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USA: de Miami à Saint Augustine, en longeant la côte Est de la Floride
by Jemaflor · 2017-09-12 · 13 replies
Un « Road trip » à la découverte de quelques aspects du rêve américain. Rêve de plages et de stations balnéaires de stars comme à Palm Beach, rêve et souvenirs de conquête spatiale à Cap Canaveral, puis visites de phares à l'image de celui de la pittoresque Sainte Augustine, la plus ancienne ville des États-Unis. Ce sont là quelques unes de nos étapes le long de cette côte de Floride, je les évoque ici (texte et photos) dans ce récit itinérant. Cela vous tente ? Alors montez à bord et maintenant, en route !

On the road … en direction du « North ». Nous venons juste de quitter Miami et ses inévitables embouteillages, mais dans nos têtes ce sont encore toutes les images de cette trépidante métropole qui se bousculent … comme South Beach avec son immense plage et ses célèbres postes de secours à la déco unique. On n'oublie pas non plus, le charmant quartier Art Déco et ses façades typiques ou encore le skyline de Downtown et ses buildings scintillants de mille lumières sur fond de soleil couchant …







Un dernier embranchement et le trafic se fait plus fluide et avouons-le moins stressant. Nous roulons maintenant tranquillement sur la route A1a qui longe au plus près le littoral. Après à peine quelques kilomètres de voies rapides ... embouteillées, voici que j'éprouve déjà l'envie d'une première pause.

-- L'appel de la plage se fait sentir. Faisons halte pour retrouver une atmosphère paisible sans voitures ni poids-lourds … pour oublier tous ces véhicules qui vous doublent, tantôt sur la gauche puis une autre fois, sur la droite ! C'est ainsi sur les voies rapides des States !

Haulover fait partie des plus belles plages du nord de Miami. Avec son immense ruban de sable clair au bord d'une eau cristalline, un tel décor a de quoi vous attirer. Le parking est lui aussi immense, mais heureusement vide à cette heure, comme également la plage, on ne s'en plaindra pas. Seuls les oiseaux marins sont en nombre, un côté nature qui est plus agréable à contempler qu'un banal alignement de parasols.





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Un périple itinérant le long d'une côte s'avère toujours une succession d'arrêts. A présent, c'est à Hollywood que nous arrivons, pas la cité du cinéma de la côte Ouest mais Hollywood in Florida, of course ! Une station balnéaire avec ses (hautes) résidences de tourisme et son front de mer très animé. Là, s'y promènent une foule de vacanciers : à vélo, en rollers ou tout simplement à pied, une glace ou un smartphone à la main. Ou bien même avec les deux objets aux mains ... dans ce cas, ils est recommandé de ne pas être trop distrait au risque de porter à la bouche le portable à la place de l'icecream. Ce serait dommage, car la saveur ne doit pas être la même !



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A près de 50 kilomètres au nord de Miami, notre route nous mène à Fort Lauderdale, la « Venise » américaine. Bon, la comparaison est un peu (beaucoup !) exagérée mais avec son dédale de canaux et de petits ponts, c'est vrai que l'ensemble de cette ville d'eau a un faux air de la Sérénissime … sans les palais ni les gondoles.



En empruntant les rues, ponts après ponts, on enjambe une longue série de canaux. La vision se répète à l'infinie : villas de luxe sagement alignées au bord de pontons privés où sont accostés des bateaux de plaisance, des jet ski ou des kayaks de mer. On dénombre tant d'embarcations de plaisance à Fort Lauderdale que la marina a du être agrandie … imaginez, il en faut de l'espace pour parquer plus de 40 000 bateaux ! Mais c'est sans aucun doute la vision aérienne des lieux qui traduit le mieux l'aspect de cet urbanisme mi-urbain, mi-aquatique. N'ayant pas survolé cette ville ni utilisé un quelconque drone pour immortaliser l'aspect graphique de ces quartiers, je ne résiste pas à compléter ma photo prise au ras des canaux par une vue empruntée à notre cher Google Earth. Voilà en effet ce que cela donne vu d'en-haut, entre quadrillage et courbes, digues et quais puis entre eau et bandes de terre ponctuées de toitures colorées.



Et le Fort ? me direz-vous (enfin peut-être !). Il fait partie de l'histoire locale. Il a été construit en 1838 sous les ordres d'un Major appelé William Lauderdale d'où le nom attribué à l'agglomération. --

Un saut de puce (géante!) nous conduit au nord de la ville, précisément à Pompano Beach. Ce n'est pas un hasard, car à l'extrémité de la baie a été érigé un phare. J'ai toujours bien aimé les phares, ils ont souvent fière allure avec leur colonne effilée. Et avec mon regard d'amateur de photos, j'apprécie ces paysages de bord de mer où un phare vient compléter la composition photographique.



Et puis de nuit, j'aime aussi admirer les faisceaux de ces lanternes qui balayent sur 360° la nuit sombre, sans oublier les éclats lumineux qui par intermittence semblent vous faire un clin d’œil. Colonne blanche et sommet noir, le phare de Pompano s'élève à 41 mètres de hauteur au dessus de la mer. Sa structure est originale avec ces armatures métalliques qui l'entourent non, ce ne sont pas des échafaudages, la construction est bien achevée et ce depuis l'année 1906. De Pompano Beach, je garde le souvenir de cette mer agitée par le vent du large et de ces vagues venant lécher le rivage de sable en se transformant en une tapis d'écume. Mais avec une température de l'eau d'environ 23/24°C, l'eau de baignade était « bonne » comme l'on dit. Un vrai jacuzzi naturel au parfum particulièrement iodé.



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Kilomètre 112. Palm Beach island se profile à l'horizon. Ici, on quitte les grands ensemble d'immeubles et le tourisme balnéaire de masse. Palm beach dont le nom sonne comme le titre d'une série télévisée américaine est un lieu pour privilégiés. D'ailleurs, beaucoup de grandes familles influentes et fortunées des Etats-Unis y possèdent de luxueuses villas. Citons, les Kennedy, Pullitzer, Rockfeller ou même un certain Donald Trump … L'actuel hôte de la Maison Blanche y passe paraît-il la plupart de ses week-ends sur ce point on peut être d'accord avec lui, les lieux et le climat ont certainement beaucoup plus de charme que ceux de Washinton ! Palm Beach island, c'est une île côtière toute en longueur elle s'étire sur une dizaine de kilomètres face à l'océan Atlantique et dans sa partie la plus large, elle ne mesure qu'environ un petit kilomètre. Il est agréable de la sillonner tout en admirant les somptueuses villas dont les styles architecturaux sont assez variés. On passe de demeures méditerranéennes, voire à la décoration orientale, aux belles habitations coloniales dans le style de celles des îles Caraïbes …



Suivons South Ocean Boulevard puis North Ocean Bd, le regard hésitant entre la contemplation de l'Atlantique et la vue de toutes ces résidences particulièrement cossues. Pour les villas n'ayant pas un accès direct à la plage, c'est à dire celles séparées de la plage par la route, leurs propriétaires ont trouvé la parade. Juste en face de leur demeure et donnant directement sur le sable, ils possèdent des terrains privés avec gazon, palmiers et abri, enfin de coquette maisonnette de plage … un vrai privilège !



En ce mois de mars, nous sommes hors saison de vacances et on ne peut pas dire qu'il y ait foule dans les rues de l'île de Palm Beach. On croise çà et là quelques cabriolets ou autres voitures de luxe mais en fait, ce sont bien plus les véhicules d'ouvriers d'entretien qui sont les plus nombreux : jardiniers, piscinistes. A Palm Beach, les résidents permanents sont plutôt discrets, on est ici entre-soi dans sa propriété … bien à l'abri des regards curieux.



Il ne faut que quelques minutes pour arriver à l'extrémité nord de l'île. Et là, comme à peu près partout dans cette localité, il n'y a pas de possibilité de parking, juste une place de retournement. Aussi, l'arrêt ne durera que le temps de la photo: un bras de mer qui sépare Palm Beach island de l'île Singer, on l'aperçoit en face.



