Results for "Roumanie"
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Trajet, temps et parcours Szeged (Hongrie) - Varna (Bulgarie)?
Bonjour,
Qui pourrait me donner des infos sur ce trajet, temps de parcours, état de parcours, ....
Viamichelin me donne 11h13 pour 907 Km de route avec seulement 174 Km d'autoroute...🤪
Merci pour vos témoignages...
Qui pourrait me donner des infos sur ce trajet, temps de parcours, état de parcours, ....
Viamichelin me donne 11h13 pour 907 Km de route avec seulement 174 Km d'autoroute...🤪
Merci pour vos témoignages...
Sud de la France-Istanbul en 125 cc
Bonjour à tous ,
Voila avec un amis nous avons decidé de tenter l'aventure en faisant France Istanbul , avec comme intention particulière de bien visiter la croatie et la Grece de fond en comble en deux mois . Le voyage aller retour ne sera que en moto en passant un maximum par les petite routes . Nous voudrions traverser l'Italie , la Slovénie , Croatie , Bosnie , Serbie, Macedoine Grece et Turquie . Sachant que nous fairons le meme passage au retour mais genre a l'aller nous passerions plutot par l'ouest de chaques pays , et au retour plutot par l'est . J'avais cependant quelques questions a vous soumettre puisque c'est la premiere fois que je vais tenter un voyage aussi long . Nous voudrions plutot faire le systeme camping avec un séjour a l'hotel toute les semaines au moins . Mais pour ce qui est du camping , d'abord si certains d'entre vous pourrait un peut m'expliquer combien coute et comment fonctionne le systeme des campings dans ce genre de pays . Si jamais il était possible de camper en pleine nature . J'ai aussi beaucoup entendu parlé de dormir chez l'habitant mais comment vous y prenniez vous et combien vous leur laissiez pour une nuit ?
Aussi pour ce qui est du trajet nous utiliserons vraissemblablement des cartes routieres , mais vous quelle genre cartes utilisez vous ? quelle echelle ? et ou vous les fournissiez vous .
Et enfin , nous comptons faire le trajet en 125 cc Honda XLS ( Histoire de ne pas partir a l'aventure qu'a moitié ), qui aura bien sur subis une révision au prealable . Trouvé vous cela exagéré de tenter l'aventure avec une si vieille moto meme si elle est en parfaite etat ? Puis une question que je me pose juste comme ça , ce serait de faire ce trajet , mais a deux sur une 125 XLS ? pensez vous que cela soit réalisable ? Cette derniere question est plus a titre informatif . Nous ne comptons pas faire plus 400 km au grand maximum par jour . ( cela dépendra des étapes ) .
Je vous remercie pour votre aide .
XAM
Voila avec un amis nous avons decidé de tenter l'aventure en faisant France Istanbul , avec comme intention particulière de bien visiter la croatie et la Grece de fond en comble en deux mois . Le voyage aller retour ne sera que en moto en passant un maximum par les petite routes . Nous voudrions traverser l'Italie , la Slovénie , Croatie , Bosnie , Serbie, Macedoine Grece et Turquie . Sachant que nous fairons le meme passage au retour mais genre a l'aller nous passerions plutot par l'ouest de chaques pays , et au retour plutot par l'est . J'avais cependant quelques questions a vous soumettre puisque c'est la premiere fois que je vais tenter un voyage aussi long . Nous voudrions plutot faire le systeme camping avec un séjour a l'hotel toute les semaines au moins . Mais pour ce qui est du camping , d'abord si certains d'entre vous pourrait un peut m'expliquer combien coute et comment fonctionne le systeme des campings dans ce genre de pays . Si jamais il était possible de camper en pleine nature . J'ai aussi beaucoup entendu parlé de dormir chez l'habitant mais comment vous y prenniez vous et combien vous leur laissiez pour une nuit ?
Aussi pour ce qui est du trajet nous utiliserons vraissemblablement des cartes routieres , mais vous quelle genre cartes utilisez vous ? quelle echelle ? et ou vous les fournissiez vous .
Et enfin , nous comptons faire le trajet en 125 cc Honda XLS ( Histoire de ne pas partir a l'aventure qu'a moitié ), qui aura bien sur subis une révision au prealable . Trouvé vous cela exagéré de tenter l'aventure avec une si vieille moto meme si elle est en parfaite etat ? Puis une question que je me pose juste comme ça , ce serait de faire ce trajet , mais a deux sur une 125 XLS ? pensez vous que cela soit réalisable ? Cette derniere question est plus a titre informatif . Nous ne comptons pas faire plus 400 km au grand maximum par jour . ( cela dépendra des étapes ) .
Je vous remercie pour votre aide .
XAM
Voyage en Suède avec un carte d'identité périmée
Tout d'abord bonjour à tous,
etant donné que aucune réponse n'as été apportée au sujet un peu similaire, je doit partir en Suède du 10 au 13 septembre avant la reprise des cours. Problème je viens de voir que ma CI se périme le 9 Septembre 2009... j'ai fait une demande à la mairie hier, et habitant un petit village j'ai pu expliquer que c'est vraiment urgent donc la secretaire fera vraiment le maximum mais je sais que c'est impossible d'avoir ma nouvelle carte le 9 septembre. (embarquement à 6h30 le 10.). Est ce que cela peut passer si j'amene mon ancienne CI + attestion de demande de nouvelle CI + permis de conduire (qui normalement est considérer comme piece d'identité au meme niveau que la CI selon la cour de cassation) et ayant un billet aller/retour ? Cordialement
etant donné que aucune réponse n'as été apportée au sujet un peu similaire, je doit partir en Suède du 10 au 13 septembre avant la reprise des cours. Problème je viens de voir que ma CI se périme le 9 Septembre 2009... j'ai fait une demande à la mairie hier, et habitant un petit village j'ai pu expliquer que c'est vraiment urgent donc la secretaire fera vraiment le maximum mais je sais que c'est impossible d'avoir ma nouvelle carte le 9 septembre. (embarquement à 6h30 le 10.). Est ce que cela peut passer si j'amene mon ancienne CI + attestion de demande de nouvelle CI + permis de conduire (qui normalement est considérer comme piece d'identité au meme niveau que la CI selon la cour de cassation) et ayant un billet aller/retour ? Cordialement
Vivre à Sao Paulo (Brésil)
bonjour,
Je suis expat et vis actuellement a puerto rico, mais la boite de mon mari nous mute a sau paulo. J'ai 2 enfants de 3 et 8 ans. Je voudrais avoir des informations sur la vie la bas. L'insecurite n'est elle pas trop grande pour vivre avec des enfants? comment le gere t on au quotidien?
Connaissez vous une ecole americaine ou anglaise. Je sais qu'il y a le lycee pasteur mais mes enfants sont dans le systeme anglais depuis le debut.
On m'a parle comme quartier sympa de vila Nova, moema ou Morumbi. Mon mari travaille a Tambore. Est ce jouable? ca parait loin et la circulation difficile.
Merci pour vos infos
Voyage à vélo en Europe pour 2011
Bonjour à tous
Je suis un jeune homme de bientôt 17 ans et j'aimerais partir pour le début de l'été 2011 en voyage à vélo et faire un grand tour de celle-ci incluant une trentaine de pays dont certains moins approfondis. J'ai été en Europe au mois de mars dernier ave l'école et j'ai adoré. Je fais Berlin-Dresden-Prague-Cracovie-Budapest en seulement 10 jours😉 et j'y ai trouvé une passion pour le voyage. Mon voyage serait d'une durée approximative de 8 à 12 mois tout dépendant des températures et de l'argent en banque(donc le taux de change) et sera beaucoup plus relaxant que mon dernier(4-5 jours par ville) et je compte repasser dans tous les villes que je suis passé au printemps dernier. Donc, j'aurais plusieurs questions à poser aux voyageurs expérimentés que vous êtes. Et je sais qu'un voyage doit être préparer des mois et des mois d'avance.
