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Le tourisme en Algérie
by Eldjoudhi · 2005-09-23 · 63 replies
Chalut tout le monde disait le marin pecheur..

desole pour les accents...deja que je ne suis pas tres fana de ces petites mouches..mais la j'ai un clavier anglophone (saxon pour les plus politises ;O) )

juste pour rajouter un petit grain de sel (ou de sable) dans l'industrie "normale" du tourisme... comment cela se fait-il qu'il y ait comme destination prisee "la tunisie", "le maroc" ..meme la libye et le mali...mais pas l'Algerie..la plupart des gens que je connais quand ils y sont alles..y ont ete soit pour le boulot soit dans les annees soixante dix, soit maintenant mais directement vers Tamenrasset... dernierement ma soeur et son mari sont alles passer trois semaines dans le nord de l'Algerie...parait qu'ils ont roule tout le long, de Tipaza jusqu'a Jijel..en passant par la casbah d'Alger...et que bon...c'est pas pire pour le moins qu'on puisse dire...le tourisme n'est pas institutionnel comme c'est le cas au maroc ou en tunisie mais pour peu qu'on sache se debrouiller..ben y a moyen de moyenner comme on dit au quebec :O) d'autres copains cienastes sont alles tourner un doc dernierement et on les a referes(meilleur moyen de voyager partout de toutes facons)...et ils sont revenus changes...oui oui..les voyages changent pour ceux qui ne se sentent pas trop fragiles pour laisser s'imprimer sur eux certaines couleurs du pays de transit...je pourrai continuer a ecrire...allez a vos questions...

bonne journee a tous

Samir
Currency exchange while traveling: why do some still carry wads of cash?
by Atila · 2019-11-07 · 545 replies
Hi everyone,

In this age of zero-commission cards and fee-free accounts, I’m curious why some travelers still prefer to set off with a wallet stuffed with bills and exchange money on the spot.

I get it for those whose income comes from undeclared activities, but what about everyone else?

Between the risk of theft, scams at exchange counters, and fees that often end up being higher, I’m really puzzled.

The last time I traveled with a wad of cash was because I had to pay for accommodation in cash only, the local currency was the dollar (easy to exchange at a very low cost), and I was still paying some fees.

I’m still wondering about my next trip to Argentina because the situation there is very specific, but otherwise?

Is it an allergy to modern payment methods?

A budget so tight that an extra 20 € (the fees some local banks charge for withdrawals) on a 2000 € budget would be impossible to manage?

Thanks for shedding some light on this!
Discussion autour du concours d'août 2019: "Les sables du monde"
by Rawe · 2019-08-01 · 101 replies
Pour les discussions autour du concours du mois d'août, c'est par ici!

Et le concours, c'est par là : https://voyageforum.com/v.f?post=9724134;live=1;
Discussion autour du thème du mois de janvier 2019: "Que la montagne est belle"
by Montagnard74 · 2019-01-01 · 233 replies
Comme dirait Solene, pour le « n’importe quoi, tout ce que vous voulez », C’est ici que ça se passe 😛
Discussion autour du thème du mois de juin 2018: "Murs murs du monde"
by Kate · 2018-05-31 · 535 replies
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre car... pas de murs entre nous !! 😛

Le concours est ici : voyageforum.com/...post=9045758#9045758

Les précédents concours c'est par là: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Réveil du volcan Cotopaxi (Équateur)
by Chantal11 · 2015-08-15 · 51 replies
🙂bonjour je viens de lire que le volcan Cotopaxi venait de se réveiller avec jets de cendre CHANTAL
Discussion autour du concours photos "Et si on allait à la plage?"
by Magellan18 · 2015-08-01 · 339 replies
Bonsoir à tous,

Le concours photos VF d'Août 2015 "Et si on allait à la plage ?" est ouvert et c'est sur ce fil que vous devrez y déposer vos photos. (1 photo max par post).

Pour discuter de vos (nos) photos ou pour raconter vos histoires de plages c'est bien ici.

Cordialement Magellan18
Aimez-vous la France et les Francais?
by Sushi · 2007-11-09 · 737 replies
Voyager pourquoi?

1- Pour quitter ce pays

Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe.....En effet, ce pays me gonfle de part ce conformisme, ce conservatisme et cet immobilisme qui l'habite, cette impossibilité de se renouveler et de changer les choses.....on baigne dans une consommation outrancière et une société d'apparat ou les gens te jugent en fonction de ta catégorie socio professionnelle....dans qu'elle case vont-ils pouvoir te mettre !!!! Donc tu n'existes pas pour ce que tu es mais bien plus pour ce que tu représente.... Alors moi j'ai décidé de ne faire partie d'aucune case..... Les francais m'emmerdent, je les trouve BOF...je n'ai plus rien à voir avec mes potes (de longues date pourtant..) qui ne me parlent que de leurs gamins, des couches, des bib, et leur SACRO SAINT boulot!!!! PASSIONANT!!!! D'ailleurs il suffit de voir la réputation que l'on a à l'étranger.....de gens désagréables, jamais contents, agréssifs qui font toujours la geule.....il faudra écrire un post là dessus!!! Je m'emmerde royal ici. Je part m'expatrier l'année prochaine en amérique centrale, ou je trouve les gens nettement plus ouverts, tolérants, AGREABLE..... Les voyages, c'est tellement passionant...une vraie quète intérieure pour ma part, c'est ma raison de vivre. Sans voyage, je meurt. On découvre tellement de choses, de gens, on fait des rencontres extraordinaires, ca nous remet en place quelques fois et ca fait du bien, c'est ce que je veux...être remise à ma place. Apprendre à relativiser, apprendre à comprendre les différences, la nature humaine dans toute sa complexité, diversité....expériences humaines qui te mènent vers une autre dimension: celle où tu es à la source, à l'essentiel. Un voyage c'est avant tout quelque chose de vrai ou tu es tout nu face au monde...tu es toi et non pas le directeur d'entreprise, la secrétaire, le commercial.....En voyage tu ne peux pas te mentir à toi même, tu ne peux pas mentir non plus. C'est toi face au monde. Et lorsque les rencontres sont là au rendez vous, alors là tu sais que ces moments magiques sont d'une intense vérité car tu auras était toi même et tu auras été apprécié pour ce que tu es réellement au plus profond de toi....et ca n'a pas de prix.

Et vous aimez vous votre pays?????????????????????????????????????????????????????????
In the Land of Mountain Gorillas: The Story of an "Epic" Trip
by Plumini · 2020-02-01 · 142 replies
Passionate about travel, animals (furry, feathered, scaly), and my partner’s love for photography, it was in 2014, after encountering orangutans in Gunung Leuser National Park in Sumatra, that I felt the urge to see other great apes in their natural habitat and in the wild. For my 40th birthday, I dreamed of only one thing... seeing gorillas. I still had four years to wait and four years to save up.

At the time, I had only heard of the Virunga Mountains, particularly the part in Rwanda. To be honest, Uganda had never really struck me as a destination I’d ever set foot in, and the DRC, for security reasons, didn’t particularly appeal to me.

But then, one day, I heard that Rwanda was going to increase the price of gorilla permits to USD 1,500 per person. Ouch... that seemed way overpriced, especially since we were going as a couple and I really wanted to see them twice. $6,000 for two days... Okay, it’s for my 40th birthday, but still...

At the end of 2017, I started looking more closely into our trip planned for December 2018. A stroke of luck in my schedule meant my former English teacher sent me a link to an article she’d written for her travel agency about her encounter with gorillas in Uganda. Hmm, Uganda? It was the first time I’d read about the country. Why not?

I scoured various forums in French and English and re-discovered voyageforum.com. And most importantly, I came across Ticapi’s travel journal, which I devoured in one evening, and a few months later, Muriel18’s, whose release I eagerly awaited. Wow!!! Not only can you see gorillas in Uganda, but also chimpanzees and the shoebill, not to mention the savannah and the chance to go on more classic safaris.

All that’s left is to convince my better half that Uganda is a safe country...

Usually, and now more than ever, we prefer independent travel and self-drive trips in particular. But given the proximity to the DRC border, the potentially impassable roads after rain, and rental cars that aren’t always in the best condition, we hired a guide for two weeks in December 2018. The months passed, and the excitement grew.

Three weeks before departure, I fell ill after a work trip to Asia. Darn! This time, I didn’t waste any time—I quickly saw a doctor and got rid of that virus. That was the plan! Flu or malaria? (I’d been to the Amazon six months earlier.) The doctor didn’t know; the cough only appeared a few days later. We did blood tests two days in a row to rule out malaria. So it was the flu or... pneumonia :-( ...?

The X-rays spoke for themselves—it was pneumonia, and it was already quite advanced. No big deal, I still had two weeks to recover! I religiously took my antibiotics, downed loads of vitamin C, but nothing worked—the antibiotics didn’t seem to be doing anything. I was coughing so hard I thought my lungs would come up, I was short of breath, exhausted. I’d dreamed of this trip for so long... it seemed unthinkable not to go. Five days before departure, my doctor hospitalized me—the pneumonia had worsened, and my blood oxygen levels were dangerously low. I was in tears but still in denial about what was happening to me. Besides, I’d still taken my anti-malarial, because I was determined to leave.

I spent the first day in the emergency room on oxygen 24/7. The germ causing my pneumonia was unknown to the infectious disease and pulmonary specialists. They tried a combination of antibiotics. No big deal, in four days, I’d be leaving. I harassed the doctor, who must have thought I was crazy, to find out when I could be discharged—"because, you see, doctor, I have a flight to Uganda on Saturday." On Thursday, the doctor was firm: I’d still be hospitalized on Saturday... deep down, I knew it but didn’t want to admit it. My partner handled canceling the flights, contacted our travel insurance (thankfully we had some), and I wrote to our guide (who, in the meantime, had become our tour operator) who could hardly believe it. And neither could I! We told ourselves it was just postponed and that we’d take this long-awaited trip at the end of 2019!

March 2019, the tour operator reached out to us: "Didn’t you say you wanted to go to Uganda this year? You’d better hurry and book the gorilla permits before they run out."

Oh yes, we wanted to see the gorillas. But we hesitated about rebooking. I still hoped to do this trip as a self-drive. The thing is, this year, we managed to take three weeks off, and we also wanted to spend a week in Rwanda. My partner still didn’t feel comfortable driving there. Yet, he’s driven all over the world. I respected his feelings, especially since he’s the only one who drives.

Anyway, we went back and forth but neither of us really said what we were thinking: "What if we used someone else to organize our trip?" In the end, we went with him again, made a first deposit for four gorilla permits (two days each) (not the best idea we’ve ever had), and looked into adding Rwanda to our itinerary. We’d have a guide/driver for the whole trip with mid-range accommodations.

After several back-and-forths, the itinerary was supposed to look something like this. To be honest, I got fed up after a while.

Day 1: Arrival in Kigali in the evening Day 2: Transfer from Kigali to Akagera NP Day 3: Safari in Akagera NP Day 4: Akagera NP and night in Nyagatare Day 5: Transfer from Nyagatare to Nyungwe Forest Day 6: Nyungwe Day 7: Nyungwe Day 8: Transfer from Nyungwe to Lake Kivu, Rubavu/Gisenyi Day 9: Transfer from Rubavu/Gisenyi to Kisoro/Uganda via the Cyanika border Day 10: Gorilla tracking in Mgahinga NP Day 11: Golden Monkey tracking in Mgahinga NP, night at Lake Mutanda Day 12: Gorilla tracking in Bwindi, Ruhija (later changed to Rushaga) Day 13: Queen Elizabeth NP, Ishasha sector in the morning and Kazinga Channel in the afternoon Day 14: No clear answer on activities for that day. After three attempts, I gave up. I shouldn’t have... Day 15: Chimpanzee tracking in Kyambura Gorge, night at Lake Nkuruba Day 16: Lake Nkuruba, morning activities around the lake and Bigodi Swamps in the afternoon Day 17: Transfer from Lake Nkuruba to Murchison Falls Day 18: Murchison Falls Day 19: Murchison Falls Day 20: Transfer from Murchison Falls via Ziwa Rhino Sanctuary, night in Entebbe Day 21: Entebbe – Mabamba Swamps Day 22: Mabamba Swamps in the morning, Botanical Garden in Entebbe in the afternoon, and transfer to the airport for the overnight return flight.

