Results for "Afrique+de+l'Ouest+et+du+Centre+souvenir+artisanat"
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Vos commentaires sur Air France?
Que pensez vous d'Air France ?
Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci
Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci
Faire un périple Paris - La Mecque (Arabie Saoudite) à vélo?
Madame, monsieur, 😏
J'ai lu ci-dessus que deux sud africains ont rejoins La Mecque en vélo. http://www.go-makkah.com/french/news/00449/deux-jeunes-sud-africains-rejoignent-la-mecque-a-velo-.html
Du coup, je n'arrête pas de penser que l'on pourrai faire de même a partir de Paris. Pour ceux que ca intéresse , qu'est ce que vous en pensez?
merci
J'ai lu ci-dessus que deux sud africains ont rejoins La Mecque en vélo. http://www.go-makkah.com/french/news/00449/deux-jeunes-sud-africains-rejoignent-la-mecque-a-velo-.html
Du coup, je n'arrête pas de penser que l'on pourrai faire de même a partir de Paris. Pour ceux que ca intéresse , qu'est ce que vous en pensez?
merci
Nouveau circuit en 4x4: Maroc - Mauritanie - Mali - Burkina Faso - Bénin en trois semaines
Bonjour à tous,
Suivant vos conseils judicieux, notre itinéraire a quelque peu changé. Nous sommes 7 personnes et pensons passer par le maroc, la mauritanie, le mali, le burkina fasso pour finir sur le Bénin. Et tout ca en un temps record de 3 semaines!!
Alors pleins de questions se posent : est ce pas trop ambitieux en si peu de temps? quels véhicules nous conseillez vous? (buget maxi de 4000 euros pour 2 véhicules) si on prend des 4x4, peuvent ils se vendre au Bénin ou autre? quel est l'état des routes en novembre en afrique de l'ouest? Connaissez vous un site pour calculer les distances en voiture? Avez vous des tuyaux pour des lieux de couchage? le camping sauvage est il faisable...? d'aprés vous, quel serait le budget "idéal" par tête?
Comme vous pouvez le voir, nous sommes plein de questionnement mais heureusement qu'il nous reste 1 an avant de partir, le temps de bien tout anticiper!
Merci d'avance pour toutes réponses A++ Les VV
Suivant vos conseils judicieux, notre itinéraire a quelque peu changé. Nous sommes 7 personnes et pensons passer par le maroc, la mauritanie, le mali, le burkina fasso pour finir sur le Bénin. Et tout ca en un temps record de 3 semaines!!
Alors pleins de questions se posent : est ce pas trop ambitieux en si peu de temps? quels véhicules nous conseillez vous? (buget maxi de 4000 euros pour 2 véhicules) si on prend des 4x4, peuvent ils se vendre au Bénin ou autre? quel est l'état des routes en novembre en afrique de l'ouest? Connaissez vous un site pour calculer les distances en voiture? Avez vous des tuyaux pour des lieux de couchage? le camping sauvage est il faisable...? d'aprés vous, quel serait le budget "idéal" par tête?
Comme vous pouvez le voir, nous sommes plein de questionnement mais heureusement qu'il nous reste 1 an avant de partir, le temps de bien tout anticiper!
Merci d'avance pour toutes réponses A++ Les VV
Filles au Cameroun
😎 bonjour,
nous serions 3 filles à partir au Cameroun avec nos sac à dos en Mars.
Est-ce que qqu'un pourrait me dire si ça ne craint pas trop ? Est-ce assez facile de se déplacer dans le pays par les transports ? les hébergement sont-ils faciles à trouver et à petit budget de routarde ?
Et que nous conseillez vous en 3 semaines de vacances à voir là-bas.
merci d'avance.
nous serions 3 filles à partir au Cameroun avec nos sac à dos en Mars.
Est-ce que qqu'un pourrait me dire si ça ne craint pas trop ? Est-ce assez facile de se déplacer dans le pays par les transports ? les hébergement sont-ils faciles à trouver et à petit budget de routarde ?
Et que nous conseillez vous en 3 semaines de vacances à voir là-bas.
merci d'avance.
Partir juste après le bac
Bonsoir à tous,
je suis a un moment clef de ma vie niveau orientation : la terminale... et comme beaucoup apparement je me pose la question de la "gap year", une année sabbatique entre le bac et les études supérieures pour partir à l'étranger.
J'ai déjà fait quelques recherches sur internet, sur ce forum, dans des livres etc, mais je n'ai encore pas trouvé de témoignages réels..
J'arrive a une période de ma vie où on me demande de faire des choix pour toute ma vie et pourtant je peux dire sans mentir que c'est aujourd'hui que je me connais le moins. La motivation pour faire des études s'éfface de plus en plus (non pas parceque je ne veux pas travailler, mais parceque je n'ai pas vraiment de branche qui me passionne) et j'ai surtout l'impression que rien n'a de sens et que rien ne pourra jamais avoir de sens. C'est pour ça que cette année me parait une sorte d'aubaine, pour me retrouver et me permettre de faire des choix. ( j'ai toujours voulu voyager, le plus loin possible, ce n'est donc pas que pour cette raison) .
C'est là que je cherche des personnes qui ont vécues la meme chose, qui sont parties après le bac pour des raisons similaires (et pas par exemple dans le but de parfaire son anglais). Je ne sais pas encore sous quelle forme je pourrais envisager ce voyage: job dans un pays étranger ou plutot tour d'une région (Asie?) en vélo. Je ne sais pas si les deux solutions sont envisageables vu mes finances (j'imagine que l'option glob trotter n'est pas donné a un jeune sans grands moyens ?).
Voilà, j'espère trouver des personnes qui ont été dans le même cas que moi, et meme si possible des personnes qui le sont en ce moment, qui pourraient peut etre devenir de futurs compagnons de route..
Bonne soirée.
je suis a un moment clef de ma vie niveau orientation : la terminale... et comme beaucoup apparement je me pose la question de la "gap year", une année sabbatique entre le bac et les études supérieures pour partir à l'étranger.
J'ai déjà fait quelques recherches sur internet, sur ce forum, dans des livres etc, mais je n'ai encore pas trouvé de témoignages réels..
J'arrive a une période de ma vie où on me demande de faire des choix pour toute ma vie et pourtant je peux dire sans mentir que c'est aujourd'hui que je me connais le moins. La motivation pour faire des études s'éfface de plus en plus (non pas parceque je ne veux pas travailler, mais parceque je n'ai pas vraiment de branche qui me passionne) et j'ai surtout l'impression que rien n'a de sens et que rien ne pourra jamais avoir de sens. C'est pour ça que cette année me parait une sorte d'aubaine, pour me retrouver et me permettre de faire des choix. ( j'ai toujours voulu voyager, le plus loin possible, ce n'est donc pas que pour cette raison) .
C'est là que je cherche des personnes qui ont vécues la meme chose, qui sont parties après le bac pour des raisons similaires (et pas par exemple dans le but de parfaire son anglais). Je ne sais pas encore sous quelle forme je pourrais envisager ce voyage: job dans un pays étranger ou plutot tour d'une région (Asie?) en vélo. Je ne sais pas si les deux solutions sont envisageables vu mes finances (j'imagine que l'option glob trotter n'est pas donné a un jeune sans grands moyens ?).
Voilà, j'espère trouver des personnes qui ont été dans le même cas que moi, et meme si possible des personnes qui le sont en ce moment, qui pourraient peut etre devenir de futurs compagnons de route..
Bonne soirée.
Mésaventure en République Dominicaine: que la mienne serve à d'autres!
Bonjour, je voudrais attirer votre attention sur un problème (d'arnaque) que j'ai eu lors de nos vacances fin avril début mai 2006 en République Dominicaine (hôtel Grand Paradise Bavarro amhsa marina) à Punta Cana. Après quelques jours à l'hôtel, nous avons été solicité par des rabatteurs employés à cet effet qui nous demande de leurs acccorder quelques instants pour un sondage sur notre séjour. En définitive nous sommes acceillis dans une salle à l'écart des autres touristes et une autre personne prend le relais et pendant 2 à 3 heures essaye de vous vendre un' Pack vacances révolutionnaire'. C'est à dire avec des prestations supérieures à notre séjour (via notre agence de voyage) mais 50% moins cher, avec chiffre à l'appui. Ce type de vacance devait nous permettre de voyager partout dans le monde à n'importe quelle date, plusieurs fois par an pour les mêmes conditions. Nous sommes méfiant, alors intervient une 3ème personne qui se présente comme le directeur du Club de vacances et nous fait une proposition beaucoup plus alléchantes, qu'il est le seule à pouvoir nous faire cette proposition, mais elle n'est valable que quelques heures et qu'il faut conclure le contrat rapidement avec le paiement. Après réflexion et fatigue d'être dans cette salle et bourrage de crâne nous acceptons ce contrat, avec visite des chambres spécifiques VIP. Nous devions régler 50% immédiat et le reste à payer sur 1 an par mensualité, au total 9800 dollars. Au niveau du paiement notre carte bancaire ne passait pas. Nous avons effectué un chèque en euros. A notre retour en France, nous devions attendre notre inscription auprès d'une société internationnale RCI afin d'obtenir un N° d'adhérent pour ces 37 semaines acquises. Nous l'avons obtenu non pas au bout de 16 semaines comme mentionné sur le contrat, mais au bout de 3 semaines. Et c'est à partir de là, que nous nous sommes rendus compte que pas de prestations supérieures, que l'on ne pouvait disposer que d'un seul voyage par an en République Dominicaine, sinon faire une demande d'échange, en espérant que cela est posible, le vol en avion devait nous revenir aux alentours de 1300 euros. Hors les vols que l'on nous propose pour 3 adultes et 1 enfant de moins de 12 ans s'élèvent aux environs de 5000 euros. Bref on découvre l'étendu des dégâts, surtout que lorsque l'on téléphone à l'hôtel en demandant le club de vacances on n'arrive plus à les avoirs. Et lorsque on arrive à les avoirs on nous fait attendre au téléphone ou de rappeler. Et ceci sur plusieurs semaines. Nous leurs avons envoyé différents mails dont j'ai gardé les traces, dont pour certains ils ont répondu. Après des recherches sur internet, nous nous sommes rendu compte que d'autres personnes s'étaient faites arnaquer sur le même principe et dans d'autre pays. Pour eux le contrat est respecté, et voir avec RCI pour le reste. Actuellement cette société 'OVAC opciones vacacionales' est situé à Saint Domingue et à des points dans différents hôtel du pays. Je ne vous embêterais pas plus longtemps à lire cette histoire qui est déja bien longue, mon bilan aujourd'hui : -de lourdes factures de téléphone ( divers appels vers la république) -perte de 4261 Euros -ne plus pouvoir emmener mes enfants en vacances cet été puisque ces escrocs sont partis avec mes économies Le but de mon message sur ce forum est d'avertir les prochains touristes via la république dominicaine de ne contracter aucun contrat dans cet hôtel via l'organisme VRC vacaciones qui pratique une sorte de timeshare mal fait dont certains sites déjà dénoncent. Dommage que je n'ai pas eu l'opportunité d'avoir ces renseignements avant. Il faut que ce genre de choses cessent car chaque jour des touristes de tout horizon se font piéger par ces escrocs qui n'hésitent pas à mettre des familles sur la paille. Je ne peux plus pour l'instant partir en vacances mais à ceux qui partent bonnes vacances et surtout soyez vigilant !
Afrique de l’Ouest: il faut payer pour prendre des photos
Au début j’ai cru que c’était les gens qui ne voulaient pas être photographié ; mais au Bénin, alors que je photographiais une rue déserte une femme m’est tombée dessus en me traitant de voleur. Ensuite c’est un bateau sur une plage que je croyais déserte mais un pêcheur est accouru pour me demander de l’argent. Car tout cela, et j’ai d’autres exemples, est une question d’argent si on paye plus de problème quoique les sommes demandées sont parfois délirantes (l’équivalent de 7 euros par exemple pour l’étale d’un marchant de fétiche). Burkina, Bénin, Togo toujours le même problème. Une fois on m’a demandé de payer pour prendre une photo de moi-même devant une statue à Ouaga. Une autre fois on m’a accordé de faire la photo d’une échoppe mais après on m’a demandé, si en guise de remerciement, je voulais bien donner mon appareil de photo, sérieux et ce n’était pas la première fois qu’on me le demandait.
Il est des peuples plus accueillants...😕
Budget pour l'Afrique du Sud
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà, je projette de me rendre en Afrique du Sud en janvier 2017 (oui, je m'y prends à l'avance 😎)
J'ai un budget qui variera entre 2500 et 3000 euros pour 3 semaines sur place (vol inclus) en sachant que ce sera un road trip (je ne passe par aucune agence, ça me coûterait le double...)
Mon itinéraire serait :
- Le Cap - La route des Jardins - Durban - Kruger - La cerise sur le gâteau : les chutes Victoria 😇
Ma question est la suivante : mon budget est-il réaliste pour un projet comme celui-ci ?
Merci d'avance pour vos réponses et/ou conseils.
Emmanuelle
Voilà, je projette de me rendre en Afrique du Sud en janvier 2017 (oui, je m'y prends à l'avance 😎)
J'ai un budget qui variera entre 2500 et 3000 euros pour 3 semaines sur place (vol inclus) en sachant que ce sera un road trip (je ne passe par aucune agence, ça me coûterait le double...)
Mon itinéraire serait :
- Le Cap - La route des Jardins - Durban - Kruger - La cerise sur le gâteau : les chutes Victoria 😇
Ma question est la suivante : mon budget est-il réaliste pour un projet comme celui-ci ?
Merci d'avance pour vos réponses et/ou conseils.
Emmanuelle
Afrique du Sud ou Namibie?
Bonjour,
pour un 1er voyage en afrique, nous hésitons entre l'afrique du sud et la namibie. A votre avis quelle est la destination la plus adaptée pour 2 personnes voyageant en autonomie?
Voyager l'Afrique de l'Ouest à moto (Côte d'Ivoire, Ghana, Togo et Bénin)?
Bonjour tout le monde,
tout nouveau sur ce site, je vous ecris parce que j'ai cette idée qui trotte dans ma tête (qui commencerait même a galoper) de faire un trip à moto en Afrique de l'Ouest (Depart de Cote d'ivoire vers Togo à voir jusqu'au Benin...) mais le probleme c'est que je n'y connais rien en moto, ni en Afrique de l'ouest. Bon depart, hein ? Je m'adresse donc à vous experts de la moto, d'Afrique de l'ouest, voir des deux (supra-experts).
Est ce que vous savez si ces pays peuvent se faire sans danger à moto (danger pour la moto et celui dessus) ?
A votre avis est que Abidjan - Cotonou -Abidjan peut se faire en 3 semaines ?
Quel type de moto devrais t on acheter (on est 2) pour faire le trip ? J'ai entendu dire que les petites japonaises sont legions la bas mais est ce qu'elles tiennent la route au sens propre comme au figuré ? Quel est le budget et est-ce que ca se revend ?
Mais aussi et surtout faut pas oublier quand meme parce que bon hein : faut il automatiquement un permis moto (sachant que j'ai celui voiture) ? Pour une petite moto, un permis voiture suffit, non ?
