Search results
FR
More options

Keyword matching drives the results; the remaining options refine the query on the backend.

Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Search results
Vacances au Monténégro: suivez le guide!
by Yugovik · 2007-03-28 · 21 replies
Bonjour,

Je vais essayer tant bien que mal de vous donner un avis objectif et quelques conseils de destination ... Le monténégro est un endroit magnifique ... c'est un peu un mélange de paysages corses et grecques !! Bien que cette destination est de plus en plus à la mode ça "peut" rester une destination abordable ... d'un point de vue prix !!

Mon conseil pour le logement : Le top reste le logement chez l'habitant où il faut compter à peu près 15E par personne par jour ... tout à fait abordable pour un logement type 1 chambre avec 3 ou 4 lits donc idéal pour une petite famille qui ne désire pas se ruiner ! Les hotels restent quand meme pas donné surtout pour les touristes étrangers !

Les restos: Je pense que l'on peut aisément compter sur un budget de 10E/ personne par repas si l'on va dans un resto plutôt pas mal et en consommant entrée + plat + vin !! Ensuite il est clair que celà va beaucoup dépendre de l'endroit et de son exposition (bord de mer, promenade, etc...) Un conseil : n'ayez pas les yeux plus gros que le ventre car les portions sont bien plus que généreuses dans ce pays (2x plus importante qu'en France) !

JAMAIS sans ma VOITURE ! JE vous conseille de louer une voiture si vous voulez profiter pleinement de votre séjour au monténégro ... car même si au début cela représente un coût important vous ne le regretterez pas .. pourquoi ?? parce que : 1/ vous pourrez tout visiter ! 2/ vous pourrez loger chez l'habitant et vous déplacez librement 3/ vous pourrez accéder à des plages magnifiques inaccessible en transport ! 4/ les bus sont très rares et ne deserve pas toutes les destinations ... autant dire qu'il est plutot bête de perdre 3h dans la journée en transport sur 10jours de vacances ! Si toutefois vous persistez à vous le refuser ... vous ne direz pas que vous n'étiez pas prévenu !!

Au niveau des destinations : Y'en a pour tous les goûts !!!

BUDVA : le Saint-Tropez local ! Budva est certainement la destination la plus visitée durant l'été au monténégro ... continuellement en construction/agrandissement elle présente l'avantage d'être une ville qui bouge tout le temps. Beaucoup de commerces, beaucoup de cafés/restos/boites, quelques belles plages (Mogren à côté de la vieille ville, Becici à 2 km vers Petrovac ... ou encore jazovo à 7km vers Tivat !) JE pense que c'est vraiment une destination pour une bonne bande de potes ... là bàs ce sera NO REPOS et sans répis !!! Vraiment idéal pour des bandes de jeunes qui veulent s'éclater, limiter pour les familles ayant des enfants un peu plus âgés et je le déconseille pour les familles ayant des enfants en bas âge ... les plages sont bondés, l'eau un peu plus sale qu'ailleurs et les prix les plus chers de la côte !! En gros c'est le Saint-Trop' local avec son lot de starlettes et VIP !

KOTOR : Un endroit chargé d'histoire ! Kotor c'est vraiment une ville à voir si vous passez par le monténégro ... entre la vieille ville remplie de petites rues piétonnes, commerces, restos et monuments ... débouchant sur une impressionnante muraille de plusieurs kilomètres montant dans la montagne !! LEs plages y sont très moyennes mais la fête est aussi au rendez-vous .... LEs prix sont plutôt élevés et il y'aura moins de possibilité de loger chez l'habitant ! Kotor c'est chic ... !! Je le conseille mais seulement de passage pour 2-3 jours histoire de voir le paysage, les monuments mais certainement pas en séjour prolongé !

