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Périple et péripéties d'un récidiviste dans l'Ouest américain
by Deshawn · 2018-04-11 · 118 replies
Bonjour Voici le recit d'un voyage réalisé du 29 Mai au 17 Juin 2017 en solitaire à travers le Colorado l'Utah et une pointe d' Arizona . C'est un périple préparé et assumé laissant une place importante à la modification au grés du temps , des envies ou simplement malgré moi . Arrivé sans encombres à l'aeroport de Denver , je monte dans le bus en direction de mon loueur Hertz. On me propose une Kia Sorento .Je vais la voir mais de toute façon rien de mieux dans ma catégorie .Elle est presque neuve , d'un bleu profond et conviendra je l'espère à mes ambitions. Ni une mi deux je file sur l'Interstate 70 en direction du Sud Ouest. Je profite d' une pause pour acheter quelques victuailles au super marché , composé notamment de plusieurs Gallons d'eau et d'une cartouche de gaz pour mon réchaud. La fatigue et le sommeil me gagne mais je parviens quand même jusqu'au parking du VC du Colorado National Monument. Le siège coté passager fera l' affaire pour trouver les bras de Morphée. Un réveil bien matinal toute fois la forme est au rendez vous. Il faut dire que les vacances je les attend d'une année sur l'autre et lorsque je m'y trouve j'ai l 'impression que mes dents racle le sol tellement je veux en découdre . Le petit déjeuner se compose de café et de biscuits de France tout au long de mon séjour . Au programme ce matin , ce sont les arches du Rattlesnake Canyon qui me font de l' œil. C'est un membre du forum qui m'a donné l'envie de découvrir ce lieux.(Orionide) On accede a partir d'une piste dont les dernières centaines de mètres m'oblige à parquer mon véhicule sur le bas coté. Il n'est pas prudent de continuer, pour le retour la piste monte et la ce n'est plus la même histoire . Cette première mise en jambe ce fait en douceur, je découvre d'abord par le dessus les arches , puis en descendant l'une d'entre elle je peux cette fois les admirer vue d'en bas . Je rencontre seulement deux personnes à mon retour. Rainbow Arch est la seule dont je connais le mon mais l'heure de ma visite n'est pas idéale pour la photo. Deux passages sont particulièrement difficile à négocier pour mon carrosse. Les roues patines , la tension monte dans l' habitacle , mais ça finit par grimper. Je ne suis pas mécontent de retrouver le bitume et de profiter des différents point de vue du parc sans toute fois être vraiment conquis. En ce tout début d'après midi je rejoint le parc de Capitol Reef , pour une ballade improvisée. Je choisis Cassidy Arch . Le trail est sympa mais l'arche n'est pas des plus spectaculaire , je croise un couple de Français avec qui j 'echange quelques impressions . Pour la fin d'après midi je me dirige vers Cainville pour aller à Cathedral Valley. La piste est roulante et piègeuse à fois car à tout instant du bétail peut traverser. Arrivé dans la zone de Temple of the Moon , les superlatifs me manque pour décrire ces colosses .Ce n'est pas ma première venue en ces lieux , mais la magie opère plus que jamais . Cet endroit reflète mes souvenirs des western d'antan. Je déambule autour de ces monolithes et tout à coup deux Pronghorn surgisse de nulle part pour disparaître aussi vite . Une seule autre personne est présente , il s'agit d'un Américain .Il s'aprete à regagner la civilisation , il choisit de passer par la Harnet Road, avec le franchissement tout à la fin de la Fremont River. Quand a moi il est temps de profiter des dernières lueurs de la soirée pour casser la croute devant ce panorama enchanteur. Je dors une nouvelle fois dans mon carrosse sur place. Bilan Rattlesnake Cayon 12/20 Cassidy Arch 12/20 Cathedral Valley 20/20
Escapade à Taïwan, destination très confidentielle
by Vaikeaiti · 2018-04-08 · 85 replies
Bonjour,

Pourquoi Taïwan ? D'abord pour sortir des sentiers battus, et cette île un peu oubliée des voyagistes reste une niche d'un point de vue touristique. C'est ce qui en fait le charme. On ne connait pas bien Taïwan et son histoire riche et parfois chaotique, on pense que c'est un appendice chinois de la Chine Continentale. Il est vrai que l'on y parle le mandarin mais aussi le taïwanais, dérivé du chinois mais langue à part tout de même, également l'anglais plus ou moins bien selon l'âge des personnes rencontrées ou interrogées. Ceci dit, les Taïwanais n'ont rien à voir avec le grand voisin dont les visées hégémoniques leur font peur, mais aussi les excédent et les mettent en colère. On parle chinois et / ou taïwanais à Taïwan et l'on est fier d'avoir forgé une identité insulaire unique. La taïwanité n' est pas un vain mot, elle est vécue de l'intérieur avec l'affirmation d'un patriotisme national et culturel, bâti sur des apports venus non seulement de Chine ( le Fujian au tout début, une province du sud-est de la Chine continentale) mais également de Hollande, puis de nouveau de Chine ( dynastie Qing / Han et Hakka ) puis de Mandchourie (les deux entités étant en guerre pour le contrôle stratégique et commercial de l'île ) puis du Japon dont les colons ont façonné et formaté les esprits pendant 50 ans - ne serait-ce que par l'utilisation de la langue japonaise- et modernisé les villes comme par exemple l'ancienne capitale Tainan dotée aujourd'hui de larges avenues et de parcs. C'est étonnant, mais les occupants japonais ont toléré et même protégé les traditions des peuples aborigènes malgré des spoliations voire des violences qui ont contraint les tribus côtières à battre en retraite vers les montagnes. Ils ont au final laissé plutôt un bon souvenir ! Enfin il y a l' arrivée de l' armée en déroute de Tchang Kai Tchek ( et dans son sillage d'une bourgeoisie riche et lettrée ) fuyant l'avancée communiste de Mao Tse Toung et son lot de persécutions et d'exécutions sommaires dont la mort programmée pour le rebelle. TKT établit d'abord un régime autoritaire soutenu par les Etats-Unis puis le régime se démocratise au fil des années et l' économie se développe et devient florissante. TKT a participé à l' émergence d'une identité nationale forte et ombrageuse. On lui voue un culte certain malgré des errements, des excès voire des crimes perpétrés avec cynisme. La visite de l' imposant mémorial un week-end permet - paradoxalement - de ressentir une vraie ferveur populaire dans une atmosphère bon enfant. Notre voyage a été orienté vers culture et nature, modernité et tradition, avec un interêt tout particulier pour les peuples aborigènes, et parmi tous ceux-là ( il y en a 14 en tout avec des sous-groupes ) celui des Rukai. Pourquoi ? Parce que les Rukai sont les ancêtres du peuple polynésien, ils ont un ADN identique, ont donc navigué sur les grandes pirogues royales vers les Marquises actuelles pour s'installer d'abord à Hiva Oa ( et aussi Tahuata et Fatu Iva au sud de l' archipel ). A suivi la colonisation de l' actuelle île de Pâques, puis des îles Hawaii, puis de Tahiti ( 500 ans plus tard environ ), enfin de l' actuelle Nouvelle Zélande ( ou Pays du Long Nuage Blanc ) à partir de l' île de Tubuai dans l' archipel des Australes où vivait l' élite du peuple polynésien, et du ' marae ' de Taputapuatua dans l'île de Raiatea ( Iles sous le Vent ). A noter que ce dernier a été classé au Patrimoine de l'UNESCO l'an passé, même s'il est plus récent que les ' marae ' majeurs de Tubuai. Les Rukai sont actuellement plutôt des montagnards, mais ils ont, de toute évidence, été aussi des navigateurs à une certaine époque. Il faut imaginer les mutations en termes de siècles et non d'années ou de décennies, et garder à l' esprit que les vagues successives de colonisateurs chinois, hollandais et japonais ont repoussé les populations autochtones vers les montagnes et quasiment jusqu'à la côte est. Notre motivation première est que nous avons un fils adoptif polynésien qui nous a orientés vers ce groupe tribal. Cette partie du voyage fut passionnante et émouvante aussi. La technologie moderne appliquée à la génétique fait des miracles et permet des découvertes de ce genre.

Les Taïwanais sont ouverts, sympathiques, aiment vivre, rire et chanter. Les rares touristes sont chaleureusement reçus, avec sourires et petits cadeaux. Un vrai plaisir ! C'est un pays libre et plutôt démocratique, la police est invisible même sur la route. On peut comprendre que ce peuple singulier veuille préserver les acquis de l'indépendance tout en maintenant un difficile statu quo avec le grand et puissant voisin qui considère Taïwan comme une province chinoise destinée, tôt ou tard, à réintégrer le giron originel. Les discours des officiels chinois sont toujours assez menaçants, mais ils sont reçus avec ( une fausse ) indifférence. Pékin a mis en place une politique de suffocation militaire, géographique et diplomatique. Autant dire que les choses ne sont pas simples et qu'elles peuvent se compliquer brutalement. Les rapports avec le Japon proche sont excellents, Okinawa (ou archipel RyuKyu ) gardant un rôle stratégique du fait de la présence d'une importante base militaire américaine.

Détails Pratiques Nous avons voyagé sur KLM de bout en bout au départ de Montpellier, en fin d'après-midi, et en début de soirée à Amsterdam pour un vol direct, d'une durée de 11 h 40 à l' aller et de 12 h 40 au retour. Compagnie sure, ponctuelle, organisée et méthodique et qui permet en ce moment d'éviter Air France, engluée dans des problèmes sociaux sans fin et dans des grèves insupportables. On arrive en milieu d'après-midi à Taipei. Bien sur il y a d'autres compagnies qui desservent Taipei au départ d'Europe. On peut conseiller Eva Air dont les tarifs sont compétitifs, surtout si l'on réserve son billet assez longtemps à l' avance ( autour de 800 euros AR ). Il y a aussi China Airlines, compagnie nationale qui fait partie de SkyTeam. Il y a encore Air France ou Cathay Pacific qui volent jusqu'à Hong Kong. Ensuite il faut prendre une autre compagnie pour rejoindre Taipei, China Southern par exemple. A noter que, si l' on a du temps pour une extension très originale, Taïwan est proche d'Okinawa ( ou Ryukyu ), archipel tropical au sud du Japon, à l'écart des circuits touristiques. C 'est un Japon très surprenant, couleur lagon polynésien. China Airlines dessert cette destination à prix très raisonnables.

Un premier conseil quand on débarque à l' aéroport international de Taipei : Acheter une carte SIM pour la durée du séjour. Environ 25 euros pour 15 jours et un accès large à Internet. Les Taïwanais sont hyper-branchés, avec deux ou trois téléphones dans la poche. C'est assez impressionnant !

Second conseil : retirer un peu d'argent à un distributeur, également dans l' aéroport. par exemple, 10000 NTD ( New Taiwanese Dollar ) pour payer un certain nombre de services cash. Les cartes de crédit sont bien sur acceptées partout mais votre banque risque de prélever à chaque utilisation de la carte, des frais qui peuvent sembler excessifs. Je le savais donc j' ai essayé de parer au problème.

Troisième conseil : Voyager avec des euros en billets pour les changer dans les banques. Pas de problème à la Banque de Taïwan où le taux de change était tout à fait correct. Attention : On ne peut pas échanger les billets de 500, 200 et 20 euros, uniquement les billets de 100, 50, 10 et 5 euros. Pourquoi ? Mystère.... Mais bon à savoir !

Nous étions donc en couple et avions pris contact avec deux agences de voyages locales entre lesquelles j' ai choisi la moins chère et la plus performante. Je donnerai des infos plus complètes en message privé à ceux qui sont intéressés. L' agence, en contact étroit avec moi, a mis au point un circuit de 6 jours avec voiture ( Toyota Prius ) et chauffeur, supposé parler anglais , mais avec qui nous avons surtout communiqué via le traducteur de Google... D'où l'interêt d'acheter une carte SIM pour se connecter fréquemment ! J' avais moi-même réservé les hôtels sur le parcours. Ce n' était pas forcément nécessaire partout. En parallèle, j' ai bénéficié des conseils et des contacts d'une étudiante taïwanaise, actuellement à Paris pour un an, qui nous a organisé la visite de Taipei avec méthode avec un taxi privé loué 8 heures par jour. Cela a un prix, mais on se consacre, sans penser à autre chose, aux visites et découvertes, et puis cette énorme ville est vraiment compliquée à parcourir, et les endroits à visiter sont très dispersés. Prix à la journée : 4000 NTD. Ceci étant, on peut aussi parfaitement visiter Taipei en MRT, le métro local, superbe, propre et climatisé. C'est moins cher, bien sur, mais il faut plus de temps... et puis il faut s'habituer à ne lire que du chinois ( un peu d'anglais quand même ) sur les panneaux. Oublier les déplacements en bus pour les raisons indiquées ci-dessus, sauf si l'on parle chinois.

En ce qui concerne le circuit, je ne le referais pas de la même façon aujourd'hui. Je vais donc vous faire profiter de mes suggestions. Côte ouest, il y a un train rapide, style Shinkansen japonais, qui passe par Taichung, Tainan et va jusqu'à Koshiung. Avec un peu d'organisation sur place ( j' expliquerai plus loin ) on peut partir en solo et faire appel ponctuellement à des guides. il vaut mieux acheter les billets de train à l' avance et réserver ses sièges. Cela peut se faire par Internet, ou alors à l' arrivée si on passe le début du séjour dans la capitale. Côte ouest, la belle côte panoramique se situe entre Taitung et Hualien. Et puis la partie grand sud-est de île vaut aussi le détour pour ses paysages marins appréciés le long d'une route vraiment côtière au plus près de la mer. Je conseillerais donc de prendre soit l' avion ( avec Uni Air ) soit le train ( plus lent ) de Taipei à Taroko, et , sur place, de louer une voiture pour redescendre par l'intérieur jusqu'à la pointe sud de l'île, puis remonter par la côte ( deux routes ) pour les points de vue et les photos. La route est tranquille et vraiment superbe. A Taroko, pour visiter les gorges on peut prendre le bus ( bien organisé dès la gare ) ou louer un scooter, ou un vélo, ou un taxi... Tout est possible. Enfin, on peut aussi prendre l' avion, vraiment pas cher à partir de Taipei. On loue alors la voiture à l' aéroport d'arrivée ( Hualien côte est, Tainan et Koshiung côte ouest ). Encore un conseil : Réserver un hôtel confortable à Taipei pour absorber au mieux la fatigue du voyage et le décalage horaire. Beaucoup d'auberges et de B & B du côté des Gorges de Taroko. Dans l'ordre, on commence par Taipei ( 3-4 jours ) ou on termine par Taipei. Si on circule en avion, on peut - et cela fait gagner du temps- transiter rapidement vers l' aéroport domestique à Taipei ( même endroit ) et prendre un avion en fin d'après-midi ou début de soirée pour Hualien ou Koshiung par exemple. Plusieurs compagnies desservent les villes principales, dont UNI Airways que je conseille pour ses prix et sa ponctualité. Billets à réserver en ligne sur le site de la compagnie. Exemple : vol idéal pour Hualien à 18 h 50. On a donc le temps de transiter. Prévoir taxi ou voiture d'hôtel à l' arrivée de nuit. Enfin, penser à acheter du thé à Taïwan, le meilleur du monde. J' ai des adresses. Vous aurez droit à la cérémonie du thé, très stylée. Nous avons eu la chance d'être dirigés vers une maison de thé fréquentée uniquement par des Taïwanais. Acheter aussi une petite théière en terre, le thé infusé ( 1 mn seulement trois fois de suite pour le Oolong Tea ) Prix assez élevés, comme pour le café ou le whisky haut de gamme.

Déroulement du voyage Départ le 22 mars de Montpellier pour Amsterdam puis vol en continuation pour Taipei. Arrivée le 23 mars à 15 h 30. Retour le 1er avril de Taipei vers Amsterdam. Départ à 23 h 55. Arrivée à 7 h 00 . Vol en continuation à 14 heures pour Montpellier. Taipei : du 23 au 27 mars Puis circuit de 6 jours 1er jour / 27 mars : Taipei-Lukang 2ème jour / 28 mars : Lukang - Tainan 3ème jour / 29 mars : Tainan - Koshiung ( via territoire tribal Rukai / Wulai ) 4ème jour / 30 mars : Koshiung - Kenting - Taitung 5ème jour / 31 mars : Taitung - Côte Est - Gorges de Taroko 6ème jour / 1er avril : Gorges de Taroko - Taipei ( en train - 2 heures 50 de trajet - puis taxi pour aéroport en début de soirée )

Je vous retrouve très vite pour le détail de ce voyage dans une suite à ce carnet

