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Vieux Kanté: un trésor retrouvé parmi la richesse musicale du Mali
"I asked him if there was a ghost in his kamalengoni, because I knew other guitar, kora and ngoni players, but I had never met anyone like Vieux" (Kabadjan Diakité)
Une révélation musicale
Le Mali a produit des instrumentistes remarquables, du guitariste Ali Farka Touré au joueur de kora Toumani Diabaté, du balafoniste Kélétigi Diabaté à la star de ngoni Bassékou Kouyaté. Le musicien aveugle Vieux Kanté mérite d’être ajouté à cette liste. Considéré comme l’un des musiciens les plus dynamiques, accomplis et novateurs de son pays, il enregistre, juste avant son décès en 2005, une K7 qui n’est jamais sortie…
Vieux Kanté, de son vrai nom Noumoussa Soumaoro, dit Moussa Kanté, est né en 1974 à Niesmala, dans la région de Sikasso. Aveugle de naissance, le jeune Noumoussa s’imprègne des sons qu’il entend au Mali à la radio et dans les fêtes locales. Très vite, il se distingue toutefois des autres par son talent indéniable, et se met à emprunter le luth à six cordes de ses frères, le kamalengoni*.
Inventé seulement dans les années 1960, cet instrument échappe aux secrets et tabous souvent au cœur de la culture de la confrérie des chasseurs (donsoya). Mais en quelques années seulement, le kamalengoni a suscité un réel engouement et a pris une place centrale dans la vie des villages à travers le Wassoulou (Wasulu), région située dans la partie sud du Mali à la frontière de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. C’est donc dans ce cadre d’enthousiasme populaire intense que Vieux est érigé comme l’un des espoirs les plus prometteurs.
Vers la fin des années 1990, il se rend en Europe et enregistre avec le saxophoniste néerlandais Hans Dulfer. De plus, il tourne avec le bigband Fra Fra Sound (style cross-over) et fais alors une brève apparition sur leur album "Mali Jazz" (1999).
De retour à Bamako, il se lance dans des expérimentations musicales avec son instrument qui, depuis 2000, se compose de douze cordes : il explore la musique hors des gammes classiques, utilise son instrument comme une guitare, une basse ou une percussion, et incorpore magistralement une variété d’effets et de styles non-locaux dans son jeu. ΄Les Inrocks΄ résume : "Vieux Kanté a tellement révolutionné cet instrument et sa pratique que son aura est devenue légendaire. Génie aveugle, il ne cessait d’ajouter de nouvelles cordes à son luth-harpe afin d’étendre sa musicalité à tous les domaines et de réaliser de stupéfiantes déferlantes d’harmoniques et glissandi".
À cette époque, le bruit court sur l’enregistrement d’une cassette de Vieux Kanté avec son groupe (avec deux kamalengonis, une guitare basse, une batterie, un djembé et deux chanteurs), mais elle reste inconnue du grand public. Réédité plus de dix ans plus tard, ce trésor inestimable parvient enfin sous le titre "The Young Man’s Harp" (le titre est une traduction anglaise de "kamalengoni"). Tout l’album est impressionnant (faut écouter surtout les titres "Sans Commentaire" et "Nafolo", grandiose !!!) et a sa place parmi les plus beaux enregistrements de musique malienne.
Peu de temps après, en 2005, Vieux meurt à la suite d’une maladie soudaine (crise de paludisme). La perte précoce d’un tel talent est une double tragédie : on ne peut qu’imaginer où il aurait pu emmener sa musique aujourd’hui. Nous, les mélomanes de musique malienne, pouvons être reconnaissants que cet enregistrement vibrant ait vu le jour pour nous donner un aperçu...
*en bambara : kámalennkɔnin, n.compl., /jeune homme-luth/, luth à six cordes, surtout joué dans le Wassoulou.
Le disque :
Vieux Kanté (2016) The Young Man’s Harp. Sterns Music. (44 mn)
Hery

Vidéo 1 (The Young Man’s Harp) :
https://www.youtube.com/watch?v=6NWjgcW1P-w
Vidéo 2 (Mariage à Bamako) :
https://www.youtube.com/watch?v=zsVkRMJjFa8
Une révélation musicale
Le Mali a produit des instrumentistes remarquables, du guitariste Ali Farka Touré au joueur de kora Toumani Diabaté, du balafoniste Kélétigi Diabaté à la star de ngoni Bassékou Kouyaté. Le musicien aveugle Vieux Kanté mérite d’être ajouté à cette liste. Considéré comme l’un des musiciens les plus dynamiques, accomplis et novateurs de son pays, il enregistre, juste avant son décès en 2005, une K7 qui n’est jamais sortie…
Vieux Kanté, de son vrai nom Noumoussa Soumaoro, dit Moussa Kanté, est né en 1974 à Niesmala, dans la région de Sikasso. Aveugle de naissance, le jeune Noumoussa s’imprègne des sons qu’il entend au Mali à la radio et dans les fêtes locales. Très vite, il se distingue toutefois des autres par son talent indéniable, et se met à emprunter le luth à six cordes de ses frères, le kamalengoni*.