HERCEG-NOVI: La classe ... THE VILLE ! Clairement chère comme destination ... c'est le Top selon moi sur la côte adriatique monténégrine et ce pour plusieurs raisons ! 1/ une vieille ville absolument MAGNIFIQUE ... un vrai paradis touristique rempli de musées et empreint d'une atmosphère particulière ! 2/ C'est la vraie alternative à BUDVA pour la fête mais bien moins strass et paillettes ! 3/ Les petites villes à côté comme Igalo, Denovici ou Baosici vous offre une superbe opportunité de logement chez l'habitant pour peu cher ... en plus de très belles plages du côté d'Igalo ... 4/ Le centre de cure thermale à Igalo qui pratique de la thalassothérapie et des soins avec de la boue ... à des prix qui ridiculisent nos chers centres français !! 5/ C'est à 15km de Dubrovnik une autre "BELLE" de l'adriatique mais en Croatie ... mais aucun problème pour vous y rendre car il y'a pleins de navettes !! 6/ Je vous dis tout simplement c'est le TOP !! :))

Sveti-Stefan et Milocer : Budgets serrés --> S'abstenir ! C'est la destination hors de prix du Monténégro ... mais une vraie merveille ! Sveti Stefan et Milocer sont des presque-îles anciennement destinations de toute la clientèle allemande très fortunée ... C'est un peu le Monaco local si je peux le résumer ainsi ... JE vous conseille très fortement d'y passer une après-midi ou une journée pour ne pas manquer le spectacle mais vous déconseille clairement si vous ne voulez pas vous ruiner !

Tivat: La déchue ! Ancienne destination de 1er ordre ... Tivat est devenu une ville bon marché (normal vu ses plages de béton !!) L'atmosphère y est plutôt pas mal, le shopping très moyen à part un marché/puces plutot mignon... Il y'a un port militaire à proximité ce qui gâche un peu le paysage ! Par contre l'avantage c'est que c'est équidistant de beaucoup de villes .. ex: Herceg-Novi à 30km (par ferry), Kotor 30 km et Budva 30km .... vu que le logement y est peu cher vous pouvez très bien y élire séjour pour vous en servir comme point de chute ! sinon aucune raison d'y rester surtout quand vous venez d'aussi loin ! AH OUI L'aéroport du Monténégro est près de Tivat :))

Plavi Horizonti : Les horizons bleus ... la plage de palmiers et sable fin !! :)) PARFAIT pour les enfants en bas âges !! C'est une destination magnifique ... mais alors magnifique et idéal pour les enbfants en bas âge (c'est la que mes parents m'emmenaient quand j'étais petit !!) Mais pourquoi ?? Tout simplement parce que la plage est faite de sable très fin ... l'eau est très basse ... donc pour les baignades des petits c'est parfait, vous pouvez par exemple faire près de 150m avant de perdre pied ... c'est top pour les petits !! Il y'a bcp de palmiers qui confèrent de l'ombre pour les petits lors de leur sièste et accessoirement nous donne l'impression d'être dans un pays exotique lointain .... !! Seul inconvenient : C'est un peu loin du reste ... je m'explique quand vous y allez vous y passez la journée mais il y'a de grande possibilité de trouver à proximité dans les 5km des logements chez l'habitant ! De plus l'endroit est peu cher en soi ...!

Voilà pour mon petit tour du monténégro, j'ai essayé d'aller au plus vite et d'être conscis en espérant que ça vous aidera! JE reste à votre disposition pour diverses questions ... ou pour plus d'infos sur d'autres coins ... car il y'a bien d'autres choses à voir dans le monténégro (canyons, montagnes, musées, ...) De plus c'est franchement une bonne destination pour y'emmener des enfants même en bas âge ... !! On peut y'aller avec un budget serré !!