1-Ma première question est par où dois-je partir(Europe de l'Est, Balkans, Europe de l'Ouest, Europe du Nord, Europe Centrale) si je veux partir à la fin du mois de mai(quand le cegep(*1) finira) pour avoir des températures clémentes et du soleil? Devrias-je aller ¨Clock-Wise¨ ou ¨Counter-Clock¨?
2-Quelles sont les destinations à ne pas manquer si je veux voir un peu de tout(histoire, culture, mer, montagne, festival, sports...) que ce soit des grandes villes ou de magnifiques petits villages?
3-Mon vélo est-il adéquat pour ce voyage? C'est un Giant Yukon avec pneu de route. Allez voir le lien suivant. http://www.bikepedia.com/...=Yukon&Type=bike . Bon il ressemble à celui-ci mais en un peu meilleur et avec pédales à clip et...)
4-Devrais-je apporter ma caméra numérique Reflex si je voyagerais seul(j'en suis pas certain de le faire seul ou à plusieurs)?
5- Est-ce que Londres vaut la peine d'y aller vu les prix assez chers et le taux de change catastrophique pour les Canadiens(1 livre vaut environ 2$ canadien😕)?
6- Devrais-je inclure dans mon budget un téléphone cellulaire intelligent(communément appelé portable chez les Français) qui inclut les interurbains et l'Internet(tethering(*2)) pour alimenter un blog? Et est-ce que le signal va être reçu un peu partout en Europe en bande GSM?
7-Trouves-t-on des accès internet libres(Wifi) un peu partout en Europe?
8-Les pistes cyclables sont-elles pratiquables un peu partout en Europe?
9- Voyager seul est-il sécuritaire pour un jeune de 18 ans avec tous ces baggages?
10-Combien d'argent devrais-je prévoir pour ce long périple si je vis en faisant du camping sauvage et quelques fois des auberges de jeunesse pour laver mon linge et moi-même bien-sûr?
(*1)= Après le lycée pour les Français si je ne trompe pas)🤪. (*2)= Le tethering est un moyen de se connecter à l'internet sur son ordinateur portable à partir de l'internet de son cellulaire)
Bon je pense que mon message est assez complexe et si j'ai d'autres questions, je vais les bloguer sur ce site.
Et il me reste seulement qu'à attendre. Et si quelqu'un de 18-19 ans voudrait faire ce voyage ou une partie de celui-ci, qu'il se manifeste.
Merci d'avance pour vos réponses🙂.
Philippe
Je suis un jeune homme de bientôt 17 ans et j'aimerais partir pour le début de l'été 2011 en voyage à vélo et faire un grand tour de celle-ci incluant une trentaine de pays dont certains moins approfondis. J'ai été en Europe au mois de mars dernier ave l'école et j'ai adoré. Je fais Berlin-Dresden-Prague-Cracovie-Budapest en seulement 10 jours😉 et j'y ai trouvé une passion pour le voyage. Mon voyage serait d'une durée approximative de 8 à 12 mois tout dépendant des températures et de l'argent en banque(donc le taux de change) et sera beaucoup plus relaxant que mon dernier(4-5 jours par ville) et je compte repasser dans tous les villes que je suis passé au printemps dernier. Donc, j'aurais plusieurs questions à poser aux voyageurs expérimentés que vous êtes. Et je sais qu'un voyage doit être préparer des mois et des mois d'avance.
1-Ma première question est par où dois-je partir(Europe de l'Est, Balkans, Europe de l'Ouest, Europe du Nord, Europe Centrale) si je veux partir à la fin du mois de mai(quand le cegep(*1) finira) pour avoir des températures clémentes et du soleil? Devrias-je aller ¨Clock-Wise¨ ou ¨Counter-Clock¨?
2-Quelles sont les destinations à ne pas manquer si je veux voir un peu de tout(histoire, culture, mer, montagne, festival, sports...) que ce soit des grandes villes ou de magnifiques petits villages?
3-Mon vélo est-il adéquat pour ce voyage? C'est un Giant Yukon avec pneu de route. Allez voir le lien suivant. http://www.bikepedia.com/...=Yukon&Type=bike . Bon il ressemble à celui-ci mais en un peu meilleur et avec pédales à clip et...)
4-Devrais-je apporter ma caméra numérique Reflex si je voyagerais seul(j'en suis pas certain de le faire seul ou à plusieurs)?
5- Est-ce que Londres vaut la peine d'y aller vu les prix assez chers et le taux de change catastrophique pour les Canadiens(1 livre vaut environ 2$ canadien😕)?
6- Devrais-je inclure dans mon budget un téléphone cellulaire intelligent(communément appelé portable chez les Français) qui inclut les interurbains et l'Internet(tethering(*2)) pour alimenter un blog? Et est-ce que le signal va être reçu un peu partout en Europe en bande GSM?
7-Trouves-t-on des accès internet libres(Wifi) un peu partout en Europe?
8-Les pistes cyclables sont-elles pratiquables un peu partout en Europe?
9- Voyager seul est-il sécuritaire pour un jeune de 18 ans avec tous ces baggages?
10-Combien d'argent devrais-je prévoir pour ce long périple si je vis en faisant du camping sauvage et quelques fois des auberges de jeunesse pour laver mon linge et moi-même bien-sûr?
(*1)= Après le lycée pour les Français si je ne trompe pas)🤪. (*2)= Le tethering est un moyen de se connecter à l'internet sur son ordinateur portable à partir de l'internet de son cellulaire)
Bon je pense que mon message est assez complexe et si j'ai d'autres questions, je vais les bloguer sur ce site.
Et il me reste seulement qu'à attendre. Et si quelqu'un de 18-19 ans voudrait faire ce voyage ou une partie de celui-ci, qu'il se manifeste.
Merci d'avance pour vos réponses🙂.
Philippe
Improvisation Nomade (4) Turquie
Un train pour Istanbul.
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voil��es… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voil��es… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Douanes en correspondance pour le vol Los Angeles-Toulouse?
Bonjour,
Je me pose la question suivante : dans le cas d'un vol Los Angeles - Toulouse, à quelle moment s'effectuera la vérification des bagages soutes par la douane ? Existe il, comme à Roissy, des douaniers à la sortie de la zone bagages ?
Merci d'avance !
Je me pose la question suivante : dans le cas d'un vol Los Angeles - Toulouse, à quelle moment s'effectuera la vérification des bagages soutes par la douane ? Existe il, comme à Roissy, des douaniers à la sortie de la zone bagages ?
Merci d'avance !
Myair: suspension de licence
La Cie a vue sa licence suspendue en urgence par l'ENAC
http://www.cyberpresse.ca/voyage/200907/22/01-886427-la-compagnie-a-rabais-myair-perd-sa-licence-de-vol.php
Pour le moment elle semble reporter ses passagers sur d'autres vols/Cies jusqu'a quand ?
Suspension jusqu'a quand ?
Assez flou tout ça !
Stationnements en Europe: compliqué et cher?
Bonjour, je me demandais si le stationnement en Europe était compliquer et cher.
