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Itinéraire avec enfants en Bolivie
by Carmelita974 · 2019-03-26 · 13 replies
Bonjour,

Nous sommes une famille avec 2 filles de 11 et 7 ans en nous voyagerons en amérique du sud du 18 juin au 4 aout. depart et retour de santiago du chili et entre 6 semaines de san pedro de atacama à la jungle amazonienne du pérou. J ai déjà prévu 4 nuits à san pedro de atacama d où j aimerai partir pour le salar d uyuni. je pense organiser 3 semaines au Pérou avec l aide de "tout perou" mais j aurais besoin d aide pour la partie bolivienne à partir d'uyuni. Nous vivons à la Réunion donc nous aimons randonner mais je suis un peu allergique au ville et à la foule. je pensais 1ou 2 nuits à potosi, 3 nuits à sucre, 3 nuits la paz mais dans tout çà j ai l impression de ne faire que de la ville? et pour le lac titicaca je pensais plutot l'aborder par la partie péruvienne: lachon et taquile.

merci pour toutes vos informations

carmelle
Quelques réflexions et remarques après un mois en Argentine
by Piranha37 · 2019-03-16 · 22 replies
Bonjour, nous venons de revenir d'un mois en Argentine et un peu au chili. J'ai beaucoup utliser ce forum et je souhaite faire profiter de notre expérience.

Notre trajet en bref :

Arrivée à Buenos Aires Départ pour Ushuaia : ville et parc de la terre de feu croisiére de 5 jours d'Ushuaïa à Punta Arenas (Chili) : Cap Horn et de nombreux glaciers chiliens; Punta Arenas Punta Arenas à El Calafate (Argentine) en bus Glacier Perito Moreno avec marche sur celui-ci El Calafate à El Chalten en bus : marche jusqu'au Fitz Roy (26 kms), jusqu'au Cerro Torre(20 kms) et aux belvédres et cascades (17 kms) El Chalten à El Calafate en bus puis avion jusqu'à Mendoza via Cordoba Location de voiture à Mendoza : Vignobles de la vallée de Uco Upsallata et parc national Aconcagua et retour par la route des « caracoles » Sanctuaire de la difunta Correia et nuit à San Augustin del valle fertil parcs naturels Ischigualasto et Tampalaya, nuit à Villa Union Laguna Brava Villa Union à Mendoza via San Jose de Jachal et Rodéo Avion jusqu'à Iguazu via Cordoba 2 jours à Iguazu (les côtés argentins puis brésiliens) bus jusqu'à San Ignacio Mini : visite de la mission visite des 2 réductions jésuites du Paraguay (Trinidad et Jesus de Taravangue) 2 missions Santa Anna et Loreto puis bus jusqu'à Posadas puis bus de nuit jusqu'à Buenos Aires 2 jours à Buenos Aires et une journée à Colonia del Sacramento en Uruguay.

Nous ne sommes pas allés au Nord Ouest (Salta), car c'était la saison des pluies. Nous y retournerons une autre fois.

Ce qui est facile : Voyager en Argentine ou au chili est très facile tant en avion qu'en bus, très confortables. Aucun probléme en avion que ce soit avec Latam ou Austral. Pour les trajets de nuit c'est un peu plus cher mais les places « cama » qui s'inclinenet à 160° sont très confortables. Le repas du soir est fourni. Nous avions organisé via internet beaucoup de choses depuis la france à l'avance pariant que le peso aprés sa chute jusqu'à l'été ne bougerait plus ce qui s'est révéle exact sauf la derniére semaine ou il a chuté de 43 à 46. Nous avons logé quasi uniquement dans des logements via air bnb. C'est beaucoup moins cher que des hotels surtout dans les villes (30 euros environ la nuit en moyenne pour 2). Nous avions aussi réservé les avions avant de partir car au début c'était encore les vacances en Argentine. A Buenos Aires, les transports en commun sont très efficaces. Il faut acheter une carte magnétique que l'on peut facilement recharger (SUBE), elle est valable dans le métro et les bus très nombreux et fréquents. Circuler en voiture est aisé et ne pose pas de probléme même dans une ville comme Mendoza. L'essence est peu fréquente mais un peu plus présente que ce que nous pensions au moins dans le Cuyo. On reste cependant pendant 100 kms sans voir d'habitations ce qui nous change beaucoup de l'Europe. L'essence dans le Cuyo coûtait un peu moins d'1 euro ce qui est fort cher pour les argentins Les argentins aident facilement les étrangers. Nous n'avons jamais ressenti de sentiments d'insécurité durant tout notre voyage, y compris en se promenant dans tout La Boca. Il ya certes des endroits pauvres (L'extrémité de San Telmo et La Boca) mais vraiment par rapport à ce que nous avions pu lire ! Manger est très simple ausssi, nombreux restaurants et aussi des boulangeries qui vendent des tourtes à faire réchauffer, stands à empanadas aussi. Il vaut mieux cependant aimer la viande car l'asado demeure la référence absolue. En Patagonie les légumes et les fruits sont rarissimes il faut dire que le trajet est fort long pour y parvenir. Ailleurs à cet saison on trouve facilmeent des fruits locaux (pêches et raisins excellents). Cependant l'argentin est un carnivore ce n'est pas un mythe. Viande parfois excellent par contre.

Ce qui est moins facile :

Changer de l'argent : Les argentins se ruent dans les banques dès le 1er de chaque mois et au moins jusqu'au 15. Cela génére de très longues attentes. Certes les queues sont très organisées et bien faites mais cela peut durer au moins une heure voire plus. On peut retrouver les mêmes queues devant les distributeurs surtout dans les petites villes (ainsi à San Ignacio mini). Les distributeurs posent problémes car on ne peut retirer que 8000 pesos à la fois et le gouvernement préleve une taxe conséquente à chaque fois ce qui rend le retrait fort cher d'où la necessité de partir avec pas mal de liquide, A Buenos Aires, il est très difficile de trouver des banques qui changent autrement qu'à leur client. Si vous logez chez l'habitant il est possible, parfois, de changer avec le loueur sur 1 jour ou deux. Donc il faut aller dans des bureaux de change où le taux est beaucoup moins intéressant. A B.A les meilleurs taux étaient chez les changeurs de la place San Martin plus qu'à Florida. Rares propositions (à Florida) dans la rue. Tous les argentins noous ont dit de se méfier. Donc changez un maximum en fin de mois dans une banque.

L'Argentine est un pays demeuré assez bureaucratique (pas le Chili), des controles de police sur les routes dont on se demande bien à quoi ils servent, des controles phytosanitaires aussi (parfois payants), des péages y compris à Buenos Aires sur certains autoroutes. Beaucoup de tampons (un reste du péronisme?)