Moana
Au Ladakh? Et sur une Royal Enfield? Et ouais...
by Genevois · 2018-03-16 · 8 replies
Se couper du réseau, du Wifi et du téléphone portable l'espace d'à peine deux semaines. Un bonheur rare sous nos contrées, mais pas en Inde où le réseau est souvent capricieux. Alors c'est au retour que l'histoire se raconte. Avant d'atteindre le Ladakh et le début de notre aventure en deux roues, il faut passer par New Delhi. C'est un A350 flambant neuf de Lufthansa qui nous y conduira. Un service à bord au top, un avion à l'équipement bien pratique (les écrans individuels ont la taille d'un Ipad et le choix des films est impressionnant), je connais une compagnie à croix blanche qui pourrait en prendre de la graine. Dès la sortie de l'aéroport, New Delhi nous agrippe. Une ville tentaculaire et surpeuplée avec ses 16 millions d'âmes, une ville sale et poussiéreuse, une ville bruyante et stressante, une véritable fourmilière humaine sous 43 degrés Celsius. Charmé ? Sans doute pas. Intrigué plutôt, par les contrastes et l'absence des codes qui régissent nos sociétés. Les contrastes : imaginez un mall à l'américaine avec ses boutiques de luxe Dior, Vuitton ou Chanel. A peine 15 minutes de rickshaw plus loin, le bas de l'échelle (enfants y compris) vit dans la rue, dort à même le sol dans une crassitude et un dénuement total. Rajoutez l'enfer de la circulation locale, où les tuk-tuk ont pour règle de ne pas en avoir, où trois voies peuvent accueillir 6 véhicules de front sans souci, où on roule à contre-sens sur certaines grandes avenues et vous aurez une partie du tableau. New Delhi devrait d'ailleurs s'appeler surtout Delhi tout court. Car s'il y a un NEW à Delhi il y a aussi un OLD. Et c'est là, prêt du Fort Rouge et de la grande Mosquée qu'il est fascinant de s'y promener. Les odeurs d'épices (et d'urine aussi parfois), les murs décrépis, les ruelles abritant des ateliers ou des restaurants improvisés d'un autre âge, et surtout le spectacle de la rue et de ses acteurs, tout y est prétexte à ouvrir ses sens. Evidemment, il y a suffisamment à voir dans une telle ville. Comme l'India Gate, un arc de Triomphe à l'indienne où les familles viennent se promener et les enfants se baigner dans l'eau glauque des bassins, comme la gare centrale, véritable ruche où certains attendent à même le sol des trains dont les retards se montent parfois à plus de dix heures, comme le Lodi Garden ou Connaught Place. Les Blancs sont assez peu nombreux et l'Indien est friand de selfie (combien de fois avons-nous dû poser avec des familles ou des jeunes ?) ou de regards tellement appuyés qu'ils peuvent désarçonner. Une journée à l'aller, une journée au retour. Pas de quoi s'imprégner d'une telle mégapole. Nous l'avons survolée, nous ne l'avons pas pénétrée. Delhi (comme l'Inde d'ailleurs) a son fonctionnement qui ne se dévoile pas en si peu de temps. Mais en laissant tomber nos rigides barrières d'Occidentaux, une certaine facette fait déjà surface. A nous de la comprendre. Nous sommes venus faire de la moto au Ladakh, ça vient, ça vient. Mais il était impossible de ne pas évoquer Delhi avant la grosse part du gâteau. Ca vient, ça vient ... Manali. Ce serait une ville complètement anonyme dans l'immensité indienne si elle n'avait deux caractéristiques. Celle d'être la porte d'entrée des voyageurs à destination de la chaîne himalayenne. Située à 2200 mètres sur les premiers contreforts des montagnes, c'est une petite ville de province sans attrait particulier. Sa deuxième caractéristique, moins glorieuse (encore que, cela dépend des goûts de chacun...), il paraît que sa marijuana est d'une excellente qualité. Et l'herbe pousse partout, en sauvage, sans soin particulier. Alors évidemment, cela attire encore l'Occidental pas encore sorti de l'ambiance seventies, avec ces pattes d'ef, ces longs cheveux et son look de vieux junkie. Trekkers/bikers ou individus à la recherche de paradis artificiels, le décor est planté. Manali donc. 500 km au nord de Delhi, à faire en bus vu qu'il n'y a pas d'autre alternative. Mais à l'indienne. A l'aller, pas moins de 14 heures de trajet, de longues minutes à se demander si nous allions y arriver. Les Argentins ont eu Juan-Manuel Fangio, mais aucun doute là-dessus, il aurait tout aussi bien pu être Indien. En Inde, c'est simple. Le plus gros passe avant tout le monde. Alors évidemment, quand on est dans un car (climatisé et confortable), on s'en fout des autres, on force et on passe. Combien de dépassements dans des virages sans visibilité, combien de queue de poissons à des voitures, combien de risque de frontal avec des deux roues ? Trop, beaucoup trop. Il aurait été agréable de s'assoupir, mais impossible. Arrivés enfin à Manali, nous sommes accueillis par Josh, notre guide moto pour les deux prochaines semaines. Josh est Américain et tout comme sur les routes, il a décidé de choisir sa trajectoire. Il bourlingue en Asie, conduit des groupes, vit comme un nomade des temps modernes, sans attache particulière. Un homme généreux et au grand coeur, on y reviendra. Dépose de nos sacs dans un petit hôtel simple mais confortable, nous touchons enfin les montures qui vont nous conduire à travers les incroyables contrées du Ladakh. Malheureusement, la météo n'a pas encore décidé de nous faire bénéficier du ciel bleu, il faudra faire avec de la pluie et du gris. Petite course de prise en main autour de la ville, la Royal Enfield s'avère maniable, légère et facile à piloter. Et tant mieux parce que vu ce qui nous attend... Le lendemain matin, lever tôt pour notre premier jour de route. Pas vraiment le temps de s'adapter, la première montée est pour le col du Rothang qui culmine à 3900 mètres. Bam, d'entrée ! Sur la route aussi, pas de répit. Le Rothang est populaire pour la classe moyenne venue goûter à l'air des montagnes. Equipés de combinaison de ski (...), les Indiens y montent voir la neige, si rare ailleurs dans le pays. Alors ça bouchonne sec. Mais Josh nous montre la voie. On prend les bords de route, on slalome, on se faufile et on passe. Petit arrêt au sommet, mais la météo n'incite pas à traîner là-haut. L'autre versant, ce sera une autre histoire. Si la montée depuis Manali est entièrement asphaltée, là c'est le contraire. Par l'ombre d'un bitume, que de la piste, des trous et de la boue. C'est le début de la séquence Enduro qui va durer 12 jours. Debout sur les cale-pieds, il faut anticiper, choisir sa voie, faire attention de ne pas glisser, doser son freinage et veiller à rester sur la moto. Le tout en évitant les voitures et en ne s'approchant pas trop du bord de route qui n'a aucune protection vers le ravin. Un ravin dans lequel un membre du groupe aura quand même réussi à y balancer sa moto pour une petite dégringolade de 20 mètres. Il continuera comme passager. Direct dans le bain... Mais ce n'est pas fini, loin de là. Plus loin, la pluie et la fonte des neiges font déborder les rivières, alors ce sera deux passages de gués successifs avec la confirmation que l'étanchéité des chaussures laisse à désirer. En fin d'aprem, Jispa et notre étape du premier soir de route est en vue. Petit hôtel local sympa et fonctionnel. On était venu chercher l'Aventure, cela n'a pas mis long à démarrer. Peu d'asphalte, surtout de la piste, l'altitude, on est dans l'Himalaya M'sieur Dames. Avec ces 3900 mètres, le Rothang, bien que populaire vu sa proximité de Manali, fait figure d'apéritif. Dès aujourd'hui, nous allons gentiment grimper pour flirter, et parfois conclure, avec les 5000 mètres ! Au départ de Jispa, la pluie n'a pas vraiment cessé et le ciel est toujours aussi gris. Déprimant, surtout lorsque l'on vient jusqu'ici pour voir les sommets. Mais pas le choix, faut avancer. Vers le BaralachaLa notamment, 4850 mètres bien tassés. Comme si l'altitude ne suffisait pas, le mauvais temps de ces derniers jours a causé quelques dégâts. Ainsi, pendant la montée vers ce premier col, un éboulement de rocher est venu couper la route. Dans ce coin du monde, la nature ne fait pas les choses à moitié. L'éboulement en question est large de plusieurs centaines de mètres et plus rien ne passe. Il y a bien une pelle mécanique qui tente tant bien que mal de dégager les gros cailloux de la route, mais ce sont surtout des mains qui vont dégager la voie. Une impressionnante file de camions s'est formée et pas question de rester derrière eux. On mettrait des heures à passer. Alors, on dépasse, on resquille, on se la joue motards rebelles. Et on passe devant, première position pour passer dès que la route s'ouvre. Deux bonnes heures d'attente, trois fois rien parfois cela prend plusieurs jours, et la route s'ouvre. On va pouvoir passer mais il y a un prix à payer. Une remontée du torrent sur 2-300 mètres, en essayant de ne plus poser le pied à terre. Raté pour quasi chacun d'entre nous. 4850 mètres atteints au BaralachaLa, et sans effort. Ou presque, car les routes sont toujours aussi ... locales ! On pourrait imaginer que nous sommes les seuls dingos à s'aventurer sur ces pistes en moto, mais que nenni. L'Indien est aussi motard. Il roule évidemment en Enfield, il a des sacoches et un chargement à l'arrière, qu'il recouvre avec une grande bâche en plastique qui protège tout l'arrière de la moto. Et le signe universel des motards, le salut, marche aussi ici. Sauf qu'au lieu de tendre la main, on lève le pouce au-dessus du casque. Pas toujours simple quand on essaie de garder son équilibre sur les pistes. Et ils sont nombreux les motards indiens. Seul ou à deux, mais nombreux. Toujours pas l'ombre d'un ciel bleu (belle formule, comment avoir de l'ombre sans le bleu ...?), le gris prédomine lorsque nous atteignons les alpages de Serchu en fin de journée. Ce soir, pas de chambre, de douche ou de lit confortable. Un camping, tente pour deux, avec un lit surélevé et même une mini salle de bains, mais un froid, on vous dit pas. Il faut dire que nous sommes à 4400 mètres. Un de nous ne se sent pas super bien depuis le début de la journée et là, c'est vraiment pas la joie. Tremblements, perte de contrôle de soi, Josh n'hésite pas bien longtemps. Le MAM, mal aigu des montagnes, frappe fort et met notre ami K.O. Pas le choix, il va falloir le redescendre en "plaine". Décision est prise d'évacuer et Josh se démène pour trouver un 4x4 en pleine nuit (il est 22h00) pour transporter notre compagnon d'infortune. Contre rémunération bien sûr, et c'est parti pour 10 heures de calvaire, sur des pistes, des ravins, des cols, avant d'atteindre la ville de Leh où il y a un hôpital. Josh avait raison, le taux d'oxygène dans le sang était bien descendu, à en être dangereux. Lutter contre le MAM ? Pas vraiment de recette miracle, mais plutôt des recommandations à suivre. Boire 4 à 5 litres d'eau par jour (ce qui a pour effet un gros pipi toutes les 40-50 minutes, nuits y compris) et prendre de l'aspirine en cas de maux de tête. Ca marche ou ça marche pas, mais tout le monde poursuivra le voyage jusqu'au bout. Mais 4 litres d'eau par jour, qu'est-ce que c'est chiant. La nuit à Serchu aura été fraîche, allez disons froide. Mais au matin, belle surprise, le soleil. Et des couleurs, enfin. Mais ça, c'est pour la suite ! Enfin. Au réveil, nous trouvons ce que nous étions venus chercher ici. Du ciel bleu, des paysages, de l'émotion. Au programme du jour, nos premiers 5000. Un baptême que nous pouvons appréhender, surtout après le départ d'un de nos camarades pour cause d'altitude. Les couleurs ont changé, on pourrait même dire que les couleurs sont apparues tant tout était gris jusqu'à maintenant. Des couleurs incroyables, un bleu de ciel qui n'existe pas chez nous (normal, vu la différence d'atmosphère), des montagnes aux nuances naturelles, bref, le moral remonte aussi haut que les cols que nous allons franchir. C'est aussi depuis là que nous allons commencer à croiser de nombreux convois militaires. D'ailleurs, plus nous approchons de Leh, la ville principale du Ladakh, plus la présence des forces indiennes sera importante. Avec souvent des slogans le long des garnisons ravivant le sentiment nationaliste. "One Nation Only", "We serve India", "Our Army for our People", quelques exemples à la gloire des soldats indiens. Il faut dire que le Ladakh fait frontière avec la Chine, dont les visions expansionnistes ne sont pas qu'un leurre, et surtout avec le voisin pakistanais, ennemi héréditaire depuis la création des deux nations. Une sorte de volcan qui paraît endormi mais dont le cratère peut exploser à tout moment délivrant un déluge de feu. Alors l'armée indienne montre ses crocs, sans doute dans un esprit préventif. Bref, nous ne nous sentons pas concernés du tout, sauf quand il faut dépasser les nombreux camions qui rejoignent leur base. Peu d'espace pour croiser ou dépasser, il faut souvent étirer notre propre convoi pour passer ces obstacles. Mais heureusement les chauffeurs sont très compréhensifs avec les motards et aucun d'entre-eux n'entrave notre avancée. La route devient rapidement vertigineuse. Ici, le ravin n'est jamais loin et aucune protection ne vient séparer la route du bord. Concentration. Premier 5000, le Lachlung La, avalé avec facilité, comme une formalité. Pourtant, nous sommes déjà plus haut que le toît de l'Europe. Et ce n'est pas fini. Car après avoir suivi une gorge aussi impressionnante que magnifique, la route remonte vers le Tanglang La. Et là, c'est 5300 mètres qui s'affiche. Le soleil qui nous avait fait grâce ce matin a disparu. Vent et brouillard, voilà le programme au sommet. Dommage, il paraît que la vue y était magnifique. Les routes pour franchir ces cols ? Que dire ? Le peu d'asphalte n'est pas suffisamment plat et en bon état. Concentration toujours et encore. Sinon, et bien c'est de la piste, avec trous, ornières et autres joyeusetés. Les motos souffrent, mais elles tiennent le coup, comme les pilotes. En fin d'après-midi, nous atteignons le petit village de Lato, où une petite Guest House nous attend. Nous sommes à plus de 4000 mètres, mais pourtant la demeure n'a pas de chauffage. Malgré son confort rudimentaire, encore une nuit à dormir habillé ! Le lendemain, direction Leh, la ville principale du Ladakh. Une petite gorge aussi splendide qu'impressionnante nous amène le long du fleuve Indus que nous allons remonter en direction de la ville. Mais en route, Josh nous amène au plus grand monastère de la région, à Hemis. Une bâtisse superbe qui surplombe un village et où les moines régissent la vie quotidienne. Josh est passionné de bouddhisme et ses explications nous permettent de comprendre le fonctionnement du monastère et des différentes fresques qui ornent les murs des salles de prière. Leh est en vue. Une autre ville poussiéreuse et sale, repaire des trekkeurs et autres touristes qui visitent la région. L'occasion de refaire le plein de courses et d'effectuer quelque achats d'artisanat local. Une ville sans charme particulier, mais qui n'est pas désagréable à visiter. Il faut dire qu'après quelques jours de pistes et de camp, un peu de confort citadin ne fera pas de mal. Notre hôtel est à 300-400 mètres du centre, lit confortable et eau chaude, le vrai luxe. Mais Leh, c'est surtout le départ du Khardung La, le plus haut col carrossable du monde à 5600 mètres, et dont l'autre versant donne au Nord sur la Nubra Valley, direction la Chine. Leh et le Khardung La. Ca mérite clairement un chapitre à part entière, alors à bientôt. Il fait beau depuis plusieurs jours maintenant. Et cela tombe bien, car nous sommes à la moitié du parcours et notre corps est désormais acclimaté aux hautes altitude. Nous arrivons donc à Leh, principale ville du Ladakh, qui affiche gentiment ses 3500 mètres d'altitude. Imaginez une ville indienne, poussiéreuse et animée, avec des peupliers et de la végétation. Leh est aussi une ville de garnisons, avec de nombreux bâtiments militaires. Venir ici par la route depuis Manali nécessite près de 500 kilomètres, de nombreux cols et pistes. Alors Leh a aussi son aéroport, qui permet de désenclaver la ville du reste du monde durant l'hiver, lorsque les voies terrestres sont impraticables. Cela fait déjà plusieurs jours que le type des gens a changé. Ici, on pourrait se croire au Tibet ou dans une contrée chinoise. Les yeux sont bridés, le teint moins foncé que les Indiens rencontrés plus au sud de Manali. Ici, c'est un peuple de montagnards, qui s'est adapté aux rudes conditions de la vie au coeur de l'Himalaya. Le centre de Leh est piéton, avec ses restos qui proposent un Wifi lent et improbable, avec ses échoppes d'artisanat local dont les célèbres pashminas, avec ses agences de voyage qui affichent trekking-billets divers-permis pour les passages de check point-etc... Quelques femmes vendent aussi des légumes sur les bords de trottoir. Josh la connaît bien cette ville. Alors il nous amène dans cette petite échoppe qui vend des abricots séchés et sucrés comme nulle part, ses jus de fruit et ses confitures. Il nous présente aussi à Rajesh, le barbier, qui va s'occuper des poils ornant nos joues, finissant le travail par un massage du visage et des épaules. Un barbier qui travaille dans quelques mètres carrés, avec des fauteuils d'un âge révolu pour nous. Un parfait décor local. Une ville ordinaire en somme, si elle n'était à 3500 mètres d'altitude. Une ville pleine de chiens aussi. Des chiens qui se prélassent au soleil, au milieu des touristes et passants, indifférents au passage des deux pattes. Les ladakhis ne semblent pas leur donner une affection particulière, mais aucune agressivité non plus. Mais Leh, c'est surtout le point de départ du Khardung La, le col carrossable le plus haut du monde à 5600 mètres ! En gros, motos, voitures et camions au sommet du Kilimandjaro. La plat de résistance, le point culminant (dans tous les sens du terme), un mélange d'excitation et d'angoisse aussi. La route démarre à la sortie de la ville, prenant gentiment mais sûrement de l'altitude pour un dénivelé final de plus de 2000 mètres. Asphaltée, elle est suffisamment large pour croiser deux véhicules, mais assez étroite pour devoir garder sa concentration. Les conducteurs locaux ont une très fâcheuse tendance à couper les virages et à avoir le pied assez lourd sur le champignon. La limite de la neige est bien plus haute et elle se découpe sur le bleu d'un ciel sans nuage. Les camions militaires circulent en convoi, sans doute en route pour la Nubra Valley sur l'autre versant du col. Pas si facile de les dépasser et lorsque c'est possible, il faut surtout ne pas oublier l'obligatoire coup de klaxon pour attirer l'attention des chauffeurs. Après une trentaine de kilomètres de virages, de courbes sur une belle route, le dernier tronçon arrive. Et là, c'est clairement une autre histoire. Du bitume, on passe à la terre, la boue, la neige, voire la glace à l'ombre, les trous et les ornières. Les dix derniers kilomètres vont être sportifs. L'attention et la concentration redoublent, il faut garder l'oeil droit devant pour choisir la meilleure trajectoire pour ne pas être chahuté. D'un autre côté, cela évite de trop regarder le ravin qui borde la voie... Les croisements et dépassements deviennent plus difficile, le rythme se ralentit. Mais le sommet du col apparaît. On y est ! Le col le plus haut du monde pour les véhicules. 5600 mètres, on y est !!!! Notre guide nous a avertis. Pas question de rester plus de 30 minutes à cette altitude. L'effet sur chacun est assez imprévisible et si certains n'ont rien senti, d'autres, comme moi, ont vu l'équilibre se faire précaire avec un léger tournis. C'est qu'il faut redescendre en moto, dans les mêmes conditions difficiles. Et pas question d'être déconcentré. Nous faisons les photos d'usage, nous nous émerveillons du spectacle, nous profitons de l'instant présent. Mais Josh vient nous chercher. "Chalow, Chalow" (phonétique), ce qui veut dire "on y va, on y va" dans le coin. La descente n'est pas plus facile que la montée et si nous contrôlons la partie en terre par une vitesse et une trajectoire adaptée, dès l'asphalte ce n'est pas moins dangereux. Les taxis/bus locaux montent comme des dingues et ne laissent que peu de place pour passer. Chaque sortie de virage où la visibilité est réduite est périlleuse, le klaxon donne à fond pour prévenir et nous rasons les bords pour éviter les risques de collision frontale. Retour à Leh. Avec peut-être la satisfaction du devoir accompli. Monter si haut en moto, par une route mythique. Une Aventure avec un grand A, le sentiment d'avoir vécu une expérience unique. Un souvenir gravé à jamais. Même si nous avons sans doute vécu le moment fort du voyage, demain nous mettons cap à l'est, sur le lac de Tsomoriri, un endroit oublié des tours opérateurs. Quelque chose me dit que l'eau y est froide... mais vous lirez ça plus tard ... Avant d'aborder cette nouvelle étape qui va nous conduire à l'incroyable lac Tsomoriri, il y a une petite excursion près de Leh dont il faut parler. A 30 km à l'Ouest de la ville, en prenant la route principale, un point de vue est spécialement magnifique. Là où deux vallées se retrouvent pour que leur rivière respective n'en fasse plus qu'une. En effet, près de Nyemo, le Zanskar vient se jeter dans l'Indus. La vallée du Zanskar, un fantasme de bon nombre d'explorateurs, une vallée pas tout à fait ouverte car la route ne la pénètre toujours pas complètement. Josh nous en parle avec passion, il rêve de la parcourir en moto. Selon lui, c'est pour bientôt, des travaux s'activent pour la rendre accessible. Petit détour par la Nyemo House pour un succulent repas et nous rentrons sur Leh. Bon, l'étape du jour maintenant, direction l'Est et la frontière du Tibet. Pour sortir de Leh, nous prenons la route principale qui longe l'Indus. Une circulation assez dense pour la région, avec les codes locaux. En gros, les camions/bus ont priorité sur tout le monde, les vans sur les voitures et les motos, puis les voitures sur les motos. Vous voyez le topo ? En gros, il faut vraiment faire attention, car cela arrive un peu de tous les côtés. Aller au lac n'est pas compliqué, c'est juste long puisqu'il nous faudra plus de 8 heures pour faire les 200 km qui nous séparent de Leh. A Upshi, la route principale pour Manali nous quitte et la circulation diminue drastiquement. Le paysage se fait aussi plus sauvage avec une gorge qui continue de suivre l'Indus, dans la poussière vu que la route n'est plus bitumée. A Mahé Bridge, cela se resserre encore, car la piste devient plus étroite. C'est la seule route pour atteindre le fameux lac, au coeur d'une des régions les plus isolées du Ladakh. Ici peu de villages, mais surtout des nomades. 2-3 tentes isolées (qu'on imagine sans grand confort, notamment l'eau et l'électricité), un 4x4, des chèvres ou des bovidés. Et rien d'autre. Une sorte de dénuement quasi total, une vie solitaire et sans doute très rude sur ces hauts plateaux. Le paysage est juste splendide et il nous arrive de quitter la piste caillouteuse pour rouler sur les plateaux mi-herbeux, mi-sableux. Avant d'atteindre le Tsomoriri, voici déjà le petit lac de Kisgar. Un bleu profond qui contraste parfaitement avec la terre et le sable. Un paysage d'une beauté exceptionnelle, où à part nos pétrolettes, aucun bruit ne vient perturber la calme. Seul le vent se permet un aparté. Evidemment, nous nous devons de stopper à plusieurs endroits pour immortaliser l'endroit. Les derniers kilomètres avant Tsomoriri sont toujours aussi peu roulants. Le soleil commence déjà à disparaître derrière certaines montagnes lorsque nous arrivons au village de Korzok. Un village de bout du monde, au bout de cette piste qui n'ira pas plus loin. Encore 2-3 km après le village, dans les cailloux, et nous voilà au bord du lac. Et évidemment ce qui devait arriver arriva. 10 mâles remplis de testostérone (surtout après une semaine), au bord d'un lac à l'eau limpide. "Et maintenant, baignade !". Encore un de ces défis insensés... Nous sommes à 4700 mètres, peu de chance que l'eau avoisine les 20 degrés ... Mais peu importe, la moitié du groupe la moins sage se retrouve rapidement en slip sur la berge de galets. Et là, il ne faut pas trop réfléchir, mais courir, se lancer, plonger, subir le choc thermique. 1-2-3 on y va. Mon Dieu qu'elle est gelée, 5-6 degrés maximum. Le sang fouette la peau, mais nous sommes transcendés par ce coup de folie, tous hilares dans ce coin perdu du globe, dans une eau glacée à 4700 mètres. Heureusement, il reste un peu de soleil pour nous sécher. Avant de regagner notre campement, nous profitons des derniers instants de soleil, simplement assis sur un caillou à contempler ce paysage serein. Sérénité, c'était l'intitulé du jour. Il n'y a pas de mot plus parfait pour décrire cet endroit magique. Pour la nuit, un campement à la hauteur de tous les autres. Moquette dans la tente, un petit espace pour les toilettes privatifs, une vue à couper le souffle. Josh organise un petit apéro avant le repas du soir, nous aurons droit à notre golette de whisky ce soir, avec un morceau de fromage. Le bonheur se contente parfois de choses simples, nous avons une fâcheuse tendance à l'oublier... Au petit matin, le soleil se lève pile en face de nos tentes et nous avons le temps d'aller faire un tour dans ce village. Les toits plats sont garnis de paille et de bouses, sans doute pour isoler du froid. Derrière notre campement, un berger conduit son troupeau dans un pierrier et une pente respectables. Une vie loin des trépidations occidentales, rythmées par le soleil et les saisons. Mais que font-ils en hiver, lorsque la neige recouvrent tout ? Aujourd'hui, petite étape, nous reprenons la route du retour sur Manali, mais nous ne roulerons que 4 heures, d'où notre départ tardif du camp de Tsomoriri. Direction Tsokar, le grand lac salé. Mais ça, ça sera pour la prochaine fois. Ca y est, cette fois ça tire vraiment sur la fin du voyage. Manali n'est plus qu'à deux nuits (et quelques cols) de route. En quittant notre campement, nous croisons rapidement un petit village où il y a une grande école. Cet établissement est principalement consacré aux populations nomades des environs qui y placent leurs enfants pendant qu'ils continuent leur vie itinérante. L'école n'est donc pas qu'une école, mais aussi un lieu de vie puisque les enfants y dorment, y passent des semaines, voire des mois sans voir leurs parents. C'est là que Josh décident de s'arrêter pour y distribuer les divers cadeaux que nous avons amenés (stylos, cahiers, etc...). Première surprise, les enfants sont tous en uniforme, égaux devant la classe. Un grand terrain de sport, poussiéreux et pas forcément plat, se trouve devant le bâtiment. Alors Josh sort son ballon de foot américain et nous commençons à nous faire des passes. Les enfants sont motivés et très intéressés par notre visite. Certains nous attirent dans les classes pour y voir ce qu'ils apprennent. Ici pas de tableau noir, les cours sont inscrits directement sur les murs ou sur de grandes affiches. Un grand moment de partage, d'échanges et d'humanité. La route reprend, sous un grand soleil, traversant des paysages toujours aussi somptueux. Arrêt au campement de Thukje, au bord du lac salé de Tsokar. Un lac dans lequel il n'y a plus vraiment d'eau, mais une grande plaine asséchée qui va attirer une partie de notre groupe, ceux qui n'en n'ont pas encore eu assez et qui veulent un supplément de moto en conditions spéciales. Une bonne nuit plus tard et ce sera la dernière étape. La route est désormais la même qu'à l'aller à la grande différence prêt que les nuages ont laissé la place à un ciel lumineux. Depuis le début de notre voyage, nous voyons régulièrement des femmes et des hommes travailler sur le bord des routes, à rendre les pistes carrossables en cassant des cailloux à la main, sans réels outils. Josh nous explique que ce sont souvent des ouvriers venant du Népal voisin, troquant une misère insupportable contre une autre misère plus acceptable. Leur boulot est un vrai travail de forçat. Aller chercher des gros cailloux, à la main, dans le lit des rivières ou dans les pentes des montagnes, les ramener en bord de route (toujours à la main) et en faire des gravillons qui recouvriront les voies. Pas de confort (ils vivent dans des tentes directement au bord de la route), pas d'outils, des heures à fournir des efforts physiques par tous les temps, le tout pour un salaire ridicule (mais meilleur que dans leur pays). Les femmes travaillent parfois avec un bambin dans leur dos et les enfants les plus grands restent au bord de route, à regarder passer les véhicules. C'est à eux que nous destinerons nos surplus de fruits secs, de barres de céréales et autres nourriture qui pour nous ne sont que des "friandises" améliorant un ordinaire déjà bien riche. Vous vous souvenez du défi du lac ? Et bien voilà qu'on remet ça, mais dans une cascade cette fois (ben quoi, faut bien briser la routine non ?). En fait, alors que nous roulons tranquillement, nous apercevons un groupe d'Indiens qui se douchent (savon y compris), sous l'eau d'une cascade qui dévale de la montagne directement sur la route. Nouveau challenge et nous voilà rapidement encore une fois en slip. Et sous l'eau évidemment. Une eau qui n'est pas plus tempérée que celle du lac. Grands moments de rire et photo de groupe avec nos compagnons du moment. A la montée du Rotang, deux camions bloquent la route qui n'est pas assez large pour permettre un croisement. L'un d'entre eux fera une marche arrière impressionnante d'habileté, entre ravin et flanc de montagne afin de permettre au bouchon qui s'était formé de se résorber. Manali est presque à portée de vue, la boucle va se boucler. 12 jours d'Aventure, mais il en reste une encore : rentrer sur Delhi avec le car... Nous allons bientôt quitter notre guide et ami Josh, Atul le mécano aussi souriant qu'efficace et ces contrées si belles. Peut-être faudra-t-il parler de l'organisation, de l'agence Vintage Rides, histoire de finir de convaincre ceux qui se sentiraient une âme de voyageur intrépide au coeur de l'Himalaya ?
Retour de Patagonie avril 2017
by Max68 · 2018-03-11 · 135 replies
Hello tous,

Cette fois c'est tout au bout de l'Amérique du sud que nous vous amenons 🙂

Qui n'a pas rêvé à la Patagonie ... pas nous en tout cas ! Cette année nous aurons 55 et 50 ans, ça se fête non ? Le hic avec la Patagonie c'est que c'est loin ... mais alors loinnnn ... et qu'en plus la bonne saison est à l'inverse de nous, donc impossible d'y aller en juillet août.

