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Inde du Nord ou Inde du Sud?
by Guilomo · 2006-11-20 · 26 replies
J'ai cru remarque un certain clivage entre vfistes amoureux de l'Inde : Nord et Sud. C'est vrai que les differences sont assez grandes bien que l'on soit toujours en Inde. En plus les distances et la qualite des transports n'aident pas a la mobilite...

Alors voila, moi je prefere l'Inde du Nord. Plusieurs raisons:-Les rencontres que j'y ai faitesLe climat:je voyage le plus souvent l'hiver et n'aime pas trop les grosses chaleurs.😐Le fait qu'une large partie parle hindi:une seule langue c'est plus pratique!(en plus l'anglais y est plus repandu)La nourriture souvent moins epicee(j'aime bien mais trop c'est trop!!!😛)Et aussi(surtout) parce que je suis fan d'Himalaya

Et vous, ca vous inspire quoi?
La peur du départ
by Guilomo · 2006-11-20 · 13 replies
Voila, j'ai 27 ans dont 5 passes a l'etranger, tres souvent seul...mon premier grand voyage fut a 18 ans(Sri Lanka/Inde du sud) et l'annee suivante je partais seul en Inde du Nord.Je vais en Inde chaque annee depuis et apres cette hiver, ca fera presque 4 ans de ma vie en Inde...

Pourtant avant chaque nouveau depart(je pars dimanche) les memes inquietudes reviennent et le dernier soir c'est carrement de la peur... Tout se passe tres bien ensuite.🙂

Et vous ca vous fait quoi?
Vingt jours en Birmanie: quoi voir?
by Nbx · 2006-11-03 · 9 replies
Bonjour,

Tout est dans le titre, je pars 20 jours en Birmanie en décembre et j'ai besoin de vos avis ! Je sais que c'est trop peu et que je vais devoir passer à coté de beaucoup de merveilles donc j'ai besion d'aide.

Dans vos souvenirs, que faut-il voir absolument ?

Merci de votre aide...
Téléphone tri-bande en Inde?
by Ptitbout · 2006-11-02 · 17 replies
J'ai un telephone gsm tri-bande, est ce qu'il marchera en Inde ?
Circuit vers l'Ouzbékistan
by Explo44Fogg · 2006-10-29 · 5 replies
Bonjour, en vue d'un circuit à destination de l'Ouzbékistan par voie terrestre (camping-car) l'un de vous a t-il une expérience sur tout ou partie du circuit envisagé (formalités, état des routes...) - trajet aller par Italie, Autriche, Slovaquie, Ukraine, Russie, Kazakhstan et Ouzbékistan - trajet retour par Kazakhstan - Ferry entre Aktau et Bakou en Azerbaïdjan puis Géorgie, Turquie.... et retour en France

Période avril à juillet 2007 Merci d'avance @micalement Jean-Marie
Les Dardes bouddhistes du Ladakh
by BabaYatra · 2006-10-29 · 7 replies
Bonjour à tous! Voila, je suis en ce moment sur un projet d'enquete ethnographique sur les Dardes bouddhistes du Ladakh. Etant donné que nous avons très peu d'informations sur eux, je souhaite rencontrer des personnes qui les ont déja été en contact avec eux. Mon titre de rapport: Sédentarisation et changement sociaux contemporain chez les bouddhistes dardes. J'ai déja effectuer un petit séjour avec eux mais j'ai l'intention de m'y rendre de nouveau l'année prochaine pour une plus longue periode (6 mois par exemple). Mais je ne sais pas comment rester plusieurs mois dans cette régions encore "chaude". Voila. Je me sent un peu seul sur ce sujet, rassurez moi!

NB: si vous êtes dans le Nord, je fait une petite expo sur les dardes à Wattrelos.
Y-a-il des couleurs à ne pas porter en Inde?
by Canaima · 2006-10-23 · 7 replies
Je me pose la question en preparant mon bagage.

On sait que les comédiens n'aiment pas le vert, que le blanc est la couleur de la mort, le noir ? le vert est la couleur de l'Islam, le rouge ?