Assez peu de gens, voire très peu, parlent anglais et cela nous a surpris donc au moins comprendre l'espagnol aide énormément. Le parler un peu est encore mieux.

Envoyer des cartes postales s'avére quasi impossible. Les argentins ont perdu l'usage du mot timbre qu'il ne connaisse plus. Donc inutile d'aller dans une poste en acheter (en outre il y a toujours la queue), soit vous pouvez venir avec la carte et si elle est écrite on vous mettra un collant imprimé ou à Buenos Aires dans les grandes postes vous aurez un guivhet « philatélique » où on vous vendra des timbres. Très peu de boites aux lettres y compris à l'extérieur des postes sauf dans le microcentro de B.A. En outre le prix d'uncourrier est prohibitif. En mars 2019, il faut compter 4 euros pour l'Europe ! Donc la voie électronique est le salut.

Nombreuses queues : en dehors des banques en début de mois, il y a aussi d'autres queues, auxdistributeurs de billets, pour prendre les bus. Ce qui est agréable c'est que c'est toujours très organisé, soit par de beux rangs soit avec des tickets avec un numéro (magasins, banques, postes, etc..). Au ébut cela surprend mais c'est au fond assez pratique ainsi.

Le climat en Patagonie et en terre de feu peut être fort frais ce n'est pas gênnat mais il faut un minimum d'équipement. Or nous avons vu des touristes vouloir aller sur le glavier en tenue de course à pied sans pantalon ni veste imperméable. 3 couches sont le minimum. Ainsi on profite vraiment des paysages

Au total, ce n'est pas grand chose et n'altére nullement le bonheur du voyage mais autant le savoir.

Ce qui nous a le plus séduit

Même si c'est difficile de choisir car c'est vraiment beau partout.

La croisiére d'Ushuaia à Punta Arenas. Certes c'est cher mais c'est vraiment extraordinaire, débarquer au cap Horn, prendre le zodiac pour approcher et débarquer prés des galaciers chiliens de la cordillére Darwin. El Chalten : voir le soleil colorer en orange le Fitz Roy au petit matin, pique niquer prés des lacs au pied du Fitz Roy ou du Cerro Torre. Y rester une heure puis tout à coup le vent se léve et il faut partir.

Le parc national Aconcagua : le plus haut sommet d'Amérique sous le soleil dns un ciel d'une pureté absolue.

Laguna Brava : monter à 4400 métres au milieu des roches de toutes les couleurs puis apercevoir la lagune blanche au milieu des sommets à 6000 métres, y marcher et voir les flamants roses.

Le bord des routes droites avec les autels populaires à Gauchito Gil ou la Difunta Correia.

Les chutes d'Iguazu sous le soleil et avec une eau claire. Evitez si possible de vous y rendre durant des vacances scolaires au Brésil. (Mardi gras pour nous) car les brésiliens sont alors très nombreux ce qui n'empêche pas de voir mais ralentit fortement de maniére inutile la visite. Ou alors arrivez tôt (8h00) quand c'est possible).

Les réductions jésuites du Pragauay

Flaner en prenant son temps à Buenos Aires, ville très agréable

Ce qui ne nous a pas plu : Rien. Le cimetiére de la Recoleta nous a un peu déçu. Nous avons préféré celui de Punta Arenas,

Voilà l'essentiel. Si vous avez des questions, n'hesitez pas.
Tupiza - Sud Lipez - San Pedro de Atacama
by Belhelen · 2019-03-11 · 6 replies
Bonjour

Etant en préparation d'un voyage Argentine Sud Bolivie et Nord Chili , j'allais abandonner l'idée qui m'est chère pourtant, de partir de Tupiza pour un tour dans le sud Lipez, car je ne trouvais pas de moyen pour rejoindre ensuite San Pédro d'Atacama. Et voilà qu'en vous lisant, vous m'apprenez qu'une agence vous a déposé tout près de la frontière chilienne d'où vous avez pu prendre un bus. J'aimerai en savoir plus s'il vous plait. A quel endroit précisément on vous a déposée , Quelle compagnie de bus avez vous pris ? Les horaires ? Merci pour votre réponse. Cordialement. Ginette.
Hésitation entre le Chili et le Pérou
by Breetille · 2019-03-04 · 22 replies
Bonjour !

Je compte partir en voyage en septembre prochain jusque décembre en Amérique du Sud dans le cadre de mes études. Ayant le choix entre les destinations d'Arequipa et de Valparaiso, je voulais savoir si vous me conseillerez une ville plus qu'une autre car j'ai du mal à choisir....
Véhicule chilien HS en Argentine
by Nao44 · 2019-02-28 · 6 replies
Bonjour tout le monde! Voilà voilà, il y a quelques moi j'ai acheté mon véhicule au Chili pour pouvoir voyager en Amérique du Sud. Problème, après quelques mois de voyage au Chili, Argentine, Brésil et Uruguay me voilà de nouveau en Argentine mais avec mon véhicule HS... Du coup je ne peux pas retourner au Chili avec celui ci, mais je ne trouve aucune information pour savoir les démarches à faire dans ce cas là. Je repartirai pour la France au départ de Buenos Aires en laissant la camion là bas. Quelqu'un a déjà vécu cette situation et/ou sais quelles démarches il faut faire? Merci d'avance et bon voyage à tous!
Jours fériés et fuseaux horaires au Chili et en Argentine
by Slybox · 2019-02-24 · 15 replies
Bonjour,

Bon, visiblement il faut être vigilent sur les jours fériés et fuseaux horaires au Chili et en Argentine, et tout particulièrement en Patagonie où l'on peut très vite passer d'un pays à l'autre.

Je projete d'aller en Patagonie en décembre 2019. Donc cette discussion sera plus axée sur les jours fériés de décembre et sur la question des fuseaux horaires (même si en décembre cette question ne devrait pas se poser). Mais bien évidemment, quiconque peut intervenir dans cette discussion concernant les autres jours fériés de l'année et sur les fuseaux horaires 😉.

Ma question porte principalement sur le 8 décembre, jour de l'Immaculée Conception. Et je voudrais mettre en regard 2 infos :

1/ D'une part ce post (
https://voyageforum.com/discussion/futur-voyage-3-semaines-en-patagonie-d9279522-2/ ) :

Décembre commence à être une période d'affluence... Il faut surtout faire attention aux fêtes locales ou grands week-ends, qui peuvent amener du traffic - le ferry n'est pas grand. Nous avons eu le mauvaise idée de traverser un samedi qui commençait 4 jours de congés (dans le sens Terre de Feu/Continent). Nous avons attendu 4 heures !!!