Il ne reste plus que des "petites" vacances, nous ferons donc beaucoup d'heures en avion pour une durée assez courte sur place, mais quand on aime ...

Lors de la préparation, j'en ai parlé à Val et Guy avec qui nous étions en Islande et ils sont partants ... GENIAL !!!!.

J'ai opté pour les vacances de Pâques, pourquoi plutôt que février: il y a moins de vent que les mois précédents et il y a beaucoup moins de touristes début avril qu'au beau milieu du mois de février (période de vacances au Chili et en Argentine)....

L'HEURE DES CHOIX J'ai sillonné "virtuellement" tout le sud du continent pour voir ce qui "m'inspirait" le plus.

Péninsule de Valdès: trop au nord et pas la bonne saison pour les baleines. La région des lacs, m'attire moins ... en fait ce sont les glaciers et les montagnes mythiques qui correspondaient le mieux à ce que je cherchais. Comme je l'ai dit la période sera courte, donc il va falloir faire des choix, le sacrifié sera Ushuaia, dommage, pour une prochaine fois peut-être ...

Les lauréats sont donc le Fitz Roy, le Perito Moreno et Torres Del Paine ... que du lourd. Et ... et ... oui il y a un ET ... je vous ai dit que j'aurais 50 ans, je nous ai donc rajouté une petite folie: une croisière / expédition avec Whale Sound pendant 3 jours pour compter les baleines !!!.

En revanche cela nous oblige à faire un "one way" et non une boucle. Nous arriverons à El Calafate, en Argentine, pour repartir de Punta Arenas (Chili). Cela complique pas mal l'organisation puisqu'il faut trouver une compagnie de location de voiture qui accepte cette configuration et ça n'est pas simple pour les vols...

LES VOLS Je n'ai pas trouvé une compagnie qui gère l'ensemble avec des délais d'escale raisonnable ou un "e-booker" qui me propose une configuration sympa. Quand c'est Lufthansa / Aerolineas qui est "maître", ils veulent te ramener en Argentine depuis Punta Arenas et ça fait d'énormes escales et quand c'est la Latam c'est l'inverse. Du coup j'ai regardé chaque vol indépendamment pour trouver l'idéal et je suis allé voir une agence de voyage pour qu'elle "m'attache" tout ça ensemble.

Du coup escale à Buenos Aires à l'aller, Santiago de Chile et Rio au retour. Nos amis nous avaient prévenus qu'il fallait être prudent à Buenos Aires et prévoir quasiment une journée de battement entre les vols internationaux et internes à cause des modification d'horaires et les annulations. J'avoue ne pas les avoir écouté et choisi une escale de 4 heures mais dans le même aéroport ... ERREUR ! ... après de multiples changement d'horaires on finit avec une escale de deux heures ! ... trop juste. Je contacte l'agence de voyage pour qu'elle nous décale d'une journée notre vol international afin d'arriver la veille du vol BA - El Calafate. Et hop !, un jour de vacances en plus et une visite de la ville en prime !!!!. Conclusion: prévoyez une journée à BA, cela vous évitera de jouer avec vos nerfs..

AGENCE ... OR NOT Dans un premier temps j'ai voulu travailler avec un prestataire à qui j'avais donné nos désidératas et notre budget (6,000 € pour nous deux). Il nous a fait une proposition à 8.500 €, alors qu'initialement il avait écrit que ça devrait être jouable avec notre budget. J'étais très déçu, j'ai donc demandé des explications ça a rapidement "tourné vinaigre". Manifestement ils préfèrent des clients plus fortunés n'ayant pas envie de s'occuper de leur voyage. bref je leur ai fait perdre leur temps !!!!. Il s'agit de ARGENTINA EXCEPCION pour ne pas les citer..

BUDGET Comme j'en suis au stade budget, nous avons dépensé: 2.550 € pour les vols 2.510 € pour l'hébergement et la location de la voiture Ces deux postes sont à rapprocher des 6.000 € donnés à l'agence, on a donc même été en dessous du prévisionnel. Là dessus se rajoutent 1.440 € sur place pour les repas, l'essence, les cadeaux, etc, ... et 2.800 € pour la croisière de 3 jours Soit 9.300 € en tout pour nous deux.

C'est la première fois que je parle d'argent dans un de mes blogs, mais la réputation de la Patagonie étant ce qu'elle est, je pensais que ça vous intéresserait que je vous fournisse ces informations.

Bref au final j'ai tout organisé moi-même et ça valait le coup ... et je dois avouer que j'aime organiser !.

DANS LE DETAIL

Location de voiture: ADEL RENT A CAR Nous avons payé 897 € avec livraison à l'aéroport de El Calafate et pour le retour ils sont venus chercher la voiture à notre hôtel à Punta Arenas ... que demander de mieux. Nous ne pouvons que recommander cette agence, qui répondu rapidement et avec laquelle nous n'avons eu aucun problème. Ils ont acceptés sans histoire (mais moyennant finance) de "drop off" à El Calafate. Lors de mes recherches je me suis rendu compte qu'il était moins cher de louer au Chili et de se faire apporter la voiture en Argentine que l'inverse. En plus les locations y sont moins cher et les agences mieux "structurées" qu'en Argentine.

Hébergement:

A Buenos Aires: La Querencia, un B&B tenu par Yann, un Français où nous avons été très bien reçu. A recommander (80 € pour 4 avec petit déjeuner)

El Chalten: Nothofagus B&B - très bien, propre, bien situé, répond rapidement, on ne peut que recommander (env. 70 € pour deux avec petit déjeuner)

El Calafate: Solares Del Sur - vieillot, accueil très aimable, excentré, nous non ne recommandons pas. ( env. 94 € pour 4 avec petit déjeuner)

Pour Torres Del Paine c'est un peu compliqué, il y a deux compagnies qui se partagent les hébergements dans le parc, principalement des refuges ou des campings.

Nous dormirons à Torre Central géré par Fantastico Sur, il est récent, très propre, on y mange bien, ils ont une bière locale excellente, atmosphère de bout du monde agréable, en revanche dortoir de 6 ou dortoir de 6 personnes, faut l'accepter, nous recommandons fortement. (500 $ / nuit pour 4 avec lits faits, petit déjeuner et dîner)

Puis une nuit à Paine Grande, accessible uniquement avec un catamaran à partir de Pudeto Jetty. Egalement un refuge, là nous pourrons avoir un dortoir pour 4. En revanche il est plus ancien, on y mange moins bien, après que l'on recommande ou pas il n'y a pas d'alternative et ce serait dommage de ne pas loger dans ce secteur. Géré par Vertice Patagonia. (280 $ pour 4 avec lits faits)

Pour finir à Torres Del Paine nous nous gâterons en logeant au Lago Grey. Magnifique, superbe chambre, repas excellent, bref tout bien, à recommander ... si on est prêt à casser sa tirelire (300 € pour 2 avec petit déjeuner) De façon générale il faut savoir que à Torres Del Paine tout est cher, voire très cher, voire encore plus que ça.

Puerto Natales: El Muelle Hôtel Boutique, typique de la région, façon construction du bout du monde, très bien. On recommande (89 € pour 2 avec petit déjeuner).

Punta Arenas: Iliai hôtel, pareil, typique, on mange bien avec un petit déjeuner maison, très bon accueil. Nous recommandons vivement (140 $/ nuit pour 2 avec petit déjeuner).

Santiago De Chile: B&B Abracadabra. Belles chambres dans une maison typique, correct. Nous recommandons ( env. 30 € pour 2 avec petit déjeuner)..

Au fait ! pour qui aime les photos c'est par ici 😎

C'est parti pour Buenos Aires
2018, l'année des gorilles (mais pas que...)
by Muriel18 · 2018-03-11 · 235 replies
L'Ouganda, c'est simple: on a A-DO-RÉ ... presque tout! On a adoré l'accueil des Ougandais, leur gentillesse et leur humour, la variété des paysages et celle des activités réalisées. On a tout de même moins aimé l'état de certains tronçons de route, la pauvreté et le dénuement de certains villages et les pauses-pipi (ou plutôt les non-pauses-pipi) en cours de route.

Self drive or not self drive? On s'est longtemps posé la question et finalement, on a opté pour un chauffeur guide, Paul (recommandé par certain(e)s). On ne l'a absolument pas regretté: l'Ouganda n'est certainement pas le pays idéal pour faire ses débuts en conduite de 4x4! Comme j'avais potassé un circuit, je l'ai proposé à Paul qui a juste fait une petite modification (pas de nuit entre Entebbe et le MFNP mais à la place, une au lac Bunyonyi ... et il a eu raison!) et qui a réservé pour nous les hôtels que j'avais choisis. Paul s'est avéré un chauffeur ponctuel et très prudent (c'est pas du luxe en Ouganda!) et un guide qui connaissait son pays par coeur, avec un oeil de lynx pour repérer les animaux. On a passé avec lui un super voyage et il nous a souvent fait rire avec ses anecdotes.

La météo: on est parti au tout début de la saison des pluies (vacances scolaires tardives obligent 😕). Si la pluie a finalement été peu gênante (elle a même permis à certaines zones de commencer à reverdir), le ciel souvent gris est quand même pénalisant pour les photos (je m'en suis rendue compte en revoyant les photos de Carmen/Ticapi, beaucoup plus ensoleillées).

Retour à la case départ: les principes de prix des billets d'avion font que le vol Bruxelles-Entebbe est moins cher au départ de Paris qu'au départ de Bruxelles (160€ par personne tout de même!). Alors que nous habitons plus près de Bruxelles que de Roissy, on se décide quand même pour un vol rallongé ... mais moins cher 🤪.

Vendredi 23/02: Nuit au Golden Tulip en park, sleep and fly. La navette pour l'aéroport est à 5h (notre vol à 7h25) ... la nuit est courte!

Samedi 24/02 Le vol décolle de Bruxelles avec une heure de retard. Comme ils ont changé le sens de rotation par rapport au moment où on a pris les billets, on fait un stop à Kigali avant de rejoindre Entebbe... où on arrive à presque minuit. Le temps de passer l'immigration, d'obtenir le visa, de retrouver le chauffeur de l'Airport Guesthouse qui nous attend, on arrive à l'hôtel vers 1h du matin. Même à cette heure là, on est accueillies avec un grand sourire.

Dimanche 25/02 Paul nous a donné rendez-vous à l'hôtel à 7h ... nouvelle nuit très courte! A 7h10, nous voilà partis sur la route du MFNP. La traversée de Kampala se passe sans encombres, le dimanche est un jour calme. Petit arrêt pour changer des euros en shilling et nous voilà repartis. Mis à part des ralentisseurs parfois énormes et pas toujours visibles, la route est plutôt bonne. On arrive au Rhino Ziwa sanctuary vers 11h30. Ils organisent différentes activités mais nous, on est venues pour le tracking à pied des rhinocéros (pas besoin de réserver). Le parc compte maintenant 22 rhinocéros blancs. Ils pensent commencer à en réintroduire dans le MFNP quand ils seront 30. Notre guide s'appelle Ronald. Il nous explique (entre autres) comment se comporter si on se fait charger. Avant tout, surveiller les oreilles: si elles pointent toutes les 2 fixement dans notre direction, méfiance! Et si le rhino charge, grimper dans un arbre ou se cacher derrière un taillis très épais 🤪. Après une courte marche, Ronald nous montre une masse sombre. Nous nous approchons doucement.

Et nous contournons...



Il s'agit d'une maman et de son bébé, né cet été.

Le bébé se lève, il chouine un peu et incite la maman à se lever également:

Nous nous éloignons tranquillement pour apercevoir un peu plus loin, davantage caché dans les hautes herbes un autre couple maman-bébé de l'année.

Petite halte sympa, qui nous a permis de se dégourdir les jambes tout en approchant ces gros animaux, tout de même impressionnants. Il est maintenant temps de reprendre la route pour le MFNP. Muriel
Je vous invite à découvrir la Guadeloupe
by Pinacoladada · 2018-03-03 · 75 replies
Bonjour,

Ayant quelques carnets à mon actif, je procède habituellement de la manière suivante. J'effectue le montage des vidéos, je compose ensuite le texte et lorsque le tout est finalisé, je transfère rapidement le contenu par la méthode du copier-coller.

Cette fois-ci, j'ai décidé de procéder autrement, de prendre mon temps et ainsi vous permettre de découvrir ou redécouvrir les différents attraits qu'offre la Guadeloupe, i.e. que lorsque le texte et la vidéo se rapportant à un attrait seront terminés, je viendrai l'ajouter au présent carnet.

Nous avons séjourné 15 jours en Guadeloupe. Nous y sommes allés au début du mois de février de cette année.

La météo a été très favorable, nous permettant ainsi de profiter pleinement de la multitude d'activités qui étaient prévues au programme.

Sans plus tarder, voici le résumé de notre séjour. N'hésitez pas à me contacter si vous désirez de plus amples informations.

Pinacoladada 🙂
Laurentides et Gaspésie en septembre - octobre
by Nènekouki · 2018-02-25 · 23 replies
Bonjour, nous pensons aller voir l’été Indien cette année. Nous pensons partir le 22 septembre jusqu’au 7 octobre, mais les dates sont flexibles. La première semaine, des activités avec Bonheura, à Ste Agathe des Monts ont l’air sympas, même si le Mont Tremblant ne nous tente pas trop, Il y a le site Kanatha Aki, canot au Parc du Mont Tremblant, du vélo sur le chemin du P’tit train du Nord, du canoë au parc Oméga, ensuite J 8 Montréal où nous prenons la voiture de location J 9 Québec J10 Charlevoix- Tadoussac - Matane J11 Parc Gaspésie J12 Percé J13 Bonaventure J14 Bas St Laurent - Rimouski J15 retour à Montréal et vol retour. Qu’en pensez-vous ? Faut-il inverser et faire le circuit là 1ere semaine et terminer le séjour par les activités proposées par Bonheura ? Quelle agence de location conseillez vous ? Quel avis sur les hôtels : des Gouverneurs à Montreal, Plaza à Québec, Riotel à Matane, Percé et Bonaventure et Rimouski dans la ville du même nom . Nous sommes deux seniors ayant l’habitude des voyages... Merci déjà pour vos avis !
Voyage Zimbabwe, Namibie et Botswana
by Pepe875 · 2018-02-22 · 74 replies
Bonjour à tous,

A mon tour de mettre en ligne le carnet de notre voyage en Afrique australe réalisé en septembre-octobre 2017. Nous avons eu une approche visiblement différente de la plupart des voyageurs pour découvrir ces magnifiques pays. Plutôt que la location d'un 4x4 équipé très couteux (les prix étaient de l'ordre de 1000€ la semaine), nous avons opté pour la location d'un Rav 4 2x4 quasi neuf qui nous a couté 800€... pour 4 semaines kms illimité. Plutôt que de partir de Windhoek, nous sommes partis de Johannesburg, vol moins cher, voitures de loc moins chères et nous avons du passer toutes les frontières avec la voiture. L'inconvénient, parce que bien entendu il y en a un, c'est qu'il a fallu faire beaucoup de kms en 4 semaines pour visiter ces 3 pays, mais comme j'aime conduire et que ma femme aime visiter en voiture, ça n'a pas été un pb. En fait, je savais qu'avec une voiture 2x4, on pouvait emprunter pratiquement toutes les pistes excepté ManaPools et le sud Kariba, excepté La partie Okavango et Chobe du Botswana et l'extrême ouest de la Namibie. L'idée était de commencer par le Kruger, puis de passer au Zimbabwe en allant vers l'est et les montagnes de Chimanimani, puis d'aller sur Kariba, de faire la traversée du lac avec le ferry, de visiter la réserve Hwange et les chutes Victoria, puis de passer au Botswana avec la visite du parc Chobe, puis la bande de Caprivi, Popa Falls, Etosha, puis Ruacana et Epupa Falls, descendre sur Opuwo, Swakopmund, Sesriem puis retour sur le Botswana, Maun et retour Johannesburg. On a presque tout fait à part la traversée du Kariba pour cause d'annulation du ferry pour manque de clients. Au niveau réservations, nous n'avons réservé qu'une seule nuit, la première à Pretoria le soir de notre arrivée. Tout le reste a été réservé sur place, au fur et à mesure, les journées n'étant pas planifiées en avance, juste la trame du voyage l'était, c'est comme ça qu'on aime voyager. Nous sommes arrivés avec du matériel de camping, tente, matelas double gonflable ultra confortable, housse de couette, réchaud, lampes, tout ce qui était petit, léger et transportable en avion. Nous avons acheté à notre arrivée tout le reste en grande partie à Johannesburg, table, chaise, couette, oreiller... Le but étant de donner tout à quelqu'un avant notre retour.

24 septembre 2017 : Arrivée à JHB

Vol depuis Francfort, sans histoire, on vient récupérer notre voiture à l'aéroport. On pense que tout va aller vite, on a beaucoup communiqué avec l'agence locale depuis la France pour qu'ils préparent les papiers nécessaires au passage des différentes frontières. En fait, rien n'est prêt, personne n'est au courant, on a passé 3 h à l'agence principalement à cause de la frontière Afsud - Zimbabwe qu'on savait très compliquée mais pas à ce point. Il fallait 4 documents différents et un manquait, l'autorisation du fabriquant du véhicule pour entrer au Zimbabwe.. et nous étions un dimanche. Bref, à force de faire le forcing, on a fini par y arriver et c'est le départ pour les magasins pour préparer le voyage. On trouve tout ce qui est énuméré plus haut pour pas cher, du gaz, de la nourriture puis c'est parti pour l'équipement de la voiture version Zimbabwe. Ce pays exige en effet certains équipements non fournis par les loueurs et j'avais lu que les nombreux Road Blocks sur leurs routes ont la fâcheuse tendance à dresser des amendes sans qu'on puisse acheter ce matériel chez eux. Je tombe sur un magasin en pièces autos parfaitement au courant du matériel demandé (extincteur, stickers, gilets...), on équipe la voiture et c'est parti pour Pretoria. La seule nuit réservée nous attendait, on se pointe devant la porte de la maison grâce à notre GPS qu'on a amené depuis la France. Personne, pas de sonnette, ils étaient pourtant prévenus de notre arrivée. Envoi d'un sms, pas de réponse. je me décide à connecter les données internet, envoi d'un message et la miracle, la porte s'ouvre. Et le porte monnaie aussi, je paierai cash cette erreur, 55€ de supplément sur la facture téléphone au retour, pour 1 mn de connexion, 2 fois le prix de la chambre.

Pascal
Itinéraire de 13 jours au sud du Maroc à Pâques
by RVaIspra · 2018-02-15 · 113 replies
Bonjour à tous, Nous sommes 2 adultes et 4 enfants de 16, 14, 12 et quasi 10 ans et avons prévu un séjour de 13 jours au Maroc à partir du 25 mars. Nous avons réservé une Dacia Lodgy (avec galerie car je pense que le coffre est petit avec 6 sièges) directement à l'aéroport de Marrakech. Je voudrais vous demander conseil sur notre programme (nous savons que nous ne pouvons pas "tout" voir en 13 jours, par ex le desert à Merzouga, nous voudrions aussi limiter le temps passé en voiture et nous souhaitons faire 3 jours de plage/surf à Taghazout). Les distances et temps de parcours proviennent de google map:

J1: Marrakech aeroport (8h du matin) - Imlil, 67 km, 1h30 pour voir un peu de montagne; petite marche et nuit à Imlil J2: Imlil - Skoura avec pause a Ait Ben Hadou, 284 km, 5h30, nuit à Skoura J3: visite gorges du Dades, palmeraie de Skoura, nuit à Skoura J4: Skoura-Tinhir, 124 km, 2h, nuit à Tinghir J5: visite gorges du Todra, nuit à Tinghir J6: Tinghir-Agdz, 233 km, 3h30, nuit à Agdz J7:Agdz-Taghazout, 402 km, 6h (avec stop à Taroudant?); 4 nuits à Taghazout J8, J9, J10: plage et surf à Taghazout J11: Taghazout-Marrakech, 2 options (a) trajet le plus court: 281 km, 3h30 ou (b) via Essaouira 344 km, 5h15 - Auriez vous un conseil? 3 nuits (2 jours) a Marrakech avant le retour J12, J13: visite de Marrakech

Questions: 1.Les temps de parcours indiqués par Google map (sans les pauses photos) sont ils réalistes? 2. J'ai retenu qu'il n'était pas nécessaire de réserver l'hébergement à l'avance - est ce valable meme pour une famille de 6 (je voudrais éviter la mauvaise surprise de devoir passer d'hotel en hotel a la tombée de la nuit)? Pour Marrakech et Taghazout, je pense réserver à l'avance (via airbnb par ex) 3. Pour l'argent, la carte bancaire est elle acceptée en de nombreux endroits (hotels / riads, restaurants?). Convient il de venir avec pas mal de liquide et dans ce cas, ou convient il de le changer?

Merci d'avance pour vos commentaires Hervé
Tahiti la méconnue
by Vaikeaiti · 2018-01-28 · 199 replies
Je vous propose une série de carnets dans lesquels vous trouverez des suggestions, des conseils et des astuces destinées à faciliter l' organisation de votre voyage et de votre séjour ou vos séjours en Polynésie Française. Elle commence, en forme de clin d'oeil, par un carnet sur Tahiti la belle et s'adresse à tous ceux qui affirment - un peu vite parce qu'ils visitent souvent au pas de charge- qu'il n' y a rien à voir à Tahiti, que la ville est sale et trop urbanisée et la circulation démentielle. Les mêmes se précipitent vers Moorea ou Bora-Bora, les Marquises ou les Tuamotu sans avoir eu la curiosité de faire le tour de la plus grande île du Territoire et d'apprécier ses beautés cachées : musées, sentiers de randonnée, cascades, sites sacrés, activités sportives dans un cadre somptueux, etc..