In April, he asked us for a substantial deposit for the accommodations and some park activities, as one of his colleagues was doing the same tour in May and it would be good if he could secure the already-made reservations by paying the bill.

A week before departure, just like in 2018, we paid the remaining balance of the agreed amount. Three days later, since I hadn’t heard from him (the TO is based in Germany), I sent him a message to confirm he’d received the payment.

My partner joked, "And that’s when he tells us he closed the account we sent the money to." I forced a laugh... and even more so when the TO asked me which account I’d sent the balance to... "Uh, the same one as before." And then he told me he’d closed that account and maybe should’ve mentioned it earlier... uh, you think?! And of course, he needed the money sent again quickly. "Well, buddy, you’ll have to wait until I get it back!!!

It was already late, and my bank had been closed for hours. The next morning, first thing, I called my bank and explained the situation.

"Unfortunately, we can’t do anything for you; you’ll have to wait for the money to be returned." "But how long will that take?" "A few days or weeks, depending on the banks, and you should expect transfer fees."

Brilliant! :-(

After nearly 10 years of traveling almost exclusively without traditional travel agencies, had we just been scammed? I went back to the forums to reread posts about this TO from other travelers. They were all positive; no one mentioned a scam.

The next day, I searched online for the contact details of his bank in Germany. I wrote to the generic email address in English, explaining that I’d made a transfer without knowing that this gentleman had closed his bank account. The employee replied in impeccable English that the bank only responded to emails written in German. Grrr! I used a well-known translator since my German is, let’s say, rusty, and resent my email in German. The same agent replied in German that unfortunately, they couldn’t do anything for me—that if the account had been closed, an automatic rule would return the money to the sender... period, end of story!

Well, our money is lost somewhere in the "cloud," or so we hope! Wait and see!

No news from our TO, and we didn’t reach out either—we were too annoyed by the whole situation.
Carnet de voyage de 22 jours au Vietnam
by Cover2 · 2018-12-09 · 196 replies
Bonjour a tous,

Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.

Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.

Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄

Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.

Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.

Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.

Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.

Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)

Alors, en image cela donne ça :



Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo
by Sjlv1 · 2018-02-09 · 37 replies
Voilà quelques temps que je peux lire ici et là des avis quand à l'achat de tel ou tel vélo. Il en est de même pour les différents loisirs que je pratique. Il en ressort une tendance générale: Les conseils portent tous sur un ou deux modèles de "référence", accessoirement avec des prix plutôt élevés. (Je ne parle pas du poids soulevé ici même dans un autre sujet)

J'ai donc envie d'ouvrir un petit débat que je souhaite respectueux et qui permette de sortir des sentiers battus autant que possible.

En effet, puisque c'est le vélo qui nous anime ici, le conseil revient souvent sur les TXXX (voire majoritairement le T400) quelque soit l'usage de la personne. si on part en tour du monde ou dans des contrées moyennement carrossées, je comprends que l'on veuille être tranquille avec le matériel et qu'on y mette un certain budget.

En revanche, si c'est pour faire quelques milliers de kilomètres en France ou en Europe sur route ou chemin carrossables gravillonnés, je me pose sincèrement la question, et je doute qu'un vélo moyennement équipé à 4/500 € ne convienne pas, voire, un ancien VTT révisé et entretenu comme beaucoup le font.

Comment faisaient nos anciens, ou moins anciens avec des vélo des années 50 à 70? Le rêve était là, les joies aussi, et avec ce qu'on avait sous la main.

Certains "osent" remettre en question la société de consommation, et les modes qui nous poussent à cette course à l'armement, d'autre préfèrent se rassurer en y croyant, tous tentent de se faire plaisir, alors pour vous, le rêve et la réalités à coût raisonné/raisonnable ont-ils encore une place dans notre société?
Un mois dans le nord du Laos, un concentré de nature!
by Mllegazou · 2016-04-17 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je voulais partager avec vous le récit du petit mois que je viens de passer dans le nord du Laos avec mon conjoint, car cette destination m’a littéralement enchantée… Nous nous sommes baladés de Huay Xai à Vientiane en passant par la jungle de Bokéo, Luang Namtha, Phongsaly, Muang Khua, Muang Ngoi, Nong Kwiaw et Luang Prabang. Le récit est ci-dessous, pour ceux qui veulent des infos plus pratiques (budget, bonnes adresses) c’est par ici : smilingaroundtheworld.com/2016/03/21/bilan-laos/ Le récit commence à la frontière entre Thaïlande et Laos.

J1 - De Thaïlande au Laos

Le passage de la frontière s’effectue en plusieurs étapes – d’abord obtenir le tampon de sortie de Thaïlande, puis attendre et prendre le bus qui traverse le no man’s land entre les deux pays, puis remplir la fiche d’entrée au Laos, la donner avec le passeport et la photo d’identité, et enfin attendre qu’on nous appelle pour récupérer et payer le visa. Nous prenons ensuite un tuk-tuk jusqu’à Huay Xai, qui se trouve à une douzaine de kilomètres de la frontière. Nous voilà arrivés !

Notre arrivée à Huay Xai est marquée par un gros changement de programme. Le projet initial était de dormir ici une nuit puis de prendre le bateau qui conduit le long du Mékong jusqu’à Luang Prabang, en deux jours de navigation. C’était sans compter une Hollandaise rencontrée dans le bus, qui nous parle de la Gibbon Experience… Il s’agit d’un tour de 2 ou 3 jours dans la jungle de Bokéo, entre tyroliennes géantes et randonnée, à la recherche des gibbons sauvages. Nous n’en avions jamais entendu parler, mais nous sommes immédiatement tentés… Le bureau de la Gibbon Experience se situe dans la rue principale de Huay Xai et nous filons rapidement nous renseigner. Deux tours partent demain, un de deux jours et un de trois jours, et il reste deux places dans le tour de trois jours qui est également celui où les chances de voir les gibbons sont maximales… C’est cher et totalement imprévu, mais c’est une opportunité qui ne se représentera peut-être pas ! Après quelques discussions nous réservons donc, selon le bon principe que « Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais » (proverbe ne s’appliquant sans doute pas à toutes les situations, mais jusqu’à présent toujours efficace en voyage -)). Yeeeha, à nous les tyroliennes et les gibbons ! L’excitation et le stress se mélangent… A la fois j’ai hâte hâte hâte, et à la fois la perspective des tyroliennes sur la canopée, à plus de 100 mètres de hauteur m’effraie totalement. On verra bien !

Nous dînons chez Daauw Home Restaurant & Homestay, une fondation qui vient en aide aux femmes hmongs. Nous partageons un dîner vegan avec les bénévoles qui y travaillent et deux voyageurs suédois très sympas, Bo et Tünde. Durant le dîner le courant se coupe à plusieurs reprises, bienvenue au Laos… Nos lampes frontales vont être bien utiles. En discutant avec Bo et Tünde nous nous apercevons que nous logeons dans la même guesthouse et qu’ils ont réservé le même tour de trois jours pour demain, c’est chouette !

De retour à la chambre nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous couchons rapidement, réveil programmé pour 6H oblige -)

J2, J3, J4 : La Gibbon Experience, ou trois jours dans la jungle laotienne, entre tyroliennes, cabanes dans les arbres et gibbons

Notre arrivée au Laos fut donc marquée par un coup de folie, la réservation du parcours 3 jours/2 nuits avec Gibbon Experience. Derrière cette dénomination un peu pompeuse se cachent en fait trois grands plaisirs :

- Dormir dans des cabanes perchées dans de hauts arbres - Passer la journée à faire de la tyrolienne au-dessus de la canopée - Et guetter les gibbons !

Nous avons donc passé trois jours dans la jungle de Bokéo, à crapahuter dans la forêt, à passer d’une vallée à une autre à coup de tyroliennes époustouflantes, et à guetter les gibbons… que nous avons finalement vus à deux reprises, et surtout entendus ! Leur chant est très particulier et totalement hallucinant, on dirait qu’il est électronique…

Les tyroliennes sont impressionnantes, suspendues qu’elles sont à plus de 100 mètres du sol, sur des distances allant jusqu’à 440 mètres. La première fut terrifiante, les autres totalement excitantes… Filer ainsi à toute vitesse au-dessus des arbres, accrochée à un filin d’acier, est absolument indescriptible. Je croyais voler…

Les cabanes quant à elles sont des rêves pour adultes ayant gardé leur âme d’enfant, jugez un peu… Des maisons à trois voire quatre niveaux, perchées au sommet d’arbres immenses, des ouvertures partout sur la forêt environnantes… J’ai particulièrement aimé la salle de bains, ce n’est pas tous les jours que l’on peut se doucher dans un tel cadre -)

Les photos parleront mieux que les mots pour vous donner une idée de ces trois jours suspendus… dans le temps et dans les airs :-)





J5, J6, J7 : Luang Namtha, un coup de cœur immédiat !

Quatre bonnes heures de bus séparent Huay Xai de Luang Namtha, où nous arrivons en début d’après-midi. Le voyage se passe très bien, nous profitons des paysages laotiens en écoutant de la musique, nous nous sentons au paradis ! Nous faisons le trajet avec Bo et Tünde, nos amis suédois de la Gibbon Experience. Ils étaient déjà venus à Luang Namtha avant d’aller à Huay Xai, et ne font cette fois que passer pour récupérer une jupe dans un restaurant (une histoire délicieusement improbable, en gros Tünde a acheté une jupe laotienne, et des dames lui ont dit qu’il lui manquait une ceinture, du coup elle leur a laissé la jupe pendant le reste de son voyage au Laos et doit la récupérer avec la ceinture aujourd’hui) et prendre un avion pour Vientiane. Ils nous recommandent quelques adresses et nous nous disons au revoir après 4 jours passés ensemble, c’était une rencontre bien sympathique.

Grosse bourgade capitale de la province du même nom, Luang Namtha est comme posée au milieu d’une plaine entourée de montagnes. Nous nous y sentons immédiatement à notre aise, et après l’intensité folle des trois jours de Gibbon Experience nous ressentons le besoin de nous poser un peu afin de digérer tout cela. Il y a ici tout ce qu’il faut pour cela et nous nous créons un petit cocon bien agréable durant ces quelques jours. Nous nous installons à la Sing Sa Moud Guesthouse, une guesthouse toute neuve où nous avons une chambre archi propre avec un matelas confortable. Le wifi est de bonne qualité et nous permet de téléphoner en France sans que cela ne coupe toutes les deux minutes – ce qui avait été la constante des dernières tentatives ! Côté repas nous prenons rapidement nos habitudes à Lai’s Place le midi, où nous alternons cuisine laotienne et quelques plats internationaux. Le soir nous dînons au marché de nuit où une dame propose des soupes faites devant nous avec les ingrédients de notre choix. Et le matin, c’est mango with sticky rice à la chambre, nous investissons dans la canette de lait concentré et nous nous le préparons nous-même avec des mangues et du riz du marché. Nous trouvons également une dame qui fait de la laundry pour 10 000 kips le kg (1,10 euros), nous lui confions l’intégralité de notre garde-robe… Un bon lavage en machine, il n’y a que ça de vrai ^^ Bref, à Luang Namtha nous nous sentons comme à la maison, et on en profite !