Oui, cela arrive.

En décembre, il y a 1) la fête de Noël et 2) le nouvel An. Si ces fêtes tombent certains jours de la semaine, c'est vrai qu'il peut y avoir quatre jours de congés de suite.

Il y a également la fête de La Virgen de Lo Vásquez, le 8 décembre, la plus importante de toutes les fêtes religieuses au Chili. Ce jour là la route est coupée entre Santiago et Valparaiso et il faut compter au moins 1h30 de plus par rapport au temps habituel pour rejoindre les deux villes.

En juin aussi, il y a d'autres congés, notamment Saint Pierre et Saint Paul.

En résumé, il faut regarder le calendrier des congés.

Ah, et encore un détail peu connu. Depuis deux ans -il me semble- le fuseau horaire de Punta Arenas et Puerto Natales est différent de celui du Chili continental, MAIS PAS TOUTE L'ANNÉE, seulement durant les mois d'hiver si je ne me trompe pas.

Thierry

2/ Et d'autre part, l'infos suivante que j'ai lu dans un guide touristique il y a 2 jours : - Dans la partie Infos diverses sur le Chili il est écrit : Pour le 08/12 Immaculée conception (et aussi pour le Jeudi Saint), si l'un de ces jours fériés tombe un mardi ou mercredi, il est déplacé au lundi qui précède. S'il tombe un jeudi ou un vendredi, il est déplacé au lundi suivant. - Dans la partie Infos diverses sur l'Argentine il est juste écrit : 08/12 Immaculée Conception jour férié.

Donc questions : 1/ cette règle concernant le 8 décembre est-elle vraie ? 2/ Y a-t-il une différente règle entre Argentine et Chili concernant le 8 décembre ? 3/ Quid de la problématique des fuseaux horaires ?

Merci d'avance 🙂
Patagonie: tarif du bus El Calafate - Torres del Paine?
by Slybox · 2019-02-23 · 37 replies
Bonjour, Je suis en pleine préparation de mon voyage en Patagonie en décembre 2019.

J'aimerais connaître le tarif pour faire la liaison en bus El Calafate / Parc National Torres Del Paine.

Et plus généralement, existe-t-il un site web sur lequel on peut visualiser les horaires et les tarifs de toutes les liaisons en bus possibles en Patagonie ?
Utilité d'un drone en Patagonie?
by Slybox · 2019-02-23 · 7 replies
Bonjour, Etant un passionné de photo (équipé en Canon numérique 24x36 et plusieurs objectifs Pro), je me demande si c'est utile d'investir dans un drone (expert) du genre DJI Mavic Pro.

Quand je vois les prises de vue faites par de nombreuses personnes de par le monde, je trouve que le drone apporte un vrai + dans un voyage. 😊 Par contre, ma plus grosse crainte précisément en Patagonie, c'est le vent !!! Les drones ne supportant pas des vents trop violents. 🤪

Qu'en pensez-vous ? PS : je serais en Patagonie en décembre.
Patagonia: looking for a 4x4 rental with a fitted camper cell?
by Slybox · 2019-02-18 · 5 replies
Hi there,

I’m planning to explore Argentine and Chilean Patagonia for a month in December 2019.

I’m looking for a rental company (or several) that offers single-cab 4x4 pick-ups with a fitted camper cell for two people. I’m specifically after a vehicle with an indoor shower for extra comfort ;) So, no vans—at least not from the rental companies I’ve seen so far.

While browsing the forum, I came across the Chilean rental company Holiday Rent. But do you have any recommendations for Argentine rentals? Because, if I can’t return the vehicle in the same city as pickup, I’d prefer—and it’d likely be cheaper—to at least return it in the same country.
Joies et frustrations au Paso San Francisco en Argentine
by Lucbertrand · 2019-02-18 · 44 replies
Joies et frustrations au Paso San Francisco à vélo Le voyage à vélo, quelques soient les destinations et les distances, apporte toujours de grandes satisfactions, car les belles constantes que sont l’effort physique et le contact à la nature dans tout ce qu’elle a d’agréable ou de cruel sont indéfectiblement présentes. Il est donc très difficile de classer les voyages, d’ailleurs cela a-t-il un sens ?

Enfourcher son vélo en partance s’impose comme une drogue dont on devient de plus en plus dépendant, au fur et à mesure des expériences. Certaines cependant laissent des traces particulières, à la manière d’effets secondaires qui altèrent ou modifient quelque chose en vous de façon irrémédiable. L’ascension de ce col frontière à plus de 4800 m d'altitude fut de ces substances, distillant des joies et des frustrations profondes. D’ailleurs la réalisation de grands projets, lorsqu’ils sont un peu fous, induit une forme de tristesse, car un beau rêve s’est évaporé en devenant réalité. Par contre échouer entraîne une frustration devant l’échec, et l’on se reproche de ne pas avoir osé.

Notre projet initial était de monter au col, qui se situe à plus de 4800 m d’altitude à vélo, et de gravir le volcan qui le domine du haut de ses 6016 mètres. Nous avions à choisir l’intervalle le plus propice. Le choix se faisait entre la période des grands vents ou celle des intempéries neigeuses. En effet, dans ces régions pas de pluie, il y fait trop froid dès que le soleil est masqué. Sans trop hésiter je préfère me battre contre un vent, même en furie, que contre une tempête de neige à plus de 4000 mètres à vélo. Voilà pourquoi notre voyage nous l’avons décidé sur les mois d’octobre et novembre.

Les étapes précédentes, dont les points forts avaient été le volcan Tuzgle à 5530 m, l’Abra del Acay à 4972 m et la Cuesta Zapata à seulement 1875 m, s’étaient passées dans des conditions confortables pour ces régions andines hostiles. Même s’il faut toujours être positif et rester optimiste, je sais par expérience que la montagne, et particulièrement dans les Andes, peut se déchaîner au-delà de ce que l’on peut imaginer. Et le cycliste, qui se transforme en alpiniste se met en « zone de vulnérabilité » dans ces coins. La réussite, lorsque cela se complique, réside dans la capacité à résister moralement à l’appréhension voire la peur et de continuer, en évitant de se poser trop de questions. Mais ce n’est pas si facile à faire. La décision de poursuivre ou de renoncer repose sur une multitude d’éléments que j’ai eu le temps de faire défiler dans ma tête durant l’arrêt que nous fîmes au paso San Francisco dans un vent d’une force que je n’avais pas connue jusqu’à présent.