Je souhaitais faire le tour de l'Europe en 6 mois avec des amis et nous avions penser utiliser une voiture. Cependant, dépendamment des frais qu'occassionerait la voiture dans le stationnement et la complication de se trouver du stationnement. Est-il mieux de prendre le train, car avec ce que j'ai calculer il était moins dispendieux de se procurer une voiture et d'en payer les dépenses à 3 (sans compter le stationnement et tout les autres frais que je ne pense pas à ce moment) que de prendre le train.
Merci de vos réponses ! 🙂
Je souhaitais faire le tour de l'Europe en 6 mois avec des amis et nous avions penser utiliser une voiture. Cependant, dépendamment des frais qu'occassionerait la voiture dans le stationnement et la complication de se trouver du stationnement. Est-il mieux de prendre le train, car avec ce que j'ai calculer il était moins dispendieux de se procurer une voiture et d'en payer les dépenses à 3 (sans compter le stationnement et tout les autres frais que je ne pense pas à ce moment) que de prendre le train.
Merci de vos réponses ! 🙂
Étudier la médecine à Madagascar
Bonjour à tous,
c'est la période des vacances mais il faut déjà penser à la rentrée prochaine.
Alors j'ai un jeune bachelier sous les bras qui aimerait étudier la médecine. Au lieu de le faire ici au Cameroun, je préfèrerais qu'il se rende à Madagascar, car on m'a dit beaucoup de bien des faculté là-bas.
Mais ne connaissant absolument rien sur ce pays, j'aimerais connaitre l'expérience des étudiants étrangers là-bas, sur le pays, la monnaie, les facultés de médecine, les procédures d'inscription, la date de rentrée, le coût de la vie...
Merci à tous!
Carte 12-15 pour économiser sur tous les trains d'Europe?
Bonjour, je voudrais poster quelques petites questions
est-ce-que la carte 12-15 peut être acheter en espagne?
est-ce-qu'on peut économiser sur tous les trains d'europe (entre autre barcelone paris?)
est-ce-qu'elle peut être acheter par un citoyen non UE
et combien elle coute.
Merci !
Gagaouzie: territoire imaginaire ou bien réel?
PARTIE 1 : EN ROUTE POUR LA MOLDAVIE
L'est m'a toujours attiré. Il y a 15 ans, la Hongrie ou la Pologne, cela me semblait déjà être le bout du monde. Puis, à force de mes pérégrinations aux confins de notre continent, un pays m'a toujours attiré et résisté : la Moldavie. Un ou des pays, car la Moldavie, c'est aussi une république autonome auto-proclamée, la Transniestrie, reconnue par personne sauf par la Russie. Une république qui possède pourtant sa propre milice, ses propres douaniers, sa propre monnaie et qui conserve l'alphabet cyrillique au contraire du reste du pays. La Moldavie, c'est aussi un petit bout de territoire morcelé, découpé : la Gagaouzie. Territoire inconu, sans doute sorti de l'imaginaire d'Hergé, qui a pourtant connu sa lutte pour l'indépendance pour finalement obtenir le statut de république autonome au sein de la Moldavie.
De la Gagaouzie, peu d'informations en filtre. Les récits sur le web sont quasiment inexistants tout comme les guides de voyage. Tout au plus peut-on découvrir une photo de Comrat la capitale. D'où l'idée de lever un coin du voile, découvrir ce peuple turcophone de l'ex-URSS, voir le quotidien de ce peuple.
Pour m'accompagner dans ce voyage, j'ai proposé à mon père de me suivre. Dix ans après un séjour mémorable à vélo dans les pays Baltes, je souhaitais revivre une telle expérience, une telle complicité. Mais hors de question de lui annoncer la destination avant de partir : il aurait sans doute pris peur de l'inconnu, ou, au mieux, peur de ces contrées soit disant hostiles.
Atteindre la Gagaouzie, cela se mérite. Hors de question de prendre l'avion mais c'est au prix d'un long baroud en train que je veux l'atteindre. Enfin, atteindre la frontière moldave, car après, on verra bien. De Namur, en Belgique, tout d'abord en route pour Strasbourg, dans un train à destination de Zurich. Mon père pense alors que nous allons vers Venise, terre de ma bell-famille où mon épouse se rend. A Strasbourg, petite halte dans une brasserie nommée l'Orient-Express, premier indice de notre destinée. Car le majestueux Orient-Express d'il y a un siècle s'est réduit à peau de chagrin, soit un 'simple' Strasbourg-Vienne en train couchette ordinaire. Pourtant, le confort est là. Et après une bouteille de vin allemand partagée avec les collègues du compartiment, on se réveille dans des paysages innondés, le Danude ayant une nouvelle fois poussé une petite pointe hors de son lit. Atteindre Budapest ne nécessite que quelques heures. Arriver à Budapest Keleti m'émeut toujours un peu malgré mes nombreux passages par ici car je repose ainsi le pied sur la terre de mes ancêtres. La Hongrie, c'est vraiment le chaînon entre l'est et l'ouest. L'endroit où les habitudes commencent à changer, où on hume une culture qui devient différente de la nôtre en Belgique. Au hasard des nos déambulations, une petite cave cachée nous acceuille pour un repas simple mais savoureux. Ensuite, direction Cluj Napoca. A ce moment, plus besoin de faire tourner le tête de mon père pour lui cacher la destination, car il est de toute façon perdu. Evidemment, l'objet de la destination finale est un sujet de discussion omniprésent. On joue alors à un petit jeu : toutes les 10 gares qu'il parvient à identifier, il peut regarder la carte pour examiner notre progression. Bien qu'il comprenne que l'on ne va pas vers le sud, les idées fusent: Roumanie, Ukraine, Serbie, ... Quoi qu'il en soit, il espère arriver avant la nuit ! Au détour d'une pause sur un quai, un autre voyageur nous demande ce que nous allons faire en Roumanie. Ca y est, il a un indice en plus et est persuadé alors que nous partons pour les Carpates. Pourtant, après un souper à Cluj, nous prenons notre cinquième convoi ferré à destination de Iasi. Cette fois, le confort de la veille fera défaut. Nous pénétrons dans un compartiment déjà occuppé où il ne reste que les couchettes supérieures. La chaleur est étouffante et nous prend à la gorge. Les fenêtres sont condamnées et pourtant l'air conditionné ne fonctionne pas. A quoi bon toute cette modernité, un bon courrant d'air fait tellement du bien ! Vers 9 heures nous atteignons Iasi, à une trentaine de kilomètres de la frontière moldave. Mon paternel est à présent au courant de la destination. Devant son impatience, j'ai craqué et lui ai offert un petit livre sur la Gagaouzie. Un grand éclat de rire fut la seule réaction. Direction alors une autre gare au bout de la ville pour connaître l'heure de départ d'un train vers la Moldavie. Cinq heures d'attente, cela fait un peu beaucoup. Nous partons alors vers la gare des bus, et ce n'est pas mieux. Retour à la gare. Une heure avant le départ, nous passons la douane côté roumain. Au travers d'un orage très violent, nous découvrons alors une vieille locomotive diesel tirant péniblement un unique wagon. Il s'agit bien du train international pour Ungheni. Le wagon est quasiment vide et a du mal à contenir les litres d'eau tombant du ciel à l'extérieur. Une fois le convoi ébranlé, nous franchissons rapidement le Prut marquant la frontière. La douane moldave est une formalité et nous traversons les voies pour nous rendre à la gare nationale plutôt qu'internationale. Un train est annoncé dans peu de temps. Mais quel train ! Alors qu'après 50 heures de voyage, nous n'aspirons plus qu'à atteindre Chisinau, la capitale, le plus rapidement possible, il s'agit d'un long convoi de voitures en bois datant sans doute des années 30 qui mettra plus 3h30 pour parcourir les 120 kilomètres. Bien que peu rempli au départ, le nombre de voyageurs ne fait qu'augmenter au gré des haltes tous les cinq kilomètres. C'est finalement dans une gare moderne que nous atteignons Chisinau et terminons ainsi cette grande traversée de l'Union.
