Results for "Nord-du-Québec"
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Le "smartphone" deviendra-t-il indispensable pour voyager à vélo?
Bonjour,
Ben oui je me pose sérieusement la question.
Quand j'ai commencé le cyclotourisme il y a une quinzaine d'année, à l'époque des pneus pleins, et des anciens francs question matos technique communication c'était simple, j'avais en poche des cartes téléphonique pré-payées et j'utilisais les cabines. Ca n'a pas duré longtemps
C'est fou à la vitesse où la technologique avance !
Très rapidement, bam !...Plus de cabine et début des téléphones portables. j'ai résisté tant que j'ai pu et m'en suis acheté un (Y'a seulement 5 ans) pour mon 1er voyage longue durée.
Comme je voulais faire un blog (orienté famille/copains), et je me suis acheté pour l'occase un pt'i' PC 10 pouces. Finalement pour skyper un peu, m'informer un peu, envoyer des mails, c'est sympa mais bon 1bon kg 1/2 dans la sacoche en plus la plaisanterie.
Quand il a rendu l'âme, j'ai continué avec seulement un téléphone portable sur un voyage de 4 mois (sans PC). J'ai survécu et je n'ai jamais pensé avoir besoin d'autre chose.
A aucun moment, lors de ces derniers voyage je me suis posé la question du smartphone et durant le voyage à vélo que j'effectue actuellement, je ne cesse de penser à cet engin et de la nécessité d'en avoir un qui me rendrait de grands services (enfin j'ose l'imaginer). C'est vrai que c'est aussi la 1ère fois que je monte si au nord de l'europe, alors qu'avant c'étaient plutôt les pays du sud et qu'ici, j'ai plus de choses à demander au passant (circulation et routes plus dense, difficulté de se repérer en ville etc...)
Malgré mon kg 1/2 de cartes en tous genres des différents pays, je ne compte pas le nombre de fois où j'ai demandé aide au passants, des jeunes le plus possibles (du fait qu'il manies mieux l'anglais et quand je demande un renseignement, une route, un camping paumé en pleine ville sans que j'aie de carte précise, éh bien maintenant, le fameux smartphone sort systématiquement de la poche de celui ou celle à qui je demande quelque chose et qui a la réponse à toutes les questions ! Et combien de fois me suis-je dit : combien de km gagnés par la qualité de ces infos ? Ou bien un camping trouvé avec cet engin en 3 " tout proche alors que je tourne depuis 15 km pour le trouver et qu'on va rater l'heure de la bière réparatrice, hein ? Alors j'en connais, je les entends d'ici, qui vont me dire que c'est bien de se perdre un peu en voyage, que c'est bien de demander sa route (alors que ça se résume à très peu d'échange en général). Oui, c'est sûr, mais que de perte inutile et chiante de temps par moment ! Vous allez me dire : Ah ben lui, il est mûr pour avoir un smartphone ! Effectivement, comme j'ai toujours un peu de retard sur l'équipement hi-tech que détiennent les autres en général, je me demande si je ne vais pas encore une fois succomber à la tentation d'ici peu, car les avantages , je ne vais pas les énumérés : gps, météo etc....
Ma questionde néophyte , c'est ce que ça vaut le coup (attention je ne fais plus de blog) : Qu'en est-il des inconvénient ? Doit bien y'en avoir ? Je sais que ce n'est pas étanche, ces machins là par exemple. Vous en avez tous un vous les voyageurs à vélo ,
Merci pour vos avis, je suis impatient de le lire. (désolé, j'ai été long, mais je suis bloqué sous la flotte dans un camping sur-équipé avec une bonne connexion, alors j'en profite un peu !...)
Malgré mon kg 1/2 de cartes en tous genres des différents pays, je ne compte pas le nombre de fois où j'ai demandé aide au passants, des jeunes le plus possibles (du fait qu'il manies mieux l'anglais et quand je demande un renseignement, une route, un camping paumé en pleine ville sans que j'aie de carte précise, éh bien maintenant, le fameux smartphone sort systématiquement de la poche de celui ou celle à qui je demande quelque chose et qui a la réponse à toutes les questions ! Et combien de fois me suis-je dit : combien de km gagnés par la qualité de ces infos ? Ou bien un camping trouvé avec cet engin en 3 " tout proche alors que je tourne depuis 15 km pour le trouver et qu'on va rater l'heure de la bière réparatrice, hein ? Alors j'en connais, je les entends d'ici, qui vont me dire que c'est bien de se perdre un peu en voyage, que c'est bien de demander sa route (alors que ça se résume à très peu d'échange en général). Oui, c'est sûr, mais que de perte inutile et chiante de temps par moment ! Vous allez me dire : Ah ben lui, il est mûr pour avoir un smartphone ! Effectivement, comme j'ai toujours un peu de retard sur l'équipement hi-tech que détiennent les autres en général, je me demande si je ne vais pas encore une fois succomber à la tentation d'ici peu, car les avantages , je ne vais pas les énumérés : gps, météo etc....
Ma questionde néophyte , c'est ce que ça vaut le coup (attention je ne fais plus de blog) : Qu'en est-il des inconvénient ? Doit bien y'en avoir ? Je sais que ce n'est pas étanche, ces machins là par exemple. Vous en avez tous un vous les voyageurs à vélo ,
Merci pour vos avis, je suis impatient de le lire. (désolé, j'ai été long, mais je suis bloqué sous la flotte dans un camping sur-équipé avec une bonne connexion, alors j'en profite un peu !...)
Voyage "self drive" 4x4 Tanzanie et Kenya
Bonjour à tous,
Nous envisageons un voyage d'un mois en Tanzanie et au Kenya en décembre - janvier 2018. Nous aimerions le faire en 4X4 "self-drive" avec location de chauffeur. Nous aimerions alterner lodge et camping (tente sur le toit).
Voici ce qui nous a, dans un premier temps, serait notre itinéraire. Arrivée à Nairobi. Visite de la Masai Mara National Reserve, Kenya Visite du Serengeti Nat ParK Visite du cratère de N’Gorongo en Tanzanie Visite de Greystoke Mahale, Nomad Tanzania Visite de Kitulo Nat park Retour à déterminer
Nos questions sont: Est-ce que ces objectifs sont réalistes ou devrait-on nous interner immédiatement ? Combien de temps consacrer à chaque parc ? Sur le plan sécurité, est-ce un itinéraire « safe » ? Les distances, particulièrement pour les deux derniers parc, sont grandes. Y-a-t-il des alternatives à ces parcs ou sont-ils vraiment des incontournables à visiter ? Est-ce qu’il y a des incontournables qui ne font pas partie de la liste ? Serait-il plus simple d’oublier la partie kényane du voyage et de débuter le voyage à Dar Es salem ? Dar Es Salem, est-ce une ville à visiter ? Est-ce que Nairobi est une ville qui mérite d’y consacrer quelques jours ? Si oui, pourquoi ? Est-ce que la traversée des frontières est permise avec une voiture de location ? Existe-il une agence locale sérieuse avec laquelle nous pourrions faire affaire ? Est-ce que vous avez-déjà fait affaire avec l’agence Evaneos ? Est-ce une agence de confiance ? Notre budget est d’environ 20,000 $ canadien, est-ce ok ?