Pourtant de mes expériences précédentes dans le désert de l’Atacama je conserve des sensations fortes. De plus, j’avais lu des récits d’alpinistes, plus au sud en Patagonie, qui rapportaient des choses stupéfiantes. Un grimpeur racontait que sur le Fitz Roy ou sur le Cerro Torre, ce n’était pas les cailloux qui tombaient qui étaient dangereux, mais les glaçons entraînés par des vents fous, qui remontaient les dièdres et vous frappaient par en dessous. Donc je savais que dans ces coins des Andes le pire était toujours possible. La confrontation à une nature dure est l’un des principaux moteurs de cette envie de se lancer dans des grands voyages à vélo en autonomie en zone d’altitude.

Nous voilà donc à Tinogasta pour ce qui va être une boucle de 500 km, ce que nous ne savons pas encore. Comme toujours au moment où l’on est en passe de réaliser de grands projets, mûris depuis longtemps, on ressent une excitation toute jubilatoire. Dans cette petite ville nous passons une soirée agréable, entre joli quartier de viande que nous cuisinons dans notre chambre et excellent vin rouge provenant du cépage malbec, celui du cahors. Il faut en profiter la frugalité risque d’être de mise les jours suivants.

Au matin nous partons pour le premier petit bond de 50 kilomètres jusqu’à Fiambala, bourgade sise au pied même du col, connue pour ses thermes et ses grandes dunes. Le Dakar, depuis qu’il se déroule en Amérique du Sud pour raison de sécurité, a participé à mettre à l’honneur ce coin perdu des Andes.

Étrange et inhabituel, ce matin dans ce désert le ciel est très chargé et il pleut doucement. Depuis un mois que nous roulons nous n’avons eu qu’un ciel éclatant et c’est tout surpris que nous accueillions la pluie. Heureusement la route est asphaltée. Cependant lorsque nous regardons à notre droite nous ne distinguons rien dans les nuages, mais nous savons que là-bas dans des nébulosités menaçantes se cache la Cuesta Zapata, que nous avons franchie les jours précédents. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer cette magnifique aventure sous la pluie !

A droite dans les nuage la Cuesta Zapata

Route encore humide

Sachant que la période des pluies et neige ne commence vraiment que dans deux mois, nous ne sommes cependant pas trop inquiets. Toutefois, dans cette période de réchauffement tout est possible. La route va sécher, les nuages se disperser et les immensités des espaces andins imposer leur présence. Les fameuses dunes aux couleurs claires apparaissent, mais les distances sont difficiles à évaluer, et leur donner des hauteurs reste du domaine de la conjecture.

La pluie a été de courte durée

Immense ligne droite qui s’enfonce dans un espace aux dimensions improbables. Que le plaisir est intense de se trouver là, à pédaler vers un but encore hypothétique, le paso San Francisco, distant de plus de deux cents kilomètres. Depuis des mois nous avons ce parcours en tête, regardé de multiples fois sur google earth.

Le vent nous est favorable, la forme excellente et il nous semble que nous descendons en permanence. Nous parcourons les cinquante kilomètres en un peu plus de deux heures. Nous serons tout étonnés au retour dans une semaine d’avoir à nouveau l’impression que la route descend tout le temps !

Tinogasta à Fiambala 50 km en ligne droite

A Fiambala nous nous installons dans un hôtel sans âme à l’allure stalinienne, mais quelle importance, nos pensées sont déjà là-haut dans les deux cents kilomètres de montée. Il nous faut prévoir des provisions pour une semaine, car notre but est la ville de Copiapo au Chili, distante de plus de cinq cents kilomètres, et les points de ravitaillement sont inexistants, à part un hypothétique hôtel à cent kilomètres de Fiambala, les Cortaderas.

Carrefour d'arrivée à Fiambala

Chacun garde pour lui ses appréhensions et affiche de la sérénité. D’où l’importance dans les projets un peu « engagés » de partir avec un compagnon posé qui sait lors des moments d’incertitude insuffler la confiance, lui aussi pensant que votre calme est preuve de votre maîtrise, alors que vous doutez. André est vraiment le compagnon idéal, à la hauteur de Flora avec qui j’avais traversé l’Atacama il y a maintenant cinq ans.

Cependant, depuis un mois, nous bénéficions de conditions météorologiques que je qualifierais d’exceptionnelles. Où sont les vents de furie permanents ? Vont-ils se déclencher dans cette immense montée, dernier barrage avant l’océan Pacifique ?

De retour en ville, nous passons à la phase constitution de nos réserves pour la semaine à venir. La base de notre alimentation sera constituée de 4kg de riz, d’un bon morceau de fromage, de quelques soupes, saucissons, boîtes de conserve, ainsi que de pain de mie pour nos petits-déjeuners.

Nos affaires prêtes pour le lendemain, nous nous faisons emmener en taxi aux thermes distant d’une vingtaine de kilomètres. Espaces stupéfiants, nous avons l’impression de dominer cet immense champ de dunes aux couleurs pastel. Que d’émotion ! Le chauffeur nous donne des renseignements cruciaux sur les cinq cents kilomètres à venir. Cela nous rassure, mais malheureusement ils s’avéreront totalement faux, en particulier sur l’état de la chaussée et le ravitaillement possible en eau ! Des détails quoi !







Qu’il est agréable de se détendre dans ces vasques d’eau. Elles sont au nombre de quatre et communiquent entre elles par de petites cascades. La température varie de 40 à 28 degrés. Nous testons les deux du milieu aux environs des 30 degrés. Le taxi nous a attendus et la redescente est aussi stupéfiante que la montée par l’immensité de ce monde minéral qui s’impose à nous et nous submerge.



Dans cette petite localité au nom si attirant, nous ne trouvons pas de restaurant et comme le midi, nous confectionnons notre repas du soir dans notre chambre. Platée de pâtes avec petits pois, accompagnée d’un bon Malbec local.

Patagonie: via Buenos Aires ou Santiago pour l'argent?
by Slybox · 2019-02-18 · 15 replies
Bonjour,

Quelle est la meilleure "stratégie" concernant le change pour un voyage d'un mois en Patagonie argentine et chilienne ? Autrement dit, vaut-il mieux faire : - Paris / Buenos Aires et changer des EUR en ARS à la Banco Nacion à BA ? ou - Paris / Santiago et changer des EUR en CLP à Santiago ?

Sachant que j'aurais besoin des 2 devises à un moment donné et qu'il est absolument nécessaire d'avoir pas mal de cash en monnaie locale (les ATM sont peu nombreux, ils sont souvent vides et les retraits sont très limités en montant).

Merci d'avance pour vos réponses.
Argentine-Chili à moto
by Lolone57 · 2019-02-17 · 0 replies
Bonjour à tous, Voici un résumé de mon escapade de 3 semaines en Argentine-Chili au mois de janvier 2019. Ça peu aider pour préparer une petite sortie moto.

