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Algérie, terre d'accueil
VOYAGE de 17 jours, avril 2014
Ce que j’ai aimé : les rencontres. Tous les « anciens » parlent français. Ils entament très facilement la conversation pour savoir si vous allez bien etc…. Si comme moi, tu es curieux de les questionner sur le passé, d’essayer de comprendre l’Algérie actuelle, tu es comblé. Tu t’arrêtes pour faire moudre du café, pour téléphoner, pour acheter du pain, à la recherche d’un lieu etc….. Et des fois, 2 h après, tu es toujours entrain de discuter. Et j’ai trouvé la parole libre. J’ai questionné, sans retenues et j’ai eu beaucoup de réponses. Les personnes s’engageaient, me donnaient leur ressenti sur ce qu’ils avaient vécu, sur ce qu’ils vivent, sur la façon dont le pays fonctionnent, ses avantages, inconvénients. Des échangent riches en émotion, riches culturellement. Jamais je n’ai ressenti, de leur part, un intérêt quelconque dans ses échanges. Tout le monde est toujours prêt à t’aider. J’ai toujours payé le juste prix, jamais eu à négocier. (Bon, je ne suis pas aller dans les boutiques à souvenir, je parle du quotidien).
C’est un pays où je me suis sentie en sécurité. J’y suis venue avec beaucoup d’appréhension car j’avais eu des mises en garde sur l’insécurité dans les villes, dans les campagnes, sur les multitudes de contrôle qui feraient que je ne pourrais certainement pas faire le circuit que je voulais, où sous escorte pour aller à certains endroits. Certes, les choses peuvent vite changer, j’étais peut-être là dans une « bonne période ».
Quelques petits trucs à savoir :
CHANGE Il y a 2 changes : Change : taux officiel : 1 euro = 110 Change parallèle 1 euro = 153 1000 Dinars = 6.66 Euros 100 Dinars = 66 centimes Tu demandes dans la rue, dans les boutiques, tu trouves toujours quelqu’un pour t’indiquer où aller où te le proposer lui-même
HÔTELS Attention si vous êtes en couple, amenez une photocopie de votre livret de famille sinon vous ne pourrez pas dormir dans la même chambre. Si vous n’êtes pas marié…….. Pas partout, mais souvent, surtout dans les hôtels les moins chers. Les guides ne sont pas à jour. Il y a beaucoup de rénovation. De plus, de nouveaux hôtels sont en construction et on commence à trouver des gîtes où maison d’hôtes. Tous les prix sont PD compris, c’est automatique
LOCATION DE VOITURE Sauf Hertz, on te demande de laisser une pièce d’identité, paiement en espèces, carte bleue souvent pas possible donc pas de fonctionnement de l’assurance carte bleue. Location sans carte bleue 245 euros (mais franchise 400 euros si accident où ?? ce qui est arrivé !) Avec carte bleue 430 euros pour 15 jours. Circuit de 17 jours avec une voiture de location 1. TIPAZA 1ère nuit Route par la côte d’Alger à Tipaza. STAOUELI Beau village mais c’’est un vendredi et tout est fermé SIDI FREDJ Port où ont débarqué les français. Il reste quelques beaux bâtiments. Pleins de monde le vendredi. Pas indispensable ZERALDA Station balnéaire avec du charme mais décrépit et plage terriblement sale. Bien pour voir une « station balnéaire » TIPAZA Visite du site à l’est de la ville, Bof. Le site à l’ouest est beau même si les vieilles pierres ne vous intéressent pas. ouverture : 9 H à 18 H à cette époque C’est un vendredi, super ambiance sur le port et pleins de restaurants de poissons frais (1200 dinars le plat). Mais l’entrée dans la ville est terrible : du cul à cul, une heure pour accéder au centre. Départ des pêcheurs vers 19 h, retour le matin à 5 h 30 On a aimé. Peut-être parce que c’est un vendredi et que c’est notre première étape.
HOTEL LA TURQUOISE rue du port. Juste à côté du port, très placé. Chambre propre, confortable, déco traditionnelle, wifi, TB pour une nuit. 5000 avec le PD. Du début du siècle, rénové 024 47 76 98 I y a un autre hôtel dans la ville mais moins bien situé et un à l’extérieur de la ville mais un complexe hôtelier
2. ORAN 2ième et 3ième nuit
On pensait à aller à Oran par la côte, on a renoncé. On a fait Tipiza / Cherchell par la corniche (20 km, 45 mn) puis par la nationale. C’est long. Impossible de doubler, des camions et voitures qui roulent lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Départ Tipiza 10 h, arrivée Oran 16 h 30 Tipiza / Cherchell par la corniche. 20 km, 45 mn, puis N …. Pour Cherchell. Et là, c’est long. Impossible de doubler, des camions et voiture qui roule lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Il y a pas mal d’infos sur Oran dans les guides pour ce qu’il y a à voir donc je ne m’attarde pas. On a rien découvert de plus. Côte Oran Est : village de pêcheurs de kristel. 1 h pour y aller. On longe côte par la nouvelle ville d’Oran. Puis montagne, paysage de pinède, on se croirait à Giens. Petit port de pêche dans une petite baie bordée de maisons à flan de montagnes. Mais elles sont en bien mauvais état. Belles vues sur la côte (falaises déchiquetées). Corniche et côte oranaise jusque la plage des andalouses (ouest). La route est bonne. Passage par mers el kébir. Impossible de s’arrêter sur les bas côté où port, tout est barricadé : armée Village Aïn el turk. Ville en pente. On arrive parfois à accéder aux plages mais c’est sale et toutes les maisons sont dans un état lamentable. Puis on prend une grande et bonne route pour aller vers la plage des andalouses. On passe par une belle plage qui longe la route avec vue sympa. Plage des andalouses : oui, longue mais bon, 30 km. Pour l’avoir vu, on peut y aller mais on peut aussi s’en passer !!!
Fin AP, montée à notre Dame de santa cruz, 1850. Eglise construite a coté du fort construit par les espagnols 1630. Y aller l’après midi mais avant 17 h car sinon plus de soleil sur le site. Site super. Au dessus du fort, le marabout (la koubba) de sidi abdelkader.
HOTELS Les hôtels des guides, on n’a pas aimé. On a logé au continental. Notre chambre était sympa mais ce n’est pas le cas de toutes. Si on avait vu le Majestic avant, on l’aurait choisi
Hôtel CONTINENTAL, en face de l’ambassade de France. Bâtiment des années 1930, rénové en 2012. Chambre pour 2, 4000 avec PD. Wifi. Déco de certaines chambres qui manquent de couleurs à mon goût mais très propre et super accueil. Visiter plusieurs chambres. Nous on préféré une chambre au 3ième étage, lit en 90 mais déco sympa. Voiture gardée. Quartier très sécurisé car prêt de l’ambassade. Très bien placé. 16 bd de la soumamm. 041 29 55 30
HOTEL LE MAJESTIC Nouvel hôtel, quartier plus populaire, arrêt tramway devant, garage voiture. Hôtel avec déco très contemporaine, construit il y 2 ans. Chambre à 3500 et 4000 pour 2 avec PD. On a adoré la chambre 40. Grande salle de bain avec baignoire. Wifi mais dans l’accueil (lieu très agréable) 23 rue Mohamed Boudiaf. 041 33 31 16
Nouveau tramway dans toute la ville
3. SIDI BEL ABBES 4 ième nuit Ville moderne, construite en 1900 par la légion étrangère. Je n’y ai trouvé aucun intérêt. Certes, quelques maisons « châteaux » perdu au milieu de la ville mais pas de quoi en faire une étape. HOTEL METROPOLE www.hotelsmetropole-dz.com +213(0)48 54 65 35 En fait, nous avions la meilleure chambre : grande, avec un lit pour 2 personnes. Chambre 106. Les autres sont plus petites et 2 lits d’une personne. Salle de bain moyenne. Chambre lumineuse. Wifi. Chambre lumineuse. Frigo 3800 dinars Hôtel construit en 1920, rénové il y a 4 ans. La salle du petit déjeuner est superbe. Hôtel très bien placé. Parking à côté pour 150 dinars
4. TLEMCEN 5 ième nuit Ville vivante, quelques beaux bâtiments mais j’ai eu l’impression qu’une journée suffisait largement.
HOTEL STAMBOULI 5500 mais prix avec réduction. Sinon, 6500. wifi. Hôtel construit il y a 2 ans et demi. Parking de 20h à 8 h. On peut trouver moins cher. Chambre très agréable, lumineuse. Salle de bain petite. Frigo www.hotel-stambouli
5. El ABIODH SIDI CHEIH 6 ième nuit Départ 8 h de Tlemcen, arrivée midi à Ain Sefra où nous pensions dormir. Bonne route droite. Paysage sans intérêt. Tour de Ain Séfra. A midi, personne dans les rues. Pas envie de trainer. A ain Sefra, le seul hôtel n’est vraiment pas entretenu. Chambre sombre, sdb bof bof. 1900 dinars Route pour Tiout. Vieux Ksar assez bien rénové au milieu de la palmeraie. Chambre de l’auberge de jeunesse à 200 par personne : Bof bof bof….. Route pour AIN OUARKA pour voir un lac entourée de montagnes avec de superbes couleurs. Bien De Ain Ouarka, route qui rejoint directement BOUSSEMGHOUN sans revenir sur la N47. 30 KM par une bonne route dans de beaux paysages. Vieux ksar bien rénové. 2 boutiques dedans, gardien à l’entrée. Hôtel Sid Cheikh 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. 049.73.79.39 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. Simple mais propre. Bon accueil. Correct pour une nuit.
6. TAGHIT (750 km au sud d’Oran) 7,8 et 9 ième nuit Départ 7 h 30, arrivée 11 h 30 à l’intersection pour Taghit. Très bonne route, personne. Direction Béchar, aucun intérêt. Beaucoup de temps perdu et arrivée à Taghit à 16 h. A Béchar, visite dans les environs des ksars du Nord (inutile) et Kénadsa (pas la peine). Taghit, c’est le village principal sur les 5 villages qui longent la Palmeraie. Celui où il faut loger. Ce qui est superbe pour ces villages, c’est que d’un côté de la route qui longe les villages, il y a de magnifiques dunes, de l’autre, la palmeraie, et de l’autre côté de la palmeraie, des falaises. De superbes paysages. Si pas de véhicule, des bus locaux desservent les différents villages. Dans le village de Taghit, seul, on peut escalader de magnifiques dunes, allé au vieux fort, visiter le ksar qui est magnifique et qui peu à peu est rénové. Ensuite, on sort de Taghit et on peut aller marcher sur le plateau, aller découvrir les peintures rupestres (pour moi, une excuse pour passer près de dunes magnifiques), découvrir les marabouts, les vieux cimetières, vieux ksars, les jardins de la palmeraie. Et là, je dois dire que seul, on passe à côté de beaucoup de choses. Mohamed saura, si vous le souhaitez, vous mettre « dans les mains » d’un guide pour visiter. ET puis, il est possible, sans aller très loin puisque les dunes sont là, d’aller bivouaquer. LOGEMENT Mon coup de cœur, pas pour le confort mais pour l’authenticité du lieu, pour l’accueil, pour la localisation (dans le vieux ksar). On est dans une vieille maison du ksar dans laquelle Mohamed a vécu pendant 35 ans. Il habite maintenant une maison dans la ville moderne mais a décidé de rénover la maison pour en faire un gite. Une chambre de 3 personnes au rez de chaussée qui donne sur la pièce principale (donc sans fenêtre) où des chambres à l’étage et qui donne sur la terrace (de 2 à 4 personnes) Des matelas sur le sol, des sanitaires communs. IL y à une grande pièce qui était la pièce de vie commune et où l’on se retrouve pour échanger, une terrace pour se reposer où prendre le soleil. N’hésitez pas à me contacter en privé pour avoir ses coordonnées où infos complémentaires. Il est aussi possible de louer une maison récente dans la ville (2 chambres)
7. TIMIMOUNE 10 et 11 ième nuit
Taghit/timimoune avec arrêt de 2 H 30 à Béni Abbès, Départ 7 h 30, Arrivée 16 h.
Béni Abbès : grosse déception. La ville : des arcades qui longent la rue principale. Ok……. En dehors de cela, aucune intérêt dans l’architecture. Le marché, bof. On a vite fait le tour de la ville. Les dunes sont là, on les voit, mais entre la ville et les dunes, se construisent des tas de lotissements. C’est anarchique et cela gâche le paysage. Le vieux ksar, à part la porte d’entrée, peu de rénovation, aucune vie. Traversée de la palmeraie pour aller voir la fameuse piscine du petit futé et LP. Bon, assez récente, elle est belle, oui. Mais se déplacer pour cela ?
Timimoune : Architecture très intéressante sur le boulevard principal. Animation le matin avec le marché. Il faut absolument une journée pour aller faire la route des vieux ksars et aller sur la sebkha (ancien lac asséché). Nous avions une voiture, nous avons essayé de partir à la découverte seule le premier jour. C’est vraiment difficile car on n’a pas d’’est vraiment difficile car on n’a pas d’infos (celle du petit futé sont très insuffisantes, idem lonely) et l’on est vite conscient que l’on va rater pleins de choses. Je vous conseille donc de faire une excursion à la journée avec un guide et un 4/4. Le 4/4 avec le guide = 8000 à la journée pour 4 personnes. Je vous conseille de contacter JAMAL SELKA qui vous emmènera avec son 4/4 : journée très diversifié, il emprunte les pistes et pas les routes et passent dans de très beaux paysages. Et l’on part à la découverte des vieux châteaux, des roses de sables, du sel dans le sol, du système d’irrigation etc. il a un français parfait. Il est très attentif et n’a pas du tout une attitude commerciale. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail. facebook : jamal selka. Dites que vous venez de ma part. Il y a matière à faire 2 autres journées dont une que Jamal appelle « le petit tassili », avec des paysages du Hoggar. Vous pouvez aussi partir 2 jours et aller bivouaquer dans les dunes. Donc il y a matières à passer 4/5 jours sans problèmes.
LOGEMENT Nous sommes arrivés dans la ville sans rien avoir prévu. Ce ne fut pas facile de trouver les quelques adresses données par les 2 guides (celles qi n’existent plus, les hôtels en rénovation, les nouveaux… plus d’office de tourisme et peu de personnes dans la rue qui ont des infos. Nous avons logé à « Rose des sables » TB, au bord de la sebkha. Chambre très propre et agréable. (visiter, pas toutes exactement pareilles) accueil très sympa. PD très bien. La seule chose, assez loin du centre. Si vous n’êtes pas motorisé, demander de venir vous chercher. 4000 pour 2. A choisir, j’y retourne. Sinon 3 autres hôtels : IGHZER, en plein centre sur rue pricipale, 2OO, mais vraiment pas soigné le GOURARA au bord palmeraie, en cours de rénovation pour devenir un 5 étoiles. Sur la route des ksars, après la rose des sables, un hôtel par des tunisiens, 9OOO pour 2, piscine et chaises longues. Chambre correctes, sombres. Il y a des maisons d’hôtes et gites dans Timimoun. Le problème pour les trouver, c’est que rien n’est indiqué dans la ville pas de panneau « publicitaire » et rien sur les portes des maisons. Il faut venir avec le numéro de téléphone, avoir prit contact la veille et les appeler en arrivant dans la ville pour qu’ils viennent vous chercher. Sinon, c’est un long jeu de piste. Contacté Jamal si vous souhaiter qu’il s’en occupe.
8. GARDIAIA 12 et 13 ième nuit
Nous voulions faire Timimoune / Ghardaïa. Mais nous ne voulions pas prendre la route par El Goléa qui n’est pas réputé pour être jolie. On décide de prendre une route qui n’est pas encore répertorié, qui est encore en construction sur certains tronçons et qui traverse le grand erg occidental. 4 h de route, 410 km entre Timimoune (par mertoutek) jusque l’intersection de la route qui va de Laghouat à Béchar ou taghit. Il n’y a personne où presque puisque la route n’est pas encore indiquée. Excellente route, on passe au milieu des dunes, on croise des troupeaux de chameaux. Ce n’est pas plat donc on a de superbes vues. Un bijou. L e problème, ce fut la suite. Les cartes ne sont pas du tout à jour. Nous espérions donc trouver une route qui nous évite de remonter sur LAGHOUAT et qui coupe vers Ghardaïa. Déjà, il faut trouver de l’essence. C’est dans le village de Benoud qu’un monsieur à sorti un bidon de 20 litres (de bonne guerre, nous avons payé le double du prix). Puis direction une ville 100 km plus loin brézina, . pour faire le plein pour effectivement prendre une route qui coupe. La seule que nous aurons eu en mauvais état dans le pays. Mais de beaux paysages. Elle arrive en dessous de Ghardaïa, à METLILI. Au total, 10 h de voiture et 950 km mais pas de regret d’avoir choisit cette route pour remonter. (700 par El Goléa).
VISITES Gardaia, c’est 5 villes, 5 ksars
Visite de Mélika. Visite du cimetière avec tombe de Cheikh Ba-Abderrahmane. Bien si jamais vu de tombeaux mozabites et de tombes à Iduden. On n’est pas rentré dans le ksar. Visite de Ghardaïa. 8 h 30, rien n’est ouvert. On se balade seul pendant 1 h 30. On est arrêté plusieurs fois en nous demandant ce que l’on fait, nous indiquant de prendre un guide. 2 hommes rencontrés nous ont demandé de sortir ou prendre un guide. Nous avons dit que nous sortions. Ils nous ont suivi jusque la porte du Puis nous sommes allés au bureau des guides p. 200 dinars par personne. Bof bof comme guide. ¾ d’heures. Mais un complément à notre balade. En fait, un mois plus tôt, des tas de boutiques avaient été brulé et il avait eu des morts Visite de EL ATTEUF. Sur chemin, belle vue sur Mélika mais surtout sur le ksar de BOUNOURA EL Atteuf, belle photo du ksar à l’arrivée. Mausolée de Chekh Amni Brahim. Pour les photos. Idem pour le cimentière en haut au dessus du mausolée. Sinon ……….. Visite de BENI-ISGUEN super, à ne pas manquer. Guide obligatoire. Je vous recommande vraiment un monsieur de 67 ans, Mankih Bakir. il a passé beaucoup de temps pour nous faire découvrir les règles de vie des Mozabites qui sont des musulmans sunnites. Nous avons pu poser toutes nos questions et y avoir des réponses claires et très complètes. Pas d’interdit pour nous répondre. Nous sommes ressortis du ksar riche de la connaissance de leur culture. Un beau moment de partage. Une visite normalement de ¾ d’heures qui s’est transformé en 2H. (bakit ?) Skype bakuss47 213 77 23 74 56. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail A faire avec lui, c’est important
9. ALGER 14, 15, 16 ième nuit Je suis allée à Alger avec un a priori. En effet, j’avais lu sur le forum le post suivant de LILI : « Quand on doit se rendre à Alger pour raisons administratives, on a hâte d'en ressortir à cause de la pollution, du bruit, la saleté, etc. Les espaces publics sont assez rares, beaucoup de chantiers en ville qui durent des mois, voir des années.... Elle a du mal à absorber des dizaines de milliers de voitures chaque jour !!! Les autorités algéroises laissent cette ville dans un état qu'elle ne mérite pas ! C'est dommage d'autant plus que le front de mer tout en blanc est très jolie de loin, mais une fois sur place, tout est délaissé... » Hé bien, je ne suis pas du tout de cet avis. En tant que touriste, et non pas résidente, j’ai trouvé justement la ville très agréable, avec des quartiers très diversifiés, des parcs et espaces publics très agréables et toujours cet accueil !
visite de la kasbah. On peut visiter une partie de la casbah seule. Elle est traversée par une rue propre, pour les touristes.....Mais je pense qu’il y a bien d’autres choses intéressantes à voir et surtout à savoir. Pour cela, il me semble important d’avoir un guide. Sur le forum, j’avais contacté khalifa alla 05.49.19.29.68. Il intervient dans le cadre d un club éco touristique. Son objectif principal : faire vivre la casbah. Ils sont une centaine de personnes à œuvrer pour cela. Khakifa à un 2ième objectif : agir auprès de jeunes. Nous avons passé 5 heures avec lui. Ce fut un moment riche. me contacter pour avoir son mail La veille, alors que nous nous promenions sur le haut du quartier de Bab el Oued, nous avons rencontré un groupe de femmes qui allaient à la Kasba. 2 heures avec elles dans la kasba. Une autre découverte, d'autres lieux, un autre regard !
LOGEMENT
Réserver son hôtel à Alger, pas mal étaient complet. · Hôtel ALBERT PREMIER chambre 520 au 5ième étage. 7800 + taxe donc 8280 dinars. Très bien situé. Meubles vieillots mais balcon avec vue sur mer. Juste à côté grande poste. Bouche métro à 3OO mètres. 213.21.73.80.34 · Même quartier, moins cher et bien hôtel REGINA 48OO D · HOTEL ST, plus vers Didouche, neuf, TB 8200 D www.tourisme-hotel. dz +213 0 21 638 065 · HOTEL ABC 11500 D super, neuf, pas loin hôtel ST, bien placé. · Hôtel SUISSE, recommandée par certains sur le forum mais aussi cher que Albert premier, sombre, petite chambre, pas de vue. On a essayé de trouver moins cher mais un peu lugubre et pas nikel
Conclusion. je n'ai rien découvert d'extraordinaire, En dehors de Taghit et Timimoun, les paysages ne sont pas particulièrement jolies. J'étais déjà allée 3 fois dans le désert algérien et j'ai beaucoup voyagé. Mais ce pays m'a touché pour les rencontres que j'ai faites, pour l’accueil que j'ai eu. Et j'y retournerais !!!!
PS, j'avais mis pleins de mail, cela ne passe pas sur le forum ???
Quelques petits trucs à savoir :
CHANGE Il y a 2 changes : Change : taux officiel : 1 euro = 110 Change parallèle 1 euro = 153 1000 Dinars = 6.66 Euros 100 Dinars = 66 centimes Tu demandes dans la rue, dans les boutiques, tu trouves toujours quelqu’un pour t’indiquer où aller où te le proposer lui-même
HÔTELS Attention si vous êtes en couple, amenez une photocopie de votre livret de famille sinon vous ne pourrez pas dormir dans la même chambre. Si vous n’êtes pas marié…….. Pas partout, mais souvent, surtout dans les hôtels les moins chers. Les guides ne sont pas à jour. Il y a beaucoup de rénovation. De plus, de nouveaux hôtels sont en construction et on commence à trouver des gîtes où maison d’hôtes. Tous les prix sont PD compris, c’est automatique
LOCATION DE VOITURE Sauf Hertz, on te demande de laisser une pièce d’identité, paiement en espèces, carte bleue souvent pas possible donc pas de fonctionnement de l’assurance carte bleue. Location sans carte bleue 245 euros (mais franchise 400 euros si accident où ?? ce qui est arrivé !) Avec carte bleue 430 euros pour 15 jours. Circuit de 17 jours avec une voiture de location 1. TIPAZA 1ère nuit Route par la côte d’Alger à Tipaza. STAOUELI Beau village mais c’’est un vendredi et tout est fermé SIDI FREDJ Port où ont débarqué les français. Il reste quelques beaux bâtiments. Pleins de monde le vendredi. Pas indispensable ZERALDA Station balnéaire avec du charme mais décrépit et plage terriblement sale. Bien pour voir une « station balnéaire » TIPAZA Visite du site à l’est de la ville, Bof. Le site à l’ouest est beau même si les vieilles pierres ne vous intéressent pas. ouverture : 9 H à 18 H à cette époque C’est un vendredi, super ambiance sur le port et pleins de restaurants de poissons frais (1200 dinars le plat). Mais l’entrée dans la ville est terrible : du cul à cul, une heure pour accéder au centre. Départ des pêcheurs vers 19 h, retour le matin à 5 h 30 On a aimé. Peut-être parce que c’est un vendredi et que c’est notre première étape.
HOTEL LA TURQUOISE rue du port. Juste à côté du port, très placé. Chambre propre, confortable, déco traditionnelle, wifi, TB pour une nuit. 5000 avec le PD. Du début du siècle, rénové 024 47 76 98 I y a un autre hôtel dans la ville mais moins bien situé et un à l’extérieur de la ville mais un complexe hôtelier
2. ORAN 2ième et 3ième nuit