Quant à la plage de Palm … beach, Il n'y a finalement que quelques accès publics, et puis, c'est peut être l'endroit le moins bien entretenu de l'île … enfin lors de notre passage. En effet, un inesthétique cordon d'algues jonchait le sable le long du rivage. Mais question beauté de l'eau et de l'horizon marin, rien à dire, le panorama est de rêve !

A Palm Beach, les tons verts font concurrence à la riche palette des bleus du ciel et de la mer. Le vert est celui de la végétation des jardins et surtout celui des gazons et des green de golf, très nombreux dans toute l'agglomération comme d'ailleurs dans toute la Floride. Nous n'avons pas vu le golf particulier du Président Trump mais plutôt celui du Breakers Golf Course.



Beau green, n'est-ce pas ? Joliment orné sur l'ensemble du parcours par d'élégants palmiers. Justement, à propos de palmiers et de cocotiers, la légende raconte que de nombreux palmiers ont poussé sur cette île suite au naufrage d'un navire espagnol chargé de noix de coco, c'était vers la fin du XIXe siècle. Ce serait ainsi la raison du nom attribué à ces lieux … Palm Beach.

A deux pas du terrain de golf du Breakers, plus précisément juste en face, se trouve le principal monument historique de Palm Beach. Il s'agit de la splendide demeure du milliardaire Henry Morrison Flagler (1830-1913). Il l'a fait construire en 1902 afin de l'offrir à son épouse. Joli, le « petit » cadeau !



Cette maison, enfin ce palace, possède un intérieur somptueusement décoré. Transformée en musée, l'ancienne demeure historique est ouverte à la visite. Mais au fait, qui était donc ce fameux Flaglerqui de toute évidence avait les moyens ... C'était un homme d'affaires ayant particulièrement réussi dans l'immobilier et les chemins de fer, on lui doit en grande partie le développement touristique de la riviera floridienne. Il est aussi à l'origine de la construction en 1880 du premier grand hôtel de ce qui devait devenir une des stations balnéaires des plus huppées des USA. Attenante à l'Hôtel Royal Palm Beach (500 chambres), Flagler avait souhaité édifié une chapelle, la Royal Poincina chapel (1897). La voici avec sa façade actuelle, toute coquette avec ses murs gris qui s'harmonisent de belle façon avec la teinte des bougainvillées de la haie encadrant son petit parvis.



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On the road again … ou plutôt sur la route qui passe un pont surplombant la lagune de l'Indian River. Nous sommes à Melbourne Beach, une station balnéaire paisible qui longe l'océan.



Mais ce nom de Melbourne a-t-il une relation avec celui de la ville australienne du même nom ? Renseignement pris ... la réponse est oui. En effet, ce nom vient d'un Anglais, un certain John Hector, qui a vécu une bonne partie de sa vie en Australie avant de s'établir dans ce coin de Floride.



Un coup d’œil et une photo (évidemment!) de la longue plage locale. Elle est bordée de petites dunes côtières recouvertes de végétation, elles s'étendent à perte de vue.



Et certain de longer cette côte, bandana aux couleurs du pays sur la tête, chevauchant avec plaisir une grosse cylindrée … une balade au grand air sur des kilomètres baignés d'air iodé soufflé par la brise océane. D'autres en profitent autrement, en survolant le littoral, à l'image de ces pélicans qui prennent la direction du nord.

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De retour des Baléares (Minorque et Majorque)
by Kelvoyage · 2016-11-14 · 3 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes partis 15 jours aux Baléares fin août - début septembre 2016 et souhaitons partager avec vous notre expérience 😎😎😎

Vous pourrez retrouver, ci-après, le programme succinct de nos journées et quelques photos.

Nous sommes à votre entière disposition si vous avez des questions et attendons avec impatience vos commentaires !

Pour plus d'informations et de photos, n'hésitez pas à jeter un oeil à notre blog :
http://www.quel-voyage.com/vacances-aux-baleares/

- SUR MINORQUE : Jour 1 : Arrivée à l'aéroport de Mahon, location d'une voiture et récupération de notre logement à Port Mahon

Jour 2 : Visite de Port Mahon, exploration de la pointe de S'espero (forteresse La Mola), arrêt baignade à la plage de Sa Mesquida et nuit à Ferreries

Jour 3 : Direction les plages du sud-ouest et plus particulièrement Cala Galdana - randonnée entre Cala Mitjana et Cala Trebaluger - puis visite de Fornells

Jour 4 : Visite de l'usine Ria à Ferreries, balade sur le sentier côtier à Sant Tomas, visite d'Es Mercadal, point de vue du Mont Torre et pause baignade et soin d'argile à la plage de Cavalleria (cote nord)

Jour 5 : Visite d'Alaior, pique-nique au cap de Favaritx dans le parc naturel de s'Albufera (plages Presili (sable rose), En Tortuga, Morella Nou... accessibles à pied par le cami de cavalls)

Jour 6 : Exploration de la côte sud-ouest de Binidali à Es Castelle en passant par Sant Lluis, San Esteve, pause déjeuner à la cala D'Alcaufar. Restitution de la voiture à l'aéroport puis direction Ciutadella en bus

Après 2h de traversée en bateau, nous atteignons Port d'Alcudia à Majorque.

- SUR MAJORQUE : Jour 7 : Grosse journée transports (bateau + train + bus) pour récupérer notre logement à Binissalem et notre voiture à l'aéroport de Palma avant une pause baignade à Es Trenc

Jour 8 : Visite de Pollenca, arrêt au Mirador del Colomer, randonnée et baignade à Cala Figuera avant de rejoindre le cap de Formentor

Jour 9 : Visite d'Alcudia, du cap des Pinar et du mirador de la Vittoria puis pause baignade à la cala d'Alcanada (Alcudia)

Jour 10 : Visite d'Arta et de Capdepera puis randonnée n°17 à Cala Mesquida (cala Torta, cala Mitjana, Cala Estreta et cala Matzoc)

Jour 11 : Achat de perles dans les fabriques de la banlieue de Manacor, puis direction Porto Cristo et la plage Bota, visite des Grottes du Dragon

Jour 12 : Direction la côte ouest : Valldemossa, Port de Valldemossa, Deia, Soller, Port Soller, Fortnalutx et Sa Calobra

Jour 13 : Marché de Sineu et pause baignade à Cala Varques (vers Portocolom)

Jour 14 : Plage d'Es Caragol au cap de Ses Salines

Jour 15 : Balade dans le port de cala Figuera et baignade à Es Caragol

Jour 16 : Visite de Manturi et retour en France 😕
Petit tour dans le Péloponnèse, mai 2016
by Aleph240758 · 2016-07-12 · 25 replies
escapade en Grèce et tour dans le Péloponèse à la recherche de sites archéologiques. Je vais essayer de faire un retour avec des photos car je n'ai pas pris de notes Arrivée le soir à Athènes, je loge à l'hôtel Exarchion réservé sur Booking (38 euros petit dej compris ) et à proximité de l'école française d'Athènes où je retrouve ma nièce avec qui je pars pour 10 jours étudier certains sites archéologiques pour sa thèse. nous avons loué une voiture puis prenons la direction d'Olympie avec un arrêt à Lagadia. Nous sommes en Arcadie, les paysages sont magnifiques, montagneux et très vert Les routes sont très bien entretenues et nous sommes pratiquement seules sur le trajet.











Nous continuons notre route jusqu'à Olympie (entrée 12 euros ) visite du musée en arrivant















NYC - Boston été 2016
by Zoé98700 · 2016-02-21 · 2 replies
Bonjour,

C´est reparti : un nouveau voyage aux Etats-Unis. Cette fois, nous allons sur la côte est 3 petites semaines en juin/juillet.