Titre : 9500 Km en Argentine et Chili Introduction : Avec mon inséparable acolyte de trip moto Nicolas, pendant 2 semaines, nous avons parcouru la Cordillère des Andes entre Argentine et Chili pour aller jusqu'au Glacier Perito Moreno par la Routa 40 et la Carretera Australe. Tout cela, avec des Honda 400 Falcon de location et ensuite pendant 8 jours, je suis allé seul, faire la région de Valparaiso et du Volcan Villarrica.

Pas facile d'organiser un circuit en Argentine Chili, à commencer par la location des motos. Exemples: BMW R1200 GS: 160 € jour / 850 GS : 120€ / Royal Enfield 80€ et bien évidemment peu de loueurs. Après maintes recherches, en Anglais et Espagnol, je suis tombé sur le site de Moto Rent Patagonia à Villa La Angostura. Les motos en location sont des Honda 400 Falcon, un 4 temps Enduro pour le marché Sud Américain. Les tractations sont faites 1 an avant, avec un prix bloqué à 2500 Peso et les papiers pour aller au Chili. Nous louerons la moto pour 40€ jour au lieu de 55€ suite à l'effondrement du Peso. Pour avoir un billet d'avion pour la Patagonie à un prix raisonnable, il faut faire quelques sacrifices, 28h00 de vols pour 760€, certes, ce n’est pas la porte à coté. Le 1er janvier, nous sommes à Villa La Angostura et à 19h00, nous signons les contrats et prenons possession des motos, celle de Nico n'a que 33.000 km et la mienne 47.000 km avec un moteur remplacé à 30.000 km. 1er journée sur nos bolides. C'est soit disant l'été, mais avec 8 degrés et la pluie, vivement le soleil. Direction la route des 7 lacs et San Martin de Los Andes, la route serpente à merveille le long des lacs à 800 m d'altitude. 1er plein à 80 cents le litre, les stations sont rares, faut pas les manquer. Direction le Chili par la RP.23 et 160 km de Ripio (piste de petit cailloux, terre et poussière) à travers lacs et coulées de laves. Je pense avoir paumé ma valise droite au bout de 10 km de piste et je m'en apercevrai à la frontière Chilienne, 100 km plus tard, lors de la fouille. Trop tard pour partir à sa recherche (j'avais juste un léger change, mais je viens de perdre ma trousse à pharmacie et mon maillot de bain). On en profitera pour passer cette frontière Argentine Chili dans les bois. Nous sommes seuls. On termine cette première journée en bord de mer à Valdivia et la brasserie Kuntsmann. L'embrayage de Nico donne déjà des signes de faiblesse. Le matin visite de Valdivia et son marché, les Lions de mer nous attendent (surtout les poissons donnés par les pêcheurs). Petit arrêt aux Termas Petrehue avec son eau à 38 degré et nous voilà déjà dans le no man's land entre le Chili et l'Argentine, 20 km de paysages grandioses, pics enneigés, lacets, dans une forêt pétrifiée. On a un peu serré les fesses, 280 km sans station-service. Par expérience, je sais qu'il faut toujours se laisser une petite marge en cas de petits soucis avec les motos de loc., pour celle de Nico, remplacement de l'embrayage. On va au resto, le loueur nous la rend à 23h00, petit test au matin, pas plus de 5 minutes et tout a lâché, retour chez le loueur et échange de moto. Par la suite, on apprendra que le mécano a omis de remonter le joint de pompe à huile. Destination la Routa 40 jusqu'à El Bolson en passant par Bariloche : la ville est ancrée autour de lacs et de pics enneigés, y’a des flics partout, les Argentins en ont peur, à cause de la corruption et bien évidemment nous serons contrôlés (l’unique fois du circuit ). Ensuite, on s'aventurera sur 70 km de ripio à travers le parc Alerces, ce fut très technique, mais magnifique, bien qu'on en ressortira très poussiéreux. Pour arriver au Chili, il nous faudra encore parcourir 50 km de ripio gros cailloux et passer les postes frontières en 1h30. Arrivée à Futalefu, on réserve une sortie rafting demain. Sortie de 6h00 pour le rafting, dont 3h00 sur le Rio Futalefu, un des 3 plus beaux spot au monde. Ca bouge un peu... De retour sur nos motos, pour la Carretera Austral au Chili, on démarre par 60 km de ripio et bientôt grâce au froid on mettra les tenues de pluie. Mais à vrai dire, ce n’est rien par rapport aux petits soucis du jour. Km 50, mon câble d'embrayage casse, l’avantage avec ces petits 4 temps, c'est qu'on peut passer les vitesses à la volée, l'inconvénient, à l'arrêt, faut pousser pour enquiller la 2ème et sur les cailloux, ça ne marche pas à tous les coups. Km 200, soit après 650 km avec sa nouvelle moto, Nico me dit: Tu vas rire, j'ai l'embrayage qui patine. Finalement à 17h00, on arrive à Coyhaique après avoir parcouru 200 km de ripio sur les 440 km de la journée. Nous avons vu de très beaux paysages dans la Cordillère des Andes, le long des rivières malgré la pluie et le froid. On espère réussir à réparer mon câble et l’embrayage demain. Patagonie Chilienne A 9h00, nous faisons l'ouverture du garage moto, que Juan, le loueur nous a trouvé. Pas de problème pour mon câble d'embrayage, mais c'est plus dur pour les disques d'embrayage de Nico. Le concessionnaire dit qu'il n'en a pas, et notre loueur dit que celui des 250 xr convient. En fait, notre moto utilise 7 disques qui sont les mêmes que ceux du 250cc mais en 6 disques. Le mécano dit ok, mais pas avant 15h00, on lui met la pression et les motos seront prêtes pour 13h00. Au passage, notre loueur vient de perdre 160€. On prend la route sous des trombes d'eau. Les 80 premiers kilomètres se feront sur du bitume et du béton. Ensuite, ce sera 250km de ripio avec au km 150, une tempête de neige. Bienvenido en Patagonie. La température est descendue et nous sommes trempés et transit de froid, mais la beauté des paysages nous transcende et lorsqu'un rayon de soleil apparait, nous sommes aux anges. Cette partie de la Carretera Austral est tout simplement extraordinaire, nous longeons des cours d'eau d'un bleu flamboyant. Debout 6h15 pour cette longue étape de 730 km. Début, dans le parc Patagonia et ses Guanacos (Lama sauvage) les paysages sont sublimes, colorés et le ciel est lumineux, les lièvres qui prennent le soleil sur la piste, détalent à la sortie des virages en nous voyant. Passages des frontières au Paso Roballos sur une piste de décor savane. Coté Argentin les paysages sont plus désertiques, des Choïques (Emeu) font la course en nous voyant. Après 160 km de Ripio, nous retrouvons la routa 40.Il nous reste 570 km, ce sera 500 km de bitume et un passage de 70 km de galets très casse gueule. Cette Routa 40 fut très monotone et fraîche, avec un vent constant qui nous faisait piloter incliné. Arrivée à El Chaten, avec ses paysages de montagnes enneigés et son sommet le Fitz Roy resplendissant. La chaine moto de Nico est morte et le bidon d'essence a fuit dans sa valise. On va s'en jeter une (bière), bien manger avec un bon vin, 23 heures, je suis cuit, je me couche. Galère Pour bien démarrer la journée, impossible de trouver de l'huile et le niveau est bas (conso, 1litre d’huile au 1000 km ) 9h25 : l'attache rapide de ma moto a cassé, Nico est loin devant avec les outils, en direction de El Calafate pour changer sa chaine, moi, je suis derrière en safari photos. Pas de réseau. 10h20 un motard s'arrête et me dit qu'il a une attache rapide et les outils. Super, je démonte tout, c'est pas le même maillon, il est 11h00. Mathieu, le motard, part sur El Chalten pour faire le plein, j'écris un message sur son phone, lorsqu'il aura du réseau, Nico sera au courant. J'interpelle des Pick-up pour m'amener sur El Calafate mais y'a toujours une excuse, valises, véhicule de société, véhicule de location... 12h30 : un semi-remorque est en vue, Je lui fais signe et Fernando accepte de me prendre, au même moment Mathieu arrive. A 3, on charge la moto en démontant le panneau arrière qui servira de rampe. Sur la route, 2 endroits avec du réseau, Nico nous donne l’adresse du garage. 10 km avant El Calafate, un motard Brésilien a son pneu arrière HS et fait du stop avec sa roue en main. On l'embarque aussi et Fernando nous emmène au garage. 