On pensait à aller à Oran par la côte, on a renoncé. On a fait Tipiza / Cherchell par la corniche (20 km, 45 mn) puis par la nationale. C’est long. Impossible de doubler, des camions et voitures qui roulent lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Départ Tipiza 10 h, arrivée Oran 16 h 30 Tipiza / Cherchell par la corniche. 20 km, 45 mn, puis N …. Pour Cherchell. Et là, c’est long. Impossible de doubler, des camions et voiture qui roule lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Il y a pas mal d’infos sur Oran dans les guides pour ce qu’il y a à voir donc je ne m’attarde pas. On a rien découvert de plus. Côte Oran Est : village de pêcheurs de kristel. 1 h pour y aller. On longe côte par la nouvelle ville d’Oran. Puis montagne, paysage de pinède, on se croirait à Giens. Petit port de pêche dans une petite baie bordée de maisons à flan de montagnes. Mais elles sont en bien mauvais état. Belles vues sur la côte (falaises déchiquetées). Corniche et côte oranaise jusque la plage des andalouses (ouest). La route est bonne. Passage par mers el kébir. Impossible de s’arrêter sur les bas côté où port, tout est barricadé : armée Village Aïn el turk. Ville en pente. On arrive parfois à accéder aux plages mais c’est sale et toutes les maisons sont dans un état lamentable. Puis on prend une grande et bonne route pour aller vers la plage des andalouses. On passe par une belle plage qui longe la route avec vue sympa. Plage des andalouses : oui, longue mais bon, 30 km. Pour l’avoir vu, on peut y aller mais on peut aussi s’en passer !!!
Fin AP, montée à notre Dame de santa cruz, 1850. Eglise construite a coté du fort construit par les espagnols 1630. Y aller l’après midi mais avant 17 h car sinon plus de soleil sur le site. Site super. Au dessus du fort, le marabout (la koubba) de sidi abdelkader.
HOTELS Les hôtels des guides, on n’a pas aimé. On a logé au continental. Notre chambre était sympa mais ce n’est pas le cas de toutes. Si on avait vu le Majestic avant, on l’aurait choisi
Hôtel CONTINENTAL, en face de l’ambassade de France. Bâtiment des années 1930, rénové en 2012. Chambre pour 2, 4000 avec PD. Wifi. Déco de certaines chambres qui manquent de couleurs à mon goût mais très propre et super accueil. Visiter plusieurs chambres. Nous on préféré une chambre au 3ième étage, lit en 90 mais déco sympa. Voiture gardée. Quartier très sécurisé car prêt de l’ambassade. Très bien placé. 16 bd de la soumamm. 041 29 55 30
HOTEL LE MAJESTIC Nouvel hôtel, quartier plus populaire, arrêt tramway devant, garage voiture. Hôtel avec déco très contemporaine, construit il y 2 ans. Chambre à 3500 et 4000 pour 2 avec PD. On a adoré la chambre 40. Grande salle de bain avec baignoire. Wifi mais dans l’accueil (lieu très agréable) 23 rue Mohamed Boudiaf. 041 33 31 16
Nouveau tramway dans toute la ville
3. SIDI BEL ABBES 4 ième nuit Ville moderne, construite en 1900 par la légion étrangère. Je n’y ai trouvé aucun intérêt. Certes, quelques maisons « châteaux » perdu au milieu de la ville mais pas de quoi en faire une étape. HOTEL METROPOLE www.hotelsmetropole-dz.com +213(0)48 54 65 35 En fait, nous avions la meilleure chambre : grande, avec un lit pour 2 personnes. Chambre 106. Les autres sont plus petites et 2 lits d’une personne. Salle de bain moyenne. Chambre lumineuse. Wifi. Chambre lumineuse. Frigo 3800 dinars Hôtel construit en 1920, rénové il y a 4 ans. La salle du petit déjeuner est superbe. Hôtel très bien placé. Parking à côté pour 150 dinars
4. TLEMCEN 5 ième nuit Ville vivante, quelques beaux bâtiments mais j’ai eu l’impression qu’une journée suffisait largement.
HOTEL STAMBOULI 5500 mais prix avec réduction. Sinon, 6500. wifi. Hôtel construit il y a 2 ans et demi. Parking de 20h à 8 h. On peut trouver moins cher. Chambre très agréable, lumineuse. Salle de bain petite. Frigo www.hotel-stambouli
5. El ABIODH SIDI CHEIH 6 ième nuit Départ 8 h de Tlemcen, arrivée midi à Ain Sefra où nous pensions dormir. Bonne route droite. Paysage sans intérêt. Tour de Ain Séfra. A midi, personne dans les rues. Pas envie de trainer. A ain Sefra, le seul hôtel n’est vraiment pas entretenu. Chambre sombre, sdb bof bof. 1900 dinars Route pour Tiout. Vieux Ksar assez bien rénové au milieu de la palmeraie. Chambre de l’auberge de jeunesse à 200 par personne : Bof bof bof….. Route pour AIN OUARKA pour voir un lac entourée de montagnes avec de superbes couleurs. Bien De Ain Ouarka, route qui rejoint directement BOUSSEMGHOUN sans revenir sur la N47. 30 KM par une bonne route dans de beaux paysages. Vieux ksar bien rénové. 2 boutiques dedans, gardien à l’entrée. Hôtel Sid Cheikh 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. 049.73.79.39 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. Simple mais propre. Bon accueil. Correct pour une nuit.
6. TAGHIT (750 km au sud d’Oran) 7,8 et 9 ième nuit Départ 7 h 30, arrivée 11 h 30 à l’intersection pour Taghit. Très bonne route, personne. Direction Béchar, aucun intérêt. Beaucoup de temps perdu et arrivée à Taghit à 16 h. A Béchar, visite dans les environs des ksars du Nord (inutile) et Kénadsa (pas la peine). Taghit, c’est le village principal sur les 5 villages qui longent la Palmeraie. Celui où il faut loger. Ce qui est superbe pour ces villages, c’est que d’un côté de la route qui longe les villages, il y a de magnifiques dunes, de l’autre, la palmeraie, et de l’autre côté de la palmeraie, des falaises. De superbes paysages. Si pas de véhicule, des bus locaux desservent les différents villages. Dans le village de Taghit, seul, on peut escalader de magnifiques dunes, allé au vieux fort, visiter le ksar qui est magnifique et qui peu à peu est rénové. Ensuite, on sort de Taghit et on peut aller marcher sur le plateau, aller découvrir les peintures rupestres (pour moi, une excuse pour passer près de dunes magnifiques), découvrir les marabouts, les vieux cimetières, vieux ksars, les jardins de la palmeraie. Et là, je dois dire que seul, on passe à côté de beaucoup de choses. Mohamed saura, si vous le souhaitez, vous mettre « dans les mains » d’un guide pour visiter. ET puis, il est possible, sans aller très loin puisque les dunes sont là, d’aller bivouaquer. LOGEMENT Mon coup de cœur, pas pour le confort mais pour l’authenticité du lieu, pour l’accueil, pour la localisation (dans le vieux ksar). On est dans une vieille maison du ksar dans laquelle Mohamed a vécu pendant 35 ans. Il habite maintenant une maison dans la ville moderne mais a décidé de rénover la maison pour en faire un gite. Une chambre de 3 personnes au rez de chaussée qui donne sur la pièce principale (donc sans fenêtre) où des chambres à l’étage et qui donne sur la terrace (de 2 à 4 personnes) Des matelas sur le sol, des sanitaires communs. IL y à une grande pièce qui était la pièce de vie commune et où l’on se retrouve pour échanger, une terrace pour se reposer où prendre le soleil. N’hésitez pas à me contacter en privé pour avoir ses coordonnées où infos complémentaires. Il est aussi possible de louer une maison récente dans la ville (2 chambres)
7. TIMIMOUNE 10 et 11 ième nuit
Taghit/timimoune avec arrêt de 2 H 30 à Béni Abbès, Départ 7 h 30, Arrivée 16 h.
Béni Abbès : grosse déception. La ville : des arcades qui longent la rue principale. Ok……. En dehors de cela, aucune intérêt dans l’architecture. Le marché, bof. On a vite fait le tour de la ville. Les dunes sont là, on les voit, mais entre la ville et les dunes, se construisent des tas de lotissements. C’est anarchique et cela gâche le paysage. Le vieux ksar, à part la porte d’entrée, peu de rénovation, aucune vie. Traversée de la palmeraie pour aller voir la fameuse piscine du petit futé et LP. Bon, assez récente, elle est belle, oui. Mais se déplacer pour cela ?
Timimoune : Architecture très intéressante sur le boulevard principal. Animation le matin avec le marché. Il faut absolument une journée pour aller faire la route des vieux ksars et aller sur la sebkha (ancien lac asséché). Nous avions une voiture, nous avons essayé de partir à la découverte seule le premier jour. C’est vraiment difficile car on n’a pas d’’est vraiment difficile car on n’a pas d’infos (celle du petit futé sont très insuffisantes, idem lonely) et l’on est vite conscient que l’on va rater pleins de choses. Je vous conseille donc de faire une excursion à la journée avec un guide et un 4/4. Le 4/4 avec le guide = 8000 à la journée pour 4 personnes. Je vous conseille de contacter JAMAL SELKA qui vous emmènera avec son 4/4 : journée très diversifié, il emprunte les pistes et pas les routes et passent dans de très beaux paysages. Et l’on part à la découverte des vieux châteaux, des roses de sables, du sel dans le sol, du système d’irrigation etc. il a un français parfait. Il est très attentif et n’a pas du tout une attitude commerciale. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail. facebook : jamal selka. Dites que vous venez de ma part. Il y a matière à faire 2 autres journées dont une que Jamal appelle « le petit tassili », avec des paysages du Hoggar. Vous pouvez aussi partir 2 jours et aller bivouaquer dans les dunes. Donc il y a matières à passer 4/5 jours sans problèmes.
LOGEMENT Nous sommes arrivés dans la ville sans rien avoir prévu. Ce ne fut pas facile de trouver les quelques adresses données par les 2 guides (celles qi n’existent plus, les hôtels en rénovation, les nouveaux… plus d’office de tourisme et peu de personnes dans la rue qui ont des infos. Nous avons logé à « Rose des sables » TB, au bord de la sebkha. Chambre très propre et agréable. (visiter, pas toutes exactement pareilles) accueil très sympa. PD très bien. La seule chose, assez loin du centre. Si vous n’êtes pas motorisé, demander de venir vous chercher. 4000 pour 2. A choisir, j’y retourne. Sinon 3 autres hôtels : IGHZER, en plein centre sur rue pricipale, 2OO, mais vraiment pas soigné le GOURARA au bord palmeraie, en cours de rénovation pour devenir un 5 étoiles. Sur la route des ksars, après la rose des sables, un hôtel par des tunisiens, 9OOO pour 2, piscine et chaises longues. Chambre correctes, sombres. Il y a des maisons d’hôtes et gites dans Timimoun. Le problème pour les trouver, c’est que rien n’est indiqué dans la ville pas de panneau « publicitaire » et rien sur les portes des maisons. Il faut venir avec le numéro de téléphone, avoir prit contact la veille et les appeler en arrivant dans la ville pour qu’ils viennent vous chercher. Sinon, c’est un long jeu de piste. Contacté Jamal si vous souhaiter qu’il s’en occupe.
8. GARDIAIA 12 et 13 ième nuit
Nous voulions faire Timimoune / Ghardaïa. Mais nous ne voulions pas prendre la route par El Goléa qui n’est pas réputé pour être jolie. On décide de prendre une route qui n’est pas encore répertorié, qui est encore en construction sur certains tronçons et qui traverse le grand erg occidental. 4 h de route, 410 km entre Timimoune (par mertoutek) jusque l’intersection de la route qui va de Laghouat à Béchar ou taghit. Il n’y a personne où presque puisque la route n’est pas encore indiquée. Excellente route, on passe au milieu des dunes, on croise des troupeaux de chameaux. Ce n’est pas plat donc on a de superbes vues. Un bijou. L e problème, ce fut la suite. Les cartes ne sont pas du tout à jour. Nous espérions donc trouver une route qui nous évite de remonter sur LAGHOUAT et qui coupe vers Ghardaïa. Déjà, il faut trouver de l’essence. C’est dans le village de Benoud qu’un monsieur à sorti un bidon de 20 litres (de bonne guerre, nous avons payé le double du prix). Puis direction une ville 100 km plus loin brézina, . pour faire le plein pour effectivement prendre une route qui coupe. La seule que nous aurons eu en mauvais état dans le pays. Mais de beaux paysages. Elle arrive en dessous de Ghardaïa, à METLILI. Au total, 10 h de voiture et 950 km mais pas de regret d’avoir choisit cette route pour remonter. (700 par El Goléa).
VISITES Gardaia, c’est 5 villes, 5 ksars
Visite de Mélika. Visite du cimetière avec tombe de Cheikh Ba-Abderrahmane. Bien si jamais vu de tombeaux mozabites et de tombes à Iduden. On n’est pas rentré dans le ksar. Visite de Ghardaïa. 8 h 30, rien n’est ouvert. On se balade seul pendant 1 h 30. On est arrêté plusieurs fois en nous demandant ce que l’on fait, nous indiquant de prendre un guide. 2 hommes rencontrés nous ont demandé de sortir ou prendre un guide. Nous avons dit que nous sortions. Ils nous ont suivi jusque la porte du Puis nous sommes allés au bureau des guides p. 200 dinars par personne. Bof bof comme guide. ¾ d’heures. Mais un complément à notre balade. En fait, un mois plus tôt, des tas de boutiques avaient été brulé et il avait eu des morts Visite de EL ATTEUF. Sur chemin, belle vue sur Mélika mais surtout sur le ksar de BOUNOURA EL Atteuf, belle photo du ksar à l’arrivée. Mausolée de Chekh Amni Brahim. Pour les photos. Idem pour le cimentière en haut au dessus du mausolée. Sinon ……….. Visite de BENI-ISGUEN super, à ne pas manquer. Guide obligatoire. Je vous recommande vraiment un monsieur de 67 ans, Mankih Bakir. il a passé beaucoup de temps pour nous faire découvrir les règles de vie des Mozabites qui sont des musulmans sunnites. Nous avons pu poser toutes nos questions et y avoir des réponses claires et très complètes. Pas d’interdit pour nous répondre. Nous sommes ressortis du ksar riche de la connaissance de leur culture. Un beau moment de partage. Une visite normalement de ¾ d’heures qui s’est transformé en 2H. (bakit ?) Skype bakuss47 213 77 23 74 56. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail A faire avec lui, c’est important
9. ALGER 14, 15, 16 ième nuit Je suis allée à Alger avec un a priori. En effet, j’avais lu sur le forum le post suivant de LILI : « Quand on doit se rendre à Alger pour raisons administratives, on a hâte d'en ressortir à cause de la pollution, du bruit, la saleté, etc. Les espaces publics sont assez rares, beaucoup de chantiers en ville qui durent des mois, voir des années.... Elle a du mal à absorber des dizaines de milliers de voitures chaque jour !!! Les autorités algéroises laissent cette ville dans un état qu'elle ne mérite pas ! C'est dommage d'autant plus que le front de mer tout en blanc est très jolie de loin, mais une fois sur place, tout est délaissé... » Hé bien, je ne suis pas du tout de cet avis. En tant que touriste, et non pas résidente, j’ai trouvé justement la ville très agréable, avec des quartiers très diversifiés, des parcs et espaces publics très agréables et toujours cet accueil !
visite de la kasbah. On peut visiter une partie de la casbah seule. Elle est traversée par une rue propre, pour les touristes.....Mais je pense qu’il y a bien d’autres choses intéressantes à voir et surtout à savoir. Pour cela, il me semble important d’avoir un guide. Sur le forum, j’avais contacté khalifa alla 05.49.19.29.68. Il intervient dans le cadre d un club éco touristique. Son objectif principal : faire vivre la casbah. Ils sont une centaine de personnes à œuvrer pour cela. Khakifa à un 2ième objectif : agir auprès de jeunes. Nous avons passé 5 heures avec lui. Ce fut un moment riche. me contacter pour avoir son mail La veille, alors que nous nous promenions sur le haut du quartier de Bab el Oued, nous avons rencontré un groupe de femmes qui allaient à la Kasba. 2 heures avec elles dans la kasba. Une autre découverte, d'autres lieux, un autre regard !
LOGEMENT
Réserver son hôtel à Alger, pas mal étaient complet. · Hôtel ALBERT PREMIER chambre 520 au 5ième étage. 7800 + taxe donc 8280 dinars. Très bien situé. Meubles vieillots mais balcon avec vue sur mer. Juste à côté grande poste. Bouche métro à 3OO mètres. 213.21.73.80.34 · Même quartier, moins cher et bien hôtel REGINA 48OO D · HOTEL ST, plus vers Didouche, neuf, TB 8200 D www.tourisme-hotel. dz +213 0 21 638 065 · HOTEL ABC 11500 D super, neuf, pas loin hôtel ST, bien placé. · Hôtel SUISSE, recommandée par certains sur le forum mais aussi cher que Albert premier, sombre, petite chambre, pas de vue. On a essayé de trouver moins cher mais un peu lugubre et pas nikel
Conclusion. je n'ai rien découvert d'extraordinaire, En dehors de Taghit et Timimoun, les paysages ne sont pas particulièrement jolies. J'étais déjà allée 3 fois dans le désert algérien et j'ai beaucoup voyagé. Mais ce pays m'a touché pour les rencontres que j'ai faites, pour l’accueil que j'ai eu. Et j'y retournerais !!!!
PS, j'avais mis pleins de mail, cela ne passe pas sur le forum ???
4 Normands en Ardèche, avec un chien
Bonjour!
Un petit retour de notre semaine en Ardèche fin août.
Bon comme Voyageforum est devenu un peu chiant avec les photos (on peut plus illustrer en les insérant dans le texte 😠 ou alors c'est moi qui suit nulle 😏) Dans tous les cas, je vais mettre ici le texte seul, et pour ceux que ça intéresse, y a le récit avec les photos ici (faut cliquer sur France puis sur Ardèche, bizarrement).
Cette année il y a quelques nouveautés dans notre périple. Premièrement, nous emmenons le chien ! Deuxièmement, et découlant du premièrement, nous ferons bien moins de voiture, le petit chien n'étant pas tellement favorable aux longs trajets, et finalement nous non plus... Après l'expérience de l'Irlande, beaucoup de voiture c'est plutôt fatigant, on préfère tester des trajets moins longs, quitte à « en voir moins » (ça se discute), et privilégier des balades à pieds. En gros on aura mal aux pieds au lieu des fesses. Troisièmement, et là se révèle notre perspicacité : l'achat d'une voiture du 21e siècle.
Vendredi 16 août
Nous avons réservé un gîte du côté de Vals-les-bains du samedi au samedi, mais évitons le flux de voitures en partant le vendredi matin pour Saint-Cirgues-en-montagne où nous passerons une nuit en hôtel pour être sur place dès samedi matin. Près de 800 kilomètres nous séparent de notre destination. La route n'est pas tellement nouvelle pour nous, puisque nous en avons déjà fait les 700 premiers pour rejoindre Rioms-ès-Montagnes en Auvergne en 2010, dont il y a peu de traces écrites parce que j'avais rien écrit à l'époque et que là je m'en rappelle pas assez pour le faire. Nous avons la chance de pouvoir prendre l'autoroute tout du long en évitant la région parisienne et les autoroutes les plus encombrées : de Caen nous prenons l'autoroute vers le Mans, puis Tours, puis Bourges, puis Clermont. Après une petite huitaine d'heures nous voici à Saint-Cirgues en train de chercher le Parfum des bois (ça sent bon !), notre hôtel. C'est la fête au village apparemment, y a une espèce de marché avec des gens qui vendent des saucisses, un vide-grenier, et de la musique. Après une brève installation dans notre chambre 4 personnes supplément chien, nous partons faire un petit tour dans le village, en repérage pour manger. Encore une fois, dur dur d'être végétarienne, notre unique choix (à maman et moi) se limitant à une omelette aux cèpes, ce qui du coup n'est plus un choix. En attendant la faim, nous grimpons une petite rue étroite et improvisons une redescente à pieds par un sentier qui semble rejoindre la foire communale. Arrivés en bas, on se tâte à acheter une barquette de frites et des hot dog au fameux méchoui, quand on fait une dernière tentative au camping les Airelles, que je ne peux pas recommander en tant que camping puisque j'y ai pas campé, mais qui peut faire ses preuves en tant que restaurant. Pour les deux gars, ce sera menu à 14€ : entrée plat dessert + vin et café compris, ce qui est plutôt bon marché. Pour nous ce sera une salade et une assiette de frites des plus copieuses. Et pour le chien, du gras de viande, assis à table comme un grand.
Cette année il y a quelques nouveautés dans notre périple. Premièrement, nous emmenons le chien ! Deuxièmement, et découlant du premièrement, nous ferons bien moins de voiture, le petit chien n'étant pas tellement favorable aux longs trajets, et finalement nous non plus... Après l'expérience de l'Irlande, beaucoup de voiture c'est plutôt fatigant, on préfère tester des trajets moins longs, quitte à « en voir moins » (ça se discute), et privilégier des balades à pieds. En gros on aura mal aux pieds au lieu des fesses. Troisièmement, et là se révèle notre perspicacité : l'achat d'une voiture du 21e siècle.
Vendredi 16 août
Nous avons réservé un gîte du côté de Vals-les-bains du samedi au samedi, mais évitons le flux de voitures en partant le vendredi matin pour Saint-Cirgues-en-montagne où nous passerons une nuit en hôtel pour être sur place dès samedi matin. Près de 800 kilomètres nous séparent de notre destination. La route n'est pas tellement nouvelle pour nous, puisque nous en avons déjà fait les 700 premiers pour rejoindre Rioms-ès-Montagnes en Auvergne en 2010, dont il y a peu de traces écrites parce que j'avais rien écrit à l'époque et que là je m'en rappelle pas assez pour le faire. Nous avons la chance de pouvoir prendre l'autoroute tout du long en évitant la région parisienne et les autoroutes les plus encombrées : de Caen nous prenons l'autoroute vers le Mans, puis Tours, puis Bourges, puis Clermont. Après une petite huitaine d'heures nous voici à Saint-Cirgues en train de chercher le Parfum des bois (ça sent bon !), notre hôtel. C'est la fête au village apparemment, y a une espèce de marché avec des gens qui vendent des saucisses, un vide-grenier, et de la musique. Après une brève installation dans notre chambre 4 personnes supplément chien, nous partons faire un petit tour dans le village, en repérage pour manger. Encore une fois, dur dur d'être végétarienne, notre unique choix (à maman et moi) se limitant à une omelette aux cèpes, ce qui du coup n'est plus un choix. En attendant la faim, nous grimpons une petite rue étroite et improvisons une redescente à pieds par un sentier qui semble rejoindre la foire communale. Arrivés en bas, on se tâte à acheter une barquette de frites et des hot dog au fameux méchoui, quand on fait une dernière tentative au camping les Airelles, que je ne peux pas recommander en tant que camping puisque j'y ai pas campé, mais qui peut faire ses preuves en tant que restaurant. Pour les deux gars, ce sera menu à 14€ : entrée plat dessert + vin et café compris, ce qui est plutôt bon marché. Pour nous ce sera une salade et une assiette de frites des plus copieuses. Et pour le chien, du gras de viande, assis à table comme un grand.
Avis sur itinéraire de deux semaines en Irlande fin juin?
Voilà, j'ai prévu, avec ma femme, de partir deux semaines en Irlande fin Juin. J'ai pensé à un itinéraire que je voulais soumettre à vos critiques. Alors à vos remarques, critiques, suggestions, bref tout ce qui peut améliorer notre séjour😛
Je vous remercie d'avance!
Lundi 1: Arrivée à Dublin Mardi 1: Dublin Mercredi 1: Dublin Jeudi 1: Glendalough, Brown’s Hill Dolmen, Kilkenny. Nuit sur Kilkenny Vendredi 1: Kilkenny, Rock of Cashel, Cork. Nuit sur Killarney Samedi 1: Skellig Michael, Killarney National Park. Nuit sur Killarney Dimanche 1: Péninsule de Dingle, Grange Stone Circle, Limerick. Nuit sur Limerick Lundi 2: Cliffs of Moher, Dolmen de Poulnabrone, Galway, Lough Corrib. Nuit dans les environs du Lough Corrib Mardi 2: Connemara National Park. Nuit sur Derry Mercredi 2: Derry, Beltany Stone Circle, Glenveagh National Park, Grianan of Aleach. Nuit sur Derry Jeudi 2: Giant's Causeway, Carrick-a-Rede, Belfast. Nuit aux alentours de Newgrange Vendredi 2: Newgrange. Nuit sur Dublin Samedi 2: Retour en France
Alors?🙂
Je vous remercie d'avance!
