Results for "Vietnam"
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2 500 euros à 4 au Vietnam: réaliste?
Bonjour à tous,
Nous sommes une famille de 4 (2 enfants de 8 et 5 ans) et nous étudions la possibilité de partir 4 semaines ou plus (6 semaines max) au Vietnam cet été. Nous pouvons mettre dans ce voyage maximum 2500 euros sur place, soit, si on part un mois, 80 euros par jour pour tous. On a l'habitude des voyages sac à dos à 2 et (un peu) à 4. On se satisfait de peu (petits hôtels et petits restos sans aucun souci tant que l'hygiène est ok, et sans traquer les poussières;-)) et on ne cherche pas à bouger tous les 2 jours (on ciblera probablement 2 ou 3 régions). On aime surtout "sentir" l'atmosphère d'un pays quand on le visite donc on ne cherche pas non plus à tout voir ni à faire tous les musées et autres monuments, ou à vivre des "expériences sensationnelles" (découvrir un pays c'est déjà pas mal!)... Ceci étant il est clair aussi qu'en voyageant avec des enfants on a besoin d'un minimum de confort: dormir dans un hamac ou sur le toit d'un hôtel est difficile: on risquerait de le payer le lendemain!! Je pose la question ici car on a pas envie d'investir dans des guides de voyage avant d'être sûrs que ce soit réaliste. Autre question: est-il plus intéressant de prendre un vol depuis Bruxelles ou Paris vers Bangkok puis de traverser le Laos sur place (bus?) pour rejoindre le Vietnam, ou de prendre un vol directement vers le Vietnam, plus cher? Côté billets on voudrait ne pas dépasser 2500 euros à 4 également.
Toutes toutes toutes vos suggestions, conseils et avis sont les bienvenus: on ne voit plus très clair du fait de la contradiction des infos qu'on trouve ici et sur le net en général...
Un énorme merci d'avance!!!
Laure-Anne et Nadi
Nous sommes une famille de 4 (2 enfants de 8 et 5 ans) et nous étudions la possibilité de partir 4 semaines ou plus (6 semaines max) au Vietnam cet été. Nous pouvons mettre dans ce voyage maximum 2500 euros sur place, soit, si on part un mois, 80 euros par jour pour tous. On a l'habitude des voyages sac à dos à 2 et (un peu) à 4. On se satisfait de peu (petits hôtels et petits restos sans aucun souci tant que l'hygiène est ok, et sans traquer les poussières;-)) et on ne cherche pas à bouger tous les 2 jours (on ciblera probablement 2 ou 3 régions). On aime surtout "sentir" l'atmosphère d'un pays quand on le visite donc on ne cherche pas non plus à tout voir ni à faire tous les musées et autres monuments, ou à vivre des "expériences sensationnelles" (découvrir un pays c'est déjà pas mal!)... Ceci étant il est clair aussi qu'en voyageant avec des enfants on a besoin d'un minimum de confort: dormir dans un hamac ou sur le toit d'un hôtel est difficile: on risquerait de le payer le lendemain!! Je pose la question ici car on a pas envie d'investir dans des guides de voyage avant d'être sûrs que ce soit réaliste. Autre question: est-il plus intéressant de prendre un vol depuis Bruxelles ou Paris vers Bangkok puis de traverser le Laos sur place (bus?) pour rejoindre le Vietnam, ou de prendre un vol directement vers le Vietnam, plus cher? Côté billets on voudrait ne pas dépasser 2500 euros à 4 également.
Toutes toutes toutes vos suggestions, conseils et avis sont les bienvenus: on ne voit plus très clair du fait de la contradiction des infos qu'on trouve ici et sur le net en général...
Un énorme merci d'avance!!!
Laure-Anne et Nadi
Trajet Haiphon - Nhin Bhin (nord-ouest du Vietnam)
Bonjour,
J'aimerais savoir si la liaison Haiphon- Nhin Bhin, en bus, est facile. Merci!
Yan1001
J'aimerais savoir si la liaison Haiphon- Nhin Bhin, en bus, est facile. Merci!