L’objectif initial de notre séjour à Luang Namtha est de faire un trek dans la réserve naturelle de Nam Tha. J’avais repéré ce grand parc national sur la carte du Laos lorsque je préparais notre séjour ici, et avais immédiatement été tentée… Luang Namtha fourmille d’agences spécialisées, pas facile de faire son choix ! Il faut aussi essayer de constituer un groupe, car le tarif est fonction du nombre de participants. Après un petit benchmarking nous jetons finalement notre dévolu sur Forest Retreat, une agence qui nous fait bonne impression et qui propose un trek « survivor » de deux jours dans la jungle, avec longues journées de marche, découverte de la nourriture disponible dans la jungle et construction de notre abri pour la nuit ( !) Nous sommes les seuls fadas tentés par ce trek apparemment, mais pour 2 c’est plus de 100USD/personne, totalement hors budget surtout après la Gibbon Experience. Nous ne sommes pas pressés et nous décidons donc d’attendre qu’un groupe se constitue… Nous voudrions être au moins 4, et au maximum 6-7. C’est très pratique et bien rodé, on laisse un acompte à l’agence en précisant exactement ce que l’on veut faire et combien de participants on veut, et ils font ensuite leur possible pour constituer un groupe. S’ils y parviennent on y va, sinon on a le choix entre partir à deux pour plus cher, ou bien laisser tomber et récupérer notre acompte.

Nous profitons de ces premiers jours à Luang Namtha pour visiter un peu les environs. Le deuxième jour, nous louons des vélos et filons plein sud jusqu’à l’aéroport, minuscule mais avec tout ce qu’il faut. Il est comme posé au milieu des champs avec une mini tour de contrôle, j’adore :-) Il y a 4 avions par jour, 2 qui arrivent de Vientiane et 2 qui y repartent, avec 2 compagnies différentes… mais les mêmes horaires à 30 minutes près, cherchez l’erreur ! Nous découvrons également un joli temple habité par plein de jeunes moines. Nous essayons ensuite de pousser un peu plus loin jusqu’à de petits villages, mais la route goudronnée laisse place à de la terre battue et les vélos de ville que nous avons loués ne sont vraiment pas adaptés, on laisse tomber.

Le troisième jour, nous montons à pied jusqu’au temple et au stûpa qui surplombent la ville la balade n’est pas difficile et de là-haut la vue sur la plaine et les montagnes est très belle. Durant nos balades nous sommes étonnés de découvrir de multiples énormes maisons, soit toutes neuves soit en construction, dans un style très chinois… C’est étrange de voir ces énormes bâtisses voisiner avec de petites maisons de bois, et nous nous interrogeons quant à leurs propriétaires. La frontière chinoise n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres, est-ce que ce sont des Chinois qui viennent faire construire ici où le coût de la vie est moins cher ? Est-ce que ce sont de riches Laotiens qui sont propriétaires ? Nous n’aurons pas la réponse… Mercredi 1er mars au soir nous apprenons que le groupe pour le trek est constitué, nous serons donc sept. Départ demain matin aux aurores, opération survie on !

J8 et J9 : Deux jours dans l’enfer vert

Il est à peine 7 heures lorsque nous retrouvons le reste du groupe à l’agence pour le début de notre trek de deux jours en mode « survivor ». Nous allons passer ces deux jours avec un couple de Belges très sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite, et trois nord-Américains (deux Américains et une Canadienne) avec lesquels c’est moins évident de prime abord, impression qui se confirmera tout au long du trek (disons qu’on aurait aimé trouver le bouton « pause », mais qu’il était visiblement absent…) Nous petit-déjeunons ensemble puis grimpons dans la camionnette qui va nous conduire au début du trek. Une bonne heure de route plus tard nous arrivons au village d’où nous allons partir. Trois guides sont avec nous ils chargent leurs sacs de provisions et nous donnent les sacs de riz vides qui nous serviront de hamac ce soir.

Première étape, traverser la rivière… On commence mollo, l’agence a tout prévu et un petit canoë gonflable nous attend. Trop facile le mode survie ! Bon, on ne pavoise pas longtemps, ça ne dure pas et la première montée juste après la rivière a vite fait de nous remettre les idées en place… C’est raide de chez raide, le sentier est étroit et gadouilleux, et les premières chutes ne tardent pas. Nous enchaînons ainsi plusieurs montées bien raides et des descentes tout aussi à pic, et je ne sais pas bien ce qui est le pire des deux. Nous sommes entourés d’une végétation luxuriante, mais nous n’en profitons qu’à moitié, occupé que nous sommes à surveiller sans cesse où nous mettons les pieds pour ne pas nous étaler ! Le gérant de l’agence nous avait dit que le trek serait « challenging », on comprend bien ce qu’il voulait dire ^^ Nous avançons lentement et le guide principal commence à s’inquiéter, nous risquons d’arriver à la nuit tombée au bivouac…

La pause déjeuner fait du bien à tout le monde. Les guides vont cueillir de grandes feuilles de palmier et de bananier et disposent tout un tas de mets appétissants dessus : sauce tomate, riz gluant, tofu frit, légumes verts sautés… Nous nous régalons et savourons cette pause ! L’après-midi se poursuit sur la même lancée que la matinée, on monte et on descend sans cesse. Le petit sentier du matin a disparu et nous traçons désormais notre route dans la jungle, précédés par nos guides qui coupent les plus grosses branches à coup de machette. Les guides nous montrent quelques fruits locaux et empreintes, c’est sympa. Il y a beaucoup de bambous, souvent gigantesques, Benoît se sent comme un pou sur une tête chevelue -), quant à moi je suis attaquée par une sangsue au bord d’un cours d’eau, brrr ! L’effort physique est intense mais le moral est plutôt bon, sauf pour l’Américaine qui a du mal à suivre le rythme et devient de plus en plus renfrognée.

Nous arrivons finalement à 17H30 au sommet de la montagne où nous allons passer la nuit, pile poil dans les temps pour le coucher de soleil, hip hip hip hourra ! La vue sur la jungle est magnifique, nous sommes fiers de l’effort accompli pour arriver jusque-là…. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour préparer nos abris pour la nuit. Nous découvrons que le bambou sert à tout, piliers et jointures d’abri, plats pour la cuisine, et même cordes lorsqu’on le coupe en fines lamelles… Nous enfilons les sacs de riz sur de longs bambous, tenus écartés en haut et en bas par un morceau de bambou transversal. Voilà nos hamacs ! Nous installons tout cela sous un demi-toit fait de bambou et de feuillage, et mettons la moustiquaire (pleine de trous) en place. Nous voilà prêts !

Nous dînons de nouveau sur de grandes feuilles de bananier, c’est un peu la lutte car les quantités ne sont pas énormes, et autant dire que nous avons tous archi faim après cette journée de marche… Il y a du riz à gogo mais peu de garnitures, enfin cela ira. Nous passons ensuite un bon moment à discuter avec les Belges autour du feu de camp, en admirant les étoiles… Le ciel est très clair et on les voit très bien. A 20H30 tout le monde est KO et file se coucher.

C’est là que le vrai cauchemar commence. Je découvre en me couchant qu’une autoroute des fourmis passe à quelques centimètres de ma tête. Qu’à cela ne tienne, on bourre des vêtements dessus pour qu’elles dévient leur chemin, et nous nous couchons comme cela. Il fait étonnamment chaud, nous nous glissons simplement dans nos draps de soie et laissons les sacs de couchage de côté pour le moment. Les hamacs ne sont pas si inconfortables que cela et nous finissons par nous endormir.

Je me réveille deux heures plus tard alertée par une drôle de lumière orangée, et j’aperçois alors de grandes flammes à quelques mètres de notre bivouac… Les flammes sont immenses et montent vers le ciel, cela me fait penser à un début d’incendie. Déterminée à ne pas rôtir dans la jungle, je me lève pour voir ce qu’il se passe au final c’est simplement le plus jeune guide qui a décidé de ranimer le feu à minuit. Nous apprendrons le lendemain qu’il y a pas mal d’ours dans le coin, ainsi que des éléphants sauvages et même quelques tigres… A-t-il entendu quelque chose, avait-il simplement froid, nous ne le saurons pas !

Lorsque je retourne vers mon hamac je réalise que les fourmis n’ont pas du tout dévié leur route, mais qu’elles ont en fait complètement colonisé les vêtements que nous avions posés, en appelant leurs copines à la rescousse… Je frôle l’hystérie et décide alors de changer de sens sur le hamac. Je préfère avoir un peu la tête en bas – le hamac était un peu en pente - que dormir avec des dizaines de fourmis près de ma tête… Je fais la manip’ et me réinstalle sur la couchette, qui avec tout ça ne tarde pas à éjecter le morceau de bambou écarteur, faisant s’effondrer le lit. Je ne sais plus bien à ce moment-là si je dois rire ou pleurer… Je le récupère par terre, Benoît m’aide à le remettre et, plein de pitié, me donne son hamac qui a l’air plus solide… jusqu’à ce qu’il s’effondre aussi quelques heures plus tard, suivi de peu par le sien qu’il rattrape in extremis. Je finis par me rendormir avant d’être réveillée par le froid qui est tombé, mais mon sac de couchage aussi… il est par terre, plein de feuilles pourries et de terre humide, joie, bonheur. Je le récupère et prie pour qu’il n’y ait pas de bestiole dedans… A cinq heures du matin c’est la pluie qui nous réveille, comme nous avons changé de sens sur le hamac nous ne sommes plus du tout protégés et il nous pleut littéralement dessus. Nous échangeons un regard résigné, avant de rabattre notre sac de couchage sur notre tête d’un même geste. On n’est plus à ça près… Enfin, la nuit se termine par la découverte d’une énorme araignée, certainement cousine germaine des tarentules, juste au-dessus de ma tête à l’intérieur de la moustiquaire.

Après cette nuit cauchemardesque la deuxième journée de trek est bien difficile… autant hier nous avions la pêche, autant aujourd’hui nous avons hâte que tout cela se termine. Nous commençons la journée par une petite heure de descente jusqu’à la rivière, où nous dévorons la soupe de nouilles qui nous est servie. Nous découvrons à cette occasion le « Jungle Camp », nettement plus confortable que nos abris de fortune ! La matinée se passe comme hier entre montées et descentes au cœur de la jungle… Nous comprenons mieux désormais l’horreur vécue par les soldats lors de la guerre du Vietnam, entre la chaleur, la boue, les insectes, c’est vraiment l’enfer vert ici…

Après le déjeuner, le guide nous annonce que c’en est fini de monter et de descendre, hip hip hip hourra ! Notre joie est de courte durée, certes nous avançons sur du « plat »… mais c’est au cœur d’un lit de rivière boueux, végétouffu (il me fallait bien un néologisme pour décrire cela…), avec plein de pierres glissantes et de troncs de bananiers pourris qu’il faut escalader. Cela nous achève… Soudain Benoît me fait signe de m’arrêter et d’écouter j’entends alors un doux bruit de scooter dans le lointain, la civilisation est proche !!! Cela ravive notre motivation, il y a de l’espoir ! Une petite heure plus tard nous rejoignons la rivière principale que nous retraversons en canoë, avant de rentrer à Luang Namtha en minibus. Victoire, on l’a fait, on a survécu… et maintenant on rentre :-D

Nous retrouvons avec bonheur notre petite chambre à Luang Namtha. Nous récupérons le guide du Laos laissé à notre intention à l’accueil de la guesthouse par deux Stéphanoises rencontrées il y a quelques jours. Nous passons ensuite une soirée tranquille entre dépôt de linge à la laundry – il en a bien besoin après ces deux jours…, western food pour le dîner et enfin petite série à la chambre…

J10 : En scooter dans la campagne laotienne

Pour notre dernière journée à Luang Namtha nous décidons de louer un scooter afin de partir explorer les environs. C’est une première pour nous, nous n’avons jamais conduit de deux roues ! Nous retournons chez le même loueur que pour les vélos, et après avoir laissé notre passeport en caution nous nous installons sur notre engin motorisé. Quelques tours de pâté de maison plus tard nous nous sentons en confiance, c’est parti !

