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De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Planning d'un road trip sur la côte ouest américaine en 2016
Bonjour !
Voilà j'avais déjà soumis un tel planning il y a deux ans (presque trois), mais le voyage n'ayant pu se faire, je suis reparti de zéro pour cette fois un voyage qui va (enfin) pouvoir se faire avec ma compagne.
Je vous soumets donc ce planning afin de recueillir vos avis. Première chose importante votre avis sur le planning niveau timing. Ai-je été réaliste ou pas, ou même trop large sur certains lieux en vue du temps prévu accordé ?
Pour chaque jour, j'ai noté les points à visiter, ou les choses à faire, avec même quelques questions dedans ! Bien évidemment, n'hésitez surtout pas, si j'oublie un point de visite important à une étape ou si j'ai noté un point à visiter qui finalement ne vaut pas le coup, à me le signaler.
De même, nous souhaitons toujours loger en motel , je suis preneur !
J'en profite également pour vous poser des questions accessoires.
Le budget prévu est de maximum 5 000 euros par personne, sachant que pour les repas, nous mangerions des sandwichs le midi, et restaurant/diner le soir, et que donc nous dormirions principalement dans des motels, et souhaitons éviter le camping. Si vous avez des conseils de motels sympas et/ou pas trop chers sur les lieux de passage, je suis preneur ! Nous souhaiterions également faire, au cours du voyage, deux ou trois nuits dans des lieux insolites ou originaux (motel, bed & breakfast ou autres). J'avais déjà envisagé une nuit dans l'hôtel den plein Monument Valley. J'attends également vos conseils avisés sur ce genre de lieux :) Idem si vous avez des restaurants ou diner particulièrement sympas où aller (cadre et/ou nourriture). Pensez vous que cela peut coller niveau budget ?
Pour un tel parcours (il y a quand même quelques pistes), est-il nécessaire de louer un petit SUV (nous ne sommes que deux) ? Et si oui, avez vous des conseils ? Car en ayant regardé les gros loueurs, je trouve ou des voitures 5 portes, ou des gros SUV mais jamais des petits SUV (style Opel Moka ou autre en gabarit)
Concernant le GPS, peut-on utiliser Waze ou une autre application ? Je suppose qu'il faut couper les données cellulaires pour éviter d'avoir une note salée niveau téléphonique au retour. Et dans ce cas, les applications GPS continuent elles de fonctionner, ou faut il mieux louer un GPS avec la voiture ?
Je pense avoir faire le tour des questions principales, mais je vous dérangerai peut-être encore avec d'autres ;)
JOUR 1 (départ le 23 juin 2016) PARIS -> LOS ANGELES - arrivée début d’aprem à LA, douane/récupération de la voiture, arrivée à l’hôtel - journée finie je pense, peut-être un passage au Wallmart pour acheter une glacière et quelques produits ?
JOUR 2-3-4 LOS ANGELES - Hollywood Sign - Star Tour en Bus (cela vaut-il vraiment le coup/coût ?) - Beverly Hills - Rodeo Drive - Hollywood Boulevard - Sunset Boulevard - Sunset Strip - Griffith Observatory et le Griffith Park - Venice Beach, Hermosa Beach - Santa Monica si le planning le permet - Universal City (toute une journée) - Malibu / Santa Monica
Jour 4 après-midi : départ de Los Angeles pour passer la nuit à Palm Springs (environ 2-3h de route)
JOUR 5 JOSHUA TREE - Joshua Tree NP - départ pour Oatman, passage à Amboy sur la route 66 - Oatman (route 66) - nuit à Oatman
JOUR 6 - départ pour le Grand Canyon - passage par Kingman (route 66), visite de la ville fantôme Santa Claus (proche Kingman) - puis trajet par Hackberry et Tuxton pour rester sur la route 66 - passage par Williams sur la route 66 - logement proche du Grand Canyon le soir (Tusayan, Valle ?)
JOUR 7 GRAND CANYON NATIONAL PARK - départ Grand Canyon National Park tôt le matin - visite du Grand Canyon le reste de la journée - logement au Yavapai Lodge ? - tour hélico Grand Canyon
JOUR 8 MONUMENT VALLEY - départ le matin, arrivée en fin de matinée / début d’après-midi - après-midi et soirée là bas à profiter du site et de la piste - logement à l’hôtel en plein sur le site pour profiter de la vue du coucher de soleil et du lever
JOUR 09-10 PAGE Jour 09 : - départ pour Page très tôt le matin, arrivée dans la matinée - en quittant Monument Valley : passage par Valley Of The Gods (boucle d’1 heure de piste) - Barrage de Page - Navaro Bridge et Horseshoes bend
Jour 10 : - Navajo Tribal Park : Antelope Canyon Lower et Upper - puis départ pour Tropic (3h de route par petite route et Cannonville) - logement à Tropic
JOUR 11-12 TROPIC Jour 11 : - matin : lever de soleil à Sunrise Point à Bryce Canyon - après-midi consacrée à Bryce Canyon, randonnée INSPIRATION POINT + Sunset Point
Jour 12 : - la journée entière à The Wave - si lottery ratée autre chose autour ?
JOUR 13 ZION NP - départ pour ZION NP - journée à Zion : Angel’s Landing - dormir à Kanab le soir
JOUR 14-15 LAS VEGAS - départ pour Las Vegas début de matinée, arrivée fin de matinée - magasin d’usine en début d’après-midi - visite de Las Vegas, soirée sur le Strip, un conseil sur l'hôtel à prendre sur le Strip ? - Stratosphere Tower à faire de nuit, pour une vue sur tout Las Vegas
JOUR 16 DEATH VALLEY - départ matinée pour la Death Valley : emprunter la scenic drive pour voir le Red Rock Canyon - visite de la Death Valley la journée - d’abord “Bad Water Basin”, puis Artist Palette Drive pour aller jusqu’à Furnace Creek (logement à Furnace Creek) - Sunset Point : Zabriski Point - Sunrise Point le lendemain matin - Dante View - Rhyolite (village fantôme Death Valley) - séjour à l’hôtel au motel (Furnace Creek) - dunes de sable à STOVEPIPES WELL - ville fantôme de Darwin - Scotty's Castle (à voir ?) - Mosaic canyon (à voir ?)
JOUR 17-18 matin LEE VINING Jour 17 : - départ vers Lee Vining en début de matinée, arrivée en fin d’après-midi - finir la Death Valley - passage par la ville fantôme de Gold Point
Jour 18 : - ville fantôme de Bodie à faire le matin - Mono Lake (1 heure)
JOUR 18 après-midi-19 YOSEMITE PARK - départ fin de matinée / début d’après-midi pour Yosemite Park - sequoias géants de MARIPOSA GROVE - trail MAY LAKE et trail TENAYA LAKE (entrée du parc) - Four Mile Trail - GLACIER POINT - OLMSTED POINT - EL CAPITAN
JOUR 20-21-22 SAN FRANCISCO - départ le matin pour San Francisco, arrivée début d’après-midi - rendre la voiture en arrivant sur SF ? Utiliser les Cable Cars / Bus / à pied pour se déplacer dans la ville ? - Lombard Street - bord de l’océan : parc + vieux bateaux + vue sur Alcatraz - the Transamerica Pyramid - boire un verre au sommet du TOP OF THE MARKS pour avoir un splendide coucher de soleil et vue sur San Francisco - Alcatraz - Alamo Square (Painted Ladies à Alamo Square) - Monter à coit tower et redescendre sur la mer - Louer un vélo pour faire le golden gate depuis fisherman's warf ? - le PIER 39 (lions de mer) - Macondray Lane
- 1 journée à se balader en voiture : - Golden Gate Bridge (meilleur emplacement pour prendre les photos ?) - Sausalito - Twin Peaks - Fort Point - Présidio
JOUR 23 RETOUR FRANCE SAN FRANCISCO -> PARIS
Merci beaucoup d'avoir consacré du temps à me lire, et n'hésitez pas, je suis preneur de tout conseil !
Voilà j'avais déjà soumis un tel planning il y a deux ans (presque trois), mais le voyage n'ayant pu se faire, je suis reparti de zéro pour cette fois un voyage qui va (enfin) pouvoir se faire avec ma compagne.
Je vous soumets donc ce planning afin de recueillir vos avis. Première chose importante votre avis sur le planning niveau timing. Ai-je été réaliste ou pas, ou même trop large sur certains lieux en vue du temps prévu accordé ?
Pour chaque jour, j'ai noté les points à visiter, ou les choses à faire, avec même quelques questions dedans ! Bien évidemment, n'hésitez surtout pas, si j'oublie un point de visite important à une étape ou si j'ai noté un point à visiter qui finalement ne vaut pas le coup, à me le signaler.
De même, nous souhaitons toujours loger en motel , je suis preneur !
J'en profite également pour vous poser des questions accessoires.
Le budget prévu est de maximum 5 000 euros par personne, sachant que pour les repas, nous mangerions des sandwichs le midi, et restaurant/diner le soir, et que donc nous dormirions principalement dans des motels, et souhaitons éviter le camping. Si vous avez des conseils de motels sympas et/ou pas trop chers sur les lieux de passage, je suis preneur ! Nous souhaiterions également faire, au cours du voyage, deux ou trois nuits dans des lieux insolites ou originaux (motel, bed & breakfast ou autres). J'avais déjà envisagé une nuit dans l'hôtel den plein Monument Valley. J'attends également vos conseils avisés sur ce genre de lieux :) Idem si vous avez des restaurants ou diner particulièrement sympas où aller (cadre et/ou nourriture). Pensez vous que cela peut coller niveau budget ?
Pour un tel parcours (il y a quand même quelques pistes), est-il nécessaire de louer un petit SUV (nous ne sommes que deux) ? Et si oui, avez vous des conseils ? Car en ayant regardé les gros loueurs, je trouve ou des voitures 5 portes, ou des gros SUV mais jamais des petits SUV (style Opel Moka ou autre en gabarit)
Concernant le GPS, peut-on utiliser Waze ou une autre application ? Je suppose qu'il faut couper les données cellulaires pour éviter d'avoir une note salée niveau téléphonique au retour. Et dans ce cas, les applications GPS continuent elles de fonctionner, ou faut il mieux louer un GPS avec la voiture ?
Je pense avoir faire le tour des questions principales, mais je vous dérangerai peut-être encore avec d'autres ;)
JOUR 1 (départ le 23 juin 2016) PARIS -> LOS ANGELES - arrivée début d’aprem à LA, douane/récupération de la voiture, arrivée à l’hôtel - journée finie je pense, peut-être un passage au Wallmart pour acheter une glacière et quelques produits ?
JOUR 2-3-4 LOS ANGELES - Hollywood Sign - Star Tour en Bus (cela vaut-il vraiment le coup/coût ?) - Beverly Hills - Rodeo Drive - Hollywood Boulevard - Sunset Boulevard - Sunset Strip - Griffith Observatory et le Griffith Park - Venice Beach, Hermosa Beach - Santa Monica si le planning le permet - Universal City (toute une journée) - Malibu / Santa Monica
Jour 4 après-midi : départ de Los Angeles pour passer la nuit à Palm Springs (environ 2-3h de route)
JOUR 5 JOSHUA TREE - Joshua Tree NP - départ pour Oatman, passage à Amboy sur la route 66 - Oatman (route 66) - nuit à Oatman
JOUR 6 - départ pour le Grand Canyon - passage par Kingman (route 66), visite de la ville fantôme Santa Claus (proche Kingman) - puis trajet par Hackberry et Tuxton pour rester sur la route 66 - passage par Williams sur la route 66 - logement proche du Grand Canyon le soir (Tusayan, Valle ?)
JOUR 7 GRAND CANYON NATIONAL PARK - départ Grand Canyon National Park tôt le matin - visite du Grand Canyon le reste de la journée - logement au Yavapai Lodge ? - tour hélico Grand Canyon
JOUR 8 MONUMENT VALLEY - départ le matin, arrivée en fin de matinée / début d’après-midi - après-midi et soirée là bas à profiter du site et de la piste - logement à l’hôtel en plein sur le site pour profiter de la vue du coucher de soleil et du lever
JOUR 09-10 PAGE Jour 09 : - départ pour Page très tôt le matin, arrivée dans la matinée - en quittant Monument Valley : passage par Valley Of The Gods (boucle d’1 heure de piste) - Barrage de Page - Navaro Bridge et Horseshoes bend
Jour 10 : - Navajo Tribal Park : Antelope Canyon Lower et Upper - puis départ pour Tropic (3h de route par petite route et Cannonville) - logement à Tropic
JOUR 11-12 TROPIC Jour 11 : - matin : lever de soleil à Sunrise Point à Bryce Canyon - après-midi consacrée à Bryce Canyon, randonnée INSPIRATION POINT + Sunset Point
Jour 12 : - la journée entière à The Wave - si lottery ratée autre chose autour ?
JOUR 13 ZION NP - départ pour ZION NP - journée à Zion : Angel’s Landing - dormir à Kanab le soir
JOUR 14-15 LAS VEGAS - départ pour Las Vegas début de matinée, arrivée fin de matinée - magasin d’usine en début d’après-midi - visite de Las Vegas, soirée sur le Strip, un conseil sur l'hôtel à prendre sur le Strip ? - Stratosphere Tower à faire de nuit, pour une vue sur tout Las Vegas
JOUR 16 DEATH VALLEY - départ matinée pour la Death Valley : emprunter la scenic drive pour voir le Red Rock Canyon - visite de la Death Valley la journée - d’abord “Bad Water Basin”, puis Artist Palette Drive pour aller jusqu’à Furnace Creek (logement à Furnace Creek) - Sunset Point : Zabriski Point - Sunrise Point le lendemain matin - Dante View - Rhyolite (village fantôme Death Valley) - séjour à l’hôtel au motel (Furnace Creek) - dunes de sable à STOVEPIPES WELL - ville fantôme de Darwin - Scotty's Castle (à voir ?) - Mosaic canyon (à voir ?)
JOUR 17-18 matin LEE VINING Jour 17 : - départ vers Lee Vining en début de matinée, arrivée en fin d’après-midi - finir la Death Valley - passage par la ville fantôme de Gold Point
Jour 18 : - ville fantôme de Bodie à faire le matin - Mono Lake (1 heure)
JOUR 18 après-midi-19 YOSEMITE PARK - départ fin de matinée / début d’après-midi pour Yosemite Park - sequoias géants de MARIPOSA GROVE - trail MAY LAKE et trail TENAYA LAKE (entrée du parc) - Four Mile Trail - GLACIER POINT - OLMSTED POINT - EL CAPITAN
JOUR 20-21-22 SAN FRANCISCO - départ le matin pour San Francisco, arrivée début d’après-midi - rendre la voiture en arrivant sur SF ? Utiliser les Cable Cars / Bus / à pied pour se déplacer dans la ville ? - Lombard Street - bord de l’océan : parc + vieux bateaux + vue sur Alcatraz - the Transamerica Pyramid - boire un verre au sommet du TOP OF THE MARKS pour avoir un splendide coucher de soleil et vue sur San Francisco - Alcatraz - Alamo Square (Painted Ladies à Alamo Square) - Monter à coit tower et redescendre sur la mer - Louer un vélo pour faire le golden gate depuis fisherman's warf ? - le PIER 39 (lions de mer) - Macondray Lane
- 1 journée à se balader en voiture : - Golden Gate Bridge (meilleur emplacement pour prendre les photos ?) - Sausalito - Twin Peaks - Fort Point - Présidio
JOUR 23 RETOUR FRANCE SAN FRANCISCO -> PARIS
Merci beaucoup d'avoir consacré du temps à me lire, et n'hésitez pas, je suis preneur de tout conseil !
Visiter les grandes villes d'Europe
Bonjour à toutes et à tous,
( je ne savais pas où poster ce message j'espere que la rubrique choisie est adéquate ). Voilà... j'ai l'intention de voyager un peu, visiter les grandes villes d'Europe pour y faire la fête, visiter, etc... Le problème c'est que je n'ai jamais voyagé, ou presque, j'ai fait quelques petits séjours en Espagne, en voiture, donc je n'ai jamais pris l'avion. Autant dire que pour ce qui est des réservations je suis pas un expert. J'ai parcouru pas mal de sites en cherchant des formules vol + hotel mais j'avoue que je me perds dans les différentes destinations, les détails, les hotels, les distances... j'arrive pas à choisir. J'essaye de me fier aux avis voyageurs pour les hotels mais ils divergent tellement qu'il est impossible de savoir vraiment ce que valent les hotels ( c'est d'ailleurs incroyable qu'un meme hotel puisse engendrer des commentaires aussi éloignés et différents chez ses visiteurs... ). En fait je n'ai pas de référence et donc quel que soit le prix j'ai l'impression de me faire avoir et de pouvoir trouver mieux... sans parler de l'avion, des escales imposées, etc... bref j'aimerais discuter avec des personnes habituées à voyager, à faire des réservations sur le net, qui maîtrisent ces choses là, j'ai besoin de conseils. Voilà je remercie d'avance les personnes qui auront un peu de temps à m'accorder. A plus Damien
( je ne savais pas où poster ce message j'espere que la rubrique choisie est adéquate ). Voilà... j'ai l'intention de voyager un peu, visiter les grandes villes d'Europe pour y faire la fête, visiter, etc... Le problème c'est que je n'ai jamais voyagé, ou presque, j'ai fait quelques petits séjours en Espagne, en voiture, donc je n'ai jamais pris l'avion. Autant dire que pour ce qui est des réservations je suis pas un expert. J'ai parcouru pas mal de sites en cherchant des formules vol + hotel mais j'avoue que je me perds dans les différentes destinations, les détails, les hotels, les distances... j'arrive pas à choisir. J'essaye de me fier aux avis voyageurs pour les hotels mais ils divergent tellement qu'il est impossible de savoir vraiment ce que valent les hotels ( c'est d'ailleurs incroyable qu'un meme hotel puisse engendrer des commentaires aussi éloignés et différents chez ses visiteurs... ). En fait je n'ai pas de référence et donc quel que soit le prix j'ai l'impression de me faire avoir et de pouvoir trouver mieux... sans parler de l'avion, des escales imposées, etc... bref j'aimerais discuter avec des personnes habituées à voyager, à faire des réservations sur le net, qui maîtrisent ces choses là, j'ai besoin de conseils. Voilà je remercie d'avance les personnes qui auront un peu de temps à m'accorder. A plus Damien
Retour de Jordanie: informations diverses et budget
Bonsoir,
De retour d’un merveilleux voyage en Jordanie et m’étant énormément servie de ce forum pour préparer mon voyage, je vous livre à mon tour quelques infos, plus ou moins en vrac, qui pourraient être utiles à d’autres.
Budget total pour 12 jours du 8 au 20 mai 2015 environ 1300€/pers
Vols : A/R Genève-Amman via Rome avec Alitalia = 335€/pers - Confort et nourriture pas exceptionnels, mais le plus long vol faisait 3h30 donc rien de dramatique.
Argent : change 1€= 0,79JOD (mai 2015) – Attention de ne pas trop changer d’euros car il faudra tout utiliser avant de partir ! Le taux de rachat de JOD en € est lamentable : 1JOD=0,70 ou 0,80€ autant dire que tout est fait pour qu’on dépense tous nos JOD sur place (les JOD ne sont pas échangeables ailleurs qu’en Jordanie)
Sécurité : aucun problème de sécurité partout où on est allé (on a évité le nord au-dessus de Jerash mais était-ce vraiment dangereux plus haut ?). De nombreux check point et contrôles, mais les policiers ou militaires ont (quasi) toujours été très gentils et agréables et on est reparti sans aucun souci avec le fameux « Welcome in Jordan »
Voiture : location pour 12 jours = 236JOD – essence 90€ pour 1500km parcourus (prix au litre : 0,625JOD !) L’essence est au même prix partout dans le pays. Attention essai de nous arnaquer une fois (à la station avant Dana) : il voulait nous faire payer 17JOD alors que le compteur affichait 12JOD en disant qu’il avait mis 5JOD avant et remis à 0 ensuite… hum hum ! Sinon aucun souci et stations plus nombreuses que je n’imaginais à la lecture des récits précédents. Location via l’agence souvent recommandée sur ce forum (et à juste titre) Montecarlo Rent a car. Kia Picanto assez grande pour 2 personnes + bagages (petit manque de punch et de reprises dans certaines côtes mais c’est passé !) La transaction a été parfaite, avant/pendant (pas eu besoin de les appeler heureusement mais ils sont disponibles 24/24 7/7)/après. Aucun souci de vol ou autre alors que nous avons laissé la voiture souvent « pleine » de nos bagages, même parfois à la vue… et parfois dans des lieux isolés. Aucun problème pour circuler dans tout le pays. Utilisation de l’application gps Android gratuite Osmand disponible hors connexion : le gps nous a mené partout très facilement, même dans les coins les plus reculés (TRES utile dans Amman car circulation dense !!!)
Hôtels : budget pour 12 nuits dans des hôtels de milieu de gamme = 234€/pers Madaba : Black Iris Hôtel 30JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Très bon hôtel, simple (salle de bain un peu petite et pression de la douche minimale) avec un patron très gentil et serviable. Wifi peu stable mais dispo dans la chambre
Dana : Dana Moon Hôtel – 14JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Très bon petit hôtel à Dana, accueil des plus chaleureux, belle terrasse pour manger/petit déjeuner. Par contre à savoir : toilettes et douches communes, ce qui n’est pas précisé sur booking. Le repas du soir 8JOD/pers était excellent !
Aqaba : Arab Diver – 41JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Chambre très confortable et propre, petit dej classique, accueil « moyen ». Wifi uniquement dans la zone de l’accueil. Pas testé la piscine mais elle ne faisait pas envie (sale). L’Arab diver est à la base un centre de plongée avec hébergement donc si on ne fait pas de plongée, on est sans doute moins « intéressants » pour le staff… Il est à côté du Bédouin Garden mais beaucoup plus en hauteur : pratique d’avoir la voiture pour aller à la plage (même si à priori l’hôtel peut proposer des navettes) car c’est bien 800-900m en pente (la remontée doit être peu agréable en plein soleil !)