Yan1001
3 semaines au Vietnam début janvier
Bonjour, nous partons 3 semaines début janvier. On atterrit à hcmv .
on pense commencer par Hoi an bien que le climat risque d'être un peu frais pour profiter de la plage.on voudrait louer un scooter. Connaissez-vous des balades sympas autour de Hoi an, pour faire des sorties à la journée.
Ensuite on descendrait la côte jusqu'à phu quoc.
Quel itinéraire nous conseillez vous ? Nha trang et mui né valent ils le coup ? y a t il des ballades sympa en scooter en évitant la N1 qui a l'air dangereuse ?
Même question pour le delta du me Kong, quelle ville / itinéraires nous conseillez vous toujours en scooter si possible ?
Merci pour vos précieux renseignements.
Nghia lo, semaine culturelle (Vietnam)
Avis au amateurs😉
Avec pour thème "Muong Lo – couleurs et parfums d'automne", la Semaine culturelle, sportive, touristique de Muong Lo 2014 aura lieu du 16 au 20 octobre au chef-lieu de Nghia Lo, province de Yen Bai (Nord).
De nombreuses activités culturelles et artistiques sont prévues telles que spectacles de danse xoe (danse traditionnelle de l’ethnie Thai), concours de gastronomie, foire commerciale et gastronomique, cérémonie de reconnaissance de 3 banians en tant qu’arbres patrimoniaux.
Source http://www.vietnamtourism.com/fn/index.php/news/items/8560
Avec pour thème "Muong Lo – couleurs et parfums d'automne", la Semaine culturelle, sportive, touristique de Muong Lo 2014 aura lieu du 16 au 20 octobre au chef-lieu de Nghia Lo, province de Yen Bai (Nord).
De nombreuses activités culturelles et artistiques sont prévues telles que spectacles de danse xoe (danse traditionnelle de l’ethnie Thai), concours de gastronomie, foire commerciale et gastronomique, cérémonie de reconnaissance de 3 banians en tant qu’arbres patrimoniaux.
Source http://www.vietnamtourism.com/fn/index.php/news/items/8560
Janvier: Along ou pas Along?
Bonjour à tous!
Dilemme: j'ai 15 jours de vancances au Vietnam. J'y serai la 1ère quinzaine de janvier. J'atterris à Saïgon. Mon itinéraire n'est absolument pas défini pour le moment. La question est: Along est-elle incontournable? (Je peux toujours prendre un vol intérieur dès mon arrivée pour aller à Hanoï direct). Question qui en découle: un peu de temps au Nord Vietnam pour ensuite finir au Sud ou ce n'est pas jouable?
Merci d'avance
Dilemme: j'ai 15 jours de vancances au Vietnam. J'y serai la 1ère quinzaine de janvier. J'atterris à Saïgon. Mon itinéraire n'est absolument pas défini pour le moment. La question est: Along est-elle incontournable? (Je peux toujours prendre un vol intérieur dès mon arrivée pour aller à Hanoï direct). Question qui en découle: un peu de temps au Nord Vietnam pour ensuite finir au Sud ou ce n'est pas jouable?
Merci d'avance
Transport moto par bus au Vietnam
Bonjour, Qui peut me renseigner sur les possibilités de faire transporter une moto de location par bus locaux au nord Vietnam pour les longs trajets, comme au Cambodge mais en moins folklo. Merci
Quel temps actuellement au Vietnam? (début octobre 2014)
Bonjour,
Nous partons mercredi au Vietnam pour 15 jours et j aimerai savoir quel temps nous allons rencontrer.Nous aterissons jeudi matin a Ho Chi Minh, puis nous irons a Hoi An, Hue, Hanoi, la Baie D Along et nous finirons par Siem Reap au Cambodge.😉
Nous partons mercredi au Vietnam pour 15 jours et j aimerai savoir quel temps nous allons rencontrer.Nous aterissons jeudi matin a Ho Chi Minh, puis nous irons a Hoi An, Hue, Hanoi, la Baie D Along et nous finirons par Siem Reap au Cambodge.😉
Acheter son billet de train couchette Hanoï - Lao Cai
Bonjour,
On est en cours de préparation d'un circuit au VN et on souhaiterait savoir quel moyen est le plus judicieux pour acheter les billets de train en couchette pour Sapa.