A suivre...
L'est m'a toujours attiré. Il y a 15 ans, la Hongrie ou la Pologne, cela me semblait déjà être le bout du monde. Puis, à force de mes pérégrinations aux confins de notre continent, un pays m'a toujours attiré et résisté : la Moldavie. Un ou des pays, car la Moldavie, c'est aussi une république autonome auto-proclamée, la Transniestrie, reconnue par personne sauf par la Russie. Une république qui possède pourtant sa propre milice, ses propres douaniers, sa propre monnaie et qui conserve l'alphabet cyrillique au contraire du reste du pays. La Moldavie, c'est aussi un petit bout de territoire morcelé, découpé : la Gagaouzie. Territoire inconu, sans doute sorti de l'imaginaire d'Hergé, qui a pourtant connu sa lutte pour l'indépendance pour finalement obtenir le statut de république autonome au sein de la Moldavie.
De la Gagaouzie, peu d'informations en filtre. Les récits sur le web sont quasiment inexistants tout comme les guides de voyage. Tout au plus peut-on découvrir une photo de Comrat la capitale. D'où l'idée de lever un coin du voile, découvrir ce peuple turcophone de l'ex-URSS, voir le quotidien de ce peuple.
Pour m'accompagner dans ce voyage, j'ai proposé à mon père de me suivre. Dix ans après un séjour mémorable à vélo dans les pays Baltes, je souhaitais revivre une telle expérience, une telle complicité. Mais hors de question de lui annoncer la destination avant de partir : il aurait sans doute pris peur de l'inconnu, ou, au mieux, peur de ces contrées soit disant hostiles.
Atteindre la Gagaouzie, cela se mérite. Hors de question de prendre l'avion mais c'est au prix d'un long baroud en train que je veux l'atteindre. Enfin, atteindre la frontière moldave, car après, on verra bien. De Namur, en Belgique, tout d'abord en route pour Strasbourg, dans un train à destination de Zurich. Mon père pense alors que nous allons vers Venise, terre de ma bell-famille où mon épouse se rend. A Strasbourg, petite halte dans une brasserie nommée l'Orient-Express, premier indice de notre destinée. Car le majestueux Orient-Express d'il y a un siècle s'est réduit à peau de chagrin, soit un 'simple' Strasbourg-Vienne en train couchette ordinaire. Pourtant, le confort est là. Et après une bouteille de vin allemand partagée avec les collègues du compartiment, on se réveille dans des paysages innondés, le Danude ayant une nouvelle fois poussé une petite pointe hors de son lit. Atteindre Budapest ne nécessite que quelques heures. Arriver à Budapest Keleti m'émeut toujours un peu malgré mes nombreux passages par ici car je repose ainsi le pied sur la terre de mes ancêtres. La Hongrie, c'est vraiment le chaînon entre l'est et l'ouest. L'endroit où les habitudes commencent à changer, où on hume une culture qui devient différente de la nôtre en Belgique. Au hasard des nos déambulations, une petite cave cachée nous acceuille pour un repas simple mais savoureux. Ensuite, direction Cluj Napoca. A ce moment, plus besoin de faire tourner le tête de mon père pour lui cacher la destination, car il est de toute façon perdu. Evidemment, l'objet de la destination finale est un sujet de discussion omniprésent. On joue alors à un petit jeu : toutes les 10 gares qu'il parvient à identifier, il peut regarder la carte pour examiner notre progression. Bien qu'il comprenne que l'on ne va pas vers le sud, les idées fusent: Roumanie, Ukraine, Serbie, ... Quoi qu'il en soit, il espère arriver avant la nuit ! Au détour d'une pause sur un quai, un autre voyageur nous demande ce que nous allons faire en Roumanie. Ca y est, il a un indice en plus et est persuadé alors que nous partons pour les Carpates. Pourtant, après un souper à Cluj, nous prenons notre cinquième convoi ferré à destination de Iasi. Cette fois, le confort de la veille fera défaut. Nous pénétrons dans un compartiment déjà occuppé où il ne reste que les couchettes supérieures. La chaleur est étouffante et nous prend à la gorge. Les fenêtres sont condamnées et pourtant l'air conditionné ne fonctionne pas. A quoi bon toute cette modernité, un bon courrant d'air fait tellement du bien ! Vers 9 heures nous atteignons Iasi, à une trentaine de kilomètres de la frontière moldave. Mon paternel est à présent au courant de la destination. Devant son impatience, j'ai craqué et lui ai offert un petit livre sur la Gagaouzie. Un grand éclat de rire fut la seule réaction. Direction alors une autre gare au bout de la ville pour connaître l'heure de départ d'un train vers la Moldavie. Cinq heures d'attente, cela fait un peu beaucoup. Nous partons alors vers la gare des bus, et ce n'est pas mieux. Retour à la gare. Une heure avant le départ, nous passons la douane côté roumain. Au travers d'un orage très violent, nous découvrons alors une vieille locomotive diesel tirant péniblement un unique wagon. Il s'agit bien du train international pour Ungheni. Le wagon est quasiment vide et a du mal à contenir les litres d'eau tombant du ciel à l'extérieur. Une fois le convoi ébranlé, nous franchissons rapidement le Prut marquant la frontière. La douane moldave est une formalité et nous traversons les voies pour nous rendre à la gare nationale plutôt qu'internationale. Un train est annoncé dans peu de temps. Mais quel train ! Alors qu'après 50 heures de voyage, nous n'aspirons plus qu'à atteindre Chisinau, la capitale, le plus rapidement possible, il s'agit d'un long convoi de voitures en bois datant sans doute des années 30 qui mettra plus 3h30 pour parcourir les 120 kilomètres. Bien que peu rempli au départ, le nombre de voyageurs ne fait qu'augmenter au gré des haltes tous les cinq kilomètres. C'est finalement dans une gare moderne que nous atteignons Chisinau et terminons ainsi cette grande traversée de l'Union.
A suivre...
Achat de billets interrail (urgent)
bonjour je compte acheter les billet interrail 10jr en 22jr de ma copine et moi
les apercu d'expedition du colis estime au alentour du 22juillet si je les achete maintenant et je pars le 2 aout est ce que c'est risqué?ou je dois prendre le colis expres a 30€?
sauf si on peut les acheter sur place dans une gare?
et accepte t'ils les cheques au cas ou je n'arrive pas a payer par CB visa (j'ai deja eu un probleme )?
merci que sur leurs sites pour avoir des informations c'est la galère bon journée terence
merci que sur leurs sites pour avoir des informations c'est la galère bon journée terence
Tour d'Europe en camping-car
Bonjour à tous.
Comme vous le savez (pour ceux qui ont lu ma présentation), j'organise un tour d'Europe de Aout 2010 à décembre 2010.
