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Journaliste cherche témoignages de femmes ayant voyagé
Bonjour, je suis journaliste française et je réalise actuellement une enquête sur les femmes et le voyage.
Je recherche des témoignages de femmes de tout âge ayant voyagé, seule, seule avec un (ou plusieurs) enfant(s) ou en famille; dans le cadre de vacances ou de voyages d'affaire, et qui pourraient me faire part d'anecdotes, d'astuces, de bons plans... ou de problèmes rencontrés systématiquement dans tel ou tel pays...
Il peut s'agir de tout ce qui a trait à la sécurité (comment faites-vous pour vous sentir en sécurité où que vous soyez ? Comment éloignez-vous les dragueurs insistants ? ...) ou une anecdote sur votre plus grosse peur et comment vous vous en êtes sortie.
Il peut s'agir aussi de votre meilleur souvenir, de ce qui vous plaît le plus dans le fait de voyager, de la manière dont vous préparez votre voyage : les choses auxquelles vous portez une attention toute particulière... ou encore si vous connaissez particulièrement bien un pays, comment la femme touriste est considérée dans ce pays ? Et lla femme autochtone ?
L’idée est, à terme, de publier certains de vos témoignages (avec citation de votre prénom, nom, âge et profession si vous le permettez) pour que vos bonnes (et même les mauvaises) expériences puissent éclairer les voyageuses qui hésitent encore à partir et les aider à sauter le pas !
Je suis, bien sûr, à votre disposition pour tout renseignement complémentaire,
Vous remerciant par avance de vos posts que j'espère nombreux !
Merci à Voyage forum de m'avoir autorisé à faire cet appel à témoin.
Nadège
L’idée est, à terme, de publier certains de vos témoignages (avec citation de votre prénom, nom, âge et profession si vous le permettez) pour que vos bonnes (et même les mauvaises) expériences puissent éclairer les voyageuses qui hésitent encore à partir et les aider à sauter le pas !
Je suis, bien sûr, à votre disposition pour tout renseignement complémentaire,
Vous remerciant par avance de vos posts que j'espère nombreux !
Merci à Voyage forum de m'avoir autorisé à faire cet appel à témoin.
Nadège
Travailler au black au Brésil?
Je pars au Brézil avec mon amie à partir de mars 2008 pour environ 5 mois (en congé sabatique). Nous souhaiterions travailler au moins 2 ou 3 mois pour d'une part, tenir le coup financièrement mais aussi pour favoriser les rencontre. Ma question est la suivante: est il possible (ou facil) de trouver des petits job (restauration, bar, pousada ou autres...) pour des étrangers qui parle un peu le Brézilien? Y a t il des bons plan de job ou des choses à éviter?
Les deux endroits ou nous souhaitons aller en particulier dans notre voyage sont Salvador (et sa région) ainsi que Rio.
Hôtel à Bayahibe? (Sunscape, Casa Del Mar, Iberostar)
Bonjour à tous,
j'aimerais avoir vos commentaires sur ces hotels.
J'avais vu l'hotel Oasis Canoa à la Romana, cependant je n'ai eu que des commentaires négatifs conernant la plage, beaucoup de coraux...
Or, toujours sur ce côté de la République, j'aimerais avoir des commentaires sur ces hotels.
Je sais très bien que le Iberostar est plus dispendieux, cependant, au Québec, est-ce qu'il vient quand même en spécial à un moment donné. Nous prévoyons partir pour le mois d'avril 2008, qui est loin encore.
J'apprécierais avoir vos commentaire sur ces hotels, si la bouffe est variée, propreté dans les hotesl et belle plage dans des forfaits tout inclus.
Merci à l'avance,
Bonne journée à tous
Manon🙂
Voyage de deux ans en Amérique du Sud
Tout d'abord bonjour à toutes et à tous,
Cela va faire un an que je bosse après avoir obtenu mon Bac. Deux amis ont fait de même. Ayant la chance de vivre encore sous le toit que m'offre mes parents, j'ai pu faire des économies assez conséquentes ( de l'ordre 7000€). Mon but n'est pas de tout dépenser, mon but premier n'est pas le confort mais la découverte c'est pourquoi j'aurais besoin de conseils de voyageurs plus avertis que moi.
Nous sommes deux et disposons de 14 000€ maxi, ayant pour but de visitez la totalité de l'Amérique du Sud. Nous maitrisons l'anglais, l'allemand (j'ai peur que ça ne serve pas..) et mon ami est espagnol. Seul souci le portuguais. La durée du voyage se veut la plus longue possible et le départ des que nous aurons les informations necessaires au voyage la question financière étant réglée. Voici pour les présentations.
Apres avoir passé l'apres midi sur le forum certaines questions sont restées sans réponses (mais j'ai tout de même pu trouver bien des informations.)
J'ai cru comprendre après quelque recherche sur internet que pour payer le moins cher en avion il vallait mieux arriver au Brésil. Ma premiere question est donc d'apres vous par où commencer?
Pour le moyen de locomotion il me semble, toujours d'apres ce que j'ai pu lire, que le bus et eventuellement le train restent les moyens les moins chers. Pensez vous qu'il serait réalisable d'effectuer le voyages en voiture sachant que nous avons tous les deux le permis?
Enfin, j'aurais voulu savoir si 2 ans suffisaient à avoir un aperçu du continent.
Merci par avance pour vos réactions que j'attends avec impatience.
Cela va faire un an que je bosse après avoir obtenu mon Bac. Deux amis ont fait de même. Ayant la chance de vivre encore sous le toit que m'offre mes parents, j'ai pu faire des économies assez conséquentes ( de l'ordre 7000€). Mon but n'est pas de tout dépenser, mon but premier n'est pas le confort mais la découverte c'est pourquoi j'aurais besoin de conseils de voyageurs plus avertis que moi.