Merci de votre collaboration.
Jacques et christine
Nous envisageons un voyage d'un mois en Tanzanie et au Kenya en décembre - janvier 2018. Nous aimerions le faire en 4X4 "self-drive" avec location de chauffeur. Nous aimerions alterner lodge et camping (tente sur le toit).
Voici ce qui nous a, dans un premier temps, serait notre itinéraire. Arrivée à Nairobi. Visite de la Masai Mara National Reserve, Kenya Visite du Serengeti Nat ParK Visite du cratère de N’Gorongo en Tanzanie Visite de Greystoke Mahale, Nomad Tanzania Visite de Kitulo Nat park Retour à déterminer
Nos questions sont: Est-ce que ces objectifs sont réalistes ou devrait-on nous interner immédiatement ? Combien de temps consacrer à chaque parc ? Sur le plan sécurité, est-ce un itinéraire « safe » ? Les distances, particulièrement pour les deux derniers parc, sont grandes. Y-a-t-il des alternatives à ces parcs ou sont-ils vraiment des incontournables à visiter ? Est-ce qu’il y a des incontournables qui ne font pas partie de la liste ? Serait-il plus simple d’oublier la partie kényane du voyage et de débuter le voyage à Dar Es salem ? Dar Es Salem, est-ce une ville à visiter ? Est-ce que Nairobi est une ville qui mérite d’y consacrer quelques jours ? Si oui, pourquoi ? Est-ce que la traversée des frontières est permise avec une voiture de location ? Existe-il une agence locale sérieuse avec laquelle nous pourrions faire affaire ? Est-ce que vous avez-déjà fait affaire avec l’agence Evaneos ? Est-ce une agence de confiance ? Notre budget est d’environ 20,000 $ canadien, est-ce ok ?
Merci de votre collaboration.
Jacques et christine
GPS au Canada fiable et en français?
Bonjour
j envisage d aller au canada et j'ai une question. Je sais qu elle va être stupide mais le GPS parle t il français et es ce facile de circuler (GPS aussi précis qu'en France?) dans ce pays ? merci je pense que pleins d autre questions vont arriver mais la c'est la 1ere merci pour votre aide
j envisage d aller au canada et j'ai une question. Je sais qu elle va être stupide mais le GPS parle t il français et es ce facile de circuler (GPS aussi précis qu'en France?) dans ce pays ? merci je pense que pleins d autre questions vont arriver mais la c'est la 1ere merci pour votre aide
15 jours en Tanzanie - Lions, guépards & tutti quanti
Et voilà, après avoir beaucoup lu de témoignages sur ce forum et reçus de précieux conseils, à mon tour de revenir sur le très beau voyage que nous avons réalisé en Tanzanie en novembre 2016! Les notes ci-dessous sont une retranscription fidèle de celles que j'ai prises au cours du voyage, donc pas forcément un niveau de langue très élevé... 😛
Avant de commencer, quelques précisions sur ce projet. Il s'agissait de notre voyage de noces, organisé avec l'agence Vie Sauvage. Nous avions beaucoup lu et préparé ce voyage dont nous rêvions depuis longtemps et avons donc apporté pas mal de modifications au programme initial proposé par l'agence, afin de coller au mieux à nos envies. Nous étions majoritairement intéressés par l'observation des animaux, pas uniquement en mode reportage photo, mais aussi pour les observer vivre dans leur habitat naturel. Je vous laisse découvrir ce que ça a donné!

Jour 1 - 29.10.2016 Vol Genève-Amsterdam avec KLM. La connexion avec le vol pour Arusha à Amsterdam étant un peu courte et n'ayant pas envie de commencer notre voyage sans une valise, nous avont sur les conseils de notre agence choisit de passer une nuit à Amsterdam, puis de reprendre l'avion le lendemain matin. Ce fut aussi pour moi l'occasion de découvrir cette ville que je ne connaissais pas jusqu'alors. Je ne vais pas trop commenter cette journée (ce n'est pas le thème de ce carnet 😉), juste vous dire que nous avons profiter du (relativement) beau temps pour nous balader au bord des canaux et parcourir le centre-ville en long et en large.


Nous nous sommes fait plaisir cette unique nuit à Amsterdam et avons choisi l'hôtel Pulitzer. Un très bon souvenir, avec champagne offert pour notre "honeymoon" et petit déjeuner gargantuesque (sans oublier la cloche en argent pour le beurre!).
Jour 2 - 30.10.2016 Réveil à 6h, petit-déjeuner, checkout et départ pour l'aéroport avec le premier tram du matin. Une fois arrivés, coup de stress: impossible de faire le check in, nos billets sont indisponibles dans le système! Après avoir essayé à trois guichets différents et perdu près d'une heure, le problème est finalement résolu et c'est parti pour 8h30 de vol! Ouf, on voyait déjà l'avion s'envoler sans nous! N'arrivant pas à dormir en vol, c'est l'orgie cinématographique en vol (Avengers Civil War, Warcraft, le dernier Divergente et même Raiponce 😊) avant d'atterrir finalement à l'aéroport du Kilimandjaro aux alentours de 20h. Grâce à la personne envoyée par l'agence pour faciliter les démarches administratives, l'obtention du visa et le scanning des bagages se passent rapidement. Transfert en direction de l'Arusha Safari Lodge (environ 1h). L'accueil est chaleureux mais nous sommes épuisés et nous effondrons dans notre lit à moustiquaire...
Arusha Safari Lodge

L'aventure commencera réellement au prochain épisode!

Jour 1 - 29.10.2016 Vol Genève-Amsterdam avec KLM. La connexion avec le vol pour Arusha à Amsterdam étant un peu courte et n'ayant pas envie de commencer notre voyage sans une valise, nous avont sur les conseils de notre agence choisit de passer une nuit à Amsterdam, puis de reprendre l'avion le lendemain matin. Ce fut aussi pour moi l'occasion de découvrir cette ville que je ne connaissais pas jusqu'alors. Je ne vais pas trop commenter cette journée (ce n'est pas le thème de ce carnet 😉), juste vous dire que nous avons profiter du (relativement) beau temps pour nous balader au bord des canaux et parcourir le centre-ville en long et en large.