Je vous écrit pour avoir quelques informations, propositions, etc... sur l'itinéraire de ce tour : les questions que je me pose et que vous avez peut-être une réponse sont écrites en gras dans cet itinéraire
J'ai pour idée de commencer par le Nord. Départ d'Epalinges (une ville aux environs de Lausanne, Suisse) pour monter jusqu'en Allemagne (Stuttgart, Franckfurt) puis la Belgique (Bruxelles) Y'a t'il d'autres villes interessantes à visiter ? Pour passer en Hollande (Eindhoven et Amsterdam) Et ici ? Ensuite on repasse en Allemagne (Brême, Hambourg) Et on attaque le Danemark (Copenhague) Et ici ?
On passe par le pont (je connais pas son nom) pour rejoindre la Suède (jusqu'à Stockholm) Puis la Norvège (Oslo) Et ensuite longer les Fjords jusqu'a Alta (tout au Nord) Y'a t'il des villes intéressantes à proximité des Fjords ? Pour après redescendre sur La Finlande et atteindre le coté Ouest du pays (Oulu, et descendre à Helsinki toujours en longeant la côte ouest) Et ici, sur la côte ouest ?
Ensuite en descend dans les pays de l'est en passant par la Russie (St-Petersbourg)
Les 3 petits pays (Estonie : Tallinn, Lettonie : Riga, Lituanie : Vilnius)
Pour ensuite visiter la Pologne (et sa capitale, Varsovie)
Ensuite la c'est un peu flou : Visiter Berlin à ce moment la ? Ou même avant, au départ, ou pas du tout ?
Pour aller ensuite en Rép. Tchèque (Prague) et l'Autriche (Vienne)
Je passe ensuite par la Hongrie (Budapest)
Par la suite, je passe en Serbie (Belgrade), en Roumanie (Bucarest) et en Bulgarie (Sofia) Est-ce que c'est des pays sûrs ? Ou dangereux ?
Et la je fais une grande halte en Grèce (Visite de plusieurs villes et plusieurs îles) A part, Athènes, quelles villes sont intéressantes à visiter ? Quelles îles me conseilleriez-vous ? (d'ailleurs comment s'appelle celle qui a que des bâtiments blancs ?) Une fois la grande halte finie, je remonte par l'albanie J'ai entendu que c'était un pays assez sûr, sympa, contrairement aux idées reçues, Qu'en dites-vous ?
Puis le Montenegro, Bosnie-Herzegovie, et enfin la Croatie (Ou j'ai entendu que des éloges sur ce pays) Les capitales de ces pays valent-elles le coup ? J'avoue que je n'y connais rien pour ces pays
Puis la slovénie Est-ce que je passe d'une traite pour rejoindre l'Italie ou certaines villes sont-elles incontournables ?
Faire ensuite un ptit tour en Italie : Venise, Rome, Florence, Milan sont les villes que j'aimerais visiter. (Surtout Rome et Florence)
Je continue ensuite par le sud de la France (Montpellier en particulier, peut-être un endroit que j'aimerais habiter quelques temps, plus tard)
Toujours en longeant la méditerrannée, on rejoint l'Espagne et on longe le coté est et sud (Barcelone, Tarragona, Valence, Alicante, Cartagène, Gibraltar, Séville)
On traverse ensuite le portugal (Porto, Lisbonne)
et on reprend le coté nord de l'Espagne Qu'y a t'il d'intéressant sur ce coté nord de l'Espagne ?
Je remonte ensuite en France jusqu'à Bordeaux et aussi la Dune de Pyla qui se situe tout prêt. Y'aurait quoi comme autres villes sympa entre l'Espagne et Bordeaux ?
Et ensuite, je fini par Paris et son musée du Louvres !!
Ce voyage me servira, déjà à m'évader de la Suisse que j'ai assez vu ^^ Réaliser des projets artistiques plus cool les uns que les autres Créer un bracelet ou chaque perle représente un pays visité (un peu mon passeport, mon tableau de chasse) Sa fait quand même plus de 25 perles (28 sans la suisse) Et évidemment réaliser un de mes rêves !!
Nous seront 2 (la 2ème personne n'a toujours pas été trouvé ... Aie aie aie)
Voilà, si vous avez des réponses sur les questions que je me poses, des suggestions sur n'importe quoi d'autres je suis tout ouïe !
J'attend vos commentaires avec impatience
Comme vous le savez (pour ceux qui ont lu ma présentation), j'organise un tour d'Europe de Aout 2010 à décembre 2010.
Je vous écrit pour avoir quelques informations, propositions, etc... sur l'itinéraire de ce tour : les questions que je me pose et que vous avez peut-être une réponse sont écrites en gras dans cet itinéraire
J'ai pour idée de commencer par le Nord. Départ d'Epalinges (une ville aux environs de Lausanne, Suisse) pour monter jusqu'en Allemagne (Stuttgart, Franckfurt) puis la Belgique (Bruxelles) Y'a t'il d'autres villes interessantes à visiter ? Pour passer en Hollande (Eindhoven et Amsterdam) Et ici ? Ensuite on repasse en Allemagne (Brême, Hambourg) Et on attaque le Danemark (Copenhague) Et ici ?
On passe par le pont (je connais pas son nom) pour rejoindre la Suède (jusqu'à Stockholm) Puis la Norvège (Oslo) Et ensuite longer les Fjords jusqu'a Alta (tout au Nord) Y'a t'il des villes intéressantes à proximité des Fjords ? Pour après redescendre sur La Finlande et atteindre le coté Ouest du pays (Oulu, et descendre à Helsinki toujours en longeant la côte ouest) Et ici, sur la côte ouest ?
Ensuite en descend dans les pays de l'est en passant par la Russie (St-Petersbourg)
Les 3 petits pays (Estonie : Tallinn, Lettonie : Riga, Lituanie : Vilnius)
Pour ensuite visiter la Pologne (et sa capitale, Varsovie)
Ensuite la c'est un peu flou : Visiter Berlin à ce moment la ? Ou même avant, au départ, ou pas du tout ?
Pour aller ensuite en Rép. Tchèque (Prague) et l'Autriche (Vienne)
Je passe ensuite par la Hongrie (Budapest)
Par la suite, je passe en Serbie (Belgrade), en Roumanie (Bucarest) et en Bulgarie (Sofia) Est-ce que c'est des pays sûrs ? Ou dangereux ?
Et la je fais une grande halte en Grèce (Visite de plusieurs villes et plusieurs îles) A part, Athènes, quelles villes sont intéressantes à visiter ? Quelles îles me conseilleriez-vous ? (d'ailleurs comment s'appelle celle qui a que des bâtiments blancs ?) Une fois la grande halte finie, je remonte par l'albanie J'ai entendu que c'était un pays assez sûr, sympa, contrairement aux idées reçues, Qu'en dites-vous ?
Puis le Montenegro, Bosnie-Herzegovie, et enfin la Croatie (Ou j'ai entendu que des éloges sur ce pays) Les capitales de ces pays valent-elles le coup ? J'avoue que je n'y connais rien pour ces pays
Puis la slovénie Est-ce que je passe d'une traite pour rejoindre l'Italie ou certaines villes sont-elles incontournables ?
Faire ensuite un ptit tour en Italie : Venise, Rome, Florence, Milan sont les villes que j'aimerais visiter. (Surtout Rome et Florence)
Je continue ensuite par le sud de la France (Montpellier en particulier, peut-être un endroit que j'aimerais habiter quelques temps, plus tard)
Toujours en longeant la méditerrannée, on rejoint l'Espagne et on longe le coté est et sud (Barcelone, Tarragona, Valence, Alicante, Cartagène, Gibraltar, Séville)
On traverse ensuite le portugal (Porto, Lisbonne)
et on reprend le coté nord de l'Espagne Qu'y a t'il d'intéressant sur ce coté nord de l'Espagne ?