UN PEU D'HISTOIRE Tahiti est associée au mythe du paradis depuis la visite de Louis Antoine de Bougainville et de son équipage, le 6 avril 1768, sur les deux navires la Boudeuse et l' Etoile. Tout commence en baie de Hitiaa. beaucoup ont nourri le mythe, de Loti à Segalen et à Gauguin bien sur. UN PEU DE GEOGRAPHIE Tahiti - avec sa soeur Moorea - fait partie des Iles du Vent dans l' archipel de la Société. c'est la plus grande île de Polynésie Française avec ses 1042 km2 et ses 190 kms de périmètre. Elle culmine à 2241 m au mont Orohena. Elle compte environ 185000 habitants. C'est au départ une île éminemment volcanique. Le premier volcan, jailli des profondeurs il y a 3 million d'années, a crée Tahiti Nui, la grande partie de l' île. Le second volcan, âgé de 500.000 ans a crée Tahiti Iti, la petite partie de l'île. Ces volcans sont éteints depuis longtemps et sont reliés par l'isthme de Taravao.

Je suis résident en PF depuis 30 ans et le circuit que je vais vous indiquer ici est incontournable, que ce soit le premier jour de votre arrivée, ou en fin de séjour quand vous aurez visité un ou deux autres archipels. Quand on débarque d'un aussi long vol de presque 24 heures d'avion, deux nuits à Papeete permettent de se reposer, retrouver de l' énergie et visiter une île qui réserve de belles surprises. L' aéroport de Tahiti Faa'a est l' entrée officielle par les airs sur le Territoire de Polynésie Française et sur l'île de Tahiti, la première et la dernière étape d'un voyage en Polynésie. Quand on arrive par le vol d' Air France - ou celui d'ATN ou encore celui de French Bee- vers 5 ou 6 heures du matin, on peut conseiller d'aller faire un tour au grand marché sans tarder, en particulier le dimanche ( uniquement Air France ce jour-là ) et s'imprégner d'une ambiance toute polynésienne : couleurs, senteurs et odeurs de cuisine sont au rendez-vous. Mais attention, à 8 h 30, tout est fini ou presque. Papeete n' est pas une ville inoubliable, même s'il est agréable d'y habiter, en particulier sur les hauteurs où il fait moins chaud. On fera le tour de ville en 2 heures : front de mer, temple, cathédrale, petites rues et échoppes autour du marché. La ville est haute en couleur et l' atmosphère générale est très tahitienne. Disons que la ville est typée et est une bonne introduction au voyage qui va suivre.

Excursion d' 1 jour : environ 140 kms Location de voiture à l' aéroport à l' arrivée L' itinéraire que je vous propose est un tour de l'île classique qui commence le matin, pas trop tard, par les côtes est et nord, à savoir Pirae, Arue et puis Mahina où l'on fera la première halte côté pointe Vénus, plage de sable noir et phare historique. L' endroit a été récemment joliment réaménagé et est très plaisant et ombragé. Peu de monde le matin, sauf le week-end, on flâne et on photographie à loisir. Le phare est l'un des rares monuments un peu anciens qui ont résisté sur l' île ( avec la cathédrale de Papeete et la Mairie d'Arue (banlieue de PPT traversée précédemment ), ancienne maison coloniale restaurée superbement comme il y en avait des dizaines dans des parcs immenses le long de la côte. L'histoire de la Pointe Venus, c'est l' arrivée officielle des missionnaires venus évangéliser les populations locales au 19ème siècle. Pas de trace de mission à cet endroit précis, mais il reste le phare qui date de cette époque. On quitte la Pointe Venus pour rejoindre la route de côte, et l'on s'éloigne doucement de Papeete le long d' une jolie route en bord de mer. Pas de lagon de ce côté-ci de Tahiti, la mer se fait entendre et écume sur les rochers. Le week-end surtout, on y voit surfeurs, planchistes et autres amateurs de sensations car les vagues peuvent devenir grosses par temps agité. Et nous voici déjà ( km 22 ) au site de Teruaporea, aussi appelé Trou du Souffleur de Tiarei et anciennement Arahoho ( qui en tahitien veut dire ' la grotte qui hurle ' ). Quand la mer est formée et que les vagues viennent s'écraser sur la muraille, le souffle d'eau vaporisée est puissant. C'est un bel endroit bien ventilé, face à l'océan, proche d'une petite plage sauvage, remuée par les vagues, fréquenté par les bodyboarders qui y trouvent de beaux trains de vagues à surfer. Ensuite, on va rouler tranquillement sur cette même route circulaire, en traversant de petits villages et en admirant les points de vue sur la mer, la montagne et les îlots proches du rivage..

Peu de circulation. On est loin de Papeete. Au bout d'environ une heure, on rejoint la presqu'île de Taiarapu, aussi appelée Tahiti Iti ( ' iti ' en tahitien veut dire ' petit ' ) rattachée au reste de l'île par un isthme au ras de l'eau, avec le lagon d'un côté et la mangrove ( encore visible dans cette partie de île ) de l' autre. La ville principale est Taravao où l'on pourra, le moment venu, venir ou revenir pour déjeuner d'un poisson cru à la tahitienne ou d'un steak frites... Taravao en tant que petite ville n' a pas un interêt majeur, et on filera directement vers le Plateau de Taravao par une route ( qu'il faut trouver... ) très panoramique qui serpente vers les hauteurs et permet d'avoir un point de vue unique sur la grande île, le lagon et la pleine mer. Beaucoup de fermes sur le Plateau se consacrent à l'élevage, et le lait frais que l'on trouve dans les supermarchés de l'île vient de cette partie de l'île. On peut s'arrêter un peu plus longuement pour randonner. Si l'on est randonneur chevronné, la presqu'île est l' endroit rêvé pour des balades un peu plus professionnelles dans ce qu'on appelle le Pari, la partie sauvage ( pas de route d'accès ) de la presqu'île où l'on randonne entre mer et terre. Et si l'on est en plus plongeur, les spots dans cette partie de l'île sont réputés. Se renseigner à Papeete ou à Taravao. Après un déjeuner rapide, on prend la route de Teahupoo, site de la ' vague ' mythique de Tahiti, point de rencontre une fois l'an des surfeurs professionnels du monde entier. La vague peut par gros temps être la plus énorme au monde. Teahupoo, c'est aussi un petit village traditionnel auquel on a accès via un petit pont suspendu. On ira jusqu'au bout du chemin en longeant les modestes ' fare ' et on admirera la rivière de Vaipoiri, claire sous ses nénuphars. Tout cela à 1 km de ' la vague '. On peut pique-niquer ou se livrer à la contemplation dans cet endroit retiré et si tranquille au bord de l' eau.

C'est le bout de la route et il faut revenir par le même chemin vers Taravao ;on se retrouve alors sur la route circulaire mais côte sud, qui va nous ramener tranquillement vers Papeete. Arrêt suivant, 5 mn après avoir quitté le rond-point d'entrée de Taravao : le Musée des îles qui est modeste, mais expose des objets anciens polynésiens et tapas, une rétrospective de l' oeuvre de Paul Gauguin, et des expositions au fil de l' année. Dans le jardin botanique, un arboretum intéressant. On continue notre circuit pour arriver au Jardin d'eau de Vaipahi ( PK 49 à Mataeia / randonnée possible sous les pins jusqu'à un point de vue sur presqu'île et lagon ) ) puis aux grottes de Maraa, le long de la route : des endroits bien indiqués, fleuris et frais. Puis, il convient de faire de nouveau halte au Marae Arahurahu, facile d'accès ( panneau indicateur sur la gauche de la route, côté montagne ) pour y admirer les vestiges ( restaurés et remontés tout de même ) d'un grand ensemble cérémoniel. On continue vers la plage de Vaiava, au km 18, la plus belle plage de Tahiti , sur la commune de Punauauia : sable blanc, eau claire et courante, aucun danger, la barrière de corail accessible à la nage. Je vous conseille donc de ne pas oublier vos maillots de bain, serviettes et crème solaire ( pas d'ombre l' après-midi ). Des douches sont disponibles à la sortie de la plage. Parking aménagé. Un endroit vraiment rêvé après une journée de marche et de voiture. Enfin, on rejoint la ville de Papeete où je vous propose un dernier arrêt en ville, derrière les bâtiments de l' Assemblée Territoriale, aux Jardins de la Reine. C'était là - sur le site actuel de l' Assemblée - que se trouvait autrefois le Palais de la reine Pomaré, dernière reine de Tahiti. Il était entouré d'un parc boisé et de jardins fleuris et ombragés et agrémenté d' une source d' eau douce et fraîche en forme de piscine naturelle où se baignait la Reine. On retrouve tout cela dans cet endroit magiquement calme malgré la circulation urbaine proche. Nous voici en ville, donc revenus au point de départ mais ce circuit peut être agrémenté - à l' aller par exemple - d' un autre détour, par exemple au Belvédère, pour lequel il faut aussi une voiture. L' embranchement se trouve à Arué. La route est étroite et sinueuse et monte à travers les bois. Il faut s'attendre à devoir croiser au moins un véhicule descendant et donc à manoeuvrer comme sur les routes des îles écossaises. Une fois au sommet, on se retrouve sur les grandes hauteurs de Tahiti et la vue est magnifique. Excursion facile et rapide.

L' excursion est terminée, mais le séjour à Tahiti peut se prolonger à loisir et avec plaisir. Les plongeurs - souvent obsédés par Rangiroa ou Fakarava- trouveront pourtant ici, à Tahiti, des spots de rêve et des clubs de plongée professionnels à la hauteur. Je ne plonge pas moi-même mais des amis plongent régulièrement et rapportent des mini-vidéos absolument fabuleuses ( de 15 à 35 m de profondeur, poissons, requins bien sur, raies manta et gorgones fabuleuses ). Utiliser une Go Pro avec flash.

Autre excursion possible : Moorea, l'île soeur que l'on peut rejoindre en catamaran. Partir tôt le matin au premier bateau pour la lumière ( 7h 30 ). On peut louer une Vespa ou une moto ou une voiture bien sur, sur place. On peut aussi passer une voiture de location réservée à Tahiti à la journée ( pour une voiture moyenne, compter environ 8000 FCP AR, à savoir 60 euros ). Les prix ont bien baissé, et la voiture donne de l' autonomie et de la flexibilité. Possibilité aussi, à Moorea, de réserver une journée au Coco Beach, sur un motu en face de l' Intercontinental. C' est un restaurant qui a son propre embarcadère. Le motu est superbe, la nourriture de qualité, les prix très compétitifs, le site exceptionnel. Pour se relaxer, nager, bronzer et faire du snorkeling en toute sécurité. La Polynésie, c'est cela aussi ! Réserver le passage à l' avance de préférence, surtout le we, généralement très chargé, par exemple sur le site www.aremiti.pf.

Encore une excursion à la journée, plutôt le we , sauf en période de vacances scolaires sur le Territoire : l' atoll de Tetiaroa, dit atoll de Marlon Brando ( sur lequel on a construit le Brando, un hôtel de luxe hyper-écologique et très cher), qui était autrefois la résidence d'été de la dernière reine de Tahiti, la reine Pomaré. Journée exceptionnelle, surtout quand le temps est de la partie, le bateau ancre derrière la barrière ( pas de passe ) et l'on franchit le récif sur la vague montante dans un canot pneumatique. Même chose au retour. On peut se baigner à loisir, et marcher le long de la plage dans la partie publique de l'atoll vers l' Île aux Oiseaux où nichent des centaines de sternes et fous de Bassan. Les oeufs sont à même le sol, on se retrouve au contact des bébés fous tout blancs et ahuris dans la végétation basse, avec des plumes dressées sur la tête. Les oiseaux sont en confiance et n' ont pas appris à se méfier de l' homme. Une expérience rare ! Certains touristes se conduisant très mal et sans respect pour ce site de vie et de nidification fragile, il se pourrait que dans un avenir proche, on ne puisse plus - comme autrefois- profiter de cet endroit merveilleux.

On peut aussi consacrer une journée à la Traversière, une route / piste facilement inondable et submersible au creux de la caldeira de la vallée de la Vaihiria à la vallée de la Papenoo et qu'il vaut mieux faire en visite guidée avec 4X4. Via le refuge de la Maroto et le village Fare Hape ( et ses sites archéologiques ) et enfin le tunnel qui permet de passer de l' autre côté. On parle ici de 40 kms de découverte. Toutes infos à Papeete et sur Internet bien sur. A / Vaihiria Quad Tahiti . Tel : 87744639 Email : vaihiriaquad@gmail.com B / Tahiti Discovery. Tel : 87771594 Email : teiva.tahitidiscovery@gmail.com C / Tahiti Safari Expedition. tel : 40421415 Email : tahiti.safari@mail.pf D / Ia Ora Na Tahiti Expeditions. tel : 87758807 Email : iaoranaexpeditions@gmail.com

Autre excursion possible à la journée aux ' lava tubes ' ( des tunnels de lave sauvages et préservés sur les hauteurs de Hitiaa ).

Toujours sur la commune de Hitiaa, on pourra randonner le long d'un magnifique ligne de cascades, la Faraura. Chaussures en plastique, genre crocs avec chaussettes conseillées.

Pour les randonneurs aguerris, il y a la longue et sportive ascension de l' Aorai, troisième sommet de l'île. Pour des randonneurs plus ordinaires mais toujours sportifs, on conseillera la randonnée vers le mont Marau ( environ 20 kms AR ). il ne faut pas avoir le vertige car certains passages sont difficiles et possibles uniquement avec cordes. ( Sentier accessible depuis le haut de St Hilaire à Faa'a ou du Lotus à Punaauia )

A / Tahiti Reva Trek. Contacter Angelina Bordas : Tel : 87747720 Email : pirimato@mail.pf B / Aito Rando : Contacter Pierre et Jimmy Leyral : Tel : 87762025 Email : aitorando987@gmail.com C / Vertical Limit : Contacter François Pratique : Tel : 87321549 Email : francoispratique@yahoo.fr

On peut aussi choisir la voie des airs et survoler Tahiti, grâce à une nouvelle compagnie, Tahiti Nui Helicopters. Vols touristiques entre 10 et 30 minutes : vallée de la Fautaua, col de Tiara à 1050 m d'altitude et port de Papeete pour le premier, plateau des orangers, Papenoo, caldeira, cascades et sommets vertigineux pour la seconde, vol entre mer et terre pour la dernière. Tarifs à partir de 16250 FCP. Quatre passagers minimum. Tous les jours de 7 h 00 à 19 h 00. A l' aéroport ( zone nord ). Site Internet : www.tahitinuihelicopers.com Email : commercial@tnh.pf

Trois mara'e sont visibles à Tahiti : le mara'e Ta'ata à Pa'ea ( rattaché au monde marin ), le mara'e Arahurahu déjà cité, rénové et servant d'écrin à des spectacles traditionnels, le mara'e Mahaiatea situé à Papara, moins intéressant car écroulé mais en voie d'aménagement.

Trois musées enfin : celui de la Perle à Papeete ( sur le front de mer ), le Musée de Tahiti et ses Îles au pk 15, à la pointe des Pêcheurs à Punaauia, et le Musée James Norman Hall ( auteur, entre autres du livre ' les révoltés de la Bounty ' -au PK 5 de Arue.

Pour les amateurs de golf : Golf Olivier Bréaud à Atimaono ( 41 kms de Papeete ) Tel : 40574052 Email : egat@egat.pf

Pour les fans de parapente Tahiti Parapente : tel : 87779017 Site Internet : www.tahiti-parapente.com

Pour les fans de mer et de sport ( en particulier le subwing ) Tahiti by Boat . Tel : 87291510

On ne peut quitter Tahiti sans aller voir un spectacle de danse dans un hôtel, principalement l' L'Intercontinental et le Sofitel. Le mercredi soir pour assister à un spectacle de danses marquisiennes à l' Intercontinental, les vendredi et samedi soirs dans ces deux hôtels, avec ou sans dîner. Certains restaurants ont aussi leur propre spectacle de danses, mais les hôtels offrent une scène plus impressionnante et où l'on peut rassembler davantage de danseurs.

Je recommande donc de quitter la France le jeudi pour une arrivée le vendredi matin et -au moins- un week end sur place pour profiter de tout, la plage, le marché, les plages à surf, la presqu'île, les soirées avec danses traditionnelles. Tout est une question de choix et d'équilibre, mais louper Tahiti serait, vous l' avez désormais compris, une erreur monumentale... ! A bientôt

Moana
Compte-rendu pratique d'un mois de road trip sur la côte ouest Australienne
by Akhesaa · 2018-01-28 · 11 replies
Bonjour à tous,

Voici le compte-rendu plutôt orienté « côté pratique » de notre séjour en Western Australia (ou WA pour les intimes) : 1 mois sur les routes entre Exmouth et Esperance via Karijini. Pas de photo malheureusement, notre connexion et forfait limités ne le permettant pas vraiment. Elles seront dispos (…mais pas tout de suite, on a trop de retard !) sur le blog où on raconte notre tour du monde : lemonden1tour.blogspot.com. Il s’agit en fait de notre 2e TDM, il y a donc déjà les photos du 1er pour patienter 😊 EDIT : c'est bon, les articles avec photos ont été postés sur notre blog ! 😎

Dates : du 27 décembre 2017 au 27 janvier 2018 donc plein été Qui : 2 adultes, la trentaine bien entamée, on aime la nature et marcher. On avait déjà passé quelques mois en Australie lors de notre 1er TDM, on était allé un peu partout sauf sur la côte Ouest. D’où notre retour pour combler ce manque !

Météo : L’été n’est pas forcément le moment idéal pour visiter le nord du WA. C’est pour ça qu’on n’est pas allé au-delà d’Exmouth / Karijini : trop de risque de pluie et mauvaise route vers Broome. Au nord, on a eu effectivement très très chaud (déjà plus de 40° du côté de Kalbarri ou Exmouth – jusqu’à 45° à Karijini). Mais si vous êtes un peu courageux :D, que vous pouvez résister à cette chaleur et que vous prenez beaucoup d’eau, ça se fait. Il y a finalement une majorité de courtes marches et peu de longues dans les différents parcs, donc vous ne manquerez pas LE truc à voir à cause de la chaleur. On a eu une nuit sous tente un peu difficile à Karijini j’avoue… mais vu qu’on

Mode de déplacement / hébergement : Voiture normale (pas 4WD) + un mix de camping, cabin dans des caravan parks et nuits en auberge de jeunesse. C’est infiniment plus économique que de louer un camping car ou n’importe quel van aménagé (même les pas chers type Wicked). Attention, ce que je dis est valable pour la peak season, mais les vans sont peut-etre beaucoup moins chers hors saison. On a trouvé qu’un 4x4 ne s’avérait vraiment pas indispensable pour ce voyage. Je pense que ça ne vaut le coup d’investir dans un 4x4 que si vous allez vers Broome via la Gibb River Road par exemple, ou si c’est un objectif principal de votre voyage de faire des routes 4x4 (et c’est vrai qu’il y a plein de supers opportunités pour ça en WA !). Mais toutes les attractions principales sont accessibles en 2WD sans soucis. A noter qu’on a loué un 4x4 pour aller se balader 1 journée dans le Francois Peron National Park, et malgré le prix scandaleux (300$ pour 24h !!), ça reste toujours plus rentable d’avoir eu notre « petite » voiture le reste du temps. Sans même parler du prix de l’essence… (en fait j’en parle un peu plus bas héhé).

Camping : On a tout acheté neuf chez BigW près de Perth, pour un total de 300$, la liste ici si vous êtes curieux :
https://voyageforum.com/discussion/vends-materiel-camping-perth-esperance-23-24-janvier-2018-d8384970/ Même sans rien revendre à la fin, ça reste trèèèès rentable 😊 (et en l'occurence on a pu échanger le tout contre une nuit en cabin gratuite dans notre dernier camping, valeur 85$. On a toujours fait des campings payants (on voulait une douche chaque jour !). Je recommande quand même comme tout le monde l’appli « WikiCamps AU » qui donne toutes les infos sur les endroits où camper (gratuits ou pas !), elle marche aussi hors connexion. A noter qu’à partir du moment où vous ouvrez et cliquez sur n’importe quel bouton de l’appli, ça déclenche 14 jours d’essai gratuit de l’app. Donc retenez vous de l’ouvrir avant votre arrivée si vous n’en avez pas besoin ! Après ça, elle coûte 7$ pour un usage illimité. Les caravan parks ont aussi des « units » ou des « cabins » à louer (des sortes de mobil homes). On a donc passé quelques nuits dans les versions pas chères (où il faut utiliser les toilettes/douches du camping, parfois les draps ne sont pas inclus) : ça reste hors budget à certains endroits mais on en a trouvé pour 70$ par exemple (à Bunbury) ou 85$ (à Esperance). Bonne alternative à l’auberge de jeunesse ou au caravan park abusément cher (prix record observé : 58$ la nuit pour un unpowered site à Yallingup !!).

Loc de voiture : les prix sur les sites des loueurs en direct étaient hyper élevés, c’est donc via un agrégateur qu’on a trouvé notre deal : 1050$ (frais de change / CB inclus) pour notre Kia Cerato de chez Alamo, via Carflexi, pour 28 jours de loc – départ et retour de l’aéroport de Perth. Pour une fois, on n’a pas pris la plus petite catégorie, on savait qu’on allait devoir caser tout notre bazar (sacs, matos de camping, courses etc) dans la voiture. Donc catégorie 2, c’était très bien. Les agrégateurs comme Carflexi ou Rentalcar n’ont pas très bonne réputation. On a eu une bonne expérience mais il faut bien bien lire toutes les petites mentions avant de confirmer quoique ce soit, et s’attendre à une petite surprise au bureau de loc (nous, c’est 20$ de frais de dossier qui n’étaient pas inclus – de très nombreuses reviews sur internet nous y avait préparé, et ça restait quand meme très avantageux en terme de prix). Petite astuce : notre voiture coûtait moins cher pour 28 jours de loc versus 27 ! Ca nous faisait passer dans la catégorie « location long terme » donc prix plus avantageux. Et comme toujours pour les voitures de loc, les prix sont différents si vous louez en ville ou à partir de l’aéroport, faites toujours les 2 simulations…

Essence : pour info, on a consommé en moyenne 7.5 à 8L aux 100. On trouve que c’est beaucoup, mais en discutant avec d’autres voyageurs, on était content. Des backpackers français nous ont dit consommer 10L avec leur van mais ils se limitaient à 80km/h max ! On a croisé des 4x4 qui consommaient ~15-17L. Exemple ultime : notre Landcruiser dans le Francois Peron NP nous a consommé…….. 25L aux 100 !!!! Si vous en avez besoin, j'ai noté les prix à la pompe du Unleaded (= sans plomb) observés où on a fait le plein. Astuce : demandez et gardez toujours vos tickets de caisse de chez Woolworths / Coles / IGA (les grandes chaines de supermarché où vous ferez vos courses). Il y aura quasi toujours (parfois pour un minimum d’achat) un discount en bas de ticket de 4 cents sur chaque litre d’essence dans une station partenaire (et généralement, la station juste à côté est partenaire, comme par hasard !). On a cru un moment qu’il fallait obligatoirement la carte de fidélité du supermarché pour que ce soit valable, mais pas du tout 😊

Téléphone : Si vous voulez le meilleur réseau, c’est chez Telstra qu’il faut aller (réputé pour mieux couvrir les zones un peu paumées). Le deal de base : 2$ la carte SIM + un forfait prépayé de 30$ valable 1 Mois qui donne appels et SMS illimités + 5$ de crédit + 5GB de data. On est très content d’avoir pris ça, très utile pour appeler les logements (on ne réservait nos nuits que quelques jours en avance à chaque fois) et la data nous a été hyper utile pour une fois ! On était souvent sans wifi (ou connexion très mauvaise) là où on dormait, donc ça nous a bien dépanné. Notez qu’il n’y a pas de stand Telstra à l’aéroport (au contraire de ses 2 gros concurrents), mais il y en a dans plein de galeries marchandes si elles sont de taille suffisante (donc là où vous ferez vos courses près de Perth, ils y seront très certainement). Sinon parfois trouvable en supermarché.