Les femmes indiennes portent des habits eclatants de couleurs.

Alors qu'en est t il en Inde ?
Formalités pour Algérien désirant aller en Egypte
by Clarkandlana · 2006-10-20 · 14 replies
Mon autre rêve c'est bien de visiter l'egypte...la mère du monde ;comme les gens l'appelent. voir egypte demeure mon rêve...je pense vraiment d'un voyage làba.....est ce que qq a une idée sur les formalités que je peux suivre pour ça....je suis algerien...ok?
Obtention du visa iranien en arrivant de Turquie à vélo?
by Paysan · 2006-10-15 · 19 replies
Bonjour à tous voici mon premier message sur VF. je pars avec mon ami en mars 2007 pour 1 voyage d'un an à vélo de bretagne vers l'asie du sud est en passant par l'iran ma question (j'ai déja lu les échanges sur les visa pour l'iran) : quels démarches suivre pour obtenir le visa iranien en arrivant de la turquie à vélo. ça fera environ 5 à 6 mois qu'on sera partie de france, donc difficile de le demander en france j'imagine, il ne sera plus valable? est ce qu'on peut le demander en turquie ou faut t'il passer par des agence de voyage ou agence type action visa ? sachant que nous n'arrivons pas par avaion est ce que cela va nous compliquer les choses.

en repartant nous ne savons pas encore si on prend l'avion pour l'inde ou si on continu à vélo vers le turkménistan est ce que cela pose probléme.

merci de vos réponses.
Visa indien touristique à Paris en urgence
by Pdcm · 2006-10-12 · 9 replies
Bonjour

Je vais partir rejoindre mon mari et nous allons partir en vacances en Inde de Dubai ou d'Abi Dhabi, vers le début Novembre. J'ai regardé sur le site de l'Ambassade d'Inde aux UAE qu'il faut être résident (on ne l'est pas) et ca prend 7 jours et en plus il faut un billet de retour :ce qui est impossible à savoir pour le moment, il faudrait déjà savoir les dates dispos sur place pour partir et revenir.😇

Je précise qu'il sera de passage à Paris en réunion professionnelle pour 24 heures et qu'il ne lui est pas possible de faire cela par correspondance ou de laisser son passeport vu qu'il repart en mission.

J'envisage donc d'aller découvir les quartiers de l'Ambassade Indienne à Paris toute la journée 🤪 et faire sa demande pendant ses réunions, pour qu'il puisse repartir avec son visa.

Peut-on déposer une demande de visa à l'ambassade pour son conjoint sans qu'il ne soit là et faut-il un document spécial en dehors des frais, passeport, et papiers divers demandés.

Et j'ai lu ceci : • Toute demande de visa urgente (le matin pour l'après-midi uniquement entre 16:00 et 17:00) vous coûtera 43 € en plus des frais habituels par demande. Ce montant figurera sur votre reçu.

Est-ce que cela marche aussi d'avoir le visa de Paris en arrivant de Dubai ? ou faut-il demander un visa spécial.

Merci beaucoup et bonne soirée

Jane
Epidémie de chikungunya à Jaisalmer? (Inde)
by Bzhbrest · 2006-10-09 · 6 replies
Quelqu'un a t'il entendu parler d'une forte epidemie de Chikungunya a Jaisalmer, Rajasthan? Rumeur entendue hier a Amritsar: "terrible epidemie depuis 15 jours avec meme une interruption du traffic des bus a destination de Jaisalmer...."
Malana (Manali): Athènes de l'Himalaya
by Douz · 2006-10-07 · 39 replies
Note à l'attention du lecteur :

Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités. Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre. Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion. En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population. Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.

En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.

Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.

Malana, Athènes de l'Himalaya

Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.

À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles. Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins. Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.

Faciès occidental

"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin. Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage. Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau. La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons. Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.

Métèques

Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.

Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales. Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…

Sénat et chambre basse

Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres. Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti. Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.