Inventé seulement dans les années 1960, cet instrument échappe aux secrets et tabous souvent au cœur de la culture de la confrérie des chasseurs (donsoya). Mais en quelques années seulement, le kamalengoni a suscité un réel engouement et a pris une place centrale dans la vie des villages à travers le Wassoulou (Wasulu), région située dans la partie sud du Mali à la frontière de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. C’est donc dans ce cadre d’enthousiasme populaire intense que Vieux est érigé comme l’un des espoirs les plus prometteurs.
Vers la fin des années 1990, il se rend en Europe et enregistre avec le saxophoniste néerlandais Hans Dulfer. De plus, il tourne avec le bigband Fra Fra Sound (style cross-over) et fais alors une brève apparition sur leur album "Mali Jazz" (1999).
De retour à Bamako, il se lance dans des expérimentations musicales avec son instrument qui, depuis 2000, se compose de douze cordes : il explore la musique hors des gammes classiques, utilise son instrument comme une guitare, une basse ou une percussion, et incorpore magistralement une variété d’effets et de styles non-locaux dans son jeu. ΄Les Inrocks΄ résume : "Vieux Kanté a tellement révolutionné cet instrument et sa pratique que son aura est devenue légendaire. Génie aveugle, il ne cessait d’ajouter de nouvelles cordes à son luth-harpe afin d’étendre sa musicalité à tous les domaines et de réaliser de stupéfiantes déferlantes d’harmoniques et glissandi".
À cette époque, le bruit court sur l’enregistrement d’une cassette de Vieux Kanté avec son groupe (avec deux kamalengonis, une guitare basse, une batterie, un djembé et deux chanteurs), mais elle reste inconnue du grand public. Réédité plus de dix ans plus tard, ce trésor inestimable parvient enfin sous le titre "The Young Man’s Harp" (le titre est une traduction anglaise de "kamalengoni"). Tout l’album est impressionnant (faut écouter surtout les titres "Sans Commentaire" et "Nafolo", grandiose !!!) et a sa place parmi les plus beaux enregistrements de musique malienne.
Peu de temps après, en 2005, Vieux meurt à la suite d’une maladie soudaine (crise de paludisme). La perte précoce d’un tel talent est une double tragédie : on ne peut qu’imaginer où il aurait pu emmener sa musique aujourd’hui. Nous, les mélomanes de musique malienne, pouvons être reconnaissants que cet enregistrement vibrant ait vu le jour pour nous donner un aperçu...
*en bambara : kámalennkɔnin, n.compl., /jeune homme-luth/, luth à six cordes, surtout joué dans le Wassoulou.
Le disque :
Vieux Kanté (2016) The Young Man’s Harp. Sterns Music. (44 mn)
Hery

Vidéo 1 (The Young Man’s Harp) :
https://www.youtube.com/watch?v=6NWjgcW1P-w
Vidéo 2 (Mariage à Bamako) :
https://www.youtube.com/watch?v=zsVkRMJjFa8
Création d'une association de routards Maliens
Bonjour à tout le monde.
Je lance un appel pour la creation grace à VoyageForum d'une associatio ou club de courageux maliens ou de toutes nazionalités, aimant voyager par la route de l'Europe vers le Mali et l'Afrique. L'objectif etant de regulariser ( au moins une fois par an par exemple); de faciliter les formalités durant le trajet ( en tant qu'association on pourrait contacter avec plus de force les autorités des pays traversés : Maroc, Mauritanie, .... Une association est toujours mieux ecoutée qu'un individu).
Desormais il est possible d'utiliser la route pour monter et realiser nos projets en Afrique , formant une associations de voyageurs de la routes les autorités seront peut etre douces avec nous.
C'est une idée j'espère bonne , j'attend les votre sur le sujet Merci.
Je lance un appel pour la creation grace à VoyageForum d'une associatio ou club de courageux maliens ou de toutes nazionalités, aimant voyager par la route de l'Europe vers le Mali et l'Afrique. L'objectif etant de regulariser ( au moins une fois par an par exemple); de faciliter les formalités durant le trajet ( en tant qu'association on pourrait contacter avec plus de force les autorités des pays traversés : Maroc, Mauritanie, .... Une association est toujours mieux ecoutée qu'un individu).
Desormais il est possible d'utiliser la route pour monter et realiser nos projets en Afrique , formant une associations de voyageurs de la routes les autorités seront peut etre douces avec nous.
C'est une idée j'espère bonne , j'attend les votre sur le sujet Merci.
Visa pour le Mali à partir de la frontière de Gogui? (venant de Mauritanie)
Bonjour, connaissez-vous les formalités pour obtenir un visa pour le Mali à partir de la Frontière de Gogui?
nous partons en novembre 2018
Consulat de France à Gao au Mali
Bonsoir je voudrait savoir s'il existe un consulat de France a gao ???
État de la route Kédougou - Bamako (en 4x4)
Bonjour,
J'ai quelques difficultés à trouver la confirmation : quel est l'état de la route Kedougou-Bamako?
Il semble que cette route soit assez directe et bonne. Est-ce que quelqu'un l'a prise récemment ?
Cordialement
Se rendre au Mali en camping-car depuis l'Espagne ou le Portugal
Bonjour,
comment se rendre à Bali en camping-car ? Depuis où (je suis entre Espagne et Portugal) ? Il existe des ferries ? Quelle est la route la moins longue ? Combien de temps peut-on y rester au maximum ? merci
Erreur de prénom sur mon passeport pour le Mali
Bonjour à toute et à tous mon souci est que je viens de recevoir mon passeport mais il comporte une erreur de lettre sur mon prénom il ont mis ahdoul au lieu de abdoul et je dois voyager dans 10 jours, je ne sais pas quoi faire je suis aller à la mairie mairie qu'il ne peuvent rien faire qu'il faut que je refasse mon passeport mais que je peut voyager comme ça puis je fasse la rectification à mon retour.