WA Holiday Park Pass : L’achat ultime, à faire forcément ! Donne un accès illimité pour 1 mois à tous les parcs nationaux de Western Australia pour 44$. Sachant que le 1-day pass vaut généralement 13$, c’est rentabilisé tout de suite. A acheter au 1er visitor center que vous visiterez 😊 Pratique : chaque parc national a sa page dédiée sur le site officiel du DPAW (Department of Parks & Wildlife, dpaw.wa.gov.au). Le contenu est souvent un peu léger, mais allez dans la rubrique « Download & Resources » (ou quelque chose d’approchant), vous pourrez télécharger la brochure détaillée - que vous trouverez aussi sur place - avec généralement le détail (distance, difficulté…) des balades.

L’ITINERAIRE (enfin !) : En bref (le détail est ci-dessous), partis de Perth on a fait : Yanchep NP (1 nuit) – Kalbarri (2 nuits) – Exmouth (3 nuits) – Coral Bay (1n) – Karijini (3n) – Denham (2n) – Green Head (1n) – Cervantes (1n) – Rockingham (1n) – Bunbury (1n) – Yallingup (1n) – Augusta (2n) – Pemberton (2n) – Denmark (1n) – Albany (1n) – Stirling Range NP (2n) – Esperance (2n) – Perth (3n).

Le seul truc pas très optimisé, c’est qu’on aurait dû caser la nuit à Coral Bay avant celles à Exmouth (mais on pensait que ce serait plus sympa de passer le 31/12 à Exmouth… grave erreur 😊). Sinon on a trouvé ça très bien dans le temps qui nous était imparti. Une autre petite modif possible serait d’enlever une nuit à Pemberton (ne pas faire le Shannon NP) et d’en rajouter une à Albany, où on n’a pas eu le temps de faire le combo musée/forteresse et où il y avait de quoi passer plus de temps dans le Torngirrup NP, très sympa.

J1 : Arrivée à Perth à 13h, on récupère la voiture de loc. Petit soucis de carte bleue, finalement réglé : choisissez toujours « Credit » pour payer, c’est ce qui marche pour nos cartes européennes. On prend la route et on s’arrête un peu au nord de Perth pour faire nos grosses courses : matériel de camping chez BigW + courses alimentaires chez Aldi. Eh oui, Aldi s’est implanté en Australie. Des expats rencontrés en Indonésie et vivant en Australie nous ont dit toujours préférer Aldi pour leurs courses car c’était moins cher. On ne l’a pas vraiment constaté… Notre chaine préférée c’est Coles 😊 Nos courses prennent du temps (comme prévu !), on part enfin pour notre 1ère étape proche de Perth, à moins d’1h : le Yanchep National Park. Nuit au Yanchep Inn (80$ la chambre double avec salle de bain partagée. Pas très bien entretenu et vieillot, mais pas trop cher, le bâtiment est sympa et surtout les pelouses tout autour sont envahies de kangourous en fin de journée ! C’est top, ça nous met direct dans l’ambiance Australienne. Ils ont aussi un petit parc de koalas, on va les voir manger quelques feuilles d’eucalyptus avant de faire notre barbecue sur les pelouses du parc. Ce seront les seuls koalas qu’on verra en WA (ils sont originaires plutôt de l’Est et non de cette partie du pays). Par contre, les kangourous on en verra un peu partout et tout le temps, contrairement à notre dernier voyage où les seuls endroits où on en avait vu de sauvages, c’était à Alice Springs et en Tasmanie.

J2 : On va revoir les koalas le matin (ils sont censés être plus actifs mais bon…). Puis visite guidée de Crystal Cave, et petite balade pas loin dans une toute petite gorge du parc (sympa mais pas indispensable). On fait le Wetland Trail autour du lac (~45min). Puis on prend la route vers Kalbarri (516km) via le Pink Lake près de Port Gregory : comme son nom l’indique, un lac dont les eaux sont roses (une histoire d’algues qui lui donneraient sa couleur). Nuit aux Riverfront Budget Units à Kalbarri, 99$ (supp 10$ si 1 seule nuit). « Unit » 3 pièces complètement équipée, on peut y dormir jusqu’à 6. Un peu vieux mais propre et super grand pour nous 2 ! Belle vue sur l’embouchure de la rivière si vous avez les units 1, 2 ou 3.

J3 : Pelican feeding sur la plage de Kalbarri, quasi en face du visitor center (tous les jours à 8h45). Puis on prend la voiture pour découvrir la partie « terre » du Kalbarri National Park (parc assez varié, qui propose de belles balades dans les gorges et de beaux points de vue sur la côte). Balade à Nature’s Window (1km return) puis début de la Loop Trail (8km au total mais on n’a pas le temps de la faire en entier… ça tombe bien, il fait plus de 40°, j’étais moyennement motivée !). A côté, on fait le Z-Bend Lookout et Z-Bend River Trail (3km combinés), où on pique-nique. Puis on va côté mer pour visiter le reste du parc. Plein de lookouts et petites balades à faire. Je recommande particulièrement le Mushroom Rock Nature Trail (1.5km return) avec plein de formations rocheuses sympas. 2e nuit aux Riverfront Budget Units.

J4 : On part pour Exmouth (822km !), on fait donc les derniers lookouts du Kalbarri NP sur la route (Hawks Head et Ross Graham Lookout). Pause pour faire nos courses pour pas trop cher au Woolworth de Carnarvon. Nuit au RAC Exmouth Holiday Park, 90$ dans leurs chambres backpackers (il faut utiliser la cuisine et toilettes du camping). A/C, chambre très grande, propre, tout neuf. Top. On y passera 3 nuits.

J5 : Journée au Cape Range NP. On va au plus loin, à Yardie Creek (balade de 2km return sur place). Pique-nique à Osprey Bay (trop de monde à Sandy Bay !). Mandu Mandu Walk (3km return). Snorkeling à Turquoise Bay (il y a une zone de snorkeling à droite dans la baie, tranquille. A gauche, c’est du « drift snorkel », donc dans le courant : et attention, je confirme, il y en a beaucoup ! Mais on y a vu aussi plus de choses). Le soir, on va à Mauritius Beach pour prendre l’apéro sur la plage et attendre les tortues : en effet, c’est la saison de ponte des grosses tortues marines qui viennent en fin de journée sur la plage creuser leur nid et y pondre. Et comme prévu, elles commencent à débarquer à la tombée de la nuit, vers 19h30 ! On en voit 5 – 6, c’est très chouette. C’est un process très, très lent et on sent que ça leur prend énormément d’énergie… C’est pour ça qu’il faut garder ses distances et ne pas les déranger, les lampes torches sont à éviter. On était chanceux, on y était un soir de pleine lune sans nuage, on voyait bien grâce à cela.

J6 : 2e journée au Cape Range NP. Snorkeling à Oyster Stacks (ce n’est possible qu’à marée haute, donc le matin pour nous. Le visitor center dans le parc affiche les horaires de marée). Snorkeling et pique-nique à Lakeside > notre site de snorkeling préféré sur les 3 qu’on a fait dans le parc ! Raies, tortues, requins… et poissons bien sûr. Puis on passe au Mangrove Hide, à l’épave du SS Mildura sur la plage, au phare. Et on finit de nouveau la journée sur Mauritius Beach où les tortues arrivent un peu plus tôt, vers 18h30. On pourra donc bien les voir de jour cette fois !

J7 : Sur la route de Coral Bay (135km d’Exmouth), on suit la Charles Knife Gorge Road (toujours dans le Cape Range NP Mais accessible depuis la route à l’est de la péninsule), qui est majoritairement sealed (= bitumée) à part les derniers kilomètres unsealed (= non bitumés) mais en bon état. On fait la petite marche jusqu’au Thomas Carter Lookout (2km return, qui est aussi passable en voiture si vous allez lentement, ya des cailloux), qui n’est pas renversant. Ce qui est sublime en revanche, ce sont tous les points de vue le long de la route sur les gorges alentour. C’est très très beau ! On recommande. A Coral Bay, on pique-nique puis on marche de Bill’s Bay (la plage principale) vers le nord jusqu’à Skeleton Bay (~30min) où est censée se trouver une nurserie de bébés requins de récif… On en a vu aucun !! Mais c’est joli. Puis snorkeling depuis Bill’s Bay. Le plus sympa c’était de passer la petite pointe au sud de la plage pour démarrer un peu plus loin et se laisser porter par le courant jusqu’à Bill’s Bay. Très beaux coraux. Nuit au Ningaloo Club Backpacker, 95$ la chambre double avec sdb partagée.

J8 : En route pour le Karijini NP (640km) ! On pique-nique sur la route, on fait le plein d’essence et de courses à Tom Price (les prix sont vraiment intéressants malgré l’isolement), et on arrive au Karijini Eco Retreat où on campera 3 nuits. On a beaucoup aimé, c’est au milieu du bush, on avait une vue hyper dégagée et vu que c’était la saison basse, très peu de monde. On a testé un soir le resto du camp, franchement très bon ! (et leur sangria aussi 😊) On finit la journée en allant au lookout sur les Joffre Falls, à 15min à pied du camp. Nuit au Karijini Eco Retreat, site unpowered (ils n’ont pas de site powered), 45$. On a passé 3 nuits à Karijini et vu les distances, je recommanderai de ne pas y passer moins de temps… C’est aussi possible de dormir 1 nuit à Tom Price (la 1ère ou la dernière), c’est à 80km des gorges situées à l’ouest du parc. 2 jours plein, c’est bien pour faire les 2 lieux principaux. Si vous retez plus longtemps, il y a l’ascension du Mt Bruce (mais vu la chaleur qui dépassait les 45°, on n’avait pas très envie de tenter). Il y a aussi 2 autres gorges à visiter, qui sont beauuuucoup plus loin (…trop peut-être, on fait déjà tellement de route) et surtout sur des routes unsealed : la combinaison des 2 fait que ce n’était pas pour nous 😊

J9 : Visite des gorges de Weano (ouest du parc), au bout de 13km de route unsealed depuis le camp. La route secoue pas mal mais se passe sans aucun soucis en 2WD. On y enchaine le Upper et Lower Weano Gorge Trail (2km return) puis on va à Handrail Pool, sans s’y baigner car l’eau a l’air un peu stagnante. Mais on y est seul et c’est très beau. Puis on va au Junction Pool et Oxer Lookout (1.5km return). Puis Kermits Pool Trail, 1 .5km return seulement mais pas si simple ! Il faut un peu escalader des rochers… On s’y baigne pour le coup mais c’est « blindé », on est au moins une dizaine. On n’a plus l’habitude 😊 Ce sera le seul endroit où on a eu un peu de monde, sinon on sera majoritairement seul dans le parc. Puis on reprend la voiture pour aller au Joffre Lookout et descendre dans Knox Gorge (2km return) – au bout de 6km de route unsealed aussi, sans aucun soucis pour une 2WD. On aura très chaud dans la tente cette nuit là. Et en bonus on s’est fait attaquer par des mini-fourmis qui ont trouvé un chemin improbable pour entrer dans la tente ! Il suffira de la déplacer pour s’en débarrasser.

J10 : On commence la journée en descendant aux Joffre Falls (3km return - asséchées à cette période mais la gorge est très belle), où on se baigne. Puis on prend la voiture pour visiter le secteur de Dales Gorge, tout à l’est (il y a aussi un camping ici, mais sans douche : ça ne nous semblait pas supportable par 45° !). On y fait toutes les balades possibles, environ 3.5km, avec 3 bassins où se baigner, tous très chouette. On a vu de loin passer de très gros nuages gris, vu des éclairs et entendu le tonnerre, mais on y a échappé. En rentrant au camp par contre, ils nous racontent avoir eu un énorme orage – la route pour Weano Gorge a d’ailleurs été fermée par les rangers en prévention, mais elle sera rouverte tôt dès le lendemain matin, tout aura séché. La petite blaque, c’est qu’en arrivant à notre campement… notre tente a disparu !!!! Le vent l’a emportée et elle s’est envolée dans un arbre, où de gentils touristes hollandais sont allés la récupérer (eux ont définitivement perdu la leur par contre, envolée dans le bush !). On l’a retrouvée miraculeusement quasi intacte à la réception.

Malgré ces aventures, on a adoré Karijini, c’est magnifique, et on n’a pas regretté tous ces kilomètres. Par contre, avant d’y aller, on a appelé le visitor center de Tom Price (qui est quand même moins pertinent que celui du parc, mais celui du parc est fermé 1 mois en été !) pour connaître l’état du parc, des routes, de la météo. Tout étant ouvert, les routes en bon état, on a donc bien décidé d’y aller, malgré les risques d’orage normaux en cette saison.

J11 : Route pour Denham (1100km !!). Avec une pause courses à Carnarvon, comme sur la route d’Exmouth 😊 Nuit en tente au Denham Seaside Tourist Village, 37$ le site unpowered. Le camping borde la plage, bien entretenu, je recommande.

J12 : Départ pour Monkey Mia (25km), pour être présent à la 1ère session de feeding des dauphins à 7h45 (plus on y va tôt, plus les chances de voir les dauphins sont grandes). L’entrée (~12$ de mémoire) n’est pas inclut dans le WA Holiday Pass. Il y a beaucoup de monde mais on voit effectivement les dauphins de très près ! Après la session, on est resté un peu traîner sur la plage et la jetty, vu qe les dauphins restaient dans le coin aussi. Ils sont restés assez longtemps pour une 2e session de feeding : re-belote donc, mas avec beaucoup moins de monde ! On a bien fait de rester, et on vous le recommande aussi si les dauphins ont l’air de vouloir remettre le couvert. Puis on retourne à Denham pour récupérer notre 4x4 de location au dépôt de Wicked Campers (c’est en fait un garage, leur nom n’est visible nulle part). Je le disais plus haut : 299$ les 24h ! Argh. Mais on voulait aller visiter Francois Peron NP suite aux bons avis et le 4x4 est absolument indispensable. A savoir : il n’y a que 2 options pour louer un 4x4 à Denham. Ou bien une entreprise locale (appelée genre Denham Car Hire) qui a des avis horriiiiibles sur internet, ou bien Wicked. Mon expérience avec Wicked est mitigée : location un peu compliquée (pas possible de la faire à 100% par téléphone, il faut forcément payer par internet mais j’avais pas trop de réseau à Karijini et les gens que j’ai eu au tél ont parfois été pénibles. Et encore plus agaçant, la voiture n’était pas prêt à notre arrivée. ON a donc attendu 45 min que le contrat arrive de Wicked et que le mec lave la voiture (« question de principe » nous a-t-il dit). Pas dramatique maissi on peut s’éviter ça… Je vous dirai si j’ai bien reçu la caution, qu’ils ne remboursent que 15 jours après : prévoyez de bloquer 500$ en plus sur votre compte… Malgré tout, tout s’est bien passé, notre Landcruiser était une machine de guerre qui avalait du 25L aux 100 (!!!). Donc budget voiture total de la journée = 370$. Sachant que les tours organisés coûtent ~189$/pers = c’est kifkif, mais en étant seuls et libres de faire ce qu’on voulait. Attention, c’est du vrai sable bien mou dans le parc : on était content d’avoir une grosse expérience du Botswana (les pistes c’est que ça là bas 😊). Faisable aussi pour un débutant (tout le monde l’est un jour !) mais lisez 2-3 conseils sur internet sur la conduite sur sable, ça vous aidera. Il y a une station de gonflage et dégonflage de pneus à l’entrée du parc. Attention, ils ont l’air de couper l’air à partir d’une certaine heure !! On a regardé le coucher de soleil dans le parc et on est donc sorti vers 19h30, plus moyen de regonfler les pneus !! On est donc rentré en roulant très doucement oiur les regonfler le lendemain matin à la station essence. Dernière chose : on ne savait pas mais le 4x4 loué avait une tente sur le toit. On aurait donc pu prévoir de camper dans le parc (vu que la loc court sur 24h), ça aurait aussi pu être une option très sympa. Bref, on part pour Francois Peron vers 11h, on va direct à la pointe nord du parc : le Cape Peron. On se balade sur la plage et on fait une balade superbe appelé le Wanamalu Trail entre le cap et Skipjack Point (3km return), on aperçoit plein de raies, requins et même une tortue des hauteurs. On s’arrête ensuite à Gregories où on tente de faire du snrokeling : la visibiilité est dégueu, on arrête rapidement. On finit à Big Lagoon pour une petite marche au soleil couchant au bord du lagon.

J13 : On prend la route pour Green Head (577km), on s’arrête à plusieurs points sur la péninsule sur la route : Denham Lookout (bof), Eagle Bluff (belle vue !), Shell Beach (magnifique !) et Hamelin Pool pour voir les stromatolites : dur de se représenter ce que c’est exactement mais à marée basse c’est très joli 😊 Petite balade de 2km sur place pour voir une ancienne carrière de coquillages et une station télégraphe. Puis on reprend la route ! Nuit au Green Head Caravan Park, 28$ le site unpowered. On était quasi seul, très calme, propre, accueil sympa.

J14 : On fait la « 3 Bays Walk » à Green Head, sympa si vous avez le temps mais pas indispensable. Direction le Lesueur NP pour une route autour du parc de 18.5km : la route elle-même est sealed, mais la route pour y accéder est unsealed (mais en très bon état encore). On monte au sommet du Mt Lesueur (4km return) et on s’arrêt aux différents lookouts. Ce parc n’est peut-être pas un indispensable mais on y voit plein de plantes un peu bizarres et des paysages un peu différents, les montagnes du coin sont toutes plates au sommet. Donc on a bien aimé mais ça peut disparaitre d’un planning plus chargé. On prend la route pour Cervantes où on visite la Lobster Shack Factory, pour voir ce que deviennent les lobsters (= ici, langoustes) pêchées en mer. Franchement c’était hyper intéressant ! (Visites de 12Hà 15h seulement, 10$, audio guide, faisable en 25 min mais on est resté 45 min). Il sont aussi un resto où on peut manger de la lobster pour des prix raisonnables, dommage qu’il ait été trop tard pour nous, ça donnait envie (pas de service le soir, que le midi). Et enfin, on part pour le Nambung NP où on trouve les fameuses Pinnacles. Il y a une marche et une « drive » à faire en voiture. On y passera 3h au total, à se balader partout, mais on aurait pu y rester encore un peu. Top à la lumière de fin de journée (mais attention, ne venez pas trop tard non plus, c’est vraiment moins bien sans soleil !). Nuit au RAC Cervantes Holiday Park, 45$ le site unpowered. 1er vrai caravan park blindé de familles pour nous, le choc 😊 Tout est neuf, nickel, les sites pour les tentes sont un peu un retrait (cool !) mais… pourquoi mettre une TV dans la cuisine ??

J15 : Passage rapide au Lake Thetis, tout près de Cervantes, pour voir des stromatolites. On prend la route pour New Norcia (176km) et y arriver pour 11h, heure de la visite guidée (2 par jour : 11h et 13h ou 13h30 (j’ai un doute), maiT celle de l’aprèm peut être annulée s’il fait plus de 40° dixit leur site !). Pique-nique sur place puis on prend la route pour Rockingham (177km). On va se balader à pied sur la plage de Safety Bay, belle mais venteuse. Nuit au Waikiki Beach B&B, 109$ la chambre double salle de bain partagée. Nickel.

J16 : Matinée sur Penguin Island. On prend le ferry de 10h20 (on est venu sans résa et le 10h était full – possible de réserver sur internet) donc on est à l’heure pour le penguin feeding de 10h30. N’y allez pas trop pour les pingouins (même si on peut en v oir se cacher sous les boardalks), mais l’ile est sympa, plein d’oiseaux. Pique-nique, puis on part pour Bunbury. Sur place, on fait la mangrove walk (ne vaut pas le coup) et on se balade en ville sur la plage côté ouest, près du phare et des Basalt Rocks : très joli. Nuit au Bubury Glade Caravan Park, cabine avec cuisine mais sdb partagée au camping et sans drap, à 70$ : une affaire !

J17 : On s’est laissé tenter par l’excursion « Swim with Dolphins » réservée la veille au Dolphin Discovery Center (165$). Ils font aussi des sessions d’« interaction » avec les dauphins sur la plage, on pensait comme à Monkey Mia, mais comme ils ne les nourrissent pas, c’est beaucoup plus aléatoire. On va ensuite à Busselton, où on pique-nique sur la jetty (4$/pers). On en profite pour prendre un pass pour visiter les 4 grottes de la région (67.5$), visites qu’on étalera sur 3 jours pour éviter l’overdose. On va donc direct à la Ngilgi Cave pour la dernière entrée à 16h. On sera seul ! Bon conseil du visitor center qui s’est vérifié les 4 fois : il n’y a quasi personne à la première ou la dernière visite de la journée, on a donc eu plusieurs fois un « private tour » 😊 On finit la journée en sa baladant du côté de Cape Naturaliste. Pas possible d’approcher le phrae après l’heure de fermeture (17h) mais il y a des balades, dont une qui nous amène au cap (2.5km return). Nuit au Caves Caravan Park à Yallingup. 50$ le site unpowered. Camp kitchen scandaleuse, ultra cher : on déconseille.

J18 : Passage aux Canal Rocks, puis direction le Vasse Felix Estate où on a réservé une « Cellar Experience » (180$), dispo que le week-end, pour 4 personnes max (on sera que tous les 2) : visite privée, tasting et déjeuner avec accord mets-vin. TOP !!!!!! On finit cette belle journée en enchainant la visite de Mammoth Cave et de Lake Cave, elles sont toutes proches. Nuit au Turner Caravan Park à Augusta, 37$ le site unpowered. En bord de rivière, grands emplacements, très sympa.

