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Voyager à vélo: remorque fermée pour chien?
Bonjour
J'ai un petit problème qui se pose et pour lequel j'ai déjà fait plusieurs recherches dans le forum sans vraiment trouver de réponses adéquate. Mon message s'adresse aux utilisateurs de remorques 2 roues car il me semble bien que c'est le choix qui va s'imposer dans ma situation.
Dans quelques semaines, je partirai pour l'est de la France. Normalement j'aurais agit "normalement" et je ne vous aurais pas embêté. Sauf que là, mon départ met dans la panade une relation qui comptait sur moi pour garder sa chienne durant son absence à la même période. Comme je ne suis pas à un kilo près, je lui ai dit que si j'arrivais à me dégoter une remorque à très peu de frais, j'allais l'amener avec moi.
Parqué dans le sud-ouest en attendant, je vais vais faire le tour des "zibé", "praillsministeur" et autre vide-grenier réels ou virtuels pour voir si je ne trouverais pas mon compte. Le hic c'est que comme en technique je ne développe mes compétences et connaissances que lorsque ça devient nécessaire, j'y connais pour l'heure, que plouc en matière de cariole à bestiau.
J'ai regardé ce qui se fait dansd les grandes surfaces. Prenons Decathlon par exemple qui en vend une dans les 200 euros. Je prend ça comme repère.
Je me soucie de la solidité du bazar car la "chiotte", c'est quand même à peu près deux milles bornes qu'elle va faire en remorque avant de retrouver la stabilité de son coussin de salon. Mon impression est que peu importe le prix, je me dis que les fabricants ne peuvent pas vraiment déconner avec la qualité des remorques enfants. Ce qui n'est peut-être pas autant le cas pour les remorques cargo ou les remorques faites expressément pour les animaux. Ais-je tord de raisonner ainsi ?
Est-ce que les remorques dans cet ordre de prix se valent à peu près toutes point de vue qualité? Faut-il que je "ferions gaffe" à ne surtout pas acheter tel ou tel modèle facilement dispo dans les grandes surfaces?
Second problème, c'est que de toute façon, je ne vais pas pouvoir l'acheter dans ces grandes surfaces car je n'en aurai pas les moyens. Ce sera d'occasion et mieux encore, si je pouvais trouver quelqu'un pour m'en prêter une, je serais aux anges.
Donc si vous avez des bons plans "remorque" vraiment pas chères ou prêtées dans un rayon de 200 km autour de Toulouse, ou de simple conseil d'utilisateurs avisés, je vous en serais très reconnaissant.
L'expérience ajoutera certainement ses 30 kilos (la remorque plus le kleb qui en fait une petite vingtaine plus sa bouffe et son doudou) aux 50 que je traîne déjà mais en réalité, je me réjoui beaucoup de cette idée de voyager avec un chien.
Pour l'heure ma remorque idéale serait, "fermable" et imperméable, sur deux roues (rondes de préférence). Elle servirait au transport et aussi évidemment de niche pour que je puisse y dormir pendant qu'elle squatte mon duvet et mon autogonflant (c'est ce que je laisse croire au maître pour le rassurer sur le confort de son chien pendant le trajet).
Voilou et comme d'hab merci d'avance!
Amitiés, tout ça, ...
Darryl
J'ai un petit problème qui se pose et pour lequel j'ai déjà fait plusieurs recherches dans le forum sans vraiment trouver de réponses adéquate. Mon message s'adresse aux utilisateurs de remorques 2 roues car il me semble bien que c'est le choix qui va s'imposer dans ma situation.
Dans quelques semaines, je partirai pour l'est de la France. Normalement j'aurais agit "normalement" et je ne vous aurais pas embêté. Sauf que là, mon départ met dans la panade une relation qui comptait sur moi pour garder sa chienne durant son absence à la même période. Comme je ne suis pas à un kilo près, je lui ai dit que si j'arrivais à me dégoter une remorque à très peu de frais, j'allais l'amener avec moi.
Parqué dans le sud-ouest en attendant, je vais vais faire le tour des "zibé", "praillsministeur" et autre vide-grenier réels ou virtuels pour voir si je ne trouverais pas mon compte. Le hic c'est que comme en technique je ne développe mes compétences et connaissances que lorsque ça devient nécessaire, j'y connais pour l'heure, que plouc en matière de cariole à bestiau.
J'ai regardé ce qui se fait dansd les grandes surfaces. Prenons Decathlon par exemple qui en vend une dans les 200 euros. Je prend ça comme repère.
Je me soucie de la solidité du bazar car la "chiotte", c'est quand même à peu près deux milles bornes qu'elle va faire en remorque avant de retrouver la stabilité de son coussin de salon. Mon impression est que peu importe le prix, je me dis que les fabricants ne peuvent pas vraiment déconner avec la qualité des remorques enfants. Ce qui n'est peut-être pas autant le cas pour les remorques cargo ou les remorques faites expressément pour les animaux. Ais-je tord de raisonner ainsi ?
Est-ce que les remorques dans cet ordre de prix se valent à peu près toutes point de vue qualité? Faut-il que je "ferions gaffe" à ne surtout pas acheter tel ou tel modèle facilement dispo dans les grandes surfaces?
Second problème, c'est que de toute façon, je ne vais pas pouvoir l'acheter dans ces grandes surfaces car je n'en aurai pas les moyens. Ce sera d'occasion et mieux encore, si je pouvais trouver quelqu'un pour m'en prêter une, je serais aux anges.
Donc si vous avez des bons plans "remorque" vraiment pas chères ou prêtées dans un rayon de 200 km autour de Toulouse, ou de simple conseil d'utilisateurs avisés, je vous en serais très reconnaissant.
L'expérience ajoutera certainement ses 30 kilos (la remorque plus le kleb qui en fait une petite vingtaine plus sa bouffe et son doudou) aux 50 que je traîne déjà mais en réalité, je me réjoui beaucoup de cette idée de voyager avec un chien.
Pour l'heure ma remorque idéale serait, "fermable" et imperméable, sur deux roues (rondes de préférence). Elle servirait au transport et aussi évidemment de niche pour que je puisse y dormir pendant qu'elle squatte mon duvet et mon autogonflant (c'est ce que je laisse croire au maître pour le rassurer sur le confort de son chien pendant le trajet).
Voilou et comme d'hab merci d'avance!
Amitiés, tout ça, ...
Darryl
Retour de trois semaines en Thaïlande
Ca y est les vacances sont finies, elles se sont passées à merveille.
Je vais faire part de quelques petites remarques qui m'auraient bien été utiles pour la préparation du voyage, si après ça peut aider quelqu'un d'autre, tant mieux.
D'abord on était 5: les deux parents et 3 enfants: 16, 14 et 11 ans.
On s'est déplacé en bus (VIP de nuit, super), en avion ( Air Asia parfait), on a loué une voiture ( un super pick up 1500baths par jour à Koh Samui) et des scooters à Chiang Mai.
En ce qui concerne l'argent: ne pas oublier de faire débloquer le plafond de la carte bleue en France, les distributeurs Thai ne donnent jamais plus de 20000 voir 25000baths maxi à la fois ( entre 10 à 13 € de frais bancaire en plus, merci le crédit agricole) et à chaque fois qu'on paye avec la carte il y a une commission de 3.7%. Après chacun fait comme il veut mais je pense que la prochaine fois je prendrai plus de liquide et des travellers chèques ( qu'on paye aussi).
Le budget bouffe: je me suis complètement plantée car ceux qui comptent 100baths par repas, c'est uniquement dans la rue et pas avec une bande d'ados qui ont toujours envie de manger, de gouter à tout. Quand on se trouve dans un coin paumé, à Koh Tao sur Tanote bay plus précisément on est obligé de manger au restau de l'hotel et là c'est plus près des 300-400 baths par personne surtout pour un steak frites. Du coup quand on est 5 ça chiffre vite même si par rapport à la France ça reste toujours pas cher, le tout c'est de le prévoir au budget. Ce qui est dingue, c'est qu' au bout de 2 semaines de fried rice et de pad thai on a plus qu'une envie c'est manger des saloperies qu'on ne mange pas en France ( ou rarement) comme hamburger, club sandwich et compagnie.
Koh Tao: très joli mais il faut savoir qu' à part les 2 plages principales le reste est très isolé, les routes horribles, quand on est à Ao Tanote on ne bouge plus. Surtout ne pas rater l'excursion qui consiste à faire le tour de l'ile en bateau avec les arrêts pour le snorkeling, ça donne une bonne idée de l'ensemble de l'ile. Un des coins les plus beau est Mango bay mais complètement paumé et Ao Leuk.
Koh Samui: alors là le truc que tout le monde doit savoir c'est qu'au mois de juillet IL N Y A PAS D EAU, c'est incroyable la marée est basse presque toute la journée et il n'y a pas d'eau, surtout à Lamai et à Chaweng. Il y a quand même des parties de plage où il y en a plus que d'autres, bien se renseigner avant de partir si votre hotel est dans la partie vide ou pas. Par contre la plage de Maenam est magnifique, de l'eau, pas trop de monde super quoi! Il parait que Bophut est très vaseuse. Le Jungle Park est à l'abandon, la piscine ressemble à une mare aux canards.
Pour le shopping à Bangkok n'oubliez surtout pas de récupérer la TVA ( suivre les panneaux vat refund dans les grands magasins) ça vous permet de boire un dernier verre à l'aeroport. Pour une famille de 5 le moyen le plus pratique et le plus économique pour se déplacer à Bangkok est le taxi en demandant bien le meter.
Voila j'ai fini, je reste à disposition de ceux qui ont besoin de quelques renseignement pendant que c'est encore tout frais dans ma mémoire. Pour note, on est allé à Chiang Mai, Bang Saphan, Kuraburi, Koh Tao, Koh Samui et Bangkok pour finir. Atchao Caroline
En ce qui concerne l'argent: ne pas oublier de faire débloquer le plafond de la carte bleue en France, les distributeurs Thai ne donnent jamais plus de 20000 voir 25000baths maxi à la fois ( entre 10 à 13 € de frais bancaire en plus, merci le crédit agricole) et à chaque fois qu'on paye avec la carte il y a une commission de 3.7%. Après chacun fait comme il veut mais je pense que la prochaine fois je prendrai plus de liquide et des travellers chèques ( qu'on paye aussi).
Le budget bouffe: je me suis complètement plantée car ceux qui comptent 100baths par repas, c'est uniquement dans la rue et pas avec une bande d'ados qui ont toujours envie de manger, de gouter à tout. Quand on se trouve dans un coin paumé, à Koh Tao sur Tanote bay plus précisément on est obligé de manger au restau de l'hotel et là c'est plus près des 300-400 baths par personne surtout pour un steak frites. Du coup quand on est 5 ça chiffre vite même si par rapport à la France ça reste toujours pas cher, le tout c'est de le prévoir au budget. Ce qui est dingue, c'est qu' au bout de 2 semaines de fried rice et de pad thai on a plus qu'une envie c'est manger des saloperies qu'on ne mange pas en France ( ou rarement) comme hamburger, club sandwich et compagnie.
Koh Tao: très joli mais il faut savoir qu' à part les 2 plages principales le reste est très isolé, les routes horribles, quand on est à Ao Tanote on ne bouge plus. Surtout ne pas rater l'excursion qui consiste à faire le tour de l'ile en bateau avec les arrêts pour le snorkeling, ça donne une bonne idée de l'ensemble de l'ile. Un des coins les plus beau est Mango bay mais complètement paumé et Ao Leuk.
Koh Samui: alors là le truc que tout le monde doit savoir c'est qu'au mois de juillet IL N Y A PAS D EAU, c'est incroyable la marée est basse presque toute la journée et il n'y a pas d'eau, surtout à Lamai et à Chaweng. Il y a quand même des parties de plage où il y en a plus que d'autres, bien se renseigner avant de partir si votre hotel est dans la partie vide ou pas. Par contre la plage de Maenam est magnifique, de l'eau, pas trop de monde super quoi! Il parait que Bophut est très vaseuse. Le Jungle Park est à l'abandon, la piscine ressemble à une mare aux canards.
Pour le shopping à Bangkok n'oubliez surtout pas de récupérer la TVA ( suivre les panneaux vat refund dans les grands magasins) ça vous permet de boire un dernier verre à l'aeroport. Pour une famille de 5 le moyen le plus pratique et le plus économique pour se déplacer à Bangkok est le taxi en demandant bien le meter.
Voila j'ai fini, je reste à disposition de ceux qui ont besoin de quelques renseignement pendant que c'est encore tout frais dans ma mémoire. Pour note, on est allé à Chiang Mai, Bang Saphan, Kuraburi, Koh Tao, Koh Samui et Bangkok pour finir. Atchao Caroline
Vingt-cinq jours au Vietnam, que du bonheur!
Bonjour à tous, voici le carnet de notre voyage au Vietnam en mai 2008! nos adresses, conseils, impressions et émotions...
si vous voulez voir nos photos, elles sont sur notre page Internet. Bonne lecture!
DESCRIPTIF DU VOYAGE Destination : Vietnam Durée : 25 jours Formule : vol sec & sacs à dos Sur place : débrouille + guide local Régions visitées : sud ; centre ; et nord
LES TEMPS FORTS DU VOYAGE Saigon (Ho Chi Minh) : 7/10 Le Delta du Mékong : 8/10 L'île de Phu Quoc : 8/10 Hue : 8/10 Hanoi : 7/10 La région d'Ha Giang : 10/10 La Baie d'Along : 9/10
JOUR 0 : PARIS (NIUIT : AVION POUR HO CHI MINH) Jeudi 24.04.08
Départ depuis l'aéroport Charles de Gaulle avec une escale à Frankfurt.
Durée des vols :
Paris - Frankfurt : 1:20 (Air France) Frankfort - Ho Chi Minh : 11:25 (Vietnam AirLine)
Tarif des billets : 795 euros AR par personne
Remarque : La commande des billets a été lancée un peu tard (1, 5 mois avant le départ). A deux jours près nous avions un vol direct (Paris - Ho Chi Minh) pour le même prix.
Qualité de la prestation de Vietnam Airline : Excellente
JOUR 1 : HI CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Vendredi 24.05.08
Temps forts de la journée Première journée en Asie : quelle claque ! Première balade à travers les rues de Saigon (on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide...) Premiers essais dans le franchissement des passages cloutés (le sport à haut risque "préféré" des touristes piétons ... c'est un coup à prendre... une fois qu'on a compris la méthode, on y prend goût !) Premier "Pho" (soupe vietnamienne; principalement mangée au petit déjeuner) Première "Tiger Beer" (la meilleure des bières Vietnamiennes)
Carnet de voyage
A l'arrivée à l'aéroport un taximan nous attend avec une petite pancarte "Ms & Mr GERARD", un petit luxe négocié avec notre hôtel pour ne pas galérer à l'arrivée sur Ho Chi Minh. Au final, nous ne regrettons pas l'option choisie ! Nous avons certainement dû payer 2 ou 3 USD de plus que le coût du trajet normal, mais quel plaisir après 15 heures de vol d'être acceuilli en terre inconnue... et quel bonheur de faire notre première traversée de la ville sans avoir à regarder le compteur et sans se demander si le jojo au volant va nous amener à bon port.
L'arrivée à Ho Chi Minh City restera gravée dans notre mémoire. Plus largement, les sensations ressenties lors de nos premiers pas en Asie sont très proches de celles procurées par l'absorption d'un Bonbon Fisherman Friends, celles d'une claque ! On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! Ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide... Avec le décalage horaire et nos 15 heures d'avion, notre première journée est épuisante et surtout irréelle. Une drôle de sensation nous a accompagnés toute la journée... l'impression de ne pas vivre véritablement cette journée... mais davantage de la rêver. Notre première journée s'est organisée de la manière suivante : passage à l'hôtel pour déposer nos bagages (2 sacs à dos pas trop lourds) et prendre une douche ; visite du marché de BEN THAN (situé à 15 minutes à pied de notre hôtel, c'est un lieu très central d'Ho Chi Minh Ville, idéal comme point de repère, idéal comme point de départ pour une balade en "centre ville") visite de La Poste Centrale d'Ho Chi Minh (en tant que Postier et Ex Postier, la visite de ce lieu et l'envoi d'une lettre depuis cette poste étaient pour nous un incontournable), La Poste centrale est un incroyable bâtiment qu'il faut visiter pour son architecture (coloniale) et son ambiance très "coco". balade dans le quartier chic des expatriés et des quelques vietnamiens privilégiés (qui ne doivent pas être nombreux), c'est le quartier autour du Théâtre (surprenant de voir le décalage entre les boutiques chics types GUCCI ou BURBERRYS et les badaudsvietnamiens, vendeuses de fruits, cireurs de chaussures, chauffeurs de pousse-pousse....) déjeuner à proximité du marché, au PHO 24 (pas encore vraiment dans le bain, nous optons pour un restaurant "rassurant" type Mac Do Vietnamien... histoire de se restaurer sans retourner notre estomac pas encore acclimaté mais surtout légèrement affaibli par la fatigue du voyage) petite séance de shopping : commande d'une paire de verres correcteurs solaires pour Pilou (négocié 250.000 dong, soit 10 euros) Notre première soirée à Ho Chi Minh est très agréable : Apéro sur le toit du Rex Hôtel (lieu plaisant à la déco un peu kitch, avec une très belle vue de la ville) Dîner au Lemon Grass, une super adresse, qu'on recommande chaleureusement, une cuisine excellent avec un cadre simple et très agréable. Catégorie "adresse chic mais pas coup de bambou", nous y avons mangé à deux pour 450.000 dong sans nous priver.
Les "bonnes" adresses - Hôtel : Le Giangson (8/10) - Restaurant : Le Lemon Grass (9/10) - Boire un verre : Le toit du Rex Hotel (7/10) - Restaurant : Pho 24 (7/10) - L'hôtel Giangson est une bonne adresse quand on est de passage à Ho Chi Minh, très bien situé dans le quartier des routards, très propre, avec un excellent accueil (petit déjeuner offert à notre arrivée, petit déjeuner pas excellent, mais le geste était sympa). Les chambres sont simples mais fonctionnelles avec des clims qui ne ronflent pas trop. La jeune fille de l'accueil a su répondre à toutes nos sollicitations sans tirer aucun profil (conseil d'adresse pour réserver nos billets de train au tarif normal ; appels pour réservation de nos billets de bateau pour Can Tho ; ...)
JOUR 2 : HO CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Samedi 26.04.08
Temps forts de la journée - Premier trajet en "Motorbike" (principale mode de transport que nous avons utilisé en ville, très bon marché, et surtout très rapide) - Visite du quartier de CHOLON - Coup de bambou au restaurant Le Mandarin
Carnet de voyage Départ matinal pour le quartier de CHOLON et ses dizaines de pagodes. On décide de rejoindre le quartier de CHOLON en "motorbike". Quel trajet ! Une traversée extraordinaire de la ville avec deux chauffeurs très concentrés, très pressés, et très efficaces dans la circulation dense de Saigon. Nos chauffeurs nous déposent au marché de BINH TAY en plein coeur du quartier de CHOLON. Après un rapide coup d'oeil au marché (qui mérite une halte mais plus tard dans la journée) nous nous lançons à l'assaut des pagodes les plus conseillées par le Lonely : - Visite de l'Église CHA TAM - Visite de la Pagode HA CHUONG HOI QUAM - Visite de la Pagode THIEM HAU (que nous avons beaucoup aimé !) - Visite de la Pagode de TAM SUM HOI QUAM - Visite de la Pagode de NGHIA AN HOI QUAM - Visite de la Mosquée de CHOLON Nous terminons le quartier de CHOLON par la visite du marché qui longe la Mosquée : un marché superbe à voir absolument. Depuis la Mosquée nous récupérons un Taxi KARAOKE (et oui, on voit de tout en Asie) pour rejoindre la Pagode GIAC LAM (lieu agréable, un poil loin de tout, visite non indispensable). Le retour vers le "centre ville" se fait en "motorbike" avec deux loulous qui : empruntent deux trajets différents (petite frayeur de voir son compagnon prendre une rue différente de la sienne et disparaître...) ; ont bien essayés de nous faire payer la course deux fois alors que nous avions clairement annoncés la couleur au départ. Le repas du déjeuner se fait au PHO 2000, une adresse à proximité du marché Ben Thanh conseillée par le Routard où le Pho est excellent.
L'après midi nous partons à l'APOTHICAIRE, une adresse magique pour se faire faire un bon massage ou tout autre soin. L'APOTHICAIRE, c'est du bonheur en barre, un cadre magnifique, un excellent accueil et des masseuses expertes qui s'occupent de vous. Nous optons pour un massage THAI. Bien évidement les tarifs pratiqués sont bien loin des standards vietnamiens. Le lieu vise les expatriés, quelques vietnamiennes mariées à des hommes d'affaires et les touristes de passage qui (on ne sait pas vraiment pourquoi) associent forcement chaque destination asiatique avec le bonheur des massages... alors que les vietnamiens ne sont pas plus experts en massage que notre femme de ménage. La facture de l'APOTHICAIRE est donc en conformité avec le lieu : 90 USD pour 2 massages de 60 minutes et une pédicure de 30 minutes. Après ce délice, retour dans le quartier de Ben Than pour acheter des dongs (nous optons pour le recours aux bijoutiers, qui offrent des services de change plus intéressants que les banques), récupérer la première monture solaire, et commander 2 autres paires de verres (une solaire, et une de vue). Le repas du soir se fait au restaurant Le Mandarin, une adresse conseillée à la fois par le Lonely et par le Guide du Routard. Et là, quel coup de bambou !!! Nous y avons très bien mangé... mais ils doivent avoir très récemment changé leur politique tarifaire, car aujourd'hui, bon dieu que ça fait mal.... 2.000.000 dong pour deux menus et deux coupes de champagnes ! C'est simple, pas de carte proposée, juste des menus qui oscillent entre 35 et 150 USD...
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mandarin (5/10, tarifs de fous) - Restaurant : Pho 2000 (7/10)
JOUR 3 : HO CHI MINH – CAN THO (NUIT : CAN THO)
Dimanche 27.04.08
Temps forts de la journée - Café du musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh - Trajet en bateau pour CAN THO, notamment la sortie de Ho Chi Minh et la traversée du sud du Delta du Mékong - Découverte de la ville de CAN THO, ville "balnéaire"
Carnet de voyage
Initialement nous avions envisagé de quitter tôt Ho Chi Minh en prenant le bateau de 8h00 pour CAN THO, mais, faute de place, nous nous rabattons sur le bateau de 13h00. Ce changement de dernière minute nous permet de prendre un peu plus de temps pour visiter SAIGON.
On profite donc de la matinée pour visiter le Musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh et surtout les alentours du musée (une partie de la ville que nous avons beaucoup apprécié).
Le musée des Beaux arts n'a pas beaucoup d'intérêt, la collection présentée est assez pauvre. Les vietnamiens ne sont pas des champions en peinture et encore moins en sculpture. Toutefois, une belle collection d'affiches de propagande y est présentée et surtout le bâtiment en lui même mérite le détour.
A 9h00, nous prenons une collation très agréable au café du musée. Des collectionneurs de timbres ou de pièces & billets de monnaie nous entourent. Ils se retrouvent dans ce lieu pour vivre leur passion.
A 11h00, petit saut au quartier des opticiens pour récupérer notre commande. Au final nos 3 paires de verres nous coûtent la bagatelle de 800.000 dong ! Un bon plan, le travail est bien fait, la qualité des verres correcte !
A 12h00, nous "shoppinons" dans la rue agréable de Nguyen Trai (où nous déjeunons). Puis retour à l'hôtel pour récupérer nos sacs et rejoindre l'embarcadère de Ho Chi Minh.
Le trajet pour Can Tho est un moment inoubliable. Notre mini bateau de 25 places est conduit par un "capitaine" qui jubile en profitant à plein régime des deux moteurs sur-dimentionnés placés à l'arrière de sa chaloupe. Le trajet est vraiment surréaliste...
Dés l'entrée dans le Delta du Mékong, un sourire béa couvre nos visages... ça y est....nous y sommes, à nous le VIETNAM comme nous le rêvions.
A 16h30 nous sommes à CAN THO.
A peine douchés, il faut penser aux préparatifs pour la suite de notre voyage notamment pour la visite des marchés flottants et la boucle que nous souhaitons faire à travers le Delta du Mékong.
L'office du tourisme fermant à 17h00, nous nous retrouvons eu peu dans la misère pour lancer ces préparatifs. Faute de mieux, nous nous retrouvons à négocier un circuit avec une des personnes qui nous a accueilli à notre arrivée à l'hôtel. Cette personne se présente comme un "mini couteau suisse" et se dit prête à nous trouver un guide et des motos pour nos 3 prochains jours et à nous organiser la visite des marchés flottants dès le lendemain matin.
Le tarif annoncé par notre "sauveur" est de 450 USD, nous négocions le tout pour 370 USD. C'est loin d'être un bon tarif, mais l'envie de perdre le moins possible de temps nous pousse à accepter la proposition.
Au programme : Circuit privé de 7 heures le lendemain en bateau pour visiter la région de CAN THO dont les 2 marchés flottants qui semblent les plus intéressants ; Départ le jour même pour CHAU DOC avec un guide et deux "motorbikes" ; Circuit de 3 jours : CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA ; Prise en charge de la "motorbike" par une tierce personne à Rach Gia (ce qui nous évite de re-passer par la case départ). Le marché conclu, nous quittons notre "Huggy les bons tuyaux" pour un repas au restaurant "Le Mekong" (une bonne adresse simple à côté de notre hôtel).
Le soir, nous sommes agréablement surpris par la Ville de CAN THO, ville très agréable. Nous assistons aux répétitions du spectacle des enfants prévu pour le 30/04, date de la fête nationale de la réunification. (spectacle on ne peut plus "coco").
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mekong (7/10) - Hôtel : Tay Ho Hotel (42 Hai Ba Trung dans le Routard) (7/10)
JOUR 4 : CAN THO - CHAU DOC (NUIT : CHAU DOC) Lundi 28.04.08
Temps forts de la journée - Visite des marchés flottants - Visite d'une fabrique de pâtes de riz - Très belle engueulade avec "Huggy les bons tuyaux"
Carnet de voyage
A 5h30, nous rejoignons notre guide et notre "pilote de chaloupe privée" devant l'hôtel. Au programme 7 heures de bateau pour visiter les environs de CAN THO et surtout pour découvrir les 2 marchés flottants : le marché de CAI RANG ; le marché de PHONG DIEN (magique !!!). Juste avant de monter dans notre chaloupe, notre guide nous propose un petit café dans un bouiboui en face de l'embarcadère. La proposition est quelque peu malhonnête, en réalité elle permet au frère de "Huggy les bons tuyaux "de nous rejoindre pour re-discuter de la proposition "commerciale" de la veille.
Nous voilà donc, à 5h30 du matin, contraints de re-discutter les conditions de notre voyage pour les 3 jours à venir.
Notre nouveau contact nous assure que nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour faire la boucle souhaitée en "motorbike" (CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA) et qu'une option 4 x 4 serait plus intéressante pour nous. Bien évidemment, l'option 4 x 4 est plus chère, le filou nous demande une rallonge de 60 USD.
Furieux de nous retrouver dans cette situation, nous refusons la rallonge de 60 USD, et nous lui rappelons que 12 heures auparavant, tout semblait réalisable avec son frère. Nous lui laissons donc la charge de trouver la meilleure solution pour nous et pour lui au prix initialement convenu.
Finalement nous quittons l'embarcadère à 6h15 avec la désagréable impression d'être tombés sur des lascars qui essaient de nous baiser financièrement (en s'y prenant comme des manches) et que l'organisation de nos trois prochains jours semble compromise !
Il nous faut au moins 30 minutes pour oublier l'incident et commencer à profiter de notre embarcation et surtout du paysage qui nous entoure. Et là quel spectacle ! La visite des marchés flottants est incroyable ! C'est un bonheur immense de se retrouver au milieu de tous ces bateaux chargés de produits divers et variés (ananas, mangues, noix de coco ; ...). Les couleurs y sont superbes ! L'envie de prendre des photos est intense ! La bonne surprise de la journée est l'absence totale de touristes ! Nous avions la crainte en début de journée d'être tels des paparazzi à mitrailler les lieux, les gens, au milieu de nos congénères... et l'instant est tout autre, nous nous retrouvons en "symbiose" avec les bateaux qui nous entourent... moments d'échange et non de "viol". Nous sommes aux anges ! Le reste de la matinée complète l'immersion totale dans le Delta du Mékong. Notre "pilote" et notre guide nous font découvrir la vie des gens de cette région du monde. Un mot résume cette vie le "mekong", les vietnamiens l'utilisent pour se laver, pour se nourrir, pour construire leur maison, pour se déplacer ; pour stocker certaines denrées, pour jouer, mais ils l'utilisent aussi comme poubelle et comme 'tout à l'égout". Au fur et à mesure de la matinée, nous comprenons que le guide prévu par nos lascars pour le reste de notre périple de 3 jours est celui qui nous accompagne, un papy de 66 ans très gentil, très sympathique.... mais qui n'a pas la moindre envie et surtout pas l'énergie pour sauter sur une "motorbike" à notre retour à CAN THO pour se taper les 70 km de route difficile... et qui ne semble pas très chaud pour en faire de même le lendemain et le sur lendemain.
Dès notre retour à CAN THO, un débrief est fait avec Huggy les bons tuyaux. Nous le remercions tout d'abord pour la magnifique balade en bateau, puis très vite le ton monte quand on aborde la re-négociation financière matinale et la solution finale qu'il nous propose pour notre boucle CAN THO - RACH GIA.
Faute de moyen, Huggy n'est pas en mesure de nous proposer un autre guide que le papy. Faute d'envie d'être le responsable de la crise cardiaque de notre compagnon de route, et surtout très peu confiants quant à l'organisation proposée par notre boy scout, nous décidons d'annuler le voyage.
Après nous être défoulés sur le stroumph vietnamien malhonnête, nous récupérons une 4/5 de notre avance (ce qui représente à peu près le prix de la balade du matin) et sautons dans le premier bus disponible en direction de CHAU DOC... (10 USD sont perdus, pas grave, c'est le prix de la sérénité).
Le trajet en bus pour CHAU DOC est très confortable. Nous nous réjouissons très vite de l'abandon de l'option "motorbikes"... et ce pour 3 raisons : - la route pour CHAU DOC n'a pas beaucoup d'intérêt ; - un orage éclate à 14h30 ; - la pluie ne cessera pas pendant tout le voyage. A notre arrivée sur CHAU DOC, nous optons pour le VINH PHOC HOTEL sur les conseils du Lonely Planet. L'hôtel se montre très décevant. Le Lonely parlait d'un hôtel correct tenu par un anglais sympathique qui se montrait souvent de bons conseils pour les voyageurs... Au final nous n'avons jamais rencontré de sympathique anglais ; les conseils sur la région donnés par l'hôtel sont assez pauvres et les chambres ne sont pas bien terribles (mais il faut le dire assez bon marché : 12 USD). Nous profitons toutefois de l'agence de voyage présente dans l'hôtel pour commander nos billets de bus pour Ha Tien (2 x 7 USD ; prix réel 2 x 30.000 dong) ; notre AR en bateau pour Phu Quoc (4 x 18 USD ; prix réel 4 x 180.000 dong) ; notre circuit moto du lendemain (2 x 15 USD). Nous profitons de la fin de journée pour visiter le marché de CHAU DOC (à 2 pas de l'hôtel) et nous dînons au BAY BONG. Une très bonne adresse pour déguster du poisson.
Les "bonnes" adresses - Restaurant le BAY BONG (7/10) - VINH PHOC HOTEL (5/10)
JOUR 5 : CHAU DOC – HA TIEN (NUIT : HA TIEN )
Mardi 29.04.08
Temps forts de la journée - le marché de Chau Doc (magnifique !) - le quartier de Chau Giang (très "tropical" !) - le Mont Sam (à voir, si possible, sous le soleil) - les maisons sur pilotis de Chau Doc - le voyage en bus pour rejoindre Ha Tien
Carnet de voyage
Réveil à 4h45 pour Pilou pour une belle balade à travers les rues de CHAU DOC (en attendant le treck moto prévu à 7h00).
Les temps forts de cette balade : la visite du marché au petit matin notamment le marché aux poissons (très impressionnant) ; l'observation des bateaux qui viennent s'approvisionner (traversée des marchandises à travers les maisons sur pilotis qui longent le marché) ; participation à la séance de gymnastique sur la digue (c'est vraiment amusant de voir toutes ces personnes se retrouver au petit matin pour une séance de gymnastique, ambiance très coco, ressenti amplifié par l'omniprésence des discours patriotiques diffusés dans toutes les villes à partir de 5h00) ; café/thé post effort (comme tout bon vietnamien mais avec en prime un tarif très touristique... mais un très beau sourire de la patronne) A 7h00 nous quittons notre hôtel pour démarrer notre circuit moto (accompagné d'un guide), au programme : le Mont Sam (à voir, si possible sous le soleil, ce qui n'était pas notre cas.... si le soleil est au RDV, le Mont Sam permet un bon panorama de la région et même au delà puisque le Cambodge n'est qu'à quelques km) ; le temple Chau Phu ; la Mosquée Chau Giang. Hors programme, nous visitons la maison de notre guide (très heureux de nous la faire visiter). A deux pas de la Mosquée de Chau Giang, nous visitons un centre d'accueil d'enfants démunis où nous achetons deux très belles nappes confectionnées sur place. Nous sommes de retour à l'hôtel sur les coups de 13h00, ce qui nous laisse un peu de temps pour déjeuner et repasser par le marché. A 14h00 direction la gare routière pour récupérer notre bus. Là commence un trajet inoubliable pour Ha Tien. Notre bus est très petit, sans clim, d'un âge très avancé. On quitte Chau Doc avec un bus plein (plus une seule place libre), pourtant pendant tout le trajet le chauffeur ne cessera de s'arrêter sur le bord de la route pour prendre de nouvelles personnes, au plus fort on atteint le nombre de 30 passagers alors que le bus compte à peine 15 sièges .... complètement surréaliste. Pour couronner le tout, nous rencontrons un orage sévère qui rend la visibilité pour le chauffeur quasi nulle ! Voyage donc fatiguant mais quel voyage !!!! Un moment magique de complicité avec les locaux ! L'arrivée à Ha Tien est quelque peu mouvementée. Dés notre entrée dans la gare routière (et même quelques km avant), notre bus est pris d'assaut par une ordre de conducteurs de motorbike qui nous proposent la course. La méthode un peu rustre ne nous empêche pas de choisir deux chauffeurs (pour négocier la course, la technique "on se casse" fonctionne à merveille)... Première expérience du grand classique : "je ne tiens pas compte ta demande et je t'emmène là où je veux !" (il nous faudra quelques minutes pour faire comprendre à l'hôtel que nous ne restons pas et à nos lascars que nous ne payerons pas la course s'ils ne nous emmènent pas à bon port). Arrivés à l'hôtel que nous avions réservé, nous avons un peu de mal à nous défaire de nos chauffeurs qui attendent une commission et surtout que veulent impérativement nous emmener dès le lendemain pour un circuit moto au Cambodge (sans autorisation...). L'hôtel choisi est le Ha Tien Hôtel : une excellent adresse où les chambres sont vraiment de très bon niveau pour un prix très raisonnable. Nous optons pour une chambre à 300.000 dong après avoir essayé (sans succès) de négocier un tarif intéressant pour la "suite". L'échec de la négociation se situe davantage sur le problème de la langue que sur le prix demandé... Nous dînons au restaurant XUAN THANH, une très bonne adresse où l'accueil est sympa (on vous conseille l'excellent calamar à l'ananas). Puis petite séance de shopping avant d'aller dormir (achat de pellicules fuji à 36.000 dong pièce et achat d'un casque moto pour Pilou).
Les "bonnes" adresses - Restaurant XUAN THANH (7/10) - Ha tien Hôtel (8/10)
DESCRIPTIF DU VOYAGE Destination : Vietnam Durée : 25 jours Formule : vol sec & sacs à dos Sur place : débrouille + guide local Régions visitées : sud ; centre ; et nord
LES TEMPS FORTS DU VOYAGE Saigon (Ho Chi Minh) : 7/10 Le Delta du Mékong : 8/10 L'île de Phu Quoc : 8/10 Hue : 8/10 Hanoi : 7/10 La région d'Ha Giang : 10/10 La Baie d'Along : 9/10
JOUR 0 : PARIS (NIUIT : AVION POUR HO CHI MINH) Jeudi 24.04.08
Départ depuis l'aéroport Charles de Gaulle avec une escale à Frankfurt.
Durée des vols :
Paris - Frankfurt : 1:20 (Air France) Frankfort - Ho Chi Minh : 11:25 (Vietnam AirLine)
Tarif des billets : 795 euros AR par personne
Remarque : La commande des billets a été lancée un peu tard (1, 5 mois avant le départ). A deux jours près nous avions un vol direct (Paris - Ho Chi Minh) pour le même prix.
Qualité de la prestation de Vietnam Airline : Excellente
JOUR 1 : HI CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Vendredi 24.05.08
Temps forts de la journée Première journée en Asie : quelle claque ! Première balade à travers les rues de Saigon (on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide...) Premiers essais dans le franchissement des passages cloutés (le sport à haut risque "préféré" des touristes piétons ... c'est un coup à prendre... une fois qu'on a compris la méthode, on y prend goût !) Premier "Pho" (soupe vietnamienne; principalement mangée au petit déjeuner) Première "Tiger Beer" (la meilleure des bières Vietnamiennes)
Carnet de voyage
