage ici: http://www.youtube.com/watch?v=wB4wE4nd1bo

Réservation du ferry de Tianjin (Chine) à Incheon (Corée du Sud)
Bonjour à tous
Je suis à la recherche d'infos pour réserver des billets de ferry de la chine (Tianjin) à la corée du sud (Incheon). Réservation par internet à l'avance pour demande de visa chinois pour Août
D'avance merci
Je suis à la recherche d'infos pour réserver des billets de ferry de la chine (Tianjin) à la corée du sud (Incheon). Réservation par internet à l'avance pour demande de visa chinois pour Août
D'avance merci
Périple de cinq mois à vélo en Asie du Sud-Est: quels risques?
Salut,
je pense partir debut janvier 2010 pour un periple de cinq mois en velo avec mon petit ami .On pensais traverser le vietnam, le cambodge, la thailande la birmanie jusqu"en inde en faisant peut etre qq morceaux en trains...
Mais en feuilletant des guides nous avons été un peu inquiets , ils parlent de nombreux serpents; de scorpions , de parasites intestinaux tres repandus et meme de mines anti personnelles!!
Qu'en pensez vous? Est ce vraiment tres risqué en velo? nous avons deja voyagez en afrique donc nous connaissons bien les mesures a prendre pour l'eau l'alimentation mais est ce que les conditions d'hygienes sont vraiment tres difficiles? Par ailleurs , est ce que le vol et les agressions sont tres frequents dans ses pays? merci de me faire part de vos experiences et de vos avis
Qu'en pensez vous? Est ce vraiment tres risqué en velo? nous avons deja voyagez en afrique donc nous connaissons bien les mesures a prendre pour l'eau l'alimentation mais est ce que les conditions d'hygienes sont vraiment tres difficiles? Par ailleurs , est ce que le vol et les agressions sont tres frequents dans ses pays? merci de me faire part de vos experiences et de vos avis
Itinéraire d'un tour du monde: votre avis?
Bonjour à tous,
Nous souhaitons effectuer un tour du monde d'un an avec un départ initialement prévu en octobre 2010 qui a finalement été décalé à septembre 2011. Nous aimerions connaitre votre avis sur notre itinéraire :
Septembre 2011 (1mois) : Transmongolien (Moscou -> Pékin) Octobre 2011 (3 semaines) : Népal (trek) Novembre 2011 (6 semaines) : Inde du nord Décembre 2011 (3 semaines) : Thailande Janvier 2012 (1 mois) : Vietnam + Cambodge Février-mars 2012 (2 mois) : Australie Fin mars 2012 (15j) : Nouvelle-Zélande Avril 2012 (3 semaines) : Chili Mai 2012 (3 semaines) : Pérou Fin mai - début juin 2012 (3 semaines) : Bolivie Juin - début juillet (5/6 semaines) : Argentine Fin juillet - aout (5/6 semaines) : Brésil
Voilà, nos périodes de voyage ont essentiellement été définis en fonction de notre date de départ (sept 2011) et des saisons / climats des différents pays que nous souhaitions traverser.
Quel est votre avis sur cet itinéraire ? Que feriez-vous différemment ? Nous sommes preneurs de toutes vos remarques/conseils pour nous aider à avancer !
A bientot,
VéRoNiCo.
Nous souhaitons effectuer un tour du monde d'un an avec un départ initialement prévu en octobre 2010 qui a finalement été décalé à septembre 2011. Nous aimerions connaitre votre avis sur notre itinéraire :
Septembre 2011 (1mois) : Transmongolien (Moscou -> Pékin) Octobre 2011 (3 semaines) : Népal (trek) Novembre 2011 (6 semaines) : Inde du nord Décembre 2011 (3 semaines) : Thailande Janvier 2012 (1 mois) : Vietnam + Cambodge Février-mars 2012 (2 mois) : Australie Fin mars 2012 (15j) : Nouvelle-Zélande Avril 2012 (3 semaines) : Chili Mai 2012 (3 semaines) : Pérou Fin mai - début juin 2012 (3 semaines) : Bolivie Juin - début juillet (5/6 semaines) : Argentine Fin juillet - aout (5/6 semaines) : Brésil
Voilà, nos périodes de voyage ont essentiellement été définis en fonction de notre date de départ (sept 2011) et des saisons / climats des différents pays que nous souhaitions traverser.
Quel est votre avis sur cet itinéraire ? Que feriez-vous différemment ? Nous sommes preneurs de toutes vos remarques/conseils pour nous aider à avancer !
A bientot,
VéRoNiCo.
Choisir un itinéraire en tour du monde?
Bonjour,
Ca y est il est prévu que je parte (si tout se déroule bien avant) en septembre pour faire mon tdm.