Vous vous demandez peut-être d'où je tiens toutes ces infos ... et bien je suis serbe d'origine et j'ai passé pas mal d'étés là bas durant lesquelles j'ai pu visiter presque toute la cote ... ma dernière visite était à Budva durant l'été 2005 ! En tout j'ai bien du y'aller une bonne dizaine de fois !! :)

Sur ce bonnes vacances à tous, bon séjour et n'oubliez pas les quelques règles d'or :

1/ on négocie toujours les prix !!! 2/ si les gens sont trop gentils ou les prix trop trop bas c'est qu'il y'a quelque chose là dessous 3/ ne confiez pas vos affaires à des gens ou ne laissez rien dans le logement si ce n'est pas possible de fermer à clé (à moins que vraiment vous le sentiez) 4/ Profitez de vos vacances à fond ...

5/ les gens vous aimerons et vous aiderons s'ils sentent que c'est reciproque !!
Rencontre à Paris dimanche 21 janvier 2007
by Voyageuse13 · 2007-01-02 · 256 replies
Bonjour à toutes et à toutes et excellente année 2007 🙂

Je vous propose de se retrouver autour d'un petit repas le dimanche 21 janvier à midi.

🤪 La raison : il faut une raison pour se retrouver ensemble ?

😮 Le thème : pas de thème. Que vous aimiez l'Afrique ou le Canada, que vous partiez en voyage ou que vous en reveniez, que vous soyez à court d'idées ou que vous ayez une idée de destination toutes les 3 minutes, que vous "trekkiez" comme un fou ou que vos os délicats préfèrent la douceur d'un bon lit, vous êtes cordialement invités à vous inscrire sur ce post.

😛 Le restaurant : buffet syrien, déjeuner tibétain, tex mex/thaïlandais ... ou brunch, je ne sais pas encore. D'ici le 21, j'aurais bien trouvé quelque chose ...

Qu'en dites vous ?
Maroc à moto
by LN31 · 2006-01-18 · 35 replies
😊bonjour, voilà au mois d'aout nous voulons partir à Marrakech en moto. (africa twin) nous disposons de 3 semaines mais nous voudrions faire une partie en train/auto. qu'en pensez-vous? Avez vous déjà eu cette experience? combien de jour pour faire ceuta-marrakech? connaissez-vous des bonnes adresses de riad à marrakech?
Bons plans pour la Roumanie?
by Lucie25 · 2005-01-24 · 54 replies
Bonjour à tous et toutes,

Je compte partir en roumanie au mois de mars ou d'avril, et je cherche toutes sortes d'infos sur le pays : quelles villes visiter, comment se déplacer, les bons plans etc...je sais que c'est vague comme question, mais bon, si vous avez déjà été en roumanie, j'attends vos suggestions et les récits de vos belles (ou moins belles ?!) expériences dans ce pays.

Merci !
Pourquoi vous voulez faire de l'humanitaire?
by Ivo · 2003-10-04 · 241 replies
Voila, c'est une question qui me travaille, non pas que j'ai qlque chose à reprocher à tout ça, bien au contraire. Mais tout le monde (presque ...) à un moment ou un autre semble avoir envie d'aider son prochain, de preference à l'etranger, avec toutes les convictions et motivations que cela implique. Qu'est ce c'est pour vous l'humanitaire, comment vous voyez ça, pour ceux qui l'ont vécu, pour ceux qui souhaitent le vivre ... allez, faisons tourner le moulin.
Roumanie, Moldavie, Bulgarie: tours et détours jusqu'en mer Noire (en famille et en fourgon)
by Pierre · 2018-08-17 · 74 replies
Hello,

Voici mon nouveau carnet, version très allégée en photos (version complète sur mon blog). Bonne lecture.

Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet. Vous l'aurez compris, nous sommes partis en direction de l'est pour un nouveau périple intitulé « Roumanie, Moldavie et Bulgarie, tours et détours jusqu'en Mer Noire ».
Passage frontière Croatie - Bosnie ouvert aux touristes?
by Tana4 · 2018-06-13 · 38 replies
Bonjour, je pars bientot en Bosnie et j'aimerais savoir si quelqu'un a déjà emprunté le passage frontière Croatie/Bosnie vers les ville de Zunici/Donje Prilisce. je serai seul à moto. Ce passage est il toujours ouvert aux touristes... merci pour les retours.
Votre meilleur voyage?
by MirandaMouse · 2018-05-11 · 55 replies
Bonjour,

J'ouvre ce sujet après avoir discuté de ça avec des amis et mon compagnon.