Lundi 1: Arrivée à Dublin Mardi 1: Dublin Mercredi 1: Dublin Jeudi 1: Glendalough, Brown’s Hill Dolmen, Kilkenny. Nuit sur Kilkenny Vendredi 1: Kilkenny, Rock of Cashel, Cork. Nuit sur Killarney Samedi 1: Skellig Michael, Killarney National Park. Nuit sur Killarney Dimanche 1: Péninsule de Dingle, Grange Stone Circle, Limerick. Nuit sur Limerick Lundi 2: Cliffs of Moher, Dolmen de Poulnabrone, Galway, Lough Corrib. Nuit dans les environs du Lough Corrib Mardi 2: Connemara National Park. Nuit sur Derry Mercredi 2: Derry, Beltany Stone Circle, Glenveagh National Park, Grianan of Aleach. Nuit sur Derry Jeudi 2: Giant's Causeway, Carrick-a-Rede, Belfast. Nuit aux alentours de Newgrange Vendredi 2: Newgrange. Nuit sur Dublin Samedi 2: Retour en France
Alors?🙂
Programme de farniente et visites aux Cyclades (septembre/octobre)
Bonjour à tous !
Nous prévoyons partir 12j en Grèce fin septembre, début octobre. Nous sommes déjà allés à Santorin et Mykonos et souhaitons découvrir d'autres îles.
Le mot d'ordre donné par Madame est REPOS, avec le moins possible de transport. Par contre Monsieur a du mal à rester plus de 2 heures sur une plage - aussi belle soit elle 😊
Je cherche donc à faire un "circuit" qui nous satisfera tous les deux... Pour le moment, je m'oriente vers des îles plus grosses (ou moins petites !) afin que je puisse faire des balades pendant les journées ensoleillées.
En cette période les ferrys ne sont pas aussi fréquents qu'en été et j'avoue qu'ils déterminent pas mal le parcours...
Voici ce que je pensais faire : - Naxos (4 nuits) - Amorgos (4 nuits) - Paros (3 nuits)
J'hésite à passer une nuit de moins à Naxos et Amorgos afin d'aller à Syros qui me tente bien... mais une nouvelle fois les horaires des ferrys ne sont vraiment pas optimaux. Par exemple, le ferry Naxos - Amorgos prend 6h20 le samedi contre 2h40 le dimanche...
D'où mes questions. - Pensez-vous que le programme soit correct ? - Y a-t-il de quoi s'occuper à Naxos et Amorgos pendant plusieurs jours ? (Je pensais par exemple faire une petite excursion d'une journée dans les petites Cyclades...) - Avez-vous d'autres idées ? Comme Rhodes qui pourrait probablement bien nous convenir... ?
Merci d'avance 😉
Nous prévoyons partir 12j en Grèce fin septembre, début octobre. Nous sommes déjà allés à Santorin et Mykonos et souhaitons découvrir d'autres îles.
Le mot d'ordre donné par Madame est REPOS, avec le moins possible de transport. Par contre Monsieur a du mal à rester plus de 2 heures sur une plage - aussi belle soit elle 😊
Je cherche donc à faire un "circuit" qui nous satisfera tous les deux... Pour le moment, je m'oriente vers des îles plus grosses (ou moins petites !) afin que je puisse faire des balades pendant les journées ensoleillées.
En cette période les ferrys ne sont pas aussi fréquents qu'en été et j'avoue qu'ils déterminent pas mal le parcours...
Voici ce que je pensais faire : - Naxos (4 nuits) - Amorgos (4 nuits) - Paros (3 nuits)
J'hésite à passer une nuit de moins à Naxos et Amorgos afin d'aller à Syros qui me tente bien... mais une nouvelle fois les horaires des ferrys ne sont vraiment pas optimaux. Par exemple, le ferry Naxos - Amorgos prend 6h20 le samedi contre 2h40 le dimanche...
D'où mes questions. - Pensez-vous que le programme soit correct ? - Y a-t-il de quoi s'occuper à Naxos et Amorgos pendant plusieurs jours ? (Je pensais par exemple faire une petite excursion d'une journée dans les petites Cyclades...) - Avez-vous d'autres idées ? Comme Rhodes qui pourrait probablement bien nous convenir... ?
Merci d'avance 😉
Tunisie en juin 2012: risqué de partir à cette période?
Bonjour,
nous souhaitons partir en Tunisie pour 15 jours fin juin 2012. Pensez-vous qu'il soit risqué de partir à cette période ?
Nous avons vu plusieurs hotels et hésitons entre 3. Le laico hammamet, iberostar solaria et iberostar saphir palace, lequel pouvez-vous me conseiller ? Est-ce risqué de choisir un hôtel et ensuite de se promener en taxi ou en bus dans le pays ?
Cordialement
Aurélia
Retour de croisière sur le MSC Lirica le 6 mai 2011
Bonjour a tous,
un petit coucou pour vous dire que l'on vient d'arriver de notre croisière, tout s'est super bien passé, beau temps😎😎 belles visites😉😉 et le bateau que l'on connaissait déà super!!!!!!!!!!!😉😉 je suis en train de defaire les valises, mais dés que j'ai un petit moment je viendrais vous faire part de mes impressions, vous saurez tout tout!!!!!!!!!!😉 et j'ai fait la connaissance de bruno de sa femme et de son fils, ils sont super sympas, on a bu un verre a Palma et cela m'a fait plaisir de les connaitrent😉😉 A bientot Brigitte
un petit coucou pour vous dire que l'on vient d'arriver de notre croisière, tout s'est super bien passé, beau temps😎😎 belles visites😉😉 et le bateau que l'on connaissait déà super!!!!!!!!!!!😉😉 je suis en train de defaire les valises, mais dés que j'ai un petit moment je viendrais vous faire part de mes impressions, vous saurez tout tout!!!!!!!!!!😉 et j'ai fait la connaissance de bruno de sa femme et de son fils, ils sont super sympas, on a bu un verre a Palma et cela m'a fait plaisir de les connaitrent😉😉 A bientot Brigitte
Chili et Pérou, trois mois de bonheur
Déja petit, j'observais ces photos d'une cité perdue au milieu des montagnes, surplombée par deux pics rocheux. Pour l'anniversaire de mes 21 ans, je m'offrit le luxe de réaliser ce rève de gosse, foulé l'ancestral Machu Picchu.
Fin juillet 2007 je décollais pour le chili. L'aller était déjà une aventure : Lyon-Madrid-Rio de Janeiro-Montevideo-Santiago ... Pour un billet aller simple a 500 euros, je m'attendais pas a une merveille. Arrivée a Santiago, une amie française qui y faisait ses études m'as hébergé. Le dépaysement était déja important dans cette capitale. Des groupes de chiens érrants, les bus roulant a vive allure, des gratte-ciel immenses et non loin de la, des montagnes aux sommets enneigés au bord de la ville. J'apprenais a peine les expressions typiques et les coutumes de ce pays, comme la "propina", un pourboire qui fait bien souvent office de salaire pour les serveurs. C'est presque une insulte de ne pas l'offrir. Le quartier de " bellavista " est un regroupement de bars et restaurants, dont les facades sont peintes de différentes couleures. Je buvais mon premier " pisco sour " fierté nationale ( pisco, citron vert, sucre et blanc d'oeuf ), a vérifier car le pisco est a l'origine un alcool péruvien, un sujet taboo entre les deux pays, pour ceux qui aiment bien la bouteille. Un plat traditionnel " el lomo al pobre " ( plat du pauvre ) est un bon moyen pour se remplir completement l'estomac ( un bifteak avec 2 oeufs au plat, des oignons frits, et des frites ), et pour la douceur, au chili comme au pérou, il y a les "empanadas", une pate qui peut être fourrée a la viande, au fromage, etc .. Au bout de bellavista, un funiculaire m'emmena en haut du " Cerro san cristobal ". Au sommet de la colline, la vue sur la capitale est saisissante et prouve bien que santiago est immense. Un autre parc a ne pas loupé " cerro santa lucia ".
Je ne voulais pas m'attarder a la capitale, et j'ai contacté un pote du lyçée en france qui travaillait dans le centre-sud du chili, pour une communautée mapuche. Je pouvais les rejoindre pour 1 mois, avant de prendre la route pour le nord. Arrivée a Concepcion, petite ville charmante, je retrouve ce cher ami sur la place principale. Une gitane avec une belle robe haute en couleurs nous aborde, et malgrès notre résistance, la naiveté de mon premier voyage l'as emportée, elle m'as pris quelques pesos. Certes je me suis fait avoir, mais c'est une chose qui m'as appris a être plus méfiant, plus vigilant, et qui m'as servi tout au long de ce voyage, et les suivants.
Le soir on était invité dans une charmante maison en bois, un peu en périphérie de la ville chez des gens adorables et accueillants. Le lendemain soir on partait pour " elicura " une vallée au bord du lac lanalhue, dans la belle région d'Arauco, bio-bio. Après quelques heures de bus, je rencontrais Manuel, un robuste mapuche qui travaille la terre dans cette petite vallée d'elicura. Ce peuple vénere la terre mère et leurs ancêtres et vivent tout simplement d'agriculture, de pèche et d'élevage. Pour vous faire une idée, les mapuches ont énormément résisté aux conquêtes espagnoles, mais a présent lutte pour récupéré leurs terres, volées et vendues par l'état chilien a des companies forestières. Leurs terres ressemblent a présent a un champ de bataille. Les companies ont rasés les fôrets natives pour y planter du pin et de l'eucalyptus ( fabrication de papier et bois de chauffage ). De nombreuses éspèces animales et végétales ont disparues, les plantations forestières a l'engrais chimique pollues les terres et les eaux et donc font apparaitre plusieurs maladies. La lutte continue et a fait des prisionniers politiques.
Je suis resté 1 mois avec eux. On mangeait les oeufs des poules, les patates de la précédente récolte, de la viande quand on pouvait, et aussi "l' aji " un piment local. La première fois que j'en ai gouté, mon pote français m'as fait la blague que c'était de la confiture au petit déjeuner ... C'était un honneur qu'ils me faisaient de vivre avec eux, le tout simplement possible au rythme de la saison. On logeait dans une cabane en bois, très peu isolée et assez fraiche la nuit, mais qu'en est-il du confort quand on se sent heureux ? Le soir on allait a la radio locale, créé par la communautée dans un centre culturel, ou je découvrais les chants de Beatriz pichi malen, victor jara, mercedes sosa ... Un week-end on est parti a Curanilahue, petite ville de la région, pour un regroupement social. Il y avait des ouvriers, mineurs, mapuches, étudiants etc ... Dans une école, ils avaient installés plusieurs salles pour évoquer les problèmes de la région et trouver des solutions. La journée s'est terminée au centre culturel, avec du vin, des guitares, et des jeunes qui avaient de l'espoir dans les yeux. Le lendemain on s'est retrouvé a la radio de la ville, et par surprise interviewé. On y a même chanté une chanson de "tryo" avec une guitare...
Il me restait peu de temps avant de repartir vers santiago, et je faisais le bilan de cette merveilleuse expérience, de ces rencontres ... C'est en mi-septembre que je reprenais la route, le coeur sérré et les larmes.
Le retour a santiago était difficile, mais j'étais soutenu par mon amie qui avait vécue une experience similaire au pérou quelques années auparavant.
Mon voyage en solitaire débutait. Je suis allé a Valparaiso, lieu culte de Neruda ( poète chilien célebre ). Cette ville en bord de mer est ornée de maisons multicolores et la plage laisse apercevoir des phoques qui se prélassent. Malheureusement le beau temps n'était pas avec moi. Je pris alors le bus pour la pointe nord du chili : Arica. 28 heures de bus a travers le désert de l'atacama, ou a certains endroits on croirait être sur la lune. Arica, la ville ou le printemps est la toute l'année. Au bord du pacifique, n'ayez pas peur si vous croisez des militaires, c'est pas la guerre! Je décidais de mes destinations sur le tas, au fur et a mesure. J'ai alors choisi Putre. A partir de Arica qui es au niveau de la mer, a 130 km voila ce petit et charmant village de putre a 3500m d'altitude, autant vous dire que le trajet est éprouvant ! Putre a encore des souvenirs du peuple aymara, jusqu'a même son nom qui signifie " murmure de l'eau ". Et vu le calme plat qui y reigne et le bruit de l'eau qui y coule lentement, le village porte bien son nom. J'y ai ressenti quelques difficultés a respirer a cause de l'altitude, alors que les enfants du village jouait au foot pendant des heures. Je me suis posé a une petite auberge pour la première nuit. Le lendemain je suis allé encore plus haut, découvrir les hauts plateau andins, et surtout le plus haut lac du monde ( et non, ce n'est pas le titikaka ) Le lac chungara, ou se reflète la pointe du volcan parinacota. Sur le plateau vis quelques familles dans des miniscules villages, et on peut y observer des Vicuñas ( vigognes ), Viscachas ( lapin a queue étrange ), Guanaco, lamas et alpagas. J'y ai mangé un steack de ce dernier ! Le parc naturel Lauca est magnifique, je m'approchais de la frontière bolivienne en pensant que je n'irais pas y vivre d'aventures, faute d'argent en poche. Au retour a putre, sur la place du village, j'ai rencontré Juan carlos, et son ami hanz. Deux peintres en batiments saisonniers, d'arica. Juan carlos m'as prété sa guitare, on en a fait ensemble, puis on est allé acheté une bouteille de vin pour fété ça. Ils étaient logé par leurs patrons qui était resté a arica et m'ont donc proposé de décamper de l'auberge et les rejoindre. C'est avec eux que je me suis rendu compte que mon niveau d'espagnol était plus que correct, je leur ai fait des petits cours de français. Le lendemain j'étais invité a une petite fête chez le peintre du village Tito. Si vous voyez des peintures murales a putre, ca vient de lui ! Après un apéritif, il m'as présenté un vieil aymara et un péruvien avec qui j'ai simpatisé. Il était un peu tard et tito me propose d'aller boire un coup au petit bar de l'hotel de sa soeur, il voyait que je respirais avec difficultés alors il m'as tendu des feuilles de coca a maché, le gout est spécial mais après ca on peut marché aisément ! Tito m'avoue alors qu'il a des origines mapuches, une grande conversation en perspective ... Le lendemain je pensais qu'il fallait reprendre la route, même si je me sentais comme un roi, avec juan carlos j'étais logé gratuit, et on allait au resto ou il me faisait passé ( difficilement : je suis blond aux yeux bleu ) pour un employé, et on mangeait tous gratuit, sur le compte de son patron ! Je leurs ai dit que je partais le lendemain et ils m'ont organisé une soirée chez tito, avec un boeuf musical, guitares et percussions, on était une petite vingtaine avec les collègues de travail de juan carlos, que des amis du vin chilien. Tito a fait une petite peinture sur tissu ( une spirale noire sur fond jaune ) et après avoir tous écrit un petit mot a mon égard, me l'ont offert. L'hospitalité chilienne était vraiment incroyable.
Une frontière, ça parait administratif, mais de franchir celle du pérou m'as rappelé tous ces bons souvenirs, je partais avec le coeur triste, mais l'envie de découvrir ce nouveau pays, et d'enfin réalisé ce rève.
Après une nuit a tacna, je partais pour Arequipa, la ville blanche. Au pérou, je pouvais ( avec la débrouille ) mangé pour 2 soles, et dormir pour moins de 10. Ce qui fait 3 euros par jours environ. Cepandant je ne certifie pas la qualité des hospedaje, je me suis meme retrouvé sous la douche avec un compteur électrique dans la même pièce, mais la bouffe était souvent bonne, et j'étais le seul blanc et blond dans les restaurants. Il n'y a pas énormément de choses a voir a arequipa a part si vous aimez les cathédrales ( ce qui n'est pas mon cas ). J'ai rencontré un jeune de lima, kevin, avec qui on a bien simpatisé. Le lendemain je l'ai retrouvé sur la place principale. La, un mec balafré vient faire la discute et me met en confiance, ca sentait le piège a plein nez. Après avoir pris ma casquette ( sous prétexte de l'éssayer ) et mon briquet, le ton est monté entre lui et moi. J'ai a peine eu le temps de tourné la tête que kevin s'es jetté sur lui ... Un flic s'en est mélé, a calmer les choses, et m'as demandé si il m'avait volé. J'ai pas aimé cette situation, de devoir dénoncer quelqu'un mais j'avais pas le choix ... Aujourd'hui encore je comprend pas la réaction de kevin, je le connaissais que de 24h et il m'avait défendu ... En france, personne aurait réagi ...
Bref ! Après une nuit en discothèque et 4 jours de plus a arequipa, je partais une fois de plus bien triste, car j'avais rencontré une fille avec qui on s'entendait très bien, et c'est rare dans les principales villes péruviennes. Quelques femmes couchent avec des touristes pour obtenir des papiers, ou même les endorment avant pour tout leurs voler dans la chambre d'hotel ... c'est assez courant a Cuzco.
Direction Puno, ou je suis resté qu'un jour, un peu déçu, il parait que le lac titikaka est plus beau du coté bolivien.
Puis Cuzco, et son temple sacsahuyaman, ses nuits endiablées, ses rues pavées et baties sur des murs datant des incas. Voici une ville qui vie a fond, même envahi par des touristes comme nous, elle reste belle. Mes nuits coutaient 8 soles, dans la calle procuradores, une petite rue marchande collée a la plaza de armas, et encore, il est possible de faire baissé le prix de la chambre a 5 soles .... J'y ai fété mes 21 ans avec beaucoup d'amis de cuzco, lima, d'amazonie, rencontrés au fur et a mesure des soirées. Je vous avoue que j'avais certains amis pas très net, mais il me laissaient tranquille étant donné que j'étais presque fauché et que je mangeais et dormais aux mêmes endroits qu'eux. Il m'arrivait certains soirs a acheté un repas a des femmes dans la rue, et on mangeait dans des tupperware, avant de donné des flyers de discothèque a des touristes ( j'avais en échange entrèes et boissons gratuites ). Cette ville était un marché ambulant, avec des gens aux coins de rues, téléphones portables en mains et criant " llamadas, llamadas ", qui vendaient des appels a l'unité, des vendeurs de cigarettes a l'unité et de barres chocolatées, j'ai même vu un mec vendre du PQ dans la rue.
A noté que San Blas est un quartier charmant, et que les restaurants pas chers sont vers la calle Belen ( quartier soi-disant dangereux ).
Avec ce qui me restait de mes économies, je partait en bus pour le célèbre machu picchu, histoire de finir ce voyage en beautée. Le trajet fut long. Avant d'arriver au village de santa maria, on est restés bloqué par des travaux ( chutes d'eaux sur la route ) pendant bien 3h. Arrivé au village je me suis retrouvé dans une petite auberge, ou il y avait toute une classe de collège de lima qui m'ont posé pleins de questions sur mon voyage. Je partageais ma chambre avec un prof qui ronflait comme jamais. Le climat était tropical, chaud, on sentait l'humidité et les chants des insectes jours et nuits ( grillons et companie ). Le lendemain je loupais la navette pour le prochain village, santa theresa. De même pour deux savoyards ! On a fait connaissance et on a fini par monter a l'arrière d'un camion de paysans, trajet en plein air ! Le conducteur était peu prudent et les falaises impressionantes. On s'arrétais dans des petits villages pour faire monter du monde, avec de belles cabanes et des bananiers imposants. Arrivé a Santa theresa avec les deux francais, une marche de 6-7 heures nous attendais. L'urubamba laché son torrent puissant, et des cascades d'eaux a couper le souffle. Les deux dernières heures de marche se font sur la voie férrée qui emmene bien 80 % des touristes depuis cuzco. Arrivée a aguas calientes, cette petite ville au coeur des montagnes est très jolie mais ressemble a un parc d'attraction pour touristes. Le lendemain les deux savoyards partaient pour le machu picchu a midi, vu que le matin il pleuvait. J'ai préféré attendre, pour le beau temps et surtout y aller seul. Donc j'ai pris un sentier annexe, Le cerro Putukusi. Face au machu picchu, l'accès est impressionant, une échelle immense ( voir ma photo de profil ) mais l'ascension vaut le coup d'oeil, offre une vue sur le côté des ruines.
Très tot le lendemain matin, je commençais a grimper les marches qui mènent aux ruines ( un bus y va aussi ) après une petite heure j'ai tourné la tête et vue le début des ruines, un frisson m'as parcouru le corps. Cette journée ensoleillée a été merveilleuse, je m'aventurais sur le Huayna picchu ( haut sommet derrière les ruines ), puis descendais sur l'autre versant pour le temple de la lune, pour finir sur le chemin ou sont prises toutes les photos connues du site. Le tableau que je voyais étant enfant dans les livres, était enfin sous mes yeux. C'est avec le sourrire que je quittais ce mysterieux site fort en énergie et en histoire.
Petite erreur, ayant passé cette journée en marcel et sans crème solaire, j'ai brulé au premier degré sur les épaules. Ne pouvant pas rentré en train, vu le prix, je faisais marche arrière vers santa theresa, avec le sac a dos et les brulures. Je pensais a mon rève réalisé et regardais une dernière fois le huayna picchu au loin afin d'oublier la douleur. A santa theresa un jeune m'as fait la discute et est venu avec moi a l'hopital. Ils m'ont laissé lavé les épaules et m'ont passé de la crème qui apaisé un peu. Le jeune habitait a santa maria, on a fait le trajet en navette ensemble. Il avait a peine 20 ans et tenais un petit magasin dans le village ( probablement de ses parents ) et sa soeur travaillait avec lui. Il s'occuper de la radio du village et m'as laissé dire quelques mots. Le seul souci dans ce village est l'électricité ( éclairage public ). Elle y était que 1h par jour. Il m'as offert a mangé et des cigarettes avant que je parte pour cuzco. Je lui ai offert une lampe a dynamo ( ce genre de torche qui marche sans piles ), c'était pour lui un vrai trésor !
Retour a Cuzco, je me suis remis petit a petit de mes blessures et je faisais le tour des adieux a tous ces gens que je connaissais en ville. J'avais rencontré gerardo de lima, a qui j'avais prété de l'argent, je lui avais fait confiance et il m'as tout rendu ! Comme chaque adieux, Cuzco as été une grande peine. Gerardo m'as dit que sa mère sera a la gare de bus a mon arrivée. Elle m'as présenté les frères de gerardo qui tenaient un restaurant chic dans lima, ils m'ont hébergés et m'ont invité a leurs restaurant pendant deux jours avant mon grand retour en france. Le retour au confort chez eux était agréable mais étrange, je m'étais habitué aux auberges délabrées et au resto " viande-riz, soupe, plat principal et maté. Ils m'ont fait gouté les "anticuchos " brochette d'abat très savoureuse. Et le grand frère m'as fait boire un pisco pur de grande classe!
Dernière heures a lima, avant la fin de ce voyage. Mon compte en france était bloqué, et je me suis rendu compte qu'il fallait que je m'acquitte d'une taxe a l'aéroport ... Heureusement, en réunissant mes tous derniers dollars, euros, et soles, je suis arrivé a payé.
Le bonheur de ce voyage touchait a sa fin, dans la salle d'embarquement les images de ces trois petits mois riches en évènements défilées dans ma tête. Le retour en france fut épouvantable...
PS : Bravo a ceux qui ont tout lu ! "et dézaulé pour lé kelkes fote d' aurtograf"
Guillaume
Fin juillet 2007 je décollais pour le chili. L'aller était déjà une aventure : Lyon-Madrid-Rio de Janeiro-Montevideo-Santiago ... Pour un billet aller simple a 500 euros, je m'attendais pas a une merveille. Arrivée a Santiago, une amie française qui y faisait ses études m'as hébergé. Le dépaysement était déja important dans cette capitale. Des groupes de chiens érrants, les bus roulant a vive allure, des gratte-ciel immenses et non loin de la, des montagnes aux sommets enneigés au bord de la ville. J'apprenais a peine les expressions typiques et les coutumes de ce pays, comme la "propina", un pourboire qui fait bien souvent office de salaire pour les serveurs. C'est presque une insulte de ne pas l'offrir. Le quartier de " bellavista " est un regroupement de bars et restaurants, dont les facades sont peintes de différentes couleures. Je buvais mon premier " pisco sour " fierté nationale ( pisco, citron vert, sucre et blanc d'oeuf ), a vérifier car le pisco est a l'origine un alcool péruvien, un sujet taboo entre les deux pays, pour ceux qui aiment bien la bouteille. Un plat traditionnel " el lomo al pobre " ( plat du pauvre ) est un bon moyen pour se remplir completement l'estomac ( un bifteak avec 2 oeufs au plat, des oignons frits, et des frites ), et pour la douceur, au chili comme au pérou, il y a les "empanadas", une pate qui peut être fourrée a la viande, au fromage, etc .. Au bout de bellavista, un funiculaire m'emmena en haut du " Cerro san cristobal ". Au sommet de la colline, la vue sur la capitale est saisissante et prouve bien que santiago est immense. Un autre parc a ne pas loupé " cerro santa lucia ".