J19 : Visite de la Cape Leeuwin Lighhouse (8$ en audio guide sans monter au sommet, sinon c’est 20$) – faites le détour par le moulin pétrifié en partant à gauche, c’est mignon. Balade au bord de la Blackwood River. Puis direction Hamelin Bay, pour pique-nique, balade et surtout voir les raies qui s’approchent de la plage ! Certaines sont énormes, c’est chouette à voir. Visite de Jewel Cave pour finir. Nuit au Turner CP de nouveau.

J20 : Route jusqu’à Pemberton, sous la pluie. On va grimper sur le Diamond Tree (on peut grimper sur 3 « climbing trees » dans le coin, des anciens postes de surveillance des feux de forêt. Ils font entre 52 et 62m et on grimpe via des barreaux plantés dans le tronc… Franchement impressionnant même sans avoir le vertige. Mais le 2e passe mieux 😊). On enchaine avec la self-drive de 50km dans le Shannon Nationl Park. Nuit au Pemberton Caravan Park, 48$ le site unpowered. Belle pelouse envahie de canards mais la cuisine est crade, dommage.

J21 : On passe la journée sur la Karri Forest Explorer drive, boucle de 80km dans 3 parcs nationaux, à la rencontre des grands arbres de la région : karri, marri, etc. Plein d’arrêts sur la route, avec des lookouts, des petites balades et les 2 clinmbing trees restants, dont le plus haut : 62m ! Nuit au même endroit.

J22 : Route pour Denmark. En chemin, on s’arrête au Mt Burnett pour une petite balade avec vue. On va à Mandalay Beach, au bout d’une route unsealed de 6km, très très bosselée mais qui passe quand meme en 2WD si on roule lentement : pas grave, ça vaut le coup, c’est magnifique, très sauvage. Petite « Knoll drive » à Walpole sur la péninsule pour avoir des vues sur leur « inlet ». On continue pour aller au Hilltop Lookout (rapide mais bof) et faire la balade du Giant Tingle Tree (il est vraiment géant 😊). On continue, stop à la Vally of the Giant pour faire la Tree Top Walk (balade sur des passerelles en haut des arbres) : chouette mais cher (20$). Il y a aussi une autre balade « normale » au milieu des grands arbres, gratuite celle là. Et enfin, dernier arrêt avant Denmark, les Conspicuous Cliffs (route unsealed aussi, mais en bon état celle là) : belle plage sauvage encore. Nuit au Big4 Denmark Ocean Beach, 40$ le site unpowered. Enorme camp familial, très bien équipé, plien de jeux pour les enfants (mini golf, truycs gonflables…), mais les tentes ont un espace un peu à l’écart, où il n’y a pas grand monde, assez agréable. Donc étonnament on a bien aimé !

J23 : On va à Green Pool et Elephant Rocks avant de partir pour Albany. Sur place, on se balade à pied dans le petit quartier historique, puis on va prendre un fish&chips chez Hooked on Middleton pour le manger sur la plage à côté (Middleton Beach) : MIAM !! On va ensuite en voiture sur Mt Clarence pour la vue. Et on finit la journée au Torngirrup National Park, magnifiques paysages côtiers et formations rocheuses, très chouette. On a dû faire un choix et on a donc zappé le musée et la forteresse d’Albany, dont on a eu de supers échos toutefois. Nuit au 1849 Backpackers, 85$ la double salle de bain partagée. Malgré un ménage de la chambre un peu juste et du bruit le soir, endroit agréable, personnel plein de bonnes informations et… pancakes gratuits à volonté le matin 😊

J24 : Direction le Porongorup National Park après avoir fait quelques courses. Balade (2.2km return, avec un peude dénivelé) pour aller voir Castle Rock et la Granite Skywalk, où on pique-nique. Passage au Castle Rock Estate pour une dégustation de vin (n’hésitez pas à sonner s’il n’y a personne), leur Riesling est bon ! Puis au départ du 2e parking du parc (Tree-in-the-Rock), rando de 7km combinant la Nancy Peak walk et le sommet du Devils Slide. On a mis ~3h en tout, en marchant bien mais en prenant le temps à tous les beaux points de vue. Vrai dénivelé pour cette balade, très sympa. Si vous n’avez pas le temps de faire la boucle avec les 2 walks, privilégiez la Nancy Peak Walk (5.5km) qui donne de belles vues un peu plus variées. Nuit au Mt Trio Bush camp & Caravan Park (à côté du Striling Range NP). 28$ le site unpowered. En plein bush, mais très bien équipé. Peu de gens et beaucoup d’espace, on a beaucoup aimé. Des kangourous viennent se balader le soir.

J25 : Temps très nuageux pour cette journée dans le Stirling Range NP, on ne profitera pas beaucoup des vues. Montée au sommet de Bluff Knoll (6km et 4h return, long pique-nique inclus), les nuages se dégagent un peu sur la descente et les vues sont jolies même sur le chemin lui-même. Puis montée du Mt Trio (3km, 1h30). Nuit au Mt Trio Bush camp.

J26 : Route pour Esperance (432km, ~4h30). On pique-nique puis on fait la Great Ocean Drive, une boucle de 40km. Nombreux points de vue et belles plages. Arrêt recommandé au Rotary Lookout & Walk Trail (1.5km) vers le début de la drive, très sympa et belles vues. Nuit au Bathers Paradise Caravan Park, 85$ pour une cabine basique, avec serviettes et draps, mais pas de plaques pour cuisiner et salle de bain partagée avec le camping. C’est un petit camping familial donc toutes les commodités sont juste à côté.

J27 : Journée au Cape Le Grand National Park, à 60km d’Esperance. Montée au sommet de Frenchman Peak (c’est rapide, très belle vue au sommet, allez-y !). Pique-nique sur la plage de Lucky Bay, vraiment magnifique, un sable blanc de blanc et très fin, et des kangourous qui s’y baladent. Si possible y aller avec du soleil, ça change tout ! Balade de Lucky Bay à Thistle Cove (5km return, 2h20), très jolie côte. Puis on va voir en voiture Hellfire Bay, qui ressemble beaucoup à Thistle Cove, mais qu’on a trouvé charmante. Nuit au Bathers Paradise.

J28 : Route vers Perth via Wave Rock. Petite balade sous et sur le rocher, jolies vues d’en haut. Tout près, allez aussi voir le Lake Magic (possible soit à pied soit en voiture), qui a des couleurs assez incroyables. Puis on rejoint l’aéroport de Perth où on rend la voiture. Concernant le transfert de l’aéroport en ville, j’avais lu que c’était très compliqué en transport public mais ça a dû changer, car c’est en fait très simple !! Il y a un bus, le 380, puis passe toutes les ~30min. Arrêt juste en face du parking des voitures de location (terminal 2) mais il s’arrête aussi au terminal 1 (international). Seulement 4,70$ et il vous dépose en plein centre de Perth (ou un peu avant si vous préférez). Nuit au Kangaroo Inn, 85$ la double salle de bain partagée. Le staff de jeunes working holiday visas n’est pas spécialement friendly (pas méchant non plus, mais neutre et moyennement helpful), mais tous les espaces communs (salon, salle à manger, terrasse) sont grands, agréables et pas surpeuplés.

J29 : On a pris le combiné ferry + vélo avec Rottnest Express, directement au bureau sur le port le matin même, 119$ par personne. Bizarrement sur internet, ça nous était apparu plus cher… Pas eu besoin de réserver mais le week-end, c’est surement plus sage. Un seul départ (8h45) et retour (16h) direct entre Rottnest Island et Perth (d’Elizabeth Quay). Davantage d’horaires à partir de Fremantle. Un des vélos était un peu pourri, testez le quand on vous le donne ! L’île est très jolie et on peut voir des quokkas (= mix entre le rat et le kangourou) très mignons un peu partout. Les plages les plus proches du port (The Basin, Pink Beach) sont bondées. Juste un chouilla plus loin, Lorakeet et Little Lorakeet Beach sont plus intimes. Dîner au Petition Kitchen, mais le côté Beer Garden et pas restaurant (donc moins cher) : très sympa et très bonnes bières.

J30 : On va passer le début de journée à Fremantle. C’est à 30min de train de Perth, 4.70$ le ticket, il y a des trains toutes les 15 min. Au programme : visiter la prison (on a fait le tour classique de 1h15), se balader au marché (ouverts les vendredis, samedi et dimanche), manger un fish&chips sur le port (on s’est arrêté chez Joe’s : bon poisson mais frites surgelées et sauce tartare « Heinz » > choisissez plutôt un des autres fish&chips à côté !), visiter la Shipwreck Gallery (très sympa, entrée sur donation), manger une glace chez Cicerello’s (TRES bonne !!)… On rentre sur Perth car c’est AUSTRALIA DAY ! On se joint à la foule dans Langley Park, tous les Australiens ont posé leur tente/chaise/serviette sur la pelouse pour pique-niquer en attendant le feu d’artifice à 20h.

J31 : On se balade dans Perth même pour notre dernière journée, principalement dans Kings Park. On rentre déjeuner sur le port, au Reveley : vue chouette sur l’eau, prix raisonnable et vraiment bon (fish&chips top, et burger encore meilleur). Il est temps de partir pour l’aéroport, où nous attend notre avion pour Auckland, puis Santiago après une connexion de 12h 😉

VOILA ! C’est très long mais j’espère qu’il y aura quelques infos utiles pour aider les futurs voyageurs dans cette région. En bref, on a vraiment adoré. J’avais peur d’être un peu déçue par rapport à tout ce qu’onavait déjà vu dans le reste de l’Australie, mais non. C’est très beau, c’est toujours agréable d’avoir la liberté de sa propre voiture, on a vu des animaux un peu partout et on a beaucoup aimé faire du camping. On est donc très content d’être revenu découvrir le Western Australia !
Tourisme sexuel
by Nouni78 · 2018-01-27 · 152 replies
Parce que la question est épineuse. Que penser de ces, souvent vieilles dames, vieux monsieur qui s'en vont au bout du monde se taper de la chaire fraîche et basanée. Selon vous qui est perdant? Qui est gagnant? pour autant évidemment qu'on puisse être gagnant ou perdant... je ne sais pas mon copain sénégalais estime que c'est du donnant et moi je n'arrive pas à voir cela de cette manière. Intuitivement ces "gros lourds qui viennent se taper des petits jeunes" me donnent envie de vomir. mais j'aimerais bien pouvoir réviser mon jugement qui découle de mes tripes et non d'une réflexion approfondie... et discuter avec d'autres qui s'intéressent à la question, ouvrir mon champ d'horizon...

Alors ce sujet vous parle? Qu'en pensez-vous?
Petting a lion in South Africa?
by Michel85200 · 2018-01-18 · 192 replies
In South Africa, over the past few years, places offering interactions with lions have exploded across the country—but mainly in the most tourist-heavy areas (well, well...).

Under various names ("reserve," "center," "park," "institute"), tourists are lured in with the chance to pet lion cubs, walk alongside lions—all for a fee, of course. Volunteers are even recruited to support the animal cause—also for a fee.

The origin story of these big cats is always noble: orphaned cubs rescued from the wild, or from terrible places, or from an injured mother that was saved. (That’s an awful lot of orphaned lion cubs... a real epidemic?)

The future of these felines is supposedly bright—either a return to the wild or retirement in a reserve.

The "center’s" activities—the rescue of these poor cubs or lions, the study of their behavior, genetic improvement, repopulating the wild, and lately, advertising.

What will the tourist do?

How can you resist the incredible opportunity to pet a lion cub, walk beside a lion, get up close without barriers, see them so near? Plus, you’re doing a good deed by funding the rescue of these magnificent animals, cared for with such dedication by these passionate people!

What have you actually just done?

What are the facts? (Conclusions from a very interesting report)

There are over 200 lion breeding farms, currently holding more than 12,000 captive felines, most of which are lions. (Up from 8,000 in recent years.) More than 800 captive lions are killed each year by hunters. Who, by the way, try to establish ethical hunting rules. Almost none of these places have any real connection to animal protection agencies or wildlife conservation scientists. It’s a commercial operation, generating over $100,000 USD/month, particularly through volunteer programs. The real rescue centers can be counted on one hand! There are no reintroduction programs for captive lions. They aren’t needed—lions don’t require captive-bred animals for reintroduction, especially not those imprinted by humans or genetically compromised. And they don’t breed, sell, or interact with the animals in any way!

(They don’t breed, trade—mostly receiving animals rather than acquiring them—or interact with the animals in any way.)

Taking a lion cub from its mother is unnatural and only done to exploit the animals, visitors, and volunteers.

(Taking lion cubs away from their mothers isn’t natural and is only done to exploit the animals and you as the visitor or volunteer.)

Obviously, the number of animals actually "rescued from the wild" is minuscule. Information provided at these places is poor, confusing, and biased—or outright false. They exploit people’s gullibility and empathy for a commercial operation under the guise of animal welfare. Under the pretense of animal protection and research, many lions end up sold to zoos. Most are sold to hunting reserves. The use of big cat bones in traditional Chinese medicine is ancient and growing rapidly—over 1,000 lions are killed each year for this purpose.

The uncomfortable questions!

* Is there interaction with the lions? * Where are the old lions? * Do you buy or sell animals? * Where do the animals come from, and where do they go? Where do all these cubs come from? * Do you have a recognized predator specialist? * If you release animals, when and where?

The right answers!

We interact minimally, if at all! They need to stay wild! The old lions are here. Never buying. Selling is extremely rare. It’d be like an animal shelter buying dogs! We have few animals, all rescued. No breeding, ever. It’d be like an animal shelter breeding dogs! Yes. Extremely rare!

It’s clear this is purely a financial operation, and there’s a 99% chance you’re participating in what I’d call a scam.

Basically, lions are bred on farms. When they’re cubs, you pay to pet them. When they’re older, you pay to walk with them or get close. And when they’re fully grown, they either become breeders on the farm or end up as targets—in a zoo, as bone powder, or worse.

Pet a lion cub, and you’re sentencing it to a lifetime in captivity or death!

The same principle applies to leopards—though not exactly to cheetahs.

Real rescue and conservation centers exist, but they’re rare. The others are everywhere.

Please, keep this in mind on your next vacation!
Australie du Sud-Ouest: de Perth à Kalgoorlie et la Côte Sud
by Vaikeaiti · 2018-01-10 · 7 replies
J' ai visité cette région à 3 reprises en recoupant les destinations sur place. C'est l'une des plus belles d'Australie. Je vais surtout me baser sur mon premier voyage en 1992. Vous n' aurez pas de photos, elles sont dans un album et je ne vais pas les photographier. Ce que je désire faire, c'est aider un maximum d'entre vous à réussir leur voyage grâce au meilleur itinéraire qui soit. Vos guides préférés ne donnent que des informations lacunaires, les journalistes reporters n'ont pas eu le temps de circuler par eux-mêmes dans le pays ou la région. J' espère un peu remédier à leurs absences. On commence donc la série des voyages par l' Australie de l'Ouest, terre pionnière grande comme trois fois et demie le Texas , peu peuplée, désertique et montagneuse, sauvage et magnifique avec faune et flore uniques. Les deux villes d'importance sont Perth et Kalgoorlie, ensuite il y a de petites villes côtières et balnéaires telles Geraldton, Margaret River et Albany, aussi des villes historiques comme York et New Norcia. La partie côtière a vu passer navigateurs et explorateurs depuis la fin du 17ème siècle ( William Dampier ) et Perth est devenu comptoir en 1829 en tant que Swan River Colony. La région a vraiment commencé à se développer dans les années 1880 avec la Ruée vers l'Or. perth, malgré son isolement, est l'une des capitales les plus agréables et branchées d' Australie et de la Grande Région. On divisera le séjour en trois parties : d'abord Perth et Freemantle, ensuite le grand sud ouest enfin le nord, côte et intérieur. A La ville de Perth date officiellement de 1829, grâce à des colons venus d'Europe mais aussi grâce au travail forcé. La ville est située à l' embouchure de la Swan River, proche des plus belles plages de la région. Le climat est méditerranéen chaud l' été ( voir très chaud ) et doux et ensoleillé l'hiver, sauf Albany qui est souvent dans le brouillard ( et est donc recherchée pour sa fraîcheur exquise, en particulier par les retraités australiens ). Je recommande les plages de Cottlesloe et Scarborough du côté ouest de la ville, longues et blanches. On y flâne avec plaisir, on s'y baigne, on y fait du surf, on attend le coucher de soleil en buvant un verre de champagne australien. Perth est la ville du bien-vivre. Pour les enfants, je recommande le Zoo en particulier pour ses koalas et ses numbats que l'on peut voir de près avec leurs soigneurs. Il faut aussi se rendre à Rottney Island ( 45 mn de traversée à partir de Barrack Street Jetty ) ne serait-ce que pour y voir les quokkas, une variété minuscule de wallaby que les premiers explorateurs avaient pris pour des rats.... Ensuite il y a les balades, les plages et une nature sauvage. La ville voisine de Freemantle vaut aussi la visite. On peut y passer une journée à flâner et faire quelques visites : la plus ancienne prison d'Australie de L'Ouest ou Round House Gaol construite en 1831, le Musée maritime, les marchés et les galeries d'art aborigène de belle qualité, la mairie qui date de 1880. On peut retourner à Perth en bateau ou en train ou en voiture particulière.

B La Côte sud et les les Goldfields On quitte Perth par le sud, direction Mandurah, puis Bunbury et Busselton. ce sont des villes résidentielles ou / et des stations balnéaires agréables. Elles ne méritent pas forcément un arrêt prolongé, l'idée étant plutôt de longer la côte à loisir. On arrive à Margaret River, l'une des plus jolies petites villes de la région, entourée de vignobles réputés ( Leeuwin Estate, Vasse Felix, Sandalford Wines, Cape mentale ) et de plages superbes. A visiter des grottes admirables dans le Leeuwin Naturaliste NP, Mammoth Cave, Lake Cave ainsi qu'une forêt de karri ( Boranup Karri Forest ). Tous ces endroits sont si proches les uns des autres, un miracle dans un pays aussi vaste que l'Australie ! A voir Cape Naturaliste, D'EntreCasteaux NP et Cape Leeuwin. On logera à MR ou dans les environs ( farmsteads ) et on profitera de la plage et de la lumière. Beaucoup de noms français au détour du chemin, c'est normal, les premiers navigateurs étaient français envoyés par Louis XVI, mais par manque d'argent, les caravelles ont du revenir vers la France chercher des fonds. les Anglais ont profité de cette absence pour s'installer durablement... sinon, cette partie de l' Australie actuelle pourrait être de langue française... On reprend la route vers Augusta ( ville datant de 1830 ) puis vers Pemberton, entourée de belles forêts de karri, jarrah et marri ( variétés d'eucalyptus ). On y marche dans les arbres, sous la canopée. Puis on file vers Denmark et le Walpole-Nornalup NP ( forte de karri et de tingle ) et sa Vallée des Géants, une balade incontournable. Egalement proche, le William Bay NP et un vignoble réputé, le Goundrey Wines qui occupe les locaux de l'ancienne laiterie ( Old Butter Factory ). On continue vers Albany, autrefois ville baleinière, aujourd'hui ville de retraités. Quelques bâtiments anciens à voir cependant, l' ancienne prison ( 1851 ), St Johns Church ( 1840 ), the Albany Residency Museum, Albany Whaleworld. Tout près, le Torndirrup NP en bord de mer avec des points de vue remarquables : côte déchiquetée, lande fleurie au printemps, formations rocheuses remarquables ( Blowholes, Natural Bridge, Peak Head, the Gap ). Pour les amateurs de fleurs sauvages, au printemps seulement, on trouve entre autres des pattes de kangourou, des orchidées, des boronias, des leschenaultias bleues. Les amateurs éclairés d'eucalyptus pourront distinguer les marra des barri, des tuart ou des karri, des tingle ou des wandoo. Ces arbres sont endémiques à cette région uniquement. D' Albany ( longue route sauvage et tranquille sinon déserte ) on file vers Espérance ( à voir si on a le temps, le Cape Le Grand NP en face de l' archipel de la Recherche, en français dans le texte car tous ces endroits ont été découverts initialement par des Français... ). le parc est plat, remarquable par ses dunes et accessible en 4X4 plutôt qu'en voiture standard. Espérance est une ville balnéaire très tranquille. Nous y avons mangé un 25 décembre brumeux et frais ( comme à Albany ) le meilleur Christmas Pudding de notre vie ( avec crème fouettée au whisky ) préparé avec amour par un petit restaurateur anglais... ! De Espérance, on quitte le bord de mer en direction de Norseman, dernière ville à l' est avant la traversée du Nullarbor vers Adélaïde. Les champs aurifères commencent à Norseman et remontent jusqu'à Kalgoorlie-Boulder, la ville de l'Or et des pionniers de tout poil et de toute origine, une ambiance d'enfer, des pubs plus qu'animés en fin de journée quand les prospecteurs sortent de leur trou dans l' état. On entend parler toutes les langues du monde !!! K est une ville historique unique en son genre, je recommande de parcourir The Eastern Goldfields Heritage Trail ( 4 kms à pied ) pour voir les bâtiments iconiques de la ville. La ville vaut un arrêt de 2 ou 3 jours, ce qui permet de rayonner tout autour. Attention aux distances : on peut faire 400 kms en une journée si l'on a l'esprit aventureux. Bien choisir son véhicule, il y a encore des pistes... au milieu de nulle part au bout du goudron !!! De Kalgoorlie, retour vers Perth via Coolgardie ( visiter le Musée qui montre la plus grosse pépite d'or pur au monde et apprécier la largeur de la chaussée au centre de la ville qui permettait autrefois aux road-trains longs de 50 m, tirés par des dromadaires importés d'Afghanistan à l' époque avec leurs dresseurs , de tourner facilement dans un sens ou l' autre ) Digression : les chameaux et dromadaires sont retournés à l' état sauvage, sont chassés régulièrement pour leur chair car ils détruisent la nature ou alors ils sont dans des fermes, destinés à l' abattage également voire à l' exportation ( de viande ) vers les pays du Golfe Persique. On peut dans les environs de Coolgardie faire des balades à dos de dromadaire. De Coolgardie, on suit la route vers Southern Cross puis Wave Rock, formation exceptionnelle, loin de tout, difficilement accessible mais qui vaut le déplacement. ( à quelques kms de la ville rurale de Hyden ). on poursuit son chemin vers Kondinin, Corrigin, , Brookton, Beverley, York, Northam, ces deux dernières petites villes situées dans la pittoresque Avon Valley. York est la plus ancienne bourgade dans les terres en Australie de l'Ouest et on ne manquera pas la vingtaine de bâtiments historiques du centre ville. Pour les amateurs de vieilles voitures, un petit musée sympa, le York Motor Museum et sa collection de 200 véhicules d'époque environ. A Northam on peut faire un tour en montgolfière et survoler un paysage vraiment étonnant. Au delà de Northam, on rentre dans The Darling Range, une région plus montagneuse et arborée. A noter la petite bourgade de Mundaring pour son ambiance typiquement australienne de l'ouest, comme tant d'autres déjà traversées d'ailleurs entre K et Perth. On se rapproche de Perth pour enfin boucler la boucle ( 10 jours / 2500 kms environ au minimum ). traversée de Guilford, ville historique au coeur de la Swan Valley. Retour à Perth où l'on profitera des plaisirs urbains qu'elle réserve au visiteur. La ville et la région font toujours rêver les candidats à l' émigration pour sa qualité de vie... S'installer en Australie est une autre paire de manches et un vrai problème !!!