Nous commençons par aller voir That Phum Phuk, un stûpa construit sur les ruines d’un autre détruit par les bombardements de la guerre du Vietnam. L’endroit est très paisible. La route pour y aller traverse de nombreux champs et rizières où nous apercevons pas mal de buffles. La route quant à elle est souvent occupée par des poules, des coqs voire des chèvres, il faut faire attention !

Nous retournons à Luang Namtha pour le déjeuner puis reprenons la route en direction des cascades de Namdee, qui sans être exceptionnelles sont néanmoins l’occasion d’une agréable balade à la fraîche.

Nous filons ensuite plein sud vers la « boucle des villages », une boucle d’une vingtaine de kilomètres traversant plusieurs hameaux occupés par diverses ethnies, notamment des Black Thaïs. C’est celle que nous avions commencé à faire en vélo au début de notre séjour, avant de renoncer. Nous repassons devant l’aéroport puis nous nous encanaillons sur des routes de terre battue. La ville disparaît rapidement et nous nous retrouvons en plein cœur de la campagne, entre rizières et champs. Plusieurs petits villages se succèdent, avec leurs maisons de bois et bambou devant lesquelles sèchent ail, oignons et autres plantes moins connues. Les animaux déambulent en liberté et s’enfuient en nous voyant arriver. Les enfants nous font de grands signes en nous criant « Sabaidie » (bonjour) lorsque nous passons, c’est chou :-) Nous savourons cette virée en mode liberté !

Nous roulons ainsi jusqu’à la tombée de la nuit, et après un joli coucher de soleil sur la campagne laotienne nous rendons notre scooter sans encombre. Mine de rien après une journée dessus nous sommes bien fatigués, c’est que c’est plus physique qu’on ne le pense – surtout quand on n’est pas habitués ! En tout cas nous sommes bien contents d’avoir sauté le pas de la location de scooter il faut être prudent, mais la liberté que ce mode de transport procure est géniale.

Nous récupérons notre linge et passons une dernière soirée au marché de nuit avant de filer préparer nos bagages. Luang Namtha nous a décidément bien plu, mais il est temps de reprendre la route :-)

J11 et J12 : Luang Namtha – Oudomxai – Phongsaly, un long trajet pour le bout du monde

Notre prochaine étape est Phongsaly, tout au nord du Laos. Un bus direct s’y rend chaque jour mais est interdit aux étrangers car il traverse la Chine. Nous sommes donc obligés de couper le trajet en deux : un premier trajet jusqu’à Oudomxai, ce qui est un peu rageant car c’est plein sud alors que l’on va plein nord, puis un bus d’Oudomxai à Phongsaly. Les deux bus ne sont pas coordonnés et nous devons donc passer une nuit à Oudomxai. Phongsaly, ça se mérite !

Nous quittons donc Luang Namtha le samedi 5 mars au matin, non sans un petit pincement au cœur. Nous nous sommes vraiment sentis bien dans cette ville ! Les trois heures de bus vers Oudomxai se passent sans encombre et nous trouvons rapidement une chambre à quelques pas du centre-ville. La chambre est assez miteuse, la tuyauterie fuit dans la salle de bains et les ressorts semblent prêts à sortir des matelas, mais ça ira pour une nuit…

Autant le dire tout de suite, Oudomxai ne nous fera pas chavirer, loin de là… De notre arrivée à notre départ le lendemain, tout est soit compliqué soit sans génie. Cela commence avec le déjeuner j’ai lu beaucoup d’éloges d’un petit restaurant ici, Souphailins Restaurant. Partout est indiqué que la cuisine est tellement délicieuse qu’il faut persévérer en dépit de la file d’attente souvent longue, du coup nous décidons d’y aller tout de suite pour déjeuner. Cela s’avère en définitive une déception, nous ne trouvons pas les plats extraordinaires. Passe encore sur le « Gaspacho » qui me tentait tant et qui s’avère être une salade de légumes cuits et crus en sauce blanche sucrée - ce n’est pas une recette locale, je peux le comprendre – mais le reste des plats 100% laotiens ne nous convainquent pas plus. Seule petite consolation, il n’y avait absolument personne, nous n’avons donc pas attendu des heures pour finalement être déçus -)

L’après-midi passe lentement, il n’y a pas grand-chose à faire et nous nous sentons vraiment en transit sur la route de Phongsaly. Benoît se pose à la chambre entre PC et album photo, quant à moi je pars faire un tour en ville. Je monte notamment au sommet de la colline Phu That, dont le temple surplombe la ville. Il n’est pas extraordinaire mais disons que cela occupe ! Là-haut je fais la connaissance de trois jeunes Laotiens qui sont ravis de pouvoir parler un peu anglais, ils me posent toutes les questions qu’ils ont apprises à l’école, ça fait un peu interrogatoire mais c’est mignon.

Le soir nous nous mettons en quête d’un restaurant, que nous ne trouverons pas. Benoît termine dans un boui-boui avec une soupe de nouilles, et moi je finis le reste de mes nouilles pas bonnes de ce midi. Il y a des jours comme ça… !

Nous nous couchons ensuite comme nous pouvons entre deux ressorts le lendemain matin la malédiction d’Oudomxai nous poursuit, nous ne trouvons presque rien à acheter en prévision du long voyage qui nous attend. Nous partons « la fleur au fusil » comme dirait Benoît avec juste un peu de riz et un paquet de chips, ça risque d’être long et de gargouiller…

Le trajet pour Phongsaly prend neuf heures, sur une route de montagne, sinueuse et étroite, parfois en cours de travaux. Les virages se succèdent au rythme des haut-le-cœur et des vomissements des Laotiens, visiblement très sujets au mal des transports. Je garde les yeux fixés sur le paysage pour éviter le même sort pendant que Benoît bouquine, le petit veinard ! Nous nous enfonçons dans une région encore très enclavée et cela se voit, les paysages sont très campagnards, les villages que nous traversons sont petits et les constructions rudimentaires.

Nous nous arrêtons pour déjeuner à 10H45, on ne se fait pas prier pour attaquer riz, bok choy et pois cuisinés ! Nous reprenons ensuite la route, le bus s’arrête régulièrement pour prendre de nouveaux passagers. Au beau milieu de nulle part un autre couple de Français monte, ils viennent du Vietnam tout proche. Leur bus les a déposés là et ils étaient prêts à marcher jusqu’à ce qu’un bus pour Phongsaly passe… La chance était de leur côté on dirait ! Nous sommes bien contents d’arriver enfin à Phongsaly. Notre aventure de transports n’est néanmoins pas tout à fait terminée, la gare routière est à trois kilomètres du centre-ville… Nous commençons à marcher puis les Français quelques mètres devant nous arrêtent un pick-up qui accepte de les monter en ville. Le chauffeur nous fait signe de nous incruster également, on ne se fait pas prier !

Commence ensuite le grand challenge de chaque arrivée dans un nouveau lieu : trouver une chambre pas trop miteuse pour pas trop cher, le tout au calme et pas trop loin du centre (challenge, quand tu nous tiens…) La recherche commence mal, les chambres que l’on visite sont sales, humides et chères. Nous finissons par trouver notre bonheur dans une petite guesthouse à une rue de la rue principale, la chambre est correcte, le matelas est bon (c’est un nouveau critère de choix depuis la chambre à Oudomxai -)) et le robinet signé Philippe Starck (au moins) achève de nous convaincre… !

Une bonne douche plus tard nous ressortons dîner. Il n’est pas très tard mais nous ne voulons pas courir le risque de rater le coche, et nous faisons bien, Phongsaly n’a pas l’air très animée la nuit tombée. Ici il faut oublier les restaurants avec menus, on choisit directement dans le frigo ce que l’on veut manger. Nous optons pour des pois mangetout avec du tofu, mais la cuisinière refuse le tofu pour une raison qui nous échappe encore aujourd’hui. Ce sera donc pois mangetout et haricots verts, le tout avec une belle montagne de riz blanc. Nos estomacs sont plus que ravis !

Nous nous couchons contents d’avoir triomphé de tout cela et d’être enfin arrivés à destination. Nous nous sentons vraiment au bout du monde, cela m’enchante mais Benoît a encore besoin d’être convaincu -)

J13, J14, J15, J16 : Phongsaly, au bout du monde

Encore très enclavée et relativement à l’écart des circuits touristiques classiques, Phongsaly a un sérieux goût de bout du monde qui me plaît tout de suite. J’avais eu cette même impression à Kirkenes, le sentiment de me retrouver dans un endroit où l’on pourrait croire que le temps s’est arrêté. Entre affiches de propagande communiste placardées dans la ville, portraits de Mao dans les restos – où l’on choisit son repas directement dans le frigo, les menus n’existent pas – couvre-feu à 23 heures et chants patriotiques / nouvelles de la région diffusées matin et soir par des haut-parleurs partout dans la ville, sans oublier le clairon bi-journalier, je me sens sur une autre planète....

Nous ne devions rester que deux jours à Phongsaly, nous y resterons finalement trois – un peu involontairement, puisque le jour où nous devions louer un scooter il n’y en avait plus – mais je dois dire que rester un jour de plus dans ce bout du monde n’est pas pour me déplaire… Nous nous baladons en ville, explorons les environs, et surtout je m’imprègne de cette atmosphère si différente de tout ce que je connais. Nous apprécions aussi d’avoir moins chaud, nous avons pris de l’altitude et après la Thaïlande où l’on a littéralement cuit cela fait du bien. Seul bémol, les gens ne sont pas toujours très souriants ni accueillants et à plusieurs reprises nous nous sentons un peu comme un cheveu sur la soupe. Quant aux chiens, ils doivent être racistes… ! On ne compte plus le nombre de fois où on s’est fait aboyer/grogner dessus, alors que les Laotiens passaient sans encombre. Benoît manque même se faire mordre à deux pas de la guesthouse, nous nous équiperons pas la suite régulièrement de bâtons et de pierres à visée dissuasive.

Côté balades, il y a de quoi faire dans le coin. La ville en tant que telle offre déjà pas mal d’options, entre le marché ultra vivant, la vieille ville, plusieurs bassins dont on peut faire le tour, un temple… Je pars aussi en exploration dans l’hôpital, une expérience étonnante puisque celui-ci s’avère ouvert mais totalement désert. Je me sentirais presque en Urbex, c’est pour dire -) Quant au pourquoi de l’absence de patients, je ne saurais le dire…

Nous visitons également l’intéressant musée des groupes ethniques, qui détaille les différentes ethnies qui existent au Laos et explique certaines caractéristiques de leurs modes de vie et croyances. Cette visite nous permettra par la suite de mieux comprendre certaines choses et certains détails, on recommande ! Par contre arrivez tôt si vous voulez prendre votre temps, les dames ont une fâcheuse tendance à vouloir fermer (très) en avance, visite terminée ou pas. Une autre balade facile et sympa consiste à monter jusqu’au sommet du mont Phou Fa, qui avec ses 1625m surplombe la ville. Nous sommes toujours aussi fans des vues panoramiques, et celle-ci répond totalement aux critères -)

Le deuxième jour nous partons en randonnée dans les villages environnants. La balade fait 18kms A/R et nous conduit jusqu’aux villages de Khounsouk Noy puis Khounsouk Luang, sur une route en terre battue qui offre un joli panorama sur les champs et les plantations de thé alentours.