Pensez vous que je peut voyager comme ça.?
J'ai penser à changer le prenom du billet pensez vous que c'est une bonne idée ?
Disparition: Kassé Mady Diabaté (Mali)
« Plus personne ne chante avec cette émotion. Et une fois qu’il aura disparu, il n’y aura plus personne pour le faire. » (Ry Cooder, 2014)
« La voix d’or du Mali » s’est éteinte
Affectueusement surnommé « la voix d’or du Mali », le chanteur Kassé Mady Diabaté, icône de la musique malienne et descendant d'une longue lignée de griots mandingues, est décédé, le 24 mai, à la clinique Pasteur de Bamako des suites d’une grave maladie. Il avait 69 ans.
Kassé Mady Diabaté est issu de la famille de griots la plus réputée du pays mandingue, les Diabaté de Kela, village proche de la ville de Kangaba, près de la frontière guinéenne, au cœur du Manden*. Sa tante était la griotte légendaire Siramori Diabaté. A l’âge de 7 ans, les vieux de la famille reconnaissent son talent, l'entrainent et encouragent avant qu'il ne lance par la Biennale de Bamako, où il gagne tous les prix. Dès les années 60, Kassé Mady, appartenant à la même génération que Salif Kéïta (tous les deux sont nés en 1949), est sollicité par toutes les formations réputées et d’avant-garde qu’engendre le Mali des années de son indépendance : d'abord, il fait partie de l’orchestre régional Super Mandé de Kangaba, puis de Las Maravillas de Mali, devenu ensuite Badema National du Mali, et enfin de l’Orchestre Instrumental du Mali. C’était l’époque des orchestres d’Etat, des chanteurs fonctionnaires et de la coopération avec Cuba.
A partir de la fin des années 80, le nom de Kassé Mady Diabaté est associé à de nombreux projets transversaux et les plus novateurs, notamment Songhaï 2, avec le groupe espagnol de flamenco Ketama, ou bien de Kulanjan, avec le bluesman Taj Mahal et Toumani Diabaté (kora). Sa voix douce et lyrique, nuancée dans les graves, se distinguant de celle de la plupart des griots, est très demandée, et on aime louer sa profonde connaissance des traditions musicales les plus anciennes. « Au Mali, la voix de Kassé Mady Diabaté est une telle évidence qu’on pourrait la classer comme patrimoine national », atteste Oumar Diallo, complice musical d‘Ali Farka Touré, autre grand nom de la musique malienne. Pour Salif Kéïta, il est tout bonnement « le plus grand chanteur du Mali ». Pourtant, hors de son pays, son nom apparaît à peine. Néanmoins, il est considéré au Mali comme un géant. Ce n’est qu’en 1989 – il a déjà 40 – qu’il sort son premier album solo, Fodé.
En 2005, quand Toumani Diabaté monte son grand Symmetric Orchestra, il fait appel à Kassé Mady Diabaté, que l’on revoit également à ses côtes, en 2010, dans le collectif cubano-malien Afrocubism. Quatre ans plus tard, Kassé Mady Diabaté publie son cinquième et dernier album sous son nom, intitulé Kiriké (΄selle΄), sur le label français No Format, et enregistré comme dans les conditions d’un concert dans une cour n'importe où au Mali, avec ses trois compatriotes, le joueur de kora Ballaké Sissoko, le joueur de ngoni Makan Tounkara et le balafoniste Lansine Kouyaté (le violoncelliste français Vincent Ségal est producteur de l'album et ne donne son violoncelle que pour quelques morceaux). Un album délicat et juste, tout en harmonie livré par un ensemble d'exception...
Enfant de l’indépendance, Kassé Mady Diabaté a débuté sa carrière au centre de la reconquête culturelle du Mali indépendant à l’initiative du père de l’indépendance, le socialiste et panafricaniste Modibo Keita. Et à sa fin, déjà éprouvé par son manque de reconnaissance à l’étranger, il souffre et appauvrit au cours de la crise au Mali actuel. L’interdit de toutes les manifestations (mariages, baptêmes, circoncisions etc.) sont une catastrophe pour les griots qui gagnent leur vie en faisant l’éloge des personnes qui les en chargent. Et non des moindres, une vicieuse maladie… !
Paix à ton âme, Kassé Mady Diabaté !
Hery
*le terme désigne le noyau régional dont est partie la conquête d’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest sahélienne par les troupes de Sunjata. Le Manden couvre la zone comprise entre Bamako (Mali) et Kouroussa (Guinée) et qui se situe de part et d’autre du fleuve Niger localement appelé Joliba.

(photo prise au Palmengarten, à Francfort-sur-le-Main, en été 2006 : Kassé Mady Diabaté, chanteur principal du big band de Toumani Diabaté, le Symmetric Orchestra)
« La voix d’or du Mali » s’est éteinte
Affectueusement surnommé « la voix d’or du Mali », le chanteur Kassé Mady Diabaté, icône de la musique malienne et descendant d'une longue lignée de griots mandingues, est décédé, le 24 mai, à la clinique Pasteur de Bamako des suites d’une grave maladie. Il avait 69 ans.