170 km parcouru en 2h30. 15h30 : Nico est soulagé de me revoir, mais le garage vient juste d'ouvrir. J'en profite pour faire faire ma vidange et la chaine. 17h45 : je prends la direction du Perito Moreno pour le couché de soleil. 18h30 : le parc a fermé à 17h00 et rouvrira demain à 8h00. Retour au Perito Moreno, le plus beau et grand glacier accessible, mais c'est couvert, le temps change vite en Patagonie. Un chemin de 4 km de passerelle permet de parcourir une partie des 5 km de long des limites du glacier. Y’a du bruit, ce glacier se déplace et perd des blocs régulièrement, on dirait des détonations et du coup, des icebergs dérivent. Les couleurs bleues Azul sont d'une pureté qui fait encore plus ressortir le glacier. Pour gagner du temps, on prendra la Routa 9 (non conseillé) car très peu empruntée et surtout 200 km de piste rocailleuse sans âme qui vive. La remontée de la côte Est Patagonie est surtout connue pour ses réserves d'Animaux Marins, le Parc Monté Léon abrite une colonie de Pingouins que nous trouverons après une rando de 4km. En route pour la remontée Afin de meubler, une remontée monotone et venteuse, je décide de passer par les pistes côtières et laisse Nico faire une grasse mat. Petite escapade de 730 km dont 350 km de ripio et chemin pour enduro, le tout pour voir des animaux marins que je n'ai jamais vu et des arrêts incessants pour passer les barrières des Estancias. J'ai souvent fait la course avec des Choïques et Guanacos, j'ai croisé Renards, troupeaux de Mouton, et Flamands roses. Pas de station service et comme il y avait énormément de vent, j'ai plus consommé et suis tombé en panne sèche 10 km avant la station, malgré mon bidon de 5 litres. Un couple de Brésiliens à 2 sur un Triumph 800 Tiger, chargée comme des mules, sont venues à ma rescousse avec un jerrican de 5 litres. Petite journée de liaison de 640 km pour rejoindre Puerto Madryn . Presque uniquement du bitume, sauf 100 km de mauvais ripio pour aller faire le parc de Pingouins de Punta Tombo. Cette réserve d'environ 50.000 pingouins nous fait passer sur un sentier à travers leur lieu de vie. La remontée d'après pêche des mâles sur le littoral est émouvante, on pense au dur labeur pour aller nourrir leur progéniture. Sur le chemin, la seule station essence au km 260 était en panne sèche. On tombera en panne au km 318, mais heureusement j'avais un bidon de 5 litres qui nous permettra d'aller 30 km plus loin. C'est parti pour 420km de bus pour voir la Péninsule Valdès, presqu'île classée Unesco pour ses espèces marines exceptionnelles. Au programme Lions de mer, Éléphants de mer et Pingouins ainsi que sur la route, toujours beaucoup de Guanacos. Bon, le ripio en bus, c'est sport aussi, les parties de « tôles ondulées » nous font souffrir au même titre que les amortos . Retour à Villa La Angostura Dernière ligne droite pour Nico avant restitution de la moto. Départ à 6h30 pour un passage Est - Ouest de 1020 kms en 11h30. Le soleil sera avec nous toute la journée pour la 1ère fois du voyage. Les paysages sont bien moins monotones qu'en Patagonie Est. Nos motos, à 120 à l'heure consomment du 5 litres, mais bouffe surtout 0.6 litres d'huile tout les 500 kms. Nico rend sa moto et Juan en profite pour faire ma vidange et une petite révision. Je rejoins Nico qui a pris le bus de nuit pour Neuquen, d'où il prendra l'avion pour le retour en France. La région des lacs autour de Bariloche est vraiment magnifique et les Gauchos s'occupent de leurs troupeaux dans les pâturages. Km 246, faut faire le plein dans la seule station avant Neuquen, après 20 minutes de queue, le plein est fait, je stationne la moto et je vais boire un coup. Au retour, sous la moto, une grosse tache d'huile, j'explore, Juan a trop serré un joint en faisant la vidange hier, j'achète un bidon d'huile, fait le niveau et go pour le concessionnaire Honda de Neuquen. Ca y est, je suis seul. Aujourd'hui, 820 km pour aller dans la région de Mendoza la Mecque des vignobles Argentin. Évidemment il ne fait beau et 15 degré à l'arrivée. Le problème, c'est que les Bodega ont toutes fermées à 17h00. Impossible de les visiter, mais j'ai quand même pu acheter un nectar que je me suis fait le soir. Retour au Chili Le soleil est de retour et les couleurs ressortent magnifiquement sur la montagne en direction de Puente del Inca. La route passe à travers d'immenses canyons pour atteindre 2700 mètres au col, où se trouve un mirador pour observer le plus haut pic d'Amérique, l'Aconcagua à 6900 mètres. J'ai choisi ce passage pour ses 30 lacets et le point de vue qui va avec, mais la frontière reste quand même un sacré bordel avec la fouille des véhicules. Ensuite les paysages Chiliens deviennent culture de fruits et j'en ai profité pour manger sur le bord de la route des fruits exquis et juteux. Une fois arrivée à Valparaiso une espèce de brume était présente empêchant le soleil de briller. Je suis quand même aller me baigner, mais elle n'était pas bien chaude. Grande balade le soir et utilisation du Funiculaire. Valparaiso Journée découverte de cette ville maritime à l'influence street art. 15-20 km à pied en commençant par le marché aux fruits et légumes puis celui des poissons. Sur Valpo, le matin, une brume persiste jusqu'à midi, puis doucement le soleil passe jusqu'à atteindre une belle température de 25 degré, idéale pour terminer l'après midi à la plage et bronzer un peu. Durant la journée, j'ai arpenté les différents Cerro (quartier) qui tous sont en pente, ça muscle les gambettes et ça redonne du souffle. Allez, ce soir, ce sera un Jardin de Maresco (assiette de fruits de mer) et vin blanc. Direction les Otaries 650 km de paysages variés, j'en ai profité pour aller faire un saut dans les gorges de Maipu, la montagne à 50 km de Santiago. Puis direction la colonie d'Otarie de Loberia. Un caillou où 3500 Otaries et Lion de mer ont colonisé les lieux. Il ne me reste plus que 1000 km pour finir mon trip, mon pneu arrière est mort et l'embrayage commence à donner de sérieux signes de faiblesse. Bon ben, avant de gouter au vin blanc et aux poissons je vais déjà parfaire ma connaissance en Pisco, l'alcool du Chili. Le Volcan 460 km jusqu'à Villarica où je dormirais et 60 km aller + retour pour aller au Termas Géométrica. Les Otaries m’ont vraiment botté, du coup, j'y retourne, malheureusement y'en a une de morte sur la plage. La route serpente pas mal pendant 180 km jusqu'aux chutes de Salto del Laja. Ensuite, c'est plutôt droit jusqu'au Volcan de Villarrica, sur la route, plein de cabanas qui vendent du fromage, mon sandwich de midi est tout trouvé. Aux thermes Géometrica, un sentier ponton rouge mène sur plus de 500 mètres vers une magnifique cascade, mais ce qui est vraiment plaisant, c'est plutôt la 20ène de piscines tout le long du sentier avec des températures comprises entre 37 et 45 degré. Ma préférée, cette petite vasque à 45 degré et la chute d'eau a proximité à 6 degré, le pied, quoique, ils ont bien compris la valeur ajoutée d'un tel cadre, 39€. Plus jamais je dirais que les thermes en Allemagne sont chères. Après une heure de piste et route, me revoilà au pied du volcan enneigé avec ce petit nuage qui fait penser à une fumerole permanente. Devant tant de beauté, j'en profite pour faire un petit tour en Kayak sur le lac. Dernière journée Pour finir mon périple, le soleil est avec moi et les paysages sont beaux et variés. La région du volcan Villarrica est grandiose et le sera jusqu'a la frontière. Passage des frontières en un temps record d'une demie heure, et me revoilà pour 30 km sur ce bon vieux ripio et sa poussière. Coté Argentin, un autre volcan enneigé, celui de Lanin et ses forêts de pins du Chili. Me voila à San Martin de Los Andes pour me sustenter de quelques Empanadas et j'attaque mes 100 derniers kilomètres dans la région des 7 lacs et ses virages. Arrivée à Villa la Angostura pour rendre mon 400 Falcon après 9500 km.