Nous sommes deux et disposons de 14 000€ maxi, ayant pour but de visitez la totalité de l'Amérique du Sud. Nous maitrisons l'anglais, l'allemand (j'ai peur que ça ne serve pas..) et mon ami est espagnol. Seul souci le portuguais. La durée du voyage se veut la plus longue possible et le départ des que nous aurons les informations necessaires au voyage la question financière étant réglée. Voici pour les présentations.
Apres avoir passé l'apres midi sur le forum certaines questions sont restées sans réponses (mais j'ai tout de même pu trouver bien des informations.)
J'ai cru comprendre après quelque recherche sur internet que pour payer le moins cher en avion il vallait mieux arriver au Brésil. Ma premiere question est donc d'apres vous par où commencer?
Pour le moyen de locomotion il me semble, toujours d'apres ce que j'ai pu lire, que le bus et eventuellement le train restent les moyens les moins chers. Pensez vous qu'il serait réalisable d'effectuer le voyages en voiture sachant que nous avons tous les deux le permis?
Enfin, j'aurais voulu savoir si 2 ans suffisaient à avoir un aperçu du continent.
Merci par avance pour vos réactions que j'attends avec impatience.
Démarches administratives pour l'achat d' un voilier aux Etats-Unis
Bonjour à vous, je vis à quelques km de Bordeaux et j'ai depuis quelques années le désir de partir à la découverte d'autres continents. Passionné de nav. à voile je souhaite acquérir un voilier. Coté prix je me tourne vers les Usa où les bateaux sont abordables si je puis dire ... Seule la démarche administrative me pose quelques problèmes . Vous avez réalisé ce projet, vous etes en cours de réalisation ? Pouvez vous m' apporter votre aider... Salutations Océanes 😉. Pal.
Vivre et travailler à Libreville au Gabon
Bonjour à tous,
Je partirai peut-être bientôt au Gabon (Libreville) pour bosser. Je n'ai pas encore toutes les précisions mais a priori c'est un contrat expat (et de toutes façons si ce n'est pas le cas ce sera sans moi...). J'aurais besoin de votre expérience sur ce type de contrat et sur d'autres points plus pratiques (vie à Libreville). Précision: j'ai deux baby (en fait un "à naître" dans les quinze jours) et deux chats. Je laisse Madame vous interroger sur ce qui peut les concerner :D
1/ Le contrat d'expat: auriez vous des exemples d'avantages généralement prévus par ce type de contrat? (déménagement (aller/retour), logement, électricité et gaz, voyages internationaux, véhicule, tél portable, sécu/mutuelle, rappatriement sanitaire, éducation, primes, autres). Si vous voulez me donner un exemple chiffré de contrat (le vôtre par exemple), ça pourra utilement m'éclairer, merci :) Si vous préférez que je vous donne mon email pour ça pas de problème.
2/ Biens et services: avez vous une connection internet et si oui chez quel opérateur? tarif? prestation (ADSL? 56K?)? rapidité de l'installation et de la mise en service? gaz et électricité: idem que supra, service de banque: vous êtes vous ouvert un compte dans une banque ayant son siége/un établissement à Libreville? Si oui chez qui? Eléments à surveiller/auxquels il faut faire attention. Point annexe: on paye comment dans les commerces (gros magasins): liquide, chéque, CB??? logement: y a t-il des agences de location à éviter? à privilégier? Des points auxquels il faut faire gaffe dans les contrats de loc gabonnais? Points annexes: y a t-il des coins à préivilégier pour se trouver un appart? (a priori la villa on verra plus tard :D). Tiens d'une manière générale vous avez une villa ou un appart? Vous pouvez me donner la surface, la localisation globale de votre habitation et le montant de votre loyer? véhicules: un concessionnaire mieux que les autres? Ou à éviter? Votre boîte vous aide t-elle pour acheter une voiture?
3/ sécurité Le gros point noir que je vois d'ici: les policiers. Le problème: j'aime la photo et j'ai du matériel pas trop mauvais (réflex num et quelques objectifs dont quelques uns assez chers), or on m'a dit d'éviter de l'emmener ou au moins de le sortir car il ne serait pas rare que le martériel soit confiscqué par la police ou les douanes pour des motifs tels "qu'espionnage" ou "pédophilie", le matériel ainsi saisi étant ensuite revendu aux photograpes "pro" locaux pour utilisation pendant les mariages etc. Je vous avoue que ça me refroidit pas mal. Any coments? D'autant plus que j'ai lu ici-même que les mange-miles, puisque c'est a priori comme ça qu'on les appelle, sont assez "présents" (€€€€). A ce propos, quel est votre budget "mange-miles" mensuel?
Bon pour le moment c'est tout ce que j'ai en tête. Si vous pouvez déjà m'aider avec ça c'est sympa. Meeeeeeeeeeerciiiiiiiiiii :D
Je partirai peut-être bientôt au Gabon (Libreville) pour bosser. Je n'ai pas encore toutes les précisions mais a priori c'est un contrat expat (et de toutes façons si ce n'est pas le cas ce sera sans moi...). J'aurais besoin de votre expérience sur ce type de contrat et sur d'autres points plus pratiques (vie à Libreville). Précision: j'ai deux baby (en fait un "à naître" dans les quinze jours) et deux chats. Je laisse Madame vous interroger sur ce qui peut les concerner :D
1/ Le contrat d'expat: auriez vous des exemples d'avantages généralement prévus par ce type de contrat? (déménagement (aller/retour), logement, électricité et gaz, voyages internationaux, véhicule, tél portable, sécu/mutuelle, rappatriement sanitaire, éducation, primes, autres). Si vous voulez me donner un exemple chiffré de contrat (le vôtre par exemple), ça pourra utilement m'éclairer, merci :) Si vous préférez que je vous donne mon email pour ça pas de problème.