Quel est donc votre meilleur voyage ? J'entends par là, pas forcément la destination la plus intéressante, mais vraiment le voyage où vous avez de meilleurs souvenirs, où tout s'est bien passé, etc. Par ex on peut avoir eu un voyage gâché par la météo, la santé, une mauvaise compagnie, même si la destination était très intéressante, et avoir passé de meilleurs moments dans une destination moins "majeure". Je ne sais pas si je suis claire 😛

Dans mon cas, à ce jour, cela reste mon séjour de 3 semaines en Ukraine.

Pourquoi ? Parce que tout fut réuni pour que ce soit un super voyage et que ça s'est très bien passé. 3 semaines en été mais loin de la foule touristique (ça compte pour moi...) à avoir l'impression de découvrir des "trésors cachés" (je parle bien de l'impression), je suis très attirée par les cultures slaves et je me sentais plutôt bien là-bas. Nous avons eu globalement du beau temps (des fois un peu chaud, quelques orages, bon, sur 3 semaines, pas à me plaindre !), j'ai aimé tout ce que j'ai vu alors que j'étais partie sans avoir de grandes attentes. Nous avons très bien mangé (ça compte pour moi ! ça fait partie du voyage) autant salé que sucré, notamment à Lviv et ses restos originaux.

Il y avait quand même des endroits que je rêvais vraiment de voir, surtout à Kiev en fait (les églises surtout...) et je n'ai pas été déçue.

Je ne vais pas me voiler la face, le fait d'avoir un pouvoir d'achat assez élevé dans le pays a aussi aidé. Nous ne sommes pas riches du tout, en France on doit faire attention à tout, on voyage toujours avec un petit budget, alors en Ukraine il était quand même plus facile de se faire plaisir vu les prix qui paraissent très bas pour un Français, même "pauvre". Bon nous faisions attention quand même : apparts très simples, restos moyens et non de luxe (sauf un à Odessa considéré comme un peu plus haut de gamme, enfin c'était pas non plus un resto étoilé), on regardait quand même les prix... Les billets d'avion ayant occupé une part importante du budget, c'était d'ailleurs nos billets les plus couteux à ce moment-là (depuis il y a eu la Russie).

Je repense souvent à ce voyage avec nostalgie ! En plus, en 3 semaines, on a le temps de s'immerger, quand on arrive on se dit qu'on a tout le temps devant nous, etc. Nous avons eu le temps de flâner à notre guise, il y a moins à voir que dans d'autres endroits (nous n'avons fait que 3 villes) ce qui nous laissait le temps de profiter, de vivre... Nous avons fini à Odessa en mode "vacances" si je puis dire. Le retour fut difficile pour le coup, plus que d'habitude, même si j'avais hâte de pouvoir me reposer, 3 semaines à marcher, ça use les mollets 😛

Donc voilà, super voyage, pourtant ce n'est pas forcément la "meilleure" destination (dur de comparer Kiev avec Rome par ex...). Depuis j'ai réalisé mon grand rêve d'aller en Russie, indéniablement Saint-Pétersbourg m'a mieux plu et je la place dans mon top toutes villes confondues (Moscou non par contre...), voyage de 3 semaines également, mais le voyage, lui, s'est moins bien passé donc l'Ukraine reste mon voyage préféré.

Ensuite même si c'était plus court, ma première fois à Séville, une semaine de bonheur au soleil en février, gros coup de coeur, ma première fois à Cracovie, on a pas mal "trainé" en fait, sans se prendre la tête. J'y suis aussi retournée, en couplant avec une semaine à Varsovie, et c'était également un bon voyage heureux !