Evidemment je vais favoriser les pays que je ne connais pas. Alors ma question reste vague, mais pour ceux qui sont déjà partis qu'est ce que je ne dois pas louper ???😎😎😎
Au départ j'ai prévu pour le moment dans les grandes lignes :
- Costa Rica, NY (pour retrouver mon fils juste une escale)
- inde, népal (trekking)
- la réunion madagascar l'afrique du sud et retour en france par l'afrique (namibie mali..).
Seule avec mon sac à dos.
(je connais l'indonésie même si retournerais volontiers à Bali, l'amérique du sud avec le Pérou et l'équateur, Cuba j'adore mais déjà fait et pourtant...) L'australie trop grand à mon avis j'ai donc choisi de faire l'impasse.
Une envie complémentaire la Polynésie, mais je sais que c'est hors de prix, et existe t il des moyens de faire le tour des iles sans se ruiner ?
Un sens de "rotation" pour que cela coute moins cher ?
Voilà, je sais que c'est une question TRES ouverte, mais cette chance ne se reproduira pas de sitot, et je ne voudrais pas passer à coté de L ENDROIT à voir...et même si nous sommes tous différents dans ce genre d'aventure nous nous ressemblons bien un peu.😏😏😄 (sac à dos paysages et rencontres...)
Merci d' avance pour vos conseils.
(je connais l'indonésie même si retournerais volontiers à Bali, l'amérique du sud avec le Pérou et l'équateur, Cuba j'adore mais déjà fait et pourtant...) L'australie trop grand à mon avis j'ai donc choisi de faire l'impasse.
Une envie complémentaire la Polynésie, mais je sais que c'est hors de prix, et existe t il des moyens de faire le tour des iles sans se ruiner ?
Un sens de "rotation" pour que cela coute moins cher ?
Voilà, je sais que c'est une question TRES ouverte, mais cette chance ne se reproduira pas de sitot, et je ne voudrais pas passer à coté de L ENDROIT à voir...et même si nous sommes tous différents dans ce genre d'aventure nous nous ressemblons bien un peu.😏😏😄 (sac à dos paysages et rencontres...)
Merci d' avance pour vos conseils.
Séjour d'une semaine au Japon entre mi-juillet et mi-août
Bonsoir,
voilà je me lance, 🙂 je souhaite avec une amie effectuer un séjour au Japon d'une période de deux semaines entre la mi juillet et la mi aout, cependant j'ai peur que mon budget ne soit pas à la hauteur de ce voyage. j'ai jeté un coup d'oeil aux différentes discussions ainsi qu'a l'office du tourisme et je commence a douter😕 donc je fais appel à vous et à votre experience pour d'éventuel conseils. J'ai trouvé un billet d'avion pour cette période d'un montant de 650 euro, jai très peu d'idée concernant les villes à visiter, les monuments traditionnels et modernes. Vu les moyens financiers que j'ai, il m'est impossible de tout voir mais j'espère en garder un merveilleux souvenir. mon budget est d'environ 500 euro (hors prix du billet)!!!
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Cordialement
Assalam
voilà je me lance, 🙂 je souhaite avec une amie effectuer un séjour au Japon d'une période de deux semaines entre la mi juillet et la mi aout, cependant j'ai peur que mon budget ne soit pas à la hauteur de ce voyage. j'ai jeté un coup d'oeil aux différentes discussions ainsi qu'a l'office du tourisme et je commence a douter😕 donc je fais appel à vous et à votre experience pour d'éventuel conseils. J'ai trouvé un billet d'avion pour cette période d'un montant de 650 euro, jai très peu d'idée concernant les villes à visiter, les monuments traditionnels et modernes. Vu les moyens financiers que j'ai, il m'est impossible de tout voir mais j'espère en garder un merveilleux souvenir. mon budget est d'environ 500 euro (hors prix du billet)!!!
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Cordialement
Assalam
Petite escale de quelques jours: Hong Kong ou Singapour?
Bonjour à tous!!
J'aimerais avoir vos opinions concernant ces deux mégalopoles pour un petit arret de 4 à 7 jours.
Je serai au Philippines avant de me diriger vers l'Inde et je viens de réaliser que pour pas grand chose, je pourrais ajouter une destinaton à mon périple :) Et là, c'est ici que j'ai besoin de vous! Quel est votre coup de coeur? Hong Kong ou Singapour?
Bon... c'est pas tlm qui a visité les deux, alors je suis grand preneur de toutes informations (lieux à visiter, musée, ambiance, nourriture, climat (j'y serai en juin, la mousson touche les deux je crois?))
Voilà, si quelqun à un blog à partager je suis aussi grand preneur :) D'ici là, j'attends vos commentaires et suggestions!
Merci énormément :)
J'aimerais avoir vos opinions concernant ces deux mégalopoles pour un petit arret de 4 à 7 jours.
Je serai au Philippines avant de me diriger vers l'Inde et je viens de réaliser que pour pas grand chose, je pourrais ajouter une destinaton à mon périple :) Et là, c'est ici que j'ai besoin de vous! Quel est votre coup de coeur? Hong Kong ou Singapour?