Petra/Wadi Musa : 2 nuits au Al Rashid Hôtel - 32JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Notre meilleur rapport qualité/prix en Jordanie. Chambre très très confortable, salle de bain moderne et pratique (bonne pression dans la douche par ex !!!), très bien situé et assez calme malgré le plein centre-ville (chambre ne donnant pas sur la rue), personnel très accueillant, petit dej gargantuesque ! 2 nuits au Tetra Tree Hôtel – 41JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Hôtel le plus « luxe » de notre séjour. Chambre immense et très confortable, salle de bain moderne au top, et fauteuil de relaxation ultra confort ! Vue magnifique sur Wadi Musa. Wifi au top et petit dej buffet avec beaucoup de choix (occidentaux ou locaux). La piscine était fermée lors de notre séjour. Personnel très gentil
Amman : Villa Dia – 30JOD la nuit pour 2, pas de petit dej. Pas très loin du centre (2ième cercle – 15/20 min à pied de la mosquée principale) Au calme et avec parking privé. Chambre confortable et salle de bain moderne et agréable (beaucoup de pression dans la douche !!!) Wifi très bon. Nous avons laissé la voiture là pour aller se promener dans le centre puis remontée en taxi : 0,60JOD la course : ne pas s’en priver !
Restaurants : 150€/pers pour les 12 jours. Nous avons mangé la plupart du temps dans des petits restaurants ou snacks et quelques pique-niques. De manière générale les restaurants sont assez chers (et prix gonflés pour les touristes surtout à Wadi Mussa !!). Quand nous avons pu nous sommes allés dans des endroits fréquentés uniquement par des locaux et loin des centres. Inconvénients : la carte est juste en arabe, il faut donc faire plus ou moins avec les photos ! Avantages : les prix sont les prix des locaux et ça réduit drôlement la facture !!!
Lieux visités : Dolmens à proximité de Madaba : difficiles à trouver (même avec les coordonnées gps) et peu d’intérêt à mon goût. Un berger local croisé à l’aller n’a pas du aimé qu’on passe sur le chemin en voiture car de grosses pierres étaient posées en travers de la route au retour… Nous avons du batailler pour les enlever…
Jerash (8JOD/pers) très beau site, assez vaste et quasi vide !!! Environ 2h sur le site pour tout voir sans courir.
Ajloun, chateau (1JOD/pers) très beau château avec effet « climatisation naturelle » très agréable ! Belle vue sur les alentours.
Mer Morte : nous ne voulions pas payer pour nous baigner (prix assez prohibitifs !!!) du coup nous sommes allées environ 10km après les hôtels, dans un lieu où les locaux se baignent. Aux alentours de l’endroit où la rivière « Ma’in » se jette dans la Mer Morte. Il y a des « buvettes » le long de la route et des voitures stationnées, assez facile à trouver. Baignade rapide puis « douche » dans une cascade chaude à proximité : au top ! Deux locaux très sympa nous ont « guidés » à cette cascade, mais elle est facilement trouvable et il y en a plusieurs le long de la « plage ». Nous y étions un dimanche, parfait car il n’y avait personne. Un vendredi ça devrait être plus problématique car tous les locaux se retrouvent là.
Wadi Mujib (21JOD/pers) randonnée aquatique absolument géniale dans un canyon de toute beauté ! A noter que lors de notre visite l’intégralité de la rando se faisait dans l’eau avec plusieurs endroits en nageant. On peut aller assez loin sans difficulté mais aux niveaux des petites cascades ça se corse car la pression de l’eau était très grande du coup nous n’avons pas été jusqu’au bout du parcours (les plus sportifs y arriveront sans souci sans doute !). Mais même sans aller au bout la promenade était magique donc à conseiller à tout le monde.
Dana : bref passage pour une nuit sur le parcours. Très joli petit village avec vue magnifique sur la vallée. Route entre la mer Morte est Tafilah très chouette.
Aqaba: snorkelling en face du Bedouin Village et au Japanese Garden (plage aménagée Aqaba Marine Park – accès gratuit). Quand on est sur cette plage, les coraux et les poissons sont à gauche de la zone de baignade délimitée par les bouées (à gauche du ponton). Beaucoup de coraux et poissons et petit tombant sur une assez longue distance. Snorkelling plutôt sympa ici ! La plage aménagée est agréable, beaucoup de locaux, tables de pique nique, poubelles etc. Le centre-ville d’Aqaba n’a rien d’intéressant si ce n’est la caféteria Al Mohandes (Guide du Routard) excellent repas parmi les locaux pour 3 fois rien (4,5JOD pour 2 avec nourriture à profusion à tel point qu’on en a apporté pour le pique nique du soir !)
Wadi Rum : excursion magique avec Rums Star et notre guide Motlek. 55JOD/pers pour 1 journée en 4x4 + petites marches (ça change du 4x4 !)pour voir l’essentiel de ce désert. Nuit dans leur camp (simple mais assez confortable). Repas du soir traditionnel bedouin (cuit dans le sol) absolument délicieux. Bonne ambiance autour du feu. Je recommande vivement cette agence. Dépaysement garanti !
Pétra: 60JOD pour 3 jours de découverte de ce fabuleux endroit. N’étant pas très sportive, j’ai préféré faire 1 circuit par jour et c’était bien suffisant, surtout avec une foulure à la cheville… 1er jour : montée au Haut-lieu du Sacrifice et redescente par le Wadi Farasa pour arriver dans la ville basse au niveau du Qasr al bint. C’était absolument magnifique, mon circuit préféré avec les nombreuses vues sur les tombeaux et la basse ville ! 2ième jour : montée au Deir (Monastère) avec près de 900 marches. En allant doucement ça se monte bien finalement. J’ai adoré le Monastère et la vue plus loin sur le Wadi Araba surprenante, par contre l’A/R pour monter là haut ne m’a pas emballé plus que ça (au-delà de la « difficulté » des marches) 3ième jour : montée par le Al Kuhbta Trail (derrière les tombeaux royaux) pour avoir une vue plongeante sur le Trésor de bon matin. Plus de 500 marches à grimper avant 9h pour avoir une bonne partie à l’ombre (c’est beaucoup plus facile qu’en plein soleil car ça tape vite !). Arrivée en haut il faut contourner la petite maison à la porte bleue et descendre sur la gauche pendant 15/20min pour arriver à LA vue ! Splendide ! Tous les jours : le Siq et le Trésor, ils sont magnifiques, surtout qu’on les a vu/traversés à différentes heures de la journée, mais il faut bien dire que c’est tout de même long et la remontée du siq + du chemin jusqu’à l’entrée chaque jour était tout de même laborieuse après nos balades dans le site.
A noter que nous y étions vendredi/samedi/dimanche et que le vendredi l’affluence était beaucoup plus grande, surtout dans la basse ville (quasi personne au Haut-Lieu du Sacrifice), mais il n’y avait malgré tout pas grand monde. Les autres journées c’était désert… ça en était même parfois impressionnant !!! Dommage pour les jordaniens qui vivent du tourisme, mais c’était tout de même agréable pour nous d’avoir le site presque que pour nous !
Nous n’avons pas répondu par l’affirmative aux nombreuses sollicitations pour monter sur un âne, un cheval, une mûle, un dromadaire ou dans une carriole… surtout quand on voit comme ils sont traités (frappés à tout va et parfois même avec des planches de bois pour qu’ils avancent un peu plus vite… ou flanqués de 2 personnes à la fois sur leur dos !). Après je comprends que les personnes qui ont du mal à se déplacer utilisent ces moyens de locomotions pour avancer un peu car les distances sont quand même grandes entre les différents « lieux ». Beaucoup de sollicitations pour acheter des souvenirs également… C’est l’endroit le plus touristique en Jordanie et ça se ressent, on est un peu pris pour des pigeons à tous les coins de « rues » !
En dehors du site en lui-même, nous sommes allés à Little Petra (vaut la peine avant Pétra) et au petit village néolithique de Beida juste à côté. Nous avons également assisté à deux couchers de soleil majestueux : un depuis la route qui part vers Aqaba (panorama à ne pas louper !!) et un sur la route qui part vers Little Petra.
Kerak 1JOD/pers : le château ne nous a pas laissé un souvenir impérissable… On a navigué un peu dans les souterrains et profité de la vue, mais sans plus
Um es Rasas site gratuit qui propose de belles mosaïques (dans le hangar) le reste n’est que ruine et intéressera surtout les personnes passionnées de vieilles pierres…
Amman le dernier jour : promenade classique dans la ville basse pas indispensable mais pratique pour l’achat de souvenirs.
Routes : nous avons circulé essentiellement sur la route des Rois qui est plutôt jolie. Suite aux conseils nous avons également fait et aimé : - La route qui va aux sources chaudes de Ma’in - La route entre la Mer Morte et Tafilah - Le début de la route qui va de Beida/Little Pétra au Wadi Araba : la route marqué « fermée », nous sommes quand même allé mais il y a un éboulement au bout de quelques km de « piste » donc demi-tour obligatoire. Le début de la route (partie goudronnée) valait de toute manière largement la peine du détour ! La route en A/R qui va jusqu’aux sources de Hammamet Afra était jolie mais ne nous laissera pas une souvenir impérissable non plus. La route des rois qui quitte Wadi Mussa en direction d’Aqaba offre des panoramas magnifiques sur Pétra.
Jordaniens : la plupart des jordaniens rencontrés ont été vraiment gentils et souriants. Les hôteliers ont tous été très accueillants (sauf peut-être à l’Arab Diver) et serviables. Ils souffrent malheureusement tous du manque de touristes du fait de leur situation géographique en plein cœur d’une zone de pays en conflits, mais comme ils disent, en Jordanie c’est « peace and love » et c’est bien vrai ! Ca faisait mal au cœur de voir des hôtels ou des sites touristiques majeurs quasi vides alors qu’on était encore en pleine saison pour eux, on va donc espérer que tout ça change rapidement !
Voilà pour ma contribution… j'ai sans doute oublié pas mal de choses mais n’hésitez pas si vous avez des questions, je me ferai un plaisir de répondre !
Anne
De retour d’un merveilleux voyage en Jordanie et m’étant énormément servie de ce forum pour préparer mon voyage, je vous livre à mon tour quelques infos, plus ou moins en vrac, qui pourraient être utiles à d’autres.
Budget total pour 12 jours du 8 au 20 mai 2015 environ 1300€/pers
Vols : A/R Genève-Amman via Rome avec Alitalia = 335€/pers - Confort et nourriture pas exceptionnels, mais le plus long vol faisait 3h30 donc rien de dramatique.
Argent : change 1€= 0,79JOD (mai 2015) – Attention de ne pas trop changer d’euros car il faudra tout utiliser avant de partir ! Le taux de rachat de JOD en € est lamentable : 1JOD=0,70 ou 0,80€ autant dire que tout est fait pour qu’on dépense tous nos JOD sur place (les JOD ne sont pas échangeables ailleurs qu’en Jordanie)
Sécurité : aucun problème de sécurité partout où on est allé (on a évité le nord au-dessus de Jerash mais était-ce vraiment dangereux plus haut ?). De nombreux check point et contrôles, mais les policiers ou militaires ont (quasi) toujours été très gentils et agréables et on est reparti sans aucun souci avec le fameux « Welcome in Jordan »
Voiture : location pour 12 jours = 236JOD – essence 90€ pour 1500km parcourus (prix au litre : 0,625JOD !) L’essence est au même prix partout dans le pays. Attention essai de nous arnaquer une fois (à la station avant Dana) : il voulait nous faire payer 17JOD alors que le compteur affichait 12JOD en disant qu’il avait mis 5JOD avant et remis à 0 ensuite… hum hum ! Sinon aucun souci et stations plus nombreuses que je n’imaginais à la lecture des récits précédents. Location via l’agence souvent recommandée sur ce forum (et à juste titre) Montecarlo Rent a car. Kia Picanto assez grande pour 2 personnes + bagages (petit manque de punch et de reprises dans certaines côtes mais c’est passé !) La transaction a été parfaite, avant/pendant (pas eu besoin de les appeler heureusement mais ils sont disponibles 24/24 7/7)/après. Aucun souci de vol ou autre alors que nous avons laissé la voiture souvent « pleine » de nos bagages, même parfois à la vue… et parfois dans des lieux isolés. Aucun problème pour circuler dans tout le pays. Utilisation de l’application gps Android gratuite Osmand disponible hors connexion : le gps nous a mené partout très facilement, même dans les coins les plus reculés (TRES utile dans Amman car circulation dense !!!)
Hôtels : budget pour 12 nuits dans des hôtels de milieu de gamme = 234€/pers Madaba : Black Iris Hôtel 30JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Très bon hôtel, simple (salle de bain un peu petite et pression de la douche minimale) avec un patron très gentil et serviable. Wifi peu stable mais dispo dans la chambre
Dana : Dana Moon Hôtel – 14JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Très bon petit hôtel à Dana, accueil des plus chaleureux, belle terrasse pour manger/petit déjeuner. Par contre à savoir : toilettes et douches communes, ce qui n’est pas précisé sur booking. Le repas du soir 8JOD/pers était excellent !
Aqaba : Arab Diver – 41JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Chambre très confortable et propre, petit dej classique, accueil « moyen ». Wifi uniquement dans la zone de l’accueil. Pas testé la piscine mais elle ne faisait pas envie (sale). L’Arab diver est à la base un centre de plongée avec hébergement donc si on ne fait pas de plongée, on est sans doute moins « intéressants » pour le staff… Il est à côté du Bédouin Garden mais beaucoup plus en hauteur : pratique d’avoir la voiture pour aller à la plage (même si à priori l’hôtel peut proposer des navettes) car c’est bien 800-900m en pente (la remontée doit être peu agréable en plein soleil !)
Petra/Wadi Musa : 2 nuits au Al Rashid Hôtel - 32JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Notre meilleur rapport qualité/prix en Jordanie. Chambre très très confortable, salle de bain moderne et pratique (bonne pression dans la douche par ex !!!), très bien situé et assez calme malgré le plein centre-ville (chambre ne donnant pas sur la rue), personnel très accueillant, petit dej gargantuesque ! 2 nuits au Tetra Tree Hôtel – 41JOD la nuit pour 2 avec petit dej. Hôtel le plus « luxe » de notre séjour. Chambre immense et très confortable, salle de bain moderne au top, et fauteuil de relaxation ultra confort ! Vue magnifique sur Wadi Musa. Wifi au top et petit dej buffet avec beaucoup de choix (occidentaux ou locaux). La piscine était fermée lors de notre séjour. Personnel très gentil
Amman : Villa Dia – 30JOD la nuit pour 2, pas de petit dej. Pas très loin du centre (2ième cercle – 15/20 min à pied de la mosquée principale) Au calme et avec parking privé. Chambre confortable et salle de bain moderne et agréable (beaucoup de pression dans la douche !!!) Wifi très bon. Nous avons laissé la voiture là pour aller se promener dans le centre puis remontée en taxi : 0,60JOD la course : ne pas s’en priver !
Restaurants : 150€/pers pour les 12 jours. Nous avons mangé la plupart du temps dans des petits restaurants ou snacks et quelques pique-niques. De manière générale les restaurants sont assez chers (et prix gonflés pour les touristes surtout à Wadi Mussa !!). Quand nous avons pu nous sommes allés dans des endroits fréquentés uniquement par des locaux et loin des centres. Inconvénients : la carte est juste en arabe, il faut donc faire plus ou moins avec les photos ! Avantages : les prix sont les prix des locaux et ça réduit drôlement la facture !!!
Lieux visités : Dolmens à proximité de Madaba : difficiles à trouver (même avec les coordonnées gps) et peu d’intérêt à mon goût. Un berger local croisé à l’aller n’a pas du aimé qu’on passe sur le chemin en voiture car de grosses pierres étaient posées en travers de la route au retour… Nous avons du batailler pour les enlever…
Jerash (8JOD/pers) très beau site, assez vaste et quasi vide !!! Environ 2h sur le site pour tout voir sans courir.
Ajloun, chateau (1JOD/pers) très beau château avec effet « climatisation naturelle » très agréable ! Belle vue sur les alentours.
Mer Morte : nous ne voulions pas payer pour nous baigner (prix assez prohibitifs !!!) du coup nous sommes allées environ 10km après les hôtels, dans un lieu où les locaux se baignent. Aux alentours de l’endroit où la rivière « Ma’in » se jette dans la Mer Morte. Il y a des « buvettes » le long de la route et des voitures stationnées, assez facile à trouver. Baignade rapide puis « douche » dans une cascade chaude à proximité : au top ! Deux locaux très sympa nous ont « guidés » à cette cascade, mais elle est facilement trouvable et il y en a plusieurs le long de la « plage ». Nous y étions un dimanche, parfait car il n’y avait personne. Un vendredi ça devrait être plus problématique car tous les locaux se retrouvent là.
Wadi Mujib (21JOD/pers) randonnée aquatique absolument géniale dans un canyon de toute beauté ! A noter que lors de notre visite l’intégralité de la rando se faisait dans l’eau avec plusieurs endroits en nageant. On peut aller assez loin sans difficulté mais aux niveaux des petites cascades ça se corse car la pression de l’eau était très grande du coup nous n’avons pas été jusqu’au bout du parcours (les plus sportifs y arriveront sans souci sans doute !). Mais même sans aller au bout la promenade était magique donc à conseiller à tout le monde.
Dana : bref passage pour une nuit sur le parcours. Très joli petit village avec vue magnifique sur la vallée. Route entre la mer Morte est Tafilah très chouette.
Aqaba: snorkelling en face du Bedouin Village et au Japanese Garden (plage aménagée Aqaba Marine Park – accès gratuit). Quand on est sur cette plage, les coraux et les poissons sont à gauche de la zone de baignade délimitée par les bouées (à gauche du ponton). Beaucoup de coraux et poissons et petit tombant sur une assez longue distance. Snorkelling plutôt sympa ici ! La plage aménagée est agréable, beaucoup de locaux, tables de pique nique, poubelles etc. Le centre-ville d’Aqaba n’a rien d’intéressant si ce n’est la caféteria Al Mohandes (Guide du Routard) excellent repas parmi les locaux pour 3 fois rien (4,5JOD pour 2 avec nourriture à profusion à tel point qu’on en a apporté pour le pique nique du soir !)
Wadi Rum : excursion magique avec Rums Star et notre guide Motlek. 55JOD/pers pour 1 journée en 4x4 + petites marches (ça change du 4x4 !)pour voir l’essentiel de ce désert. Nuit dans leur camp (simple mais assez confortable). Repas du soir traditionnel bedouin (cuit dans le sol) absolument délicieux. Bonne ambiance autour du feu. Je recommande vivement cette agence. Dépaysement garanti !
Pétra: 60JOD pour 3 jours de découverte de ce fabuleux endroit. N’étant pas très sportive, j’ai préféré faire 1 circuit par jour et c’était bien suffisant, surtout avec une foulure à la cheville… 1er jour : montée au Haut-lieu du Sacrifice et redescente par le Wadi Farasa pour arriver dans la ville basse au niveau du Qasr al bint. C’était absolument magnifique, mon circuit préféré avec les nombreuses vues sur les tombeaux et la basse ville ! 2ième jour : montée au Deir (Monastère) avec près de 900 marches. En allant doucement ça se monte bien finalement. J’ai adoré le Monastère et la vue plus loin sur le Wadi Araba surprenante, par contre l’A/R pour monter là haut ne m’a pas emballé plus que ça (au-delà de la « difficulté » des marches) 3ième jour : montée par le Al Kuhbta Trail (derrière les tombeaux royaux) pour avoir une vue plongeante sur le Trésor de bon matin. Plus de 500 marches à grimper avant 9h pour avoir une bonne partie à l’ombre (c’est beaucoup plus facile qu’en plein soleil car ça tape vite !). Arrivée en haut il faut contourner la petite maison à la porte bleue et descendre sur la gauche pendant 15/20min pour arriver à LA vue ! Splendide ! Tous les jours : le Siq et le Trésor, ils sont magnifiques, surtout qu’on les a vu/traversés à différentes heures de la journée, mais il faut bien dire que c’est tout de même long et la remontée du siq + du chemin jusqu’à l’entrée chaque jour était tout de même laborieuse après nos balades dans le site.
A noter que nous y étions vendredi/samedi/dimanche et que le vendredi l’affluence était beaucoup plus grande, surtout dans la basse ville (quasi personne au Haut-Lieu du Sacrifice), mais il n’y avait malgré tout pas grand monde. Les autres journées c’était désert… ça en était même parfois impressionnant !!! Dommage pour les jordaniens qui vivent du tourisme, mais c’était tout de même agréable pour nous d’avoir le site presque que pour nous !
Nous n’avons pas répondu par l’affirmative aux nombreuses sollicitations pour monter sur un âne, un cheval, une mûle, un dromadaire ou dans une carriole… surtout quand on voit comme ils sont traités (frappés à tout va et parfois même avec des planches de bois pour qu’ils avancent un peu plus vite… ou flanqués de 2 personnes à la fois sur leur dos !). Après je comprends que les personnes qui ont du mal à se déplacer utilisent ces moyens de locomotions pour avancer un peu car les distances sont quand même grandes entre les différents « lieux ». Beaucoup de sollicitations pour acheter des souvenirs également… C’est l’endroit le plus touristique en Jordanie et ça se ressent, on est un peu pris pour des pigeons à tous les coins de « rues » !
En dehors du site en lui-même, nous sommes allés à Little Petra (vaut la peine avant Pétra) et au petit village néolithique de Beida juste à côté. Nous avons également assisté à deux couchers de soleil majestueux : un depuis la route qui part vers Aqaba (panorama à ne pas louper !!) et un sur la route qui part vers Little Petra.
Kerak 1JOD/pers : le château ne nous a pas laissé un souvenir impérissable… On a navigué un peu dans les souterrains et profité de la vue, mais sans plus
Um es Rasas site gratuit qui propose de belles mosaïques (dans le hangar) le reste n’est que ruine et intéressera surtout les personnes passionnées de vieilles pierres…
Amman le dernier jour : promenade classique dans la ville basse pas indispensable mais pratique pour l’achat de souvenirs.