2/ Biens et services: avez vous une connection internet et si oui chez quel opérateur? tarif? prestation (ADSL? 56K?)? rapidité de l'installation et de la mise en service? gaz et électricité: idem que supra, service de banque: vous êtes vous ouvert un compte dans une banque ayant son siége/un établissement à Libreville? Si oui chez qui? Eléments à surveiller/auxquels il faut faire attention. Point annexe: on paye comment dans les commerces (gros magasins): liquide, chéque, CB??? logement: y a t-il des agences de location à éviter? à privilégier? Des points auxquels il faut faire gaffe dans les contrats de loc gabonnais? Points annexes: y a t-il des coins à préivilégier pour se trouver un appart? (a priori la villa on verra plus tard :D). Tiens d'une manière générale vous avez une villa ou un appart? Vous pouvez me donner la surface, la localisation globale de votre habitation et le montant de votre loyer? véhicules: un concessionnaire mieux que les autres? Ou à éviter? Votre boîte vous aide t-elle pour acheter une voiture?
3/ sécurité Le gros point noir que je vois d'ici: les policiers. Le problème: j'aime la photo et j'ai du matériel pas trop mauvais (réflex num et quelques objectifs dont quelques uns assez chers), or on m'a dit d'éviter de l'emmener ou au moins de le sortir car il ne serait pas rare que le martériel soit confiscqué par la police ou les douanes pour des motifs tels "qu'espionnage" ou "pédophilie", le matériel ainsi saisi étant ensuite revendu aux photograpes "pro" locaux pour utilisation pendant les mariages etc. Je vous avoue que ça me refroidit pas mal. Any coments? D'autant plus que j'ai lu ici-même que les mange-miles, puisque c'est a priori comme ça qu'on les appelle, sont assez "présents" (€€€€). A ce propos, quel est votre budget "mange-miles" mensuel?
Bon pour le moment c'est tout ce que j'ai en tête. Si vous pouvez déjà m'aider avec ça c'est sympa. Meeeeeeeeeeerciiiiiiiiiii :D
Pérou début août: devises et sécurité?
Bonjour à tous !!
Je me rends au Pérou deux semaines début Aout.
J'aurais aimé savoir quelle devise je dois prendre : dollars ? euros ? les deux ?
( peut on payer directement en dollar la bas ? exemple : l'avion pour survoler les lignes de Nazca, dans les commerces ...)
D'autres part si vous avez des recommandations particulieres concernant la sécurité . Je sais qu'il faut être super prudent au niveau des vols mais bon je suis preneur de tout conseil car c'est la première fois que je me rends en Amérique du Sud donc j'ai des choses à apprendre..... ( peut on se ballader seul dans Lima ?)
Merci pour vos conseils et témoignages
Zellige
D'autres part si vous avez des recommandations particulieres concernant la sécurité . Je sais qu'il faut être super prudent au niveau des vols mais bon je suis preneur de tout conseil car c'est la première fois que je me rends en Amérique du Sud donc j'ai des choses à apprendre..... ( peut on se ballader seul dans Lima ?)
Merci pour vos conseils et témoignages
Zellige
Yosemite... j'ai vu l'ours! (Etats-Unis)
Comme le dit le titre : J'AI VU L'OURS !!!!!
Fabienne « Madame Ouest USA » le sait, j’ai eu l’occasion de lui confier mes angoisses. « L’ours », je n’avais aucunement envie qu’il croise ma route. Malgré cela, mes tripes un peu nouées, je n’ai pas renoncé à affronter le danger.
Bon, c’est pas tout, faut que je vous narre.
Première étape, Séquoïa.......... on entre dans le parc...plein de blabla et mises en garde sur l'ours. Pouah ! ça commence !! Je renonce donc aux promenades sur les chemins trop éloignés de la route.... je scrute la forêt...qui sait derrière un séquoïa, la bêêête ne va t'elle pas surgir.
Les heures passant, je commence à m'interroger ... à douter... Et si, ils étaient si nombreux, si dangereux que cela ces ours, alors comment expliquer que le pique-nique soit autorisé dans les campings (tables à disposition) et sur les aires prévus à cet effet au bord des routes ??? Ah ! ah !, pour le coup, là, le doute m’envahit toute entière… mon petit doigt me dit ………
Au 3 ème jour, je reprends confiance et en déduis que l'ours, c'est l'Arlésienne....le truc à touristes, l'attrape gogo.
Puis vient la visite de Yosémite.....libérée de mes angoisses phobiques, je n'hésite plus à fouler les sentiers et autres lieux isolés...........
Et patratrac .........C'est dimanche, nous roulons en direction du Tioga Pass, plein de monde, routes très encombrées, et vlà qu’ juste avant le croisement de la 120.......nous apercevons des panneaux de "Wild Life" (à cet instant, j'avoue humblement que j’ai pigé goutte). On roule ...et tout à coup, devant nous, UN MEGA ATTROUPEMENT.......au milieu de la route un ranger fulminant qui fait le moulin à vent avec ses bras enjoignant les automobilistes à ne pas s’arrêter, mais à continuer leur chemin et les mêmes automobilistes qui cherchent eux, désespérément à se garer pour rejoindre d’autres badauds déjà amassés sur le bas côté, bardés d'appareils photos, et caméras.
Curieux, nous suivons le mouvement. Numérique au poing, je joue des coudes pour me faire une petite place au point stratégique .......
Je le sais déjà ....je viens d'apprendre la nouvelle.. je vais voir L'OURS........il est là bien vivant.