On arriverait le matin à Hanoï et souhaiterions partir le soir pour Sapa.
J'ai vu que les chemins de fer du VN ont un site(http://www.vr.com.vn/) mais je n'arrive pas à réserver , quelqu'un l'a t'il fait ?
Autrement , en arrivant sur place ( une agence ou un hotel ) ? , ou à la gare ?
Et de plus il faudrait laisser nos sacs pour la journée afin de les récupérer le soir.
Merci pour vos tuyaux.
Taxis aéroport Ho Chi Minh
Bonjour,
Je recherche comment me rendre de l'aéroport d'Ho chi Minh jusqu'au centre ville plus particulièrement District 1 - Pham Ngu Lao / Tay Balo/Ho Chi Minh City . Faut il prendre un bus , un taxis et quels sont les tarifs ??
Avec mes remerciements, cordiales salutations. Michel 😎
Suoi Voi (Elephant Springs) entre Hue et Hoi An
Bonjour,
Préparant le trajet Hue - Hoi an (en voiture privée) je cherche un endroit de baignade.
Suoi Voi parait un détour sympathique, qu'en est-il ? faut-il lui préférer la mer (Lang co ? ou ?)
Est-ce que sur la journée on peut envisager: visite du pont Thanh Toan, baignade, montagne de marbre, Hoi an sans que ce soit la course ?
Merci d'avance pour vos conseils !
Séjour de 2 semaines au Vietnam: se déplacer en train
Bonjour à tous
Nous sommes sur le point de nous décider de partir pour le Vietnam en famille
Mon épouse et mes 2 enfants de 14 et 20 ans
Voyage prévu du 07/02/14 au 21/02/14
Nous aimerions commencer par Saigon et ensuite faire avec le temps qui nous reste
Notre but c'est de visiter quelques villes comme Hue, Danang , Saigon Nha Tran peut être Hanoi si nous avons le temps.
On aurait aimer se déplacer en train.
Faire le retour par Hanoi pour Paris
Si quelqu'un pouvait nous aider dans l'organisation de ce voyage ce serait sympa.
En même temps des conseils sur tout point de vue seraient les bien venus
En vous remerciant par avance
Dalessandro
Dalessandro
Vietnam en novembre: climat et lumière du jour pour photos
Bonjour a tous
De Montréal je remarque que les billets pour ce rendre au Vietnam Hochi Minch city sont raisonnables présentement pour un départ au début novembre et un retour début décembre . Par contre en consultant la météo on indique qu'il y a approximativement 4 heures de lumière par jour pendant cette période. Comme j'adore faire de la photo dois je comprendre qu'il va faire gris le reste du temps?
Comme je voyage avec un sac a dos je me demande quel peut être approximativement le budget journalier au Vientnam.
Je compte visiter le sud et le nord et demeurer peut de temps dans le grandes villes?
Merci de me revenir.
Jean de Montrèal
De Montréal je remarque que les billets pour ce rendre au Vietnam Hochi Minch city sont raisonnables présentement pour un départ au début novembre et un retour début décembre . Par contre en consultant la météo on indique qu'il y a approximativement 4 heures de lumière par jour pendant cette période. Comme j'adore faire de la photo dois je comprendre qu'il va faire gris le reste du temps?
Comme je voyage avec un sac a dos je me demande quel peut être approximativement le budget journalier au Vientnam.
Je compte visiter le sud et le nord et demeurer peut de temps dans le grandes villes?
Merci de me revenir.
Jean de Montrèal
Traitement antipaludéen au Vietnam
bonjour ma mère et ma tante 70 ans passés partent au vietnam le 8 octobre prochain pour une quinzaine de jours, je souhaiterai savoir si un traitement anti paludéen est nécessaire pour leur parcours, le guide choisit sur place nous oriente vers le médecin et le médecin vers le guide. Je ne connais pas du tout le vietnam j'ai donc du mal à trouver les infos avec la géographie ou le nom des villes, voici leur parcours, merci BEAUCOUP à ceux qui peuvent aider.
Village de Duong Lam se situe à 60km de Hanoi
Village Van Phuc situé à 12 km environ de Hanoi
Village de Bat Trang – Dong Ky et Pagode But Thap à priori proche d’hanoi
Hoa Lu qui se trouve à 100 km au Sud-Est de Hanoi.