Départ et retour sur New York. Il est vrai que ce n´est pas l´idéal mais les billets sont achetés. 2 adultes, 2 enfants 12 et 10 ans

Voici en gros la première ébauche : - 7 jours minimum à NYC - un jour sur long Island direction Montauk

- Boston - Salem - Cap Code (problème budget + période estivale)

Suite à pas mal de renseignements trouvé sur le forum via des avis, blogs et sites, je retiens des lieux comme : - Plum Island/crane beach - Plymouth, Newport, Providence (autour de cap code)

Ce qui me gêne dans tous ces lieux, c´est qu´il y a beaucoup de bord de mer. J´ai peur que ce voyage manque de saveurs.

J´ai noté qu´il y avait les white mountains à 3h au nord de Boston. Je ne l´ai pas retenu car ça nous éloigne encore plus de New York pour le retour.

Notre dernier voyage fût sur la côte ouest SF-Seattle avec une diversité de sites incroyables (villes, forêts, lava bed, Olympic, côte, mont Rainier fleuri en bas neige en haut). Donc il ne faut pas que l´on tombe sur du monotone à l´est.

Question : - est-ce que vous me conseilleriez de continuer mes recherches dans le secteur nord de NYC, et avez-vous un parc national à l´intérieur des terres à me recommander ou un endroit à ne pas louper ? - ou comme je l´ai lu sur d´autres posts, me conseillez-vous de revoir ma copie et de faire cap au sud : philadelphie, washington ?

on aime : - ville et nature 50/50 (allez 70/30 pour certains membres de la famille, 30/70 pour moi)

Merci et bon voyage à ceux qui partent. Vini
Vos hébergements ''coup de coeur'' au Québec
by Lescaribous · 2016-02-20 · 151 replies
Bonjour à tous les VFistes, Fréquentant le forum ''Québec'' depuis quelque temps, j'ai remarqué qu'une des questions qui revenait le plus souvent était celle de l'hébergement. ''Avez vous une idée d'hébergement pour tel ou tel endroit?'' Je me dis qu'il pourrait être utile et ''pertinent'' d'ouvrir une discussion dans laquelle les VFistes posteraient un message avec une adresse d'hébergement qui leur a plu. Alors je lance la discussion en espérant qu'elle sera régulièrement alimentée de façon à apparaître dans les premiers messages plutôt que de ''sombrer'' dans les ''profondeurs'' du forum Section Québec!!

Pour plus de facilité de lecture je propose de présenter chaque message avec le nom de l'hébergement - la ville (ou le secteur) - le site internet dudit hébergement si il existe - et éventuellement un ptit commentaire personnel. On peut éventuellement ajouter une photo en lien avec cet hébergement, pourquoi pas !

Merci à tous les VFistes qui participeront à cette discussion 😉
Haïti, terre oubliée: le Nord
by Yemen · 2016-02-19 · 14 replies
2ième voyage à Haïti, dans le nord de l’île, février 2016, 9 nuits.

La météo n’a pas été bonne, beaucoup de pluie. C’est certainement ce qui a rendu la découverte d’Haïti beaucoup moins agréable que la 1ère fois. (Voir compte rendu de 2015, sud de l'île)

A. CAP HAITIEN 1. logement Hôtel Imperial, chambre à partir de 60 dollars avec PD. Toutes les chambres sont différentes. La mienne était lumineuse, bien décorée, eau chaude et wifi dans la chambre. A 2km du vieux centre de la ville, sur la RN1. Mais tap tap tout le temps pour 5 gourdes pour aller dans le centre. A recommander car bon rapport qualité prix. Petit intrusion dans 2 hôtels du centre qui n’avait vraiment pas l’allure de luxe. Chambre beaucoup moins bien pour 60 avec PD pour l’un, pour 50 sans PD pour l’autre. Il n’y avait pas photo, l’impérial est bien mieux. Tant pis pour la balade du soir dans le centre ville. Car dès qu’il fait noir, c’est compliqué pour se déplacer. Les TAP TAP, il n’y en a plus, les taxis sont chers et les motos taxis….. Attention, en prendre un que vous connaissez où que l’on vous a recommandé En prendre dans la rue sans connaitre, c’est prendre des risques.

2. La ville Le centre de la ville est très agréable. Belles maisons avec pleins de couleurs. De belles façades. Centre animé et agréable avec un très grand marché dans les rues autour de marché de fer. On a plaisir à se balader dans la ville, surtout dans le quartier autour de la cathédrale. J’ai aimé. Bien plus agréable que Port au prince.

3. A faire Moto taxi du centre de cap haïtien pour aller à la plage de rival (25 gourdes par personne) Bof, mais retour par la plage (bon, pas propre) mais permet devoir la vie car habitations sur la plage. Puis cela permet de longer une « espèce de croisette » où hôtels, restau et discothèques. Attention, rien d’extraordinaire. Cela permet simplement de voir d’autres facettes de cap haïtien.

Vers Labadie Moto taxi pour aller à Labadie. 50 gourdes par personne, ½ heure. Piste en mauvais état. Les paysages n’ont rien d’extraordinaire. L’arrivée à Labadie est surprenante : juste avant de descendre, sur la droite, on aperçoit cette plage privée réservée aux touristes pour les paquebots qui font escales. Franchement, je n’y suis pas allée voir de prêt, mais cela ne fait pas envie. Et quand on descend de la moto taxi, il n’y a rien a part quelques petits bateaux et pleins de mecs qui te tombent dessus. J’avais très peu d’infos sur la configuration de la côte, les prix. J’ai tout refusé et j’ai pris le bateau avec les locaux pour aller au village de Labadie. Même là, je me suis rendue compte plus tard que j’avais payé le double des locaux : j’ai payé 50 gourdes, eux ils paient 25 (au départ, on me demandait de payer 100…) Le village de Labadie, j’ai bien aimé : cool, agréable de s’y balader, aucune pression de la population. On y trouve de la nourriture dans la rue pour pas cher. Et puis vient le temps de trouver un bateau pour aller sur l’île à rat dont parle le petit futé et la plage de cadras (appelé par les locaux : paradise). Décrit comme merveilleux par ce guide, on ne veut pas faire l’impasse. Grosse négo : 3000 gourdes la bateau car on en a pour 4 h), le prix sera de 1700 gourdes. Je suis sure que je me suis faite avoir…… Bon, ce qui n’a pas été pour nous, c’est que le temps s’est couvert, gros nuages. Alors toutes les belles couleurs de la mer….. Par chance, un petit peu de soleil sur l’île à rat. En fait, une toute petite île, on fait le tour en 5 mn. Un café, quelques transats. Alors oui, la mer sur une moitié de l’ile est belle, de belles couleurs. Mais bon, j’ai vu bien plus beau à d’autres endroits d’Haïti (voir mon premier compte rendu en 2015). La plage de cadras, gros nuages, pas une éclaircie. Cela doit être très joli sous le soleil ! Mais attention, la plage n’est pas grande. Le cadre est beau.

MILOT. Collectif pour 20 gourdes par personne, environ 1 H. Visite de la citadelle La Ferrière, Henri Moto taxi pour monter 150 gourdes pour 2 puis 20 mn a pied. Entée citadelle 300 gourdes par personne. C’est beau, le site est majestueux. Après, il faut aimer les pierres. Redescente à pied, 1 h 30, permet de passer au milieu de villages, de faire des rencontres, de voir la vie. Arrêt au palais Sans Souci. Bel emplacement aussi mais un peu déglingué… Balade dans le village de Milot. Assez jolie, agréable, assez animée, petit marché. S’y balader et ne pas repartir directement cap haïtien après la citadelle.