Bon... c'est pas tlm qui a visité les deux, alors je suis grand preneur de toutes informations (lieux à visiter, musée, ambiance, nourriture, climat (j'y serai en juin, la mousson touche les deux je crois?))
Voilà, si quelqun à un blog à partager je suis aussi grand preneur :) D'ici là, j'attends vos commentaires et suggestions!
Merci énormément :)
Avis sur itinéraire d'un tour du monde?
Voilà, je compte partir dès aout/septembre à travers le monde avec un ami. On partirait idéalement un an.
On est très porté sur la marche à pieds (randonnée), sur le train, le bus et le stop. On voudrait par ailleurs éviter de recourir à l'avion (aïe)...
Au niveau de l'itinéraire, je pensais à du train jusqu'à Moscou (avec une escale en Europe de l'Est, transsibérien avec quelques arrêts jusqu'à Pékin. Jusque là ça va je pense... Ensuite on aurait deux options : soit un petit tour d'Asie (j'en ai énoooooooormément envie), soit directement une traversée du Pacifique jusqu'en Alaska (hard, je sais...). Dans tous les cas, on compte faire de la rando en Alaska puis redescendre le continent américain jusqu'à sa pointe basse (ushuaïa).
Le dilem serait idéalement de trouver un itinéraire à travers l'Asie de façon à aller dans les pays suivants (par ordre de priorité): Inde, Indonésie, Népal, Cambodge, Vietman, Laos, Birmanie et Taïlande. Première question, quel serait la "boucle" la plus logique à travers ces pays (sacrifice oblige, je me fais pas d'illusion) pour une durée de 4, 5 mois? (en comptant la traversée de la Chine et le retour à Pékin)
Ensuite, après ça on compte, comme je l'ai dis traverser le Pacifique jusqu'en Alaska (youpi!).
Merci pour votre aide précieuse
Au niveau de l'itinéraire, je pensais à du train jusqu'à Moscou (avec une escale en Europe de l'Est, transsibérien avec quelques arrêts jusqu'à Pékin. Jusque là ça va je pense... Ensuite on aurait deux options : soit un petit tour d'Asie (j'en ai énoooooooormément envie), soit directement une traversée du Pacifique jusqu'en Alaska (hard, je sais...). Dans tous les cas, on compte faire de la rando en Alaska puis redescendre le continent américain jusqu'à sa pointe basse (ushuaïa).
Le dilem serait idéalement de trouver un itinéraire à travers l'Asie de façon à aller dans les pays suivants (par ordre de priorité): Inde, Indonésie, Népal, Cambodge, Vietman, Laos, Birmanie et Taïlande. Première question, quel serait la "boucle" la plus logique à travers ces pays (sacrifice oblige, je me fais pas d'illusion) pour une durée de 4, 5 mois? (en comptant la traversée de la Chine et le retour à Pékin)
Ensuite, après ça on compte, comme je l'ai dis traverser le Pacifique jusqu'en Alaska (youpi!).
Merci pour votre aide précieuse
Qautre semaines aux Philippines en août 2010
Apres avoir parcouru pendant des heures, comme chaque année, ce forum toujours excessivement sympa et bourré d'info de la part de vous tous !!!!, pour préparer mon futur voyage, je n'arrive pas à me décider sur les iles des Philippines ou me poser cet été avec mes 2 ado !
Palawan (un vieux rêve vers El Nido) Bohol Sinquijor Guiminaras Panglao Negros
Nous partons 4 semaines et cette année, nous voulons voyager COOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOL (l'Inde l'été dernier nous ayant mis sur les genoux !!!!! mais que nous avons pu faire grace à quelqu'un de ce site qui nous a plus que renseigné à merveille :-))
En bref, se poser, profitez des gens, de la plage, visiter en douceur, plongée.
Mais sur quelle ile ? et comment se déplacer d'ile en ile ? cout ? temps ?
Merci de vos conseils, expériences et infos à tous et à toutes.
Nous ne recherchons pas le luxe (pas les moyens) ni les plans "dortoir sans eau chaude etc". Nous cherchons un juste milieu et adorons les endroits typiques et loin de la foule.
Enjoy
Palawan (un vieux rêve vers El Nido) Bohol Sinquijor Guiminaras Panglao Negros
Nous partons 4 semaines et cette année, nous voulons voyager COOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOL (l'Inde l'été dernier nous ayant mis sur les genoux !!!!! mais que nous avons pu faire grace à quelqu'un de ce site qui nous a plus que renseigné à merveille :-))
En bref, se poser, profitez des gens, de la plage, visiter en douceur, plongée.
Mais sur quelle ile ? et comment se déplacer d'ile en ile ? cout ? temps ?
Merci de vos conseils, expériences et infos à tous et à toutes.