Mai Chau, une région montagneuse située à 3 heures 30 de route environ à l’Ouest de Hanoi (Nuit chez l'habitant dans une maison sur pilotis) puis visite plusieurs villages des environs
baie d’Halong et village flottant de Ba Hang
Village de Duong Lam se situe à 60km de Hanoi
Village Van Phuc situé à 12 km environ de Hanoi
Village de Bat Trang – Dong Ky et Pagode But Thap à priori proche d’hanoi
Hoa Lu qui se trouve à 100 km au Sud-Est de Hanoi.
Mai Chau, une région montagneuse située à 3 heures 30 de route environ à l’Ouest de Hanoi (Nuit chez l'habitant dans une maison sur pilotis) puis visite plusieurs villages des environs
baie d’Halong et village flottant de Ba Hang
Ecran individuel sur 777 Vietnam Airlines?
Bonjour,
mes fils me demandent s'ils auront une télé pendant le vol 😊. On fait Paris-Hanoi sur Vietnam Airline, l'avion est un Boeing 777 selon ce que j'ai pu voir sur le site. est-ce que certains d'entre vous auraient une expérience ?
Merci d'avance.
mes fils me demandent s'ils auront une télé pendant le vol 😊. On fait Paris-Hanoi sur Vietnam Airline, l'avion est un Boeing 777 selon ce que j'ai pu voir sur le site. est-ce que certains d'entre vous auraient une expérience ?
Merci d'avance.
Les Hmong (Vietnam)
Il y a quelques mois, j'ai posté une discussion sur les hmongs, mais j'ai fait beaucoup de recherches depuis, y compris questionner sérieusement des hmong eux-mêmes (avec un petit problème ; il semblerait que seuls les chamans peuvent relater les vieilles traditions orales et les vieux chants, et, d'après la femme hmong d'un ami de Sapa, seuls les hommes les connaissent également, et en partie seulement. Donc, voilà le résultat de mes recherches actuelles. Vous etes cordialement invités à en rajouter !
ORIGINES ET HISTOIRE L’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à
transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales,
transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait
également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui
s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi »
des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le
rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre
pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse
saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de
2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent
au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait,
pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres,
par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux
du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme
des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que
les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais
surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de
la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Qiang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour
de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en
chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang,
Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des
habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour
du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien
qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe
Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à
côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3
lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau
appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos,
un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et
des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongV an !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent
également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes
portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français,
beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages
entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai », où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle
peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à
payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier
principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la
porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la
coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits
dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent
maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme
vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La
fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et
confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong,
mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong,
Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils
et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec
une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri
dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à
craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le
tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux
réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua -
un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent
entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de
cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à
accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu
depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets,
et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les
instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et
dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
ORIGINES ET HISTOIRE L’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à
transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales,
transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait
également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui
s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi »
des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le
rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre
pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse
saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de
2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent
au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait,
pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres,
par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux
du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme
des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que
les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais
surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de
la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Qiang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour
de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en
chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang,
Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des
habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour
du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien
qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe
Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à
côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3
lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau
appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos,
un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et
des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongV an !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent
également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes
portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français,
beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages
entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai », où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle
peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à
payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier
principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la
porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la
coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits
dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent
maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme
vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La
fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et
confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong,
mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong,
Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils
et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec
une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri
dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à
craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le
tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux
réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua -
un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent
entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de
cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à
accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu
depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets,
et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les
instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et
dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
Les aventures culinaires de Sarah Wiener en Asie (Vietnam)
depuis lundi et jusqu'a mercredi superbe émission sur Arte en fin d'aprés midi avec Sarah Wiener.
tout est basé sur la cuisine au Vietnam (du sud au nord)
beaucoup de petite perle et d'explication sur la façon de cuisiner et d'ou vient la nourriture.
a voir ou a revoir en replay
Fête du Têt au Vietnam
Bonjour à tous
Je serai dans les environs de Dalat aux alentours du têt. (du du 14 au 18 février) J'ai mes réservations d'hotel à Dalat et à Hoi An du 20 au 25, donc là pas de problèmes.