B. CAP HAITIEN A SAINT LOUIS DU NORD Notre but, ne pas passer par Gonaïves mais en longeant la côte jusque Port de Paix. TAP TAP jusque Limbe pour 20 gourdes par personne (1 H) A limbe, s’arrêter pour prendre une moto qui va vers Borgne. 100 gourdes par personne, 1 h 15 (il doit y avoir des collectifs mais nous n’avons pas trouvé). La 1ère partie de la route, pas terrible, puis pas mal. On passe par le village de Port Margot qui a l’air sympa. A Borgne, prendre une moto taxi (pas de TAP TAP possible) pour Anse la Foleur, piste terrible, 250 gourdes par personne p (2 h). De là, prendre une autre moto pour Saint Louis du Nord, 100 gourdes par personne. S’arrêter sur la route à la plage de Chouchou. Les paysages semblent magnifiques. Hélas, pour nous, ce fut l’enfer. Nous avons eu la pluie assez vite après le départ. La piste, déjà très très mauvaise. Avec la pluie, des torrents qui se formait. L e voyage fut très dur. Mais cela n’a pas empêché d’imaginer que cela doit être superbe par beau temps.

Arrivée à Saint Louis du Nord à 14 h, avec un départ à 7 h 30 de Cap haïtien. La ville ne m’a pas plu. Tout en longueur avec une rue principale avec le circulation, une rue parallèle et de l’autre côté, la plage qui est très sale. L’habitat n’a pas d’intérêt. Impossible de trouver un endroit agréable pour manger, se poser. Il y a quelques endroits où l’on nous a envoyé mais soit c’était fermé, soit rien à proposer, soit d’une tristesse ! Le logement, pas mieux Hôtel TOI et MOI 1500 Gourdes sans PD. Eau froide, lumière à 19 h 3O le soir Jusque 23 h. Accueil vraiment pas terrible. Chambre vraiment bof bof.

C.MOLE SAINT NICOLAS

1. Pour s’y rendre TAP TAP de Saint Louis à Port de Paix, 25 gourdes par personne. Mauvaise route, 1/2 heure. Terminus au coin d’une rue. De là, moto taxi, 25 par personne, pour aller à un rond point où TAP TAP pour Mole (seulement 3 jours par semaine) ou moto taxi. Moto taxi : 2 H 45 pour 400 gourdes par personne. Au départ de port de Paix, très beau paysage de savane, avec cactus et un joli habitat en terre. (Totalement différent de Limbe à Saint Louis du nord, très montagneux, vert, dense.) La piste est plate, très correcte. Puis, une demi-heure avant Jean Rabel, on repart dans la montagne et la piste redevient très mauvaise. Au retour de Môle, Moto taxi pour Port de Paix beaucoup plus cher qu’a l’aller : 750 gourdes/personnes (dans l’autre sens, 400 gourdes)

2. Logement En dehors du français décrit dans le petit futé, Julien le prix d’une chambre est passé à 80 dollars et pas 50 comme donné dans le petit futé (et nous étions hors saison….) mais belle décoration.

Il y a un hôtel dans le village à 1000 gourdes (très basic et un peu cage à poule) et il y a 2 autres hôtels qui se sont construits sur la plage au bout du village

3. L’hôtel BEAU RIVAGE 2750 gourdes avec PD 50 dollars. Cadre agréable, lumière 24/24, pas d’eau chaude. Chambre simple mais très correcte et propre. Et face à la plage. On a beaucoup aimé. Mais attention, l’hôtel n’est pas totalement aménagé (il y a des finitions à faire). Les prix vont augmenter. Et cela va passer à 70 dollars minimum pour 2. Le gérant Maxius Saint Melus 34096858 jelizeemole...... gmail.com

Juste à côté, un hôtel avec des cabanons. Piscine, grand espace de verdure. Cela me semble bien avancé, mais on m’a dit ouverture dans quelques mois ? !!! je pense que ce sera bien au dessus de 50 dollars……

3. A faire La grande plage et la mer sont splendides, dans une grande baie entourée de 2 plateaux. Le village n’est pas beau. A part les hôtels, pas de restaurant sauf au bout du village, près du fort espagnol. (Mais sur commande) où chez le français. Dans notre hôtel, nous sommes deux donc pas de restauration. Un tout petit marché. Les forts, ou plutôt les ruines Balades : - De l’hôtel, en regardant la plage partir marcher sur la plage vers l’hôtel de Julien. A un moment, passage par la mer difficile. Détecter un petit chemin qui monte pour contourner le passage si marée haute puis redescendre vers la plage et hôtel de Julien. Après la plage de chez Julien, ce sont des rochers. Partir sur la gauche avant l’entrée de son hôtel prendre le chemin à droite. Le chemin ne longe pas la mer mais passe au travers d’habitations. Allez un ou 2 fois dans la végétation à droite (superbes cactus) pour avoir des points de vue sur la baie. Revenir sur le chemin et aller jusqu’au fort. - De l’hôtel, partir vers la droite, traverser le village, allez vers le fort des espagnols et la poudrière. Ne pas s’arrêter là, continuez la piste et prendre un petit chemin vers la gauche. Cela amène à un ensemble de maison avec une plage avec de superbes couleurs.

D.ILE DE LA TORTUE

1. s’y rendre

Bien compliqué d’avoir des infos sur cette île. Je savais qu’il y avait de superbes plages à l’ouest, un hôtel à pointe Oiseau. Pas d’autres infos. C’est donc sans savoir grand-chose que nous y allons. L’ile est montagneuse : très vite cela monte à pic jusqu’à un plateau. Celui ci est traversé sur sa longueur par une piste. Il y a pas mal de motos taxi mais les tarifs sont plus chers que sur le continent.

De port de Paix, chaloupe (bateau à voile), 50 gourdes par personne si sans moteur, 100 gourdes si moteur. Plusieurs destinations sur l’île. Pour nous, pointe oiseau, seul endroit où nous savions qu’il y avait un logement. Sur le quai d’embarquement de port de Paix, c’est un peu compliqué de savoir, dans toutes les chaloupes présentes, laquelle va dans votre destination ( plusieurs bateaux selon le village de destination), les horaires….quand la chaloupe est pleine !

2. Quoi faire Bon, pas simple pour parcourir l’île car elle est montagneuse, les pentes sont abruptes, que des chemins avec des motos taxis très chers.

Pointe ouest Moto taxi pour l1000 gourdes par personne AR pour une moto. A 2 sur la même moto, nous avons payé 1500. La moto taxi dépose à la pointe de La vallée. Piste assez fun ! Là, on nous a dit 3 h de marche jusque la pointe ouest. Nous avons choisi de demander à des pêcheurs avec une petite chaloupe à 750 gourdes. 1 h pour aller à la pointe. Cool à l’aller. Au retour, nous étions contre le vent, nous sommes arrivées trempées. Il faut entre 1 h 3O à 2 h de moto pour aller ou revenir de la pointe vallée. Le chauffeur est resté avec nous de 9 H à 18 h. Nous aurions pu tout faire en chaloupe de la pointe oiseau mais le prix nous a arrêter et traverser l’ile nous intéressait et le coût plus important. Pour aller de notre hôtel à la plage de sapotille et coquillage au village des figuiers, plus à l’est, 800 gourdes pour 2 AR. Départ 9 h, retour 15 h. Le chauffeur est resté avec nous. Piste terrible, que des cailloux. Dans le village des figuiers : rien, même pas d’eau à acheter. La plage n’est pas très longue mais surtout pas large : quand marée haute, plus de plage. De belles couleurs mais beaucoup de route pas facile et 1 h 15 depuis l’hôtel… Il y a bien la vie de village mais on en avait déjà vu à pointe ouest. De notre hôtel, a pied, nous sommes allés au village des palmistes (la capitale de l’île). Bon, on marche sur la route qui traverse l’île. Rien d’exceptionnel. On a trouvé 2 logements chez l’habitant mais à 50 dollars avec PD !........

De notre hôtel, descendre 10 mn puis prendre à gauche le chemin de crête qui descend ensuite vers le village sur la côte à gauche, « Toukayia » (je ne sais comment cela s’écrit), 1 h 15 tranquille pour y aller. On le repère de l’hôtel, la mer est superbe.

3..Logement

L hôtel que l’on nous avait indiqué à pointe oiseau, l’hôtel princess est vraiment mal entretenu, accueil des plus hasardeux (une demi-heure pour trouver les clefs des chambres (ils ont seulement réussi à ouvrir 2 chambres et c’était dans un état de propreté déplorable. A notre passage, pas d’eau et d’électricité.