Je ne voulais pas m'attarder a la capitale, et j'ai contacté un pote du lyçée en france qui travaillait dans le centre-sud du chili, pour une communautée mapuche. Je pouvais les rejoindre pour 1 mois, avant de prendre la route pour le nord. Arrivée a Concepcion, petite ville charmante, je retrouve ce cher ami sur la place principale. Une gitane avec une belle robe haute en couleurs nous aborde, et malgrès notre résistance, la naiveté de mon premier voyage l'as emportée, elle m'as pris quelques pesos. Certes je me suis fait avoir, mais c'est une chose qui m'as appris a être plus méfiant, plus vigilant, et qui m'as servi tout au long de ce voyage, et les suivants.
Le soir on était invité dans une charmante maison en bois, un peu en périphérie de la ville chez des gens adorables et accueillants. Le lendemain soir on partait pour " elicura " une vallée au bord du lac lanalhue, dans la belle région d'Arauco, bio-bio. Après quelques heures de bus, je rencontrais Manuel, un robuste mapuche qui travaille la terre dans cette petite vallée d'elicura. Ce peuple vénere la terre mère et leurs ancêtres et vivent tout simplement d'agriculture, de pèche et d'élevage. Pour vous faire une idée, les mapuches ont énormément résisté aux conquêtes espagnoles, mais a présent lutte pour récupéré leurs terres, volées et vendues par l'état chilien a des companies forestières. Leurs terres ressemblent a présent a un champ de bataille. Les companies ont rasés les fôrets natives pour y planter du pin et de l'eucalyptus ( fabrication de papier et bois de chauffage ). De nombreuses éspèces animales et végétales ont disparues, les plantations forestières a l'engrais chimique pollues les terres et les eaux et donc font apparaitre plusieurs maladies. La lutte continue et a fait des prisionniers politiques.
Je suis resté 1 mois avec eux. On mangeait les oeufs des poules, les patates de la précédente récolte, de la viande quand on pouvait, et aussi "l' aji " un piment local. La première fois que j'en ai gouté, mon pote français m'as fait la blague que c'était de la confiture au petit déjeuner ... C'était un honneur qu'ils me faisaient de vivre avec eux, le tout simplement possible au rythme de la saison. On logeait dans une cabane en bois, très peu isolée et assez fraiche la nuit, mais qu'en est-il du confort quand on se sent heureux ? Le soir on allait a la radio locale, créé par la communautée dans un centre culturel, ou je découvrais les chants de Beatriz pichi malen, victor jara, mercedes sosa ... Un week-end on est parti a Curanilahue, petite ville de la région, pour un regroupement social. Il y avait des ouvriers, mineurs, mapuches, étudiants etc ... Dans une école, ils avaient installés plusieurs salles pour évoquer les problèmes de la région et trouver des solutions. La journée s'est terminée au centre culturel, avec du vin, des guitares, et des jeunes qui avaient de l'espoir dans les yeux. Le lendemain on s'est retrouvé a la radio de la ville, et par surprise interviewé. On y a même chanté une chanson de "tryo" avec une guitare...
Il me restait peu de temps avant de repartir vers santiago, et je faisais le bilan de cette merveilleuse expérience, de ces rencontres ... C'est en mi-septembre que je reprenais la route, le coeur sérré et les larmes.
Le retour a santiago était difficile, mais j'étais soutenu par mon amie qui avait vécue une experience similaire au pérou quelques années auparavant.
Mon voyage en solitaire débutait. Je suis allé a Valparaiso, lieu culte de Neruda ( poète chilien célebre ). Cette ville en bord de mer est ornée de maisons multicolores et la plage laisse apercevoir des phoques qui se prélassent. Malheureusement le beau temps n'était pas avec moi. Je pris alors le bus pour la pointe nord du chili : Arica. 28 heures de bus a travers le désert de l'atacama, ou a certains endroits on croirait être sur la lune. Arica, la ville ou le printemps est la toute l'année. Au bord du pacifique, n'ayez pas peur si vous croisez des militaires, c'est pas la guerre! Je décidais de mes destinations sur le tas, au fur et a mesure. J'ai alors choisi Putre. A partir de Arica qui es au niveau de la mer, a 130 km voila ce petit et charmant village de putre a 3500m d'altitude, autant vous dire que le trajet est éprouvant ! Putre a encore des souvenirs du peuple aymara, jusqu'a même son nom qui signifie " murmure de l'eau ". Et vu le calme plat qui y reigne et le bruit de l'eau qui y coule lentement, le village porte bien son nom. J'y ai ressenti quelques difficultés a respirer a cause de l'altitude, alors que les enfants du village jouait au foot pendant des heures. Je me suis posé a une petite auberge pour la première nuit. Le lendemain je suis allé encore plus haut, découvrir les hauts plateau andins, et surtout le plus haut lac du monde ( et non, ce n'est pas le titikaka ) Le lac chungara, ou se reflète la pointe du volcan parinacota. Sur le plateau vis quelques familles dans des miniscules villages, et on peut y observer des Vicuñas ( vigognes ), Viscachas ( lapin a queue étrange ), Guanaco, lamas et alpagas. J'y ai mangé un steack de ce dernier ! Le parc naturel Lauca est magnifique, je m'approchais de la frontière bolivienne en pensant que je n'irais pas y vivre d'aventures, faute d'argent en poche. Au retour a putre, sur la place du village, j'ai rencontré Juan carlos, et son ami hanz. Deux peintres en batiments saisonniers, d'arica. Juan carlos m'as prété sa guitare, on en a fait ensemble, puis on est allé acheté une bouteille de vin pour fété ça. Ils étaient logé par leurs patrons qui était resté a arica et m'ont donc proposé de décamper de l'auberge et les rejoindre. C'est avec eux que je me suis rendu compte que mon niveau d'espagnol était plus que correct, je leur ai fait des petits cours de français. Le lendemain j'étais invité a une petite fête chez le peintre du village Tito. Si vous voyez des peintures murales a putre, ca vient de lui ! Après un apéritif, il m'as présenté un vieil aymara et un péruvien avec qui j'ai simpatisé. Il était un peu tard et tito me propose d'aller boire un coup au petit bar de l'hotel de sa soeur, il voyait que je respirais avec difficultés alors il m'as tendu des feuilles de coca a maché, le gout est spécial mais après ca on peut marché aisément ! Tito m'avoue alors qu'il a des origines mapuches, une grande conversation en perspective ... Le lendemain je pensais qu'il fallait reprendre la route, même si je me sentais comme un roi, avec juan carlos j'étais logé gratuit, et on allait au resto ou il me faisait passé ( difficilement : je suis blond aux yeux bleu ) pour un employé, et on mangeait tous gratuit, sur le compte de son patron ! Je leurs ai dit que je partais le lendemain et ils m'ont organisé une soirée chez tito, avec un boeuf musical, guitares et percussions, on était une petite vingtaine avec les collègues de travail de juan carlos, que des amis du vin chilien. Tito a fait une petite peinture sur tissu ( une spirale noire sur fond jaune ) et après avoir tous écrit un petit mot a mon égard, me l'ont offert. L'hospitalité chilienne était vraiment incroyable.
Une frontière, ça parait administratif, mais de franchir celle du pérou m'as rappelé tous ces bons souvenirs, je partais avec le coeur triste, mais l'envie de découvrir ce nouveau pays, et d'enfin réalisé ce rève.
Après une nuit a tacna, je partais pour Arequipa, la ville blanche. Au pérou, je pouvais ( avec la débrouille ) mangé pour 2 soles, et dormir pour moins de 10. Ce qui fait 3 euros par jours environ. Cepandant je ne certifie pas la qualité des hospedaje, je me suis meme retrouvé sous la douche avec un compteur électrique dans la même pièce, mais la bouffe était souvent bonne, et j'étais le seul blanc et blond dans les restaurants. Il n'y a pas énormément de choses a voir a arequipa a part si vous aimez les cathédrales ( ce qui n'est pas mon cas ). J'ai rencontré un jeune de lima, kevin, avec qui on a bien simpatisé. Le lendemain je l'ai retrouvé sur la place principale. La, un mec balafré vient faire la discute et me met en confiance, ca sentait le piège a plein nez. Après avoir pris ma casquette ( sous prétexte de l'éssayer ) et mon briquet, le ton est monté entre lui et moi. J'ai a peine eu le temps de tourné la tête que kevin s'es jetté sur lui ... Un flic s'en est mélé, a calmer les choses, et m'as demandé si il m'avait volé. J'ai pas aimé cette situation, de devoir dénoncer quelqu'un mais j'avais pas le choix ... Aujourd'hui encore je comprend pas la réaction de kevin, je le connaissais que de 24h et il m'avait défendu ... En france, personne aurait réagi ...
Bref ! Après une nuit en discothèque et 4 jours de plus a arequipa, je partais une fois de plus bien triste, car j'avais rencontré une fille avec qui on s'entendait très bien, et c'est rare dans les principales villes péruviennes. Quelques femmes couchent avec des touristes pour obtenir des papiers, ou même les endorment avant pour tout leurs voler dans la chambre d'hotel ... c'est assez courant a Cuzco.
Direction Puno, ou je suis resté qu'un jour, un peu déçu, il parait que le lac titikaka est plus beau du coté bolivien.
Puis Cuzco, et son temple sacsahuyaman, ses nuits endiablées, ses rues pavées et baties sur des murs datant des incas. Voici une ville qui vie a fond, même envahi par des touristes comme nous, elle reste belle. Mes nuits coutaient 8 soles, dans la calle procuradores, une petite rue marchande collée a la plaza de armas, et encore, il est possible de faire baissé le prix de la chambre a 5 soles .... J'y ai fété mes 21 ans avec beaucoup d'amis de cuzco, lima, d'amazonie, rencontrés au fur et a mesure des soirées. Je vous avoue que j'avais certains amis pas très net, mais il me laissaient tranquille étant donné que j'étais presque fauché et que je mangeais et dormais aux mêmes endroits qu'eux. Il m'arrivait certains soirs a acheté un repas a des femmes dans la rue, et on mangeait dans des tupperware, avant de donné des flyers de discothèque a des touristes ( j'avais en échange entrèes et boissons gratuites ). Cette ville était un marché ambulant, avec des gens aux coins de rues, téléphones portables en mains et criant " llamadas, llamadas ", qui vendaient des appels a l'unité, des vendeurs de cigarettes a l'unité et de barres chocolatées, j'ai même vu un mec vendre du PQ dans la rue.
A noté que San Blas est un quartier charmant, et que les restaurants pas chers sont vers la calle Belen ( quartier soi-disant dangereux ).
Avec ce qui me restait de mes économies, je partait en bus pour le célèbre machu picchu, histoire de finir ce voyage en beautée. Le trajet fut long. Avant d'arriver au village de santa maria, on est restés bloqué par des travaux ( chutes d'eaux sur la route ) pendant bien 3h. Arrivé au village je me suis retrouvé dans une petite auberge, ou il y avait toute une classe de collège de lima qui m'ont posé pleins de questions sur mon voyage. Je partageais ma chambre avec un prof qui ronflait comme jamais. Le climat était tropical, chaud, on sentait l'humidité et les chants des insectes jours et nuits ( grillons et companie ). Le lendemain je loupais la navette pour le prochain village, santa theresa. De même pour deux savoyards ! On a fait connaissance et on a fini par monter a l'arrière d'un camion de paysans, trajet en plein air ! Le conducteur était peu prudent et les falaises impressionantes. On s'arrétais dans des petits villages pour faire monter du monde, avec de belles cabanes et des bananiers imposants. Arrivé a Santa theresa avec les deux francais, une marche de 6-7 heures nous attendais. L'urubamba laché son torrent puissant, et des cascades d'eaux a couper le souffle. Les deux dernières heures de marche se font sur la voie férrée qui emmene bien 80 % des touristes depuis cuzco. Arrivée a aguas calientes, cette petite ville au coeur des montagnes est très jolie mais ressemble a un parc d'attraction pour touristes. Le lendemain les deux savoyards partaient pour le machu picchu a midi, vu que le matin il pleuvait. J'ai préféré attendre, pour le beau temps et surtout y aller seul. Donc j'ai pris un sentier annexe, Le cerro Putukusi. Face au machu picchu, l'accès est impressionant, une échelle immense ( voir ma photo de profil ) mais l'ascension vaut le coup d'oeil, offre une vue sur le côté des ruines.
Très tot le lendemain matin, je commençais a grimper les marches qui mènent aux ruines ( un bus y va aussi ) après une petite heure j'ai tourné la tête et vue le début des ruines, un frisson m'as parcouru le corps. Cette journée ensoleillée a été merveilleuse, je m'aventurais sur le Huayna picchu ( haut sommet derrière les ruines ), puis descendais sur l'autre versant pour le temple de la lune, pour finir sur le chemin ou sont prises toutes les photos connues du site. Le tableau que je voyais étant enfant dans les livres, était enfin sous mes yeux. C'est avec le sourrire que je quittais ce mysterieux site fort en énergie et en histoire.
Petite erreur, ayant passé cette journée en marcel et sans crème solaire, j'ai brulé au premier degré sur les épaules. Ne pouvant pas rentré en train, vu le prix, je faisais marche arrière vers santa theresa, avec le sac a dos et les brulures. Je pensais a mon rève réalisé et regardais une dernière fois le huayna picchu au loin afin d'oublier la douleur. A santa theresa un jeune m'as fait la discute et est venu avec moi a l'hopital. Ils m'ont laissé lavé les épaules et m'ont passé de la crème qui apaisé un peu. Le jeune habitait a santa maria, on a fait le trajet en navette ensemble. Il avait a peine 20 ans et tenais un petit magasin dans le village ( probablement de ses parents ) et sa soeur travaillait avec lui. Il s'occuper de la radio du village et m'as laissé dire quelques mots. Le seul souci dans ce village est l'électricité ( éclairage public ). Elle y était que 1h par jour. Il m'as offert a mangé et des cigarettes avant que je parte pour cuzco. Je lui ai offert une lampe a dynamo ( ce genre de torche qui marche sans piles ), c'était pour lui un vrai trésor !
Retour a Cuzco, je me suis remis petit a petit de mes blessures et je faisais le tour des adieux a tous ces gens que je connaissais en ville. J'avais rencontré gerardo de lima, a qui j'avais prété de l'argent, je lui avais fait confiance et il m'as tout rendu ! Comme chaque adieux, Cuzco as été une grande peine. Gerardo m'as dit que sa mère sera a la gare de bus a mon arrivée. Elle m'as présenté les frères de gerardo qui tenaient un restaurant chic dans lima, ils m'ont hébergés et m'ont invité a leurs restaurant pendant deux jours avant mon grand retour en france. Le retour au confort chez eux était agréable mais étrange, je m'étais habitué aux auberges délabrées et au resto " viande-riz, soupe, plat principal et maté. Ils m'ont fait gouté les "anticuchos " brochette d'abat très savoureuse. Et le grand frère m'as fait boire un pisco pur de grande classe!
Dernière heures a lima, avant la fin de ce voyage. Mon compte en france était bloqué, et je me suis rendu compte qu'il fallait que je m'acquitte d'une taxe a l'aéroport ... Heureusement, en réunissant mes tous derniers dollars, euros, et soles, je suis arrivé a payé.
Le bonheur de ce voyage touchait a sa fin, dans la salle d'embarquement les images de ces trois petits mois riches en évènements défilées dans ma tête. Le retour en france fut épouvantable...
PS : Bravo a ceux qui ont tout lu ! "et dézaulé pour lé kelkes fote d' aurtograf"
Guillaume
Compte-rendu de croisière vers "le Nord extrême"(Norvège) avec le Costa Luminosa (20 juillet-1er août 2010)
C/R Croisière « Nord Extrême » du 20/07 au 01/08/2010 sur le Costa Luminosa
Petit C/R de notre vision de la Croisière sur le Costa Luminosa du 20 juillet au 01 août 2010 vers les Fjords norvégiens.
Certains moments ressemblent au C/R de Katsubleu…. :o))
Mardi 20 juillet 2010
Le grand jour est arrivé. A 9h07, nous partons en car du Heysel vers Amsterdam (Navette Costa). A midi et 26°, nous découvrons cet immense et gigantesque paquebot qui sera notre demeure pour 2 semaines. Du monde dans le hall de la gare maritime….Après la photo classique nous découvrons notre belle cabine et sa grande terrasse(4244) ; puis découverte du Luminosa. Il ne s’appelle pas Luminosa pour rien, tout est clinquant, brillant, limite kitch… ;o). On parcourt le bateau de long en large et de bas en haut.
A 17h00, ça y est, on part…exercice de sauvetage obligatoire et nous sommes tous, comme des moutons orangés, face au quai et aux nombreux curieux…ce qui nous a valu quelques fous rires…ça commence bien…Ensuite, réunion d’info avec Séverine (pas très comique…)Viiite, allons profiter de la terrasse pour voir le passage de l’écluse vers la Mer du Nord. Le spectacle en vaut la peine.
2° service, ouf quel monde devant le restaurant Taurus…on se croirait sur la Batte le dimanche (Grand marché de Liège). Bon, on a demandé une table francophone, et comme d’hab’, on se coltine une table de néerlandophones…Notre néerlandais étant basique, les conversations sont assez limitées. La table est située Pont 3 au fond près des grandes baies vitrées :o)). Premier repas bon mais sans plus, puis Spectacle, comme PAP86, le Hip-hop n’est pas ma tasse de thé mais les danseurs sont bons ; une chanteuse « à voix », toujours le même style… ;o)
Après cette journée de découverte, allons essayer notre lit
Mercredi 21 juillet 2010
La cabine n’est pas bien insonorisée – on entend parler les voisins par la porte de communication (fermée), bruits dans les parois (qui seront accentués lors de certains moments plus agités) et bruits du couloir (enfin les fêtards bruyants…)
Après le petit déjeuner » tric nonotte », nous allons à notre 1° conférence avec Stefano Paba, véritable puits de sciences, sur « les Vikings, les Maîtres de la mer »(3 pages de notes !!!). Nous repérons « Coudan » et son ami avec qui nous passerons d’excellents moments. Nous avions RV avec plusieurs membres de VF à 18h00, hier et personne….17h45, Cocktail de la Soirée de Gala, on rejoint nos camarades (1° service) qui nous disent avoir reçu leurs billets d’excursions, tiens, nous on a toujours rien…Après le Cocktail, nous allons au Tour Office nous inquiéter, et là, mes réservations sur le site Costa n’apparaissent nulle part !!!L’hôtesse (très sympa) nous dit que ça arrive parfois…ben tchiensss, enfin, il reste des places (francophones) aux 6 excursions choisies….
De retour à la cabine, nous voyons sur l’écran que celles-ci sont déjà débitées …Ils ne perdent pas de temps chez Costa….Petite ballade dans les shops avec un mari qui regarde en l’air…pourquoi donc ???Le repas de Gala est assez bon. Nous rejoignons nos amis lux (ou luxos) au Salon Elletra, je suis un peu dans le « gaz », vin ou tangage du bateau, je penche pour le bateau qui bouge pas mal. Nos nouveaux amis ont changé de table et il reste 2 places…on verra. On commande le pt déj dans la cabine, car demain, c’est la grande journée à Geiranger et notre RV est à 8h30 (grâce aux conseils avisés de PAP86).
Petit C/R de notre vision de la Croisière sur le Costa Luminosa du 20 juillet au 01 août 2010 vers les Fjords norvégiens.
Certains moments ressemblent au C/R de Katsubleu…. :o))
Mardi 20 juillet 2010
Le grand jour est arrivé. A 9h07, nous partons en car du Heysel vers Amsterdam (Navette Costa). A midi et 26°, nous découvrons cet immense et gigantesque paquebot qui sera notre demeure pour 2 semaines. Du monde dans le hall de la gare maritime….Après la photo classique nous découvrons notre belle cabine et sa grande terrasse(4244) ; puis découverte du Luminosa. Il ne s’appelle pas Luminosa pour rien, tout est clinquant, brillant, limite kitch… ;o). On parcourt le bateau de long en large et de bas en haut.
A 17h00, ça y est, on part…exercice de sauvetage obligatoire et nous sommes tous, comme des moutons orangés, face au quai et aux nombreux curieux…ce qui nous a valu quelques fous rires…ça commence bien…Ensuite, réunion d’info avec Séverine (pas très comique…)Viiite, allons profiter de la terrasse pour voir le passage de l’écluse vers la Mer du Nord. Le spectacle en vaut la peine.
2° service, ouf quel monde devant le restaurant Taurus…on se croirait sur la Batte le dimanche (Grand marché de Liège). Bon, on a demandé une table francophone, et comme d’hab’, on se coltine une table de néerlandophones…Notre néerlandais étant basique, les conversations sont assez limitées. La table est située Pont 3 au fond près des grandes baies vitrées :o)). Premier repas bon mais sans plus, puis Spectacle, comme PAP86, le Hip-hop n’est pas ma tasse de thé mais les danseurs sont bons ; une chanteuse « à voix », toujours le même style… ;o)
Après cette journée de découverte, allons essayer notre lit
Mercredi 21 juillet 2010
La cabine n’est pas bien insonorisée – on entend parler les voisins par la porte de communication (fermée), bruits dans les parois (qui seront accentués lors de certains moments plus agités) et bruits du couloir (enfin les fêtards bruyants…)
Après le petit déjeuner » tric nonotte », nous allons à notre 1° conférence avec Stefano Paba, véritable puits de sciences, sur « les Vikings, les Maîtres de la mer »(3 pages de notes !!!). Nous repérons « Coudan » et son ami avec qui nous passerons d’excellents moments. Nous avions RV avec plusieurs membres de VF à 18h00, hier et personne….17h45, Cocktail de la Soirée de Gala, on rejoint nos camarades (1° service) qui nous disent avoir reçu leurs billets d’excursions, tiens, nous on a toujours rien…Après le Cocktail, nous allons au Tour Office nous inquiéter, et là, mes réservations sur le site Costa n’apparaissent nulle part !!!L’hôtesse (très sympa) nous dit que ça arrive parfois…ben tchiensss, enfin, il reste des places (francophones) aux 6 excursions choisies….
De retour à la cabine, nous voyons sur l’écran que celles-ci sont déjà débitées …Ils ne perdent pas de temps chez Costa….Petite ballade dans les shops avec un mari qui regarde en l’air…pourquoi donc ???Le repas de Gala est assez bon. Nous rejoignons nos amis lux (ou luxos) au Salon Elletra, je suis un peu dans le « gaz », vin ou tangage du bateau, je penche pour le bateau qui bouge pas mal. Nos nouveaux amis ont changé de table et il reste 2 places…on verra. On commande le pt déj dans la cabine, car demain, c’est la grande journée à Geiranger et notre RV est à 8h30 (grâce aux conseils avisés de PAP86).
Pologne et les trois pays baltes (2ème partie)
Suite de mon circuit débuté ici : http://voyageforum.com/...ere_partie_D1959433/
Nous somme toujours à Riga ( Lettonie )
Jeudi 10 Juillet :
Ce matin, on fait dans l'exhaustif et on décide de faire toutes les rues du quartier Art Nouveau ( entre les rues Elizabetes et Alberta )