Le dernier jour nous louons un scooter pour nous rendre à Ban Komaen, où se trouve une plantation de thé vieille de 400 ans. Les arbres à thé ont été cultivés puis abandonnés, et ont donc grandi jusqu’à atteindre des tailles que l’on ne voit habituellement jamais dans ce type de plantation – jusqu’à six mètres pour les plus hauts. Les paysages sur la route sont assez proches de ceux que nous avons vus la veille nous traversons de nouveau plusieurs villages où les gens vaquent à leurs occupations. La plantation de thé quant à elle tient ses promesses, on peut se balader à côté et un petit musée donne pas mal d’infos intéressantes. Quelques villageois vendent le produit de leur récolte, sous une forme inhabituelle pour nous puisqu’ici le thé se présente sous forme de… cigares, si, si. Bon, cela ne se fume pas hein (en tout cas on n’a pas testé -)).

Nous quittons Phongsaly avec des ressentis différents quant à cette étape. Je suis pour ma part très contente d’être venue jusqu’ici, j’ai trouvé que le coin avait vraiment un goût d’aventure… Pour Benoît c’est différent, il a apprécié les balades mais le fait de devoir lutter pour tout (manger, trouver un scooter qui fonctionne etc) lui laisse une impression en demi-teinte. Prochaine étape Muang Khua que nous allons rejoindre avec un nouveau moyen de transport : à nous le bateau !

J17 et J18 : En bateau pour Muang Khua !

Nous quittons Phongsaly aux aurores le jeudi 10 mars, et un tuk-tuk, un bus, un bateau et un autre bus plus tard nous arrivons à Muang Khua, 200 kms plus au sud. Prendre le bateau nous change du bus, et je ne me lasse pas de regarder le paysage au fur et à mesure que nous descendons la Nam Ou. La végétation est magnifique et de temps en temps un petit village apparaît, comme bâti au milieu de nulle part. Un barrage a été construit en contrebas il y a quelques années et on voit clairement l’impact de celui-ci sur l’environnement avec des arbres noyés, des villages abandonnés… Nous voyageons avec une famille de Danois assez sympa, et quelques Laotiens se succèdent au fil des villages où nous accostons.

Il y a de l’animation à Muang Khua, un mariage se prépare dans l’hôtel chic de la ville et autant dire que ça va envoyer du lourd… Les tables sont dressées, des centaines de chaises installées, et d’énormes enceintes n’attendent plus que le DJ pour entrer en action. Le hic c’est que la plupart des hôtels sont situés dans la même zone… Benoît finit par nous dénicher une petite guesthouse dans une rue un peu plus éloignée, on devrait pouvoir dormir cette nuit.

Muang Khua se situe au confluent entre la Nam Pak et la Nam Ou et est entourée de petites montagnes karstiques, c’est joli comme tout. Le long de la rivière les habitants cultivent de petits potagers bien organisés. La ville semble toutefois en pleine extension/construction, et les balades à pied dans les environs sont du coup limitées… La campagne environnante a quasiment disparu au profit de large excavations et travaux de terrassement, c’est dommage et cela ternit un peu notre séjour ici. Nous faisons tout de même un petit tour, et puis nous nous baladons en ville entre marché, temple, bords de rivière… Nous allons également faire nos curieux au mariage qui bat effectivement son plein une bonne partie de la nuit, mais notre hôtel s’avère un excellent choix niveau tranquillité. Le lendemain ils remettent ça avec un anniversaire, c’est qu’il y a de l’ambiance ici !

Muang Khua ne sera pas notre étape fétiche au Laos mais s’y arrêter un jour ou deux (ou plus si vous voulez randonner dans les environs) n’est pas désagréable. Pour notre part nous continuons ensuite à redescendre vers le sud, direction Muang Ngoi !

J19 et J20 : Muang Ngoi, un joli coin de campagne (où nous avons failli dormir à la belle étoile)

C’est de nouveau en bateau que nous rejoignons Muang Ngoi. Nous apprécions décidément beaucoup ce moyen de transport, qui présente le double avantage de nous offrir de superbes paysages tout en limitant les heures de route sur les routes sinueuses de la montagne laotienne ! Le bateau est rempli à son maximum, nous sommes près d’une vingtaine serrés à bord – à tel point que nous sommes à plusieurs reprises contraints de débarquer le temps que le bateau puisse passer des rapides en étant moins chargé. Le capitaine décharge alors la moitié des passagers, fait traverser l’autre moitié, les décharge à leur tour et revient chercher le premier groupe, le tout en manœuvrant comme un as à contre-courant.

A Muang Ngoi nous nous mettons en quête d’une chambre, mais une mauvaise surprise nous attend : tout semble complet. Nous nous séparons alors, Benoît garde les sacs pendant que je continue les recherche partout la réponse est la même, « full, full, full ». C’est la première fois que cela nous arrive… Nous ne réservons jamais nos hébergements en Asie et nous n’avions jusqu’à présent jamais eu de souci de ce type. Un monsieur finit par nous expliquer ce qu’il se passe, ce week-end il y a deux mariages et une « fête de funérailles « (si, si) en même temps… Du coup toutes les familles concernées ont réservé des chambres. Le village n’est pas immense et j’ai bientôt fait le tour de toutes les options possibles. Un bungalow me passe sous le nez à deux minutes près, c’est rageant… On me propose ensuite une chambre en plein travaux, sans portes ni fenêtre ni salle de bains, je décline… on me parle enfin d’un village à 3kms de là où il devrait y avoir des chambres, bref, ça craint ! Alors que je n’y croyais plus je finis par trouver une chambre pour laquelle la réservation vient d’être annulée – c’est miteux et en plein sur la rue principale, mais nous ne sommes vraiment pas en position de faire la fine bouche, on prend ! On ne proteste même pas lorsque l’hôtelier vient nous demander une rallonge de 20 000 kips, c’est pour dire… On a un toit sur la tête pour ce soir et c’est présentement tout ce qui compte.

La recherche de logement nous a mis KO et nous passons la fin de la journée tranquillement. Nous déjeunons puis faisons un tour en ville. Muang Ngoi s’organise autour de sa rue principale, bordée quasi-exclusivement de guesthouses et restos. Le soir nous nous trouvons un resto indien pour dîner, cela enchante nos papilles quelques peu lassées de la nourriture laotienne… Nous faisons ensuite un tour by night en ville, où nous tombons sur la « fête de funérailles ». Les convives boivent et mangent tout en regardant un match de boxe, le tout autour du cercueil, c’est assez étonnant... Nous n’avons vraiment pas l’habitude de cela dans notre culture ! Le soir nous profitons comme prévu de la sono du mariage, enfin avec les boules quiès ça passe !

Le lendemain la journée commence bien avec un copieux petit-déjeuner buffet servi dans la guesthouse juste en face de la nôtre. Gaufres, crêpes, omelette aux pommes de terre, fruits, on se régale. Nous bouclons ensuite nos sacs et déménageons, un bungalow face à la rivière que j’avais repéré hier s’est libéré, c’est cool ! Nous avons même une petite terrasse avec hamac, le tout pour le même prix que notre chambre de la nuit dernière.

Nous partons ensuite en balade dans les environs de Muang Ngoi. La campagne autour se prête bien à la randonnée sur un jour ou deux, les chemins sont bien tracés et balisés et il y a pas mal de petits villages où l’on peut faire étape pour déjeuner voire passer la nuit. Notre premier arrêt est pour la grotte de Tham Kang, à 3kms du village. Une fois de plus nous sommes frappés entre les différences en terme de conditions de sécurité entre le Laos et l’Europe… en France une telle grotte serait soit interdite d’accès, soit ultra balisée à l’intérieur, ici rien de tout cela, on peut juste y entrer et s’y promener à ses risques et périls. Nous installons nos lampes frontales et zou, c’est parti. Nous avons chacun la nôtre, hors de question de reproduire la mésaventure de la carrière de marbre de Paros, dans les Cyclades, où nous nous étions retrouvés sans lumière ! La grotte est immense et très impressionnante. C’est fou de voir à quel point on pourrait s’y perdre facilement, nous avons fait très attention au chemin que nous avons emprunté et pourtant pour le retour nous devons être vigilants, tout se ressemble…



Nous poursuivons ensuite notre balade dans la campagne laotienne, entre rizières, pics karstiques dans le lointain, petits cours d’eau… C’est joli et bucolique à souhait, et nous ne croisons pas grand monde. Cette balade restera parmi nos meilleurs souvenirs de rando laotienne, on vous la recommande vivement si vous passez dans le secteur ! Nous marchons jusqu’au village de Ban Na puis de Hoy Bo, où nous nous arrêtons pour un déjeuner tardif. La dame qui tient le restaurant est un poème à elle toute seule, elle piapiate sans arrêt, tente de nous faire changer notre commande et de nous vendre le produit de ses travaux de tissage – je craquerai à la fin pour une écharpe ! – déverse sur notre table un sac plein de photos des gens qui sont passés par son resto… C’est totalement surréaliste et cela nous fait beaucoup rire.





De retour à Muang Ngoi nous découvrons avec dépit que notre petit resto indien est fermé ce soir, tant pis, ce sera le grand retour des nouilles sautées ! Nous passons une bonne nuit dans notre bungalow, accompagnés par un petit crapaud (in)visiblement caché dans les murs et qui donne de la voix à intervalles réguliers. Le lendemain matin après un dernier petit-déjeuner buffet nous reprenons le bateau, direction Nong Khiaw !

J21 et J22 : Rando et vélo à Nong Khiaw

Après notre agréable étape à Muang Ngoi, nous reprenons notre lente descente vers le sud, toujours en bateau. Cette fois le trajet est court puisqu’il faut à peine une heure pour rejoindre Nong Khiaw. Comme lors de nos derniers trajets en bateau les paysage sont très beaux avec beaucoup de végétation, quelques villages et de temps en temps une petite crique sableuse. Nous trouvons cette fois très rapidement notre logement il y a de la place dans l’hôtel que nous avions repéré et nous nous installons dans un adorable bungalow face à la rivière. Il est très propre, pas cher et nous avons une jolie terrasse, c’est parfait ! Nous profitons immédiatement de notre belle terrasse ensoleillée pour attaquer la lessive – les lessives à la main sont décidément le côté obscur des voyages au long cours, quant au séchage des affaires n’en parlons pas… Notre premier réflexe lorsque nous visitons une chambre avec terrasse est de se dire « chouette, on va pouvoir laver nos affaires », c’est pour vous dire ^^

Nous filons ensuite déjeuner au resto du Nong Kiau River Side, qui est l’hôtel chic du coin – d’après le Routard la cuisine y est délicieuse et à peine plus chère qu’ailleurs. Le restaurant surplombe la rivière et nos spaghettis (on vous a déjà dit que nous n’en pouvions plus de la nourriture laotienne… ?) sont délicieux. C’est décidé, on prend pension ici pour les repas -) Benoît se pose ensuite à la chambre pendant que je pars à pied visiter les grottes de Pha Tok, à quelques kilomètres du centre-ville. La balade est jolie, la ville est entourée de hauts pics karstiques qui se détachent à contre-jour dans le ciel. Les grottes en revanche s’avèrent moins spectaculaires que celle que nous avons visitée à Muang Ngoi celle qui est facilement accessible est immense mais très ouverte sur l’extérieur, quant aux autres grottes elles sont plus ou moins interdites d’accès… J’y fais un petit tour mais ne trouvant pas de passage évident pour vraiment m’enfoncer à l’intérieur, je renonce. J’hésite ensuite à continuer jusqu’à des cascades indiquées par un petit panneau, mais je n’ai aucune idée de la distance à laquelle elles sont, et entre la longue marche et la chaleur je commence à être bien KO. Je fais donc demi-tour, et après une petite pause banana milk-shake puis visite de temple j’arrive dans le centre de Nong Khiaw pile pour le coucher du soleil, timing parfait !