Donde esta ?? (à l'envers le point d'interrogation) demandé-je à une famille hispanique qui vient de me faire une petite place au milieu d'eux. S’en suit un flot d'explications topographiques et euréka, je finis par "deviner" là bas au fond de la prairie la star du jour… il est brun clair un peu roux.......je suis déçue…ou surprise, j’sais pas trop.. brun-roux, ah ! je les croyais brun sombre presque noirs, les ours……bof, ben, tant pis, même roux, c'est déjà çà ... au moins j'en aurai vu un. La preuve vivante, c’est pas rien.. Mon ours est un pépère moyennement gros, il est vautré dans l'herbe... Je vise…il bouge…ouf ! enfin j'arrive à le coincer dans mon viseur.
Bon, quand je dis il bouge, en fait, il roule, tantôt sur le côté gauche, tantôt sur le côté droit. Parfois, il lève péniblement la tête. Nous attendons tous là au grand dam du ranger, que l'ursidé se lève et que tel Tarzan dans la jungle, il se frappe le torse bien dressé sur ses grandes pattes .….. Je me sens tout d’un coup une âme de grand reporter, ne reculant devant aucun danger ….
Au bout 10 minutes toujours rien.........malgré ce courage retrouvé, je m’impatiente, alors je décide de lever le camp.
Secrètement, je suis tout de même super contente.. de l'avoir vu.. L'OURS.........c'est un peu comme si j'avais rencontré un OVNI sur l'extraterrestrial highway.
Few hours later……….
BINGO ! Il vient de me péter un truc au brain - UNE ILLUMINATION.
Mais tout çà c'est du pipeau ? c’est Hollywood…..
Reprenons : c’est dimanche...plein de monde... Mon « frenchie flair » me dit qu’on s’est payé notre tête…. Vaste conspiration du National Park.........mais oui, bon sang mais c’est bien sûr, ils ont osé se payer la tête des ploucs….…..y’a pas de doute.
Je pige tout, c’est clair. On nous a offert un show, un vrai comme seuls les américains savent le faire En plus pas cher le show. Un grand gugusse bien baraqué, une belle peau d'ours, un ranger excité (c'est çà qui m'a mis la puce à l’oreille….un ranger, un ours dangereux et pas de flingue, c’est louche..) on rajoute, quelques panneaux wild life et le tour est joué. "Bearman" se couche bien loin dans la prairie, il nous fait quelques petites roulades sur l'herbe tendre, c'est comme à Dysneyland.........clic clac kodak..........les touristes en ont pour leur argent avec en prime un petit frisson... (tout petit le frisson…) mais plein de choses à raconter au retour des vacances.
D'ailleurs, vous voyez, vous n'y coupez pas.........puisque je vous la raconte moi aussi l'histoire de l'ours.... Mais moi vous l’avez bien compris, pas folle la guêpe, pas question de se ranger aux côtés de ces ahuris. Chui, sure que tout çà c'est encore de la perversion étasunienne......du lavage de cerveau.........pas question de gober la farce..
Oncle Sam, désolée, faudra trouver autre chose, du moins pour les hexagonaux..... A nous, on ne l'a fait pas.......... Au fait, j’ai bien dit que j'avais vu …l’OURS !!.. un OURS !!!.. quel OURS ??????
Fabienne « Madame Ouest USA » le sait, j’ai eu l’occasion de lui confier mes angoisses. « L’ours », je n’avais aucunement envie qu’il croise ma route. Malgré cela, mes tripes un peu nouées, je n’ai pas renoncé à affronter le danger.
Bon, c’est pas tout, faut que je vous narre.
Première étape, Séquoïa.......... on entre dans le parc...plein de blabla et mises en garde sur l'ours. Pouah ! ça commence !! Je renonce donc aux promenades sur les chemins trop éloignés de la route.... je scrute la forêt...qui sait derrière un séquoïa, la bêêête ne va t'elle pas surgir.
Les heures passant, je commence à m'interroger ... à douter... Et si, ils étaient si nombreux, si dangereux que cela ces ours, alors comment expliquer que le pique-nique soit autorisé dans les campings (tables à disposition) et sur les aires prévus à cet effet au bord des routes ??? Ah ! ah !, pour le coup, là, le doute m’envahit toute entière… mon petit doigt me dit ………
Au 3 ème jour, je reprends confiance et en déduis que l'ours, c'est l'Arlésienne....le truc à touristes, l'attrape gogo.
Puis vient la visite de Yosémite.....libérée de mes angoisses phobiques, je n'hésite plus à fouler les sentiers et autres lieux isolés...........
Et patratrac .........C'est dimanche, nous roulons en direction du Tioga Pass, plein de monde, routes très encombrées, et vlà qu’ juste avant le croisement de la 120.......nous apercevons des panneaux de "Wild Life" (à cet instant, j'avoue humblement que j’ai pigé goutte). On roule ...et tout à coup, devant nous, UN MEGA ATTROUPEMENT.......au milieu de la route un ranger fulminant qui fait le moulin à vent avec ses bras enjoignant les automobilistes à ne pas s’arrêter, mais à continuer leur chemin et les mêmes automobilistes qui cherchent eux, désespérément à se garer pour rejoindre d’autres badauds déjà amassés sur le bas côté, bardés d'appareils photos, et caméras.
Curieux, nous suivons le mouvement. Numérique au poing, je joue des coudes pour me faire une petite place au point stratégique .......
Je le sais déjà ....je viens d'apprendre la nouvelle.. je vais voir L'OURS........il est là bien vivant.
Donde esta ?? (à l'envers le point d'interrogation) demandé-je à une famille hispanique qui vient de me faire une petite place au milieu d'eux. S’en suit un flot d'explications topographiques et euréka, je finis par "deviner" là bas au fond de la prairie la star du jour… il est brun clair un peu roux.......je suis déçue…ou surprise, j’sais pas trop.. brun-roux, ah ! je les croyais brun sombre presque noirs, les ours……bof, ben, tant pis, même roux, c'est déjà çà ... au moins j'en aurai vu un. La preuve vivante, c’est pas rien.. Mon ours est un pépère moyennement gros, il est vautré dans l'herbe... Je vise…il bouge…ouf ! enfin j'arrive à le coincer dans mon viseur.