À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang. Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.
Cherche un guide pour 2 mois en Chine
by Xagga · 2006-10-04 · 8 replies
Je pense etre en octobre-novembre 2007 en Chine. je cherche un guide a la frontiere du Kasaschtan ou au Torugart en octobre 2007 et je traverserais la chine jusqu'au Laos avec ma Landrover.Pense arrivé au Laos ou Tibet milieu fin novembre 2007. Je pense dormir dans ma Landrover ou chez l'habitant (Ou hotel petit budjet).Qui peux m'organiser un guide? Merci
Musiques du monde
by Ceylana · 2006-10-03 · 14 replies
j'aimerai que les "fous" du voyage ! me fasse partager leurs découvertes musicales j'aimerai me constituer une bibliothèque des musiques du monde afin de les écouter chez moi en attente de re-partir et de les écouter en voyage !

voci les régions du monde qui m'intéresse musicalement ou les genres (mais je suis peu ou pas experte) musique Indonésie musiques du Nord de l'Inde et du Sud Mongolie Chine du Nord flamencos ou musiques (période de la conquête des Arabes en Espagne du sud)

et les musiques de films de toute l'Asie

merci d'avance !
Langues parlées en Afghanistan?: Pachto - Dari et Arabe
by EchoNowak · 2006-09-30 · 5 replies
Bonsoir,

Je souhaiterais savoir quelles sont les langues parlées en Afghanistan ? Si on y parle plusieurs langues, laquelle est la plus parlée ? (il me semble que c'est le pachto et le dari)

Les langues parlées (probablement pachto et dari donc), ont-elles un rapport avec l'arabe ? Et en pratique, si l'on parle arabe pourra-t-on comprendre et se faire comprendre en Afganistan ? Et inversement, si l'on parle le pachto ou le dari, pourra-on comprendre et se faire comprendre ailleurs qu'en Afgha ?

Merci et bonne soirée.
Sécurité à Zahedan en Iran?
by Junter · 2006-09-29 · 8 replies
Bonjour à tous!! je pars bientôt pour l'Iran à Zahedan pour plusieurs mois, je ne connais pas du tout cette région...j'ai eu pas mal d'infos... mais je voudrais connaitre des témoignages de personnes qui ont voyagé dans la région du sitan boloutchistan pour avoir des renseignements et des avis sur la sécurité la bas, sur la culture... tous vos témoignages seront les bienvenus merci d'avance!!😏
Hôtel ou guest house à Kanchanaburi en Thaïlande
by Titigyz · 2006-09-27 · 14 replies
Bonjour, Nous partons début novembre pour 3 semaines en Thailande et dès notre arrivée, nous partons pour Kanchanaburi, je recherche donc un hotel ou une ghest house plutôt typique (pas de grand building), sympa et assez calme pour nos premières nuits. Merci de vos conseils et faut-il réserver de France pour la 1ère nuit sachant que ce sera un samedi ? Merci d'avance
Traversée du Costa Rica en solo à pied
by Jnk · 2006-09-17 · 6 replies
Coucou tout le monde,

je projette de traverser le Costa Rica a pied en solitaire. Je demande donc a ceux qui ont déjà été au Costa Rica ou qui ont déjà l'expérience de ce type d'aventure, des infos et des avis sur ce projet. Je souhaiterais partir en novembre pour une durée d'environ 2 mois avec un budget limité. Mes inquiétudes sont les suivantes : Quelles sont les conditions météo en cette période de l'année ? Peut-on bivouacer n'importe où sans trop de problème ? Dois-je préférer la tente ou le hammac ? Peut-on aller n'importe ou ? Y a -til des zones interdites ? Y a t-il des zones dangereuses pour quelqu'un de seul et isolé (je parle surtout des conditions météo, du terrain et des bébetes : serpents, araignées...) Combien de temps pourrait prendre la traversée de tout le pays à pied ? (dans sa partie la plus longue) Quel serait l'équipement à ne surtout pas oublier ?

Voilà, j'attend vos conseils et remarques.

Merci d'avance, je compte sur vous :)
Prix du visa touriste pour l'Égypte?
by Joblo53 · 2006-09-15 · 5 replies
Quelqu'un peut me dire combien coûte un visa de touriste pour l'Egypte? On m'avait dit $15 US ????

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