Voila, merci infiniment de vos réponses.
Melaine
tout nouveau sur ce site, je vous ecris parce que j'ai cette idée qui trotte dans ma tête (qui commencerait même a galoper) de faire un trip à moto en Afrique de l'Ouest (Depart de Cote d'ivoire vers Togo à voir jusqu'au Benin...) mais le probleme c'est que je n'y connais rien en moto, ni en Afrique de l'ouest. Bon depart, hein ? Je m'adresse donc à vous experts de la moto, d'Afrique de l'ouest, voir des deux (supra-experts).
Est ce que vous savez si ces pays peuvent se faire sans danger à moto (danger pour la moto et celui dessus) ?
A votre avis est que Abidjan - Cotonou -Abidjan peut se faire en 3 semaines ?
Quel type de moto devrais t on acheter (on est 2) pour faire le trip ? J'ai entendu dire que les petites japonaises sont legions la bas mais est ce qu'elles tiennent la route au sens propre comme au figuré ? Quel est le budget et est-ce que ca se revend ?
Mais aussi et surtout faut pas oublier quand meme parce que bon hein : faut il automatiquement un permis moto (sachant que j'ai celui voiture) ? Pour une petite moto, un permis voiture suffit, non ?
Voila, merci infiniment de vos réponses.
Melaine
First draft of South Africa itinerary
Hi,
I’m starting to plan a great trip for the last three weeks of January 2027 (my first time in South Africa).
After spending a few hours (!) browsing this forum, here’s a rough first draft of my itinerary:
D0 Arrival at JNB D1, D2 Blyde River Canyon D3, D4, D5, D6, D7: Kruger D8, D9, D10: St Lucia and surrounding area D11, D12, D13, D14: Drakensberg + Lesotho
D15 A very long driving day to the south (hope the AC doesn’t break down!)
D16, D17, D18, D19 southwest coast (so far I’ve noted Oudtshoorn, Robberg Nature Reserve, Wilderness NP, De Hoop Reserve, and a bit of the wine route) D20, D21 Cape Town (peninsula and a bit of the city) + domestic flight and return flight (departure from JNB at 11 PM)
A few questions before refining this: - Do you see any major issues with this itinerary?
- We don’t have a choice on dates, and personally, I prefer green landscapes to desert ones anyway, but do you really see far fewer animals in January than in the dry season? Five days in Kruger should give us enough time to spot plenty of different animals despite the tall grass, right? As for the heat, we’re from Réunion, so we’re relatively used to it, even though I know it’s not the same type of heat.
- Can I trust the distances and driving times given by Google Maps?
- Picking up the vehicle in Johannesburg and dropping it off in Cape Town: how much might that cost us? I’m thinking it probably won’t be worse (in terms of time or money, since there are five of us—2 adults + 3 kids) than going back to Joburg after Lesotho, taking a flight to Cape Town, and renting another vehicle... but maybe I’m wrong.
- Finally, wouldn’t it be better to focus on just one of the two regions (either the northeast or Cape Town and the south coast)? If it were up to me, I’d stick to the first part and extend a few stops... but not everyone agrees! And we’re thinking that since it’ll be really hot, a second part of the trip that’s a bit """cooler""" would be welcome.
Thanks for your help
D0 Arrival at JNB D1, D2 Blyde River Canyon D3, D4, D5, D6, D7: Kruger D8, D9, D10: St Lucia and surrounding area D11, D12, D13, D14: Drakensberg + Lesotho
D15 A very long driving day to the south (hope the AC doesn’t break down!)
D16, D17, D18, D19 southwest coast (so far I’ve noted Oudtshoorn, Robberg Nature Reserve, Wilderness NP, De Hoop Reserve, and a bit of the wine route) D20, D21 Cape Town (peninsula and a bit of the city) + domestic flight and return flight (departure from JNB at 11 PM)
A few questions before refining this: - Do you see any major issues with this itinerary?
- We don’t have a choice on dates, and personally, I prefer green landscapes to desert ones anyway, but do you really see far fewer animals in January than in the dry season? Five days in Kruger should give us enough time to spot plenty of different animals despite the tall grass, right? As for the heat, we’re from Réunion, so we’re relatively used to it, even though I know it’s not the same type of heat.
- Can I trust the distances and driving times given by Google Maps?
- Picking up the vehicle in Johannesburg and dropping it off in Cape Town: how much might that cost us? I’m thinking it probably won’t be worse (in terms of time or money, since there are five of us—2 adults + 3 kids) than going back to Joburg after Lesotho, taking a flight to Cape Town, and renting another vehicle... but maybe I’m wrong.
- Finally, wouldn’t it be better to focus on just one of the two regions (either the northeast or Cape Town and the south coast)? If it were up to me, I’d stick to the first part and extend a few stops... but not everyone agrees! And we’re thinking that since it’ll be really hot, a second part of the trip that’s a bit """cooler""" would be welcome.
Thanks for your help
Afrique du Sud ou Kenya?
😉 Afrique du Sud ou Kentya ?
Bonjour : nous comptons partir en Afrique entre septembre et juin 04. Nous hésitons entre Afrique du Sud ou le Kenya. Friants de safaris et de grands espaces nature. Que nous conseiller ? Vos expériences et arguments sont les bienvenus ?
Le Kenya (je l'ai fait 2 x enfant ... Donc ça remonte loin, cela a bien du changer) et AS jamais.
MERCI BEAUCOUP ... VOS CONSEILS SONT LES BIENVENUS ... D'autant que c'est notre voyage de Noces
Bonjour : nous comptons partir en Afrique entre septembre et juin 04. Nous hésitons entre Afrique du Sud ou le Kenya. Friants de safaris et de grands espaces nature. Que nous conseiller ? Vos expériences et arguments sont les bienvenus ?
Le Kenya (je l'ai fait 2 x enfant ... Donc ça remonte loin, cela a bien du changer) et AS jamais.
MERCI BEAUCOUP ... VOS CONSEILS SONT LES BIENVENUS ... D'autant que c'est notre voyage de Noces
Voyage du Masai Mara à l'océan Indien (Kenya)
bonjour,
nous aimerions faire le voyage du masai mara à l'océan indien en juillet
est ce que vous l'avez déjà fait et quel est votre avis sur ce voyage
les trajets ne sont ils pas trop longs ? quelle est la différence entre campement et sous tente ?
est il possible de recharger batteries appareil photo quand on est sous tente ?
merci d'avance
Quels rest camps au parc Kruger (Afrique du Sud)
Bonjour
Nous partons mi février avec nos 2 ados (pas vraiment enchantés à priori, j'espère que cela changera sur place😛)
Nous commençons par le cap 4 nuits, puis remontons en vol interne sur Joburg pour le kruger et Blyde.
nos Camps dans le kruger sont : -Berg en dal le 1er soir, mais l'arrivée risque d'être vers la fin d'aprem vu que notre avion atterrit à Joburg à 11h10. -Lower sabie 1 nuit le lendemain -Puis on va faire un tour sur Blyde 2 nuits et retour sur le Kruger (conseil d’Attila de faire une pause hors du parc notamment pour les ados😛 .....) -satara 2 nuits -Olifants 1 nuit puis retour de bonne heure pour reprendre notre vol qui décolle à 23h30 de joburg.
Ma question vous qui connaissez les rest camps : Que me conseillez vous en plus de nos propres sorties ? En walk ou drive avec les rangers, matin ou soir, et à partir de quel rest camp?
Merci d'avance🙂
Nous partons mi février avec nos 2 ados (pas vraiment enchantés à priori, j'espère que cela changera sur place😛)
Nous commençons par le cap 4 nuits, puis remontons en vol interne sur Joburg pour le kruger et Blyde.
nos Camps dans le kruger sont : -Berg en dal le 1er soir, mais l'arrivée risque d'être vers la fin d'aprem vu que notre avion atterrit à Joburg à 11h10. -Lower sabie 1 nuit le lendemain -Puis on va faire un tour sur Blyde 2 nuits et retour sur le Kruger (conseil d’Attila de faire une pause hors du parc notamment pour les ados😛 .....) -satara 2 nuits -Olifants 1 nuit puis retour de bonne heure pour reprendre notre vol qui décolle à 23h30 de joburg.
Ma question vous qui connaissez les rest camps : Que me conseillez vous en plus de nos propres sorties ? En walk ou drive avec les rangers, matin ou soir, et à partir de quel rest camp?
Merci d'avance🙂
Kruger-Cape Town combo: which way to do the circuit?
Alright, this time it's definite—I'm heading to South Africa next October! 😎
Two weeks for a Kruger-Cape Town combo is short... but better than nothing 😉 Before booking the flight tickets, two quick preliminary questions (more will definitely follow): Is there a preferred direction (Kruger first or Cape Town first)? Is it better to go during the first half of October, the second half (or the middle 😏), or does the current unpredictable weather make it all pretty much the same in the end?
Two weeks for a Kruger-Cape Town combo is short... but better than nothing 😉 Before booking the flight tickets, two quick preliminary questions (more will definitely follow): Is there a preferred direction (Kruger first or Cape Town first)? Is it better to go during the first half of October, the second half (or the middle 😏), or does the current unpredictable weather make it all pretty much the same in the end?
Tour de l'Afrique en 365 jours
Bonjour à tous, je m'appelle Sabrina et je souhaite faire le tour de l'Afrique en 2021 avec mon fils qui aura alors 17 ans et mon chien. Voici l'itinéraire que j'envisage d'emprunter : départ de Gibraltar puis :
Algerie - Niger - Nigeria - Cameroun - Rép Centreafricaine - RD congo - Soudan du sud
- Ouganda - Kenya - Tanzanie - Malawi - Mozambique - Zimbaboue - Namibie - - Angola - République du Congo - Gabon - Guinée Equatoriale - Cameroun - Nigeria - Niger - Mali
Algérie
Je pense le faire et vivre dans mon 4 roues. J'aimerai vos avis, vos conseils, vos expériences...Vos idées de véhicule.... Bref tout est bon à prendre !
Je pense aux visas, à calculer le côut de mon voyage, sa durée me semble correcte entre les km et les points d'arrêts.
Depuis toujours je veux voir le monde et je veux que mon fils le voit aussi! Mais c'est une grande aventure qui se prépare pour une mère célibataire de surcroît ! Alors tout les conseils, avis, expériences sont bons à prendre !
Je vous remercie d'avance de votre aide !
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers, USA (1ère partie)
Les aventures de Grisemote dans l’Ouest Canadien (1ère partie)
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
5 semaines sous la tente, en juillet 2008, avec nos enfants âgés de: 13, 12 et 8 ans! Tout d'abord, avant de débuter la narration, nous nous devons de remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre et celles qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir leurs guides, cartes, voire atlas! Kashtin, Calou192, mlefèvre, Vinny, Vilcanota, notre grand spécialiste de la région et tous les autres, merci à vous tous!🙂 Texte: Gilles Plançon Photos: Gilles et Sylvie Cela a commencé de façon maintenant presque traditionnelle, un soir de novembre pluvieux, lors de la présentation des vœux familiaux pour les vacances : « Cette année, nous irons au pays des ours, de la forêt et des montagnes. Certes, l’endroit est infesté de moustiques tenaces, les ours abiment régulièrement et sans distinction les touristes et les locaux, le soir le froid mord les doigts de pieds, voire plus (montagne oblige), la probabilité de rencontrer de la pluie est de 100 %, mais en revanche, on y trouve le meilleur sirop d’érable, la forêt sauvage sur des milliers de kilomètres où pullulent les fameux ours, les paysages sont à couper le souffle (que l’on a moins d’ailleurs en altitude) et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, c’est le territoire des glaciers qui fondent à vu d’œil et qui auront certainement disparus dans quelques années. » Devant tant d’arguments et de détermination de la part de Grisemote et l’assurance d’une organisation impeccable inspirée par les meilleurs conseils du forum, aucun des co-aventuriers n’a osé remettre en doute ce choix forcement judicieux, tout juste une question fut posée à voix basse : « Tenaces comment les moustiques ? »
L'itinéraire tel qu'il était prévu: (nous l'avons quasiment respecté) Les temps de route et kilomètres sont quand même à vérifier, je m'étais aidée d'un site canadien qui donnait les temps de parcours! S 5 juillet Arrivée Calgary nuit Sandman hotel – aéroport D 6 juillet visite Calgary nuit Sandman hotel – aéroport L 7 juillet stampede nuit Sandman hotel – aéroport M 8 juillet Route vers Drumheller (badlands) (138 km) Visite du musée de paléontologie (on n’a pas eu le temps !)– route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) camping de dinosaur M 9 juillet Dinosaur Park - route Glacier Park (environ 300 km) camping de Ste Mary J 10 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road camping de fish river V 11 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road retour et route vers Many glacier Swiftcurrent motor inn S 12 juillet Glacier Park – Many glacier Grinell glacier trail camping de Many Glacier D 13 juillet Glacier Park – Many glacier cracker lake trail camping de Many Glacier L 14 juillet Waterton Lakes National Park Camping townsite M 15 juillet Waterton Lakes National Park Crypt lake Camping townsite M 16 juillet Waterton – Lake Louise 4h17 camping de Lake Louise J 17 juillet Lake Louise camping de Lake Louise V 18 juillet lac Moraine camping de Lake Louise S 19juillet Parc National de Yoho (chutes de takakkaw + emerald lake) camping de Lake Louise D 20 juillet Jasper (Route des glaciers) Camping Wilson creek L 21 juillet Glacier Athabasca (départ 10h40) Route vers Jasper (environ 110 km) + chutes Athabasca camping Wapiti M 22 juillet Jasper (Lac Maligne) camping Wapiti M 23 juillet Jasper (Mont Edith Cavell) camping Wapiti J 24 juillet Jasper– Beaumont Provincial Park (environ 500 km – 5h30) camping Beaumont Provincial Park V 25 juillet Beaumont Provincial Park – Ksan (300 km – 4h00 ?) Ksan campground S 26 juillet Ksan – Stewart nuit à Meziadin Lake D 27 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge L 28 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge M 29 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) Pacific Inn M 30 juillet Route Ferry Départ 7h30 – arrivée 22h30 North Shore Inn J 31 juillet Orques Telegraph Cove (13 heures) – Camping Telegraph Cove Resort V 1 août Telegraph Cove – Tofino (environ 450 km – 5 h00) - Forêt de Cathedral Grove Camping Greenpoint S 2 août Pacific Rim - Ucluelet Camping Greenpoint D 3 août Pacific Rim – Tofino Camping Greenpoint L 4 août Tofino (baleines – ours noirs ?) Camping Greenpoint M 5 août Route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver (12h55) Plaza Hotel M 6 août Vancouver Plaza Hotel J 7 août Vancouver Plaza Hotel V 8 août Départ avion
TOTAL DE KILOMETRES EFFECTUES : 5496 KM

