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Partir seul en Amérique Latine trois à quatre mois (automne 2011)
by Aliask8 · 2011-06-15 · 11 replies
Bonjour à tous!

J'aurais besoin de vos avis et conseils car je n'arrive pas à me décider...

Alors voilà j'ai 22 ans et je me suis en tête de partir en amérique du sud en septembre 2011, pour 3 à 4 mois et justement ma première question concerne la durée du voyage. Je compte soit aller du côté du Pérou et de la Bolivie (le salar d'Uyuni me fait rêver...), soit faire un tour au Chili et en Argentine, en longeant la cordillère du Nord au Sud jusqu'en Patagonie. Pensez-vous que 3 mois sont suffisants pour faire l'un de ces deux périples?

L'idéal pour moi serait de rallier le Pérou à la Patagonie (depuis Lima par Cusco, Sucre, Santiago de chile, Bariloche? jusqu'à Ushuaïa). Mais est-ce faisable en 4 mois sans trop se presser ? Je ne conçois pas le voyage comme une course après le temps, en enchainant les étapes sans prendre le temps de se poser et de s'imprégner de la vie locale... En revanche, prendre prendre un bus pendant 24h ne me fait pas peur si je sais que j'ai tout mon temps! (j'ai pu déjà l'expérimenter dans le grand nord scandinave)

Ma deuxième interrogation concerne le fait de partir seul. Au départ je comptais partir avec un ami mais finalement personne ne pourra m'accompagner. Je n'ai jamais fait d'aussi grand voyage (jusqu'à maintenant que des roadtrip de 2 ou 3 semaines en europe) et surtout je n'ai jamais voyagé seul. Et c'est ce qui me fait grandement hésiter... En soit ce n'est pas tant le fait d'être "seul" qui m'inquiète (je peut être assez solitaire et rester en compagnie de moi-même ne me dérange pas :D). Mais niveau sécurité n'est-ce pas un peu risqué ou inconscient de partir seul et aussi jeune dans de tels pays? Je me dis que s'il m'arrive un pépin, je n'aurai personne sur qui m'appuyer. Bien sûr j'espère pouvoir trouver des compagnons de routes au hasard des rencontres, mais est-il facile de faire des rencontres? Quels sont les bons endroits pr rencontrer du monde?

Je viens tout juste de finir mes études et je me dis qu'avant de m'engager dans la vie active c'est le moment où jamais pour aller voir du pays... Certains de mes proches, forcément inquiets, ne m'encouragent pas à partir. D'un autre côté je me dis qu'on ne vit qu'une fois (oui cette phrase fait un peu cliché!) et que ça peut être un bon défi personnel. Entre l'inquiétude et l'appel du voyage, mon coeur balance...

Voilà je pensais pas écrire autant, j'espère que vous avez eût le courage de lire jusqu'ici et j'attends avec grand intérêt vos réponses!

Adrien
Quel type de croisiériste êtes-vous?
by PAP86 · 2011-06-03 · 240 replies
Nous n'attendons pas tous la même chose des croisières... Chacun de nous a un cahier des charges bien précis de la croisière, en fonction duquel il ne choisira pas forcément les mêmes compagnies, les mêmes itinéraires... C'est d'ailleurs ce qui participe à la diversité des comptes-rendus où pour la même croisière certains seront satisfaits, d'autres moins...

En première intention, on peut classer les croiséristes avec la découpe "tourisme et découverte - repos et bien être" qui peut se classer en 5 grands groupes

100% + 0% : le "baroudeur" : tout pour la découverte... le bateau ? ça peut être un cargo, ou n'importe quel radeau... 80% + 20% : le "découvreur" : un max de découverte, terres nouvelles le plus souvent possibles 50% + 50% : le "visiteur" : il aime les excursions, mais part en croisière également pour se reposer, et aime "son confort" 20% + 80% : le "vacancier" : certes, il ira voir les choses les plus "représentatives", mais profitera aussi des escales pour apprécier un bateau moins rempli 0% + 100% : le "curiste" : il ne quitte pas le bateau, la vue depuis le bateau lui suffit, et il profite de tout sur le bateau..