FICHE TECHNIQUE Destination : Argentine et Chili Durée du voyage : 28 jours dont 21 sur la moto en janvier 2019 Distance couverte : 9500 km Nombre de personnes : 2, les deux premières semaines, puis seul la dernière. Moto employée : Honda 400 Falcon Budget moyen par personne: 3500 € pour 28 jours billet d'avion compris. La bonne adresse : Les piscines d'eau chaude Termas Géométrica à Pucon. A voir absolument : Le Volcan Villarrica, la Carretera Austral et le Glacier Perito Moreno. A éviter : La remontée de la Patagonie, côte Est Argentin, car, c'est très, très monotone et avec un vent de face omniprésent. Des difficultés particulières : 2500 km de Ripio (piste) Une spécialité : Argentine : Parilla (le barbecue) avec des viandes.... Chili : Cazuela de Marisco (fruits de mer) Et bien sûr; les vins et bières artisanales. La meilleure période pour partir : Janvier et Février car c'est l'été en Patagonie.
Voyage 12 semaines en Amérique du Sud
by Gene02 · 2019-02-13 · 6 replies
Nous souhaitons passer 12 semaines en Amsud que nous avions initialement prévu en Argentine Je me pose la question de passer aussi du temps au Chili Je voudrais optimiser le voyage tout en évitant de dépenser une fortune et perdre un temps fou en temps de transport Avez vous des suggestions de trajet sachant que l extrême sud est un incontournble
Location de véhicule à La Quiaca et traversée de San Pedro de Atacama à Tupiza
by Silkroad1962 · 2019-02-03 · 2 replies
Bonjour, Nous envisageons en novembre prochain un séjour au chili, passage par uyuni et tupiza puis Argentine par la Quacia. Est il possible de louer un véhicule à la quacia pour le restituer à salta. Seconde information souhaitée une agence à nous conseiller pour trajet san Pedro de Atacama à tupiza. Merci.
Permis de conduire et autres pour la Patagonie
by Thymari · 2019-02-01 · 22 replies
Bonjour Je vais partir en Patagonie pour un road trip de plusieurs semaines. Peux t'on louer un véhicule (& voyager) avec un permis Français ou que le permis international est il absolument nécessaire ? Peux t'on facilement louer un véhicule qui puisse passer régulièrement la frontière Argentine / Chili ?
Mon futur voyage de 3 semaines en Patagonie
by Tatavero66 · 2019-01-17 · 29 replies
Bonjour à tous,

je recherche des conseils pour mon futur voyage en Patagonie en janvier 2020 pour environ 3 semaines. Mes dates de départ étant flexibles, je ne me suis pas arrêtée sur une date de départ et de retour exacts. Mais j'ai également énormément de questions: _ Doit on réserver les auberges de jeunesse pour cette période? _ Faut il réserver les bus? _ Au niveau de la monnaie, que me conseillez vous? (le change, les dollars...)

Voici l'itinéraire que j'ai commencé à concevoir. vous parait il réalisable? Et quel budget total dois je prévoir?

J1 : Arrivée Buenos Aires : prendre hostal et se reposer.