L’enregistrement de nos 100 kilos de bagages, constitués essentiellement de 2 tentes, de matériel de camping et vestimentaire pour affronter la chaleur et surtout le froid et la pluie, fut une formalité. Les 2 heures de retard pour cause de grève des bagagistes fut l’occasion d’arpenter le terminal 1 de Roissy qui n’a décidément aucun charme. Nous finissons par décoller de Roissy sous une pluie battante devant le museau pointu toujours au vent du vieux concorde. Bien qu’ayant pris nos réservations par internet 6 mois avant, nous avons mal choisi l’emplacement de nos sièges, sur l’aile. Pas grave me direz vous, pour voir la mer d’en haut, une place en vaut bien une autre. Oui, mais entre l’Europe et le Canada, il y a le Groenland, terre vierge minérale et neigeuse, aux eaux bleutées pigmentées d’icebergs et aux canyons profonds. Un des derniers sanctuaires vierge de trace humaine où la main de l’homme n’a jamais mit le pied comme dirait les Dupont. C’est donc à la limite du torticolis que nous entrapercevons très frustrés tout cela. L’espace temps ne se dilate pas mais les aiguilles de nos montres ont du mal à avancer puisque nous rattrapons le soleil. Qui dit retard au décollage, dit généralement retard à l’arrivée, ce qui signifie pour nous concrètement une correspondance ratée à Toronto. Nos premiers échanges en anglais avec le responsable de l’enregistrement nous apprendront 2 choses : c’est qu’ils ne parlent pas français (je les croyais bilingues) et qu’il est désolé, que tout cela est bien regrettable mais que pour partir avant 20h00(4 heures d’attente) il faudra apprendre à voler. En revanche, si on décidait de rester, il nous offrait le repas du soir (10$ par personnes ce qui représente un gros sandwich dans un aéroport !) Après une deuxième errance de plusieurs heures au milieu de l’architecture un poil plus accueillante que celle de Roissy et un vol sans histoire de plus de 4 heures, nous atterrissons enfin à Calgary après pas loin de 24 heures de voyage porte à porte tout compris. 8 heures de décalage horaire auront quand même fini par triompher du soleil. Nous récupérons sans encombre nos 10 bagages, trouvons facilement Alamo, notre loueur de voiture qui nous remet notre grosse Dodge « Grand Caravan », spacieuse à souhait et nous arrivons exténués à l’hôtel … pour dormir, dormir, dormir. Il est minuit heure locale (journée de 32 heures).
Calgary : ils sont fous ces cowboys !