Nous passons une bonne nuit dans notre petit bungalow – on passera juste sur l’épisode où un énorme coléoptère a littéralement traversé notre toit de bambou pour venir atterrir sur notre plancher – et nous décidons de changer les plans et de prolonger notre séjour ici. Nous ne devions rester qu’une nuit car nous sommes un peu justes niveau timing (notre vol pour Tokyo part dans 12 jours de Bangkok), mais entre notre bungalow archi confortable, les bons restos et les jolies balades à faire dans les environs, Nong Khiaw nous a pris dans ses filets !

Le lendemain nous louons des vélos et partons en direction des cascades Hoiy Qang que j’avais repérées la veille. J’ai bien fait de ne pas y aller à pied, elles s’avèrent à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Nous galérons un peu pour les trouver, il n’y a pas beaucoup de panneaux mais deux commerçantes et l’institutrice d’un village que nous traversons nous donnent un petit coup de main sur la fin. Plus qu’une cascade il s’agit en fait d’un ensemble de cascades, accessibles via un chemin qui serpente dans la forêt. Nous passons près de deux heures à nous balader d’une cascade à l’autre, nous sommes tous seuls et nous jouons les explorateurs !

De retour à Nong Khiaw nous rendons les vélos puis filons déjeuner dans le même resto que la veille. C’est qu’il nous faut prendre des forces, le sport n’est pas fini pour aujourd’hui... Le point de vue de Nong Khiaw nous attend ! Le principe est simple, il s’agit tout simplement de grimper au sommet de l’une des montagnes qui surplombe la ville… La balade est plus longue que ce que nous pensions mais se fait bien. Nous traversons différents types de végétation, d’abord des bananeraies puis vraiment de la jungle avec des lianes etc, avant de finir par un dernier tronçon plus aride et pierreux. De là-haut la vue est brumeuse mais tout de même jolie, et nous regardons le soleil couchant se dissoudre dans les nuages. La descente est moins sympa, la nuit tombe assez vite et les araignées sortent chasser, il y en a partout sur le chemin et les bas-côtés. Nos lampes font briller leurs yeux, du coup on ne peut pas les louper… Elles sont grosses sans être énormes, mais il y en a clairement trop pour moi et je pousse un grand ouf de soulagement en retrouvant la rue principale de Nong Khiaw !

Nous passons ensuite une soirée tranquille. Nous resterions bien une ou deux nuits de plus dans notre petit bungalow face à la Nam Ou, mais bon, Luang Prabang nous attend !

J23, J24, J25 : Luang Prabang, ou trois jours de farniente sur les bords du Mékong

Fini le bateau – enfin, on aurait pu mais c’était vraiment hors budget car il fallait en privatiser un- c’est en minibus que nous rejoignons Luang Prabang. Les quatre heures de route se font bien et après la traditionnelle recherche de logement nous posons nos valises dans une petite guesthouse plutôt mignonne, où nous réservons d’emblée pour deux nuits.

J’avais passé six jours à Luang Prabang en 2012, et la ville n’a pas tellement changé depuis. Quelques hôtels de charme supplémentaires sont apparus et les bords de Mékong ont été un peu réaménagés, mais en dehors de cela je reconnais bien les lieux. Luang Prabang est toujours aussi agréable et facile à visiter, cela nous rappelle Chiang Mai. Disons que pour l’authenticité laotienne on repassera, mais que pour buller quelques jours entre hôtel confortable, nourriture variée et balades tranquilles en ville et dans les environs, c’est juste parfait. Nous retrouvons avec joie les petits stands de nourriture variée comme en Thaïlande, et nous nous régalons de jus de fruits frais pressés, de sandwichs à l’avocat et de rouleaux de printemps. Notre seule déception gustative sera pour le marché de nuit… On y trouve des stands de type « buffet » où l’on peut remplir son assiette pour 10 000 ou 15 000 kips (environ 1,5 euros), et j’y avais pris mes quartiers en 2012. J’y amène donc Benoît le premier soir, on se sert et on commence à manger… lorsque je vois Benoît blêmir face à un asticot gigotant sous un légume. Petite pause citation dans le texte pour vous retranscrire au mieux la situation via ce cri de désespoir de Benoît face à un vermisseau tentant désormais de fuir discrètement sur le bord de son assiette... « Ah, si seulement il avait été cuit, ça aurait été autre chose, mais là… » Bref, cela nous coupe l’appétit ! Nous parvenons à nous faire rembourser l’assiette et nous filons vers des horizons moins véreux -) Cela corrobore plusieurs récits de voyageurs ayant été malades après avoir mangé au marché de nuit. Les soirs suivants nous nous contenterons de profiter des jolis stands du marché de nuit, en mangeant ailleurs, pas fous !

La ville est très arborée et fleurie, c’est très agréable. Les boutiques sont jolies et donnent envie d’y entrer, quant aux bords de Mékong il est toujours aussi agréable de s’y promener. Nous marchons pas mal en ville, flânant d’un temple à l’autre, ou plutôt d’un parc de temple à l’autre -) Dans l'un des temples se tient une jolie expo photo sur la méditation à Luang Prabang. Nous entrons également dans l'Institut français, ancien logement du directeur de l'école primaire dans les années 1950. Pierre Desproges y passa d'ailleurs une partie de son enfance, son père étant alors directeur de l'école. Le bâtiment est joli en revanche les dessins affichés à l'intérieur nous étonnent... Les enfants ont illustré des mots français dont nous trouvons le choix étrange : "tap-tap", "vigousse", "fada"... Je fais aussi un tour du côté de l’étang de Boua Kang Bung, un quartier étonnant de Luang Prabang où de petites maisons sont bâties autour d’étangs marécageux. Entre deux balades nous faisons des pauses jus de fruits frais et/ou pâtisseries françaises –il y a plusieurs chouettes pâtisseries ici – bref c’est la belle vie :-)



Nous empruntons également le pont de bambou qui traverse le fleuve afin d’aller voir Ban Xangkhong, un village spécialisé dans le tissage (soie et coton) et dans la fabrication de papier artisanal avec inclusions de fleurs et de feuilles séchées. On résiste comme on peut, mais nous ferons tout de même quelques emplettes au marché de nuit !

Le premier soir nous assistons à la projection en plein air du film Chang, un documentaire américain de 1927 absolument passionnant sur la vie d’une famille de paysans dans la jungle du Siam. Les deux réalisateurs (Cooper et Schoedsack) ont vécu dans la jungle durant 18 mois pour réaliser ce film… avant de réaliser, quelques années plus tard, le fameux King Kong. Le film est projeté jusqu’en octobre 2016 tous les soirs dans deux hôtels de la ville (à 19h au Sanctuary Hotel, à 19H30 au Victoria Xieng Thong Palace) et vraiment on vous recommande d’y aller. Le deuxième soir nous grimpons au sommet du mont Phousi pour voir le coucher de soleil, nous ne sommes pas tous seuls et la brume rend le spectacle un peu décevant. Une fois de plus le soleil se dissout dans les nuages sans véritablement se coucher. Nous testons ensuite l’Utopia, un bar atypique en bord de Mékong où les Monaco citron – colorés en vert, St Patrick oblige - descendent tous seuls -)

Le dernier matin nous mettons le réveil à 5H30 pour aller assister à l’aumône des moines tous les moines sortent des temples pour aller mendier leur nourriture, en longues processions orange. Autant en 2012 j’avais été frappée par le peu de respect de certains touristes qui gênaient la procession pour prendre des photos voire toucher les moines, autant cette fois je trouve qu’il y a beaucoup moins de monde et que les gens gardent leurs distances. Nous avons vu plusieurs affiches en ville insistant sur l’importance de respecter cette cérémonie religieuse, ceci explique peut-être cela. Juste à côté se tient le marché du matin.

Nous quittons Luang Prabang très contents de cette étape. J’avais beaucoup aimé cette ville lors de mon séjour en 2012 et cette impression s’est confirmée lors de ce deuxième séjour. Quant à Benoît il a lui aussi été conquis. Nous nous disons juste qu’un jour il faudra qu’on y retourne en budget « vacances » et pas TDM, certains hôtels de charme nous ont vraiment fait de l’œil ! En tout cas pour qui veut découvrir le Laos sans trop sacrifier son confort, c’est vraiment une étape idéale…

En ce qui nous concerne le confort attendra encore un peu, nous quittons Luang Prabang pour Vientiane en bus de nuit, option « VIP » s’il vous plaît ! Cela sonnait bien sur le papier, dans la vraie vie l’inscription en gros sur le pare-brise « KING OF BUS » instille un sérieux doute dans nos esprits, et la découverte de nos couchettes doubles crasseuses au lieu des mignonnes couchettes individuelles comme celles que j’avais eues en 2012 achève de détruire nos espoirs. Enfin, nous devons être cyniques car certains gardent malgré tout un optimisme à toute épreuve, l’un des passagers se met à chercher le signal wifi du bus, ce qui à défaut d’aboutir aura le mérite de nous faire rire -)

J26 et J27 : Comme un air de France à Vientiane

Notre nuit n’est finalement pas si mauvaise – on se réveille toutes les une à deux heures, mais on arrive à se rendormir à chaque fois - et nous nous mettons à la recherche d’une chambre dès notre arrivée. C’est de nouveau un peu la galère, il est tôt et la plupart des gens n’ont pas encore checké out. Lorsque nous trouvons enfin une chambre libre, l’hôtelier nous demande une rallonge pour avoir la chambre tout de suite alors qu’elle est vide. C’est la première fois que cela nous arrive et nous tournons les talons. Nous finissons par trouver notre bonheur (ou presque) à la Mixay Paradise Guesthouse. Ce ne sont pas vraiment des rigolos – des listes d’interdiction diverses et variées sont placardées partout dans l’hôtel et ils sont vraiment très à cheval sur les règles – mais l’hôtel et la chambre sont propres et à un tarif correct pour la capitale (100 000 kips soit 9 euros pour une chambre double avec ventilateur et sdb commune). On réserve !

Comme Luang Prabang, Vientiane est fidèle à mes souvenirs. J’ai une grande affection pour cette petite capitale souvent mal aimée des touristes, je la trouve très attachante… En plus il y a pas mal de choses à faire et à visiter. Nous nous baladons en ville, je fais découvrir à Benoît mes coins préférés. Nous montons au sommet du Patuxai, le grand arc de triomphe de Vientiane, nous nous baladons au bord du Mékong entre marché nocturne et cours de gym en musique...

Et puis, nous prenons nos quartiers avec joie dans les divers boulangeries et restos français de la ville, vestiges de son passé colonial. Viennoiseries, salade de chèvre chaud et pizza pour moi, camembert pané et escalope milanaise pour Benoît, soufflé aux fruits, après trois mois de voyage en Asie on se fait plaisir sans (trop) attaquer le budget. Je retrouve aussi avec joie mon petit buffet végé du marché Khua Din, la soupe de taro au lait de coco est toujours aussi bonne ! Nous passons également une matinée à l’Alliance Française à bouquiner, on apprécie de retrouver des magazines et BD en français.