Nous ne recherchons pas le luxe (pas les moyens) ni les plans "dortoir sans eau chaude etc". Nous cherchons un juste milieu et adorons les endroits typiques et loin de la foule.
Enjoy
Coûts journaliers d'un tour du monde par pays?
Nous démarrons notre tour du monde en octobre 2010. Nous partons à deux pour 1 an.
Nous avons lu pas mal d'informations sur VF, mais nous n'avons pas trouvé de réponses sur certains sujets.
Nous souhaitons aller sur les destinations suivantes : - Afrique noire : Afrique du Sud , Madagascar, Namibie - Amérique Latine : Argentine, Chili, Bolivie, Colombie - Amérique Centrale : Guatemala, Mexique, Cuba - Amérique du Nord : Californie, Arizona, Texas - Asie : Inde, Népal, Cambodge, Laos, Vietman, Thailande, Chine, Japon - Océanie : Australie
Nous n'avons pas encore défini les durées pendant lesquelles nous serons dans ces pays ; ni le sens de notre TDM et nous avons conscience que nous ne pourrons pas tout faire en 1 an.
1. Nous sommes entrain de définir notre budget global et nous prévoyons entre 13000€ et 15000€ / personne. Cela vous semble t'il jouable ?
Nous n'arrivons pas à ce jour à déterminer les coûts journaliers dans chacun de ces pays, information primordiale pour savoir combien de temps nous pouvons y rester sans mettre à mal notre budget. Pourriez-vous nous faire part de vos commentaires là-dessus ?
2. Par rapport aux pays choisis sur chaque continent, lesquels vous semblent-ils incontournables ?
3. Dans les infos lues sur les tourmondistes, peu vont en Afrique noire. Y at'il une raison à cela ?
4. Pour le retour d'un TDM, comment avez vous fait ? avez vous prévu une réserve d'argent et combien? comment avez vous sécurisé votre retour (logement ; assedics; autres...).
Merci beaucoup pour vos réponses. Nous sommes impatients de partir!!!
Nous avons lu pas mal d'informations sur VF, mais nous n'avons pas trouvé de réponses sur certains sujets.
Nous souhaitons aller sur les destinations suivantes : - Afrique noire : Afrique du Sud , Madagascar, Namibie - Amérique Latine : Argentine, Chili, Bolivie, Colombie - Amérique Centrale : Guatemala, Mexique, Cuba - Amérique du Nord : Californie, Arizona, Texas - Asie : Inde, Népal, Cambodge, Laos, Vietman, Thailande, Chine, Japon - Océanie : Australie
Nous n'avons pas encore défini les durées pendant lesquelles nous serons dans ces pays ; ni le sens de notre TDM et nous avons conscience que nous ne pourrons pas tout faire en 1 an.
1. Nous sommes entrain de définir notre budget global et nous prévoyons entre 13000€ et 15000€ / personne. Cela vous semble t'il jouable ?
Nous n'arrivons pas à ce jour à déterminer les coûts journaliers dans chacun de ces pays, information primordiale pour savoir combien de temps nous pouvons y rester sans mettre à mal notre budget. Pourriez-vous nous faire part de vos commentaires là-dessus ?
2. Par rapport aux pays choisis sur chaque continent, lesquels vous semblent-ils incontournables ?
3. Dans les infos lues sur les tourmondistes, peu vont en Afrique noire. Y at'il une raison à cela ?
4. Pour le retour d'un TDM, comment avez vous fait ? avez vous prévu une réserve d'argent et combien? comment avez vous sécurisé votre retour (logement ; assedics; autres...).
Merci beaucoup pour vos réponses. Nous sommes impatients de partir!!!
Cherche collaborateur(trice) pour le projet d'ouvrir une crêperie à l'étranger
Bonjour à tous,
Voilà je suis sur un projet de partir à l'étranger. Aujourd'hui je cherche à voyager mais également à travers ce voyage pourquoi pas un lieu ou il pourrait faire bon vivre pour y passer un peu plus de temps en ouvrant un restaurant / crêperie. Bref l'idée est de prendre soit un vélo équipé d'une remorque transformée en production à crêpe et galettes pour traverser les pays au rhytme des soirées crêpes improvisées sur les places de villages. Soit la deuxième hypothèse est de partir avec un surplus (contenant bilig et autre...) de bagage en avion et de voyager par transports terrestres dans le même esprit.
Pour me situer un peu je suis Cuisinier de formation et d'expérience et j'ai une formation et une courte expérience en tant que crêpier. J'ai eu l'occasion de voyager sur ces dernières années entre 2 emplois quelques mois en amérique du sud et quelques mois en inde.
Aujourd'hui je cherche une ou plusieurs personnes pour partager cette aventure de la conception du projet à sa mise en forme. Mais je cherche également des conseils, des remarques et des pistes de réflexion venant de tout un chacun.
Je vous remercie tous pour cette lecture et vous souhaite de bonnes fêtes.
Chaleureusement.