A chaque fois quelque chose de différent, une autre influence ou un délire de l'architecte. Ci-dessous, de la science-fiction avant l'heure ?

Autre style et tendance aussi :

Nous arrivons vers le parc et la cathèdrale de la Nativité. Pendant l'occupation russe, ils en avaient fait un planétarium 🤪 Photos interdites donc pas d'intérieur mais c'est splendide !

12h00 : Nous traversons donc le parc où continue le festival folklorique. On se balade au hasard et avec une dizaine de petites scènes, cela permet d'avoir plusieurs spectacles en simultané. C'est une bonne idée et varié. Si on a des doutes sur l'influence russe ?

Après déjeuner, nous allons de l'autre côté de la gare pour rejoindre le marché. Il se tient tous les jours dans les anciens hangars à Zeppelin 😇


Alors ici pratiquement tous les marchands parlent russe ! Si tu veux ramener des boites de poissons fumés, c'est ici qu'il faut venir.
Retour au centre pour la Cathédrale ( Doma Baznica ) avec un très joli cloître.

Belle journée donc je double toutes mes photos prises hier sous un ciel menaçant. Ici le haut de la Maison des Têtes Noires

Dans le centre-ville, on alterne vraiment le Médiéval et l'Art Nouveau. C'est très intéressant. Ici la Porte Suédoise :

Fin d'après-midi et les pieds commencent à fumer 😮 On le voit de partout et on décide donc d'aller au bar panoramique de l'hôtel Reval. Super vue du 26ème étage et même pas cher !

On redescend au bout d'1h00 et nous continuons l'exploration des rues alentours. Encore des surprises :


Encore dîner dans une caféteria Lido pour 5€ par personne ( entrée - plat - dessert ). C'est vraiment incontournable à Riga !
Vendredi 11 Juillet :
Soleil en forme ce matin et ça tombe bien car on va faire le "Air Museum" ou ethnographique à 10 kms qui conservent toutes les anciennes fermes et moulins du pays depuis 1924.

Alors c'est en pleine forêt donc mieux vaut avoir beau temps quand même !

C'est vraiment bien fait avec même un plan en français ! Les maisons sont ouvertes et meublées. Des moulins, granges, églises. La balade est sympa et facile. Nous y étions en voiture car nous dormons ce soir au St-Tropez local, la station balnéaire de Jurmala, juste à côté de Riga. Nous avons déjeuné dans le parc éthnographique où il y a un snack basique sur l'aire de pique-nique.
15h00 : Péage obligatoire pour rentrer dans la zone de Jurmala. Sorte de taxe de séjour ? Rien sur Internet hier, donc comme d'hab, direct à l'office du tourisme. Bon c'est Vendredi donc début de week-end et je vois à sa tête que ça va pas être gagné en tarif ou dispo 😕 Les Guesthouse sont vachement chères à + de 100€, certains hôtels 3 ou 4* sont complets ou encore + chers. Mes 2 guides me citent le Baltic Spa comme le Top et bien situé sur la plage. Elle téléphone et OK, il y a de la place mais à 120€. Bon je regarde la photo, la plage et on peut accèder au Spa gratuitement + petit-déj inclus. Allez soyons fous, on va tremper avec les Mammy 😎
Effectivement on arrive et une rafale de 4x4 noirs sur le parking donne l'ambiance et le niveau. On a notre clé et on est dans l'aile gauche. On cherche, on cherche. Ah l'ascenseur ... non ça doit être le monte-charge pour le service ! Non, non, c'est bien pour nous ! La porte en contreplaqué nous inspire pas + que ça et les lits sont même pas faits en plus 🤪 C'est du grand n'importe quoi. 2 petits lits, des fenêtres rouillées, des placards de dortoirs.
En fait je sais pas d'où vient cette partie qui ne ressemble en rien à la partie moderne à 200 ou 300€ la nuit et où sont bien nos 4x4 reluisants eux. Ca devait être les chambres du personnel avant ? Bref, c'est une grosse arnaque car t'es absolument pas dans le 4* mais bien un autre monde. Je l'ai dans los, j'ai payé d'avance avec la Visa et on va pas refaire le tour de la ville.
Pendant qu'on fait la chambre, on va in town !

Bon alors, le St-Tropez letton, c'est pas encore ça hein !!!! LA rue principale piétonne alterne des cafés encore en assez bon état et des commerces un peu décrêpis 😕 Mais bon c'est ni la foule ni la folie estivale ! On te fait aussi tout un cirque sur les centaines de maisons en bois d'époque. Faut être réaliste, c'est pas parce qu'une maison est en bois qu'elle mérite l'Unesco 😛 La plupart sont banales, en mauvais état et parfois franchement tartes ! Plus proches de la cabane ... Bref, tu sens qu'on va finir par se faire bien ch.... ici 😇

Fin d'après-midi et peu de monde à la plage. Il n'y a pas de marée en Baltique et ici aucune vague. C'est d'un calme hallucinant. Les gens ont pied sur au moins 1 km. Etonnant ! Mauricette trempe les pieds. Tu sais quoi ? C'est un peu froid 😊
Bon la chambre est faite et on re-retourne en ville pour dîner. Quelle ambiance ! Peu de monde pour un Vendredi et 2 ou 3 restaus dans la rue piétonne. Jurmala est maudite donc c'est bien évident qu'on attendra 30mn pour notre commande. Quand ça veut pas hein 😮 Par contre, on est au bon endroit pour voir défiler les pét....... blondes décolorées avec leur talons de 10cm, le chihuahua sous le coude et le sac le + voyant et cher possible. Elles vont où ? Avec Mauricette, on donne des notes de maintien de chevilles sur pavé. On passe le temps quoi 😇
Beaucoup viennent aussi de Riga en train en 30mn juste pour la soirée ou la journée. On aurait dû faire ça.
Retour à l'hôtel en refaisant le tour. On sait jamais. Une fête foraine pour enfants à s'ouvrir les veines. 2 gamins en tout et pour tout. Le pire ? Une terrasse d'un restaurant avec un DJ et sa platine devant 15 tables vides. J'ai eu pitié pour lui 😐
Alors en Août, un autre jour, une autre année ? ... J'en sais rien mais qu'est qu'on c'est em...... Rien à voir et un hôtel pourri 🏴☠️
Samedi 12 Juillet :
Ce matin, on va tenté d'amortir notre nuit ici. Alors petit-déj moyen mais vue sur la mer quand même. Et si tu aimes le poisson fumé le matin, tu peux essayer de manger pour 100€ de saumon 😛 Il est donc prévu l'accès gratuit au Spa de 7h à 11h00. Bon déjà, tu vois le super deal 😠
Alors on y va et voici la piscine. Et ..... c'est où le hammam, le sauna, tout ça ? - C'est ici et c'est xxxxx les 10mn ! Ah bon c'est pas gratuit ? Nan, c'est la piscine, c'est tout ! Ah bon j'avais une autre définition de l'espace Spa ... et vous pouvez tous aller vous faire .... ( cette dernière partie restera entre nous OK ? ) En plus, la flotte est à 19° maxi . Pour une piscine intérieure, ça fait léger, non ? Bon allez on se casse d'ici, j'en ai ras les tongues de ce coin minable. Plus ça va et plus on s'enfonce 🏴☠️
Direction Ouest vers la côte et Kudilga car on couche ce soir à Ventspils pour prendre un ferry demain matin.
En traversant un village, des mannequins de chiffons en plein air 😇

On n'a pas compris le concept !
12h00 : Kudilga après 140 kms. Dans le Michelin : 2* et "agréable cité provinciale échappée du temps ..." On commence déjà par se faire peur car on trouve rien et Samedi = désert de Gobi. Pas un chat !
Après avoir essayé à gauche, on va vers la droite et on tombe enfin sur LE centre-ville et LA rue principale :

Rues défoncées, immeubles pas reluisants. Bon ... 🤪 On va à l'office du tourisme. Z'avez un plan avec ce qu'il y à voir ? Yes, mais c'est payant ! Super. Ben vous pouvez le garder, M'sieur ! Gonglés les gars !
Alors, moi, c'est pas parce que les maisons en bois sont pourries et en mauvais état que je trouve ça charmant, tu vois. C'est assez triste dans l'ensemble et sans vraiment d'intérêt architectural. Faudra peut-être revenir dans 4 ou 5 ans, quand tout sera rénové, repeint et mis en valeur mais ça vaut juste un arrêt déjeuner quoi.
L'autre "attraction" ce sont les chutes d'eau de la Venta les + larges d'Europe. Ouhhhhh là là voyons vite :

Alors si ça fait 250m de large, on arrive péniblement à 1m de haut .... et y'a du monde en effet mais bon, Niagara n'a pas à trembler !
14h30 : 1h00 de route et nous voici à Ventspils. C'est le grand port pétrolier et chimique du pays. Nous allons au port pour réserver le ferry de demain pour l'île de Saaremaa en Estonie. Fermé ! Faudra donc serrer les fesses jusqu'à demain pour celui prévu à 10h00 que je compte prendre.
A l'office du tourisme, dans les bureaux du port, on cherche notre chambre. A ce moment, passe la patronne du Raibie Logi qui apporte de la doc.
- Vous cherchez quoi ? L'Amour, la Paix dans le monde et accessoirement un lit pour 2... Il me reste une chambre Famille pour 4 à 65€. Il est bien noté dans nos guides et on nous annonce que c'est le Festival of Ze Sea donc, on fait pas la fine bouche et on prend. Il pleut et on la joue sécurité. C'est une jolie maison verte en bois et nous avons un studio avec 2 chambres. Bois clair, propre c'est tout bon !
16h00 : Nous repartons vers les quais pour le "fameux" festival. Nous suivons le circuit et les rues décrites dans les guides mais rien de traumatisant, loin de là. Bof ! On abandonne et on bifurque dans des rues perpendiculaires beaucoup + intéressantes. Des rues pavées, avec des arbres et des maisons en bois. Tout n'est pas en bon état, certaines sont restaurées mais on sent un potentiel énorme, contrairement à ce matin. Là aussi, dans quelques années et qq travaux, ça vaudra sans doute une fortune. Donc y aller au hasard sans suivre les guides.
Un groupe est sur une scène sur le quai en face du terminal des cargos. Ca crachine, ça crachine, ça pleut, ça déluge .... puis ça dégringole sévère quoi. Tels des moineaux, tout le monde s'éparpille, se planque et au bout de 20mn, faut se rendre à l'évidence, c'est foutu pour plusieurs heures ! Chacun rentre et nulle part où aller autrement, ben on rentre aussi 😕
19h30 : Enfin, ça s'est calmé et on y retourne. Même pas peur ! Par contre, le Festival, c'est fini à c't'heure. Personne sur les quais 😕

Nous dînons dans un restau médiéval dans une cave. Ouf, 3 ou 4 tables occupées, on n'est pas tous seuls.
En rentrant par le centre, y'a un peu monde et des jeunes surtout. Ils sont tous devant les superettes ouvertes jusqu'à 22 ou 23h00 et se biturent tranquillement à la Vodka et packs de bière achetés sur place. Ils vont même pas + loin pour refaire le plein rapidement 😐 Quelques-uns dans le parc sur les bancs ou qui tournent en bagnole. Et après ils font quoi ? Les filles d'un côté et les mecs de l'autre. Ca chante, ça titube
"Dans le port d'Amsterdam, y'a des ...." tu connais la chanson.
Dimanche 13 Juillet :
8h00 : Petit-déj et on va rapidos au ferry pour choper une place. Départ à 10h00 et c'est 1 fois par jour ! OK c'est ouvert. Non, pas de souci, jeune homme, y'a de la place ! Puis-je vous baiser les pieds ? Si vous voulez mais c'est plutôt 90€ pour la voiture et 2 passagers .
Nous sommes la 3ème voiture donc pas la grosse foule qu'on nous promet dans les guides à chaque fois. Faites gaffe l'été, etc .... Au final, y'a du monde quand même mais ça passe quoi.
4h00 de traversée donc vers l'île de Saaremaa et nous passons de Lettonie en Estonie. D'ailleurs dans le bateau, on bascule déjà sur la couronne estonienne. Allez notre 4ème monnaie. Change possible sur place heureusement. Il fait super beau ce matin et incroyable, nous pouvons bronzer sur le Sundeck 😎 Déjeuner sur place également .
14h00 : Arrivée au port de Montu au sud de l'île. Alors grosso-modo, ce sont 2 caravanes et une jetée de 30m. Nous montons donc sur Kuressaare, la "capitale" de l'île où nous avons prévu de passer la nuit. En Estonie, on arrive vraiment en Scandinavie par rapport aux pays précédents. La langue est différente et tu doubles au moins 1 ou 2 lettres dans tous les noms 😏
Bon je me doutais que ça serait pas grand mais là c'est vraiment petit ... Le centre-ville c'est une place de 30m et on a vu tout en 10mn chrono. C'est Dimanche et l'hôtel avec Spa comme beaucoup ici, que je visais, ne propose plus que des suites à 170€ 😇

On a vu le château, on a pris une glace et voilà, voilà ... on fait quoi maintenant ? J'avais prévu de visiter le reste de l'île demain matin en repartant vers Tallinn. Entre les prix du week-end et je sais pas trop quoi faire d'ici ce soir dans le coin. Bon, on va monter vers le Nord, conseillé dans les guides, et on fera au feeling pour ce soir.
Nous allons vers le trou de météorite et constatation, c'est un trou .....

Puis ce sont les moulins, encore présents par dizaine sur l'île

Alors comme ça c'est pas franchement passionnant 😛 Par contre, ce qui nous a bien plu ce sont les fermes. Après avoir visité le musée ethnographique de Riga, nous retrouvons ici la même chose mais pour de vrai. Les mêmes ensembles de maison avec granges et dépendances entourées d'arbres. Tout est propre, repeint et coloré. Des moulins abandonnés au milieu des champs. Rien de spectaculaire mais une ambiance quoi.
Mine de rien, on se rapproche de la sortie de l'île vers le continent. Il est 18h00 et on décide de traverser avec l'autre ferry ( ben oui c'est une île tiens ) mais aucune info par contre. On sait juste qu'il y en a pour 30mn à peine. Dernier village avant le port et alors qu'on voit un panneau annonçant 2 kms ... THE bouchon !
Comme partout le Dimanche soir, on rentre à la maison et une file de bagnoles moteur coupé que j'estime à 2kms. Futé le gars, non ? Le souci c'est qu'on sait pas la fréquence du ferry mais on est sûr par contre qu'il n'y a rien de l'autre côté en hôtel etc .... Bon on va pas traîner 1h00 ou plus ici quand même ! Avec la doc récoltée sur le ferry de ce matin, j'ai des adresses d'hôtels et B&B dans ce coin. 3 ou 4 coups de fil et aucune réponse ou faux numéro. Yeeeees 🏴☠️ Le seul B&B qui répond est complet et le seul hôtel est un manoir Spa et il lui reste une suite à 370€ ... Euh, je réfléchis et je vous rappelle, hein !
On a vu un camping tout à l'heure, non ? Et nous avons acheté une tente pour ce genre de situation qu'on nous promettait en cette "folle" période estivale. 😉 Demi-tour au frein à main et 10mn + tard, y'a bien un camping. Par contre je prends un bungalow car j'ai pas envie de remballer sous la flotte. On va dire qu'on se méfie un peu du climat depuis 3 ou 4 jours.
On n'est pas bien là pour 20€ ?
On s'installe et on décide quand même d'aller au fameux manoir de toute à l'heure pour dépenser ce qu'on vient d'économiser cette nuit. 6 kms de chemin poussièreux. Pas terrible comme arrivée. Le truc est bien classe. Pierres, pelouses anglaises, tout y est ! - Salut les jeunes ! Au revoir les vieux, c'est complet ce soir !
Bon, on va sucer des pommes de pin ou quoi car on n'a rien vu d'autre ! La route est toujours à la même situation et bouchon. Y'a un petit futé qui a installé une remorque le long de la route avec un programme d'enfer : Hot-Dog + Chips + Coca ou Eau Les gens bloqués viennent donc en toute tranquillité acheter à manger ou à boire. La bonne petite affaire. Nous voilà assis au bord de la route avec un festin à 5€ pour 2. Bref, une étape pas chère aujourd'hui 😮
Lundi 14 Juillet :
Tiens ça crachine ce matin. Héhéhéhé ... Plus de bouchon ... quand même et on paye 12€ sans trop savoir à quelle heure. Encore pas mal de monde d'ailleurs qui arrive .
10h00 : Traversée de 30mn et on peut enfin prendre un café et un gâteau car on n'a rien pu prendre ce matin. Le ferry est plein !
12h00 : Nous voici à Tallinn, capitale de l'Estonie. J'avais une adresse conseillée vers Pirita, un quartier en bord de mer en dehors de la ville. Un ancien truc thalasso russe et effectivement ça n'a pas trop changé. Pas engageant. Ils ont le WiFi donc je m'installe dans le hall pour voir si je peux choper un prix avant d'aller négocier. C'est mieux !
Je trouve rien en promo sur leur site ( 80€ en gros ) et ça nous enchante pas vraiment en plus. Comme d'hab, je cherche sur RatesToGo et je vois le Meriton 4* à 77€ avec petit-déj inclus ( Il y en a 2, celui-ci est le + cher près de Toompea ). Je valide et on va au centre-ville. J'arrive 15mn + tard et ils n'ont même pas encore ma réservation. 😎 OK 5mn + tard. Amusant car j'avais téléphoné avant pour savoir si on pouvait traiter en direct au même prix et eux ne pouvaient rien faire en-dessous de 90€.
Au fait, il pleut toujours !
On déjeune à la pâtisserie de l'hôtel, on sort les Kways et z'y va !

On passe à l'office du tourisme pour les plans, etc ... Vu le temps merd...... on se fait le Musée de l'Estonie à la Grande Guilde. Bon 3 salles et tout s'arrête au 19ème siècle 😕 C'est un peu ballot parce que sinon, c'est toujours un peu la même chose partout dans ces 3 pays. La grande époque florissante de la Ligue Hanséatique avec le commerce entre ces ports du Nord, allemands, hollandais d'où datent la plupart des maisons typiques. Alors à chaque fois t'as droit au même costume du Moyen-Age, à la même carte de la Baltique, les mêmes coffres embarqués dans les navires, les mêmes parchemins des routes commerciales, la même occupation russe du temps des tsars ..... Cela ne vaut la plupart du temps que pour visiter le bâtiment où ça se trouve. Guilde, hôtel de ville ou ancienne maison de marchand ... sinon 🤪
17h30 : Le Musée de la Ville est fermé et il pleut maintenant des cordes. L'eau dévale "gaiement" les rues pavées, on a les pieds trempés et 15° au mieux. On commence à bien sentir le temps désormais et là c'est parti pour un bout. C'est Noir et bouché 😐
Bon on se fait du mal pour rien, on rentre et on laisse passer. Ben c'est jamais passé, il a plu ainsi toute la nuit. Honte suprême : on dîne à l'hôtel et on met un cierge pour demain !
A suivre ....
Nous somme toujours à Riga ( Lettonie )
Jeudi 10 Juillet :
Ce matin, on fait dans l'exhaustif et on décide de faire toutes les rues du quartier Art Nouveau ( entre les rues Elizabetes et Alberta )

A chaque fois quelque chose de différent, une autre influence ou un délire de l'architecte. Ci-dessous, de la science-fiction avant l'heure ?

Autre style et tendance aussi :

Nous arrivons vers le parc et la cathèdrale de la Nativité. Pendant l'occupation russe, ils en avaient fait un planétarium 🤪 Photos interdites donc pas d'intérieur mais c'est splendide !

12h00 : Nous traversons donc le parc où continue le festival folklorique. On se balade au hasard et avec une dizaine de petites scènes, cela permet d'avoir plusieurs spectacles en simultané. C'est une bonne idée et varié. Si on a des doutes sur l'influence russe ?

Après déjeuner, nous allons de l'autre côté de la gare pour rejoindre le marché. Il se tient tous les jours dans les anciens hangars à Zeppelin 😇


Alors ici pratiquement tous les marchands parlent russe ! Si tu veux ramener des boites de poissons fumés, c'est ici qu'il faut venir.
Retour au centre pour la Cathédrale ( Doma Baznica ) avec un très joli cloître.

Belle journée donc je double toutes mes photos prises hier sous un ciel menaçant. Ici le haut de la Maison des Têtes Noires

Dans le centre-ville, on alterne vraiment le Médiéval et l'Art Nouveau. C'est très intéressant. Ici la Porte Suédoise :

Fin d'après-midi et les pieds commencent à fumer 😮 On le voit de partout et on décide donc d'aller au bar panoramique de l'hôtel Reval. Super vue du 26ème étage et même pas cher !

On redescend au bout d'1h00 et nous continuons l'exploration des rues alentours. Encore des surprises :


Encore dîner dans une caféteria Lido pour 5€ par personne ( entrée - plat - dessert ). C'est vraiment incontournable à Riga !
Vendredi 11 Juillet :
Soleil en forme ce matin et ça tombe bien car on va faire le "Air Museum" ou ethnographique à 10 kms qui conservent toutes les anciennes fermes et moulins du pays depuis 1924.

Alors c'est en pleine forêt donc mieux vaut avoir beau temps quand même !

C'est vraiment bien fait avec même un plan en français ! Les maisons sont ouvertes et meublées. Des moulins, granges, églises. La balade est sympa et facile. Nous y étions en voiture car nous dormons ce soir au St-Tropez local, la station balnéaire de Jurmala, juste à côté de Riga. Nous avons déjeuné dans le parc éthnographique où il y a un snack basique sur l'aire de pique-nique.
15h00 : Péage obligatoire pour rentrer dans la zone de Jurmala. Sorte de taxe de séjour ? Rien sur Internet hier, donc comme d'hab, direct à l'office du tourisme. Bon c'est Vendredi donc début de week-end et je vois à sa tête que ça va pas être gagné en tarif ou dispo 😕 Les Guesthouse sont vachement chères à + de 100€, certains hôtels 3 ou 4* sont complets ou encore + chers. Mes 2 guides me citent le Baltic Spa comme le Top et bien situé sur la plage. Elle téléphone et OK, il y a de la place mais à 120€. Bon je regarde la photo, la plage et on peut accèder au Spa gratuitement + petit-déj inclus. Allez soyons fous, on va tremper avec les Mammy 😎
Effectivement on arrive et une rafale de 4x4 noirs sur le parking donne l'ambiance et le niveau. On a notre clé et on est dans l'aile gauche. On cherche, on cherche. Ah l'ascenseur ... non ça doit être le monte-charge pour le service ! Non, non, c'est bien pour nous ! La porte en contreplaqué nous inspire pas + que ça et les lits sont même pas faits en plus 🤪 C'est du grand n'importe quoi. 2 petits lits, des fenêtres rouillées, des placards de dortoirs.
En fait je sais pas d'où vient cette partie qui ne ressemble en rien à la partie moderne à 200 ou 300€ la nuit et où sont bien nos 4x4 reluisants eux. Ca devait être les chambres du personnel avant ? Bref, c'est une grosse arnaque car t'es absolument pas dans le 4* mais bien un autre monde. Je l'ai dans los, j'ai payé d'avance avec la Visa et on va pas refaire le tour de la ville.
Pendant qu'on fait la chambre, on va in town !