Routes : nous avons circulé essentiellement sur la route des Rois qui est plutôt jolie. Suite aux conseils nous avons également fait et aimé : - La route qui va aux sources chaudes de Ma’in - La route entre la Mer Morte et Tafilah - Le début de la route qui va de Beida/Little Pétra au Wadi Araba : la route marqué « fermée », nous sommes quand même allé mais il y a un éboulement au bout de quelques km de « piste » donc demi-tour obligatoire. Le début de la route (partie goudronnée) valait de toute manière largement la peine du détour ! La route en A/R qui va jusqu’aux sources de Hammamet Afra était jolie mais ne nous laissera pas une souvenir impérissable non plus. La route des rois qui quitte Wadi Mussa en direction d’Aqaba offre des panoramas magnifiques sur Pétra.
Jordaniens : la plupart des jordaniens rencontrés ont été vraiment gentils et souriants. Les hôteliers ont tous été très accueillants (sauf peut-être à l’Arab Diver) et serviables. Ils souffrent malheureusement tous du manque de touristes du fait de leur situation géographique en plein cœur d’une zone de pays en conflits, mais comme ils disent, en Jordanie c’est « peace and love » et c’est bien vrai ! Ca faisait mal au cœur de voir des hôtels ou des sites touristiques majeurs quasi vides alors qu’on était encore en pleine saison pour eux, on va donc espérer que tout ça change rapidement !
Voilà pour ma contribution… j'ai sans doute oublié pas mal de choses mais n’hésitez pas si vous avez des questions, je me ferai un plaisir de répondre !
Anne
Compte-rendu pratique de 3 semaines en Iran
Bonjour,
De retour de 3 semaines dans ce merveilleux pays (merci aux Iraniens pour leur incroyable accueil !) , je laisse un petit topo pratique , en espérant aider ceux qui préparent leur voyage . En résumé , voyage très facile en individuel
Pour des photos et anecdotes , vous pouvez jeter un coup d'oeil à mon blog :
www.fanenvoyage.unblog.fr· Voyage de 3 semaines effectué du 15/04/2015 au 05/05/2015 à 3 personnes · Guides papier : Olizane , Petit Futé ancien , Lonely Planet de 2012 (en anglais) · Billet d’avion par QATAR Airways , aller Paris- Shiraz , retour Téhéran –Paris , réservé sur Govoyages , avec escale à DOHA, durée 9H55 escales comprises ; 486 € · Transports en commun (bus , trains ) modernes et très bien organisés ; prix très bas et en plus , on nous sert boisson et une boite de gâteauxx ! · Nous étions 2 hommes et une femme : pas de problème pour avoir des chambres triples · Tenue pour femme : pantalon+tunique large à manches longues non transparente+ écharpe sur la tête : pas très strict · Repas : simple 4€ , dans un restaurant chic de 8 à 10 €· Prix des tickets de visite : en moyenne 150 000 Ryals · Attention : tous les prix sont en Tomans : rajouter un 0 pour avoir les Ryals · Coût du voyage : 1300 € par personne hors billet d’avionPour le visa avoir : · Les formulaires remplis ( de préférence sur ordinateur ) et imprimés, à télécharger sur le site de l’ambassade d’Iran · Une attestation d’assurance spécifiant que vous serez pris en charge et rapatrié en cas de problème · 2 photos ( foulard non obligatoire) · Pour un premier voyage en Iran , il faut aller à Paris au Consulat donner ses empreintes digitales · Avoir une invitation obtenue sur Internet par une agence iranienne ; environ 40 € et 8/10 jours d’attente . Si vous habitez Paris , tentez le coup d’y aller avec une simple réservation d’hôtel à l’arrivée , mais si vous habitez en Province , c’est risqué ! · 50 € à payer en Carte Bleue lors du dépôt de visa · Une enveloppe de retour en recommandé affranchie pour le ré-envoi du passeport CHANGE : au 15/04/2015 1 € = 37500 ryals
CHIRAZ · Hôtel Niayes dans la vieille ville , maison traditionnelle avec cour centrale ; efficaces et répondent rapidement aux mails ; 71 $ la nuit chambre triple avec petits déjeuners ; le plus cher de nos hôtels en Iran ! Repas dans la cour , moyens et chers ; organise des excursions · change à Chiraz au pied de la grande passerelle bleue en allant vers la forteresse · Bon restaurant local : Shurzeh dans la rue en face de la mosquée du bazar ; demander car peu visible · Tarifs des entrées entre 100000 et 500000 ryals · Taxis entre 30000 et 50000 ryals · Bazar : petit mais sympa ; mosquée à l’entrée du bazar à visiter · ARG-E-KARIM KHANI Citadelle de terre du 18 ème siècle ; A l’intérieur , un très beau hammam pavé de marbre vert Dans une rue longeant la citadelle , nombreux marchands de Faludeh , spécialité de Chiraz . C’ est une glace à base de vermicelle de riz, jus de citron et d'eau de rose . Nombreux iraniens assis un peu partout autour de la citadelle à déguster leur pot de faludeh · MAUSOLEE DE SHAH CHERAGH : à ne pas manquer ! Datant du milieu du XIV ème siècle , c’est le lieu de pèlerinage le plus important de Chiraz Il abrite les reliques du frère de l’Imam Reza . Le sarcophage est ceinturé de grilles d’argent Entrée gratuite ( femmes et hommes par deux portes différentes) . Un bureau spécial pour touristes vous délèguent un guide pour visiter ( sympas et intéressants ; je craignais de l’endoctrinement religieux : pas du tout !). Le vendredi , super ambiance de dévotion · LES JARDINS DE CHIRAZ BAGH- E NARANDJESTAN Il embaume la fleur d’oranger ; son charmant pavillon abritait les amours d’un prince (parait-il) . Mon préféré ! En sortant , traverser la rue ! A gauche sur le trottoir d’en face , à 300 m environ, un restaurant très simple , bon et pas cher ; demandez , car pas d’enseigne !) BAGH- E ERAM Célèbre pour ces cyprès , son pavillon (interdit à la visite) abritait le dernier shah d’Iran lors de ses passages à Chiraz MAUSOLEE D’HAFEZ Très fréquenté par les Iraniens ! On pose l’index et le majeur sur le tombeau en récitant un verset du Coran à la mémoire du plus grand poète persan ; une coffe-shop traditionnnelle à droite après le guichet où on peut manger de la glace au safran · AUTOUR DE CHIRAZ PASAGADES : Au milieu d’une vaste plaine , l’ancienne capitale de Cyrus II Le Grand n’abrite plus que son imposant tombeau et quelques autres vestiges de moindre intérêt .On peut éviter si on est pressé ou le faire en allant à Yadz si on a une voiture particulière NAQSH-E-ROSTAM A voir absolument ! Fabuleuse surprise que ces quatre tombeaux creusés dans la falaise : un petit air de Petra ! A l’écart des autres , le tombeau de Darius II ; puis trois autres côte-à-côte : Darius I , Xerxes I et Artaxerxès I . PERSEPOLIS L’ancienne capitale de Darius I , détruite par Alexandre Le Grand , étale ses restes sur une immense terrasse de 450 m de long sur 300 m de large . Des bas reliefs sculptés , magnifiquement conservés ornent les différents escaliers d’accès A l’entrée du site , face aux guichets , les restes du camp de luxe monté en 1971 lors des festivités organisées pour les 2500 ans de Persépolis. Le camp était composé de 50 tentes pour loger les invités . PRATIQUE : Louer un taxi pour faire les trois visites dans la journée ; Pasargadès se trouve à 70 km de Persépolis ; visite qui peut être évitée si on dispose seulement d’une demi-journée Les deux autres sites sont à qqs kms l’un de l’autre et à 60 kms de Chiraz ; compter au moins deux heures pour Persépolis : à faire le matin !
YADZ · Hôtel Kourosh dans le vieux Yadz , typique , très propre et bien placé ; 53 € la chambre triple ; · Office du tourisme dans la vieille ville très efficace ! Ils organisent des excursions , peuvent vous réserver le bus et l’hôtel pour l’étape suivante , ainsi que le taxi pour aller à la gare ! · Le vieux Yadz bien entretenu est classé ; nombreuses tours du Vent ; un vrai labyrinthe où on se perd facilement avec bonheur · Excursion Kharanaq, Chak-Ckak et Meybod avec l’office du tourisme en minibus pour 24 € par personne sur la journée ; très interessant : vieux village de terre magnifique , grotte de pèlerinage des Zoroastriens , forteresse , caravanserail , citerne , pigeonnier … une journée riche et sympathique , passée avec 6 femmes iraniennes de Téhéran « en goguette » : pas triste ! · Soirée sur la place Amir Chaghmagh , vieille mosquée (peu d’intérêt) , citerne avec 5 tours du vent et splendide façade d’une ancienne mosquée détruite ; y aller à la tombée de la nuit pour les photos et la nuit les monuments sont éclairés . Bon plan : au fond de la place à droite quand on regarde la facade , un restaurant moderne , le SITO (pizzas , hamburgers , copieux , excellent et pas cher) ; la salle du bas est banale , mais une terrasse traditionnelle où on peut s’installer : difficile d’avoir une plus belle vue panoramique sur la place « by night » · Sites zoroastriens : Tours du silence un peu à l’extérieur de la ville ‘y aller en taxi) et Temple du feu ( rien d’exceptionnel ) mais tradition et petit musée sur la religion zoastrienne · Mosquée du vendredi : près du bazar ; très belle ; par contre le bazar en travaux , était en grande partie fermé · Gare des bus très en dehors de la ville ; compter 120000 rials en taxi (on peut réserver billets de bus et taxi à l’office du tourisme) · A 60 kms, le caravanserail Zine-o-Din ; on peut y dormir ; bon restaurant ;40 € /personne en demi-pension ; on peut y aller en taxi depuis Yadz ( autour de 20 €) ; revenir avec d’autres touristes
ISPAHAN : · Hôtel Persia : 40€ pour la chambre triple ; très propre , à 20 min à pied du quartier touristique, sur une avenue très commerçante , mais basique et accueil pas très sympa ! · Hôtel Ibne-Sina , pas cher et recommandé par des gens rencontrés ; un peu éloigné du centre , mais taxi pas cher · Ispahan est une ville très agréable , avec beaucoup d’espaces verts ; se déplacer à pied ; taxi entre 30 OOO et 50 000 ryals · Office du tourisme : sur la place de l’Imam , à côté du Palais Ali Qapu · Quelques restaurants sympas : 1) Romanos dans le quartier arménien , dans un ancien hamam , vers la cathédrale Vank avec concert le soir (demander , car impossible de trouver seul) 2) Près de la mosquée du Vendredi , dans le bazar , restaurant Bervani . Un seul plat , très local , mais beaucoup de clients et très bon 3) Dans le bazar , tout près de la Mosquée de l’imam , restaurant plus chic et traditionnel : Bastami ; excellent moment · A voir : 1) Mosquée du vendredi (tous les styles architecturaux de l’Islam s’y cotoient) 2) Place de l’Imam , surtout la remarquable mosquée de l’Imam, le Palais Ali Qapu, mosquée Cheikh Lotfollah 3) Se promener le long de la rivière Zayandeh Rud pour admirer les ponts anciens , surtout le vendredi quand toutes les familles pique-niquent : invitations assurées ! 4) Quartier arménien et la cathédrale Vank 5) Bazar : c’est celui où vous trouverez le plus d’objets d’artisanat et de souvenirs à acheter ; dans les autres villes , les bazars sont plus utilitaires et faits pour les achats des locaux
KASHAN : · Gesthouse Kamalalmolk : dans maison traditionnelle , très sympa , terrasse aménagée ; notre meilleur hôtel en Iran 36 € la triple petits déjs inclus sans salle de bain 1 200 000 ryals la double avec salle de bain
QOM : Escale de quelques heures sur la route Kashan-Téhéran (on avait loué un taxi à la journée par la guesthouse Kamalalmolk pour 60 €) ; suffisant Impressionnant complexe autour du Sanctuaire de Fatima ; tenue identique aux autres mosquées et accueil sans problème ; seul l’accès au tombeau lui-même est interdit aux non-musulmans. Ambiance très religieuse . La ville elle-même est très commerçante , mais bruyante et sans charme ; rester qqs heures suffit.
TEHERAN · Trajet Kashan-Téhéran en taxi privé avec stop de 3 h à Qom à 60 € ; si on part directement en France , on peut se faire déposer à l’aéroport sur la route pour éviter de repasser par Téhéran
· Hôtel Firouzeh dans Téhéran sud , près du métro Imam Khomeiny : 1 500 000 ryals la triple avec salle de bain , petits déjeuners inclus ; gérant très serviable et dynamique ; on peut y laisser des bagages · Transfert hôtel-aéroport de nuit en taxi :600 000 ryals · Palais Golestan : près du métro Khomeiny ; cher si on prend toutes les options ; à voir absolument ; intérieurs facultatifs ou en visiter un seul ; agréable coffee-shop · Mausolée Imam Khomeiny au Sud : on y accède par la dernière station sud du métro ( station Haram-e-Motahar) de la ligne 1 ; grand complexe , moche , mais super ambiance ; sur la route de l’aéroport · Station de ski DARBAND (peut se faire en une demi-journée ) Aller au terminus nord du métro Tajrish (ligne 1) ; des minibus attendent pour vous monter à la station ( 15000 ryals / personne) ; nombreux restaurants ; télésiège : 60 000 ryals le tajet ; en haut du télésiège , agréable maison de thé où on peut fumer le narghilé. · Musée des joyaux : Extraordinaire , mais ouvert seulement du lundi au jeudi de 14 h à 16 h · Bazar : immense , mais utilitaire : peu d’objets « touristiques »
QAZVIN : · 1h30 de train de Téhéran · Petite ville agréable avec beau bazar ; base de départ pour une excursion à la journée dans la Vallée d’Alamut · Hôtel Alborz ; 70 $ la triple , « luxe » · Superbe excursion d’une journée dans la vallée d’Alamut , organisée par l’hôtel ; Château des Assassins , magnifique route pour Andej (canyons) et petit lac · Vérifier la note de l’hôtel : comptes « flous »
De retour de 3 semaines dans ce merveilleux pays (merci aux Iraniens pour leur incroyable accueil !) , je laisse un petit topo pratique , en espérant aider ceux qui préparent leur voyage . En résumé , voyage très facile en individuel
Pour des photos et anecdotes , vous pouvez jeter un coup d'oeil à mon blog :
www.fanenvoyage.unblog.fr· Voyage de 3 semaines effectué du 15/04/2015 au 05/05/2015 à 3 personnes · Guides papier : Olizane , Petit Futé ancien , Lonely Planet de 2012 (en anglais) · Billet d’avion par QATAR Airways , aller Paris- Shiraz , retour Téhéran –Paris , réservé sur Govoyages , avec escale à DOHA, durée 9H55 escales comprises ; 486 € · Transports en commun (bus , trains ) modernes et très bien organisés ; prix très bas et en plus , on nous sert boisson et une boite de gâteauxx ! · Nous étions 2 hommes et une femme : pas de problème pour avoir des chambres triples · Tenue pour femme : pantalon+tunique large à manches longues non transparente+ écharpe sur la tête : pas très strict · Repas : simple 4€ , dans un restaurant chic de 8 à 10 €· Prix des tickets de visite : en moyenne 150 000 Ryals · Attention : tous les prix sont en Tomans : rajouter un 0 pour avoir les Ryals · Coût du voyage : 1300 € par personne hors billet d’avionPour le visa avoir : · Les formulaires remplis ( de préférence sur ordinateur ) et imprimés, à télécharger sur le site de l’ambassade d’Iran · Une attestation d’assurance spécifiant que vous serez pris en charge et rapatrié en cas de problème · 2 photos ( foulard non obligatoire) · Pour un premier voyage en Iran , il faut aller à Paris au Consulat donner ses empreintes digitales · Avoir une invitation obtenue sur Internet par une agence iranienne ; environ 40 € et 8/10 jours d’attente . Si vous habitez Paris , tentez le coup d’y aller avec une simple réservation d’hôtel à l’arrivée , mais si vous habitez en Province , c’est risqué ! · 50 € à payer en Carte Bleue lors du dépôt de visa · Une enveloppe de retour en recommandé affranchie pour le ré-envoi du passeport CHANGE : au 15/04/2015 1 € = 37500 ryals
CHIRAZ · Hôtel Niayes dans la vieille ville , maison traditionnelle avec cour centrale ; efficaces et répondent rapidement aux mails ; 71 $ la nuit chambre triple avec petits déjeuners ; le plus cher de nos hôtels en Iran ! Repas dans la cour , moyens et chers ; organise des excursions · change à Chiraz au pied de la grande passerelle bleue en allant vers la forteresse · Bon restaurant local : Shurzeh dans la rue en face de la mosquée du bazar ; demander car peu visible · Tarifs des entrées entre 100000 et 500000 ryals · Taxis entre 30000 et 50000 ryals · Bazar : petit mais sympa ; mosquée à l’entrée du bazar à visiter · ARG-E-KARIM KHANI Citadelle de terre du 18 ème siècle ; A l’intérieur , un très beau hammam pavé de marbre vert Dans une rue longeant la citadelle , nombreux marchands de Faludeh , spécialité de Chiraz . C’ est une glace à base de vermicelle de riz, jus de citron et d'eau de rose . Nombreux iraniens assis un peu partout autour de la citadelle à déguster leur pot de faludeh · MAUSOLEE DE SHAH CHERAGH : à ne pas manquer ! Datant du milieu du XIV ème siècle , c’est le lieu de pèlerinage le plus important de Chiraz Il abrite les reliques du frère de l’Imam Reza . Le sarcophage est ceinturé de grilles d’argent Entrée gratuite ( femmes et hommes par deux portes différentes) . Un bureau spécial pour touristes vous délèguent un guide pour visiter ( sympas et intéressants ; je craignais de l’endoctrinement religieux : pas du tout !). Le vendredi , super ambiance de dévotion · LES JARDINS DE CHIRAZ BAGH- E NARANDJESTAN Il embaume la fleur d’oranger ; son charmant pavillon abritait les amours d’un prince (parait-il) . Mon préféré ! En sortant , traverser la rue ! A gauche sur le trottoir d’en face , à 300 m environ, un restaurant très simple , bon et pas cher ; demandez , car pas d’enseigne !) BAGH- E ERAM Célèbre pour ces cyprès , son pavillon (interdit à la visite) abritait le dernier shah d’Iran lors de ses passages à Chiraz MAUSOLEE D’HAFEZ Très fréquenté par les Iraniens ! On pose l’index et le majeur sur le tombeau en récitant un verset du Coran à la mémoire du plus grand poète persan ; une coffe-shop traditionnnelle à droite après le guichet où on peut manger de la glace au safran · AUTOUR DE CHIRAZ PASAGADES : Au milieu d’une vaste plaine , l’ancienne capitale de Cyrus II Le Grand n’abrite plus que son imposant tombeau et quelques autres vestiges de moindre intérêt .On peut éviter si on est pressé ou le faire en allant à Yadz si on a une voiture particulière NAQSH-E-ROSTAM A voir absolument ! Fabuleuse surprise que ces quatre tombeaux creusés dans la falaise : un petit air de Petra ! A l’écart des autres , le tombeau de Darius II ; puis trois autres côte-à-côte : Darius I , Xerxes I et Artaxerxès I . PERSEPOLIS L’ancienne capitale de Darius I , détruite par Alexandre Le Grand , étale ses restes sur une immense terrasse de 450 m de long sur 300 m de large . Des bas reliefs sculptés , magnifiquement conservés ornent les différents escaliers d’accès A l’entrée du site , face aux guichets , les restes du camp de luxe monté en 1971 lors des festivités organisées pour les 2500 ans de Persépolis. Le camp était composé de 50 tentes pour loger les invités . PRATIQUE : Louer un taxi pour faire les trois visites dans la journée ; Pasargadès se trouve à 70 km de Persépolis ; visite qui peut être évitée si on dispose seulement d’une demi-journée Les deux autres sites sont à qqs kms l’un de l’autre et à 60 kms de Chiraz ; compter au moins deux heures pour Persépolis : à faire le matin !