A l'arrivée à l'aéroport un taximan nous attend avec une petite pancarte "Ms & Mr GERARD", un petit luxe négocié avec notre hôtel pour ne pas galérer à l'arrivée sur Ho Chi Minh. Au final, nous ne regrettons pas l'option choisie ! Nous avons certainement dû payer 2 ou 3 USD de plus que le coût du trajet normal, mais quel plaisir après 15 heures de vol d'être acceuilli en terre inconnue... et quel bonheur de faire notre première traversée de la ville sans avoir à regarder le compteur et sans se demander si le jojo au volant va nous amener à bon port.
L'arrivée à Ho Chi Minh City restera gravée dans notre mémoire. Plus largement, les sensations ressenties lors de nos premiers pas en Asie sont très proches de celles procurées par l'absorption d'un Bonbon Fisherman Friends, celles d'une claque ! On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! Ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide... Avec le décalage horaire et nos 15 heures d'avion, notre première journée est épuisante et surtout irréelle. Une drôle de sensation nous a accompagnés toute la journée... l'impression de ne pas vivre véritablement cette journée... mais davantage de la rêver. Notre première journée s'est organisée de la manière suivante : passage à l'hôtel pour déposer nos bagages (2 sacs à dos pas trop lourds) et prendre une douche ; visite du marché de BEN THAN (situé à 15 minutes à pied de notre hôtel, c'est un lieu très central d'Ho Chi Minh Ville, idéal comme point de repère, idéal comme point de départ pour une balade en "centre ville") visite de La Poste Centrale d'Ho Chi Minh (en tant que Postier et Ex Postier, la visite de ce lieu et l'envoi d'une lettre depuis cette poste étaient pour nous un incontournable), La Poste centrale est un incroyable bâtiment qu'il faut visiter pour son architecture (coloniale) et son ambiance très "coco". balade dans le quartier chic des expatriés et des quelques vietnamiens privilégiés (qui ne doivent pas être nombreux), c'est le quartier autour du Théâtre (surprenant de voir le décalage entre les boutiques chics types GUCCI ou BURBERRYS et les badaudsvietnamiens, vendeuses de fruits, cireurs de chaussures, chauffeurs de pousse-pousse....) déjeuner à proximité du marché, au PHO 24 (pas encore vraiment dans le bain, nous optons pour un restaurant "rassurant" type Mac Do Vietnamien... histoire de se restaurer sans retourner notre estomac pas encore acclimaté mais surtout légèrement affaibli par la fatigue du voyage) petite séance de shopping : commande d'une paire de verres correcteurs solaires pour Pilou (négocié 250.000 dong, soit 10 euros) Notre première soirée à Ho Chi Minh est très agréable : Apéro sur le toit du Rex Hôtel (lieu plaisant à la déco un peu kitch, avec une très belle vue de la ville) Dîner au Lemon Grass, une super adresse, qu'on recommande chaleureusement, une cuisine excellent avec un cadre simple et très agréable. Catégorie "adresse chic mais pas coup de bambou", nous y avons mangé à deux pour 450.000 dong sans nous priver.
Les "bonnes" adresses - Hôtel : Le Giangson (8/10) - Restaurant : Le Lemon Grass (9/10) - Boire un verre : Le toit du Rex Hotel (7/10) - Restaurant : Pho 24 (7/10) - L'hôtel Giangson est une bonne adresse quand on est de passage à Ho Chi Minh, très bien situé dans le quartier des routards, très propre, avec un excellent accueil (petit déjeuner offert à notre arrivée, petit déjeuner pas excellent, mais le geste était sympa). Les chambres sont simples mais fonctionnelles avec des clims qui ne ronflent pas trop. La jeune fille de l'accueil a su répondre à toutes nos sollicitations sans tirer aucun profil (conseil d'adresse pour réserver nos billets de train au tarif normal ; appels pour réservation de nos billets de bateau pour Can Tho ; ...)
JOUR 2 : HO CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Samedi 26.04.08
Temps forts de la journée - Premier trajet en "Motorbike" (principale mode de transport que nous avons utilisé en ville, très bon marché, et surtout très rapide) - Visite du quartier de CHOLON - Coup de bambou au restaurant Le Mandarin
Carnet de voyage Départ matinal pour le quartier de CHOLON et ses dizaines de pagodes. On décide de rejoindre le quartier de CHOLON en "motorbike". Quel trajet ! Une traversée extraordinaire de la ville avec deux chauffeurs très concentrés, très pressés, et très efficaces dans la circulation dense de Saigon. Nos chauffeurs nous déposent au marché de BINH TAY en plein coeur du quartier de CHOLON. Après un rapide coup d'oeil au marché (qui mérite une halte mais plus tard dans la journée) nous nous lançons à l'assaut des pagodes les plus conseillées par le Lonely : - Visite de l'Église CHA TAM - Visite de la Pagode HA CHUONG HOI QUAM - Visite de la Pagode THIEM HAU (que nous avons beaucoup aimé !) - Visite de la Pagode de TAM SUM HOI QUAM - Visite de la Pagode de NGHIA AN HOI QUAM - Visite de la Mosquée de CHOLON Nous terminons le quartier de CHOLON par la visite du marché qui longe la Mosquée : un marché superbe à voir absolument. Depuis la Mosquée nous récupérons un Taxi KARAOKE (et oui, on voit de tout en Asie) pour rejoindre la Pagode GIAC LAM (lieu agréable, un poil loin de tout, visite non indispensable). Le retour vers le "centre ville" se fait en "motorbike" avec deux loulous qui : empruntent deux trajets différents (petite frayeur de voir son compagnon prendre une rue différente de la sienne et disparaître...) ; ont bien essayés de nous faire payer la course deux fois alors que nous avions clairement annoncés la couleur au départ. Le repas du déjeuner se fait au PHO 2000, une adresse à proximité du marché Ben Thanh conseillée par le Routard où le Pho est excellent.
L'après midi nous partons à l'APOTHICAIRE, une adresse magique pour se faire faire un bon massage ou tout autre soin. L'APOTHICAIRE, c'est du bonheur en barre, un cadre magnifique, un excellent accueil et des masseuses expertes qui s'occupent de vous. Nous optons pour un massage THAI. Bien évidement les tarifs pratiqués sont bien loin des standards vietnamiens. Le lieu vise les expatriés, quelques vietnamiennes mariées à des hommes d'affaires et les touristes de passage qui (on ne sait pas vraiment pourquoi) associent forcement chaque destination asiatique avec le bonheur des massages... alors que les vietnamiens ne sont pas plus experts en massage que notre femme de ménage. La facture de l'APOTHICAIRE est donc en conformité avec le lieu : 90 USD pour 2 massages de 60 minutes et une pédicure de 30 minutes. Après ce délice, retour dans le quartier de Ben Than pour acheter des dongs (nous optons pour le recours aux bijoutiers, qui offrent des services de change plus intéressants que les banques), récupérer la première monture solaire, et commander 2 autres paires de verres (une solaire, et une de vue). Le repas du soir se fait au restaurant Le Mandarin, une adresse conseillée à la fois par le Lonely et par le Guide du Routard. Et là, quel coup de bambou !!! Nous y avons très bien mangé... mais ils doivent avoir très récemment changé leur politique tarifaire, car aujourd'hui, bon dieu que ça fait mal.... 2.000.000 dong pour deux menus et deux coupes de champagnes ! C'est simple, pas de carte proposée, juste des menus qui oscillent entre 35 et 150 USD...
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mandarin (5/10, tarifs de fous) - Restaurant : Pho 2000 (7/10)
JOUR 3 : HO CHI MINH – CAN THO (NUIT : CAN THO)
Dimanche 27.04.08
Temps forts de la journée - Café du musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh - Trajet en bateau pour CAN THO, notamment la sortie de Ho Chi Minh et la traversée du sud du Delta du Mékong - Découverte de la ville de CAN THO, ville "balnéaire"
Carnet de voyage
Initialement nous avions envisagé de quitter tôt Ho Chi Minh en prenant le bateau de 8h00 pour CAN THO, mais, faute de place, nous nous rabattons sur le bateau de 13h00. Ce changement de dernière minute nous permet de prendre un peu plus de temps pour visiter SAIGON.
On profite donc de la matinée pour visiter le Musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh et surtout les alentours du musée (une partie de la ville que nous avons beaucoup apprécié).
Le musée des Beaux arts n'a pas beaucoup d'intérêt, la collection présentée est assez pauvre. Les vietnamiens ne sont pas des champions en peinture et encore moins en sculpture. Toutefois, une belle collection d'affiches de propagande y est présentée et surtout le bâtiment en lui même mérite le détour.
A 9h00, nous prenons une collation très agréable au café du musée. Des collectionneurs de timbres ou de pièces & billets de monnaie nous entourent. Ils se retrouvent dans ce lieu pour vivre leur passion.
A 11h00, petit saut au quartier des opticiens pour récupérer notre commande. Au final nos 3 paires de verres nous coûtent la bagatelle de 800.000 dong ! Un bon plan, le travail est bien fait, la qualité des verres correcte !
A 12h00, nous "shoppinons" dans la rue agréable de Nguyen Trai (où nous déjeunons). Puis retour à l'hôtel pour récupérer nos sacs et rejoindre l'embarcadère de Ho Chi Minh.
Le trajet pour Can Tho est un moment inoubliable. Notre mini bateau de 25 places est conduit par un "capitaine" qui jubile en profitant à plein régime des deux moteurs sur-dimentionnés placés à l'arrière de sa chaloupe. Le trajet est vraiment surréaliste...
Dés l'entrée dans le Delta du Mékong, un sourire béa couvre nos visages... ça y est....nous y sommes, à nous le VIETNAM comme nous le rêvions.
A 16h30 nous sommes à CAN THO.
A peine douchés, il faut penser aux préparatifs pour la suite de notre voyage notamment pour la visite des marchés flottants et la boucle que nous souhaitons faire à travers le Delta du Mékong.
L'office du tourisme fermant à 17h00, nous nous retrouvons eu peu dans la misère pour lancer ces préparatifs. Faute de mieux, nous nous retrouvons à négocier un circuit avec une des personnes qui nous a accueilli à notre arrivée à l'hôtel. Cette personne se présente comme un "mini couteau suisse" et se dit prête à nous trouver un guide et des motos pour nos 3 prochains jours et à nous organiser la visite des marchés flottants dès le lendemain matin.
Le tarif annoncé par notre "sauveur" est de 450 USD, nous négocions le tout pour 370 USD. C'est loin d'être un bon tarif, mais l'envie de perdre le moins possible de temps nous pousse à accepter la proposition.
Au programme : Circuit privé de 7 heures le lendemain en bateau pour visiter la région de CAN THO dont les 2 marchés flottants qui semblent les plus intéressants ; Départ le jour même pour CHAU DOC avec un guide et deux "motorbikes" ; Circuit de 3 jours : CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA ; Prise en charge de la "motorbike" par une tierce personne à Rach Gia (ce qui nous évite de re-passer par la case départ). Le marché conclu, nous quittons notre "Huggy les bons tuyaux" pour un repas au restaurant "Le Mekong" (une bonne adresse simple à côté de notre hôtel).
Le soir, nous sommes agréablement surpris par la Ville de CAN THO, ville très agréable. Nous assistons aux répétitions du spectacle des enfants prévu pour le 30/04, date de la fête nationale de la réunification. (spectacle on ne peut plus "coco").
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mekong (7/10) - Hôtel : Tay Ho Hotel (42 Hai Ba Trung dans le Routard) (7/10)
JOUR 4 : CAN THO - CHAU DOC (NUIT : CHAU DOC) Lundi 28.04.08
Temps forts de la journée - Visite des marchés flottants - Visite d'une fabrique de pâtes de riz - Très belle engueulade avec "Huggy les bons tuyaux"
Carnet de voyage
A 5h30, nous rejoignons notre guide et notre "pilote de chaloupe privée" devant l'hôtel. Au programme 7 heures de bateau pour visiter les environs de CAN THO et surtout pour découvrir les 2 marchés flottants : le marché de CAI RANG ; le marché de PHONG DIEN (magique !!!). Juste avant de monter dans notre chaloupe, notre guide nous propose un petit café dans un bouiboui en face de l'embarcadère. La proposition est quelque peu malhonnête, en réalité elle permet au frère de "Huggy les bons tuyaux "de nous rejoindre pour re-discuter de la proposition "commerciale" de la veille.
Nous voilà donc, à 5h30 du matin, contraints de re-discutter les conditions de notre voyage pour les 3 jours à venir.
Notre nouveau contact nous assure que nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour faire la boucle souhaitée en "motorbike" (CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA) et qu'une option 4 x 4 serait plus intéressante pour nous. Bien évidemment, l'option 4 x 4 est plus chère, le filou nous demande une rallonge de 60 USD.
Furieux de nous retrouver dans cette situation, nous refusons la rallonge de 60 USD, et nous lui rappelons que 12 heures auparavant, tout semblait réalisable avec son frère. Nous lui laissons donc la charge de trouver la meilleure solution pour nous et pour lui au prix initialement convenu.
Finalement nous quittons l'embarcadère à 6h15 avec la désagréable impression d'être tombés sur des lascars qui essaient de nous baiser financièrement (en s'y prenant comme des manches) et que l'organisation de nos trois prochains jours semble compromise !
Il nous faut au moins 30 minutes pour oublier l'incident et commencer à profiter de notre embarcation et surtout du paysage qui nous entoure. Et là quel spectacle ! La visite des marchés flottants est incroyable ! C'est un bonheur immense de se retrouver au milieu de tous ces bateaux chargés de produits divers et variés (ananas, mangues, noix de coco ; ...). Les couleurs y sont superbes ! L'envie de prendre des photos est intense ! La bonne surprise de la journée est l'absence totale de touristes ! Nous avions la crainte en début de journée d'être tels des paparazzi à mitrailler les lieux, les gens, au milieu de nos congénères... et l'instant est tout autre, nous nous retrouvons en "symbiose" avec les bateaux qui nous entourent... moments d'échange et non de "viol". Nous sommes aux anges ! Le reste de la matinée complète l'immersion totale dans le Delta du Mékong. Notre "pilote" et notre guide nous font découvrir la vie des gens de cette région du monde. Un mot résume cette vie le "mekong", les vietnamiens l'utilisent pour se laver, pour se nourrir, pour construire leur maison, pour se déplacer ; pour stocker certaines denrées, pour jouer, mais ils l'utilisent aussi comme poubelle et comme 'tout à l'égout". Au fur et à mesure de la matinée, nous comprenons que le guide prévu par nos lascars pour le reste de notre périple de 3 jours est celui qui nous accompagne, un papy de 66 ans très gentil, très sympathique.... mais qui n'a pas la moindre envie et surtout pas l'énergie pour sauter sur une "motorbike" à notre retour à CAN THO pour se taper les 70 km de route difficile... et qui ne semble pas très chaud pour en faire de même le lendemain et le sur lendemain.
Dès notre retour à CAN THO, un débrief est fait avec Huggy les bons tuyaux. Nous le remercions tout d'abord pour la magnifique balade en bateau, puis très vite le ton monte quand on aborde la re-négociation financière matinale et la solution finale qu'il nous propose pour notre boucle CAN THO - RACH GIA.
Faute de moyen, Huggy n'est pas en mesure de nous proposer un autre guide que le papy. Faute d'envie d'être le responsable de la crise cardiaque de notre compagnon de route, et surtout très peu confiants quant à l'organisation proposée par notre boy scout, nous décidons d'annuler le voyage.
Après nous être défoulés sur le stroumph vietnamien malhonnête, nous récupérons une 4/5 de notre avance (ce qui représente à peu près le prix de la balade du matin) et sautons dans le premier bus disponible en direction de CHAU DOC... (10 USD sont perdus, pas grave, c'est le prix de la sérénité).
Le trajet en bus pour CHAU DOC est très confortable. Nous nous réjouissons très vite de l'abandon de l'option "motorbikes"... et ce pour 3 raisons : - la route pour CHAU DOC n'a pas beaucoup d'intérêt ; - un orage éclate à 14h30 ; - la pluie ne cessera pas pendant tout le voyage. A notre arrivée sur CHAU DOC, nous optons pour le VINH PHOC HOTEL sur les conseils du Lonely Planet. L'hôtel se montre très décevant. Le Lonely parlait d'un hôtel correct tenu par un anglais sympathique qui se montrait souvent de bons conseils pour les voyageurs... Au final nous n'avons jamais rencontré de sympathique anglais ; les conseils sur la région donnés par l'hôtel sont assez pauvres et les chambres ne sont pas bien terribles (mais il faut le dire assez bon marché : 12 USD). Nous profitons toutefois de l'agence de voyage présente dans l'hôtel pour commander nos billets de bus pour Ha Tien (2 x 7 USD ; prix réel 2 x 30.000 dong) ; notre AR en bateau pour Phu Quoc (4 x 18 USD ; prix réel 4 x 180.000 dong) ; notre circuit moto du lendemain (2 x 15 USD). Nous profitons de la fin de journée pour visiter le marché de CHAU DOC (à 2 pas de l'hôtel) et nous dînons au BAY BONG. Une très bonne adresse pour déguster du poisson.
Les "bonnes" adresses - Restaurant le BAY BONG (7/10) - VINH PHOC HOTEL (5/10)
JOUR 5 : CHAU DOC – HA TIEN (NUIT : HA TIEN )
Mardi 29.04.08
Temps forts de la journée - le marché de Chau Doc (magnifique !) - le quartier de Chau Giang (très "tropical" !) - le Mont Sam (à voir, si possible, sous le soleil) - les maisons sur pilotis de Chau Doc - le voyage en bus pour rejoindre Ha Tien
Carnet de voyage
Réveil à 4h45 pour Pilou pour une belle balade à travers les rues de CHAU DOC (en attendant le treck moto prévu à 7h00).
Les temps forts de cette balade : la visite du marché au petit matin notamment le marché aux poissons (très impressionnant) ; l'observation des bateaux qui viennent s'approvisionner (traversée des marchandises à travers les maisons sur pilotis qui longent le marché) ; participation à la séance de gymnastique sur la digue (c'est vraiment amusant de voir toutes ces personnes se retrouver au petit matin pour une séance de gymnastique, ambiance très coco, ressenti amplifié par l'omniprésence des discours patriotiques diffusés dans toutes les villes à partir de 5h00) ; café/thé post effort (comme tout bon vietnamien mais avec en prime un tarif très touristique... mais un très beau sourire de la patronne) A 7h00 nous quittons notre hôtel pour démarrer notre circuit moto (accompagné d'un guide), au programme : le Mont Sam (à voir, si possible sous le soleil, ce qui n'était pas notre cas.... si le soleil est au RDV, le Mont Sam permet un bon panorama de la région et même au delà puisque le Cambodge n'est qu'à quelques km) ; le temple Chau Phu ; la Mosquée Chau Giang. Hors programme, nous visitons la maison de notre guide (très heureux de nous la faire visiter). A deux pas de la Mosquée de Chau Giang, nous visitons un centre d'accueil d'enfants démunis où nous achetons deux très belles nappes confectionnées sur place. Nous sommes de retour à l'hôtel sur les coups de 13h00, ce qui nous laisse un peu de temps pour déjeuner et repasser par le marché. A 14h00 direction la gare routière pour récupérer notre bus. Là commence un trajet inoubliable pour Ha Tien. Notre bus est très petit, sans clim, d'un âge très avancé. On quitte Chau Doc avec un bus plein (plus une seule place libre), pourtant pendant tout le trajet le chauffeur ne cessera de s'arrêter sur le bord de la route pour prendre de nouvelles personnes, au plus fort on atteint le nombre de 30 passagers alors que le bus compte à peine 15 sièges .... complètement surréaliste. Pour couronner le tout, nous rencontrons un orage sévère qui rend la visibilité pour le chauffeur quasi nulle ! Voyage donc fatiguant mais quel voyage !!!! Un moment magique de complicité avec les locaux ! L'arrivée à Ha Tien est quelque peu mouvementée. Dés notre entrée dans la gare routière (et même quelques km avant), notre bus est pris d'assaut par une ordre de conducteurs de motorbike qui nous proposent la course. La méthode un peu rustre ne nous empêche pas de choisir deux chauffeurs (pour négocier la course, la technique "on se casse" fonctionne à merveille)... Première expérience du grand classique : "je ne tiens pas compte ta demande et je t'emmène là où je veux !" (il nous faudra quelques minutes pour faire comprendre à l'hôtel que nous ne restons pas et à nos lascars que nous ne payerons pas la course s'ils ne nous emmènent pas à bon port). Arrivés à l'hôtel que nous avions réservé, nous avons un peu de mal à nous défaire de nos chauffeurs qui attendent une commission et surtout que veulent impérativement nous emmener dès le lendemain pour un circuit moto au Cambodge (sans autorisation...). L'hôtel choisi est le Ha Tien Hôtel : une excellent adresse où les chambres sont vraiment de très bon niveau pour un prix très raisonnable. Nous optons pour une chambre à 300.000 dong après avoir essayé (sans succès) de négocier un tarif intéressant pour la "suite". L'échec de la négociation se situe davantage sur le problème de la langue que sur le prix demandé... Nous dînons au restaurant XUAN THANH, une très bonne adresse où l'accueil est sympa (on vous conseille l'excellent calamar à l'ananas). Puis petite séance de shopping avant d'aller dormir (achat de pellicules fuji à 36.000 dong pièce et achat d'un casque moto pour Pilou).
Les "bonnes" adresses - Restaurant XUAN THANH (7/10) - Ha tien Hôtel (8/10)
Situation politique en Thaïlande: procès de Thaksin
Thaïlande: l'épouse de l'ex-Premier ministre condamnée à la prison (31/07/2008 08:29)
Pojaman Shinawatra, épouse du l'ex-Premier ministre déchu de Thaïlande Thaksin Shinawatra, a été condamnée à trois ans de prison pour évasion fiscale jeudi par un tribunal de Bangkok. Il s'agit de la première condamnation d'un membre de la famille de M. Thaksin depuis le coup d'Etat contre l'ancien homme fort de la Thaïlande en septembre 2006. Le demi-frère de Mme Pojaman et la secrétaire de l'épouse de l'ex-Premier ministre ont également été condamnés, respectivement à trois ans et deux ans de prison, dans le cadre de la même affaire. "La cour a décidé que les trois accusés étaient coupables d'évasion fiscale", a déclaré le juge Pramote Pipatpramote. Les personnes condamnées ont été libérées sous caution, après avoir versé 150.000 dollars chacune, en attendant l'issue d'une procédure d'appel, ont indiqué des responsables de la cour. Mme Pojaman, 51 ans, qui portait des lunettes de soleil et un tailleur gris sombre, a souri en quittant le tribunal. Accompagnée de M. Thaksin et de leurs trois enfants, elle a été saluée à sa sortie par des centaines de partisans portant des roses rouges. Une centaine d'autres personnes venues la soutenir avaient pris place dans la salle au moment où le verdict a été prononcé et retransmis en direct à la télévision. Quelque 200 policiers --certains en tenue anti-émeutes-- étaient déployés aux alentours. (CLA) © BELGA BANGKOK 31/07 (BELGA)
Pojaman Shinawatra, épouse du l'ex-Premier ministre déchu de Thaïlande Thaksin Shinawatra, a été condamnée à trois ans de prison pour évasion fiscale jeudi par un tribunal de Bangkok. Il s'agit de la première condamnation d'un membre de la famille de M. Thaksin depuis le coup d'Etat contre l'ancien homme fort de la Thaïlande en septembre 2006. Le demi-frère de Mme Pojaman et la secrétaire de l'épouse de l'ex-Premier ministre ont également été condamnés, respectivement à trois ans et deux ans de prison, dans le cadre de la même affaire. "La cour a décidé que les trois accusés étaient coupables d'évasion fiscale", a déclaré le juge Pramote Pipatpramote. Les personnes condamnées ont été libérées sous caution, après avoir versé 150.000 dollars chacune, en attendant l'issue d'une procédure d'appel, ont indiqué des responsables de la cour. Mme Pojaman, 51 ans, qui portait des lunettes de soleil et un tailleur gris sombre, a souri en quittant le tribunal. Accompagnée de M. Thaksin et de leurs trois enfants, elle a été saluée à sa sortie par des centaines de partisans portant des roses rouges. Une centaine d'autres personnes venues la soutenir avaient pris place dans la salle au moment où le verdict a été prononcé et retransmis en direct à la télévision. Quelque 200 policiers --certains en tenue anti-émeutes-- étaient déployés aux alentours. (CLA) © BELGA BANGKOK 31/07 (BELGA)
Mésaventure en taxi à Saïgon (Hô-Chi-Minh-Ville)
Il m'est arrivé le 13 juillet une mésaventure que je préférerais voir évitée aux personnes qui se rendent dans cette ville. Après un repas avec des amis dans les baraques installées le soir au marché de Ben Thahn (excellent repas et excellente ambiance, au passage), je suis rentrée seule en taxi à mon hôtel et j'ai commis la bêtise de prendre la première voiture venue. J'avais fait auparavant plusieurs fois le trajet similaire qui m'avait toujours coûté entre 12 000 et 18 000 dongs. Là, surprise, le chauffeur me demande 87 000 dongs à l'arrivée. Deuxième erreur : coup de fatigue sans doute, j'avais oublié de vérifier le compteur qui visiblement sautait de dongs en dongs à la cadence d'une marée montante au Mont Saint Michel (je précise que je vis au Vietnam et que je suis d'ordinaire plus vigilante que ça.)
J'avais sorti 30 000 dongs et j'ai bondi, j'ai dit à mon chauffeur de me conduire à la police où je le réglerais directement. Il a profité de mon moment de stupéfaction pour prendre mon porte-monnaie et le faire disparaître comme par enchantement. J'ai refusé de descendre, lui ai ordonné de me rendre mon argent, je passe les détails, ça a duré une bonne demi-heure. Pendant ce temps, il roulait, il roulait, tentant d'ouvrir la portière arrière pour me pousser dehors, mais j'étais furieuse, et la colère rend inconscient. J'ai appelé les amis avec lesquels j'avais dîné, qui ont pu suivre la scène en direct, jusqu'au moment où, parvenu dans une rue déserte, le chauffeur a extirpé de sous son siège une très longue lampe de poche (quasiment un mètre à vue de nez), et a commencé à me taper sur le bras pour me pousser à descendre. Devant mon refus, il m'a asséné un bon coup sur le crâne, et là je me suis décidée à sortir. Il a démarré en trombe, mais j'ai eu le temps de communiquer le numéro de sa plaque à mes amis à l'autre bout du fil.
J'ai pu à quelques centaines de mètres trouver un motobike qui m'a ramenée à l'hôtel où nous sommes allés au commissariat avec mes amis, mais je dois ajouter que l'expérience était moins que positive : il ne fait pas bon être agressé au Vietnam, la police a prétendu qu'elle ne pouvait absolument rien faire avec le numéro d'immatriculation, mais a tout de même vérifié mon identité en téléphonant à l'hôtel où j'étais descendue. Avec mes bleus au bras et ma bosse de rhinocéros au milieu de la tête, j'étais passée du stade de victime à celui de suspecte ! Quand un ami vietnamien a téléphoné à la compagnie de taxi, il a obtenu à peu près la même réaction désinvolte, elle n'a pas même demandé le numéro de son chauffeur.
Je voudrais tirer plusieurs leçons de la mésaventure :
Ne soyez pas aussi stupide que je l'ai été : pour 300 000 ou 400 000 dongs, il aurait pu me tuer. A posteriori, j'ai été affolée par mon attitude inconsciente. "La colère est mauvaise conseillère", dit le dicton. Laissez de côté votre irritation ou votre amour-propre : partez !
Mais ceci n'est qu'un conseil de vie, et je sais parfaitement que chacun en fera ce qu'il veut - et il aura raison. En revanche, le but principal de mon message était celui-ci : je n'ai jamais eu de problèmes avec les compagnies Vinasun, Mailhing ou Vinataxi, les compteurs et les chauffeurs sont scrupuleusement honnêtes. Mais ne vous adressez jamais à de petites compagnies, en l'occurrence, celle-ci, dont je ne me souviens plus le nom mais dont toutes les voitures sont grises, petites et assez vétustes.
Dernier point : si réponses il y a, surtout évitez les levées de bouclier contre le Vietnam. Je suis persuadée que la même mésaventure aurait pu m'arriver dans n'importe quelle grande ville du monde. Evitez aussi de stigmatiser les taxis vietnamiens : malgré un usage intensif, c'est la première fois que je devais affronter un problème.
J'avais sorti 30 000 dongs et j'ai bondi, j'ai dit à mon chauffeur de me conduire à la police où je le réglerais directement. Il a profité de mon moment de stupéfaction pour prendre mon porte-monnaie et le faire disparaître comme par enchantement. J'ai refusé de descendre, lui ai ordonné de me rendre mon argent, je passe les détails, ça a duré une bonne demi-heure. Pendant ce temps, il roulait, il roulait, tentant d'ouvrir la portière arrière pour me pousser dehors, mais j'étais furieuse, et la colère rend inconscient. J'ai appelé les amis avec lesquels j'avais dîné, qui ont pu suivre la scène en direct, jusqu'au moment où, parvenu dans une rue déserte, le chauffeur a extirpé de sous son siège une très longue lampe de poche (quasiment un mètre à vue de nez), et a commencé à me taper sur le bras pour me pousser à descendre. Devant mon refus, il m'a asséné un bon coup sur le crâne, et là je me suis décidée à sortir. Il a démarré en trombe, mais j'ai eu le temps de communiquer le numéro de sa plaque à mes amis à l'autre bout du fil.
J'ai pu à quelques centaines de mètres trouver un motobike qui m'a ramenée à l'hôtel où nous sommes allés au commissariat avec mes amis, mais je dois ajouter que l'expérience était moins que positive : il ne fait pas bon être agressé au Vietnam, la police a prétendu qu'elle ne pouvait absolument rien faire avec le numéro d'immatriculation, mais a tout de même vérifié mon identité en téléphonant à l'hôtel où j'étais descendue. Avec mes bleus au bras et ma bosse de rhinocéros au milieu de la tête, j'étais passée du stade de victime à celui de suspecte ! Quand un ami vietnamien a téléphoné à la compagnie de taxi, il a obtenu à peu près la même réaction désinvolte, elle n'a pas même demandé le numéro de son chauffeur.
Je voudrais tirer plusieurs leçons de la mésaventure :
Ne soyez pas aussi stupide que je l'ai été : pour 300 000 ou 400 000 dongs, il aurait pu me tuer. A posteriori, j'ai été affolée par mon attitude inconsciente. "La colère est mauvaise conseillère", dit le dicton. Laissez de côté votre irritation ou votre amour-propre : partez !
Mais ceci n'est qu'un conseil de vie, et je sais parfaitement que chacun en fera ce qu'il veut - et il aura raison. En revanche, le but principal de mon message était celui-ci : je n'ai jamais eu de problèmes avec les compagnies Vinasun, Mailhing ou Vinataxi, les compteurs et les chauffeurs sont scrupuleusement honnêtes. Mais ne vous adressez jamais à de petites compagnies, en l'occurrence, celle-ci, dont je ne me souviens plus le nom mais dont toutes les voitures sont grises, petites et assez vétustes.
Dernier point : si réponses il y a, surtout évitez les levées de bouclier contre le Vietnam. Je suis persuadée que la même mésaventure aurait pu m'arriver dans n'importe quelle grande ville du monde. Evitez aussi de stigmatiser les taxis vietnamiens : malgré un usage intensif, c'est la première fois que je devais affronter un problème.
Insulte d'un passager envers une hôtesse de l'air (Corsairfly)
Bonjour,
Un monsieur accompagné de sa dame sur la compagnie Corsairfly au retour de Montréal avait prévu seulement (je dis bien seulement) deux heures de battement entre l'atterrissage d'un 747/400 (582 passagers) et une correspondance pour Genève. Sachant que l'embarquement se termine un peu plus d'une heure avant sur cette correspondance forcement ça faisait juste (20 minutes pour sortir du 747 et rejoindre l'autre porte d'embarquement et enregistrer...) qui tente rien n'a rien comme on dit! le problème étant que, une fois l'avion arrêté le monsieur en question qui était en première porte n'a pas pu sortir en premier car c'est la seconde qui s'est ouverte! et oui toutes les portes de l'avion ne s'ouvre pas pour le débarquement ... sans blagues
Donc là l'hôtesse s'est faite traiter de tous les noms d'oiseaux que je cite ci dessous:"Je vous ai prévenue il y a huit heure que j'avais une correspondance vous auriez pu me dire que c'est pas cette porte qui s'ouvrait" (comme si elle le savait au décollage! et encore moins à l'atterrissage puisque c'est le sol qui dirige la passerelle et que même la chef de cabine ne le sait pas)"Vous pouviez faire que ce métier vous auriez pas pu faire autre chose" (je voulais dire aux personnes qui pensent que hôtesse ou stew est réduit à parler anglais et servir du jus d'orange, que le quart de ceux qui passerait l'examen (en trois partie) ne l'aurait pas et le tier de ce qui passerait les qualifications pour entrer dans une compagnie n'y rentrerait pas... et que même si c'est niveau bac on trouve plus de niveau bac+3 ou plus parfois que de niveau bac (architecte, graphiste, psychologue...)"Vous deviez êtes une blonde teinte en brune" très élevé comme niveau!!"Je vous attends dehors pour que vous me remboursiez mes deux billets d'avions car c'est a cause de vous si je le rate" alors, que les personnes dans ce cas prennent leur responsabilités et prévoie assez de temps entre deux avions car les personnels de cabine n'y sont pour rien ni dans les retards (ce qui n'était ici pas le cas) ni dans le manque de poisson ou viande dans le choix des menus, et encore moins dans le manque de couvertures ou du manque de place entre les sièges.
J'attends vos réactions😎
Un monsieur accompagné de sa dame sur la compagnie Corsairfly au retour de Montréal avait prévu seulement (je dis bien seulement) deux heures de battement entre l'atterrissage d'un 747/400 (582 passagers) et une correspondance pour Genève. Sachant que l'embarquement se termine un peu plus d'une heure avant sur cette correspondance forcement ça faisait juste (20 minutes pour sortir du 747 et rejoindre l'autre porte d'embarquement et enregistrer...) qui tente rien n'a rien comme on dit! le problème étant que, une fois l'avion arrêté le monsieur en question qui était en première porte n'a pas pu sortir en premier car c'est la seconde qui s'est ouverte! et oui toutes les portes de l'avion ne s'ouvre pas pour le débarquement ... sans blagues
Donc là l'hôtesse s'est faite traiter de tous les noms d'oiseaux que je cite ci dessous:"Je vous ai prévenue il y a huit heure que j'avais une correspondance vous auriez pu me dire que c'est pas cette porte qui s'ouvrait" (comme si elle le savait au décollage! et encore moins à l'atterrissage puisque c'est le sol qui dirige la passerelle et que même la chef de cabine ne le sait pas)"Vous pouviez faire que ce métier vous auriez pas pu faire autre chose" (je voulais dire aux personnes qui pensent que hôtesse ou stew est réduit à parler anglais et servir du jus d'orange, que le quart de ceux qui passerait l'examen (en trois partie) ne l'aurait pas et le tier de ce qui passerait les qualifications pour entrer dans une compagnie n'y rentrerait pas... et que même si c'est niveau bac on trouve plus de niveau bac+3 ou plus parfois que de niveau bac (architecte, graphiste, psychologue...)"Vous deviez êtes une blonde teinte en brune" très élevé comme niveau!!"Je vous attends dehors pour que vous me remboursiez mes deux billets d'avions car c'est a cause de vous si je le rate" alors, que les personnes dans ce cas prennent leur responsabilités et prévoie assez de temps entre deux avions car les personnels de cabine n'y sont pour rien ni dans les retards (ce qui n'était ici pas le cas) ni dans le manque de poisson ou viande dans le choix des menus, et encore moins dans le manque de couvertures ou du manque de place entre les sièges.
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L'Ouest américain hors des sentiers battus - récit et images - 1e partie
Deuxième carnet de voyage sur l'Ouest Américain en moins de 9 mois...nous nous en excusons mais comme on dit quand on aime on compte pas ! Promis on a décidé de faire une pause...jusqu'à l'année prochaine.
Ce deuxième voyage avait pour nous une saveur un peu différente car il venait après celui de la découverte et de l'ébahissement qui était encore tout frais dans nos souvenirs (Août/Septembre 2007). Nous avions décidé cette année de faire un parcours hors des sentiers battus en y incluant majoritairement des endroits peu fréquentés par les touristes (ce qui ne veut pas dire par les locaux...) et permettant de faire un maximum de pistes.
Deuxième option choisie : une plus forte sédentarisation dans la mesure du possible, c'est-à-dire de rester 3-4 jours dans la même zone de découvertes.
Quelques petits renseignements avant de rentrer dans le vif du sujet... Dates du séjour : 24 mai au 15 juin 2008 (22 jours). Nombres de km parcourus en voiture : un peu plus de 6 000 km Nombres d'heures de randonnées : 78 heures (soit beaucoup de kilomètres !) Pistes effectuées : Schnebly road, Dry Creek Road, House Rock Valley Road, five mile mountain road, BLM 431 et Alstrom Point (Page), Valley of the gods, Mulley Point Road (Mexican Hat), Chute Canyon road, Wild Horse Road et Flint Trail (Hanksville), Burr Trail road + strtike valley overlook (Notom Bullfrog Basin road à Boulder), Hole in the rock road, Egypt Road, cottonwood Canyon road (Escalante), BLM 585 (Paria), East 100 North (Kanarraville)