Bon, quand je dis il bouge, en fait, il roule, tantôt sur le côté gauche, tantôt sur le côté droit. Parfois, il lève péniblement la tête. Nous attendons tous là au grand dam du ranger, que l'ursidé se lève et que tel Tarzan dans la jungle, il se frappe le torse bien dressé sur ses grandes pattes .….. Je me sens tout d’un coup une âme de grand reporter, ne reculant devant aucun danger ….
Au bout 10 minutes toujours rien.........malgré ce courage retrouvé, je m’impatiente, alors je décide de lever le camp.
Secrètement, je suis tout de même super contente.. de l'avoir vu.. L'OURS.........c'est un peu comme si j'avais rencontré un OVNI sur l'extraterrestrial highway.
Few hours later……….
BINGO ! Il vient de me péter un truc au brain - UNE ILLUMINATION.
Mais tout çà c'est du pipeau ? c’est Hollywood…..
Reprenons : c’est dimanche...plein de monde... Mon « frenchie flair » me dit qu’on s’est payé notre tête…. Vaste conspiration du National Park.........mais oui, bon sang mais c’est bien sûr, ils ont osé se payer la tête des ploucs….…..y’a pas de doute.
Je pige tout, c’est clair. On nous a offert un show, un vrai comme seuls les américains savent le faire En plus pas cher le show. Un grand gugusse bien baraqué, une belle peau d'ours, un ranger excité (c'est çà qui m'a mis la puce à l’oreille….un ranger, un ours dangereux et pas de flingue, c’est louche..) on rajoute, quelques panneaux wild life et le tour est joué. "Bearman" se couche bien loin dans la prairie, il nous fait quelques petites roulades sur l'herbe tendre, c'est comme à Dysneyland.........clic clac kodak..........les touristes en ont pour leur argent avec en prime un petit frisson... (tout petit le frisson…) mais plein de choses à raconter au retour des vacances.
D'ailleurs, vous voyez, vous n'y coupez pas.........puisque je vous la raconte moi aussi l'histoire de l'ours.... Mais moi vous l’avez bien compris, pas folle la guêpe, pas question de se ranger aux côtés de ces ahuris. Chui, sure que tout çà c'est encore de la perversion étasunienne......du lavage de cerveau.........pas question de gober la farce..
Oncle Sam, désolée, faudra trouver autre chose, du moins pour les hexagonaux..... A nous, on ne l'a fait pas.......... Au fait, j’ai bien dit que j'avais vu …l’OURS !!.. un OURS !!!.. quel OURS ??????
Incident technique chez Air France
oulà, j'ai entendu dans les information qu'un b777 de AF au depart de guadeloupe à destination paris orly etait obligé de faire demi tour pour revenir à l'aéroport de pointe à pitre apparement ce serait à cause d'une panne moteur avez vous entendu ça?
moi qui etait deja septique au niveau de l'avion je me disais que AF est plus sûre que air caraibe et consor, là je ne sais plus ou mettre la tête ça me fous la frousse!!!😮
Le Canada de plus en plus un état policier!
Depuis quelques années la liberté au Canada diminue, en voici un autre exemple:
Entrée en vigueur d'une liste noire des passagers aériens.
Une liste noire des personnes interdites de vol au Canada est entrée en vigueur lundi, suscitant plusieurs critiques et sans que le ministre des Transports lui-même ne puisse préciser le nombre de noms qu'elle contient.
Le nombre de personnes susceptibles d'apparaître sur cette liste «peut osciller entre 200 et 1500 (voire) 2000», a déclaré le ministre des Transports Lawrence Cannon, en expliquant que le registre serait constamment mis à jour sur la base d'informations fournies par les services secrets canadiens et la police fédérale.
Ce registre officiel contient les noms de toute personne, canadienne ou non, âgée de 12 ans et plus, «qui est ou a été liée aux activités d'un groupe terroriste, et qui soulève des doutes raisonnables quant au danger qu'elle présente», indique un document du ministère des Transports.
Sont également bannies, les personnes ayant été reconnues coupables d'homicide ou de tentative d'homicide et qui mettraient en danger la sécurité aérienne, selon ce document.
L'entrée en vigueur de cette loi a été critiquée aussi bien par des compagnies aériennes, dont le personnel dans les aéroports sera chargé de l'application de la loi, que par des défenseurs des droits de l'homme.
«Notre principale inquiétude est que cette liste est basée sur des preuves tenues secrètes, de sorte que vous ne pouvez pas savoir ce qu'on vous reproche», a déclaré pour sa part Michael Vaughan, porte-parole de l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique.
Le printemps dernier, un député conservateur canadien, John Williams, avait été interdit à bord d'un avion effectuant un vol intérieur, parce qu'un Américain portant le même nom que lui figurait sur la liste d'interdiction des États-Unis. Il lui a fallu six semaines de démarches pour que la situation soit corrigée.
Agence France-Presse Montréal
Entrée en vigueur d'une liste noire des passagers aériens.
Une liste noire des personnes interdites de vol au Canada est entrée en vigueur lundi, suscitant plusieurs critiques et sans que le ministre des Transports lui-même ne puisse préciser le nombre de noms qu'elle contient.
Le nombre de personnes susceptibles d'apparaître sur cette liste «peut osciller entre 200 et 1500 (voire) 2000», a déclaré le ministre des Transports Lawrence Cannon, en expliquant que le registre serait constamment mis à jour sur la base d'informations fournies par les services secrets canadiens et la police fédérale.
Ce registre officiel contient les noms de toute personne, canadienne ou non, âgée de 12 ans et plus, «qui est ou a été liée aux activités d'un groupe terroriste, et qui soulève des doutes raisonnables quant au danger qu'elle présente», indique un document du ministère des Transports.