C Central & Northern WA Coast on quitte Perth via les plages au nord, puis la ville balnéaire de Yanchep ( et son NP avec des grottes magnifiques dont Crystal Cave ) pour rejoindre directement le Nambung NP ( ou the Pinnacles ) un ensemble de formations calcaires remarquables dans une lumière unique. On peut loger dans la ville voisine de Cervantes et longer la côte en voiture . De Cervantes, on remonte vers Dongara et Port Denison ( se balader rapidement dans les centres de ces bourgades pour humer l' atmosphère ), puis Geraldton, ville balnéaire moderne et agréable. Ensuite il ne faut pas manquer le Kalbarri NP en bord de mer ( on peut loger dans la localité du même nom ) et enfin on arrive à Denham via Shell Beach ( plage unique faite d'une épaisseur de 10 m de coquillages blancs non fossilisés ) puis Shark bay et Monkey Mia ( pour les dauphins apprivoisés et le site remarquable ) . L' extrémité du cap ( François Peron NP ) n' est accessible qu'en 4X4. Le retour vers perth se fait le long de ce que l'on appelle The Midlands Scenic Way, via Mingenew, Three Springs, Carnamah, Coorow ( faire un détour vers le Yarra Yarra Lake et l' Alexander Morrison NP si on a le temps ), Watheroo, MOora, Walebing et New Norcia. Cette dernière localité est étonnante, de part la présence d'une Mission de Bénédictins arrivés dans les années 1840 pour évangéliser les Aborigènes. la ville compte un énorme monastère, des bâtiments de style classique, gothique Byzantin. On peut loger au New Norcia Hotel ( un pub en fait ). Ambiance locale garantie jusque tard en soirée... dans cette ville, je recommande de parcourir le Heritage Trail ( environ 2 kms ). Egalement une randonnée pédestre possible le long de la rivière un peu moins longue. Voilà, la boucle est bouclée ( 9 jours / 2100 kms environ ). Retour à Perth une fois encore. Pour les amateurs d'histoire locale, je recommande la visite du hameau historique de Greenough au nord de Port Denison, fondé en 1850 et doté de très beaux bâtiments anciens restaurés par le National Trust. On offre un tour guidé et on peut visiter aussi le Greenough Pioneer Museum. Ces petits musées sont passionnants, ils retracent la vie d'immigrants ayant souvent traversé l' Australie d'est en ouest dans des conditions parfois effroyables, et commençant une nouvelle vie non exempte de dangers. Beaucoup de maladies mortelles, souvent dues à une eau corrompue, les femmes mourant lors d'accouchements, tous travaillant dur et pas forcément sur la Terre Promise. L' Australie était un pays impitoyable pour ses populations à cette époque ! Un autre voyage australien à venir très bientôt... Moana
Bolivie - Sucre - Sud Lipez - La Paz en 4x4 autonome
by Tberney · 2017-12-26 · 70 replies
En préambule, je tiens à préciser que tout le voyage est fait maison, les moyens de transport et les hôtels (quand c'est possible) sont réservés et les itinéraires routiers sont tous programmés sur Base Camp, nommés de la date du jour du déplacement et sauvegardé sur un Garmin. Des itinéraires alternatifs sont également prévus en cas de problème de piste. Les cartes sont très détaillées mais comme on ne peut pas faire de pub, je ne nommerai pas la carte achetée, qui n'est pas une Garmin. Nous sommes deux couples partis pour un mois de découvertes du Pérou et de la Bolivie.

Après 11 jours passés au Pérou (les sites touristiques principaux...) , le 12 septembre 2017 nous entrons en Bolivie par le détroit de Tiquina, et cela en car, itinéraire Puno - La Paz. Longue journée...

Nous arrivons à la gare routière de La Paz à 17h30, où nous attend le chauffeur de l'hôtel Casa de Piedra. L'hôtel a un charme certain... La visite de la Paz se fera au retour de notre périple dans le Sud Lipez. Demain, c'est départ à 7h00 pour l'aéroport d'El Alto où nous prenons le vol pour Sucre, décollage à 9h20 précise. La Paz est sous le brouillard.... Arrivée à Sucre à 10h après un vol sans histoire. L'histoire, elle commence à l'aéroport, ou devraient nous attendre nos deux pick-ups Toy Hilux loués chez Imbex. Après 3 coups de fils laborieux, on nous répond qu'en fait les véhicules sont réservés, mais à partir de la date .... de retour à La Paz... mais que deux Hilux's sont disponibles à Sucre (par chance!), qu'ils seront prêts le lendemain, la deuxième roue de secours devant être livrée de La Paz le lendemain matin. On perdra de ce fait une demi-journée, rien de bien grave mais ce genre d'incident est toujours désagréable. Visite de Sucre et son marché couvert dans l'après-midi. Jolie petite ville sympathique.

Départ le lendemain matin pour l'agence afin de compléter l'équipement des véhicules pour le Sud Lipez: 3 jerrycans de 60 litres et la deuxième roue de secours. Puis plein à la station service du coin, long palabre entre le loueur et le directeur de la station sur la validité du certificat de remplissage des jerrycan. Finalement, le dit certificat nous permettra de remplir dans n'importe quelle station service 120 litres de plus que le plein du véhicule. Le départ pour Potosi - Tupiza se fera à 11h seulement... on ne visitera pas Potosi, ce qui n'est finalement pas une grande perte, puisque nous n'avions pas prévu la visite de la mine. Achat de quelques provisions en route

En route le pont sur le rio Pilcomayo.

Arrivée à Tupiza en fin d'après-midi, les 400 km de route étant très roulants sur la majeure partie du tracé. Nous logeons à l'Hostal Butch Cassidy. Nous ferons les plein en fin de journée. Le lendemain, visite des principales curiosités de Tupiza avec le fils du propriétaire de l'Hostal, qui nous guide sur les pistes du Dakar et les sentiers intéressants du coin: Canyon del Inca, Canyon del Duende, Río San Juan del Oro . Malheureusement, le ciel restera couvert toute la journée.







La suite demain: direction Guadalupe et la Ciudad de Roma...
Un retour en guise de merci sur notre premier voyage dans l'Ouest américain
by USA2017 · 2017-12-19 · 68 replies
Bonjour à tous

Après avoir réalisé un voyage longtemps rêvé, entre le 8 et le 23 juillet 2017, dans l’Ouest américain, et maintenant que toutes les photos sont triées, que les livres photos sont réalisés, je me lance dans le récit de notre périple. 2 raisons me poussent à partager ces moments inoubliables : -ce forum et ses membres m’ont tellement apporté et contribué à al réussite de ce voyage que c’est un juste de retour des choses que d’évoquer comment tous ces conseils avisés ont pu contribuer à rendre notre parcours magique à nos yeux. C’est sûr que notre voyage ne sort pas, loin de là, des sentiers battus et que ceux qui recherchent de nouvelles trouvailles cachées, ce récit ne leur sera pas « utile », mais bon, malgré tout, notamment pour ceux qui envisagent une première expérience dans l’ouest, ce récit pourra servir, comme tant d’autres, notamment à voir ce qui est faisable, raisonnable dans le temps, souvent trop court, dont on dispose. -la 2e raison est plus personnelle : écrire ce récit de voyage me permet de conserver une trace et de me replonger une nouvelle fois dans ces grands espaces. Ecrire ce récit est donc une partie de plaisir, j’espère que la lecture le sera aussi pour vous !

Tout d’abord, quelques mots de présentation (remarque : ce voyage est maintenant terminé mais par commodité et pour être davantage dedans, je parlerai au présent !):

-Nous ! Nous sommes 6 à embarquer pour les USA en ce début juillet : 2 parents, 2 grands-parents (autour de 70 ans) et 2 enfants (10 et 8 ans). En guise de présentation, nous sommes habitués à voyager tous ensemble, marchons régulièrement avec nos enfants et les grands-parents sont en forme, pour leur âge. Les trajets en voiture, on a l’habitude.

-Nos envies, nos priorités ! Nous sommes peu musée et plutôt nature et villes en extérieur. Nous pensons que c’est sans doute le voyage de notre vie, du moins tous ensemble, et voulons du coup, même si c’est éloigné des autres sites, absolument nous rendre au parc du Yellostone. Du coup, pour des raisons météos, nous partons l’été alors que, nous le savons bien, le printemps aurait été plus clément en terme de chaleur à supporter et de prix bien évidemment. C’est donc en toute connaissance de cause que nous partons durant cette période.

-Notre impératif ! Nous avons 17 jours maximum à notre disposition.

Concernant notre parcours, nous avons fouiné des heures, discuté souvent sur ce forum, et je vous en remercie encore toutes et tous. Voici au final ce que nous avons prévu, choisi de réaliser (oui à la lecture de ce qui suit certains -beaucoup ? - me diront : encore un périple sur les chapeaux de roue, où l’on court pour en voir le maximum mais en perdant l’essentiel… : d’accord, je peux l’entendre, mais c’était notre choix de parcours, longuement réfléchi, certes dense mais -une fois revenus avec les réactions a posteriori des plus jeunes et des plus âgés – pas non pus éreintant!) :

J1 : Lyon – Salt Lake City – Idaho Falls J2 : Yellostone J3 : Yellostone J4 :Yellostone puis route vers Salt Lake City J5 : route vers Bryce canyon et visite de ce parc (vous verrez, il y aura quelques modifications, car, comme pour chaque jour, et en faisant encore une fois référence à mes forumeurs préférés, la porte est laissée ouverte à certaines modifications…) J6 : Bryce canyon puis Page, lac Powell J7 : Antelope canyon puis Monument Valley J8 : Grand Canyon J9 : si possible route 66 un moment et Las Vegas J10 : Las Vegas J11 : Death Valley (eh oui, je sais, au mois de juillet, ceci cela… je vous indiquerai par la suite nos réactions) J12 : route vers Los Angeles et visite J13 : Los Angeles puis route en direction de San Francisco (arrêt à mi-chemin à Kettleman City) J14 : route vers San Francisco puis visite J15 : San Francisco J16 : vol retour J17 : arrivée



Une fois le parcours choisi, les passeports faits pour les enfants et l’ESTA pour tout le monde, nous avons effectué un certain nombre de réservations par Internet : -en 1er, les nuits d’hôtel : alors là, 2 cas de figures. Certains sont réservés en ligne directement sur leur site (parfois environ un an à l’avance pour le Yellostone ou Grand Canyon), d’autres sont choisis via Booking ou autres. Pour faire simple, toutes nos nuits sont réservées début juillet… 2016 pour l’année 2017 mais toutes sont annulables, ce qui va nous permettre à 4 reprises de changer de choix d’hôtel en fonction des tarifs fluctuant. Gros avantage des USA par rappoprt à ce que l’on a déjà pratiqué en Europe : avoir une chambre à 2 lits doubles est quasi une norme et trouver une chambre pour 6 tout à fait possible du coup, nous passerons une nuit sur 2 tous ensemble (pour le plaisir de nos 3 générations confondues!) -2ème étape, les billets d’avion, évidemment : nous avons choisi, pour une fois, de ne pas passer par un intermédiaire pour éviter une éventuelle mauvaise surprise, nous avons donc cherché directement auprès des compagnies aériennes. Notre souhait : un départ de Lyon, 1 escale maxi et pas sur le sol américain, une arrivée pas trop tardive à Salt Lake City pour pouvoir ensuite prendre la voiture de location et la route ! Résultat : on se décide fin septembre, nous partons avec Air France. -3ème étape : la voiture de location. Etant 6, on veut évidemment une voiture suffisamment grande. On a prévu d’emporter 3 valises, quelques petits sacs à dos et on prévoit l’achat d’une glacière sur place. Via Autoescape, on loue une voiture dans la catégorie Dodge Grand Caravan (7 places) -4ème étape : réservations de quelques visites (Alcatraz, Antelope Canyon – lequel ? Réponse plus tard avec les raisons de notre choix entre les 2 !!!, Monument Valley – là encore avec quelques mots sur le pourquoi du choix de prendre un guide ici, non recommandée par la plupart des membres, excursion sur le lac Powell)

Fin octobre, tout est calé !

Jusqu’en décembre 2016, je peaufine le parcours, calcule les distances / temps, note les bonnes adresses, les détours sympas… Après, de janvier au départ, je m’astreins à moins regarder voyageforum ou encore le site roadtrippin (qui ma aussi été très utile) pour avoir le moins d’images en tête au moment du voyage. Je surveille juste les infos actualités (surtout sur le site officiel des parcs nationaux US) pour connaître d’éventuelles travaux dans telle partie de parc ou telles routes coupées… C’est ainsi que j’ai su avant de partir que le point panoramique en construction au-dessus du Grand Prismatic, au Yellostone, ne serait pas achevé au moment de notre passage. Alors, oui, snif, mais mieux valait le savoir avant afin d’optimiser notre parcours de visite. C’est aussi ainsi que j’ai vu que certains panoramas le long de la Yellostone River (dans le coin de Yellostone Canyon Village) seraient fermés, d’autres étant bien entendu ouverts.

Quelques jours avant le départ, on sort les valises. Pour 2 semaines, on fera peu d’efforts vestimentaires ! De toute façon, il va faire chaud presque partout, donc on limite le poids des vêtements. En plus des éléments de voyage habituel, on emporte avec nous un GPS version USA Canada (merci le Boncoin : 40€ alors que la location par jour avoisine souvent 15€!!), surtout utiles pour notre 2e partie de voyage, dans les villes. J’ai enregistré absolument tout ce que je pouvais comme lieux, à l’avance : hôtels, lieux à visiter, détours possibles, restos sympas conseillés, supermarché (nous prévoyons en effet de limiter le budget nourriture en profitant de la présence de frigo et micro-ondes dans la plupart des chambres)… On emporte aussi une tablette pour éventuellement se connecter à Internet on y a surtout télévhargé l’application Maps (au cas où notre GPS nous ferait faut bon) et l’application Roadtrippin USA (condensé de conseils de visites super pratique).

Arrive enfin le jour tant attendu, dans l’excitation générale : samedi 8 juillet.

J1 : Lyon – USA

Allez, c’est parti pour une longue journée, très longue même. On décolle… de la maison à 3h, à 4h on est à l’aéroport, à 6h décollage pour… Paris. Escale de 3h environ et ensuite les choses sérieuses commencent. Envol pour Salt Lake City vers 10h30. 11h avant de fouler le sol US, on a donc le temps de regarder 3-4 films, de manger (plein de fois), de dormir (un peu, surtout moi, qui devra conduire encore un peu après ce vol) mais aussi de s’extasier devant les paysages survolés, et notamment un instant fabuleux, le passage au-dessus du Groënland marqué par ses innombrables icebergs. Superbe !





Plus de 22h heure version française, on survole enfin le grand lac salé et vers 14h aux USA, atterrissage sans souci à Salt Lake City.



Pourquoi ce choix ? Pour aller au Yellostone Pourquoi pas alors Jackson Hole ou Bozeman… ? En cumulant les paramètres tarifs / heure d’arrivée / possibilité de choix pour voiture de location, c’était à nos yeux le plus commode.

Passage à la douane rapide : un seul avion, pas de problème concernant nos ESTA, et même quelques remarques sympathiques des douaniers ! En gros, un aéroport de taille modeste, pratique du coup pour nous éviter de perdre trop de temps car nous avons encore de la route… Mais avant de débuter notre chevauchée fantastique, il nous faut récupérer notre véhicule. Par contre, aux comptoirs des agences de location, c’est plein de monde. Les enfants et les grands-parents vont se reposer à l’écart pendant que nous attendons notre tour. Enfin, nous sommes au comptoir : on nous propose une Yukon GMC en photo, ça nous convient ! On rajoute un conducteur supplémentaire au cas où, et là on discute une demi-heure sur le tarif demandé au total en plus de notre réservation (dépassement / frais de conducteur additionnel et quelques bricoles). Le prix baisse mais reste une différence de 150€ par rapport au prix que nous avions calculé initialement. La décision est prise : on s’assoit dessus pour l’instant, on verra plus tard (à la fin du récit, je vous en reparlerai, l’histoire se terminera bien !!!). Allons découvrir à quoi rassemble cette voiture ! Au 1er regard, pour nous, c’est un « tank », c’est énorme, c’est gros, c’est haut, bref c’est géant, mais on va vite découvrir que c’est la norme sur les grandes Interstates américaines. Pour résumer, heureusement qu’il y a des marches-pieds ! Question coffre, nos valises et divers sacs rentrent sans problème. Il y aura de la place pour… la future glacière et les achats souvenirs !

Tout ça nous a pris du temps, on charge la voiture, on cherche à comprendre comment elle fonctionne (boîte auto bien sûr) et on démarre : il est presque 17h.

Nous prenons la route, direction Idaho Falls. Après quelques kilomètres, notre GPS daigne se mettre convenablement en marche, on respire ! Il ne nous fera plus faux bond jusqu’à la fin. Rouler aux USA de manière générale nous apparaîtra facile, les Américains sont tranquilles, c’est toujours tout droit (ou presque) et la signalisation est bien présente. De plus, avec le Cruise Control (régulateur de vitesse) pas de stress, pas d’excès de vitesse



3h plus tard, au son de Garth Channel et de sa musique country, nous arrivons à Idaho Falls. J’avais repéré un Walmart pour faire nos premières courses : achat d’une glacière (en polystyrène, 7 dollars), nourriture pour le soir et… déjà quelques amplettes souvenirs. En effet, on tombe quelques jours après la fête nationale américaine et dans les rayons il y a des promotions sur pleins de produits dérivés estampillés USA (Tshirt, serviettes en papier, drapeau…).

Il est à peine 21h quand on arrive à notre hôtel:l’Hampton Inn at the Mall, toujours à Idaho Falls. Pas de problème d’installation : grande chambre pour 6, « repas version micro-ondes » et dodo bien mérité ! (les passagers ayant de toute façon débuté leur sieste quelques minutes après la sortie de l’aéroport, dans la voiture bien confortable!).

Voilà pour cette 1ère journée de voyage. Certes, elle est fatigante mais elle nous a permis d’être à maintenant à 1h30 du parc du Yellostone.
Quinze jours pour découvrir le sud du Maroc
by Diane2017 · 2017-12-03 · 35 replies
Bonjour,

Nouvellement inscrite sur le forum , je m'adresse à tous les spécialistes du Maroc afin de m'aider à faire des choix pour établir un programme de visites cohérent sachant :

Que c'est la 1ère fois qu'on ira au Maroc.  Qu'on a 15 jours devant nous. Qu'on veut passer une ou deux nuits dans un désert. Qu'on veut passer quelques jours dans une oasis. Qu'on louera peut-être une voiture. Qu'on sera 4 adultes.                                                Où atterrir?  Marrakech ou  Fes ?  Essaouira, possible ou trop loin ? 

Merci pour vos conseils. 
Compte rendu road trip en Californie, septembre 2017
by Rom3481 · 2017-11-18 · 102 replies
Hello !

Bon à force de lire les carnets de voyages, je me lance afin de remercier ceux qui m'ont aidé ! Ce road trip n'a rien d'original en soi sur le tracé qui est assez classique, mais l'esprit dans lequel nous y sommes allé , lui était différent des autres fois, le but était de faire des activités sympas (à partir de la seconde moitié du voyage) Mais surtout de parler avec plein de locaux, et on a été servis 😄 Je vais donc essayer de relater au mieux l'ambiance de ce voyage nouvelle formule pour nous, qui fut un grand succès, car après quelques jours de chauffe nous avons atteint le but de VIVRE le voyage et pas seulement de visiter !

Nous sommes donc partis en couple, ma chère compagne, Claire 32 ans (2eme fois aux USA, et votre fidèle narrateur Romain 36 ans ( 5ème fois aux USA)

Allez c'est partiii

J moins 1

Tout excité de partir le lendemain, après un été à "subir" la fine fleur des doryphores Français à Palavas les Flots, je me réveille avec un mail d'Air France me sollicitant d'imprimer nos cartes d'embarquements... Youhouuuu, j'allume l'ordi, vais sur le site d'air France , je suis la procédure et là ...



Imcompréhension, stress... panique !!! Je recommence, toujours pareil... Pourtant tout est bon, les ESTAs, les informations, tout est remplis, à jour, validé, re-checké 15 fois... Bref, je saute dans ma voiture direction l'aéroport de Montpellier... comptoir d'Air France, là je suis reçu par une dame très aimable qui au bout de 5 minutes de traffic sur son ordi , me dit , ben non, il n'y a pas de problème, je vous imprime les cartes d'embarquement . OUUUUFFFFFF !!! Je rentre chez moi sur un petit nuage , bien soulagé ! Mais on ne saura pas pourquoi ça ne fonctionnait pas depuis chez moi !

On termine les bagages et cette fois j'embarque ma canne à leurre 4 brins de voyage avec une sélection de leurres et ma battée d'orpaillage 😏, j'en profite aussi pour acheter la California fishing licence et je l'imprime. Tout est prêt...
Road trip 12 jours en Afrique du Sud mai 2017
by Antoine50 · 2017-10-29 · 3 replies
Carnet de route d’un voyage en Afrique du Sud Période de voyage : du 16/05/17 au 27/05/17. Nous sommes deux gars, sportifs, passionnés de randos, habitués des voyages routards. (si j'ai le temps, je tenterai de rédiger ceux de nos road trip au Costa Rica, Vietnam et prochainement Guatemala).

Circuit organise en autonomes, avec l’aide des forums et du guide LP.

La boucle réalisée est la suivante : (Johannesburg, Blyde River Canyon, Parc Kruger, Swaziland, Hluhluwe, Sainte-Lucie, Underberg, Royan Natal Park, Johannesburg)

Détail du road trip :

16/05 Départ de Luxembourg à 17h. Petite escale à Madrid, puis vol direct Madrid-Johannesbourg. Arrivée à Johannesbourg le 17/05 à 10h. Vol avec Iberia ok. (Prix du billet très compétitif, 293€/pers aller/retour. Il s’agit d’un vol open-jaw (départ Luxembourg, retour à Paris Orly). On récupère les valises, on retire quelques rands au dab, puis nous partons récupérer la voiture de location. (Ford fiesta louée chez Europcar). Sortie de l’aéroport très facile (GPS de nos Iphones è merci FREE d’avoir intégré l’Afrique du Sud dans les destinations). On se fait également très vite à la conduite à gauche. Nous prenons la direction de Dullstroom (nuit d’étape avant le Blyde River Canyon) Temps idéal pour nous, grand soleil, 21°. Pause déj’ sur une aire d’autoroute. Nous arrivons à Dullstroom en fin d’après-midi. Temps clair, mais frais. Location d’une chambre sur AirbNb. Les propriétaires sont absents, nous aurons la maison pour nous seuls. Petit bled sympa. Pas beaucoup de choix côté restau. La plupart sont fermés. On en trouve un à proximité de notre logement. Burger + frites + bières (on mangera beaucoup de burgers durant le séjour… J). Prix très correct : 250R le tout. La chambre est équipée d’une cheminée, on se laisse tenter. Expérience très sympa !