Bon alors, le St-Tropez letton, c'est pas encore ça hein !!!! LA rue principale piétonne alterne des cafés encore en assez bon état et des commerces un peu décrêpis 😕 Mais bon c'est ni la foule ni la folie estivale ! On te fait aussi tout un cirque sur les centaines de maisons en bois d'époque. Faut être réaliste, c'est pas parce qu'une maison est en bois qu'elle mérite l'Unesco 😛 La plupart sont banales, en mauvais état et parfois franchement tartes ! Plus proches de la cabane ... Bref, tu sens qu'on va finir par se faire bien ch.... ici 😇

Fin d'après-midi et peu de monde à la plage. Il n'y a pas de marée en Baltique et ici aucune vague. C'est d'un calme hallucinant. Les gens ont pied sur au moins 1 km. Etonnant ! Mauricette trempe les pieds. Tu sais quoi ? C'est un peu froid 😊
Bon la chambre est faite et on re-retourne en ville pour dîner. Quelle ambiance ! Peu de monde pour un Vendredi et 2 ou 3 restaus dans la rue piétonne. Jurmala est maudite donc c'est bien évident qu'on attendra 30mn pour notre commande. Quand ça veut pas hein 😮 Par contre, on est au bon endroit pour voir défiler les pét....... blondes décolorées avec leur talons de 10cm, le chihuahua sous le coude et le sac le + voyant et cher possible. Elles vont où ? Avec Mauricette, on donne des notes de maintien de chevilles sur pavé. On passe le temps quoi 😇
Beaucoup viennent aussi de Riga en train en 30mn juste pour la soirée ou la journée. On aurait dû faire ça.
Retour à l'hôtel en refaisant le tour. On sait jamais. Une fête foraine pour enfants à s'ouvrir les veines. 2 gamins en tout et pour tout. Le pire ? Une terrasse d'un restaurant avec un DJ et sa platine devant 15 tables vides. J'ai eu pitié pour lui 😐
Alors en Août, un autre jour, une autre année ? ... J'en sais rien mais qu'est qu'on c'est em...... Rien à voir et un hôtel pourri 🏴☠️
Samedi 12 Juillet :
Ce matin, on va tenté d'amortir notre nuit ici. Alors petit-déj moyen mais vue sur la mer quand même. Et si tu aimes le poisson fumé le matin, tu peux essayer de manger pour 100€ de saumon 😛 Il est donc prévu l'accès gratuit au Spa de 7h à 11h00. Bon déjà, tu vois le super deal 😠
Alors on y va et voici la piscine. Et ..... c'est où le hammam, le sauna, tout ça ? - C'est ici et c'est xxxxx les 10mn ! Ah bon c'est pas gratuit ? Nan, c'est la piscine, c'est tout ! Ah bon j'avais une autre définition de l'espace Spa ... et vous pouvez tous aller vous faire .... ( cette dernière partie restera entre nous OK ? ) En plus, la flotte est à 19° maxi . Pour une piscine intérieure, ça fait léger, non ? Bon allez on se casse d'ici, j'en ai ras les tongues de ce coin minable. Plus ça va et plus on s'enfonce 🏴☠️
Direction Ouest vers la côte et Kudilga car on couche ce soir à Ventspils pour prendre un ferry demain matin.
En traversant un village, des mannequins de chiffons en plein air 😇

On n'a pas compris le concept !
12h00 : Kudilga après 140 kms. Dans le Michelin : 2* et "agréable cité provinciale échappée du temps ..." On commence déjà par se faire peur car on trouve rien et Samedi = désert de Gobi. Pas un chat !
Après avoir essayé à gauche, on va vers la droite et on tombe enfin sur LE centre-ville et LA rue principale :

Rues défoncées, immeubles pas reluisants. Bon ... 🤪 On va à l'office du tourisme. Z'avez un plan avec ce qu'il y à voir ? Yes, mais c'est payant ! Super. Ben vous pouvez le garder, M'sieur ! Gonglés les gars !
Alors, moi, c'est pas parce que les maisons en bois sont pourries et en mauvais état que je trouve ça charmant, tu vois. C'est assez triste dans l'ensemble et sans vraiment d'intérêt architectural. Faudra peut-être revenir dans 4 ou 5 ans, quand tout sera rénové, repeint et mis en valeur mais ça vaut juste un arrêt déjeuner quoi.
L'autre "attraction" ce sont les chutes d'eau de la Venta les + larges d'Europe. Ouhhhhh là là voyons vite :

Alors si ça fait 250m de large, on arrive péniblement à 1m de haut .... et y'a du monde en effet mais bon, Niagara n'a pas à trembler !
14h30 : 1h00 de route et nous voici à Ventspils. C'est le grand port pétrolier et chimique du pays. Nous allons au port pour réserver le ferry de demain pour l'île de Saaremaa en Estonie. Fermé ! Faudra donc serrer les fesses jusqu'à demain pour celui prévu à 10h00 que je compte prendre.
A l'office du tourisme, dans les bureaux du port, on cherche notre chambre. A ce moment, passe la patronne du Raibie Logi qui apporte de la doc.
- Vous cherchez quoi ? L'Amour, la Paix dans le monde et accessoirement un lit pour 2... Il me reste une chambre Famille pour 4 à 65€. Il est bien noté dans nos guides et on nous annonce que c'est le Festival of Ze Sea donc, on fait pas la fine bouche et on prend. Il pleut et on la joue sécurité. C'est une jolie maison verte en bois et nous avons un studio avec 2 chambres. Bois clair, propre c'est tout bon !
16h00 : Nous repartons vers les quais pour le "fameux" festival. Nous suivons le circuit et les rues décrites dans les guides mais rien de traumatisant, loin de là. Bof ! On abandonne et on bifurque dans des rues perpendiculaires beaucoup + intéressantes. Des rues pavées, avec des arbres et des maisons en bois. Tout n'est pas en bon état, certaines sont restaurées mais on sent un potentiel énorme, contrairement à ce matin. Là aussi, dans quelques années et qq travaux, ça vaudra sans doute une fortune. Donc y aller au hasard sans suivre les guides.
Un groupe est sur une scène sur le quai en face du terminal des cargos. Ca crachine, ça crachine, ça pleut, ça déluge .... puis ça dégringole sévère quoi. Tels des moineaux, tout le monde s'éparpille, se planque et au bout de 20mn, faut se rendre à l'évidence, c'est foutu pour plusieurs heures ! Chacun rentre et nulle part où aller autrement, ben on rentre aussi 😕
19h30 : Enfin, ça s'est calmé et on y retourne. Même pas peur ! Par contre, le Festival, c'est fini à c't'heure. Personne sur les quais 😕

Nous dînons dans un restau médiéval dans une cave. Ouf, 3 ou 4 tables occupées, on n'est pas tous seuls.
En rentrant par le centre, y'a un peu monde et des jeunes surtout. Ils sont tous devant les superettes ouvertes jusqu'à 22 ou 23h00 et se biturent tranquillement à la Vodka et packs de bière achetés sur place. Ils vont même pas + loin pour refaire le plein rapidement 😐 Quelques-uns dans le parc sur les bancs ou qui tournent en bagnole. Et après ils font quoi ? Les filles d'un côté et les mecs de l'autre. Ca chante, ça titube
"Dans le port d'Amsterdam, y'a des ...." tu connais la chanson.
Dimanche 13 Juillet :
8h00 : Petit-déj et on va rapidos au ferry pour choper une place. Départ à 10h00 et c'est 1 fois par jour ! OK c'est ouvert. Non, pas de souci, jeune homme, y'a de la place ! Puis-je vous baiser les pieds ? Si vous voulez mais c'est plutôt 90€ pour la voiture et 2 passagers .
Nous sommes la 3ème voiture donc pas la grosse foule qu'on nous promet dans les guides à chaque fois. Faites gaffe l'été, etc .... Au final, y'a du monde quand même mais ça passe quoi.
4h00 de traversée donc vers l'île de Saaremaa et nous passons de Lettonie en Estonie. D'ailleurs dans le bateau, on bascule déjà sur la couronne estonienne. Allez notre 4ème monnaie. Change possible sur place heureusement. Il fait super beau ce matin et incroyable, nous pouvons bronzer sur le Sundeck 😎 Déjeuner sur place également .
14h00 : Arrivée au port de Montu au sud de l'île. Alors grosso-modo, ce sont 2 caravanes et une jetée de 30m. Nous montons donc sur Kuressaare, la "capitale" de l'île où nous avons prévu de passer la nuit. En Estonie, on arrive vraiment en Scandinavie par rapport aux pays précédents. La langue est différente et tu doubles au moins 1 ou 2 lettres dans tous les noms 😏
Bon je me doutais que ça serait pas grand mais là c'est vraiment petit ... Le centre-ville c'est une place de 30m et on a vu tout en 10mn chrono. C'est Dimanche et l'hôtel avec Spa comme beaucoup ici, que je visais, ne propose plus que des suites à 170€ 😇

On a vu le château, on a pris une glace et voilà, voilà ... on fait quoi maintenant ? J'avais prévu de visiter le reste de l'île demain matin en repartant vers Tallinn. Entre les prix du week-end et je sais pas trop quoi faire d'ici ce soir dans le coin. Bon, on va monter vers le Nord, conseillé dans les guides, et on fera au feeling pour ce soir.
Nous allons vers le trou de météorite et constatation, c'est un trou .....

Puis ce sont les moulins, encore présents par dizaine sur l'île

Alors comme ça c'est pas franchement passionnant 😛 Par contre, ce qui nous a bien plu ce sont les fermes. Après avoir visité le musée ethnographique de Riga, nous retrouvons ici la même chose mais pour de vrai. Les mêmes ensembles de maison avec granges et dépendances entourées d'arbres. Tout est propre, repeint et coloré. Des moulins abandonnés au milieu des champs. Rien de spectaculaire mais une ambiance quoi.
Mine de rien, on se rapproche de la sortie de l'île vers le continent. Il est 18h00 et on décide de traverser avec l'autre ferry ( ben oui c'est une île tiens ) mais aucune info par contre. On sait juste qu'il y en a pour 30mn à peine. Dernier village avant le port et alors qu'on voit un panneau annonçant 2 kms ... THE bouchon !
Comme partout le Dimanche soir, on rentre à la maison et une file de bagnoles moteur coupé que j'estime à 2kms. Futé le gars, non ? Le souci c'est qu'on sait pas la fréquence du ferry mais on est sûr par contre qu'il n'y a rien de l'autre côté en hôtel etc .... Bon on va pas traîner 1h00 ou plus ici quand même ! Avec la doc récoltée sur le ferry de ce matin, j'ai des adresses d'hôtels et B&B dans ce coin. 3 ou 4 coups de fil et aucune réponse ou faux numéro. Yeeeees 🏴☠️ Le seul B&B qui répond est complet et le seul hôtel est un manoir Spa et il lui reste une suite à 370€ ... Euh, je réfléchis et je vous rappelle, hein !
On a vu un camping tout à l'heure, non ? Et nous avons acheté une tente pour ce genre de situation qu'on nous promettait en cette "folle" période estivale. 😉 Demi-tour au frein à main et 10mn + tard, y'a bien un camping. Par contre je prends un bungalow car j'ai pas envie de remballer sous la flotte. On va dire qu'on se méfie un peu du climat depuis 3 ou 4 jours.

On n'est pas bien là pour 20€ ?
On s'installe et on décide quand même d'aller au fameux manoir de toute à l'heure pour dépenser ce qu'on vient d'économiser cette nuit. 6 kms de chemin poussièreux. Pas terrible comme arrivée. Le truc est bien classe. Pierres, pelouses anglaises, tout y est ! - Salut les jeunes ! Au revoir les vieux, c'est complet ce soir !
Bon, on va sucer des pommes de pin ou quoi car on n'a rien vu d'autre ! La route est toujours à la même situation et bouchon. Y'a un petit futé qui a installé une remorque le long de la route avec un programme d'enfer : Hot-Dog + Chips + Coca ou Eau Les gens bloqués viennent donc en toute tranquillité acheter à manger ou à boire. La bonne petite affaire. Nous voilà assis au bord de la route avec un festin à 5€ pour 2. Bref, une étape pas chère aujourd'hui 😮
Lundi 14 Juillet :
Tiens ça crachine ce matin. Héhéhéhé ... Plus de bouchon ... quand même et on paye 12€ sans trop savoir à quelle heure. Encore pas mal de monde d'ailleurs qui arrive .
10h00 : Traversée de 30mn et on peut enfin prendre un café et un gâteau car on n'a rien pu prendre ce matin. Le ferry est plein !
12h00 : Nous voici à Tallinn, capitale de l'Estonie. J'avais une adresse conseillée vers Pirita, un quartier en bord de mer en dehors de la ville. Un ancien truc thalasso russe et effectivement ça n'a pas trop changé. Pas engageant. Ils ont le WiFi donc je m'installe dans le hall pour voir si je peux choper un prix avant d'aller négocier. C'est mieux !
Je trouve rien en promo sur leur site ( 80€ en gros ) et ça nous enchante pas vraiment en plus. Comme d'hab, je cherche sur RatesToGo et je vois le Meriton 4* à 77€ avec petit-déj inclus ( Il y en a 2, celui-ci est le + cher près de Toompea ). Je valide et on va au centre-ville. J'arrive 15mn + tard et ils n'ont même pas encore ma réservation. 😎 OK 5mn + tard. Amusant car j'avais téléphoné avant pour savoir si on pouvait traiter en direct au même prix et eux ne pouvaient rien faire en-dessous de 90€.
Au fait, il pleut toujours !
On déjeune à la pâtisserie de l'hôtel, on sort les Kways et z'y va !