Nous visitons également le visitor center de la COPE, une ONG qui fabrique des prothèses et offre des soins, notamment de réhabilitation physique, aux personnes victimes d’engins explosifs et dont j’avais manqué la visite en 2012. Le Laos détient en effet le triste record de pays le plus bombardé en rapport avec son nombre d’habitant. Durant la guerre du Vietnam, les Américains l’ont en effet bombardé non stop, alors que le pays était neutre dans ce conflit. Oui, mais il était situé sur le trajet des avions américains rentrant à leur base… et comme atterrir avec encore des bombes à bord était trop dangereux, les pilotes larguaient leurs cargaison sur le chemin du retour. Quarante ans après le sol laotien est encore truffé de plusieurs dizaines de millions d’engins explosifs depuis la fin de la guerre (1974) 20 000 Laotiens ont été tués ou gravement blessés par ces bombes non explosées. Parmi eux, 13 500 ont perdu un membre et 40% sont des enfants. On estime qu’actuellement une centaine de Laotiens sont encore tués ou blessés chaque année par ces engins. Associé aux conditions sanitaires limitées, cela conduit à des dizaines d’amputation, blessures lourdes et cécités tous les ans… L’objectif de la COPE est de fournir des soins de rééducation de qualité pour ces personnes, notamment lorsqu’une amputation a dû être réalisée. Ils prennent en charge la personne, font des prothèses adaptées, et effectuent le travail de rééducation jusqu’à ce que la personne sache se débrouiller avec sa prothèse, et puisse rentrer dans son village. Outre l’impact pour les victimes, le fait que le sol soit ainsi contaminé limite de manière importante le développement du pays (comment développer ses champs et construire sur un sol plein de bombes). Des travaux de déminage sont en cours, mais cela prend du temps, d’autant plus que les aides financières apportées par les responsables, notamment les USA, restent très inférieures à ce qui serait nécessaire et à ce qui a été dépensé durant la guerre pour justement bombarder. Injustice, quand tu nous tiens… Enfin, nous avons trouvé la visite passionnante et très bien faite avec panneaux, objets, témoignages et films. Si vous passez par Vientiane, n’hésitez pas ! Mais prévoyez bien deux heures si vous voulez avoir un bon aperçu des choses. Nos deux jours à Vientiane passent à toute vitesse et nous quittons définitivement le Laos le lendemain matin… Pas de doute, on reviendra !
Manifestations en Thaïlande (à l'intention des voyageurs)
by Sunhae · 2014-02-10 · 991 replies
Hello everybody

Pour ceux que l'analyse politique relative aux evenements en cours interesse moyennement mais qui s'inquietent de la bonne reussite de leur sejour futur ou en cours, je vous propose de nous echanger ici de bons tuyaux concernant la circulation, les coins a eviter, et toutes autres petites infos du meme acabit. J'essaierai moi meme de participer a mon humble mesure, etant sur place, a Bangkok pour encore 3 semaines. Mes sources : - Les employes de ma residence hoteliere qui me donnent chaque jour les dernieres infos en anglais. (J'ai bien acces a 8 chaines de TV mais aucune connaissances en langue thai). - Les tweets de Richard Barrow.

Ce qui serait cool, ca serait que des touristes actuelement en Thailande et venant a passer sur VF, nous fassent part ici des desagrements qu'ils auraient pu rencontrer en rapport avec la crise actuelle. Ceci dans le but de mettre en garde les autres. Et ce qui serait tout aussi cool c'est que cette discussion soit exempte d'attaques personnelles et de gueguerre d'opinions, ces 2 parasitages supremes... Qu'en pensez vous ?
Trois petites semaines à l'ouest des États-Unis (retour)
by Sylbau · 2013-06-11 · 40 replies
De retour des USA, je vous fais partager mon carnet de voyage (juste retour des choses car c'est surtout grâce à ce forum que j'ai préparé ce voyage) Nous avons voyagé 3 petites semaines de l'Oregon à Seattle puis la route 101, San Francisco, Yosemite, Death Valley, Joshua tree, Los Angeles... Notre fille Zoé qui a 16 ans passe une année scolaire dans l'Oregon, l'occasion était trop belle de la retrouver et de partir à la découverte de ce grand pays. Je ne publie pas tout d'un coup.. pour que ce ne soit pas indigeste mais si vous êtes du genre à ne pas aimer les feuilletons, vous pouvez trouver la suite des aventures dans mon blog (rassurez vous, ça finit bien 😉). Pour les autres, la suite très bientôt . et je vais essayer d'ajouter en plus de ce qui est sur le blog quelques petites adresses et prix

Dimanche 5 mai 2013 Depuis presque 9 mois, une partie de notre tête, de notre vie, est dans l'Oregon où notre fille Zoé passe presque 1 an pour son plus grand bonheur. C'était trop tentant d'aller lui faire un petit coucou et d'en profiter pour découvrir ce grand pays où nous ne sommes jamais allés. 3 petites semaines pour en profiter... et vous raconter. C'est bizarre le temps. On part un matin à 10 h de Paris; on fait 13h30 d'avion + 3 h d'escale à Londres et on est à 17 h à Los Angeles... est ce que si on voyageait chaque jour vers l'ouest, on remonterait le temps et on reviendrait à la date du départ ? (ce serait pratique pour les congés... Mais quand même, c'est loin l'Amérique !

Vols sans encombre et passage à l'immigration américaine avec une queue énorme de voyageurs devant les guérites. on se voit déjà bloqués là pour 3 h mais en bons français, on resquille un peu en changeant de file et on s'en sort en 1 h. Empreintes, questions basiques sur les motifs du voyage et nous voilà estampillés" accepted". Thank you Sir. Normalement il faut encore faire la queue pour la douane (1 h) mais un ange gardien nous ouvre une barrière et nous fait sortir directement. Re-thank you Sir !

J'ai eu la bonne idée (on n'est jamais mieux félicité que par soi-même) de louer une voiture pour notre petite nuit à Los Angeles. 49 $ = 1 fois1/2 moins cher que le taxi pour aller à Santa Monica où nous logeons et on va pouvoir se ballader un peu. Notre premier contact avec un autochtone chez AVIS est plutôt sympa "bonjour"; il nous parle de vins français, plaisante, et nous donne notre petite Chevrolet automatique qu'Eric peine un peu à prendre en main. (je sais, la photo est de traviole mais 9 h de décalage horaire, ça vous tourne la tête...😉

Le soir on veut aller se promener dans Santa Monica et on cherche à se garer mais les parcmétres sont bizarres et peu explicites, on part voir comment font les autres voitures et en se retournant on voit un grosse voiture de police garée à côté de la Chevrolet et un policier en train de faire des photos des plaques. On court (enfin je cours...) "please Sir" et il nous regarde fixement quelques secondes sans rien dire. Eric essaye d'expliquer le problème et le policeman répond que c'est impossible de se garer là - on est mal, on imagine deja le sabot et autre amende ...mais il finit par dire "vous êtes français ?" et il remonte dans sa voiture. OUF ! Thank you Sir !
Quel réchaud pour un tour du monde à vélo?
by 66 · 2013-01-18 · 64 replies
Salut a tous, je cherche 1 réchaud multi combustibles pour 1 tour du monde en vélo... Je suis preneur de tous vos bons conseils, quelle marque ? quel prix ? où en trouver ?..... Merci d'avance !
Émission "Faut pas rêver"consacrée à l'Argentine sur France 3 le 28 septembre
by Kashtin · 2012-09-18 · 69 replies
Bonsoir à tous,

Le 28 septembre, "Faut pas rêver", sur France 3, est consacré à l'Argentine:

"Pampa, Patagonie, Cordillère des Andes, Iguazú… Ces noms qui évoquent les grands espaces argentins sont au menu de ce numéro de Faut pas rêver, à travers un pays fascinant, grand comme six fois la France ! C’est parti pour des rencontres fortes dans des décors à couper le souffle, et des reportages inédits et surprenants !"

Pascale
Kumbha Mela 2013 à Allahabad, hôtels et prix? (Inde)
by Sucharitkul · 2012-04-09 · 31 replies
Cela fait des semaines que ( nous sommes 2 ) je cherche un logement( hôtel en principe ) à allahabad entre le 5 et le 19 février 2013 lors de la Kumba Mela.Je ne tombe pratiquement que sur des sites d'agences bien gentilles mais aux réponses fantaisistes .Exemple : une agence m'affirme pouvoir m'avoir une deluxedouble à l' hôtel MILAN PALACE pour cette période à +- 3800 rps mais j'ai téléphoné à l' hôtel et on m' a dit que ce serait au minimum 10000 rps . Bref , des charlots ! Donc , qui peut me dire où et pour quel prix réel je peux loger ( je connais très bien l'Inde alors pas d' hôtel "standard" basique avec bruit , blattes , eau marron , clim en panne , etc bref le lot habituel qu'on peut supporter une nuit mais pas 15 jours ) à allahabad à cette période. PS : les " je crois que " et compagnie , abstenez-vous merci ! Il existera de gigantesques villes de tentes :quel site internet où ils donnent les tarifs ? Là , je vais voir s'il y a de vrais routards informés car c'est quand même la plus fantastique "réunion" au monde !
Les pays irréductibles qui résistent à McDonald's
by Pierre · 2011-12-31 · 106 replies
Source: yahoo.fr "Récemment sorti en Bolivie, le documentaire ¿Por qué quebró McDonald's en Bolivia? (Pourquoi McDonald's a fermé, ndlr) tente d'expliquer l'échec de McDonald's dans ce pays après la fermeture des derniers restaurants en 2002 (une fermeture vieille d'une décennie et non récente comme on a pu le penser). Y a-t-il des pays qui, comme la Bolivie, sont irréductibles au petit hamburger? Oui, et ils sont quand même assez nombreux. McDonald's est bien un symbole de la mondialisation, mais il n'est présent «que» dans près de 120 pays (sur les 195 pays reconnus par les Etats-Unis) avec 33.000 restaurants. Une présence si importante que, pour comparer les pouvoirs d'achat entre les pays, l'hebdomadaire britannique The Economist a créé l'indice Big Mac en référence au hamburger-phare de la compagnie. 1Il y a d'abord les pays où la chaine de fast food n'a jamais mis les pieds. Outre le Vatican, la plupart sont en Afrique (à l'exception du Maroc, de l'Egypte et de l'Afrique du Sud), faute de demande, de rentabilité ou de stabilité politique qui incite à des investissements directs, comme l'illustre cette visualisation (1) (auquel il faudrait toutefois enlever la Bosnie-Herzégovine, un McDonald's ayant été ouvert à Sarajevo en juillet 2011). De même, bien que l'implantation de McDonald's dans les cinq anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale soit l'objet d'attention d'investisseurs turcs, comme le révèle un câble diplomatique rendu public par Wikileaks, il n'y en a toujours pas au Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Turkménistan et en Ouzbékistan. Alors que le Vietnam rassemble les ingrédients pour assurer le succès de l'implantation du géant mondial du hamburger (45% de la population a moins de 25 ans et un certain essor économique), McDonald's ne s'y est jamais implanté, comme l'explique ce portrait de Forbes d'un jeune entrepreneur vietnamien qui (...)"

La suite ici

Pierre 🙂
Traveler, great traveler, or tourist: what's the difference for you?
by Carls · 2011-01-02 · 160 replies
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
Retour de vingt et un jours en Malaisie: parcours et impressions
by Chumi18 · 2010-06-28 · 16 replies
Bonjour à tous

Fraichement rentrée de Malaisie, je me suis dit que ce serait sympa de faire partager mon expérience ici vu que j'ai pris pas mal d'infos sur ce site... Nous sommes donc partis 3 semaines du 04 au 25 juin en couple de 27 et 32 ans en mode routard-barroudeur comme d'habitude. nous avons déja silloné plusieurs fois l'Asie du Sud Est dont Thailande 2x, Indonésie et Philippines... La on avait décidé de continuer notre route vers la Malaisie avant de changer de continent la prochaine fois.

Nous sommes parti avec Malaysian Airlines... Bonne compagnie dans l'ensemble mais ns préférons KLM (qui dessert aussi KL)... meilleurs avions, meilleur service et meilleur entertainement, ...