J2 : Visite de Buenos Aires

J3 : El Calafate (3h20 d’avion) arrivée et repos.

J4 : Excursion au Perito Moreno.

J5 : Visiter El Calafate ou petit village alentour (en mode mémère, marchés, ballades…)

J6 : EL Chaltèn (3h30 de bus) randonnée géante Fitz Roy.

J7 : Route pour Puerto Natales (environ 10h). Passer via Esperanza. Soirée à Puerto Natales.

J8 à 12 : Torres del Paine : nuits au camping ou refuges, trekking ou randonnées.

J13 : Aller à Punta Arenas (3h30 de bus) pour joindre Porvenir (ferry) : traversée du détroit de Magellan. Découverte de Porvenir et Punta Arenas.

J14 : Départ pour Ushuaia en bus (13H de trajet en bus).

J15 : Sortie en bateau toute la journée. Voir les phoques, les pingouins, les glaciers.

J16 : Journée au Parc National Tierra del Fuego.

J17 : Retour en avion sur Buenos Aires (3h30). Se promener etc.

J18 : Retour en France.

Je vous remercie d'avance pour vos réponses. Véro
Budget moyen pour 3 semaines sud Argentine - Chili
by Schwindi · 2019-01-13 · 2 replies
Bonjour,

L'argentine est une de mes destinations possible pour partir 3 semaines en faisant une boucle aller retour de Buenos Aires vers le Sud de l'argentine en passant un peu au Chili, et ce en Mars. Je voudrais avoir de l'avis des voyageurs récents un budget moyen vu l'hyper inflation que connait le pays, pour ce qui est: logement (soit dortoirs, soit hotels simples) nourriture transports (bus, cama ou semi cama pour les longs trajets) entrées des parcs

Merci beaucoup !
Circuit en Patagonie australe et état des routes (en 4x4)
by Thymari · 2019-01-06 · 2 replies
J'aimerai connaitre l'état des routes de patagonie ; faut il necessairement un 4x4 ou une simple berline suffit à circuler sur les routes principales ? Je projete de voyager en Fevrier une quinzaine de jours entre Punta Arenas, Rio Gallegos & El Calafate;.
Retour Celebrity Eclipse Argentine - Chili - Uruguay décembre 2018
by Labelleverte · 2019-01-06 · 19 replies
Voilà, je me lance dans le CR de notre croisière Argentine – Chili – Uruguay sur le Celebrity Eclipse du 08 au 23 décembre 2018. Tout d’abord … wahouw ! C’était vraiment magique ! Mon dernier CR date d’un retour sur le Fantasia, duquel j’avais hpate de débarquer, mais là, tout était simplement parfait ! Allez je me lance.

Jour 1 : 08 décembre – France – Argentine

Nous sommes partis depuis l’aéroport de Nice sur vols Air France vers Buenos Aires via Paris. Petite anecdote : il s’agissait d’un samedi, avec risques de perturbations par rapport aux manifestations des « gilets jaunes ». Nous avons donc décidé de prendre beaucoup beaucoup de marge pour être sûrs de ne pas rater le vol. Nous sommes donc arrivés à l’aéroport de Nice à 14h30 pour un vol prévu à 20h30 ! Oui je vous l’ai dit nous avions pris beaucoup de marge ! et bien nous en a pris ! En arrivant nous avons enregistré nos bagages aux bornes, édité nos tags bagages et … attendu… Jusqu’à ce qu’une hôtesse Air France vienne nous voir pour nous indiquer que le vol de 20h30 aurait 1h de retard et que nous avions été basculés sur le vol de 18h00 vers CDG. Comme nous avions imprimé les tags, ils savaient que nous étions à l’aéroport.

Heureusement que nous étions là ! en temps normal nous serions arrivés à l’aéroport vers 18h30, et si notre vol avait 1h de retard, et bien nous aurions très certainement raté notre vol vers Buenos Aires ! Donc merci les gilets jaunes !!

09 décembre – Buenos Aires

Pour notre arrivée, j’avais contacté Petit Hergé, afin de convenir avec lui d’une organisation. Il était donc bien là, à nous attendre. Comme nous avions reçu une information de la part de la compagnie, précisant que nous devions nous présenter au port à 15h, j’avais demandé à Petit Hergé s’il pouvait nous récupérer à l’aéroport et nous emmener directement faire un tour de Buenos Aires. C’est donc ce que nous avons fait. Je ne peux que recommander très fortement Petit Hergé !

Il nous a emmené en voiture faire le tour de Buenos Aires, il est incollable sur la ville, son histoire, ses petites histoires et anecdotes et évidemment son vécu. Mais surtout ce qui est génial c’est son adaptabilité et sa réactivité. A chacune de nos questions ou de nos réactions il adaptait ses explications ou même l’itinéraire. Nous avons d’ailleurs (par l’odeur alléchés) fait un arrête pour déguster un Assado (barbecue) terrible dans un quartier très très populeux. Il nous a expliqué la face cachée de Buenos Aires et tous les petits métiers « inventés » par les personnes les plus « pauvres ». C’était vraiment fascinant. Puis il nous a déposés à la gare maritime.

Nous avons été accueillis, dirigés très rapidement vers l’enregistrement, tout a été très rapide. Ensuite nous avons dû attendre, je dirais une petite demi heure, l’arrivée d’une navette. En effet dans le port de Buenos Aires il n’y a pas de zone pour les bateaux de croisière. Le bateau est donc sur les docks, au milieu des portes containers, des grues et des containers, à une sacrée distance de la gare maritime.

Donc on attend la navette, on embraque (après avoir passé le contrôle des douanes) dans la navette, laquelle sort du port ( !) on prend la route, puis à quelques kilomètres on entre de nouveau dans le port, et la navette nous dépose au pied du bateau.

Les navettes se succèdent, il y a environ 10 minutes d’attente pour grimper la passerelle. A bord une petite coupette nous accueille, et on se dirige vers notre cabine, pont 9. Wahouw 3 valises sont déjà là ! il en manque 2, elle arriveront dans la demi heure ! super service.

Au passage nous croisons notre super cabinier Appaddoo, un mauricien adorable qui parle français. Comme nous sommes français, nous aurons tous les soirs le Today en français ! Je le précise car d’autres fancophones se sont vus répondre que cela n’existait pas !

Nous sommes épuisés, ce soir nous irons à l’Ocean View, la « cafétéria ». Mais avant ça nous avons droit à un superbe arc en ciel !

J’avoue que ce buffet est absolument hallucinant ! à tous points de vue. Diversité et qualité de la nourriture : il y en a pour tous les goûts.

Info pratique : petitherge @ hotmail .com

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