Samedi 24 mai 2008 :
Nous arrivons à LA vers minuit et demi avec 3 heures de retard. Ce n'est pas très grave puisque pour une fois nos baggages arrivent avec notre vol, ce qui est le principal ! Nous filons rapidement récupérer notre voiture qui est un SUV standard, indispensable au vu du parcours à effectuer ! Le loueur nous donne un SUV mais celui ci ne correspond pas vraiment à nos attentes (plutôt du style promenade en ville). On inspecte le parking du loueur dans les moindres recoins et après trois échanges de véhicules, et 1h30..., nous jetons notre dévolu sur un vrai 4X4 de baroudeur : une Jeep LIBERTY :-). Il est désormais presque 3 heures...au dodo (heureusement à coté de l'aéroport) !
Dimanche 25 mai 2008 :
Le lendemain nous nous levons très tot car une longue route nous attend (800 km environ) et nous avons prévu de faire quelques arrêts en route. Le premier est pour faire des courses au Wal Mart (dans lequel on va perdre 2 heures!). Achat primordial de cette année (et que nous recommandons à tout le monde) : une glacière...afin de mettre le coca au frais dans la voiture !
Sur le trajet nous passons par les champs d'éoliennes de Palm Springs (qui servent de décor à plusieurs films hollywoodiens).
Vers midi, nous faisons un détour par le parc de Joshua Tree au nord de Palm Springs. Les Joshua tree sont des arbres qui, par leurs formes, ont fait penser aux premiers pionniers à des croix et lui ont donné par conséquent le nom d'arbre de Jesus (Joshua). Nous pique-niquons rapidement au bord d'un amas de rochers polis faisant penser aux Seychelles. Puis nous faisons la petite randonnée de Hidden Valley, très agréable. Il fait assez frais (paraît il qu'il neigeait encore 3 jours auparavant). Nous zappons Keys View qui était au programme mais la route est encore longue.
Optimistes, nous décidons de passer par des petites routes (Prescott, Jerome, Cottonwood) au lieu de continuer sur la Highway (par Phoenix) car ce trajet, bien que plus long en terme de temps est parait il plus agréable. Cependant, nous faisons fausse route à Prescott dans la Skull Valley (1h de perdue) et effectuons la fin du trajet de nuit...ce qui nous empêche de profiter du parcours...
La fin de trajet est d'ailleurs très éprouvante, la fatigue liée au décalage horaire, ajoutée au manque de sommeil de la nuit passée se faisant sentir. Nous sommes heureux d'arriver à notre hôtel, un days Inn charmant avec piscine jacuzzi. Nous prenons possession de la chambre et nous renseignons sur les différents endroits où dîner un dimanche soir sur la terre à 22h. Autant dire presque nulle part. Nous finissons par trouver un bar restaurant afin de continer notre régime Hamburger. Nous nous couchons aussitôt car une longue journée nous attends le lendemain.