Bien sûr tous les intermédiaires peuvent se voir, et la présence d'enfants complique forcément cette classification... 😛 et puis 'autres classifications sont peut-être possibles...

Moi, je me classerais bien (et Mme PAP aussi) dans la catégorie "visiteur". et ce n'est pas une question d'âge, à 20 ans, j'étais déjà comme ça... j'attends de la croisière confort, farniente, relations sociales (tant avec l'équipage qu'avec des passagers de rencontre), et une certaine prise en charge au niveau des visites et des excursions, ce qui me fait préférer, en dehors de tout élément financier, le "tout cuit" proposé par les armateurs, même si je sais que ce n'est pas l'optimal en termes de découverte... Mais ça a le bon côté qu'on peut revenir plusieurs fois au même endroit et avoir encore quelque chose de nouveau à voir...

et vous ?
Billet tour du monde Global Explorer valide ou pas?
by Mathuso · 2011-04-25 · 15 replies
Bonjour à tous,

Voici mon TDM avec un billet One world Global explorer ( car Polynésie Française ).

Juste pour vous demander si ce trajet est valide, sachant que je suis à 16 segments pile / il y a un aller retour sydney-nouméa.

( ma seule craint est au niveau des stops par régions...)
Lima-Ushuaia, en quatre mois ou raccourcir le périple?
by Vincentbubu · 2011-04-22 · 9 replies
Bonjour à tous, je prévois l'année prochaine de traverser l'AS, je pense évidemment au "classico" Lima Ushuaia. Je n'est pas de contraintes professionnelles puisque je vais quitter mon travail 😎 mais j'ai une compagne qui est allergique au vélo et a qui ca ne dit rien du tout de passer les cols Péruviens a 5000 charger comme une bourique, je suis en pleine négociation pour me tirer en solo. Donc j'ai besoin de données de temps et de KM. Lima Ushuaia ca fait apparemment environ 10 000 km (en évitant les autoroutes, précision à + ou - 1km...). Je pense qu'en 6mois c'est confortable, seulement ca semble en peu long à ma moitié... Du coup maintenant qu'elle est au courant des 6 mois, je lui annoncerai bien 4 mois pour la calmer... Lima - Ushuaia en 4mois est ce faisable? ou dois je racourcir le périple? Et donc partir d'où? Dur dur les négociations cyclo-matrimoniales... d'avance merci
Choix entre deux tours du monde
by Pigemouth · 2011-04-14 · 16 replies
Salut à tous !

J'ai pas mal voyagé sur le site et je me pose dès lors beaucoup de questions concernant le tour du monde que je souhaite réalisé. Je compte partir en septembre 2011 pour une durée de 10 gros mois (jusque début ou mi juillet 2012).

Voilà ce que je pensais faire comme tour : - Mongolie - Chine - Vietnam - Laos - Thailande - Cambodge - Australie - Nouvelle-Zélande - Argentine - Bolivie - Pérou - Equateur

En voyageant sur le site, je me suis mis à penser à un autre tour... : - Inde - Népal - Chine (pour contourner la Birmanie) - Vietnam - Laos - Thailande - Cambodge - Australie - Nouvelle-Zélande - Chili - Argentine - Bolivie - Pérou - Equateur

Voilà, je voulais avoir l'avis de gens qui ont l'expérience et qui pourraient dès lors me guider dans mon choix.

Je voudrais surtout savoir si les 10 mois sont suffisants.

Je comptais partir 3 mois en Asie, 3 mois en Océanie et 4 mois en AmSud. Possible or not ? Je compte prendre l'avion pour changer de continent et puis voyager à pied, en stop, en bus et en train quand c'est nécessaire. Je compte également faire quelques trecks durant ce périple.