Sont également bannies, les personnes ayant été reconnues coupables d'homicide ou de tentative d'homicide et qui mettraient en danger la sécurité aérienne, selon ce document.
L'entrée en vigueur de cette loi a été critiquée aussi bien par des compagnies aériennes, dont le personnel dans les aéroports sera chargé de l'application de la loi, que par des défenseurs des droits de l'homme.
«Notre principale inquiétude est que cette liste est basée sur des preuves tenues secrètes, de sorte que vous ne pouvez pas savoir ce qu'on vous reproche», a déclaré pour sa part Michael Vaughan, porte-parole de l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique.
Le printemps dernier, un député conservateur canadien, John Williams, avait été interdit à bord d'un avion effectuant un vol intérieur, parce qu'un Américain portant le même nom que lui figurait sur la liste d'interdiction des États-Unis. Il lui a fallu six semaines de démarches pour que la situation soit corrigée.
Agence France-Presse Montréal
Méharée (sud du Maroc)
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎
* *******************
ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
* *******************
MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
* *******************
Vivre en Nouvelle-Calédonie
Bonjour,
Dans les mois a venir, je m'installerai en NC, j'aimerai avoir des informations sur le climat, le prix de la vie notamment des appartements (F3-F4) à nouméa même ou à proximité..😮😮
L'intégration est elle facile, (tt en sachant que tout sera à faire pour se faire des nouveaux amis, et autre, ......
Merci pour vos réponses 😉😉
Dans les mois a venir, je m'installerai en NC, j'aimerai avoir des informations sur le climat, le prix de la vie notamment des appartements (F3-F4) à nouméa même ou à proximité..😮😮
L'intégration est elle facile, (tt en sachant que tout sera à faire pour se faire des nouveaux amis, et autre, ......
Merci pour vos réponses 😉😉
Carte des trajets de train en France et Europe
Bonjour cher voyageur!!!!
Je suis a la preparation de mon voyage en europe en sac a dos avec ma copine pour 1 an!!!Nos billet davion ne sont pas encore acheter mais nous prévoyons partir le 25 aout et aller dans le sud de la france faire les vandanges, pour débuté notre aventure.
Donc, je crois aterrir a Charle de gaulle pusique abituellement c<est meilleur marché(comparé a bruxelle)pour partir de montreal et jaimerais avoir un lien d<une carte géographique détaillé avec les trajet des trains de la france et meme de l<europe complet me serais tres utile!!!!!
je vous remerci a lavance!!!
Ha oui!joubliai....avoir les noms de tout les compagnie qui nous sont offet me serai tres pratique
S'interroger sur la façon de parcourir "son" Monde...
Quand mes parents parcouraient la France en voiture, je restais collé le nez à la vitre regardant les paysages défiler à vive allure ...... le soir venu avec mon frère on s'affalait entre les sièges dans la nuit descendante, et c'était la fin d'une journée d'aventure .....
Puis j'ai pris le bus seul pour rejoindre ma grand mère ..... et là déjà c'était des rencontres avec des personnes inconnus, des regards qui m'effrayaient et des responsabilités comme d'acheter un billet .......
Puis j'ai eu 16 ans et avec des copains on partait en stop, une toile de tente sur le dos, sur les plages du Nord ..... on pensait plus à draguer les filles et à s'enfiler quelques bières, mais déjà le goût n'était pas le même qu'au bar du coin .......
J'ai commencé à travailler, et les vacances avec ma compagne et sa petite fille se limitaient aux séjours sur la côte méditerranéenne, mais la découverte de parfums et de bruits nouveaux sur une côte pas encore trop bouleversée m'incitaient déjà à vouloir découvrir ce qu'il y avait de l'autre côté de cette mer .......
Et j'ai acheté mes premiers billets d'avion ...... Tunisie et le sable ..... Thailande et les Akhas du Nord ..... Waouh ! grandiose je ne pouvais même pas imaginer que celà existait ......
J'ai voyagé, bourlingué, visité, rencontré, découvert, appris, vu, écouté, partagé, photographié ( pas beaucoup .... 😉), discuté, échangé ........ enrichi en quelque sorte .......
Je regarde la télévision, les films documentaires sur la grande toile, je parcoure les forums de voyages, je fais des rencontres entre voyageurs de par le monde ........ et je me rencontre qu'il y a autant de façon de voyager, et d'apprécier les beautés du monde qu'il y a de voyageurs ..... et jusqu'à il y a peu, je ne m'étais pas vraiment aperçu de celà ...... j'étais convaincu que ma façon de faire était la plus conforme à l'idée que j'avais du voyage ....
Erreur ...... et si voyager en premier lieu était d'abord d'être à l'écoute des envies des autres, et surtout d'écouter ce que les autres avaient à nous apporter dans leur manière de découvrir le monde et d'appréhender les diverses formes de culture rencontrées ...... discours éculé me direz vous ..... pourtant non, tant est que l'on est plus intéressé dans l'évolution de son petit nombril de par la planète, que par l'intérêt que les autres portent aux mêmes découvertes que l'on fait .....
J'avance en âge ..... j'ai vécu des tas d'expériences professionelles, sociales, amoureuses ( trop .... ) et je veux maintenant partir en respectant les envies de celle qui m'accompagne, de mieux faire attention aux gens que je côtoie, de prendre mon temps le soir venu quand le soleil chauffe de ses derniers rayons, de prendre en considération les évolutions écologiques et sociales de par le monde, de prendre le temps de faire un crochet par Phnom Penh pour y visiter ma petite famille et m'enquérir de leurs besoins, et surtout de bien comprendre la façon dont vivent les gens sur place afin de mieux connaître leurs aspirations ..... et puis d'être plus conciliant aussi avec les différentes formes de voyage de chacun, du moment que chacun y trouve matière à y trouver l'émotion qui changera sa façon de concevoir le Monde ..... son Monde ...... là en fait est le principal ......