Madrid en janvier dernier, une autre ville coup de coeur, j'y avais déjà été deux fois et j'avais beaucoup aimé, mais en janvier dernier c'était la première fois que nous avions autant de soleil, nous avons très bien mangé, c'était un super voyage !

Et vous alors ? et pourquoi ?
Maroc, récit d'une semaine dans le sud
by Nadbrej · 2018-03-03 · 170 replies
Nous venons de passer une semaine au Maroc et nous voulions partager ce voyage sur VF.

VF nous a toujours donné des idées pour nos voyages et, dernièrement, Trostang et Cambrousse ont été d’une aide précieuse pour optimiser notre aventure. Le trajet s'est fait dans le sens des aiguilles d'une montre, Ait ben haddou et Telouet en fin de séjour.



Samedi 17 Février Arrivée, route vers Skoura

Après 90 minutes de route, départ de Marseille vers 10h45 sur un vol Ryanair, qui comme d’habitude et malgré le stress qui peut entourer les préparatifs, se passe d’une manière simplement dès lors qu’on respecte les consignes. Ce que j’apprécie le plus, c’est la ponctualité. Arrivés (mes filles de 11 ans, 8 ans, ma femme et moi) à Marrakech à 12h30, un jeune homme de l’agence Medloc nous accueille à la sortie de l’aéroport pour nous livrer la Logan louée une semaine à l’avance. C’est au volant d’une Hyundai Accent diesel presque neuve qu’on prend la route. Pas de surcoût. Ça commence bien. Il est déjà plus que 14h et Skoura, notre première étape n’est pas si proche. On choisit de prendre la route N9, qui passe par Isselday, plutôt que celle qui traverse Telouet car on voulait réserver cette dernière pour le retour. Premières rencontres avec les policiers et/ou les gendarmes marocains…j’ai réussi à m’en sortir deux fois sur trois. Cette première vaccination m’a permis de ne pas me faire arrêter par la suite.

Il Faisait 6° à Tizi'n'Tichka

Entre arrêts minute photos et arrêt déjeuner, on arrive à la Kasbah la Palmeraie à 20h. Mohamed nous attendait avec le sourire et le thé de bienvenue. Quelle belle rencontre avec cette famille accueillante, souriante, disponible et de bon conseil. On passe rapidement à table pour déguster un bon Tajine, et partager quelques informations avec les clients. Mohamed nous avait promis 2 chambres, 1 pour les parents et 1 pour les enfants. C’était simple et confortable. On n’en demandait pas plus.

DIMANCHE 18 Février : Palmeraie, Vallée des amandiers et Kasbah Amridil

Réveil matinal, on assiste à la cuisson du Tafarnout, pain artisanal cuit dans un four de terre cuite du même nom. Les enfants se régalent de ce moment. Pain artisanal, plus Messemen, miel, confiture, beurre et dattes, agrémentés de café, thé et jus, nous donnent la pêche pour commencer la journée. Au menu, une super balade dans la palmeraie de Skoura en serpentant et en se perdant dans les parcelles à la rencontre des femmes qui cultivent la terre à l’ombre des palmiers jusqu’à arriver à la Kasbah du Chek Ali nichée dans un hameau au beau milieu de la palmeraie

La Kasbah a l��air assez préservée dans certaines parties, mais inaccessible. Hakim, qui a les clés n’était pas là, malgré les efforts de deux villageois d’essayer de le trouver. On rebrousse chemin peu avant midi pour une halte au gîte. Sur notre chemin, des femmes (plus jeunes que celles qui cultivaient la terre) lavaient les vêtements dans les eaux des ruisseaux. Au hasard du chemin, nous nous retrouvons à l’intérieur d’une cour de particulier (car nous avons dû ouvrir une porte pour « sortir ») et découvrons quelques voitures à l’oubli mais qui compléteraient bien la collection de quelques-uns