Je remonte ensuite en France jusqu'à Bordeaux et aussi la Dune de Pyla qui se situe tout prêt. Y'aurait quoi comme autres villes sympa entre l'Espagne et Bordeaux ?
Et ensuite, je fini par Paris et son musée du Louvres !!
Ce voyage me servira, déjà à m'évader de la Suisse que j'ai assez vu ^^ Réaliser des projets artistiques plus cool les uns que les autres Créer un bracelet ou chaque perle représente un pays visité (un peu mon passeport, mon tableau de chasse) Sa fait quand même plus de 25 perles (28 sans la suisse) Et évidemment réaliser un de mes rêves !!
Nous seront 2 (la 2ème personne n'a toujours pas été trouvé ... Aie aie aie)
Voilà, si vous avez des réponses sur les questions que je me poses, des suggestions sur n'importe quoi d'autres je suis tout ouïe !
J'attend vos commentaires avec impatience
Le Canada impose maintenant des visas pour les ressortissants mexicains et tchèques
Dès cette nuit, les citoyens mexicains devront obtenir un visa au préalable avant de prendre un vol vers le Canada. Lire le communiqué:
http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/media/communiques/2009/2009-07-13.asp
Et idem pour les ressortissants de la République Tchèque, qui en 2007 n'avaient plus besoin de visa pour entrer au Canada, mais qui devront de nouveau en obtenir un avant d'entreprendre tout voyage vers le Canada:
http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/media/communiques/2009/2009-07-13a.asp
http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/media/communiques/2009/2009-07-13.asp
Et idem pour les ressortissants de la République Tchèque, qui en 2007 n'avaient plus besoin de visa pour entrer au Canada, mais qui devront de nouveau en obtenir un avant d'entreprendre tout voyage vers le Canada:
http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/media/communiques/2009/2009-07-13a.asp
Cinquante pour cent de rabais sur les passes InterRail?
bonjour je vais me commander un pass interrail et il me dise que j'ai le droit a -50%pour sortir de France je voulais savoir pour ceux qui l'ont déja fait comment s'y prendre pour avoir ou utiliser cette reduction?peut t'on commander nos billets depuis le net avec la reduction???
et enfin est il disponible pour le trajet retour (en supposant que je l'achete directement depuis l'etranger) merci de vos reponse
bon journée
terence
Europe du Sud: prendre le train en solo
Bonjour!
Je compte réaliser mon premier voyage en solo en commencant par l'espagne et en passant ensuite en italie (j'hésite déjà a prendre le ferry ou passer en train par la côte d'azur...). Mon voyage se ferra de toute façon principalement en train étant donné que je voyagerais avec un pass interrail de 10 jours. Ne connaissant pas vraiment ces pays (il n'y a que Rome que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage scolaire à mes 14 ans), j'aurais aimé avoir des suggestions de villes/villages a ne pas manquer ou d'itinéraires carrément, je n'ai même pas la mesure de la longueur du trajet que j'aurais l'occasion de faire durant ces 10 jours c'est pour ca qu'actuellement je ne prévoit que 2 pays, a se demander si le pass interrail est si avantageux dans ce cas la :s. Je pense commencer par la côte est de l'Espagne (Barcelone, etc.) et peut-etre prendre l'un des ferrys(quoique ca me prend 1 des 5 jours en entier..) qui relient directement a L'Italie. Je prend toutes les suggestions possibles! merci d'avance
Je compte réaliser mon premier voyage en solo en commencant par l'espagne et en passant ensuite en italie (j'hésite déjà a prendre le ferry ou passer en train par la côte d'azur...). Mon voyage se ferra de toute façon principalement en train étant donné que je voyagerais avec un pass interrail de 10 jours. Ne connaissant pas vraiment ces pays (il n'y a que Rome que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage scolaire à mes 14 ans), j'aurais aimé avoir des suggestions de villes/villages a ne pas manquer ou d'itinéraires carrément, je n'ai même pas la mesure de la longueur du trajet que j'aurais l'occasion de faire durant ces 10 jours c'est pour ca qu'actuellement je ne prévoit que 2 pays, a se demander si le pass interrail est si avantageux dans ce cas la :s. Je pense commencer par la côte est de l'Espagne (Barcelone, etc.) et peut-etre prendre l'un des ferrys(quoique ca me prend 1 des 5 jours en entier..) qui relient directement a L'Italie. Je prend toutes les suggestions possibles! merci d'avance
Chiens méchants en Turquie, vaccination contre la rage?
Bonjour à tous,
Je suis en train de préparer un long voyage à pieds (3 semaines) dans le centre de la Turquie, qui passera par les régions rurales du centre du pays, mais également par le massif du Taurus, et par le massif proche de la mer noire au nord du pays.
Je me pose la question de la dangerosité des chiens que l'on peut rencontrer dans ces régions; j'ai entendu parler des chiens de bergers et de certains chiens sauvages, qui pouvaient être très aggressifs. Quelqu'un a-t-il un témoignage là-dessus ?? Je me pose alors la question de me faire vacciner contre la rage avant de partir. Quelqu'un aurait-il des conseils ou se serait-il déjà posé la même question ?
Merci d'avance de vos infos !
Je suis en train de préparer un long voyage à pieds (3 semaines) dans le centre de la Turquie, qui passera par les régions rurales du centre du pays, mais également par le massif du Taurus, et par le massif proche de la mer noire au nord du pays.
Je me pose la question de la dangerosité des chiens que l'on peut rencontrer dans ces régions; j'ai entendu parler des chiens de bergers et de certains chiens sauvages, qui pouvaient être très aggressifs. Quelqu'un a-t-il un témoignage là-dessus ?? Je me pose alors la question de me faire vacciner contre la rage avant de partir. Quelqu'un aurait-il des conseils ou se serait-il déjà posé la même question ?
Merci d'avance de vos infos !
4X4 en Espagne en septembre
Après les volcans d'Auvergne (séjour génial), nous avons décidé de faire une sortie 4X4 en Espagne au mois de septembre parce que déjà moins de touristes et surtout nous ne sommes pas là au mois d'août (en vacances un peu plus loin 😏). Est ce que l'on pourrait nous renseigner si beaucoup de chemins sont praticables en 4X4, si l'on peut se procurer des cartes en France, les lieux de camping ou de stationnement 4X4.
Merci d'avance de vos réponses
A+
Conduire en Europe: les différences d'un pays à l'autre
J'ai trouvé sur:
http://auto.viamichelin.fr/vm_mz_home.aspx?article=125904
un article intéressant pour tous ceux qui voyagent en voiture hors de nos frontières. En voici un copier/coller.