YADZ · Hôtel Kourosh dans le vieux Yadz , typique , très propre et bien placé ; 53 € la chambre triple ; · Office du tourisme dans la vieille ville très efficace ! Ils organisent des excursions , peuvent vous réserver le bus et l’hôtel pour l’étape suivante , ainsi que le taxi pour aller à la gare ! · Le vieux Yadz bien entretenu est classé ; nombreuses tours du Vent ; un vrai labyrinthe où on se perd facilement avec bonheur · Excursion Kharanaq, Chak-Ckak et Meybod avec l’office du tourisme en minibus pour 24 € par personne sur la journée ; très interessant : vieux village de terre magnifique , grotte de pèlerinage des Zoroastriens , forteresse , caravanserail , citerne , pigeonnier … une journée riche et sympathique , passée avec 6 femmes iraniennes de Téhéran « en goguette » : pas triste ! · Soirée sur la place Amir Chaghmagh , vieille mosquée (peu d’intérêt) , citerne avec 5 tours du vent et splendide façade d’une ancienne mosquée détruite ; y aller à la tombée de la nuit pour les photos et la nuit les monuments sont éclairés . Bon plan : au fond de la place à droite quand on regarde la facade , un restaurant moderne , le SITO (pizzas , hamburgers , copieux , excellent et pas cher) ; la salle du bas est banale , mais une terrasse traditionnelle où on peut s’installer : difficile d’avoir une plus belle vue panoramique sur la place « by night » · Sites zoroastriens : Tours du silence un peu à l’extérieur de la ville ‘y aller en taxi) et Temple du feu ( rien d’exceptionnel ) mais tradition et petit musée sur la religion zoastrienne · Mosquée du vendredi : près du bazar ; très belle ; par contre le bazar en travaux , était en grande partie fermé · Gare des bus très en dehors de la ville ; compter 120000 rials en taxi (on peut réserver billets de bus et taxi à l’office du tourisme) · A 60 kms, le caravanserail Zine-o-Din ; on peut y dormir ; bon restaurant ;40 € /personne en demi-pension ; on peut y aller en taxi depuis Yadz ( autour de 20 €) ; revenir avec d’autres touristes
ISPAHAN : · Hôtel Persia : 40€ pour la chambre triple ; très propre , à 20 min à pied du quartier touristique, sur une avenue très commerçante , mais basique et accueil pas très sympa ! · Hôtel Ibne-Sina , pas cher et recommandé par des gens rencontrés ; un peu éloigné du centre , mais taxi pas cher · Ispahan est une ville très agréable , avec beaucoup d’espaces verts ; se déplacer à pied ; taxi entre 30 OOO et 50 000 ryals · Office du tourisme : sur la place de l’Imam , à côté du Palais Ali Qapu · Quelques restaurants sympas : 1) Romanos dans le quartier arménien , dans un ancien hamam , vers la cathédrale Vank avec concert le soir (demander , car impossible de trouver seul) 2) Près de la mosquée du Vendredi , dans le bazar , restaurant Bervani . Un seul plat , très local , mais beaucoup de clients et très bon 3) Dans le bazar , tout près de la Mosquée de l’imam , restaurant plus chic et traditionnel : Bastami ; excellent moment · A voir : 1) Mosquée du vendredi (tous les styles architecturaux de l’Islam s’y cotoient) 2) Place de l’Imam , surtout la remarquable mosquée de l’Imam, le Palais Ali Qapu, mosquée Cheikh Lotfollah 3) Se promener le long de la rivière Zayandeh Rud pour admirer les ponts anciens , surtout le vendredi quand toutes les familles pique-niquent : invitations assurées ! 4) Quartier arménien et la cathédrale Vank 5) Bazar : c’est celui où vous trouverez le plus d’objets d’artisanat et de souvenirs à acheter ; dans les autres villes , les bazars sont plus utilitaires et faits pour les achats des locaux
KASHAN : · Gesthouse Kamalalmolk : dans maison traditionnelle , très sympa , terrasse aménagée ; notre meilleur hôtel en Iran 36 € la triple petits déjs inclus sans salle de bain 1 200 000 ryals la double avec salle de bain
QOM : Escale de quelques heures sur la route Kashan-Téhéran (on avait loué un taxi à la journée par la guesthouse Kamalalmolk pour 60 €) ; suffisant Impressionnant complexe autour du Sanctuaire de Fatima ; tenue identique aux autres mosquées et accueil sans problème ; seul l’accès au tombeau lui-même est interdit aux non-musulmans. Ambiance très religieuse . La ville elle-même est très commerçante , mais bruyante et sans charme ; rester qqs heures suffit.
TEHERAN · Trajet Kashan-Téhéran en taxi privé avec stop de 3 h à Qom à 60 € ; si on part directement en France , on peut se faire déposer à l’aéroport sur la route pour éviter de repasser par Téhéran
· Hôtel Firouzeh dans Téhéran sud , près du métro Imam Khomeiny : 1 500 000 ryals la triple avec salle de bain , petits déjeuners inclus ; gérant très serviable et dynamique ; on peut y laisser des bagages · Transfert hôtel-aéroport de nuit en taxi :600 000 ryals · Palais Golestan : près du métro Khomeiny ; cher si on prend toutes les options ; à voir absolument ; intérieurs facultatifs ou en visiter un seul ; agréable coffee-shop · Mausolée Imam Khomeiny au Sud : on y accède par la dernière station sud du métro ( station Haram-e-Motahar) de la ligne 1 ; grand complexe , moche , mais super ambiance ; sur la route de l’aéroport · Station de ski DARBAND (peut se faire en une demi-journée ) Aller au terminus nord du métro Tajrish (ligne 1) ; des minibus attendent pour vous monter à la station ( 15000 ryals / personne) ; nombreux restaurants ; télésiège : 60 000 ryals le tajet ; en haut du télésiège , agréable maison de thé où on peut fumer le narghilé. · Musée des joyaux : Extraordinaire , mais ouvert seulement du lundi au jeudi de 14 h à 16 h · Bazar : immense , mais utilitaire : peu d’objets « touristiques »
QAZVIN : · 1h30 de train de Téhéran · Petite ville agréable avec beau bazar ; base de départ pour une excursion à la journée dans la Vallée d’Alamut · Hôtel Alborz ; 70 $ la triple , « luxe » · Superbe excursion d’une journée dans la vallée d’Alamut , organisée par l’hôtel ; Château des Assassins , magnifique route pour Andej (canyons) et petit lac · Vérifier la note de l’hôtel : comptes « flous »
Voyage en Islande en juillet
Bonjour,
Je suis nouvelle sur le forum. Je suis étudiante et je n'ai pas beaucoup de moyens. Mais qu'importe, pour moi, voyager ce n'est pas se prélasser dans les hôtels. Je souhaite faire une randonnée durant 2 semaines en Islande, on dit que les paysages sont magnifiques. Quels sont les meilleurs moyens de loger pas cher lorsque l'on fait un parcours? Camper serait le mieux, mais où? Est-ce que l'Islande possède lui aussi, à la manière de l'Espagne, son chemin de "pelerinage" comme ST Jacques de Compostelle?
Mon but est de renouer avec la nature et d'en profiter au maximum.
Cordialement
PoppieLou.
Je suis nouvelle sur le forum. Je suis étudiante et je n'ai pas beaucoup de moyens. Mais qu'importe, pour moi, voyager ce n'est pas se prélasser dans les hôtels. Je souhaite faire une randonnée durant 2 semaines en Islande, on dit que les paysages sont magnifiques. Quels sont les meilleurs moyens de loger pas cher lorsque l'on fait un parcours? Camper serait le mieux, mais où? Est-ce que l'Islande possède lui aussi, à la manière de l'Espagne, son chemin de "pelerinage" comme ST Jacques de Compostelle?
Mon but est de renouer avec la nature et d'en profiter au maximum.
Cordialement
PoppieLou.
Compte rendu de deux semaines en Thaïlande fin janvier 2013
Ayant beaucoup farfouillé sur ce forum pour préparer mon voyage en Thaïlande, il est normal que je vous fasse maintenant un petit compte rendu de notre parcours!
A savoir : Nous sommes un couple, 27 et 28 ans. Nous avons réservé les billets d'avion en septembre avec Go Voyage. Nous avons payé le trajet aller retour Roissy/Bangkok 1530€ pour 2 avec la multi assurance (en cas de pépin avant le départ car je suis cavalière et on ne sait jamais ce qu'il peut arriver...). Quelques jours avant le départ nous avions également réserver un hôtel sur Bangkok pour les 2 premières nuits (Le Monaco Bangkok Hotel, 91.71€ en passant par Agoda), ainsi que le trajet Bangkok/Trang en avion (97,26€ pour les 2) et c'était tout. On avait prévu un petit parcours, mais il a énormément évolué en cours de route. Voici donc le détail :
Vendredi 18 janvier : Départ prévu de Charles de Gaulle à 21h20, mais pas de bol les premières neiges commencent à tomber, notre avion décolle finalement à 2h15 du matin.
Samedi 19 janvier : Nous devions arriver à Bangkok vers 14h mais avec notre retard nous nous posons vers 19h. Du coup notre première après-midi est très rapide : queue à la douane de l'aéroport, taxi jusqu'à l'hôtel, petit tour dans le quartier (station BTS Nana, quartier de Sukhumvit, très animé donc aucun problème pour manger ou boire un verre, mais il faut savoir que c'est aussi le quartier des femmes de joies, ce qui ne pose aucun soucis tant que vous ne quittez pas votre homme 🙂).
Dimanche 20 janvier : N'ayant qu'une seule journée sur Bangkok, nous décidons de commencer par le grand palais et le Wat Pho. Mais une fois devant le mur du grand palais à essayer de trouver l'entrée, plan dans les mains (erreur...), un monsieur nous propose de l'aide et nous explique gentillement qu'il y a des moines aujourd'hui dans le grand palais et que ça n'ouvrira qu'à 14h et il nous montre sur la carte les autres choses que l'on peut aller voir en attendant. Ça m'étonne, j'ai lu beaucoup de choses au sujet de ces gentils monsieurs, mais comme il ne cherche pas à nous mettre dans un touk-touk, on le croit bêtement! On croise ensuite un second mec qui nous dit la même chose mais qui essaye de nous mettre dans un touk-touk, nous refusons. Puis un troisième qui nous dit encore la même chose et qui nous propose un touk-touk. Légèrement découragés et un peu fatigués de marcher sous la chaleur nous acceptons. Le mec en touk-touk nous fait faire un détour de malade pour au final nous déposer à 500mètres de là où on était mais devant un petit embarcadère où un autre mec veut nous faire faire un tour de bateau d'une heure. Il nous annonce un tarif incroyable donc on refuse et on se casse de là très énervés, ne sachant pas du tout où on était arrivé (ensuite on a comprit qu'on était juste à côté). Du coup on se pose pour aller manger et on retourne devant le grand palais à 14h où une dame à l'entrée nous dit que ça ferme à 15h30 (et surtout que c'est ouvert depuis 8h!!) et qu'il faut 2 bonnes heures pour faire le tour donc que ça ne vaut pas le coup pour aujourd'hui... Comment vous expliquer qu'on était un peu énervés..? Du coup on décide partir de là et d'aller faire un tour au MBK dont on a tant entendu parler! Ça tombe bien, mon homme a besoin urgemment de nouvelles chaussures et on vient de s'acheter une Go Pro (en France) donc on aimerait bien lui trouver quelques accessoires pour la suite du voyage! Là aussi très déçu, mon homme ne trouve aucune chaussures qui ne lui plaisent, l'endroit est énorme, très fouillis, on ne comprend pas vraiment ce qui est de la marque et ce qui est de la contre-façon et nous ne souhaitons pas prendre le risque de rentrer avec de la contre-façon. Rien du tout pour la Go Pro donc retour à l'hôtel, fin de la journée, on est très amers sur ce premier jour. On nous a tellement vendu la Thaïlande, l’accueil chaleureux des Thaïlandais et le fait qu'on y trouvait de tout pour pas cher, que forcément on est un peu déçus!!
Lundi 21 janvier : Taxi jusqu'à l'aéroport, avions de Bangkok vers Trang, bus de l'aéroport jusqu'à la gare de Trang (90BTH/pers). On avait repéré un premier hôtel mais il était complet donc ils nous ont redirigé vers le Thumrim Hotêl (900BTH), qui était tout à fait correcte. Ensuite il commençait à se faire tard (15/16h), nous avions très faim donc tour de la ville pour tenter de trouver de quoi manger. On voulait du local, mais on se fait recaller partout, obligés d'aller dans un des restaurants à touristes devant la gare... Nous avons fait un tour au marché de nuit, mais globalement il n'y a pas grand chose d'autre à voir dans la ville. Donc on a rapidement réservé un aller vers l'île de Koh-Mook pour le lendemain, dans l'une des nombreuses agences de touristes de la ville.
Mardi 22 janvier : Arrivés à Koh-Mook après un petit tour de bus et de bateau. Nous avions réservé au Sawasdee Resort (800BTH) via l'agence la veille. On se retrouve dans un petit bungalow trop mignon, en bord de plage mais avec le strict minimum pour le confort. On s'en fout, on est pas là pour dormir :p Petite baignade, puis tour de l'île en moto-taxi avec un charmant monsieur qui nous a emmené dans pleins de petits recoins, sur un ponton immense avec une vue sublime et qui nous a ensuite déposé dans un petit restau au milieu de l'île, un des plus bons qu'on ait pu faire!! C'était une superbe journée, dans un lieu sublime.
Mercredi 23 janvier : On débarque sur l'île de Koh-Lanta sans trop savoir où on va. On monte un peu par hasard dans une voiture qui transporte déjà des touristes et on nous dépose devant un petit complexe. Là j'avoue qu'on aurait pu mieux chercher, mais la chaleur et les sacs à porter ont raison de nous et on pose nos bagages là où on a été déposé (le Moon Walk Lanta Resort, 1200BHT le bungalow avec clim + eau chaude). Clairement on aurait pu trouver mieux mais on a pas vraiment cherché. Enfin, on a essayé, mais ça prend un temps fou et on avait surtout envie de profiter de l'île. Nous devions rester 2 nuits sur cette île, finalement nous y restons 4 nuits. 2 jours où nous louons un scooter pour visiter l'île (les plages du côté est sont à mon avis plus jolies et plus sympa que celle de l'ouest qui sont très plates et où il faut pas mal marcher pour ne plus avoir pied, et où l'eau est plus trouble). Globalement c'est une chouette île! Et le troisième jour nous faisons une excursion sur l'île de Koh-Rok. C'est très joli, eau turquoise, des poissons, du soleil (et des coups de soleils!!) mais pour ce qui est de la convivialité de la journée on repassera. Chacun dans son coin pour manger, ceux qui ont la même langue discutent entre eux, le mec du bateau essaye de draguer une gamine de 15 ans, et je pensais qu'on aurait une petite visite de l'île qui apparemment regorge d'animaux, mais non... On a tout de même droit à 2 spots différents pour 1h et 45min de snorkeling puis on retour sur Koh-Lanta.
Dimanche 27 janvier : Avec notre resort nous avons réservé un aller Koh-Lanta->aéroport de Krabi (350BHT/pers.), nous avons acheté les billets d'avion pour Bangkok directement à l'aéroport et là aussi, c'est une de nos erreurs. 200€ les deux billets, alors que la veille sur Internet on les trouvait à un peu plus de 100€. Je pensais que ce serait moins cher sur place mais non... Donc petit regret là-dessus. Arrivés à Bangkok, nous trouvons rapidement un bus (17BTH/pers) qui nous dépose à Mo Chit, où la gare routière devait se trouver pas loin... Au final nous avons marché pendant plusieurs kilomètres avant de réussir à trouver la gare routière, on voulait un bus pour aller à Ayutthaya, mais on se retrouve dans un minibus. Tant pis! Si ce n'est que ce dernier s'est arrêté tout les 2km pour déposer et prendre d'autres passagers. Arrivés enfin à Ayutthaya, on se rend rapidement dans la Soi 2 où sont regroupés pas mal d'hôtels. Nous en trouvons un très correct, le P.U.INN (700BHT/nuit) où nous posons les bagages. Par contre on avait été assez tranquilles avec les moustiques jusque là, mais à Ayutthaya à partir de 18h ils sont de sortie et il vaut mieux bien se protéger! Il y en avait un paquet dans la chambre, mais nous avions la prise anti-moustiques donc le temps d'aller manger ils n'y ont pas survécus 🙂 Puis nous avons loué un scooter pour 2 jours dans une agence pas très loin et nous avons pu visiter les nombreux temples à l'intérieur et à l'extérieur de la ville à notre guise. Ayutthaya nous a franchement beaucoup plut, c'est une ville très chouette et elle nous a aussi fait regretté de ne pas avoir 3 semaines de vacances et de ne pas pouvoir nous rendre dans le nord du pays. Ce sera pour un prochain voyage!
Mercredi 30 janvier : Petite visite au musée d'Ayutthaya qui est fermé le lundi et mardi, en même que 3 cars d'élèves de la région. Visiblement on les intéressait plus que le musée lui même 😄 Puis on récupère les bagages à l'hôtel. Nous trouvons un vrai bus pour le retour à Bangkok, qui nous dépose dans la même gare routière qu'à l'aller. Cette fois on connait le chemin donc on re-crapahutte dans Bangkok avec les sacs sur le dos pour trouver la station BTS Mo Chit. Puis BTS jusqu'à Siam où on avait repéré un hôtel qui ne devait pas être loin. Après une longue marche on se rend compte qu'on ne va pas du tout dans la bonne direction, donc pause dans un restau avec Wifi pour savoir où on est et trouver un hôtel pas loin. Chose faite, on se retrouve au Golden Hôtel, 1800BHT la nuit (aïe...), des chambres sans charme, un bruit pas possible (la clim' arrivait à en faire 2 différents + celui du frigo + celui de la rue) et un petit déjeuner affreux!! Sans compter qu'on a l'avantage d'être à côté des grands magasins, mais que le soir il ne se passe plus rien et qu'on a eu du mal à trouver un restaurant.
Jeudi 30 janvier : On plie bagage et direction notre station Nana des premiers jours où nous posons nos affaires au Federal hôtel. Très bon petit déjeuner, des chambres spacieuses et très chouettes, au calme mais proche des animations, il était parfait, le tout pour 1400BTH et en plus il y a une piscine (que nous n'avons pas eu le temps de tester d'ailleurs). Si je dois retourner à Bangkok, je reprendrais clairement cet hôtel! Cette journée là nous avons atterrit au Plantip Plaza (un magasin énorme dédié à l'informatique), puis au Platinium Fashion Mall (dont il faudrait pas loin de 4 jours pour faire le tour tellement c'est énorme) où nous avons commencé à refaire notre garde de robe, surtout que sur le chemin du retour nous sommes passé par un marché où les prix étaient vraiment très bon marché. Puis retour à l'hôtel pour poser tout ça, nous voulions ensuite nous rendre à Chinatown pour manger mais les taxis nous ont dissuadés (je reviendrais sur leur sujet après). Du coup on a mangé à côté de l'hôtel et nous nous nous sommes promené dans l'un des nombreux marchés du quartier.
Vendredi 31 janvier : Retour au grand palais où bizarrement personne ne nous adressé la parole cette fois là et nous avons pu aller le visiter sans soucis, suivi dans la foulée du Wat Pho. Puis trajet en taxi jusqu'à Kho San Road vers 17h car on avait tellement entendu parler de cette rue qu'il fallait qu'on la voit!! Nous y avons rencontré un groupe de Français très sympa avec qui nous avons passé une bonne partie de la soirée, j'ai pu continuer mon shopping et globalement ça a été une très chouette soirée, mais nous n'avons pas regretté du tout de ne pas y avoir prit notre hôtel car la nuit c'est vraiment trop... Trop de monde, trop de bruits, notre station Nana nous plaisait vraiment beaucoup!
Samedi 1er février : Levés tôt pour se rendre au fameux marché de Chatuchak (station Mo Chit, encore elle!) où nous avons passé une bonne partie de la journée à nous promener parmi les boutiques en tout genre et complétés encore un peu plus notre garde robe. Puis fin de journée dans Chinatown (nous avons prit les transports pour s'y rendre). J'avais lu quelque part "le meilleur moyen de visiter Chinatown est de s'y perdre". Et bien on s'y est bien perdu!!! Très honnêtement ça ne nous a pas plut du tout, les restaurant vantant leurs ailerons de requin partout m'ont légèrement énervée (je suis un peu une BB dans l'âme et quand on sait ce qu'ils font aux requins...), les restau ne nous donnaient pas du tout envie donc on a vite essayé de sortir de là (surtout que nos jambes commençaient légèrement à nous haïr) pour retourner à Nana et prendre un délicieux dernier repas dans un camion en bord de route pas très loin de notre hôtel.
Dimanche 2 février : Retour à l'aéroport pour rentrer.
Alors, mon récit peu paraître un petit peu terne comme ça et donner l'impression que ce voyage ne nous a pas plut mais ça n'est pas le cas. J'avoue qu'on avait de très grandes attentes, car je crois qu'on avait eu trop de louanges sur ce pays avant de partir et de ce fait, ayant déjà voyagé dans pas mal de pays, nous avons été un peu déçus... Mais effectivement, les Thaïlandais sont globalement très gentils et très chaleureux, il fait bon vivre, il n'y a pas d'insécurité (et vivant en région parisienne je peux vous assurer que ça change tout!!), il est assez facile de se faire comprendre en anglais, assez facile de se déplacer d'un endroit à un autre et vous pouvez tout à fait (comme nous) débarquer sans avoir programmé complètement votre voyage et vos hôtels et réussir à vous y retrouver quand même (alors qu'on était en haute saison). D'ailleurs je ne regrette pas du tout de pas avoir réservé mon voyage à l'avance car on pensait, entre autres, passer par Phuket et à entendre les gens qui en venaient lorsqu'on était sur Koh-Lanta, ça nous a rapidement fait changer d'avis! Par contre, on est clairement des touristes, c'est écrit sur notre tronche, donc on se fait accoster tout les 2 mètres (surtout par les Touk-Touk et les taxis), on essaye de tout vous vendre au prix fort (je suis venue une professionnelle de la négociation!) mais si vous faites l'effort de vous intéresser à l'endroit où vous êtes et à la population qui l'habite, les gens sont vraiment extra! Pour ce qui est des taxis, j'avais lu partout "demander obligatoirement le meter!!". Le meter on a réussi à l'avoir : à notre arrivée à l'aéroport et les 2 fois où nous sommes allé à l'aéroport (pour rentrer en France et pour se rendre à Trang). Le reste du temps les taxis refusent de mettre le meter, et j'en ai fait un bon paquet! Ils savent qu'aucun taxi n'accepte, donc personne ne le met et les trajets doivent être négociés. On a eu plusieurs fois droit à "c'est trop loin", "c'est l'heure de pointe" (c'est toujours l'heure de pointe sur Bangkok) et un refus catégorique de la course. Sachant qu'ils vous arrêtent tout les 2 mètres pour vous demander de monter, ça m'a un peu énervée... En tout cas, ne jamais monter sans avoir négocié le prix de la course avant ou le fameux meter si vous y arrivez. On pensait aussi prendre une carte sim locale, finalement nous avons eu internet partout où nous avons été! C'est même très impressionnant car il y a de la "Free Wifi" dans presque tout les hôtels et restaurants, donc finalement on envoyait un petit mail quotidien à nos parents pour les rassurer et on pouvait être tenus au courant par les "gardiens" de nos animaux via facebook sans soucis! En France réussir à trouver du wifi, c'est mission impossible!