Une petite escale au gîte après 4 heures de marche, Mohamed nous conseille d’aller manger chez le patron barbu au restaurant la vallée des fleurs : un rapport qualité prix imbattable, Tajines végétariens pour les parents, couscous au poulet et Tajine poulet pour les enfants. Tout était délicieux. Thé en fin de repas et gâteaux marocains offerts par la maison, le tout pour 215 dirhams, on se rendra compte après que c’était un des repas les moins chers qu’on a eu. L’après-midi, on part en voiture sur la route de la vallée des amandiers, le paysage est magnifique, les amandiers sont en fleurs, mais, ayant un peu oublié les indications de Mohamed, nous n’avons pas trouvé l’endroit pour pouvoir faire la balade à pieds. Pour le coup, je vous décris comment faire : arrivés à Toundoute, il faut traverser le village, faire 4 à 5 km jusqu’à trouver une sorte de plateau servant de parking et qui offrirait une jolie vue sur la palmeraie et la vallée des amandiers. A partir de ce plateau partirait un chemin de mules sous les arbres jusqu’à une mine de sel. Il s’agit de la version soft, car en fouinant internet, une autre rando, plus costaud, commence beaucoup plus au nord de Toundoute et serpente vraiment dans une grande vallée d’amandiers. Dans tous les cas, on ne pouvait pas tout faire sur cette journée, la balade en voiture nous a permis de contempler le décor et surtout de gagner un peu de temps pour visiter la kasbah Amridil juste avant le coucher du soleil. La Kasbah, qui se trouve à 4 km à l’ouest de Skoura est très bien préservée et restaurée. Une seule partie est visitable, l’autre étant occupée par une Guesthouse. Fatima, guide locale et participante active à l’apprentissage de la lecture et l’écriture des paysannes locales, nous prodigue des informations sur l’architecture intérieure de ce type d’habitation et la fonctionnalité qui en découle, informations qui nous seront utiles tout au long du voyage lors de nos visites de Kasbahs, Dars, Ksars et autres petites merveilles architecturales sur notre route dans le sud marocain.

Le repas du soir était, aussi bon que celui de la veille, soupe, couscous et fruits en dessert...
Hiver au Portugal
by Patmary · 2016-10-02 · 18 replies
bonjour nous aimerions passer quelque temps au Portugal en période hivernale.janvier et février est-il le bon moment ou faut-il attendre plus tard dans la saison?on me dit qu;il pleut beaucoup en début d'année.merci d'avance pour vos conseils.patmary
Attention, plus d'ambassade Mauritanie à Rabat!
by JaystarHelp · 2014-03-10 · 64 replies
Salut a tous Bon comme noté dans le titre il n y a plus d'ambassade mauritanie a rabat 🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️ source : http://www.hespress.com/politique/153551.html Crise silencieuse a mis en garde les observateurs depuis un certain temps d'élargir le fossé entre Nouakchott et Rabat flotter à nouveau sur la surface des relations entre les deux pays , bien que le niveau officiel nie l'existence de ce entaché , tel que rapporté par l'agence «Nouvelles» agence de nouvelles privé en Mauritanie , le froid entre les deux pays a atteint la limite des Maires Président Mohamed Ould Abdel Aziz à tirer le chargé d'affaires à l'ambassade du Maroc à Rabat .

La même source a expliqué que la détérioration a connu des relations entre le Maroc et la Mauritanie , dans un développement négatif menace de refuser de briser une approche globale, formulée par un appel à l' ambassade de Mauritanie agissant à Rabat , Mohamed Ould Mukahal , et mis en Mali successeur au maire , Mohammed Lamine Ould Khatri , dont il dit le travail rend l'ambassade mauritanienne à Rabat , le compteur fermé pour le moment.

La décision et les préoccupations qui sont arrivés limite des frais de retrait agence d'affaires , des relations She- marocaines de la Mauritanie que la Mauritanie , qui n'était pas dans sa meilleure période depuis , exacerbé par ce qu'elle déclarations attribuées au roi du Maroc , Mohammed VI , lors de sa visite au Gabon , qui est toujours en cours , après sa visite dans trois pays africains , sans en révéler le contenu , qui peut être gênant à Nouakchott .