Spécial: Conduire en Europe: 23.06.2009
Les règles du jeu De François-Xavier Basse
L’Europe compte aujourd’hui 27 États membres. Chacun d’eux possède son propre code de la route. Côté signalisation, rassurez-vous, les différences sont minimes: tous les membres ont signé la Convention de Vienne datée de 1968, laquelle liste l’ensemble des panneaux susceptibles d’être croisés sur les routes du monde entier. Seule la couleur et le dessin peuvent sensiblement différer d’un pays à l’autre. Pour le reste, lisez ce qui suit. À ne pas oublier avant de partir… - Carte d’identité ou passeport en cours de validité. - Permis de conduire, lui aussi en cours de validité. Le permis de conduire international (traduit en trois langues minimum, dont l’anglais, l’espagnol et le russe), délivré par la préfecture de votre domicile, n’est pas obligatoire mais il peut s’avérer bien utile en cas de pépin (accident par exemple) pour vous faire comprendre des autorités locales. - Certificat d’immatriculation (carte grise) de votre véhicule. - Attestation d’assurance. La carte verte internationale n’est pas obligatoire au sein de l’U.E., mais elle est reconnue de tous et vous permet donc d’accélérer le règlement d’un sinistre. - Un formulaire de constat amiable. - L’indication du pays de provenance sur les plaques minéralogiques. A défaut, il vous faudra acquérir l’autocollant ad-hoc. Les règles communes (ou presque) avec la France - L’âge minimum pour conduire est fixé à 18 ans partout en Europe, à l’exception de l’Irlande et du Royaume-Uni (17 ans). Attention: si vous êtes en conduite accompagnée, il vous est interdit de tenir le volant hors de nos frontières. - La conduite se fait à droite dans la plupart des Etats membres sauf à Chypre, en Irlande, à Malte et au Royaume-Uni. - La ceinture de sécurité est obligatoire à l’avant comme à l’arrière, y compris pour les passagers d’autocars et de minibus depuis mai 2006. A moto, port du casque impératif pour le pilote et le passager. - L’usage du téléphone portable est interdit dans l’ensemble de l’U.E. Les kits mains libres sont toutefois tolérés sauf en Espagne, en Grèce et en Irlande. Les spécificités locales - L’allumage des codes est obligatoire de jour en Autriche, Danemark, Estonie, Finlande, Hongrie, Italie (sur autoroutes et voies rapides), Lettonie, Lituanie (du 01/09 au 31/03), Pologne, Portugal (sur l'IP5), République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Suède. En France et aux Pays-Bas, il est simplement recommandé. - Les autoroutes sont payantes dans de nombreux pays de l’Union: Autriche, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni et Slovaquie. En Autriche, Bulgarie, Hongrie, République tchèque, Roumanie et Slovaquie, il vous faudra de surcroît apposer une vignette sur le pare-brise, que vous aurez pris soin d’acheter au poste frontière ou dans une station-service. - En Espagne, vous devez circuler avec deux triangles de présignalisation à placer à l’avant et à l’arrière de votre voiture en cas d’immobilisation de celui-ci sur la chaussée. En Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, Pologne, Portugal et Royaume-Uni, un seul triangle est obligatoire. L’absence de cet équipement peut vous coûter de 15 à 140 € selon les pays. - Le gilet réfléchissant répondant à la norme EU 471 est obligatoire en Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie et Portugal. Attention, il doit se trouver dans l’habitacle et non dans le coffre du véhicule. - Vous devez posséder une boîte d’ampoules de rechange si vous circulez au Danemark, en Espagne et en Italie. L’extincteur est obligatoire en Belgique. Quelles vitesses pour quels pays? Voici les limitations de vitesse en vigueur dans les pays de l’U.E. Bon à savoir: certains pays imposent des plafonds plus sévères aux conducteurs novices et/ou si la météo est mauvaise. - En agglomération, à l’exception du Royaume-Uni (48 km/h), de la Pologne la nuit (60 km/h) et de la Slovaquie (60 km/h), la limitation est fixée à 50 km/h. - Sur les routes à deux voies, les plafonds sont fixés à 80 km/h (Chypre, Danemark, Finlande, Irlande, Malte, Pays-Bas) et 90 km/h (Belgique, Bulgarie, Espagne, Estonie, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie). Quatre exceptions: l’Allemagne (100 km/h), l’Autriche (100 km/h), le Royaume-Uni (96 km/h) et la Suède (70 km/h). - Sur les voies rapides, certains pays autorisent des vitesses plus élevées: 90 ou 100 km/h en Suède, 100 km/h en Espagne, Finlande, Irlande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie et Slovénie, 110 km/h en Estonie, France, Grèce Hongrie, Italie et République tchèque et 112 km/h au Royaume-Uni. - Sur les autoroutes: 100 km/h à Chypre, 110 km/h en Suède, 112 km/h au Royaume-Uni, 120 km/h en Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Pays-Bas et Portugal et enfin 130 km/h en Allemagne (vitesse libre sur certaines portions), Autriche, Danemark, France, Hongrie, Italie (quelques portions limitées à 150 km/h), Lituanie, Luxembourg, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie. Un dépassement de la vitesse autorisée peut vous coûter de 10 à 3000 € selon sa gravité et le pays dans lequel l’infraction a eu cours. Les États membres les plus «gourmands» en la matière sont aujourd’hui la Belgique et le Portugal suivis du Danemark et de l’Italie. A noter que la Finlande a inauguré un système d’amende proportionnelle aux revenus. Un «banal» excès de vitesse peut ainsi coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros à un contrevenant dont le compte en banque serait bien garni ! Et en matière d’alcoolémie? Parmi les 27 États membres, 15, dont la France, ont adopté un seuil à 0.5 g/l de sang. Voici donc les exceptions… - Tolérance zéro (0 g/l de sang): Estonie, Hongrie, République tchèque, Roumanie et Slovaquie. - 0.2 g/l de sang: Pologne et Suède. - 0.4 g/l de sang: Lituanie. - 0.8 g/l de sang: Irlande, Malte et Royaume-Uni. - 0.9 g/l de sang: Chypre. Quel que soit le pays concerné, un taux d’alcoolémie supérieur aux tolérances coûte de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros d’amende. Une «visite» au tribunal n’est pas exclue… Que se passe-t-il en cas d’infraction? Dans le cas d’une infraction à la vitesse ou à l’alcoolémie, les autorités locales vous demandent le plus souvent de payer sur place pour être certaines que vous acquittiez le montant de l’amende (même chose en France pour les conducteurs étrangers). S’il n’y a pas eu d’interception, deux possibilités: soit les autorités vous poursuivent jusque chez vous via la préfecture – c’est presque toujours le cas pour les infractions commises en Allemagne, Belgique, Italie et Luxembourg – soit elles laissent tomber et vous êtes «sauvé» pour cette fois. Dans tous les cas de figure, il n’y a pas de perte de points sur votre permis de conduire. En matière de P.V. de stationnement, les risques de poursuite sont faibles dans la mesure où les amendes inférieures à 70 € donnent rarement lieu à des poursuites. Sachez toutefois que pour obliger les étrangers à payer, certains pays n’hésitent pas à envoyer les voitures à la fourrière. Une solution radicale et efficace ! Et en cas de sinistre? Votre contrat d’assurance automobile vous couvre théoriquement de la même manière qu’en France. Demandez toutefois à votre compagnie si toutes les garanties s’appliquent sans clause suspensive, on ne sait jamais. En cas d’accident, il vous faudra le déclarer au Bureau national d’assurances automobiles du pays visité (coordonnées au dos de la carte verte), lequel se chargera d’indemniser l’ensemble des victimes avant de se retourner vers la compagnie d’assurances du responsable du sinistre. Attention: quel que soit le sinistre (accident, vandalisme, vol), vous devez impérativement le déclarer à votre assureur dans un délai compris entre 48 heures et 5 jours selon les contrats. A vérifier dans les conditions générales de votre contrat.