Yann.
Route Katmandou - Pokhara: arrêt à Dumre pour Bandipur (Népal)
Bonjour,
je finalise mon parcours encore et toujours pour mars 2010😄
j'ai prévu dans mon trajet un pti moment à Bandipur sur la route de katmandou à Pokhara.
J'ai pu lire dans le lonely planet que je dois m'arreter à Dumre pour prendre une jeep ensuite.
Ma question serait de savoir si je dois prendre un bus local a partir de Katmandou pour Dumre? (le même qui va a Pokhara surement non? et dans ce cas je peux demander de m'arreter là??).
ou est ce que avec un bus touristique c'est possible (type greenline) en demandant un arret a Dumre en allant a Pokhara, ou suis je obligé vu que j'ai cette étape de prendre un bus local?
Merci d'avance pour vos réponses et vos experiences
je finalise mon parcours encore et toujours pour mars 2010😄
j'ai prévu dans mon trajet un pti moment à Bandipur sur la route de katmandou à Pokhara.
J'ai pu lire dans le lonely planet que je dois m'arreter à Dumre pour prendre une jeep ensuite.
Ma question serait de savoir si je dois prendre un bus local a partir de Katmandou pour Dumre? (le même qui va a Pokhara surement non? et dans ce cas je peux demander de m'arreter là??).
ou est ce que avec un bus touristique c'est possible (type greenline) en demandant un arret a Dumre en allant a Pokhara, ou suis je obligé vu que j'ai cette étape de prendre un bus local?
Merci d'avance pour vos réponses et vos experiences
Louer un 4x4 au Maroc pas cher pour la vallée du Dades?
Salut à tous!
Je prevois de faire un tour dans l'atlas, vallée du dades&co, en mars durant 15 jours avec mon homme.
Il me semble qu'un 4x4 est le véhicule le plus adapté. Simplement je n'ai pas du tout les 115 voir 130 (ca fait quand meme environ 1500 euros pour les 15 jours!!😮😮😮!) euros par jours que proposent les agences sur internet a mettre dans cette location.
Je recherche les bons plans, fiables, de location au depart de Casa, Rabat, Marakech; agadir, peu importe les billets ne sont pas pris!!
Si au passage vous avez des idées ou des suggestions de choses a ne pas louper dans le coin je suis toute ouie!!!
Ma page n'est pas a jour mais je propose des bons plans chine (pekin shanghai) thailande (sud est), inde (sud ouest), a qui veut!
Merci beaucoup de vos reponses🙂!
Marie
Je prevois de faire un tour dans l'atlas, vallée du dades&co, en mars durant 15 jours avec mon homme.
Il me semble qu'un 4x4 est le véhicule le plus adapté. Simplement je n'ai pas du tout les 115 voir 130 (ca fait quand meme environ 1500 euros pour les 15 jours!!😮😮😮!) euros par jours que proposent les agences sur internet a mettre dans cette location.
Je recherche les bons plans, fiables, de location au depart de Casa, Rabat, Marakech; agadir, peu importe les billets ne sont pas pris!!
Si au passage vous avez des idées ou des suggestions de choses a ne pas louper dans le coin je suis toute ouie!!!
Ma page n'est pas a jour mais je propose des bons plans chine (pekin shanghai) thailande (sud est), inde (sud ouest), a qui veut!
Merci beaucoup de vos reponses🙂!
Marie
Avis sur itinéraire de trois semaines en Tunisie
Bonjour,
Nous sommes en train de planifier un périple de 3 semaines en Tunisie via la magie du web (arrivée le 23 février 2010 à Tunis) . Nous faisons affaire en ligne avec l'agence de voyage "Tunisie Souvenir Travel" de Tunis et nous comptons faire le voyage en circuit autonome en voiture. Voici ce qui nous est proposé comme itinéraire:
1) Nuit à TUNIS (2 nuits) : visite de BARDO, SIDI BOU SAID, LAC ICHKEUL - 23 et 24 février 2) Nuit à KEF ou TEBOURSOUK (1nuit): visite de DOUGGA, CHEMTOU, BULLA REGIA - 25 février 3) Nuit à SBEITLA (1 nuit): visite de MAKTHAR dans le trajet - 26 février 4) Nuit à TOZEUR (3 nuits): visite de TOZEUR, TAMERZA, CHEBIKA, MIDES, NEFTA, METLAOUI et Lézard Rouge - 27-28 février et 1er mars 5) Nuit à DOUZ (1 nuit) - 2 mars 6) Nuit à MATMATA (1 nuit)- 3 mars 7) Nuit à DJERBA (1 nuit) - 4 mars 8) Excursion dans le désert - 5 au 7 mars 9) Nuit à DJERBA (3 nuits) (repos et cures) 7-8-9 mars 10) Nuit à KAIROUAN (1 nuit): visite de GABES dans le trajet - 10 mars 11) Nuit SOUSSE (1 nuit): En passant par EL JEM - 11 mars 12) Nuit à HAMMAMET (2nuits): visite des villages KELIBIA, NABEUL...et aussi ZAGHOUANE et THUBURBO MAJUS archéologique -12-13 mars 13) Nuit à Nuit à TUNIS (1 nuit)-14 mars Retour au Canada 15 mars.