Nous nous sommes fait plaisir cette unique nuit à Amsterdam et avons choisi l'hôtel Pulitzer. Un très bon souvenir, avec champagne offert pour notre "honeymoon" et petit déjeuner gargantuesque (sans oublier la cloche en argent pour le beurre!).
Jour 2 - 30.10.2016 Réveil à 6h, petit-déjeuner, checkout et départ pour l'aéroport avec le premier tram du matin. Une fois arrivés, coup de stress: impossible de faire le check in, nos billets sont indisponibles dans le système! Après avoir essayé à trois guichets différents et perdu près d'une heure, le problème est finalement résolu et c'est parti pour 8h30 de vol! Ouf, on voyait déjà l'avion s'envoler sans nous! N'arrivant pas à dormir en vol, c'est l'orgie cinématographique en vol (Avengers Civil War, Warcraft, le dernier Divergente et même Raiponce 😊) avant d'atterrir finalement à l'aéroport du Kilimandjaro aux alentours de 20h. Grâce à la personne envoyée par l'agence pour faciliter les démarches administratives, l'obtention du visa et le scanning des bagages se passent rapidement. Transfert en direction de l'Arusha Safari Lodge (environ 1h). L'accueil est chaleureux mais nous sommes épuisés et nous effondrons dans notre lit à moustiquaire...
Arusha Safari Lodge

L'aventure commencera réellement au prochain épisode!
Température en altitude Roumanie - Bosnie - Serbie
Bonjour a tous les voyageurs 🙂
Comme vous voyez, je suis une petite nouvelle et j'ai lu déjà beaucoup de vos sujets. Merci à tous les membres, ce forum est une mine d'info !
J 'aimerais savoir les températures en altitude pour les régions nommées plus haut. La période de voyage est mi-septembre (Roumanie et Serbie) et fin septembre (Bosnie et Croatie). Je serai en moto et je me questionne si la veste chauffante est de mise à cette période. Est-ce que je risque de rencontrer de la neige sur la fameuse Transfagarasan et la Transalpina ?
Merci à tous
P.S: Motards, si vous avez des conseils sur la conduite dans ces pays ou des trucs particuliers à voir sans faute, je suis ouverte aux suggestions (même si j'ai déjà fait beaucoup de recherches sur le net et sur ce forum également).
Comme vous voyez, je suis une petite nouvelle et j'ai lu déjà beaucoup de vos sujets. Merci à tous les membres, ce forum est une mine d'info !
J 'aimerais savoir les températures en altitude pour les régions nommées plus haut. La période de voyage est mi-septembre (Roumanie et Serbie) et fin septembre (Bosnie et Croatie). Je serai en moto et je me questionne si la veste chauffante est de mise à cette période. Est-ce que je risque de rencontrer de la neige sur la fameuse Transfagarasan et la Transalpina ?
Merci à tous
P.S: Motards, si vous avez des conseils sur la conduite dans ces pays ou des trucs particuliers à voir sans faute, je suis ouverte aux suggestions (même si j'ai déjà fait beaucoup de recherches sur le net et sur ce forum également).
Promenade en bord de mer aux Canaries
Bonjour à tous
Moi et ma femme regardons pour choisir 2 îles pour nos prochaines vacances aux Canaries. Nous cherchons une destination ou notre appartement ou condo d'attache serait à distance de marche d'une longue promenade sur le bord de la mer (style boardwalk) comme il en existent à Palma ou à Malaga.
Connaissez vous des endroits similaires aux Canaries ?
Merci à l'avance
Moi et ma femme regardons pour choisir 2 îles pour nos prochaines vacances aux Canaries. Nous cherchons une destination ou notre appartement ou condo d'attache serait à distance de marche d'une longue promenade sur le bord de la mer (style boardwalk) comme il en existent à Palma ou à Malaga.
Connaissez vous des endroits similaires aux Canaries ?
Merci à l'avance
Ryanair, vol adulte avec enfants de moins de 12 ans, dès le 1er septembre 2016
Le système d’attribution des sièges sur les vols Ryanair a causé quelques problèmes à l’embarquement. Les parents auront désormais l’obligation de réserver un siège, et leurs enfants seront placés à leur côté.
A partir du 1er septembre prochain, les passagers de Ryanair voyageant avec des enfants (de -12 ans) se verront appliquer de nouvelles règles à la réservation.
Un adulte par réservation voyageant avec des enfants devra acheter un siège réservé au moment de la réservation, au prix de 4 €. Tous les enfants au sein de la même réservation recevront ensuite des sièges réservés gratuits auprès de l’adulte responsable. Le groupe de voyageurs sera ainsi toujours ensemble.
Ryanair introduit cette initiative après un été au cours duquel plusieurs adultes voyageant avec de jeunes enfants n’avaient pas sélectionné de siège et se donc sont vus attribués des sièges arbitrairement et séparés les uns des autres. « Cela a perturbé l’embarquement alors que les équipages ont essayé de réattribuer des sièges aux clients voyageant avec de jeunes enfants« , déplore la compagnie.
A partir du 1er septembre prochain, les passagers de Ryanair voyageant avec des enfants (de -12 ans) se verront appliquer de nouvelles règles à la réservation.
Un adulte par réservation voyageant avec des enfants devra acheter un siège réservé au moment de la réservation, au prix de 4 €. Tous les enfants au sein de la même réservation recevront ensuite des sièges réservés gratuits auprès de l’adulte responsable. Le groupe de voyageurs sera ainsi toujours ensemble.
Ryanair introduit cette initiative après un été au cours duquel plusieurs adultes voyageant avec de jeunes enfants n’avaient pas sélectionné de siège et se donc sont vus attribués des sièges arbitrairement et séparés les uns des autres. « Cela a perturbé l’embarquement alors que les équipages ont essayé de réattribuer des sièges aux clients voyageant avec de jeunes enfants« , déplore la compagnie.
Séjour à Reims et région
Bonjour, mon mari et moi serons dans la région de Reims en septembre prochain. Dans la région il y a des sites datant de la guerre 14-18. Ex; tranchées, bunkers allemands etc... selon vous , est-ce un attrape-touriste ou cela vaut le détour ? Nous pensions passer 3-4 jours dans la région, est-ce suffisant ou pas assez ? Merci de vos conseils.