Kassé Mady Diabaté est issu de la famille de griots la plus réputée du pays mandingue, les Diabaté de Kela, village proche de la ville de Kangaba, près de la frontière guinéenne, au cœur du Manden*. Sa tante était la griotte légendaire Siramori Diabaté. A l’âge de 7 ans, les vieux de la famille reconnaissent son talent, l'entrainent et encouragent avant qu'il ne lance par la Biennale de Bamako, où il gagne tous les prix. Dès les années 60, Kassé Mady, appartenant à la même génération que Salif Kéïta (tous les deux sont nés en 1949), est sollicité par toutes les formations réputées et d’avant-garde qu’engendre le Mali des années de son indépendance : d'abord, il fait partie de l’orchestre régional Super Mandé de Kangaba, puis de Las Maravillas de Mali, devenu ensuite Badema National du Mali, et enfin de l’Orchestre Instrumental du Mali. C’était l’époque des orchestres d’Etat, des chanteurs fonctionnaires et de la coopération avec Cuba.
A partir de la fin des années 80, le nom de Kassé Mady Diabaté est associé à de nombreux projets transversaux et les plus novateurs, notamment Songhaï 2, avec le groupe espagnol de flamenco Ketama, ou bien de Kulanjan, avec le bluesman Taj Mahal et Toumani Diabaté (kora). Sa voix douce et lyrique, nuancée dans les graves, se distinguant de celle de la plupart des griots, est très demandée, et on aime louer sa profonde connaissance des traditions musicales les plus anciennes. « Au Mali, la voix de Kassé Mady Diabaté est une telle évidence qu’on pourrait la classer comme patrimoine national », atteste Oumar Diallo, complice musical d‘Ali Farka Touré, autre grand nom de la musique malienne. Pour Salif Kéïta, il est tout bonnement « le plus grand chanteur du Mali ». Pourtant, hors de son pays, son nom apparaît à peine. Néanmoins, il est considéré au Mali comme un géant. Ce n’est qu’en 1989 – il a déjà 40 – qu’il sort son premier album solo, Fodé.
En 2005, quand Toumani Diabaté monte son grand Symmetric Orchestra, il fait appel à Kassé Mady Diabaté, que l’on revoit également à ses côtes, en 2010, dans le collectif cubano-malien Afrocubism. Quatre ans plus tard, Kassé Mady Diabaté publie son cinquième et dernier album sous son nom, intitulé Kiriké (΄selle΄), sur le label français No Format, et enregistré comme dans les conditions d’un concert dans une cour n'importe où au Mali, avec ses trois compatriotes, le joueur de kora Ballaké Sissoko, le joueur de ngoni Makan Tounkara et le balafoniste Lansine Kouyaté (le violoncelliste français Vincent Ségal est producteur de l'album et ne donne son violoncelle que pour quelques morceaux). Un album délicat et juste, tout en harmonie livré par un ensemble d'exception...
Enfant de l’indépendance, Kassé Mady Diabaté a débuté sa carrière au centre de la reconquête culturelle du Mali indépendant à l’initiative du père de l’indépendance, le socialiste et panafricaniste Modibo Keita. Et à sa fin, déjà éprouvé par son manque de reconnaissance à l’étranger, il souffre et appauvrit au cours de la crise au Mali actuel. L’interdit de toutes les manifestations (mariages, baptêmes, circoncisions etc.) sont une catastrophe pour les griots qui gagnent leur vie en faisant l’éloge des personnes qui les en chargent. Et non des moindres, une vicieuse maladie… !
Paix à ton âme, Kassé Mady Diabaté !
Hery
*le terme désigne le noyau régional dont est partie la conquête d’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest sahélienne par les troupes de Sunjata. Le Manden couvre la zone comprise entre Bamako (Mali) et Kouroussa (Guinée) et qui se situe de part et d’autre du fleuve Niger localement appelé Joliba.

(photo prise au Palmengarten, à Francfort-sur-le-Main, en été 2006 : Kassé Mady Diabaté, chanteur principal du big band de Toumani Diabaté, le Symmetric Orchestra)
Traduction d'un texte en bambara
Bonjour ,
Je viens vers vous afin de trouver une aide sur la traduction d'un texte vers le Bamanan. Je suis musicien et également passionné de musique Mandingue une amie m'a demandé de mettre sur un passage de son morceau (en anglais, plutôt rock) une improvisation chantée. Le texte en anglais et un constat des moments troubles du monde dans lequel nous vivons actuellement (géopolitiques, climatiques, profits financiers aux détriments des relations humaines...etc)
Le refrain:
The world is breaking down
and people upside down
More things about it
The less we understand
Cependant le texte fini sur une touche d'espoir et c'est ce que j'aimerais pouvoir exprimer également en Bamanan le texte ci dessous:
"changer de regard sur soi, sur l' autre et le monde c'est commencer à changer.
Personne ne sait d’où vient le vent et ne sait ou il va..."
Après l'hiver vient le printemps
En attendant d'avoir de vos nouvelles je vous souhaites de belles choses.Chaleureusement,
Christophe
k'an be ko fé !
Traduction en dioula
Qui peut me traduire cette phrase en dioula: es-tu assises avec quelqu'un?