Robin qui avait bien dormi dans l’avion est en pleine forme dès 7h00 du matin. Un plouf dans la piscine de l’hôtel, bien plus tard pour les autres et nous voilà d’attaque pour une visite de Calgary.


La conduite de notre grosse voiture automatique s’avère rapidement très simple (grosse pour nous, car ici nous sommes dans la norme). Idem pour les routes. Le système est relativement évident à condition d’avoir une boussole dans la tête, puisque les routes se désignent par la direction cardinale (comme aux USA). Le GPS aide bien de temps en temps quand même. Calgary est une ville plutôt agréable, vide pour un dimanche (mais tout le monde est à l'heure du Stampede) et organisée à la façon américaine avec ses avenues et ses streets. Pas simple de se perdre dans ces conditions. Heureusement qu’il y a des sens uniques pour mettre un poil de piment dans l’affaire. Dans la 10ème rue nous faisons du shopping (enfin quelque chose d’ouvert).

Thibaud et Robin s’achètent de magnifiques chapeaux de cowboy, qui n’ont ici rien de folklorique. La mode tourne autour du Jean de marque (Wrangler ou l’équivalent) santiags et chapeau. On trouve le paradis des vendeurs de Santiags vraiment attrayants et pas trop cher (entre 150 et 200 $). Nous n’en retrouverons pas ailleurs sauf à Vancouver mais d’un tout autre prix – avis aux amateurs.

Après un déjeuner bof et cher dans un coin assez connu, suivi de la recherche d’un point imprenable sur toute la ville finalement assez banal, nous rentrons à l’hôtel pour récupérer.
Notre journée Cowboy commence de bonne heure le lendemain pour être dans les premiers au Stampede. C’est au volant de notre maxi chevaux vapeur que nous arrivons au galop au temple national du Rodéo. À 9h45, nous n’avons aucun mal à nous garer près de l’entrée. L’intérieur ressemble à la foire du trône et à la foire de Paris suivant que l’on aime l’action ou le shopping. Côté attractions il faut reconnaître qu’il y a ce qu’il faut, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le rodéo. Côté shopping, il y en a pour tous les goûts pour être aux couleurs locales : chapeau, chemise, Jean, … de tout sauf des Santiags (que j’avais décidé d’acheter en m’attendant à avoir un grand choix). La grande variété de cuisine dans de multiples gargotes de fortune permet toutes les folies, à condition d’avoir une bourse bien remplie. Sinon, c’est sandwich pour tout le monde, viande-cheddar. Pour nous c’est exotique.



Les rodéos se déroulent dans un immense bâtiment à ciel ouvert sur la partie centrale. Que de monde, que de vendeurs de frites, de glaces, de bières, pop corn et les fameux fifty-fifty (loterie) qui chauffent la salle, passent et repassent dans les rangs. Cela met une animation certaine avant le show, mais le malheur c’est que c’est permanent. Prendre une photo devient alors un vrai casse-tête. Il faut viser entre les têtes des vendeurs de tout poil.



Contrairement à nos corridas où le taureau sort en général à l’état de carpette amputé des oreilles et de sa queue, ici le cheval ou le taureau n’a rien à craindre pour sa vie. Tout juste peut il hennir ou meugler un peu plus aigue, car pour lui faire faire des bons de cabri la méthode est simple, lui coincer ses bijoux de famille avec une sangle ! (charmant). Pour le cowboy qui est au dessus en revanche, c’est la corde raide au dessus du vide et sans filet. Si la colonne vertébrale résiste aux à-coups de sa monture, si sa nuque ne se brise pas tant il est ballotté comme une poupée de chiffons dans la gueule d’un jeune chien, il a la quasi certitude d’être jeté à terre sèchement et le plus critique, peut se faire piétiner.

Dangereux ? à peine, entend-on. Ce sont des hommes, des vrais. L’acteur principal en piste est de toute façon entouré d’hommes à pieds et à cheval pour détourner la bête folle de rage et l’empêcher de s’en prendre à celui qui est au sol et qui souvent peine à se relever. Meuhh non, c’est pô dangereux le truc.

En tout ca, c’est pas pire que la roulette russe. Sauf que pour nous, alors qu’un orage d’anthologie s’est abattu sur le « stade », le pov p’tit gars qui était en course sous des trombes d’eau à ce moment là s’est pris un grand coup de sabot du taureau qui a pris tout son élan … sur le crane ! Il parait qu’il n’est pas mort … en tout cas, il était plutôt calme sur la civière en sortant. Comme le public du coup.




Après les courses de carrioles (chuckwagons), assez spectaculaires aussi d’ailleurs, nous assistons au grand show du soir.






Là aussi, rien à voir avec le rodéo mais super bien fait, avec une bonne cinquantaine d’artistes sur scène parfois, des tableaux colorés qui se succèdent, la participation du Groupe KISS ou des sosies (toujours perché sur des talons hauts) couronné d’un splendide feu d’artifice. A la fin, même les pétards les plus violents n’ont pas réussi à empêcher les plus jeunes d’entre nous de s’endormir …



Les badlands, le repère des moustiques voraces Avec un titre encourageant pareil pour le coin, on ne voit pas comment cela pourrait bien se passer. Et pourtant, le détour vaut la peine. La route vers Drumheller est monotone dans les vastes plaines céréalières de l’Alberta.


Les Badlands sont facilement reconnaissables : émergeant des champs, elles forment des sortes de monticules pelés arrondis aux couleurs et à la texture si particulières. Comme l’affleurement des « roches » date d’environ 70 Millions d’années, il n’aura échappé à personne que cela correspond à la pleine période de feu les dinosaures, dont les restent sont particulièrement bien conservés dans cette structure géologique, d’où le doux nom de Dinosaurland.


Un passage dans le secteur de Drumheller nous montrera ce que nous verrons mieux ensuite, même si ce n’est pas désagréable. Le dinosaure géant de Drumheller est un gentil attrape touriste qui n’a pas d’intérêt particulier à mon sens.



espiègles chiens de prairie!

L’arrivée au camping duDinosaur Provincial Park à l’heure fatidique du coucher du soleil nous permis de faire notre première offrande au pays des moustiques. Grisemote, innocemment en short, alla juste nous inscrire au guichet (bouclé par des moustiquaires) 2 minutes, pas plus. Le sacrifice fut de courte durée mais intense. Pour le montage des tentes, nous sommes passés à l’offensive avec les bombes anti moustiques locales très efficaces. Heureusement que les moustiques sont tous programmés de la même façon, une fois la nuit tombés, ils sont moins virulents.
Nous nous inscrivons le lendemain à un des nombreux trails proposés avec une ranger fort sympathique (obligatoire car le secteur est protégé) : "Fossil Safari" étant hélas complet car très prisé par les Canadiens, nous ferons "Coulee Hike". Nous avons remonté une rivière quasi à sec au milieu d’un paysage un poil lunaire. Bien connu pour ses squelettes de dinosaures, il n’est pas difficile de trouver des traces antédiluviennes qu’il est naturellement interdit de ramener chez soi. Les os fossilisés, des huitres et autres marques de vie sont monnaie courante sur certains secteurs. Sous un soleil de plomb, les 3 bonnes heures de marches furent plutôt agréables. Le retour en car pour finir la boucle nous montrera des paysages surprenants que nous aurions aimé voir aussi. Au final, le lit de notre rivière n’était peut être pas le plus caractéristique …

Le tout vaut le détour même si on n’est pas des admirateurs inconditionnels de débris de dinos, au moins pour le paysage franchement atypique.

Nous partons dans la foulée pour le parc des glaciers dans la partie USA du voyage. Nous quittons les mornes plaines pour des reliefs accentués qui donnent tout de suite l’impression de respirer plus profondément.


Le passage à la frontière américaine est toujours une petite épreuve. « Bon, les enfants, on ne chahute pas, on ne dit rien et on reste tranquille, Ok ? ». Quelques formulaires, des photos et des empreintes plus tard (vous avez dit tatillons ?), nous entrons aux USA, atteignons sans encombre le camping de Sainte Mary, plutôt primitif, comme le précédent et testons les moustiques locaux : rien à voir avec la veille, des amateurs vous dis-je ! Malgré l’altitude, nous nous endormons dans un air tiède (une quinzaine de degrés), sans avoir eu le plaisir de profiter de la vue tant les paupières sont lourdes.

Going-to-the-sun road : première foulée de montagne

Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier cette magnifique route de montagne qui serpente le long des monts avec en contrebas le lac Mac Donald bleu azur. Rien que les cars de touristes locaux que l’on croise ont une « gueule » qui donne envie d’y monter.

L’heure devient grave : après avoir fait tant de kilomètres en avions et voiture, il faut chausser les crampons et se mouvoir par notre propre énergie. Les troupes tiendront elles ?
Lac Sainte Mary
Le chemin enchanteur qui longe le lac nous amène au travers une belle forêt de résineux jusqu’à Virginia et Ste Mary falls,
en passant par Baring falls et Sun point nature trail».



De retour après nos 12 premiers kilomètres, les estomacs sont vides, mais le niveau de nos batteries reste correct. L’entrainement durant toute l’année dans les monts du Beaujolais, pour être en forme, a bien servi à quelque chose. Nous passons le col de la "Logan pass" ou subsiste de grandes plaques de neiges,

faisons connaissance avec une chèvre des montagnes (mountain goat) assez joueuse



et des mouflons (big horn sheeps), puis nous basculons dans l’autre vallée pour aller camper.


Très beau lac aux eaux calmes, les emplacements sont hospitaliers et permettent de faire notre premier feu. Sous un ciel bien dégagé, le sommeil fut profond. La montagne, ça vous gagne.
lac Mac Donald
Le lendemain, les mollets sont un peu raides au départ de notre second trek pas très long, toujours dans cette partie de vallée : « Avalanche creek » en passant par « hide to the cedars (environ 8 kilomètres) : belle forêt aux majestueux troncs solidement enracinés, torrent avenant et au bout de la course, un très beau lac où il fait bon pique-niquer.




Le passage de retour à nouveau par la "Logan-pass" nous permet de reprendre en photo nos chèvres des montagnes top-modèles qui posent pour les touristes. Nous redescendons vers Sainte Mary et partons dans la foulée à Many glacier où nous attend un motor INN (le camping étant premier arrivé-premier servi, nous avions peur de ne pas y être à temps).




Enfin un lit douillet, de quoi laver le linge et prendre une douche. Le diner au restaurant local fut particulièrement apprécié : de très grandes pizzas bonnes et bon marché, dans un cadre très agréable et serein. A conseiller vivement. Elle n'est pas dure à trouver, il n'y en a qu'une.
Many glacier : le paradis du randonneur

Debout assez tôt pour prendre un emplacement au camping du coin qui ne se réserve pas. Deux motards canadiens en partance, joviaux et résolument enchantés par leur emplacement nous ont convaincu d’adopter leur place. La décision ne fut pas difficile à prendre. Sous quelques arbres pour protéger du soleil ou de la pluie, en face de monts de toute beauté et à quelques mètres d’un torrent gazouillant avec allégresse, que demander de mieux.
Ceci dit, nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Grisemote, qui n’a jamais montré jusqu’au Canada un attachement particulier pour les randonnées en montagne sur notre continent, piaffe d’impatience d’en découdre avec les chemins pentus du coin. L’heure n’est pas à la contemplation mais à l’action. Nous optons pour le chemin vers "Iceberg Lake" - 14km. Les mollets à peine remis de la veille, grincent de nouveau les premiers kilomètres, avant de donner leur meilleur rendement. Le soleil décide de remédier à nos teints palots du départ. Verra ou verra pas d’ours ? (une des explications à l’engouement suspect de Grisemote pour la montagne ?). Les gens du cru sont en tout cas pratiquement tous équipés d’un bâton et d’une bombe à ours (qui produit du poivre à destination des truffes chercheuses).