Merci pour les réponses 😉

Pigemouth
Tour du monde, 6 mois dès septembre, un enfant de 7 ans
by Arougeot · 2011-04-13 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous projetons de partir en Septembre prochain pour un tour du monde de 6 mois. A ce stade, nous avons dessiné un itinéraire grossier, un doigts sur la mappe monde descendue pour l'occasion sur la table de la cuisine, une cuillère dans la bouche. Autant dire, que l'approche est macroscopique. Pour autant, notre choix semble incontournable.

En 3 points :6 mois, 20000€ le maximum de transport lent, voire à pied pour vivre la mutation humaine, géographique, culturelle, gastronomique, religieuse....L'itinéraire entre 2 bouchées.

Nous commencerons sans doute par l'Inde du nord, choc en vue. A hauteur de pouce, l'Himalaya du photographe Folmi y est accessible. Le film follmi's destiny présenté au festival aux4coinsdumonde nous a ému au point de rendre incontournable cette terre bouddhiste. Un oeil sur la frontière étirée de l'Inde nous aspire vers la Birmanie. A ce stade, il y a fort à parier que l'estomac et les pieds regrettent ce jour où nous décidions sur la table de cuisine, le pot au feu fumant, d'un trajet du bout des doigts. Il y a surtout à parier que mon fils souffre un peu. Mais si par miracle il ne s'en plaignait pas, cette simple constatation donnerait un sens salvateur à tous ces dénivelés. Les enfants sont pleins de ressort disent les pédiatres. Puis viendront le Laos, et le Vietnam. Douceur et sourires. Nous l'espérons. Un bout d'île en Thaïlande dont nous devons taire le nom au nom de la sauvegarde du paradis perdu nous hante. Il y a des endroits inconnus des voyagistes qui sont incontournables. Et pourtant, parfois, on n'y trouve même pas de panini au nutella ni boutique de musée. La bas, c'est le nothing included, mais le all paradise. Je ne lacherai pas le morceau. Jamais ! Inutile, je résiste à toute torture. Et même si un sponsor se présentait pour m'offrir les billets tour du monde. même ! L'indonésie et ses volcans sont si proches. Je crains qu'il faille encore prendre le risque de vivre des moments intenses. Saut de puce. Une photo du hiace à porte latérale sans caméra de recul en jette tellement que j'ai décidé que la nouvelle Zélande ferait notre pain pendant 3 semaines, car il faudra bien répondre à l'appel de la forêt après 3 mois sans blé : Trouve-ton du pain en Nouvelles Zélande ? Le bocal. Pour le reste, les marquises, lîle de paques et l'amérique du sud (Brésil, Pérou, Bolivie, Pentagonie) ont été prononcés. Rapidement. Sans pesanteur. Calmement. Sans kilométroallergie. Naïvement, comme on choisit un bonbon dans son bocal. Sans doute l'effet pot au feu. Que la terre de feu s'apprête à nous accueillir, avec notre pierre de feu Bear Grylls.

Mais surtout, surtout, je m'étale ici car j'ai un enfant de 7 ans. 2 petits voyages en Asie en 2010 au compteur. Et qui dit enfant, et qui dit Népal, dit préparation.

Je résume mes premières questions.

1/ J'ai entendu parler de la Vallée de Langtang pour effectuer un trek accessible. Sachant qu'on arrive à Delhi début Septembre, quel serait le tempo idéal pour commencer notre ou nos trek(s) au Népal (ou ailleurs d'ailleurs, Inde du nord ? Tibet ? ) ? Meilleure période Septembre ou Octobre ? Inde du nord avant ou après le Népal ? Quel alternative au trek de Langtang ? question subsidiaire et technique, comment recharger les piles de l'appareil photo sans elec pendant 10 jrs ?