Et vous ..... vous avez évolué dans votre façon de voyager ....... ?
Puis j'ai pris le bus seul pour rejoindre ma grand mère ..... et là déjà c'était des rencontres avec des personnes inconnus, des regards qui m'effrayaient et des responsabilités comme d'acheter un billet .......
Puis j'ai eu 16 ans et avec des copains on partait en stop, une toile de tente sur le dos, sur les plages du Nord ..... on pensait plus à draguer les filles et à s'enfiler quelques bières, mais déjà le goût n'était pas le même qu'au bar du coin .......
J'ai commencé à travailler, et les vacances avec ma compagne et sa petite fille se limitaient aux séjours sur la côte méditerranéenne, mais la découverte de parfums et de bruits nouveaux sur une côte pas encore trop bouleversée m'incitaient déjà à vouloir découvrir ce qu'il y avait de l'autre côté de cette mer .......
Et j'ai acheté mes premiers billets d'avion ...... Tunisie et le sable ..... Thailande et les Akhas du Nord ..... Waouh ! grandiose je ne pouvais même pas imaginer que celà existait ......
J'ai voyagé, bourlingué, visité, rencontré, découvert, appris, vu, écouté, partagé, photographié ( pas beaucoup .... 😉), discuté, échangé ........ enrichi en quelque sorte .......
Je regarde la télévision, les films documentaires sur la grande toile, je parcoure les forums de voyages, je fais des rencontres entre voyageurs de par le monde ........ et je me rencontre qu'il y a autant de façon de voyager, et d'apprécier les beautés du monde qu'il y a de voyageurs ..... et jusqu'à il y a peu, je ne m'étais pas vraiment aperçu de celà ...... j'étais convaincu que ma façon de faire était la plus conforme à l'idée que j'avais du voyage ....
Erreur ...... et si voyager en premier lieu était d'abord d'être à l'écoute des envies des autres, et surtout d'écouter ce que les autres avaient à nous apporter dans leur manière de découvrir le monde et d'appréhender les diverses formes de culture rencontrées ...... discours éculé me direz vous ..... pourtant non, tant est que l'on est plus intéressé dans l'évolution de son petit nombril de par la planète, que par l'intérêt que les autres portent aux mêmes découvertes que l'on fait .....
J'avance en âge ..... j'ai vécu des tas d'expériences professionelles, sociales, amoureuses ( trop .... ) et je veux maintenant partir en respectant les envies de celle qui m'accompagne, de mieux faire attention aux gens que je côtoie, de prendre mon temps le soir venu quand le soleil chauffe de ses derniers rayons, de prendre en considération les évolutions écologiques et sociales de par le monde, de prendre le temps de faire un crochet par Phnom Penh pour y visiter ma petite famille et m'enquérir de leurs besoins, et surtout de bien comprendre la façon dont vivent les gens sur place afin de mieux connaître leurs aspirations ..... et puis d'être plus conciliant aussi avec les différentes formes de voyage de chacun, du moment que chacun y trouve matière à y trouver l'émotion qui changera sa façon de concevoir le Monde ..... son Monde ...... là en fait est le principal ......
Et vous ..... vous avez évolué dans votre façon de voyager ....... ?
Sacoche et stratégie de rangement pour vélo
Bonjour, je viens de faire mon premier petit WE en vélo camping. Je suis parti avec deux sacoches Ortlieb bikepacker et une tout petite sacoche de guidon. Je me demandais comment organiser le rangement dans les sacoches (mis à part la répartition du poids). par exemple mettre au-dessus la tente car on la sortira en premier, etc ... D'autre part est-ce que chaque jour vous faite un vidage total pour le bivouac quitte à tout ranger correctement à chaque départ le matin ?
Merci pour les idées.
Merci pour les idées.
Visa de travail pour le Brésil
Bonjour à tous !
J’ai passé 3 mois au Brésil (de décembre 2006 à fin février 2007) et je compte y retourner en septembre pour une durée que je souhaiterais indéterminée. L’idéal pour moi serait de trouver du boulot en tant que prof de français mais, si j’ai bien compris, sans contrat de travail, je ne peux pas demander de visa temporaire et, si je pars sans demander de visa, je ne vais pas pouvoir travailler… Y a-t-il possibilité d’obtenir un visa de travail une fois sur place ? Si oui, combien de temps faut-il patienter pour l’obtenir ? Et en utilisant toutes les possibilités qu’offre la loi pour ce qui est des visas, je peux utiliser les 3 mois accordés d’office et ensuite prolonger mon visa jusqu’à fin décembre 2007, puis pour 2008 utiliser à nouveau les 3 mois légaux et au terme du premier trimestre, renouveler mon visa pour 3 mois supplémentaires, ce qui me permettrait alors de rester jusqu’à juin 2008. Mes calculs sont-ils exacts ? Ou suis-je passée à côté d’une des subtilités de la loi ? Merci à tous ceux qui pourront m’éclairer sur ce sujet !
J’ai passé 3 mois au Brésil (de décembre 2006 à fin février 2007) et je compte y retourner en septembre pour une durée que je souhaiterais indéterminée. L’idéal pour moi serait de trouver du boulot en tant que prof de français mais, si j’ai bien compris, sans contrat de travail, je ne peux pas demander de visa temporaire et, si je pars sans demander de visa, je ne vais pas pouvoir travailler… Y a-t-il possibilité d’obtenir un visa de travail une fois sur place ? Si oui, combien de temps faut-il patienter pour l’obtenir ? Et en utilisant toutes les possibilités qu’offre la loi pour ce qui est des visas, je peux utiliser les 3 mois accordés d’office et ensuite prolonger mon visa jusqu’à fin décembre 2007, puis pour 2008 utiliser à nouveau les 3 mois légaux et au terme du premier trimestre, renouveler mon visa pour 3 mois supplémentaires, ce qui me permettrait alors de rester jusqu’à juin 2008. Mes calculs sont-ils exacts ? Ou suis-je passée à côté d’une des subtilités de la loi ? Merci à tous ceux qui pourront m’éclairer sur ce sujet !