Ensuite je souhaite rejoindre Hoi An par Buon Ma Tho et Kon Tum ou par la route cotiere.
Mais je me pose une question concernant la circulation des bus les 18, 19 ou le 20 février. Est-ce des jours où des bus circulent? Quelles précautions faut-il prendre par rapport à ce qui fonctionne ou pas à ces dates.
Je remercie les connaisseurs pour leurs renseignements.
Qui connaît Do Son au Vietnam?
Bonjour
Je pars dans une dizaine de jours au vietnam pour visiter le Nord (Hanoi, SAPA, Ninh BInh, Cat ba) Pour changer un peu des destinations bien touristiques et pour profiter un peu de la plage, je souhaiterai savoir si aller à DO SON avant d'aller à CAT BA, ca vaut le coup? Sinon, il y a t'il une autre plage dans le nord (autre que CAT BA?) En octobre, fais t'il assez chaud pour se baigner?
Je pars dans une dizaine de jours au vietnam pour visiter le Nord (Hanoi, SAPA, Ninh BInh, Cat ba) Pour changer un peu des destinations bien touristiques et pour profiter un peu de la plage, je souhaiterai savoir si aller à DO SON avant d'aller à CAT BA, ca vaut le coup? Sinon, il y a t'il une autre plage dans le nord (autre que CAT BA?) En octobre, fais t'il assez chaud pour se baigner?
Climat à Hanoï en janvier-mars
Bonjour,
Je prépare actuellement mon voyage de 6 mois en Asie du sud est. Je prévois d'arriver à hanoi vers le 21 dec pour traverser le pays et arriver à HCMV 1 mois plus tard.
Concernant le climat à Hanoi fin decembre-début janvier, j'ai un peu peur qu'on passe à côté de superbes choses à cause du climat pas favorable, notamment Sapa-baie d'Halong dans la brume... Ma 2e option serait d'aller au Vietnam de fin février à fin mars (et eventuellement de commencer à HCMV pour remonter à Hanoi). Au niveau température ça monte un peu (mais à peine d'apres ce que j'ai trouvé).
Ma question est la suivante: est-ce que ca vaut vraiment le coup de décaler le voyage au Vietnam pour une question de climat à Hanoi, la différence entre ces 2 périodes est elle bien réelle?
Merci d'avance pour vos retours d'expériences!
Claire
Je prépare actuellement mon voyage de 6 mois en Asie du sud est. Je prévois d'arriver à hanoi vers le 21 dec pour traverser le pays et arriver à HCMV 1 mois plus tard.
Concernant le climat à Hanoi fin decembre-début janvier, j'ai un peu peur qu'on passe à côté de superbes choses à cause du climat pas favorable, notamment Sapa-baie d'Halong dans la brume... Ma 2e option serait d'aller au Vietnam de fin février à fin mars (et eventuellement de commencer à HCMV pour remonter à Hanoi). Au niveau température ça monte un peu (mais à peine d'apres ce que j'ai trouvé).
Ma question est la suivante: est-ce que ca vaut vraiment le coup de décaler le voyage au Vietnam pour une question de climat à Hanoi, la différence entre ces 2 périodes est elle bien réelle?
Merci d'avance pour vos retours d'expériences!
Claire
Vietnam, visa: agence délivrant une lettre de recommandation?
Bonjour
Après avoir lu moultes messages sur ce forum, je reste sur la faim.
Ma question:
Connaissez vous des agences qui délivrent cette fameuse lettre de recommandation?
Si oui, pouvez vous me communiquer leurs noms et éventuellement leurs adresses précises. Sinon , où chercher?
Merci
Yvon
Après avoir lu moultes messages sur ce forum, je reste sur la faim.
Ma question:
Connaissez vous des agences qui délivrent cette fameuse lettre de recommandation?
Si oui, pouvez vous me communiquer leurs noms et éventuellement leurs adresses précises. Sinon , où chercher?
Merci
Yvon