N'hésitez pas si vous avez des questions ou des remarques, j'espère en tout cas que ce compte rendu vous plaira! 😎
A savoir : Nous sommes un couple, 27 et 28 ans. Nous avons réservé les billets d'avion en septembre avec Go Voyage. Nous avons payé le trajet aller retour Roissy/Bangkok 1530€ pour 2 avec la multi assurance (en cas de pépin avant le départ car je suis cavalière et on ne sait jamais ce qu'il peut arriver...). Quelques jours avant le départ nous avions également réserver un hôtel sur Bangkok pour les 2 premières nuits (Le Monaco Bangkok Hotel, 91.71€ en passant par Agoda), ainsi que le trajet Bangkok/Trang en avion (97,26€ pour les 2) et c'était tout. On avait prévu un petit parcours, mais il a énormément évolué en cours de route. Voici donc le détail :
Vendredi 18 janvier : Départ prévu de Charles de Gaulle à 21h20, mais pas de bol les premières neiges commencent à tomber, notre avion décolle finalement à 2h15 du matin.
Samedi 19 janvier : Nous devions arriver à Bangkok vers 14h mais avec notre retard nous nous posons vers 19h. Du coup notre première après-midi est très rapide : queue à la douane de l'aéroport, taxi jusqu'à l'hôtel, petit tour dans le quartier (station BTS Nana, quartier de Sukhumvit, très animé donc aucun problème pour manger ou boire un verre, mais il faut savoir que c'est aussi le quartier des femmes de joies, ce qui ne pose aucun soucis tant que vous ne quittez pas votre homme 🙂).
Dimanche 20 janvier : N'ayant qu'une seule journée sur Bangkok, nous décidons de commencer par le grand palais et le Wat Pho. Mais une fois devant le mur du grand palais à essayer de trouver l'entrée, plan dans les mains (erreur...), un monsieur nous propose de l'aide et nous explique gentillement qu'il y a des moines aujourd'hui dans le grand palais et que ça n'ouvrira qu'à 14h et il nous montre sur la carte les autres choses que l'on peut aller voir en attendant. Ça m'étonne, j'ai lu beaucoup de choses au sujet de ces gentils monsieurs, mais comme il ne cherche pas à nous mettre dans un touk-touk, on le croit bêtement! On croise ensuite un second mec qui nous dit la même chose mais qui essaye de nous mettre dans un touk-touk, nous refusons. Puis un troisième qui nous dit encore la même chose et qui nous propose un touk-touk. Légèrement découragés et un peu fatigués de marcher sous la chaleur nous acceptons. Le mec en touk-touk nous fait faire un détour de malade pour au final nous déposer à 500mètres de là où on était mais devant un petit embarcadère où un autre mec veut nous faire faire un tour de bateau d'une heure. Il nous annonce un tarif incroyable donc on refuse et on se casse de là très énervés, ne sachant pas du tout où on était arrivé (ensuite on a comprit qu'on était juste à côté). Du coup on se pose pour aller manger et on retourne devant le grand palais à 14h où une dame à l'entrée nous dit que ça ferme à 15h30 (et surtout que c'est ouvert depuis 8h!!) et qu'il faut 2 bonnes heures pour faire le tour donc que ça ne vaut pas le coup pour aujourd'hui... Comment vous expliquer qu'on était un peu énervés..? Du coup on décide partir de là et d'aller faire un tour au MBK dont on a tant entendu parler! Ça tombe bien, mon homme a besoin urgemment de nouvelles chaussures et on vient de s'acheter une Go Pro (en France) donc on aimerait bien lui trouver quelques accessoires pour la suite du voyage! Là aussi très déçu, mon homme ne trouve aucune chaussures qui ne lui plaisent, l'endroit est énorme, très fouillis, on ne comprend pas vraiment ce qui est de la marque et ce qui est de la contre-façon et nous ne souhaitons pas prendre le risque de rentrer avec de la contre-façon. Rien du tout pour la Go Pro donc retour à l'hôtel, fin de la journée, on est très amers sur ce premier jour. On nous a tellement vendu la Thaïlande, l’accueil chaleureux des Thaïlandais et le fait qu'on y trouvait de tout pour pas cher, que forcément on est un peu déçus!!
Lundi 21 janvier : Taxi jusqu'à l'aéroport, avions de Bangkok vers Trang, bus de l'aéroport jusqu'à la gare de Trang (90BTH/pers). On avait repéré un premier hôtel mais il était complet donc ils nous ont redirigé vers le Thumrim Hotêl (900BTH), qui était tout à fait correcte. Ensuite il commençait à se faire tard (15/16h), nous avions très faim donc tour de la ville pour tenter de trouver de quoi manger. On voulait du local, mais on se fait recaller partout, obligés d'aller dans un des restaurants à touristes devant la gare... Nous avons fait un tour au marché de nuit, mais globalement il n'y a pas grand chose d'autre à voir dans la ville. Donc on a rapidement réservé un aller vers l'île de Koh-Mook pour le lendemain, dans l'une des nombreuses agences de touristes de la ville.
Mardi 22 janvier : Arrivés à Koh-Mook après un petit tour de bus et de bateau. Nous avions réservé au Sawasdee Resort (800BTH) via l'agence la veille. On se retrouve dans un petit bungalow trop mignon, en bord de plage mais avec le strict minimum pour le confort. On s'en fout, on est pas là pour dormir :p Petite baignade, puis tour de l'île en moto-taxi avec un charmant monsieur qui nous a emmené dans pleins de petits recoins, sur un ponton immense avec une vue sublime et qui nous a ensuite déposé dans un petit restau au milieu de l'île, un des plus bons qu'on ait pu faire!! C'était une superbe journée, dans un lieu sublime.
Mercredi 23 janvier : On débarque sur l'île de Koh-Lanta sans trop savoir où on va. On monte un peu par hasard dans une voiture qui transporte déjà des touristes et on nous dépose devant un petit complexe. Là j'avoue qu'on aurait pu mieux chercher, mais la chaleur et les sacs à porter ont raison de nous et on pose nos bagages là où on a été déposé (le Moon Walk Lanta Resort, 1200BHT le bungalow avec clim + eau chaude). Clairement on aurait pu trouver mieux mais on a pas vraiment cherché. Enfin, on a essayé, mais ça prend un temps fou et on avait surtout envie de profiter de l'île. Nous devions rester 2 nuits sur cette île, finalement nous y restons 4 nuits. 2 jours où nous louons un scooter pour visiter l'île (les plages du côté est sont à mon avis plus jolies et plus sympa que celle de l'ouest qui sont très plates et où il faut pas mal marcher pour ne plus avoir pied, et où l'eau est plus trouble). Globalement c'est une chouette île! Et le troisième jour nous faisons une excursion sur l'île de Koh-Rok. C'est très joli, eau turquoise, des poissons, du soleil (et des coups de soleils!!) mais pour ce qui est de la convivialité de la journée on repassera. Chacun dans son coin pour manger, ceux qui ont la même langue discutent entre eux, le mec du bateau essaye de draguer une gamine de 15 ans, et je pensais qu'on aurait une petite visite de l'île qui apparemment regorge d'animaux, mais non... On a tout de même droit à 2 spots différents pour 1h et 45min de snorkeling puis on retour sur Koh-Lanta.
Dimanche 27 janvier : Avec notre resort nous avons réservé un aller Koh-Lanta->aéroport de Krabi (350BHT/pers.), nous avons acheté les billets d'avion pour Bangkok directement à l'aéroport et là aussi, c'est une de nos erreurs. 200€ les deux billets, alors que la veille sur Internet on les trouvait à un peu plus de 100€. Je pensais que ce serait moins cher sur place mais non... Donc petit regret là-dessus. Arrivés à Bangkok, nous trouvons rapidement un bus (17BTH/pers) qui nous dépose à Mo Chit, où la gare routière devait se trouver pas loin... Au final nous avons marché pendant plusieurs kilomètres avant de réussir à trouver la gare routière, on voulait un bus pour aller à Ayutthaya, mais on se retrouve dans un minibus. Tant pis! Si ce n'est que ce dernier s'est arrêté tout les 2km pour déposer et prendre d'autres passagers. Arrivés enfin à Ayutthaya, on se rend rapidement dans la Soi 2 où sont regroupés pas mal d'hôtels. Nous en trouvons un très correct, le P.U.INN (700BHT/nuit) où nous posons les bagages. Par contre on avait été assez tranquilles avec les moustiques jusque là, mais à Ayutthaya à partir de 18h ils sont de sortie et il vaut mieux bien se protéger! Il y en avait un paquet dans la chambre, mais nous avions la prise anti-moustiques donc le temps d'aller manger ils n'y ont pas survécus 🙂 Puis nous avons loué un scooter pour 2 jours dans une agence pas très loin et nous avons pu visiter les nombreux temples à l'intérieur et à l'extérieur de la ville à notre guise. Ayutthaya nous a franchement beaucoup plut, c'est une ville très chouette et elle nous a aussi fait regretté de ne pas avoir 3 semaines de vacances et de ne pas pouvoir nous rendre dans le nord du pays. Ce sera pour un prochain voyage!
Mercredi 30 janvier : Petite visite au musée d'Ayutthaya qui est fermé le lundi et mardi, en même que 3 cars d'élèves de la région. Visiblement on les intéressait plus que le musée lui même 😄 Puis on récupère les bagages à l'hôtel. Nous trouvons un vrai bus pour le retour à Bangkok, qui nous dépose dans la même gare routière qu'à l'aller. Cette fois on connait le chemin donc on re-crapahutte dans Bangkok avec les sacs sur le dos pour trouver la station BTS Mo Chit. Puis BTS jusqu'à Siam où on avait repéré un hôtel qui ne devait pas être loin. Après une longue marche on se rend compte qu'on ne va pas du tout dans la bonne direction, donc pause dans un restau avec Wifi pour savoir où on est et trouver un hôtel pas loin. Chose faite, on se retrouve au Golden Hôtel, 1800BHT la nuit (aïe...), des chambres sans charme, un bruit pas possible (la clim' arrivait à en faire 2 différents + celui du frigo + celui de la rue) et un petit déjeuner affreux!! Sans compter qu'on a l'avantage d'être à côté des grands magasins, mais que le soir il ne se passe plus rien et qu'on a eu du mal à trouver un restaurant.
Jeudi 30 janvier : On plie bagage et direction notre station Nana des premiers jours où nous posons nos affaires au Federal hôtel. Très bon petit déjeuner, des chambres spacieuses et très chouettes, au calme mais proche des animations, il était parfait, le tout pour 1400BTH et en plus il y a une piscine (que nous n'avons pas eu le temps de tester d'ailleurs). Si je dois retourner à Bangkok, je reprendrais clairement cet hôtel! Cette journée là nous avons atterrit au Plantip Plaza (un magasin énorme dédié à l'informatique), puis au Platinium Fashion Mall (dont il faudrait pas loin de 4 jours pour faire le tour tellement c'est énorme) où nous avons commencé à refaire notre garde de robe, surtout que sur le chemin du retour nous sommes passé par un marché où les prix étaient vraiment très bon marché. Puis retour à l'hôtel pour poser tout ça, nous voulions ensuite nous rendre à Chinatown pour manger mais les taxis nous ont dissuadés (je reviendrais sur leur sujet après). Du coup on a mangé à côté de l'hôtel et nous nous nous sommes promené dans l'un des nombreux marchés du quartier.
Vendredi 31 janvier : Retour au grand palais où bizarrement personne ne nous adressé la parole cette fois là et nous avons pu aller le visiter sans soucis, suivi dans la foulée du Wat Pho. Puis trajet en taxi jusqu'à Kho San Road vers 17h car on avait tellement entendu parler de cette rue qu'il fallait qu'on la voit!! Nous y avons rencontré un groupe de Français très sympa avec qui nous avons passé une bonne partie de la soirée, j'ai pu continuer mon shopping et globalement ça a été une très chouette soirée, mais nous n'avons pas regretté du tout de ne pas y avoir prit notre hôtel car la nuit c'est vraiment trop... Trop de monde, trop de bruits, notre station Nana nous plaisait vraiment beaucoup!
Samedi 1er février : Levés tôt pour se rendre au fameux marché de Chatuchak (station Mo Chit, encore elle!) où nous avons passé une bonne partie de la journée à nous promener parmi les boutiques en tout genre et complétés encore un peu plus notre garde robe. Puis fin de journée dans Chinatown (nous avons prit les transports pour s'y rendre). J'avais lu quelque part "le meilleur moyen de visiter Chinatown est de s'y perdre". Et bien on s'y est bien perdu!!! Très honnêtement ça ne nous a pas plut du tout, les restaurant vantant leurs ailerons de requin partout m'ont légèrement énervée (je suis un peu une BB dans l'âme et quand on sait ce qu'ils font aux requins...), les restau ne nous donnaient pas du tout envie donc on a vite essayé de sortir de là (surtout que nos jambes commençaient légèrement à nous haïr) pour retourner à Nana et prendre un délicieux dernier repas dans un camion en bord de route pas très loin de notre hôtel.
Dimanche 2 février : Retour à l'aéroport pour rentrer.
Alors, mon récit peu paraître un petit peu terne comme ça et donner l'impression que ce voyage ne nous a pas plut mais ça n'est pas le cas. J'avoue qu'on avait de très grandes attentes, car je crois qu'on avait eu trop de louanges sur ce pays avant de partir et de ce fait, ayant déjà voyagé dans pas mal de pays, nous avons été un peu déçus... Mais effectivement, les Thaïlandais sont globalement très gentils et très chaleureux, il fait bon vivre, il n'y a pas d'insécurité (et vivant en région parisienne je peux vous assurer que ça change tout!!), il est assez facile de se faire comprendre en anglais, assez facile de se déplacer d'un endroit à un autre et vous pouvez tout à fait (comme nous) débarquer sans avoir programmé complètement votre voyage et vos hôtels et réussir à vous y retrouver quand même (alors qu'on était en haute saison). D'ailleurs je ne regrette pas du tout de pas avoir réservé mon voyage à l'avance car on pensait, entre autres, passer par Phuket et à entendre les gens qui en venaient lorsqu'on était sur Koh-Lanta, ça nous a rapidement fait changer d'avis! Par contre, on est clairement des touristes, c'est écrit sur notre tronche, donc on se fait accoster tout les 2 mètres (surtout par les Touk-Touk et les taxis), on essaye de tout vous vendre au prix fort (je suis venue une professionnelle de la négociation!) mais si vous faites l'effort de vous intéresser à l'endroit où vous êtes et à la population qui l'habite, les gens sont vraiment extra! Pour ce qui est des taxis, j'avais lu partout "demander obligatoirement le meter!!". Le meter on a réussi à l'avoir : à notre arrivée à l'aéroport et les 2 fois où nous sommes allé à l'aéroport (pour rentrer en France et pour se rendre à Trang). Le reste du temps les taxis refusent de mettre le meter, et j'en ai fait un bon paquet! Ils savent qu'aucun taxi n'accepte, donc personne ne le met et les trajets doivent être négociés. On a eu plusieurs fois droit à "c'est trop loin", "c'est l'heure de pointe" (c'est toujours l'heure de pointe sur Bangkok) et un refus catégorique de la course. Sachant qu'ils vous arrêtent tout les 2 mètres pour vous demander de monter, ça m'a un peu énervée... En tout cas, ne jamais monter sans avoir négocié le prix de la course avant ou le fameux meter si vous y arrivez. On pensait aussi prendre une carte sim locale, finalement nous avons eu internet partout où nous avons été! C'est même très impressionnant car il y a de la "Free Wifi" dans presque tout les hôtels et restaurants, donc finalement on envoyait un petit mail quotidien à nos parents pour les rassurer et on pouvait être tenus au courant par les "gardiens" de nos animaux via facebook sans soucis! En France réussir à trouver du wifi, c'est mission impossible!
N'hésitez pas si vous avez des questions ou des remarques, j'espère en tout cas que ce compte rendu vous plaira! 😎
Organiser mon nouveau voyage en Israël
bonjour
je suis en train d'oraganiser mon nouveau voyage en israel.j'ai adoré!
je suis donc en train de budgetiser mon voyage en octobre.a votre avis:combien faut-il de jours et de temps pour visiter:
- bethleem et si je pars de jerusalem, est-ce qu'il vaut mieux trouver un hebergement a bethleem ou revenir a jeru?si je pars de jeru et que je reviens le soir pour peut-etre y retourner le lensemain si besoin, a quelle heure partent les 1ers bus le matin et a quelle heure reviennent-ils au plus tard?
- combien de jours ou est-ce qu'une journee est suffisante pour visiter massada et jericho?
- et pour hebron-qui apparament est une belle ville?
enfin, qui connaitrait un petit hotel sympa et pas trop cher ou une guest-house sur les bords de la mer morte?merkii
😎
Une belle ville à visiter?
Bonjour tout le monde !
Alors voilà, pour 2012 nous avons envie d'économiser un peu niveau voyage.
Du coup, au lieu de faire un circuit comme nous le faisons d'habitude, nous aimerions trouver une ville avec enormement de choses à voir afin de pouvoir y rester une semaine sans s'ennuyer (un peu comme Rome mais en moins cher ;) sauf si vous avez des bons plans !..).
Nous avons déjà fait -le principal- : Liban / Grèce / Ecosse / Andalousie / Pyrenées / Alpes / Malte et Marrakech (nous n'avons pas vraiment aimé ce dernier).
Voilà, donc si vous avez des idées/conseils de villes/capitales sympas à voir, où on ne s'ennuit pas et pas trop cher, une petite liste est la bienvenue !
Merci d'avance ! Lychee.
Alors voilà, pour 2012 nous avons envie d'économiser un peu niveau voyage.
Du coup, au lieu de faire un circuit comme nous le faisons d'habitude, nous aimerions trouver une ville avec enormement de choses à voir afin de pouvoir y rester une semaine sans s'ennuyer (un peu comme Rome mais en moins cher ;) sauf si vous avez des bons plans !..).
Nous avons déjà fait -le principal- : Liban / Grèce / Ecosse / Andalousie / Pyrenées / Alpes / Malte et Marrakech (nous n'avons pas vraiment aimé ce dernier).
Voilà, donc si vous avez des idées/conseils de villes/capitales sympas à voir, où on ne s'ennuit pas et pas trop cher, une petite liste est la bienvenue !
Merci d'avance ! Lychee.
Retour de trois semaines dans l'Ouest américain, en septembre 2010
Bonjour à tous,
nous revoilà de 3 semaines ouest usa. Voyage auto tour (los angeles vers san francisco via les parcs de l'ouest), réservation par une agence de paris spécialisé sur l'Amérique. Pour le vol, hôtel, location de voiture. J'avais comparé les prix et j'avais estimé qu'il y avait que les hôtels ou il y avait une différence mais voyant les frais de CB, nous avons fait le choix vers l'agence ou nous pouvons faire du sur mesure.
J'avais projeté ce voyage depuis le mois de Aout 2009. J'ai pas mal lu sur internet pour le fabriquer. J'avais vu aussi ce que les tours opérateurs proposaient et ensuite cela faisait plus de 15 ans que j'avais acheté un magasine géo sur les USA.
Le choix des périodes fut rapide soit juin soit septembre. Pas d'enfants hors scolaire et ensuite les températures. Mais quand nous sommes allés à l'agence fin JANVIER pour réserver, pour le mois de juin trop court pour les choix des réservations et les prix qui commençaient à grimper donc nous sommes partis pour fin aout et septembre 2010 mais nous avons eu droit à notre changement de tarif suite à l'évolution du court de l'euro.
Nous avons tenté the wave pour le tirage au sort premier jour de Mai mais échoué pourtant j'en avais sérieusement envie. Mais le mail de réponse fut désolé.
Nous avions nos Estas suite à un précédent voyage au US mais pour moi j'ai du refaire ma demande renouvellement de passeport entre temps que j'ai eu sans problème.
Donc 30 heures avant départ air france internet pour la confirmation. Mais surprise pour moi je suis rejetée problème de Esta. ça commence bien. On me dit que ça doit être juste un problème technique de ne pas paniquer. Facile quand vous savez que vous pouvez vous faire recaler à l'enregistrement à l'Aéroport.
Maintenant le sport des bagages pour 3 semaines 2 valises pour 23 kg chacune. On y arrive.
le 27 aout 2010
Départ de la maison à 5h30, nous avons 100 km pour atteindre Roissy mais je mets toujours une marge car nous avons de la circulation approchant les abords de paris.
Notre décollage est prévu pour 10h35 présentation 3h avant. Nous déposons notre voiture dans un parking privé que nous avions déjà utilisé les services moins cher qu'un taxi et rien à dire.
Donc je vais à la borne pour faire mon enregistrement et ma carte d'embarcation. Et toujours refusé. La je commence à ne plus rire. Nous allons à l'enregistrement des bagages comme l'hôtesse nous conseille. Personne nous sommes dans les premiers. L'hôtesse passe mon mari, aucun souci. Maintenant à mon tour. Une fois, Deux fois, T.....
rien à faire. Elle voit sa collègue plus confirmée. Qui pour elle tape le numéro de passeport au lieu d'utiliser le code barre mais en rajoutant le numéro en plus qu'il y a sur la première page. Ouf sésame ouvre toi. En fin de compte j'avais rentré un numéro en trop. A savoir prendre que les chiffres en bas de page. ça y est. C'est parti.
Pour le vol un peu de retard mais rien de méchant. Rattrapé sur la durée du vol.
Nous avons droit à nos écrans individuelles et notre choix de programme film ou jeux. Pour nous c'est passé assez vite.
Nous arrivons à l'aéroport de LOS ANGELES. Pendant ces mois au par avant j'avais fait un book maison avec les infos pris sur internet, les astuces et le planning de visite.
Donc nous passons les douanes de l'aéroport et évidement bibi ne passe pas encore une fois. Le douanier voit tout de suite l'erreur et me fait remplir un document vert comme si j'avais un visa. En tout cas heureusement que j'avais imprimé mon acceptation de Esta ça a servie autant en France que aux USA.