Retour USA: frais de consultation à l'hôpital
Bonjour,
Nous étions en vacances en Californie cet été. Avant de partir j avais pris une assurance en cas d hospitalisation et autre problème. Suite à une mauvaise chute de mon fils, nous décidons de l emmener aux urgences, nous nous arretons en route à l hôpital de Merced.
Avant de faire la consultation, j appelle l assurance pour leur signaler notre visite aux urgences. De même à l accueil de l hôpital je demande le prix d une consultation et on me repond qu on a pas le droit de me dire, ça depend de ce qu' on fait. Je comprends ça mais je demande " on est français je voudrais un ordre de grandeur, c est 30, 50, 100 $ ?" On ne veut pas me répondre, du genre si je dis vous un tarif et qu après c est autre chose vous allez me faire un procès! Bref, on voit d abord une infirmière, puis on attend et enfin un medecin. Montre en main on a vu le medecin 5 minutes, il n y a eu aucun acte, pas de radio. On repart avec une ordonnance d Advil. Je vais pour payer et on me dit que pour l instant on ne peut pas me dire, il faut que j appelle dans 8 jours pour savoir, ce qui est totement surprenant, car en France on paie en sortant. De retour à Paris, je fais 2 mails à l hôpital demandant la facture et pas de nouvelles. Et hier matin, je reçois la facture...
1812 $ Alors là les bras m en tombent, mais dans leur grande générosité j ai droit à un rabais de 25% si je pais avant le 23, il ne me reste plus que 1359 $, une paille !
Donc j aurais voulu savoir si ce tarif est normal pour les Usa ? En sachant qu' il s agissait juste d une consultation, en plus je nai aucun detail du montant. Qu est ce que vous pourriez me conseiller comme recours ? Car je ne pense pas que la securite sociale et mon assurance ne vont me rembourser comme ça. C est totalement ridicule ce montant, et je me demande si ce n est pas marqué français = pigeon.
Merci d avance de vos avis et conseils car depuis hier je suis partagée entre colère et panique.
Calendrier des départs en croisière des membres VF 2016
Mise à jour N°1 –CALENDRIER DES DEPARTS EN CROISIEREVF 2016
AVIS aux membres VF : ne jamais citer unemise à jour !!! Cela créé uneconfusion pour tous les membres !!!
· Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! · Echangez vos infos en MP et pas sur ce post SVP merci !!! · Mais vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr enrespectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date–pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur dela croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter letravail !!!
Dernières Informations: Ø -Total actuel de croisières/membres = 1 !!! Ø – 1 nouvelle(s) information(s) en gras dans la liste (N’hésitez pas àéchanger vos infos) !!!
JANVIER (1 Croisière(s)de membre(s)
7 - Anisetoile (FR) / COSTA Luminosa / 108 jours / Tour du monde (Marseille)
· Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! · Echangez vos infos en MP et pas sur ce post SVP merci !!! · Mais vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr enrespectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date–pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur dela croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter letravail !!!
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JANVIER (1 Croisière(s)de membre(s)
7 - Anisetoile (FR) / COSTA Luminosa / 108 jours / Tour du monde (Marseille)
Élections Namibie 2014
Hello,
voila les élections sont finies. Elles concernaient les députés et le président.
Le résultat sera sans surprise, en effet Mr Geingob, représentant de la Swapo devrait être élu dès le premier tour.
Alors que dire ?première utilisation en afrique de machines électroniques pour le voteles listes "zébre" alternance 1 femme , 1 homme sur les listes avec la promesse d'avoir autant d'élus femmes que d'hommes. Les députés ont pris soin de faire passer leur nombre de +/- 70 à +/-90 pour être sur qu'aucun homme ne perde son mandat.Le seul enjeu, est de savoir si le président sera élu avec le même score que ses prédécesseurs. A moins de 70%, on parlerait d'un demi échec.Pour Otjiwarongo, Un bazar indescriptible, les machines compliquent le vote, les files sont immenses, au moins 40% des inscrits n'ont pas pu voter. Des bureaux ont fermé à 13h00 sans explication alors qu'à 21h00 (heure de fermeture) il y avait encore des files incroyables à d'autres. La colère gronde...Les quelques blancs avec qui j'ai parlé ne se sentent pas concernés, chose plus surprenante on entend aussi ce discours chez certaines personnes de la population noire "ça sert à rien"A suivre
Emmanuel
voila les élections sont finies. Elles concernaient les députés et le président.
Le résultat sera sans surprise, en effet Mr Geingob, représentant de la Swapo devrait être élu dès le premier tour.
Alors que dire ?première utilisation en afrique de machines électroniques pour le voteles listes "zébre" alternance 1 femme , 1 homme sur les listes avec la promesse d'avoir autant d'élus femmes que d'hommes. Les députés ont pris soin de faire passer leur nombre de +/- 70 à +/-90 pour être sur qu'aucun homme ne perde son mandat.Le seul enjeu, est de savoir si le président sera élu avec le même score que ses prédécesseurs. A moins de 70%, on parlerait d'un demi échec.Pour Otjiwarongo, Un bazar indescriptible, les machines compliquent le vote, les files sont immenses, au moins 40% des inscrits n'ont pas pu voter. Des bureaux ont fermé à 13h00 sans explication alors qu'à 21h00 (heure de fermeture) il y avait encore des files incroyables à d'autres. La colère gronde...Les quelques blancs avec qui j'ai parlé ne se sentent pas concernés, chose plus surprenante on entend aussi ce discours chez certaines personnes de la population noire "ça sert à rien"A suivre
Emmanuel
Bons plans pour billets d'avion pour Montréal
bonjour a tous , voila nous revons de partir aux canda avec ma petite famille et j'aurais aimer avoir vos bon plan pour les billets d'avions. Merci a tous 😉
Été 2014 de Salt Lake City à Las Vegas via Yellowstone et d’autres parcs
Bonjour,
Les expériences d'autres forumeurs/forumeuses n'ayant beaucoup aidé dans la préparation, je me lance à mon tour...
Données générales Période du voyage : Juillet 2014 (dont le week-end du 4th of July !). Je m’attendais à une foule infernale dans les parcs. Nous ne l’avons pas ressenti. Tout était complet partout mais nous n’avons jamais eu l’impression d’être les uns sur les autres lors des visites. Par contre, ça se constate sur les tarifs de l’hôtellerie : jusque 3 fois plus cher que fin avril lors d’un précédent voyage !