17/05 Départ matinal vers le Blyde River Canyon. On y arrive vers 11h au Blyde River Forest Resort (hôtel où ne séjournerons pas), mais beaucoup de randos partent de cet endroit. (6 randos référencées). Nous payons les droits d’entrée (50R/pers) et c’est parti. On choisit le parcours le plus long (+/- 3h). Gros coup de cœur. Nous quittons le parc vers 15h30, direction Graskop. Nous passerons la nuit au Sheri’s Lodge. Chambre correcte, 460R la nuit. Dîner en ville, au Glass House. Super accueil, très bonne cuisine. 400R pour deux (plats et vin)



18/05 Départ matinal vers les Bourke’s Luck Potholes. Nous avons repéré une rando qui semble sympa « Belverde Day Walk), indiquée dans le LP (+/-5h). Nous payons les droits d’entrée : 200R pour 2. La rando est une déception. A proximité de la centrale électrique, (après 2h de marche) le sentier est désormais fermé. On ne peut pas descendre jusqu’en bas, c’est très frustrant surtout que nous avons payé pour cela (les filles à l’accueil ne semblent au courant. Visiblement, elles n’ont jamais fait cette randonnée). Au final, je déconseille. Les paysages sont néanmoins superbes. On reprend la voiture pour la prochaine étape, le parc Kruger. Repas au Mc Do de Hazyview (182 R pour 2). Nous avons fait le choix de ne pas séjourner à l’intérieur du parc (prix des hébergements assez élevés), mais plutôt à l’extérieur. Nuit au Gecko Backpackers à Hazyview (500R). La chambre est au calme mais un peu rudimentaire.

19/05 Réveil matinal, direct le parc Kruger. Nous ne passerons qu’une seule journée dans le parc. Entrée par la Phabeni Gate dès l’ouverture. Sortie à la fermeture du parc par la Crocodile Bridge au Sud. Droits d’entrée : 368R pour 2. (j’ai pris un plan du parc en plus). Superbe journée, assez intense. On roule au pas… Beaucoup d’animaux observés, principalement lors de la première heure et en toute fin de journée. Pas grand-chose à la mi-journée. Personnellement, nous avons trouvé cette journée dans le parc suffisante. On fait uniquement de la voiture… et parfois, nous sommes plus de 30 min sans rien observer. Certains font le choix de séjourner plusieurs jours au sein même du parc… Nous sortons par la Crodocile Bridge Gate. Direction le « Backpacker Kruger In �� situé à Marloth Park. Backpacker super sympa et très économique (300R la nuit). Diner au restaurant du Jabula Lodge (260R pour 2, plats + vin).

20/05 Départ matinal pour le Swaziland. Passage de la frontière (50R). Arrivée au Malolotja Park vers 11h30. Droits d’entrée 60R pour 2. Gros coup de cœur pour cet endroit. Lodge super chouette (600R). Nous sommes isolés en pleine nature (c’est ce que nous recherchons). Personnel serviable. Départ vers 12h pour une rando. Le Parc dispose de plusieurs itinéraires (petits plans fournis). Nous choisissons le plus long. Paysages superbes tout le long. Attention, la rando est assez ardue pour des non sportifs. Belle cascade au final. Diner au restaurant du parc (pas d’autre choix dans cet endroit). Cuisine très basique (surgelés) (170R + bières pour 2). Cela nous conviendra. Nuit reposante.

21/05 Nous restons au Swaziland. Départ matinal vers le parc Milwane Wildforest. Les routes au Swaziland sont remarquablement bien entretenues (pas ou peu de potholes contrairement au réseau routier Sud Africain). Nous arrivons au parc dans la matinée. (Remarque : le gps de nos Iphones ne fonctionne plus au Swaziland, mais notre carte routière est suffisante). Droits d’entrée au parc : 100R pour 2. On retient une petite rando (circuit hippopotames). Pas le coup de cœur pour ce parc. Pas mal de familles avec enfants on peut louer des VTT, faire des cours d’équitation…). Nous repartons en milieu d’après-midi. Nous traversons le Swaziland. Sortie du pays au poste de frontière de Lavmisa. Nous retrouvons du réseau 3G. Pas beaucoup de choix d’hébergement dans ce secteur. Nous décidons de pousser jusqu’à Sainte Lucie. J’ai repéré un appartement sympa que je réserve. Nous arriverons de nuit (derniers km un peu stressants avec de nombreux potholes !). Installation à l’appart, puis diner. Petite ville touristique. Grands choix de restau. Repas à base de poisson (pour changer ! J). Très bon. Plats + vin 400R pour 2.

22/05 Départ matinal en direction du parc Hluhluwe-Umfolozi. Droit d’entrée : 460e pour 2, avec une carte. Nous passons la journée dans ce parc. Nettement plus petit que le Kruger. Moins fréquenté. Bien aménagé. Animaux visibles surtout en fin de journée. Nous quittons le parc en fin d’après-midi. Nuit au Hluhluwe Backpacker situé juste à la sortie Sud du Parc. (550R pour 2) A déconseiller. Backpacker sale, mal entretenu. Nous cuisinerons sur place (pâtes !)

23/05 Initialement, nous devons séjourner une journée supplémentaire dans la région de Sainte Lucie, avec au programme la visite du parc Isimangaliso (situé au Nord de Sainte Lucie). Ayant été quelque peu déçus par cette région, nous décidons de partir une journée plus tôt. Cap sur le Drakensberg qui devrait davantage nous convenir (nous recherchons surtout à randonner !) Cette journée sera donc consacrée au transport (5 h de route). Nous longeons la côte, contournons la ville de Durban. Nous arriverons à Underberg en fin d’après-midi. Entre temps, j’ai réservé une petite maison sur booking (500R pour 2). Quelques courses et nous faisons notre dîner à la maison. Nous sommes déjà sous le charme de la région (montagneuse, calme). Températures fraîches.

24/05 Levé matinal. Nous partons récupérer un plan des randos à l’office de tourisme. Nous choisissons un rando de 4h. On galère un peu à trouver le départ… Droits d’entrée : 80R pour 2. Nous serons les seuls touristes sur cet itinéraire. Superbes paysages, météo idéale. Nuit au Khotso Guest Farm. Excellente pension. Chambre propre et personnel accueillant. ON boit quelques bières ensemble. Grand feu de cheminée dans la pièce principale, c’est bien agréable ! (nuits très fraîches voire froides dans cette région). On ressort dîner en ville, dans une pizzeria conseillée par les propriétaires (pizzas + vin 220R pour 2).

25/05 Levé matinal. Initialement, nous avions prévu de randonner jusqu’au Sani Pass et passer la frontière du Lesotho…Sans passer par un tour opérator. Prudence ! N’ayant pas de 4X4, nous n’avons pas pu monter jusqu’au point de départ de la randonnée (chemins de terres vraiment cabossés dans les derniers kms). Deux solutions, continuer à pied… seulement, la rando s’en trouve bien allongée. La matinée étant déjà bien avancée, nous changeons nos plans. On se rabat sur une plus petite rando repérée la veille sur notre plan. Sympa, mais frustrés de ne pas être montés au Sani. Si c’était à refaire, nous serions passés par une agence (excursion à la journée), même si le coup est non négligeable. Départ en fin de journée vers notre dernière étape, le Royal Natal Park. On s’arrêtera en chemin à Estcourt. Chambre d’hôtes vraiment sympa (600R pour 2). Il s’agir de studios, totalement indépendants de la maison de la propriétaire. (At home BB, Escourt).

26/05 Départ matinal vers le Royal Natal Park. Nous arriverons dans la matinée. Droits d’entrée : 80R pour 2. Nous choisissons notre rando, on part pour la plus longue et la plus ardue. (+/- 5h) Nous avons adoré. Ca grimpe vraiment pas endroit, il faut s’aider des mains. Déconseillé à ceux/celles qui ont le vertige. (échelles par endroits). Paysages exceptionnels. Retour à la voiture en fin d’après-midi, puis départ vers Harrismith où j’ai réservé notre dernière nuit. (Mont Everest Game Farm, 600R pour 2) Chalets isolés en pleine nature. Chemin de terre un peu long pour y accéder (d’autant plus que nous arriverons de nuit). Nous dînerons dans le chalet

27/05 Dernière journée, notre vol retour est prévu à 20h15. Pour une fois, nous nous levons un peu plus tard… Petit déjà tranquille. Nous profitons du lieu. Nous partons en fin de matinée pour Johannesburg. Arrêt déjeuner, puis lavage de la voiture de location. Nous profitons de nos dernières heures pour visiter le musée de l’apartheid. Puis, prenons la direction de l’aéroport. Nous rendons la voiture de location. Tout est ok. Check-in… à bientôt South Africa !

Bilan du séjour : D’une manière générale, gros coup de cœur pour ce pays. Paysages très diversifiés, population accueillante. Saison idéale pour cette partie du Pays, cela correspond un peu au mois de Septembre en France. (Fin de la haute saison, températures clémentes (22 – 23° au Blyde River Canyon, 30° au Kruger, 26 – 27° dans la région de Sainte Lucie et 20° dans le Drakensberg.). Pas une goutte de pluie, tout juste quelques nuages. Par contre, la nuit tombe très tôt en cette saison (17h – 17h30). Nous nous sommes toujours sentis en sécurité. Pays où il est très facile d’organiser soi-même son itinéraire. C’est très économique. Voiture de location et essence peu chers (près de 3 000 km parcourus !). Nous avions un petit budget. Nous avons donc privilégié les backpackers, petites pensions. Nous avons fait nous-mêmes la cuisine lorsque c’était possible (repas simples… pâtes…). Le midi è piquenique. Nous nous sommes faits plaisir parfois (quelques restau)

Ce que nous avons préféré : le Blyde River Canyon, le Drakensberg Ce que nous avons moins aimé : la région de Sainte-Lucie et peut-être, (avec un tout petit bémol), les réserves animalières (Kruger et Imfolozi Game Reserve). Nous sommes plutôt très actifs/sportifs et fans de randos. Deux journées passées en voiture, cela nous suffit. Cependant, je pense qu’on ne peut pas venir en Afrique du Sud sans faire au moins l’une des réserves animalières !

Point budget : 1803€ / pour 2 Vol : 586€ (Iberia, courtes escale à Madrid). Voiture de location : 240€ pour 12 jours (inclus 22€ de péage, + 75€ afin de pouvoir passer la frontière au Swaziland). Hébergement : environ 429€ pour 11 nuits Alimentation : environ 286€ (restau, courses en supermarchés) Essence : environ 153€ pour toute la durée du séjour Autres dépenses (droits d’entrée parc + passage frontière Swaziland) : 109€ pour 2

Je suis à dispo pour toutes questions/ informations! 😛
Pourquoi je n'ai pas aimé la Californie
by 4yne · 2017-10-08 · 414 replies
Bonjour à tous,

Nous l'avons rêvé et préparé pendant des mois ce voyage, peaufiné et fignolé. De San Franciso nous sommes descendus par la côte en la suivant au plus près jusqu'au sud de Los Angeles (Oceanside précisément). Puis nous avons bifurqué vers Borrego Springs Desert et continué vers Yucca Valley, Trona Pinnacle, Death Valley. Nous avons ensuite commencé à remonter vers Sequoïa NP en passant par Isabella Lake pour terminer par Yosemite NP et retour à San Franciso trois semaines plus tard.

Nous avons eu beaucoup de déceptions, les unes après les autres qui s'empilent jusqu'à faire beaucoup, puis trop. Alors pourquoi ne pas en parler, mieux vaut partir en connaissance de cause, un voyageur averti en vaut deux, non ?

Nous arrivons à San Francisco au début de septembre, il y a beaucoup de touristes, alors qu'en cette arrière saison je l'imaginais plus tranquille. Sur les piers entre la foule et les commerces de "made in china, bangladesh, haïti, etc...", on étouffe, les restaurants sont saturés de monde et hors de prix bien qu'ils ne proposent que de la cuisine grasse et lourde, indigeste rien qu'à la voir.

Notre solution est de découvrir la ville tôt le matin avant qu'elle ne soit envahie par la cohue. Et à cette heure il est agréable de déambuler librement et sereinement. Les câbles cars sont libres alors que dans la journée les files d'attente s'étalent sur des dizaines de mètres de longueur.

Nous sommes dans un hôtel proche du Fisherman's Warf, très bien, je suis amusée par le petit carton déposé dans la chambre où l'on nous invite aimablement pour raison "écologique" à décliner le ménage de notre chambre. Pour encourager ce geste environnemental, l'hôtel offre un bon d'achat de 10 $ au bar ou à la brasserie de l'hôtel. Sans complexe aucun pour une chambre qui coûte entre 220 et 400 €uros la nuit il vous est fait généreusement cadeau de 10 $ si vous renoncez au confort du ménage quotidien sauf le dernier jour bien entendu. Là où il y a de la gène il n'y a pas de plaisir. Nous trouverons la même démarche dans un autre hôtel.





Les parkings bien en évidence pour les touristes sur le front de mer sont à 10 $ de l'heure mais si vous faîtes 100 mètres de plus dans les "petites" rues vous ne payez plus que 3.25 $ de l'heure et après 19h le prix chute à moins d'un dollar.

J'ai apprécié aussi de commander une salade à 9 $ parce que je mange peu le midi et la retrouver sur la facture à 14 $ (avant les taxes) . Bon, on ne dit rien, on est en vacances et c'était bon, mais c'est une pratique pénible et récurrente.

Nous avons aussi expérimenté les missions ou musées qui communiquent sur la gratuité de la visite. Ils sont tenus par des bénévoles qui dès l'entrée vous expliquent lourdement à quel point ils sont intéressés par votre porte monnaie. L'accueil est toujours très chaleureux et souriant. L'au revoir dépends de votre générosité.

Au sud de San Francisco dans le brouillard nous imaginons que les paysages doivent être beaux mais nous ne pouvons que le supposer. Et oui cela peut arriver... Dès que nous nous éloignons de la mer le soleil brille, mais sur l'eau stagne un épais nuage tel un gros duvet qui masque tout le paysage.

Cette année ce n'était pas de chance la route n° 1 était coupée. Notre voyage était prévu avant et nous n'avions pas envie de tout annuler. Finalement nous avons trouvé que c'était plutôt un avantage car la portion de route restée ouverte était déserte et nous avions le loisir de nous arrêter facilement où nous voulions.

Sur la route n°1 nous avons vu de jolis points, de belles vues mais rien d'extraordinaire, souvent nous nous sommes dit que cela ressemblait à la Bretagne, sauf qu'ici il n'y a ni crêpes, ni cidre et que les fruits de mer ou le poisson ils ne savent que les faire frire avec de la pate bien lourde et bien grasse. La prochaine fois c'est sûr nous irons en Bretagne !

Lors de nos précédents voyages aux Etats unis nous avons toujours mangé correctement, et nous avions même trouvé que la (mauvaise) réputation culinaire du pays était exagérée. Mais cette année dans cet Etat cela nous paraît plus difficile qu'ailleurs de se nourrir. Le midi pas de problème nous sommes au régime pique-nique, salades. Mais le soir nous aimons aller au restaurant. Et sur cette côte le choix est plus que limité. Il n'y a pas d'autre alternative que, burgers pas bons, ou fish and chips extra gras. Je suis pourtant, avant de partir, allée sélectionner les meilleurs adresses sur Tripad... Et sauf 2 ou 3 exceptions (sur 3 semaines) le plus souvent ce n'était pas bon et toujours très cher.

Ce soir nous avons droit à la plus grosse escroquerie de notre voyage pour la chambre d'hôtel. J'avais réservé une chambre de 28 m² avec un grand lit et un coin repas avec vue mer. Nous avons eu une petite chambre, sur la rue, un petit lit, et à la place d'un lavabo un lave main minuscule, pour 215 €uros la nuit. Aucun moyen de discuter, l'hôtelier était arrogant, je voulais être remboursée pour aller ailleurs (nous avions payé en cash 5 minutes plus tôt), il s'en est moqué. Le seul recours aurait été d'aller chercher un avocat, et c'était sa force. Il aurait fallu demander à voir la chambre avant, on n'est jamais assez méfiant. A mon retour j'ai voulu m'occuper de son cas, mais l'annonce n'existe plus elle a été modifiée.

Après avoir traverser un bon nombre de réserves indiennes sur une très belle route nous arrivons dans le désert de Borrego Spring en début d'après midi. Le Visitor Center est fermé. il nous renvoi vers un magasin du centre où il faut s'adresser dans ce cas. Mais celui ci est aussi fermé, il ferme à 15 h (Et l'on raille la France pour ses horaires ???). Avec les infos dont nous disposons nous partons en direction de Borrego Palm Canyon. Mais là aussi tout est fermé, l'accès est interdit.

Tout cela nous a pris du temps, l'heure tourne, nous décidons de partir vers Fonts point. Cette fois nous avons un peu plus de chance et nous sommes récompensés, le spectacle est grandiose.

A noter que nous sommes dans un superbe hôtel, très bien, où nous avons passé une très belle soirée. Ils ont seulement essayé de nous facturer des taxes supplémentaires à notre arrivée. Cela s'est arrangé aimablement, mon bon de réservation était très précis sur ce que j'avais à payer.

L'hôtel de Beatty nous a réservé une autre surprise. Nous devions payer à notre arrivée, mais, non, le réceptionniste nous dit que c'est déjà réglé, bizarre. A mon retour effectivement je contrôle et constate que 87 €uros ont été prélevés sur mon compte 3 jours avant notre arrivée, alors que nous devions payer 80 USD. Encore une fois ce n'est pas correct.

Le Sequoïa NP est saturé de visiteurs et de voitures, il est très difficile de pouvoir se garer quelque part. Seuls les parkings pour personnes handicapées, grands et nombreux sont déserts. Quand nous arrivons à stationner c'est pour voir des arbres enfermés dans des cages, c'est du moins ainsi que je les perçois. Avec des touristes qui font les singes devant pour se prendre en photosssss, il y a vraiment de bons clichés à faire, le ridicule n'a pas de limite. A noter que le Giant Forest Museum ferme à 16h30, encore un bon horaire de fermeture pour un tel site.

Ce matin sur la route entre Death Valley et Sequoïa NP (avec une étape à Kernville) nous avons fait une halte sur le Trail of the 100 Giants (à proximité de Johnsondale). C'est là que nous avons le mieux apprécié les Sequoïas. Nous étions seuls dans la forêts en tête à tête avec tous ces géants debout ou couchés, mais en liberté, eux et nous. La dimension des arbres et de la forêt dans cet espace bien plus nature que le NP a été un bien meilleur moment.

Le bouquet final nous l'avons eu au Yosemite NP.

Nous arrivons par Glacier West et nous pouvons monter jusque Summit Meadows, Glacier Point est ouvert. Mais... La route est barrée ; le parking de Glaicier Point est complet, il faut compter 30 à 90 minutes d'attentes avant de pouvoir commencer à monter. Nous sommes le mercredi 20 septembre, que cela doit-il être le weekend ? ou en été ?

Mais ce n'est pas fini...

Nous décidons de visiter Yosemite Valley et c'est réellement... L'enfer tant il y a du monde partout, les parkings sont bondés, il est impossible de s'arrêter. Une horreur.

Allez encore un épisode....

Nous arrivons pour la nuit à Groveland bien dégoutés mais pour ne pas se faire avoir le lendemain nous prévoyons de partir tôt. Nous devons traverser le parc par la Tioga Road pour rejoindre Mammoth Lakes.

Nous découvrons une nouvelle démarche malvenue ce soir à notre hôtel prépayé depuis plusieurs mois. Il nous est demandé de payer 150 $ supplémentaires (pas une empreinte de carte, un paiement), sinon pas de chambre. Il nous est promis de nous les rendre le lendemain, sans plus de garantie.

5h45 le lendemain nous démarrons. Au premier panneau quelques centaines de mètres après l'hôtel, nous pouvons lire "Tioga Pass Closed". Nous n'y croyons pas, pourquoi ? Nous continuons et nous ne sommes pas les seuls, jusqu'à une barrière qui bloque les deux sens de circulation, montant et descendant. plusieurs voitures attendent déjà de chaque coté. Nous attendons... Nous patientons... Aucune information.... Au bout de deux heures on nous dit que c'est à cause de la neige!!!! Et il est impossible de nous dire quand la route sera ré-ouverte, dans une heure, deux heures, demain ? Aucune information.

Il est bien tombé une averse de pluie pendant la nuit, si cela a fait de la neige en altitude, ce ne doit pas être plus d'un ou deux centimètres, et encore je doute qu'à cette saison elle ait tenu sur le revêtement. C'est d'un ridicule ! Avec un gros 4x4 GMC YUKON XL il en faut plus pour ne pas passer.

Et il ne l'ont pas ouverte leur satanée barrière, nous avons fini par faire demi tour pour essayer de passer par la route 108 plus au nord. Notre hôtel nous attends ce soir à Mammoth Lakes et nous voulons passer. Mais non, elle est fermée aussi ! Ce n'est pas de la sécurité, c'est du burlesque !

Si bien qu'au lieu de traverser le Yosemite NP, de voir June lake, Mono Lake, Bodie et de redescendre tranquillement par la 108, nous avons manqué une des plus belles parties de notre voyage et perdu une nuit d'hôtel. Et très honnêtement nous n'avons pas apprécié du tout cette ridicule plaisanterie.

C'était la fin de notre périple, nous avons terminé ce voyage déçus et dégoûtés. Fatigués de se faire plumer ou rouler à tous les coins de rue. Nous avons si souvent mal manger tout en payant des prix si exagérément élevés que nous avons fini par pique-niquer le soir aussi à plusieurs reprises.

Nous avons beaucoup voyagé et je sais que le tourisme nourrit beaucoup de monde, qu'il faut être clément et se plier au jeu. Mais ici cela dépasse les bornes.

C'est du pur tourisme de masse, au plus haut point. J'ai perçu cet état comme une grosse machination où l'on vend tout et n'importe quoi, souvent presque rien, pour très cher.

Nous avons aussi eu de bons moment et vu de très belles choses, de beaux sites et, nous ramenons de beaux souvenirs, heureusement. Mais nous avons eu tellement de déconvenues que cela a jeté un voile terne et donné un goût amer à ce voyage.

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