Traitement anti-paludisme pour Dakar? (Sénégal)
Bonjour à tous,
Je pars dans 3 semaines à Dakar chez un ami français pour 10 jours. Mes vaccins sont à jour et je viens de faire fièvre jaune, hepatite A et typhoide.. Quels conseils me donneriez vous en matière de traitement anti palu, la saison est elle propice - du 3 au 11 juin ?-je vais passer la plupart du temps en intérieur ou dans Dakar- aucune excursion prévue-, le traitement est excessivement cher... Est ce prendre un risque de s'abstenir de traitement ou au pire acheter le traitement sur place... Merci par avance...
Je pars dans 3 semaines à Dakar chez un ami français pour 10 jours. Mes vaccins sont à jour et je viens de faire fièvre jaune, hepatite A et typhoide.. Quels conseils me donneriez vous en matière de traitement anti palu, la saison est elle propice - du 3 au 11 juin ?-je vais passer la plupart du temps en intérieur ou dans Dakar- aucune excursion prévue-, le traitement est excessivement cher... Est ce prendre un risque de s'abstenir de traitement ou au pire acheter le traitement sur place... Merci par avance...
Problèmes de passeport pour les Etats-Unis
Bonjour ! Je m'appelle AimeLine, et je réside actuellement à l'ile de la réunion. Je dois me rendre aux usa cet été ( juin : donc le mois prochain)
j'ai fait une demande de passeport dit " passeport électronique". Cependant, j'entends des gens autour de moi me parler de " passeport biométrique".
Donc ayant beaucoup de doutes à ce sujet, je me suis rendue dans la plus grande marie du chef lieu ainsi que la préfecture et meme une agence de voyage. J'ai donc exposé mon probleme ainsi : " je dois me rendre aux Etats Unis, de quoi ai-je besoin" : ils m'ont répondu : vous avez l'ancien passeport delphine ou le nouveau passeport électronique ?" j'ai donc répondu " j'ai fait une demande de passeport le mois dernier et je dois le recevoir en mai" ils m'ont repondu que donc il n'y aurait pas de probleme et que je n'aurai pas besoin de visa puisque je ne reste pas plus que 90jours. Bien, j'ai donc posé la question " c'est quoi le passeport biométrique" ils m'ont répondu il n'est pas encore sorti, de ne pas m'inquiéter les etats unis demandent un passeport electronique.
Voilà à l'université j'ai rencontré mon professeur d'anglais et je lui ai exposé mon probleme et elle m'a répondu : avez vous un passeport biométrique ? je lui ai répondu je ne sais pas trop ce que c'est : elle m'a dit vous avez impérativement besoin d'un passeport biométrique, je lui ai répondu j'ai fait la demande du nouveau passeport electronique, elle m'a répondu désolée mais sans le passeport biométrique vous n'allez pas pouvoir vous rendre aux States. Je vous pose alors ma question : qui dois-je croire?
Etrange car la prefecture, et la mairie de mon ile insistent avec moi pour me dire de ne pas m'inquiéter et les autres autour de moi insistent pour me dire qu'il me faut mon passeport biométrique. Si les gens autour de moi ont raison ca veut dire que le passeport biométrique à l'ile de la réunion n'existe pas ( pas normal car c'est un département francais ) les réunionais n'ont donc pas le droit de se rendre aux STATES?
AIDEZ MOI S'il vous plait ( j'ai besoin de réponses je suis complétement perdue et je dois me rendre aux states le mois prochain, pas par fantaisie mais parceque je dois m'y rendre urgemment. J'attends vos réponses MERCI BEAUCOUP D'AVANCE
Etrange car la prefecture, et la mairie de mon ile insistent avec moi pour me dire de ne pas m'inquiéter et les autres autour de moi insistent pour me dire qu'il me faut mon passeport biométrique. Si les gens autour de moi ont raison ca veut dire que le passeport biométrique à l'ile de la réunion n'existe pas ( pas normal car c'est un département francais ) les réunionais n'ont donc pas le droit de se rendre aux STATES?
AIDEZ MOI S'il vous plait ( j'ai besoin de réponses je suis complétement perdue et je dois me rendre aux states le mois prochain, pas par fantaisie mais parceque je dois m'y rendre urgemment. J'attends vos réponses MERCI BEAUCOUP D'AVANCE
Vivre et s'installer au Brésil
Nous sommes un couple de francais avec une petite fille de 3 ans . nous sommes installé pour le moment en espagne (andalousie) depuis 4 mois afin de demarer une nouvelle vie, creer un commerce et acheter une maison, seulement l immobilier est tres cher et nous avons decidé de partir vers le bresil
nous avons ciblé deux endroits : porto seguro et fortaleza
nos interrogations sont les suivantes ; insecurité au bresil dans ses deux etats (fille de 3ans) y a t il des ecoles pour notre fille? mon epouse etant dans l esthetique ouvrirait un commerce dans cette activité, y a t il un interet particulier? pour ma part ouverture de chambres d hotes B&B
nous nous demandons si c est un projet viable ou non ? merci de votre aide
cdt
nous nous demandons si c est un projet viable ou non ? merci de votre aide
cdt
Photo de la cabine de classe Alizé d'Air France?
hello,
Je cherche une photo de la cabine ALIZE sur le 777 COI AF
Par avance merci
IMUTIMUT
Je cherche une photo de la cabine ALIZE sur le 777 COI AF
Par avance merci
IMUTIMUT