Nous : un couple 55 ans, touristes « lambda » (nous visitons principalement les incontournables) ne randonnant pas trop mais aimant prendre son temps, capable d’attendre ¼ d’h pour faire une photo sans personne dans le cadre et aimant aussi se « perdre au détour d’un chemin ». Ces deux remarques ne sont pas neutres car ça signifie que, même sans randonner, les temps de visites qui seront indiqués sont sans doutes comparables à ceux de visiteurs qui crapahutent, mais s’arrêtent peu.
Les lieux visités/parcourus (ça, c’est pour les mots clés !) : Salt Lake City – Grand Teton – Yellowstone – Beartooth Highway – Cody – Flaming Gorge (passage rapide) – Arches– Canyonlands – Mesa Verde – Valley of the Gods - Monument Valley – Zion (passage rapide) – Valley of Fire – Las Vegas – Death Valley Les autres parcs « incontournables » ont déjà été visités lors de voyages précédents.
Véhicule loué : Ford Edge.Très confortable pour une conso raisonnable aux US (10,7l aux 100km, soit 22 Miles Per Galon). Royal à deux. Parfait à 3 et acceptable à 4 (au regard de nos expériences précédentes avec les enfants devenus grands et qui ne nous accompagnent plus !)
Tous les lieux de visite ont été saisis en amont dans notre GPS. C’est un travail assez lourd (on ne le fait pas la veille du départ!), mais il présente deux avantages : - C’est indéniablement un gain de temps et une grande sérénité sur place - Et je me suis rendu compte que c’est surtout une excellente manière de se re-questionner lorsqu’on en est à cette phase sur la pertinence et telle ou telle visite. En quelque sorte une boucle de contrôle sur ce qui avait été décidé quelques temps plus tôt. Utile pour se mettre à distance par rapport à son propre jugement !
Le budget : Il dépend bien évidemment de chacun ! Globalement nous sommes restés sur les mêmes bases que pour d’autres séjours aux US. Nous avons, certes, trouvé l’hôtellerie très chère et l’essence et la restauration un peu plus onéreuse. Mais d’un autre côté, lorsqu’on a payé $80 le pass d’entrée aux Parcs Nationaux, c’est la seule grosse dépense que l’on peut faire sur 15 jours, 3 semaines !!! Ca compense largement par rapport à d’autres voyages plus « urbains » avec les coûts des musées, visites, spectacles, etc … Pour les incontournables : - Location de voiture : 710 euros - Essence 435 euros pour 5500km avec une moyenne à $3,75 le galon de « Regular ». - Entrée des Parcs : 100 euros (60 euros Pass America The Beautifull + Monument Valley + State Parks non compris dans le pass) - Parking et péage : ben …$0 !!! Ca a du bon, les Parcs Nationaux !!! - Dans un voyage comme celui-ci, le seul lieu de shopping aura été Las Vegas. A intégrer si on a des ados (belle excuse pour les plus grands !) qui veulent faire le plein de fringues de marques US !
J’ai souhaité axer ce compte rendu sur les détails pratiques (durée de visites, …) pas trop sur les anecdotes, les photos (Je n’avais pas prévu d’en mettre, car vous avez ou ferez les mêmes ou plus belles. Mais ça risquait de faire un peu triste). Il risque d’être rébarbatif pour celles ou ceux qui connaissent déjà. Désolé !
Première partie : De Salt Lake City à Grand Teton
J1 : CDG – Salt Lake City (Hôtel à SLC) Vol sans histoire avec Delta Airlines. Décidément, une compagnie très agréable (très bon souvenir d'un vol CDG-Philly). La configuration 2-4-2 de l’A330 permet à un couple de voyager sans voisin direct : Appréciable et sans supplément de coût comme c'est maintenant le cas pour les B777 sur AF 😠. Ecouteurs et boissons gratuites (contrairement à ce qu’il m’est arrivé de lire). Nourriture correcte, choix de films satisfaisant pour passer le temps. Pour SLC, nous n’avions pas le choix, mais pour les prochains voyages, je mettrai cette compagnie dans mes favoris pour comparer.
Arriver à SLC ou à JacksonHole (voire Bozeman) pour les parcs ? La question s’est effectivement posée. L'arrivée à Salt Lake City présente l'avantage d'un vol direct depuis CDG. En plus ça permet le jour de l'arrivée une petite découverte de la culture Mormone, puis les premières courses au Walmart du coin. Et le lendemain la superbe route jusque Jackson via Antelope Island sur le Lac Salé. L’arrivée à JH permet cependant de gagner du temps et d’être directement à l’entrée des parcs. Le surcoût du billet est globalement compensé (à regarder au cas par cas) par les économies de nuitée d’hôtel, loc de voiture, essence. A noter que l’arrivée à Bozeman permet de faire une boucle dans Yellowstone puis de prendre un avion pour« ailleurs » sans frais de drop off pour la voiture de loc. Par contre, pas idéal pour visiter également GT.
Visite du quartier Mormon en 3h.Je n’ai pas lu que SLC présentait d’autres attraits exceptionnels. Puis courses au Walmart. Nous voilà prêts !!!
Si c’était à refaire ? Pareil !
Hôtel : Howard Johnson Express Inn :Bien situé, petit déj compris. Parfait pour nos besoins du jour.
Photo : Le Couple et la Famille qu’il créera, pilier de la culture Mormone. Au fond : leur siège (c’est juste la face arrière !).

J2 : Route SLC – Grand Teton avec Antelope Island sur le Lac Salé (Hôtel à Driggs) Départ 9h de l’hôtel. Sortie 14h30 d’Antelope Island. Puis route pour Grand Teton (arrivée 21h à hôtel à Drigg) en prenant les chemins buissonniers : la Route 89 et non l’I15.
Péage $10 pour accéder à Antelope Island, mais la visite vaut le coup ! C’est d’abord la rencontre des premiers bisons ! Et deux points de visites principaux : - White rock pour la vue(GPS : 41.032812, -112.255636) - Fielding Garr Ranch, son écomusée sympa et les troupeaux de bisons qu’on entend meugler au bord du lac.(GPS : 40.92696, -112.16893)
La route ensuite pour Grand Teton est superbe avec le Bear Lake.
Si c’était à refaire ? Pareil ! Même si nous avons eu un peu de frustration à ne pas pouvoir, faute de temps, nous arrêter autant que nous l’aurions souhaité le long de la route pour Grand Teton. Certains m’avaient conseillé, pour la veille, de prendre un hôtel plus proche d’Antelope Island pour gagner du temps. Ca se défend effectivement, mais je ne regrette cependant pas notre choix.
Hôtel : Super8 Driggs aux tarifs plus doux et petit déj compris que sur Jackson. Hôtel très bien avec un petit parfum d’Amérique profonde, moins superficiel que ce que nous avons vu à JH (me semble t'il). La route pour JH est magnifique dans la montagne. 35 miles - 45mn. Soit pour 2j : 2h15 et $16 d'essence de "perdus". A vous de faire votre choix. Nous, on a aimé !