Coincé sur le quai de pointe oiseau, on nous a indiqué un hôtel sur le chemin qui montait vers plateau. ISLAND HOTEL Moto taxi pour nous y amener de la pointe (chemin terrible) : 100 par personne. A pied, pentu, long. 2 H de marche. Chambre avec terrace avec un vue magnifique. On est en hauteur, on domine, c’est chouette. L’hôtel est récent. 70 dollars la chambre, négocié à 50 sans PD. Les chambres sont grandes mais cela manque de finition. Pas de restauration. A côté, une maison avec une petite boutique. On a demandé à la dame si elle pouvait cuisiner. Il faut s’y prendre bien à l’avance pour commander : demande à 11 H, repas à ………. Résultat :

On a trouvé 2 logements chez l’habitant au village des palmistes mais à 50 dollars avec PD !........

Bilan : Un pays plein de richesses, mais : - Destination très roots si transport en commun. Sans 4/4, le voyage n'est pas facile _ Les logements sont chers pour les prestations et le confort offerts. (c'est comme cela que l'haïtien t'interpelle à longueur de journée). - Dans l'avion a l'aller, j'étais très surprise de voir autant de "blancs" dans l'avion. A l'arrivée, pas un voyageur individuel dans le lot. En fait, l'ancien club Méditerranée a été repris et réhabilité. look voyage vend cet hôtel club. Après petites discussions avec ces touristes, il était clair qu'aucun n'avait l'intention de sortir du club ! En tout cas, à part à Port aux princes dans des 4/4 et une blanche dans un camion à Môle, nous n'avons vu pas vu de blanc et surtout aucun touriste. - l'île de la tortue n'est pas indispensable

Taux de change lors de mon voyage : 1 dollar américain = 69 gourdes 1000 gourdes = 17 dollars
Afric'Addict
by Voyajou · 2015-10-13 · 132 replies
Afrique du Sud

Au commencement.

Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre bris��e. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!

La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).

Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?

Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.

L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.

Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.

La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)

La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.

Un Paradis ?

Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.

… Ou un enfer ?

En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.

Gorges

Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.

Océans

Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.

Où sommes-nous Tembe ?

A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Début septembre en Corse
by Moustache35 · 2015-05-03 · 3 replies
bonjour j envisage de partir en corse debut septembre vol nantes bastia location de voiture et camping du cote de calvi et rayonnement a partir de la pouvez vous me donner des adresses et des choses a voir et a faire nous aimons bien la randonnee merci d avance😉 kenavo
Que pensez-vous de ce trip en Corse?
by Nath88 · 2015-03-14 · 5 replies
Bonjour à tous, Après la Norvège l'année dernière, nous partons en Corse en juillet. Moyen de locomotion: notre 4x4 Land Cruiser équipé d'une tente de toit; durée : 2 semaines complètes sur l'île; hébergement : camping (en évitant la foule de ceux situés sur la côte, ) ou bivouac (si possible et/ou autorisé mais toujours en respectant les sites, les propriétés, les interdictions, les habitants...).Arrivée à Bastia en ferry (déjà réservé) et départ de l'île depuis Ajaccio(déjà réservé également). Nous privilégions les sites naturels, randonnées, randonnées aquatiques, la rencontre avec la culture corse et ses habitants. Maxi 4/5 heures de route/jour, parfois 2 jours au même endroit. Voici le road book :

ETAPE 1: BASTIA-CAP CORSE : 51KM-1H16 A VOIR A BASTIA: PLACE ST NICOLAS- RUE NAPOLEON- EGLISE ST JEAN-BAPTISTE(BAROQUE)- QUAI DU VIEUX PORT(ARRIVEE DES CHALUTIERS LE MATIN)- LA CITADELLE ET LE QUARTIER NOVA- A VOIR AU CAP CORSE : ERBALUNGA-NONZA A FAIRE AU CAP CORSE : SENTIER DES DOUANIERS

ETAPE 2: CAP CORSE-DESERT DES AGRIATE: 90KM-2H44 A FAIRE: RANDONNEE AQUATIQUE, PLAGE DE SELECCIA

ETAPE 3:PLAGE DE SELECCIA-FORET DE TARTAGINE:90KM-2H29

ETAPE 4:FORET DE TARTAGINE-CALVI-VIA L'ILE ROUSSE:64KM-1H39 A VOIR A L'ILE ROUSSE: LA PLACE PAOLI- LA VIEILLE VILLE- LE PHARE DE LA PIETRA A FAIRE DANS LES ENVIRONS DE L'ILE ROUSSE: PROMENADE A CHEVAL A VOIR A CALVI: LA CITADELLE

ETAPE 5: CALVI – COL DE VERGIO : 118KM-2H13 A FAIRE DANS LES ENVIRONS: RANDONNEE JUSQU'AU LAC DE NINO OU LES CASCADES DE RADULE

ETAPE 6: COL DE VERGIO-CORTE: 51KM-1H14 A VOIR DANS LES ENVIRONS: LA VALLEE DE LA RESTONICA ET SES GORGES A VOIR A CORTE: LA CITADELLE

ETAPE 7 : CORTE-GOLFE DE PORTO: 99KM-2H20 A VOIR DANS LES ENVIRONS: LES CALANCHES

ETAPE 8: GOLFE DE PORTO-CARGESE:23KM-32' A VOIR: PANORAMA DE LA TERRASSE DE L'EGLISE- PORT

ETAPE 9: CARGESE-COL DE BAVELLA: 136KM-2H48 A VOIR DANS LES ENVIRONS: AIGUILLES DE BAVELLA

ETAPE 10: COL DE BAVELLA-SOLENZARA : 30KM-42' A VOIR DANS LES ENVIRONS: PISCINES NATURELLES DE LA RIVIEREE SOLENZARA ETAPE 11: SOLENZARA-PORTO VECCHIO: 38KM-38' A VOIR A PORTO VECCHIO: LA VIEILLE VILLE- A VOIR DANS LES ENVIRONS: SITE PREHISTORIQUE DE CECCIA

ETAPE 12: PORTO VECCHIO-BONIFACIO: 28KM-34' A VOIR A BONIFACIO: LE PORT-LA VILLE HAUTE(accès par la porte de Gênes)-LE BASTION DE L'ETANDARD-

ETAPE 13: BONIFACIO-PLATEAU DE CAURIA:61KM-1H11 A VOIR A CAURIA: ALIGNEMENTS DE DOLMENS

ETAPE 14: PLATEAU DE CAURIA- AJACCIO:94KM-1H50 A VOIR A AJACCIO: SALON NAPOLEONIEN, HOTEL DE VILLE-PALAIS FESCH-MUSEE DE L'HISTOIRE DE LA CORSE- A VOIR DANS LES ENVIRONS: LES ILES SANGUINAIRES

Que pensez-vous de ce programme ? Vous semble-t-il réaliste en terme de "timing"? Ajaccio et Bastia valent-elles le détour ou pas? Ai-je manqué des sites plus intéressants que ces 2 villes ? Merci
Escapade en Belgique...
by Calisson94 · 2014-10-29 · 24 replies
Bonjour à ceux qui feront un crochet par ici !

Les vacances de Toussaint sont en général l’occasion pour nous d’un we prolongé en famille. Cette année, c’est la Belgique qui a été retenue. Il y a Anvers que nous ne connaissons pas encore, et sur la route, Bruxelles et Gand que nous aurons plaisir à revoir.

La prépa a été on ne peut plus light : j’ai glissé mon vieux guide vert dans mon sac, griffonné quelques idées sur une feuille, mon mari nous a réservé 1 nuit à Bruxelles et 2 à Anvers…

Nous voilà donc partis avec nos 2 garçons de 14 et 16 ans en ce vendredi 24 octobre. Leur sœur de 18 ans n’a pas souhaité nous accompagner (une bonne copine étudiante en province doit rentrer ce we là et le luxe d’un we tranquille sans la famille n’est pas pour lui déplaire !)