Poste frontière au Mali (depuis la Mauritanie)
Bonjour si vous vous rendez au Mali par Gogui sachez que le poste frontière côté Mauritanien est fermé de midi à 17heures pour rouvrir jusqu à 20 heures. Sinon la route entre Didieni et Bamako n a toujours pas été refaite et c est un peu galère Bon voyage! Yves
Mali Pays Dogon
En manque ! Tel pourrait être le début de cet article. En manque de voyage, en manque d'excitation, en manque d'aventure, en manque de dessin de soleil, en manque de vivre...Aujourd'hui je viens de mettre le doigt dessus...c'est un manque d'Afrique !
Je me plonge alors dans mes souvenirs.... un pays, une odeur, un sentiment....
Me voilà perchée sur le toit d'une maison de banco au pays Dogon. Dans le village de Ende plus exactement. Le soir tombe, les toc toc des pilons de mil ou d'igname se sont tus. Les femmes s'affairent autour du feu de bois. Ce soir c'est riz sauce feuille... Les hommes préparent le thé et Mamadou raconte des histoires dont celle de l’âne, du chien et de la chèvre.
Petite histoire malienne :
Un jour, un âne, une chèvre et un chien prennent un taxi. A leur arrivée, le chauffeur leur demande 15 CFA chacun. La chèvre s’enfuit sans payer, le chien paye la bonne somme, mais oublie son chapeau, l’âne paye 20 CFA et le chauffeur s’en va. Conséquence de cette histoire : quand un taxi roule et qu’il croise un âne, celui-ci se met toujours au milieu de la route pour récupérer ses 5 CFA, le chien court toujours après le taxi pour récupérer son chapeau et la chèvre s’enfuit toujours devant un taxi parce qu’elle n’a pas payé.... Nous nous installons sur la terrasse, bercés par le bruissement des boubous, les cris des pintades qui se disputent. L'odeur du feu de bois envahit peu à peu toute la falaise et des volutes de fumée s'élèvent de chaque village. Les enfants jouent sur le chemin de terre rouge, certains essayent de décrocher les fruits des baobabs à l'aide de lance-pierres. Mamby et Mamadou nous apportent le thé à la menthe....ou plutôt les 3 thés.
Le premier est fort et amer comme la vie, le deuxième est doux et sucré comme l'amour et le troisième est suave comme la mort. L'air est chaud et chacun son verre de thé à la main, nous palabrons. La vie au Mali est dure, le travail manque, les moyens manquent, la nourriture aussi surtout à cause de la grande quantité de riz importée. Le fleuve Niger baisse et la pollution gagne du terrain.
Les femmes travaillent sans répit aux champs puis à la maison, elles portent le pays, mais nous nous en sommes déjà rendu compte ailleurs, elles portent l'Afrique à bout de bras. Le rêve de l'eldorado européen se profile. Comment vivre en France ? Est-ce que c'est vrai que l'eau coule du robinet ? Est-ce que c'est vrai que l'hôpital soigne tout le monde ? Est-ce que c'est vrai que vous êtes allés sur la lune ? Nous répondons aux questions en leur montrant aussi la réalité de certains immigrés, avec les marchands de sommeil, le problème du logement, du saturnisme chez les enfants, du racisme...mais le mirage est là et ceux qui ont réussi reviennent avec de belles voitures.
Nous parlons aussi de l'amour, des touristes, des femmes...Celles-ci passent beaucoup de temps à me caresser les cheveux. Ils sont lisses et châtain clair : le paradis... Évidemment, moi, je rêve de tresses dressées sur ma tête à l'aide d'un bout de fil de fer, l'être humain n'est jamais content ! J'adore aussi les boubous, la nonchalance, l'absence de stress, l'incertitude, l'aventure, le rire des Africains, le son du balafon, les couleurs.
Cette déclinaison de couleurs profondes... La terre dans toute sa splendeur, du rouge des ocres, toute la palette est là. Le soleil décline, les ombres s'allongent, la falaise disparaît, le coq se tait enfin. Le calme est revenu, c'est maintenant l'heure des chants de la nuit. Les grillons entrent en scène et font frémir toute la brousse.
Le repas est prêt. Une bonne assiette de riz sauce feuille à déguster avec des doigts bien gluants de gombos. La veille, j'avais passé ¼ h à courir après un poulet pour le plumer et le cuire, alors aujourd'hui, c'est mieux. Nous discutons de la journée de chacun, de la suite du périple. La nuit s'avance quand tout à coup des lumières surgissent au loin et d'étranges sons résonnent. Les bruits métalliques se rapprochent, les lumières dansent accompagnées cette fois par des cris d'enfants. Cette nuit est une nuit sans lune et les enfants tapent de toutes leurs forces sur des casseroles en allant de village en village avec quelques lampes de poche. Certains s'époumonent dans des sifflets, ils passent récupérer quelques copains et s'évaporent comme des moineaux jusqu'au village suivant. Nous restons dubitatifs.
Le souffle du vent venu du désert est tiède, délicieuse sensation de liberté et de douceur. La voûte céleste est un enchantement. Jamais je n'avais observé autant d'étoiles, la nuit n'existe pas. Toutes ces loupiotes scintillent et me maintiennent en éveil jusque tard dans la nuit.