Ce circuit m'embête car nous devrions nous rendre à Djerba avant de retourner vers le désert (c'est le seul bout qu'on voudrait faire avec un guide).
Connaissez-vous quelqu'un qui pourrait nous prendre en charge à Tozeur ou Douz le 2 mars et nous faire "vivre" le désert (en randonnée chamelière, mahérée ou autre) et qui nous laisserait à Matmata le 6 mars?
Nous sommes également ouverts à toutes autres suggestions, bien entendu! Nous sommes un couple de 40 et 46 ans et seront en plein voyage de noces.
Également, avez-vous des commentaires sur l'agence "Tunisie Souvenir travel" http://www.tunisie-souvenirs.com/
Merci de vos précieux renseignements! La Tunisie n'est pas à la porte du Québec.
Marianne
1) Nuit à TUNIS (2 nuits) : visite de BARDO, SIDI BOU SAID, LAC ICHKEUL - 23 et 24 février 2) Nuit à KEF ou TEBOURSOUK (1nuit): visite de DOUGGA, CHEMTOU, BULLA REGIA - 25 février 3) Nuit à SBEITLA (1 nuit): visite de MAKTHAR dans le trajet - 26 février 4) Nuit à TOZEUR (3 nuits): visite de TOZEUR, TAMERZA, CHEBIKA, MIDES, NEFTA, METLAOUI et Lézard Rouge - 27-28 février et 1er mars 5) Nuit à DOUZ (1 nuit) - 2 mars 6) Nuit à MATMATA (1 nuit)- 3 mars 7) Nuit à DJERBA (1 nuit) - 4 mars 8) Excursion dans le désert - 5 au 7 mars 9) Nuit à DJERBA (3 nuits) (repos et cures) 7-8-9 mars 10) Nuit à KAIROUAN (1 nuit): visite de GABES dans le trajet - 10 mars 11) Nuit SOUSSE (1 nuit): En passant par EL JEM - 11 mars 12) Nuit à HAMMAMET (2nuits): visite des villages KELIBIA, NABEUL...et aussi ZAGHOUANE et THUBURBO MAJUS archéologique -12-13 mars 13) Nuit à Nuit à TUNIS (1 nuit)-14 mars Retour au Canada 15 mars.
Ce circuit m'embête car nous devrions nous rendre à Djerba avant de retourner vers le désert (c'est le seul bout qu'on voudrait faire avec un guide).
Connaissez-vous quelqu'un qui pourrait nous prendre en charge à Tozeur ou Douz le 2 mars et nous faire "vivre" le désert (en randonnée chamelière, mahérée ou autre) et qui nous laisserait à Matmata le 6 mars?
Nous sommes également ouverts à toutes autres suggestions, bien entendu! Nous sommes un couple de 40 et 46 ans et seront en plein voyage de noces.
Également, avez-vous des commentaires sur l'agence "Tunisie Souvenir travel" http://www.tunisie-souvenirs.com/
Merci de vos précieux renseignements! La Tunisie n'est pas à la porte du Québec.
Marianne
Chang Mai et Luang Prabang avec un enfant de sept ans
Hello!
Nous partons dans 2 semaines pour chang mai et luang prabang avec notre fille de 7 ans. J'ai déjà visité ces régions il y a longtemps mais seule...
Là, je cherche des petites choses sympas à faire avec les enfants, comme des spectacles ou cours de dance, des petits treks en contacts avec les animaux ou justement quelque chose qui ne me vient pas en tête mais que vous avez dans la votre.
Nous avons voyagés en indonésie, thailande et inde et, par exemple, les cours de dance traditionnelles avec les enfants du coin, restent des moments exceptionnels!
Bon, enfin bref, si quelqu'un à une petite idée sur le sujet...welcome!
Bon, enfin bref, si quelqu'un à une petite idée sur le sujet...welcome!
Premier voyage en Mongolie: circuit pour une dizaine de jours?
Salut
Nous voulons tenter l’aventure en terre Mongole.
Nous ne connaissons absolument rien de ce pays et nous nous deroutons de notre tour du monde expres pour mieux le connaitre. Ainsi si vous avez un circuit type a nous conseiller d’une dizaine de jours en version authentique, nous serions ravis de vous lire.
Nous ne sommes pas contre de le faire pour moitiee a cheval et 2 jours 4x4 et le reste a pied, ou tout en meme temps…
Nous sommes de bons marcheurs rodes a ce type de profil…nous habitons les alpes et venont de faire un trek au Ladakh il y a peu après un autre costaud a l’ile de la reunion.