Joshua Tree National Park (3 photos)
Lundi 26 mai 2008 :
Lever à 6H45 nous nous hâtons d'aller déjeuner afin de commencer notre première vrai randonnée. Nous arrivons sur Soldier Pass trail à 8H. La randonnée est prévue pour durer 2 H mais nous sommes de retour à la voiture vers 10H40 car nous nous sommes arrêtés pas mal de temps pour faire les photos dans la crypte, ce qui m'a permis de me familiariser avec le trepied que je venais d'acheter ! Nous changeons donc un peu le programme et décidons d'enchaîner avec « Schnebly Road », piste qui part de Sedona et monte vers les Schnebly hills. La piste est dans un état moyen mais des voitures « normales » la font quand même. Nous nous arrêtons dans un premier temps à Merry-go-round pour escalader la première butte et profiter du panorama, puis au deux tiers nous faisons une petite rando (qui rejoint la Munds Jack Hot loop) qui permet de prendre un peu de hauteur sur Sedona (1H). Nous décidons de continuer la piste jusqu'au bout, c'est à dire l'intersection avec l'Interstate 17 (il est alors 13H15), ce qui nous permet d'aller voir Montezuma Well (de 14H à 14H30) et Montezuma Castle (de 15H à 15H30). Ces deux endroits sont très intéressants et nous permettent d'avoir une journée complète (rando, piste et culture indienne). Ils méritent vraiment le détour. Un petit repas au burger King de Sedona car nous n’avons toujours pas mangé et nous décidons d'aller voir le coucher de soleil à Doe Mountain. Nous entamons la montée à 17H30 (trail très facile) mais en haut nous sentons que c'est pas le bon endroit pour le coucher de soleil (peut être avons nous eu tord) et le vent est assez froid. Nous préférons redescendre (18H40) et aller le voir du coté de l'aéroport (airport overlook). A vrai dire cela ne nous a pas emballé plus que ca... Retour a l'hôtel et dodo