Certains utilisent une technique préventive forte agaçante à la longue pour indiquer aux ours leur présence. Ils crient bien fort des prénoms au hasard toutes les quinze secondes. Je ne sais pas pour les ours, mais je confirme qu’en tout cas ça marche sur les humains : on fait tout pour s’éloigner au plus vite. Chemin enchanteur, qui traverse des forêts, des torrents et des zones vertes mais assez arides pour arriver bien plus haut à un lac dont le nom en dit long sur la température de l’eau: "Iceberg Lake". Je ne dis pas qu’une petite baignade ne nous aurait pas détendus à mi parcours, mais franchement, les glaçons, je les préfère à l’apéritif que dans le bain. Rien que de tremper les pieds une minute est un vrai supplice.



Le retour fut plus mouvementé. Robin, petit galopin, s'est épris d'un bâton aux qualités à priori exceptionnelles et qui est devenu vite indispensable. Or, lors d'un arrêt contemplatif, le dit bâton a été oublié. Quelques kilomètres plus tard, s'en apercevant, son propriétaire décide de son propre chef de revenir le chercher, tout seul au milieu des ours ... 20 bonnes minutes plus tard de remontée pour le rattraper et des échanges verbaux que l'on pourrait qualifier de vifs, ont permis de retrouver le sens correct de la marche. Pour atténuer la déception de la perte de l'objet si précieux, un jeune daim curieux et pas farouche est descendu sur le chemin nous rendre visite à quelques centimètres. Sympa le "Mule Deer".



Bien des kilomètres plus tard et beaucoup de salive dépensée pour les plus bavards d’entre nous (voire intarissables), nous regagnons le campement. Des amateurs chevronnés, à l’aide de puissants télescopes ont repéré des ours sur les flans de montagne. Enfin, on va pouvoir LES voir. Mouuui ! Des tâches sombres en mouvement laisseront un je ne sais quoi de frustration sur nos premières bêtes. Nous ne les compterons pas. Du coup, le premier qui verra une truffe (donc d’assez près) accompagnée des poils qui vont autour, se verra gratifié d’une glace de son choix. Vu la récompense, la motivation est sans faille !


Le lendemain, il faut toujours reconduire une équipe qui gagne (même si elle commence à ronchonner pour tous ces kilomètres de marche). Nous partons à nouveau arpenter les cailloux du Grinnell Glacier Trail (18km).

Le parcours est aussi beau que la veille avec cependant un hic : le chemin est fermé avant la destination pour cause de forte pente encore enneigée, donc dangereuse. A tout inconvénient il y a un bon côté. Nous rentrerons plus tôt au camping goûter la saveur exquise du farniente au son de la douce musique de notre voisin le torrent.




Après le repas au feu de bois, nous repartons vers le "Fish Creek" au niveau d'un lac où généralement on peut admirer des élans aux dernières lueurs du jour. Après une bonne demie heure d'attente à chasser les moustiques (c'est leur heure), nous nous en retournons bredouilles. Il parait que quelques minutes après notre départ, un moose mâle est venu en représentation pour ceux qui sont restés. Les stars choisissent leur public ! Et toujours pas d’ours à notre tableau de chasse … Grisemote n’en dort pas de la nuit ! Et si la source était tarie ?

Waterton : le camping au milieu du lac

Aux aurores, Grisemote retourne à Fish creek pour voir les ablutions des élans du matin. Leur réveil n'avait pas dû sonner ce jour-là. Nous quittons un des endroits les plus sympas du voyage pour retourner au Canada dans un des joyaux des rocheuses : Waterton

La douane dans ce sens est plus accueillante et rapide. Arrivés à destination en fin de matinée après deux bonnes heures de route tranquilles au milieu des monts, nous décidons de visiter la région par la route.

Un arrêt à Red Rock Canyon (boucle de 700 mètres), rando très prisée car très aisée, nous permettra de faire une rencontre inattendue. Ce canyon, peu profond à notre niveau est cependant d’une grande beauté avec des eaux limpides qui coulent sur une roche blanche et ocre.

Les champs couverts de fleurs qui longent cette crevasse nous invitent à la photo.

«- Maman, il y a des ours Mais oui, mais oui, attends cinq minutes» répond Grisemote allongée dans l’herbe en faisant le point avec son appareil photo sur une petite fleur. C’est comme cela que Robin gagna sa première glace. Ils étaient là, à environ trente mètres! Une mère et ses deux petits, gambadant joyeusement dans les hautes herbes.

Grâce à l’entrainement que nous avions suivi avant de venir, nous savions exactement ce qu’il ne fallait pas faire : courir, tourner le dos aux fauves ou les surprendre. Pour la surprise, ce fut l’inverse, il est fort à parier, vu le terrain découvert, que les ours nous avaient vu bien avant nous. Sans aucune animosité de leur part, nous sommes restés à distance respectable (mais pas très loin quand même) à les regarder.


Comme le canyon était assez fréquenté, la nouvelle se rependit comme une trainée de poudre. Bientôt dix, vingt, trente personnes se sont agglutinées sur le chemin, s’approchant de plus en plus. Un groupe de Chinois aux appareils photos de faible portée (petits zooms – sans arrière pensée), s’est approché à moins de vingt mètres de la mère. Aïe, Aïe, il va y avoir du steak si cela continu. Que nenni, visiblement bien nourris et d’humeur placide, les ours ont simplement continué leur chemin sans plus de trouble.
Aller au pays des cowboys sans faire du canasson, c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou comme manger un repas canadien sans cheddar… L’occasion est belle à Waterton, dans un cadre particulièrement vert et agréable. Les premières minutes, le long de la route ressemblent à un promène touriste. Mais très rapidement les choses se corsent. Nous traversons le gué d’un torrent, attaquons des montées à fortes pentes, trottons au milieu de la prairie et des forêts.

Les chevaux fument de transpiration. Les selles de cowboys sont vraiment accueillantes et font vite la différence avec ce que nous avons connu en France où au bout d’une heure les fesses sont tannées et les mollets limés par le poil dru. Après deux bonnes heures de balade, nous regagnons le ranch à la fois enchantés du parcours et contents de remettre les pieds par terre, bien que les premières minutes notre démarche les jambes en arc de cercle n’était pas des plus élégantes. Si c’était à refaire, nous sauterions en selle immédiatement…

Le camping de Waterton est à la fois ombragé, bien équipé et fort plaisant au bout de ce que l’on pourrait appeler une sorte de presqu’ile. Caractéristique principale, le camp est envahit de petits écureuils effrontés qui assurent un spectacle permanent.

Avec nos deux tentes canadiennes nous passons presque pour des martiens. On trouve bien sûr de grands campings cars, mais comme cela n’est pas suffisant pour certains, on peut admirer des cars équipés comme camping car. Mais comme cela n’est pas suffisant, les cars ont certaines parois qui s’écartent à l’arrêt pour agrandir l’espace. Mais comme cela n’est pas suffisant et pas trop pratique pour aller en ville, on y accroche derrière un petit 4x4 (petit en effet par rapport au car, mais respectable quand même, faut ce qu’il faut). Bref, une autre culture. Un charmant monsieur près de notre emplacement (qui nous enfumera une demi-heure heure le matin suivant pour faire chauffer son attelage) m’explique que c’est vraiment spacieux, ce dont je ne doutais pas, et que si un enfant en plein trajet a une envie de prendre une douche, ou de se dégourdir les jambes, il n’y a pas de problème. Bon, le fait qu’il voyageait en couple uniquement et que pour faire un footing ou prendre une douche on a toujours la possibilité d’attendre un peu, force est de constater que sous le label de camping on ne parlait pas de la même chose. Seuls hics à l’affaire, le tout est une hérésie écologique et plus pragmatiquement c’est un gouffre à essence qui commençait à l’inquiéter au prix de l’essence d’alors (juillet 08, l’essence était au plus haut – 1, 4 $).

Après une douce nuit réparatrice, nous nous levons tôt pour LA journée balade. six mois d’entrainement pour être en mesure d’assurer sur ce parcours sélectif : Crypt Lake Trail

Départ en bateau, seul moyen d’accès.


18 kilomètres avec 700 m de dénivelé et surtout retour en bateau à 17h30 impérativement sinon il en coûte encore une bonne dizaine de kilomètres de nage pour regagner sa tente. Dès le départ du trail nous prenons une variante vers une chute d’eau. Comme nous n’avions pas tilté sur le fait que nous pouvions rejoindre le chemin principal à partir des chutes (belles mais nous en verrons d’autres), l’aller retour nous a ajouté trois kilomètres. Le chemin est à la hauteur de nos espérances. Forte pente, forêt aux grands conifères, puis terrain franchement rocailleux se succèdent.

La mi-parcours est marquée par de très belles chutes d’eau que nous verrons ensuite d’en haut.


Les derniers kilomètres sont plus sportifs avec la traversée d’une zone à pic suivie d’un tunnel. Lac enchanteur au milieu d’un décor enneigé.

Les jambes restent alertes mais il reste encore toute la descente à effectuer. Comme tout cela semblait bien facile, la pluie s’en est mêlée. Les belles giboulées durant le retour n’ont pas entamé notre détermination et c’est sous le soleil retrouvé et après être repassés par nos chutes du départ (très belles sous l’angle de la descente), que nous sommes arrivés au ponton une bonne demie heure en avance. Les muscles n’ont pas trop soufferts après les 22 kilomètres parcourus, mais il ne fallut pas ce soir là insister beaucoup pour que chacun retrouve son duvet.

Lac Louise
Grosse route pour rejoindre le camping du lac Louise : 4h30 entre forêts et monts qui sont maintenant notre quotidien. De quoi remplir nos cartes mémoire assurément en tous cas.





à suivre bientôt: Lac Louise, Jasper et en route vers la pointe de l'Alaska et l'île de Vancouver!

Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
5 semaines sous la tente, en juillet 2008, avec nos enfants âgés de: 13, 12 et 8 ans! Tout d'abord, avant de débuter la narration, nous nous devons de remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre et celles qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir leurs guides, cartes, voire atlas! Kashtin, Calou192, mlefèvre, Vinny, Vilcanota, notre grand spécialiste de la région et tous les autres, merci à vous tous!🙂 Texte: Gilles Plançon Photos: Gilles et Sylvie Cela a commencé de façon maintenant presque traditionnelle, un soir de novembre pluvieux, lors de la présentation des vœux familiaux pour les vacances : « Cette année, nous irons au pays des ours, de la forêt et des montagnes. Certes, l’endroit est infesté de moustiques tenaces, les ours abiment régulièrement et sans distinction les touristes et les locaux, le soir le froid mord les doigts de pieds, voire plus (montagne oblige), la probabilité de rencontrer de la pluie est de 100 %, mais en revanche, on y trouve le meilleur sirop d’érable, la forêt sauvage sur des milliers de kilomètres où pullulent les fameux ours, les paysages sont à couper le souffle (que l’on a moins d’ailleurs en altitude) et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, c’est le territoire des glaciers qui fondent à vu d’œil et qui auront certainement disparus dans quelques années. » Devant tant d’arguments et de détermination de la part de Grisemote et l’assurance d’une organisation impeccable inspirée par les meilleurs conseils du forum, aucun des co-aventuriers n’a osé remettre en doute ce choix forcement judicieux, tout juste une question fut posée à voix basse : « Tenaces comment les moustiques ? »
L'itinéraire tel qu'il était prévu: (nous l'avons quasiment respecté) Les temps de route et kilomètres sont quand même à vérifier, je m'étais aidée d'un site canadien qui donnait les temps de parcours! S 5 juillet Arrivée Calgary nuit Sandman hotel – aéroport D 6 juillet visite Calgary nuit Sandman hotel – aéroport L 7 juillet stampede nuit Sandman hotel – aéroport M 8 juillet Route vers Drumheller (badlands) (138 km) Visite du musée de paléontologie (on n’a pas eu le temps !)– route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) camping de dinosaur M 9 juillet Dinosaur Park - route Glacier Park (environ 300 km) camping de Ste Mary J 10 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road camping de fish river V 11 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road retour et route vers Many glacier Swiftcurrent motor inn S 12 juillet Glacier Park – Many glacier Grinell glacier trail camping de Many Glacier D 13 juillet Glacier Park – Many glacier cracker lake trail camping de Many Glacier L 14 juillet Waterton Lakes National Park Camping townsite M 15 juillet Waterton Lakes National Park Crypt lake Camping townsite M 16 juillet Waterton – Lake Louise 4h17 camping de Lake Louise J 17 juillet Lake Louise camping de Lake Louise V 18 juillet lac Moraine camping de Lake Louise S 19juillet Parc National de Yoho (chutes de takakkaw + emerald lake) camping de Lake Louise D 20 juillet Jasper (Route des glaciers) Camping Wilson creek L 21 juillet Glacier Athabasca (départ 10h40) Route vers Jasper (environ 110 km) + chutes Athabasca camping Wapiti M 22 juillet Jasper (Lac Maligne) camping Wapiti M 23 juillet Jasper (Mont Edith Cavell) camping Wapiti J 24 juillet Jasper– Beaumont Provincial Park (environ 500 km – 5h30) camping Beaumont Provincial Park V 25 juillet Beaumont Provincial Park – Ksan (300 km – 4h00 ?) Ksan campground S 26 juillet Ksan – Stewart nuit à Meziadin Lake D 27 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge L 28 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge M 29 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) Pacific Inn M 30 juillet Route Ferry Départ 7h30 – arrivée 22h30 North Shore Inn J 31 juillet Orques Telegraph Cove (13 heures) – Camping Telegraph Cove Resort V 1 août Telegraph Cove – Tofino (environ 450 km – 5 h00) - Forêt de Cathedral Grove Camping Greenpoint S 2 août Pacific Rim - Ucluelet Camping Greenpoint D 3 août Pacific Rim – Tofino Camping Greenpoint L 4 août Tofino (baleines – ours noirs ?) Camping Greenpoint M 5 août Route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver (12h55) Plaza Hotel M 6 août Vancouver Plaza Hotel J 7 août Vancouver Plaza Hotel V 8 août Départ avion
TOTAL DE KILOMETRES EFFECTUES : 5496 KM

L’enregistrement de nos 100 kilos de bagages, constitués essentiellement de 2 tentes, de matériel de camping et vestimentaire pour affronter la chaleur et surtout le froid et la pluie, fut une formalité. Les 2 heures de retard pour cause de grève des bagagistes fut l’occasion d’arpenter le terminal 1 de Roissy qui n’a décidément aucun charme. Nous finissons par décoller de Roissy sous une pluie battante devant le museau pointu toujours au vent du vieux concorde. Bien qu’ayant pris nos réservations par internet 6 mois avant, nous avons mal choisi l’emplacement de nos sièges, sur l’aile. Pas grave me direz vous, pour voir la mer d’en haut, une place en vaut bien une autre. Oui, mais entre l’Europe et le Canada, il y a le Groenland, terre vierge minérale et neigeuse, aux eaux bleutées pigmentées d’icebergs et aux canyons profonds. Un des derniers sanctuaires vierge de trace humaine où la main de l’homme n’a jamais mit le pied comme dirait les Dupont. C’est donc à la limite du torticolis que nous entrapercevons très frustrés tout cela. L’espace temps ne se dilate pas mais les aiguilles de nos montres ont du mal à avancer puisque nous rattrapons le soleil. Qui dit retard au décollage, dit généralement retard à l’arrivée, ce qui signifie pour nous concrètement une correspondance ratée à Toronto. Nos premiers échanges en anglais avec le responsable de l’enregistrement nous apprendront 2 choses : c’est qu’ils ne parlent pas français (je les croyais bilingues) et qu’il est désolé, que tout cela est bien regrettable mais que pour partir avant 20h00(4 heures d’attente) il faudra apprendre à voler. En revanche, si on décidait de rester, il nous offrait le repas du soir (10$ par personnes ce qui représente un gros sandwich dans un aéroport !) Après une deuxième errance de plusieurs heures au milieu de l’architecture un poil plus accueillante que celle de Roissy et un vol sans histoire de plus de 4 heures, nous atterrissons enfin à Calgary après pas loin de 24 heures de voyage porte à porte tout compris. 8 heures de décalage horaire auront quand même fini par triompher du soleil. Nous récupérons sans encombre nos 10 bagages, trouvons facilement Alamo, notre loueur de voiture qui nous remet notre grosse Dodge « Grand Caravan », spacieuse à souhait et nous arrivons exténués à l’hôtel … pour dormir, dormir, dormir. Il est minuit heure locale (journée de 32 heures).
Calgary : ils sont fous ces cowboys !

Robin qui avait bien dormi dans l’avion est en pleine forme dès 7h00 du matin. Un plouf dans la piscine de l’hôtel, bien plus tard pour les autres et nous voilà d’attaque pour une visite de Calgary.


La conduite de notre grosse voiture automatique s’avère rapidement très simple (grosse pour nous, car ici nous sommes dans la norme). Idem pour les routes. Le système est relativement évident à condition d’avoir une boussole dans la tête, puisque les routes se désignent par la direction cardinale (comme aux USA). Le GPS aide bien de temps en temps quand même. Calgary est une ville plutôt agréable, vide pour un dimanche (mais tout le monde est à l'heure du Stampede) et organisée à la façon américaine avec ses avenues et ses streets. Pas simple de se perdre dans ces conditions. Heureusement qu’il y a des sens uniques pour mettre un poil de piment dans l’affaire. Dans la 10ème rue nous faisons du shopping (enfin quelque chose d’ouvert).

Thibaud et Robin s’achètent de magnifiques chapeaux de cowboy, qui n’ont ici rien de folklorique. La mode tourne autour du Jean de marque (Wrangler ou l’équivalent) santiags et chapeau. On trouve le paradis des vendeurs de Santiags vraiment attrayants et pas trop cher (entre 150 et 200 $). Nous n’en retrouverons pas ailleurs sauf à Vancouver mais d’un tout autre prix – avis aux amateurs.

Après un déjeuner bof et cher dans un coin assez connu, suivi de la recherche d’un point imprenable sur toute la ville finalement assez banal, nous rentrons à l’hôtel pour récupérer.
Notre journée Cowboy commence de bonne heure le lendemain pour être dans les premiers au Stampede. C’est au volant de notre maxi chevaux vapeur que nous arrivons au galop au temple national du Rodéo. À 9h45, nous n’avons aucun mal à nous garer près de l’entrée. L’intérieur ressemble à la foire du trône et à la foire de Paris suivant que l’on aime l’action ou le shopping. Côté attractions il faut reconnaître qu’il y a ce qu’il faut, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le rodéo. Côté shopping, il y en a pour tous les goûts pour être aux couleurs locales : chapeau, chemise, Jean, … de tout sauf des Santiags (que j’avais décidé d’acheter en m’attendant à avoir un grand choix). La grande variété de cuisine dans de multiples gargotes de fortune permet toutes les folies, à condition d’avoir une bourse bien remplie. Sinon, c’est sandwich pour tout le monde, viande-cheddar. Pour nous c’est exotique.



Les rodéos se déroulent dans un immense bâtiment à ciel ouvert sur la partie centrale. Que de monde, que de vendeurs de frites, de glaces, de bières, pop corn et les fameux fifty-fifty (loterie) qui chauffent la salle, passent et repassent dans les rangs. Cela met une animation certaine avant le show, mais le malheur c’est que c’est permanent. Prendre une photo devient alors un vrai casse-tête. Il faut viser entre les têtes des vendeurs de tout poil.



Contrairement à nos corridas où le taureau sort en général à l’état de carpette amputé des oreilles et de sa queue, ici le cheval ou le taureau n’a rien à craindre pour sa vie. Tout juste peut il hennir ou meugler un peu plus aigue, car pour lui faire faire des bons de cabri la méthode est simple, lui coincer ses bijoux de famille avec une sangle ! (charmant). Pour le cowboy qui est au dessus en revanche, c’est la corde raide au dessus du vide et sans filet. Si la colonne vertébrale résiste aux à-coups de sa monture, si sa nuque ne se brise pas tant il est ballotté comme une poupée de chiffons dans la gueule d’un jeune chien, il a la quasi certitude d’être jeté à terre sèchement et le plus critique, peut se faire piétiner.

Dangereux ? à peine, entend-on. Ce sont des hommes, des vrais. L’acteur principal en piste est de toute façon entouré d’hommes à pieds et à cheval pour détourner la bête folle de rage et l’empêcher de s’en prendre à celui qui est au sol et qui souvent peine à se relever. Meuhh non, c’est pô dangereux le truc.

En tout ca, c’est pas pire que la roulette russe. Sauf que pour nous, alors qu’un orage d’anthologie s’est abattu sur le « stade », le pov p’tit gars qui était en course sous des trombes d’eau à ce moment là s’est pris un grand coup de sabot du taureau qui a pris tout son élan … sur le crane ! Il parait qu’il n’est pas mort … en tout cas, il était plutôt calme sur la civière en sortant. Comme le public du coup.




Après les courses de carrioles (chuckwagons), assez spectaculaires aussi d’ailleurs, nous assistons au grand show du soir.






Là aussi, rien à voir avec le rodéo mais super bien fait, avec une bonne cinquantaine d’artistes sur scène parfois, des tableaux colorés qui se succèdent, la participation du Groupe KISS ou des sosies (toujours perché sur des talons hauts) couronné d’un splendide feu d’artifice. A la fin, même les pétards les plus violents n’ont pas réussi à empêcher les plus jeunes d’entre nous de s’endormir …



Les badlands, le repère des moustiques voraces Avec un titre encourageant pareil pour le coin, on ne voit pas comment cela pourrait bien se passer. Et pourtant, le détour vaut la peine. La route vers Drumheller est monotone dans les vastes plaines céréalières de l’Alberta.