Spécial: Conduire en Europe: 23.06.2009
Les règles du jeu De François-Xavier Basse
L’Europe compte aujourd’hui 27 États membres. Chacun d’eux possède son propre code de la route. Côté signalisation, rassurez-vous, les différences sont minimes: tous les membres ont signé la Convention de Vienne datée de 1968, laquelle liste l’ensemble des panneaux susceptibles d’être croisés sur les routes du monde entier. Seule la couleur et le dessin peuvent sensiblement différer d’un pays à l’autre. Pour le reste, lisez ce qui suit. À ne pas oublier avant de partir… - Carte d’identité ou passeport en cours de validité. - Permis de conduire, lui aussi en cours de validité. Le permis de conduire international (traduit en trois langues minimum, dont l’anglais, l’espagnol et le russe), délivré par la préfecture de votre domicile, n’est pas obligatoire mais il peut s’avérer bien utile en cas de pépin (accident par exemple) pour vous faire comprendre des autorités locales. - Certificat d’immatriculation (carte grise) de votre véhicule. - Attestation d’assurance. La carte verte internationale n’est pas obligatoire au sein de l’U.E., mais elle est reconnue de tous et vous permet donc d’accélérer le règlement d’un sinistre. - Un formulaire de constat amiable. - L’indication du pays de provenance sur les plaques minéralogiques. A défaut, il vous faudra acquérir l’autocollant ad-hoc. Les règles communes (ou presque) avec la France - L’âge minimum pour conduire est fixé à 18 ans partout en Europe, à l’exception de l’Irlande et du Royaume-Uni (17 ans). Attention: si vous êtes en conduite accompagnée, il vous est interdit de tenir le volant hors de nos frontières. - La conduite se fait à droite dans la plupart des Etats membres sauf à Chypre, en Irlande, à Malte et au Royaume-Uni. - La ceinture de sécurité est obligatoire à l’avant comme à l’arrière, y compris pour les passagers d’autocars et de minibus depuis mai 2006. A moto, port du casque impératif pour le pilote et le passager. - L’usage du téléphone portable est interdit dans l’ensemble de l’U.E. Les kits mains libres sont toutefois tolérés sauf en Espagne, en Grèce et en Irlande. Les spécificités locales - L’allumage des codes est obligatoire de jour en Autriche, Danemark, Estonie, Finlande, Hongrie, Italie (sur autoroutes et voies rapides), Lettonie, Lituanie (du 01/09 au 31/03), Pologne, Portugal (sur l'IP5), République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Suède. En France et aux Pays-Bas, il est simplement recommandé. - Les autoroutes sont payantes dans de nombreux pays de l’Union: Autriche, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni et Slovaquie. En Autriche, Bulgarie, Hongrie, République tchèque, Roumanie et Slovaquie, il vous faudra de surcroît apposer une vignette sur le pare-brise, que vous aurez pris soin d’acheter au poste frontière ou dans une station-service. - En Espagne, vous devez circuler avec deux triangles de présignalisation à placer à l’avant et à l’arrière de votre voiture en cas d’immobilisation de celui-ci sur la chaussée. En Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, Pologne, Portugal et Royaume-Uni, un seul triangle est obligatoire. L’absence de cet équipement peut vous coûter de 15 à 140 € selon les pays. - Le gilet réfléchissant répondant à la norme EU 471 est obligatoire en Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie et Portugal. Attention, il doit se trouver dans l’habitacle et non dans le coffre du véhicule. - Vous devez posséder une boîte d’ampoules de rechange si vous circulez au Danemark, en Espagne et en Italie. L’extincteur est obligatoire en Belgique. Quelles vitesses pour quels pays? Voici les limitations de vitesse en vigueur dans les pays de l’U.E. Bon à savoir: certains pays imposent des plafonds plus sévères aux conducteurs novices et/ou si la météo est mauvaise. - En agglomération, à l’exception du Royaume-Uni (48 km/h), de la Pologne la nuit (60 km/h) et de la Slovaquie (60 km/h), la limitation est fixée à 50 km/h. - Sur les routes à deux voies, les plafonds sont fixés à 80 km/h (Chypre, Danemark, Finlande, Irlande, Malte, Pays-Bas) et 90 km/h (Belgique, Bulgarie, Espagne, Estonie, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie). Quatre exceptions: l’Allemagne (100 km/h), l’Autriche (100 km/h), le Royaume-Uni (96 km/h) et la Suède (70 km/h). - Sur les voies rapides, certains pays autorisent des vitesses plus élevées: 90 ou 100 km/h en Suède, 100 km/h en Espagne, Finlande, Irlande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie et Slovénie, 110 km/h en Estonie, France, Grèce Hongrie, Italie et République tchèque et 112 km/h au Royaume-Uni. - Sur les autoroutes: 100 km/h à Chypre, 110 km/h en Suède, 112 km/h au Royaume-Uni, 120 km/h en Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Pays-Bas et Portugal et enfin 130 km/h en Allemagne (vitesse libre sur certaines portions), Autriche, Danemark, France, Hongrie, Italie (quelques portions limitées à 150 km/h), Lituanie, Luxembourg, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie. Un dépassement de la vitesse autorisée peut vous coûter de 10 à 3000 € selon sa gravité et le pays dans lequel l’infraction a eu cours. Les États membres les plus «gourmands» en la matière sont aujourd’hui la Belgique et le Portugal suivis du Danemark et de l’Italie. A noter que la Finlande a inauguré un système d’amende proportionnelle aux revenus. Un «banal» excès de vitesse peut ainsi coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros à un contrevenant dont le compte en banque serait bien garni ! Et en matière d’alcoolémie? Parmi les 27 États membres, 15, dont la France, ont adopté un seuil à 0.5 g/l de sang. Voici donc les exceptions… - Tolérance zéro (0 g/l de sang): Estonie, Hongrie, République tchèque, Roumanie et Slovaquie. - 0.2 g/l de sang: Pologne et Suède. - 0.4 g/l de sang: Lituanie. - 0.8 g/l de sang: Irlande, Malte et Royaume-Uni. - 0.9 g/l de sang: Chypre. Quel que soit le pays concerné, un taux d’alcoolémie supérieur aux tolérances coûte de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros d’amende. Une «visite» au tribunal n’est pas exclue… Que se passe-t-il en cas d’infraction? Dans le cas d’une infraction à la vitesse ou à l’alcoolémie, les autorités locales vous demandent le plus souvent de payer sur place pour être certaines que vous acquittiez le montant de l’amende (même chose en France pour les conducteurs étrangers). S’il n’y a pas eu d’interception, deux possibilités: soit les autorités vous poursuivent jusque chez vous via la préfecture – c’est presque toujours le cas pour les infractions commises en Allemagne, Belgique, Italie et Luxembourg – soit elles laissent tomber et vous êtes «sauvé» pour cette fois. Dans tous les cas de figure, il n’y a pas de perte de points sur votre permis de conduire. En matière de P.V. de stationnement, les risques de poursuite sont faibles dans la mesure où les amendes inférieures à 70 € donnent rarement lieu à des poursuites. Sachez toutefois que pour obliger les étrangers à payer, certains pays n’hésitent pas à envoyer les voitures à la fourrière. Une solution radicale et efficace ! Et en cas de sinistre? Votre contrat d’assurance automobile vous couvre théoriquement de la même manière qu’en France. Demandez toutefois à votre compagnie si toutes les garanties s’appliquent sans clause suspensive, on ne sait jamais. En cas d’accident, il vous faudra le déclarer au Bureau national d’assurances automobiles du pays visité (coordonnées au dos de la carte verte), lequel se chargera d’indemniser l’ensemble des victimes avant de se retourner vers la compagnie d’assurances du responsable du sinistre. Attention: quel que soit le sinistre (accident, vandalisme, vol), vous devez impérativement le déclarer à votre assureur dans un délai compris entre 48 heures et 5 jours selon les contrats. A vérifier dans les conditions générales de votre contrat.