Au final, notre circuit de 4j nous a conduit à Louvain la neuve (musée Hergé), Bruxelles, Malines, Anvers, Lierre et Gand sous une météo, ma foi, bien clémente.

24/10 – Louvain la neuve – Bruxelles

Le 1er arret est pour Louvain la Neuve. L’entrée dans cette ville est étonnante : elle se fait par en dessous. En effet, la ville est entièrement piétonnière, il n’est possible de la traverser en voiture que par un réseau de tunnels en sous-sol qui donnent accès aux différents parking …

Notre objectif, c’est le musée Hergé, entièrement et exclusivement consacré à l’œuvre de ce Monsieur. Ce musée est tout en tons pastels, murs inclinés et passerelles qui permettent de passer d’un espace à un autre. Le prix est très raisonnable et comprend un audioguide. Avec mon mari, nous avons adoré cette visite, il faut dire que les aventures de Tintin ont bercé notre jeunesse !

Nous avons notamment appris qu’Hergé, pour les personnages des dupont/d, s’est inspiré de son père qui avait un frère jumeau (ils portaient tous 2 une moustache très fournie).

Nous avons eu l’occasion de voir, dans la salle réservée aux studios Hergé, la maquette de la fusée lunaire d’Objectif lune avec son intérieur. Elle permettait de garantir les détails de l’arrière plan quelque soit l’angle utilisé !

Il y avait également beaucoup de planches au crayon : superbes !

Et beaucoup d’autres choses…

Bref une visite passionnante ! Enfin surtout pour nous les parents, je crois que nos garçons n’ont jamais lu 1 tintin alors forcément ….

Ensuite cap sur Bruxelles, notre hôtel est à côté de l’ancienne implantation du jardin botanique, nous serons sur la grand place en 20 mn à pied. Ce sont les garçons qui ont choisi le restau. Ils ont repéré sur internet un hard rock café sur la grand place. Nous étions étonnés de cette localisation sur cette place historique, les façades des hard rock étant en général très tape à l’œil.

La grand place parée de ses lumières est une splendeur !

En attendant l’heure de manger, nous déambulons dans les ruelles où la BD n’est jamais loin, nous poussons jusqu’au Manneken Pis qui est pudiquement habillé et poireautons 1 bonne heure le temps que notre table se libère ( !). Ce hard rock là est à une extrémité de la place, sa façade est tout en discrétion, son intérieur assez petit et nous sommes vendredi soir ….
Escale à Villefranche-sur-Mer
by Mmimi84 · 2013-02-25 · 6 replies
Bonjour,

Nous ferons escale à Villefranche-sur-Mer en mai et nous ne savons pas quoi y faire. Aller à Nice, Monaco... nous connaisson déjà les deux villes.

Avez-vous des idées d'excursion dans la région ?

Merci d'avance et salutations.
Île de Saint-Martin/Sint Maarten... en 20 photos
by Jemaflor · 2012-08-01 · 14 replies
Une île des Caraïbes, deux nationalités et deux territoires séparés par une frontière … virtuelle ! Dans la partie nord, c’est la France d’Outremer avec Saint-Martin au sud Sint Maarten fait partie des Pays-Bas ultramarin. En commun, une mer tropicale, des plages de sable fin … et l’agréable atmosphère antillaise. C’est en 20 photos que je vous présente cette charmante île aux deux facettes, avec 10 photos pour chacun des deux territoires. Les photos parlent souvent d’elles même mais en y ajoutant quelques phrases de légende, leur impact ne sera, je le souhaite, que plus intéressant. Allez, on commence par le nord avec Saint-Martin, la française …

ÎLE DE SAINT-MARTIN Lever de soleil caraïbe Quoi de mieux pour débuter une journée sous les Tropiques que d’assister au lever de soleil au dessus de l’horizon marin. On espère que les quelques nuages ne viendront pas masquer le début du spectacle … Voilà les premières lueurs, puis vient le moment attendu où l’astre apparaît et où l’amateur de photos effectue les réglages de son réflex. Objectif : éviter la surexposition comme tout autant le rendu trop sombre ! Clic, clac ! La journée de découverte et de photos a déjà commencé…



Drôles de cactus Ces amusants cactus avec leurs pompons rouge couverts d'épines sont nombreux sur les côtes de l’île. Comme l'aspect de ces plantes évoquent des chapeaux, ils sont appelés "Tête à l'Anglais" ou "Turk's cap" in english. Et pour les botanistes ce sont des melocactus intortus. Mais attention, qui s’y frotte, s’y pique ! Pour cette composition photo, j’ai apprécié cette diagonale formée par les cactus au premier plan comme également la grande perspective de cette plage d’Orient Bay, une des plus longues de l’île.



Un îlet paradisiaque Il est toujours difficile de hiérarchiser la beauté des différents lieux d’un pays ou d’une île … Mais à Saint-Martin, sans conteste, c’est l’îlet Pinel avec son décor naturel enchanteur qui m’a le plus séduit. Imaginez une île minuscule (quelques centaines de mètres) au relief accidenté, une côte sauvage battue par la houle et des cocotiers au bord d’un banc de sable qui « pointe » vers la superbe ligne de crête des mornes de Saint-Martin. Il est conseillé d’y arriver tôt le matin, soit par la première barque des passeurs ou en catamaran, pour pouvoir bénéficier d’une pointe sablonneuse pratiquement vierge … Dans les heures qui suivent, rançon du succès, ce lieu paradisiaque est peu à peu « inondé » de promeneurs et de baigneurs. Quant à la lumière matinale, elle illumine de ses doux rayons le panorama pour le plaisir des visiteurs … et des photographes !



Qu’est-ce qu’elle ma gueule ? Drôle de tête, n’est-ce pas ? Cet animal semble tout droit sorti de la préhistoire, on l’imagine cousin des dinosaures avec sa peau évoquant une carapace et avec la présence de cette membrane qui pend à son cou (appelée fanon gulaire par les spécialistes …). En observant cet œil aux aguets, inquiet et interrogateur, j’avais l’impression que cet iguane voulait me dire : « Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? ». Ces gros lézards dont certains spécimens peuvent atteindre 1,50 mètre de longueur, queue comprise, sont assez craintifs et ont tendance à fuir rapidement au moindre mouvement … A Pinel, quelques « beaux » iguanes ont pris l’habitude de roder derrière le snackbar de la plage … seraient-ils intéressés par les restes alimentaires des visiteurs ? Probablement !



Traditionnel et touristique Cette barque au vert éclatant, placée sur le sable de la plage entre deux cases créoles, témoigne que le village de Grand Case est avant tout un village de pêcheurs … enfin, était ! Car le tourisme est devenu la principale ressource et occupation des habitants. Il faut reconnaître que le site a beaucoup de charme avec sa jolie plage de sable fin et avec sa succession de cases traditionnelles et de belles maisons créoles. Restaurants, boutiques de souvenirs ou de vêtements des îles, bars d’ambiance …. mais aussi quelques « lolos » antillais (sympathiques petits restos typiques) bordent la rue principale où l’animation bat son plein surtout en soirée. Un lieu pittoresque et touristique qui vaut bien une double photo.



Prairie à cabris En dehors des plages, des secteurs habités et des mornes peu accessibles du centre de l’île, il reste un peu de place pour quelques hectares de prairies verdoyantes. Comme ici, près du village de Grand Case. Là, au pied de collines au relief émoussé des cabris broutent tranquillement. Les herbes verdoyantes ondulent au gré de la brise marine … comme des vagues à la surface de la mer. Un aspect dynamique difficile à rendre en photo … sauf si l’on augmente le temps d’exposition afin d’obtenir des tiges d’herbes légèrement floues en avant-plan, traduisant ainsi l’impression de mouvements. Mais les biquettes du premier plan risquaient elles aussi d’être floues, cela aurait été dommage.