Les Badlands sont facilement reconnaissables : émergeant des champs, elles forment des sortes de monticules pelés arrondis aux couleurs et à la texture si particulières. Comme l’affleurement des « roches » date d’environ 70 Millions d’années, il n’aura échappé à personne que cela correspond à la pleine période de feu les dinosaures, dont les restent sont particulièrement bien conservés dans cette structure géologique, d’où le doux nom de Dinosaurland.


Un passage dans le secteur de Drumheller nous montrera ce que nous verrons mieux ensuite, même si ce n’est pas désagréable. Le dinosaure géant de Drumheller est un gentil attrape touriste qui n’a pas d’intérêt particulier à mon sens.



espiègles chiens de prairie!
L’arrivée au camping duDinosaur Provincial Park à l’heure fatidique du coucher du soleil nous permis de faire notre première offrande au pays des moustiques. Grisemote, innocemment en short, alla juste nous inscrire au guichet (bouclé par des moustiquaires) 2 minutes, pas plus. Le sacrifice fut de courte durée mais intense. Pour le montage des tentes, nous sommes passés à l’offensive avec les bombes anti moustiques locales très efficaces. Heureusement que les moustiques sont tous programmés de la même façon, une fois la nuit tombés, ils sont moins virulents.
Nous nous inscrivons le lendemain à un des nombreux trails proposés avec une ranger fort sympathique (obligatoire car le secteur est protégé) : "Fossil Safari" étant hélas complet car très prisé par les Canadiens, nous ferons "Coulee Hike". Nous avons remonté une rivière quasi à sec au milieu d’un paysage un poil lunaire. Bien connu pour ses squelettes de dinosaures, il n’est pas difficile de trouver des traces antédiluviennes qu’il est naturellement interdit de ramener chez soi. Les os fossilisés, des huitres et autres marques de vie sont monnaie courante sur certains secteurs. Sous un soleil de plomb, les 3 bonnes heures de marches furent plutôt agréables. Le retour en car pour finir la boucle nous montrera des paysages surprenants que nous aurions aimé voir aussi. Au final, le lit de notre rivière n’était peut être pas le plus caractéristique …

Le tout vaut le détour même si on n’est pas des admirateurs inconditionnels de débris de dinos, au moins pour le paysage franchement atypique.

Nous partons dans la foulée pour le parc des glaciers dans la partie USA du voyage. Nous quittons les mornes plaines pour des reliefs accentués qui donnent tout de suite l’impression de respirer plus profondément.


Le passage à la frontière américaine est toujours une petite épreuve. « Bon, les enfants, on ne chahute pas, on ne dit rien et on reste tranquille, Ok ? ». Quelques formulaires, des photos et des empreintes plus tard (vous avez dit tatillons ?), nous entrons aux USA, atteignons sans encombre le camping de Sainte Mary, plutôt primitif, comme le précédent et testons les moustiques locaux : rien à voir avec la veille, des amateurs vous dis-je ! Malgré l’altitude, nous nous endormons dans un air tiède (une quinzaine de degrés), sans avoir eu le plaisir de profiter de la vue tant les paupières sont lourdes.

Going-to-the-sun road : première foulée de montagne

Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier cette magnifique route de montagne qui serpente le long des monts avec en contrebas le lac Mac Donald bleu azur. Rien que les cars de touristes locaux que l’on croise ont une « gueule » qui donne envie d’y monter.

L’heure devient grave : après avoir fait tant de kilomètres en avions et voiture, il faut chausser les crampons et se mouvoir par notre propre énergie. Les troupes tiendront elles ?
Lac Sainte MaryLe chemin enchanteur qui longe le lac nous amène au travers une belle forêt de résineux jusqu’à Virginia et Ste Mary falls,
en passant par Baring falls et Sun point nature trail».




De retour après nos 12 premiers kilomètres, les estomacs sont vides, mais le niveau de nos batteries reste correct. L’entrainement durant toute l’année dans les monts du Beaujolais, pour être en forme, a bien servi à quelque chose. Nous passons le col de la "Logan pass" ou subsiste de grandes plaques de neiges,

faisons connaissance avec une chèvre des montagnes (mountain goat) assez joueuse



et des mouflons (big horn sheeps), puis nous basculons dans l’autre vallée pour aller camper.


Très beau lac aux eaux calmes, les emplacements sont hospitaliers et permettent de faire notre premier feu. Sous un ciel bien dégagé, le sommeil fut profond. La montagne, ça vous gagne.
lac Mac DonaldLe lendemain, les mollets sont un peu raides au départ de notre second trek pas très long, toujours dans cette partie de vallée : « Avalanche creek » en passant par « hide to the cedars (environ 8 kilomètres) : belle forêt aux majestueux troncs solidement enracinés, torrent avenant et au bout de la course, un très beau lac où il fait bon pique-niquer.




Le passage de retour à nouveau par la "Logan-pass" nous permet de reprendre en photo nos chèvres des montagnes top-modèles qui posent pour les touristes. Nous redescendons vers Sainte Mary et partons dans la foulée à Many glacier où nous attend un motor INN (le camping étant premier arrivé-premier servi, nous avions peur de ne pas y être à temps).




Enfin un lit douillet, de quoi laver le linge et prendre une douche. Le diner au restaurant local fut particulièrement apprécié : de très grandes pizzas bonnes et bon marché, dans un cadre très agréable et serein. A conseiller vivement. Elle n'est pas dure à trouver, il n'y en a qu'une.
Many glacier : le paradis du randonneur

Debout assez tôt pour prendre un emplacement au camping du coin qui ne se réserve pas. Deux motards canadiens en partance, joviaux et résolument enchantés par leur emplacement nous ont convaincu d’adopter leur place. La décision ne fut pas difficile à prendre. Sous quelques arbres pour protéger du soleil ou de la pluie, en face de monts de toute beauté et à quelques mètres d’un torrent gazouillant avec allégresse, que demander de mieux.
Ceci dit, nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Grisemote, qui n’a jamais montré jusqu’au Canada un attachement particulier pour les randonnées en montagne sur notre continent, piaffe d’impatience d’en découdre avec les chemins pentus du coin. L’heure n’est pas à la contemplation mais à l’action. Nous optons pour le chemin vers "Iceberg Lake" - 14km. Les mollets à peine remis de la veille, grincent de nouveau les premiers kilomètres, avant de donner leur meilleur rendement. Le soleil décide de remédier à nos teints palots du départ. Verra ou verra pas d’ours ? (une des explications à l’engouement suspect de Grisemote pour la montagne ?). Les gens du cru sont en tout cas pratiquement tous équipés d’un bâton et d’une bombe à ours (qui produit du poivre à destination des truffes chercheuses).




Certains utilisent une technique préventive forte agaçante à la longue pour indiquer aux ours leur présence. Ils crient bien fort des prénoms au hasard toutes les quinze secondes. Je ne sais pas pour les ours, mais je confirme qu’en tout cas ça marche sur les humains : on fait tout pour s’éloigner au plus vite. Chemin enchanteur, qui traverse des forêts, des torrents et des zones vertes mais assez arides pour arriver bien plus haut à un lac dont le nom en dit long sur la température de l’eau: "Iceberg Lake". Je ne dis pas qu’une petite baignade ne nous aurait pas détendus à mi parcours, mais franchement, les glaçons, je les préfère à l’apéritif que dans le bain. Rien que de tremper les pieds une minute est un vrai supplice.



Le retour fut plus mouvementé. Robin, petit galopin, s'est épris d'un bâton aux qualités à priori exceptionnelles et qui est devenu vite indispensable. Or, lors d'un arrêt contemplatif, le dit bâton a été oublié. Quelques kilomètres plus tard, s'en apercevant, son propriétaire décide de son propre chef de revenir le chercher, tout seul au milieu des ours ... 20 bonnes minutes plus tard de remontée pour le rattraper et des échanges verbaux que l'on pourrait qualifier de vifs, ont permis de retrouver le sens correct de la marche. Pour atténuer la déception de la perte de l'objet si précieux, un jeune daim curieux et pas farouche est descendu sur le chemin nous rendre visite à quelques centimètres. Sympa le "Mule Deer".



Bien des kilomètres plus tard et beaucoup de salive dépensée pour les plus bavards d’entre nous (voire intarissables), nous regagnons le campement. Des amateurs chevronnés, à l’aide de puissants télescopes ont repéré des ours sur les flans de montagne. Enfin, on va pouvoir LES voir. Mouuui ! Des tâches sombres en mouvement laisseront un je ne sais quoi de frustration sur nos premières bêtes. Nous ne les compterons pas. Du coup, le premier qui verra une truffe (donc d’assez près) accompagnée des poils qui vont autour, se verra gratifié d’une glace de son choix. Vu la récompense, la motivation est sans faille !


Le lendemain, il faut toujours reconduire une équipe qui gagne (même si elle commence à ronchonner pour tous ces kilomètres de marche). Nous partons à nouveau arpenter les cailloux du Grinnell Glacier Trail (18km).

Le parcours est aussi beau que la veille avec cependant un hic : le chemin est fermé avant la destination pour cause de forte pente encore enneigée, donc dangereuse. A tout inconvénient il y a un bon côté. Nous rentrerons plus tôt au camping goûter la saveur exquise du farniente au son de la douce musique de notre voisin le torrent.




Après le repas au feu de bois, nous repartons vers le "Fish Creek" au niveau d'un lac où généralement on peut admirer des élans aux dernières lueurs du jour. Après une bonne demie heure d'attente à chasser les moustiques (c'est leur heure), nous nous en retournons bredouilles. Il parait que quelques minutes après notre départ, un moose mâle est venu en représentation pour ceux qui sont restés. Les stars choisissent leur public ! Et toujours pas d’ours à notre tableau de chasse … Grisemote n’en dort pas de la nuit ! Et si la source était tarie ?

Waterton : le camping au milieu du lac

Aux aurores, Grisemote retourne à Fish creek pour voir les ablutions des élans du matin. Leur réveil n'avait pas dû sonner ce jour-là. Nous quittons un des endroits les plus sympas du voyage pour retourner au Canada dans un des joyaux des rocheuses : Waterton

La douane dans ce sens est plus accueillante et rapide. Arrivés à destination en fin de matinée après deux bonnes heures de route tranquilles au milieu des monts, nous décidons de visiter la région par la route.

Un arrêt à Red Rock Canyon (boucle de 700 mètres), rando très prisée car très aisée, nous permettra de faire une rencontre inattendue. Ce canyon, peu profond à notre niveau est cependant d’une grande beauté avec des eaux limpides qui coulent sur une roche blanche et ocre.

Les champs couverts de fleurs qui longent cette crevasse nous invitent à la photo.