Ouf cette fois c'est bon. Mon mari aurait pu faire à deux occasions le voyage tout seul.
On récupère nos valises et maintenant direction la location de voiture. Comme j'avais lu dans le forum recherche des bus par compagnie de location de voiture.
Effectivement le parking est à l'extérieur de l'aéroport.
Nous avons notre voiture après un peu d'attente du monde devant nous.
On montre notre document. Il n'essaye pas de nous vendre d'autres prestation. On signe le document avec l'histoire du plein d'essence à payer à la fin et de revenir avec le réservoir vide.
Maintenant nous partons à la recherche de notre voiture. Rien à voir avec ailleurs. Vous cherchez la catégorie de véhicule, les clefs sont dessus, vous vous servez.
Chouette une new bettle. Pas pour longtemps. On ouvre le coffre pas plus d'une valise on referme. Ensuite voiture plus haute sympa pour le tout terrain. Mais le coffre est visible et j'avais lu sur le forum la mésaventure d'effraction. Nous finirons sur une Ford Focus. Pneu en état, pas trop de kilomètre.
Nous mettons en route le GPS d'abord assez perdu pour les satellites. Mais elle trouve. A la sortie du parking, on nous enregistres. Et c'est parti.
On est assez rapidement dans le bain. Périphérique. Oh la la. Que de Circulation, deux fois plus large que chez nous. Là nous apprécions juliette (surnom de notre GPS).
Direct l'hôtel, à confort inn west sunset blvd. Nous sommes sur la bonne rue mais assez loin. On pose les bagages, direct courses. On ne trouve pas la glacière miracle.
j'avais prévu de visiter l'après midi mais nous sommes déjà le soir, avec la circulation pas facile.
Bon on va directe à Hollywood bld. Mais le plus court fut de passer par ce périphérique.
Nous partons à la recherche des étoiles sur le trottoir que l'on trouve assez facilement. Ensuite j'avais repéré la cour de théâtre chinois. Mais la nuit tombe quand nous arrivons sur place emprunte de main et signature au sol. Pas grave c'est assez éclairé. Le long du trottoir les magasins sont de plus en plus pour Vêtement et autres coquines. Une photo avec ELVIS et Michael JACKSON.
Nous repartons à la voiture. Nous avions pris une rue en perpendiculaire de la sunset bld pour ne pas payer les parkings qui vous attendent. Faire juste attention pour les jours et heures d'interdiction pour le nettoyage de rue.
Un coup de périphérique et à l'hôtel
Quel autre pays asiatique après la Thaïlande?
Bonjour
Notre premier contact avec l'Asie a eu lieu en 2005 en Thaïlande. Ce pays nous semblait être le plus développé et le mieux 'équipé' pour accueillir les touristes. Nous avons tellement aimé ce pays que nous y avons emmené de la famille en 2008.
En 2010, nous souhaitons découvrir un autre pays d'Asie mais nous ne savons pas encore lequel. Le but étant de circuler à travers le pays avec les moyens de transport locaux, de combiner visites culturelles, rencontre avec la population et idéalement terminer avec la plage.
Quel(s) pays nous conseillez-vous? Indonésie, Inde, Laos, Cambodge, Malaisie, Vietnam, ...???
Toutes vos expériences et coups de coeur sont les bienvenus.
Merci d'avance
Vanoo
Notre premier contact avec l'Asie a eu lieu en 2005 en Thaïlande. Ce pays nous semblait être le plus développé et le mieux 'équipé' pour accueillir les touristes. Nous avons tellement aimé ce pays que nous y avons emmené de la famille en 2008.
En 2010, nous souhaitons découvrir un autre pays d'Asie mais nous ne savons pas encore lequel. Le but étant de circuler à travers le pays avec les moyens de transport locaux, de combiner visites culturelles, rencontre avec la population et idéalement terminer avec la plage.
Quel(s) pays nous conseillez-vous? Indonésie, Inde, Laos, Cambodge, Malaisie, Vietnam, ...???
Toutes vos expériences et coups de coeur sont les bienvenus.
Merci d'avance
Vanoo
Conditions au Yémen actuellement? (début juin 2009)
Je viens de voir et lire plusieurs articles sur une pseudo guerre civile qui se déssinerait au Yémen .
Qulequ'un pourrait il m'éclairer sur le sujet, je dois m'y rendre en novembre en esperant que tout rentre dans l'ordre.
merci
antoine
Qulequ'un pourrait il m'éclairer sur le sujet, je dois m'y rendre en novembre en esperant que tout rentre dans l'ordre.
merci
antoine
Liban-Syrie-Jordanie-Palestine en solitaire
Bonjour!!
Je n'ai pas encore pris le temps de bien lire toutes les discussions, or mon sujet concerne peut-être également d'autres voyageurs pour cet été...qui se posent quelques interrogations!!
Je prévois de partir en août, un mois max., ok je vais crever de chaud mais je n'ai pas le choix!
-D'abord j'aurai rêvé partir au Liban, le Ministère des affaires étrangères le déconseille: est-ce en effet "dangereux" de traverser le pays pr rejoindre la Syrie? Je crois qu'il n'y a pas de lignes ferroviaires et le stop seule là-bas ne me dis rien...
-Bon je peux très bien atterir directement en Syrie, gardant le Liban ds la poche de mes rêves lorsque je serai deux sur les routes... Pr la Syrie, je crois que c'est fastoche pour bouger, pt être faut-il éviter la frontière avec l'Irak?!! J'aurai pensé à un stage d'arabe (4-5 jours au plus), logée chez l'habitant, pour une première approche du Moyen-Orient. Je cpte en effet l'étudier par la suite. Après la Syrie, la Jordanie!! De même, à propos des passages de frontières, passeport volant conseillé? Quels sont vos expériences? Merci de témoigner ou de me guider vers une autre discussion!! Eviter la proximité avec les camps de réfugiés? Les autorités st-elles trés présentes? J'espère entrer en Territoires palestiniens, par un pont forcèment (Allenby, Arava, du Jourdain?), faire quelques villes arabes Ramallah, Hébron, Bethlem... Jérusalem... (malgré la honte de vouloir me rendre là où les Gazaouis et réfugiés ne peuvent que rêver en photo...) Les passages en Cisjordanie st-ils permis??
''Problème'': aller avion pr la Syrie, retour avion par Israël? (pr me justifier de son accès de la Jordanie, pari risqué? je sais que les A/R Israël-Jordanie st permis par les autorité sans limites, pas comme avec la Syrie) Question cruciale à résoudre, j'achète mes billets dès que la paye tombe!!
Les vols en été d'Israël st chéros, j'aimerai toutefois découvrir cette terre par train, histoire de rejoindre Tel Aviv (je m'en fiche un peu pr ce premier voyage c'est juste pr l'aéroport)
A la base, mon voyage était centré sur Israël/territoires palestiniens, en venant par bateau (j'aime pas la rapidité de l'avion), hélas je m'apprête à partir désormais seule, pt positif l'occasion de bouger davantage!
Il me tardera par la suite, nvx périples, d'aller en Egypte par le Neguez (Désert, Blanc, Mt Sinaï!!!), découvrir la Galilée puis le Liban...
Merci infiniment d'avance si vous êtes sensible(s) à mon message!!!
Je n'aime pas les guides, sauf les livres de photos (ah, Palmyre!!!!) préfère me fier à mon intuition, je partirai seulement cartes en main et infos pratiques! Et multiples conseils de voyageurs aguerris...!!!!Une question: pt-on filmer librement ? (càd dire sans prise de vue ostentatoire juste discret pr projet perso)Et il y a t-il des précautions particulières, lorsque l'on est seule? des vaccins à faire?Prévenir les Ambassades de France de sa présence sur le territoire visité? (je pose ces questions en partie pr rassurer mes proches)
Merci à vous! Bonnes vibrations et rencontres sur les routes! 😉
Je prévois de partir en août, un mois max., ok je vais crever de chaud mais je n'ai pas le choix!
-D'abord j'aurai rêvé partir au Liban, le Ministère des affaires étrangères le déconseille: est-ce en effet "dangereux" de traverser le pays pr rejoindre la Syrie? Je crois qu'il n'y a pas de lignes ferroviaires et le stop seule là-bas ne me dis rien...
-Bon je peux très bien atterir directement en Syrie, gardant le Liban ds la poche de mes rêves lorsque je serai deux sur les routes... Pr la Syrie, je crois que c'est fastoche pour bouger, pt être faut-il éviter la frontière avec l'Irak?!! J'aurai pensé à un stage d'arabe (4-5 jours au plus), logée chez l'habitant, pour une première approche du Moyen-Orient. Je cpte en effet l'étudier par la suite. Après la Syrie, la Jordanie!! De même, à propos des passages de frontières, passeport volant conseillé? Quels sont vos expériences? Merci de témoigner ou de me guider vers une autre discussion!! Eviter la proximité avec les camps de réfugiés? Les autorités st-elles trés présentes? J'espère entrer en Territoires palestiniens, par un pont forcèment (Allenby, Arava, du Jourdain?), faire quelques villes arabes Ramallah, Hébron, Bethlem... Jérusalem... (malgré la honte de vouloir me rendre là où les Gazaouis et réfugiés ne peuvent que rêver en photo...) Les passages en Cisjordanie st-ils permis??
''Problème'': aller avion pr la Syrie, retour avion par Israël? (pr me justifier de son accès de la Jordanie, pari risqué? je sais que les A/R Israël-Jordanie st permis par les autorité sans limites, pas comme avec la Syrie) Question cruciale à résoudre, j'achète mes billets dès que la paye tombe!!
Les vols en été d'Israël st chéros, j'aimerai toutefois découvrir cette terre par train, histoire de rejoindre Tel Aviv (je m'en fiche un peu pr ce premier voyage c'est juste pr l'aéroport)
A la base, mon voyage était centré sur Israël/territoires palestiniens, en venant par bateau (j'aime pas la rapidité de l'avion), hélas je m'apprête à partir désormais seule, pt positif l'occasion de bouger davantage!
Il me tardera par la suite, nvx périples, d'aller en Egypte par le Neguez (Désert, Blanc, Mt Sinaï!!!), découvrir la Galilée puis le Liban...
Merci infiniment d'avance si vous êtes sensible(s) à mon message!!!
Je n'aime pas les guides, sauf les livres de photos (ah, Palmyre!!!!) préfère me fier à mon intuition, je partirai seulement cartes en main et infos pratiques! Et multiples conseils de voyageurs aguerris...!!!!Une question: pt-on filmer librement ? (càd dire sans prise de vue ostentatoire juste discret pr projet perso)Et il y a t-il des précautions particulières, lorsque l'on est seule? des vaccins à faire?Prévenir les Ambassades de France de sa présence sur le territoire visité? (je pose ces questions en partie pr rassurer mes proches)
Merci à vous! Bonnes vibrations et rencontres sur les routes! 😉
Abattage des éléphants en Afrique du Sud
Ce matin RFI a annonce que l'Afrique du sud envisage de reprendre l'abattage des elephants car ils sont passes de 8.000 en 95 a 20.000 en 2007. Dans le Kruger parc ils sont 14.000 soit 2 fois trop et mettent en peril l'eco systeme. La Zambie et le Botswana envisagent d'emboiter le pas.
Des assoc commencent a se regrouper pour demander a trouver d'autres solutions moins extremes et envisagent a leur tour un boycot de ces pays.
Que penser des 7milliards d'individus qui ont depasse depuis longtemps le stade de la destabilisation de l'ecosysteme et mettent en peril toute notre planete. Ca va etre dur d'expliquer le planing familial et l'emploi des preservatifs aux elephants quand les humains ne sont pas capables de montrer l'exemple🙁.
Visites et logement en Irlande
Bonjour
Je commence à preparer un voyage du 15 au 27 sep en Irlande nous sommes 3 Apres tous vos messages sur quoi visiter je ne sais plus trop! Qu'est ce qui est le mieux à faire en 12 jours en arrivant à Dublin! je ne sais pas du tout j ai quelque guide! mais jaimerais pas passer à coté Du lieux à visiter! Pour le logement il y a vraiment tout les prix!! par personne et par nuit ou par chambres/nuits!! c'est pas facile! moi qui suis plus habitué à l'asie du sud est! les prix me change...... Je suis preneur de bon tuyaux!! merci par avance
Je commence à preparer un voyage du 15 au 27 sep en Irlande nous sommes 3 Apres tous vos messages sur quoi visiter je ne sais plus trop! Qu'est ce qui est le mieux à faire en 12 jours en arrivant à Dublin! je ne sais pas du tout j ai quelque guide! mais jaimerais pas passer à coté Du lieux à visiter! Pour le logement il y a vraiment tout les prix!! par personne et par nuit ou par chambres/nuits!! c'est pas facile! moi qui suis plus habitué à l'asie du sud est! les prix me change...... Je suis preneur de bon tuyaux!! merci par avance
Vos suggestions pour un premier safari en octobre
Bonjour a tous,
depuis des siècles ... enfin disons des dizaines d'années 😛 je rêve d'un safari (photo) en Afrique...
Cette année j'aurais peut être la possibilité de LE faire en début d'automne 2006, pour une dizaine/douzaine de jours, il n'y a pas de date fixe, mais octobre me semble pas mal ( et j'ai vu sur VF que cette période semblait adéquate).
Précisons : Pour ceux qui m'ont déja croisé contrairement à d'habitude, pour X raisons je partirais seul, sans femme ni enfant.
N'ayant jamais mis un pied en Afrique, un TO me semble malgré tout indispensable.
Mes priorités : photos & animaux ! Pour cette raison j'ai le catalogue Objectif Nature sous les yeux. Je sais que c'est le top mais il ya tellement de pays que je suis perdu ( même si en selectionnant par prix ... il ne reste " que" le Kenya !
Budget ... disons que 2500€ serait bien et 3000€ est le gros max tout compris que je puisse sortir
J'ai commencé à faire des recherches mais comme toujours sur VF il ya beaucoup de posts à éplucher et je suis impatient d'avoir les premières pistes de reflexions 😉 aussi si vous vouliez bien m'aider en me donnant quelques tuyaux, notament au niveau du pays qui vous semblerais idéal pour un premier safari Africain, je vous en serais eternellement reconnaissant !! 😉😉😉
Précisons : Pour ceux qui m'ont déja croisé contrairement à d'habitude, pour X raisons je partirais seul, sans femme ni enfant.
N'ayant jamais mis un pied en Afrique, un TO me semble malgré tout indispensable.
Mes priorités : photos & animaux ! Pour cette raison j'ai le catalogue Objectif Nature sous les yeux. Je sais que c'est le top mais il ya tellement de pays que je suis perdu ( même si en selectionnant par prix ... il ne reste " que" le Kenya !

Budget ... disons que 2500€ serait bien et 3000€ est le gros max tout compris que je puisse sortir
J'ai commencé à faire des recherches mais comme toujours sur VF il ya beaucoup de posts à éplucher et je suis impatient d'avoir les premières pistes de reflexions 😉 aussi si vous vouliez bien m'aider en me donnant quelques tuyaux, notament au niveau du pays qui vous semblerais idéal pour un premier safari Africain, je vous en serais eternellement reconnaissant !! 😉😉😉
Argentine: poursuite d'ovni dans la province de San Luis
Bonjour à tous,
En guise de description mémorable d'un de mes voyages, en tout cas en voila un que je ne suis pas pret d'oublier, il s'agit de ce qui m'est arrivé en voiture avec un autre membre de VF le mardi 07 mars dernier ( 2006 ) dans la province de San Luis ( Argentine ).
En effet, le mardi 07 mars dernier venant de Cordoba à bord de ma voiture et me dirigeant vers San Juan en compagnie d'un ami, nous nous sommes arretés une derniere fois dans la localité de Quines ( Province de San Luis ) pour faire une derniere fois le plein d'essence sur la RN20, c est en effet le derniere localité importante sur la route avant la ville de San Juan a 300 km de la. Il était 19h30 à Quines, ciel dégagé et soleil pret à se coucher. Nous reprenons la route et 22 km plus au sud au niveau du village de Lujan, la route se coupe en deux, bien que la nationale 20 part plein Est, presque tout le trafic coupe par la RP146 pour rejoindre la ville de San Luis à 121 km de là plein Sud. Je m'arrete donc juste avant l'intersection à un bar proche de la route pour confirmer mon chemin . ( les panneaux en Argentine surtout dans cette partie du pays sont souvent aleatoires, et il vaut mieux souvent vérifier avant de se lancer sur une route deserte ). A 20h00 nous voila donc sur la RN20, seuls, tous les camions ( à cette heure la, plus une seule voiture, que des camions ou des bus longues distances ) prennent la RP146. La nuit est noire et etoilée, pas de nuage. Nous sommes en plein désert ( humain comme pour la flore ...quelques arbustes rien de plus), le terrain est plat, aucun relief, et la route est une seule droite de 104 km de long avant d'atteindre au prochain tournant ( a 104 km de la ) la RP147 qui s'unit a la RN20 pour relier San Juan. Bref, nous sommes deux dans la voiture, sur cette ligne droite filant à 120 km/h au milieu de la chaussée car rien devant et rien derriere, pas un poil de lumiere ni devant, ni derriere, pas un seul village, si ce n'est les etoiles dans le ciel, et mes phares plein feu qui tracent droit devant. Bavards tous les deux, voila des heures que nous bavassons de choses et d'autres lorsque tres peu de temps apres notre entrée sur cette ligne droite, une lumiere au niveau de la route apparait dans mon retroviseur. Sur le coup, je pense à une voiture qui nous suit, je n'en parle pas à mon co-equipier et la discussion continue entre nous deux, juste apres ( peut etre 2 ou 3 minutes ensuite ), une autre lumiere apparait devant nous à raz de terre ( ou plutot à raz de route ) .... dans ma logique, je prend ca pour une voiture ou un camion qui vient vers nous et que nous allons croiser dans quelques secondes......nous continuons a parler .......... pourtant les secondes passent et la lumiere est toujours devant moi legerement sur la gauche de la route ( ce qui m a fait penser à l'arrivée d'un vehicule ) ...passent comme 3 autres minutes, cette fois ci je n'ecoute plus F.... assis à cote de moi, je l interromps et je lui demande si il ne trouve pas ca bizarre de ne pas arriver à la hauteur de cet autre vehicule puisque nous filons à 120 km/h et que cet autre vehicule doit aussi se diriger à la meme vitesse. Nous faisons un rapide calcul tous les deux, à cette vitesse, les deux vehicules doivent se croiser en 15 secondes, ou en 30 s, si le deuxieme vehicule est arreté sur le bord de la route pour parcourir au plus 1 km . Mais voila maintenant plus de 5 km que la lumiere est toujours la meme devant, elle ne rapetisse pas, ni grandit . Il faut se rendre à l'évidence, cette lumiere roule à la meme vitesse que nous et dans le meme sens .......... De plus, comme vous avez du le remarquer de nombreuses fois, sur la route et avec la chaleur, se forme toujours un reflet sur la couche d'air qui se trouve juste à proximité de la surface du goudron . Ce phenomene se passe de jour mais aussi en debut de nuit quand la route est encore bouillante. Cette lumiere reflete aussi sur le goudron, elle est donc tres proche de la route, pratiquement par terre.( Les jours suivants j'ai analysé tous les phares camions, bus ou voitures que l on a pu croiser, et pour obtenir une image de reflet de phare optimum il faut etre entre 200 et 300 m de l'objet. ) Voila deja 5 bonnes minutes que la lumiere est devant nous, nous n'avons toujours pas compris ce que ca pouvait etre, mais F.... à cote de moi comptant les secondes, se rend aussi à l'evidence que cette lumiere nous precede à la meme vitesse que nous. Ayant epuisé toutes les solutions logiques d'explication, c'est à ce moment la que je commence à penser à un Ovni. Autre detail, meme à 200 ou 300 m et jusqu à pres de 1km, les phares provenant d un camion sont tres nets et on en distingue toujours 2 . Or cette fois ci, le doute n est pas possible nous avons a faire a un seul "phare" . Les minutes passent et j'en avais meme oublié la lumiere du retroviseur. J'en parle a F... et lui dit que cette autre lumiere nous suit elle depuis 10 minutes . Elle a les memes proprietes que celle qui nous precede, un seul phare rond et se trouve aussi a meme distance ( 200 à 300 m pas plus ) mais derriere nous. C'est a ce moment que je commence a avoir peur, je ne suis pas un specialiste de la question et ayant écumé toutes les explications logiques a ces deux lumieres nous prenant "en sandwich", je commence au bout de ces 10 minutes à baliser severe. F... est toujours calme, etant tellement sceptique sur le sujet, je pense qu il ne prend pas conscience de ce qui nous arrive. Mais sa tranquilite me rassure ( je ne m'imagine pas seul à ce moment dans ma voiture ). A plusieurs moments je ralentis et j'accelere, entre 60 km/h et 120 km/h, mais les deux lumieres ralentissent aussi et viennent toujours "coller" a ma vitesse. Entre la 10eme et la 15eme minute, la lumiere de devant s'eteint ......elle n'a pas bougé, elle s est tout simplement eteinte à l endroit ou elle etait . F..... encore accroché à une explication logique, me dit que c'est un camion qui a pu tourner et qui s est enfoncé dans un chemin ....... mais aucune route perpendiculaire et de plus a cette vitesse ...., je ne comprend pas comment un camion roulerait avec un seul phare blanc allumé à l arriere devant nous depuis 15 minutes soit sur 25 km et d'un seul coup eteindrait sa lumiere pour disparaitre d'un coup avant d'arriver à sa hauteur si il tournait, car à cette vitesse 200m sont parcouru en 6 secondes. Et puis pas une seule route ( meme en terre sur les cotés ) . Je pense que j'ai definitivement aneanti toute explication logique quand au meme moment je me suis appercu que la lumiere de devant etait maintenant derriere nous proche de la deuxieme. Nous avions les deux phares derriere nous toujours à cette distance de 200 a 300 m. Il y a eu déplacement de la lumiere de devant mais à une telle vitesse pour passer de devant nous à derriere nous ( donc de 600 m max ) que nous n'avons vu aucun deplacement mais seulement une lumiere s'eteindre et une autre s'allumer au meme moment. Sur les 104 km de la route et pendant 1h15, les deux lumieres nous ont accompagné soit devant la voiture, soit derriere, separement ou quelques fois ensemble. Changeant de positions toutes les 5 minutes. Elles etaient toujours au niveau de la route, sauf a deux reprises. La premiere fois à la 20eme minute ou les deux lumieres etaient disposees devant nous, une au raz du sol et l'autre a commencé à s'elever peu à peu pour atteindre une altitude de 30 à 50 m . La seconde fois juste à la fin de l'observation donc apres plus d'une heure, les deux lumieres etaient derriere nous, et un camion nous a croisé (* je reviendrai sur les vehicules qui nous ont croisé pendant cette heure et quart ), des que le camion est apparu en face de nous, une des lumiere s'est eteinte, lorsqu il nous a croisé, la deuxieme a pris de l'altitude rapidement et s'est déplacée à 500 m de la route vers le sud. Elle est restée stable et stationaire, alors que nous continuions a nous deplacer nous meme vers l Est. Donc le point s est fait plus petit et alors que nous nous approchions de la fin de ces 104 km pour approcher la RP147... a la vitesse a laquelle nous roulions, j estime donc que la lumiere se trouvait à ce moment à 3 ou 4 km, un enorme hallo lumineux est apparu à cette distance. A 21h15 nous étions de nouveau dans un trafic plus dense et plus rien est apparu. Au sujet des vehicules qui nous ont croises. Pendant ces 104 km seuls 3 camions nous ont croisés, à chaque fois que l'un des camions arrivait les lumieres s'eteignaient, les camions nous croisaient puis s'eloignaient et dans les 30 secondes suivantes les 2 lumieres reapparaissaient autour de nous, sans pour autant reprendre leurs anciens emplacements. 80 % de la totalite des 75 minutes qu'a duré notre traversée de la RN20, les lumieres etaient disposée une en face de nous, l'autre derriere à equidistance de ma voiture de 200 a 300 m. Nous n avons noté aucun bruit ( si ce n'est celui du moteur de la voiture ) aucune odeur, aucun sifflement. F... est resté calme tout au long du parcours, si ce n'est une curiosité grandissante en face d'un tel phenomene, quand à moi a partir de la 10eme minute, j'ai commencé à avoir peur, ( vers la 30eme minute, quand pour ma part je n avais plus aucun doute sur le phenomene Ovni que j'observais, je pense que ca a été la plus grande peur de ma vie ). Ce qui me genait le plus, ce n'est pas de voir des lumieres, mais de savoir, qu "elles" nous suivaient, précèdaient, réglaient leur vitesse sur la notre, disparaissaient à la vue d un camion et revenaient de plus belle pour nous escorter. C est ce sentiment d etre epié, étudié, suivi, et d'avoir la certitude que de regler leur vitesse sur la notre, il y avait un interet de leur part à ne pas nous perdre. En tout cas, je n'oublierai jamais cette soiree et maintenant j'en suis sur, nous ne sommes plus seuls.