Au paradis Une île paradisiaquese doit d’avoir son coin de paradis … A Saint-Martin, il existe. Pour s’y rendre, il faut emprunter une route bétonnée qui serpente et s’élève à travers les hauteurs du centre de l’île. Le point de vue panoramique, on le découvre à 424 mètres d’altitude, au sommet du Pic Paradis, point culminant du territoire. De là, le regard peut faire un travelling sur une grande partie de la côte saint-martinoise, puis vers la ville de Marigot et ensuite en direction du large avec en point de mire l’île anglaise d’Anguilla qui apparait comme posée sur l’horizon marin. Pourquoi n’ai-je pas fait plusieurs prises horizontales pour faire un assemblage au format panoramique ? Pourtant, le site s’y prêtait ! Bien sûr, un petit sentier circulaire autour du pic et à travers une végétation touffue permet de bénéficier d’autres vues : sur la côte opposée ainsi qu’au sud, sur la partie hollandaise de l’île.



Marigot : capitale de la COM Une vue plongeante sur Marigot, la petite capitale de la partie française (36 000 habitants) de cette île franco-hollandaise. Un panorama pris du Fort Louis édifié en 1789 afin de protéger la population des attaques anglaises, d’où les anciens canons en avant-plan. Quant au titre en COM, ce n'est pas une allusion à un quelconque site internet mais pour évoquer le statut du côté français de l'île ; depuis le 15 juillet 2007, l’île de Saint-Martin n'est plus une commune dépendant de la Guadeloupe mais une Collectivité d'Outremer (une COM) avec de ce fait plus d'autonomie.



Entre terre et mer Le littoral à l’ouest de l’île est constitué de plages, immense à l’image de celle de Baie Longue qui porte bien son nom. En ce qui concerne celle de Baie aux Prunes, tout aussi charmante, je n’y ai vu que des cocotiers et de luxueuses villas. Mais toutes deux offrent au visiteur une beauté de carte postale, au bon sens du terme, c'est-à-dire des vues photogéniques à souhait : sable clair, palmiers, cocotiers et une ligne d’horizon qui sépare le bleu de la mer de celui du ciel … de plus, elles sont peu fréquentées. Pour équilibrer mes compositions, quelques palmes de cocotiers dans l’angle pour l’une et un détail qui accroche le regard avec un voilier qui a eu la bonne idée de voguer dans les parages pour la seconde.



Coups de pagaies dans le lagon Le lagon de Simpson Bay se prête idéalement à la balade en kayak, les eaux y sont en général calme et cela fait belle lurette que l’on exploite plus ici le sel de ces anciens marais salants. Me voilà parti de la Baie Nettlé … progressant au fil de l’eau le long de la mangrove. Au rythme des coups de pagaies on progresse sur les eaux de cette petite mer intérieure tout en admirant le paysage et les mornes de l’intérieur de l’île. On peut même sans s’en douter traverser la frontière (imaginaire) qui marque la séparation entre le territoire français et hollandais, en effet, la limite entre les deux parties de l’île passe par le milieu du lagon … mais sur l’eau, il n’y a aucun drapeau ni douanier pour la signaler !



SINT MAARTEN ISLAND Entre ocre et bleus Cette partie du littoral de Sint Maarten, la hollandaise, change un peu des longues plages de sable. Ici, à Cupcoy, on trouve des falaises, des criques … et beaucoup de résidences de vacances en bord de mer, malheureusement elles ne sont pas toutes esthétiques, c’est une réalité du tourisme local. Mieux vaut se tourner vers l’horizon marin, bien plus plaisant à contempler. La teinte des rochers s’harmonise avec les bleus du ciel et de la mer, attendons qu’une vague se brise sur les rocs pour dynamiser l’image. Super, un voilier vient compléter la composition !



Depuis les mornes … Depuis les mornes … on bénéficie de points de vue presque aériens sur la petite capitale de ce territoire des Pays-Bas des tropiques. Philipsburg (environ 40 000 habitants) s’étend sur un long ruban de terre et de sable entre une mer aux eaux turquoise et une saline aux eaux saumâtres !

Autre colline, autre panorama. Là, c’est sur le grand étang de Simpson Bay que le regard se concentre. La lumière dorée de la fin d’après-midi donne des teintes chaudes à la vue ; mais, paraît-il, c’est au crépuscule que le panorama devient encore plus photogénique avec des milliers de lumières qui se mettent à scintiller …



Cocktail tropical Le Guavaberry est la spécialité locale. Vous vous doutez que dans une île tropicale cette boisson ne peut qu’être préparée à base de rhum … une évidence. Ajoutez-y du sirop de canne à sucre et surtout des baies locales, ces fameuses guavaberry (Myrciaria floribunda pour les puristes). Ensuite, ce doux (et enivrant breuvage) est mis à vieillir en fût de chêne afin de gagner en saveur. A Philipsburg, dans la rue principale où sont situées les principales boutiques, l’une d’entre elles propose aux visiteurs cette spécialité. On peut la photographier et admirer son style de « case traditionnelle » ou bien y entrer et déguster cette liqueur locale. Bien sûr, on peut faire les deux ! J’en témoigne …



Couleurs et sourires : Ambiance Carnaval ! Ce n’est bien entendu pas Rio … mais le Carnaval de Sint Maarten est haut en couleurs et en musique. Il a lieu chaque année fin avril. Plusieurs jours de fêtes et de défilés dans les rues de Philipsburg. La « Grande Parade » est le point culminant de cette période festive. La photo a été prise avant le départ du défilé carnavalesque, sur le lieu de rassemblement des groupes de danseurs. Des participants qui semblent s’impatienter, Ils sont prêts, le jour J tant attendu est enfin arrivé. Les sonos déjà poussées à fond incitent à entamer quelques pas de danses caraïbes … Il reste encore quelques minutes avant le départ, j’en profite pour faire des photos, ces danseuses ont l’air ravi de poser … et d’être déjà admirées ! Bravo pour ce joli maquillage qui illumine votre visage et merci pour la pose et le sourire … idéal pour réussir un portrait en photo. Et que la Fête commence !



Souvenir du passé Comment ? Il n’y aurait que des plages à voir dans les îles paradisiaques … Certes, les monuments historiques sont peu nombreux à Sint Maarten, mais à Philipsburg, en face de la jetée principale, on peut voir cette façade (rénovée) de la Courthouse. Construite en 1793, ce monument historique était à l’origine la maison du Commandant John Philips, le fondateur de la ville … d’où le nom donné à cette agglomération, Philipsburg. Quant à l’ananas sculpté en haut de la toiture, il correspond à un symbole de bienvenu.



Sous le soleil exactement … C’est cette chanson de Serge Gainsbourg qui m’est venue à l’esprit en découvrant cette scène de plage … « Dans quel pays, dans quel district C'était tout au bord de la mer Depuis j'ai oublié laquelle Sous le soleil exactement Pas à côté, pas n'importe où Sous le soleil, sous le soleil Exactement juste en dessous. » C’était exactement sur la plage de sable fin de … Philipsburg. Une large baie longe le front de mer. Et si je vous dis que cette photo a été prise dans la matinée d’un premier janvier. Un bain de soleil tropical revigorant après un réveillon, de quoi faire rêver, n’est-ce pas ?



A l’abri des rochers Situé sur la côte aux vents, à l’Est de l’île, ce site n’est accessible seulement que par un sentier de randonnée. Une belle randonnée parmi un décor sauvage fait de falaises abruptes, d’arbustes rabougris, de cactus et d’herbes ondulant au gré des alizés. Il faut cheminer plus d’une demi-heure pour enfin atteindre la pointe rocheuse de Geneve Bay, le but de la promenade. Là, de charmantes piscines naturelles bien abritées de la houle et du vent du large vous invitent à la baignade. Une plaisante récompense pour le randonneur avec des eaux cristallines et tièdes à souhait … Le meilleur point de vue pour la photo ? Du haut des falaises, le contraste entre la quiétude des bassins et la mer agitée par la houle fait un bon effet, comme ce voilier idéalement placé pour l’équilibre de la composition.