On passe à l'office du tourisme pour les plans, etc ... Vu le temps merd...... on se fait le Musée de l'Estonie à la Grande Guilde. Bon 3 salles et tout s'arrête au 19ème siècle 😕 C'est un peu ballot parce que sinon, c'est toujours un peu la même chose partout dans ces 3 pays. La grande époque florissante de la Ligue Hanséatique avec le commerce entre ces ports du Nord, allemands, hollandais d'où datent la plupart des maisons typiques. Alors à chaque fois t'as droit au même costume du Moyen-Age, à la même carte de la Baltique, les mêmes coffres embarqués dans les navires, les mêmes parchemins des routes commerciales, la même occupation russe du temps des tsars ..... Cela ne vaut la plupart du temps que pour visiter le bâtiment où ça se trouve. Guilde, hôtel de ville ou ancienne maison de marchand ... sinon 🤪
17h30 : Le Musée de la Ville est fermé et il pleut maintenant des cordes. L'eau dévale "gaiement" les rues pavées, on a les pieds trempés et 15° au mieux. On commence à bien sentir le temps désormais et là c'est parti pour un bout. C'est Noir et bouché 😐
Bon on se fait du mal pour rien, on rentre et on laisse passer. Ben c'est jamais passé, il a plu ainsi toute la nuit. Honte suprême : on dîne à l'hôtel et on met un cierge pour demain !
A suivre ....
Voir le Pape à Rome
Bonjour à tous,
Je serai en Italie du 11 au 21 au mois de septembre 2008, est ce possible de voir Pape à Vatican? Est ce qu'il fait messe à publique? Quelqu'un sait l'horaire?
Merci d'avance
Retour d'Iran: renseignements, hôtels, etc...
de retour d'iran, voyage du 1er au 19 fevrier, voyage seul individuel:
voyage Iran air: 480 euros
budget: 600 euros.( carte bleue et travellers: a oublier)
1 euros = 13 700 rials environ
trajet Teharan shiraz en avion par Iran air: 1 heures, 29 euros payé a paris (les avions sont souvent complets donc reservez a l'avance)
shiraz Yadz : 100 dollars par l'agence persia en voiture individuelle avec arrête de 2 h30 a persepolis, plus N rostam, N radjab, passargade, depart 8h30 arrivée 18 h 30)
Yadz Ispahan en bus : 5 heures, 30 a 40 000 rials
Ispahan teheran en train: 6 heures, 70 000 euros, classe unique: premiere
Teheran Chalus teheran en bus: 30 a 40 000, 5 heures chaque trajet
Hotels: prix en single ( pour double ajouter 50%)a noter que a chaque fois j'ai eu une chambre double en etant seul TEHERAN: Atlas hotel : 350 000 rials ( pense que je me suis fait avoir ai paye prix etranger car reserve depuis paris, le prix est je crois 280 000) Firouzeh hotel, 130 000 maix chambre a un lit minuscule avec wc exterieur) Arman Hotel: 250 000, simple mais bien, Manager sosie de jean benguigui) SHIRAZ Hotel sadra ou saadra, hotel neuf, tres bien, 170 000 YADZ sil road hotel, un classique un peu cher pour la chambre: 160 000 IISPAHAN : tourist hotel:197 000 tres bien CHALUS: golsar 165 000 ( commission taxi dans le prix) correct.
prix musées et persepolis: 4 a 5 000 rials en moyenne restaurant: 30 000 a 100 000 bus, ca coute rien taxi, marchander dur en moyenne 20 a 40 000 euros: trajet Khomeini airport teheran: 120 000 par taxi aeroport ( ai paye 160 000 au retour a 4 heure du matin par taxi autre que aeroport, demander a hotelier taxi aeroport car le prix est fixe ( information d'un iranien) duree une heure a 23 heures, aux heures de pointes, minimum 2 heures...eviter les iraniens qui ont une voiture et qui font le taxi quand vous allez dans un endroit peu connu, ils se plantent et le prix est souvent plus cher que les taxis, ai eu 2 mauvaises experiences)
conseil utile: faire copie de votre passeport et visa pour laisser a la reception de l(hotel quand ils exigent de garder votre passeport ( souvent c'est dans un casier a la portee de tous, et ai recupere une fois un passeport qui etait pas le mien....) ai toujours laissé une photocopie... A part cela c'est un pays fantastique, le seul danger est de traverser les rues et faiites attention au caniveau, 60 cm de profondeur parfois et large aussi, ils sont au même niveau de la chaussée et du trotoir... si vous avez des questions sur les hotels ou autre, n'hesitez pas a me les poser.
Hotels: prix en single ( pour double ajouter 50%)a noter que a chaque fois j'ai eu une chambre double en etant seul TEHERAN: Atlas hotel : 350 000 rials ( pense que je me suis fait avoir ai paye prix etranger car reserve depuis paris, le prix est je crois 280 000) Firouzeh hotel, 130 000 maix chambre a un lit minuscule avec wc exterieur) Arman Hotel: 250 000, simple mais bien, Manager sosie de jean benguigui) SHIRAZ Hotel sadra ou saadra, hotel neuf, tres bien, 170 000 YADZ sil road hotel, un classique un peu cher pour la chambre: 160 000 IISPAHAN : tourist hotel:197 000 tres bien CHALUS: golsar 165 000 ( commission taxi dans le prix) correct.
prix musées et persepolis: 4 a 5 000 rials en moyenne restaurant: 30 000 a 100 000 bus, ca coute rien taxi, marchander dur en moyenne 20 a 40 000 euros: trajet Khomeini airport teheran: 120 000 par taxi aeroport ( ai paye 160 000 au retour a 4 heure du matin par taxi autre que aeroport, demander a hotelier taxi aeroport car le prix est fixe ( information d'un iranien) duree une heure a 23 heures, aux heures de pointes, minimum 2 heures...eviter les iraniens qui ont une voiture et qui font le taxi quand vous allez dans un endroit peu connu, ils se plantent et le prix est souvent plus cher que les taxis, ai eu 2 mauvaises experiences)
conseil utile: faire copie de votre passeport et visa pour laisser a la reception de l(hotel quand ils exigent de garder votre passeport ( souvent c'est dans un casier a la portee de tous, et ai recupere une fois un passeport qui etait pas le mien....) ai toujours laissé une photocopie... A part cela c'est un pays fantastique, le seul danger est de traverser les rues et faiites attention au caniveau, 60 cm de profondeur parfois et large aussi, ils sont au même niveau de la chaussée et du trotoir... si vous avez des questions sur les hotels ou autre, n'hesitez pas a me les poser.
Azerbaïdjan en août?
salut tout le monde,
bon, piti projet de pointer notre nez (à 2 personnes) en azerbaijan ce mois d'aout 08.
donc si quelqu'un a des info, y est déjà allé...
bah voilà quoi... 🙂
Retour du Sirenis La Salina, Varadero, 19 au 26 janvier (commentaires-diaporama)
J'aimerais tout d'abord vous aviser que mon message peut parfois contenir des informations anodines pour le voyageur expérimenté. Informations qui peuvent cependant intéresser les gens ayant peu ou pas voyagé. C'est d'ailleurs pour cette raison que je me permets une description détaillée de notre expérience.
Je tenterai d'être le plus objectif possible. J'imagine que vous avez déjà consulté les discussions, commentaires sur cet hôtel. Ils sont nombreux et parfois très négatifs. J'essayerai donc de vous donner l'heure juste. Je peux cependant vous dire dès maintenant que nous avons passé une très belle semaine à cet hôtel. Tout n'y est pas parfait, mais il y a tout de même moyen d'y passer du bon temps.
Vous retrouverez à la fin de mon message un lien vers des images de l'hôtel. J'ai réalisé le tout sous forme de diaporama.
Nous étions au Sirenis La Salina de Varadero du 19 au 26 janvier 2008. Notre groupe était composé de 4 adultes âgés entre 30 et 38 ans ainsi que de 3 enfants (20 mois-7 ans et 8 ans). Nous avons booké avec vacances signature et volions avec Skyservice. Le vol Montréal Varadero était de 3 h 40. Un vol assez agité (énormément de turbulence-crise de panique d'un passager-ma femme a été malade et moi près de l'être). À bord, le service et la nourriture étaient assez ordinaires.
Arrivée à l'aéroport, tout s'est bien déroulé. Nous avons récupéré nos valises rapidement et sommes passés aux douanes les premiers. Le parcourt en autobus s'est lui aussi bien déroulé. Il faut compter environ 35 minutes pour se rendre de l'aéroport à l'hôtel. Nous avons cependant rencontré des gens pour qui le même trajet a pris tout près de 2 heures (plusieurs arrêts dans d'autres hôtels). Le trajet est tout de même intéressant pour quelqu'un qui visite Varadero pour la première fois. Dans l'autobus, le représentant de Vacances signature, Alberto (Personnage tout de même sympathique et intéressant), ne s'exprimait qu'en anglais, ce qui semblait déranger plusieurs personnes. Un détail pour moi, même si je ne suis pas parfaitement bilingue. Par contre, j'aurais aimé qu'il soit mieux informé. Il n'était pas en mesure de nous donner des informations précises sur le fonctionnement de l'hôtel (coffret de sûreté inclus ou pas-dépot pour serviette ou pas, etc.).
Check-in
Pour notre part, le check-in s’est plutôt bien déroulé. La procédure a pris environ 10 minutes. Nous étions les deuxièmes dans la file. Le même check-in a pris tout près d’une heure pour ceux qui se sont retrouvés à l’arrière. Nous avions, via notre agent, fait la demande pour une chambre au 3e étage dans un bloc situé près de la plage. Nous avons eu une chambre au 2e étage juste à côté du buffet (bloc 20). On m’a avisé qu’il serait possible de faire un changement un peu plus tard dans la journée. Nous avons cependant choisi de garder la chambre que l’on nous avait offerte. Elle nous convenait très bien. Nos amis avaient aussi fait une demande concernant leur chambre. Ils ont eu exactement ce qu’ils avaient demandé. On sentait une certaine tension et un manque d’organisation du côté du personnel de la réception.
La chambre
La chambre était propre, spacieuse et munie d’un lit king. Un lit d’appoint nous a aussi été fourni sans que l'on en fasse la demande. Les serviettes de plage devaient se trouver dans la chambre à notre arrivée, ce qui n’était pas le cas. Nous avons donc demandé à la femme de chambre. Elle nous a répondu qu’elles seraient disponibles bientôt. Le temps de retourner au lobby pour réserver nos restos à la carte, les serviettes étaient déjà dans notre chambre. La femme de chambre était extrêmement efficace. Un peu timide, sûrement dû au fait de la barrière linguistique (elle ne parlait pas français et très très peu anglais). Nous avions prévu le coup. Nous avions donc demandé à une amie cubaine de nous écrire un mot en espagnol concernant nos besoins. Nous laissions tous les matins 2 pesos sur le lit. À la fin de notre séjour, nous lui avons aussi laissé des produits de beauté ainsi que des médicaments. Nous n’avons jamais manqué de quoi que ce soit (papier toilette, eau chaude, serviettes. Notez qu’il n’y a pas de papier mouchoir dans les chambres. À vous d’y penser. Le seul problème avec la chambre, c’est celui déjà décrit dans plusieurs autres messages, c’est-à-dire l’eau de la douche qui se propage sur le plancher de façon assez importante. Et ce, malgré le fait que nous avions apporté un rideau de douche du magasin à un dollard.. Le problème était beaucoup moins important dans la chambre de nos amis. Il est tout de même facile de le résoudre. Il s’agit tout simplement de placer une serviette sur la céramique à côté du bain. À long terme, cette problématique engendra sûrement d’autres problèmes (moisissures-fissures, etc.). Il y a un coffret de sureté dans la chambre, mais celui-ci n'est pas inclus au forfait (2 pesos/jour). Lorsque nous sommes arrivés, le coffret était ouvert. Pour l'utiliser, il s'agissait simplement de suivre la procédure (extrêmement aisée). Les frais nous sont chargés au check-out. C'est la femme de chambre qui avise la réception si vous l'utilisez.
Le complexe hôtelier
Le complexe hôtelier est immense, propre et très beau. La végétation un peu immature, mais tout de même agréable à regarder. Vous y retrouvez 21 blocs de chambres (ainsi que d'autres en construction). Le lobby est gigantesque. On y trouve un bar, un café, le bureau de change, le salon de beauté (jamais ouvert durant notre séjour), un genre de petit magasin, le bureau pour réserver vos restos à la carte, ainsi qu'un endroit pour effectuer des appels. Il y a 2 grandes piscines sur le site. Une plus tranquille, située près du lobby. Vous y retrouverez un aquabar et un snack-bar (snack-bar qui se transforme en restaurant à la carte le soir, le Cubain). Une plus animée. Il s'agit de celle où se trouvent les animateurs, la glissade et un très joli aquabar. À cet endroit se trouve aussi un snack-bar et un bar. Le snack-bar se transforme aussi en resto à la carte le soir, mais je ne sais pas lequel? Cette piscine est située juste à côté du club pour les enfants. Nous avons passé un après-midi dans ce club et je dois vous avouer que je n'y laisserai pas mon enfant toute la journée. Ce n'était d'ailleurs d'aucune façon notre intention. Nous y sommes allés une journée pluvieuse par curiosité. Près de la plage se trouve un bar ainsi qu'un buffet où vous pourrez dîner (je crois qu'il est aussi possible d'y déjeuner). En soirée, ce buffet se transforme aussi en resto à la carte (le Méditéranéen). Nos amis l'ont essayé et ont été plutôt déçu. Côté resto. Vous avez bien entendu le buffet. Extrêmement grand, quand même assez de variété. Ma femme n'est vraiment pas difficile, elle a eu tout de même de la difficulté à trouver des choses à son goût. Pour elle, il s'agit sans doute de l'élément le plus décevant du voyage. À l'inverse, notre ami a bien aimé le buffet. Je crois qu'il a goûté à pratiquement tous les aliments disponibles. Et ce, sans effets sur sa santé. Pour ma part, je n'avais pas énormément d'attentes. Je n'ai donc ni été déçu, ni enchanté. Nos enfants n'ont pas mangé beaucoup. Ma fille a mangé des pâtes à presque tous les repas. Et ce, malgré le fait qu'elle ne les aimait pas vraiment (surtout à cause de la sauce). Nos enfants ont du boire 60 litres de limonade. Ils ont aussi bien apprécié la crème glacée. Les autres restos à la carte sont : le gourmet (à côté du buffet) le Japonais, l'Italien et le Steak House (au centre du complexe). Nous avons essayé l'Italien et le Japonais. C'est d'ailleurs au Japonais que nous avons eu le meilleur repas de la semaine. Sushi, rouleau printanier, riz frit, crevettes, poulet et boeuf. Tout était excellent. En prime, un petit spectacle du cuisinier. Pour ce qui est de l'Italien, assez ordinaire. J'y ai mangé une entrée de prosciutto ainsi qu'une pizza jambon ananas. Ma femme a pris une salade de fruits de mer suivi de saumon. Le lendemain de notre visite à l'Italien ma femme a été malade de façon assez importante durant 36 heures (des 2 bouts). J'ai pourtant goûté à ces aliments. Puisque son état ne semblait pas vouloir s'améliorer après 24 heures de repos. Et pour éviter de gâcher nos vacances. Elle a débuté des antibiotiques. Elle a par la suite retrouvé la forme. En terme de médicament, nous étions bien équipés. Parmi notre groupe, personne d'autre n'a été malade, ni incommodé par quoi que se soit. Je n'ai d'ailleurs entendu aucun commentaire concernant des gens ayant été malades. Nous n'avons fait aucun abus d"alcool. Personnellement, je m'en suis tenu à la bière et au vin, et ce, en quantité raisonnable. J'aimerais maintenant revenir sur le complexe. J'ai oublié de mentionner qu'il y a aussi un piano-bar au centre du complexe. Celui-ci se transforme en discothèque en fin de soirée. Rien de bien extravagant. Vous trouverez aussi un gym divisé en 2 parties (cardio/musculation). Gym tout de même bien équipé pour l'endroit. Il y avait aussi un spa, mais celui-ci a été vide tout au long de notre séjour.
Plage/animation/activités
La plage était très belle. Peut-être pas autant qu'a notre dernier voyage (Mélia Cayo Guillermo), mais tout de même très bien. C'est toujours magique de se retrouver les pieds dans le sable au bord de la mer. Ne soyez pas inquiet, jamais il n'y a manqué de chaises. Il n'est pas non plus nécessaire de se présenter à la plage à 5 h du matin pour s'assurer d'avoir une place. Si vous désirez, un palapa, la situation est peut-être un peu plus compliquée, mais encore une fois pas désespérée. Si vous désirez visiter les hôtels avoisinants, vous devrez marcher tout de même un certain temps. Avec les enfants, nous sommes allées jusqu'au Tryp Penninsula (environ 20 minutes). En comparant le Tryp au Sirenis, on remarque immédiatement 2 choses; La Salina est un hôtel très grand, et la végétation n'y est pas encore mature.
Pour ce qui est de l'animation et des activités, il y a aussi moyen d'y trouver son compte. J'ai joué au Volley pratiquement tous les jours (les Cubains sont assez talentueux). J'ai participé à quelques activités sur la plage. J'ai joué au soccer. Ma fille et moi avons suivi des cours de danse à la piscine. Pour les gens un peu plus relax, il y a du stretching tous les matins. Il y a bien sûr le centre nautique ou vous pourrez emprunter un pédalo, un kayak ou même faire un tour de catamaran. Nous avons aussi souvent vu passer un genre de zodiac accroché à un deltaplane. L'expérience semble assez agréable. Je ne connais malheureusement pas le coût de cette activité.
Les spectacles de fin de soirée nous ont un peu déçus. Les participants sont très talentueux. Le problème n'est pas là. Il s'agit plutôt du type de spectacle. Il y avait beaucoup d'acrobaties et de portées. Nous aurions préféré des musiques et danses un peu plus rythmées et moins théâtrales. On ne peut cependant pas nier leurs habiletés. Je ne peux m'exprimer sur le nightlife de l'hôtel puisque je n'y ai pas participé. Mon impression est cependant qu'il ne doit pas être très excitant.
Les excursions
Je ne pourrai vous donner que très peu d'informations sur les excursions puisque nous n'en n'avons pas fait. Nous avions au départ réservé celle en catamaran (destination Cayo Blanco). Nous l'avons ensuite annulée lorsque ma femme a été malade. Ce que je peux vous dire, c'est que les avis sont plutôt partagés concernant la majorité de ces activités. Renseigner vous adéquatement avant d'y participer. Nous étions aussi censés visiter Varadero, ce que nous n'avons pas fait. Les 2 jours de maladie de ma femme nous ont un peu coupé les jambes. Nous avons préféré profiter de la plage et l'hôtel en général plutôt que de se promener en autobus. L'objectif premier était plage et soleil, et non une visite culturelle. J'aurais tout de même bien aimé avoir le temps de le faire. Ce sera pour une autre fois.
Check-out
Le check-out a été assez rapide et sans problème. Les problèmes sont survenus un peu plus tard. Notre vol de retour a été retardé de tout près de 20 heures. On nous a d'abord indiqué un retard de 3 heures. 3 heures que nous avons pu passer au bord de la piscine. Par la suite, nous nous sommes rendus à l'aéroport, nous avons enregistré nos bagages et passé les douanes. Tout près de 6 heures plus tard, on nous avise que l'avion ne pourra pas décoller et qu'il faudra retourner à l'hôtel. On repasse alors les douanes, récupère nos bagages et repartons pour un 35 minutes d'autobus. Rendu à l'hôtel, une vraie folie. Il y avait 3 autobus pleins. On avait envoyé des gens qui n'avaient même pas séjourné au Sirenis. L'hôtel était plein à craquer. On nous redonne des chambres. Check-in très rapide et désorganisé. Une fille s'est même retrouvée dans une chambre où il y avait déjà quelqu'un. À ce moment, on nous indique que le prochain départ sera à 22 h. Un peu plus tard dans la soirée, nouveau changement. Le départ de l'hôtel aura maintenant lieu à 2 h 40. Très agréable pour nos enfants. On retourne donc à la chambre pour tenter de récupérer un peu. Par la suite, même manège. On reprend l'autobus en direction de l'aéroport, enregistrons nos bagages et passons les douanes. Le vol de retour s'est fait avec WestJet au lieu de Skyservice. Un vol tranquille, dans un avion confortable avec un équipage beaucoup plus agréable. J'ai bien aimé voler avec WestJet. Ce que je trouve de plus désolant dans tout cela, c'est que cette expérience laisse un goût amer du voyage. Sans compter la fatigue que tout cela a entrainé. Nous venons tout juste de nous en remettre. Tout cela n'a cependant rien avoir avec notre l'hôtel et le temps que nous y avons passé.
Conclusion
Nous avons lu énormément sur cet hôtel avant d'y aller. Pendant un certain temps. ma femme et moi avions de sérieuses craintes concernant le voyage. Aujourd'hui, après y avoir passé une semaine, je peux vous dire que nous avons passé un très beau voyage et que nous ne regrettons en rien notre choix. Et ce, malgré les quelques difficultés rencontrées. Je ne vous cacherai pas qu'il est facile de trouver des éléments à critiquer. Les commentaires lus sur le forum sont parfois vrais. Oui il y a de longues files d'attente au buffet, au bureau change, à la réservation des restos à la carte. Oui le site est très grand et les navettes pas toujours disponibles. Oui le buffet n'est pas extraordinaire, le service pas toujours parfait. J'ai été témoin de tout cela, mais que très peu affecté. J'ai réussi à changer mon argent sans attendre plus de 2 minutes. Mes réservations aux restos à la carte se sont faites aussi en 2 minutes sans aucun problème. J'ai mangé à ma faim tous les jours. J'ai fait la connaissance de Cubains extraordinaires. À ma grande joie, j'ai eu la chance de marcher dans un environnement merveilleux. La navette était pour moi accessoire, amusement. Ma fille s'est amusée énormément, elle a fait de belles rencontres. En fin de compte, j'ai vécu une expérience positive et agréable. Il s'agit simplement de s'adapter aux situations et ajuster notre comportement, nos attentes, aux événements qui se présentent. De toute façon, peu importe l'endroit où vous irez, vous serez toujours confronté à des facteurs limitants. Aussi bien s'adapter. Bon voyage!
Voici le lien vers mon diaporama: http://www.2xbfx.com/sirenis.html
Je tenterai d'être le plus objectif possible. J'imagine que vous avez déjà consulté les discussions, commentaires sur cet hôtel. Ils sont nombreux et parfois très négatifs. J'essayerai donc de vous donner l'heure juste. Je peux cependant vous dire dès maintenant que nous avons passé une très belle semaine à cet hôtel. Tout n'y est pas parfait, mais il y a tout de même moyen d'y passer du bon temps.
Vous retrouverez à la fin de mon message un lien vers des images de l'hôtel. J'ai réalisé le tout sous forme de diaporama.
Nous étions au Sirenis La Salina de Varadero du 19 au 26 janvier 2008. Notre groupe était composé de 4 adultes âgés entre 30 et 38 ans ainsi que de 3 enfants (20 mois-7 ans et 8 ans). Nous avons booké avec vacances signature et volions avec Skyservice. Le vol Montréal Varadero était de 3 h 40. Un vol assez agité (énormément de turbulence-crise de panique d'un passager-ma femme a été malade et moi près de l'être). À bord, le service et la nourriture étaient assez ordinaires.
Arrivée à l'aéroport, tout s'est bien déroulé. Nous avons récupéré nos valises rapidement et sommes passés aux douanes les premiers. Le parcourt en autobus s'est lui aussi bien déroulé. Il faut compter environ 35 minutes pour se rendre de l'aéroport à l'hôtel. Nous avons cependant rencontré des gens pour qui le même trajet a pris tout près de 2 heures (plusieurs arrêts dans d'autres hôtels). Le trajet est tout de même intéressant pour quelqu'un qui visite Varadero pour la première fois. Dans l'autobus, le représentant de Vacances signature, Alberto (Personnage tout de même sympathique et intéressant), ne s'exprimait qu'en anglais, ce qui semblait déranger plusieurs personnes. Un détail pour moi, même si je ne suis pas parfaitement bilingue. Par contre, j'aurais aimé qu'il soit mieux informé. Il n'était pas en mesure de nous donner des informations précises sur le fonctionnement de l'hôtel (coffret de sûreté inclus ou pas-dépot pour serviette ou pas, etc.).
Check-in
Pour notre part, le check-in s’est plutôt bien déroulé. La procédure a pris environ 10 minutes. Nous étions les deuxièmes dans la file. Le même check-in a pris tout près d’une heure pour ceux qui se sont retrouvés à l’arrière. Nous avions, via notre agent, fait la demande pour une chambre au 3e étage dans un bloc situé près de la plage. Nous avons eu une chambre au 2e étage juste à côté du buffet (bloc 20). On m’a avisé qu’il serait possible de faire un changement un peu plus tard dans la journée. Nous avons cependant choisi de garder la chambre que l’on nous avait offerte. Elle nous convenait très bien. Nos amis avaient aussi fait une demande concernant leur chambre. Ils ont eu exactement ce qu’ils avaient demandé. On sentait une certaine tension et un manque d’organisation du côté du personnel de la réception.
La chambre
La chambre était propre, spacieuse et munie d’un lit king. Un lit d’appoint nous a aussi été fourni sans que l'on en fasse la demande. Les serviettes de plage devaient se trouver dans la chambre à notre arrivée, ce qui n’était pas le cas. Nous avons donc demandé à la femme de chambre. Elle nous a répondu qu’elles seraient disponibles bientôt. Le temps de retourner au lobby pour réserver nos restos à la carte, les serviettes étaient déjà dans notre chambre. La femme de chambre était extrêmement efficace. Un peu timide, sûrement dû au fait de la barrière linguistique (elle ne parlait pas français et très très peu anglais). Nous avions prévu le coup. Nous avions donc demandé à une amie cubaine de nous écrire un mot en espagnol concernant nos besoins. Nous laissions tous les matins 2 pesos sur le lit. À la fin de notre séjour, nous lui avons aussi laissé des produits de beauté ainsi que des médicaments. Nous n’avons jamais manqué de quoi que ce soit (papier toilette, eau chaude, serviettes. Notez qu’il n’y a pas de papier mouchoir dans les chambres. À vous d’y penser. Le seul problème avec la chambre, c’est celui déjà décrit dans plusieurs autres messages, c’est-à-dire l’eau de la douche qui se propage sur le plancher de façon assez importante. Et ce, malgré le fait que nous avions apporté un rideau de douche du magasin à un dollard.. Le problème était beaucoup moins important dans la chambre de nos amis. Il est tout de même facile de le résoudre. Il s’agit tout simplement de placer une serviette sur la céramique à côté du bain. À long terme, cette problématique engendra sûrement d’autres problèmes (moisissures-fissures, etc.). Il y a un coffret de sureté dans la chambre, mais celui-ci n'est pas inclus au forfait (2 pesos/jour). Lorsque nous sommes arrivés, le coffret était ouvert. Pour l'utiliser, il s'agissait simplement de suivre la procédure (extrêmement aisée). Les frais nous sont chargés au check-out. C'est la femme de chambre qui avise la réception si vous l'utilisez.
Le complexe hôtelier
Le complexe hôtelier est immense, propre et très beau. La végétation un peu immature, mais tout de même agréable à regarder. Vous y retrouvez 21 blocs de chambres (ainsi que d'autres en construction). Le lobby est gigantesque. On y trouve un bar, un café, le bureau de change, le salon de beauté (jamais ouvert durant notre séjour), un genre de petit magasin, le bureau pour réserver vos restos à la carte, ainsi qu'un endroit pour effectuer des appels. Il y a 2 grandes piscines sur le site. Une plus tranquille, située près du lobby. Vous y retrouverez un aquabar et un snack-bar (snack-bar qui se transforme en restaurant à la carte le soir, le Cubain). Une plus animée. Il s'agit de celle où se trouvent les animateurs, la glissade et un très joli aquabar. À cet endroit se trouve aussi un snack-bar et un bar. Le snack-bar se transforme aussi en resto à la carte le soir, mais je ne sais pas lequel? Cette piscine est située juste à côté du club pour les enfants. Nous avons passé un après-midi dans ce club et je dois vous avouer que je n'y laisserai pas mon enfant toute la journée. Ce n'était d'ailleurs d'aucune façon notre intention. Nous y sommes allés une journée pluvieuse par curiosité. Près de la plage se trouve un bar ainsi qu'un buffet où vous pourrez dîner (je crois qu'il est aussi possible d'y déjeuner). En soirée, ce buffet se transforme aussi en resto à la carte (le Méditéranéen). Nos amis l'ont essayé et ont été plutôt déçu. Côté resto. Vous avez bien entendu le buffet. Extrêmement grand, quand même assez de variété. Ma femme n'est vraiment pas difficile, elle a eu tout de même de la difficulté à trouver des choses à son goût. Pour elle, il s'agit sans doute de l'élément le plus décevant du voyage. À l'inverse, notre ami a bien aimé le buffet. Je crois qu'il a goûté à pratiquement tous les aliments disponibles. Et ce, sans effets sur sa santé. Pour ma part, je n'avais pas énormément d'attentes. Je n'ai donc ni été déçu, ni enchanté. Nos enfants n'ont pas mangé beaucoup. Ma fille a mangé des pâtes à presque tous les repas. Et ce, malgré le fait qu'elle ne les aimait pas vraiment (surtout à cause de la sauce). Nos enfants ont du boire 60 litres de limonade. Ils ont aussi bien apprécié la crème glacée. Les autres restos à la carte sont : le gourmet (à côté du buffet) le Japonais, l'Italien et le Steak House (au centre du complexe). Nous avons essayé l'Italien et le Japonais. C'est d'ailleurs au Japonais que nous avons eu le meilleur repas de la semaine. Sushi, rouleau printanier, riz frit, crevettes, poulet et boeuf. Tout était excellent. En prime, un petit spectacle du cuisinier. Pour ce qui est de l'Italien, assez ordinaire. J'y ai mangé une entrée de prosciutto ainsi qu'une pizza jambon ananas. Ma femme a pris une salade de fruits de mer suivi de saumon. Le lendemain de notre visite à l'Italien ma femme a été malade de façon assez importante durant 36 heures (des 2 bouts). J'ai pourtant goûté à ces aliments. Puisque son état ne semblait pas vouloir s'améliorer après 24 heures de repos. Et pour éviter de gâcher nos vacances. Elle a débuté des antibiotiques. Elle a par la suite retrouvé la forme. En terme de médicament, nous étions bien équipés. Parmi notre groupe, personne d'autre n'a été malade, ni incommodé par quoi que se soit. Je n'ai d'ailleurs entendu aucun commentaire concernant des gens ayant été malades. Nous n'avons fait aucun abus d"alcool. Personnellement, je m'en suis tenu à la bière et au vin, et ce, en quantité raisonnable. J'aimerais maintenant revenir sur le complexe. J'ai oublié de mentionner qu'il y a aussi un piano-bar au centre du complexe. Celui-ci se transforme en discothèque en fin de soirée. Rien de bien extravagant. Vous trouverez aussi un gym divisé en 2 parties (cardio/musculation). Gym tout de même bien équipé pour l'endroit. Il y avait aussi un spa, mais celui-ci a été vide tout au long de notre séjour.
Plage/animation/activités
La plage était très belle. Peut-être pas autant qu'a notre dernier voyage (Mélia Cayo Guillermo), mais tout de même très bien. C'est toujours magique de se retrouver les pieds dans le sable au bord de la mer. Ne soyez pas inquiet, jamais il n'y a manqué de chaises. Il n'est pas non plus nécessaire de se présenter à la plage à 5 h du matin pour s'assurer d'avoir une place. Si vous désirez, un palapa, la situation est peut-être un peu plus compliquée, mais encore une fois pas désespérée. Si vous désirez visiter les hôtels avoisinants, vous devrez marcher tout de même un certain temps. Avec les enfants, nous sommes allées jusqu'au Tryp Penninsula (environ 20 minutes). En comparant le Tryp au Sirenis, on remarque immédiatement 2 choses; La Salina est un hôtel très grand, et la végétation n'y est pas encore mature.
Pour ce qui est de l'animation et des activités, il y a aussi moyen d'y trouver son compte. J'ai joué au Volley pratiquement tous les jours (les Cubains sont assez talentueux). J'ai participé à quelques activités sur la plage. J'ai joué au soccer. Ma fille et moi avons suivi des cours de danse à la piscine. Pour les gens un peu plus relax, il y a du stretching tous les matins. Il y a bien sûr le centre nautique ou vous pourrez emprunter un pédalo, un kayak ou même faire un tour de catamaran. Nous avons aussi souvent vu passer un genre de zodiac accroché à un deltaplane. L'expérience semble assez agréable. Je ne connais malheureusement pas le coût de cette activité.
Les spectacles de fin de soirée nous ont un peu déçus. Les participants sont très talentueux. Le problème n'est pas là. Il s'agit plutôt du type de spectacle. Il y avait beaucoup d'acrobaties et de portées. Nous aurions préféré des musiques et danses un peu plus rythmées et moins théâtrales. On ne peut cependant pas nier leurs habiletés. Je ne peux m'exprimer sur le nightlife de l'hôtel puisque je n'y ai pas participé. Mon impression est cependant qu'il ne doit pas être très excitant.
Les excursions
Je ne pourrai vous donner que très peu d'informations sur les excursions puisque nous n'en n'avons pas fait. Nous avions au départ réservé celle en catamaran (destination Cayo Blanco). Nous l'avons ensuite annulée lorsque ma femme a été malade. Ce que je peux vous dire, c'est que les avis sont plutôt partagés concernant la majorité de ces activités. Renseigner vous adéquatement avant d'y participer. Nous étions aussi censés visiter Varadero, ce que nous n'avons pas fait. Les 2 jours de maladie de ma femme nous ont un peu coupé les jambes. Nous avons préféré profiter de la plage et l'hôtel en général plutôt que de se promener en autobus. L'objectif premier était plage et soleil, et non une visite culturelle. J'aurais tout de même bien aimé avoir le temps de le faire. Ce sera pour une autre fois.
Check-out
Le check-out a été assez rapide et sans problème. Les problèmes sont survenus un peu plus tard. Notre vol de retour a été retardé de tout près de 20 heures. On nous a d'abord indiqué un retard de 3 heures. 3 heures que nous avons pu passer au bord de la piscine. Par la suite, nous nous sommes rendus à l'aéroport, nous avons enregistré nos bagages et passé les douanes. Tout près de 6 heures plus tard, on nous avise que l'avion ne pourra pas décoller et qu'il faudra retourner à l'hôtel. On repasse alors les douanes, récupère nos bagages et repartons pour un 35 minutes d'autobus. Rendu à l'hôtel, une vraie folie. Il y avait 3 autobus pleins. On avait envoyé des gens qui n'avaient même pas séjourné au Sirenis. L'hôtel était plein à craquer. On nous redonne des chambres. Check-in très rapide et désorganisé. Une fille s'est même retrouvée dans une chambre où il y avait déjà quelqu'un. À ce moment, on nous indique que le prochain départ sera à 22 h. Un peu plus tard dans la soirée, nouveau changement. Le départ de l'hôtel aura maintenant lieu à 2 h 40. Très agréable pour nos enfants. On retourne donc à la chambre pour tenter de récupérer un peu. Par la suite, même manège. On reprend l'autobus en direction de l'aéroport, enregistrons nos bagages et passons les douanes. Le vol de retour s'est fait avec WestJet au lieu de Skyservice. Un vol tranquille, dans un avion confortable avec un équipage beaucoup plus agréable. J'ai bien aimé voler avec WestJet. Ce que je trouve de plus désolant dans tout cela, c'est que cette expérience laisse un goût amer du voyage. Sans compter la fatigue que tout cela a entrainé. Nous venons tout juste de nous en remettre. Tout cela n'a cependant rien avoir avec notre l'hôtel et le temps que nous y avons passé.
Conclusion
Nous avons lu énormément sur cet hôtel avant d'y aller. Pendant un certain temps. ma femme et moi avions de sérieuses craintes concernant le voyage. Aujourd'hui, après y avoir passé une semaine, je peux vous dire que nous avons passé un très beau voyage et que nous ne regrettons en rien notre choix. Et ce, malgré les quelques difficultés rencontrées. Je ne vous cacherai pas qu'il est facile de trouver des éléments à critiquer. Les commentaires lus sur le forum sont parfois vrais. Oui il y a de longues files d'attente au buffet, au bureau change, à la réservation des restos à la carte. Oui le site est très grand et les navettes pas toujours disponibles. Oui le buffet n'est pas extraordinaire, le service pas toujours parfait. J'ai été témoin de tout cela, mais que très peu affecté. J'ai réussi à changer mon argent sans attendre plus de 2 minutes. Mes réservations aux restos à la carte se sont faites aussi en 2 minutes sans aucun problème. J'ai mangé à ma faim tous les jours. J'ai fait la connaissance de Cubains extraordinaires. À ma grande joie, j'ai eu la chance de marcher dans un environnement merveilleux. La navette était pour moi accessoire, amusement. Ma fille s'est amusée énormément, elle a fait de belles rencontres. En fin de compte, j'ai vécu une expérience positive et agréable. Il s'agit simplement de s'adapter aux situations et ajuster notre comportement, nos attentes, aux événements qui se présentent. De toute façon, peu importe l'endroit où vous irez, vous serez toujours confronté à des facteurs limitants. Aussi bien s'adapter. Bon voyage!
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Albanie: nostalgie
Albanie impressions et nostalgie
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Retour du Burundi
Parti debut mars au Burundi nous voilà de retour, enchanté par notre voyage... Tout petit pays entre la RDC et la Tanzanie, nous avons pu faire le tour très facilement, en bus dans un premier temps, puis avec un 4X4 de location pour atteindre quelques destinations plus difficiles d'accés (encore que...).
Pour ceux qui cherchent à découvrir une afrique authentique, non investit par les touristes (à nous deux il semblerait que nous ayons fait exploser les statistiques), pour ceux qui aiment le contact, les rires et les sourires, qui n'ont pas peur d'être un objet de curiosité, mais aussi d'être confronté à une pauvreté souvent dérangeante, pour ceux qui aiment les paysages verdoyants, les collines, les climats doux et agréables, pour ceux qui aiment les gens.... le Burundi est un pays magnifique, acceuillant, surprenant...A voir absolument si vous ne recherchez pas le reportage animalier et le confort des 5 étoiles...
Aujourd'hui je souhaite faire rapidement un blog pour parler de notre voyage et partager quelques photos... encourager peut être quelques passionnés du monde à aller dire bonjour à Bienvenue, Melchior, Paul, Patrice et tous les autres, qui nous ont parlé de leur pays, qui nous l'ont fait aimer, et qui nous le font déjà regretter....
Obtention du visa de tourisme "multiples entrées" au Bangladesh
Bonjour,
Je compte passer les mois de mai et juin en tant que bénévole dans une ONG à Dhaka. Quelqu'un sait-il s'il est possible d'avoir un visa de tourisme à multiples entrées pour 2 mois ? Si oui, combien de temps faut-il compter pour l'obtenir et quelles sont les formalités ? je viens d'appeler l'ambassade mais ils ne sont pas franchement coopératifs... Un grand merci d'avance à ceux qui pourront m'aider,
nathalie
Je compte passer les mois de mai et juin en tant que bénévole dans une ONG à Dhaka. Quelqu'un sait-il s'il est possible d'avoir un visa de tourisme à multiples entrées pour 2 mois ? Si oui, combien de temps faut-il compter pour l'obtenir et quelles sont les formalités ? je viens d'appeler l'ambassade mais ils ne sont pas franchement coopératifs... Un grand merci d'avance à ceux qui pourront m'aider,
nathalie
Turkey 2026: Riviera, Antalya, and Cappadocia
Hi everyone!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with: Zero preparation. Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
A little sneak peek?
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with: Zero preparation. Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
A little sneak peek?A trip to Australia: the Northern Territory.
Thursday, November 2, 2023
Lake Argyle – Katherine