Le sommeil m'emporte enfin aux confins des rêves quand le froid me saisit. Le vent chaud a disparu, je me pelotonne contre Raf dans mon sac de couchage, je trouve un bout de carton que je pose sur moi, puis en désespoir de cause nous nous glissons sous la paillasse. Étrange spectacle au petit matin quand Mamby arrive avec le thé. Il se demande ce que nous faisons dans ce bric à brac et rit de bon cœur quand je lui dis que j'ai eu froid. « - Tu mérites le nom de Traoré, tu es une vraie Malienne, un peu pâle c'est tout ! » s'exclame-t-il en me tendant la bouilloire pour me débarbouiller. "
Depuis notre retour, nous avons gardé contact avec Mamby Sissoko. Il a finalement réalisé son rêve : http://sissoko.monsite.wanadoo.fr
Je me plonge alors dans mes souvenirs.... un pays, une odeur, un sentiment....
Me voilà perchée sur le toit d'une maison de banco au pays Dogon. Dans le village de Ende plus exactement. Le soir tombe, les toc toc des pilons de mil ou d'igname se sont tus. Les femmes s'affairent autour du feu de bois. Ce soir c'est riz sauce feuille... Les hommes préparent le thé et Mamadou raconte des histoires dont celle de l’âne, du chien et de la chèvre.
Petite histoire malienne :
Un jour, un âne, une chèvre et un chien prennent un taxi. A leur arrivée, le chauffeur leur demande 15 CFA chacun. La chèvre s’enfuit sans payer, le chien paye la bonne somme, mais oublie son chapeau, l’âne paye 20 CFA et le chauffeur s’en va. Conséquence de cette histoire : quand un taxi roule et qu’il croise un âne, celui-ci se met toujours au milieu de la route pour récupérer ses 5 CFA, le chien court toujours après le taxi pour récupérer son chapeau et la chèvre s’enfuit toujours devant un taxi parce qu’elle n’a pas payé.... Nous nous installons sur la terrasse, bercés par le bruissement des boubous, les cris des pintades qui se disputent. L'odeur du feu de bois envahit peu à peu toute la falaise et des volutes de fumée s'élèvent de chaque village. Les enfants jouent sur le chemin de terre rouge, certains essayent de décrocher les fruits des baobabs à l'aide de lance-pierres. Mamby et Mamadou nous apportent le thé à la menthe....ou plutôt les 3 thés.
Le premier est fort et amer comme la vie, le deuxième est doux et sucré comme l'amour et le troisième est suave comme la mort. L'air est chaud et chacun son verre de thé à la main, nous palabrons. La vie au Mali est dure, le travail manque, les moyens manquent, la nourriture aussi surtout à cause de la grande quantité de riz importée. Le fleuve Niger baisse et la pollution gagne du terrain.
Les femmes travaillent sans répit aux champs puis à la maison, elles portent le pays, mais nous nous en sommes déjà rendu compte ailleurs, elles portent l'Afrique à bout de bras. Le rêve de l'eldorado européen se profile. Comment vivre en France ? Est-ce que c'est vrai que l'eau coule du robinet ? Est-ce que c'est vrai que l'hôpital soigne tout le monde ? Est-ce que c'est vrai que vous êtes allés sur la lune ? Nous répondons aux questions en leur montrant aussi la réalité de certains immigrés, avec les marchands de sommeil, le problème du logement, du saturnisme chez les enfants, du racisme...mais le mirage est là et ceux qui ont réussi reviennent avec de belles voitures.
Nous parlons aussi de l'amour, des touristes, des femmes...Celles-ci passent beaucoup de temps à me caresser les cheveux. Ils sont lisses et châtain clair : le paradis... Évidemment, moi, je rêve de tresses dressées sur ma tête à l'aide d'un bout de fil de fer, l'être humain n'est jamais content ! J'adore aussi les boubous, la nonchalance, l'absence de stress, l'incertitude, l'aventure, le rire des Africains, le son du balafon, les couleurs.
Cette déclinaison de couleurs profondes... La terre dans toute sa splendeur, du rouge des ocres, toute la palette est là. Le soleil décline, les ombres s'allongent, la falaise disparaît, le coq se tait enfin. Le calme est revenu, c'est maintenant l'heure des chants de la nuit. Les grillons entrent en scène et font frémir toute la brousse.
Le repas est prêt. Une bonne assiette de riz sauce feuille à déguster avec des doigts bien gluants de gombos. La veille, j'avais passé ¼ h à courir après un poulet pour le plumer et le cuire, alors aujourd'hui, c'est mieux. Nous discutons de la journée de chacun, de la suite du périple. La nuit s'avance quand tout à coup des lumières surgissent au loin et d'étranges sons résonnent. Les bruits métalliques se rapprochent, les lumières dansent accompagnées cette fois par des cris d'enfants. Cette nuit est une nuit sans lune et les enfants tapent de toutes leurs forces sur des casseroles en allant de village en village avec quelques lampes de poche. Certains s'époumonent dans des sifflets, ils passent récupérer quelques copains et s'évaporent comme des moineaux jusqu'au village suivant. Nous restons dubitatifs.
Le souffle du vent venu du désert est tiède, délicieuse sensation de liberté et de douceur. La voûte céleste est un enchantement. Jamais je n'avais observé autant d'étoiles, la nuit n'existe pas. Toutes ces loupiotes scintillent et me maintiennent en éveil jusque tard dans la nuit.