Un incroyable spectacle ! Maho Beach est une des plages néerlandaises de l’île. Et si elle est toujours très fréquentée ce n’est pas vraiment pour son sable et ses eaux turquoise, non, ici les touristes ne font que passer, on y vient pour voir un spectacle insolite qui est à mille lieux de l’idée que l’on se fait de celui d’une plage caribéenne. .. Récit. Ici, on oublie le farniente et la baignade … seuls les enfants continuent de jouer avec le sable. En effet, la plage est située juste au bout de la piste de l’aéroport international Princess Juliana et le spectacle est donné très régulièrement, il suffit de lever les yeux. Voilà qu’un long courrier surgit du ciel et se dirige droit sur nous avant de raser la plage quelques mètres avant d’atterrir sur la piste. Le bruit est assourdissant et l’effet très impressionnant. Et chacun d’essayer de cadrer « l’oiseau » mécanique pour faire une photo souvenir … l’effet de surprise et de rapidité font que très souvent l’avion sort du cadre de la photo au grand désarroi du vacancier photographe ! Mais tout n’est pas perdu, les avions se succèdent même si tous ne sont pas aussi imposants. Mais le moment encore plus spectaculaire est celui du départ des gros porteurs. Un imposant Boeing d’une compagnie de charter se place maintenant en bout de piste à quelques dizaines de mètres de la plage. Un instant de calme avant que la tempête ne débute avec la montée en puissance des réacteurs. Le vacarme engendré par ce puissant souffle est indescriptible. Une forte odeur de kérosène se mêle aux poussières qui volent en tout sens. Quant aux imprudents qui se trouvent encore sur la plage, ils subissent l’effet d’un très désagréable vent de sable, les casquettes et les serviettes volent aussi vers l’eau … mais sans leurs étourdis propriétaires.



Parasol rouge sur sable clair Le photographe (et le voyageur) regrette souvent de voir les plus belles plages bondées de touristes … la rançon d’un succès bien compréhensible, tout le monde veut en profiter ! Mullet beach fait partie des plages les plus fréquentées de Sint Maarten. Aussi, en arrivant aux premières heures de la matinée, j’ai eu la joie de découvrir cette scène au fort impact visuel. Une composition parfaite avec cette touche de rouge sur sable clair et en fond les tonalités bleues de la mer et du ciel. De plus la lumière était splendide. Cadrer puis déclencher rapidement, clic ! clac ! Car dans les minutes qui ont suivies, peu à peu, les amateurs de bains de mer et de soleil sont arrivés avec pour conséquence, un inévitable alignement de serviettes et de transats …



Tropical « sunset » Est-il besoin d’ajouter des mots pour décrire la beauté d’un coucher de soleil aux Antilles ? La photo se suffit à elle-même : un ciel embrasé, un soleil qui joue à cache-cache avec les nuages avant de tirer sa révérence en passant sous l’horizon, des lumières réfléchies qui dansent à la surface de la mer des Caraïbes … et puis pour parfaire le cliché tropical, j’ai dans mon cadrage un cocotier penché. Photo prise à Mullet beach, charmante plage du matin jusqu’au soir !

Voyage au Portugal pour la première fois: Porto ou Lisbonne?
by Gije · 2011-04-10 · 10 replies
Bonjour, Ma femme et moi, nous rendons au Portugal pour la 1ere fois (les 2ieres semaines de septembre, aucune idée de la météo à ce propos??) Nous hésitons entre la région de Porto et la région lisboète. Nous prendrons location dans un gite d'où nous pourrons rayonner alentour (donc surement en dehors des villes)

J'aimerais connaitre vos avis sachant que nou sommes amateurs de beaux paysages, de culture (attention, je ne dis pas que je vais passer 15 jours au musée 😇). Nous ne sommes pas trop "carpette plage" 😉, sans vouloir offenser qui ce soit

D'avance merci a tous et toutes pour vos avis
Endroits verts de New York à Québec en voiture?
by Mikidor · 2011-03-21 · 4 replies
Bonjour,

Nous passons une semaine à New York en Août prochain et nous souhaitons partir vers le Nord. Nous avions prévu de visiter philadelphie, Lancater puis de passer Ottawa, Montral et Québec.

Notre but est de trouver des endroits verts pour séjourner dans des endroits typiques. Est ce que qq'un a déjà fait ce type de trajet en voiture ?

Je suis preneuse de pleins d'adresses sympas, de conseil sur le trajet où les visites à faire.

Ah oui ... notre but est de passer plusieurs jours en pleine nature pour pouvoir voir des animaux !!!

Merci
Vos avis sur Azur Croisières?
by Virginie1978 · 2011-02-24 · 75 replies
Bonjour,

Ca y est le compte a rebours est lancé pour la réservation de notre croisière tant attendue 🙂. Ce sera le 30 avril 2012 sur le Costa Pacifica. J'ai pris contact avec Azur croisières et j'ai été contente de cet entretien téléphonique et des gestes commerciaux obtenus alors que je n'ai jamais réservé chez eux (j'ai découvert cette agence en parcourant le forum).

Aussi avant de me lancer, j'aimerai avoir l'avis de plusieurs personnes. Merci d'avance pour vos réponses (je réserve aujourd'hui ou demain)
Sept militaires tués dans une embuscade au Sénégal, Casamance (27 décembre 2010)
by Jpfrene · 2010-12-28 · 30 replies
Sept militaires tués dans une embuscade au Sénégal LEMONDE.FR avec AFP | 27.12.10 | 19h31

Selon un bilan communiqué par l'armée sénégalaise, sept militaires ont été tués lundi 27 décembre dans une embuscade tendue par des rebelles en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste. Il s'agit des plus lourdes pertes subies depuis plus d'un an par l'armée sénégalaise en Casamance, où six soldats avaient trouvé la mort en octobre 2009 dans des affrontements de même nature.
Ramener des plants de Jablum (café) aux Philippines?
by Filiber · 2010-07-18 · 15 replies
je désire boire aux Philippines une tasse ou deux, du meilleur café qui soit... où puis-je aller à Davao, Manille, Cebu, pour ce faire ? (les établissements Star Bucks étant, parait il, Star Beûûûrrkk) où déguster un café local digne du Jamaican Blue Moubtain, le meilleur café au monde ? Sinon, j' offre une idée à tout aventurier-jardinier self made man aspirant businessman désirant faire fortune: à l' instar des Britaniques important l' hévéas brésilien en Malaisie, porquoi ne pas ramener aux Philippines des plants de Jablum, les acclimater avant de les commercialiser ? (afin que caoutchouc et café aient + qu' une syllabe en commun ) Et cultiver son jardin en orpailleur vert plein d' espoir à l''idée de jouir d' un or noir nouveau, plutôt qu' en un Candide (de Vole, terre!) consternant le cas zéchéant
Madagascar: nord ou sud de l'île?
by Evazion4 · 2010-07-06 · 17 replies
Bonjour à tous,

Etant donné qu'en 30 jours il nous sera difficile de faire Nord ET Sud de l'île, nous devons nous décider entre ces deux régions. Cependant, après avoir parcouru mon guide, les deux me semblent aussi attrayant l'un que l'autre ! Alors, quelqu'un peut-il me dire la différence essentielle entre la mythique RN7 et la région avoisinant la côté de la Vanille ? Ces deux côtes possèdent des réserves naturelles mais aussi des sources thermales... La différence première que je constate est littoral et ses plages qui semblent plus riches dans le nord ainsi qu'un Canyon comme au Far West !!

Merci par avance de l'aide que vous voudrez bien nous accorder !!!

Bon vent !
Thaïlande: cherche le nom de cet hôtel sur Koh Samuï
by Sawadie · 2010-06-28 · 13 replies
Bonjour VFistes,

Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur le nom de cet hotel au Sud de Samuï avec votre opinion si toutefois vous y avez séjourné? Voici ses coordonées GPS; 9.420986;100.009358

Merci 😉

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