Soldier Pass Trail (2 photos dont la crypte), Schnebly road de Merry-go-round

Montezuma Well, Montezuma Castle

Doe Mountain

Airport overlook (coucher de soleil)
Mardi 27 Mai 2008 :
Lever à 7H pour aller faire Devils Bridge (rando conseillée par la femme de l'hotel et que je trouvais déjà sympa sur internet). Cette rando très courte (1H) est une bonne surprise et le pont de pierre est grandiose (surtout lorsqu'on monte dessus). Après cet échauffement, nous partons faire le trail de Bear Mountain à 10H. La montée est dure et il nous faut 2H40 pour atteindre le sommet. Petite déception en haut car la végétation dense ne permet pas d'avoir de beaux points de vue (mise à part sur les San Francisco mountains eneigés). Heureusement, les 3 canyons surplombés durant la rando sont très jolis. Seulement 1H30 est nécessaire pour redescendre (ce qui fait quand même un total de 4H30 avec les 20 minutes passées au sommet). Nous mangeons au Macdo à 15H. Il est trop tard pour faire Submarine rock, nous allons donc directement au Slide Rock State Park à 16H30 pour nous baigner pensions nous....ça sera sans nous finalement, l'eau est vraiment trop froide (elle ne dépasse pas les 65°F durant l'année). L'endroit est quand même agréable lorsqu'il fait chaud. Nous repartons à 17H30 en direction de Crescent Moon, non sans avoir fait quelques photos au Midgely Bridge surplombant la Oak Creek. Arrivés à 18H15 à Crescent Moon (délestés de 8$ pour y rentrer), nous faisons des photos de Cathedral Rock avec réflexion sur la Oak Creek. On essaie différents endroits pour les prises de vue mais finalement le premier endroit (juste a gauche de l'entrée) était le bon et les autres prises sont moins bonnes. Juste avant le sunset, Cathedral Rock s'illumine en rouge pendant...2 minutes. Il ne fallait pas rater ce moment très court mais incroyable ! Nous mangeons dans un resto mexicain, c'est bon et pas très cher, comme souvent dans les restos mexicains du coin.

Devil's Bridge (2 photos), Bear Mountain (1 photo)