2/ J'aimerais beaucoup aller en Birmanie. Le passage par la frontière Indienne à pied semble compromise. Il y a une liaison depuis Dhaka (Bouthan) par avion, ce qui permettrait d'arriver à Rangoun et d'obtenir un visa sur place (le plus simple d'après mes lectures de guide et forum voyage). Oui mais, pour aller au Bouthan, cela me semble cher. Est ce vraiment la solution ? Et puis depuis le Népal, nos gros doigts s'étalent sur 1000kms au bas mot entre Kathmandou et la Birmanie. Bref, comment y aller ? (pour en sortir, l'avion depuis Rangoun semble tout indiqué). Et sinon, comment peut-on envisager de rejoindre le laos par voix terrestre de façon agréable depuis Kathmandou ?

3/ 3 semaines de van en nouvelle Zélande sur l'ile du Sud. Comment louer un van ? Est facile sur place ? Budget rédhibitoire ou pas ?

4/ Le billet tour du monde impose de traverser les 2 océans chez OneWorld. Tahiti est considérée appartenir à l'Océanie. Il est donc possible de prévoir un billet tahiti/Ile de Paques puis Ile de Paques Santiago (seule liaison disponible depuis eastern island) via OneWorld. Est ce une option valable de passer par les Marquises et eastern Island ou est-il préférable d'aller directement sur le continent sud américain compte tenu que nous n'avons que 6 mois et un budget de 20000€ pour tout le voyage ?

5/ Nous souhaitons aller rendre visite à des amis qui habitent Sao Paulo. Comment prendre le continent Sud Américain dans le bon sens par conséquent ? Nous voudrions allez en Bolivie, en Amazonie...ensuite, les choses sont très floues sur cette partie. Et rappelons le, un enfant de 7 ans n'apprécierait pas trop des 12 heures de bus pour filer dans la Patagonie, même avec un iphone avec double batterie blindé de jeux.

6/ Plutôt 8 mois que 6 mois compte tenu de cet itinéraire et de la volonté de prendre notre temps ?

Alexandre and Co. Rennes, France.
Parcours le plus réaliste de trois semaines à un mois en Amérique du Sud?
by Kiya09 · 2011-04-04 · 14 replies
Bonjour Je projete de voyager en amerique du sud l'été prochain et j'ai besoin de conseils : En trois semaines-un mois quel parcours serait le plus réaliste afin d'avoir le temps de voir des choses et dans un budget raisonnable???
Descente par l'Afrique de l'Est: éviter le Soudan?
by Belacasa · 2011-03-27 · 22 replies
Bonjour à tou, s

Nous sommes dans la dernière ligne droite avant notre départ pour 3 années de TDM en Def 110 avec nos 3 filles de 9,4 et 2 ans. Notre itinéraire, revu et corrigé des dizaines de fois, c'est enfin arrêté. MAIS les évènement du nord de l'Afrique et du Moyen-Orient réveillent quelques inquiétudes chez les novices que nous sommes.

Devons-nous maintenir un passage par l'Iran-Syrie-Jordanie-Egypte-Soudan-Ethiopie avant de rejoindre le Kenya? Existe-t-il un moyen de "sauter" au-dessus du Soudan en prenant un bateau depuis l'Egypte jusqu'en Tanzanie par exemple?

Nous avons bien lu les aventures de nombreux voyageurs passés par là sans le regretter mais cette tension géo-politique nous pousse à se poser les questions avant pour éviter les ennuis après.

Si quelqu'un peut nous aider, par expérience, à voir les solutions éventuelles ou des alternatives plus "secure" voire nous rassurer en nous poussant à y aller comme tant d'autres avant nous: nous serions raivs de votre aide.

Merci et à bientôt 🙂
Projet d'un voyage de trois semaines en Argentine
by Arnoclaire · 2011-03-25 · 9 replies
bonjour a toutes et a tous,

Nous projetons de partir trois semaines sur les 2 dernières semaines d'Aout et la première de septembre. Arrivée prevu sur SALTA. On aimerait faire le desert D'Atacama, Iguazu et la Patagonie. Dans l'esprit sac a dos, trekking, balade a cheval de 2 ou 3 jours. On aimerait connaitre les bon plan sur place, des idées de chose a faire sur place...