We had a great time. Now we’ve got to pay the price. We’re down one stop before Katherine. Gotta do the whole trip in one go—6 hours of driving. Let’s go! We’re a bit low on fuel with only 300 kilometers of range. The only station at the lake doesn’t open until 9 a.m., and the next (and only) one is 227 kilometers away… Should we risk it? Except for a magnificent frilled-neck lizard darting across the road on its big hind legs and an emu quickly disappearing into the bush, we didn’t see much. Oh—there was also a donkey, lost and panicked in the middle of the road… A quiet road with some beautiful scenery,
some worrying bushfires

and a few opportunities to stop for a "warrior’s rest" (never go beyond the first second of the thought that starts drifting off the road…)
We cross an invisible border as we enter the Northern Territory, which comes with consequences—we immediately lose an hour and a half by changing time zones. The speed limit goes from 110 to 130.

We arrive at the self check-in in Katherine. As usual, we’re a little taken aback at first. The noise, for starters. There’s a group rehearsing, it seems. We go check it out. We pass through the doors separating "The Stuart" from the adjoining bar and stumble upon what feels like collective hysteria. Turns out, it’s a concert. Aboriginal musicians completely fired up by some incredible music! There are just three of them, but they’re delivering a wall of sound that reminds us of South Africa’s finest neo-techno with a trance-like vibe. The crowd is wild! They’re singing in unison, screaming with joy. We get gently kicked out by security because we’re carrying our groceries, and they’re not having it. We promise ourselves we’ll come back once we’ve put them away in our little fridge.
Then we land. We end up finding plenty of nice things. It’s very possible we’ll like this place!
We head back to enjoy our post-battle Happy Hour.
The concert’s over, but the crowd’s still riding the high. It’s indescribable. People are shouting across the room, screaming just for the fun of it—men and women alike. There’s pool, some beat-up arcade games being shaken like coconut trees. Dom and I feel like anthropologists. We’re pretty blown away. It’s epic! And the beer’s half the price it is elsewhere! We’ll definitely be back—that’s for sure!
We give up on finding a restaurant. Not sure they even exist, at least not this season. So, we’ve got a microwave—we eat at home on our little terrace, with a musical accompaniment from a massive orchestra of birds.
It sounds amazing!


We had a great time. Now we’ve got to pay the price. We’re down one stop before Katherine. Gotta do the whole trip in one go—6 hours of driving. Let’s go! We’re a bit low on fuel with only 300 kilometers of range. The only station at the lake doesn’t open until 9 a.m., and the next (and only) one is 227 kilometers away… Should we risk it? Except for a magnificent frilled-neck lizard darting across the road on its big hind legs and an emu quickly disappearing into the bush, we didn’t see much. Oh—there was also a donkey, lost and panicked in the middle of the road… A quiet road with some beautiful scenery,
some worrying bushfires

and a few opportunities to stop for a "warrior’s rest" (never go beyond the first second of the thought that starts drifting off the road…)
We cross an invisible border as we enter the Northern Territory, which comes with consequences—we immediately lose an hour and a half by changing time zones. The speed limit goes from 110 to 130.

We arrive at the self check-in in Katherine. As usual, we’re a little taken aback at first. The noise, for starters. There’s a group rehearsing, it seems. We go check it out. We pass through the doors separating "The Stuart" from the adjoining bar and stumble upon what feels like collective hysteria. Turns out, it’s a concert. Aboriginal musicians completely fired up by some incredible music! There are just three of them, but they’re delivering a wall of sound that reminds us of South Africa’s finest neo-techno with a trance-like vibe. The crowd is wild! They’re singing in unison, screaming with joy. We get gently kicked out by security because we’re carrying our groceries, and they’re not having it. We promise ourselves we’ll come back once we’ve put them away in our little fridge.
Then we land. We end up finding plenty of nice things. It’s very possible we’ll like this place!

We head back to enjoy our post-battle Happy Hour.
The concert’s over, but the crowd’s still riding the high. It’s indescribable. People are shouting across the room, screaming just for the fun of it—men and women alike. There’s pool, some beat-up arcade games being shaken like coconut trees. Dom and I feel like anthropologists. We’re pretty blown away. It’s epic! And the beer’s half the price it is elsewhere! We’ll definitely be back—that’s for sure!We give up on finding a restaurant. Not sure they even exist, at least not this season. So, we’ve got a microwave—we eat at home on our little terrace, with a musical accompaniment from a massive orchestra of birds.
It sounds amazing!

Kirghizistan juillet 2019

C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici: https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/

Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes
et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!
Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.
Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.
Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !).
Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.
Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!
Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.
Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.
A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.
Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.
Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.
Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.
Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)!
Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur).
Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il.
Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma.
Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux.
Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée.
Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication.
Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous.
Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion.
On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée.
Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là!
Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher.
Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!
C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres!
C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver.
Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.
Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.
Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.
L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.
Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent.
Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose.
Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands….
Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout.
Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz .
Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac.
De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière.
Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord.
Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.
Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir.
Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre.
Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage.
Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.
Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon.
Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons.
Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard.....
Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize.
Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux.
Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres!
La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles.
Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.
Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!
Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.
Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?)
Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire
Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus.
Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente.
Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue».
Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé!
Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service?
Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!!
En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.
Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....
Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier.
Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache.
Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près.
Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête.
En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable.
Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille....
Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route.
La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....
Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.
La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac.
Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc.
C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel!
Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent.
Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.
Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.
Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C!
La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée.
Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.
Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.
Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.
Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!
Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.
Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo.
C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose!
Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.
Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.
Auto-tour, un mois Namibie-Botswana-Namibie
Au retour de récents voyages, Afrique du Sud, Pérou, Bolivie ou encore Pantanal brésilien, repris par d’autres activités, je n’ai jamais trouvé (cherché ?) le temps pour poster quelques récits et photos. Cette fois-ci, je m’y colle vite, avant d’être happé. Juste retour des choses, compte tenu des nombreuses infos trouvées ici pour la préparation de mes diverses escapades. Deux ans plus tard, retour en Afrique Australe ! Au programme cette fois-ci, la variété des paysages magnifiques de ces deux pays et surtout le désir d’assouvir, avec mon compagnon de voyages Jean, notre passion pour l’observation de la faune d’Afrique.

La préparation du voyage. Le circuit sera bâti autour de trois ou quatre points forts : Riviere Chobe et Delta de l’Okavango, Etosha, les dunes de Sesriem et un petit bout du désert du Kalahari. Avec, sur les liaisons intermédiaires, un maximum d’observations diverses et variées. Comme d’habitude, aidé par la consultation patiente des forums de voyage et des blogs de grands voyageurs, le programme est défini pour un circuit qui devrait répondre à nos attentes. Par contre, pour tenir compte d’avis divers conseillant de passer par un TO pour des raisons pratiques de communications avec les prestataires locaux, cette fois-ci j’ai confié "l’intendance" à l’un d’eux, Tourmaline Safaris. Du choix du loueur de véhicules aux réservations de tous les hébergements en passant par la remise à notre arrivée d’un road-book modèle du genre, je dois le dire, tout fût parfait et irréprochable. Courant janvier, après je ne sais combien de petits ajustements faits par mails, le programme est arrêté, les dates définitivement fixées et l’acompte réglé par virement bancaire. Restait à refréner la débordante impatience. Sept mois plus tard, toute patience épuisée, on part. Après 27 jours et 6500 km de pistes au compteur du Toy’ Hilux, on rentre. Un temps de récup’ auto-accordé, et voilà : quelques infos et photos du voyage. 28 aout 2016. Vol Lufthansa Panama-Frankfurt. Cette ligne récente me permet d’atteindre le seul aéroport européen qui dessert directement Windhoek, par Air-Namibia (Les lecteurs de mon blog et ceux de la rubrique Panama de ce forum, savent qu’après sept ans de bourlingue en voilier sur les océans, j’ai posé mon sac sur ce superbe et passionnant pays d’Amérique Centrale). A Frankfurt, je retrouve Jean, en provenance de ses Alpes de Haute Provence, via Marseille et Lufthansa aussi. Mardi 30 août, 6 heures du mat’, Windhoek, l’avion se pose, encore un peu nuit, pas très chaud, formalités douane-immigration rapides, le représentant de Tourmaline est là, café amical, examen du super road-book, recommandations d’un expert, consignes de prudence sur les routes (enfin routes…), rencontre avec notre Toyota Hi Lux double cabine blanc, tout est OK ? Yess ! Ciao ! On y va ! Cap au nord.

Jeux de lycaons, à l'heure du petit-déj'
Trois heures plus tard, on entre dans la réserve privée Erindi. Au bord de la piste, premières rencontres sauvages: rhino, phacos, girafes, éléphants, dik-dik charmants, nous y sommes ! Old Traders, beau lodge au bord d’un point d’eau bien fréquenté, tout pour oublier les interminables heures d’avion. Deux nuits africaines encadrent nos premiers self-game-drive.
L'arbitre en place, le combat peut commencer...
Moi, du rimmel? Jamais!
En remontant vers la bande de Caprivi, première halte vers Ojivarango au Frans Indongo Lodge, sa proximité avec le Cheetah Conservation Found nous permet d’assister au run du matin.


Les fauves sont lâchés. Sont conviées aux festivités six superbes femelles, racées comme sprinteuses jamaïcaines. A tour de rôle, quatre d’entre elles vont s’élancer derrière le petit chiffon qui tourne, façon Formule1, autour de l’aire de jeu, terrain de foot taillé au carré. Toi, dans la petite tribune présidentielle grillagée, jouxtant de plain-pied une des lignes droites du parcours, tu frémis à chaque passage des boules de muscles qui te frôlent, lancées à plus de 100 km/h. Tu as l’impression que la terre en tremble, tu sens comme le sifflement d’un boulet, cavalcade à train d’enfer ! Puis, tout près des spectateurs encore sous le choc, les sprinteuses viennent s’allonger une à une, voluptueusement, les flancs animés comme soufflet de forge. Rêvant surement à des courses moins organisées. Au moins, les antilopes du coin peuvent dormir tranquilles… Sur la route, les paysages changent. Maintenant, des arbres, de minuscules hameaux d’agriculteurs et d’éleveurs, on devine l’eau moins rare.
Priorité à gauche...

Arrivée en milieu de journée au Namushasha River Lodge. Il est juste temps de s’inscrire pour le game-drive de l’après-midi. En bateau, petite balade sur la rivière Kwando (hippos, buffles et oiseaux) pour atteindre le Parc Bwata Bwata où se trouve le garage des 4x4. Seuls à bord, avec le chauffeur-guide, beaucoup de chance de conclure un parcours déjà fructueux (éléphants, antilopes diverses, zèbres, gnous etc.) par une rencontre avec un guépard qui, lui, n’a pas couru après un chiffon... De sa présence tranquille, il protège son casse-croûte encore chaud, tandis que du haut de son arbre, un rapace surveille déjà la scène du crime. En résumé un très beau game-drive. Nous ne manquerons pas d’en refaire un autre, nous repassons ici au retour du Botswana.

Dérangé et pas content...
4 septembre. Trois heures de route (250km) pour atteindre la frontière du Botswana au pont de Gnoma. Au passage, nous traversons le Parc national de Chobe, vitesse limitée sur 60km. Formalités de frontière rapidement effectuées (Tourmaline nous a fourni un petit stock des documents à remplir à l’avance, bien utile car nous avons plusieurs séances de douane prévus ces jours-ci). Au passage à Kasane, nous laissons le 4x4 et le gros des bagages en consigne au Chobe Bakwena Lodge, inutiles pour la riviere Chobe et les chutes Victoria. Au Bakwena, un guide du Zambezy Queen Collection nous attend, il va nous aider pour le passage des frontières afin de rejoindre le house-boat, Chobe Princess. Cette assistance est la bienvenue, c’est un peu compliqué, nous sommes au point de rencontre de quatre pays (Namibie-Botswana-Zimbabwe et Zambie) et devons repasser une frontière sur le fleuve pour accéder au bateau qui navigue en Namibie…Tout ceci se passe rapidement, dans la bonne humeur et sans problème.

Eh, le piaf! M’étonnerait qu’ils t’écoutent…

Accueil sur le house-boat et déjeuner sur le pouce, rush vers une première balade sur le fleuve Chobe. Le petit hors-bord n’a place que pour deux passagers. Le guide comprend très vite ce que nous cherchons : des approches, des approches et, à la rigueur… d’autres approches. Au plus près de toutes espèces animales, du plus petit martin-pêcheur au plus gros des pachydermes. Magique ! Durant trois heures, nous sommes au paradis. Pour conclure en beauté, juste avant le retour à bord, postés à quelques mètres, nous assistons à notre premier "crossing" d’une troupe d’éléphants. Le temps s’arrête. Quelle entrée en matière pour demain !



Les trois couples (allemands et canadiens) qui partagent la table d’hôtes sont très sympas, ambiance détendue et délicieux repas. Le lendemain, deux nouvelles sorties sur le petit bateau privatif. Que de belles observations ! Bien sûr grandes quantités d’oiseaux et, sur les rives, buffles, éléphants, rhinos, antilopes et plus.


Sur le côté du fleuve hors parc, nous assistons à l’attaque d’un troupeau de zébus par deux jeunes lions un peu désordonnés qui ont dû traverser à la nage. Une vache en fera les frais, le proprio viendra la récupérer en mauvais état. Non loin, coté réserve cette fois, c’est du sérieux. Un beau male et ses concubines font du balnéaire sur la plage, la lumière n’est hélas plus de la partie.

Beau coucher de soleil africain et douce nuit. On rêve à la dernière sortie en bateau de demain matin. Elle sera à la hauteur, avec d’autant plus de regrets, il nous faut partir. C’était un premier clou du voyage.
La première semaine tire déjà à sa fin.

La préparation du voyage. Le circuit sera bâti autour de trois ou quatre points forts : Riviere Chobe et Delta de l’Okavango, Etosha, les dunes de Sesriem et un petit bout du désert du Kalahari. Avec, sur les liaisons intermédiaires, un maximum d’observations diverses et variées. Comme d’habitude, aidé par la consultation patiente des forums de voyage et des blogs de grands voyageurs, le programme est défini pour un circuit qui devrait répondre à nos attentes. Par contre, pour tenir compte d’avis divers conseillant de passer par un TO pour des raisons pratiques de communications avec les prestataires locaux, cette fois-ci j’ai confié "l’intendance" à l’un d’eux, Tourmaline Safaris. Du choix du loueur de véhicules aux réservations de tous les hébergements en passant par la remise à notre arrivée d’un road-book modèle du genre, je dois le dire, tout fût parfait et irréprochable. Courant janvier, après je ne sais combien de petits ajustements faits par mails, le programme est arrêté, les dates définitivement fixées et l’acompte réglé par virement bancaire. Restait à refréner la débordante impatience. Sept mois plus tard, toute patience épuisée, on part. Après 27 jours et 6500 km de pistes au compteur du Toy’ Hilux, on rentre. Un temps de récup’ auto-accordé, et voilà : quelques infos et photos du voyage. 28 aout 2016. Vol Lufthansa Panama-Frankfurt. Cette ligne récente me permet d’atteindre le seul aéroport européen qui dessert directement Windhoek, par Air-Namibia (Les lecteurs de mon blog et ceux de la rubrique Panama de ce forum, savent qu’après sept ans de bourlingue en voilier sur les océans, j’ai posé mon sac sur ce superbe et passionnant pays d’Amérique Centrale). A Frankfurt, je retrouve Jean, en provenance de ses Alpes de Haute Provence, via Marseille et Lufthansa aussi. Mardi 30 août, 6 heures du mat’, Windhoek, l’avion se pose, encore un peu nuit, pas très chaud, formalités douane-immigration rapides, le représentant de Tourmaline est là, café amical, examen du super road-book, recommandations d’un expert, consignes de prudence sur les routes (enfin routes…), rencontre avec notre Toyota Hi Lux double cabine blanc, tout est OK ? Yess ! Ciao ! On y va ! Cap au nord.

Jeux de lycaons, à l'heure du petit-déj'Trois heures plus tard, on entre dans la réserve privée Erindi. Au bord de la piste, premières rencontres sauvages: rhino, phacos, girafes, éléphants, dik-dik charmants, nous y sommes ! Old Traders, beau lodge au bord d’un point d’eau bien fréquenté, tout pour oublier les interminables heures d’avion. Deux nuits africaines encadrent nos premiers self-game-drive.
L'arbitre en place, le combat peut commencer...
Moi, du rimmel? Jamais!En remontant vers la bande de Caprivi, première halte vers Ojivarango au Frans Indongo Lodge, sa proximité avec le Cheetah Conservation Found nous permet d’assister au run du matin.


Les fauves sont lâchés. Sont conviées aux festivités six superbes femelles, racées comme sprinteuses jamaïcaines. A tour de rôle, quatre d’entre elles vont s’élancer derrière le petit chiffon qui tourne, façon Formule1, autour de l’aire de jeu, terrain de foot taillé au carré. Toi, dans la petite tribune présidentielle grillagée, jouxtant de plain-pied une des lignes droites du parcours, tu frémis à chaque passage des boules de muscles qui te frôlent, lancées à plus de 100 km/h. Tu as l’impression que la terre en tremble, tu sens comme le sifflement d’un boulet, cavalcade à train d’enfer ! Puis, tout près des spectateurs encore sous le choc, les sprinteuses viennent s’allonger une à une, voluptueusement, les flancs animés comme soufflet de forge. Rêvant surement à des courses moins organisées. Au moins, les antilopes du coin peuvent dormir tranquilles… Sur la route, les paysages changent. Maintenant, des arbres, de minuscules hameaux d’agriculteurs et d’éleveurs, on devine l’eau moins rare.
Priorité à gauche...
Arrivée en milieu de journée au Namushasha River Lodge. Il est juste temps de s’inscrire pour le game-drive de l’après-midi. En bateau, petite balade sur la rivière Kwando (hippos, buffles et oiseaux) pour atteindre le Parc Bwata Bwata où se trouve le garage des 4x4. Seuls à bord, avec le chauffeur-guide, beaucoup de chance de conclure un parcours déjà fructueux (éléphants, antilopes diverses, zèbres, gnous etc.) par une rencontre avec un guépard qui, lui, n’a pas couru après un chiffon... De sa présence tranquille, il protège son casse-croûte encore chaud, tandis que du haut de son arbre, un rapace surveille déjà la scène du crime. En résumé un très beau game-drive. Nous ne manquerons pas d’en refaire un autre, nous repassons ici au retour du Botswana.

Dérangé et pas content...4 septembre. Trois heures de route (250km) pour atteindre la frontière du Botswana au pont de Gnoma. Au passage, nous traversons le Parc national de Chobe, vitesse limitée sur 60km. Formalités de frontière rapidement effectuées (Tourmaline nous a fourni un petit stock des documents à remplir à l’avance, bien utile car nous avons plusieurs séances de douane prévus ces jours-ci). Au passage à Kasane, nous laissons le 4x4 et le gros des bagages en consigne au Chobe Bakwena Lodge, inutiles pour la riviere Chobe et les chutes Victoria. Au Bakwena, un guide du Zambezy Queen Collection nous attend, il va nous aider pour le passage des frontières afin de rejoindre le house-boat, Chobe Princess. Cette assistance est la bienvenue, c’est un peu compliqué, nous sommes au point de rencontre de quatre pays (Namibie-Botswana-Zimbabwe et Zambie) et devons repasser une frontière sur le fleuve pour accéder au bateau qui navigue en Namibie…Tout ceci se passe rapidement, dans la bonne humeur et sans problème.

Eh, le piaf! M’étonnerait qu’ils t’écoutent…

Accueil sur le house-boat et déjeuner sur le pouce, rush vers une première balade sur le fleuve Chobe. Le petit hors-bord n’a place que pour deux passagers. Le guide comprend très vite ce que nous cherchons : des approches, des approches et, à la rigueur… d’autres approches. Au plus près de toutes espèces animales, du plus petit martin-pêcheur au plus gros des pachydermes. Magique ! Durant trois heures, nous sommes au paradis. Pour conclure en beauté, juste avant le retour à bord, postés à quelques mètres, nous assistons à notre premier "crossing" d’une troupe d’éléphants. Le temps s’arrête. Quelle entrée en matière pour demain !



Les trois couples (allemands et canadiens) qui partagent la table d’hôtes sont très sympas, ambiance détendue et délicieux repas. Le lendemain, deux nouvelles sorties sur le petit bateau privatif. Que de belles observations ! Bien sûr grandes quantités d’oiseaux et, sur les rives, buffles, éléphants, rhinos, antilopes et plus.


Sur le côté du fleuve hors parc, nous assistons à l’attaque d’un troupeau de zébus par deux jeunes lions un peu désordonnés qui ont dû traverser à la nage. Une vache en fera les frais, le proprio viendra la récupérer en mauvais état. Non loin, coté réserve cette fois, c’est du sérieux. Un beau male et ses concubines font du balnéaire sur la plage, la lumière n’est hélas plus de la partie.

Beau coucher de soleil africain et douce nuit. On rêve à la dernière sortie en bateau de demain matin. Elle sera à la hauteur, avec d’autant plus de regrets, il nous faut partir. C’était un premier clou du voyage.
La première semaine tire déjà à sa fin.