A bientot !
Herge !
En guise de description mémorable d'un de mes voyages, en tout cas en voila un que je ne suis pas pret d'oublier, il s'agit de ce qui m'est arrivé en voiture avec un autre membre de VF le mardi 07 mars dernier ( 2006 ) dans la province de San Luis ( Argentine ).
En effet, le mardi 07 mars dernier venant de Cordoba à bord de ma voiture et me dirigeant vers San Juan en compagnie d'un ami, nous nous sommes arretés une derniere fois dans la localité de Quines ( Province de San Luis ) pour faire une derniere fois le plein d'essence sur la RN20, c est en effet le derniere localité importante sur la route avant la ville de San Juan a 300 km de la. Il était 19h30 à Quines, ciel dégagé et soleil pret à se coucher. Nous reprenons la route et 22 km plus au sud au niveau du village de Lujan, la route se coupe en deux, bien que la nationale 20 part plein Est, presque tout le trafic coupe par la RP146 pour rejoindre la ville de San Luis à 121 km de là plein Sud. Je m'arrete donc juste avant l'intersection à un bar proche de la route pour confirmer mon chemin . ( les panneaux en Argentine surtout dans cette partie du pays sont souvent aleatoires, et il vaut mieux souvent vérifier avant de se lancer sur une route deserte ). A 20h00 nous voila donc sur la RN20, seuls, tous les camions ( à cette heure la, plus une seule voiture, que des camions ou des bus longues distances ) prennent la RP146. La nuit est noire et etoilée, pas de nuage. Nous sommes en plein désert ( humain comme pour la flore ...quelques arbustes rien de plus), le terrain est plat, aucun relief, et la route est une seule droite de 104 km de long avant d'atteindre au prochain tournant ( a 104 km de la ) la RP147 qui s'unit a la RN20 pour relier San Juan. Bref, nous sommes deux dans la voiture, sur cette ligne droite filant à 120 km/h au milieu de la chaussée car rien devant et rien derriere, pas un poil de lumiere ni devant, ni derriere, pas un seul village, si ce n'est les etoiles dans le ciel, et mes phares plein feu qui tracent droit devant. Bavards tous les deux, voila des heures que nous bavassons de choses et d'autres lorsque tres peu de temps apres notre entrée sur cette ligne droite, une lumiere au niveau de la route apparait dans mon retroviseur. Sur le coup, je pense à une voiture qui nous suit, je n'en parle pas à mon co-equipier et la discussion continue entre nous deux, juste apres ( peut etre 2 ou 3 minutes ensuite ), une autre lumiere apparait devant nous à raz de terre ( ou plutot à raz de route ) .... dans ma logique, je prend ca pour une voiture ou un camion qui vient vers nous et que nous allons croiser dans quelques secondes......nous continuons a parler .......... pourtant les secondes passent et la lumiere est toujours devant moi legerement sur la gauche de la route ( ce qui m a fait penser à l'arrivée d'un vehicule ) ...passent comme 3 autres minutes, cette fois ci je n'ecoute plus F.... assis à cote de moi, je l interromps et je lui demande si il ne trouve pas ca bizarre de ne pas arriver à la hauteur de cet autre vehicule puisque nous filons à 120 km/h et que cet autre vehicule doit aussi se diriger à la meme vitesse. Nous faisons un rapide calcul tous les deux, à cette vitesse, les deux vehicules doivent se croiser en 15 secondes, ou en 30 s, si le deuxieme vehicule est arreté sur le bord de la route pour parcourir au plus 1 km . Mais voila maintenant plus de 5 km que la lumiere est toujours la meme devant, elle ne rapetisse pas, ni grandit . Il faut se rendre à l'évidence, cette lumiere roule à la meme vitesse que nous et dans le meme sens .......... De plus, comme vous avez du le remarquer de nombreuses fois, sur la route et avec la chaleur, se forme toujours un reflet sur la couche d'air qui se trouve juste à proximité de la surface du goudron . Ce phenomene se passe de jour mais aussi en debut de nuit quand la route est encore bouillante. Cette lumiere reflete aussi sur le goudron, elle est donc tres proche de la route, pratiquement par terre.( Les jours suivants j'ai analysé tous les phares camions, bus ou voitures que l on a pu croiser, et pour obtenir une image de reflet de phare optimum il faut etre entre 200 et 300 m de l'objet. ) Voila deja 5 bonnes minutes que la lumiere est devant nous, nous n'avons toujours pas compris ce que ca pouvait etre, mais F.... à cote de moi comptant les secondes, se rend aussi à l'evidence que cette lumiere nous precede à la meme vitesse que nous. Ayant epuisé toutes les solutions logiques d'explication, c'est à ce moment la que je commence à penser à un Ovni. Autre detail, meme à 200 ou 300 m et jusqu à pres de 1km, les phares provenant d un camion sont tres nets et on en distingue toujours 2 . Or cette fois ci, le doute n est pas possible nous avons a faire a un seul "phare" . Les minutes passent et j'en avais meme oublié la lumiere du retroviseur. J'en parle a F... et lui dit que cette autre lumiere nous suit elle depuis 10 minutes . Elle a les memes proprietes que celle qui nous precede, un seul phare rond et se trouve aussi a meme distance ( 200 à 300 m pas plus ) mais derriere nous. C'est a ce moment que je commence a avoir peur, je ne suis pas un specialiste de la question et ayant écumé toutes les explications logiques a ces deux lumieres nous prenant "en sandwich", je commence au bout de ces 10 minutes à baliser severe. F... est toujours calme, etant tellement sceptique sur le sujet, je pense qu il ne prend pas conscience de ce qui nous arrive. Mais sa tranquilite me rassure ( je ne m'imagine pas seul à ce moment dans ma voiture ). A plusieurs moments je ralentis et j'accelere, entre 60 km/h et 120 km/h, mais les deux lumieres ralentissent aussi et viennent toujours "coller" a ma vitesse. Entre la 10eme et la 15eme minute, la lumiere de devant s'eteint ......elle n'a pas bougé, elle s est tout simplement eteinte à l endroit ou elle etait . F..... encore accroché à une explication logique, me dit que c'est un camion qui a pu tourner et qui s est enfoncé dans un chemin ....... mais aucune route perpendiculaire et de plus a cette vitesse ...., je ne comprend pas comment un camion roulerait avec un seul phare blanc allumé à l arriere devant nous depuis 15 minutes soit sur 25 km et d'un seul coup eteindrait sa lumiere pour disparaitre d'un coup avant d'arriver à sa hauteur si il tournait, car à cette vitesse 200m sont parcouru en 6 secondes. Et puis pas une seule route ( meme en terre sur les cotés ) . Je pense que j'ai definitivement aneanti toute explication logique quand au meme moment je me suis appercu que la lumiere de devant etait maintenant derriere nous proche de la deuxieme. Nous avions les deux phares derriere nous toujours à cette distance de 200 a 300 m. Il y a eu déplacement de la lumiere de devant mais à une telle vitesse pour passer de devant nous à derriere nous ( donc de 600 m max ) que nous n'avons vu aucun deplacement mais seulement une lumiere s'eteindre et une autre s'allumer au meme moment. Sur les 104 km de la route et pendant 1h15, les deux lumieres nous ont accompagné soit devant la voiture, soit derriere, separement ou quelques fois ensemble. Changeant de positions toutes les 5 minutes. Elles etaient toujours au niveau de la route, sauf a deux reprises. La premiere fois à la 20eme minute ou les deux lumieres etaient disposees devant nous, une au raz du sol et l'autre a commencé à s'elever peu à peu pour atteindre une altitude de 30 à 50 m . La seconde fois juste à la fin de l'observation donc apres plus d'une heure, les deux lumieres etaient derriere nous, et un camion nous a croisé (* je reviendrai sur les vehicules qui nous ont croisé pendant cette heure et quart ), des que le camion est apparu en face de nous, une des lumiere s'est eteinte, lorsqu il nous a croisé, la deuxieme a pris de l'altitude rapidement et s'est déplacée à 500 m de la route vers le sud. Elle est restée stable et stationaire, alors que nous continuions a nous deplacer nous meme vers l Est. Donc le point s est fait plus petit et alors que nous nous approchions de la fin de ces 104 km pour approcher la RP147... a la vitesse a laquelle nous roulions, j estime donc que la lumiere se trouvait à ce moment à 3 ou 4 km, un enorme hallo lumineux est apparu à cette distance. A 21h15 nous étions de nouveau dans un trafic plus dense et plus rien est apparu. Au sujet des vehicules qui nous ont croises. Pendant ces 104 km seuls 3 camions nous ont croisés, à chaque fois que l'un des camions arrivait les lumieres s'eteignaient, les camions nous croisaient puis s'eloignaient et dans les 30 secondes suivantes les 2 lumieres reapparaissaient autour de nous, sans pour autant reprendre leurs anciens emplacements. 80 % de la totalite des 75 minutes qu'a duré notre traversée de la RN20, les lumieres etaient disposée une en face de nous, l'autre derriere à equidistance de ma voiture de 200 a 300 m. Nous n avons noté aucun bruit ( si ce n'est celui du moteur de la voiture ) aucune odeur, aucun sifflement. F... est resté calme tout au long du parcours, si ce n'est une curiosité grandissante en face d'un tel phenomene, quand à moi a partir de la 10eme minute, j'ai commencé à avoir peur, ( vers la 30eme minute, quand pour ma part je n avais plus aucun doute sur le phenomene Ovni que j'observais, je pense que ca a été la plus grande peur de ma vie ). Ce qui me genait le plus, ce n'est pas de voir des lumieres, mais de savoir, qu "elles" nous suivaient, précèdaient, réglaient leur vitesse sur la notre, disparaissaient à la vue d un camion et revenaient de plus belle pour nous escorter. C est ce sentiment d etre epié, étudié, suivi, et d'avoir la certitude que de regler leur vitesse sur la notre, il y avait un interet de leur part à ne pas nous perdre. En tout cas, je n'oublierai jamais cette soiree et maintenant j'en suis sur, nous ne sommes plus seuls.
A bientot !
Herge !
Situation politique et budget au Liban et Syrie
Salut,
Je compte partir au Liban cet été pour une dizaine et rentrer par Damas qq jours. Avez-vous des infos sur la situation là-bas, les risques, ... ? Quels sont les prix pratiqués maintenant là-bas ? De combien a-t-on besoin pour être touriste là-bas par jour, sachant que nous ne recherchons pas forcément le confort mais juste un coin pour dormir et uen douche pas trop sale !!!!
Peut-on toujours passer la frontière entre le liban et la Syrie sans pb ?
Merci de votre aide.
Tom
Je compte partir au Liban cet été pour une dizaine et rentrer par Damas qq jours. Avez-vous des infos sur la situation là-bas, les risques, ... ? Quels sont les prix pratiqués maintenant là-bas ? De combien a-t-on besoin pour être touriste là-bas par jour, sachant que nous ne recherchons pas forcément le confort mais juste un coin pour dormir et uen douche pas trop sale !!!!
Peut-on toujours passer la frontière entre le liban et la Syrie sans pb ?
Merci de votre aide.
Tom
Itinéraire conseillé pour trois semaines en Irlande?
Je compte partir en Irlande cet été pour 3 semaines, j'aimerais savoir qui y a déjà été autant de temps pour avoir quelques conseils comme par exemple :
- les villes à voir et ce qu'il y a à faire en priorité, outre Dublin
- est-ce facile le stop et le camping sauvage dans des coins comme le Donegal, le comté de Galway, Mayo, Kerry, et comté de Cork ?
- et puis tout simplement avoir l'avis général du pays de la part de ceux qui y ont déjà été ^^
Merci à tous ! 🙂
Merci à tous ! 🙂
Compte rendu de 15 jours en Iran, avril 2015
Petit compte rendu de nos 15J en Iran, du 17 avril au 3 mai 2015
Nous faisions ce voyage à l'occasion des 40 ans de ma femme, et j'ai opté pour un voyage que je souhaitais confort via l'agence Clé2Perse, avec comme contact Afrooz, qui parle Français. J'ai construit le circuit en me basant sur mes lectures, notamment sur ce forum. On l'a validé ensemble et j'ai choisi les hôtels où on voulait dormir, elle les a réservés pour nous. Je lui ai aussi demandé à dormir chez l'habitant 2 nuits. Nous avions un chauffeur parlant anglais sur tout le circuit, et la présence de guides francophones à la journée dans les villes principales (Shiraz, Ispahan, Kashan, Téhéran). Vol Alitalia Paris-Téhéran avec escale à Rome. Arrivée à 23h. Transfert vers Hotel Merhabad à l’aéroport Mehrabad pour vol vers Shiraz le lendemain matin (Compagnie Asaman, 50€ environ par personne) Taux de change : 1 euro = 35 600 rials (à l'aeroport de Téhéran, dans un bureau à Shiraz et un autre à Ispahan)
J1&J2 Shiraz Niyaesh Boutique Hotel. Chambre familiale en face de la réception hyper bruyante le premier soir, nous avons changé pour une chambre à l’étage beaucoup mieux même si plus petite le 2è soir. Jolie cour intérieure pour prendre les repas. Très bon Mirza Ghasemi (Aubergines à l’œuf) Visite du bazar pour se mettre en jambe : moyen. Petit resto sympa près du caravanserail Moshir pour boire notre premier thé (et pas le dernier!) Promenade agréable en fin de journée à Quran Gate et jardin attenant Guide le lendemain pour visite du Jardin Bagh e Eram, avec groupes d’enfants en sortie scolaire. Calme, apaisant. Mausolée du poète Hafez Forteresse Karim Khan, avec dans une rue derrière dégustation de faloudeh (dessert glacé qui a l'apparence de nouilles au citron, pas mauvais) Déjeuner au restaurant dans le complexe Haft Khan au restaurant Foroud. Déco lounge, musiciens traditionnels sur scène, cuisine traditionnelle dans les assiettes. 1M à 4 Mausolée du poète Sa'adi, avec encore des "Where do you come from ?", "Welcome to Iran!" Bel ensemble Shah-e-Cheragh, avec mosquée et mausolée qui brille de mille feux, avec ses miroirs. Entrée et visite du mausolée séparées homme/femme, il a fallu faire venir quelqu'un pour nous faire rentrer. Appareil photo interdit mais portable ok. Belle Mosquée Vakil, tchador de rigueur Magnifique mosquée rose Nazir Al molk, à visiter le matin pour les reflets psychedeliques de ses vitres colorées au sol, mais l'après midi, c'est beau aussi et y a moins de monde...
-J3 route pour petit village de Dehrmood, où nous devons passer la nuit chez l'habitant Sur la route, notre chauffeur nous arrête pour boire le thé chez les nomades, lui même étant issue d'une famille nomade. Puis on passe à coté d'un lac asséché, qui est en fait un lac salé, blanc. Arrivée à Dehrmood chez Hamid. Accueil par lui et sa mère. Beaucoup d'enfants nous entourent, ceux de la famille mais aussi ceux des voisins. On va visiter la cascade du village, et l'employé de la micro boutique en bas de la promenade menant à la cascade nous fait remplir son livre d'or ! De retour à la maison, les femmes embarquent ma femme pour lui faire revêtir un costume traditionnel (4 tenues superposées en faite, on dirait une matriochka tellement ça la grossit et lui fait une petite tête!) Le soir, dîner avec poulet Fassenjun, on fume la Chicha et des personnes nous rejoignent avec un instrument de musique, le santour (sorte de piano où l'on tape sur des cordes avec 2 petites baguettes). Une autre personne nous rejoint et se met lui à chanter. Première nuit à dormir sur un matelas au sol (couchage traditionnel), pas de volet, merci les masques anti lumière mis dans la valise avant de partir. On se lève, la grand mère est en train de faire du pain. Petit dej sous la tente. Et on s'en va assez émus d'avoir partagé cette belle soirée avec nos hôtes.
J3 : Meymand/Zein-O-Din Notre chauffeur nous propose d'aller voir le village troglodytique de Meymand près de Kerman. Bon détour mais pas déçus. Nous sommes tout seul. Notre chauffeur nous fait inviter à boire le thé chez une vieille femme qui vit seule dans une grotte au milieu d'un bric à brac. Elle nous fait goûter des boules de fromage aigre qu'elle vend. On lui achète aussi des herbes séchées. Visite de la Mosquée souterraine, puis visite du petit musée local avec un ancien guide, qui nous ouvre les portes spécialement. Nuit au Caravanserail Zein-O-Din. Chambres simple mais cadre extraordinaire. Buffet moyen et cher (350 000 rials par pers). On observe les étoiles après le dîner. Douches communes mais confortables.
J4&5 :Yazd Visite Temple du feu Arrêt dans une pâtisserie à l'angle près du Complexe Amir Chaqmâq on reviendra en acheter le lendemain. Baklava et assortiments 500 000 rials pour 3 petites boites et une grande Musée de l'eau intéressant avec histoire des Qanats Déjeuner au Ceasar, resto branché, avec succulent agneau grillé, kebab, 1M rials à 3. Hotel Malek o Tajar, toute petite chambre à l’étage, changement pour meilleure chambre mais bruyant le matin avec pdj, wifi payant mais pourri "problème avec la compagnie" (on ne l’a pas payé). Encore une salle de bain où la douche est vraiment au dessus de la cuvette des toilettes. Mosquée Jameh en fin d’apm: mauvaise lumière pou les photos, mais quel lieu! La plus belle mosquée de notre séjour (à nos yeux). On reviendra (2 fois même!) Ballade dans quartier historique Montagne zoroastrienne, prévoir de bonnes chaussures. Belle vue à 360° mais brume Démonstration de Zurkhanyeh à la salle de force à 20h : très recommandable ! On se laisse vite prendre par le tambour et le chant qui encourage les athletes à faire leur mouvement de force ou à tourner sur eux même un peu comme des derviches. Petits sachet de pistaches à la sortie. Direction l’hôtel pour Buffet avant qu’il ferme 350 000 rials par pers. Pas terrible mais découverte de la bière islamique au citron, pas mauvais (quand on n’aime pas la bière…)
J6 Meybod/Chak Chack/Kharanaq Meybod : château en terre bien conservé, glacière, caravanserail reconverti en boutiques d’artisanat Chak chak, belle route dans le désert avec montagnes, pas mal de marches pour accéder à ce lieu de pèlerinage Zoroastrien, belle vue Déjeuner à Kharanaq dans une sorte de resto routier, meilleur resto de la ville, le seul en fait, 300 000 rials à 3, kebabs & khoreshs. Pas si mal, un peu gras. Visite du village construit en terre. Quasiment que des maisons abandonnées mais rénovation en cours (y a encore BEAUCOUP de boulot). On peut rentrer dans beaucoup d'entre elles en faisant attention où on met les pieds... Retour à Yazd, Mosquée Jameh de nuit Rooftop Kohan hotel bien meilleure vue qu’au Farahan fait la veille. Islamic beer lemon dans la cour Dîner au Silk Road hotel, camel stew, ragoût d'aubergines, dough 230 000 Rials à 2
J7 Yazd/Garmeh Mosquée Jameh une dernière fois avec une meilleure lumière Khan e Lari Mansion : bof. On verra beaucoup mieux à Kashan Buffet Garden hotel, un peu à l’écart. Beau jardin mais on mange à l’intérieur, pas mal de choix mais assez cher (800 000 rials pour 2) Route vers Garmeh dans le désert Kavir, avec arrêt dans un caravanserail à l’abandon, beau potentiel mais là aussi, y a du boulot ! Arrivée à Garmeh : tour de la ville avec palmeraie. Diner et nuit à Ateshooni (35€/p full board) simple mais bon accueil du patron Maziar, qui après le repas joue du tambour et du Didgeridoo pour ses invités.