Des bon plans par rapport au trajets entre les different sites, train, bus? (eviter les vols interne par rapport au budget)

Merci d'avance
Shipping a motorcycle to Buenos Aires by air or sea?
by Laroche1948 · 2011-03-22 · 33 replies
hi I’m planning a 10-month trip to South America, and I’m looking into options for shipping a motorcycle to Buenos Aires by air or sea. If anyone has any info, thanks in advance! christian
Comment voyager en Belgique?
by Gabriellapie · 2011-02-26 · 17 replies
Bonjour, nous prévoyons visiter la Belgique au cours du prochain été. Nous sommes un jeune couple du Canada. Nous disposons de 4 semaines et d'un budget "moyen". Nous voulons savoir:

1. Quel itinéraire nous suggérez-vous? (nous voulons absolument voir Bruges) (est-ce que la plage vaut le déplacement? / Quelles villes faut-il voir: Anvers, Gant? / etc.)

2. Quel est la meilleure façon de voir la pays? (Randonnée? Train?)

merci de vos conseils
Circuit et budget en Bolivie pour deux semaines en mai-juin?
by Ysma15 · 2011-02-19 · 9 replies
bonjour

je me permets de vous demander de l'aide car mon mari et moi avons decidé de partir deux semaines en bolivie en mai-juin 2011 notre budget max est de 1500€ par personne vol compris, est ce faisable? quelle serait le circuit à faire? j'aime marcher mais à cause de mes problemes de dos je me limiterais a qq heures par jour. est ce un pays adapter?

merci infiniment pour votre aide
Prix d'un âne à l'achat au Vénézuela, long voyage en charrette?
by Taybalo · 2011-02-14 · 12 replies
Bonjour tout le monde,

Partant en Amérique du Sud dés le mois prochain pour une période indéfinie j'ai pour projet d'acheter deux ânes et de me construire ma propre charrette via le modèle suivant :
http://bruno.mermet.voila.net/Personnel/Anes/charrette.html

Je commencerais mon voyage au Vénézuela ou je quitterais Caracas très rapidement pour m'orienter sur les Andes afin de longer la cordillère jusqu'à Ushuaia. Je m'occuperais de définir un itinéraire plus tard, rien ne me presse.

Ma question principale est : Quel est le prix d'un âne au Venezuela à l'achat ?

Ensuite, y'a t'il une réglementation concernant ce types de transports aux postes frontaliers ?

Merci beaucoup !
Virée de deux-trois mois en Amérique du Sud (Pérou-Bolivie)
by Zorglub99 · 2010-12-13 · 5 replies
Salut à tous,

Déjà un grand grand merci à tout ceux qui participent à ce forum, et m'ont déjà permis à deux reprises de réaliser des supers voyages (Ouest des USA en 2008 & Corse en 2009) grâce à leurs bons conseils.

Cette fois ci, je sors le grand jeu car j'ai pris un congé sabbatique de 6 mois (qui prend fin au 30 mai 2011) au cours duquel je compte visiter une partie de l'Amérique du sud et en particulier le Pérou et la Bolivie et un petit bout de Chili. Je passe sur les vaccins, la méthode assimil espagnol (je parle couramment anglais, mais j'ai cru comprendre que cette langue n'était pas en odeur de sainteté et j'ai appris à dire "no soy un gringo ;)", etc...