Photo : Remembrance !

J3 : Visite de GrandTeton (Hôtel à Driggs) Sur les conseils du Blog de Papj59, nous sommes au parking du Jenny Lake (GPS 43.751109, -110.723458) pour 10h, après nous être acquittés (avec grand plaisir et c’est sincère vu le travail fait par les NP et la gentillesse des Rangers) de $80 pour le pass « America The Beautifull ». A noter que l’entrée de GT (valable 7j) est de $25 et permet également l’entrée à Yellowstone. Petit arrêt avant au Mose Visitor Center. Le parking se remplit, mais n’est pas complet (il sera archi-complet à notre retour). D’où l’intérêt d’y être tôt. Shuttle boat pour Hidden Falls. Surprise : le prix n’est pas de $5 comme j’ai pu le lire, mais de $9 l’aller simple et $15 l’A/R. Le tarif à $5 est seulement pour les « earlybirds » qui prennent la première navette ! Nous montons jusque Aspiration point (+ visite Hidden Falls). Retour en shuttle puis circuit classique : la boucle en « one way » qui rejoint Jenny Lake Overlook, puis tous les points de vue le long de Teton park Road et retour par la route 191 avec les points de vue sur la Snake River. Nous n’aurons pas pu faire Signal Mountain, la route étant fermée pour élagages.
En fin d’apm nous serons à MormonRow : quelques vielles maisons désaffectées qui ont dû être un village. Calme, tranquillité et une belle vue sur Grand Teton. Grand arrêt photos. Nous avons aimé et avons été assez surpris que ce soit si peu indiqué ! Pour y aller : En venant de JH, laisser la route sur la Gauche pour l’entrée au parc et continuer tout droit sur la 191. Prendre à Droite au panneau indiquant « Antelope Flats Road » et c’est 2 km plus loin. Ou GPS : 43.665193, -110.664386
Nous quittons GT à 17h30 pour retourner à l’hôtel à Driggs, avec une pause pour visite et shopping souvenirs à JH. Ville 100% orientée tourisme, finalement nous étions contents d’avoir choisi Driggs pour l’hôtel.
Si c’était à refaire ? Horaires, visites : idem. Par contre, vu l’heure de fin des visites, nous aurions pris la route pour Yellowstone avec un hébergement à YS Sud plutôt que de retourner sur Driggs. Ca peut surprendre certain(e)s, mais compte tenu de notre manière de visiter (c’est pour ça que j’ai pris le temps de décrire qui nous sommes et comment nous visitons), cela nous aurait parfaitement convenu.
Photo : Mariage à Mormon Row. L’officier était en moto BMW, le marié en Stetson, la mariée en … Santiags !

Pour tenter de faire moins "lourd", j'ai découpé ce compte rendu. A suivre : - Deuxième partie : Yellowstone - Troisième partie : Cody - Moab (Arches, Canyonsland) - Cortez - Quatrième partie : Mesa Verde - Page - Las Vegas
Les expériences d'autres forumeurs/forumeuses n'ayant beaucoup aidé dans la préparation, je me lance à mon tour...
Données générales Période du voyage : Juillet 2014 (dont le week-end du 4th of July !). Je m’attendais à une foule infernale dans les parcs. Nous ne l’avons pas ressenti. Tout était complet partout mais nous n’avons jamais eu l’impression d’être les uns sur les autres lors des visites. Par contre, ça se constate sur les tarifs de l’hôtellerie : jusque 3 fois plus cher que fin avril lors d’un précédent voyage !
Nous : un couple 55 ans, touristes « lambda » (nous visitons principalement les incontournables) ne randonnant pas trop mais aimant prendre son temps, capable d’attendre ¼ d’h pour faire une photo sans personne dans le cadre et aimant aussi se « perdre au détour d’un chemin ». Ces deux remarques ne sont pas neutres car ça signifie que, même sans randonner, les temps de visites qui seront indiqués sont sans doutes comparables à ceux de visiteurs qui crapahutent, mais s’arrêtent peu.
Les lieux visités/parcourus (ça, c’est pour les mots clés !) : Salt Lake City – Grand Teton – Yellowstone – Beartooth Highway – Cody – Flaming Gorge (passage rapide) – Arches– Canyonlands – Mesa Verde – Valley of the Gods - Monument Valley – Zion (passage rapide) – Valley of Fire – Las Vegas – Death Valley Les autres parcs « incontournables » ont déjà été visités lors de voyages précédents.
Véhicule loué : Ford Edge.Très confortable pour une conso raisonnable aux US (10,7l aux 100km, soit 22 Miles Per Galon). Royal à deux. Parfait à 3 et acceptable à 4 (au regard de nos expériences précédentes avec les enfants devenus grands et qui ne nous accompagnent plus !)
Tous les lieux de visite ont été saisis en amont dans notre GPS. C’est un travail assez lourd (on ne le fait pas la veille du départ!), mais il présente deux avantages : - C’est indéniablement un gain de temps et une grande sérénité sur place - Et je me suis rendu compte que c’est surtout une excellente manière de se re-questionner lorsqu’on en est à cette phase sur la pertinence et telle ou telle visite. En quelque sorte une boucle de contrôle sur ce qui avait été décidé quelques temps plus tôt. Utile pour se mettre à distance par rapport à son propre jugement !
Le budget : Il dépend bien évidemment de chacun ! Globalement nous sommes restés sur les mêmes bases que pour d’autres séjours aux US. Nous avons, certes, trouvé l’hôtellerie très chère et l’essence et la restauration un peu plus onéreuse. Mais d’un autre côté, lorsqu’on a payé $80 le pass d’entrée aux Parcs Nationaux, c’est la seule grosse dépense que l’on peut faire sur 15 jours, 3 semaines !!! Ca compense largement par rapport à d’autres voyages plus « urbains » avec les coûts des musées, visites, spectacles, etc … Pour les incontournables : - Location de voiture : 710 euros - Essence 435 euros pour 5500km avec une moyenne à $3,75 le galon de « Regular ». - Entrée des Parcs : 100 euros (60 euros Pass America The Beautifull + Monument Valley + State Parks non compris dans le pass) - Parking et péage : ben …$0 !!! Ca a du bon, les Parcs Nationaux !!! - Dans un voyage comme celui-ci, le seul lieu de shopping aura été Las Vegas. A intégrer si on a des ados (belle excuse pour les plus grands !) qui veulent faire le plein de fringues de marques US !