Bear Mountain (1 photo), Slide Rock State Park, Midgely Bridge

Cathedral Rock de Crescent Moon (2 photos)
Mercredi 28 Mai 2008 :
Nous sommes au départ de Fay Canyon à 9H12, rando sans vraiment de difficulté ni d'intérêt si on ne va pas jusqu'au nid d'aigle au fond a droite du canyon. Celui-ci permet de profiter d'un panorama et d'un calme saisissant. L'arch au début de la rando, accessible par un sentier qui remonte la pente a droite est peu photogénique car trop collé à la falaise et c'est dur de pouvoir prendre du recul. Nous reprenons la voiture pour faire West Fork Oak Creek Trail (début à 12H30). Nous pensons qu'il est préférable de prendre nos chaussures d'eau, Grave erreur car au bout de quelques dizaines de minutes, nous sentons que nos pieds commencent à chauffer sérieusement. Malika préfère rebrousser chemin et je décide de continuer la rando en me fixant un temps limite. J'enchaîne passage dans l'eau, course à pied sur le sentier et pose photo sur la rivière. Au ¾ je vois qu'il ne me reste plus assez de temps. De toute façon, je ne vois pas vraiment de changement depuis le début. Cette rando s'apparente plus à une ballade tranquille le long de la rivière et en sous-bois, qui plus est très agréable. Bref assez à l'opposé de ce que je fais (les ampoules auront eu raison de mon attitude précipitée et je reviens avec les pieds en sang au trailhead). Pendant ce temps, Malika s'est trouvé un coin très agréable... juste derrière les toilettes (suivre un petit sentier pendant 50m) au bord de la Oak Creek. Sans blaguer l'endroit est très propice à la baignade si vous supportez l'eau froide. Il est 14H50 lorsque nous partons en direction de Page. La route menant à Flagstaff est magnifique et un petit arrêt à Oak Creek Vista s'impose (attention au vent). A la sortie de Flagstaff nous faisons les parcs de Sunset Crater et Wupatki National Monument. Sunset Crater est un parc tourné autour du thème des coulées de lave du sunset crater ayant eu lieu il y a 1000 ans. C'est très spectaculaire et le lava flow trail est absolument à faire (30 min). Nous continuons avec Wupatki qui permet de voir 5 ruines pueblo (signifie maison en navajo). Ce sont les plus belles ruines indiennes que nous avons vues et le soleil couchant donne de très belles couleurs. Nous sortons du parc à 19H, ce qui fait que nous arrivons de nuit à Page. Il est 21H. Nous allons manger au Macdo où nous faisons la connaissance de Michael, un suisse, qui entame un séjour de 5 mois aux Etats Unis, son 4e séjour de 5 mois en 4 ans !!. On échange un peu sur nos randos à venir, et michael nous indique comment aller à Alstrom Point. En échange nous lui donnons le moyen d'aller aux Tower of silence (Wahweap hoodoos) en passant par la Cottonwood Canyon road et la BLM 431.
Fay Canyon, West fork oak creek trail (2 photos)
Oak Creek Vista, Sunset Crater (2 photos)
Wupatki National Monument (3 photos)
Jeudi 29 Mai :
Nous nous levons à 6H30 afin d'être à la Paria Ranger Station pour le tirage au sort de « The Wave ». Nous arrivons pour 7H50 (heure de Page), ce qui correspond à 8H50 en Utah. Il y a beaucoup de monde, 61 personnes veulent se partager les 10 places de disponibles. Nous attendons d’être tires au sort, ce qui malheureusement n'arrivera pas. Certaines personnes en sont à leur 5e tirage de suite ! Il y a beaucoup d'allemands (les 3/4), 2 italiens, 2 autres français et quelques américains. Internet est sûrement en train de rendre l'accès à ce site de plus en plus impossible... Nous aidons Michael, notre nouvel ami suisse qui est aussi la, en lui indiquant comment se rendre au White ghosts par le chemin le plus rapide avec carte à l'appui. Nous discutons un peu avec les autres français qui cherchent à se rendre à Wire Pass. Au final, nous prenons beaucoup de retard et nous décidons de reporter la visite des deux Antelope Canyon au lendemain Nous retournons a l'hotel prendre notre petit déjeuner tranquillement et décidons de partir vers Wire Pass Buckskin Gulch. Retour donc vers la paria ranger station mais pressés nous ratons l'entrée de la piste qui mène a Wire Pass (la House Rock Valley road). Nous tentons notre chance par la BLM710 qui après un parcours assez acrobatique nous ramène sur la bonne piste. Nous entamons le trail de Wire Pass à 11h30. Apres presque 1 mile sans intérêt, le canyon se rétrécit spectaculairement. Les falaises drapées forment un slot canyon qui n'excède pas 5m de largeur. Les couleurs des falaises ressortent magnifiquement et les nuages permettent de ne pas écraser la lumière. A la confluence avec Bukskin Gulch, nous décidons de continuer un peu. Les falaises sont plus hautes mais nous nous faisons assez vite une idée de l'endroit après quelques miles. Retour à la voiture aux alentours de 14H30.Il est encore trop tôt pour se rendre à Alstrom Point et nous voulons aller voir les hoodoos de Stud Horse point qui ne sont pas très loin. Nous avons les informations sur les pistes a suivre mais après quelques miles nous nous rendons compte que nous nous éloignons des coordonnées GPS de l'endroit. Heureusement, nous avons le GPS... Fini de rigoler, nous inscrivons dans le GPS les coordonnées des hoodoos et nous allons de piste en piste en se rapprochant du petit drapeau de notre carte gps. Bingo ça y est ! Avec pas mal de difficultés on l'avoue... Nous faisons quelques photos et nous partons à toute vitesse en direction du départ de la piste d'Alstrom Point à Big Water. Nous suivons les indications de Michael qui nous ont pas mal aidés. Nous nous sommes simplement un peu trompé au 2e passage de rochers où la piste disparaît complètement pendant quelques dizaines de mètres. Il est 18h15 lorsque nous arrivons. Le paysage est magnifique et nous commençons à regarder quels seraient les plus beaux points de vue pour le coucher de soleil. Apres quelques essais nous trouvons notre place (de toute façon nous sommes seuls !) et mangeons un peu en attendant. Les photos vues dans certains livres nous incitent à rester jusqu'à 21 heures (heure Utah) mais finalement ces couleurs ne viendront jamais (photos retravaillées par logiciel ?) et la nuit noire tombe subitement ! L'obscurité envahissant le ciel rapidement nous avons une petite crainte sachant qu il y a deux passages délicats à gérer. Finalement le retour se passe bien (merci la fonction trackback du GPS !). Il est 21h40 (heure Arizona) lorsque nous arrivons à l'hôtel. Au dodo !
Wire Pass Buckskin Gulch (4 photos)
Wire Pass Buckskin Gulch, Stud Horse Point (2 photos)
Alstrom Point (coucher de soleil sur le lac Powell)
Vendredi 30 Mai :
Nous nous levons à 6H20 pou retenter notre chance pour The Wave. Cette fois-ci nous ne sommes « que » 46. Beaucoup de gens sont la pour la 2e fois et la lutte s'annonce rude. Nous avons les numéros 22 et 23 (on a deux numéros lorsqu'on participe pour la 2e fois d'affilée) La 4e boule qui sort est le 22 !! Comme je ne suis pas très expansif, je ne réagis pas à l'annonce de notre boule et ma chérie a un doute, mais à l'annonce de notre nom, elle pousse un cri de joie. Ca y est on va pouvoir faire « The Wave » ! Nous récupérons le permis du lendemain, ainsi que celui pour Coyote Butte South du surlendemain que l'on avait pris par internet. Nous allons maintenant faire le 2e joyaux de la région de Page : Antelope Canyon. Nous commençons Lower Antelope Canyon en premier vers 9H15. A 10H nous sortons déjà car celui ci est très étroit et nous devons nous plier à ce que fait le gars devant nous... et c'est très rageant de devoir attendre que celui-ci prenne sa photo ! Les couleurs furent en tous cas très belles et on ne le savait pas encore l'endroit fût très calme... Nous allons directement en face, au Upper Antelope Canyon et prenons notre ticket pour la visite de 11H. Ce n'est pas forcement la meilleure heure (12H est préférable) mais au moins le flot de gens qui sont partis a 10H et qui reviennent vers la sortie du canyon pendant que nous le faisons est moins important et donc moins gênant pour notre visite. Dès le début on sent que ça va être la foire. Des photographes partout et dans tous les sens. Il faut jouer sur les prises de vue pour ne pas avoir en permanence un bras, un pied, une tête sur la photo... Ca en devient amusant tellement c'est enrageant. Mais cela n'enlève rien a la beauté du lieu. Un couple de français, croisé la veille dans Wire Pass, nous avait déconseillé d'y aller et prétendait que Wire Pass était aussi beau. Heureusement qu'on ne les avait pas écouté ! Les effets de lumière sur les roches et le sable sont sublimes. De plus, Wally, notre chauffeur de 4*4 pour Upper Antelope s'est pris pour Schumacher et a adopté une conduite très très sportive dans le sable. On a doublé tous les 4*4 partis avant nous ! Un peu de fun pour ce matin, ça a fait du bien. Nous avons fini la visite vers 13H et cela nous laisse un peu de temps pour nous restaurer...au MacDo. Nous filons ensuite en direction de Lees Ferry à Cathedral Wash pour commencer la rando vers 14H et la finissons à 16H. 2H pile qui donnent un petit goût de « Off the beaten track » et qui permettent de profiter d'un accès calme au Colorado. Nous avons essayé de nous baigner mais l'eau du Colorado est vraiment glaciale. Nous poursuivons vers la plage de Lees Ferry pour voir quelques bateaux passer les rapides de Paria Rifle. Des pêcheurs à la mouche nous offrent un petit spectacle. Nous allons voir aussi le lieu de départ des raft un peu plus loin. Un des organisateurs de ce genre de voyage nous explique qu'il est en train de préparer quelques rafts pour un périple de 13 jours sur le colorado et 220 miles et termine sa conversation par sa haine de G.Bush...Bref c'est assez sympa, sauf lorsqu'on voit les promène-couillons (Zodiac transportant 20 à 30 personnes en moteur), ca donne vraiment pas envie. C'est soit un périple de plusieurs jours à l'aventure, soit rien ! Sur le chemin du retour, la jauge d'essence s'allume, nous allons tomber en panne. Un local nous indique que la station la plus proche est à coté de Lees Ferry (Marble Canyon) ! On a pas le choix, il faut faire demi-tour... Nous perdons pas mal de temps dans l'aventure mais c'est toutefois mieux que de tomber en panne d'essence. Il est donc trop tard pour Horse Shoe Bend mais on s'arrête quand même. En effet, arrivés la bas, tout est dans l'ombre et à contre-jour. Tant pis on reviendra plus tard. On finit la journée au Wal Mart et mangeons au Subway. De retour a l'Hôtel, ma chérie se couche pendant que je prépare la rando de « The Wave » pour le lendemain grâce à l'excellent livre "Photographing the Southwest" (j'avais préféré ne pas la préparer pour ne pas être déçu au cas où on ne serait pas tirés au sort).
Lower Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon
Vue sur le colorado passant dans Marble Canyon depuis le Navajo Bridge, Cathedral Wash avec arrivée sur le Colorado (3 photos)
colorado Cathedral Wash (2 photos), Balanced Rock de Lee's ferry
Plage de Lee's ferry, embarcadère de Lee's ferry
Samedi 31 Mai :
Nous partons de Page vers 8H15 en direction de Coyote Butte North. Arrivés à 9H20, nous entamons le trail qui mène à « The Wave » et qui emprunte au début celui de Wire Pass. La randonnée est plutôt facile mis a part les passages dans le sable mou qui cassent les jambes. Les indications fournies par le BLM sont très bien faîtes et il faut vraiment le faire exprès pour ne pas arriver à The Wave. Nous arrivons à 11H20 au lieu magique et entamons les séances photo. C'est magnifique. Seul Bémol, les autres randonneurs qui ont obtenus le permis sont assez égoïstes et pensent que l'endroit leur appartient (2 personnes mangeaient en plein milieu de The Wave). Au final, il faut savoir placer son appareil photo de façon à éviter les autres car eux ne bougeront pas. Bref, un petit manque de savoir vivre et pas mal d'égoïsme. Nous nous restaurons au peu et nous poursuivons vers « Second Wave », moins impressionnante mais très photogénique aussi. Nous allons jusqu'au bout du plateau et redescendons vers les buttes rouges a l'entrée du Wash appelé Sand Cove. Juste derrière, une nouvelle vague rouge et blanche, toute aussi belle. Nous descendons le Wash et remontons juste avant les narrows par la droite, ce qui nous conduit en dessous de The Wave. Nous entamons alors le chemin du retour et nous avons même plus besoin des indications du BLM puisque nous suivons le trackback du GPS... Nous sommes de retour à 15H en ayant parcourus près de 8 miles et fait beaucoup de photos. A noter au retour que le couvercle en fer de la boite où se trouve le registre de signature in/out du trail a failli me tuer. Un violent coup de vent l'a en effet refermé sur ma tête pendant que je signais...je m'en suis sorti avec une bosse.
Nous nous arrêtons à Lone Rock sur le retour pour voir...5 minutes. L'eau est pas super belle et le panorama avec la centaine de caravanes n'est pas super ! On rentre finalement à l'hôtel pour se reposer. Un petit resto familial mexicain attire notre attention et nous décidons d'aller y dîner. Très bon, comme la plupart des restos mexicains. On se partage des fajitas (2/3, 1/3, :-) )

Coyote Butte North : sur le chemin de the Wave (2 photos)

The wave (2 photos)
The Wave (2 photos)
The Wave (2 photos)
The Main Wave (2 photos), the secret passage

Le plateau de brain rocks au dessus de The Wave, Second Wave

Promontory de la vague rouge et blanche
Vague rouge et blanche (2 photos)
La seconde partie du carnet se trouve ici
Ce deuxième voyage avait pour nous une saveur un peu différente car il venait après celui de la découverte et de l'ébahissement qui était encore tout frais dans nos souvenirs (Août/Septembre 2007). Nous avions décidé cette année de faire un parcours hors des sentiers battus en y incluant majoritairement des endroits peu fréquentés par les touristes (ce qui ne veut pas dire par les locaux...) et permettant de faire un maximum de pistes.
Deuxième option choisie : une plus forte sédentarisation dans la mesure du possible, c'est-à-dire de rester 3-4 jours dans la même zone de découvertes.
Quelques petits renseignements avant de rentrer dans le vif du sujet... Dates du séjour : 24 mai au 15 juin 2008 (22 jours). Nombres de km parcourus en voiture : un peu plus de 6 000 km Nombres d'heures de randonnées : 78 heures (soit beaucoup de kilomètres !) Pistes effectuées : Schnebly road, Dry Creek Road, House Rock Valley Road, five mile mountain road, BLM 431 et Alstrom Point (Page), Valley of the gods, Mulley Point Road (Mexican Hat), Chute Canyon road, Wild Horse Road et Flint Trail (Hanksville), Burr Trail road + strtike valley overlook (Notom Bullfrog Basin road à Boulder), Hole in the rock road, Egypt Road, cottonwood Canyon road (Escalante), BLM 585 (Paria), East 100 North (Kanarraville)

Samedi 24 mai 2008 :
Nous arrivons à LA vers minuit et demi avec 3 heures de retard. Ce n'est pas très grave puisque pour une fois nos baggages arrivent avec notre vol, ce qui est le principal ! Nous filons rapidement récupérer notre voiture qui est un SUV standard, indispensable au vu du parcours à effectuer ! Le loueur nous donne un SUV mais celui ci ne correspond pas vraiment à nos attentes (plutôt du style promenade en ville). On inspecte le parking du loueur dans les moindres recoins et après trois échanges de véhicules, et 1h30..., nous jetons notre dévolu sur un vrai 4X4 de baroudeur : une Jeep LIBERTY :-). Il est désormais presque 3 heures...au dodo (heureusement à coté de l'aéroport) !
Dimanche 25 mai 2008 :
Le lendemain nous nous levons très tot car une longue route nous attend (800 km environ) et nous avons prévu de faire quelques arrêts en route. Le premier est pour faire des courses au Wal Mart (dans lequel on va perdre 2 heures!). Achat primordial de cette année (et que nous recommandons à tout le monde) : une glacière...afin de mettre le coca au frais dans la voiture !
Sur le trajet nous passons par les champs d'éoliennes de Palm Springs (qui servent de décor à plusieurs films hollywoodiens).
Vers midi, nous faisons un détour par le parc de Joshua Tree au nord de Palm Springs. Les Joshua tree sont des arbres qui, par leurs formes, ont fait penser aux premiers pionniers à des croix et lui ont donné par conséquent le nom d'arbre de Jesus (Joshua). Nous pique-niquons rapidement au bord d'un amas de rochers polis faisant penser aux Seychelles. Puis nous faisons la petite randonnée de Hidden Valley, très agréable. Il fait assez frais (paraît il qu'il neigeait encore 3 jours auparavant). Nous zappons Keys View qui était au programme mais la route est encore longue.
Optimistes, nous décidons de passer par des petites routes (Prescott, Jerome, Cottonwood) au lieu de continuer sur la Highway (par Phoenix) car ce trajet, bien que plus long en terme de temps est parait il plus agréable. Cependant, nous faisons fausse route à Prescott dans la Skull Valley (1h de perdue) et effectuons la fin du trajet de nuit...ce qui nous empêche de profiter du parcours...
La fin de trajet est d'ailleurs très éprouvante, la fatigue liée au décalage horaire, ajoutée au manque de sommeil de la nuit passée se faisant sentir. Nous sommes heureux d'arriver à notre hôtel, un days Inn charmant avec piscine jacuzzi. Nous prenons possession de la chambre et nous renseignons sur les différents endroits où dîner un dimanche soir sur la terre à 22h. Autant dire presque nulle part. Nous finissons par trouver un bar restaurant afin de continer notre régime Hamburger. Nous nous couchons aussitôt car une longue journée nous attends le lendemain.

Joshua Tree National Park (3 photos)Lundi 26 mai 2008 :
Lever à 6H45 nous nous hâtons d'aller déjeuner afin de commencer notre première vrai randonnée. Nous arrivons sur Soldier Pass trail à 8H. La randonnée est prévue pour durer 2 H mais nous sommes de retour à la voiture vers 10H40 car nous nous sommes arrêtés pas mal de temps pour faire les photos dans la crypte, ce qui m'a permis de me familiariser avec le trepied que je venais d'acheter ! Nous changeons donc un peu le programme et décidons d'enchaîner avec « Schnebly Road », piste qui part de Sedona et monte vers les Schnebly hills. La piste est dans un état moyen mais des voitures « normales » la font quand même. Nous nous arrêtons dans un premier temps à Merry-go-round pour escalader la première butte et profiter du panorama, puis au deux tiers nous faisons une petite rando (qui rejoint la Munds Jack Hot loop) qui permet de prendre un peu de hauteur sur Sedona (1H). Nous décidons de continuer la piste jusqu'au bout, c'est à dire l'intersection avec l'Interstate 17 (il est alors 13H15), ce qui nous permet d'aller voir Montezuma Well (de 14H à 14H30) et Montezuma Castle (de 15H à 15H30). Ces deux endroits sont très intéressants et nous permettent d'avoir une journée complète (rando, piste et culture indienne). Ils méritent vraiment le détour. Un petit repas au burger King de Sedona car nous n’avons toujours pas mangé et nous décidons d'aller voir le coucher de soleil à Doe Mountain. Nous entamons la montée à 17H30 (trail très facile) mais en haut nous sentons que c'est pas le bon endroit pour le coucher de soleil (peut être avons nous eu tord) et le vent est assez froid. Nous préférons redescendre (18H40) et aller le voir du coté de l'aéroport (airport overlook). A vrai dire cela ne nous a pas emballé plus que ca... Retour a l'hôtel et dodo

Soldier Pass Trail (2 photos dont la crypte), Schnebly road de Merry-go-round

Montezuma Well, Montezuma Castle

Doe Mountain

Airport overlook (coucher de soleil)
Mardi 27 Mai 2008 :
Lever à 7H pour aller faire Devils Bridge (rando conseillée par la femme de l'hotel et que je trouvais déjà sympa sur internet). Cette rando très courte (1H) est une bonne surprise et le pont de pierre est grandiose (surtout lorsqu'on monte dessus). Après cet échauffement, nous partons faire le trail de Bear Mountain à 10H. La montée est dure et il nous faut 2H40 pour atteindre le sommet. Petite déception en haut car la végétation dense ne permet pas d'avoir de beaux points de vue (mise à part sur les San Francisco mountains eneigés). Heureusement, les 3 canyons surplombés durant la rando sont très jolis. Seulement 1H30 est nécessaire pour redescendre (ce qui fait quand même un total de 4H30 avec les 20 minutes passées au sommet). Nous mangeons au Macdo à 15H. Il est trop tard pour faire Submarine rock, nous allons donc directement au Slide Rock State Park à 16H30 pour nous baigner pensions nous....ça sera sans nous finalement, l'eau est vraiment trop froide (elle ne dépasse pas les 65°F durant l'année). L'endroit est quand même agréable lorsqu'il fait chaud. Nous repartons à 17H30 en direction de Crescent Moon, non sans avoir fait quelques photos au Midgely Bridge surplombant la Oak Creek. Arrivés à 18H15 à Crescent Moon (délestés de 8$ pour y rentrer), nous faisons des photos de Cathedral Rock avec réflexion sur la Oak Creek. On essaie différents endroits pour les prises de vue mais finalement le premier endroit (juste a gauche de l'entrée) était le bon et les autres prises sont moins bonnes. Juste avant le sunset, Cathedral Rock s'illumine en rouge pendant...2 minutes. Il ne fallait pas rater ce moment très court mais incroyable ! Nous mangeons dans un resto mexicain, c'est bon et pas très cher, comme souvent dans les restos mexicains du coin.