Le sommeil m'emporte enfin aux confins des rêves quand le froid me saisit. Le vent chaud a disparu, je me pelotonne contre Raf dans mon sac de couchage, je trouve un bout de carton que je pose sur moi, puis en désespoir de cause nous nous glissons sous la paillasse. Étrange spectacle au petit matin quand Mamby arrive avec le thé. Il se demande ce que nous faisons dans ce bric à brac et rit de bon cœur quand je lui dis que j'ai eu froid. « - Tu mérites le nom de Traoré, tu es une vraie Malienne, un peu pâle c'est tout ! » s'exclame-t-il en me tendant la bouilloire pour me débarbouiller. "
Depuis notre retour, nous avons gardé contact avec Mamby Sissoko. Il a finalement réalisé son rêve : http://sissoko.monsite.wanadoo.fr
Mon nouveau retour au Mali
A FRANCIA, CHANTAL, GABY, et tous les autres
Effectivement, à moi aussi, l'Afrique me manque, alors en février, retour au Mali, mon pays d'adoption.
Ouah! super aéroport a Bamako, les travaux sont pratiquement terminés. En passant au scanner avant de sortir, un douanier m'interpelle pour me demander ce que sont ces 2 tubes métalliques dans mes bagages, je lui indique que ce sont des amortisseurs pour ma voiture, et lui présente la facture, très courtois, il me souhaite un bon séjour. La route Bamako Ségou se fait en moins de 3 heures, le goudron est tout neuf; sur la route de Ségou, je me fais arrêter par un gendarme, ma carte grise est périmée, il faut la renouveler tous les 5 ans !!, le gendarme me demande de faire le nécessaire et lui aussi me souhaite bon séjour pas de demande de bakchich, a priori comme annoncé précédemment, moins de corruption.
Comme d'habitude mon séjour est formidable, je retrouve ma famille et tous mes amis .
Deux amies françaises qui, elles, sont allées, dans le cadre d'une de nos associations, au Pays Dogon, à partir de Ségou, la route... est comme d'hab, et elles sont atterrées de la misère ambiante, plus personne, si bien qu'a Songha on n'a que du pain et du miel a leur offrir pour tout repas, à Amani, ou nous participons a la scolarité des élèves, c'est la joie, elles auront même droit a un spectacle de masques rien que pour elles.
Décembre, je reviens au Mali, les installations de l'aéroport ont été complétées, comme aux USA, prise des empreintes digitales de vos 10 doigts, et photo. Une fois encore j'ai dans mes bagages des pièces de rechange pour mon véhicule et diverses choses pour ma famille, le porteur me conseille de passer a un douanier de ses relations, et moyennant un petit bakchich, je sortirai sans encombres; je refuse et passe par le circuit normal, et la, aucun problème ni mon radiateur ni mon Nutella ni mes autres cadeaux n'interpellent le douanier.
Bamako, ou je reste un minimum de temps, juste pour quelques courses et la révision de mon véhicule, est toujours aussi encombrée, 3/4 d'heure pour aller de Faladié au supermarché le plus proche. Puis je repars à Ségou, route encore en très bon état, 2 voitures, une dans le fossé et l'autre sur le toit, sur la route, je remarque qu'il n'y a presque plus de vieux bus brinquebalants, mais des autocars flambant neuf, qui, a mon avis, roulent trop vite.
SEGOU, tout le monde est content de me retrouver, ma famille, mes amis, même mes chiens.
De nombreux changements à Ségou, de nombreuses pistes ont été goudronnées, un échangeur de contournement est installé vers les pompiers, 1 grand supermarché est en construction, de nouveaux quartiers sortent de terre, un nouveau marché est presque fini, avec des stands carrelés pour les bouchers et poissonniers, cependant les petits commerçants sont dans l’expectative, ne connaissant ni les conditions ni le prix d'obtention des emplacements. La ville est en pleine extension grâce ou à cause de la nouvelle route, car le prix des terrains a explosé et les habitants ne peuvent plus acheter, seuls les Bamakois peuvent encore investir.
Je m'étonne aussi de ne plus voir les vieux taxis jaunes, ils ont été remplacés, par des taxis collectifs rouge ou bleu, électriques... si! si! inconvénient on ne les entend pas arriver et bon nombre de gens se font des frayeurs.
je constate aussi, que la promesse de " plus de poches plastic" n'a pas été tenue, a priori la population est contre, j'aurai d'ailleurs de grands palabres avec les commerçants et les clients qui se demandent comment, nous, on peut faire!!!
Bien sûr, toujours pas de touristes, mais comme je l'avais dit lors d'un précédent voyage, les gens se sont ré organisés. 2 petites usines, sucre et farine ont été crées, je ne sais pas qui les gère, mais si c'est comme a la Comatex, les salaires, d'après mon fils adoptif, n'assurent même pas les condiments pour la famille.
Par contre, les aides pour la formation d'apprentis, se sont perdues en route...
En revanche, l'agriculture s'est encore développée le long du fleuve, et vers la " plage" un champs de plus d'un hectare est consacré a la culture de pommes de terre .
Sur le fleuve, il y a aussi 2 bassins de pisciculture.
Comme d'hab, tous mes amis viennent me voir et on refait le monde autour du thé traditionnel avec arachides, on parle du bon vieux temps ou les touristes affluaient, et ou tous les artisans gagnaient correctement leur vie.