«- Maman, il y a des ours Mais oui, mais oui, attends cinq minutes» répond Grisemote allongée dans l’herbe en faisant le point avec son appareil photo sur une petite fleur. C’est comme cela que Robin gagna sa première glace. Ils étaient là, à environ trente mètres! Une mère et ses deux petits, gambadant joyeusement dans les hautes herbes.

Grâce à l’entrainement que nous avions suivi avant de venir, nous savions exactement ce qu’il ne fallait pas faire : courir, tourner le dos aux fauves ou les surprendre. Pour la surprise, ce fut l’inverse, il est fort à parier, vu le terrain découvert, que les ours nous avaient vu bien avant nous. Sans aucune animosité de leur part, nous sommes restés à distance respectable (mais pas très loin quand même) à les regarder.


Comme le canyon était assez fréquenté, la nouvelle se rependit comme une trainée de poudre. Bientôt dix, vingt, trente personnes se sont agglutinées sur le chemin, s’approchant de plus en plus. Un groupe de Chinois aux appareils photos de faible portée (petits zooms – sans arrière pensée), s’est approché à moins de vingt mètres de la mère. Aïe, Aïe, il va y avoir du steak si cela continu. Que nenni, visiblement bien nourris et d’humeur placide, les ours ont simplement continué leur chemin sans plus de trouble.
Aller au pays des cowboys sans faire du canasson, c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou comme manger un repas canadien sans cheddar… L’occasion est belle à Waterton, dans un cadre particulièrement vert et agréable. Les premières minutes, le long de la route ressemblent à un promène touriste. Mais très rapidement les choses se corsent. Nous traversons le gué d’un torrent, attaquons des montées à fortes pentes, trottons au milieu de la prairie et des forêts.

Les chevaux fument de transpiration. Les selles de cowboys sont vraiment accueillantes et font vite la différence avec ce que nous avons connu en France où au bout d’une heure les fesses sont tannées et les mollets limés par le poil dru. Après deux bonnes heures de balade, nous regagnons le ranch à la fois enchantés du parcours et contents de remettre les pieds par terre, bien que les premières minutes notre démarche les jambes en arc de cercle n’était pas des plus élégantes. Si c’était à refaire, nous sauterions en selle immédiatement…

Le camping de Waterton est à la fois ombragé, bien équipé et fort plaisant au bout de ce que l’on pourrait appeler une sorte de presqu’ile. Caractéristique principale, le camp est envahit de petits écureuils effrontés qui assurent un spectacle permanent.

Avec nos deux tentes canadiennes nous passons presque pour des martiens. On trouve bien sûr de grands campings cars, mais comme cela n’est pas suffisant pour certains, on peut admirer des cars équipés comme camping car. Mais comme cela n’est pas suffisant, les cars ont certaines parois qui s’écartent à l’arrêt pour agrandir l’espace. Mais comme cela n’est pas suffisant et pas trop pratique pour aller en ville, on y accroche derrière un petit 4x4 (petit en effet par rapport au car, mais respectable quand même, faut ce qu’il faut). Bref, une autre culture. Un charmant monsieur près de notre emplacement (qui nous enfumera une demi-heure heure le matin suivant pour faire chauffer son attelage) m’explique que c’est vraiment spacieux, ce dont je ne doutais pas, et que si un enfant en plein trajet a une envie de prendre une douche, ou de se dégourdir les jambes, il n’y a pas de problème. Bon, le fait qu’il voyageait en couple uniquement et que pour faire un footing ou prendre une douche on a toujours la possibilité d’attendre un peu, force est de constater que sous le label de camping on ne parlait pas de la même chose. Seuls hics à l’affaire, le tout est une hérésie écologique et plus pragmatiquement c’est un gouffre à essence qui commençait à l’inquiéter au prix de l’essence d’alors (juillet 08, l’essence était au plus haut – 1, 4 $).

Après une douce nuit réparatrice, nous nous levons tôt pour LA journée balade. six mois d’entrainement pour être en mesure d’assurer sur ce parcours sélectif : Crypt Lake Trail

Départ en bateau, seul moyen d’accès.


18 kilomètres avec 700 m de dénivelé et surtout retour en bateau à 17h30 impérativement sinon il en coûte encore une bonne dizaine de kilomètres de nage pour regagner sa tente. Dès le départ du trail nous prenons une variante vers une chute d’eau. Comme nous n’avions pas tilté sur le fait que nous pouvions rejoindre le chemin principal à partir des chutes (belles mais nous en verrons d’autres), l’aller retour nous a ajouté trois kilomètres. Le chemin est à la hauteur de nos espérances. Forte pente, forêt aux grands conifères, puis terrain franchement rocailleux se succèdent.

La mi-parcours est marquée par de très belles chutes d’eau que nous verrons ensuite d’en haut.


Les derniers kilomètres sont plus sportifs avec la traversée d’une zone à pic suivie d’un tunnel. Lac enchanteur au milieu d’un décor enneigé.

Les jambes restent alertes mais il reste encore toute la descente à effectuer. Comme tout cela semblait bien facile, la pluie s’en est mêlée. Les belles giboulées durant le retour n’ont pas entamé notre détermination et c’est sous le soleil retrouvé et après être repassés par nos chutes du départ (très belles sous l’angle de la descente), que nous sommes arrivés au ponton une bonne demie heure en avance. Les muscles n’ont pas trop soufferts après les 22 kilomètres parcourus, mais il ne fallut pas ce soir là insister beaucoup pour que chacun retrouve son duvet.

Lac Louise
Grosse route pour rejoindre le camping du lac Louise : 4h30 entre forêts et monts qui sont maintenant notre quotidien. De quoi remplir nos cartes mémoire assurément en tous cas.





à suivre bientôt: Lac Louise, Jasper et en route vers la pointe de l'Alaska et l'île de Vancouver!

Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939
Vidéo immersive: du nord au sud de l'Inde
En plein coeur de mon tour du monde, je franchis l'Himalaya par le Tibet pour passer de la Chine au sub-continent indien. Apres un mois et demi dans le merveilleux Nepal je souhaitais parcourir l'Inde du Nord au Sud et tenait absolument à voir le temple d'Or des Sikhs ainsi que la frontière pakistanaise. C est donc par l'ouest du Nepal que je suis arrivé en Inde, dans le but de redescendre jusqu'au Kerala.
Cette vidéo en caméra intérieure présente la première partie du périple indien, plus précisément la région du Punjab dans la ville des Sikhs ainsi que les rustiques transports ferroviaires:
http://www.dailymotion.com/video/x19l3ct_inde-du-nord-vers-le-pays-des-sikhs_travel
L'ensemble de mes video de mon demi tour du monde Asie Afrique est ici: http://www.dailymotion.com/playlist/x2scnk_Alex-Saurel_tour-du-monde-2013-2014/1#video=x1xsv2w
Cette vidéo en caméra intérieure présente la première partie du périple indien, plus précisément la région du Punjab dans la ville des Sikhs ainsi que les rustiques transports ferroviaires:
http://www.dailymotion.com/video/x19l3ct_inde-du-nord-vers-le-pays-des-sikhs_travel
L'ensemble de mes video de mon demi tour du monde Asie Afrique est ici: http://www.dailymotion.com/playlist/x2scnk_Alex-Saurel_tour-du-monde-2013-2014/1#video=x1xsv2w
Téléphone portable local en Afrique Australe
Bonjour les voyageurs
Je suis en pleine préparation pour un séjour en Afrique australe avec mon propre véhicule. Comme vous avez du le constater si vous faites un achat sur internet, maintenant il y a un protocole de sécurité qui consiste à vous envoyer un SMS avec un code, ce code vous permettant de finaliser de manière sécurisée votre achat !
Je vais donc être confronté à ce problème, quand je serai sous ces latitudes.
J'ai d'ailleurs été obligé de prendre un téléphone portable rien que pour cela depuis que je suis de retour en France. Et comme par hasard, ce téléphone ne fonctionnera pas là bas car c'est un truc à pré-paiement de chez Lec..ec !
Je me demandais, si je devais prendre mon téléphone mobile et acheter sur place une carte SIM et tout le système et ensuite changer à ma banque mon téléphone de mobile pour recevoir ce fameux code de sécurité ?? Quelles sont vos expériences sur ce sujet? merci d'avance pour vos réponses, sachant que le téléphone satellite possède 12 chiffres et que cela ne fonctionne pas car les mobiles n'ont que 10 chiffres
@+ Fred ZigZag.Cruiser
Je suis en pleine préparation pour un séjour en Afrique australe avec mon propre véhicule. Comme vous avez du le constater si vous faites un achat sur internet, maintenant il y a un protocole de sécurité qui consiste à vous envoyer un SMS avec un code, ce code vous permettant de finaliser de manière sécurisée votre achat !
Je vais donc être confronté à ce problème, quand je serai sous ces latitudes.
J'ai d'ailleurs été obligé de prendre un téléphone portable rien que pour cela depuis que je suis de retour en France. Et comme par hasard, ce téléphone ne fonctionnera pas là bas car c'est un truc à pré-paiement de chez Lec..ec !
Je me demandais, si je devais prendre mon téléphone mobile et acheter sur place une carte SIM et tout le système et ensuite changer à ma banque mon téléphone de mobile pour recevoir ce fameux code de sécurité ?? Quelles sont vos expériences sur ce sujet? merci d'avance pour vos réponses, sachant que le téléphone satellite possède 12 chiffres et que cela ne fonctionne pas car les mobiles n'ont que 10 chiffres
@+ Fred ZigZag.Cruiser
Palmwag et sa concession? (Namibie)
Bonjour,
J'édite un nouveau message pour une question que je me pose au sujet de la concession de palmwag. J'ai pu constater sur la carte de tracks4africa qu'il y a des possibilités de camp dans la concession en elle-même. De plus il est possible d'aller au delà pour faire le palmwag crowther's trail avec comme camp le kai-ais et le crowther's camp (encore plus à l'ouest). La concession n'a pas l'air bien grande pour une visite à la journée. Quel intéret de prendre le game drive du lodge (qui n'est pas donné) sachant que l'on peut rentrer en payant un permis. On peut lire dans les derniers témoignages , des avis assez négatifs sur Palmwag et sa concession, alors que certains ont adoré. Je me dis que ça dépend peut être jusqu'où on s'aventure dans la concession ? D'avance merci pour le partage de votre expérience.

J'édite un nouveau message pour une question que je me pose au sujet de la concession de palmwag. J'ai pu constater sur la carte de tracks4africa qu'il y a des possibilités de camp dans la concession en elle-même. De plus il est possible d'aller au delà pour faire le palmwag crowther's trail avec comme camp le kai-ais et le crowther's camp (encore plus à l'ouest). La concession n'a pas l'air bien grande pour une visite à la journée. Quel intéret de prendre le game drive du lodge (qui n'est pas donné) sachant que l'on peut rentrer en payant un permis. On peut lire dans les derniers témoignages , des avis assez négatifs sur Palmwag et sa concession, alors que certains ont adoré. Je me dis que ça dépend peut être jusqu'où on s'aventure dans la concession ? D'avance merci pour le partage de votre expérience.