Alors qu'il n'est pas venu de Rabat , explique jalonné les relations avec Nouakchott , a été plus d'une fois au cours des dernières années , vient Osagama dans la compréhension entre les deux pays , ainsi que le président Mohamed Ould Abdel Aziz , qui se préparait en 2009 à faire plusieurs visites à l'étranger et la plus dangereuse mise en place au Maroc, n'a pas hésité à voler à l'Algérie comme une destination de premier , après avoir été retardé Rabat pour exprimer la bienvenue.

Deux ans plus tard , sera Nouakchott expulser directeur de l'agence , le temps Maghreb Arabe Presse , Hafeez Bakali , lui Mmhlh 24 heures pour quitter le territoire , dans un mouvement qui a soulevé beaucoup de Alasata à Rabat , qui a vu inapproprié , un an plus tard , va diffuser les nouvelles que le Président de la Mauritanie , refusé de recevoir le secrétaire d'État dans le gouvernement , Benkirane , Abdallah Baha , lors de sa visite à Nouakchott , et a été accueilli par une partie de la suffisance des élus chaque refroidisseur .

Drop it a augmenté de nouveau pour les relations de la coupe - marocain de la Mauritanie , près du centre de l'aggravation de la frontière Ahtajmat Nouadhibou , les conducteurs qui avaient Mauritaniens sur le conflit vient , leur colère , qu'ils considéraient comme de nombreux obstacles auxquels ils font face lorsque la demande de visa du Maroc , avec des pilotes marocains ne reçoivent pas un discours similaire .

Pilotes mauritaniens osèrent protester contre les obstacles de visa marocains , les plates-formes peut fierté mauritanienne , alors , pour le refus de Nouakchott adoption du nouveau consul marocain , sans fournir la justification de la non - acceptation . Ajoutant que le ministre des Affaires étrangères mauritanien , Ahmed Ould Teguedi , a présenté ses excuses à l'ambassadeur du Maroc à Nouakchott , Abdul Rahman bin Omar , tout justifier le rejet Consul nouvelle Mkhtara lui qu'il examinera la présidence de voir le bien-fondé de la décision , ce qui n'était pas transitoire , et a été suivi par plusieurs références à plus tard, est rassurant relations saines Mauritanie marocain , qui a toujours été sujet à des fluctuations .

dsl si y en a des fautes d'ortographe c'est juste google traduction ... sinon les frontiére reste toujours une option pour avoir les visa surplace mais un peux plus cher ... 😠😠😠
Tour du monde en famille 2013-2014: où en êtes-vous?
by ValBru1 · 2013-05-06 · 39 replies
Bonsoir, Je voudrais savoir où vous en êtes dans vos préparatifs de tdm? Je commence vraiment à stresser parce que je trouve que nous n'avançons pas beaucoup et sommes sensés partir fin aôut... Et vous, comment cela se passe? Valérie
À vélo à travers l'Europe
by StanleyH · 2012-03-19 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.



Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.

Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.

Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.

Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.

J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.

José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?

Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.

J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".

Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.

Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.

*

D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.

Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.

Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.

Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…

Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.

J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.

Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.

Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.

Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.

En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.

A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.

Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.

Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.

Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.

*

Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.

Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.

J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.

En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?

Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.

Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.

Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.

C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?

Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.

Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.

La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.

La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Abums photos des cabines de paquebots
by Alcati · 2009-02-15 · 404 replies
Bonjour,

Lorsqu'on fait un choix de croisière, on choisit soit la compagnie, le navire et l'itinéraire ou des fois l'inverse. Pour ce faire, il y a une question qui revient souvent hormi l'aspect restauration et la découverte du bateau, c'est le type de cabine que l'on va occuper !

Bien entendu, me direz-vous, il faut consulter les catalogues !!! Exact, mais je pense que vous avez dû remarquer que la plus part des photos sont petites et donc certains détails n'apparaissent pas.