Je compte donc essayer de prendre un peu plus mon temps, à contrario des deux précédents voyages qui étaient "denses" Je voyage seul, et compte couchsurfer autant que possible pour rencontrer du monde -pas pour économiser sur l'hotel , abordable pour mon budget). Le programme : du 2 mars au 20 mai environ (pas encore pris les billets - trouvé un AR Paris Lima à 730€)

Le road book , avec grosso modo les trucs que j'ai noté comme "à voir" (pas forcément tout, mais au moins la vallée sacrée et le Machu Pichu qui devraient être selon les dires de beaucoup le 'clou du spectacle'!) :
http://maps.google.com/...bbab&t=h&z=5 (encore merci à ceux d'entre vous qui m'ont donné plein d'idées

Ma grande question est de savoir ou arriver et d'ou repartir et dans quel sens voir tout ça, est -ce que 2 mois et demi c'est trop , pas assez ? Tout plein de questions existentielles forcément. On est un peu perdu au départ quand on défriche, et je suis preneur de toutes vos remarques;

J'ai bien noté que jusqu'en Mars , la saison des pluies est de rigueur sur les Andes, et qu'il vaut donc mieux éviter.

C'est pourquoi , en supposant arriver à Lima, je pense commencer par descendre vers Pisco (Islas Balletas, Huacachina, Arequipa (Colca Canyon) histoire de monter progressivement en Altitude, puis direction la Bolivie, Lac Titicaca, La Paz, Rurebenaque (pour gouter a l'Amazonie) , L'oriente, puis revenir vers l'ouest, Sucre, Potosi, Uyuni & Sud Lipez, Chili : San Pedro de Atacama, puis revenir vers le Pérou, Cuzco, Machu Pichu, , Ollantaytambo, puis direction le nord, Huaraz, la cordillère Blanche (trek de Santa Cruz), Chachapoya (Kuelap, chute de Gocta) sur les bons conseils de Zitoune et enfin Tumbes pour finir au bord de la mer avant de renquiller pour Trujillo (Sipan?), Lima et repartir vers l'Europe

En 2-3 mois, est-ce raisonnable ? Trop ? Pas assez ? Je compte me déplacer principalement en Bus , mais des étapes de liaisons possibles en Avion. Et pourquoi pas louer une voiture ici et là)

Y-a-t-il des coins-à-voir-absolument-à-voir autour de mon itinéraire que j'aurais zappé (Iguazu?), malgré une lecture attentive du forum, du guide du routard et du lonely planet ?

Je me dis aussi qu'il est dommage de ne pas essayer de profiter de tout ca pour aller voir du coté du sud du Chili (Torre del Paine) ou de l'Argentine (Bariloche, El Calafate, ), mais ça fait super loin...

L'alternative serait de débarquer vers le sud du CHili / argentine, pour voir tout ça et de remonter tranquillement vers le nord pour repartir de Lima / La paz en fin d'itinéraire. Mais est-ce que ca va pas faire trop ? Et quid des billets ou on repart d'une autre endroit que celui ou on arrive (jamais essayé, c'est compliqué ? il faut passer par une agence ?)

Bref, voilà pour mes interrogations de béotiens, j'essaierais d'alimenter ce topic au fur et à mesure de mes recherches, histoire que ca puisse servir à d'autres, et et je viendrais y rajouter l'adresse du blog que je compte bien démarrer pour raconter mes aventuuuuuuures !

Merci de m'avoir lu , merci à Voyageforum d'exister, amitiés à tous,

PS : j'attends aussi ma carte Michelin du Pérou (avec 'routes pittoresques inside"), commandée hier sur viamichelin.com pour affiner les itinéraires. :)
Chemins oubliés de Bolivie
by Lucbertrand · 2010-12-03 · 9 replies
Chemins oubliés de Bolivie

Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.

Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.

Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt. Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.

Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides. Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle. Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.

Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.

Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou. La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.

Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.

Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux. Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.

Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom. Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.

Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.

On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors! Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.

La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement. Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.

Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.

Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides. Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.

Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé. Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.

La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.

Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies. Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula. Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair. Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.

Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.

J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.

Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux. Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.

Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne. Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !

Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.

L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.

La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid. Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi. Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.

Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.

Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée. Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.
Partir voyager l'Amérique du Sud pendant un an?
by Angels42 · 2010-11-07 · 4 replies
Bonjour tout le monde !! Je souhaite partir dans environs 3 ans en Amérique du Sud. J'aimerais prendre une année pour visiter de nombreux pays tel que la Bolivie, le Brezil, le Chili et surtout le Pérou !! J'aimerais savoir si des personnes ont déja eu des projets similaires & si ils ont aboutit. Lorsque j'en parle autour de moi (notament à ma famille) on ne me prend pas au sérieux, et on pense que c'est un caprice d'adolescente (j'ai 18 ans). Pourtant cette idée de voyage ne date pas d'hier. Depuis plus de 3 ans je rêve de partir (mais pas seule) avec seulement un sac (a mon avis un très gros sac) sur les épaules. Mais est-ce bien réaliste? J'ai déja trouvé pas mal d'informations mais j'aimerais vraiment partager des expériences, qu'on me donne des infos utiles & pratiques aux quelles je ne pense pas forcément et qui faciliterai mon voyage une fois sur place. Bien sur, meme si je me suis déja faite une idée du coup de la vie, j'aimerais en savoir plus sur les dépenses que j'aurais à effectuer une fois sur place (transport à l'intérieur du pays, visites, couchage (bien que la plupart du temps sa sera toile de tente), nourriture...)

Merci d'avance pour vos réponses, et pour ceux que sa pourrais intéresser, je n'ai pas encore de coéquipier(e) pour cette fabuleuse aventure !!
A partir de quand il vaut mieux un billet TDM que AR? (pour l'Amérique du Sud))
by Hibiscus6998 · 2010-11-03 · 3 replies
Bonjour à tous,

Un AR pour le Brésil ou le Pérou coûte à peu près le même prix, mais pour aller au Pérou en passant par Rio, il faut rajouter le prix d'un vol intérieur international, et c'est au moins 500 € de plus pour le trajet...

D'autre part, cela n'a pas l'air facile d'avoir un billet AR quand on souhaite faire son retour au départ d'une ville différente de l'aller !

En plus, un billet AR pour l'ile de Pâques depuis le Chili, c'est financièrement déraisonnable, alors que certains le font sans supplément de prix puisque c'est juste une étape de leur billet TDM...

Alors, un billet TDM qui ferait Madrid - Rio - Lima - Santiago de Chile - ile de Pâques - Auckland - "étape en Asie", est-ce un trajet faisable en billet TDM ? Est-ce vrai que son coût est aux alentours de 1300€ ?

Merci de vos avis !
Location d'un 4x4 et trajet de Salta vers le Salar de Uyuni? (Bolivie)
by Koka13 · 2010-10-28 · 7 replies
Bonjour,

Nous partons dans jours à 4 personnes en Argentine. Nous souhaitons louer un 4x4 à Salta (sans guide) pour nous rendre en Bolivie et visiter le salar de Uyuni (4-5 jours prévus) :

Quelqu'un a t'il des informations sur les modalités liées à un tel trip. A savoir:

- Agence de location de 4x4 à Salta ... ne vaut il pas mieux louer avant de partir ? Tarifs ? Assurance du véhicule en Bolivie ? - Itinéraire recommandé ? ... et est ce qu'un GPS suffit pour s'y retrouver ? - Modalités pour traverser la frontière ? - Précautions à prendre ou recommandations pouvant nous être utiles ?

Merci d'avance pour vos conseils ou retours d'expériences sur un trajet similaire !
Billet tour du monde?
by Kiflalife · 2010-10-26 · 16 replies
bonjour,

question classique, nous comptons partir de france et à votre avis quelles sont les meilleures agences pour un billet tour du monde dans le rapport qualité/prix ?? et surtout combien de temps à l'avance faut il le prendre pour avoir les meilleurs dispos et tarifs...le trajet en gros c'est l'asie sud est, indonésie, nouvelle zélande, nouvelle calédonie, tahiti, iles de paques, amérique du sud, en 8 mois.... merci d'avance

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