J’ai souhaité axer ce compte rendu sur les détails pratiques (durée de visites, …) pas trop sur les anecdotes, les photos (Je n’avais pas prévu d’en mettre, car vous avez ou ferez les mêmes ou plus belles. Mais ça risquait de faire un peu triste). Il risque d’être rébarbatif pour celles ou ceux qui connaissent déjà. Désolé !
Première partie : De Salt Lake City à Grand Teton
J1 : CDG – Salt Lake City (Hôtel à SLC) Vol sans histoire avec Delta Airlines. Décidément, une compagnie très agréable (très bon souvenir d'un vol CDG-Philly). La configuration 2-4-2 de l’A330 permet à un couple de voyager sans voisin direct : Appréciable et sans supplément de coût comme c'est maintenant le cas pour les B777 sur AF 😠. Ecouteurs et boissons gratuites (contrairement à ce qu’il m’est arrivé de lire). Nourriture correcte, choix de films satisfaisant pour passer le temps. Pour SLC, nous n’avions pas le choix, mais pour les prochains voyages, je mettrai cette compagnie dans mes favoris pour comparer.
Arriver à SLC ou à JacksonHole (voire Bozeman) pour les parcs ? La question s’est effectivement posée. L'arrivée à Salt Lake City présente l'avantage d'un vol direct depuis CDG. En plus ça permet le jour de l'arrivée une petite découverte de la culture Mormone, puis les premières courses au Walmart du coin. Et le lendemain la superbe route jusque Jackson via Antelope Island sur le Lac Salé. L’arrivée à JH permet cependant de gagner du temps et d’être directement à l’entrée des parcs. Le surcoût du billet est globalement compensé (à regarder au cas par cas) par les économies de nuitée d’hôtel, loc de voiture, essence. A noter que l’arrivée à Bozeman permet de faire une boucle dans Yellowstone puis de prendre un avion pour« ailleurs » sans frais de drop off pour la voiture de loc. Par contre, pas idéal pour visiter également GT.
Visite du quartier Mormon en 3h.Je n’ai pas lu que SLC présentait d’autres attraits exceptionnels. Puis courses au Walmart. Nous voilà prêts !!!
Si c’était à refaire ? Pareil !
Hôtel : Howard Johnson Express Inn :Bien situé, petit déj compris. Parfait pour nos besoins du jour.
Photo : Le Couple et la Famille qu’il créera, pilier de la culture Mormone. Au fond : leur siège (c’est juste la face arrière !).

J2 : Route SLC – Grand Teton avec Antelope Island sur le Lac Salé (Hôtel à Driggs) Départ 9h de l’hôtel. Sortie 14h30 d’Antelope Island. Puis route pour Grand Teton (arrivée 21h à hôtel à Drigg) en prenant les chemins buissonniers : la Route 89 et non l’I15.
Péage $10 pour accéder à Antelope Island, mais la visite vaut le coup ! C’est d’abord la rencontre des premiers bisons ! Et deux points de visites principaux : - White rock pour la vue(GPS : 41.032812, -112.255636) - Fielding Garr Ranch, son écomusée sympa et les troupeaux de bisons qu’on entend meugler au bord du lac.(GPS : 40.92696, -112.16893)
La route ensuite pour Grand Teton est superbe avec le Bear Lake.
Si c’était à refaire ? Pareil ! Même si nous avons eu un peu de frustration à ne pas pouvoir, faute de temps, nous arrêter autant que nous l’aurions souhaité le long de la route pour Grand Teton. Certains m’avaient conseillé, pour la veille, de prendre un hôtel plus proche d’Antelope Island pour gagner du temps. Ca se défend effectivement, mais je ne regrette cependant pas notre choix.
Hôtel : Super8 Driggs aux tarifs plus doux et petit déj compris que sur Jackson. Hôtel très bien avec un petit parfum d’Amérique profonde, moins superficiel que ce que nous avons vu à JH (me semble t'il). La route pour JH est magnifique dans la montagne. 35 miles - 45mn. Soit pour 2j : 2h15 et $16 d'essence de "perdus". A vous de faire votre choix. Nous, on a aimé !
Photo : Remembrance !

J3 : Visite de GrandTeton (Hôtel à Driggs) Sur les conseils du Blog de Papj59, nous sommes au parking du Jenny Lake (GPS 43.751109, -110.723458) pour 10h, après nous être acquittés (avec grand plaisir et c’est sincère vu le travail fait par les NP et la gentillesse des Rangers) de $80 pour le pass « America The Beautifull ». A noter que l’entrée de GT (valable 7j) est de $25 et permet également l’entrée à Yellowstone. Petit arrêt avant au Mose Visitor Center. Le parking se remplit, mais n’est pas complet (il sera archi-complet à notre retour). D’où l’intérêt d’y être tôt. Shuttle boat pour Hidden Falls. Surprise : le prix n’est pas de $5 comme j’ai pu le lire, mais de $9 l’aller simple et $15 l’A/R. Le tarif à $5 est seulement pour les « earlybirds » qui prennent la première navette ! Nous montons jusque Aspiration point (+ visite Hidden Falls). Retour en shuttle puis circuit classique : la boucle en « one way » qui rejoint Jenny Lake Overlook, puis tous les points de vue le long de Teton park Road et retour par la route 191 avec les points de vue sur la Snake River. Nous n’aurons pas pu faire Signal Mountain, la route étant fermée pour élagages.
En fin d’apm nous serons à MormonRow : quelques vielles maisons désaffectées qui ont dû être un village. Calme, tranquillité et une belle vue sur Grand Teton. Grand arrêt photos. Nous avons aimé et avons été assez surpris que ce soit si peu indiqué ! Pour y aller : En venant de JH, laisser la route sur la Gauche pour l’entrée au parc et continuer tout droit sur la 191. Prendre à Droite au panneau indiquant « Antelope Flats Road » et c’est 2 km plus loin. Ou GPS : 43.665193, -110.664386
Nous quittons GT à 17h30 pour retourner à l’hôtel à Driggs, avec une pause pour visite et shopping souvenirs à JH. Ville 100% orientée tourisme, finalement nous étions contents d’avoir choisi Driggs pour l’hôtel.
Si c’était à refaire ? Horaires, visites : idem. Par contre, vu l’heure de fin des visites, nous aurions pris la route pour Yellowstone avec un hébergement à YS Sud plutôt que de retourner sur Driggs. Ca peut surprendre certain(e)s, mais compte tenu de notre manière de visiter (c’est pour ça que j’ai pris le temps de décrire qui nous sommes et comment nous visitons), cela nous aurait parfaitement convenu.