Devil's Bridge (2 photos), Bear Mountain (1 photo)

Bear Mountain (1 photo), Slide Rock State Park, Midgely Bridge

Cathedral Rock de Crescent Moon (2 photos)
Mercredi 28 Mai 2008 :
Nous sommes au départ de Fay Canyon à 9H12, rando sans vraiment de difficulté ni d'intérêt si on ne va pas jusqu'au nid d'aigle au fond a droite du canyon. Celui-ci permet de profiter d'un panorama et d'un calme saisissant. L'arch au début de la rando, accessible par un sentier qui remonte la pente a droite est peu photogénique car trop collé à la falaise et c'est dur de pouvoir prendre du recul. Nous reprenons la voiture pour faire West Fork Oak Creek Trail (début à 12H30). Nous pensons qu'il est préférable de prendre nos chaussures d'eau, Grave erreur car au bout de quelques dizaines de minutes, nous sentons que nos pieds commencent à chauffer sérieusement. Malika préfère rebrousser chemin et je décide de continuer la rando en me fixant un temps limite. J'enchaîne passage dans l'eau, course à pied sur le sentier et pose photo sur la rivière. Au ¾ je vois qu'il ne me reste plus assez de temps. De toute façon, je ne vois pas vraiment de changement depuis le début. Cette rando s'apparente plus à une ballade tranquille le long de la rivière et en sous-bois, qui plus est très agréable. Bref assez à l'opposé de ce que je fais (les ampoules auront eu raison de mon attitude précipitée et je reviens avec les pieds en sang au trailhead). Pendant ce temps, Malika s'est trouvé un coin très agréable... juste derrière les toilettes (suivre un petit sentier pendant 50m) au bord de la Oak Creek. Sans blaguer l'endroit est très propice à la baignade si vous supportez l'eau froide. Il est 14H50 lorsque nous partons en direction de Page. La route menant à Flagstaff est magnifique et un petit arrêt à Oak Creek Vista s'impose (attention au vent). A la sortie de Flagstaff nous faisons les parcs de Sunset Crater et Wupatki National Monument. Sunset Crater est un parc tourné autour du thème des coulées de lave du sunset crater ayant eu lieu il y a 1000 ans. C'est très spectaculaire et le lava flow trail est absolument à faire (30 min). Nous continuons avec Wupatki qui permet de voir 5 ruines pueblo (signifie maison en navajo). Ce sont les plus belles ruines indiennes que nous avons vues et le soleil couchant donne de très belles couleurs. Nous sortons du parc à 19H, ce qui fait que nous arrivons de nuit à Page. Il est 21H. Nous allons manger au Macdo où nous faisons la connaissance de Michael, un suisse, qui entame un séjour de 5 mois aux Etats Unis, son 4e séjour de 5 mois en 4 ans !!. On échange un peu sur nos randos à venir, et michael nous indique comment aller à Alstrom Point. En échange nous lui donnons le moyen d'aller aux Tower of silence (Wahweap hoodoos) en passant par la Cottonwood Canyon road et la BLM 431.
Fay Canyon, West fork oak creek trail (2 photos)
Oak Creek Vista, Sunset Crater (2 photos)
Wupatki National Monument (3 photos)Jeudi 29 Mai :
Nous nous levons à 6H30 afin d'être à la Paria Ranger Station pour le tirage au sort de « The Wave ». Nous arrivons pour 7H50 (heure de Page), ce qui correspond à 8H50 en Utah. Il y a beaucoup de monde, 61 personnes veulent se partager les 10 places de disponibles. Nous attendons d’être tires au sort, ce qui malheureusement n'arrivera pas. Certaines personnes en sont à leur 5e tirage de suite ! Il y a beaucoup d'allemands (les 3/4), 2 italiens, 2 autres français et quelques américains. Internet est sûrement en train de rendre l'accès à ce site de plus en plus impossible... Nous aidons Michael, notre nouvel ami suisse qui est aussi la, en lui indiquant comment se rendre au White ghosts par le chemin le plus rapide avec carte à l'appui. Nous discutons un peu avec les autres français qui cherchent à se rendre à Wire Pass. Au final, nous prenons beaucoup de retard et nous décidons de reporter la visite des deux Antelope Canyon au lendemain Nous retournons a l'hotel prendre notre petit déjeuner tranquillement et décidons de partir vers Wire Pass Buckskin Gulch. Retour donc vers la paria ranger station mais pressés nous ratons l'entrée de la piste qui mène a Wire Pass (la House Rock Valley road). Nous tentons notre chance par la BLM710 qui après un parcours assez acrobatique nous ramène sur la bonne piste. Nous entamons le trail de Wire Pass à 11h30. Apres presque 1 mile sans intérêt, le canyon se rétrécit spectaculairement. Les falaises drapées forment un slot canyon qui n'excède pas 5m de largeur. Les couleurs des falaises ressortent magnifiquement et les nuages permettent de ne pas écraser la lumière. A la confluence avec Bukskin Gulch, nous décidons de continuer un peu. Les falaises sont plus hautes mais nous nous faisons assez vite une idée de l'endroit après quelques miles. Retour à la voiture aux alentours de 14H30.Il est encore trop tôt pour se rendre à Alstrom Point et nous voulons aller voir les hoodoos de Stud Horse point qui ne sont pas très loin. Nous avons les informations sur les pistes a suivre mais après quelques miles nous nous rendons compte que nous nous éloignons des coordonnées GPS de l'endroit. Heureusement, nous avons le GPS... Fini de rigoler, nous inscrivons dans le GPS les coordonnées des hoodoos et nous allons de piste en piste en se rapprochant du petit drapeau de notre carte gps. Bingo ça y est ! Avec pas mal de difficultés on l'avoue... Nous faisons quelques photos et nous partons à toute vitesse en direction du départ de la piste d'Alstrom Point à Big Water. Nous suivons les indications de Michael qui nous ont pas mal aidés. Nous nous sommes simplement un peu trompé au 2e passage de rochers où la piste disparaît complètement pendant quelques dizaines de mètres. Il est 18h15 lorsque nous arrivons. Le paysage est magnifique et nous commençons à regarder quels seraient les plus beaux points de vue pour le coucher de soleil. Apres quelques essais nous trouvons notre place (de toute façon nous sommes seuls !) et mangeons un peu en attendant. Les photos vues dans certains livres nous incitent à rester jusqu'à 21 heures (heure Utah) mais finalement ces couleurs ne viendront jamais (photos retravaillées par logiciel ?) et la nuit noire tombe subitement ! L'obscurité envahissant le ciel rapidement nous avons une petite crainte sachant qu il y a deux passages délicats à gérer. Finalement le retour se passe bien (merci la fonction trackback du GPS !). Il est 21h40 (heure Arizona) lorsque nous arrivons à l'hôtel. Au dodo !
Wire Pass Buckskin Gulch (4 photos)
Wire Pass Buckskin Gulch, Stud Horse Point (2 photos)
Alstrom Point (coucher de soleil sur le lac Powell)Vendredi 30 Mai :
Nous nous levons à 6H20 pou retenter notre chance pour The Wave. Cette fois-ci nous ne sommes « que » 46. Beaucoup de gens sont la pour la 2e fois et la lutte s'annonce rude. Nous avons les numéros 22 et 23 (on a deux numéros lorsqu'on participe pour la 2e fois d'affilée) La 4e boule qui sort est le 22 !! Comme je ne suis pas très expansif, je ne réagis pas à l'annonce de notre boule et ma chérie a un doute, mais à l'annonce de notre nom, elle pousse un cri de joie. Ca y est on va pouvoir faire « The Wave » ! Nous récupérons le permis du lendemain, ainsi que celui pour Coyote Butte South du surlendemain que l'on avait pris par internet. Nous allons maintenant faire le 2e joyaux de la région de Page : Antelope Canyon. Nous commençons Lower Antelope Canyon en premier vers 9H15. A 10H nous sortons déjà car celui ci est très étroit et nous devons nous plier à ce que fait le gars devant nous... et c'est très rageant de devoir attendre que celui-ci prenne sa photo ! Les couleurs furent en tous cas très belles et on ne le savait pas encore l'endroit fût très calme... Nous allons directement en face, au Upper Antelope Canyon et prenons notre ticket pour la visite de 11H. Ce n'est pas forcement la meilleure heure (12H est préférable) mais au moins le flot de gens qui sont partis a 10H et qui reviennent vers la sortie du canyon pendant que nous le faisons est moins important et donc moins gênant pour notre visite. Dès le début on sent que ça va être la foire. Des photographes partout et dans tous les sens. Il faut jouer sur les prises de vue pour ne pas avoir en permanence un bras, un pied, une tête sur la photo... Ca en devient amusant tellement c'est enrageant. Mais cela n'enlève rien a la beauté du lieu. Un couple de français, croisé la veille dans Wire Pass, nous avait déconseillé d'y aller et prétendait que Wire Pass était aussi beau. Heureusement qu'on ne les avait pas écouté ! Les effets de lumière sur les roches et le sable sont sublimes. De plus, Wally, notre chauffeur de 4*4 pour Upper Antelope s'est pris pour Schumacher et a adopté une conduite très très sportive dans le sable. On a doublé tous les 4*4 partis avant nous ! Un peu de fun pour ce matin, ça a fait du bien. Nous avons fini la visite vers 13H et cela nous laisse un peu de temps pour nous restaurer...au MacDo. Nous filons ensuite en direction de Lees Ferry à Cathedral Wash pour commencer la rando vers 14H et la finissons à 16H. 2H pile qui donnent un petit goût de « Off the beaten track » et qui permettent de profiter d'un accès calme au Colorado. Nous avons essayé de nous baigner mais l'eau du Colorado est vraiment glaciale. Nous poursuivons vers la plage de Lees Ferry pour voir quelques bateaux passer les rapides de Paria Rifle. Des pêcheurs à la mouche nous offrent un petit spectacle. Nous allons voir aussi le lieu de départ des raft un peu plus loin. Un des organisateurs de ce genre de voyage nous explique qu'il est en train de préparer quelques rafts pour un périple de 13 jours sur le colorado et 220 miles et termine sa conversation par sa haine de G.Bush...Bref c'est assez sympa, sauf lorsqu'on voit les promène-couillons (Zodiac transportant 20 à 30 personnes en moteur), ca donne vraiment pas envie. C'est soit un périple de plusieurs jours à l'aventure, soit rien ! Sur le chemin du retour, la jauge d'essence s'allume, nous allons tomber en panne. Un local nous indique que la station la plus proche est à coté de Lees Ferry (Marble Canyon) ! On a pas le choix, il faut faire demi-tour... Nous perdons pas mal de temps dans l'aventure mais c'est toutefois mieux que de tomber en panne d'essence. Il est donc trop tard pour Horse Shoe Bend mais on s'arrête quand même. En effet, arrivés la bas, tout est dans l'ombre et à contre-jour. Tant pis on reviendra plus tard. On finit la journée au Wal Mart et mangeons au Subway. De retour a l'Hôtel, ma chérie se couche pendant que je prépare la rando de « The Wave » pour le lendemain grâce à l'excellent livre "Photographing the Southwest" (j'avais préféré ne pas la préparer pour ne pas être déçu au cas où on ne serait pas tirés au sort).
Lower Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon
Vue sur le colorado passant dans Marble Canyon depuis le Navajo Bridge, Cathedral Wash avec arrivée sur le Colorado (3 photos)
colorado Cathedral Wash (2 photos), Balanced Rock de Lee's ferry
Plage de Lee's ferry, embarcadère de Lee's ferrySamedi 31 Mai :
Nous partons de Page vers 8H15 en direction de Coyote Butte North. Arrivés à 9H20, nous entamons le trail qui mène à « The Wave » et qui emprunte au début celui de Wire Pass. La randonnée est plutôt facile mis a part les passages dans le sable mou qui cassent les jambes. Les indications fournies par le BLM sont très bien faîtes et il faut vraiment le faire exprès pour ne pas arriver à The Wave. Nous arrivons à 11H20 au lieu magique et entamons les séances photo. C'est magnifique. Seul Bémol, les autres randonneurs qui ont obtenus le permis sont assez égoïstes et pensent que l'endroit leur appartient (2 personnes mangeaient en plein milieu de The Wave). Au final, il faut savoir placer son appareil photo de façon à éviter les autres car eux ne bougeront pas. Bref, un petit manque de savoir vivre et pas mal d'égoïsme. Nous nous restaurons au peu et nous poursuivons vers « Second Wave », moins impressionnante mais très photogénique aussi. Nous allons jusqu'au bout du plateau et redescendons vers les buttes rouges a l'entrée du Wash appelé Sand Cove. Juste derrière, une nouvelle vague rouge et blanche, toute aussi belle. Nous descendons le Wash et remontons juste avant les narrows par la droite, ce qui nous conduit en dessous de The Wave. Nous entamons alors le chemin du retour et nous avons même plus besoin des indications du BLM puisque nous suivons le trackback du GPS... Nous sommes de retour à 15H en ayant parcourus près de 8 miles et fait beaucoup de photos. A noter au retour que le couvercle en fer de la boite où se trouve le registre de signature in/out du trail a failli me tuer. Un violent coup de vent l'a en effet refermé sur ma tête pendant que je signais...je m'en suis sorti avec une bosse.
Nous nous arrêtons à Lone Rock sur le retour pour voir...5 minutes. L'eau est pas super belle et le panorama avec la centaine de caravanes n'est pas super ! On rentre finalement à l'hôtel pour se reposer. Un petit resto familial mexicain attire notre attention et nous décidons d'aller y dîner. Très bon, comme la plupart des restos mexicains. On se partage des fajitas (2/3, 1/3, :-) )

Coyote Butte North : sur le chemin de the Wave (2 photos)

The wave (2 photos)
The Wave (2 photos)
The Wave (2 photos)
The Main Wave (2 photos), the secret passage