Nous n’avons pas des moyens illimites car nous avons un budget qui doit nous faire tenir encore pas mal de mois et dans differents pays plus ou moins dispendieux.
Mon reve : Assister a une chasse avec les aigles et galoper dans la steppe !
Question aussi en Vrac Des sacs a dos chauds peuvent ils se trouver a UB ? Nous n’en avons qu’a Temperature confort de 0C mais avec des vetements chauds et couvertures de survie entre autres..
Une agence sur place serieuse a nous conseiller ?
Les loups s’approchent ils des humains ? Nous sommes actuellement en Inde du Nord et pensons decoller pour UB pour fin septembre et rester 3 semaines sur place est ce une bonne periode Le visa peut il se prendre a l’aeroport ? si oui pour quell prix conseille ?
Merci de votre aide Nico 😉
Question aussi en Vrac Des sacs a dos chauds peuvent ils se trouver a UB ? Nous n’en avons qu’a Temperature confort de 0C mais avec des vetements chauds et couvertures de survie entre autres..
Une agence sur place serieuse a nous conseiller ?
Les loups s’approchent ils des humains ? Nous sommes actuellement en Inde du Nord et pensons decoller pour UB pour fin septembre et rester 3 semaines sur place est ce une bonne periode Le visa peut il se prendre a l’aeroport ? si oui pour quell prix conseille ?
Merci de votre aide Nico 😉
Essayer de me faire une idée plus positive de Bangkok
Bonjour,
Lors de mon premier voyage en Thailande, en 2006, seule, et premier voyage en asie, je dois avouer que à peine arrivée, ayant du mal à savoir où aller, et juste après une arnaque taxi, j'ai choisit la facilité et j'ai attérit à Kao San Road, le temps de partir ailleurs (le plus vite possible). Ces quelques jours à Bangkok ont été durs pour moi (j'ai eu mon lot d'arnaques, comme tout débutant) et meme si Kao Sand Road permets d'avoir tout à proximité, je ne suis pas restée sur une très bonne impression (bien que j'ai un bon souvenir du parc Lumphini et son calme qui m'a sauvée de la crise de nerfs, et des urgences à 4h du matin désertes et avec des docteurs agréables héhé 😛).
Je retourne en septembre en Thailande, et il y aura à nouveau un passage à bangkok, le temps de prendre les billets pour partir dans le nord. Je me dis que c'est dommage d'etre restée sur cette première impression, et qu'il doit y avoir des quartiers plus authentiques, plus zen, et moins bondés de touristes à tous les coins de rue.
Si vous avez des quartiers de Bangkok à me faire partager, je suis prenneuse (sachant que mon "type" de voyage c'est plutot peu de confort, premiers prix d'hotels, aucune organisation à l'avance, tout au feeling et rien d'imposé, en favorisant les contacts humain). Evidemment, j'ai conscience que 2 jours à Bangkok, dans une capitale, de passage, ne collent pas vraiment avec la façon dont je vis les vacances, c'est impossible, mais celà peut permettre de donner une vague idée de ce que je fuis (les super mega complexes avec piscine et clim, les stands de scorpion grillés, et les rues remplies de tee-shirts pour hippies occidentaux 🙂) De plus, j'aimerais bien que ce deuxième arret me fasse voir cette ville de façon plus agréable. La seule chose que j'aurais besoin de trouver sur place : un agence honnète pour billets de train et bus.
Merci de vos conseils !
Lors de mon premier voyage en Thailande, en 2006, seule, et premier voyage en asie, je dois avouer que à peine arrivée, ayant du mal à savoir où aller, et juste après une arnaque taxi, j'ai choisit la facilité et j'ai attérit à Kao San Road, le temps de partir ailleurs (le plus vite possible). Ces quelques jours à Bangkok ont été durs pour moi (j'ai eu mon lot d'arnaques, comme tout débutant) et meme si Kao Sand Road permets d'avoir tout à proximité, je ne suis pas restée sur une très bonne impression (bien que j'ai un bon souvenir du parc Lumphini et son calme qui m'a sauvée de la crise de nerfs, et des urgences à 4h du matin désertes et avec des docteurs agréables héhé 😛).
Je retourne en septembre en Thailande, et il y aura à nouveau un passage à bangkok, le temps de prendre les billets pour partir dans le nord. Je me dis que c'est dommage d'etre restée sur cette première impression, et qu'il doit y avoir des quartiers plus authentiques, plus zen, et moins bondés de touristes à tous les coins de rue.