Un ami Touareg, qui est retourné dans la brousse de Gossi prend le bus pour venir me rendre visite, le bus étant "gâté" il mettra plus de 2 jours et arrive avec des dattes et de petits objets en cuir, pour me faire plaisir, c'est ça Le mali, ils n'ont rien mais...Un autre ami, qui s'est reconverti dans les moissons, passe presque une journée sur le fleuve pour venir me voir, échanger, et prendre un repas avec moi. c'est encore ça, l'Afrique et c'est pour ça qu'on l'aime.
Chaque jour, d'anciens amis viennent me rencontrer, il fat dire que le " téléphone arabe" fonctionne parfaitement, et si on me voit passer en voiture, alors c'est la poursuite avec les mobylettes...
Des gens que je ne connais pas, me hèlent à bord de leur charrette, il est vrai que lorsque j'habitai à Ségou, je pourchassais les charretiers qui maltraitaient leur âne.
Par contre, au niveau sécurité, je pense que ça ne s'est pas amélioré; un militaire français rencontré dans l'avion me dit qu'ils craignent les enlèvements; d'ailleurs des africains qui installaient la fibre optique ont été enlevés, plus au Nord, a priori ils auraient été libérés moyennant rançon des familles, sauf que... les chrétiens ( Burkinabés, Ivoiriens, ) qui ne connaissaient pas le Coran, ont été gardés, à priori jusqu’à ce qu'ils puissent réciter des sourates...!
Des amis de Niono, environ 80 kms de chez moi, souhaitaient m'inviter, mais mon fils et mon compagnon Touareg m'ont dissuadé de m'y rendre. Il y aurait un couvre feu a partir de 18 heures, pour les mobylettes, car des rebelles armés s'introduiraient dans la ville avec ce moyen de locomotion.
Voila! 20 jours, ça passe trop vite, et je dois, au grand regret de toute la famille, même mes 2 chiens, tirent sur mes sacs pour que ne ne les chargent pas dans la voiture, lol! prendre le chemin du retour.
A l'entrée de Bamako, vers 18 heures, la pollution enveloppe la ville, plus d'une heure pour aller de la Tour d'Afrique au petit hôtel de Faladié, dans un nuage à couper au couteau.
Retour a l'aéroport, ou la sécurité est primordiale, tout le long de la route des "check points", avec des militaires qui fouillent les voitures.
Çà y est, au revoir Mali, mais je reviendrai bientôt.
Excusez moi pour la longueur du texte, mais je voulais faire partager mon expérience, a ceux qui sont intéressés.
Colette
Visa pour le Mali
Bonjour j ai obtenu mon visa pour le Mali dans la journee à PAris pour 90 euros en express Cordialement Yves
Visa pour le Mali
bonjour, savez vous si on peut avoir un visa pour le Mali en ce moment ? on est en camping car sud Maroc prevoyant mauritanie et mali merci
où prendre le visa, quel est le prix ?
Route de l'Espoir: passage frontière à Gogui (Mali - Mauritanie)
bonjour,
quelqu'un est-il passé par la route de l'espoir récemment ?
Est-il vrai que c'est compliqué à la frontière malienne à Gogui pour les français (avec visa malien! nous avons nos visas...)
Merci d'avance de vos réponses, si quelqu'un est passé récemment.
Lise
Obtention de visa de transit pour traverser le Mali en voiture
Bonjour,
Nous sommes 3 français sur le point de prendre la route pour aller depuis la France jusqu'au Burkina Faso. Il semblerai qu'il y ait des difficultés à obtenir un visa de transit pour le Mali lorsqu'on veut traverser la frontière d'Ayoun el Atrous à Gogui .... Quelqu'un a-t-il des informations récentes sur le sujet ? Merci d'avance
Bruno
Nous sommes 3 français sur le point de prendre la route pour aller depuis la France jusqu'au Burkina Faso. Il semblerai qu'il y ait des difficultés à obtenir un visa de transit pour le Mali lorsqu'on veut traverser la frontière d'Ayoun el Atrous à Gogui .... Quelqu'un a-t-il des informations récentes sur le sujet ? Merci d'avance
Bruno
Routes très impraticables de Djidieni à Bamako
Je viens de faire un tour en voiture de Tanger à Bamako.
Dans l'ensemble ça roule bien.
Mais de Djidieni jusqu'à Bamako , c'est l'enfer pour un vehicule utilitaire normal comme ma KIA RIO 2005. chargée de bagages.
Que le gouvernement malien, mon gouvernement, fasse urgemment quelque chose pour refaire ce tronçon de route.
Que le gouvernement malien, mon gouvernement, fasse urgemment quelque chose pour refaire ce tronçon de route.
Hébergement pas cher à Bamako
Bonjour.
Je serai au Mali pour une quinzaine de jours à partir du 8/11. Je cherche un hébergement pas cher à Bamako. Quartier Missira - hippodrome de préférence. Une solution hébergement chez l'habitant, et/ou chambre d'hôte me conviendrait bien.
Avez vous des contacts fiables à me donner ?
Merci d'avance pour votre aide
Camille
Obtention de visa pour le Mali
.Ma femme et moi partons au Burkina par la route dans une dizaine de jours.Il semblerait que nous ne pouvons plus avoir de visa à la frontière pour traverser le Mali.Est-ce possible de l'avoir à Nouakchott et quel est le délai d'obtention?
Merci d'avance pour vos conseils.