Photo : Mariage à Mormon Row. L’officier était en moto BMW, le marié en Stetson, la mariée en … Santiags !

Pour tenter de faire moins "lourd", j'ai découpé ce compte rendu. A suivre : - Deuxième partie : Yellowstone - Troisième partie : Cody - Moab (Arches, Canyonsland) - Cortez - Quatrième partie : Mesa Verde - Page - Las Vegas
Itinéraire de 3 semaines à Cuba
Bonjour,
je suis en train d'organiser nos prochaines vacances à Cuba et j'ai besoin de votre aide. Nous partons 3 semaines (2 adultes et 1 ado de 15 ans) et la dernière semaine est déjà réservée dans un hôtel à Varadero (besoin de repos et faire plaisir à notre fils).
Pour les 2 semaines du début, nous arrivons à Santiago et nous repartons de La Havane. Je n'ai pas très envie de louer une voiture et je prévois des déplacements en bus.
Voici ce que j'imagine, pouvez-vous me dire si c'est réaliste (en bus) et intéressant pour un premier séjour dans cette belle île ?
03/08: arrivée à Santiago 04/08, 05/08: Santiago 06/08: Santiago - Camaguey 07/08: Camaguey 08/08: Camaguey - Trinidad 09/08: Trinidad - Cienfuegos - Trinidad 10/08: Trinidad - La Havane 11/08, 12/08: La Havane 13/08: La Havane - Vinales 14/08, 15/08: Vinales 16/08: Vinales - La Havane - Varadero 17/08 - 24/08: Varadero
Merci pour vos conseils et idées ! Marc
je suis en train d'organiser nos prochaines vacances à Cuba et j'ai besoin de votre aide. Nous partons 3 semaines (2 adultes et 1 ado de 15 ans) et la dernière semaine est déjà réservée dans un hôtel à Varadero (besoin de repos et faire plaisir à notre fils).
Pour les 2 semaines du début, nous arrivons à Santiago et nous repartons de La Havane. Je n'ai pas très envie de louer une voiture et je prévois des déplacements en bus.
Voici ce que j'imagine, pouvez-vous me dire si c'est réaliste (en bus) et intéressant pour un premier séjour dans cette belle île ?
03/08: arrivée à Santiago 04/08, 05/08: Santiago 06/08: Santiago - Camaguey 07/08: Camaguey 08/08: Camaguey - Trinidad 09/08: Trinidad - Cienfuegos - Trinidad 10/08: Trinidad - La Havane 11/08, 12/08: La Havane 13/08: La Havane - Vinales 14/08, 15/08: Vinales 16/08: Vinales - La Havane - Varadero 17/08 - 24/08: Varadero
Merci pour vos conseils et idées ! Marc
Croisière Iles Vierges, Antilles, Vénézuela, Barbade
Bonjour,
Nous avons réservé une croisière de 14 jours au départ de la guadeloupe pour février 2015. Nos escales seront : Guadeloupe, Tortola, St Martin, Antigua, St Kitts, Roseau, Margarita Island, Grenade, Barbade, St Lucia, Martinique Pour ceux qui ont déjà été dans ces îles, qu'est ce que vous nous conseilleriez de visiter ? Quelqu'un va t-il faire cette même croisière ? Merci de vos infos
Nous avons réservé une croisière de 14 jours au départ de la guadeloupe pour février 2015. Nos escales seront : Guadeloupe, Tortola, St Martin, Antigua, St Kitts, Roseau, Margarita Island, Grenade, Barbade, St Lucia, Martinique Pour ceux qui ont déjà été dans ces îles, qu'est ce que vous nous conseilleriez de visiter ? Quelqu'un va t-il faire cette même croisière ? Merci de vos infos
Traverser le Canada à vélo de Vancouver à Montréal
Bonjour,
je souhaite partir au canada pour une duree de 6 mois avec un visa touriste, j aimerai partir au mois de mai, départ de Vancouver direction Montreal, pour decouvrir un maximum de paysages de lacs et de nature. je n ai pas encore d itineraire precis.
j'ai deja parcouru quelques voyages à velo, donc j ai tout le matériel qu il faut.
je veux pouvoir accès un maximum au camping et à la debrouille je ne recherche pas de performances juste prendre plaisir et retrouvé cette sensation de liberté que le voyage à vélo procure.
je recherche des informations, concernant les itineraires a prendre pour ne pas manquer une destination ou des endroits a voir absolument. MERCI de pouvoir m aider dans mes recherches
par la meme occsaion je recherche un compagnon de route pour partager ces moments, donc si toi aussi l envie ou l'idee te dis d entreprendre un tel voyage, n hesites pas a me contacter, ca sera avec plaisir de communiquer avec toi.
mick 30 ans
je souhaite partir au canada pour une duree de 6 mois avec un visa touriste, j aimerai partir au mois de mai, départ de Vancouver direction Montreal, pour decouvrir un maximum de paysages de lacs et de nature. je n ai pas encore d itineraire precis.
j'ai deja parcouru quelques voyages à velo, donc j ai tout le matériel qu il faut.
je veux pouvoir accès un maximum au camping et à la debrouille je ne recherche pas de performances juste prendre plaisir et retrouvé cette sensation de liberté que le voyage à vélo procure.
je recherche des informations, concernant les itineraires a prendre pour ne pas manquer une destination ou des endroits a voir absolument. MERCI de pouvoir m aider dans mes recherches
par la meme occsaion je recherche un compagnon de route pour partager ces moments, donc si toi aussi l envie ou l'idee te dis d entreprendre un tel voyage, n hesites pas a me contacter, ca sera avec plaisir de communiquer avec toi.
mick 30 ans
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines)
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador
Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Ouest américain avec un voyagiste
Bonjour,
Vente Privée propose un voyage dans l'OUEST AMERICAIN.
Avez-vous déjà réservé sur Vente Privée et connaissez-vous le
voyagiste qui est AmériGo ?
Merci à tous.
Documentaire "Yellowstone Park" sur France Télévisions
Bonjour !
Pour les amateurs de Yellowstone, France 5 a diffusé aujourd'hui un documentaire animalier disponible (pour une période limitée) en replay sur le site PLUZZ. Le lien direct : http://pluzz.francetv.fr/videos/yellowstone_park.html
Bon visionnage !
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Voyage en train ou chauffeur au départ de Delhi
Bonjour
Ca y est j ai mes billetspour Delhi, maintenant reste a savoir quel circuit faire Besoin de vos conseils avises, je pars 25 jours avec mon mari Je voudrai faire un beau circuit que me conseillez vous
D avance merci
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