Si vous avez des quartiers de Bangkok à me faire partager, je suis prenneuse (sachant que mon "type" de voyage c'est plutot peu de confort, premiers prix d'hotels, aucune organisation à l'avance, tout au feeling et rien d'imposé, en favorisant les contacts humain). Evidemment, j'ai conscience que 2 jours à Bangkok, dans une capitale, de passage, ne collent pas vraiment avec la façon dont je vis les vacances, c'est impossible, mais celà peut permettre de donner une vague idée de ce que je fuis (les super mega complexes avec piscine et clim, les stands de scorpion grillés, et les rues remplies de tee-shirts pour hippies occidentaux 🙂) De plus, j'aimerais bien que ce deuxième arret me fasse voir cette ville de façon plus agréable. La seule chose que j'aurais besoin de trouver sur place : un agence honnète pour billets de train et bus.
Merci de vos conseils !
Passer un hiver dans un village de l'Atlas au Maroc!
Bonjour,
J'ai pas mal reflechi dernierement et surtout apres plusieurs voyage a travers le monde, je commence a m'interesser a mon pays d'origine. Quand je decouvre les recits de randonnées et de voyage dans l'atlas marocain ainsi que les photos, je me rends compte que je ne l'ai jamais viste comme je l'ai fait pour la Birmanie, l'indonesie ou l'inde ou on trouve des paysages de montagnes tout aussi fascinants.
Donc je commence a caresser l'idée de passer quelques mois de l'hiver et/ou début printemps prochains (apres une virée au moyen orient) dans un endroit dans la montagne marocaine.
J'ai envie de vivre en ignorant tout le confort ou j'ai vecu jusque la, de le faire avec les gens du cru et de decouvrir le mode vie de la paysannerie montagnarde, car au fond de moi j'ai cette certitude que je finirais mes vieux jours dans une petite maison enpierre seche au fin fond du bled et en cultivant un petit potager.
Quel coin de l'atlas me conseillez vous en prenant en consideration les points suivants:
- Un village Habité par des berberes qui parlent le tachelhit (car j'aimerais bien apprendre cette langue meme si je parle l'arabe marocain)
- Un environnement naturel assez verdoyant, si possible une foret a proximité et puis la possibilité de chutes de neige (au minimum sur les cretes alentours) sans pour autant que ca puisse bloquer tout comme dans certaines parties du moyen atlas
- une agriculture vivriere variée, pour pouvoir apprendre le plus possible des gens et de leurs techniques
- Bien evidement, la possibilité de se faire herbeger en location independante ou en famille contre loyer bien evidement
- Si possible assez d'attractions( souks, paysages pittoresques ....ect...) aux alentours pour faire quelques petites randonnées
- un tissu social qui tire encore la majorité de ses benefices de la terre (elevage ou agriculture) et peu ou pas du tourisme ou du labeur en ville.
- Etre capable de rallier une ville en une journée de route grand max
Est ce que vous croyez que ce projet est faisable? Dans quelle region? village? Quel budget approximatif? Quels seraient les avantages et inconvenients de cette aventure?
Merci par avance de votre aide
Cordialement
J'ai pas mal reflechi dernierement et surtout apres plusieurs voyage a travers le monde, je commence a m'interesser a mon pays d'origine. Quand je decouvre les recits de randonnées et de voyage dans l'atlas marocain ainsi que les photos, je me rends compte que je ne l'ai jamais viste comme je l'ai fait pour la Birmanie, l'indonesie ou l'inde ou on trouve des paysages de montagnes tout aussi fascinants.
Donc je commence a caresser l'idée de passer quelques mois de l'hiver et/ou début printemps prochains (apres une virée au moyen orient) dans un endroit dans la montagne marocaine.
J'ai envie de vivre en ignorant tout le confort ou j'ai vecu jusque la, de le faire avec les gens du cru et de decouvrir le mode vie de la paysannerie montagnarde, car au fond de moi j'ai cette certitude que je finirais mes vieux jours dans une petite maison enpierre seche au fin fond du bled et en cultivant un petit potager.
Quel coin de l'atlas me conseillez vous en prenant en consideration les points suivants:
- Un village Habité par des berberes qui parlent le tachelhit (car j'aimerais bien apprendre cette langue meme si je parle l'arabe marocain)
- Un environnement naturel assez verdoyant, si possible une foret a proximité et puis la possibilité de chutes de neige (au minimum sur les cretes alentours) sans pour autant que ca puisse bloquer tout comme dans certaines parties du moyen atlas
- une agriculture vivriere variée, pour pouvoir apprendre le plus possible des gens et de leurs techniques
- Bien evidement, la possibilité de se faire herbeger en location independante ou en famille contre loyer bien evidement
- Si possible assez d'attractions( souks, paysages pittoresques ....ect...) aux alentours pour faire quelques petites randonnées
- un tissu social qui tire encore la majorité de ses benefices de la terre (elevage ou agriculture) et peu ou pas du tourisme ou du labeur en ville.
- Etre capable de rallier une ville en une journée de route grand max
Est ce que vous croyez que ce projet est faisable? Dans quelle region? village? Quel budget approximatif? Quels seraient les avantages et inconvenients de cette aventure?
Merci par avance de votre aide
Cordialement