Aussi, je vous propose que ceux qui en disposent, suite à leur croisière, qu'ils viennent les poster dans cette discussion car je suis sûr que va intéresser beaucoup de monde. Il n'y a pas de différence sur le type de cabine et je suis persuadé que des couples avec des enfants pourront voir là, un aspect qui n'était visible de suite sur le choix souhaité.

Je possède quleques vues du Melody (MSC), du Club Med II (qui vient d'être relouqué dernièrement), j'ai trouvé les photos sur le site MER et MARINE.

Lors de notre dernière croisière (en septembre 2008 sur le Costa Victoria), j'ai eu l'occasion de prendre notre cabine, puis celles que j'ai trouvé sur le net qui vont nous permettre d'apprécier la surface ce celle-ci, sa disposition et son colorie.

J'espère que cela vous conviendra et surtout n'hésitez pas à apporter vos témoignages ou vos photos sur ce qui a été votre choix durant la ou les croisières.

Voici les dernières du Club Med II, relouqué dernièrement. Je vais ensuite vous apporter d'autres vues des autres paquebots que je possède.

Bonne journée à tous.

JC
Bouches de Kotor (Monténégro) en famille: hébergement tranquille?
by Duroc · 2010-03-14 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons en juillet prochain 3 semaines en Croatie. Nous voulons aller passer quelques jours au Montenegro pour aller voir les bouches de Kotor. Nous sommes à la recherche d'un hébergement tranquille si possible en bord de mer et/ou avec piscine. Nous voyageons avec deux enfants (1 et 3 ans).

Merci d'avance pour votre réponse
Trucs ou récits en Europe de l'Est?
by Valeriev · 2012-06-03 · 4 replies
Bonjour!

Je souhaite partir en Europe de l'est en été 2013. Mes destinations seraient possiblement la Grèce, Alabanie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Croatie et Slovénie. J'aimerais avoir des trucs et/ou récits sur une ou plusieurs de ses destinations. Si certain son intéressé par le projet je suis très ouverte!

Merci!

Valérie
Idée de voyage au départ de Paris en avril
by FloetAlbane · 2018-11-05 · 9 replies
Bonjour à tous les voyageurs,

Avec mon amie, nous recherchons une idée de voyage pour Avril 2019, sur 15 jours maximum, à moins de 5h de vol de Paris. Globalement, nous aimons les destinations ensoleillées et nos centres d'intérêts lors de nos vacances sont la randonnée, la plage, la gastronomie et l'histoire. Nous n'aimons pas particulièrement rester au même endroit et sommes donc plutôt ouvert aux idées de voyages itinérants.

N'ayant pas d'idée particulière pour cette période de l'année, nous serions heureux que vous nous inspiriez de vos différents coups de cœur :)

Au plaisir de vous lire.

Flo&Albane.
Recherche itinéraire à vélo de Toulouse à Istanbul via Italie et Grèce
by Moontanya · 2011-03-29 · 4 replies
Bonjour à tous!

Dans le projet de m'évader en vélo de façon itinérante et indépendante, je souhaiterais rallier Toulouse à Istambul, via l'Italie, la Grèce.... Connaissez-vous des itinéraires à ne pas louper? Je cherche à éviter les grands axes, privilégier les itinéraires sauvages dans la mesure du possible... Connaissez un road book spécialisé sur ces secteurs? Existe-t-il un balisage comme pour la piste Euro 6 ? Merci pour vos réponses!!😉
Travailler en Nouvelle-Calédonie: Papeete ou Nouméa?
by Albane81 · 2007-07-17 · 12 replies
bonjour je voudrais travailler à nouméa ou papeete à partir de fin octobre. pensez vous que je peux trouver du boulot de france avant d'arriver? pouvez vous me donnez des conseils? je suis infirmière et ma copine est kiné merci d'avance 😏

You might also like