Le plateau de brain rocks au dessus de The Wave, Second Wave

Promontory de la vague rouge et blanche
Vague rouge et blanche (2 photos)La seconde partie du carnet se trouve ici
Informations pour Coyote Buttes South (Etats-Unis)
Bonjour,
Voila je pose ma première question sur ce forum après tant d'heures passées dessus a glaner toutes sortes d'informations sur l'ouest des états unis que j'aurais le privilège de découvrir dans à peine 2 jours. Je suis donc sur le point de partir un mois à Los Angeles et suite à la visite de ce forum et surtout du merveilleux site www.ouestusa.fr je me suis planifié un roadtrip de 10 jours dans l'ouest en choisissant les plus beaux site. Au programme : las vegas, Havasupai, Grand Canyon, Antelope, Monument valley, Bryce Canyon et j'ai bien l'intention de tenter plusieurs fois ma chance pour The Wave site auquel je suis évidement tomber sous le charme en voyant les photos de Thierry et Philippe. Je me suis donc beaucoup renseigné sur the wave et un peu moins sur CBS. Donc hier soir en cherchant encore et toujours plus d'informations sur the wave, en parcourant le forum je clique de lien en lien et je parcours le site https://www.blm.gov/az/paria/hikingcalendar.cfm Je m'aperçois qu'il reste 2 places pour CBS pile le jour ou je serais à Page avec un ami, ni une ni deux je fonce et réserve ces 2 places (pour 10$ je ne tomberais pas de haut), à ce moment la je sais que CBS est aussi un site magnifique mais je ne connais pas les moyens d'accès.
Je me renseigne donc un peu plus sur CBS sur mon site préféré ouestusa et je constate qu'il à l'air assez compliqué d'y aller par ses propres moyens surtout en plein été. Aussi les services des accompagnateurs sont assez onéreux (Half Day Tours are $125 per person, Full Day Tours are $175 per person trouvé sur http://www.paria.com/guided_tours_shuttle.htm) Je signale au passage que nous sommes 2 étudiants donc on essaye de minimiser les frais au maximum mais on a quand même une bonne réserve chacun...
Ma question est donc: Existe il d'autres moyens plus économes pour se rendre à CBS? Peut on s'y rendre à pied dans ce cas combien de kilomètres faudrait il parcourir à pied? je possède un GPS
Question subsidiaire pour the wave, je compte tenter la loterie 3 fois de suite en plein mois d'aout, est ce qu'il y a beaucoup de monde à cette période? Ai je une chance de décrocher le sésame? Et puis tant que j'y suis j'avais prévu également dans mon roadtrip une journée à Bryce et une à Zion, mais est il préférable de consacrer 2jours à Bryce et de zapper Zion?
Merci d'avance et n'hesitez pas à consulter mon blog que je tiendrais pendant mon voyage http://rodneyviper.free.fr/ j'espère qu'il y aura un post sur the wave dedans et peut être un sur CBS :)
Voila je pose ma première question sur ce forum après tant d'heures passées dessus a glaner toutes sortes d'informations sur l'ouest des états unis que j'aurais le privilège de découvrir dans à peine 2 jours. Je suis donc sur le point de partir un mois à Los Angeles et suite à la visite de ce forum et surtout du merveilleux site www.ouestusa.fr je me suis planifié un roadtrip de 10 jours dans l'ouest en choisissant les plus beaux site. Au programme : las vegas, Havasupai, Grand Canyon, Antelope, Monument valley, Bryce Canyon et j'ai bien l'intention de tenter plusieurs fois ma chance pour The Wave site auquel je suis évidement tomber sous le charme en voyant les photos de Thierry et Philippe. Je me suis donc beaucoup renseigné sur the wave et un peu moins sur CBS. Donc hier soir en cherchant encore et toujours plus d'informations sur the wave, en parcourant le forum je clique de lien en lien et je parcours le site https://www.blm.gov/az/paria/hikingcalendar.cfm Je m'aperçois qu'il reste 2 places pour CBS pile le jour ou je serais à Page avec un ami, ni une ni deux je fonce et réserve ces 2 places (pour 10$ je ne tomberais pas de haut), à ce moment la je sais que CBS est aussi un site magnifique mais je ne connais pas les moyens d'accès.
Je me renseigne donc un peu plus sur CBS sur mon site préféré ouestusa et je constate qu'il à l'air assez compliqué d'y aller par ses propres moyens surtout en plein été. Aussi les services des accompagnateurs sont assez onéreux (Half Day Tours are $125 per person, Full Day Tours are $175 per person trouvé sur http://www.paria.com/guided_tours_shuttle.htm) Je signale au passage que nous sommes 2 étudiants donc on essaye de minimiser les frais au maximum mais on a quand même une bonne réserve chacun...
Ma question est donc: Existe il d'autres moyens plus économes pour se rendre à CBS? Peut on s'y rendre à pied dans ce cas combien de kilomètres faudrait il parcourir à pied? je possède un GPS
Question subsidiaire pour the wave, je compte tenter la loterie 3 fois de suite en plein mois d'aout, est ce qu'il y a beaucoup de monde à cette période? Ai je une chance de décrocher le sésame? Et puis tant que j'y suis j'avais prévu également dans mon roadtrip une journée à Bryce et une à Zion, mais est il préférable de consacrer 2jours à Bryce et de zapper Zion?
Merci d'avance et n'hesitez pas à consulter mon blog que je tiendrais pendant mon voyage http://rodneyviper.free.fr/ j'espère qu'il y aura un post sur the wave dedans et peut être un sur CBS :)
Province Hat Yai (Sud thaïlandais) et la Malaisie: situation et conditions de voyage?
Bonjour,
Nous souhaitons aller en famille, parents et enfants, dans le sud Thaïland vers le 14 juillet pour ensuite passer en Malaisie. Quelq'un a-t-il des informations récentes sur la situation dans cette partie du pays, sur la province de Hat Yai, est-ce dangereux ? nous pensions traverser en train depuis Bangkok jusqu'a Kota Baru.
Avis récents sur Cathay Pacific?
Bonjour à tous
Nous partons en septembre pour 3 semaines en Australie, on a pris les vols sur Cathay Pacific
On fait : Paris ==> Hong Kong sur 747 Transit 1h40 Hong Kong ==> Melbourne sur A330 Cairns ==> Hong Kong sur A330 Transit 2h20 Hong Kong ==> Paris sur A340
Avez-vous des avis récents sur Cathay Pacific, des conseils pour les vols, les places dans l'avion, les nouveaux sièges sont ils en place sur nos vols ...
Merci d'avance pour vos témoignages et conseils
Nous partons en septembre pour 3 semaines en Australie, on a pris les vols sur Cathay Pacific
On fait : Paris ==> Hong Kong sur 747 Transit 1h40 Hong Kong ==> Melbourne sur A330 Cairns ==> Hong Kong sur A330 Transit 2h20 Hong Kong ==> Paris sur A340
Avez-vous des avis récents sur Cathay Pacific, des conseils pour les vols, les places dans l'avion, les nouveaux sièges sont ils en place sur nos vols ...
Merci d'avance pour vos témoignages et conseils
Visite du Costa Magica ce jour à Marseille (31 mai 2008)
😎Bonsoir à vous tous,
Je rentre de Marseille aprés avoir visité ce jour, le Costa MAGICA. Tout d'abord, un grand merci à mon agent de voyage local qui a su organisé cette journée sympa à bord de ce beau paquebot pour une soixantaine de personnes du 84. Juste une info à votre attention, n'hésitez pas de votre à solliciter votre agence de voyage afin de savoir s'il vous est possible de participer à ce type de visite.
Arrivée vers 09h45 à la porte n° 4 du port prés du CAP JANET pour ceux qui connaissent, nous avons été invité à quitter les lieux à cause de la mise en place de piquets de grève des grutiers !!!! Donc, nouveau départ jusqu'au terminal des ferry.
Le MAGICA et l'ORCHESTRA étaient en vue mais non à l'accostage à quai. Pour notre visite, COSTA a mis en place des navettes maritimes et en 5 minutes, malgré une houle légère, nous étions à bord. J'ai trouvé personnellement une trés bonne organisation dans les aller et retour des navettes qui amenaient des passagers à terre et retournaient vers le bateau avec les visiteurs.
Pour les personnes embarquant à Marseille, les valises étaient transportées par une barge plate pilotée par du personnel de Costa.
INFO : je fais juste un rappel car j'ai trouvé sur le quai 2 plaquettes en cuir d'adresse de valise à terre. Ces plaquettes étaient attachées par de simples cordons métalliques qui ont dû se casser pendant la manipulation des bagages. J'ose imaginer l'attente ou la recherche des bagages de ces passagers qui ont peut être omis de mettre en place les étiquettes COSTA !!!!
La visite débute par l'accès au pont n° 11 TIEPOLO (intérieur et extérieur), ensuite nous avons fait un circuit au pont n° 12 MANTEGNA. Là, nous avons découvert le solarium, le squok club, puis un passage au pont 14 CANALETTO, d'où part le toboggan à glisse.... Ensuite, une descente au pont n° 5 LEONARDO pour la visite complète du salon CAPRI, du piano bar, de la salle de bal SPOLETO, bien entendu du CASINO, du grand bar SALENTO, de la galerie marchande et enfin du théâtre URBINO.
Une visite de 2 cabines (intérieure et mini balcon). Très bien agencée, elle dispose d'un confort adaptée à chacun.
Nous avons eu droit à un cocktail d'accueil au pont n° 5 au grand bar SALENTO et un excellent déjeuner au restaurant ESMERALDA au pont n° 3.
Durant cette visite, nous avons été impressionné par la hauteur de l'ATRIUM et de ses ascenseurs panoramiques. Un style d'architecture différent suivant les ponts a donné des commentaires satisfaisants de l'ensemble des visiteurs. Mais il a été remarqué par d'autres, une disposition de toilettes de pont peu visible de part les enseignes lumineuses trop petites. Certains halls ou couloirs de part leur conception étaient éclairés faiblement.
J'ai fait une bonne centaine de photos sur mon parcours.
Cordialement à tous Pour ma part, je ne regrette pas du tout cette visite
Je rentre de Marseille aprés avoir visité ce jour, le Costa MAGICA. Tout d'abord, un grand merci à mon agent de voyage local qui a su organisé cette journée sympa à bord de ce beau paquebot pour une soixantaine de personnes du 84. Juste une info à votre attention, n'hésitez pas de votre à solliciter votre agence de voyage afin de savoir s'il vous est possible de participer à ce type de visite.
Arrivée vers 09h45 à la porte n° 4 du port prés du CAP JANET pour ceux qui connaissent, nous avons été invité à quitter les lieux à cause de la mise en place de piquets de grève des grutiers !!!! Donc, nouveau départ jusqu'au terminal des ferry.
Le MAGICA et l'ORCHESTRA étaient en vue mais non à l'accostage à quai. Pour notre visite, COSTA a mis en place des navettes maritimes et en 5 minutes, malgré une houle légère, nous étions à bord. J'ai trouvé personnellement une trés bonne organisation dans les aller et retour des navettes qui amenaient des passagers à terre et retournaient vers le bateau avec les visiteurs.
Pour les personnes embarquant à Marseille, les valises étaient transportées par une barge plate pilotée par du personnel de Costa.
INFO : je fais juste un rappel car j'ai trouvé sur le quai 2 plaquettes en cuir d'adresse de valise à terre. Ces plaquettes étaient attachées par de simples cordons métalliques qui ont dû se casser pendant la manipulation des bagages. J'ose imaginer l'attente ou la recherche des bagages de ces passagers qui ont peut être omis de mettre en place les étiquettes COSTA !!!!
La visite débute par l'accès au pont n° 11 TIEPOLO (intérieur et extérieur), ensuite nous avons fait un circuit au pont n° 12 MANTEGNA. Là, nous avons découvert le solarium, le squok club, puis un passage au pont 14 CANALETTO, d'où part le toboggan à glisse.... Ensuite, une descente au pont n° 5 LEONARDO pour la visite complète du salon CAPRI, du piano bar, de la salle de bal SPOLETO, bien entendu du CASINO, du grand bar SALENTO, de la galerie marchande et enfin du théâtre URBINO.
Une visite de 2 cabines (intérieure et mini balcon). Très bien agencée, elle dispose d'un confort adaptée à chacun.
Nous avons eu droit à un cocktail d'accueil au pont n° 5 au grand bar SALENTO et un excellent déjeuner au restaurant ESMERALDA au pont n° 3.
Durant cette visite, nous avons été impressionné par la hauteur de l'ATRIUM et de ses ascenseurs panoramiques. Un style d'architecture différent suivant les ponts a donné des commentaires satisfaisants de l'ensemble des visiteurs. Mais il a été remarqué par d'autres, une disposition de toilettes de pont peu visible de part les enseignes lumineuses trop petites. Certains halls ou couloirs de part leur conception étaient éclairés faiblement.
J'ai fait une bonne centaine de photos sur mon parcours.
Cordialement à tous Pour ma part, je ne regrette pas du tout cette visite
Expérience touristique dans l'Ouest américain
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)
Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages
Les racines d'un sequoia déraciné


L'intérieur d'un arbre mort


Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.
Le golden Gate Bridge, évidemment
Contraste...

Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réint��grer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné



L'intérieur d'un arbre mort



Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...


Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réint��grer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
L'aéroport Dong-Muang de Bangkok n'est pas mort
Dernièrement je me suis fait un plaisir d'atterrir et décoller de l'ancien aéroport de Bangkok Dong-Muang, et bien sur j'ai fait des photos pour le plaisir des yeux, nostalgie quand tu nous tiens .
Les taxis c'est toujours autant le bordel d'avant autant des coup de sifflet comme avant et embouteillage, et on peut voir aussi le fameux terrain de gofg entre les deux pistes ( C'est Sabaidee qui va aimer ) . Place aux photos . 😉


Madagascar: destination à haut risque
Depuis quelque temps, Madagascar est devenue une destination à haut risque. Les agressions envers les touristes pour les voler se multiplient. En général, les agresseurs n'hésitent pas à assassiner pour quelques Euros. Les agences de tourisme n'en parlent pas et pour cause.
N'allez pas seul en moto ou vélo sur les routes. Certains hôtels ne sont pas sûrs. Evitez de sortir seul la nuit. Etc.
"Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie)
Durand la guerre en ex-Yougoslavie, au début des années 90, nous avons été pris dans la nasse d'une manipulation ehontée, phénoménale, qui a consisté à "sataniser" le peuple serbe, à déverser une émotion frelatée sur les victimes et les "nettoyages ethniques qui ne pouvaient que concerner les Bonsniaques et les Croates.
Daniel Salvatore Shiffer (D.S.S), dans son livre "Les ruines de l'intelligence-les intellectuels et la guerre en ex-yougoslavie" démonte avec précisions le mécanisme infernal de ce bourrage de crâne, et tous ceux qui ne pensaient pas comme BH Lévy, A.Fielkelkrault, A.Gluskman, P.Bruckner, M.Polac, et bien d'autres très connus, étaient insultés, voués aux gémonies, et DSS ne fut pas le seul à l'être. Même le grand Peter Handke, d'habitude toujours enscensé par notre presse, fut réduit plus bas que terre à la sortie de son livre "Un Voyage hivernal vers le Danube, la Save, la Morava et la Drina" (Gallimard). Cet ouvrage fut considéré comme un crime de lèse-pensée unique ! D Salvatore Shiffer cite une juste une phrase :
Dans cette guerre, les rôles de l'agresseur et de l'agressé, des simples victimes et des purs salauds avaient trop rapidement été établis et fixés une fois pour toutes...
Impardonnable !
Rares étaient ceux qui tentaient d'enrayer cette propagande. Les premiers à s'insurger furent Max Gallo, JF Khan et DSS, le général Pierre Marie Gallois, Paul Marie de La Gorce, entre autres, mais personne n'occulta les exactions des serbes ! Seulement la sarabande impudique du dogme anti-serbe qui jetait l'opprobre sur tout un peuple vit le comble de l'indécence, et du mépris, quand un journaliste demanda à Jacques Chirac pourquoi il n'expérimentait pas notre bombe atomique sur les serbes de Pale !
Tout le monde sait qu'en reconnaissant trop vite l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, l'Allemagne, l'Autriche, et le Vatican, mirent le feu aux poudres. Que le Vatican reconnaisse la Croatie, rien que de plus naturel. Voici ce qu'écrit Guy Hermet dans "Histoire des nations et du nationalisme en Europe" sur ce pays au moment de l'occupation allemande :
....elle offre aux 4 millions de Croates nantis d'une patrie l'occasion de la vengeance sur les 1 900 000 Serbes...Cette vengeance va toutefois dépasser l'outrage subit depuis 1919, pour se transformer en un massacre systématique érigé en politique le 30 avril 1941... De manière plus insoutenable encore, L'Eglise catholique se joint à la partie pour solder son inimitié séculaire avec sa rivale orthodoxe de Belgrade. Des moines franciscains bénisssaient les tueurs, l'un d'eux, Miroslav Philipovitch-Mastorovitch, poussant le zèle jusqu'à diriger le plus effroyable des camps de concentration, celui de Jasenovac....(toujours en 40, la Croatie)...il s'agit d'un état clérical catholique dirigé sans masque par un prélat en la personne de Mgr Tiso...Mgr Tiso déclare la guerre à la France et la Grande Bretagne...puis à la Russie en juin 1941...(la croatie aujourd'hui)...cependant qu'en Croatie le cardinal Kuharic a pratiquemment intronisé le président Tudjman.
(mon compteur tourne vite, demain je parlerai des interviews d'Elie Wiesel et de Simon Wiesenthal que l'on peu lire dans "Les ruines de l'intelligence", mais, évidemment, elles n'ont pu être publié en France, Daniel Salvatore Shiffer étant "ostracisé", mais dans le Corriere della Serra)
Le "show off" d'un pilote d'AF
La presse anglaise en parle en abondance... mais désolé, rien n'est encore sorti en français
From The Times May 7, 2008Air France pilot ‘showing off to boy’ has near miss at 33, 000ft Hannah Fletcher A pilot narrowly escaped a collision with another aircraft at 33, 000ft after “showing off” off mid-flight to a boy in the cockpit, it was claimed yesterday. Passengers on the Air France flight from Manchester to Paris on Saturday said that the aircraft “rocked and rolled” like a fairground ride before suddenly climbing 10, 000ft to avoid crashing into another aircraft. Air France has begun an investigation. Shaun Robinson, 40, an IT website manager from Lancashire, and one of the flight’s 143 passengers, said: “The pilot made a sharp turn to the left, without warning, and then back again, obviously showing the French boy how he flew his plane. I could see the boy. He shook hands with the pilot. He had a big smile on his face when he came out. Moments later the pilot threw his plane into a steep climb. “We could hear alarms sounding. The two crew members sitting in front of me had terror written across their faces and were gripping their chairs. “The pilot told us he was far too close to the plane in front, and air traffic control urgently asked him to climb, climb.” Mr Robinson said that he had spoken to other passengers, who agreed that “the pilot had been showing off”. The airline said: “Air France takes these allegations extremely seriously. We are investigating.”
From The Times May 7, 2008Air France pilot ‘showing off to boy’ has near miss at 33, 000ft Hannah Fletcher A pilot narrowly escaped a collision with another aircraft at 33, 000ft after “showing off” off mid-flight to a boy in the cockpit, it was claimed yesterday. Passengers on the Air France flight from Manchester to Paris on Saturday said that the aircraft “rocked and rolled” like a fairground ride before suddenly climbing 10, 000ft to avoid crashing into another aircraft. Air France has begun an investigation. Shaun Robinson, 40, an IT website manager from Lancashire, and one of the flight’s 143 passengers, said: “The pilot made a sharp turn to the left, without warning, and then back again, obviously showing the French boy how he flew his plane. I could see the boy. He shook hands with the pilot. He had a big smile on his face when he came out. Moments later the pilot threw his plane into a steep climb. “We could hear alarms sounding. The two crew members sitting in front of me had terror written across their faces and were gripping their chairs. “The pilot told us he was far too close to the plane in front, and air traffic control urgently asked him to climb, climb.” Mr Robinson said that he had spoken to other passengers, who agreed that “the pilot had been showing off”. The airline said: “Air France takes these allegations extremely seriously. We are investigating.”
Différences entre la France et les Etats-Unis?
Bonjour tout le monde.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Anecdotes sur les américains!
🙂bonjour! je part aux usa (dans l'ouest plus exactement ) dans un mois et je voulais savoir si certains d'entre vous avez des anecdoctes sur les americains!
J'ai lu qu'ils s'agissaient de gens charmants et trés accueillant: est ce vrai?
merci pour vos reponses
Quel croisiériste choisir: Costa ou Norwegian?
Bonjour,
J'ai lu plusieurs discussions sur la compagnie COSTA en Méditerrannée orientale qui ne m'ont pas particulièrement motivées pour faire une première croisière.
Je pense maintenant plutôt me pencher vers Norwegian Cruise Line.
Qu'en pensez-vous ?
J'ai lu plusieurs discussions sur la compagnie COSTA en Méditerrannée orientale qui ne m'ont pas particulièrement motivées pour faire une première croisière.
Je pense maintenant plutôt me pencher vers Norwegian Cruise Line.
Qu'en pensez-vous ?
Partir à Cuba: style de vie et visites?
Bonjour
je souhaiterais partir à cuba pour une durée non définie pour le moment je souhaite avoir des info sur le style de vie, sur les endroi à visiter et ceux à eviter. si je veux partir a cuba c'est surtout pour la salsa car je voudrais me perfectionner mais aussi pour la culture cubaine.
je vous remercie d'avance pour vos réponce
elodie
je souhaiterais partir à cuba pour une durée non définie pour le moment je souhaite avoir des info sur le style de vie, sur les endroi à visiter et ceux à eviter. si je veux partir a cuba c'est surtout pour la salsa car je voudrais me perfectionner mais aussi pour la culture cubaine.
je vous remercie d'avance pour vos réponce
elodie