J8 Garmeh. Visite des villages aux alentours. Rencontre avec un vieux monsieur et sa femme qui nous invitent à boire le thé. Et nous invitent à revenir déjeuner après la visite d’autres villages. Au menu chameau, poulet fassenjun, masht. Encore une belle rencontre. Route vers Mesr et Fazahbad. Pause thé au Barandaz Lodge. Conseillé si vous voulez vraiment une immersion dans le désert (versus Ateshooni). En route vers les dunes mais malheureusement, vent et brume de sable, donc expérience assez désagréable hélas. Retour à Garmeh, pour un barbecue dans une autre Guesthouse de Maziar.
J9 Khur/Na'in/Ispahan Détour pour voir le Lac salé de Khur. Pentagones mais bruns et non blancs à cause de la pluie 3 semaines avant nous dit-on… Petit problème mécanique avec la voiture donc demi tour. Arrêt rapide à Anarak, puis Na’in avec belle mosquée Jameh, construite il y a mille ans et décorée de stucs admirablement préservé, beaucoup plus sobre que les autres vues dans le pays. Repas et Nuit à Ispahan chez un couple de retraités. Ballade nocturne le long de la rivière et de ses ponts by night. Beaucoup de gens sur et sous les ponts, qui pique-niquent, fument la chicha, draguent et chantent.
J10&11 Ispahan Visite d’Ispahan avec notre guide francophone, Mme Attefeh Batteni, qui parle un très bon français et nous donnera beaucoup d'informations sur les différents sites. Le meilleur guide notre séjour, vous pouvez l'appelez directement au +98(0)9131030353 ou +98(0)3117718307 mail : Attefeh.Batteni@gmail.com Visite de la mosquée Jameh d'abord , puis place de l’Imam avec mosquée Lotfollah (fabuleux), mosquée de l’Imam (malheureusement en partie masquée par des bâches pour accueillir des pèlerins), Palais Qapu. Tout ces lieux magnifiques réunis dans un si petit périmètre, on en prend plein les yeux . Déjeuner au Traditional Banquet Hall avec Beryani (viande d'agneau haché servi sur du pain, fondant, délicieux) et kebab. Mixte de famille Iranienne et de touristes. Après la nuit chez notre couple de retraités, j'ai choisi de nous faire plaisir en réservant une suite Qajar à l’hotel Abbasi (magnifique hôtel, avec son grand jardin, chambre immense avec coin salon TV dans pièce séparée, mais pas encore le standing international au niveau des chambres avec des petits détails négligés : rideau de douche moche qui colle aux fesses dans la baignoire, corbeille à linge kitsch, eau chaude et froide inversée)! Dîner à 2 pas chez Sherzad, khoresh-e-mast (yaourt au safran avec gras d'agneau qui donne une consistance type aligot, mais sucré, surprenant mais pas mauvais, plutôt en dessert), côtelettes d’agneau, dough, 600 000 rials à 2. Que des touristes en début de soirée, les iraniens arrivent eux à partir de 21h. Petit Ferani en rentrant à l’hôtel (sorte de bouillie à l’amidon nappée de sirop) Le lendemain, palais Shehel Sotun, les ponts de jour, Eglise arménienne Vank, déjeuner (buffet et tahchin, riz grillé avec souris d’agneau 1M à 4 avec chauffeur et guide), minarets tremblants (sans intérêt), shopping dans le bazar, achats de gaz et épices (sumac, safran, citrons noirs, sauce grenade pour fesenjun), salon de thé, dîner au Traditionnel Banquet Hall où on se refait un beryani et lamb kebab, dough, 500 000 rials à 2
J12 Abyaneh Grasse matinée dans notre suite, puis départ pour Abyaneh, joli village de terre rouge avec des petites vieilles qui portent toutes un foulard blanc avec des motifs fleuris (ca change des 50 nuances de noir de certains villages). Déjeuner à Natanz, avant de passer près du site sensible qu'on repère grace à la concentration de batteries anti aériennes... Dîner et Nuit à Manouhcheri Guest house : très beau petit hôtel plein de charme, belle chambre avec deco raffinée. Galerie d'art, boutique avec artisanat moins kitsch qu'ailleurs, bon resto, et même un home cinema au sous sol. Notre hôtel préféré de notre séjour.
J13 Visite des belles maisons Qadjar de Kashan, du Hammam (ne pas rater son toit) et des jardins Bagh e Fin. Petit tour dans le bazar avec au milieu un caravansérail avec son plafond incroyable.
J14&15 Téhéran Route vers Téheran. Déjeuner au pied du mont Darband, avec les téhéranis en balade. Puis direction Forum des artistes avec une expo sur le design, en passant devant l'ancienne ambassade américaine avec ses fresques anti USA. Verre au café 78. Dîner au resto Agha Bozorg. Nuit à l'hotel Ferdowsi. Chambre un peu vieillotte, surtout la sdb bien defraichie. Bon pdf buffet. Le lendemain, c'est notre dernier jour en Iran. Rdv avec notre guide pour visite du Palais du Golestan. Nous voulions ensuite visiter les Joyaux de la Couronne mais c'est ferié aujourd'hui (anniversaire du 1er Imam) donc la banque qui les accueille est fermée. Grrrrr. Dommage. Nous allons dejeuner à Tajrish Square, avec visite d'un petit bazar (le bazar principal en face du Golestan étant lui aussi fermé). Puis nous tentons le Musée du Cinema. Le jardin est ouvert et agréable mais là encore, musée fermé. Nous passons ensuite dans une sorte de mall à l'occidental, faisons quelques courses au supermarché (petit plaisir qu'on aime bien à l'etranger, flaner au milieu des rayons pour decouvrir des produits inconnus chez nous). Et finissons au Ghandi Center pour boire un dernier verre, manger une pizza avant de reprendre l'avion.
Bilan : Enchantés par notre séjour, et la formule chauffeur + guides, certes + coûteuse qu'un voyage en individuel, mais qui nous a aussi permis de prendre notre temps car nos temps de trajet était plus réduits et plus souples qu'en voyageant en bus. Le chauffeur nous a aussi permis de discuter avec des iraniens qui ne parlaient pas forcement anglais, surtout en dehors des grandes villes, en nous servant de traducteur. Et les guides français nous ont permis de mieux découvrir et comprendre les principaux sites, la religion (notamment les différences entre chiites et sunnites), l'histoire perse mais aussi la vie des iraniens aujourd'hui, etc... Les iraniens sont vraiment un peuple accueillant et ouvert, mais aussi lucide et frustré sur leur vie dans ce pays qu'ils considèrent souvent comme une prison. Nous n'avons jamais ressenti la moindre insécurité au cours de nos déplacements. Dépêchez vous d'aller dans ce pays au fort potentiel touristique, avant justement que le tourisme ne le change. Khoda Hafez
Nous faisions ce voyage à l'occasion des 40 ans de ma femme, et j'ai opté pour un voyage que je souhaitais confort via l'agence Clé2Perse, avec comme contact Afrooz, qui parle Français. J'ai construit le circuit en me basant sur mes lectures, notamment sur ce forum. On l'a validé ensemble et j'ai choisi les hôtels où on voulait dormir, elle les a réservés pour nous. Je lui ai aussi demandé à dormir chez l'habitant 2 nuits. Nous avions un chauffeur parlant anglais sur tout le circuit, et la présence de guides francophones à la journée dans les villes principales (Shiraz, Ispahan, Kashan, Téhéran). Vol Alitalia Paris-Téhéran avec escale à Rome. Arrivée à 23h. Transfert vers Hotel Merhabad à l’aéroport Mehrabad pour vol vers Shiraz le lendemain matin (Compagnie Asaman, 50€ environ par personne) Taux de change : 1 euro = 35 600 rials (à l'aeroport de Téhéran, dans un bureau à Shiraz et un autre à Ispahan)
J1&J2 Shiraz Niyaesh Boutique Hotel. Chambre familiale en face de la réception hyper bruyante le premier soir, nous avons changé pour une chambre à l’étage beaucoup mieux même si plus petite le 2è soir. Jolie cour intérieure pour prendre les repas. Très bon Mirza Ghasemi (Aubergines à l’œuf) Visite du bazar pour se mettre en jambe : moyen. Petit resto sympa près du caravanserail Moshir pour boire notre premier thé (et pas le dernier!) Promenade agréable en fin de journée à Quran Gate et jardin attenant Guide le lendemain pour visite du Jardin Bagh e Eram, avec groupes d’enfants en sortie scolaire. Calme, apaisant. Mausolée du poète Hafez Forteresse Karim Khan, avec dans une rue derrière dégustation de faloudeh (dessert glacé qui a l'apparence de nouilles au citron, pas mauvais) Déjeuner au restaurant dans le complexe Haft Khan au restaurant Foroud. Déco lounge, musiciens traditionnels sur scène, cuisine traditionnelle dans les assiettes. 1M à 4 Mausolée du poète Sa'adi, avec encore des "Where do you come from ?", "Welcome to Iran!" Bel ensemble Shah-e-Cheragh, avec mosquée et mausolée qui brille de mille feux, avec ses miroirs. Entrée et visite du mausolée séparées homme/femme, il a fallu faire venir quelqu'un pour nous faire rentrer. Appareil photo interdit mais portable ok. Belle Mosquée Vakil, tchador de rigueur Magnifique mosquée rose Nazir Al molk, à visiter le matin pour les reflets psychedeliques de ses vitres colorées au sol, mais l'après midi, c'est beau aussi et y a moins de monde...
-J3 route pour petit village de Dehrmood, où nous devons passer la nuit chez l'habitant Sur la route, notre chauffeur nous arrête pour boire le thé chez les nomades, lui même étant issue d'une famille nomade. Puis on passe à coté d'un lac asséché, qui est en fait un lac salé, blanc. Arrivée à Dehrmood chez Hamid. Accueil par lui et sa mère. Beaucoup d'enfants nous entourent, ceux de la famille mais aussi ceux des voisins. On va visiter la cascade du village, et l'employé de la micro boutique en bas de la promenade menant à la cascade nous fait remplir son livre d'or ! De retour à la maison, les femmes embarquent ma femme pour lui faire revêtir un costume traditionnel (4 tenues superposées en faite, on dirait une matriochka tellement ça la grossit et lui fait une petite tête!) Le soir, dîner avec poulet Fassenjun, on fume la Chicha et des personnes nous rejoignent avec un instrument de musique, le santour (sorte de piano où l'on tape sur des cordes avec 2 petites baguettes). Une autre personne nous rejoint et se met lui à chanter. Première nuit à dormir sur un matelas au sol (couchage traditionnel), pas de volet, merci les masques anti lumière mis dans la valise avant de partir. On se lève, la grand mère est en train de faire du pain. Petit dej sous la tente. Et on s'en va assez émus d'avoir partagé cette belle soirée avec nos hôtes.
J3 : Meymand/Zein-O-Din Notre chauffeur nous propose d'aller voir le village troglodytique de Meymand près de Kerman. Bon détour mais pas déçus. Nous sommes tout seul. Notre chauffeur nous fait inviter à boire le thé chez une vieille femme qui vit seule dans une grotte au milieu d'un bric à brac. Elle nous fait goûter des boules de fromage aigre qu'elle vend. On lui achète aussi des herbes séchées. Visite de la Mosquée souterraine, puis visite du petit musée local avec un ancien guide, qui nous ouvre les portes spécialement. Nuit au Caravanserail Zein-O-Din. Chambres simple mais cadre extraordinaire. Buffet moyen et cher (350 000 rials par pers). On observe les étoiles après le dîner. Douches communes mais confortables.
J4&5 :Yazd Visite Temple du feu Arrêt dans une pâtisserie à l'angle près du Complexe Amir Chaqmâq on reviendra en acheter le lendemain. Baklava et assortiments 500 000 rials pour 3 petites boites et une grande Musée de l'eau intéressant avec histoire des Qanats Déjeuner au Ceasar, resto branché, avec succulent agneau grillé, kebab, 1M rials à 3. Hotel Malek o Tajar, toute petite chambre à l’étage, changement pour meilleure chambre mais bruyant le matin avec pdj, wifi payant mais pourri "problème avec la compagnie" (on ne l’a pas payé). Encore une salle de bain où la douche est vraiment au dessus de la cuvette des toilettes. Mosquée Jameh en fin d’apm: mauvaise lumière pou les photos, mais quel lieu! La plus belle mosquée de notre séjour (à nos yeux). On reviendra (2 fois même!) Ballade dans quartier historique Montagne zoroastrienne, prévoir de bonnes chaussures. Belle vue à 360° mais brume Démonstration de Zurkhanyeh à la salle de force à 20h : très recommandable ! On se laisse vite prendre par le tambour et le chant qui encourage les athletes à faire leur mouvement de force ou à tourner sur eux même un peu comme des derviches. Petits sachet de pistaches à la sortie. Direction l’hôtel pour Buffet avant qu’il ferme 350 000 rials par pers. Pas terrible mais découverte de la bière islamique au citron, pas mauvais (quand on n’aime pas la bière…)
J6 Meybod/Chak Chack/Kharanaq Meybod : château en terre bien conservé, glacière, caravanserail reconverti en boutiques d’artisanat Chak chak, belle route dans le désert avec montagnes, pas mal de marches pour accéder à ce lieu de pèlerinage Zoroastrien, belle vue Déjeuner à Kharanaq dans une sorte de resto routier, meilleur resto de la ville, le seul en fait, 300 000 rials à 3, kebabs & khoreshs. Pas si mal, un peu gras. Visite du village construit en terre. Quasiment que des maisons abandonnées mais rénovation en cours (y a encore BEAUCOUP de boulot). On peut rentrer dans beaucoup d'entre elles en faisant attention où on met les pieds... Retour à Yazd, Mosquée Jameh de nuit Rooftop Kohan hotel bien meilleure vue qu’au Farahan fait la veille. Islamic beer lemon dans la cour Dîner au Silk Road hotel, camel stew, ragoût d'aubergines, dough 230 000 Rials à 2
J7 Yazd/Garmeh Mosquée Jameh une dernière fois avec une meilleure lumière Khan e Lari Mansion : bof. On verra beaucoup mieux à Kashan Buffet Garden hotel, un peu à l’écart. Beau jardin mais on mange à l’intérieur, pas mal de choix mais assez cher (800 000 rials pour 2) Route vers Garmeh dans le désert Kavir, avec arrêt dans un caravanserail à l’abandon, beau potentiel mais là aussi, y a du boulot ! Arrivée à Garmeh : tour de la ville avec palmeraie. Diner et nuit à Ateshooni (35€/p full board) simple mais bon accueil du patron Maziar, qui après le repas joue du tambour et du Didgeridoo pour ses invités.
J8 Garmeh. Visite des villages aux alentours. Rencontre avec un vieux monsieur et sa femme qui nous invitent à boire le thé. Et nous invitent à revenir déjeuner après la visite d’autres villages. Au menu chameau, poulet fassenjun, masht. Encore une belle rencontre. Route vers Mesr et Fazahbad. Pause thé au Barandaz Lodge. Conseillé si vous voulez vraiment une immersion dans le désert (versus Ateshooni). En route vers les dunes mais malheureusement, vent et brume de sable, donc expérience assez désagréable hélas. Retour à Garmeh, pour un barbecue dans une autre Guesthouse de Maziar.
J9 Khur/Na'in/Ispahan Détour pour voir le Lac salé de Khur. Pentagones mais bruns et non blancs à cause de la pluie 3 semaines avant nous dit-on… Petit problème mécanique avec la voiture donc demi tour. Arrêt rapide à Anarak, puis Na’in avec belle mosquée Jameh, construite il y a mille ans et décorée de stucs admirablement préservé, beaucoup plus sobre que les autres vues dans le pays. Repas et Nuit à Ispahan chez un couple de retraités. Ballade nocturne le long de la rivière et de ses ponts by night. Beaucoup de gens sur et sous les ponts, qui pique-niquent, fument la chicha, draguent et chantent.
J10&11 Ispahan Visite d’Ispahan avec notre guide francophone, Mme Attefeh Batteni, qui parle un très bon français et nous donnera beaucoup d'informations sur les différents sites. Le meilleur guide notre séjour, vous pouvez l'appelez directement au +98(0)9131030353 ou +98(0)3117718307 mail : Attefeh.Batteni@gmail.com Visite de la mosquée Jameh d'abord , puis place de l’Imam avec mosquée Lotfollah (fabuleux), mosquée de l’Imam (malheureusement en partie masquée par des bâches pour accueillir des pèlerins), Palais Qapu. Tout ces lieux magnifiques réunis dans un si petit périmètre, on en prend plein les yeux . Déjeuner au Traditional Banquet Hall avec Beryani (viande d'agneau haché servi sur du pain, fondant, délicieux) et kebab. Mixte de famille Iranienne et de touristes. Après la nuit chez notre couple de retraités, j'ai choisi de nous faire plaisir en réservant une suite Qajar à l’hotel Abbasi (magnifique hôtel, avec son grand jardin, chambre immense avec coin salon TV dans pièce séparée, mais pas encore le standing international au niveau des chambres avec des petits détails négligés : rideau de douche moche qui colle aux fesses dans la baignoire, corbeille à linge kitsch, eau chaude et froide inversée)! Dîner à 2 pas chez Sherzad, khoresh-e-mast (yaourt au safran avec gras d'agneau qui donne une consistance type aligot, mais sucré, surprenant mais pas mauvais, plutôt en dessert), côtelettes d’agneau, dough, 600 000 rials à 2. Que des touristes en début de soirée, les iraniens arrivent eux à partir de 21h. Petit Ferani en rentrant à l’hôtel (sorte de bouillie à l’amidon nappée de sirop) Le lendemain, palais Shehel Sotun, les ponts de jour, Eglise arménienne Vank, déjeuner (buffet et tahchin, riz grillé avec souris d’agneau 1M à 4 avec chauffeur et guide), minarets tremblants (sans intérêt), shopping dans le bazar, achats de gaz et épices (sumac, safran, citrons noirs, sauce grenade pour fesenjun), salon de thé, dîner au Traditionnel Banquet Hall où on se refait un beryani et lamb kebab, dough, 500 000 rials à 2
J12 Abyaneh Grasse matinée dans notre suite, puis départ pour Abyaneh, joli village de terre rouge avec des petites vieilles qui portent toutes un foulard blanc avec des motifs fleuris (ca change des 50 nuances de noir de certains villages). Déjeuner à Natanz, avant de passer près du site sensible qu'on repère grace à la concentration de batteries anti aériennes... Dîner et Nuit à Manouhcheri Guest house : très beau petit hôtel plein de charme, belle chambre avec deco raffinée. Galerie d'art, boutique avec artisanat moins kitsch qu'ailleurs, bon resto, et même un home cinema au sous sol. Notre hôtel préféré de notre séjour.
J13 Visite des belles maisons Qadjar de Kashan, du Hammam (ne pas rater son toit) et des jardins Bagh e Fin. Petit tour dans le bazar avec au milieu un caravansérail avec son plafond incroyable.
J14&15 Téhéran Route vers Téheran. Déjeuner au pied du mont Darband, avec les téhéranis en balade. Puis direction Forum des artistes avec une expo sur le design, en passant devant l'ancienne ambassade américaine avec ses fresques anti USA. Verre au café 78. Dîner au resto Agha Bozorg. Nuit à l'hotel Ferdowsi. Chambre un peu vieillotte, surtout la sdb bien defraichie. Bon pdf buffet. Le lendemain, c'est notre dernier jour en Iran. Rdv avec notre guide pour visite du Palais du Golestan. Nous voulions ensuite visiter les Joyaux de la Couronne mais c'est ferié aujourd'hui (anniversaire du 1er Imam) donc la banque qui les accueille est fermée. Grrrrr. Dommage. Nous allons dejeuner à Tajrish Square, avec visite d'un petit bazar (le bazar principal en face du Golestan étant lui aussi fermé). Puis nous tentons le Musée du Cinema. Le jardin est ouvert et agréable mais là encore, musée fermé. Nous passons ensuite dans une sorte de mall à l'occidental, faisons quelques courses au supermarché (petit plaisir qu'on aime bien à l'etranger, flaner au milieu des rayons pour decouvrir des produits inconnus chez nous). Et finissons au Ghandi Center pour boire un dernier verre, manger une pizza avant de reprendre l'avion.
Bilan : Enchantés par notre séjour, et la formule chauffeur + guides, certes + coûteuse qu'un voyage en individuel, mais qui nous a aussi permis de prendre notre temps car nos temps de trajet était plus réduits et plus souples qu'en voyageant en bus. Le chauffeur nous a aussi permis de discuter avec des iraniens qui ne parlaient pas forcement anglais, surtout en dehors des grandes villes, en nous servant de traducteur. Et les guides français nous ont permis de mieux découvrir et comprendre les principaux sites, la religion (notamment les différences entre chiites et sunnites), l'histoire perse mais aussi la vie des iraniens aujourd'hui, etc... Les iraniens sont vraiment un peuple accueillant et ouvert, mais aussi lucide et frustré sur leur vie dans ce pays qu'ils considèrent souvent comme une prison. Nous n'avons jamais ressenti la moindre insécurité au cours de nos déplacements. Dépêchez vous d'aller dans ce pays au fort potentiel touristique, avant justement que le tourisme ne le change. Khoda Hafez