Arrivé à KUALA LUMPUR à 07h.. et oui encore tte la journée à tirer apres un voyage de 12h00. Nous avons logé au Classic Inn (120MYR), tres chouette petit hotel familiale ambiance routards où il y a des dortoirs ou des chambres avec salle de bain avec un succulent petit déj, wifi et très bien situé près du centre (Bukit Bintang). Des notre arrivé, nous avons usés nos semelles dans les rues de KL sous une chaleur tres humide. Ce qui est sympa à voir à Kuala: les tours Petronas biensur de jour comme de nuit ainsi que son parc pour se relaxer à l'ombre, Chinatown, Little India, Bukit Bintang, ... et un peu plus loin à 15km, Batu Caves; un des plus grand temple indien en dehors de l'Inde (très beau et on peut y voir des cérémonies le dimanche) ... En soirée, le quartier le plus sympa à notre gout et Bukit Bintang, on dirait un petit time square, c'est vivant, ça bouge partout... à coté il y a le Alor Street ou il a des tas de petits resto-rue ou l'on mange tres tres bien pour pas cher.

La nourriture est succulente: on y trouve de tout (thailandais, Malais, chinois, Indiens, Arabes, ...) et partout et à tout heure de la nuit... peut pas avoir faim. Par contre l'alcool c'est un tout autre probleme: il y a moyen d'en trouver sans problemes mais il faut etre prêt à mettre le prix! à 2.50€ la bière ou à 6-7€ le cocktail on réfléchis à 2x avant de boire! C'est pas comme dans tous les autres pays d'Asie du Sud Est.

Nous sommes restés 3j entier à KL mais 2 sont suffisant. C'est une villes très agréable, propre, pas trop bruyante en comparaison avec Bangkok mais bon, ca reste une ville donc il fait tres chaud, huminde et marcher des heures ds ces conditions, c'est très dur!

Ensuite, nous sommes allés au CAMERON HIGHLANDS. Nous avons pris un bus de la station "Bukit Jalil" que l'on peut rejoindre en LRT (Metro de KL)... La bas, il a des dizaines de petits stands qui vendent des billets pour ttes les destinations possibles. Il faut compter entre 4 et 5h pour rejoindre Tanah Rata (ville des Camerons). Nous avons passé nos 2 nuits au Father's guesthouse qui est tres bien situé en peu en hauteur et où on peut trouver dortoirs, chambres avec sdb commune ou chambre privé pour 90MYR. Le temps ici est vraiment different, il fait bon, c agréable de perdre une dizaine de degrés... Il pleut aussi plus souvent vu que nous sommes à 2000m d'altitude. En soirée, il fait frais (15°) et cru donc prévoyez une petite veste. La région est vraiment très belle avec ses paysages verts, ses plantations de thé partout, ... Vu que ns n'avions qu'1j complet sur place, nous avons pris une excursion pour être sur de tout voir et cela valait vraiment la peine... ns sommes partis en 4x4 nous perdre dans la forêt pour faire un trek, visites des plantations de thé, des mossy forest et des tribus locals.

Des camerons, nous ns sommes dirigés vers LES PERHENTIANS... tout est bien organisés... un mini bus vient vous chercher à l'hotel et 6h plus tard vous dépose à Kuala Besut Jetty ou les bateaux vous attendent pour rejoindre les Perhentians et le bateau vous dépose devant votre hôtel. Nous sommes restés 7 nuits: les 2ières sur Besar chez Abdul Chalets... bungalows face a la mer très sympa pour 150MYR. Besar est sympa, très belle en journée mais en soirée y a vraiment rien à faire, trop famille, assez ennuyant... pour des jeunes qui cherchent un minimum d'ambiance, c'est pas à Besar que vous devez aller. Mais fait y aller pour les spots de snorkeling tres sympa et des plages plus belles que sur Kecil. C'est à Besar que nous avons vu pr la 1iere fois de nos voyages des requins de récifs (inoffensifs) et des raies. Ensuite, nous avons logés 2 nuit sur Petani beach... Il n'y que 5 bungalows tres robinson avec les animaux qui suivent 🙂 ... la plage est tres belle avec aussi un beau spot snorkeling, des coins hamacs ou l'on peut chiller tranquille vu qu'il y a peu de monde. En soirée, petit barbuc sur la mer avec les 8 autres personnes de l'hotel... C'est aussi calme mais plus sympa que Besar en soirée pcq la vu le petit nbre, tt le monde se parle et échange ses souvenirs de voyages. Ensuite, nous avons décidé de passer nos 3 dernières nuits sur Coral Bay pour trouver un peu d'ambiance pcq ça commencait à nous manquer. Nous sommes arrivés vers 09h00 et tous les hotels étaient full 🤪 ... nous avons du dormir dans un petit truc tres spartiate ou il ne faut pas être difficile 🙂 Ns avions un lit avec moustiquaire, un ventilo et une douche et c'est tout lol... pas de table, pas d'évier, rien d'extra. Mais finalement on se rend compte qu'on a pas besoin de plus, on est tjs dehors. Nous avons fait une excursion (il n'y en a qu'une) ou le boatman nous déposait à differents pts snorkeling interessant. En soirée, il y a une chouette petite ambiance chill ou les gens bavardent autour d'un bon barbuc ou alors il y a moyen d'aller à Long beach via un chemin (10min) et la il y a deux petits bars avec musique et petites tables sur le sable ou il y moyen de boire un bucket (comme en thailande mais pas au meme prix🙂) ou fumer une chichas... Ensuite, nous avons bougé pcq on commençait a trouver le temps long et tourner en rond... a la base, nous devions ns diriger vers Kapas mais on c'est dit que vu que c'était encore plus petit que les Perhentians, on risquait de vite tourner en rond lol. Nous ce que nous aimons c'est bouger, découvrir... et aux perhentians, c tres petit donc en 2j on a fait le tour et apres ben faut glander, se coucher au soleil et pour nous, c'est pas possible! Donc avec un autre couple que ns avons rencontré sur place, nous avons décider d'aller sur Langkawi... pcq meme si l'eau est moins belle, l'ile est plus grande et on a une liberté de mouvement qu'on ne peut pas avoir sur les Perhentians... Notre avis sur les Perhentians est assez mitigé... Quand on lit ce que les gens en disent on s'attend vraiment qqchose de splendide... ok c jolie, c mignon, l'eau est belle mais c'est tout. Nous revenons des Philippines et avons été decu des perhentians... Pcq je pense qu'une fois qu'on a été au Philippines, rien n'équivaut la beauté des plages, des eaux et de ce qu'il y a dans l'eau surtout... on a pas vu une plage plus jolie ou un spot snorkeling plus interessant que ceux fait aux Philippines. donc je dirais oui les perhentians c sympa mais il y a 100x plus beau et plus sympa!

Ensuite direction LANGKAWI par bus de nuit (9h) qui a traversé toute la Péninsule de la cote Est à Ouest... Arrivé à 07h00 à Kuala Perlis où l'on prend les bateaux pour Langkawi (Kuah). C'est la basse saison de ce côté la donc pas trop de monde, plein de chambres d'hôtels disponible à des prix interessants et nous avons eu 4j de plein soleil (meilleure temps que sur les Perhentians bizarrement). Nous avons logé au Melati Hotel (100MYR) avec frigo, airco, eau chaude (ça fait aussi du bien temps en temps d'avoir ça) Le 1er jour ca été découverte du coin, ballade sur la plage, dans la ville et repos... ce qui est bien à Langkawi c'est qu'il s'agit d'une ile détaxé donc la bière passe de 10 à 1.80MYR (5x moins cher) et pareil pour les clopes et l'alcool coute pas cher ici, on allait pouvoir un peu faire la fête! Les deux jours qui ont suivi, nous avons loué une mobylette et avons découvert l'île par nous même plan a la main en s'arretant ou l'on voulait... et sympa de retrouver la sensation de rouler en mobylette dans un pays chaud... sur les 2j, nous avons fait le tour de l'ile (70km) et ce faut tres sympa... c'est varié, il y a plein de choses à faire et à voir... ok l'eau est pas aussi jolie qu'aux Perhentians mais il y a tant d'autres choses a faire que c'est pas grave et on a pas le temps de s'ennuyer (cable car, waterfalls, mangroves, aigles watching, island hopping, shopping). Contrairement à ce que l'on pensait, on a apprecié Langkawi, il y avait pas bcp de monde et on a eu l'impression de voir quelque chose. En soirée, pas mal de bons petits restos et un chouette petit bar (Le Babylon bar) ou il y avait des concerts de reggea ts les soirs dans un décor génial et une ambiance tres agréable... ns avons passé notre 4 soirée la bas!

Après 4j passé sur Langkawi, retour sur Kuala Lumpur avec Air Asia et de l'aérport LCCT (low cost airport), ns avons pris le bus pour MELACCA (2h). Nous sommes arrivé en fin d'après-midi, sommes installé au FENIX INN (tres bien situé entre la quartier moderne et la vieille ville) et avons vu la ville de nuit d'abord... Cette ville est magnifique en soirée, toute illuminé de partout avec une ambiance chinoise magique et tous ses trishaw plein de lumières roulant dans la ville. Ce soir là, il y avait une spectacle indien et l'élection de mini miss sari, c fut génial de voir cette ambiance indienne et ses danses magnifiques. Le lendemain, nous avons visité la ville de jour et c'est une petite ville incroyable, remplie de passé, d'histoires... on trouve a la fois des mosqués, des églises, des traces de portuguais, des hollandais, des chinois, ... Le quartier chinois est tres tres typique et tres beau (bcp plus beau que celui de KL) plein de petites ruelles avec des maisons typiques, des temples, des artisants, ... nous sommes tombés sous le charme de cette petite ville qui donne l'impression d'etre en Europe.

Pour notre dernière nuit, nous sommes retourné sur Kuala au même hotel qu'à l'arrivé... dernier petit tour dans la ville, voir les petronas et faire un peu de shopping et rammener des souvenirs à la famille.

RESUME D'un pt de vu climat, nous avons eu dans l'ensemble du beau temps: un tt petit peu de pluie à KL, un peu plus au Camerons, des grosses averses en soirée aux perhentians et une matinée à Malacca donc sur 21j, presque rien et en meme temps, elle tombait bien pcq la chaleur était insupportable.

D'un pt de vue budget, nous avons dépensé 700€ chacun pr 3semaines sans le billet d'avion et en se privant de rien. On dormant ds des trucs pourris comme un peu plus luxe avec pas mal de déplacements (avions, bus, bateau) et en rammenant pas mal de souvenirs et en mangeant du matin au soir :-)

Que dire de ce pays?: La Malaisie est un exemple même de tolérance.. Des chinois, malais, indiens, arabes, européens se cotoient sans problemes alors qu'ils ont tous des coutumes, origines, religions differentes... on peut aussi bien voir une chinoise ou une touriste en mini short-top a coté d'une malaise voilé ou d'une Moyen orient avec la burqua et personne ne se regarde, ne se juge et je trouve ça extraordinnaire... Par contre ce coté tellement cosmopolite ne permet pas de donner de culture a ce pays... on a du mal à dire qu'est ce qui représente la Malaisie? (comme les temples et boudah en thailande, les temples indouistes en indonésie, ...) ici c'est plus dur, on pas réussi à donner une identité à ce pays mais cela n'empeche pas les habitants d'être tres chaleureux, accueuillants et à aucun moment on a eu l'impression de se faire arnaquer! On a aimé ce pays, on l'a vu mais je ne pense pas qu'on y retournera... Malgré tout les Philippines reste notre grand coup de coeur, de surprise et ns sommes pressés d'y retourner. La Malaise est à notre gout déja trop developpés (grosses villes, routes parfaites, on trouve de tt partout).. mais content malgré tout de l'avoir fait pour pouvoir juger moi meme et dire ce que j'en pense.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas!

Vanessa

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